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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
K. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-02-17, Collections de BAnQ.

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[" N'mfMhi rniM nédttix des LUNDI, MARDI et.MERCREDI Incluant vin ou bière pression 394, laurier ouest, Mtt Arts et spectacles r Littérature Arts plastiques ¦ Disques et videos i Restaurants Vins Up Ptocumb LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMED117 FÉVRIER 1990 ¦ i ¦ 1.1 i I i 1 I ¦ -I JLâirfe ¦¦¦^¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦¦111 ¦ Comment va l'Unééq ?reginald martel L e rapport moral du président dc l'Union des écrivaincs et écrivains du Québec (c'est la version enrichie de l'Union des écrivains québécois).M.Bruno Roy.donne unc foule d'informations sur les activités de la corporation.En voici quelques-unes.Des services à tous Les écrivains qui ne sont pas membres de l'Unééq font appel à ses services, qu'elle offre gratuitement.Je nc sais plus combien de jeunes écrivains, au fil des ans, j'ai dirigés vers l'union.Unc « politique tarifaire s'impose », écrit M.Bruno Roy, qui aimerait bien respecter les « habitudes sympathiques » prises jusqu'à maintenant.La décision sera difficile car l'Unééq, le sait-on?est loin de représenter tous les écrivains.D'une part, certains sont solitaires de nature, d'autres, universitaires surtout, ne daignent pas se mêler à la foule; d'autre pari, la cotisation annuelle des membres ( 100$ pour qui a publié deux livres ou plus, 50$ pour un livre) est relativement élevée pour les débutants, compte tenu des miettes que louchent beaucoup d'écrivains au chapitre des droits d'auteur.Qu'ils soient solitaires, universitaires où débutants, les non-me m bres sont souvent moins avertis de leurs droits que les membres.Ils ont donc plus besoin de conseils et de soutien.Maison des écrivains L'Unééq songe depuis au moins trois ans.mais sans trop le faire savoir au grand public, a créera Montréal une Maison des écrivains, comme il en existe dans un certain nombre de pays civilisés.La Maison des écrivains est un lieu d'accueil et de rencontres, d'échanges entre nationaux et étrangers.La collaboration avec la Société immobilière du patrimoine architectural du Vieux-Montréal (SIMPA) ne va pas assez vite au goût du president, qui évoque des « contraintes » qu'il ne définit pas.Ce dossier est considéré comme prioritaire et si la collaboration avec la ville de Montréal devait cesser, l'Unééq fera appel à un agent immobilier.Un comité d'honneur \u2014d'une extrême discrétion\u2014 a été formé pour rechercher les fonds nécessaires à la création cle la Maison des écrivains.L'affaire Lemeac M.Bruno Roy se réjouit naturellement de l'entente qui a réglé les problèmes des écrivains spoliés par la faillite des Éditions Le-méac.Les créateurs, écrit-il, « ne contribuent pas.seulement au succès ou à la renommée d'un éditeur, mais aussi et surtout à la vitalité culturelle de toute une société.Nous considérons, en effet, que le fonds littéraire d'une maison d'édition fait partie intégrante du patrimoine culturel d'un peuple.Ce règlement ( intervenu entre le ministère fédéral des Communications, une nouvelle maison, Leméac éditeur, et l'Unééq), aura permis un resserrement des contrôles gouvernementaux relatifs au paiement par l'éditeur des droits d'auteur ».Il était temps que les écrivains cessent d'être les premières victimes des fautes administratives des éditeurs et de la négligence de l'État qui subventionne leur entreprise.Coûteuse compétence Dans le domaine culturel, le professionnalisme finira par coûter aussi cher que l'amateurisme.L'Unééq a perdu son directeur général, M.Yves Légaré.attiré par un salaire plus élevé dc 30 p.cent pour faire un travail analogue.On a établi des conditions de départ, dont un avis dc trois mois, qui n'affecteront pas trop la bonne marche des choses si quelqu'un abandonne le poste-clé en question.On espère aussi pouvoir offrir à tous les