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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-01-16, Collections de BAnQ.

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[" SIS Chambre des notaires du Québec Le notaire.le meilleur enDROIT ! 1530, bout.GRAND QUOTIDIEN FRANÇAIS D'AMÉRIQUE cw#d#vr' tevot 688-4787 Aujourd'hui: Melange de nuages et de soleil Minimum -4° Maximum -2° Demain: Nuageux, neige se changeant en pluie DETAILS CAHIER SPORTS MONTRÉAL, MARD116 JANVIER 1990 106e ANNÉE N° 85 68 PAGES, 6 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine: 45 cento *JP ff\"£ îles de La Madeleine: 90 cents «9 31 Ailleurs Aujourd'hui 7 BOXE Matthew Hilton ne s'est pas présenté pour le 12e round sur avis du médecin, hier, contre le champion du monde des poids moyens, version WBO, Doug Dewitt.A3 JUSTICE En raison de l'engorgement du rôle au Palais de justice de Saint-Jérôme, quelque 125 accusés ne seront probablement jamais condamnés pour les délits qu'on leur reproche.i SHEILA COPPS S'erigeant en défenseur des intérêts du Canadien moyen, Sheila Copps, 37 ans, députée de Hamilton, annonce sa candidature au leadership du Parti liberal federal.C7 RDA Tapdis qu'Erich Honecker attend d'être traduit en justice pour «haute trahison des milliers de manifestants saccagent les bureaux de la police secrète de Berlin-Est.ci LA MODE Toujours en grande forme, Alain Thomas adjoint cette année a son style habituel des éléments plus jeunes, plus faciles a porter, plus décontractes et à plus bas prix.Sommaire Annonces classées Immobilier.D13, D15.E1, E2 marchandises.E2, E3 emplois.ES, E4 automobiles.E4, E5 propositions d'affaires.D8 Arts et spectacles.B5 à B7 horaires.B6 Bandes dessinées.E3 Bridge.E5 Décès.E7 Économie.D1 à D12 Êtes-vous observateur?.D13 Feuilleton.E1 Horoscope.D14 La mode.C1 à C5 Le monde.C7, C8 Loteries.A4 Mots croisés.E5 -Motmystère».E2 Tètes d'affiche.A7 Télévision.B5, B6 TABLOÏD SPORTS Robert Duguay.6 Mots croisés.10 urs puLQueD.ee.;.5Q.Ctf.nts, _ , .Une évasion à l'explosif avorte à Parthenais BRUNO BISSON La Sûreté du Québec et les gardiens du centre de prévention Parthenais ont réussi à éventer, au cours du week-end, un important complot d'évasion préparé depuis plusieurs semaines par des détenus du 11e étage de l'institution.Des fouilles intensives menées depuis samedi dans les cellules de tous les étages d'incarcération ont permis aux policiers de retrouver un kilo d'explosifs, un détonateur et deux lames de scie, a Hausse de 3e du prix du litre de lait LIA LÉVESOUE de la Presse Canadienne Acompter du 1er février, les consommateurs doivent s'attendre à débourser en moyenne 3 cents de plus le litre de lait, qu'ils le boivent écrémé, homogénéisé ou partiellement écrémé.Hier, la Régie des marchés agricoles du Québec a autorisé une hausse de 3 cents du lait de consommation qui exclut les produits laitiers comme le beurre, le yogourt, la crème glacée et le fromage.La Regie ne fixe pas le prix du lait; elle autorise seulement des prix minimums cl maximums auxquels doivent se conformer détaillants et dépanneurs.Actuellement, le litre de lait écrémé se vend au minimum 78 cents, au maximum 88 cents et 90 cents chez le dépanneur.Le litre de lait partiellement écrémé ou à 2 p.cent se vend 85 cents au minimum, 95 cents au maximum et 97 cents chez le dépanneur.Le litre de lait homogénéise se vend au minimum de l'échelle 90 cents, au maximum 1$ et 1,02$ chez le dépanneur.Tous ces prix, minimums si maximums, sont majorés de trois cents à compter du 1er février.C'est dire que le lait écrémé pourrait se vendre chez l'épicier jusqu'à 91 cents, le lait partiellement écrémé jusqu'à 98 cents et le lait homogénéisé jusqu'à 1,03$.La Régie des marchés agricoles note que le prix du lait était stable depuis le mois de juillet 1988.Au cours d'un entretien téléphonique, le secrétaire de la Régie, M.Claude Régnier, a justifié cette hausse de prix par une augmentation des coûts pour les producteurs, les transformateurs et les distributeurs de lait.Chez les producteurs, il semble que ce soit la rémunération de la main-d'oeuvre, surtout, qui ait augmenté parmi les postes budgétaires.Les transformateurs du lait, eux, ont encaissé une augmentation des frais d'exploita- VOIR LAIT EN A 2 affirmé à Lu Presse, hier, une source qui a demandé l'anonymat.Deux détenus du I Ie étage, réservé aux prévenus ayant déjà fait de la prison, ont été placés en isolation et sont toujours interrogés par les enquêteurs.Barreaux sciés Selon nos sources, la tentative d'évasion était imminente au moment où la SQ en a été informée par un délateur, vendredi dernier.Deux des barreaux entourant la cour de récréation extérieure, située au 13e étage de Parthenais, avaient déjà été sciés afin d'ouvrir la voie aux comploteurs.Ces barreaux séparent la cour de récréation et le chemin de ronde des gardiens de l'établissement, ce qui permet de croire que les prévenus comptaient utiliser cette voie pour se rendre à une porte du chemin de ronde s'ou-vrant sur un escalier de service.En empruntant l'escalier, les prévenus auraient pu se rendre jusqu'au rez-de-chaussée de Parthenais et sortir dans le stationnement arrière de l'établissement.La porte de cet escalier, verrouillée de l'intérieur, est toutefois impossible à ouvrir à partir du chemin de ronde.Les préve- nus avaient donc prévu la faire sauter.Plastic Au cours des dernières semaines, quelques-uns d'entre eux ont réussi à se procurer du plastic grâce à des complices à l'extérieur de Parthenais.Le plastic était introduit dans le centre de prévention par une minuscule ouverture, vraisemblablement pratiquée à l'aide d'un vilebrequin, dans un isoloir du parloir où les prévenus peuvent recevoir de la visite.Le trou avait un diamètre d'en- viron 10 ou 15 millimètres.Entre les visites de leurs complices, les prévenus impliques dans la tentative d'évasion bouchaient cette ouverture avec de la gomme à mâcher.Selon les sources de La Presse, les comploteurs avaient déjà en leur possession un kilo d'explosifs, introduits en petites quantités à la fois et dissimulés dans plusieurs cellules différentes.Un détonateur, de la taille d'un crayon, a également été découvert par les enquêteurs, ainsi que deux lames de scie de 25 centime- voir evasTonénX?' PHOTO J.-Y.LETCURfJEAU.13 Presse Les flammes ont pris naissance dans l'entre-toit de lex-Palestre, rue Cherrier.Un incendie cause de lourds dommages à l'ex-Palestre GEORGES LA MON ¦ e Pavillon La Tourelle \u2014 ma l'ancienne Palestre nationale \u2014 de l'Université du Québec à Montréal (UQÀM), rue Cherrier, a subi des dommages considérables hier, lors d'un incendie qui s'est déclaré dans l'entre-toit de cet edifice vieux de plus de 70 ans.Pour le moment, on ignore la cause de cet incendie accidentel.Les dommages a l'entre-toit et à l'intérieur de l'édifice de quatre étages sont évalues à au moins 150000$.C'est un agent de sécurité qui a déclenché l'alarme, hier vers à 9 h 25.en voyant des flammèches s'échapper du plafond du dernier étage de l'immeuble.Quelque 125 pompiers, repondant à une alerte générale, ont mis environ trois heures pour circonscrire les flammes, qui se sont limitées à la toiture de l'édifice, inoccupé depuis la fin de l'année dernière.Personne n'a été blessé au cours de cette intervention.Le secteur avait été automatiquement boucle.C'est tout d'abord par l'intérieur que les pompiers ont tenté de maîtriser les flammes, mais le plafond de béton armé situé à la base de l'entre-toit, d'environ cinq pieds de hauteur, les en a empêchés.Finalement, ils ont décidé d'attaquer les flammes en partie par l'extérieur.De nombreux voisins et curieux n'ont pas tardea s'agglutiner autour de l'immeuble pour observer le déroulement des operations, entravées par l'épaisse fumée noire qui s'échappait de la couverture.Au nombre des curieux se VOIR PALESTRE EN A 2 Le Kremlin décrète l'état d'urgence au Caucase et fait appel à l'armée et au KGB d'après AFP, Reutcr.A Pet UPI MOSCOU Le Kremlin a instauré hier l'état d'urgence au Caucase \u2014 en particulier au Nagorny Karabakh \u2014 et a dépéché des détachements de l'armée et du KGB dans les zones des troubles, pour tenter de stopper la dégradation de la situation dans la région.Le décret du Presidium du Soviet suprême précise que l'état d'urgence, comprenant un certain nombre de mesures contraignantes, sera appliqué non seulement au Nagorny Karabakh \u2014 Québec poursuit la Balmet ANDRE NOËL e ministère de l'Environne-HH ment a envoyé hier une vingtaine de chefs d'accusation contre la compagnie Balmet Canada Inc.au Palais de justice de Saint-)can-sur-Richelieu, avec un montant d'amendes maximums de 630000$, a appris Lu Presse.«Un juge doit signer les poursuites pour qu'elles soient officiellement déposées et c'est peut-être déjà fait.nous ne savons pas», a indiqué un fonctionnaire, hier soir, alors que le Palais de justice était déjà fermé.«Si ce n'est pas déjà fait, ça va être signé cette semaine, a ajouté le fonctionnaire, qui a demandé de taire son nom.Le ministère de la justice a donné l'autorisation au ministère de l'Environnement d'entamer les poursuites.» La compagnie Balmet pourrait être poursuivie pour avoir rejeté des substances en des concentrations plus élevées que ce que les normes tolèrent, a-t-i! dit.Balmet Canada Inc., une com- région autonome d'Azerbaïdjan à majorité arménienne \u2014, mais aussi dans les régions limitrophes en Azerbaïdjan et dans la région de Goris, à l'est de l'Arménie par où transite habituellement l'aide des Arméniens à leurs compatriotes du Nagorny Karabakh.Ces décisions du Kremlin interviennent près de trois jours après une explosion de violences antiarméniennes à Bakou, qui ont fait au moins 34 morts.Les forces du ministère de l'Intérieur ont d'ailleurs entamé l'évacuation des Arméniens de la ville et deux navires ont conduit 660 personnes \u2014 surtout des femmes et des enfants arméniens \u2014 de Bakou vers Krasnovdsk, sur les rives orientales de la Mer Caspienne.