Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1990-01-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" PLUS DE 6 000 MONTURES\t 352-1010\tVU 4.m\"'\tLOGICIEL Lotus 1-2-3 R3/2.2 429 S 13 - S 0 F, T iLl 0 0 1 if t.s\t| ,:!4'646-2259 Aujourd'hui: Partiellement ensoleillé et froid Minimum -11° Maximum -6° Demain: Nébulosité croissante et neige details cahier sports MONTRÉAL, VENDRED119 JANVIER 1990 106e ANNÉE N° 88 60 PAGES, 4 CAHIERS Hors de la.zone métropolitaine: 45 cents îles de La Madeleine: 90 cents Ailleurs au Québec: 50 cents Aujourd'hui v.A3 FÉTE DES NEIGES Plus de 700 000 visiteurs sont attendus a la 8e Fête des Neiges de Montreal, qui se déroulera cette année du 26 janvier au 4 février.E1 DÉFICIT Le ministre des Finances, Gerard D.Levesque, ne peut s'engager a maintenir à 1,5 milliard le déficit du Québec pour l'année 1989-90.B5 CAMPEAU Devant les actionnaires de la Banque Nationale, son president, Andre Bérard, affirme que Campeau Corp.doit être sauvée et le sera.\t\t\t\t ¦HE\t\t\t\t Sommaire Annonces classées\t immobilier.\t.011 a BIS marchandises.\t.B15.B16 \t.C8, C9 automobiles.\t.C9aC11 propositions d'affaires.\t.B10 .Arts et spectacles.\t.C1 à C6 Bandes dessinées.\t Or ici 96\tC11 .W 1 1 \tC12 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 W I 4b \tB5 à B10 Étes-vous observateur?\t.B11 \t \t La Presse des SIX-DOUZE.A8\t \tC13, C14 \tC11, S14 \t.C11 \tC7 \t.CI, C2 PAS (A rewe t>& dit que Se Canadien ne nera pas la Coupe la Presse Le Canadien ne gagnera pas la Coupe Stanley en 1990, prédit Alain Bonnier, de BIT, dont les 47 prédictions précédentes se sont toutes révélées justes.Ses plus récentes estimations dévoilées hier indiquent que les chances du Tricolore de défiler avec le fameux trophée ont maintenant chuté à 3,6 p.cent.Selon le protocole utilisé par cette entreprise de Laval qui se spécialise dans le développement sur mesure de logiciels de gestion, ce taux est suffisamment bas pour prédire le calme plat, rue Ste-Cathe-rine, en mai prochain.Les Bruins de Boston sont pour l'instant favoris, mais leurs chances, évaluées à seulement 14,8 p.cent, sont trop minces pour en faire une prédiction ferme a ce stade-ci de la saison.Une deuxième prédiction, visant la queue du classement cette-fois-ci: le couperet est désormais tombé sur les Canucks de Vancouver dans la division Smythe.Après les matchs disputés le week-end dernier, il est en effet apparu que leurs chances d'être éliminés avaient désormais franchi le seuil fatidique de 95 p.cent.BIT prédit que les Canucks ne\" participeront pas aux séries éliminatoires.Ils se joignent ainsi aux Nordiques de Québec dont l'élimination a été confirmée il y a belle lurette, c'est-à-dire le 22 novembre dernier.Les chiffres disent aussi que le nombre d'équipes assurées de participer aux séries éliminatoires est de neuf.Dans la division Adams, Boston, Buffalo, Montréal et Hartford ont d'ores et déjà acquis ce privilège.S'y ajoutent dans la division Smythe, Edmonton, Calgary, Winnipeg et Los Angeles; dans la division Norris, on ne retrouve que les Black Hawks de Chicago.Pour toutes les autres formations, le suspense demeure entier.Le classement par divisions Au chapitre du classement probable par divisions, des changements majeurs sont survenus au cours des deux derniers ¦ Autres textes et tableaux dans le cahier Sports mois, dont l'un concerne le Canadien.Les chiffres racontent que le Canadien a vu ses chances de finir en tête de la division Adams glisser de 17,9 à 5,8 p.cent.Sérieux avertissement à Serge Savard, dont l'équipe est venue à un cheveu (0,8 p.cent) d'être éliminée de la course au championnat.Le Canadien étant exclu de la Coupe Stanley, les Flyers de Philadelphie, pourtant 17e au classement, conservent des chances de réussir l'exploit.Selon les probabilités de BIT, ils ont trois fois plus de chances à ce moment-ci.Cette bizarrerie tient au mode d'appa-riement qui prévaut dans la ligue Nationale durant les séries éliminatoires.Am- voir bit en A 2 La Banque du Canada donne le signal d'une baisse des taux d'intérêt Le taux passe de 12,43 à 12,14 Lta Pou ne reçoit l'Ordre du Québe& PAUL DURIVAGE Le mouvement de baisse des taux d'intérêt au pays est bel et bien enclenché.La Banque du Canada a donne le coup d'envoi hier en réduisant de 29 centièmes de point son taux d'escompte qui passe de 12.43 à 12,14 p.cent.«C'est un changement de cap 1res clair», a commenté Gilles Soucy, chef de la direction de l'analyse économique au Mouvement Desjardins.Depuis presque un an, le gouverneur de la Banque du Canada, John Crow, menait une politique monétaire fer- me, maintenant le taux d'escompte à un niveau très élevé dans le but d'endiguer des pressions inflationnistes persistantes.La baisse du taux directeur, bien que supérieure à ce que prévoyaient les économistes ( les plus optimistes misaient sur un quart de point), est cependant encore insuffisante pour entraîner une baisse immédiate des taux hypothécaires, commerciaux et autres.Le taux privilégié qu'accordent les banques privées à leurs meilleurs clients se situe depuis mars dernier à 13,5 p.cent, le plus élevé de tous les pays occidentaux.\" voir taux en a 2 Mulroney attend la solution de Vander Zalm GILLES PAOUIN du bureau de Lit Presse OTTA WA Le premier ministre Brian Mulroney a refusé de s'avouer vaincu hier face à l'apparente volte-face de son homologue de Colombie-Britannique, Bill Vander Zalm, qui a demandé à son tour des modifications à l'Accord du lac Meech.«11 a signé l'Accord avec beaucoup de fierté et il Ta défendu vigoureusement depuis trois ans, nous allons voir ce qu'il nous propose», a lancé M.Mulroney, à l'issue d'une reunion du cabinet dans les collines de la Gatineau.S'adressant à ses concitoyens au cours d'une émission spéciale mercredi soir, M.Vander Zalm a déclaré que l'Accord du lac Meech était «inacceptable à la population de Colombie-Britannique».Il entend d'ailleurs faire parvenir des suggestions à M.Mulroney aujourd'hui dans le but de résoudre l'impasse constitutionnelle.Contrairement aux trois autres chefs de gouvernement qui s'opposent à l'Accord, M.Vander voir mulroney en A 2 PHOTO CP Le premier ministre Robert Bourassa a remis hier l'ordre du Québec à Mme Rose Ouellette, cette comédienne de 88 ans surnommée La Poune, lors d'une cérémonie officielle qui s'est déroulée à l'Assemblée nationale où 24 autres personnes ont été honorées.«Les Québécois sont collectivement redevables à ces femmes et à ces hommes parce qu'ils ont contribué à l'épanouissement et au rayonnement de notre société», a dit le premier ministre dans une courte allocution.Quatre Québécois ont été reçus Grands Officiers de l'Ordre; huit à titre d'Officiers et 13 autres ont été faits Chevaliers de l'Ordre.Nos informations en page B16 La Roumanie fait volte-face : des décrets sont annulés d'après AFP.A P.UPI et Reutcr BUCAREST ans une volte-face subite, le Conseil du Front de salut national roumain a annulé hier le référendum prévu pour le 28 janvier prochain sur la réintroduction de la peine de mort et la mise hors la loi du PC, revenant ainsi sur des décisions annoncées par ses trois principaux leaders.M.Silviu Brucan, membre du bureau exécutif du CFSN, a annoncé au cours d'une conférence de presse que l'Assemblée plénière du CFSN, réunie mercredi et hier matin, avait décidé d'annuler les deux décrets adoptés il y a une semaine «sous la pression de la foule».Le référendum n'a donc plus de raison d'être, a ajouté M.Brucan.La decision d'annuler les décrets, a-t-il précise, a été prise par 108 voix pour et quatre abstentions.L'annulation du référendum a été votée à l'unanimité.Cette décision, relèvent les observateurs à Bucarest, constitue un désaveu de taille pour les trois principaux dirigeants du CFSN, MM.Ion lliescu, Dumitru Mazilu et Petre Roman, respectivement président, premier vice-président du CFSN et chef du gouvernement.Le triumvirat avait annoncé, à la fin de la semaine dernière, après une manifestation anticommuniste place de la Victoire, en plein centre de Bucarest, la tenue d'un référendum le 28 janvier sur l'interdiction du PC roumain et la réintroduction de la peine de mort.Les trois dirigeants ont fait amende honorable devant l'assemblée plénière du CFSN, reconnaissant, chacun à leur tour, qu'ils avaient pris des «décisions erronées» sans avoir procédé à «une analyse profonde» de la situation.Procédant en quelque sorte a son autocritique, M.Mazilu a reconnu qu'il s'était laissé déborder par les manifestants qu'il avait voulu apaiser en reprenant «avec trop de facilité certains mots d'ordre» de la foule (NDLR: qui criait notamment: « Mort aux terroristes » ).Tout en soulignant qu'il assumait «pleinement la responsabilité de ses erreurs politiques du 12 janvier», M.Roman a reproché à M.Mazilu d'avoir changé la formulation du texte des décrets, ce qui l'avait induit en erreur lui et Ion lliescu.Il a admis cependant que M.Mazilu avait depuis fait preuve d'une attitude « humaine et sincère».Lors de la conférence de presse, M.Brucan a par ailleurs confirmé que M.Mazilu avait été, dans le passé, un officier de la Sec u ri tut c, la police secrète de Ceauses-cu, comme l'indiquait la presse, tout en soulignant que «peu de Roumains avaient fait preuve d'autant de courage que lui».L'assemblée plénière a par ailleurs décidé que dorénavant tous les décrets-loi suscitant des problèmes d'ordre politique et social devront être soumis au plénum du CFSN.Après près d'une semaine d'hésitations, la Roumanie est donc revenue à «la case départ»: la peine de mort est abolie du code pénal, Nicolae et Elena Ceausescu ayant été, selon la version officielle, les derniers condamnés à mort de la dictature.Quant aux partisans de Ceausescu et notamment les chefs de la Securitato.'M.Brucan a indiqué qu'ils «seront jugés en toute sévérité».En fonction de la gravite de leurs actes, ils seront passibles de la plus sévère peine prévue par le code pénal roumain, à savoir les travaux forcés à perpétuité.Les premiers procès commenceront la voir roumanie en a 2 NOS CARRÉMENT SUPÉRIEURS! B 10 véhicules de placement, performants et flexibles ¦ service personnalisé B conseils judicieux d'experts B rendements et ta u x hautement compétitifs V % pour un an.intérêt annuel pour 3 ans intérêt annuel * bux sujets j changer leni préavis Laval: 682-3200 Pointe-Claire: 694-5670 Ville Mont-Royah 341-1414 Outremont/Vincent d'Indy: 739-3265 Oulremool/Launef: 272-4777 Mil/ University: 871-7200 Mit/Place Ville-Marie: 861-8383 5995.bOUl.Gouin 0.: 745-1515 Anjou: 355-4760 LoSalle: 366-0730 Brossard: 466-2500 SMambert: 466-5656 ENRICHISSEZ VOS PLACEMENTS! TRUST GÉNÉRAL < A2# LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED119 JANVIER 1990 'ta grève suivra son SUITE DE LA UNE i cours à Hydro-Québec bit LIA LÉVESQUE de la Presse Canadienne ¦ Le Conseil des services essentiels n'a pas cédé a la demande de lu direction d'Hydro-Québec visant à suspendre la grève de ses 14 000 syndiqués.Il ne formulera pas non plus d'ordonnance visant a obliger le syndicat à respecter ses décisions.