employés des salaires plus concurrentiels.I I Le biographe est-il un pique-assiette?Et ses livres sont-ils plus près de la vérité que ne le sont ; \u2022v JOCELYNE LEPAGE > V 4-# Certains préfèrent les biographies aux romans, persuadés qu'ils sont d'être alors plus près de la vérité.Mais il y a parfois plus de fiction dans unc biographie que dans une oeuvre romanesque, une fiction insidieuse qui se donne des airs d'objectivité.Les biographies sont à la mode, en particulier les biographies d'artistes.Les quatre qui suivent donnent une idée de l'éventail du genre.Il y a là le livre du pique-assiette qui se fait du capital en parlant en mal des autres, la biographie exemplaire qui coûte les yeux de la tète, et deux ouvrages modestes qui n'en ont pas moins de grands mérites.Que Picasso ait été un monstre d'égoisme.un manipulateur, un obsédé sexuel, un sadique, il y a sans doute du vrai là-dedans.Qu'on ait fait cle lui un héros de la Résistance française, alors qu'il n'avait rien d'héroïque, il ne serait pas le seul à qui c'est arrivé.Qu'il ait eu des tendances homosexuelles dans sa jeunesse et cherché à prouver sa virilité en visitant les bordels et en courant les filles, c'est un peu plus tiré par les cheveux.Mais ce ne sont pas les «révélations» de cet ordre qui font le vrai scandale de Picasso, créateur et destructeur] les mythes sont faits pour être dégonflés.Le grand problème du best-seller d'Arianna Stassinopoulos Huffington, c'est l'auteur.Elle a beau livrer à la fin du volume la liste des livres qu'elle a lus sur Picasso, ct se vanter d'avoir rencontré une centaine de personnes qui ont connu l'artiste, on doute qu'elle se doit donné tant de mal pour obtenir un si piètre résultat.Mme Huffington cite à peine les gens interrogés et ne donne que rarement les sources â l'appui de ses affirmations qui sont aussi nombreuses que ses phrases; elle fait siens les propos obtenus des autres et ¦v u I y Trois égéries b Jean Basile a lu les biographies de trois femmes liées de près ou de loin à la littérature: Anna dc Noailles, poétesse, commandeur dc la Légion d'honneur ct véritable excentrique, Valentine Hugo, peintre qui fut de toutes les avant-gardes et Annemarie Scharzcn-bach, ange suisse inconnu intime des «jumeaux» Mann, lesbienne et enfant terrible.À lire en page K2 Robert Lofront, les iransforme cn vérités incontestables; elle pense même à la place de Picasso et décrit ses états d'âme comme si elle les avait vécus «dc l'intérieur», elle qui n'a jamais rencontré le peintre.Elle dit, par exemple, à la page 19, cn parlant des débuts de la relation entre Picasso ct Françoise Gilot:«.il était manifestement plus profondément ému qu'il ne l'avait jamais été.».Manifestement pour qui?Le livre est littéralement truffé de ce genre de déclarations ridicules où l'auteur donne l'impression de se prendre pour Dieu.En fait, Mme Huffington réorganise et réinterprète la vie de Picasso avec des outils de psychologue amateur pour arriver à une seule fin : prouver à quel point Picasso, le créateur, était en réalité, dans sa vie privée, un destructeur, et cela, depuis le berceau.Et le ton qu'elle prend pour le dire est d'une prétention insupportable.Pour donner un exemple de l'esprit tortueux de Mme Huffington, voici comment elle interprète l'entrée de Picasso au Parti communiste dans les années quarante.«Le système communiste revendiquait un monopole de la vérité et recherchait un monopole de la puissance, et cela convenait parfaitement à sa personnalité.11 ( le parti ) exigeait aussi la soumission de l'être au Parti : et c'était quelque chose qu'il acceptait sans aucun mal puisque c'était après tout exactement ce qu'il réclamait de ceux qui l'entouraient.» (p.305) Arrêtons ça là.Le plus grand scandale de Picasso, créateur et destructeur, c'est que le livre d'une a i i pique-assiette, d'une commère, soit un best-seller que l'on s'est donné la peine de traduire en français.Warhol, la grande biographie Andy Warhol, celui que l'on a surnommé le pape du pop art, est, comme Picasso, un