Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. La Presse Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (15)

Références

La presse, 1990-01-27, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMEDI 27 JANVIER 1990 M CELTEX inc.8000 M MOTOROLA ,»rrl , PORTATIF * ACTIVATION 10ÛQ$ 984-5292 UVVV BUREAU: 663-6421 vec batterie.CHARGEUH et etui.CC LES PROFS V ANDRÉ PRATTE wàjl es structu-\"Bh res scolaires les plus souples, les méthodes et les programmes les mieux adaptés à l'élève, les écoles les mieux construites et les mieux équipées ne renouvelleront pas vraiment le système d'éducation de la province si les maîtres n'ont pas la formation et la qualité qu'il faut.» En 1963, à l'aube d'une décennie d'embauché massive de professeurs, la Commission Parent insistait sur l'urgence d'améliorer .la formation des enseignants.«Une proportion plus ou moins forte des enseignants ne possèdent pas la qualification requise», déploraient les commissaires dans leur rapport.Depuis, comme ils le recommandaient, la formation des maîtres est passée des écoles normales aux universités.Cela a permis, estimait il y a quelques années un comité du Conseil des universités, des «progrès remarquables et in-constestables».Mais les critiques à l'endroit des professeurs n'ont pas cessé, au contraire.À l'aube d'une nouvelle vague d'embauché de profs, peut-on espérer que les 3000 nouveaux enseignants qu'on embauchera à chaque année à compter de 1995-96 seront bien formés?PHOTO La Presse Madeleine Perron, professeur à l'Université Laval.S'il est certain que des efforts ont été faits dans les facultés de sciences de l'éducation pour améliorer la formation dispensée, il est également certain que les lacunes demeurent.Les facultés font d'abord face a un problème de taille: les cége-piens qui frappent à leurs portes sont loin d'être les plus forts.Certains disent même qu'ils sont parmi les plus faibles.Certes, l'admission à certains programmes de formation des maîtres est contingentée.Mais dans la mesure où le dossier académique de la plupart des candidats est faible ou moyen, le contingentement permet seulement de sélectionner les plus forts parmi les faibles.«Nous ne recevons pas la crème des étudiants, mais nous ne recevons pas le petit lait non plus», résume le responsable des programmes facultaires à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal Michel Carbonneau.Mme Madeleine Perron, qui enseigne à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval, raconte que des élèves de première année sont venues la trouver après un cours l'automne dernier pour lui demander si la Première Guerre mondiale, qu'elle avait évoquée durant son exposé, c'était bien la guerre du Vietnam.«Beaucoup d'étudiants souffrent de trous culturels», constate Mme Perron.«Mais ils ne sont pas pires que ce qu'on avait il y a 15 ou 20 ans.Ils sont beaucoup plus futés que nous l'étions, ils savent des choses qu'on ne savait pas, en informatique par exemple.» Ces trous culturels viennent, de toute évidence, d'une formation déficiente à l'école secondaire et au cégep.Les facultés des sciences de l'éducation ne peuvent pas y faire grand chose, sinon écarter les candidats les plus faibles, et tenter de corriger les lacunes qu'elles identifient chez ceux qui restent.C'est à cela que servent les tests de français et de mathématiques qu'imposent les facultés des sciences de l'éducation à leurs nouveaux étudiants depuis quelques années.Les étudiants qui échouent ces tests sont quand même admis, mais doivent ensuite, dépendant des universités, soit suivre un cours de rattrapage, soit réussir un examen de reprise.De toute évidence, en quelques semaines de rattrapage, on ne fait pas de ces futurs enseignants des écrivains ou des mathématiciens.Mais au moins, on leur fait prendre conscience de leurs lacunes.«Chaque fois que je fais un travail, je le fais corriger, je cherche dans le dictionnaire, dans la grammaire.Mon français n'est pas parfait, mais je me suis améliorée depuis trois ans», explique Julie St-Pierre, une finissante en enseignement préscolaire et primaire à l'UQAM.