\u2022 » Le conseil a fait connaître sa décision par lettre, hier après-midi, aux deux parties.Il ne mentionne pas clairement dans la lettre qu'il n'a pas retenu les deux suggestions d'Hydro-Québec, mais cette conclusion est évidente.Le conseil se borne à répondre qu'il «ne juge pas opportun de convoquer les parties à une audience publique» pour étudier la plainte d'Hydro-Québec plus à fond.-Mme Carole Begin, porte-parole du Conseil des services essentiels, expliquait au cours d'un entretien téléphonique que l'organisme est «satisfait des explications reçues du syndicat» et qu'il n'a pas retenu les demandes d'Hydro-Québec, du moins «pas à ce stade-ci ».Dans sa lettre, l'organisme note que les retards dans l'exécution des travaux d'entretien prioritaires dénoncés par Hydro-Québec «se sont résorbés» et qu'ils sont maintenant effectués «de façon acceptable», sauf dans un cas.Il s'agit des câbles de première contingence, qui sont particulièrement utiles en cas de panne (ce sont des câbles de relève, qui minimisent l'impact d'une panne).Dans ce cas, le conseil sert un avertissement au syndicat, lui rappelant l'interprétation qu'il doit faire de sa décision concernant ce service jugé essentiel.La grève des 14 000 techniciens, employés de bureau et de métier se poursuit donc, comme avant.Les services essentiels sont maintenus, à savoir la réparation des pannes et la réalisation des travaux d'entretien jugés prioritaires pour la continuité du service.Réaction d'Hydro La porte-parole de la direction d'Hydro-Qpébec, Mme Francine Charest, s'est dite «déçue, désappointée» de cette décision du Conseil.Pour le moment, tout ce qu'Hy-dro peut faire est «d'évaluer l'impact et voir s'il y a un autre moyen » de s'assurer que les services essentiels soient dispensés en tout temps, sans délais.« Notre but était d'assurer la sécurité du public», justifie-t-elle.Mme Charest déplore le fait que même depuis la plainte d'Hydro, lundi dernier, la société d'Etat a enregistré «une vingtaine d'autres dérogations», dont des refus de faire du temps supplémentaire, contrairement à ce qui était prévu à la liste des services essentiels.Le meurtre de l'ex-policier Robert Lagacé serait résolu BRUNO BISSON * f 1 ¦ Quatre personnes ont été arrêtées, hier, par la police de Laval, relativement au meurtre d'un ex-policier, Robert Lagacé, abattu de quatre balles dans sa résidence du quartier Laval-des-Rapides, en septembre dernier.Un des quatre individus arrêtés hier.Do Hard Arsenault, 62 ans, sera formellement accusé aujourd'hui de meurtre au premier degré.Arsenault a été interpellé hier à son domicile de la paroisse de Saint-André d'Acton, près de Saint-Hyacinthe.Quant aux trois autres individus, que la police de Laval 'n'a pp.s voulu identifier, ils étaient toujours interrogés, hier soir, et pourraient eux aussi faire face à des accusations criminelles.- \u2022 \u2022 t Selon des sources de La Presse, deux de ces individus seraient des complices d'Arse-nault, payés par le quatrième suspect pour abattre Lagacé.Hier soir, le lieutenant-détective Marc Demers, de la police de Laval, s'est montré très prudent en refusant de divulguer lés liens existant entre les suspects.Il a laissé entendre qu'en plus de Dollard Arsenault, deux des trois individus interrogés pourraient être accusés aujourd'hui même relativement à ce meurtre.Le 11 septembre dernier, Robert Lagacé, 48 ans, parlait au téléphone avec un de ses frères lorsqu'un ou plusieurs individus se sont présentés à sa résidence de la rue De Rome, vers 18 h.Le frère de Lagacé aurait alors entendu la victime inviter son ou ses visiteurs à entrer.Ces derniers ont immédiatement ouvert le feu sur l'ex-po-licier, le tuant net de quatre balles au menton et au thorax.Le corps de Lagacé à été retrouvé par son frère sur le plancher de la cuisine de la maison familiale, sise au 9, rue De Rome, dans le quartier Laval-des-Rapides.Demain-dans La Presse i ¦ DOSSIER: le harcèlement sexuel au travail n'est pas un phénomène nouveau.Depuis 1980, les victimes dénoncent de plus en plus ces situations devant la Commission des droits de la personne.La Presse entreprend demain et jusqu'à mardi la publication d'un dossier sur le sujet.¦ ECONOMIE: qu'est-ce que nous achetons et vendons dans les pays de l'Europe de l'Est?Un bilan à l'aube d'une ère nouvelle.¦ LITTÉRATURE: les tensions entre les hommes et les femmes, source de nombre de volumes, dans le cahier Arts et spectacles.¦ TOURISME: Martial Dassylva revient de république Dominicaine où il a découvert un «p'tit Québec» en construction entre Sosua et Samana, sur la côte nord de l'île.La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 398 3689 1 ABONNEMENT 285-6911 J Le service des abonnements I est ouvert du lundi au p vendredi de 7 ê 18h.RÉDACTION 285 i PROMOTION 285 \\ COMPTABILITE Grandes annonces I Annonces classées 285 285- 7070 7100 6892 6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a 17h.285-7111 CRANDESANNONCES Détaillants National, Tele-Presse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations BIT prédit que le Canadien ne gagnera pas la Coupe si, pour gagner la Coupe, le Canadien devra d'abord atteindre la finale de Conférence.Pour y arriver, il devra battre, soit Boston, soit Buffalo, soit les deux.Or Boston et Buffalo forment les deux meilleures équipes du circuit.De son côté, Philadelphie est susceptible de rencontrer une moins grande résistance et a donc plus de chances que le Canadien de se rendre en finale de Conférence (52,4 p.cent contre 36.9 p.cent).A partir de là les équipes ont à peu près les mêmes chances de continuer jusqu'à la Coupe.Le handicap du Canadien, c'est qu'il risque plus que Philadelphie d'être « filtré» avant môme la finale de Conférence.?TAUX 285-7202 285-7306 l 285-7265 | 285-7320 I I .LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montreal H2V1K9 Seule la i Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de «LA PRESSE- et celles des 1 services de la Presse Associée et de Reuter Tous droits de reproduction des informations I particulières a LA PRESSE sont également reserves -Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400» Port de retour garanti.(USPS0O3692) Champlaln N.Y.12919-1518.I I RENSEIGNEMENTS I I I I I VENDREDI i 19 JANVIER 1990 285-7272 03 5-01 « LES ANNONCES CLASSÉES 285-7111 La Banque du Canada donne le signal d'une baisse des taux d'intérêt « Mais je ne pense pas que les banques pourront résister longtemps», a dit M.Soucy, qui prévoit un autre relâchement additionnel du taux d'escompte dès la semaine prochaine.Les institutions financières cherchent présentement à maintenir leurs taux élevés pour favoriser les dépôts à leur REÉR (Régime enregistré d'épargne-retraite).Selon l'économiste du Mouvement Desjardins, les taux bancaires pourraient ainsi baisser d'un à I V2 p.cent d'ici la mi-année.Les taux pratiqués sur les hypothèques d'un an pourraient même baisser de deux points, si la demande se fait forte au printemps.Cette opinion est d'ailleurs partagée par un nombre de plus en plus grand d'économistes.Môme réduits, ces taux demeurent néanmoins élevés, dit M.Soucy, rappelant que le taux de base des banques était de moins de dix p.cent il y a deux ans.«La Banque du Canada, tout en s'ajus-tant au contexte de ralentissement économique, reste prudente à la veille de l'introduction de la TPS (Taxe sur les produits et services), qui suscitera une hausse de 1,5 à deux p.cent des prix à la consommation», a-t-il dit.Dollar Entre-temps, le dollar a plongé hier de près d'un demi-cent face à sa contrepartie américaine.Le huard cote aujourd'hui à 85.36 cents US sur les marchés interbancaires, son plus bas niveau depuis novembre dernier.Il s'agit d'une baisse de 4b centièmes en un jour et de plus d'un cent depuis le sommet de 86,50 cents US marqué vendredi dernier, son plus haut niveau depuis dix ans.Selon les analystes, ce net recul du dollar est attribuable surtout au retrait des investisseurs étrangers du marché canadien des obligations à court terme.Ces investisseurs avaient appréhendé la baisse du taux d'escompte, estiment les analystes, et sont maintenant convaincus que cette tendance va se poursuivre dans les semaines à venir.«Le dollar canadien est très vulnérable», a commenté M.Soucy, rappelant le déficit de 18 milliards $ de la balance des paiements du Canada.Selon l'économiste du Mouvement Desjardins, il ne serait pas étonnant que le huard tombe à 83 cents d'ici la fin de l'année.Au delà, la Banque du Canada \u2014qui a accumulé un joli bas de laine ces dernières semaines\u2014 interviendrait.«La Banque ne peut pas le laisser choir davantage car cela aurait un trop grand effet inflationniste en augmentant le çrix des produits importés», a-t-il conclu.?MULRONEY Mulroney attend la solution de Vander Zalm Zalm était un des signataires de cette réforme constitutionnelle et il avait même fait adopter le projet à l'assemblée législative de sa province.«|'ai l'impression que M.Vander Zalm a de nouvelles idées à nous proposer.Il a dit qu'il était consistant et qu'il avait des principes, un homme qui a des principes suit certaines lignes de comportement», a ajouté M.Mulroney.Le premier ministre a indiqué qu'il avait téléphoné à M.Vander Zalm au cours de la journée mais uniquement dans le but de discuter de sa décision de rester à la tête de son gouvernement.