«À l'heure actuelle, peut-on lire dans le décret du Soviet suprême, la situation est devenue particulièrement tendue dans les villes de Bakou, Kirovabad et dans plusieurs autres agglomérations.On en est venu à tuer, à vo- Faillite volontaire des filiales US de Campeau voir balmet en a 2 voir caucase en a 2 LAURIER CLOUTIER Les filiales américaines de Campeau Corp., Allied et Federated Stores, de même que Campeau Corp.California, ont déclaré hier une faillite volontaire record de l'ordre de 9,5 milliards^ US.C'est la plus grande déconfiture de l'histoire du commerce de détail nord-américain, d'une ampleur comparable à celle de Dome Petroleum dans l'Ouest canadien.Ce n'est pas la seule toutefois.Resorts International, par exemple, vendue par le Newyorkais Donald Trump à la vedette Merv Griffin, a dû invoquer le Chapitre 11 de la loi américaine de faillite en décembre dernier.A New York, les sept plus grandes chaînes de magasins tentent de se restructurer et plu- sieur^ concurrents ont aussi declare faillite.Les USA secoues Le flamboyant Robert Campeau, de Toronto, voulait révolutionner l'industrie du commerce de détail aux USA.Il a réussi, en deux ans, mais pas de la façon prévue.La protection du Chapitre 11 de la loi de faillite américaine, réclamée hier par Allied el federated, provoquera des remous dans presque toutes les municipalités américaines.C'est le sujet de conversation de l'heure.Les 10 chaînes des filiales Allied et Federated dénombrent 258 grands magasins, actifs dans la plupart des 51 Etats, avec 100000 employés et quelque 300000 fournisseurs.Pour It's banquiers américains et japonais et pour les dé- voïrcampe^ûTnâI MONTREAL ' ^ MB.: - DEPAR'I DEJAN.-FKV: 2 semaines.Incluant Vol tous les lundis avi< hôtel et -ô par qros-porteur îrah pflrt,f HAWAII TOURS do i 2 vols hebdomadaires, soit le jeudi et le lundi Vol aller et retour Vol aller simple Ndus acceptons également les réservations d'onginc je vancoiinec LES AILES DE L'OUEST plus mmBMmoî:- Départs tous les samedis LA DESTINATION PAR EXCELLENCE ¦ TURKS & CAICOS TOURS \" f sdros votre réservation 90 jours avant onomèseï 300$ par caupl -4- Nombre de places limitées \u2022 Consultez les brochures tfisponiblos chex votro ago A 2 ,» LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD116 JANVIER 1990 SUITE DE LA UNE ÉVASION Une évasion à l'explosif avorte * Parthenals \u2022 très de longueur grâce auxquelles les prévenus impliqués ont réussi à scier les barreaux de la cour extérieure du 13e étage.La SQ, qui enquête dans cette affaire, a été plutôt avare de commentaires, hier, se bornant à confirmer la découverte des barreaux sciés au 13e étage.L'enquête des policiers de l'unité de localisation de la SQ, dont le quartier général est également situé à Parthenais, n'a pas encore déterminé combien de prévenus ont participé à l'élaboration de ce complot.Selon une source de La Presse, cinq ou six évadés devaient prendre la clé des champs.?La Palestre, berceau de grands athlètes GEORGES LAMON ¦ Berceau des grands athlètes francophones, l'ancienne Palestre nationale (Association athlétique nationale de la jeunesse) a été inaugurée en 1919 (sa construction avait débuté en 1914).Elle était la concrétisation d'une idée née en 1902 «dans un salon de barbier», à l'angle des rues Amherst et Sainte-Catherine.CAUCASE Au lendemain d'un week-end sanglant, des troupes soviétiques la république d'Azerbaïdjan.appuyées par un blindé patrouillent les rues de Bakou, capitale de PK0TO REUTER LAIT Hausse de 3e du prix du litre de lait tion et d'entretien des usines.C'est ainsi que l'augmentation du coût de la matière première est refilée au consommateur.Pour la Régie, une hausse de 3 Par suite de difficultés financiè- cents paraît «raisonnable».Son res, la direction de la Palestre nationale avait été contrainte de céder l'administration du centre, entre 1931 et 1943, à l'Association catholique de la jeunesse canadienne-française.En 1943, l'Association athlétique nationale de la ieunesse prenait la relève.En 1956, on finissait de payer les dettes.En 1965, il fut question de démolir la Palestre et d'y créer un Institut provincial des sports.Finalement, l'UQAM s'en porta acquéreur, le 1er juin 1974, pour 670000$.Elle lui donna le nom de «Pavillon Latourelle», en souvenir de Roger Latourelle, ancien champion de natation, administrateur et qui fut bénévole à la Palestre nationale durant une quarantaine d'années.Véritable «école des sports», la Palestre nationale fut sans conteste le centre de préparation et de formation des athlètes.Elle envoya aux compétitions internationales 82 athlètes, qui en rapportèrent 27 médailles, dont deux d'or (Cari Schwende à Vancouver en 1954 et Robert Chamberot en 1966 en Jamaïque).La première équipe de compétition internationale de la Palestre nationale avait participé aux jeux Olympiques de Londres en 1948.Elle comprenait le lutteur Fernand Payette, les escrimeurs Roland Asselin, Robert Desjardins et Georges-Aimé Fou-liot et les cyclistes Laurent Tes-sicr et Bob Lacourse.La Palestre fut également le centre d'entraînement des grands de la boxe de 1948 à 1954.Qu'il suffise de rappeler les noms de Laurent Dauthille, boxeur français et lack La Motta, dans la catégorie des poids moyens, des champions du monde, le cubain Kid Gavillan (mi-moyens) et Sandy Saddler (plumes), sans compter les centaines d'autres athlètes de toutes les disciplines qui y ont fait leurs débuts- président, Me Gilles Prégent, rappelle que «toute augmentation du prix d'une denrée aussi essentielle que le lait doit être bien mesurée et tenue au strict minimum.C'est ce que nous avons tenté de faire dans le présent cas.» Réaction des producteurs La Fédération des producteurs de lait n'obtient pas la totalité de la hausse qu'elle sollicitait.La Fédération, affiliée à l'Union des producteurs agricoles, demandait une hausse de 3,85 cents le litre.Cette demande, selon la Régie, incluait toutefois «un rattrapage que les producteurs de lait n'avaient pas eu la dernière fois».À la Fédération des producteurs de lait, M.Léon McDuff soutient que la différence entre les 3 cents accordés et les 3,85 cents demandés se traduit par «un manque à gagner important» pour les producteurs de lait.Il ne peut cependant le chiffrer avec exactitude.Les dirigeants de la Fédération des producteurs de lait du Québec se trouvent actuellement à Moncton avec les représentants de la Fédération canadienne.Ils formuleront leurs commentaires plus tard cette semaine, après avoir étudié à fond les répercussions de la hausse accordée.?PALESTRE Un Incendie cause de lourds dommages à l'ex-Palestre trouvait Michel Taillefer, qui, de 1955 à 1970, a été membre d'une équipe de natation de la Palestre nationale.Appareil photographique sur la poitrine, il regardait avec une certaine nostalgie res-surgir son adolescence.«C'est la Palestre nationale qui m'a sauvé de la délinquance, avouait-il sans fausse honte.C'était le rendez-vous des jeunes après l'école.Je me demande ce que nous aurions fait si nous n'avions pas eu la Palestre.Ça fait mal au coeur de \u2022 La Quotidienne\tà trois chiffres\t278 Tirage d'hier\tà quatre chiffres\t9431 ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a 18h.REDACTION PROMOTION COMPTABILITÉ Grandes annonces Annonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 ANNONCES classees Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a 17h.285-7111 [ GRANDES ANNONCES Détaillants National, Tele-Presse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7202 285-7306 285-7265 I 285-7320 I I l A PRESSE est publiée Dur la PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montreal H2Y1K9 Seule la t Canadienne est autorisée a diffuser les informations de -LA PRESSE- et celles des ervices de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations I narticul ères a la prc^E sont également reserves -Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement : numéro 1400- Port de retour garanti.IUSPS003692) Champlaln N.Y.12919-1518.| RENSEIGNEMENTS I- I I i i ! Mardi ¦ 16 janvier 1990 285-7272 03-2-01 LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 voir ça.' Quand j'ai vu que les pompiers cassaient les carreaux des fenêtres, je me suis dit: 'l'espère qu'ils ne vont pas défoncer le toit.» Il rappelait que dans les années 60, ce quatrième étage abritait le grand salon bleu et or qui avait consacré tant d'athlètes amateurs, en plus de servir de salle de danse pour les jeunes.L'édifice, qui servait depuis ces dernières années à l'enseignement de la danse à l'UQAM, devait subir à partir de février d'importantes rénovations, censées s'échelonner jusqu'en juillet.Cet incendie retardera probablement les travaux, en plus d'en augmenter les coûts.Rappelons que le ministère des Affaires culturelles et l'UQAM ont déjà consenti, l'an dernier, respectivement 2,8 millionsS et 600000$ pour ces travaux, destinés à remettre en état l'infrastructure du pavillon et à y aménager deux salles de spectacle.Une fois rénové, l'édifice deviendra, en septembre, un lieu de développement et de création de la danse au Québec qui sera connu sous le nom dV Agora de la danse».Cette société sera par la suite gérée par un conseil d'administration.CAMPEAU Faillite volontaire des filiales US de Campeau tenteurs de junk bonds du groupe Campeau, le recours à la loi des faillites est le pire des scénarios.Ils ne reverront vraisemblablement qu'une très petite partie de leurs capitaux, et pas avant deux ans.Pour les fournisseurs, c'est d'abord l'assurance du paiement