«Il faut que tu y crois!» S'ils ont contre eux une formation antérieure déficiente, les futurs enseignants ont pour eux la motivation et l'enthousiasme.Depuis plusieurs années, en effet, étant donné le peu d'ouvertures, on ne se dirige plus vers l'enseignement simplement pour «la job assurée et le gros salaire.» Manon Cosselin a terminé sa formation d'enseignante à l'UQAM en PHOTO JEAN-YVES LETOURNEAU.iJ Presse décembre.« Il faut que tu aimes ça.que tu y crois! - « Il faut que tu aimes ça, que tu y crois», affirme Manon Gosse-lin, qui a terminé son cours à l'UQAM en décembre.«Les gens ont beaucoup de préjugés à notre sujet, mais moi, j'ai travaillé aussi fort que mon copain qui étudie en génie!» [eannine Folco, qui enseigne depuis 1956, est pleine d'admiration pour les jeunes qui commencent dans le métier.«le n'aurais jamais eu ce feu sacré dans ces conditions-là : jamais savoir où je vais être, faire des courbettes devant la direction.Je ne sais pas comment elles font pour continuer à aimer l'enseignement.Et elles aiment l'enseignement!» Il y a une lacune importante dans la formation des enseignants au Québec, qui avait déjà été signalée par le rapport Parent et qui, 25 ans plus tard, ne semble pas avoir été corrigée: la qualité discutable de la formation pratique.Dans leurs trois ans de formation, les futurs enseignants du primaire font trois stages de vingt à trente jours dans les écoles.Mais ces stages sont mal supervisés.Le professeur d'université, souvent, ne passera que quelques minutes en classe pour noter le travail de son étudiant.Quant à l'enseignant qui «prête» sa classe au stagiaire, il n'a ni le temps, ni l'instrumentation qui lui permettraient de contribuer à sa formation autant qu'il le pourrait.Une formation « déconnectée » Outre les stages, la formation du futur enseignant est, déplore-t-on dans les écoles, trop théorique, «déconnectée».«Quand on parle aux étudiants de troisième année de situations d'écriture, d'évaluation formative et sommative, un vocabulaire tout à fait usuel en éducation, on les a tout de suite en partant.Ils ne possèdent pas le contenu des programmes», raconte Mme Adrienne Brasseur, directrice de l'école Sainte-Colette, de Montréal.Le directeur de l'école Louis-Riel, M.Emile Robichaud, est particulièrement sévère à l'égard de la formation dispensée dans les facultés de sciences de l'éducation.«Ce que c'est que préparer une classe, comment réagir dans différentes situations de groupe, c'est ça que les jeunes ne possèdent pas.» «Un didacticien qui enseigne la didactique à l'université, poursuit M.Robichaud, c'est.ûti fumiste.Prenez 80 p.cent d^s professeurs d'université qui forment des maîtres, mettez-les dans une classe demain matin, ils casseraient leur pipe royalement! » Conscientes de leurs faiblesses à cet égard, les universités ont fait beaucoup d'efforts au cours des dernières années pour raccrocher la formation qu'elfes donnent à la réalité.Entre autres, elles se sont associées à des commissions scolaires pour que les stages des futurs enseignants soient mieux organisés.Mais, dit-on dans les universités comme dans les écoles, tant ; que le gouvernement ne fournira pas des argents permettant de li- ' bérer les enseignants qui reçoivent les stagiaires, les choses ne s'amélioreront que lentement.Lâches dans la nature» Par ailleurs, nombreux sont ceux qui souhaitent que les jeunes enseignants poursuivent leur formation durant leurs premières années d'enseignement, qu'ils soient suivis par des profs expérimentés.Les règles actuelles prévoient bien une probation de deux ans, mais dans les faits, celle-ci n'existe pas.Pour reprendre l'expression de Madeleine Perron, les jeunes enseignants sont tout simplement «lâchés dans fa nature».Une véritable probation donnerait aux débutants une formation pratique plus complète et permettrait d'écarter ceux qui ne sont vraiment pas prêts ou farts pour enseigner.Le