La presse, 21 janvier 1990, B. Sciences et techniques
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JANVIER 1990 Le syndrome «Gilles de la Tourette»: une personne ur 10000 est atteinte lin trouble neurologique caractérisé par des tics CAROLE THIS AUDE AU n estime qu'une personne sur dix mille-est atteinte du syndrome «Gilles de la Tourette».un trouble neurologique caractérisé par des tics.Selon le docteur Guy Geoffroy, chef du service de neurologie à l'Hôpital Sainte-Justine, nous connaissons tous un «Gilles de la Tourette».On entend beaucoup parler de ce syndrome ces temps-ci, depuis que la mère d'un jeune garçon atteint, Mme Evelyne Paiement, a décidé de mettre sur pied une association québécoise.Par ailleurs, le syndrome Gilles de la Tourette était très fidèlement illustré dans une récente émission de L.A.Laws, au réseau anglais de Radio Canada.Les tics peuvent aller du plus bénin au plus complexe.Dans la forme bénigne du syndrome, le «Tourette» cligne des yeux, renifle, tousse, a une épaule qui saute.Une forme plus prononcée se manifeste par des tics plus complexes, comme s'agenouiller et se relever à propos de rien ou encore laisser échapper des propos or-duriers au beau milieu d'une conversation, ou encore avancer et reculer cinquante fois devant son lit avant de se coucher.Généralement, le syndrome en question apparaît entre l'âge de cinq et dix ans, et atteint trois à quatre fois plus de garçons que de filles.Seulement dix p.cent de ces enfants auront des symptômes assez sévères pour nécessiter des soins médicaux.Aboyer à l'école Avec le temps, les tics évoluent.C'est lorsque les tics vocaux apparaissent que la situation devient catastrophique: il peut s'agir de simples «hum hum» continuellement répétés,'ou de bruits' plus étranges qui cette fois incommodent les autres.Rien ne dérange plus une classe à l'école qu'un enfant qui se met soudainement à aboyer! « Il s'agit de pulsions et de compulsions irrépressibles, explique le neurologue Guy Geoffroy.Un patient arrive au prix de grands efforts à contrôler ses tics pendant quelques secondes, quelques minutes ou quelques heures, mais ces derniers reprennent avec en- Une association québécoise wwéfîh ua°d j'ai commencé à lire de la docu-mentation sur le syndrome «Gilles de la Tourette», cela a changé ma vie!, lance Mme Evelyne Paiement, fondatrice de la toute nouvelle Association québécoise «Gilles de la Tourette».Mme Paiement est mère d'un garçon de dix ans atteint du syndrome «Gilles de la Tourette».Elle connaît bien les inquiétudes qui accompagnent la quête parfois longue d'un diagnostic.Les symptômes prêtant à confusion, certains parents attendent des années avant de connaître vraiment la nature de l'affection qui touche l'enfant.Mme Evelyne Paiement: «Le plus triste, c'est que beaucoup des victimes ne savent pas ce qu'elles ont.» °hoto jean goupil, u presse C'est ce qui a décidé Mme Paiement à fonder la branche québécoise de la Fondation du Tourette du Canada.Jusqu'à maintenant, le Québec était la seule province à ne pas avoir d'association.« Beaucoup d'adultes sont atteints du syndrome sans le savoir», affirme Mme Paiement.C'est triste, car cela libère de savoir de quoi on est atteint.Quant aux enfants, on les place parfois dans des classes pour mésadaptés, ce qui est pathétique.Leur quotient intellectuel est tout à fait normal, souvent supérieur à la moyenne.» Elle rapporte qu'aux Etats-Unis, le nombre de cas diagnostiqués a décuplé en très peu de temps au moment ou l'association américaine a commencé à diffuser de l'information.L'association québécoise veut tenir ses membres au courant des plus récentes informations.De plus, elle organise des rencontres de groupe pour les parents, environ une fois par mois.L'argent amassé par l'association au moyen de la carte de membre et des donations va à 60 p.cent à la recherche.Les recherches visent à comprendre comment la maladie est transmise d'une génération à l'autre.On cherche aussi à localiser le gène responsable de cette affection.Mme Paiement insiste beaucoup sur la nécessité de parler ouvertement de son syndrome, qu'on soit un enfant ou un adulte.«Le repli sur soi n'est pas une solution, dit-elle.Au contraire, lorsque les victimes disent à leurs amis ou à leurs relations qu'elles sont atteintes du syndrome et que cela implique des tics involontaires, la situation se dédramatise et les gens deviennent plus tolérants, plus compatissants.» La Fondation canadienne distribue à cet effet des petites cartes explicatives que les «Tou-rettes» présentent à leurs relations lorsqu'ils préfèrent ne pas expliquer leur situation de vive voix.On peut contacter l'association québécoise et sa fondatrice au 345-0251.photo robert maiuoux.u Presse Le neurologue Guy Geoffroy: «Tout le monde connaît un Gilles de la Tourette».core plus de vigueur dès que la vigilance se relâche.Souvent, ces personnes recherchent un endroit isolé pour laisser sortir leurs tics après les avoir contrôlés à l'école ou au travail».Les enfants atteints du syndrome sont souvent à tort catalogués comme des hyperactifs, ou encore des enfants ayant des troubles d'apprentissage, quand on ne les qualifie pas tout simplement de mésadaptés socio-affectifs.Ces qualifications nuisent à l'enfant, qui conserve toutes ses facultés et un quotient intellectuel normal.«Cela rend ces enfants malheureux car ils sont intelligents, soutient le docteur Geoffroy* Souvent, on les réfère chez un psychologue, et ce dernier me les envoie enfin pour un examen neurologique».«Le syndrome de Gilles de la Tourette n'est ni affectif ni psychologique, affirme le docteur Geoffroy.C'est d'abord une affection biologique, transmissible génétiquement.Souvent, on peut le détecter, à des degrés variables, chez plusieurs membres d'une même famille.Un diagnostic et un traitement rapides sont \u2022 primordiaux, afin d'éviter les troubles psychologiques.» Perplexes, les employeurs, les professeurs et les membres de l'entourage ont parfois peine à croire que de telles manifestations soient vraiment involontaires.«Il m'est arrivé d'avoir à expliquer cela devant un juge, relate le docteur Geoffroy.Souvent, je donne un coup de fil au principal de l'école du jeune, juste pour m'assurer que son cas est bien compris.» Un Tourette a une probabilité de 50 p.cent de transmettre ce gène à son enfant.Le syndrome peut s'exprimer faiblement chez un parent et fortement chez son enfant, et vice-versa.Il peut aussi ne s'exprimer que par des symptômes obsessionnels et compulsifs sans aucun tic.Cette balance illustre bien le problème des personnes atteintes du syndrome de Gilles de la Tourette et de la maladie de Parkinson.Dans la balance du haut, la situation est normale: la dopamine et I'acetyl-choline, deux substances qui ont une action l'une sur l'autre, sont en équilibre.Au milieu, la dopamine est trop basse et I acetyl-choline trop élevée: c'est la maladie de Parkinson.La balance du bas montre que la dopamine est élevée et l'acétyl-choline trop basse: c'est le syndrome de Gilles de la Tourette.Beaucoup des enfants atteints du syndrome démontrent ce que les médecins appellent un «ADD-H», c'est-à-dire un déficit de l'attention avec hyperèxcitabilité.L'ADD-H est considéré comme la principale cause des difficultés d'apprentissage chez l'enfant.Le diagnostic n'est pas facile à faire pour le médecin, même s'il soupçonne la maladie, car elle ne peut être confirmée par aucun marqueur biologique.«Le scanner est parfaitement normal, les tests sanguins aussi, on ne trouve rien de spécial dans l'organisme», affirme le docteur Geoffroy.» En essayant différentes subs- tances chimiques, les pharmaco-logistes ont toutefois découvert que le syndrome présentait une amélioration lorsqu'on administrait des drogues qui bloquent dans le cerveau les «récepteurs de la dopamine ».Tout se passe comme si les «Toure.'e» avaient trop de dopamine, et pas assez d'acétyl-choline, deux substances neuro-transmettrices dans le cerveau.Curieusement, lorsqu'on administre le bloqueur en trop grande quantité, les patients présentent des symptômes qui rappellent ceux de la maladie de Parkinson : rigidité des muscles, difficulté à initier un mouvement, etc.A.TIRE-D'AILE,-.Le courrier.une bernache des neiges PIERRE GINGRAS L e 2 janvier S,,^ HH dernier, un à lecteur, qui a _\\./mB omis de signer sa lettre mais demeure à Dupuy, près de Lasarre, en Abitibi, découvre et ramasse une outarde blottie contre un mur de sa maison.«Elle est maintenant avec les canards et les poules dans le pou-laillier, où elle boit et mange avec les autres.Elle ne semble pas blessée, ni peureuse.Comme le mois de décembre a été très froid, entre -30 et -40 degrés Celsius, je me demande d'où elle est venue et comment elle a pu survivre».La docilité décrite par notre lecteur porte à penser qu'il s'agit d'une bernache ayant fui la captivité.Elle pourrait aussi s'être simplement égarée, ou encore avoir été blessée et s'être rendue chez vous au terme d'une convalescence préliminaire passée ailleurs.Bref, autant d'hypothèses qui ne seront probablement jamais confirmées.Quant à la résistance de la bernache au froid, elle est sans mystère: si l'oiseau peut se nourrir ou s'il dispose de resserves suffisantes de graisse, il \u2022peut résister longtemps à des températures extrêmes.Ce n'est pas pour rien que le duvet d'oie entre dans la fabrication de certains des meilleurs vêtements d'hiver.On sait par ailleurs que de nombreuses outardes passent l'hiver à Toronto, un endroit où il ne fait pas particulièrement chaud à cette période de l'année.Perdrix grises en vue Même si on les observe depuis quelque temps dans la région métropolitaine ainsi qu'une partie du sud ouest du Québec, les perdrix grises restent des oiseaux rares.Il arrive qu'elles profitent des graines tombées d'une mangeoire pour s'offrir un bon déjeuner.Mais ce sont des oiseaux farouches.Robert Turcotte, qui habite au bord de la rivière des Prairies dans l'Est de Laval, a récemment aperçu ces oiseaux près de chez lui.Michel Vandal, de son côté, a aussi rencontré ces gallinacés à la maison de campagne qu'il a près de Manseau.Tous deux veulent se renseigner sur ces volatiles.Autrefois nommée «perdrix hongroise», la perdrix grise a été introduite au siècle dernier et après 1900 en diverses régions d'Amérique du Nord.Aujourd'hui, elle est répandue dans le sud de la plupart des provinces et jusqu'à l'lle-du-Prince-Èdouard.Les colonies en sont rarement nombreuses et l'oiseau, qui se nourrit habituellement sur le sol, est vulnérable aux fortes chutes de neige qui le privent de nourriture.La perdrix grise nous vient d'Eurasie et préfère les terres cultivées, où elle se nourrit de céréales.Grégaire, son espèce pond une douzaine d'oeufs par an.Si la chasse en est permise chez nous, cet oiseau reste difficile à localiser et peu de ces con- génères tombent sous la chevrotine durant la saison de chasse.Yvan Audy, de Varennes, et Raymonde Boulerice, de Joliette, se demandent quand leur parviendra le volume sur les oiseaux menacés du Québec qu'ils ont demandé au Service canadien de la faune voici plusieurs mois déjà.Des renseignements obtenus cette semaine me poussent hélas à vous inciter à un surcroît de patience: les 20000$ du budget spécialement requis pour la réimpression de cet ouvrage, à la fois excellent et gratuit, viennent d'être alloués par les autorités fédérales (Environnement Canada).