sujet qui prête facilement aux potins et aux commérages, d'autant plus que lui-même raffolait de ce genre de choses, qu'elles soient vraies ou lausses, et qu'il ne détestait pas qu'on en fasse circuler à son sujet.Mais la biographie qu'a écrite David Bourdon, simplement intitulée Andy Warhol.n'a rien a voir avec celle d'Haffington.Bourdon, qui est un critique d'art, a pourtant bien connu Warhol.Il l'a fréquente.S'il n'hésite pas a rapporter des anecdotes truculentes dont il a lui-même ete témoin \u2014 Warhol regrettait, par exemple, que la tentative d'assassinat dont il a été victime n'ait pas ete filmée par son équipe: parmi ses nombreux projets, l'un consistait a vendre son sperme en édition limitée \u2014 jamais il ne tombe dans le nrpiège 4c pfchser à la place de Warhol, de lui prêter des intentions sans preuves à l'appui et d'interpréter ses faits et gestes à la lumière d'une morale quelconque.Il faut dire que le Warhol de Bourdon est la biographie exemplaire pour un artiste puisqu'elle s'intéresse autant a l'homme qu'à son oeuvre, et qu'elle comprend une multitude de photographies et de reproductions.Pas de ronrons roucoulants, ni de complaisance, ni d'admiration éperdue de la part d'un «fan», mais une évidente complicité entre le biographe et l'artiste.Et un ton qui convient parfaitement au sujet: une certaine distance, et l'humour.Le seul problème avec cette biographie, c'est qu'il faut avoir les moyens de se l'offrir: $170.Le registre modeste pour Morisot Dans un registre beaucoup plus modeste, et pour un prix cinq fois moins élevé, Berthc Morisot, une biographie, de Anne Higonnet, a un grand mérite.Celui, justement, dc nous faire connaître Morisot, l'une des rares femmes peintres de son époque ( le XIXe siècle ) â se retrouver dans les livres d'art, mais à laquelle bien peu de biographes se sont intéressés.Quand on voit les tableaux de Morisot, on imagine cette Impressionniste en femme heureuse, libre, et peut-être même un peu libertine, comme d'autres femmes artistes de l'époque.Mais cn fait, Berthc Morisot, fille de bonne famille, jolie muse de Manet, longtemps célibataire avant d'épouser le frère de Manet ct d'avoir un enfant, relativement heureuse, fut surtout unc vraie peintre avec des angoisses de peintre, unc passionnée pour son art et presque unc mystique.Et c'est dans le récit de cette passion d'une femme pour son art que le livre a quelque chose d'unique, dans la mesure où cette passion était, à l'époque, exclusivement réservée aux hommes.Les femmes, elles, peignaient en dilettantes.L'ouvrage de Mme Higonnet est un ouvrage d'historienne écrit avec beaucoup dc simplicité ct d'honnêteté.Mais malheureusement, s'il y a bien quelques photos nous montrant Berthc Morisot ct quelques reproductions nous la présentant telle qu'interprétée par Manet, ses oeuvres, à elles, brillent par leur absence.SUITE AU PACE K2 4- t.> ¦t B3/B K2 LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMED117 FEVRIER 1990 Les essais Au plaisir de lire Trois femmes JEAN BASILE collaboration spéciale LimhI Tl : n ien que les Jft .B9 conditions aient changé, les femmes ont toujours eu une importance considé-BlW\\ rable dans la litté-mm rature.Certaines n'ont pas fait d'oeuvre, il est vrai, mais elles ont aidé les jeunes gens (et les moins jeunes) à faire connaître leur talent.Durant la troisième république française, si décriée et pourtant si féconde artistiquement, on les appelait les «égéries» qui se sont retrouvées, un peu malgré elles, dans A la Recherche du temps perdu de Proust.Les «égéries», ces ornements de la vie artistique, se retrouvent d'ailleurs partout.Ici, il y avait des femmes comme Andrée Paradis et Gertrude LeMoyne qui ont piloté bien des carrières.D'autres femmes ont connu la gloire pour elles-mêmes.Voici des livres qui nous les rappellent.Anna de IMoailles François Broche s'est attaqué avec coeur à Anna de Noailles qui n'est pas un petit morceau.Son nom est resté dans les manuels mais qui la lit?Elle doit sa renommée à des hommes qu'elle a