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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Détente
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-01-21, Collections de BAnQ.

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[" Détente LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JANVIER 1990 COURIR COURIR COURIR SONIA SARFATI collaboration spéciale Le trottoir couvert de gadoue de la rue Sherbrooke défile sous les pas de Lise et Pierre Beauchamp.En cette journée d'hiver, malgré un mercure peu compatissant qui s'obstine à rester quelque part autour de zéro, le couple court.Il n'y a pourtant aucun autobus â attraper, aucun voleur de sac à main à intercepter, aucune silhouette menaçante à fuir.Depuis six ans, Lise et Pierre Beauchamp, respectivement âgés de 48 et 51 ans, courent 12 mois par année.Par plaisir.«Nous avons commencé à faire de la course à pied il y a une dizaine d'années, dans le but de nous garder en forme pour le ski de fond, raconte Mme Beauchamp.qui travaille à Douanes Canada.Nous ne courions donc pas pendant l'hiver.Mais finalement, nous avons délaissé le ski pour nous concentrer sur la course.» Résultat de cette concentration: le couple a participé à six marathons de Montréal et s'est qualifié pour le marathon de Boston du 16 avril.«Nous ne courons pas pour le fun.même si c'est le fun de courir, souligne M.Beauchamp, pompier à la Ville de Montréal.Nous nous entraînons sérieusement, au moins quatre ou cinq fois par semaine.» Certains jours, ils travaillent à améliorer leur vitesse en faisant des trajets courts, mais à un rythme accéléré.À d'autres moments, ils mettent leur endurance à l'épreuve en diminuant quelque peu leur vitesse mais en allongeant la distance.«Actuellement, je cours une soixantaine de kilomètres par semaine, dit Mme Beauchamp.En février, j'en ferai 80 et, un peu avant le marathon, j'espère monter à 100.» Voilà qui explique pourquoi, pendant l'entrevue, Pierre Beauchamp substitue systématiquement \u2014 et avec un petit rire \u2014 le mot «coureur» à celui de «joggeur».Le cas de Jean-Pierre Boudreault, 38 ans, est différent.Mais tout aussi.sérieux.Ce professeur d'économie au cégep Êdouard-Montpetit court depuis une douzaine d'années.Mais, à la suite de la naissance de ses trois enfants \u2014 qui ont aujourd'hui quatre, six et sept ans \u2014, il s'est vu dans l'impossibilité de poursuivre son programme d'entraînement habituel.Un programme spécifique de course à pied qui demandait non seulement du temps, mais aussi de la planification.Ce qui n'était pas évident avec des bambins dont il fallait s'occuper.«Il y a cinq ans, j'ai décidé de ne plus me poser de questions.Et de courir tous les jours, sur un circuit d'une quinzaine de kilomètres que j'ai délimité autour de chez moi», dit-il.Après tout, n'était-ce pas là la solution la plus.facile?La distance est toujours la même, le trajet aussi.Tous les soirs vers sept heures, il règle le «pilote automatique» et part.Plus ou moins rapidement, selon sa forme et selon le temps.En cinq ans, il n'a pas été fidèle au rendez-vous une quinzaine de fois tout au plus.Quand la fièvre le clouait au lit.«Il n'y a rien de mystique dans le fait que je cours comme ça, dit-il.le veux maintenir une condition physique de base qui me permette de faire d'autres sports quand je le désire.le suis un peu solitaire et la course à pied est une activité qui me convient.» * Les coureurs universels Quelles que soient leurs motivations, un fait demeure: les oiseaux coureurs de l'hiver pratiquent régulièrement leur activité préférée par temps froid.parce qu'ils la pratiquent aussi par temps chaud.La course hivernale n'est que le prolongement normal d'une activité à laquelle ils s'adonnent pendant les saisons plus «civilisées».Bref, il n'existe pas de joggeurs spécialisés dans les chemins enneigés, quand le mercure plonge sous zéro ou sur les trottoirs couverts de gadoue.Mais reste que Jean-Pierre Boudreault, Lise et Pierre Beauchamp ont tous eu la piqûre.Piqûre que les sceptiques, confondus, peuvent sans doute qualifier de douloureuse \u2014 toutes les piqûres ne le sont-elles pas?\u2014 mais que les trois coureurs ne semblent pas sentir.La piqûre du froid, s'entend.«Quand il fait moins 20, je suis généralement tout seul dehors.Je cours le soir, quand il fait nuit.C'est une sensation, un feeling, dont il faut savoir jouir.En fait, il y a comme des instants de plénitude à courir l'hiver», émet Jean-Pierre Boudreault, pour qui la pluie et le gros froid ne sont pas des inconvénients.«Avoir à choisir entre un 30 degrés et un «moins 18», je choisirais le moins 18!, affirme Pierre Beauchamp.Quand il fait froid, on se couvre.Quand il fait chaud, vient un moment où l'on ne peut plus rien enlever.» Malgré les températures extrêmes sous lesquelles ils courent parfois, les adeptes de la course hivernale ne souffrent pas souvent d'engelures.Ils savent s'habiller.Les blessures les plus courantes sont plutôt les entorses.Entorses aux chevilles, causées par des descentes de trottoirs dissimulées sous la neige, et entorse aux hanches.Ces dernières peuvent se produire quand le coureur glisse sur une plaque de glace.