ministre de l'Éducation.Claude Ryan, a promis en novembre dernier de «rouvrir une fois pour toutes le chantier trop de fois différé de la formation de l'enseignant».Madeleine Perron est sceptique: «Quand il est arrivé, le premier dossier sur son bureau, c'était celui-là.Cinq ans plus tard, il est encore là.Parce que ça ne fait pas souffrir assez.Les autres dossiers, que ça soit la langue ou les frais de scolarité, sont politiquement plus chauds.Tandis que les écoles, ça marche.» Toujours aussi faibles en français Les diplômés des cégeps qui rê-i vent de devenir professeurs continuent d'être, eii moyenne, très faibles en français.Même qu'à là Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal cette année, les nouveaux étudiants ont eu des résultats encore plus mauvais que leurs prédécesseurs à la dictée administrée par la faculté.Cette dictée de 175 mots n'a pourtant rien des dictées de Bernard Pivot.Il s'agit d'une lettre simple adressée aux parents par un professeur.Le vocabulaire employé est tiré de la langue de tous les jours; le texte ne fait appel qu'aux règles de grammaire de base.Les nouveaux étudiants admis cette année au baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire et au baccalauréat en orthopédagogie ont fait en moyenne 9,2 fautes dans cette dictée, c'est-à-dire une faute tous les 19 mots.L'an dernier, les nouveaux étudiants avaient fait 6,4 fautes.En 1987-88, le nombre moyen de fautes était de 5,3.Les résultats ont été tellement mauvais cette année que la faculté n'a pu organiser de cours de rattrapage pour tbus les étudiants qui eh avaient besoin.Jusqu'à cette année, tous les étudiants qui avaient fait huit fautes et plus devaient suivre un cours de rattrapage, sans quoi leur admission était annulée.L'an dernier, 89 étudiants avaient suivi ce cours.Si on avait appliqué le même critère cette année, c'est 120 étudiants qu'on aurait dû forcer à s'inscrire au cours.Mais l'horaire étant déjà fabriqué, la réservation des locaux étant déjà faite, il était apparemment impossible d'offrir le rattrapage à plus de 88 étudiants.On a donc choisi ceux qui avaient fait dix fautes et plus.«Mais nous avons incité fortement les autres, les plus forts parmi les plus faibles, à suivre ces cours», s'empresse de souligner M.Michel Carbonneau, responsable des programmes facultaires à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal.Tout en admettant que bon nombre des étudiants qui se desti- nent à l'enseignement maîtrisent mal leur français écrit, M.Carbonneau fait remarquer que dans le test de français administré cet automne par l'Université de Montréal à tous ses nouveaux étudiants, les futurs enseignants ont eu des résultats qui se situaient légèrement au-dessus de la moyenne.L'Université du Québec à Montréal (UQAM) administre elle-aussi à tous ceux qui s'inscrivent à un programme d'enseignement un test de français.Un test passablement plus difficile que celui delà Faculté des sciences de l'éducation de l'Université de Montréal.L'examen de l'UQAM comporte 82 questions sur l'orthographe, les accords, le choix de mots, la ponctuation, l'emploi de pronoms, l'emploi des temps et des modes, etc.11 n'y a pas d'attrapes, mais la plupart des questions exigent un effort de réflexion.Quiconque n'a pas une solide maîtrise de la langue écrite est assuré de ne pas franchir le seuil de 05 p.cent.(L'auteur de ces articles s'est soumis aux deux épreuves.À la dictée de l'UdeM, il n'a pas fait de fautes.Au test de l'UQAM, 11 en \"a fait huit (aïe!), pour une note de 90 p.cent.) Des étudiants qui se sont inscrits l'hiver dernier au baccalauréat de l'UQAM en éducation au préscolaire et enseignement au primaire, seulement 44 p.cent ont réussi le test.L'examen de français, étant un des critères de sélection dans ce programme contingenté, le pourcentage de réussite des 495 étudiants qui ont été admis est plus élevé: 67 p.cent.Pour les étudiants admis mal-« gré un échec au test de français, l'UQAM est plus sévère que sa rivale de la montagne.