«Nous n'avons pas traité de la question du Lac Meech», a-t-il dit.Malgré les critiques qui s'accumulent à l'endroit de l'entente constitutionnelle, M.Mulroney a affirmé que le travail de son envoyé spécial auprès des provinces, le sénateur Lowell Murray, se déroulait bien.Il a même soutenu que ce dernier enregistrait de «modestes progrès».Le premier ministre s'est dit prêt à réunir de nouveau ses collègues, si ceux-ci le souhaitaient, afin de conclure un accord parallèle.Il n'est toutefois pas question de modifier l'Accord du lac Meech et il doit d'abord être accepté tel qu'il est présentement, a-t-il précisé.«Ceci étant fait, si les partenaires veulent une discussion plus nuancée sur les dispositions d'un accord parallèle qui n'affectera pas celui du Lac Meech, cela pourrait se faire», a-t-il dit.Le sénateur Murray est d'ailleurs en train d'en discuter avec chacun des premiers ministres et doit faire rapport des résultats de sa tournée trans-canadienne dans quelques semaines.C'est à ce moment que le gouvernement fédéral fera connaître sa position finale.Pour M.Mulroney, la question du Lac Meech demeurera au premier plan de la scène politique jusqu'à la fin de juin.Plus l'échéance approchera, plus les gens devront se pencher sur l'Accord et sur les conséquences de son absence, a-t-il dit.«Son absence voudra dire l'émergence d'un autre genre de Canada, un Canada qui indiquera de plusieurs façons qu'il n'entend pas répondre aux aspirations légitimes du Québec», a affirmé M.Mulroney.Piqué au vif par ceux qui l'accusent de mener une faible défense de l'Accord, M.Mulroney a soutenu qu'il avait au contraire pris tous les moyens à sa disposition et parlé sur toutes les tribunes disponibles.Ceux qui préten-dent autrement font preuve «d'hypocrisie», a-t-il lancé.Visant ensuite l'aspirant au leadership libéral Jean Chrétien, M.Mulroney a nié que l'Accord^du lac Meech constitue une énorme concession du pouvoir fédéral aux provinces du fait qu'elle leur accorde un droit de veto.«La plus grande concession de pouvoir fédéral de l'histoire du Canada c'est d'avoir donné la clause \"nonobstant\" aux provinces», a-t-il dit en citant Paul Martin.Cela s'est fait en 1981 sous MM.Trudeau et Chrétien», a dit M.Mulroney.C'est en s'appuyant sur cette clause «nonobstant» que le gouvernement Bourassa a passé outre à la décision de la Cour suprême l'an dernier pour maintenir l'affichage en français au Québec.Le ministre des Transports, Benoit Bouchard, s'est pour sa part montré plus ébranlé par la nouvelle prise de position de M.Vander Zalm.«C'est une autre tuile dans la marc, mais les jeux ne sont pas faits», a-t-il dit.«Les jeux se feront dans l'intérêt du pays, je l'espère.La question est de savoir si nous définissons ces intérêts de la même manière», a lancé M.Bouchard.Admettant qu'il n'avait pas aimé la sortie de M.Vander Zalm, M.Bouchard a dit que les célébrations de la Saint-Jean ne seront peut-être pas celles que l'on voulait.S'il n'est pas ratifié par l'ensemble des provinces avant le 23 juin prochain, l'Accord deviendra lettre morte.?La Roumanie fait volte-face: des décrets sont annulés semaine prochaine, a confirmé M.Brucan sans autre précision.«Ces procès, a-t-il dit, sont difficiles à organiser car il est difficile de réunir des preuves.» Quant au Parti communiste, M.Brucan a réaffirmé que le PC n'existe plus car il «s'est identifié à la dictature».Soulignant qu'il comprenait la «haine du peuple roumain pour le PC», M.Brucan \u2014lui même ancien membre du PCR\u2014 a indiqué que le CFSN avait adopté à l'unanimité un décret-loi transférant d'office tous les anciens biens du PC à l'État.Le CFSN s'est aussi engagé à écarter progressivement tous les ex-communistes occupant encore des postes de responsabilité, tout en tenant compte de «la compétence professionnelle et de la moralité de chacun», a indiqué Silviu Brucan.Reste à savoir comment l'opinion roumaine, qui réclamait la tête des «terroristes» et voue une haine féroce aux anciens partisans de Ceausescu va accueillir ce recul du CFSN.Le plénum du CFSN a également discuté de la nouvelle loi électorale qui sera soumise à un débat public après consultation avec les partis politiques.La discussion portera notamment sur le fait de savoir si la Roumanie aura un régime bicameral ou d'assemblée unique, si le président de la république sera élu au suffrage universel direct ou par le Parlement et si le système électoral aura lieu au scrutin uninominal ou au scrutin de liste.11 n'est pas exclu, a indiqué M.Brucan, «qu'il y ait une certaine forme de contrôle international» des prochaines élections libres en Roumanie, initialement prévues en avril mais qui pourraient être retardées à la demande des partis d'opposition.M.Mazilu avait proposé que ces élections aient lieu sous le contrôle des Nations-Unies.D'autre part, le chef de l'Église orthodoxe roumaine, le patriarche Teoctist, en qui de nombreux fidèles voyaient un allié de l'ancien dictateur Nicolae Ceausescu, a démissionné hier.L'archimandrite Casian Craciun, qui a annoncé la nouvelle, a refusé de donner les raisons de la démission du patriarche, se contentant d'annoncer la prochaine publication d'un communiqué officiel.Enfin, deux des filles de l'ancien souverain Michel 1er de Roumanie sont arrivées hier soir à Par le trou béant laissé dans la vitrine de la maison de change dévalisée à coups de masse, cet employé annonçait aux clients que l'établissement était temporairement fermé à la suite du hold* Up.PHOTO PAUL-HENRI TALBOT.Li Presse Un vol inusité ¦ Un vol qualifié pour le moins inusité perpétré vers 15 h 50, hier après-midi, au bureau de change Fédéral et Commercial, à l'angle de la rue Peel et du boulevard de Maisonneuve, dans le centre-ville, a rapporté à ses auteurs quelque 65 000$ en devises canadiennes, américaines et étrangères.Portant des verres fumés et un chapeau comme tout déguisement, les deux individus armés ont utilisé une masse pour casser la vitrine et surprendre les deux employés qui étaient seuls dans l'établissement.Agissant avec rapidité, les voleurs ont fait main basse sur plusieurs tiroirs-caisses et ont ensuite disparu comme ils étaient venus, se faufilant par le trou béant laissé dans la vitrine.Les deux voleurs, l'un âgé d'une cinquantaine d'années, et son complice, âgé d'environ 30 ans, ont emprunté la station de métro Peel, située à moins de 10 mètres des lieux de leur crime, pour prendre la fuite sans être importunés.Le sergent-détective Paul Menard, du district 25, ainsi Sue les sergents-détectives Jlles Bergeron et Pierre Aubert, des vols qualifiés de la police de la CUM, étaient toujours à la recherche hier soir des auteurs de ce vol qui n'a cependant fait aucun blessé.Bucarest en provenance de Suisse.Le roi Michel 1er, exilé depuis 1948, a offert de retourner en Roumanie pour diriger une monarchie constitutionnelle.Les deux princesses, Margarita, l'aînée et l'héritière du trône, et Sophie, sont descendues de l'avion dans une bousculade de photographes et de cameramen, sous les flashes et les projecteurs.Sophie, consolée par sa soeur, a éclaté en sanglots en foulant de sol roumain.Les princesses sont en Roumanie pour rendre hommage aux victimes de la révolution de décembre et s'informer sur l'état du pays et ses besoins matériels.?Le maire de Washington arrêté pour l'achat de cocaïne d'après AFP, APet Reuter WASHINGTON Le maire de Washington, Marion Barry, a été arrêté hier soir pour l'achat de cocaïne dans un hôtel de Washington, à annoncé la chaîne de télévision NBQ confirmée par le département de la justice.Ce dernier a toutefois refusé de donner des détails et a annulé une conférence de presse à ce sujet, quelques minutes après l'avoir annoncée.Selon la chaîne de télévision NBC, le maire, âgé de 53 ans, a été pris en flagrant délit au 7e étage de l'hôtel Vista par des agents fédéraux et la police de Washington.Maire de la capitale fédérale américaine depuis 11 ans, Marion Barry avait fait l'objet d'accusations diverses dans la presse \u2014citant des témoignages précis\u2014, d'avoir acquis et consommé de la cocaïne.Mais le maire avait toujours démenti se droguer et il n'avait jamais été inculpé.Le dernier témoignage accusateur avait été celui d'un de ses anciens amis, Charles Lewis, reconnu lui-même coupable de trafic de cocaïne aux Iles Vierges et qui avait déclaré sous serment avoir fourni du crack \u2014dérivé puissant de la cocaïne\u2014 au maire au moins trois fois, dans un hôtel de la capitale.Marion Barry avait fait part de son intention de se présenter aux élections pour un quatrième mandat de maire en novembre prochain.Selon la station de télévision américaine WUSA, un médecin aurait informé la police que M.Barry avait été soigné pour overdose en 1983.Il était surveillé par la police locale et le FBI et faisait l'objet d'une enquête pour usage présumé de cocaïne.Où donner de son sang ¦ Aujourd'hui, la Croix-Rouge attend les donneurs aux endroits suivants : \u2022 à Montréal : Centre permanent de la Croix-Rouge, 3131 est, rue Sherbrooke, de9hà 18 h; \u2022 à Montréal : Hôpital de Montréal pour enfants, salon Ross, 2300, rue Tupper, de 10 h a 16 h; \u2022 à Montréal : collecte des travailleurs de la construction, organisée par le Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (internationale), église Saint-Damase, sous-sol, 7659, 20e Avenue, de 10 h à 20 h 30.Correctif ¦ Dans un article publié le 10 janvier relatif à des procédures prises en Cour supérieure par M.Lam Chan Tho pour venir en aide aux réfugiés vietnamiens à Hong Kong, il s'est glissé une erreur dans le troisième paragraphe.Il aurait fallu y lire : «Dans sa requête, l'ingénieur de Montréal demandait aussi au tribunal d'ordonner au comité de parrainage de prendre, à Hong Kong, les procédures nécessaires pour empêcher le gouvernement britannique de poursuivre sa politique de rapatriement forcé vers Hanoi des Vietnamiens présentement dans les camps de réfugiés».Le paragraphe, tel que