«Mais il n'y a pas plus de joggeurs qui se blessent durant l'hiver que pendant l'été», affirme le docteur Jacques Duranceau, du Centre d'expertise en médecine, exercice et santé.«Il y en a même un peu moins en hiver car durant cette saison, plusieurs d'entre eux délaissent la course pour le ski de fond.» Blessures moins.sportives, PHOTO ROBERT NADON L* Presse Si Gilles Labre (â droite) court moins souvent en hiver qu'en été parce qu'il fait aussi du ski de fond.Jean-Pierre Boudreault (à gauche) fait de la course à pied 365 jours par année.PHOTO OfWJ COUQYHL£.ilPYffiê Pour Pierre et Lise Beauchamp, la course, c'est un mode de vie.Avant il y avait le ski de fond l'hiver, la course à pied Tété.Aujourd'hui, c'est le jogging toute l'année.les affections des bronches comptent parmi les problèmes que connaissent certains coureurs.Peu prudents, ceux-là.Selon le docteur Duranceau, une protection de la bouche, comme un col montant, est le meilleur moyen d'éviter ce type d'affection.Une attention spéciale pour ces messieurs Bref, pour le joggeur tenace, l'art d'éviter les problèmes se confond en bonne partie avec celui de se vêtir.«En général, je dis aux gens que s'ils sont correctement habillés pour prendre l'autobus, ils ne le sont pas pour courir.Et vice-versa.Parce que s'ils se sentent bien en sortant de chez eux, ils auront trop chaud dès qu'ils commenceront à accélérer la cadence», explique Gilles Labre, propriétaire de la boutique Courir, de Longucuil.C'est ainsi que, comme tous les amateurs d'activités pratiquées par temps froid et dégageant beaucoup de chaleur, les coureurs sont de grands adeptes de l'oignon.Et de ses nombreuses pelures.La règle d'or, c'est celle des couches multiples.Un principe voulant qu'il soit préférable de porter plusieurs épaisseurs de vêtements judicieusement choisis plutôt qu'une seule couche, aussi chaude soit-cllc.Les coureurs se cuirassent donc contre le froid en revêtant tout d'abord un sous-vêtement de polypropylene et, finalement, un côupe-vcnt fait d'un nylon qui «respire» \u2014 c'est-à-dire imperméable à la pluie et à la neige mais perméable à la transpiration.Entre ces deux couches «invariables», une troisième, dont l'épaisseur varie selon la température et la tolérance du coureur au froid.Par temps doux, ou sur le dos d'un athlète particulièrement peu frileux, ce chandail de polypropylene ou de polyester et coton brille parfois par son absence., Même principe pour les jambes: un sous-vétement de polypropylene, le short de nylon que le coureur utilise pendant l'été et un survêtement, lui aussi en nylon.Vient ensuite l'indispensable bonnet.Indispensable parce que l'on peut perdre jusqu'à 40 p.cent de sa chaleur par la tète.« Le coureur qui a trop chaud peut ouvrir son coupe-vent ou enlever ses mitaines.Mais il est préférable qu'il garde sa tuque », dit Gilles Labre.Aux pieds, une paire de chaussettes de coton ou de laine, et les chaussures de course habituelles.Quand on court, ce n'est pas aux pieds qu'on a froid.Une précaution finale, pour messieurs seulement, lorsque le mercure tombe sous les moins 10 et que le vent souffle: un morceau d'isolant de sac de couchage ( hollofil ) \u2014 ou, moins confortable mais tout aussi efficace, un bonnet ou une chaussette \u2014 stratégiquement placé entre le collant de polypropylene et le short de nylon, permet d'éviter de douloureuses surprises.Te pense je lis ¦5r C2 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 21 JANVIER 1990 r p-u c t* I I I I t I t I I « I I I « ¦¦i Une télé à découvrir r ¦ # ai une petite devinette pour ni vous.: Qu'est-ce qui regroupe Rael et ses Raeliens, des cours de yoga et de tricot, des po-' liciers passionnés d equitation et ; les admirateurs de Marie-Ange ; Barbancourt?.Nul autre que ce que les exaltés ! du câble désignent par le 9 sur\" 'leurs câblo-sélecteurs, la télécommunautaire! En route dans le métro vers ! leur studio d'enregistrement, je me hasardais à chercher un titre ; pour mon texte.l'aurais bien pu ! appeler ça : « Pourquoi je n'écoute pas la télé communautaire» et la joie de vivre que j'ai découverte chez les gens que j'ai rencontrés ; m'ont permis d'apprécier la télé-; communautaire à sa juste valeur.D'un côté.Vidéotron peut être fier de sa télé-communautaire: [elle produit plus d'émissions que Radio-Canada.Télé-Métropole et Quatrc-Saisons réunis.H en res-Isort tout de même des émissions .de moins grande qualité étant ; donné l'absence de revenus publicitaires.Encore ici, il faut avoir à ; l'esprit le proverbe de Confucius: ; « No money, no candy ! » ( traduction libre!).N'oublions pas cependant ;qu'elle permet à des animateurs de prendre une solide expérience du métier et de pouvoir espérer ;décrocher un poste chez un ;«vrai» télédiffuseur.Le meilleur exemple