connus et aimés (ô très chastement) et qui ont témoigné pour elle: Cocteau, les Rostand, Proust, Barrés, Gide, Valéry.Son oeuvre, considérable, culmine avec Les Éblouissements: Quelle céleste main fait fondre La Brume ct l'or Des nébuleux matins de Londres Et de Windsor?.Ce qui est quand même très bien.Alors, son triomphe fut considérable.Elle fut faite commandeur de la Légion d'honneur.Maintenant, on lui reproche un excès de lyrisme, son souci du mètre, sa spontanéité.Elle n'est pas d'avant-garde.Ces querelles sont mesquines et il manque, disons le carrément, une analyse solidement féministe sur cette oeuvre qui est unique par son naturel dans l'expression du sentiment, son panache et un bonheur d'expression presque constant.La présente biographie de François Broche est excellente, informée, aimante et amusée.Elle reste un peu courte malheureusement pour une poétesse de ce calibre; Bien que J'aûteUr tente, honnêtement, de donner la place qu'elle mérite à cette créatrice authentique, ses efforts tournent court.Finalement, ce n'est pas à Dela-rue-Mardrus, Vivien, les grandes Américaines de Paris, Desbordes-Valmore qu'il la compare mais ayee des poètes masculins qui n'ont, au fond, rien à voir avec elle.François Broche a aussi de la chance parce qu'Anna de Noailles était une véritable excentrique.Les anecdotes autour d'elle abondent: ses éternelles maladies, sa faconde, ses chapeaux à MmlineHugo plumes, ses réparties et ses contradictions.Cette fille née d'une lignée de prince était socialiste et devient presque « bolchéviste » comme on disait.Elle était athée et, comme l'adorable abbé Mu-gnier invoquait devant elle l'existence de Dieu, elle lui répondit: «S'il existait je le saurais parce que je lui ai parlé souvent et qu'il ne m'a jamais répondu ».On en trouvera mille comme cela.Valentine Hugo Onze ans séparent Anna de Noailles de Valentine Hugo.Ces onze ans, plus une histoire familiale très différente, creusent un monde entre les deux femmes, même si toutes les deux ont pu voir danser Nijinsky.Valentine Hugo, de son vrai nom Gross, était de petite famille provinciale.Elle monta à Paris, épousa un homme riche dont elle divorça pour épouser Jean Hugo, le petit-fils de Victor.Elle fut de toutes les avant-gardes à un moment où tous les arts se mêlaient sous la férule de Diaghilev et dc ses Ballets russes.Valentine Hugo n'était pas écrivaine mais peintre.Si elle fit des décors et des costumes de théâtre et de cinéma (elle participa à la Jeanne d'Arc de Dreyer, un des dix plus grands films jamais réalisés), en bref si elle s'occupa d'«arts mineurs», elle fut aussi une graveuse et une dessinatrice remarquable.Cathy Bernheim vient de lui consacrer une biographie, un peu hâtive mais qui a le mérite de remettre en mémoire cette autre femme exceptionnelle.|ean Cocteau fut d'abord son grand ami.Il lut chez elle son Cap de Bonne-Espérance, écrit à la gloire de Roland Garros.Elle fut l'amie très proche d'Eric Satie et du groupe des six.Elle est très «esprit nouveau», le style «jazz» qui fit la gloire de Paris après la guerre de quatorze.Puis, une rupture.Curieusement, elle qui fut l'amie de Cocteau devint la mai-tresse de son pire ennemi, André Breton qui ne lui fut pas fidèle.Eluard l'appréciait qui lui demanda des gravures pour ses oeuvres poétiques.Elle illustra Sade et fit d'admirables nus de femmes.Elle est une étape dans le cheminement de l'érotisme féminin, grâce à Breton sans doute plus qu'à Satie ou Cocteau.Un ange foudroyé Cet ange-là est suisse, tout à fait inconnu et si Dominique Grente et Nicole Muller lui consacrent une biographie, c'est a cause du personnage et du milieu que cet ange a fréquenté avant de mourir prématurément de drogue et sans doute de désespoir.De son nom Annemarie Scharzenbach, elle fut l'intime des «jumeaux» Mann, Erika et Klaus, les enfants de Thomas.Elle quitta la Suisse et une mère riche et odieuse pour vivre dans le Berlin de la République de Weimar avec eux ct les suivit aux États-Unis après l'avènement du nazisme.Annemarie Scharzenbach était aussi lesbienne et d'une beauté androgyne, comme le montrent ses photographies, qui fait effectivement rêver.