rédigé à l'origine, laissait croire que M.Tho demandait à Cour supérieure d'émettre cette injonction alors que celle-ci n'a pas le pouvoir de forcer le gouvernement de Hong Kong à agir.Nous nous excusons de cette erreur et des inconvénients qu'elle aurait pu causer.S LA PRESSE, MONTREAL, VENDRED119 JANVIER 1990 A3 Antoinette Lashley La disparition de Mlle Lashley cachait-elle un meurtre ?MARCEL LAROCHE ¦ Le cadavre d'une inconnue exhumé d'un cimetière de Lon-gueuil, sur la Rive-Sud, au mois d'octobre 1989, a formellement été identifié comme étant celui d'Antoinette Lashley, une Montréalaise mystérieusement disparue il y a près de quatre ans.Depuis plusieurs mois, les policiers de la section des homicides de la police de la CUM tentaient de faire un certain rapprochement entre l'étrange disparition d'Antoinette Lashley survenue le 9 juillet 1986, à Montréal, et 5?découverte du cadavre nu d'une jeune inconnue, le 18 juillet de la même année, dans les rapides de Lachi-ne.L'identification .positive de la jeune femme originaire de Trinidad a été rendue possible grâce à des analyses d'ossements et de comparaisons radiographiques.Les policiers attendent maintenant les résultats d'autres expertises en laboratoire effectuées sur les restes squelettiques d'Antoinette Lashley afin d'élucider toute cette sordide histoire qui pourrait bien cacher un assassinat.Antoinette Lashley avait 32 ans, à l'été 1986.et cohabitait depuis huit mois avec un homme de 57 ans, lorsqu'elle est mystérieusement disparue de son appartement de la rue Saint- Mathieu, dans le centre-ouest de la métropole.À cette époque, cette jeune mère d'un garçonnet de huit ans avait déjà exprimé son intention de rompre sa liaison amoureuse avec ce camionneur de plus de 25 ans son aîné.Deux jours après la disparition de sa jeune maitresse.l'homme transférait son petit commerce de camionnage à l'un de ses fils, vidait tous ses comptes de banque et quittait le Québec pour aller s'installer en Californie.Quelques jours plus tard, le 18 juillet 1986, le cadavre nu d'une femme était repêché des eaux, dans les rapides de Lachine.Une autopsie pratiquée sur cette femme dont l'identité n'a jamais été clairement établie, attribuait sa mort à une noyade.Au même moment, les policiers découvraient qu'une automobile louée à Dorval par l'ami de coeur de Lashley avait été retrouvée incendiée dans un terrain de stationnement d'un concessionnaire d'autos de Thunday Bay, dans le nord de l'Ontario.Malgré les appréhensions d'Eg-bert Lashley, résidant de 1'Alberta qui a toujours prétendu que sa soeur avait été victime d'un assassinat, les autorités décidaient, en décembre 1986, d'inhumer le cadavre de l'inconnue repêché à Lachine.Ce n'est qu'en juillet 1988, après que les policiers eurent retrouvé dans le fleuve Saint-Laurent, à la hauteur de Tracy, à une cinquantaine de kilomètres de Montréal, un sac en plastique contenant des vêtements féminins ainsi qu'un passeport émis au nom d'Antoinette Lashley, que toute l'affaire refaisait surface.Apres plusieurs mois d'enquête, les sergents-détectives Yves Brien et André Charette, des homicides de la police de Montréal, obtenaient l'autorisation d'exhumer le cadavre de l'inconnue enterrée dans une fosse commune, au cimetière «Près du fleuve», à Longueuil.L'exhumation du corps et les résultats des examens sur les restes squelettiques ont permis de confirmer qu'il s'agissait bien d'Antoinette Lashley.Les policiers devront cependant attendre les résultats d'autres expertises effectuées sur le corps d'Antoinette Lashley avant de connaître la véritable cause de cette mort suspecte.\u2022 ,-r.r- ^ Le Faubourg Québec sera amputé du tiers Le nouveau quartier résidentiel doit prolonger le Vieux-Montréal par l'est, en direction de la brasserie Molson MARIANE FAVREAU B Faubourg Québec, ce nouveau quartier résidentiel qu'envisage la ville de Montréal entre la rue Saint-Antoine et le fleuve, à l'est de la rue Berri, aura une superficie moins grande que prévue et fera l'objet d'un concours international de design.L'administration Doré lancera ce concours dans les prochains mois, dès que sera connu le concept préliminaire d'aménagement confié à la Société d'habitation et de développement de Montréal, une société paramuni-cipale.La superficie du projet a été amputée d'environ un tiers par la vente récente de terrains à la brasserie Molson qui y détenait un droit de préemption.Il s'agit d'un territoire de quelque 300000 pieds carrés formant un quadrilatère imparfait entre la rue Notre-Dame et le port, à l'est du prolongement de la rue Amherst.Par ailleurs, le terrain d'une partie du secteur sera rehaussé d'une trentaine de pieds, ce qui lui redonnera sa topographie originale, expliquait au cours d'une entrevue M.John Gardiner, membre du comité exécutif de la ville et responsable de l'aménage-.ment.Au 18e siècle, il y avait là un plateau, prolongeant celui qui est brusquement coupé à l'est de la rue Berri.En remblayant, on remettra donc la rue Notre-Dame (actuellement en viaduc) à un niveau normal par rapport aux immeubles qui la borderont.Et l'on cachera aussi la voie ferrée du port aux futurs résidants.La zone tampon entre le quartier résidentiel et la zone industrielle se situera juste à l'est du prolongement de la rue Amherst.La compagnie Molson qui vient d'acquérir des terrains d'abord prévus pour Faubourg Québec, y construira un garage: son toit ne dépassera pas la hauteur du remblayage et servira à des fins municipales, probablement comme parc, indique M.Gardiner.II assure aussi que, même amputé du tiers de sa superficie.Faubourg Québec devrait comprendre approximativement le même nombre de logements que le pro- jet initial, entre 1 500 et 2000.le rôle de tampon étant joué par le futur garage à terrasse.Il indique également que la ville étudie l'intégration de 40 p.cent de logements sociaux dans le projet.«Mais tout dépendra de la typologie des logements retenus, des coûts de dépollution du terrain et autres.Il faudra bien chiffrer avant de décider.» Il tente de persuader le gouvernement fédéral de réaliser au Faubourg Québec un «projet de démonstration », spécialement subventionné.Habitat 67 en était un qui illustrait de nouvelles techniques de construction.Faubourg Québec pourrait en être un «où l'on crée un nouveau quartier socialement intégré».Double transaction Le territoire d'abord envisagé pour ce développement domiciliaire devait comprendre l'an- cienne cour de triage du Canadien Pacifique et les propriétés municipales s'étendant à l'est de la rue Berri jusqu'aux installations de la Molson.Et cela, de la rue Saint-Antoine au port.À cette fin, la ville a acquis les terrains du Canadien Pacifique le 31 mars 1988.Il s'agit d'une superficie de 759 420 pi.carrés, payée 9,8 millionsS.Mais en vertu d'une clause d'un contrat antérieur ( 13 février 1987) la ville était liée à la compagnie Molson : elle devait d'abord lui offrir les terrains du Canadien Pacifique avant de les vendre à quiconque pour son développement domiciliaire.«Inutile de dire que la découverte de cette clause, négociée sous l'ancienne administration, fut toute une surprise pour nous», indique M.Gardiner.Mais il trouve très correcte l'attitude de la Molson qui n'a finalement acquis qu'une partie des terrains auxquels elle avait droit.La ville lui a donc vendu, le mois dernier, une parcelle de 300000 pi.carrés, soit environ 40 p.cent des terrains du Canadien Pacifique, pour 3.5 millionsS.La ville conserve les «droits superfi-ciaires» évalués à 1 millions au-dessus du garage qu'érigera la compagnie.Elle pourra donc y faire toute construction, implantation ou aménagement qu'elle souhaite.Mais les coûts supplémentaires de construction qu'en-traîne cette utilisation, estimés a un peu plus de 2 millionsS, seront à la charge de la ville.Si tout va bien.M.Gardiner estime qu'on peut commencer à installer les infrastructures des futures rues au printemps 1991.Quant au concours international de design, il le justifie par l'importance du projet qui sera « une extension du vieux quartier, une extension du berceau de Montréal, situé au bord de l'eau.» La Fête des neiges: pour la famille et.700000 visiteurs GEORGES LAMON ¦ Pour les Montréalais, le retour de l'hiver, c'est aussi la mise en branle d'une foule de loisirs familiaux qui leur permettent d'apprivoiser cette saison avec le moins d'inconvénients possible.Avec la Fête des neiges, qui est célébrée cette année pour la huitième fois, Montréal revivra, du 26 janvier au 4 février, une grande séance d'initiation culturelle à travers une trentaine de lieux de loisirs disséminés aux quatre coins de la ville.Que ce soit au centre-ville, dans le Vieux-Port, dans les quartiers, dans l'île Notre-Dame et l'île sainte-Hélène, au parc Angrignon, toute la ville pourra participer à cet événement hivernal.On attend quelque 700000 amateurs de plein air (160 000 de plus que l'an dernier) à cette féte familiale dont le slogan est «l'y participe en famille».En espérant que le froid et la neige seront de la partie.photo .rené picard.La Presse Boule de neige, mascotte de la Fête des neiges, en compagnie du président du comité organisateur, Raynald Beaupré et de Léa Cou-sineau, membre du comité exécutif de la ville de Montréal «La Féte des neiges, c'est un événement familial et montréalais, précise Mme Léa Cousineau, membre du comité exécutif de la ville de Montréal et marraine de la féte, en lançant le programme hier midi à l'île Notre-Dame.Ce sera une sorte de vaudou des neiges où chacun pourra choisir un lieu de participation pendant ces dix jours intensifs de festivités.» Pour le président du Comité organisateur.M.Raynald Beaupré, c'est aussi une armée de 500 bénévoles qui se dépensera avec des dizaines de commanditaires tant dans ies quartiers que dans les îles.Qui dit neige dit nécessairement sculpture.Ainsi, au nombre des activités prévues, on retrouvera le concours de sculpture de neige si populaire, à caractère provincial et même mondial.En plus il y aura des concours de sauts de barils, la course de canots, du patinage, des glissades et du ski de randonnée ainsi qu'un centre de ski alpin et de ski de fond sur la place lacques-Cartier et au Vieux-Port de Montréal, avec remonte-pente et canons à neige.Un concours de photos des plus beaux moments de cette Fête des neiges permettra aux amateurs de photographie de mettre leur talent à l'épreuve.Pour renseignements: 525-1868.Dès midi, jeudi prochain, en prélude à l'ouverture officielle de la Féte des neiges, le sculpteur sur neige.Laurent Godon tentera de réaliser un exploit jamais tenté, soit exécuter le plus grand nombre de sculptures en 24 heures.Ce Québécois veut ainsi tenter de faire reconnaître ce record par la maison Guiness.Un supplément de seize pages comportant le programme desfestivités sera inséré dans l'édi-.lion du samedi 20 janvier de £3K Presse.Pour informations, appev 1er le 872-6093.Les secrets du démarrage des autos à injection d'essence RICHARD FORTIN ¦ Les trois quarts des automobilistes éprouvent des difficultés à faire démarrer par temps froid leur voiture munie d'un système à injection d'essence.Selon une analyse effectuée par le Club automobile (CAA), tout indique que les conducteurs ont conservé les habitudes de démarrage acquises avec des voitures équipées d'un carburateur.