est sûrement cette Haïtienne d'origine, Marie-Ange Barbancourt (maintenant à Musique Plus), qui après avoir reçu une .formation en théâtre à Haïti, décida de lancer sa propre émission communautaire: Les Arts et les autres.C'est en se dévouant corps et âme à son nouveau travail (qui ne lui rapporte pas un cent) qu'elle réussit à faire de son émis-, sion, en seulement quelques semaines, l'une des émissions les plus suivies.C'est bien beau tout cela mais, est-ce qu'il y a quelqu'un qui écoute ça, la télé-communautaire?D'après des sondages réalisés cet été, il semble que les auditeurs sont plus nombreux qu'on ne le croit.C'est le troisième âge qui remporte la palme d'écoute avec l'émission: «Libre service, troisième âge».11 reste maintenant aux jeunes à y participer davantage.Vidéotron ne demanderait pas mieux que d'accéder à vos demandes de projets d'émissions.Un petit conseil, en passant: si vous voulez doubler vos chances d'acceptation de votre projet, concevez une émission sur la vie de votre quartier; c'est un créneau qu'on privilégie actuellement chez Vidéotron pour tenter de faire un produit original et différent que ce qu'offrent les grand réseaux.On recherche aussi des jeunes designers de talent, désireux de monter des décors d'émissions.Il ne faudrait pas oublier que la télé-communautaire est issue d'une obligation du CRTC qui n'accordait le monopole de la télé payante qu'à un organisme alliant un projet communautaire du genre.Mathieu CHANTELOIS École Secondaire Pierre-Laporte WÊÊM- fi- / m De gauche à droite, Perline (Louise Rémy), Cannelle (Eve Ca- suffisaient plus car elles étaient limitées dans leurs expressions et gnier), Grand-papa Bi (Jean-Claude Robillard), Pruneau (Mirielle leurs mouvements.On ajouta donc des comédiens.Lachance) et Perlin (Robert Maltais).Les marionnettes seules ne \u2022 .\u2022*.*¦.«Passe-Partout» a su s'adapter pour s'ajuster aux nouvelles réalités ous avions environ quatre ans lorsque nous nous assoyions devant la télévision, vers 10 heures 30 du matin, pour écouter Passe-Partout.C'était, du moins pour moi, une demi-heure «sacrée» pendant laquelle il était nullement question de venir me déranger.Fascinée, absorbée par les personnages et les chansons, j'apprenais en jouant comme les milliers d'enfants qui au même moment étaient assis devant le petit écran.Passe-Partout a donc été et est encore une émission révolutionnaire dans le monde enfantin.Passe-Partout était une série télévisée de cent vingt-cinq demi-heures pour les enfants de trois à cinq ans.C'était des émissions assez stimulantes pour amener l'enfant à apprendre par lui-même tout en s'amusant.On y retrouvait une vingtaine de personnages très vivants qui donnaient le goût à l'enfant de faire toutes sortes d'expériences.Les buts de la série étaient d'aider l'enfant à apprendre à avoir confiance en lui.découvrir qu'il a un monde intérieur et un corps avec mille possibilités, entraîner ses cinq sens pour découvrir les gens et les choses qui l'entourent et prendre possession de la parole qui est un moyen d'entrer en contact avec les autres.Les approches Pour atteindre ces objectifs, le responsable Laurent Lachance et Pour fêter son dixième anniversaire, l'équipe de Passe-Partout a convié les petits à un spectacle au Complexe Desjardins.Plus de 3000 d'entre eux ont répondu à l'appel.son équipe ont eu recours à plusieurs façons d'approcher l'enfant et de se faire adopter de lui.11.va de soi que le groupe qui a conçu Passe-Partout n'est pas arrivé d'un seul coup à trouver la forme finale de la série mais à force de persévérer et à force de travail, de discussions et d'essais, ils ont réussi à s'entendre sur la forme qu'adopterait l'émission Passe-Partout.Ils décidèrent d'abord d'utiliser des marionnettes pour attirer l'enfant.La famille formée par ces marionnettes et leur monde permettaient à l'enfant de découvrir ce que veut dire: «vivre avec les autres».Mais les marionnettes seules ne suffisaient pas car elles étaient limitées dans leurs expressions et leurs mouvements.Ils ajoutèrent donc des comédiens: Passe-Partout pour les émotions.Passe-Carreau pour les devinettes et la découverte du corps.Passe-Montagne pour la phonétique et les histoires en trois images.Grande-mère pour les contes et Fardoche pour la vie à la campagne et les animaux.S'ajoutaient à cela de vrais enfants présentés à l'écran pour inviter l'enfant spectateur à faire comme eux, des expériences et des découvertes de son âge.C'est ainsi que l'enfant pouvait retrouver, dans les diverses situations présentées, sa propre façon de penser, d'agir et d'être.Grâce à tous ces personnages, imaginaires ou non, la série Passe-Partout transmettait à l'enfant certaines valeurs incarnées par les comédiens.Ceux-ci valorisaient la confiance, l'affirma-tionn et l'expression de soi, la ténacité, le respect des autres, l'habileté du corps, le sens de l'humour et bien d'autres encore.Mais où est passé «notre» Passe-Partout, celui que l'on regardait il y a dix ans?Car, peut-être ne le saviez-vous pas, Passe-Partout a changé.Plusieurs personnages ont été rajoutés, comme Pusse-Midi.Passe-Tourelle ainsi que des marionnettes.Passe-Partout a changé pour s'adapter à notre nouvelle société Passe-Partout (Marie Eckel).Tourmaline (Sylvie Gosselin) et Pas* se-Montagne (Jacques L'Heureux).multiculturclle constituée de familles monoparentales, de familles reconstituées et de problèmes nouveaux, tout en gardant les objectifs premiers et les méthodes d'approches initiales.Même les costumes, les décors et la musique ont été modifiés.Leur simplicité a fait place à des formes, des couleurs et des sons plus sophistiqués.