À travers cet ange provisoirement ressuscite, les au-teures apportent sans doutq'quel-1 ques révélations scandaleuses sur la «bande des Mann».Elles veu- j lent surtout tracer l'itinéraire d'une «enfant terrible» comme il en est et il en sera toujours, espérons-le, avec un peu petit frémissement d'horreur contrôlée toutefois.ANNA DE NOAILLES.UN MYSTERE EN PLEINE LUMIERE, de François Broche, Editions Robert Laffont, 460 pages.VALENTINE HUGO, de Cathy Bernheim.éditions Presses de la Renaissance, 300 pages.L'ANGE INCONSOLABLE, de Dominique Grente et Nicole Muller, éditions Lieu Commun, 275 pages.Le vieil empereur et le vieux tailleur JACOUES FOLCH-RI0AS collaboration spéciale n me dit, chère amie, que vous n'avez pas encore lu les Mémoires d'Hadrien de Marguerite Yourcenar?Ce doit être médisance ou, plus simplement \u2014 raison pour laquelle cette petite rubrique est faite \u2014- parce que les grands livres comme les petits s'en vont très vite dans un purgatoire d'oubli.En ce cas précis, ce lieu stupide devient insupportable.l'ai cherché ce livre et j'ai ouvert.Un empereur romain écrit une letre à un certain Marc II lui raconte qu'il a vu son médecin, que ça va mal, qu'il ne peut plus monter à cheval, ni manger à son goût.et que, bon : si sa vie fut courte (il a une soixante d'années) elle n'en valait pas moins la peine d'être vécue.Et il raconte.; Marguerite Yourcenar est une de nos dernières classiques.On devrait l'étudier en classe.Ça nous éviterait les en-fargements dans les fleurs du tapis, et nous donnerait de la hauteur.Quant à l'empereur romain dont il s'agit: «Les dieux n'étant plus, et le Christ n'étant pas encore, il y a eu, de Cicéron à Marc-Aurèle, un moment unique où l'homme seul a été» (Faubert).C'est à ce moment que vécut le «divin Adrien Auguste» et chacun de ses actes, chacune de ses pensées, résonnent dans l'énorme vide du monde des hommes seuls.Ce n'est pas que cela, d'ailleurs.Ce texte est de 'la beauté abstraite et absolue, c'est de la musique.Un des grands textes de notre siècle.Je vous l'offre, En reprise.Évidemment, après avoir lu les mémoires de l'empereur le plus sage qui fut, tout autre livre risque de paraître terne.la belle épreuve, passer sans transitin de cette dernière phrase: «Tâchons d'entrer dans, la mort les.yeux ouverts.» à la première d'un ré-,'cit d'aujourd hui: «C'est l'histoire d'un homme leurré par le vent, oublié par le temps et marqué par la mort.» Tiens, la mort encore?Et un personnage qui l'attend, oui.Le livre de Tahar Ben Jel-loun supporte bien le passage, ct la comparaison.il s'intitule Jour de silence à Tanger.Nous entrons tout de suite dans cette ville, la ville du vent, qui s'arrête là, hésite, semble chercher dans quelle direction il s'en retournerait bien, et choisit de rester et bouscule les rues, les .« .f 't Jlfl Tahar Ben ,1,, Jelloun - Marguerite Yourcenar ¦- * - Çfc \u2022.No:-'- places, les terrasses des toits, les rideaux devant les portes et l'esprit des humains.A Tangar, dans une maison où il fait froid, un vieillard soliloque, couché, presque immobilisé par la maladie et la fatigue.Peut-être ne parle-t-il pas, au juste, et s'agit-il de ce monologue intérieur qui, depuis Joyce, nourrit les phrases des romanciers?Le vieux est en train de ses souvenir de sa vie, de certaines aventures qu'il (se) raconte.Comment il est parvenu à Tanger, y a ouvert une boutique de tailleur, y est resté, s'y est fait des amis.(Que sont mes amis devenus, complainte de tous ceux qui les ont perdus).Il les raconte, il les plaint, il les aime comme s'ils étaient encore vivants.Mieux: il les fait revenir à eux, et à lui, pour les aimer à nouveau.Il évoque sa femme, l'indispensable, ses fils, l'artiste parti on ne sait où dont les nouvelles lui parviennent par le sjournaux, l'artiste.et l'autre.Et encore un autre: le beau-fils.C'est étrange et très beau, comme ce récit nous prend, lit-' * téralement, par la gorge et les j3 tripes.Aucun artifice de sus-' pens.Le conte arabe n'est plus ,u un conte que l'on écoute aveçir;f une pointe d'anxiété, tout ce qui devait arriver est arrive,'''/ nous nous trouvons à la fin, au*\" * moment de la récapitulation, et chacune des histoires de cti* récit fait le compte d'une vic.