de leurs comptes, qui deviennent des créances garanties prioritaires.La Citibank et la Chimical Bank ont en outre accepté de prêter 700 millionsS US pour rassurer les fournisseurs.Les factures ne seront cependant payées qu'aux 90 jours, au lieu de 30 jours.Les clients des magasins de Campeau Corp.pourront quant à eux poursuivre leurs achats comme d'habitude, les fournisseurs rassurés reprenant leurs livraisons.Mais ils paieront plus cher pour leurs emplettes, car les 258 magasins n'auront plus à liquider leurs produits pour tenter de régler leurs dettes aux banquiers et porteurs de junk bonds.La chasse est ouverte Pour leur part, les concurrents se réjouissent.Outre le fait que les guerres de prix cesseront, certains, comme May Stores, avec d'importantes liquidités, profiteraient de l'occasion pour acheter des bijoux de l'empire Campeau, comme Burdine's en Floride, Lazarus en Ohio et Rich's en Géorgie.D'autres filiales du géant, comme Jordan Marsh en Nouvelle-Angleterre et Bon Marche à Seattle, ne trouveraient preneurs qu'à leur valeur immobilière, sans égard pour l'achalandage des magasins.Les moins performants des 258 magasins, y compris le Bloomingdale's du Texas, fermeraient tout simplement leurs por- tes, selon des analystes financiers et des spécialistes du commerce de détail.Remue-ménage chez les actionnaires Chez les actionnaires de Campeau Corp., grand remue-ménage aussi.Les frères Reichmann, d'Olympia & York, n'ont pas voulu mettre un dollar de plus dans l'affaire après leur investissement de 700 millionsS contre 38,4 p.cent des actions de Campeau Corp., après dilution.Pour l'instant, ils s'en tiennent à H p.cent, refusant de convertir leurs debentures, mieux protégées que les actions par le Chapitre 11.Paul Reichmann se retire même en douce du comité de restructuration de Campeau Corp., qu'il pilotait.La Banque Nationale vient juste d'arriver dans le décor, après la saisie de 23 p.cent des actions et d'autres titres, ou 35 p.cent des votes de Campeau Corp.sur une base diluée.Pour sa part, Robert Campeau n'est plus qu'un actionnaire minoritaire de sa compagnie, avec 30 p.cent contre 24 p.cent pour le public investisseur.Les frères Reichmann, la BN et Robert Campeau lui-même ne participeront pas toutefois à la restructuration d'Allied et de Federated.Celle-ci a été confiée à des fiduciaires et à de nouveaux conseils d'administration américains, comprenant des créanciers.William Miller, ex-président de la Federal Reserve américaine, deviendrait le président du conseil et chef de la direction des filiales américaines et orchestrerait leur relance, grâce à ses contacts mondiaux.Au Canada, Campeau Corp.n'est pas touchée par le Chapitre 11 mais les analystes diffèrent d'opinion quant aux chances de survie de l'entreprise, vouée d'abord au secteur immobilier.L'action a perdu 30 cents hier, pour clôturer la séance boursière à 2,40$, comparativement au sommet de 22,25$ qu'elle avait atteint en septembre dernier.?A LEVI ET Québec poursuit la Balmet pagnie de Montréal appartenant à la famille de Hyman et David Singerman, recycle des batteries d'autos à Saint-Jean depuis 1984.Elle est tenue responsable de la contamination au plomb d'une partie du quartier Notre-Dame-Auxiliatrice.Des échantillons de sang ont été prélevés sur 513 enfants de 10 ans et moins à la fin de l'été: 42 enfants ont montré un taux de plomb supérieur à 150 micro-grammes par litre de sang, seuil au-dessus duquel on décèle des effets biologiques.Certains chefs d'accusation sont déposés pour des infractions commises avant le 22 février, date à laquelle les amendes ont été considérablement augmentées.D'autres chefs d'accusation sont assortis des nouvelles amendes.Certaines accusations sont portées en vertu de l'article 20 de la Loi sur la qualité de l'environnement, qui stipule que «nul ne doit émettre, déposer, dégager ou rejeter ni permettre l'émission d'un contaminant au-delà de la quantité ou de la concentration prévue par règlement du gouvernement».La même prohibition s'applique à «l'émission, au dépôt, au dégagement ou au rejet de tout contaminant, dont ia présence dans l'environnement.est susceptible de porter atteinte à la vie, à la santé, à la sécurité, au bien-être ou au confort de l'être humain, de causer du dommage ou de porter autrement préjudice à la qualité du sol, à la végétation, à la faune ou aux biens».Des accusations ont probablement trait aussi au refus des propriétaires de la Balmet de se plier aux directives du ministère, ont indiqué d'autres fonctionnaires.Pendant des années, les Singerman n'ont pas tenu compte des avis du ministère.Ces mêmes sources ont précisé que des accusations individuelles pourraient être intentées contre eux.Dès l'ouverture de la compagnie à Saint-|ean, les inspecteurs du ministère de l'Environnement ont rapporté des infractions à la loi sur la qualité de l'environnement, mais aucune poursuite n'a jamais été intentée.L'été dernier, en pleine campagne électorale, le Parti québécois a divulgué un rapport confidentiel du ministère, qui montrait un taux élevé de contamination par le plomb dans le sol et dans les maisons du quartier où se trouve la compagnie.Quelques jours plus tard, le 28 août, le ministère émettait une ordonnance qui imposait six correctifs: transporter toutes les batteries à l'intérieur de l'usine, recouvrir le terrain de l'entreprise d'une couche de béton bitumineux, cesser toute circulation de camions en attendant que le terrain soit recouvert, ne pas charger ou décharger d'autres batteries ou d'autres débris sur les ter-rains, ne pas entreposer ces mêmes batteries, présenter un plan de restauration.La compagnie s'est pliée aux cinq premières dispositions, mais a contesté la dernière.Le 21 septembre, la Commission municipale jugeait que le plan de restauration ne pouvait constituer une disposition d'urgence.Le ministère en avait appelé de cette décision, mais des fonctionnaires avaient décidé de laisser tomber l'appel.Ils avaient conclu un règlement hors cour avec la compagnie.Le ministre de l'Environnement, Pierre Paradis, a dit au cours d'une entrevue avec La Presse, peu avant Noèl, qu'il avait pris connaissance de ce règlement hors cour par les journaux.«Si vous voulez savoir ce que j'en pense.», avait dit le ministre, en haussant les épaules, avant d'annoncer que des poursuites seraient intentées incessamment.M.Paradis devait présenter, avant la fin de la session d'automne, des amendements à la loi sur la qualité de l'environnement pour obliger les compagnies à dé-contaminer leur terrain.Les amendements n'ont pas été prêts à temps.Ils doivent être présentés à l'Assemblée nationale dès la reprise de la session.?Le Kremlin décrète l'état d'urgence au Caucase et fait appel à l'armée et au KGB 1er, à chercher à renverser par les larmes le pouvoir soviétique et à modifier par la force l'État et le système social définis par la Constitution de l'Union soviétique.» Les troupes envoyées sur place se joindront à celles du ministère de l'Intérieur (MVD) pour «défendre les citoyens et protéger les installations indispensables à la vie de la communauté».Elles s'efforceront aussi d'assurer le bon.fonctionnement des chemins de fer et des autres moyens de transport, ajoute le texte diffusé par l'agence Tass.Interviewé par la radio norvégienne, le président du Conseil, Nikolai Rijkov, a affirmé que les autorités soviétiques n'étaient pas disposées à laisser «le conflit dégénérer en guerre civile entre Azerbaïdjanais et Arméniens».«La crise doit être réglée avec l'aide de la puissance militaire».Les témoignages fournis par les envoyés spéciaux de la presse soviétique indiquent que de véritables combats se poursuivent, en particulier au nord du Nagorny Karabakh, où attaques, tirs, enlèvements, mitraillages à partir d'hélicoptères continuent de plus belle.Les forces de l'ordre dépêchées vers les zones de combat sont souvent bloquées par la population.Quant à la situation à Bakou, elle est quasiment insurrectionnelle, en particulier la nuit tombée.Les forces de l'ordre découvrent régulièrement dans la ville des corps carbonisés de personnes assassinées.L'agence Tass indiquait hier soir, dans une dépêche datée de Stepanakert, le chef-lieu du Nagorny Karabakh, que des incidents s'étaient déroulés à la périphérie de la ville, avec échanges de coups de feu et des demeures incendiées.Les pompiers accourus sur les lieux ont été accueillis par des coups de feu.Ils ont dû faire demi-tour.Dans les villages du Nagorny Karabakh, on creuse des tranchées.On bloque les routes et les «postes d'auto-défense» sont renforcés.Les produits alimentaires et le carburant deviennent rares en raison du blocus.Des combattants arméniens continuent de se diriger vers les régions de Chaumian et de Khan-lar (nord du Nagorny Karabakh), pour y défendre les villages arméniens, selon Tass.Des renforts du ministère de l'Intérieur sont arrivés sur place.Le décret du Soviet suprême prévoit également que l'état d'urgence s'appliquera à la zone frontalière entre l'URSS et l'Iran, qui avait connu des troubles au tout début de l'année, en particulier dans la république autonome du Nakhitchévan, dépendant de rAzerbaïdjan.Des nationalistes azéris avaient alors manifesté le long de la frontière en réclamant la levée des obstacles aux contacts avec les Azéris iraniens.Le décret indique d'ailleurs que le ministère soviétique des Affaires étrangères a reçu pour consigne de conclure dans les plus brefs délais les pourparlers avec Téhéran sur les passages frontaliers entre les deux pays.Moscou appelle d'autre part lès autorités azerbaïdjanaises à ins-tarifer le couvre-feu à Bakou et t dans d'autres villes.Le Presidium \u2022 du Soviet suprême demande aussi aux responsables arméniens de prendre des «mesures les plus décisives» pour mettre un terme à l'activité de ceux qui «attisent les passions entre nationalités».Moscou réclame des responsables arméniens qu'ils prennent des mesures à ('encontre des membres du Mouvement national arménien, qui mènent la lutte en faveur du rattachement du Nagorny Karabakh à l'Arménie.Le Comité central azerbaïdjanais, réuni hier, a appelé pour sa part à prendre des «mesures pour assurer la loi et l'ordre».Il n'a formulé aucune proposition concrète.?Le bon numéro de Polk, en Floride B Dans le cahier Tourisme de samedi, nous invitions les lecteurs intéressés à obtenir plus de renseignements sur le comté de Polk, en Floride, à composer le 1-813-533-1838.Or, le nouveau numéro de tétéphone du Polk County Tourist Developement Council est le 1-813-534-6066.Le ministère de l'Environnement ne peut plus assurer ia santé des Québécois, clame Paradis Presse Csr.sdicnnc ¦ Le ministère québécois de l'Environnement n'est plus en mesure de garantir la santé et ia sécurité des citoyens.C'est l'avis exprimé par le titulaire même de ce ministère, M.Pierre Paradis, au moment où il commentait hier dans une entrevue accordée à Radio-Canada les nouvelles restrictions budgétaires imposées par le Conseil du Trésor.M.Paradis a affirmé que son ministère était déjà, avant ces restrictions, dans l'impossibilité d'assurer la santé publique dans les régions.