À cause de ces changements.Passe-Partout ne s'adresse désormais plus aux touts-petits mais plutôt aux enfants d'âge scolaire, soit de six à huit ans.Malgré ces modifications, les valeurs véhicu-.lées et la façon de les transmettre; à l'enfant demeurent inchangées.' \u2022 Passe-Partout a donc su s'adap-; ter.sans pour autant perdre ses-qualités, pour continuer à cupti-1 ver les enfants et plaire à leurs pa-; rents.m Sophie POISSANT Polyvalente Pierre-Laporte.information aujourd'hui demeure toujours les très courus trois u sang, du scandale et du sensationnel.Ces fameux, et très courus, trois «S».L'information aujourd'hui, c'est ça.Partout, et plus évidemment à la télévision, les reportages-sensations dominent les nouvelles d'ordre politique, économique et social qui, bien que dépourvues de bruit et de violence, n'en déterminent pas moins la destinée du monde de façon parfois radicale.Or, le sensationnalisme intéresse même les plus sérieux réseaux de télévision qui ont rapidement reconnu la grande valeur de ce genre journalistique en terme de cotes d'écoute.Les téléspectateurs-vampires aiment le sang très frais.Et ils en redemandent.On assiste donc, «grâce» à la télévision, à l'horrifiant spectacle du monde.Meurtres, vols de dépanneur, viols et tie, sont expliqués et reconstitués en détails, gros plans et longues descriptions à l'appui.La caméra fait fi de toute décence et n'hésite pas à pénétrer l'intimité des gens éprouvés.Ce qu'on veut, c'est épater et régaler un public assoiffé de serâbreux sujets.Dès lors, « les sujets et événements ne sont plus sélectionnés en fonction de leur importance et de leurs conséquences sociales, mais en fonction de l'attrait qu'ils peuvent susciter»1.C'est ainsi que les questions politiques et sociales sont simplifiées et banalisées à l'extrême afin «de ne pas ennuyer le pauvre téléspectateur ignare», alors que des faits divers sans graves conséquences sur l'avenir de la société prennent des proportions gigantesques et se transforment en événements de première ligne.Telle est donc l'extraordinaire logique de la plupart de nos réseaux de télédiffusion actuels.Logique que partagent aussi nombre d'autres médias tels la radio et les journaux.Hélas! Un public insensible?Bombardé d'images-chocs sanglantes et dégoulinantes de violence, les gens deviennent complètement blases devant la mort et les souffrances et jettent des regards tout à fait indifférents sur le crime.Ils en arrivent même à développer un vif sentiment d'impuissance devant les fatalités qu'on leur présente au léléjoùrnal.Maigre tout, certains croient toujours que la violence au petit écran n'a aucune conséquence néfaste sur la personnalité des téléspectateurs.Ils croient que le fait de voir commettre quelque péché mortel libère les gens de le faire eux-mêmes.D'autres estiment cependant que le flot de scènes violentes déversé sur les téléphiles crée une grande excitation.Des sondages effectués il y a quelques années par une équipe de chercheurs en communication (dont George Gcrb-ner) montraient aussi que plus les gens regardent la TV et plus ils surestiment le caractère violent de la société.Des consequences Cette surestimation de la brutalité de la société a des conséquences bien peu réjouissantes.Les téléspectateurs, selon M.Gerbner, en viennent à avoir de la méfiance pour leur proche environnement et la violence leur appâtait comme un moyen drôlement efficace pour régler toute situation difficile.C'est ainsi que les gens vivent dans l'attente constante de la violence et n'oscnl même plus prendre une marche, de peur de se faire attaquer par quelque ninja ou autre représentant des forces du Mal.Dramatique, non?Ah! bien sûr, la violence est une réalité quotidienne vécue tous les jours par tout le monde.Mais, contrairement à ce que veulent nous faire croire les médias, ce n'est pas la seule réalité! Et fait très important à souligner, 80 pour cent des crimes ne seraient pas violents, selon certains criminologues.Les émissions d'information, quant â elles, donnent plutôt la forte impression qu'il y a plus de meurtres que de vols de bicyclette.Toute nouvelle se prendrait donc mieux enrobée de sang et de viscères.Notre environnement culturel se prénomme désormais «télévision».De même, la qualité de notre société est de plus en plus liée à la