À la fin de juillet dernier, on avait affirmé que l'attente ne dépasserait pas quelques semaines.Aujourd'hui, c'est encore de deux mois que l'on parle.Le Service canadien de la faune entend publier cette fois 5000 exemplaires du répertoire des «Oiseaux menacés du Québec», qui compte 110 pages et mentionne 19 espèces en difficultés chez nous.Suite à l'évocation du volume dans cette chronique, les amateurs avaient promptement raflé les 2000 exemplaires du premier tirage, a expliqué un porte-parole de l'organisme fédéral en cause.11 est encore temps de vous en réserver une copie auprès du Service canadien de la faune.CP.10100.1141, Route de l'Eglise, Sainte-Foy, Qué.GlV4H5.Le « look » tropical Le carnet d'observation en page B 4 n ornithologue amateur de Notre-Dame- _ de-rile-Perrot, Robert Prévost, a fait l'été dernier la découverte inusitée dont témoigne cette photo.«Au saut du lit, j'ai aperçu, perché sur ma clôture, sur le bord du lac Saint-Louis, un visiteur d'allure plutôt tropicale.S'agissait-il de quelque perroquet ayant faussé compagnie à ses maîtres, ou d'une espèce rarissime perdue sur nos bords?» se demande-t-il.Joli spécimen en effet.Cet oiseau, une perruche calopsite, d'origine australienne et souvent désignée par le terme anglais de cockaticl.se vend couramment dans ies animaleries.Signalons que l'espèce, comme la plupart des varié-ics de perroquets qu'on trouve en magasins, se reproduit ici, en Amérique du nord, dans des élevages spécialisés.Plusieurs pays interdisent ou restreignent désormais l'exportation de leurs oiseaux.Et la quarantaine imposée à ces animaux pour leur entrée au pays constitue un obstacle supplémentaire pour les importateurs.Il est par ailleurs vraisemblable que la perruche de M.Prévost ait préféré les grands espaces à sa cage quand un choix s'est présenté.Si l'oiseau n'a pas été repris, les probabilités qu'il ait survécu a nos grands froids sont infimes, sauf s'il a élu domicile près d'un poste d'alimentation.On sait que certains perroquets, comme la conure veuve, résistent facilement à l'hiver s'ils ont suffisamment de nourriture.U arrive même à la conure de se reproduire en pleine nature.: B2 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 21 JANVIER 1990 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc .éditorialiste en chef Que faire de l'Armée rouge en Europe?On estime qu'aux pires moments de la guerre froide, il aurait fallu a l'Union soviétique et à ses allies moins d'une semaine pour lancer une attaque surprise contre les forces de l'OTAN en Allemagne.Depuis les changements de régime en Europe de l'Est et le début de la démocratisation en Union soviétique, on estime qu'il faudrait a l'Armée rouge en tout cas plus d'un mois pour lancer une «attaque surprise*.Un expert militaire occidental lance facétieusement: «Il faudrait plus de temps i l'Armée rouge pour traverser l'Europe de l'Est que pour foncer «s l'Elbe a l'Atlantique l» En réalité, l'Union soviétique dispose encore de plus d'un demi-million d'hommes en Europe centrale, y compris gne concentration redoutable en Aile* magne de l'Est.La Tchécoslovaquie et la Hongrie, deux pays envahis par l'Armée rouge en temps de paix, ont demandé le retrait des troupes soviétiques avant la fin de l'année.Le président du syndicat polonais Solidarité, M.Lech Walesa, a fait la même demande, mais s'est aussitôt fait démentir par le gouvernement.La présence de soldats russes est peut-être désagréable pour beaucoup de Polonais, mais elle n'est pas inutile.Les 380 000 soldats soviétiques en Allemagne de l'Est doivent pouvoir compter sur les voles de communications qu'assurent leurs 40 000 camarades en Pologne.Le retrait de ces derniers isolerait inconfortablement les troupes soviétiques en Allemagne.Si ces dernières étalent elles aussi retirées, l'échiquier politique allemand serait radicalement transformé pour la première fois en 45 ans.Or les Polonais ne peuvent pas vouloir l'élimination du seul obstacle a la réunification sauvage des deux Allemagnes au cas où le régime de Berlin-Est se désagrégerait totalement.L'image d'une Allemagne unie doit rappeler trop de mauvais souvenirs a beaucoup de Polonais sans que la réunification éventuelle se fasse en dehors du cadre juridique qui régit l'Europe centrale depuis la fin de la guerre.A la longue* les Tchécoslovaques et les Hongrois pourraient aussi voir la nécessité de garder de petits contingents soviétiques chez eux en attendant le règlement de la question allemande avec le concours des quatre puissances victorieuses.La question de la présence de l'Armée rouge en Europe de l'Est est soulevée fortuitement au même moment où les chefs d'état-major de 35 pays d'Europe de l'Est et de l'Ouest, des États-Unis et du Canada se réunissent à Vienne pour parler de doctrine militaire.Ils ne sont pas là pour négocier le désarme- ment \u2014 il y a actuellement assez de conférences sur le désarmement \u2014 mais pour parler de leur métier et apprendre comment pensent les autres.Cet exercice peut être d'une grande utilité.Si chacun parlé franchement de sa façon de concevoir la forme d'hostilités fu* tures, il est possible d'identifier les irritants inutiles ainsi que les projets exorbitants qui n'impressionnent personne.Bref, il est possible d'entrevoir le chemin par lequel doivent passer là désescalade et le désarmement.On peut toujours se demander pourquoi oh ferait confiance à des militaires qui rendent public ce qu'ils ont d'habitude si jalousement gardé secret.Il n'y a aucune garantie de leur candeur, mais il faut reconnaître qu'une guerre en Europe, malgré rengagement de millions d'hommes et de quantités gigantes: ques de matériel, ne serait vite qu'un des aspects d'une guerre plus généralisée et plus meurtrière.Dans ce cas, la candeur sert plus à éviter les méprises qu'à faciliter l'offensive.Ces contacts professionnels sont d'une grande utilité pour épauler la volonté politique de diminuer les forces en présence: C'est aussi le premier pas d'un retrait de l'Armée rouge d'une façon qui ne fait pas surgir un sentiment d'insécurité chez les Soviétiques.Frédéric wacnière Là boîte aux lettres Ces marchands de 9 e \u2022 violence et de haine n me promenant rue Sainte-Catherine, j'ai découvert pas moins de cing marchands de couteaux d'offensive.Toutes des boutiques dites .pour les jeunes.- Le prix de ces armes varie entre 10 et 50 dollars.Et il y en a de toutes sortes: du petit effi-.lé au style Rambo avec le revers dentelé.C'est troublant et \u2022 apcurant de voir ces comptoirs remplis de ces instruments de terreur.l'accuse ces marchands de vendre de la haine.Ce sont des vendeurs de violence.Celui qui vçnd un couteau est aussi coupable que celui qui l'achète et l'utilise pour commettre un crime.ê « -Je propose à notre gouvernement d'interdire la vente de couteaux dans ces lieux sordides.Ce serait un pas logique dans la prévention du crime.Il faut y voir si l'on ne veut pas vivre dans une société obsédée f>ar la frayeur d'une lame affi-ûc.Cette peur est Quotidienne dans les écoles.Il faut mettre fin à cette situation où l'on laisse libre cours a la méchanceté.Enlevons du marché des armes qui effraient, blessent et tuent.Pierre VI AU Montréal ¦ Lorsque survient une tragédie comme celle de Polytechni- 3ue, bien des gens pointent du oigt les armes à feu comme si elles étalent la seule cause de la violence et qu'il faudrait simplement les bannir pour enrayer les meurtres.Pourtant, les armes à feu ne sont pas les seuls outils utilisés .par les criminels pour commet-l tfe jles meurtres.Il y a eu 575 \"piçurtresau pays en 1988, dont : seulement 109 (29,4 pour \u2022 cent) ont été commis avec des ' aVnies à feu.Les autres ont été 1 commis avec des armes blan- \u2022 ph'es'(corde, tuyau, tournevis.I cbuîeau, etc.).A peu près tous \u2022les^objets d'utilité courante peuvent ou ont été utilisés ; pjour commettre un meurtre.: * ; Pjus de 70 pour cent des ho- \u2022 micides de 88 ont été perpétrés ' avec des armes échappant à tout contrôle du gouvernement.Les carabines quant à elles n'ont été utilisées que dans 10 pour cent des meurtres.Interdire un type d'arme à feu, en l'occurence les carabines semi-automatiques de type militaire, n'aura aucun effet sur le taux d'homicide au Canada puisqu'une personne dé- cidée à commettre un meurtre pourra toujours utiliser une arme de remplacement moins sophistiquée mais tout aussi efficace.\u2022 e Puisque le gouvernement n'a pas désarmé les militaires après la funeste excursion du caporal Lortie à l'Assemblée nationale, pourquoi désarmer les chasseurs et les tireurs après la fusillade de Polytechnique?Sylvain DIONNE Loretteville ¦ Une veritable culture de violence s'est développée à travers les âges et, aujourd'hui, avec le développement des communications, elle obtient un maximum de publicité que ce soit dans les médias, au cinéma, dans la musique ou dans une certaine littérature.Comment nous influence-t-elle?l'aimerais répondre à cette question en faisant appel à mon expérience auprès de divers croupes de jeunes dont l'âge variait entre 9 ans et 17 ans.Un de ces groupes (9 à 13 ans) avait l'habitude de regarder la lutte chaque dimanche.Chaque fois, même réaction: ils resortaient de ces séances agités, agressifs, adoptant les comportements (démarches, langage, etc.) de ces gladiateurs.Bref, ces personnages devenaient de véritables idoles pour eux et ils aspiraient à leur ressembler.Tous ces héros des temps modernes n'ont rien en commun avec les héros vertueux d'une autre époque.Ils utilisent la violence (verbale et physique) pour régler leurs problèmes et ignorent tout de la communication et de l'écoute pour régler leurs conflits.Le premier effet de cette culture de violence serait donc de proposer des modèles de corn* portements asociaux qui sont adaptés ensuite à ceux qui sont soumis à son influence.Cette culture de violence a aussi un autre effet : elle nous désensibilise à la violence, c'est-à-dire que plus nous sommes soumis à elle, moins la violence ne provoquera de réactions, et plus elle sera vue comme un modèle de comportement acceptable.Une illustration parmi tant d'autres de ce phénomène.En 1976, le film Carrie sort sur nos écrans.Véritable innovation au plan de l'horreur visuel très explicite.Aujourd'hui, la plupart des adeptes de l'horreur ne frlsonnent même Pas devant ces scènes de tuerie, ourquoi?Parce qu'iU ont été habitués aux carnages des Freddy Krueger et lason qui, eux, déepitent, éventrent et saignent à blanc leurs nombreuses victimes.Ce type de violence est tellement banalisé que loin d'être vus comme des brutes sanguinaires, ils sont élevés au rang de héros dont on applaudit les exploits.L'un a maintenant sa série télévisée, l'autre son jeu vidéo.Et quand ce genre d horreur ne suffira plus à provoquer l'intérêt du [>ublic, on poussera encore plus oin cette violence afin de la maintenir et d'assurer la survie de ce marché lucratif.Voilà pourquoi il faut fermer nos portes à cette culture.Claude LACHANCE criminologue Oui, Alice est un homme.Le saviez-vous?Honte à qui n 'aime pas Alice Cooper! Je m'insurge contre l'article de Bruno Dostie intitulé «Alice Cooper au Forum: dommage que les «vidanges» ne soient pas passées!», paru dans La Presse du 7 janvier.l'ai sursauté plusieurs fois à la lecture de cet article.Critique artistique, analyse des moyens techniques ou défoulement personnel de l'auteur envers un ancien rocker qui a le vilain défaut de conserver sa personnalité malgré le passage des années?Va-t-on à un spectacle d'Alice Cooper pour les décors, les éclairages et la sonorisation?