«On opère déjà avec des effectifs qui sont en-dessous du minimum vital requis pour assurer, non pas l'évolution de la c-.ise environnementale, mais pour assurer au minimum la santé et la sécurité de la population», a affirmé le ministre.M.Paradis en cité en exemple le cas récent de citoyens du Canton de Granby, en Estrie, qui ont été avertis après un délai de quatre mois que l'eau de leurs puits était contaminée.Lors de la dernière campagne électorale, le parti libéral avait promis d'augmenter le budget du ministère de l'Environnement de 50 millionsS.Interrogé hier soir à ce sujet, le premier ministre Robert Bourassa a indiqué que le ministère de l'Environnement n'était pas assuré d'obtenir ces 50 millionsS additionnels.En période d'austérité, a-t-il dit, le gouvernement ne peut combler tous les besoins. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD116 JANVIER 1990 \u2022A3 Justice engorgée: 125 accusés s'en tirent à Saint-Jérôme 1 JEAN-PAUL CHARDONNEAU SAINT-JÉRÔME ¦ À cause de l'engorgement grandissant du rôle au Palais de justice de Saint-Jérôme, pas moins de 125 accusés, la plupart inculpés de conduite avec facultés affaiblies, ne seront probablement jamais condamnés pour les délits qu'on leur reproche.La Presse a en effet appris que le juge Stephen Cuddihy, coordonnateur de ce district judiciaire a, le 20 décembre et les 9 et 10 janvier, ajourné sine die des causes remontant à un, deux, trois et quatre ans.Ces poursuites criminelles, en plus de celles pour conduite en état d'ébriété, sont reliées à des agressions sexuelles, vols, cruauté envers les animaux, voies de fait sur des citoyens ordinaires et sur un policier, délits de fuite et bris de probation.Le juge Cuddihy a pris cette décision afin de désengorger l'appareil judiciaire, qui fonctionne au ralenti parce que les dossiers ne cessent de s'accumuler au Palais de justice, rue de Martigny, qui n'a pas été agrandi depuis sa construction, en 1969.L'un des individus qui ont profité de cette décision du juge est accusé d'avoir conduit un véhicule avec facultés affaiblies et d'avoir commis deux agressions sexuelles.Un autre est traduit en justice pour un crime d'ordre sexuel sur un mineur dont il avait la garde.Les avocats de Perron peuvent en appeler du verdict LISA BINSSE Pour que les accusés reviennent devant les tribunaux pour être poursuivis pour les mêmes délits, il va falloir que le Procureur général expédie une nouvelle sommation à chacun d'eux afin de reprendre sa juridiction.Joint à son bureau, le substitut en chef du procureur général pour le district de Terre-bonne, Me Paul Chevalier, a déclaré qu'il n'avait pas l'intention d'envoyer de nouvelles sommations dans ces dossiers.Le juge Cuddihy, qui a mis sur pied à Saint-Jerô-me des conférences préparatoires afin d'activer les dossiers devant les ratards résultant de l'augmentation des plaintes, a été obligé d'agir de la sorte parce que les avocats de la défense ont refusé d'attendre, parfois jusqu'en 1991, que leurs clients subissent leur procès.La loi permet à la défense d'agir ainsi devant le report continuel des causes, car un accusé doit être jugé le plus rapidement possible.De plus, plusieurs personnes accusées d'avoir conduit en état d'ébriété ou d'avoir commis d'autres délits ont vu, toujours au Palais de justice de Saint-Jerôme, leur procès remis à des dates ultérieures, dans le but de permettre à des individus qui sont détenus d'être traduits rapidement devant un juge selon les exigences de la charte.Hier, un juge a libéré une personne accusée d'avoir conduit avec les facultés affaiblies à cause d'un retard dans le processus judiciaire.Toutes les causes criminelles qui sont entendues à ce Palais de justice sont celles qui ressortissent à l'immense territoire s'étendant de la rivière des Mille-Iles au sud à la municipalité de la paroisse de Saint-Jovite au nord, à Terrebonne à l'est et à Pointe-aux-Chênes, passé Lachute, en gagnant l'Ou-taouais, à l'ouest.11 s'agit de l'un des plus grands districts judiciaires au Québec.299 comparutions dans une salle Les avocats, défense et poursuite, ainsi que les juges vivent des situations uniques à Saint-Jerôme.Ils travaillent à la chaîne; souvent ils n'ont pas le temps d'étudier à fond une cause.Pour leur part, les policiers sont mécontents car leur travail de prévention ou d'enquête se termine souvent abruptement.Des sommes d'argent sont aussi dépensées inutilement pour lancer des programmes de prévention et pour l'achat de matériel.«Souvent, à la salle des comparutions, c'est comme à la caisse rapide d'un marché d'alimentation.Les accusés défilent rapidement et machinalement les uns après les autres», a expliqué à sa manière un procureur.Vendredi dernier, à la salle des comparutions, connue également sous le nom de «salle à volume», un seul juge a été appelé à se prononcer sur 111 dossiers du code criminel fédéral et sur 188 autres causes statutaires relevant du gouvernement provincial.« Pensez-vous qu'un accusé qui arrive dans la salle des comparutions en fin d'après-midi reçoive la même attention de la part du juge et de l'avocat de la Couronne que celui qui se présente dès les premières minutes, le matin?Ces hommes de loi travaillent dans des conditions qui laissent souvent à désirer», ont dit deux habitués de ce Palais de justice.En avril 1991 Le juge de la salle des comparutions a de plus été.vendredi, obligé de remettre des causes statutaires au 12 avril 1991.Ces poursuites criminelles sont relatives aux lois provinciales régissant le code de la route, la conservation de la faune, les produits pétroliers, les relations de travail, l'impôt sur le revenu, etc.Le Palais de justice de Saint-Jerôme est ouvert depuis 20 ans et est devenu désuet presque immédiatement.Le gouvernement a toujours fait la sourde oreille aux nombreuses revendications des représentants des substituts du procureur général, des juges et autres employés du ministère.Ils soutiennent que la situation est devenue presque intolétable, car le volume a augmenté \u2014 les causes entendues sont passées de 3 800 a 7 000 \u2014 tandis que le nombre dé juges et de salles est demeuré stable depuis toujours.9, ¦ Les avocats de Gilles Perron ont obtenu hier de la Cour d'appel du Québec la permission d'en appeler du verdict de culpabilité, rendu par un jury de sept femmes et cinq hommes en décembre, à rencontre du réalisateur de Radio-Canada.Il est peu probable que l'appel soit entendu avant l'automne.Me Daniel Rock et Me Jean Dury, les avocats de Perron, n'ont pas présenté, telle qu'annoncée vendredi, une requête pour obtenir la remise en liberté de Perron en attendant que l'appel soit entendu.Selon Me Rock, cette demande de remise en liberté sous caution sera présentée dans environ deux semaines.Le juge Morris Fish, de la Cour d'appel, qui a souligné aux avocats de Perron que leur requête n'était pas rédigée correctement, a tout de même acquiescé à leur demande notamment parce que leur requête est basée essentiellement sur des questions de droit.Un condamné a un droit d'appel «automatique» pour toutes les questions de droit.Il doit par contre demander la permission d'en appeler quand il s'agit de questions «de faits».Les deux avocats et le procureur de la Couronne, Me Yves Berthiaume, devront revenir devant la Cour d'appel jeudi.Le juge Fish devra alors statuer sur une question de droit relative à la requête.Par ailleurs, Me Rock n'a pas présenté d'amendement à sa requête, notamment pour y faire état de l'information rendue publique vendredi sur les «liens d'emploi» entre le jury no 6 et Mme Claire Léger, vice-présidente des Rôtisseries Saint-Hubert.Me Dury, lors d'une conférence de presse au Palais de justice vendredi, soulignait que le juré no 6 \u2014 président du jury\u2014, est ingénieur à Hydro-Québec.Me Dury connaissait ce fait.Ce qu'il ne savait pas et aurait appris la semaine dernière, c'est que Mme Léger, qui devait épouser Perron trois jours après son arrestation, est aussi membre du conseil d'administration et du comité exécutif de la société d'État.Hier, Me Rock a dit que cette information avait été rendue publique prématurément et qu'il n'avait pas l'intention d'amender sa requête pour le moment.Un peu plus tard en conférence de presse, à laquelle Me Dury était présent, Me Dury a parlé d'une «stratégie qui avait été légèrement bouleversée».Outre le fait de demander à la