qualité de nos médias.Et dans ce monde où l'important n'est plus d'informer mais de faire un bon spectacle, il y a amplement lieu de se ronger les ongles jusqu'aux coudes.Mélanie COUTURE Collège Champlain ( 1 » Selon un texte prepare par Una Trudel, de l'ICEA, pour une publication du Musée de la Civilisation du Quebec Marie-Ange Barbancourt LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 21 JANVIER 1990 C3 Promenades littéraires dans Montréal) MONIQUE LARUE en collaboration avec JEAN-FRANÇOIS CHASSAY Le clocher constitue à la fois un repère géographique et moral ombreux sont les auteurs qui aiment à rappeler, comme le fait lovette Marches-sault, les origines mystiques de Montréal: «Cette île sauvage, ardente, insolente, comme les cris des corneilles errantes apparut en songe à un gentilhomme du nom de Jérôme le Royer de la Dauversière (.) Vers la même date, à Paris, un prêtre, Monsieur Jacques Olier, qui vient de refuser l'épiscopat, se voit confier par des visions la tâche de fonder un ordre d'ecclésiastiques qui auront pour mission la conversion des indigènes au Canada.»1 Plus de deux siècles plus tard, cette entreprise évangélique qui «se rattache à la civilisation de la vieille France catholique»2 apparaît, aux yeux de 1 écrivain français Robert Marteau, comme «un désastre ici perpétré», par ses ancêtres, dans la nature et dans la civilisation amérindienne.Le Mont-Royal évoque soudain «l'image du Mont-Chauve confondue avec Chauvigny-en-Pitou, mons calvus, calvaire, Golgotha pu lieu du crâne»3.Lieu sacré déjà pour les Amérindiens, la montagne surmontée de sa croix rappelle encore maintenant le caractère religieux, qui survit à la vocation, inscrite dans les discours fondateurs, de Montréal comme ville catholique et mariale.D'ailleurs, selon le mot célèbre de Mark Twain, rapporté par Gérald Ro-bi tail le, Montréal «est la seule ville du monde où l'on peut lancer un caillou dans n'importe quelle direction et être sûr de casser un carreau d'église»4.Dans cette ville de paroisses, on se rattache naturellement au clocher comme à un repère géographique et moral.Dans Bonheur d'occasion, Emmanuel, revenant en permission à Saint-Henri, marche droit vers l'église et, «au centre du parterre, un Sacré-Coeur, les bras ouverts»5.Certains temples sont particulièrement aimés: Hubert Aquin et Yves Beauchemin tirent parti de la solennité envoûtante de l'église Notre-Dame, Réjean Duchar-me et Roger Viau affectionnent la silhouette de la Vierge des matelots surmontant la chapelle Notre-Dame de Bonsecours, telle une statue de la Liberté montréalaise.Les signes religieux rythment non seulement le paysage urbain, mais aussi le calendrier de la vie montréalaise, balisée par la procession de la Fête-Dieu, centrale dans la vie de Thérèse et Pierrette à l'école des Saints-Anges, le pèlerinage des sept é-glises durant la semaine sainte, un des pieux Souvenirs d'un enfant de choeur, ou la fête de Saint-Antoine, spectaculaire-ment célébrée par la communauté italienne de la Petite patrie.Ainsi, plus d'un Montréalais aura eu une Enfance à l'eau bénite.«Dans le Québec de la fin des années quarante, tout le monde pratique la religion catholique romaine.Et tout le monde considère les prêtres comme intouchables.Sauf mon père.Non seulement il ne fréquente pas l'église, mais il blas- phème et injurie les prêtres»*, raconte Denise Bombardier, que manquera cette contradiction entre l'athéisme paternel et la religion des femmes, sa mère et les religieuses dë l'école.» « De la prière du matin, où Ton offre son coeur à Dieu, à la prière de fin de classe, où Ton demande à notre ange gardien de nous protéger des tentations de la nuit à venir, tout baigne dans une atmosphère de religiosité»7.Les filletes sont enrôlées dans la Croisade eucharistique, ont comme modèles Thérèse de Li-sieux ou Maria Goretti et croient aveuglément aux sanglots de la Vierge de Fatima pleurant sur le «pauvre Canada»: c'est tout l'imaginaire des Montréalais qui, à une certaine époque, trempe dans l'eau bénite.Dans le Cycle, Gérard Bessette étudie au microscope le subconscient des membres d'une famille rassemblée au salon mortuaire.Pendant que l'on récite le chapelet autour du défunt, comme des automatismes incontrôlables, les formules religieuses affleurent à la conscience de chacun: «Tes Père et Mère honoreras»8, «Seigneur ayez pitié de moi»9.Même une fois qu'on s'est affranchi, comme Berthe, du joug de la morale catholique, on se réfère à Dieu.