^ Les bons comptes se font en si* Jj lence.L'homme est seul et î lorsqu'un compète viendra l.ui Z rendre visite, ce sera pour.se taire, donner un baiser, et re -«S partir.JE Hommage d'un fils, conteur arabe, à son père qui jamais ne se livra, et vécut en silence?(Jl-vit encore).Sans doute.Mais, un livre d'amour, intime, près-; que indiscret.Après la lecture, on a l'impression de savoir ce.qui n'est pas dit.Très fort.JOUR DE SILENCE A TANGER, par Tahar Ben Jelloun.Récit.123 pages, aux Editins-du Seuil.Paris, 1990.MÉMOIRES D'HADRIEN, de Marguerite Yourcenar, existe en de multiples éditions.La plus intéressante restant celle\" de 1958, chez Pion, parce qu'elle contient, le carnet de notes de M.Y.a propos de ce roman.1 ml* té 7/ S: I pluie 64- v-;'- % Avec la Pluie d'été, Duras n'avait rien écrit, depuis longtemps, d'aussi aigu et dense.Le biographe est-îl un pique-assiette ?SUITE DE LA PAGE K1 Laliberté: plus qu'une histoire de famille Alfred Laliberté, sculpteur québécois (1877-1953) n'est pas ce qu'on peut appeler un sujet «hot» pour un biographe.Sculpteur honnête, grand travailleur, homme timide mais persévérant, il n'a pas connu le destin tragique d'un Nelligan susceptible d'inspi- rer un opéra, ni les grands succès d'un Riopelle qui font la une des journaux.Mais son histoire, telle que racontée par sa nièce, Odette Le-gendre, demeure fascinante.Voilà un fils de colonisateur des Bois-Francs, pauvre, ignorant, qui réussit à force de travail et de persévérance à devenir l'un des plus importants sculpteurs québécois.Il faut dire aussi qu'il a bénéficié de l'appui considérable d'un perspicace marchand général ct de EDITIONS P.O.L i i/ p jii^M^il(^-.- ¦.\u2014= Fiction et biographies\t\t\t\t 1\tL'immortalité\tM.Kundera\tGallimard\t(3) 2\tLa Maison Russie\tJohn Le Carré\tLaffont\t(8) 3\tLes Pérégrines\tJeanne Bourin\tLacombe\t(12) 4\tLe Premier quartier de la lune\tM.Tremblay\tLemeac\t(D 5\tJ'ai vaincu la dépression et échappé au suicide\tGinette Ravel\t7 Jours\t(2) 6\tL'agenda Icare\tRobert Ludlum\tLaffont\t(15) 7\tLe Nègre de PAmistat\tBarbara Chase-Riboud\tAlbin Michel\t(2) 8\tInsoutenable légèreté de l'être\tM.Kundera\tFolio\t(D 9\tLa chasse au lézard\tBoyd\tSeuil\t(D 10\tSous le soleil Jaguar\tCalvmo\tSeuil\t(D \tOuvrages généraux\t\t\t 1\tLe chemin le moins fréquenté\tS.Peck\tLaffont\t(2) 2\tLes vrais penseurs de notre temps\tGuy Sorman\tFayard\t12) 3\tÉcrivains contemporains du Québec\tG.Miron et L.Gauvin\t\t(D 4\tGuide de l'auto 90\tDuquette/Lachapelle\tL'Homme\t(6) \tEcoute ton corps\tLise Bourbeau\tETC\t0) 5\tLivre Guinness des records\tEn collaboration\tQuébec Livres\t(4) I Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Allre (Longueuil).Bertrand, Demarc, Ducharme, Flammarion, Le Fureteur (St-Lambert).Guèrin, Hermès, Lettre-Son (Outremont).Martin (Joliette).Lo Parchemin, Raffin, Renaud-Bray et Sons et Lettres.celle pas du tout négligeable du premier ministre canadien Wilfrid Laurier.Même si Mme Legendre parie de son oncle, elle le fait avec les outils et la discrétion d'une historienne.Elle ne ronronne pas.Ce qu'elle affirme est appuyé sur des recherches.Et elle a le mérite de situer l'histoire de Laliberté dans le contexte social de l'époque si bien qu'à partir d*un cas particulier, c'est la situation des artistes du temps que l'on découvre, leurs difficultés incroyables et le réseau des liens qui unissait (comme il unit toujours aujourd'hui) les arts, les affaires et la politique.Il y a dans le récit de Mme Legendre beaucoup à lire entre les lignes.En particulier sur quelques mythes québécois tournant autour des belles grosses familles canadiennes-françaises.Un livre modeste, mais bien mieux fait que beaucoup de «gros» livres d'art.PICASSO, CRÉATEUR ET DESTRUCTEUR, d'Arianna Stassinopoulos Huffington, Stock, 1989,582 pages.AND Y WARHOL.de David Bourdon, Flammarion, 1989,431 paaes.BERTHE M OR i SOT.UNE BIOGRAPHIE, d'Anne Higonnet, Éditions Adam Biro, 1989, 227 pages.ALFRED LALIBERTE, SCULPTEUR.d'Odette Legendre.Boréal/Société Radio-Canada, 1989, 331 pages.ODETTE LEGENDRE , M.Alfred Laliberté sculpteur BORÉAL / SOCIÉTÉ RADIO-CANADA » DE RETOUR ACHAT ET VENTE DIGITAL AUDIO LIVRES, CASSETTES, DISQUES, D'OCCASION J 3864 St-Denis, 387 Ste Anne, ; \\ Montréal Stjérôme 849 9014 431-7885 Y.