«En transposant cette méthode aux automobiles dotées d'un système à injection à essence, c'est la panne assurée», a affirmé hier M.Pierre Beaudoin, du service routier de CAA-Québec.Le CAA-Québec a quelque raison de se plaindre de l'ignorance de ses membres.Quelque 48000 dépannages ont été effectués par le Club automobile en décembre contre 24000 l'an dernier.Cette demande accrue a coûté 525000$ à Montréal seulement.«Il faut surtout éviter d'actionner la clef de contact à plusieurs reprises, a expliqué M.Eric Le-françois, porte-parole du CAA.Cette manoeuvre peut déclencher le système d'enrichissement du mélange air-essence et noyer le moteur.L'essence se mêle à l'huile dans le carter, ce qui peut entraîner des déboursés importants.Il faut alors remorquer la voiture au garage, effectuer la vidange d'huile et changer les bougies.» M.Lefrançois a insisté sur la nécessité de consulter le manuel du propriétaire.«Les recommandations des manufacturiers varient selon les modèles et il est important de s'y conformer», a-t-il dit.PHOTO JEAN GOUPIL U Presse M.Pierre Beaudoin du CAA-Québec fait fonctionner un simulateur de système à injection d'essence électronique multipoints.Un ordinateur module la quantité d'essence «injectée» dans le cylindre.Citons entre autres curiosités le cas de la Ford Thunderbird 1990 qu'il est impossible de faire démarrer sans appuyer sur la pédale de frein.Les Toyota sont moins exigeantes, quoique plus subtiles.Par temps très froid, il est recommandé d'appuyer à fond sur l'accélérateur à trois reprises avant de lancer le moteur.Le démarreur ne doit pas être engagé plus de 15 secondes à la fois.Pour les Ford équipées d'un moteur V6, il est indiqué d'enfoncer l'accélérateur au quart de sa course au deuxième essai et à fond au troisième.Il faut attendre, deux minutes avant de faire une nouvelle tentative.Les Volkswagen ne tolèrent un léger coup d'accélérateur que par un froid arctique.Le démarreur' ne doit être actionné que 30 secondes à la fois au maximum.\u2022 Le CAA recommande également aux automobilistes de crin-* suiter leur manuel chaque fois qu'ils changent de voiture, même s'il s'agit dun véhicule de même marque d'un modèle plus récent.Par temps plus clément, il n'est jamais utile d'appuyer sur l'accélérateur au démarrage.Dans tous les cas, il est indiqué de couper tous les circuits électriques (dégivreur, phares, système de ventilation).On souligne en effet que par moins 29 degrés par exemple, l'énergie de la batterie disponible au démarrage n'est que de 18 p.cent de sa puissance nominale, et que l'énergie requise par le moteur est deux fois et demi supérieur à ce qu'elle est sous les tropiques.LES 4 SALONS 1 DE LA REUSSITE rj) des Un cahier spécial à ne pas manquer dans demain A4« IA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED119 JANVIER 1990 \u2022 * \u2022 Insomnie, perte d'appétit sexuel affligent les étudiants de Poly FRANÇOIS FOREST ¦ Troubles d'appétit, insomnie, petlr irrationnelle, irritabilité, hyperacousie, manque de concentration, perte d'appétit sexuel et phobies sont au nombre des affections qui se manifestent encore chez de nombreux étudiants qui ont assisté de prés ou de loin à la tuerie du 6 décembre dernier à l'École polytechnique de Montréal.Toutes les statistiques n'étant pas encore analysées, il est impossible aux autorités universitaires dé connaître exactement le nombre d'étudiants qui ont consulté des psychologues, mais selon les données que l'on connaît \u2014 cinq hommes pour une femme \u2014, Gilles Lussier, psychologue attaché à l'École, croit que les jeunes hommes ont profité en grand nombre des sessions d'information organisées pour ventiler les émotions.Il ressort à la suite des entrevues avec les psychologues qu'une grande majorité d'étudiants ont tenté d'oublier au plus vite l'événement pour se concentrer plutôt sur les examens.«Ceux-là, indique Cilles Lussiez vont peut-être s'en sortir parce qu'ils sont jeunes, qu'ils sont habitués à des stress importants.Et à l'École, ils peuvent toujours en parler et s'informer sur les symptômes post-traumatiques qui pourraient se présenter.» Une fois estompées colère et tristesse, les jeunes femmes et les jeunes hommes de Poly ont exprimé des sentiments différents.C'est ainsi que les femmes ont trouvé difficille de parler de l'événement en raison du discours anti-féministe de l'agresseur.Elles ont révélé en entrevue qu'elles étaient sensibles à ce que leurs confrères avaient vécu (culpabilité, impuissance), mais qu'il semblait «difficille de leur en parler parce qu'elles n'étaient pas sûres d'être comprises».Face au discours de l'agresseur, certains hommes ont cultivé un sentiment de culpabilité et d'impuissance pendant que d'autres s'inquiétaient précisément de toute absence de réactions.Les étudiants étrangers, venus du Liban ou du Kenya, habitués d'être confrontés à la violence, à des meurtres collectifs et sélectifs, ont eu l'impression de se retrouver dans une situation qu'ils fuyaient, pendant que les Québécois de souche «pensent toujours que ce genre de choses n'arrive qu'ailleurs».Claude Prat te, directeur du Service d'orientation et de consultation psychologiques de l'Université de Montréal, qui a dirigé une quarantaine de psychologues au plus fort de la crise, insiste pour dire que les hommes ont vécu les messages contradictoires de culpabilité lancés par les médias.«Comment ne plus vouloir être le sauveur et en même temps tenter de sauver les femmes?».Les femmes se sont également interrogées sur la violence quotidienne même si elle n'est pas suivie nécessairement d'une attaque.Un autre psychologue ajoute: «Manifestement, la majorité des étudiants ne veulent plus en parler.Il peut y avoir là des chocs réprimés.Des personnes fragiles qui ont pu se terrer après les événements ou qui avaient vécu des épisodes de violence familiale, pourraient éprouver des symptômes post-traumatiques.Ceux-ci peuvent se manifester deux mois ou même six mois après l'événement et les plus fréquentes manifestations sont généralement les troubles d'appétit, du sommeil et des difficultés à rire.» Quelques jours après la rentrée, donc six semaines après le drame, les locaux marqués par le drame ayant été repeints, d'autres psychologues sont encore sensibles à Ipto-quêbec Tirage du 9001-17 Vous pouvez miser jusqu'à 20 h le mercredi i® et le samedi 3 22 27 46 48 49 No complémentaire: 19 GAGNANTS LOTS 6/6 1 4 «782M0S 5/6-»- S 1G 293.68 SI6 224 2955,1» 4/6 I7.CS 3/6 SS524 10,00$ VENTES TOTALES: 17 979 251,00$ PROCHAIN GROS LOT IAPPPOXIMATîf): 2 000 000,00$ PROCHAIN TIRAGE: 9001*20 ûE^r le réseau des tirages de Loto-Québec Les modalités d'encaissement des bfttets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.l'atmosphère oui semble planer sur le campus.Leur opinion se résumerait à ceci: «Qu'on arrête d'en parler, qu'on retrouve nos activités normales puisque c'est fini.» Il faut veiller, disent les spécialistes, de tomber dans le piège qui suit souvent ces états de crise et qui consiste pour certaines victimes à vouloir en parler encore, surtout avec des gens qui ont partagé le drame avec la même intensité.Les 26 psychologues de la Corporation des psychologues ont reçu 249 appels dans les trois jours qui ont suivi le drame; ces appels ont été logés par des étudiants, leurs parents et amis et même par kj public en général.Plusieurs parents s'inquiétaient de ce que certains de leurs enfants se terraient chez eux, incapables de réagir.Des services psychologiques ont été offerts ou ont été sollicités par des journalistes, des policiers, des employés de l'université qui ont eu à travailler, intervenir ou nettoyer pendant et après le carnage.Un autre parent s'est inquiété du fait que son fils voyait des corps étendus par terre dès qu'il s'allongeait pour dormir.Certains étudiants ont ressenti très durement la «culpabilité du survivant» et les reproches d'inaction qui leur ont été adressés dans certains médias.Plusieurs femmes, selon la Corporation, ont vécu comme une blessure propre le fait que la tuerie ait été dirigée contre leurs semblables,' remettant en question leur place dans la société et leurs relations avec les hommes.La Corporation estime qu'à l'opposé certains hommes (qui n'étaient pas nécessairement des étudiants) ont vu là l'occasion d'exprimer ouvertement leur agressivité envers les femmes.Autre étonnante constatation: bien avant que Marc Lépine ne soit identifié comme l'agresseur, plusieurs mères, s'adressant aux psychologues, ont dit craindre que leur fils soit le tueur de Poly.Rien de moins! Après l'identification du meurtrier, les mères bouleversées demandaient aux psychologues si à leur avis «ce fils qui leur causait tant de problèmes, pourrait éventuellement se transformer en criminel de cette sorte».Le directeur du service de consultation psychologique, Claude Pratte, retient qu'en six semaines il est à peu près impossible d'évacuer toutes les tensions.Pour cette