«Mais pourquoi prier tu ne crois pas en Dieu, Berthe»10, se dit intérieurement cette femme qui vit séparée de son mari et qui, ne pouvant s'empêcher de penser à ses ébats avec son amant Roberto, se traite elle-même de «méchante mère chienne en rut»n, alors que son frère Roch est en proie à «d'antiques sulfureux fantasmes» près du «cercueil aux cierges rituels»12, et que sa soeur Anita, une veuve bigote, ne se rend pas compte que son admiration pour «la voix vibrante» de «ce foudre d'éloquence» 15 qu'est l'abbé Latour tient de la passion: «trouble malaise lorsque j'ai vu la première fois l'abbé Latour en pantalon comme un homme ordinaire non non»14.En vérité, les prémisses de la Révolution tranquille ébranlent le Surmoi catholique, dans cette ville qui fut à ses heures ultramontaine.Mais il laissera des traces durables.Aussi, une fois passée la secousse sismique de la décléricali-sation, si l'on ne revient pas au catholicisme traditionnel des Québécois ruraux, on reste sensible aux autres religions présentes dans Montréal qui, par exemple, abrite depuis longtemps une importante communauté juive, et qui accueille nombre de religions non traditionnelles en Occident.Satan Belhumeur, le Dio-gène de Moréal-Mort, s'il vomit le puritanisme et le dogmatisme, vénère Bouddha en compagnie de son ami Jos Connaissant et reste fidèle à l'enseignement de son maître Bashô.Ne craignant pas de paraphraser le Christ, ce fils d'un restaurateur juif n'est pas loin de reprocher à son père Samm d'avoir trahi la pureté du grand-père, Maguid de Meze-ritch.Englobant dans sa cape noire et dans son discours délirant toute les mythologies, des plus triviales aux plus nobles, Satan Belhumeur fait peur aux en- frémissante habitait ce lieu sacré.Prochain episode.Aquin H., 1965.P.163.B) H avait horreur des «cures», comme il disait, et ne pratiquait aucune religion.Il avait assez lu, disait-il, pour se passer des sermons des prêtres et il ne cachait pas que sa science lui tenait lieu de tout.Il se disait partisan du progrès et prétendait que les prêtres nuisent au progrès.Ses expressions favorites étaient: la Science, le Progrès.Et il cherchait des arguments contre l'Église dans une petite feuille anticléricale publiée à Montreal.Les Dames Le Marchand.Roquebrune.R de 1927.p.67 C) Les images pieuses circulaient, les pratiques sévissaient, nous étions de tous les chapelets, publics ou prives, de toutes les tombolas sacrées, des adorations nocturnes ou diurnes du Premier Vendredi du mois, du Saint Mois du Rosaire, des Litanies, des Bénédictions du Saint-Sacrement, des pèlerinages au Bon Saint-loscph, des eaux et huiles bénites, des scapulaires, des sacrifices de Carême, des jeunes eucharistiques ou autres, des retraites fermées, des directeurs de conscience, des âmes du Purgatoire ou du Pain de Saint-Antoine.Une vied enfer Liurendeau.A.1965.p.55 » \u2022 phototheque La PrcsiC La chapelle Notre-Dame de Bonsecours, l'église des matelots.fants parce qu'il a au milieu du front «cette étoile noire, avec un petit bâton de hockey au centre»15 et parce que.lorsqu'il quitte son tonneau, «muni des Tables de la Loi», «pareil à Mahomet »,b.il ne craint pas d'opposer à Son Honneur le maire Pollux Ryani et aux autres Ponce Pilate de la rue Monselet la parole dérangeante des prophètes de Vérité.Ainsi, la ville aux cent clochers abrite-t-elle encore la ferveur authentique.Références des citations 1 Comme une enfant de la terre, Marchessault, L, 1975, p.190-191 : Id., ib., p.191 5 Mont-Royal, Marteau, R., 1981, p.52 4 Pays perdu et retrouve.Robitaille, G., 1980.p.197.5 Bonheur d'occasion, Roy, G., 1945, p.52 (éd.1973).0 Une enfance ù l'eau bénite.Bombardier.D.1985, p.10.7 Id., ib., p.35.8 Le Cycle, Bessette, 1971.p.41 (éd.1978).* ld.ib., p.71.,0 Id., ib., p.134.\" Id., ib., p.138.12 Id., ib.p.160-161.» Id., ib., p.187.14 Id., ib., p.213.r> Satan Belhumeur, Beaulieu.V.-L.1981, p.55.¦b Id., ib., p.25.Citations en marge A) Le silence à l'intérieur avait quelque chose de terrifiant: j'étais soudain pris à la gorge par le mystère de cette forêt obscure qui m'envoûtait.Mes pas résonnaient de tous côtés.le me suis rendu jusqu'au croisillon; sans apercevoir personne dans ce temple désert, et sans entendre un seul autre bruit que l'écho multiplié de ma procession.Une pureté La solennité envoûtante de l'église Notre-Dame Architecture La tradition architecturale d'ici a la vie dure JEAN-PIERRE BONHOMME Lïï exposition sur l'architecture québécoise du XXe siècle, qui se tient au Musée de la civilisation de la capitale, surprend.Un peu malgré nous, elle révèle que les architectes québécois n'ont pas su s'engager dans l'expérimentation moderne et dans le modernisme international avec la même facilité que leurs collègues ailleurs en Occident.En parcourant l'exposition de Québec, les amateurs d'architecture, tous ceux qui s'intéressent au développement imaginatif des villes, constateront qu'une grande partie en est consacrée â l'architecture traditionnelle.Le XXe siècle, en architecture québécoise, commencerait en quelque sorte en 1960, soit après la Révolution tranquille.Et même lorsque nos bâtisseurs innovaient dans les matériaux, ils restaient attachés aux critères anciens de l'ordre gréco-romain.On ne sait ce que le grand Ernest Cormier, créateur de l'Université de Montréal et de l'ancien Palais de justice de la métropole, ainsi que ses collègues de l'entre-deux-guerres, comme Lucien Parent, des modernes accomplis, diraient de pareilles observations.Comme