À l'Université de Montréal, on l'a vu, on se contente d'obliger ces étudiants à suivre un cours de rattrapage.À l'UQAM, ces étudiants sont admis à la condition qu'ils réussissent le test.Ils orçfcdroit à deux reprises au cours de leur première année d'études.Ceux qui échouent aux deux reprises voient leur admission annulée.PHOTO RENE PICARD.La Presse Quatre futures enseignantes, Martine Provençal, Chantai Hamelin, Lucie Bourque et Mart.ne Arbour, au cours d'un atelier sur l'enseignement des mathématiques à l'UQAM.La formation d'une enseignante du primaire à l'Université de Montréal jg^ u cours de ses trois années kwqkdc formation, la future enseignante de MATERNELLE ou du.PRIMAIRE devra suivre neuf cours obligatoires: \u2014 deux cours de didactique du français (en gros, comment et quoi enseigner); \u2014 deux cours de didactique des mathématiques; \u2014 deux cours sur les besoins spécifiques des enfants de niveau préscolaire et primaire; \u2014 un cours sur le système scolaire du Québec; \u2014 un cours sur la mesure et l'évaluation (en gros, comment noter les élèves); .\u2014 un cours sur des problèmes particuliers aux niveaux préscolaire et primaire (où on aborde notamment les problèmes posés par.une clientèle multi-ethnique).Parmi ses neuf cours optionnels, l'étudiante devra suivre au moins un cours dans chacun des domaines suivants:1 \u2014 l'enseignement du français; 7^ l'enseignement des mathématiques ou des sciences; \u2014 l'enseignement des sciences humaines ou de la formation personnelle et sociale; -f- les fondements, fa philosophie, ou la sociologie de l'éducation; la gestion d'une classe; \u2014 l'informatique à l'école; \u2014 les élèves en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage, x Pour satisfaire aux nouvelles exigences posées par le Comité catholique dti Conseil supérieur de l'éducation pour quiconque enseignera la religion aU primaire, l'étudiante devra, suivre trois cours sur la foi catholique ét sur les programmes de religion.\u2022 * \u2022 \u2022 *' - » yy^ \u2022 ¦\u2022 # Enfin, la future enseignante devra faire à chaque année un stage pratique de six à sept semaines dans une école.Le futur professeur du SECONDAIRE fera d'abord un baccalauréat dans la discipline qu'il veut enseigner.Puis, il devra faire un an à la Faculté des sciences de l'éducation.Durant cette année, il suivra deux cours obligatoires: \u2014 un1 cours sur .te système scolaire québécois; \u2014 un cours sur la psycholo;i gie de l'adolescent.i 14*71 Parmi ses sept cours optionnels, l'étudiant choisira probablement: \u2014 deux cours sur l'enseignement de sa discipline; \u2014 un cours sur les objectifs de l'enseignement secondaire ou sur les théories d'éducation; \u2014 un cours sur l'apprentissage chez les adolescents ou sur l'apprentissage des langues.Enfin, le futur prof fera trois expériences pratiques d'enseignement: une, à l'université, avec un petit groupe d'élèves, les deux autres, de 15 et 20 jours respectivement, dans des vraies classes. \u2022 _ B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 JANVIER 1990 Éditorial Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Police et Poly : un examen de conscience II! est toujours plus facile à froid, avec le recul du temps, d'examiner ou de critiquer le travail des ambulanciers, des policiers, des journalistes et autres à la suite d'un événement tragique.Un délai s'imposait donc pour évaluer sereine-ment le travail des intervenants à la suite de l'épouvantable drame du 6 décembre à l'École polytechnique de Montréal.Même si on pense maintenant connaître tous les remèdes et toutes les solutions, si on croit posséder tous les moyens d'agir plus rapidement et plus efficacement dans l'éven- £\" '^jÊéT- tualité d'une nouvelle catastrophe semblable, K/'.cela n'apportera évidemment rien aux famil-Mr les qui ont Perdu ces 14 Jeunes filles riches de JËrl :1 coeur et d'esprit.Il faut pourtant se résoudre à se remettre en question au cas où.