(.) Qu'y a-t-il de mal à ne pas utiliser de claviers dans une formation musicale?Veuillez pardonner mon ignorance, mais un orchestre symphoni-aue rcquicrt-t-il absolument des claviers?l'ai déjà assister à des concerts ne comptant aucun claviériste et ce fut tout de même réussi.Certains albums d'Alice Cooper font appel à des cuivres pour leur richesse et leur chaleur sonore.D'autres albums thématiques sont à mi-chemin entre le théâtre et la musique rock.Les rythmes et les sonorités diffèrent d'une chanson à l'autre.Les albums se sont succédé sans se ressembler.Alice Cooper devrait se lancer dans le rap?La musique Nouvel-Age?Ou le lambada peut-être?Parce que c'est à la mode?Alice Cooper devrait orienter ses chansons vers des idéologies nobles, telles que la protection de la couche d'oxo-ne, la sauvegarde des droits de la personne et la sécheresse au Sahel.Parce que ça vend?Alice Cooper est Alice Cooper et restera toujours Alice Cooper.Selon M.Dostie, c'est ma!.Dans un monde où les vedettes ne sont que d'éphémères fantoches commandés par les magnats du disque et des médias, il peut paraître réconfortant et sécurisant pour certaines personnes telles que moi de voir un artiste qui s la solidité et la stabilité du rock.Un artiste qui ne change pas de style au fil des modes, ces modes qui ne font que tourner en rond.Le look des années 50 est de retour et vous dites qu'Alice Cooper fait vieux jeu ! (.) Denis ROULEAU Sainte-Rose Monsieur Dostie, ¦ Comment pouvèfc-vous critiquer ce spectacle ainsi?l'y étais à ce spectacle et laissez-moi vous dire que la performance que ce chanteur de plus de 40 ans a livrée au public montréalais a démontré que ce vieux routier peut encore soulever les foules avec ses vieux succès tels « Eighteen » et « Under my wheels ».Y étiez-vous vraiment à ce spectacle, monsieur Dostie?Votre article était plutôt une appréciation personnelle de l'artiste qu'un compte rendu du spectacle présenté au Forum de Montréal.Ce qui me désole le plus, ce n'est pas la déception de tous les fanatiques de notre cher Alice qui ont lu vos commentaires, mais le fait que tout lecteur qui n'est pas familier avec le genre se fera une opinion des spectacles «hard rock» tout à fait erronée.Benoit ST-MARTIN Duvernay, Laval Monsieur Dostie.¦ J'ai été profondément choqué par votre mauvaise critique.Vous parlez amplement de l'aspect visuel du spectacle, mais pas assez de l'aspect musical.|e me demande pourquoi vous détestez Alice à ce point.Comment rester indifférent à School's out ou à No more Mr.Nice Guy, par exemple?Alice demeure toujours capable de nous faire oublier le quotidien pour une soirée «délinquante».Vous prenez plaisir à détruire Alice.Vous n'aimez pas le «heavy-metal»; vous dites que c'est une musique bornée.Préférez-vous la cochonnerie synthétisée de Rick Astley, Bobby Brown, etc.?Moi, ça me rend malade.Bruno VAILLANCOURT Sainte-Julie Travail dominical et débat de société our un homme qui affirme que la question de l'ouverture des commerces le dimanche est surtout affaire de débat de société, on ne peut pas dire que monsieur Pierre Vennat soit allé loin en cette matière dans son récent éditorial sur le sujet (La Presse, 9 janvier).Évidemment, on a eu droit aux «découvertes» majeures du genre: la société québécoise n'est plus celle qu'elle était, l'Église non plus et celle de demain risque d'être différente de celle d'aujourd'hui.En fait, à bien lire le journaliste, l'observance du dimanche est strictement une question d'adhésion religieuse.Cette dernière n'étant plus (selon certains) majoritaire, il faut donc laisser les commerces ouvrir cette journée comme toutes les autres et les lois du marché feront le reste.Et voilà pour l'analyse et le «débat de société»! C'est évident que le Québec sur ce point comme sur d'autres pourrait faire «comme les autres»: on peut toujours faire comme les autres.Certaines sociétés se sont converties à la religion des AFFAIRES avec ses cathédrales commerciales, ses pontifes (genre président des pharmacies Coutu ) et ses parades annuelles.Que voulez-vous, quand on chasse le naturel, le surnaturel revient au galop! Monsieur Vennat et ses collègues qui font si souvent la dissection de la société québécoise auraient pu se demander si, en laissant tous les commerces ouverts le dimanche, on ne va pas encore une fois servir un coup de butoir à la vie familiale dont tout le monde s'accorde â dire qu'elle est déjà lourde- Le gouverneur général: luxe inutile et coûteux éme si j'avais beaucoup I de respect pour celle qui va bientôt quitter le poste de gouverneur général du Canada, madame Jeanne Sauvé, je considère personnellement que ce poste est un gaspillage des fonds publics dont on pourrait avantageusement se passer.À quoi sert un gouverneur-général?N'est-il pas le représentant plus ou moins «loufoque» d'une reine qui n'a de pouvoir, ni en Angleterre, ni au Canada?Pourquoi à coups de millions conserver ce poste qui n'est en réalité qu'un vestige de conservatisme colonialiste démodé et à toutes fins utiles.inutile?Pourquoi, au moment où le gouvernement cherche de tous côtés à réduire le déficit national, ne pas commencer là précisément, en coupant les dépenses considérables qu'occasionne une telle fonction d'apparat?Nous n'avons pas besoin de ce luxe superflu alors que le gouvernement se sent obligé d'imposer la TPS à tout le monde pour tenter de boucler ses finances! Pourquoi ne pas couper dans les postes plus ou moins nécessaires et dans les voyages des ministres avant de surtaxer les pauvres et la population?Guy MILOT Montréal -ment endommagée et à la source de nombreux problèmes «de société».En bout de ligne, qui aura à; sacrifier quelque chose adve-j nant l'ouverture générale des', magasins le dimanche?Les: croyants, toujours les croyants.-Leur liberté à eux n'a pas d'im-; portance, leurs racines reli-; gieuses non plus et encore; moins leur vie familiale.Il me semble que le journaliste d'expérience qu'est M.Vennat au-j rait pu regarder du côté de^ l'Europe de l'Est pour appren-' dre ce qu'il arrive lorsqu'on tente trop longtemps d'humilier, de ridiculiser et de soumettre les croyants.Qui dit débat de société dit «projet de société», il dit échelle de va-: leurs et accord sur un certain nombre d'entre elles, L'économie et les affaires seront-elles, nos prochaines déesses à moins ; qu'elles ne le soient déjà?En n'utilisant encore une: fois que la religion comme, petit bout de ses lunettes d'ap-; proche, le journaliste est passé; à côté de l'importance pour une société de se donner une qualité de vie familiale, gage de sa propre santé sociale.A : part le Liban, je n'ai jamais vu ! une société s'automutiler aussi : allègrement que la société québécoise actuelle; au point que ses citoyens ne veulent même plus donner la vie.Les éditorialistes devraient pouvoir faire autre chose que d'avaliser et de canoniser tout ce qui passe ici et ailleurs.Ils devraient aller plus en profondeur et surtout regarder plus loin s'ils veulent vraiment contribuer aux débats de société.Gaétan CHAREST Gloucester f.Ray Hnatyshyn, prochain gouverneur général i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JANVIER 1990 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 21 JANVIER 1990 ii > I* La personnalité de la semaine Sous Thomas Déri9 le Salon du Livre de Montréal est devenu un événement culturel essentiel d'envergure internationale t « .1 REGINALD MARTEL Celui qui quittera bientôt la direction générale du Salon du livre de Montréal, après onze ans de services continus, pourrait dire sans vanité: mission accomplie.Mais il ne le dira pas, ce Thomas Déri dont on ne sait pas trop quel trait de personnalité domine chez lui, de la timidité ou de l'humilité.En choisissant une nouvelle carrière, qui d'ailleurs ne l'éloi-.gnera pas des livres qu'il aime tant, il entre déjà dans l'histoire de l'édition québécoise, avec les J.-Z-Léon Patenaude, Pierre Tis-^ seyre et quelques rares contemporains dont lès services ont été ;\\ exemplaires.Rien ne destinait Thomas Déri à consacrer sa vie à l'édition, si ce n'est l'habituelle séquence d'événements dus au hasard.|- Sûr, il est tombé dans les livres étant enfant: «C'était peut-être ; plus facile que maintenant.Il n'y \u2022 ¦ avait pas de télé, j'étais donc sol- licité ou par la lecture ou par la \" radio.» Normalement, mais la vie en a ! décidé autrement, le fils d'émi-t.grants hongrois installés à Paris ; au temps de la crise économique .serait devenu autre chose, èes ., parents, nés à Budapest, travail-, .lent en France dans la confec-.tion pour dames.Ils souhaitent faire de Thomas un ingénieur, comme son cousin.L'écolier fait * 'donc ce qu'on appelait alors le 'baccalauréat technique, mais en même temps il fait un baccalauréat de philo.Un stage à McGill ;: Après ses études d'ingénieur à ,~ Lille, Thomas Déri vient faire un \u201e stage au Québec, dans l'entrepri-; se où se trouve désormais le cousin ingénieur, qui a immigré chez nous.Nous sommes en 1958, Thomas décide de s'installer ici à son tour.Après le stage dans l'industrie, autre stage, cette fois à l'université McGill, pour s'initier aux manières de faire nord-américaines.Désormais prêt à exercer son métier, Déri fait tout autre chose: «Vraiment, la carrière d'ingénieur ne m'intéressait pas du tout.».Il donne des leçons privées de mathématiques et de français.Il a d'autres petits emplois.Par exemple, celui de garde du corps du Père Noël dans un grand magasin.Fallait pas être costaud.Une chance se présente en 1961, enseigner les mathématiques au collège Sainte-Croix, devenu le cégep Maisonneuve.«Ce fut une époque passionnante.Il y avait peu de laïques dans l'enseignement classique.Nous avons fondé une association/ pour la défense de nos droits.» Dont le droit à un salaire décent: à l'époque, on payait un professeur laïque 3500 $ par année! |e souris, et-Thomas Déri sourit aussi, en songeant que personne n'a songé à demander à ce jeune professeur, qui était dé religion juive, une profession de foi.À sa première présence en classe, if a dû confier à un élève la responsabilité de dire la prière.Et lui de se retourner vers le mur, pour qu'on ne s'aperçoive pas qu'il ignore les paroles.«Ne racontez pas ça, des gens pourraient être blesses.» Belle délicatesse; je promets, mais très très mollement.Il ne m'en voudra pas.Contre le destin, s'il existe, rien à faire.Une maison de Toronto, Holt, Rinehart & Winston, confie à Thomas Déri et à un collègue la traduction française d'ouvrages de mathématiques.«Puis, on m'a offert d'ouvrir le bureau de HRW à Montréal.|*ai hésité, parce que j'étais heureux dans l'enseignement; mais je devinais que le monde de THOMAS DERE «C'était peut-être plus facile que maintenant II n'y avait pas de télé, j'étais donc sollicité ou par la lecture ou par la radio » l'édition serait plus varié, le ne me suis pas trompé.» Chez HRW, auprès d'un certain Dave Harris qui a 40 ans de métier, Thomas Déri apprend le sien.Il sera le premier à publier, dans la collection Théâtre vivant, les Belles-Soeurs de Michel Tremblay.Une décision pour lui évidente, fondée sur les qualités de la dramaturgie.Il fut bien étonné ensuite d'assister au vaste débat sur le jouai que l'oeuvre de Tremblay avait suscité.La maison toron toise, rappelle la Personnalité de la semaine de La l}ressc% avait à son service un jeune homme qui allait faire du bruit, plus tard, dans le monde de l'édition littéraire.Il s'appelait Yves Bcauchemin et il travaillait comme réviseur de manuscrits et correcteur d'épreuves.Une aventure «merveilleuse»» Thomas Déri possède son métier et son métier le possède.Début 70, on l'invite à fonder les Presses de l'Université du Québec.