\u2022i m*- cYtfp* &&&&&& ME1R°SH - LA PKtbbc, MONTREAL.SAMED117 FÉVRIER 1990 K3 Denis Vaugeois, éditeur pour Sa qualité m© la vie reginald martel L a politique, à peine en avons-nous parlé.Pourtant, M.Denis Vaugeois y a consacré quelques années de sa vie.Nommé ministre des Affaires culturelles par René Lévesque, il perdit son portefeuille pour des raisons qu'un historien, un autre que lui sans doute, révélera peut-être un jour.(L'histoire dira aussi, j'espère, la passion qu'il avait vouée au développement des bibliothèques publiques.) De la politique, l'ancien ministre dira seulement, sans amertume apparente, qu'elle est un dur métier.Comme si le métier d'éditeur nc l'était pas aussi, ét risqué tout autant : que lira-ton, si on lit encore, dans dix ans, dans vingt-cinq ans?! Ce métier ne lui était pas inconnu.Certains se rappelleront le Boréal-Express, journal de vulgarisation historique réalisé en collaboration avec d'autres jeunes historiens de ce qu'on appelait encore « l'école de Trois-Rivières », réputée nationaliste.Les rédacteurs présentaient les événements, de l'histoire du Canada français de façon vivante, comme un .tournai.Le Boréal, une des principales maisons d'édition littéraire du Québec, a ses origines danscette aventure.Ieune encore, la cinquantaine, M.Vaugeois se lance donc dans l'édition.Au Centre éducatif et culturel d'abord, puis à son compte.Mais plutôt que de partir de zéro, il achète les Éditions du Péliéan, une maison de Québec créée par M.Réal d'Anjou, aimable patriarche de 80 ans ct homme de grande culture.Le fonds acquis est plutôt disparate.Parmi les titres encore disponibles, les Métamorphoses de Phèdre dans la littérature française, de Mme Claude Francis, côtoient les Limites de la capacité physique chez Venfant/Fronticrs of Activity and Child Health, des médecins H.Lavallée et R.|.Shephard.Quant Au Québec, la politique mène aux affaires comme les affaires mènent à la politique.Deux pratiques d'un même pouvoir s'échangent ainsi les cerveaux qu'elles méritent.Il est plus rare que la politique mène à la culture, qui peut être aussi une affaire.Ancien ministre des Affaires culturelles, Af.Denis Vaugeois se lance pour de bon, espère-t-il, dans l'édition.Il a confié ses projets à Reginald Martel.aux contes ct fables de M.lean Des Gagniers, le Lunaméron, à 5,50 $ l'exemplaire ils ne doivent pas dater d'hier.Un peu de purgatoire Pas de subventions, pas d'édition.et réciproquement.Il fallait au plus vite publier \u2014 nous sommes début 1988 \u2014, pour obtenir l'agrément du ministères des Affaires culturelles et les subventions des divers ministères québécois et canadiens.Au bout d'une année de purgatoire, seulement quatre titres ont paru, mais l'agrément est obtenu.Depuis, M.Vaugeois se déclare éditeur à plein temps.Enfin, presque.L'historien ne refuse pas d'être embauché comme consultant, pour le Petit Larousse illustré ou des séries télévisées.Et il ne réduira certainement pas les heures consacrées à la pratique du tennis.On a beau être intellectuel.Boréal, c'est un nom qui convient tout à fait â notre situation géographique.M.Vaugeois doit trouver autre chose.Ce sera presque un synonyme.Septentrion.Il fallait oublier le Pélican, parce que plusieurs collections d'éditeurs français ont ce nom, ce qui portait à confusion.Va pour Septentrion et son emblème, une rose des vents surmontée, comme dans les cartes anciennes m'assure M.Vaugeois, d'une bien sympathique fleur-de-lys.