- Urgences Santé a déjà fait son rapport et les journalistes, réunis en colloque demain, évalueront la qualité de leur propre travail professionnel.Quant au Service de police de la Communauté urbaine de Montréal, il vient de tirer les premières Conclusions de son intervention.Habituellement, la police a plutôt tendance à garder secrètes ses propres enquêtes, surtout lorsqu'elle reconnaît son manque de leadership, ses lacunes ou erreurs.Il faut donc féliciter le directeur Alain St-Cermain et son état-major pour avoir fait montre d'un courage certain dans ce cas.Il s'est passé 25 minutes (de 17 h 14 à 17 h 39) entre le moment où un premier appel téléphonique a été donné à la police par un étudiant de Poly et celui où les premiers agents ont pénétré dans l'école.Il a fallu 15 minutes (de 17h22 à 17h37) avant que les policiers réussissent à coordonner leurs opérations et investissent l'édifice.C'est beaucoup de temps.C'est une éternité en pareille unence.Le directeur St-Cermain reconnaît qu'il y a eu des lacunes sous plusieurs aspects: communications, supervision, sécurité, coordination de l'opération, interprétation et application de certaines directives, capacité d'initiative et de leadership de la police en une telle circonstance.C'est un aveu louable mais aussi inquiétant.Le public croit qu'il est bien protégé.Police, pompiers et Protection civile annoncent de temps à autre qu'ils possèdent un plan d'urgence pour faire face à toute éventualité.Ce plan n'est sûrement pas à toute épreuve.Évidemment, personne ne peut prévoir l'imprévisible.Ce qu'il faut se demander, c'est si les policiers sont prêts à faire face à toute éventualité.Je crois que non.Tous les po- liciers ne sont pas des membres de l'escouade tactique.Tous les policiers n'utilisent pas leur arme fréquemment.Tous les policiers ne sont pas décorés pour acte de bravoure.Tous les policiers sont des êtres humains avant tout, avec leurs forces et leurs faiblesses personnelles et professionnelles.Mais la police, comme corps public de défense des citoyens, doit être prête à tout.En ce sens, le directeur St-Cermain a raison de porter une attention particulière à la formation du personnel.Suffisamment de policiers doivent être formés et disponibles pour faire face à toute alerte majeure, 24 heures par jour, sept jours par semaine.On pourrait en souhaiter autant aux ambulanciers, aux médecins, aux hôpitaux, même aux médias qui peuvent apaiser ou affoler l'opinion publique dans les situations d'urgence.Le drame de Poly, si douloureux, a marqué profondément tous les Québécois et Québécoises.Il laissera à tout jamais des traces dans notre société.Mais il permet et permettra longtemps aux individus comme aux groupes de revoir leur comportement tant personnel que collectif, compte tenu des facteurs sociaux, humanitaires, égalitaires et sécuritaires.Il n'y a pas que la police qui doive avoir le courage de s'évaluer.Claude masson » » « 4 « it m r i !.I \u2022 5.: r »* Clifford Lincoln, l'aimable candidat Clifford Lincoln est un homme au grand coeur.Peu de temps après sa démission comme membre du gouvernement Bou-rassa, il rêvait de remplir le Forum d'«écoeurés» du débat linguistique.Il dut vite sortir du rêve.D'un côté, les francophones tenaient à la loi 101; de l'autre, les anglophones en voulaient tellement à Robert Bourassa que, pour eux, le débat linguistique venait à peine de commencer.Qu'un tel personnage songe au leadership du Parti libéral du Canada, cela étonne.Non pas qu'il ne soit pas un homme honnête et charmant : sa probité et son charme ne font aucun doute.Un peu torturé, il s'interroge souvent à voix haute sur son cheminement personnel et ne souhaite rien de mieux que de voir tous les hommes vivre en harmonie.Son problème est tout autre: il se présente au mauvais poste et dans le mauvais parti.' Le Parti libéral du Canada, en effet, aspire au pouvoir.On ne pardonne pas encore à John Turner, sur qui on misait tant, de l'avoir cédé à deux reprises à Brian Mulronëy.Car si l'on excepte l'ère Diefenbaker, relativement