raison, tout au long de l'année scolaire, des groupes d'entraide entre étudiants directement touchés \u2014 ceux des classes de matériaux et de mécanique, par exemple \u2014 seront appelés à se retrouver.CONCRÉTISEZ VOS REVES DE USSTTE * ft AS» as suivi cette hausse, si bien que a moitié des ménages locataires de Montréal consacrent plus du quart de leurs revenus pour se loger, a'fait valoir le regroupement en conférence de presse, hier.L'organisme entend faire campagne au cours des prochains mois en faveur du contrôle obligatoire et universel déà loyers.Car, selon les porte-parole du Regroupement, la Régie du logement n'intervient que dans deux à trois p.cent des baux signés chaque année.Et ses décisions ne font que suivre les tendances du marché, déplore le regroupement.L'organisme joint ainsi sa voix à celle du Front de réaménagement urbain (FRAPRU) qui réclamait la semaine dernière l'instauration d'un régime de contrôle des loyers.En cette période qui précède les renouvellements de baux \u2014 les avis d'augmentation pour les baux expirant le 30 juin doivent être acheminés le 31 mars\u2014, la Régie du logement a de son côté publié hier une série d'indices économiques déterminant le prix des loyers.On y apprend qu'en 1990, il convient de prévoir une hausse de 2,4 p.cent du coût du mazout, qui avait baissé de 4,2 p.cent Tannée précédente.Les propriétaires de logements «branchés» sur la bi-énergie doivent aussi tenir compte d'une augmentation substantielle: sept p.cent, contre une baisse de 10 p.cent en 1989.Du côté de l'électricité, l'augmentation prévue de 4,5 p.cent est légèrement supérieure à celle de l'an dernier ( 3,9 p.cent ).En revanche, les frais d'entretien ne devraient augmenter faiblement que de un p.cent, contre 6,7 p.cent l'an dernier.Dans les prochaines semaines, la Régie doit publier un guide qui permettra aux propriétaires et locataires de cheminer à travers tous ces indices, a indiqué Mme Reine Saidah.porte-parole de l'organisme.\u2022â Gérald LeBlaric LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED119 JANVIER 1990 Des 106 millionsS promis pour l'est, à peine le quart a été «dépensé ou engagé» ACfttS GHUPA_ ¦ Pressés par le temps, les responsables de la relance économique de l'Est de Montréal craignent de voir s'envoler en fumée une partie des $106 millions que leur a promis, il y a deux ans, le gouvernement du Québec.Le fonds de relance annoncé par Québec en février 1988 était éche- FOURRURES FOURRURES 3692, RUE ST-DENIS 288-9959 PRÈS DE SHERBROOKE/MÉTRO SHERBROOKE / lonné sur trois ans.Or, presque deux ans plus tard, à peine 26,9 millions S ont été «dépensés ou engagés», montre un rapport de l'Office de planification et de développement du Québec (OPDQ).Et Pro-Est, l'organisme qui coordonne les soins intensifs dispensés à ce quartier à l'économie défaillante, a entrepris des démarches auprès du ministre responsable de la région de Montréal, M.Daniel Johnson, lu.demandant de garantir que l'argent promis ne deviendra pas «périmé» s'il n'est pas dépensé d ici un an.Une rencontre avec le ministre lohnson à ce sujet doit avoir lieu le mois prochain, a indiqué le directeur de cet organisme, M.Gaétan Desrosiers.Plusieurs volets de l'aide québécoise ont mis du temps à démarrer, constate-t-on dans l'Est.Ainsi, il aura fallu un an pour mettre sur pied le «comité aviseur» qui administre l'enveloppe de $12 millions consacrée à l'adaptation de la main-d'oeuvre.Trois millions de dollars, soit le quart de ce budget, ont été attribués jusqu'à maintenant, affirme le rapport de l'OPDQ, daté de novembre dernier.«Si nous avions derrière nous 18 mois de travail au lieu de huit, c'est sûr que nous serions rendus plus loin », a reconnu hier le président du comité, l'ex-chef syndical Yvon Charbonneau.«Maintenant, nous avons six ou sept projets en cours, et d'autres à l'étude; nous avons pris notre vitesse de croisière», a précisé M.Charbonneau.Selon ce dernier, une récente directive du Conseil du trésor, en vertu de laquelle toute dépense supérieure à 2000$ doit recevoir le feu vert d'un sous-ministre, ne va pas précisément accélérer le programme.«La relance économique, ce n'est pas un sprint, mais une course de fond, souligne de son côté Gaétan Desrosiers.Si le programme de formation de la main-d'oeuvre accuse un retard, ce n'est pas en raison d'une attitude nonchalante.C'est impossible de tout démarrer en même temps.» ¦ Mais, ajoute-t-il, «nous ne pouvons pas permettre que le couperet tombe sur le fonds de relance».«Le programme de formation a été annoncé avec beaucoup de publicité sur papier glacé.Mais nous n'avons toujours aucune garantie que les 12 millions $ seront effectivement dépensés», s'inquiète pour sa part la députée de Maisonneuve, Mme Louise Harel.D'autres volets de l'aide québécoise trament également de la patte, selon l'OPDQ.Ainsi, un programme d'aide à la modernisation et à la diversification des grandes entreprises n'a donné lieu qu'à des investissements de 0,4 million $, sur les trois millions prévus sur trois ans.Un programme de «congés d'intérêts sur les prêts participatifs» a occasionné des dépenses de 1,3 million $ sur 15 millions $.En comparaison, Ottawa, qui avait échelonné son aide de 275 millions $ sur cinq ans, a déjà octroyé 35 p.cent de cette somme.La Ville de Montréal a pour sa part investi 37 p.cent des 90 millions $ qu'elle prévoyait consacrer à la relance de 1 Est en cinq ans.Tous ces efforts de relance donnent-ils des résultats?L'étude de l'OPDQ ne permet pas vraiment de mesurer l'efficacité des remèdes administrés à l'Est de Montréal depuis deux ans, mais l'organisme juge que dans l'ensemble, la santé économique de l'Est s'est «améliorée».L'Office note toutefois qu'après avoir baissé de 10,5 p.cent de 1986 à 1988, le chômage dans l'Est a légèrement augmenté durant le premier semestre de 1989.Cette remontée du nombre de prestataires de l'assuran-ce-chômage a été observée, avec une intensité moindre, sur l'ensemble de l'île de Montréal.La position de l'Est sur le tableau de l'emploi à Montréal ne s'est guère améliorée, indique le rapport.En 1986, 20,4 p.cent des chômeurs montréalais habitaient ce secteur de la ville.Aujourd'hui, ils sont un peu plus de 21 p.cent.Paradoxalement, en même temps, les rangs des assistés sociaux tendent à diminuer, constate le rapport.Il est toutefois difficile d'interpréter ces fluctuations, admet-on à l'OPDQ.Et de toute façon, il est encore trop tôt pour mesurer l'impact des efforts dé relance.UM au Salon de l'auto (jusqu'à dimanche seulement) Dépêchez-vous de passer au kiosque Toyota pour participer au tirage* d'une Tercel.Apportez votre bon de participation avec vous.*Ouvert à toute personne possédant un permis de conduire valide.Règlements complets du concours au kiosque.Votre concessionnaire TOYOTAS?^ r I I I I I I I I I I I I I I I I L Bon de participation Nom Adresse Code postal Téléphone:__ (Rés.) «Question: \u2022 \u2014-efifT \\ ¦ Nommez trois voitures Toyota à 4 roues motrices permanentes: LP I - | i - I _ I I _ I I (Travail) | i i i i ! \u2014 I .-J ¦ > un complet de qualité supérieure pour seulement $248.Quelle façon avantageuse de commencer 1990 avec raffinement chez A.Gold & Sons.» à {Mïuit Chez A.Gold & Sons nous l'appelons la Mode des Affaires.Ce sont des complets qui non seulement font excellente impression, mais la bonne impression.Us sont l'image de la réussite et du succès.0 Elégante confection à simple ou double boutonnage et pantalons avec plis.Tailles 38 à 46, courts, réguliers et élancés dans les meilleurs tissus importés.Superbe gamme de modèles contemporains, motifs et couleurs.Exactement ce que vous espériez de A.Gold & Sons.Où les complets d'affaires se portent bien et à partir de $248 seulement.Et souvenez-vous.,, chez A.Gold & Sons: «Nous ne signons que des vêtements qui vous vont à la perfection.» ¦ m m .\u2022:.r>.\u2022\u2022\u2022\u2022 ri''- m Ri m ¦ ¦ m \u2022 MAIL CHAMPLAIN BR0SSARD \u2022 CENTRE ROCKLAND \u2022 FA1RVIEW POINTE-CLAIRE \u2022 960, STE-CATHERINE 0.\u2022 LA PLACE VERTU \u2022 LES PROMENADES SAINT-BRUNO \u2022 LES GALERIES D'ANJOU \u2022 LE CARREFOUR LAVAL Amencsn Express.visa.MasterCard.Diners.Carte Blanche.A.Gold Se Sony à.agi: m .?.Vf 3 Le français, de Toronto n s'endurcit à la longue.On en vient même à se résigner aux affronts faits à la chère langue de sa mère.«C'est épouvantable, il y a des fautes à chaque ligne», m'ont dit, en choeur, nos téléphonistes, en me présentant la dernière livraison du magazine Escapades, la revue destinée aux membres du «club auto» de Canadian Tire.Comme j'aime bien nos téléphonistes, des anges de patience et de gentillesse, j'ai jeté un coup d'oeil sur la revue, qui avait soulevé leur indignation.En voici quelques échantillons.Au sommaire, on nous annonce les articles suivants: \u2014 Le Club Automobile Canadian ïîre Annonce des Véhicules de services additionals.p.13 \u2014 25 grade en bas de Zéro l'hiver s'en vien.p.10 \u2014 Usage des sieges de bébé correcte.p/12 À l'intérieur, les titres vont comme ceci: Ford acheter Jaguar, L'Assurance autmobiller devien coûteux pour les mauvais chauffeurs, Quoi fair à l'instar-section, Les Vols de Compassion.Et les textes eux-mêmes sont du plus pur charabia.«J'aimerais faire commentalr sur l'article.Ce n'est pas un cas d'ayant un budget pour 10 mois et le faire march pour 12.C'est intéressantes comment les membres pourraient interpréter l'information.C'est un canular, me suis-je dit après quelques minutes de lecture.Toujours pour nos chères télé-.phonistes, je suis quand même allé aux sources.La livraison «hiver 90» du magazine Escapades, parue en décembre 89, existe bel et bien, hélas! Elle a été transmise aux 15000 membres francophones du club automobile de Canadian Tire.Il s'agit de la traduction du Magazine Escapades, produit à Toronto par Marrow Communications.Le directeur de la publication, Robert |.Morrow, m'assure qu'on a fait appel à des traducteurs professionnels, « highly recommanded», pour la version française.C'est un grand luxe de pouvoir rire du monde, sans peur et sans retenue.Grandement embarrassé par toute cette affaire.Pierre Couture, directeur régional de Canadian Tire pour le Québec, partage entièrement l'indignation de nos téléphonistes.