«Ce fut une aventure mer-veilleuse.11 fallait tout faire, s'occuper de tous les campus et de toutes les composantes.» Mais il quitte les PUQ au bout de neuf ans, pour une question de principe.«On voulait trop vulgariser les publications, le n'ai rien contre, mais c'est le rôle d'autres maisons d'éditions, pas celui de presses universitaires.» Les responsabilités de plus en plus nombreuses de Thomas Déri dans le monde de l'édition en feront rapidement une figure dominante, nécessaire, toujours aussi effacée qu'efficace.Pendant les onze années consacrées au Salon du livre de Montréal, il en aura fait un événement culturel essentiel, d'envergure internationale.Mais il vous dira plutôt, ce qui est vrai aussi, que le SLM a profité largement du développement accéléré de l'édition québécoise elle-même.Dans un milieu où les intérêts sont multiples et souvent contradictoires.Thomas Dérrirdra réussi à faire dialoguer, dans un même conseil d'administration, des éditeurs, des marchands Ide papier, des imprimeurs, des'libraires, des bibliothécaires, des distributeurs et des diffuseurs, et même des écrivains.Pour que personne ne perde de vue l'objectif premier du SLM, qui est de «mettre en contact le plus grand nombre de personnes avec le plus grand nombre de livres», il fallait chez Thomas Déri un sens diplomatique que personne ne conteste, à haute voix du moins.Au moment de quitter-son petit bureau de la rue learï-Ta-Ion.un homme un brin nostalgique songe que pendant trois* semaines chaque année, .soit avant, pendant et après le salon, grâce à la collaboration des médias, le SLM réussit à attirer sur le monde du livre l'attention d'une foule de personnes.Et il a-joute, avec raison, qu'aucun autre événement ne saurait y parvenir autant.L'avenir du SLM est assuré, si seulement on trouve un directeur général^ de la trempé \u2022 de Thomas Déri.Quant au démissionnaire, il se consacrera maintenant exclusivement à l'exportation des livres québécois et canadiens.Et il aura plus de temps pour lire ce qui lui plaît: en vacances, San Antonio, Agatha Christie et P.D.lames; en lout temps, des romans-romans, d'où qu'ils viennent, et des romans historiques aussi.Les écrivains québécois ont pris une bonne place parmi ses préférés.Ses premières découvertes: Yves Thériault, Hubert Aquin et Jacques Ferron; plus tard, il s'attachera particulièrement à Marie-Claire Biais et à Jacques Folch-Ribas.Thomas Déri préfère les lectures de loisirs aux lectures de travail.«Quand on est éditeur, on perd l'innocence des lectures de jeunesse; quand on est membre d'un jury, c'est pire encore!» ; Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.Air Canada , \u2022 .! ALCAN rendez -vous de on v°uS p \u2022\u2022 ente la Pe\" mm deia sei\" aine POUR VOUS AVANT TOUT 4to\\i Radio-Canada Télévision B4 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 21 JANVIER 1990 Les animaux L'indice des prix à la castration varie beaucoup: 25$ à l'Hôpital Vétérinaire Taschereau, 69$ à la clinique Chats Montréal, et la «gastonpet» n'est pas pour demain I La castration à tous prix! FRANÇOIS LUBRINA collaboration spéciale Lf énorme écart dans les honoraires vé-térinaires surprend toujours plus d'un de nos fidèles lecteurs! Ce mercredi 17 janvier, à 8 h 30 GMT très précisément, on pouvait en effet faire castrer son minou pour 25$, comme pour.69$ dans la région de Montréal.Faire stériliser de même sa minette pour 40$ ou.119$! Ces variations de prix, étonnantes, qui peuvent parfois friser les 300 p.cent, sont les petites surprises auxquelles doivent s'attendre les propriétaires d'animaux économes qui décident de «magasiner» dans les différentes cliniques ou hôpitaux vétérinaires de la région.Dans la profession médicale animale en effet, l'acte chirurgical est nullement soumis à une tarification fixe, mais totalement libre.Qui se plaindrait pourtant de cette souplesse considérable qu'on' retrouve dans bien peu d'autres métiers, professions ou services ?À titre d'exemple, voici donc un cloquant tableau comparatif des prix de deux hôpitaux vétérinaires bien connus de la région de Montréal : Mais à quoi faut-il attribuer une telle apparente disparité dans les honoraires vétérinaires?Car entre ces deux extrêmes, il y en a vraiment, dans le Grand Montréal, pour tous les budgets.Ce contraste entre des dizaines de cliniques s'explique évidemment, et entre autres choses, par l'investissement, l'amortissement aussi en matériel et en équipement qui peut varier d'un établissement à l'autre; les taxes* (moins élevées en banlieue qu'au centre-vil le); les loyers (certaines cliniques payent $3000 par mois, d'autres $500 seulement).Par ailleurs, un jeune vétérinaire qui vient de s'installer a d'énormes frais, alors qu'un hôpital créé il y a 50 ans a payé ses murs et son fond de commerce depuis belle lurette.Quadrilingue 11 existe aussi des hôpitaux où l'on séjourne dans de belles cages en plastique ou en arborite à \u2022\t\u2022 Hôpital Vétérinaire Taschereau* Tel.: 465-6511\tClinique \u2022 Chats Montreal-Tel.: 939-2287 Chats\t\t Hystéro-ovariectomie\t$40\t$119 Castration\t$25\t$ 69 Degriffage (pattes avant)\t$45\t$108 Analyse de selles\t$ 4\t$ 23 (2 tests) Examen\t$10\t$ 27 \u2022 Chiens\t\t Hystéro-ovariectomie\t\t (moins de 60 Ib)\t$65 ,\tnon disponible car % Castration (moins de 60 Ib)\t$55\tne traite que les chats $200, et d'autres où elles sont non moins belles, mais en acier inoxydable à $500 l'unité.Le système téléphonique cellulaire pour les urgences, la souplesse des heures d'ouverture, la dispo-nibilité,l'atmosphère, la décoration.ont leur prix aussi.On pourra de même loger votre minet dans une cage de quatre pieds carrés, ou de neuf pieds carrés et donc plus spacieuse, un jour ou trois jours.Les facteurs individuels jouent aussi: le vétérinaire âgé de 60 ans, qui a connu La Presse à 10e, sera bien plus conservateur en matière de prix (cela demande toujours un petit effort de mémoire et d'adaptation pour les augmenter!).Certaines cliniques cosmopolites ont aussi du personnel tri- ou quadrilingue, plus coûteux évidemment à rémunérer.D'autres cliniques enfin offrent, en plus des stérilisations et chirurgies de convenance, une pratique médicale très sophistiquée.Les coûts plus élevés de leurs chirurgies de routine servent dans certains cas à l'acquisition d'un matériel pas toujours rentable (endoscope, échographe, électrocardiogramme, matériel d'urgence, d'orthopédie ou de soins dentaires.) mais très utile un jour pour la bonne santé de vos petits compagnons.Saine concurrence En fait, et pour le plus grand bonheur des propriétaires d'animaux et de leurs petits impatients, la profession vétérinaire a eu l'intelligence de laisser la bride lâche en matière de tarification d'honoraires, pour inciter ses membres à une libre et saine concurrence.Si bien qu'il y en a à peu près pour tous les goûts, toutes les bourses, certaines cliniques étant même moins chères que la SPCA ! La standardisation des honoraires, élevés et uniques dans certaines villes américaines, a par contre obligé nombre de municipalités des USAà créer des cliniques de stérilisation à prix modique pour sa clientèle populaire, ce qui n'est pas le cas chez nous.Pages jaunes Pour trouver le meilleur rapport qualité-prix du dégriffage- castration, inutile, par contre, de consulter vos cahiers spéciaux et circulaires d'épicerie du mercredi, la publicité des honoraires vétérinaires étant rigoureuse- -ment interdite par l'Ordre.Vous ; ne verrez donc pas avant longtemps des spéciaux, castration, taillage d'oreilles ou vaccins annoncés à la télévision en sandwich entre le Pepsi et «Mme Steinberg ».Cependant, en feuilletant attentivement les pages jaunes, vous trouverez sûrement une clinique qui colle à votre budget, à votre tempérament national ou personnalité ethnique, à vos exigences, à vos goûts, ou dégoûts.Pas trop éloignée de chez vous non plus.Dans ce magasinage tous azimuts, même la race de votre compagnon y trouvera (qui sait?) son compte et, et pourquoi pas, un médecin compatriote: vous dénicherez en effet sans problème à Montréal un vétérinaire italien amateur de bel canto pour votre «mâtin de Naples » mélomane, anglais très self-control pour votre «Old English Sheep Dog» très digne, ou du style auvergnat fouchtra pour votre «braque d'Auvergne» viscéralement extraverti.i La lutte contre le sida sera longue et coûteuse Aucun spécialiste n 'est capable de dire actuellement quand cette maladie sera maîtrisée $ par an et par per- MARC PONDAVEN Agence France Presse GENEVE ¦ La lutte contre le sida sera longue, difficile et extrêmement coûteuse et aucun spécialiste n'est capable actuellement de dire quand cette maladie, qui affectera près de 10 millions d'individus d'ici à la fin du siècle, sera maîtrisée.Découvert en 1981 aux Etats-Unis, le syndrome d'immuno-dé-ficience acquise (S.I.D.A.) se propage désormais à travers le monde entier.Aucun continent n'est protégé et des régions comme l'Asie du Sud-Est, l'Amérique latine voire les pays de l'Est sont maintenant touchées.La Thaïlande, à l'abri du fléau il y a encore quelques mois, est envahie par l'épidémie.Des cas de Sida ont été enregistrés dans 70 sur 73 provinces de ce pays, indique l'Organisation mondiale de la santé (OMS).La maladie s'est développée ces derniers temps en Pologne, eh Argentine, notamment chez les toxicomanes.En Afrique, la situation risque de devenir catastrophique, et déjà certains villages du Burundi et de l'Ouganda ne sont plus habités que par des vieillards et des enfants, les adultes entre 20 et 40 ans ayant été décimés par la maladie.Le sida, très répandu en Afrique centrale et en Afrique de l'est, a gagné l'ouest du continent.La Côte d'Ivoire, » AL.djmt notamment, est devenue l'un des principaux foyers de cette région.Aux USA.c'est la catastrophe Aux Etats-Unis, qui détient le record de personnes atteintes (400 par million d'habitants), et en Europe où les chiffres sont moins catastrophiques, la progression ne s'est pas ralentie, malgré la mise en place du plan mondial de lutte contre ce fléau coordonnée par l'OMS.Sur le Vieux Continent, la Suisse est en tète avec près de 130 malades par million d'habitants, devant la France (120) et le Danemark (80).Officiellement, l'OMS a recensé à ce jour plus de 180000 cas mais estime, en raison des retards des déclarations et des mauvais diagnostics, qu'au moins 600 000 personnes sont atteintes, tandis Le carnet d'observation fi là A propos de pics ¦ L'article publié mercredi en «une» de La Presse au sujet d'un pic chevelu «dévorant» une maison, a susci ;é des commentaires indiquant que le phénomène est plus fréquent qu'on ne croirait.Comme d'autres, Pierrette Gariépy, de Saint-Lambert, mentionne un cas semblable à son chalet des Laurentides, à Val-Morin, et elle ajoute que son pic s'est même installé dans le mur percé.La chose s'est aussi produite à mon propre domicile, sur la Rive-Sud, où un pic flamboyant a fait un trou d'environ 15 cm (5 pouces) de diamètre dans un appentis.l'ignore cependant la raison de son comportement.Peut-être cherchait-il des insectes cachés entre les planches, comme cela semble se produire à l'occasion.Tranquillité Rien de nouveau, ou presque, chez moi cette semaine.A part quelques mésanges à tête noire apparues mardi matin, ce sont toujours les mêmes oiseaux autour de mes mangeoires.Les sizerins flammés ne sont toujours pas là.Fait cocasse, des moineaux semblent friands du suif rois à la disposition des pics.Le pic mineur qui s'y nourrit régulièrement n'a guère apprécié ce partage, et il y a eu affrontement.Brandie à la face des moineaux, l'«épée» du pic a rapidement convaincu les intrus de céder le terrain.Les découvertes des derniers jours Plusieurs oiseaux relativement rares sont signalés ces jours-ci dans la grande région métropolitaine, selon un porte-parole de la Société québécoise pour la protection des oiseaux, M.Pierre Bannon.Par exemple, dans la région de Beauharnois, on peut observer deux carouges à tète jaune.On parle aussi de bruants à face noire à Châteauguay et de bruants lapons à Saint-Ber-nard-de-Lacolle.Dans le coin d'Hemmingford, on a aussi vu de nombreuses alouettes cornues, ainèi qu'un busard Saint-Martin.Plus près de nous, dans les champs voisins de l'aéroport de Saint-Hubert, cinq harfangs des neiges furent aperçus en fin de semaine dernière.On signale aussi dans la région des groupes de bruants des neiges ainsi que des éperviers bruns à Chàteauguay, Lavaltrie et Saint-Lambert.PIERRE GINGRAS que 5 à 10 millions sont porteurs du virus.La recrudescence de la maladie a toutefois déjà eu des effets positifs sur le comportement de cer: tains groupes dans les pays industrialisés, où notamment les homosexuels, durement frappés par la maladie dès sa découverte, ont commencé à adopter des attitudes plus responsables.