Cour d'appel de casser le verdict, d'acquitter Perron ou d'ordonner un nouveau procès, les deux avocats, veulent aussi que le tribunal déclare inconstitutionnel l'article du Code pénal qui empêche à tout membre du jury de divulguer des informations sur les délibérations survenues lors du procès.Par ailleurs, Perron qui réclamait 1,1 million$ de M.Jean-Pierre Léger, vice-président des Rôtisseries Saint-Hubert et frère de Claire Léger, s'est désisté le 27 décembre, soit cinq jours après avoir été reconnu coupable du meurtre prémédité de sa femme Michèle, retrouvée morte le 15 décembre 1987 dans le stationnement de la polyclinique Concorde, à Laval.Me Pierre Quesnel, l'avocat qui s'était occupé de cette poursuite, n'a pas voulu dévoiler hier les raisons de ce désistement.Me Rock a déclaré que c'était pour des raisons financières.M.Léger n'a pas caché qu'il s'opposait au mariage entre sa soeur et Perron.Au procès, il est ressorti qu'il avait participé activement à l'enquête policière.Immédiatement après le verdict, le juge André Biron, de la Cour supérieure, qui présidait le procès, l'a condamné à l'emprisonnement à perpétuité.Les employés de la morgue évacuent le corps de la victime.Un vieillard succombe lors d'un vol à son domicile PIEI ¦ Le corps d'Arthur Beaulieu, 74 ans, a cté trouvé hier inanimé et ligoté, dans une remise située à l'arrière de sa résidence de Brossard, au 8935, rue Marie-Victorin.Sa compagne de 68 ans, dont la Sûreté du Québec tient à taire le rom, a également été ligotée à l'intérieur de la maison par un des assaillants.La SQ croit qu'ils étaient deux, sans en être tout à fait convaincue.La sexagénaire a pu se défaire de ses liens, pendant que les agresseurs étaient à l'arrière de la maison, pour se précipiter chez un voisin et alerter la police.Déjà il était trop tard pour M.Beaulieu, dont la cause de la mort ne sera connue qu'après l'autopsie, qu'on doit pratiquer aujourd'hui à l'Institut médico-légal.L'enquête a été confiée à l'escouade des crimes contre la personne de la SQ.Il était environ 11 h lorsque deux hommes ont frappé à la porte de M.Beaulieu, un rentier qui fabriquait et vendait des meubles et des chaloupes.Celui-ci s'est couvert d'un manteau pour discuter dehors avec ses visiteurs.Peu après, un des individus a demandé à la compagne de M.Beaulieu la permission d'entrer dans la maison, prétextant un besoin pressant.Sitôt à l'intérieur, il a prévenu la dame de 68 ans qu'il s'agissait d'un hold-up çt lui a intimé l'ordre de lui remettre tout l'argent qui s'y trouvait.Montant indéterminé Pendant ce temps, M.Beaulieu a été amené \u2014 on ignore de quelle façon \u2014 dans la remise, où son cadavre devait par la suite être découvert par les policiers.II ne montrait aucune trace de sang apparente, ni de violence physique, mais était toujours ligoté.Quant à la compagne de la victime, elle a été ligotée plus ou moins fermement et Robert Poëti, porte-parole de la SQ, soutient qu'elle n'a subi aucun sévice corporel.Il a été impossible de connaître le montant exact du vol.Toutefois, la dame de 68 ans, qui a raconté les faits au poste de la SQ à Candiac, au- rait subi un violent choc nerveux après s'être confiée aux enquêteurs.Son voisin, d'où elle a appelé les policiers, a refusé catégoriquement de livrer un commentaire.La maison du couple âgé, qui ne paie vraiment pas de mine, renfermait beaucoup d'argent, semble-t-iL Mais, encore là, les enquêteurs sont incapables de déterminer, pour l'instant, si les auteurs de ce crime sont des connaissances ou des parents des victimes.Un policier a observé qu'un criminel n'est généralement pas poussé à commettre un vol dans ce genre de maison, à moins d'être certain qu'il s'y cache une forte somme d'argent.Enfin, personne n'aurait été témoin du drame.D'un côté de la maison se profilent de vastes espaces inhabités, en bordure de la route 132.A l'arrière, la remise des victimes est bordée par d'autres remises et garages, qui empêchent les voisins de voir la maison du couple âgé.On n'exclut, pas la possibilité que M.Beaulieu ait été victime d'un arrêt cardiaque, en réalisant qu'il faisait face à des criminels.L'autopsie nous en dira davantage là-dessus.Où avait-on caché le corps ?MARCEL LAROCHE ¦ Même si les policiers de la CUM savent que Giorgio Dema-nins est bel et bien l'individu dont le cadavre momifié a été découvert la semaine dernière à Saint-Léonard, mais le mystère le plus complet entoure toujours cet assassinat commis il y a près de six mois.Demanins, un travailleur de la construction de 48 ans, a formellement été identifié hier matjn par ses empreintes.Un appel anonyme avait permis que son cadavre, les jambes coupées, soit découvert mercredi dernier, dissimulé dans un sac de couchage.¦ Giorgio Demanins Disparu de la circulation depuis la fin de juillet 1989, Demanins a été assassiné d'une décharge de fusil et poignardé à plusieurs reprises.Les enquêteurs n'écartent pas l'hypothèse que cet individu d'origine italienne ait été tué à sa résidence du boulevard Lange-lier, dans l'est de la métropole.Son ou ses meurtriers lui auraient par la suite coupé les deux jambes à l'aide d'une scie avant de cacher son cadavre pendant plusieurs mois.Tout renseignement concernant les allées et venues de Gior-.gio Demanins au cours des mois de juillet et août 1989 peut être communiqué en toute confidentialité aux sergents-détectives Robert Fuller et Yvon Giroux, de la section homicides de la police de la CUM, à 280-2052.Pat Burns n'a pas été victime de menaces de mort MARCEL LAROCHE K Jamais le président John Zie-gler, de la Ligue nationale de hockey, ainsi que l'entraîneur en chef Pat Burns, du Canadien de Montréal, n'ont été victimes de prétendues menaces de mort comme l'a affirmé en manchette hier un quotidien de la métropole.Tout en confirmant à La Presse qu'une lettre de récrimination avait bel et bien été expédiée récemment aux dirigeants de la Ligue nationale de hockey, un officier de la police de la CUM a catégoriquement nié que des menaces de mort puissent se trouver dans ce document rédigé par un individu aux prises avec des problèmes psychiatriques.Plutôt intrigué par la parution à la une de cetie nouvelle erronée, le policier a tenu à préciser que l'auteur de cette lettre, Michel Limoges, un Montréalais de 36 ans, était connu des autorités de la Ligue nationale de hockey.Selon les informations recueillies par La Presse, Michel Limoges a déjà évolué dans le passé pour un club de hockey junior d'Ahuntsic où il était considéré comme un excellent joueur.En 1988, il aurait vainement tenté de se joindre au camp d'entraînement des Canadiens de Sherbrooke, alors dirigé par l'ex-policier Pat Burns.Malgré ses talents, Li- moges n'a jamais réussi à se hisser jusqu'à la LNH, un rêve qu'il chérissait depuis son enfance.Sans doute offusqué par ses échecs échelonnés sur plusieurs années, il aurait alors décidé de faire connaître par écrit ses commentaires peu flatteurs à l'endroit des dirigeants de la Ligue nationale.Dans cette même lettre de récrimination, il aurait surtout protesté contre les méthodes de recrutement utilisées par la LNH.Ce document portant sa signature a été envoyé par courrier régulier à l'organisation de la LNH.Après avoir pris connaissance de cette lettre plutôt incohérente, les responsables de la Ligue nationale ont décidé, le mercredi 3 jan- vier, de faire appel aux policiers de la CUM.L'enquête a été confiée au sergent-détective Claude Marchand, du district 25 de la police de la CUM.A partir des informations fournies par la Ligue nationale qui connaissait déjà l'auteur de cette lettre, les policiers l'ont facilement retrouvé, puis interrogé pour connaître les raisons de son comportement jugé anormal.Les policiers ont alors découvert que Limoges a déjà été traité dans le passé pour des problèmes d'ordre psychiatrique.De l'avis des médecins, ce patient n'aurait jamais représenté un danger immédiat pour son entourage.Par mesure de précaution, les Michel Limoges: un malheureux incompris FRANÇOBS BÉLIVEAU Burns B Michel Limoges.Michel Limoges.Ha oui! vague souvenir, le l'ai recommandé il y a plusieurs an-nées au club de Tours, en France, il me semble.Mais son séjour outre-mer n'a pas été très long.Il semblait un peu mélangé.Plus tard, il m'arrive avec une formule d'apprentissage de hockey qu'il disait magique.Ça semblait plutôt un calendrier d'entrainement, un peu confus, lourd.Le fruit d'un certain travail, mais rien de vraiment innovateur.Dans sa lettre dont copie est entre les mains de la police de Montréal, Limoges parle de moi comme d'un «journaliste scientifique» qui n'a pas voulu reconnaître son talent, ou sa trouvaille, mais qui se fie plus ù Einstein.Le Dr Larivière, alors de l'Université de Montreal, a lui aussi négligé, semble-t-il, le travail de Limoges, ce qui a augmenté sa frustration.t le me souviens que l'homme se sentait déjà un incompris du r.port.Il ne rêvait que de hockey et parfois, il rencontrait des gens qui lui accordaient leur appui.Alors, son regard s'éclairait.Le policier enquêteur de la police de Montréal, qui n'a pas voulu se nommer hier soir, au Forum, insiste pour dire qu'il sait ou retrouver Limoges, qu'il s'agit d'un malheureux frustré, aucunement dangereux, et qu'il n 'y aura pas d'accusation portée contre lui «Ce n'est pas le fils de Cotroni, ou de Reagan, a-t-il mentionné.Il n'est protégé par persernne.Limoges n'a pas fait de menaces, tout simplement, ci nous n'avons pas l'intention d'aller plus loin avec ça.D'ailleurs notre enquête était terminée depuis un certains temps, nous étions sur le point de fermer le dossier quand un journal a dévoilé l'affaire en manchette.Maintenant, les médias sont en train d'en faire tout un plat.alors qu 'il n'y a rien du tout.» employés du service de sécurité du Forum de Montréal ont fait circuler parmi le personnel non pas un portrait-robot mais une photographie de Limoges dans le but d'éviter que cet individu puisse éventuellement s'approcher du banc des joueurs du Tricolore.Depuis cet incident qui est clos aux yeux des enquêteurs de la police de la CUM, aucune accusation criminelle n'a été retenue contre Michel Limoges qui devra cependant se soumettre à des traitements psychiatriques nécessités par son état de santé plutôt instable.L'entraîneur du Canadien, Pat Burns, et les autres membres de l'organisation montréalaise ont refusé de commenter les menaces dont Burns aurait été l'objet.Hier matin, au Forum, la directrice des relations avec la presse, Mme Michèle Lapointe, a expliqué que cette affaire était entre les mains de la police et que le Canadien t n'émettrait aucun communiqué.Burns lui-même n'avait évidemment rien à dire.Ancien policier, l'entraîneur du Canadien savait qu'il devait laisser les enquêteurs du poste 25 effectuer leur travail.On sait toutefois que ces prétendues menaces ne sont pas les premières qui ont été adressées à Burns.