«Tous les exemplaires disponibles ont été jetés à la poubelle.Nos clients recevront bientôt une.lettre d'excuses et Je me suis assuré que rien ne soit plus distribué au Québec, sans l'approbation du bu- i reau de Montréal », me dit M.Couture.II est d'autant peiné que Canadian Tire dispose, selon lui, d'un excellent service de traduction.En feuilletant rapidement le catalogue «Bons Achats 1989», je dois, à première vue, lui donner raison.Bien sur, on nage dans l'univers anglophone nord-américain (Canadian Tire, Motomaster, Pre-Runner, Sparkomatic, Top Sound, Mastercraft, Corin Trail, Escape.), mais la description des articles est rédigée en bon français.«Traduttore, traditore.» L'aplioribme italien nous avertit que le traducteur trahit toujours l'original.Entre la trahison nécessaire et le total mépris pour le « lousy french » (le qualificatif de Trudeau) des Québécois, il y a une marge.Les barons de Toronto pourraient au moins engager quelques traducteurs de Montréal, abondants et disponibles au paradis des sans-emploi, pour adapter leur prose au marché du Québec.Les excuses c'est bien! Ce serait cependant mieux de nous dire que les 88 magasins de Canadian Tire au Québec procurent un peu d'emploi à nos rédacteurs, tout au moins à nos traducteurs.S'il faut vivre de traduction, au moins qu'on s'inflige à soi-même la nécessaire trahison.L'anglais de Montréal ¦ L'école Maisonneuve a remporté, mercredi soir, une importante victoire pour l'avenir de Montréal.La Commission des écoles protestantes du Grand Montréal (CEPGM) s'est en effet rendue à la demande unanime des parents et enseignants: on continuera d'offrir le transport aux enfants d'origine haïtienne qui fréquentent l'école Maisonneuve, une école primaire francophone du sud-est.On voulait diriger ces écoliers vers l'école O'Gilvie, une école-ghetto à 80 p.cent haïtienne, tandis que l'école Maisonneuve est décrite par tous, Haïtiens autant que Québécois de vieille souche, comme un modèle d'intégration.Bravo aux gens de Maisonneuve! Ils nous préparent un meileur avenir, en particulier pour nos Haïtiens.Vive le pragmatisme de nos Anglais, qui savent composer avec la réalité changeante! Ils se sont adaptés à la Loi 101 en multipliant les écoles francophones pour les enfants des immigrants.Ils ont même fait du « busing à rebours» pour attirer les petits Haïtiens dans leurs écoles-ghettos.Ils viennent de céder devant les gens de l'école Maisonneuve.L'assemblée de la CEPGM s'est, comme d'habitude, déroulée en anglais.On y discutait pourtant du sort d'écoles francophones dans une commission scolaire dont 35 p.cent de la clientèle est française.Tout ça à Montréal, P.Q., société distincte! Comme dirait Gary Filmon, si c'est ça la société distincte, vaut mieux ne pas essayer ça au Manitoba.Imaginez en effet une commission scolaire tenir une assemblée en français, à Winnipeg, pour débattre du sort d'une école anglaise! C'est impensable, sauf à Montréal, où l'on maltraite et terrorise notre pauvre minorité anglophone.Les farces du pays ¦ Ma compagne arrive avec une anecdote racontée par un collègue de travail.Le tout se passe au supermarché.Pierre-Louis attend de passer à la caisse.Devant lui, deux clientes: une jeune femme avec son enfant assis dans le chariot, précédée d'une grosse dame qui se présente à la caisse.Tout à coup le téle-chasseur de la grosse dame se met à faire bip-bip.Et le petit avertit sa mère: Attention, maman la grosbe dame va reculer! L'ayant trouvée bonne, je la raconte, hier, a un collègue.Avant le punch, il me lance: «Attention, elle recule.», «je l'ai entendue hier, ajoute-t-il, et j'imagine qu'on va bientôt la retrouver dans la publicité.» Pierre-Louis m'assure n'avoir jamais entendu cette histoire avant de l'avoir vécue au supermarché.Ainsi naissent et se propagent les farces qu'on raconte au pays de l'humour. A6t LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDRED119 JANVIER 1990 * .La « Nordique » du mont Saint-Sauveur, une piste mal 'affirme JEAN-PAUL CHARBONNEAU Stanley Aïsenstack, un ami de la victime, s'entretient avec le coroner Pierre Trahan à l'enquête publique sur les circonstances de la mort de Paul Stef anesco.jeam-wb letourneau.u SAINT-tÉRÔME 9 \u2022 \u2022 \u2022 % * .¦ L'endroit où Paul Stefanesco s'est infligé des blessures mortelles en arrivant en bas de la piste «Nordique» du mont Saint-Sauveur n'était presque pas éclairé et aucune signalisation ne faisait état du danger.C'est l'affirmation faite hier par Stanley Aizcnstack.qui se trouvait à quelques mètres de la victime.Aizenstack qui témoignait devant le coroner Pierre Trahan, au Palais de justice de Saint-lérôme, a précisé que son copain avait perdu ses deux skis pour ensuite «planer dans les airs» sur une distance de quatre à cinq mètres avant d'aller donner violemment dans un trou d'environ deux mètres de profondeur, près d'un pont de bois.Paul Stefanesco, qui aurait eu 25 ans en avril prochain, s'est frappé la téte en début de soirée, le 26 décembre 1988.Transporté a l'Hôtel Dieu de Saint-lérôme, puis transféré à l'hôpital Général de Montréal vu l'état de ses blessures, il est mort suite des suites d'une fracture du crâne le lede-main 27 décembre.«L'un de ses skis est resté coincé sous une roche et l'autre sous un pieu», a précisé le témoin venu expressément de New-York, ou il habite, pour donner sa version des faits.Lorsque l'accident s'est produit, aucun filet ou clôture n'empêchait les skieurs de glisser jusqu'au pont de bois.Le lendemain de la tragédie, la direction du centre de ski du mont Saint-Sauveur a fait installer une clôture, et le trou rempli de neige.Stanley Ai/en stack a raconte qu'il s'était rendu avec cinq amis faire du ski de soirée et qu'il avait attendu, avec Paul Stefanesco, jusqu'à 18h pour payer moins cher leurs billets de remonte-pente.Pendant qu'ils attendaient, les deux jeunes hommes ont fait, durant 45 minutes, des exercices de réchauffement.Selon le témoin, son copain était un skieur «débutant-intermédiaire».Ils en étaient à leur première sortie de la saison, et Paul Stefanesco avait des skis qu'il avait empruntés à un ami Tannée précédente.Les fixations - % î I» : ?4' t: i] : » ?» » .t i i * î i ?» \" t t \u2022 «¦ î » * i i ?» i t r t » « i ?» » « i i i \u2022 * » * \u2022 t \u2022 -*m * \u2022 - * Taillez-vous un plan interurbain sur mesure.I D I i I i L 5,50$* pour 30 minutes d'interurbain Bell Canada vous propose le service interurbain le plus pratique qui soit : Inter Ami.Vous abonner à Inter Ami, c'est vous offrir chaque mois une pleine demi-heure d'interurbain pour parler à vos amis, n'importe où, au Québec et en Ontario.Peu importe le nombre d'appels, peu importe la distance.Et lorsque vous dépassez vos 30 minutes, chaque minute additionnelle vous coûte invariablement 18 C.Il existe aussi un forfait Inter Ami pour le Canada et les États-Unis.\u2022InferAmi est réservé aux abonnés de résidence et s'applique aux appels faits par l'interurbain automatique entre 18 h et 8 h les jours de semaine et en tout temps le week-end.0 0 I I I I J i\u2014.\u2014:-1 1 TELEPLUS 1 15% de rabais sur vos interurbains Si vous consacrez plus de 27$ par mois à l'interurbain automatique, voici une façon toute simple d'ajouter à vos mots une valeur appréciable.Moyennant 4$ par mois, le service Teléplus de Bell Canada vous permet d'économiser, en plus des rabais habituels, un autre 15% sur vos premiers 100$ d'interurbain pour tous vos appels au Canada.Pour 10$ par mois, le même rabais de 15% s'appliquera à vos premiers 400$ d'interurbain.Le rabais Teléplus est valable en tout temps.Il existe aussi deux plans Teléplus pour les États-Unis.i i i i i L I 0 fi G I J Pour obtenir tous les détails et profiter des conseils de nos spécialistes de l'interurbain, appelez sans frais au 1800 668-BELL ou au Service à la clientèle ou passez à la Teléboutique Bell.Bell Le plaisir de communiquer.Simplement.IWII - t membre du rcteau national Telecom Canada.avaient cependant été ajustées à son poids.«Avant d'emprunter la «Nordique», nous avons fait une ou deux descentes.Paul a descendu en faisant du slalom et de longs virages», a-t-il précisé.Il a toutefois reconnu qu'avant de se lancer sur les pistes, il n'avait pas pris soin, tout comme la victime d'ailleurs, de lire les tableaux de signalisation des différentes pistes.Les quatre jeunes gens, tous des diplômés universitaires, qui accompagnaient Stanley A.zens-tack et Paul Stefanesco, ont aussi dit que l'endroit où s'est produit l'accident n'était pas, selon eux, sécuritaire.Ils n'étaient cependant pas présents quand la victime a chute.Durant l'audience, les deux avocats qui représentent le mont Saint-Sauveur ont tenté de démontrer que Aizenstack et Stefanesco avaient été téméraires lors de leur visite à cette station de ski.Le dernier.témoin de la journée, M.Benoit Brissette, un em- ployé de cette station, a mentionné qu'il avait vu la victime descendre rapidement la piste et que Paul Stefanesco avait l'allure-11 d|un skieur débutapt.Des contra-%* dictions dans sa version ont été * signalées par la représentante du ministère public et l'avocat de la 1 famille de la victime.Ontarien accusé d'avoir enlevé 3000 juifs Presse Canadienne ¦ -» \u2022 BOUCHER VILLE \u2022BROSSARD \u2022DORVAL \u2022 FATIMA \u2022 GREENFIELD PARK \u2022 ILE BIZARD \u2022 LACHINE \u2022LAFLÈCHE \u2022 LEMOYNE \u2022 LONGUEUIL \u2022 PRÉVILLE \u2022 SAINT-HUBERT \u2022 SAINT-LAMBERT \u2022 SAINT-LÉONARD TÉLÉPHONEZ AU 285-6911 ottawa ¦ Un septuagénaire de St.Cathay rincs, en Ontario, a été arrêté par la police, hier pour être accusé ' d'avoir enlevé 3000 juifs pendant'.! la Seconde Guerre mondiale.Il s'agit de Stephen Reistetter,/; qui est venu au Canada de Tchécoslovaquie en 1948.Mme Hélène Ouellet, porte- « parole du ministère de la Justice, ; a expliqué que l'enlèvement s'était fait en deux étapes: 1000 personnes en avril 1942 et 2000^ le mois suivant.Né en Tchécoslovaquie en-1914, Reistetter est le quatrième» criminel de guerre présumé qui;; est