«L'effort d'information entrepris depuis quelques années est en train de porter ses fruits», commente le Dr Jonathan Mann, responsable du programme mondial de lutte contre le sida à l'OMS.Toutefois, ce changement de mentalité ne constitue qu'une infime partie du travail qui reste à accomplir pour venir à bout du Sida, constate-t-il.«La situation n'est guère brillante et l'épidémie s'accélère.Nous sentons parfois edecine Ajoutons de un manque de volonté de certains dirigeants politiques qui ne se rendent pas compte de l'ampleur du drame.» Incertain vaccin A cela s'ajoute toujours l'incertitude sur la découverte du vaccin et sur son coût d'application qui plongent les spécialistes dans des abîmes de perplexité.Les plus optimistes tablent sur une découverte dans les cinq années à venir, d'autres repoussent l'échéance plus loin.Cependant, une fois le vaccin découvert, se posera le problème de son inoculation en masse.On se heurte alors au problème du coût qui pourrait mettre un tel vaccin hors de portée des pays du Tiers-Monde.Pourtant, la découverte d'un vaccin ou d'un médica- ment au meilleur coût est imperative, soulignent les spécialistes, car un grand nombre de pays ne peuvent se permettre de financer des dépenses de santé exorbitantes.Ces dépenses se situent en Afrique, en moyenne annuelle, entre 8$ et 50$ par habitant.Si on entrevoit les difficultés qui vont surgir, le Dr Mann est catégorique: «La décennie 90 sera beaucoup plus difficile que celle de 80», on ne peut faire de véritable prévision en matière de coûts pour traiter cette maladie.Les estimations sont très aléatoires et divergentes, en raison de la durée des soins, bien qu'on ait constaté qu'un malade mourait en moyenne deux ans après le diagnostic du sida.Le traitement de l'AZT, le seul médicament capable actuellement d'apporter une certaine rémission, revient à ni plus de 6< sonne.Aux Etats-Unis, les frais médicaux engagés par cas de sida se situent entre 74000 $ et 147000 $ et, * en Grande-Bretagne, à 38000$.Devant une épidémie aussi grave, la plus grave du monde moderne souligne le Dr Mann, le problème du coût doit être dépassé et l'émergence du sida doit être l'occasion d'une réflexion générale sur les problèmes de santé.«Cette maladie frappe les gêné: rations productives.Que pourrons-nous faire quand l'Afrique sera frappée de plein fouet d'ici à quelques années et qu'on s'apercevra de son impact financier et social énorme», souligne le Dr.Abdourahmane Sow, ancien professeur à l'Université de Dakar, actuellement à l'OMS dans l'équipe du Dr Mann à Genève.J W.GIFFORD-JONES collaboration spéciale ne un ¦ 1 ne viendrait à l'esprit de personne, moins encore d'un chroniqueur préchant depuis toujours un sain régime de vie, de prendre au Nouvel An la résolution de négliger la médecine préventive.Mais dans notre désir de corriger nos mauvaises habitudes au cours de 1990, il est important d'examiner les deux côtés de la médaille, car la preuve est faite que la conduite d'une vie saine peut causer des ennuis épouvantables dans les vieux jours! Nous évoquerons donc deux genres de tragédie découlant du mode de vie.D'abord celle de ce parent de 45 ans qui succombe à une crise cardiaque induite par l'arthéros-clérose alors que l'hérédité l'assurait de 80 années d'existence agréable.Un mode de vie générateur d'obésité, de diabète et d'hypertension fait frapper la mort des décennies trop tôt.L'autre drame est du type du remplit les foyers pour malades chroniques.Des patients âgés, cloués au lit, incontinents, seuls, condamnés à fixer jour après jour les murs qui les entourent, certains ne sachant à peine où ils sont, ou pourquoi et comment ils y sont arrivés.La médecine préventive est devenue une arme à deux tranchants.Chez certains, la discipline et la modération qu'elle implique évite des détériorations prématurées.Chez d'autres, hélas, une saine existence peut conduire au drame en ajoutant des années à la vie plutôt que de la vie aux années.Mieux j'apprécie les vertus de la raédeci- préventive, mieux je comprends qu'il y a un temps pour combattre l'apparition des affections dégénératives.et Un autre pour abandonner les précautions.La question qui se pose clairement en 1990 est de savoir si l'on peut avoir le beurre et l'argent du beurre.Peut-on logiquement adopter une attitude plus sélective à l'égard de la médecine préventive?Un temps pour éviter l'athérosclérose et un temps pour dire «Au diable les problèmes du vieillissement! Le moment venu, je préfère mourir rapidement!» Un mode de vie exemplaire est de rigueur à l'adolescence et à l'âge moyen.U exige un régime alimentaire équilibré par les hydrates de carbone et les fibres, ainsi que par une ingestion restreinte de graisses, de sucre et de sel.U est alors impératif de dire non à la cigarette, aux drogues, aux excès en alcool et en médicaments, ainsi qu'à l'inactivité.Mais la soixantaine passée, les sacrifices commencent à perdre leur sens et peuvent même être dangereux.Cela ne signifie pas qu'il faille gagner 50 kg en s'empiffrant, cesser tout exercice physique, et vider une bouteille de whisky par jour en fumant des cigares.Néanmoins, ayant échappé à une mort prématurée, on peut s'inspirer de l'écrivain français La Rochefoucauld, selon qui une protection de la santé par un régime excessivement rigoureux est en soi une maladie pénible! le doute fort que dans la soixantaine en notre siècle au lieu du XVIIe où il vécut, La Rochefoucauld craindrait les oeufs et le jambon au déjeuner, ou qu'il s'encombrerait de scrupules devant des crêpes recouvertes de beurre et de sirop d'érable.De même irait-il allègrement dîner d'un verre de vin et d'une pâtisserie dans quelque bistro.Et je l'imagine sans peine, le soir venu.commandant de la viande avec des frites.Sans oublier la crème glacée au dessert ! En politique comme dans les placements, c'est la chronologie, le choix du moment qui détermine le succès.La règle s'applique aussi en médecine.Supposons que les spécialistes soient fondés de clamer qu'une alimentation riche en graisses saturées et cholestérol provoque les crises cardiaques.N'est-il pas préférable de mourir de cela à 80 ans que de s'exposer aux sévices d'une vieillesse trop longue et peut-être d'un trépas aussi lent que douloureux?l'ai revu récemment une octogénaire de nature inquiète que je connais depuis longtemps.Elle revenait d'un séjour de plusieurs mois en Floride, où elle avait consulté un médecin.Celui-ci, ayant diagnostiqué de l'hypertension et un taux élevé de cholestérol, avait prescrit un régime draconien.Futilité que cela.Pesant 90 kg depuis des années, cette femme ne modifierait sans doute en rien sa longévité en perdant quelques livres et en réduisant tant soit peu sa tension artérielle et son cholestérol.Qu'aurait dû faire le médecin floridien?Omettre tout d'abord le test de cholestérol, et ensuite féliciter la dame pour la forme physique et mentale qui lui permettait encore de se rendre seule dans le sud en voiture à son âge.Elle était heureuse avant qu'il ne la tracasse avec son cholestérol.Et au lieu de lui faire sacrifier le fromage qu'elle aimait, il aurait dû lui dire «Profitez-en, Madame!».Ce n'est pas l'athérosclérose qui menace cette aimable vieille dame.Comme bien d'autres personnes de son âge, elle devrait plutôt douter de l'opportunité de la médecine préventive à cette époque de sa vie.Et bon nombre d'entre elles concluront peut-être justement en ce début d'année: «Au diable la médecine préventive! Profitons plutôt du temps qui nous reste!» LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JANVIER 1990 BS - T Ê ' A I \u2022 m \u2022 Germain Tardif \u2022\u2022\u2022i \u2022 '¦¦**> auteur de la télésérie « Super sans plomb», Jacques Ci mon (photo), anime, en compagnie de Danielle Brault, le reportage vidéo que la ville de Saint-Hubert présente au stand consacré à son mégaprojet urbain.U s'agit d'un vidéoclip de 10 minutes dont Cimon est lui* même l'auteur des textes.Rappelons que Saint-Hubert ambitionne de devenir la ville de l'Agence spatiale du Canada.L'association Vivre sans ta' bac, en collaboration avec Pins?\\i1 fera HoëÊ pour adultes Un Père Noël imberbe, veiné, bleuâtre, ressemblant plus à un monstre extraterrestre qu'au bon vieillard venu du Nord.Un père Noël qui, nul doute, aurait effrayé les enfants.Telle était la vedette du déjeuner-rencontre du temps des Fêtes, organisé par le Regroupement des gens d'affaires de l'Outaouais et qui s'est tenu au Musée des beaux-arts du Canada.Qui se cachait derrière ce masque lugubre?Nul autre que Bernard Bujold, consultant en gestion des communications et président de l'Association des diplômés de l'Université Laval, région de l'Outaouais.sapon cffes nelffes Qui pourrait soupçonner que le tiers du nord du Japon, étroite langue de terre de 1000 kilomètres, subit tous les ans des hivers sibériens ?Que la mer d'Okhotsk se transforme en une banquise de 1500000 km2 pendant près de cinq mois chaque année ?Ce Grand Nord, avec ses 30 millions d'habitants, le cinéaste Yves Mahuzier et sa femme Danielle l'ont sillonné en *land cruiser » pendant deux hivers consécutifs, à des températures qui atteignaient souvent -40?C.C'est cette aventure qu'ils feront revivre, du 29 janvier au 22 février, dans diverses salles de la région métropolitaine, dans le cadre de la série Les Grands explorateurs commanditée par la Banque Nationale.Pour renseignements quant aux lieux, jours et heures des représentations et pour réservation, composer 282-9362.titut de cardiologie de Montréal, invite les personnes qui ont décidé de cesser de fumer à participer à une clinique de désintoxication pour fumeurs qui se tiendra du 28 au 31 janvier, de 19 h à 22 h, à l'Institut, 5000 rue Bélanger Est.Le coût est de 65$.Pour s'inscrire, composer 381-7784 ou 493-9239 ou, encore, le jour, 255-2531 L'Association québécoise pour la fertilité présente, mercredi prochain, une conférence qui portera sur les nouvelles technologies de reproduction.Le conférencier sera le docteur Pierre Miron, directeur de la clinique de fertilité de l'hôpital Maison-neuve-Rosemont.11 abordera les derniers développements des techniques de reproduction relevées lors de son récent voyage en Europe.La causerie aura lieu â 19 h.