À l'époque où l'entraineur du .» .^%.>.n U.-,.I.I.I .tUll IIIUIIIUIV/ »K IU i%Jt~ 9 f\\ *% r\\ »X S AM .»,.« .->-.,» ce policière de Gatineau, il avait reçu de nombreuses menaces de mort.Plus récemment, au début de sa carrière d'entraîneur, il a été menacé par des individus qu'il avait arrêtés. A4 LA PRESSE, MONTREAL, MARD116 JANVIER 1990 Hydro : escarmouche entre grévistes et policiers d'épris CP M Les problèmes auxquels a à faire face Hydro-Québec \"se sont encore envenimés hier, lorsque des travailleurs en grève en sont venus aux mains avec la police et que 1660 foyers disséminés à travers la province ont dû subir de nouvelles pannes de courant.Les grévistes, qui tentaient d'empêcher les cadres d'Hydro de se rendre à leur travail, ont livré une bataille rangée à des policiers cas-!qués et armés de bâtons devant un centre d'entretien de l'est de Montréal, avant de battre finalement en retraite.Aucune arrestation n'a été opérée.Le syndicat a décidé d'effectuer tous les deuxièmes lundis des grèves rotatives d'une journée en différents endroits de la province, et un porte-parole, Luc Chabot, a souligné que l'incident d'hier «montrait que nous prenons nos demandes au sérieux».Quant aux pannes, la plus sérieuse à survenir dans la région de Montréal s'est produite dans les banlieues de Côte Saint-Luc et Hams-tcad, où 1200 abonnés ont été privés d'électricité à partir de minuit dimanche.Francine Charest, porte-parole d'Hydro, a expliqué que les équipes d'entretien n'étaient arrivées à Côte Saint-Luc qu'à 9 h hier matin, ce qui, selon elle, prouve que le syndicat n'assume pas les responsabilités qui lui ont été dévolues par le Conseil des services essentiels.Hydro a fait savoir que 26 cas de défaillance de matériel avaient été enregistrés à travers la province hier.Le Syndicat canadien de la fonction publique, qui représente les 14000 travailleurs d'Hydro-Québec, avait effectué des grèves similaires l'automne dernier.Mais cette fois-ci, il s'est engagé à poursuivre ces interruptions de travail jusqu'à ce qu'un règlement mette fin à une dispute contractuelle qui dure depuis 13 mois.Le syndicat réclame pour ses membres une semaine de travail plus courte, ainsi que des augmentations de salaire annuelle de six pour cent sur un contrat de trois ans.Hydro offre des hausses s'étageant entre deux et quatre pour cent.Les négociations se trouvent présentement dans une impasse.STRSM: nouvelle grève des employés d'entretien?PIERRE BELLEMARE ¦ Les 200 employés d'entretien de la Société de transport de la Rive-Sud doivent reprendre au début de février la grève qu'ils ont suspendue, le 23 octobre, pour faciliter un rapprochement des deux parties à la table des négociations.L'exécutif du syndicat, affilié à la CSN, estime que les négociations n'ont peu ou pas progressé depuis octobre et, dimanche prochain, il suggérera à l'assemblée générale des membres de déclencher un nouvel arrêt de travail.«Si nos membres en décident ainsi dimanche, explique à La Presse Claude Leduc, président du syndicat, la grève éclatera dès le début de février».Entre-temps, le syndicat et la STRSM- recevront le rapport de la firme spécialisée qu'ils ont mandatée, l'automne dernier, pour analyser en détail l'impact socio-économique de la semaine de quatre jours.Cette demande syndicale demeure au coeur du conflit et, comme le laissent entendre les dirigeants de là STRSM, «la CSN semble se servir du présent litige comme fer de lance pour propager la semaine de quatre jours dans les administrations publiques, notamment à la Société de transport de la CUM*, où les employés d'entretien (CSN) réclament également une semaine de travail réduite à quatre jours.«Nous sommes conscients de l'enjeu en cause et nous subissons d'énormes pressions de plusieurs administrateurs publics, qui nous incitent à résister farouchement à l'offensive de la CSN», a déjà confié le président du conseil d'administration de la STRSM et maire de Boucherville, Hugues Aubertin.Cadres congédiés Cependant, la haute direction de la STRSM vient de congédier deux cadres, en marge de son opération «grand nettoyage» lancée par la nouvelle équipe Auber- tin, il y a onze mois, et intensifiée depuis la nomination du nouveau directeur général, Lucien Bolduc.Ainsi, André Frechette a dû quitter son poste de directeur des ressources humaines, un poste névralgique en cette période de renouvellement des conventions collectives.Le coordonnâtes de ce service, Réal Lafontaine, a aussi été «liquidé», lui qui était le principal porte-parole patronal à la table des négociations des 600 chauffeurs, affiliés au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).«M.Bolduc \u2014 le directeur général \u2014 m'a informé que les ren- contres des 25 et 26 janvier, en Erésencc du conciliateur Bernard oulanger, pourraient être retardées», a indiqué hier Serge Champagne, président du syndicat des chauffeurs.«l'ai l'impression, dit-il encore, que les représentants patronaux ne possèdent réellement pas de mandat pour négocier, contrairement à moi qui détient un mandat clair des membres».En avril 1989, les chauffeurs ont déposé leurs demandes et, le mois suivant, leurs représentants se retiraient de la table des négociations, pour protester contre la mise à pied temporaire de 110 chauffeurs, en raison du ralentissement du service causé par la grève des employés d'entretien.Après le rappel de ces chauffeurs, le 23 octobre, les deux parties ont tenu neuf rencontres qui, selon M.Champagne, n'ont permis que d'expliquer, de part et d'autre, les propositions mises sur la table.Les chauffeurs, comme les employés d'entretien, sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 1988 et les représentants des deux syndicats soutiennent que «la STRSM ne fait rien pour faire avancer les discussions».MM.Champagne (chauffeurs) et Leduc (entretien) accueillent d'ailleurs favorablement le départ de M.Lafontaine.«Ca va apporter un peu d'air frais», disent-ils, eux qui étaient constamment à couteaux tirés avec l'ex-ncgocia-tcurde la STRSM.Enfin, Stéphane Venne.vice-président au marketing, a simplement confirmé que les deux congédiements résultent du «grand nettoyage» en cours à la STRSM.Quant aux milliers d'usagers, ils appréhendent les derniers mois de l'hiver.Sans doute avec raison! Les élus disent non à des audiences publiques sur le conflit à la STCUM FLQRÏAM BERNARD ¦ À l'unanimité, hier, les membres de la commission permanente de la CUM sur le transport en commun ont rejeté la demande d'audiences publiques sur le conflit qui oppose actuellement la STCUM et le syndicat des employés d'entretien.Même si le président de la CUM, M.Michel Hamelin, s'est montré favorable à une telle idée, les membres de la commission ont écarté toute possibilité de tenir des audiences qui, selon le maire Michel Leduc, «transformeraient la commission en une tribune de confrontation entre la STCUM et ses employés».La même opinion a été exprimée par le président de la commission, le maire Peter Yeomans.«Quand le syndicat nous a précisé sa demande dans une lettre, hier midi, il nous est apparu évident que le but recherché était ni plus moins de transformer les audiences de la comission en tribune publique de négociation.Ce n'est sûrement pas le rôle de la commission de se substituer aux organismes normaux de négociation.La convention doit être négociée au niveau de la STCUM et de ses employés.Pas ailleurs», a dit M.Yeomans.«Nous avons cru, au début, que le syndicat voulait seulement présenter sa version du conflit.Mais à la lumière de la lettre, les demandes syndicales vont beaucoup plus loin.Ce projet dépasse le cadre des responsabilités et de la juridiction de la commission», a ajouté M.Yeomans.Situation détériorée Entretempb, ia situation causée par le refus des employés d'entretien de faire du temps supplémentaire a atteint son point culminant de détérioration, hier matin à la STCUM, alors que 254 autobus ont été retenus dans les garages.C'est le pire fundi depuis le début du conflit.A deux reprises, déjà, soit les 3 et 8 janvier derniers, ic nombre des autobus paralysés avait dépassé le chiffre de 200.Hier matin, toutefois, le chiffre fatidique de 250 a été dépassé, entraînant des retards considérables sur l'ensemble du réseau.Ces derniers incidents surviennent au moment où la STCUM et le syndicat des employés d'entretien entreprennent deux journées consécutives de négociation intensive en présence du conciliateur, M.Marcel Boisvert, nommé par le ministre du Travail.Aujourd'hui et demain, sans relâche, les parties tenteront de débloquer le dossier afin d'éviter une éventuelle grève générale.Jusqu'à maintenant, la STCUM a opposé une fin de non recevoir aux principales demandes du syndicat, notamment un régime de 36 heures réparties dans une semaine de 4 jours et une hausse de salaire de l'ordre de 7 p.cent durant la deuxième année du contrat.Grève Les dirigeants du syndicat des employés d'entretien ont réitéré leur intention, hier, de ne pas déclencher une grève générale dans l'immédiat.Ils ont également signalé que si un tel recours devenait inévitable, des mesures seraient prises pour que les usagers soient informés à l'avance.Quoiqu'il en soit, une grève ne pourrait être déclenchée avant un minimum d'une semaine.La loi exige, en effet, que tout arrêt de travail soit précédé d'un avis de sept jours francs et qu'il soil accompagne d'une liste des services essentiels.Cette liste doit être remise par le syndicat à la Commission des services essentiels.En cas de contestation de la liste par la STCUM, la Commission doit alors convoquer les parties et procéder à une audition de la cause.loto-quêbec Tirage du: 90-01-15 Vous pouvez miser jusqu'à 21 h les soirs de tirage PROCHAIN TIRAGE: 90-01-17 2\t8\t13\t16\t18 19\t20\t30\t35\t39 45\t46\t47\t50\t54 55\t31.