eux d'ailleurs, commenteraient-ils sans doute, les architectes du Québec avaient des contacts outre-fron- tières avec les innovateurs.Peut-être leurs moyens de s'exprimer étaient-ils moindres.?Quoi qu'il en soit, les organisateurs de l'exposition de Québec ont jugé que la tradition, la Grande tradition des ordres anciens, et la tradition vernacu-laire, celle de notre cru, était si importante, en notre ère contemporaine québécoise, qu'il fallait lui donner une part de lion et un ouvrage particulier.Le.Musée de la civilisation et les Éditions du Méridien publient donc, fort opportunément, un volume signé par Mme Raymonde Gauthier, une historienne de l'art, professeur à l'Université du Québec â Montréal, sur cette tradition architecturale québécoise et sur son rapport avec la modernité.Intitulé «La tradition en architecture québécoise; le XXe siècle», l'ouvrage est d'un intérêt certain tant par la nouveauté de son analyse des grands courants internationaux que par la qualité de sa production.Il est notamment passionnant de constater, en images, que plusieurs de nos constructions de valeur symbolique, considérées comme d'un autre âge \u2014 les générations québécoises ont la vie courte \u2014 sont bel et bien de notre siècle.En notre époque, explique l'auteur, un mouvement de retour aux formes archaïques du XVIIIe siècle s'est dessiné chez nous «qui a contribué à la perpétuation de cette tradition (la nôtre) au moins jusqu'au début des années cinquante».La tradition \u2022 Wtectujre québécoise Le XXe siècle RAYMONDE GAUTHIER ¦ IL vfe*r-« .-«y .\u2022 .>w.s.v/w»s».Très présente dans l'architecture du XXe siècle, la tradition se manifeste particulièrement dans la construction d'églises comme celle du Saint-Enfant-Jésus, boulevard Saint-Laurent, érigée en 1901 par Joseph Venne.Bien des temples considères comme anciens sont de notre temps.Par exemple, l'église Saint-Viateur, en gothique bien proportionné, a été construite en 19! 1 par les architectes Gauthier et Daoust.Pour les raisons économiques que l'on sait, les architectes de culture française étaient confinés à la création des temples et des institutions publiques.On connaît les écoles de l'époque Duplessis et leur modernisme douteux.L'auteur precise: «Les francophones contrôlent le milieu des institutions gouvernementales provinciales et.dans la majorité des cas, municipales.Ils créent aussi les universités françaises, les commissions scolaires, et le réseau des affaires sociales.Les architectes issus de ce milieu prépareront ainsi les plans des é-glises, des écoles et des autres institutions catholiques, laissant à leurs confrères anglais le soin de travailler pour le commerce et l'industrie, encore que.dans ce dernier cas.les architectes des États-Unis traversent fréquemment la frontière.Dans la même logique, les quartiers habiles par des francophones sont conçus par des architectes de même appartenance et les anglophones construisent ailleurs pour leurs compatriotes».L'architecture montréalaise \u2014 et québécoise \u2014 a donc une double personnalité.Ce qui la rend difficile à expliquer, a raconter.Aussi est-il important de la voir comme elle est.Le travail de Mme Gauthier nous fait une synthèse utile a cet égard.Les architectes québécois de culture française ont créé moult temples bien proportionnés, in-\\ clique l'auteur.Mais Mme Gauthier opine que l'architecture, des nombreuses institutions de; facture classique de la première partie du siècle a été assez pauvre et qu'elle a «étiré ses modèles jusqu'à l'extrême limite».L'héritage traditionnel s'est perpétue jusqu'à nous.Et, dans ce vaste domaine du recyclage, il y a eu du bon et du moins bon.La transformation d'un garage de la rue Bernard par l'architecte Dan Hangunu, par exemple, fut de bon aloi: mais la pratique du facadisme.elle, amorcée au' pavillon ludilh | asm in de l'UQÀM, est moins heureuse.L'exposition de Québec, bien que trop modeste, nous permet de constater tout cela a loisir.L'intérêt que les Québécois ont porté a l'architecture traditionnelle, suggère enfin l'auteur, serait lié à «l'ouragan» nationa» liste qui a déferlé dans les années 60.Cette tempête présumé- \u2022 ment apaisée, les Québécois se tourneraient de plus en plus vers la modernité.Il n'est pas démontre, a notre avis, que les nationalistes ne peuvent s'intéresser aux courants modernes, mais c'est-là un sujet sur lequel il faudra revenir.NOIR Les lecteurs auront remarque que la koende expliquant la photo de notre chronique de la semaine dernière était destinée a une autre photographie, celle de la tour I industrielle La photo publiée montrait partiellement I intéressant edifice Alcan.rue Sherbrooke.De même, notre chronique du 51 décembre devait s'accompagner d'une photo du metro du Parc, non pas du square Victoria Nous nous en excusons. C4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 21 JANVIER 1990 \u2022 \u2022 *ù>v; % »t «i/vr?