à l'auditorium du pavillon Rosemont, 5689 boulevard Rose- mont.L'entrée est gratuite pour les membres.Pour les autres, le coût d'admission est de 5$ par personne ou par couple.Le Centre interculturel Mon-chanin présentera, vendredi, une conférence de M.Roger Ga-raudy, philosophe et humaniste.Il parlera de «La révolution du pluralisme culturel».La causerie, qui sera suivie d'un échange avec les participants, aura lieu, de 19 h 30 à 22 h, au Centre, 4917, Saint-Urbain.Coût d'admission de 4$ pour les étudiants à plein temps, les sans emploi ou les gens du troisième âge et de 7$ pour les autres.La Société d'histoire de la municipalité régionale de comté de l'Assomption invite ses membres et les amis de l'histoire â une soirée-causerie sur le Domaine seigneurial de Lachenaie.M.Clau- de Martel, géographe et historien, qui étudie depuis plusieurs années ce site historique, rappellera les débuts de la seigneurie qui porte ce nom depuis 1671, la naissance du fort de Lachenaie, les nombreuses luttes franco-iro-quoises et l'évolution du domaine jusqu'au début du siècle.Ce rendez-vous avec l'histoire aura lieu le 31 janvier, à 20 h, au pavillon Marsan du Collège de l'Assomption, 270, boulevard L'Ange Gardien.O Le musicien et chanteur Raoul Duguay animera, mercredi, la soirée-bénéfice organisée par Développement et paix.À 19 h 30, au cinéma du Complexe Desjardins, on assistera au vi-sionnement de la version française du film Romero, lequel sera suivi d'un coquetel à la salle Alfred-Rouleau de l'Hôtel Méridien.Le coût de cette soirée, préparée avec la collaboration du groupe Malofilm, est de 50$.Les profits seront versés aux populations de l'Amérique centrale et appuieront divers projets agricoles, éducatifs et de défense des droits humains.Pour renseignements: 257-8711.O Le président de l'Association des anciens combattants d'Afrique du Nord, M.Albert Goldberg, annonce la tenue de l'assemblée générale de cette société, samedi, à 18 h, au mess des officiers des Fusiliers du Mont-Royal, 3721 rue Henri-Julien.Cette réunion sera suivie d'un coquetel où sera présent le consul général de France,.M.lean-Pierre Beauchataud.Pour informations ou réservations: 521-3184 ou 935-2774.Échanges sur ta polytoxicomanie Huit représentants d'organismes et d'institutions qui participent au groupe de concertation sur la polytoxicoma- -nie, ont effectué un voyage d'étude à r*Addiction Research- ; \\ Foundation » à Toronto.Ce voyage a été facilité grâce aune commandite, du transporteur aérien Intair.De gauche à droite: M.Guy Vermette, consultant en toxicomanie, Mme : Cécile Vermette, députée péquiste de Marie-Victorin, M.Claude Giroux, ex-président de l'Association des interne- ; nants en toxicomanie, Mme Béatrice Pepper, directrice des relations publiques d'Intair, M.Serge Fleury, directeur du : Regroupement des maisons d'hèbergement-jeunesse, Mme : j Carmen Trottier, directrice de l'Association des interve- \\ nants en toxicomanie, Mme Adanis Obomsawin, trésorière ' ] du Foyer pour femmes autochtones sans-abri de Montréal, ' M.Pierre-Yvon Ouellet, économiste responsable des services de recherche en toxicomanie, Mme Alice Dolbec, secrétaire du conseil d'administration de la maison Le Portage, et Mme Diane Borgia, directrice du Centre d'aide aux familles d'alcooliques et de toxicomanes.La Fédération mondiale de l'hémophilie Canada a fait un don de 100000$ à la faculté de médecine de l'Université McGill pour la création d'un cycle de conférences Frank Schnabel, qui traitent de cette maladie.M.Schnabel, maintenant décédé, était lui-même atteint d'hémophilie.Homme d'affaires canadien d'origine américaine, c'est lui qui a fondé la Fédération mondiale, à Copenhague, en 1963.Il est mort en 1987, à I age de 60 ans.Le Centre d'études arabes pour le développement présente- ra, le 7 février, une causerie sur le Soudan, pays d'Afrique confronté depuis de longues années à une guerre civile qui hypothèque lourdement son développement économique et social.Le conférencier invité est M.Saâd Amrani.La réunion aura lieu à 19 h 30, au Caf'tiers, 4837 avenue du Parc.Pour renseignements: 843-7872.Pour souligner à la fois son cinquième anniversaire et les 25 ans de Laval, la Société littéraire de Laval organise un concours littéraire qui s'adresse aux per- sonnes de 18 ans et plus et qui demeurent dans cette ville.Pour chacun des quatre genres littéraires admis au concours (poésie, récit, conte et nouvelle), trois prix seront accordés, rcs-' pectivement de 300$, 200$ et 100$.Les prix seront remis lors d'une soirée de gala qui aura lieu le 7 mai, à la salle de spectacle de la Maison des arts de Laval, 1395 boulevard de la Concorde Ouest.Pour s'inscrire ou pour se renseigner, composer 682-2708 ou 744-1847.A MARDI Montréal ités À chacun d'y voir de près MARIANE FAVREAU ¦ es plans d'ur-ils banisme des quartiers qui commencent à se discuter dans les conseils d'arrondissement, peuvent paraître bien théoriques au simple citoyen.U n'est pas question de demander, à cette étape-ci ici, de corriger de petites lacunes (éclairage ou élargissement de trottoir).On joue d'abord dans les idées générales.Mais attention, elles ont des répercussions concrètes.Les enjeux d'aménagement de chaque arrondissement (qui comprend plusieurs quartiers) sont expliqués dans une brochure qu'on peut obtenir au bureau local Accès Montréal.A titre d'exemple, voici quelques enjeux d'aménagement et de développement de l'arrondis-sement Ahuntsic-Cartierville tels que relevés dans sa brochure: réduire la circulation de transit et ses effets négatifs, gérer le développement des espaces institutionnels, mettre en valeur la rivière et ses berges, développer les abords des ponts Lachapelle et Viau, etc.On suggère ensuite des mesures visant à les traduire dans la réalité.Ainsi, pour diminuer la circulation de transit dans le quartier, il faut réduire la circulation à la source, dit-on.Comment?Par des parkings incitatifs à Laval, par le rabattement des autobus du nord à Laval, par d'autres pistes cyclables, etc.Si bien qu'à partir de mesures générales (promouvoir l'utilisation du transport en commun), on peut déboucher sur des solutions qui ont un impact sur la vie quotidienne (fermer le terrain de stationnement du parc Ahuntsic).Autre exemple, pris dans l'arrondissement Plateau/Centre-sud: poursuivre l'aménagement des ruelles en espaces verts «en évaluant l'opportunité d'y installer de petits équipements récréatifs».Concrètement: voulez-vous faire de votre ruelle un terrain de jeux?Les simples citoyens ont donc intérêt à s'impliquer et à ne pas laisser aux seuls organismes constitués le soin de parler en leur nom.Ces derniers sont pré- vus par l'administration comme des interlocuteurs privilégiés lors des forums et des sommets.Ils avaient d'ailleurs été invités individuellement à assister à la présentation des projets pour leur arrondissement, la semaine dernière, et leurs représentants y sont allés nombreux.Les opinions des citoyens ordinaires auront-elles le même poids que celles des groupes organisés comme les gens d'affaires, les syndicats, les groupes communautaires, les associations sportives, etc.?«On prend l'engagement d'en tenir compte», promet Robert Perreault, vice-président du comité exécutif.Le public disposera même du tiers du temps des forums, promet-il, alors qu'une vingtaine d'intervenants «en mesure de créer desconsensus sur les enjeux» y participeront officiellement.Peut-être pour dégeler les plus timides, la ville propose aux citoyens de remplir un petit questionnaire: ce que j'aime le mieux dans mon arrondissement, ce que j'aime le moins, qu'est-ce que je ferais si je pouvais faire quelque chose moi-même?Voilà un point de départ.MONTÉE AUX FLAMBEAUX ¦ Question de se réapproprier la montagne de nuit, le Centre de la Montagne renoue avec une ancienne tradition.U organise une montée aux flambeaux au mont Royal, non pas en raquettes comme autrefois, mais à pied.Cette activité plutôt féerique aura lieu samedi soir prochain.Le départ se fait à 20h au pied du monument Georges-Etienne-Cartier, sur l'avenue du Parc On empruntera le chemin des calèches, et les flambeaux sont fournis gracieusement (un pour environ 10 personnes).Il y aura des haltes illuminées, le long du chemin, pour identifier certains éléments.Et arrivé au grand chalet, on servira des boissons chaudes, avec animation et musique.La montée devrait prendre une heure et demi.Les organisateurs attendent au moins 500 personnes et cette activités fait partie de la Féte des neiges.On se renseigne au 844-4928.Ceux qui préféreraient monter au sommet du mât olympique, devront patienter jusqu'à la rai-février: le funiculaire qui donne accès à l'observatoire est fermé.Le plus beau parterre montréalais Pour ramener plus vite le printemps, quoi de mieux que de signaler l'aménagement d'un gagnant du concours d'embellissement de la ville.Il s'agit ici du parterre de M.Jacques Massé, de la rue Bossuet, dans le district Louis-Riel.Proclamés en novembre, les vainqueurs étaient six par district, selon la catégorie où ils s'étaient inscrits: balcon, façade, cour arrière, résidence ou commerce.Des employés des Travaux publics ont effectué une première sélection parmi les aménagements soumis.Puis, un comité local d'embellissement a choisi les vainqueurs à qui on remettait une photo laminée immortalisant leur aménagement.On y effectue l'entretien préventif annuel.Il reprendra son horaire normal le 17 février.Toutefois, les visites guidées au Parc olympique se poursuivront pendant ce temps.Pour obtenir plus de renseignements et pour réservations, on signale le 252-4737.PAVILLON À CORRIGER ¦ Les conseillers municipaux qui forment le comité conseil de l'arrondissement Centre ont suggéré de faire des modifications au futur pavillon de l'UQAM qui sera érigé à l'angle de la rue Saint-Denis et du boulevard René-Lévesque.La maquette que nous publions dimanche dernier ne serait donc pas définitive.On a demandé aux architectes (Dimako-poulos et ass., ainsi que Jodoin, Lamarre, Pratte et ass.) s'il n'y a pas moyen de souligner davantage la vie piétonnière de la rue Saint-Denis, en prévoyant une entrée sur cette rue.De plus, le CCA trouve plutôt lourd le bloc des étages supérieurs le long de la rue Saint-Denis, et suggère de les placer un peu en retrait de la base.Enfin, on voudrait s'assurer que le clocher de l'église Saint-Jacques reste visible du côté sud du boulevard René-Lévesque, peut-être, là encore, par des étages en retrait.LA CRIÉE FERME SES PORTES ¦ Le dernier hebdomadaire communautaire de Montréal, La Criée, ferme ses portes après 10 ans de parution.Il s'agit d'une liquidation volontaire, les dettes devenant difficiles à assumer,, explique la rédactrice en chef,* Christiane Rioux.La fin des subventions gouvernementales aux médias communautaires et des coupures dans les programmes d'emploi avaient déjà entraîné la fermetù-f re de Liaison Saint-Louis, le journal communautaire du Plateau Mont-Royal.Malgré ces coupures, La Criée/, publiée dans le centre sud, en arrivait à se rentabiliser avec la pb-' blicité.