\t63\t64\tJ5_ GO LU CO GESTION DES CONFLITS AU TRAVAIL Tout gestionnaire fait face à des situations conflictuelles.Cet atelier permettra d'en comprendre la dynamique, de connaître des méthodes de solutions et de développer des habiletés de gestion des conflits.Les 15 et 16 mars 1990 de 9 h à 17 h Nombre d'inscriptions limité.Communiquez dès à présent avec le SERVICE AUX ENTREPRISES 343-5863 le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.Université de Montréal Faculté de l'éducation permanente - « COMME SI ON REDUISAIT DES PICASSO 10 A 50°/< » O Mais nous n'en prendrons pas unejiabïtudé^ Nous devons tout simplement faire place à de nouveaux designs tout aussi célèbres.i \\SSIVA BiVBJTlUA >lAZ/OII Ml'OKHI lYHIUUtkl g| m * Château d'aujourd'hui 1828 boûl.Le Corbusier Complexe Desjardins ./ 6900 boul.Décarie 1515 rue Saint-Jean-Baptiste, Québec Laval _.\" '¦ Montréal J\u20147-Décors DécarierMontréal (arï^e boul.Hamel et Henri IV) 682-4581 288*4191 ' 731*6610 1, \" \" 872-2321 < ¦ ¦ -m V LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 1b JANVIER 1990 A5 i Rail : les rescapés des compressions rentrent travail et s'attellent à leurs nouvelles tâches Pierre Foglia RICHARD FORTIN ¦ Branle-bas dp AVIS ASSEMBLEE ORDINAIRE PUBLIQUE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA SOCIÉTÉ DE TRANSPORT DE LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE MONTRÉAL Oate: Heure: Endroit: le jeudi 18 janvier 1990 19 h 30 Salon Alfred-Rouleau Basilaire I Hôtel Méridien Complexe Desjardins (angle des rues Ste-Catherine et Jeanne-Mance près du métro Place-d'Armes ou Place-des-Arts) N.B.En plus des sujets inscrits à l'ordre du jour, une période de temps est spécifiquement réservée aux questions du public.L'Assistant-secrétaire Gérald Biais LE^VOYAGE VOUS INTÉRESSE ?Le Collège April-Fortier: un nom qui vous ouvre toutes les portes Devenir conseiller de voyage, c'est accéder à un nouveau style de vie.à un travail passionnant qui permet de voyager, de côtoyer une clientèle intéressante, de réaliser ses ambitions.quels que soient votre âge et votre situation.\t \t; 'j - ¦ \t \t \t UN INVESTISSEMENT SUR Auiourd hui.les familles, les gens d'affaires, les retraités, les |eunes.tout le monde voyage de plus en plus.L'industrie a donc continuellement besoin de nouvelles competences.__UN DOMAINLOÙ L'EXCELLENCE MÈNE AU SUCCES Le conseiller de voyage doit maîtriser les techniques actuelles de l'industrie, connaître les routes aériennes, les principes de la tanfica-tion.la législation, les destinations.mais il doit également être capable de conclure ses ventes.C'est pourquoi les vrais professionnels se classent vite premiers.LE NOM QUI OUVRE TOUTES LES PORTES L'industrie du voyage recherche les diplômes du College Apnl-Fortier pour leur professionnalisme, reconnu à l'échelle internationale Pour devenir conseiller de voyage, agent de réservation ou accéder au poste de directeur d'agence, c'est le college qui vous offre la formation la plus complete.Un enseignement de qualité, un équipement de pointe, des locaux ultra modernes, de même qu'une attention particulière a chacun et chacune, voila le secret du succès April-Porter La réussite professionnelle par la satisfaction personnelle.La prochaine session débute bientôt.INSCRIVEZ-VOUS SANS PLUS TARDER! Collège April-Fortier Contre de formation en tourisme inc 521-1600 801, rue Sherbrooke est, bureau 100, Montréal, Qc, H2Llk\" Joyeux Noël Je repars donc.Mais je ne vous quitte pas.Enfin pas trop longtemps, une petite semaine.Le temps de me rendre.le vais d'abord en Nouvelle-Zélande couvrir les Jeux du Commonwealth qui commencent mercredi prochain à Auckland.\u2022 Ensuite je continuerai vers le Vietnam.Et la Chine.Avec un détour possible par le Culcutta de la mère Térésa.En Chine ce sera Shanghai, où j'étais déjà, au début des années 80.Cette fois je tenterai une échappée vers la campagne.En vélo bien sûr.Comme si j'étais au Vermont.«Excusez-moi, pour le Tibet, c'est bien la deuxième à gauche après la lumière?» l'ai hate à la Chine mais c'est drôle, j'ai surtout le Vietnam en tète, l'avais 15 ans quand est tombé Dién Bien Phû, 35 ans quand les Américains ont quitté Saigon.Entre temps le monde a beaucoup, beaucoup changé.C'était les années 60 vous vous souvenez?Tout est arrivé.Mais chaque fois qu'il arrivait quelque chose, l'assassinat de Luther King ou la sortie de The Graduate ou le printemps de Prague, chaque fois le Vietnam était là, en contre-point de notre actualité.Offensive du Tet, bombardements au Nord, massacres de My Lai.Les gens de ma génération sont tous un peu Vietnamiens.C'était notre Dallas quotidien.Notre première guerre télévisée.Vietnam donc.Et si j'ai le temps le Laos juste à côté.Va savoir pourquoi le Laos.Il ne s'y passe presque rien.Dans le récent guide Arthaud sur l'Indochine, on dit seulement que la vie au Laos est simple et les rapports faciles.Que la femme se livre aux travaux ménagers habituels et l'homme aux travaux de saison dans les rizières, en échangeant avec son voisin les potins du village.Mémère comme je suis, il n'est pas exclu que j'achète un petit lopin de rizière du coté de Louang Phrabang, et que je reste là deux ou trois ans à les écouter placoter.|e vous raconterai tout, promis.Soyons sérieux.H y aura d'abord les les Jeux du Commonwealth à Auckland.La reine y sera probablement aussi et elle portera encore un de ces impossibles chapeaux qui lui donnent l'air d'avoir un plumpudding sur la tète.Quant aux [eux eux-mêmes je peux déjà vous annoncer qu'ils seront détendus, et sans records ni scandales.Hétéroclite rassemblement de la ligue du vieux poêle de l'Empire, les |eux du Commonwealth sont traditionnellement dominés par les Anglais sur le plan sportif.Le Canada termine généralement second ou troisième, devançant ou devancé par l'Australie.Les journalistes questionneront bien sûr la valeur sportive de ces drôles de jeux qui osent inscrire le boulingrin à leur programme.Ce qui n'empêchera pas ces mêmes journalistes de rcîraverser le monde quatre ans plus tard, pour reposer la même question.( l'ai un début de réponse à leur soumettre: si par valeur sportive on entend autre chose que la simple production de performances, alors peut-être que ces jeux du Commonwealth, [eux Panamériains et maintenant Jeux de ia Francophonie, sont des fêtes plus sportives, au fond, que le grand délire olympique lui-même).Anyway.Ce ne sera pas la première fois que je couvre les jeux du Commonwealth.Déjà, il y a seize ans, à la même date exactement (le 21 janvier), je débarquais à Christchurch, en Nouvelle-Zélande aussi, comme par hasard.l'ai déterré aux archives le premier paragraphe de ma première chronique, d'alors: «Des arbres, des parcs, des hautes montagnes en toile de fond.Des maisons basses à l'européenne.On se croirait en Suisse.Il fait très chaud., même si l'été tire ù sa fin.C'est la sortie des bureaux, les hommes sont en chemise à manches courtes et les secrétaires toutes en cuisses.On voit que je me préparais déjà, il y a 16 ans, à devenir un grand poète en faisant rimer Suisse avec cuisse.Pour le reste je me souviens d'un pays ordinaire peuplé d'indigènes charmants qui servent des horreurs dans leurs restaurants et mangent encore plus mal chez eux.|c me souviens aussi que la fenêtre de ma chambre donnait sur un Woolworth ce que j'avais trouvé décevant après 52 heures de voyage.L'autre grande déception: les kangourous.! l'étais certain qu'il y en aurait plein partout.Mon cul.Pas un.En Nouvelle-Zélande c'est les moutons,; 70 millions de moutons et quelques lapins.Les kangourous sont seulement en Australie, qui n'est, pas si loin en bateau ou à la nage, mais les kangou-.rous ne nagent pas, ils coulent à cause de leurs; poches qui se remplissent d'eau tout de suite.Voilà.; |e me souviens qu'après ces jeux-là, j'avais con-; tinue vers Bangkok et Calcutta.Bref, je retourne presque sur mes pas et combien on parie que si je vous ressers \u2014 une fois au moins \u2014 la même chronique qu'il y a seize ans, vous ne vous en apercevrez même pas?; l'emporte mon vélo je vous l'ai dit, et mon dictionnaire de synonymes, l'aime me colleter avec des jodleurs prognathes, des parangons de vertu et des démiurges en catalepsie sous le ventilateur d'une chambre miteuse, dans un hôtel du chinatown de Bangkok.C'est ma conception de l'exotisme.! Parce que je n'ai rien contre l'exotisme.Je le dis pour exorciser le fantôme de Simenon qui fit plusieurs fois le tour du monde sans jamais nommer une fleur, un arbre, un oiseau exotiques.