traduit devant les tribunaux, au cours des deux dernières an-'.', nées.Entente de principe au Mont-Ste-Anne Presse Canadienne quebec ¦ Une entente de principe est intervenue hier soir entre le-syn-i dicat représentant les 460 em-ft ployés du parc du Mont-Sainte-Anne et la Société des établisse-.ments de plein-air du Québec.; Les deux parties avaient négocié tard dans la nuit de mercredi à hier et après une période de ré-, flexion, avaient repris les pourparlers en fin d'après-midi.La direction du parc du Mont-Sainte-Anne avait alors avancé la possibilité d'un règlement.Actuellement, 40 pour cent dur: personnel de la station touchent ?un salaire inférieur de 20 pour cent à celui de leurs collègues em-,.bauchés avant le 4 juin 1986.Le *\u2022 SFPQ propose d'atteindre la pari- '.té en quatre ans.VOICI LE LIFTING SANS CHIRURGIE VISIBLEMENT EFFICACE.Voici «Efface » Avanl Après L ia toute nouvelle Clinique «Efface» présente le Traitement cellulaire tonifiant pour le visage Grâce à cette méthode éprouvée, les femmes peuvent retrouver un teint jeune sans devoir passer par la chirurgie.A la fois Indolore et efficace, le Traitement retarde, même répare, les signes du vieillissement et atténue les rides du visage.Le Traitement cellulaire tonifiant pour le visage «Efface» comporte une série de traitements relaxants où l'on emploie de faibles impulsions électriques pour tonifier les muscles faciaux et raffermir le tissu cellulaire sous l'épiderme.En outre, les traitements contribuent à améliorer la circulation sanguine tout en redonnant à la peau de sa souplesse Résultat: des effets visiblement remarquables.Sans chirurgie.Sans hospitalisation.Ainsi, douze traitements d'une heure à la Clinique « Efface » vous permettra de redécouvrir votre jeunesse en toute confiance.Pour une démonstration, communiquez avec Carol St.James ou Jane Ouellette au 844-4590, ou faites-nous parvenir le coupon ci-dessous pour obtenir gratuitement le dépliant «Efface».CLINIQUE 8444590 S 0 I X s VISAGE Pour obtenir gratuitement le dépliant «Efface», veuillez remplir et poster à: Clinique Efface, 1115 ouest, rue Sherbrooke, Montréal.Québec, H3A1H3 Nom: Adresse: Tél.: u wl \u2022m.\u2022 9 4* * I \u2022dtmit \u2022M* LA PRESSE, MONTRÉAL, VENMBM19 JANVIER 1990 3 La publiciste de la Bague de Ré subit son procès en France JEAN-PAUL SOUHÉ ¦ La vente des objets soi-disant magiques, porte-bonheur, gris-gris et autres fétiches et colifichets prétendus bénéfiques n'est pas sans risques.Avant-hier, alors que sa photo ornait toujours une publicité à la page 37 du Télé* de La Presse, Danièle Gilbert, une ancienne animatrice de «talk show» de la chaîne de télévision française TFl comparaissait devant le tribunal de Grasse, sur la Côte-d'Azur, pour être confrontée à trois autres de ses co-incul-pês, dans une affaire d'escroquerie^___ .Au centre du procès, la «Bague de Ré» présentée dans le Télé+ commc étant un bijou-talisman capable de transformer le plus malchanceux des humains en «personnage riche et célèbre».Jusqu'à présent, la bague aurait fait.400000 victimes en France.Petit calcul: au tarif fixé au Qué- bec, environ 25$ la bague, ça représente un joli magot de 10 millionsS, une perspective encoura- Ïeante pour se lancer en affaires.)utre-Atlantique, c'est parce que les plaignants venaient de la Côte d'Azur que le procès est jugé à Grasse, où Danièle Gilbert a dû faire quelques semaines de prison avant d'être libérée en attendant son procès et celui de ses co-incul-pés.En France, Danièle était une personnalité du petit écran.Animatrice populaire \u2014 son air Gavroche lui avait valu le surnom de «Grande Duduche», du nom d'un personnage de bandes dessinées \u2014 adolescent dégingandé fort sympathique, signé Cabu.Descendue brutalement de son trône médiatique, Danièle tentera d'y remonter en posant, nue, pour le magazine Lui L'étape suivante de ses interventions publiques, immédiatement après sa publication intégrale sera la «bague de Ré», un colifichet conçu par un certain Marc Tripier, commer- cialisé par Gilbert Dalbergue, directeur général de la société O.G.P.et par le Pdg de cette société, Fabrice Allard, héritier d'une de plus grosses fortunes de France, baron de surcroît, comme il en faut toujours un en France dans une histoire semblable.Les quatre personnages se retrouvent devant la justice.La bonne foi de Danièle Gilbert est posée: savait-elle ou non que la bague ne portait pas chance?Elle prétend y croire, mais à première vue, ses déboires médiatiques auraient pu la faire réfléchir.Mais en est-on encore capable quand on a animé des «talk show» un certain nombre d'années?Les tribunaux français trancheront.Au Québec, le scénario de parution d'une telle annonce est simple.Généralement, c'est une société des États-Unis ou même de l'Ontario qui retient l'espace publicitaire et fait publier l'annonce.Le message est expurgé Le criminaliste Maranda cité à son procès dans une affaire de drogue B Léo R.Maranda, criminaliste montréalais bien connu qui a souvent agi en défense dans d'importantes causes de stupéfiants, a été cité lui-même à son procès devant jury hier sous deux accusations de possession de stupéfiants dans le but d'en faire le trafic et une accusation de possession simple.On reproche à Me Maranda d'avoir eu en sa possession de la cocaine et du haschisch pour fin de trafic.On lui reproche aussi d'avoir eu de la marijuana en sa possession.Un interdit de publication décrété à l'ouverture de Penquête préliminaire de Me Maranda, à l'automne 1989, nous empêche de dévoiler tout élé-menfdé preuve présenté par la poursuite dans cette cause.Dès sa comparution au début de 1985, le criminaliste avait contesté la validité de la sommation à comparaître pour répondre à trois accusations de possession de stupéfiants en vue d'en faire le trafic.Une des trois accusations a été modifiée hier.La Cour supérieure l'a débouté le 30 mai 1985, mais Me Maranda a interjeté appel.En juillet dernier, la Cour d'appel a rejeté les arguments de l'avocat.Celui-ci subira son procès probablement aux prochaines assises.Me Maranda a défendu, dans de nombreux procès, des membres des Hell's Angel.Il représente une des trois personnes accusées, notamment de possession de cocaïne dans le but d'en faire le trafic, dans une importante cause présentement devant la Cour supérieure.La police recherche les témoins d'un homicide involontaire B Lès enquêteurs de la section des homicides de la police de la Communauté urbaine de Montréal cherchent à retracer au moins deux témoins, non considérés comme suspects, relativement à un homicide involontaire commis en octobre.\u2022Le3 octobre dernier, vers 17h20, la victime, Pierre Girard, âgé de 43 ans, était au volant de son véhicule stationné en face du 251, avenue Desmarchais, à-Verdun.Vers 17 h 20, il a été approché par un automobiliste âgé d'environ 25 ans qui conduisait une Chevro-letXamaro blanche et qui voulait stationner à cet endroit.Une vive discussion s'ensuivit au terme de laquelle la victime a été frappée à plusieurs reprises au visage et au corps.Transportée à l'Hôpital Général de Montréal, M.Girard a succombé huit jours plus tard, soit le 11 octobre, devenant ainsi la victime du 79e meurtre commis en 1989 sur le territoire de la CUM.Le service de la police tente de.retrouver particulièrement deux témoins de l'événement, soit une femme qui attendait l'autobus au coin des rues Desmarchais et Wellington et un passant qui aurait demandé au suspect de cesser de frapper la victime.Toute personne pouvant aider les enquêteurs à retracer ces témoins, ou qui aurait des informations à confier au sujet de cet événement, est priée de communiquer avec le sergent-détective Rodrigue Dion-ne au numéro 280-2065, ou avec l'officier de service au numéro 280-2777.Toute information sera traitée, bien sûr, avec discrétion.TARIF UNIQUE PLUS TAXES ALLER-RETOUR ALLER SIMPLE : PLUS TAXES 2 VOLS HEBDOMADAIRES SANS ESCALE, SOIT LES LUNDIS ET JEUDIS MINIMUM DE SÉJOUR : 4 JOURS MAXIMUM DE SÉJOUR : 45 JOURS HORAIRE LUNDI\t Départ de Montréal\t6h40 Arrivée à Vancouver\t9h20 Départ de Vancouver\t11 h 00 Arrivée à Montréal\t18 h 30 JEUDI\t* Départ de Montréal\t10h40 Arrivée à Vancouver\t13 h 20 Départ de Vancouver\t15h00 Arrivée à Montréal\t22 h 40 Nous acceptons également les réservations d'origine de Vancouver AVIS AUX GENS D'AFFAIRES Le tarif régulier Montréal/Vancouver/Montréal pour un séjour de 3 à 4 jours en partant les lundis ou mardis est de 1 220 $ plus taxes.Notre tarif est de 359 $ plus taxes.Une économie de 861 $, c'est un pensez-y bien ! COMPAREZ ET ÉCONOMISEZ ^ ^ ^ Consultez votre agent de voyages y est\u2014 par les spécialistes locaux, en particulier quand il entend faire mousser les aspects thérapeutiques d'une bague fabriquée en grande série pour quelques cents.L'espace payé 5400$ par la compagnie Finder Hood Inc.située sur la 36 ième rue à New-York, est parfaitement légal: la compagnie en question possède un bon de garantie avec l'Office de protection du consommateur.Dans le cas particulier de la publicité oû Danièle Gilbert est en vedette, Finder Hood est en retard de quelques jours dans ses paiements : le bon de ça rant ic expirait le 10 janvier.Mais les assurances seraient sur le point découvrir les risques.Des risques, il y en a en effet beaucoup.Pour le moment, une seule plainte a été enregistrée contre Finder Hood Inc par l'Office de protection du consommateur du Québec.Il s'agit d'une victime domiciliée au Lac Saint-Jean.Il faut lui souhaiter bonne chance pour entreprendre des Çjursuites dans l'État de New-ork, pour seulement une perte de 25 S.Pour le moment, personne à l'Office ne perçoit l'affaire Danièle Gilbert comme une fraude gigantesque : il faut faire la différence entre plaintes subjectives et plaintes objectives, dira un porte-parole de l'office.Mais le principe qui guide la vente des porte-bonheur, gri-gris et autres colifichets est de situer la base d'affaire loin des clients, pour leur compliquer la tâche en $a^ de poursuite.\u2022 jfe Finder Hood Inc a une offlcirrçC légale au Québec, l'avocat N
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.