À la mort de Liaison, elle avait donc étendu son tirage au Plateau, comptant couvrir les.deux quartiers.En doublant ainsi son tirage et sa distribution,' La Criée augmentait considérablement ses coûts sans que la publicité venant du Plateau compense.La Criée distribuait 30000 exemplaires dans son quartier d'origine.L'erreur aura été de vouloir s'étendre au Plateau.Quand l'hebdo a décidé de faire , marche arrière et de se replier uniquement sur le Centre sud, il était trop tard, dit Mme Rioux.De plus, un particulir souhaitait acheter le journal pour une bouchée de pain.Les créanciers sont devenus plus pressants et, la dernière semaine, l'imprimerie a refusé d'imprimer le journal.Sa fermeture coupe sept postes à temps plein et trois à temps partiel, à la rédaction ei à là publicité.Au fait qu'est-ce qui distingue un journal communautaire d'un hebdo local ordinaire?Ses propriétaires, qui sont les organismes communautaires du quartier, via un conseil d'administration élu.Son contenu: il sert de lien et rend compte de l'activité de ces groupes tout en donnant de l'importance aux problèmes qui touchent leur clientèle ( logement, aide sociale, chômage, etc.) .1 s-% «6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JANVIER 1990 9.» » ¦A .1 .1 IVr^THA GAGNOIM I] Va quinze ans, une secrétaire Yiaiirait jamais osé poursuivre soû-patron pour harcèlement se-Xud.L'accusation eut semblé ptikqU'inconvenante: ridicule.aujourd'hui, au Québec et au Canada, des femmes comme Eli-sajfeth; Morseck, ex-employée de Gêpêfâl Motors, à Sainte-Thérèse; > Voilà le genre de réflexion que I;^ôsfemmesentendent souvent.;î ' La Commission des droits a >! tendance à appliquer ce dicton I* dans le cas où la plainte repose jlsur un incident unique.«Il faut >; qu'il y ait des gestes répétés, si-j>Q9P ce n'est pas du harcèlement, ?-Jaijione Jennifer Stoddart, direc-Î^ÇCide des enquêtes.À moins, bien ^A^frji(ue le geste soit grave et qu'il ;*£ai|x$usé des torts importants.» $£13*9 .Commission s'est montrée îJfeWtoJ dure à l'égard d'une fem-SStJfèiW se plaignait que son pa-^'ftefr lui avait manifesté son désir >*lï£jâ toucher une fois.';î!2«« Madame a paniqué à la suite jTOSîn'seul incident, estime la j.Commission.Elle a nourri ses .< craintes en interprétant tous les :l gestes et paroles du directeur x- comme étant des messages.Dans J.ce contexte, tout ce que l'homme \u2022£ pouvait faire ou dire était inter-\u2022w'ptfété comme étant du harcèle-*£fneht.» Dans un autre cas, la Commission, conclut que des propositions chevaleresques ne constituent pas nécessairement du harcèlement.s- Des farces grossières -Des farces répétées peuvent parfois empoisonner le climat de l! travail.Deux caissières dans un i garage de Montréal ont porté - plainte contre le pompiste qui ne i cessait de faire des blagues à con-£ notations sexuelles.L'une d'elles * âmème été congédiée.j- .'-Chaque fois qu'il ouvre la bou- \u2014 La nouvelle orientation de la Commission des droits de la personne devrait corriger certaines lacunes JWjk u printemps, la Commis-.04k sion québécoise des droits de la personne prendra une nouvelle orientation qui devrait inciter davantage les femmes à porter plainte.C'est du moins ce que souhaite la directrice des enquêtes, Jennifer Stoddart.Le projet de loi 140, adopté par l'Assemblée nationale il y a quelques mois, modifie considérablement le rôle de la Commission dans le traitement des plaintes.11 permet aussi la création d'un Tribunal des droits.L'organisme était tenu, jusqu'à maintenant, de garder une certaine neutralité.Cette attitude soulevait bien des critiques des groupes de femmes qui sp demandaient si l'organisme était là pour protéger les droits ou faire le procès des victimes.Depuis quelques années, on se plaint de la lenteur du processus et de l'inefficacité du système.Il y a actuellement près de 200 dossiers divers en attente.«Nous sommes débordés», explique la directrice.Concernant les plaintes de harcèlement, elle expliquç que la Commission était coincée entre son mandat de promotion des droits et l'obligation de mener des enquêtes dans un cadre quasi-judiciaire.Désormais, elle n'aura plus à juger du bien-fortdé d'une plainte.En fait, ce n'est plus elle qui décidera s'il y a eu harcèlement, discrimination ou exploitation.Cette question relèvera du nouveau Tribunal des droits.Le nouveau système fonctionnera de la façon suivante: Dans un premier temps, la Commission, après avoir reçu une plainte, devra rechercher m Jennifer victimes Stoddart reconnaît que le système actuel est lent et présente des difficultés pour les photo jean goupil.LA PRESSE tout élément de preuve.À partir des résultats, elle tentera d'obtenir un règlement entre les parties.«A ce stade, il n'y aura plus d'audition, plus de contre-interrogatoire contraignant» pour la plaignante et toutes les preuves seront acceptées, y compris celle du ouï-dire.» « Mais notre rôle sera toujours de prévenir, non de punir», pré- cise Madeleine Caron, responsable du contentieux.Les avenues Si, malgré tout, les parties ne parviennent pas à s'entendre, deux avenues s'offriront à elles: poursuivre leur différend devant un arbitre ou se présenter devant le Tribunal des droits de la personne.C'est la Commission qui s'adressera au Tribunal des droits, dont les décisions seront exécutoires.«À ce moment-là, explique Mme Stoddart, elle se portera à la défense du plaignant, deviendra son avocat.Et les services seront gratuits.» Avant d'aller au Tribunal, elle enverra un dernier avis écrit.Autre point important, si la Commission refuse de saisir le Tribunal d'une plainte, la personne pourra, à ses frais, présenter elle-même sa requête.On espère que ce Tribunal sera plus accessible, plus sensible aux questions de discrimination et plus efficace.La loi prévoit qu'il sera composé de sept membres, tous nommés par le gouvernement.Le président doit cependant être choisi parmi les juges de la Cour du Québec.Pour l'instant, les groupes de femmes sont sceptiques.Elles craignent que la Commission ne tente d'obtenir des règlements à rabais plutôt que d'aller devant le tribunal.Actuellement, les montants versés en dédommagement varient de 300$ à 15000$.En 1988, les sommes obtenues totalisaient 45000$.D'après Mme Stoddart, les ententes qui interviennent à l'amiable sont parfois supérieures aux sommes réclamés par les tribunaux de droit commun.1 Un exercice périlleux qui ne va pas sans égratignures m e ne suis qu'une simple employée \" wB de manufacture qui travaille à la chaîne et qui a l'impression d'avoir été traitée ainsi, par vous, gens de la Commission.» C'est par ces commentaires que se termine la lettre de reproches d'une plaignante.Elle désapprouve vigoureusement la façon dont on a traité son dossier.Selon elle, l'attitude de la Commission a eu pour effet de rétablir le pouvoir de l'employeur.«Vous avez succombé aux charmes de relations publiques de l'employeur.On a fermé mon dossier avant même qu'il ne soit ouvert.Vous né savez pas combien il m'a fallu subir de harcèlement avant de rassembler mon courage pour déposer une plainte», dit-elle.Après cette critique, elle a finalement obtenu un règlement satisfaisant.Plusieurs femmes se plaignent que le recours ! devant la Commission des droits est un exercice périlleux qui ne va pas sans culbutes et égratignures.Lors d'une entrevue, l'une d'elles déclare qu'elle n'a jamais accepté que l'on rejette sa plainte.A son avis, il n'y avait aucune raison, surtout que l'employé, un préposé aux commandes dans une petite entreprise, reconnaissait l'avoir importunée.«Il n'y a pas que le baiser» Informé de la situation de harcèlement, le patron lui a demandé de démissionner, ainsi qu'au responsable.«Une façon, pour le moins expéditive, de régler le problème», dit-elle.Malgré cela, la Commission a repoussé la plainte.Elle estime que la plaignante n'a été victime que d'un seul incident, un baiser volé près d'une imprimante.«l'ai beau relire cette décision, je ne reconnais pas mon dossier.Il y a même des erreurs.» Selon elle, ce n'est pas le baiser qui est grave, mais les conséquences, «l'ai eu trois mois de pénalité à l'assurance-chômage et j'ai été obligée de me trouver un autre emploi.» Elle était certaine de gagner sa cause.«Si jamais cela se reproduit, je ne perdrai pas mon temps à aller devant la Commission, je me défendrai moi-même.Et le gars va y goûter.» Les femmes chezSidbec Des groupes de femmes se plaignent souvent que la Commission exige presque une preuve hors de tout doute raisonnable.Ce qu'a réfuté, encore récemment, le président, Jacques Lâcha pel le.«C'est faux, il s'agit d'une preuve prépondérante.» Dans le livre publié dernièrement, «Ça fait pas partie de la job», le Groupe d'aide aux victimes reproche à la Commission d'avoir rejeté, il y a quelques années, la plainte de six femmes de l'usine Sidbec contre un contremaître qu'elles trouvaient grossier et entreprenant.«Une décision qui, selon Yvonne Séguin, responsable du groupe, a décourage bien des travailleuses de porter plainte.» Le contremaître avait alors justifié son attitude en déclarant qu'il travaillait dans une «usine d'hommes.» L'arrivée des femmes avait perturbé les habitudes.«|e ne dis pas que la Commission a un préjugé favorable aux employeurs, mais il arrive qu'elle accepte trop facilement leurs excuses», déplore Mme Séguin.Malgré cela, elle admet que le fait de déposer une plainte est un atout important qui amène parfois l'employeur à régler le litige. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JANVIER 1990 B7 Le FMI poursuit son offensive pour hausser ses revenus Agence France-Presse WASHINGTON ¦ Le Conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) va entamer demain une nouvelle semaine de négociations serrées autour de l'augmentation de ses ressources financières, bloquée par des objections de la France, de la Grande-Bretagne et, des États-Unis, apprend-on de bonne source.«Des progrès ont été accomplis et les différends ont pu être lirai» tés», a indiqué un porte-parole du FMI, précisant que «les discussions reprendront lundi».Les rencontres de la semaine écoulée ont marqué un nouveau temps fort dans une négociation qui se poursuit depuis le printemps.Le directeur général du FMI, M.Michel Camdessus, récla- me un doublement des ressources de l'institution pour lui permettre de renforcer son rôle dans l'effort de réduction de la dette des pays du tiers monde et dans le processus de libéralisation de l'Europe de l'Est.Plusieurs pays, dont la France et le Japon, sont favorables à ce doublement Mais le Japon entend obtenir à cette occasion une plus grande part du capital et donc des droits de vote * Tinté-rieur de l'institution, briguant la seconde place après les Etats* Unis.La France revendique quant à elle la quatrième place, qui est la sienne actuellement et qui correspond à son rang économique, indique-t-on dans les roi-lieux informés.La Grande-Bretagne brigue apparemment cette même place et ne paraît pas prête à la partager avec la France comme cette dernière l'a suggéré.Les Etats-Unis refuseraient Suant à eux une augmentation es ressources supérieure à 35 o.cent, restant très loin des 50 à 66 p.cent proposés à titre de compromis par leurs partenaires.Us insistent au contraire, indique-ton, pour que des mesures soient prises afin que les pays qui ont des arriérés de paiement rattrapent leur retard.Négociations ardues Une rencontre à haut niveau du Groupe des Sept pays les plus industrialisés, mercredi à Paris, n'a pas permis de faire avancer le problème.Une source informée de l'évolution de ces négociations estime «Que les discussions sont si difficiles qu'il est douteux que l'on puisse aboutir avant la date limite du 31 mars».D'autres sources estiment au contraire que la pour- suite des discussions marque une volonté d'aboutir et qu'une solution pourrait être rapidement atteinte.La