«Je ne cherche que l'homme nu», disait-il.Moi je l'ai trouve, l'homme nu, il y a bien longtemps de cela, du côté de Saint-Armand.Et j'avoue m'en être un peu lassé, l'aime maintenant le débusquer, nu encore, certes, mais épouillant sa fiancée sous quelque baobab.Ou péchant le crapet bleu au bord du Mékong.Je veux dire que je n'ai rien contre un peu de pittoresque entre les repas.C'est bon pour la digestion.Et le rêve.Et c'est pas mauvais pour le tirage.Je repars donc.Et je n'attendrai pas d'être revenu pour vous écrire.Vous me trouverez chaque jour dans le cahier des sports pour la durée des |eux.Ensuite, pour la partie Chine et Vietnam, cette chronique reprendra son cours normal, trois fois pas semaine, mais peut-elre pas aux mêmes jours.Cela dépendra des facilités de transmission.le devrais revenir en principe avant l'été, mais au cas ou je devrais tarder, permettez-moi de vous souhaiter un joyeux Noel et une bonne année.4-V \u2022 AG LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD116 JANVIER 1990 FESTIVAL HIVER Deux adolescents volent un corbillard renfermant un cercueil.! ANDRtf CtfDILCT UE BLANC : l i D mmmm ¦bSB« Ml H*.¦ La police de Longueuil croyait avoir tout vu, tout entendu et tout enquêté.Elle s'est ravisée à nouveau, hier, quand elle a été saisie du vol d'un.corbillard et d'un cercueil renfermant le cadavre d'un homme.L'enquête a cependant été ex-péditive, puisque les audacieux malfaiteurs \u2014 deux adolescents de 16 et de 17 ans \u2014 ont été arrêtés sur les lieux mêmes du crime par des employés du salon funéraire Darche Ed et Fils, boulevard Curé-Poirier, à Longueuil-.Selon la police, les suspects auraient profité d'un moment d'inattention des croque-morts, vers 10h30, pour s'emparer du véhicule mortuaire stationné, moteur en marche, à l'entrée de l'entreprise.Les deux jeunes allaient quitter en .Tombe l'aire de stationnement à bord de la «limousine» lorsqu'ils sont tombés nez à nez avec d'autres employés du salon funéraire qui leur bloquaient le passage avec une camionnette, Erovoquant même une collision, es deux véhicules ont été endommagés.Pris au piège, les jeunes gens se sont rendus sans offrir de résistance.Une fois au poste de police, ils auraient admis avoir fait ce geste simplement pour embêter tout le monde.Ils ne connaissaient ni le défunt ni les membres de sa famille.Ils n'avaient pas non plus l'intention de se lancer dans le commerce des pompes funèbres.Selon le lieutenant Richard De-nault, de la police de Longueuil, ils pourraient payer cher leur insolence, puisqu'ils seront vraisemblablement accusés de vol d'une automobile.Leur cas a été soumis à la Direction de la protection de la jeunesse de la Mon-térégie.L'un des prévenus feraient partie d'une bande de skinheads, affirme le policier.-i .A \u2022 \u2022I PRIX SPECIAL SUR ENSEMBLE Prix Cour.429,95 Taquei \\ mexicaine C'EST TOUTE UNE AUBAINE! Obtenez un de nos super-délicieux BURRITOS AU POULET.ET PLUS, une bière BORÉALE ou un (ègrfâQ, À UN PRIX SPÉCIAL DU NOUVEL AN 4306, boul.Saint-Laurent 982-9462 Commençant mercredi 270enrE (T06.5\") OU FAJTte^V c J OUVERT DÈS 9H00 374-4555 4475, bouL Métropolitain est seulement (sortie Viau) « Léger supplément pour te retouches sur les vêtements en solde.\u2022 Beaucoup d'autres spéciaux dans toutes les tailles.\u2022 Certains vêtements de notre collection ne sont pas en solde.\u2022 Tous les modèles ne sont pas disponibles dans toutes les tailles, pointures ou couleurs. fn i Vf LM rKtïïû, mwi.i.vLnu, MHKUl JO JttrttfICK ISSU BULLETIN D ES VOLS U S A I R IK f \u2022 Ft.Lauderdale*\t$307.92 Ft.Myers*\t$339.92 Los Angeles\t$405.92 Miami*\t$307.92 Orlando*\t$285.92 Phoenixt\t$471.92 San Diegof\t$471.92 Tampa*\t$285.92 West Palm Beach*\t$307.92 Le moment est venu de réserver vos billets USAir au départ de l'aéroport international de Montréal-Dorval vers vos destinations soleil préférées.USAir vous réserve, maintenant, de superbes tarifs réduits et une multitude de départs quotidiens à destination de la Floride, du sud de la Californie et de l'Arizona.Prenez donc contact avec votre agent de voyages ou appelez USAir au(514)871-0017, ou sans frais au 1 (800) 428-4322.N'oubliez pas de demander comment le programme USAir du voyageur fréquent vous permettra d'accumuler des kilomètres de vol intérieur ou international gratuits qui vous réchaufferont plus encore le cœur lors de vos prochaines vacances.ttca; 1/16/90 ( gniole SUr IOUS K2> VOIS Cl lus juuio.i-o uuico iiv 5um pco remtourobles, ni en tout ni en partie, et ne peuvent pas être échangés.Pour bénéficier de ces taiiis, l'achat des billets et les réservations doivent être faits à l'avance.Un séjour minimum ou maximum peut être exigé.Des restrictions quant à la date et l'horaire du voyage sont applicables, Le voyage à Los Angeles doit être effectué avant le 1er mars 1990.Les tarifs peuvent changer sans avis préalable.\"Tarif non valable du 20 au 24 tévricr, ni du 27 février au 3 mars 1990.Tarif non valable du 20 juin au 8 septembre 1990.__ L'Union des agents de la paix demande de déclarer illégale la pratique d'accorder des congés pour cause de «surpopulation» LISA BINSSE ¦ L'Union des agents de la paix en institutions pénales, qui représente tous les surveillants de prisons, a demandé hier à la Cour supérieure de déclarer illégale la pn.tique dans certains établisse* ments de détention d'accorder des congés à des détenus à cause de problème de «surpopulation ».Dans une requête déposée hier contre M.Sam Elkas, ministre de la Sécurité publique, et contre le procureur général du Québec, le syndicat affirme qu'en novembre, à Bordeaux, 222 détenus bénéficiaient de congés de «surpopulation», 495 détenus bénéficiaient de congés de toute nature et 1180 y étaient incarcérés.Le syndicat, qui veut aussi que soient déclarés illégaux tous les congés qui ne sont pas prévus par la loi, fait état dans sa requête d'une série de cas où des personnes condamnées à des peines de prison à Bordeaux, allant de 30 jours à trois mois de détention, étaient libérées le lendemain de leurs admissions, pour cause de «surpopulation».< Il apparaît évident, note le syndicat, que le ministre, le procureur général et M.Marc-André Laliberté, directeur général de la probation et des établissements de détention, ne sont plus capables d'exécuter les sentences d'emprisonnement prononcées par les tribunaux.En guise d'ajus-tement, un système de détention «en marge de la loi et des ordonnances des tribunaux» a été mis sur pied.Le syndicat affirme que M.Là-liberté est incapable de voir à ce que toutes les personnes condamnées à des peines de prison soient incarcérées.Il a mis sur pied un système*dit de «surpopulation», en vertu duquel il décide de l'utilisation maximale des locaux disponibles, et remet en liberté les autres.«Us ont érigé un système de dé- tention basé sur le nombre de cellules disponibles et non sur les ordonnances d'incarcération prononcées par les tribunaux.» Le résultat, selon le syndicat, est que les peines de prison ne sont pas purgées complètement.Le détenu est renvoyé chez lui dès.les premières journées de sa dé-! tention.Certaines peines sont abrégées sans que les conditions de réduction de peine prévues par la loi ne soient respectées.Des; peines de prison à être purgées en i fin de semaine, du samedi au dimanche, sont escamotés.: L'Union des agents de la paix soutient que la pratique de congés de «surpopulation» est contraire à la loi et contrevient notamment à la loi favorisant la libération conditionnelle des détenus.Avec son système, dit le syndicat, le directeur s'arroge les pouvoirs de la Commission québécoise des libérations conditionnelles en remettant en liberté des détenus qui n'ont pas fini de purger leur peine.Elle a poignarde son compagnon parce qu'il a refusé de lui acheter du hasch PIERRE BELLE MARE ¦ Parce que Jacques Sansoucy, 35 ans, a refusé de se procurer du haschisch pour sa compagne Jo-hanne Dubé, au terme d'une tournée dans les débits de boisson, il a reçu trois coups de couteaux lui valant quatre jours d'hospitalisation.Mais cet individu a déjà été condamné, en deux occasions, pour menaces de mort à l'endroit de sa compagne et pour voies de fait.Sa peine a été de verser 500 $ et ensuite 300 $ au Carrefour pour Elle, un centre d'héberge- ment pour femmes battues où f o-hanne Dubé est déjà allée se réfugier.Celle-ci est toutefois accusée de tentative de meurtre pour les événements survenus en septembre dernier lorsque, de retour à la maison avec son ami, elle s'est emparée d'un couteau pour en donner des coups au.coude gauche, à l'aisselle et à l'omoplate gauche de Sansoucy.Son procès s'est instruit hier, au Palais de justice de Longueuil, devant te juge Dionysia Zerbizias, qui préside un jury composé de sept femmes et de cinq hommes.Il ressort également du témoi- HOND A.NOUS AVONS DES ACCORD! 5à -.^v\u201e.______ gnage de Sansoucy que celui-ci, au moment de ses deux condamnations, le 24 avril et le 14 juin 1989, avait reçu l'ordre de la Cour de ne pas communiquer directement ou indirectement avec sa compagne au cours des deux prochaines années.Comme il n'a pas respecté les termes de sa probation, puisqu'il a cherché à entrer en communication avec (ohanne Dubé, lorsqu'elle a comparu au Palais de justice pour son accusation de tentative de meurtre, il a écopé d'un mois d'emprisonnement.Le jury entendra aujourd'hui le témoignage d'un jeune couple, qui gardait les deux jeunes enfants de l'accusée et qui était encore présent dans la maison, lorsque Sansoucy a été blessé par sa compagne.La Couronne est représentée par Me Michel Breton, tandis que la défense est assumée par Me Sylvie Aubin, auprès de qui l'accusée est restée assise tout au long de la journée.¦ y - Grande sélection pour livraison immédiate ! 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