courte dans l'histoire du pays, ainsi que l'intermède Clark qui dura à peine quelques mois, le parti fut au pouvoir presque un demi-siècle, soit des beaux jours de Mackenzie King jusqu'à la moitié des années 80.Ce qu'on veut, c'est un gagneur, comme on dit dans le jargon sportif, pas nécessairement un homme d'idées.Ce que les libéraux veulent choisir en juin, c'est un premier ministre beaucoup plus qu'un chef de parti.Et, malheureusement pour lui, M.Lincoln n'a rien d'un leader.l'ancien ministre québécois \u2014 qui est loin d'être assuré de l'emporter dans Chambly, où il doit faire face à Philip Edmonston, l'homme fort des néo-démocrates du Québec \u2014 n'a pas un passé particulièrement reluisant comme administrateur de la chose publique.Bien qu'aimé des envi ronnem enta listes, il fut critiqué non pas tant par les péquistes que par ses propres ex-collègues.Son successeur, Mme Lise Bacon, n'hésita pas à faire son procès sur la place publique.La conscience toujours torturée, M.Lincoln a refusé le leadership de la lutte anglophone à la loi 178 lorsqu'on le lui a offert.: Il n'en demeure pas moins que cet homme intègre ferait un excellent ministre là où on aurait besoin d'un penseur plus que d'un gestionnaire.Un ministère à vocation culturelle, par exemple: Pour cela, il faudra d'abord qu'il l'emporte dans Chambly.Et que celui qui sera élu chef du Parti libéral du Canada devienne premier ministre à la prochaine élection générale.Pierre VENKAT Marine : triste mais inévitable E v U n volant au secours de Marine Industrie, la CSN marque le dénouement d'une tragique méprise.Pendant des années, la centrale a pensé que cette société d'État québécoise, dont la très grande majorité des commandes venaient du gouvernement fédéral ou de sociétés de la Couronne, était véritablement à l'abri d'une faillite ou d'une fermeture.La CSN a longtemps adopté la même attitude à l'égard de Marine qu'à l'égard des pouvoirs publics: elle cherchait des avantages pour ses membres sans se préoccuper de la réalité économique.Dans le secteur public, les syndicats n'ont finalement abandonné la vision de l'État vache à lait et planche à billets qu'après une grave crise où la croissance du chômage dans le secteur privé rendait ridicules les prétentions salariales des employés de l'État.Mais il était facile pour le syndicat de Marine de se tromper, car il y a belle lurette que Marine avait cessé de se comporter comme une entreprise purement commerciale.Ses efforts pour diversifier \"sa production vers des secteurs qui dépendraient moins des budgets gouvernementaux et davantage d'une demande commerciale semblaient, en fin de compte, toujours être subordonnés aux efforts héroïques qu'on livrait pour décrocher le gros contrat des forces armées, des garde-côtes ou de Transport Cana- .Dans ces circonstances, il était tentant pour le syndicat de Marine de se mêler à la politique dans les coulisses, où Marine cherchait à favoriser ses chances d'obtenir un contrat, et d'y rêver les mêmes rêves que la direction du constructeur naval plutôt que d'examiner la dure réalité.Or, il y a des années que cette réalité ne justifiait pas les prétentions du syndicat.Même avant l'annulation du projet des sous-marins nucléaires, l'avenir de Marine et dés autres chantiers canadiens dépendait uniquement de la possibilité de diversifier leur production.À l'exception du gouvernement fédéral, personne ne songerait un instant à faire construire un navire au Canada à cause des coûts excessifs.Avec les sous-marins, la diversification était déjà difficile; sans eux, il faut de nouvelles subventions fédérales ot provinciales.La question qu'il faut alors se poser est la suivante: est-il normal que les gouvernements subventionnent une entreprise déficitaire pour qu'elle puisse se diversifier et, par la suite, faire concurrence à des entreprises qui, elles, payent des impôts?Frédéric WAGftlÈMi tsmuwtrveiA F&éffliï»r txvç /«storesun ¦ .
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.