* \u2022 CARO& LE SYSTÈME SûtAiPe u«was é fox vé&>uveftsJl =7/ VOUS AVEZ BAGAGES! ZÛdlS CE NE SERAIT PAS mon costume ^1 quev0uç yj portez la?OBJETS PERDUS Co Dictionnaire visuel Le dictionnaire thématique visuel de Jean-CUude Corbeil est publié aux Éditions Ouétocc/Amérïque Inc., 1988 i .ê i i ê ê 6 ê < \u2022 t I i » » i « \u2022 i i \u2022 r i t e notation muelca lc> porté© 1 cite HÉ gamme T 8 9 10 11 12 13 14 vnlour daa notes 12L 16 it 20 15 17 10 21 valtur dos olloncaa 22 mk 2T 26 Blanche ( ) \u2014 Clé de fa ( ) \u2014 Clé de sol ( ) \u2014 Clé d'ut ( ) \u2014 Croche ( ) \u2014 Demi-pause ( ) \u2014 Demi-soupir ( ) \u2014 Do ( ) \u2014 Do ( ) \u2014 Double croche ( ) \u2014 Fa ( ) \u2014 Huitième de soupir ( ) \u2014 Interligne ( ) \u2014 La ( ) \u2014 Ligne ( ) \u2014 Ligne supplémentaire ( ) \u2014 Mi ( ) \u2014 Noire ( ) \u2014 Pause ( ) \u2014 Quadruple croche ( ) \u2014 Quart de soupir ( ) \u2014 Ré ( ) \u2014 Ronde ( soupir ( ) \u2014 Si ( ) \u2014 Sol ( ) \u2014 Triple croche SOLUTION DE LA SEMAINE DERNIÈRE 1.Crêpe 2.Flan 3.Sorbet 4.Roulé 5.Gaufre 6.Bombe glacée 7.Biscuit 8.Chou 9.Gâteau aux fruits; c*ke 10.Mousse 11.Feuilleté 12.Clafoutis 13.Soufflé ) \u2014 Seizième de ( ) \u2014 Soupir 9 i i l i i i \u2022 » r ¦ l « 4 i I t \u2022 I » I f \u2022 I I \u2022 I I I A gagner: un Dictionnaire THRMATIQUK Visuel par semaine POUR PARTICIPER 9 identifiez correctement les objets numérotés en y jumelant un des noms suggérés dans la liste > Complétez le coupon et retournez le tout à l'adresse indiquée avant 16 h le vendredi suivant la parution \u2022 Un tirage aura lieu tous les vendredis à 16 h parmi les coupons reçus dans la semaine i Le texte des règlements relatifs à ce concours est disponible à La Presse.Vlsue/ Concours «Dictionnaire visuel» La Presse.Ltèe CP.5015 Suce.Place d'Armes Montréal, Que.H2Y3M1 m Nom Adresse App.Ville Code postal Tél.: Âge La gagnante du 14 janvier 1990: Jacinthe Forcier de St-Charles-sur-Richelieu CrUcigrammes EXPLICATION DU JEU Nicole Hannequart Tout d'abord, vous devez trouver les mots pour chaque définition, en commençant par te mot codé (dont, en plus, les lettres vous sont données pêle-mêle entre parentheses).Ce mot code vous est d'une grande aide puisque, une fois trouvé, vous reportez, en suivant le code, chacune de ses lettres dans la grille (Par ex.1-2 signifie la case d'intersection des mots 1 et 2, 2«3.celle des mots 2 et 3, etc.).Enfin il s'agit de compléter la grille (quelques lettres vous sont déjà fournies) en formant une anaç.amme pour chacun des mots trouves L'anagramme peut être totale (ex.: CARE \u2014 RACE) ou partielle (ex.: CARE \u2014 ARE).Vous déterminez le nombre de lettres de chaque anagramme a trouver en comptant le nombre de cases a sa place correspondante dans la grille.MOT CODÉ _ _ _ _ _ _ 6-7 4-5 7-8 2-3 5-6 3-4 DÉFINITION Est sans issue.(ACCDELSU) 8-9 1-2 MOTS 1.D.DÉFINITIONS ______ (Se) donna à fond dans une activité.(7 lettres) 2.P______ Est situé avant, dans le temps.(7 lettres) 3.D______\u2014 Souhaitons la possession de.(8 lettres) 4.O_____.Insupportables, en partant de personnes.(8 lettres) 5.R__-_____Payé pour un travail.(8 lettres) 6.R_______ Dont on a fait le récit.(8 lettres) 7.P_______ Petit morceaux.( 8 lettres ) MOTS 8.D.9.C.8 .SOLUTION DU NO 95:\t\t 1.\tPETROLES\t\u2014 SERPOLET 2.\tRETOURNE\t\u2014 ENTOURER 3.\tVISCERE\t\u2014 SERVICE 4.\tPENDAIT\t\u2014 PINTADE 5.\tCANONNE\t\u2014 ANNONCE 6.\tROSAIRES\t\u2014 RASSEOIR 7.\tSOURIENT\t\u2014 SOUTENIR 8.\tLUGERONS\t\u2014 SURLONGE 9.\tENVOUTES\t\u2014 VENTOUSE TrTT DÉFINITIONS Descendis rapidement.(8 lettres) Oiseau palmipède.(6 lettres) 8 m NT Anacroisés r.Philippe Guèrin L'utilisation du terme .anacroisés.est possible grace a l'amabilité de Michel Charlemagne, tes Anacroisés sont des mots croises dont les définitions sont remplacées par les lettres des mots à trouver.Les nombres qui suivent certains tirages correspondent au nombre de solutions possibles dont une seule peut se placer sur la grille.Comme au scrabble, on peut conjuguer.Tous les mots a trouver figurent dans la première partie du Petit Larousse illustre, ed.1981 et ultérieures.Il n'est donné que les tirages des mots de six lettres et plus.HORIZONTALEMENT 22 : A 1:Fl'LNOS 26: A 5:AADGIO 29:F 7:CEELOP '60: A 11:AAEIMN(3) 33: A 12:BEEINRU 34: E 14:BENOORSX 36: A 16:ALMTUU 39:E 17:CEILOOPT 40:A 18: A E I O R S V (2) 42: A 19:AAACEGMS 43:A E11 M N S T (S) AMSSU IORSTTU LLRSTU EGINUX(2) EEHIRS E C I N R R (2) ILPST(3) EINUV EIOSU E I L N N S T (3) 44: EEIINNNO 45: AENSSLM3) 46:EEFNORSU(2) 47: AC EE El M S VERTICALEMENT 1: AACFHSU 2.IIMNOSSU 3:BCIILMO 4:EILNOS(5) 23: G 5: A B E E G R (2) 24: A 6:AACWIR(7) 25: A 8:AELORU(2) 27: A 9:DEIORSTU(4) 28:A 10: A E E M N X 29: A 13:ACEELMSU(4) 31:D 15: A A E E11R T 32: G 18: El M NOS S T a \u2022 \u2022 0o \"-° r/SI SILENA-0.\\^>o ! mm TOUT CE QUI EST PARFAIT DEVRAIT GOÛTER LE .CHOCOLAT.\u2022 I \u2022 \" - m O o ® *1989 United Feature Syndicate.Inc u é é' r "]
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