position des États-Unis s'explique notamment par l'attitude du Congrès américain.Ce dernier a manifesté son opposition à l'augmentation des ressources du FMI, qui coûtera plusieurs milliards de dollars aux États-Unis (premiers bailleurs de fonds de l'institution), en pleine période de restrictions budgétaires.Onze pays membres du FMI ont un arriéré de paiement de 3,76 milliards S US (Soudan, Pérou, Panama, Honduras, etc.).Le Comité intérimaire du Fonds monétaire international avait adressé en septembre dernier un sévère avertissement à ces pays, évoquant pour la première fois une possible exclusion de ceux qui se refuseraient à coopérer.Excédents commerciaux: bilan positif pour le Japon d'après AFP TOKYO ¦Diminuant pour la troisième année consécutive en 1989, l'excédent commercial du Japon, source de frictions avec ses principaux partenaires économiques, est resté l'an dernier à un niveau élevé et risque bien de s'accroître de nouveau èn 1990.En 1989, le lapon a enregistré une diminution de près de 17 p.cent ( 16,9 p.cent bien 16,9 p.cent) de son excédent à 64,4 milliards $ contre 77.5 milliards $ à la fin 1988, a annoncé le ministère japonais des Finances.Sur l'ensemble de la décennie écoulée, le bilan pour le commerce extérieur japonais est toutefois éloquent: depuis 1980, il a dégagé un excédent total de 409,5 milliards $ (avec une seule année de déficit en 1980) contre 22 milliards $ au terme des années 70 (quatre années de déficit et une équilibrée).La diminution de l'excédent commercial nippon en 1989 est à mettre sur le compte d'une augmentation trois fois plus rapide des importations (+12,5 p.cent à 210,7 milliards $) comparé à celui des exportations (+3,9 p.cent à 275,2 milliards S).L'excédent vis-à-vis des États-Unis, principal partenaire commercial, s'est réduit de 5,5 p.cent pour atteindre 45 milliards $, contre 47,6 milliardsS en 1988, grâce à une progression de 14,6 p.cent des importations et de 4 p.cent des exportations.Mais le solde avec les États-Unis représente à lui seul 70 p.cent de l'excédent total nippon (contre 61,4 p.cent en 1988) et ne devrait pas contribuer à atténuer les tensions actuelles entre les deux pays, estiment les observateurs.«L'amélioration du déséquilibre commercial avec les États-Unis va se ralentir», a même estimé M.Noburo Hatakeyama, directeur général du bureau de Politique internationale du ministère du Commerce international et de l'Industrie ( MIT1 ).À souligner Même si, comme le déclarait vendredi un économiste occidental à Tokyo, « les efforts du Japon pour relancer ses importations sont à souligner», l'ensemble des principaux instituts d'études économiques privés nippons tablent pour l'an prochain sur un nouvel accroissement du solde commercial de leur pays, en dépit du lancement par le MITI d'un ambitieux nouveau programme d'incitation aux importations.A l'origine de ce renversement de tendance, la baisse actuelle du yen face au dollar qui favorise les exportateurs japonais (dont les marchandises sont essentiellement libellées en dollars) et une moindre progression de la demande intérieure au détriment des importations, estime par exemple le Nomura Research Institute (NRI), filiale de la première maison de titre japonaise.Selon NRI, l'excédent japonais devrait atteindre au moins 70 milliardsS.Les prévisions des autres instituts varient entre 71 et 92 milliards S.i i i n' i ' t y ^[l eu'iir .il'uno oasis do verdure, entourée Je jg^^jf/lacv I/Jtliyssç pai excellence pour un pied .'i feriv.une mule col\"poialivc.un app.uieiiiv.nl lamih.il iui un n|\\\\I.u ul.iire |viilh.Mivv\\i cinq inimité*- < 111 ccnlic ville: Sujvilieie Je I 7()U [i -I oui) pieds'canes.\\asle:- pjc< es ' kit.d'hiver.Mie paiioraiiiiqiie sin Nlmiiréal ci le iii.i! itïtv'iix Si I .imcni \u2022 .\u2022 \u2022\u2022 ,¦\u2022 ¦ ¦ .Salons Je icécplioïV.hihliothequè; ;pi>cii»è ci portier.i i \u2022\" \u2014i_^r \u2014 J I_\u2022 L.I_____ tifcit têt :£ .31 : Vil -r: \u2022 .\u2014 - »p-'i -,»« - -\u2014 W '.'\u2022\u2022» ' \u2022* ed d-cu 'f- l|;tfH,pffijJhs tri Û:r.i\\ .\"-.Hg:g vrr ¦ i:- \u2022 - .\u2022\u2022\u2022 |SJg^||fig,fâj .:: du-'d -l-'.iii-ud -*:r bai -, .- \u2022-:» - ' -I H.r;U !tei iri.\u2022 V .\u2022 .\u2022\u201e \u2014 n~-r .ri \u2014 h ' .!' \u2022 u.fi.\u2022! b'ir \u2022 l.:t-JFZZ jc.x?~Tf Le Hianit/.5(1 unités de condominium 700, (h.Marie l;éBér, île des Sœurs, Tel.: 766-0S25 gpoupi immobiuip cuoeques -, m M i ¦ '1 \u2022i x m.tes >.r.' V vous un ;uccès fa buleux bordure du 1 m 1H 15 Jul V 1 m 'Xi .0+ BR I m I GRANDE OIIVEBTIIBE MODÈLES &?3 1« ENFIN A DORVAL les Résidences du boisé Girouard \" (tall trees) Renseignements: Tél.: 633-0801 MAISONS CONSTRUITES SELON VOS SPÉCIFICATIONS (Custom built) .Maisons témoins meublées situées dans un site fabuleux.» i « HÂTEZ-VOUS SEULEMENT 20 UNITÉS DERNIÈRE CHANCE CONDOS rès luxueux tpenfhouse» comprenant 1 400 pi car.plus toit terrasse.À partir de 400* Pour occupation immédiate.(Quelques-uns seulement) Une intimité sans égale grâce à des immeubles détachés de 8 condos luxueux avec foyer, dans une atmosphère fabuleuse de tranquillité, plus tous les services à proximité.Joignez-vous sans tarder à nos acheteurs satisfaits et profitez de prix préconstruction.À PARTIR DE: 62 400$ Itinéraire: Route Transcanadienne (40) vers l'ouest, sortie Henri-Bourassa, demeurer sur la voie de service jusqu'à la rue Sunnybrook, tourner à droite et continuer jusqu'au bureau des ventes (environ 1 km).CONDO 54 900 $ à 115900$ QUANTITÉ LIMITÉE Autoroute 440.direction est.home boul.René-Laennec.à (jaucho iusqu au boul.Daganaifi coin nord-est m 684-3090 DOLLARD-DES-ORMEAUX 667-8091 La semaine de 13 h à 21 h Le sam.et le dim.de 11 h à 17 h Le vendredi, fermé et PIERREFONDS La semaine de 13 h à 17 h, le soir de 19 à 21 h, le sam.et le dim.de 11 h à 17 h.Le vendredi, fermé \u2022 B8 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JANVIER 1990 \u2022 4 \u2022 - \u2022 * académie * M ' - «» \u2022* ¦* ;-:>:v.:.v>/.\\ .:::::::v::^;::::::: I huj i C 0> avenue Fairmount Nom: académie Querbes.Adresse: 215, avenue Bloomfield.Métro: station Laurier, circuit 51 vers l'ouest jusqu'à l'avenue Bloomfield.Ces articles sont offerts sous forme de livres par les Editions La Presse, sous le titre Montréal, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard, au 285-7070.Laval et Laurentides Débits de boisson: i .1 JEAN-PAUL CHARBONNEAU f f .Les membres du comité exécutif de Laval semblent vouloir être plus vigilants que jamais en 1990 en ce qui a trait à l'émission de permis d'alcool pour vente dans les bars.Mardi dernier, ils ont refusé la demande d'un établissement du boule- \u2022 vard Curé-Labelle, dans le quartier Chomedey, qui réclamait pareil permis de vente.Auparavant, la Régie des alcools avait informé le service de l'urbanisme de la ville que le requérant demandait un permis pour exploiter un bar dans un - local dont les superficies de plancher ne pouvaient pas être déterminées.Par contre, à la suite d'une requête du conseiller municipal Georges Gagné, Laval est à préparer un projet de règle- \u2022 ment afin de ne plus permettre dans la \u2022 zone où est situé le centre commercial Cartier l'exploitation de bars, de cabarets, de discothèques, boîtes de nuit, salles de danse et salles de billard.Cette zone est située.sur le boulevard Cartier entre les rues de Brignoles et Emile;,; dans le quartier Lâval-des-Rapides.^ , La demande de cet élu survient à la suite delà fermeture de la discothèque Premier Choix.19e ÉDITION DU PATINORAMA ¦ C'est le 27 janvier qu'aura lieu le tra*.dionnel Patinorama dans les arenas municipales de Laval.Cet événement qui en est à sa 19e édition est organisé tous les ans afin de permettre à des organismes sportifs et socio-culturels sans but lucratif de recueillir des fonds.L'objectif de cette année est de 50 000 $.On aimerait que chaque participant donne 20 S.Les garçons et les filles sont invités à se trouver des commanditaires.Les, sommes recueillies sont divisées en deux parties: 80 p.cent vont à l'organisme du participant et 20 p.cent est remis à l'organisation du Patinorama pour payer les coûts d'impression de documents, l'achat de récompenses pour les participants, de macarons, souvenirs, etc.Depuis que cet événement existe, Coca-Cola agit comme principal commanditaire en remettant de nombreux prix aux participants de la journée.La i|4 ' présidence d'honneur de l'édition 1990 a été confiée au conseiller municipal Dénis Goulet.NOUVEAU JUGÉ EN CHEF ¦ La Cour municipale de Laval a depuis quelques jours un nouveau juge en chef.U s'agit du juge Pierre Lalande, âgé de 52 ans.Il siège à ce tribunal depuis 1975 et a été admis au Barreau en 1961.La Cour municipale de Laval est la deuxième en importasnee au Québec et elle est l'une des trois cours du genre à employer des juges permanents.Les collègues de M.Lalande sont les juges Bernard Caron et Jean Charbonneau.Comme les magistrats des cours municipales de Montréal et de Québec, ils font partie de la Conférence des juges du Québec qui regroupent principalement les magistrats de la Cour du Québec.En 1989, la Cour municipale de Laval a traité plus de 2000 causes criminelles, 1000 affaires relativement à la réglementation municipale et près de 35 000 causes reliées au code de la sécurité routière.Ce qui a résulté l'audition de plus 3500 comparutions et de près de 7000 procès.\u2022 LAVAL DONNE 50 000 S POUR AIDER LA FAMILLE ¦ Le maire Gilles Vaillancourt a remis récemment un chèque de 50 000 $ à la Fondation de la Cité de la Santé.Le directeur général de la Fondation, Jean-Paul Champagne, a précisé qu'une grande partie de cette somme serait attribuée à la construction d'un Centre d'intervention, d'enseignement et de recherches familiales.U a souligné que cet hôpital a toujours depuis son ouverture accordé une attention toute particulière à la dimension familiale, dans ses interventions avec sa clientèle.Il appert que les appels d'offres relativement à l'hôpital seront lancés prochainement.DE LA POLICE DE LA CUM À CELLE DE MIRABEL ¦ Un résidant de Laval, Bernard Bous-seau, 32 ans, vient d'être nommé assistant directeur de la police municipale de Mirabel.Jusqu'à sa nommination, M.Bousseau, était lieutenant à la police de la Communauté urbaine de Montréal.Il était attaché au poste 43 et comptait 12 ans de service.U a été choisi parmi 19 candidats.Ce service de police est dirigé par Mi- chel Oueîlet, ancien capitaine de la police de la CUM, et compte 36 employés.AILLEURS DANS LA RÉGION.¦ La municipalité de Sainte-Anne-des-Plaines est à la recherche de policiers pour assumer la protection de la population.Des pourparlers ont été amorcés avec les corps de police de Saint-Antoi-ne-des-Laurentides et de Terrebonne.Actuellement cette municipalité du maire Jean-Marc Neveu est desservie par la Sûreté du Québec et les élus n'en sont pas satisfaits.La population augmente et l'administration municipale veut avoir un meilleur service.Par ailleurs, il se pourrait qu'avant longtemps les résidants de Saint-Hippo-lyte n'aient plus à payer de frais d'interurbain pour téléphoner à Montréal.Les abonnés en question sont ceux dont l'échange commence par 563.Une consultation doit être entreprise prochainement auprès de ces abonnés de Bell Canada.Dans la région de Saint-Sauveur, où il y a eu consultation, les frais d'interurbain devraient éfre abolis en juin.Pour ce qui est de Saint-Lin et de Saint-Calix-te, ces frais seront vraisemblablement supprimés en mai."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.