Éditer, c'est bien beau, mais éditer quoi?L'histoire, naturellement, occupe déjà une bonne place dans le tout petit catalogue des Éditions du Septentrion.De M.Gaston Deschènes, il y a l'Année des Anglais, qui raconte l'épopée des gens de la Côte-du-Sud au printemps 1759, invités à quitter leurs terres car la flotte anglaise se prépare à envahir la vallée du Saint-Laurent; de Luce lean Haff-ner, les Quatre Frères lean.l'histoire d'émigrants français sans vous sauver la vie ! Tout ce que vous devez savoir avant d'avaler cette pilule ! Des études indiquent que la moitié d'entre nous prenons des médicaments de façon incorrecte.Le Guide pratique des médicaments de l'Association médicale canadienne vous dira tout ce que vous devez savoir sur les médicaments, la façon de les conserver, leurs interactions et les effets indésirables.Procurez-vous sans tarder ce conseiller indispensable! 592 pages \u2022 Plus de 350 illustrations, diagrammes et tableaux \u2022 Couverture rigide avec jaquette de protection en vente chez votre libraire Qélection ?LIVRES * grade ct sans gloire â qui tous les Jean d'aujourd'hui, et les Godon et les Viens et les Chouinard aussi, doivent d'être là; de M.Raymond Ouimet, Pierre Af/v/7/e, du nom d'un personnage né en Suisse et qui émigrera en France pour servir dans la garde de Richelieu, avant d'émigrer à Québec d'où il sera banni, pour avoir bravé les plus hautes autorités.L'histoire, l'essai aussi D'autres titres prouvent que l'histoire mène à tout, pourvu qu'on n'en sorte pas : un essai sur les Amérindiens par un des leurs, M.Bernard Cleary ; les actes d'un colloque organisé par l'Université du Québec à Trois-Rivières à l'occasion du 50e anniversaire du célèbre roman de Ringuet, Trente Arpents; ou encore les souvenirs réunis sous le titre Léon Balcer raconte.On voit que l'éditeur Vaugeois n'oublie pas ses racines trifluviennes.Et la poésie, et le théâtre?Rien encore.Le roman?Oui.« Au début, dit l'éditeur.je ne me sentais pas bien brave pour en éditer.Mais parce que j'en lis beaucoup maintenant, je pense que ça va aller.» Il y en a deux au catalogue.Un roman historique, de Louise Simard et de l'historien lean-Pierrc Wilhelmy, qui raconte, parmi d'autres choses, les circonstances du développement de la médecine officielle au Québec.Un roman-roman aussi, la Funambule, de M.François Bernier.La maison est jeune, le catalogue fort mince, mais M.Vaugeois s'est fixé des objectifs de croissance.Parmi ceux-là, « créer une collection romanesque originale, en allant chercher chaque année un nouvel auteur » \u2014 plutôt que de débaucher ceux des collègues.Autre condition de croissance, déjà remplie, être présent à Montréal.« Le siège social est à Québec, mais nous avons un bureau â Montréal : c'est ici surtout que L'intelligence ça s'achète! -ti IBM PC 640 K 84,95$ HUGO PLUS ir tu lk.niu.rt ri U f \u2022 «m.ru.rr COMPATIBLE: unmftdv,l,vltfmlr4 w wmuin > 11 \u2014¦¦>.lt«r.,«ir«m«rc »é (ru.,i, ifatii r: l.OGIDISOUli HUGO PLUS le dictionnaire et la grammaire ¦*.par Manscau, Malka, Des Roches, Lizéc, Hctu Verification orthographique el grammaticale, compatible avec WordPerfect 5.1, WordPerfect 5.0, WordPerfect 4.2, Wordstar 4, Word 5, Écrivain public, Secrétaire personnel.*.En vente partout ci che/ LOGIQISQUR Inc.1225, de Comté, Montréal QC 113K 2K4 .(514)933-2225 FAX: (514)933-2182 Mais où diable Pennac va-t-il chercher tout ça?Un univers romanesque d'une loufoquerie et d'une tendresse sans égale.t: sont les auteurs, que se fait la mise en marché, que sont la plupart des grands médias, que se font les principales étapes de production.» Le bureau de Montréal est en fait à Outremont, tout près des Éditions VLB de M.lacques Lanc-tôt, avec lesquelles les Éditions du Septentrion mettent en commun certains services, ce qui représente des économies pour tout monde.Il y aura même des coéditions, par exemple le volumineux journal d'André Laurendeau, rédigé pendant les années qu'il a consacrées â la Commission d'étude sur le bilinguisme et le biculturalis-me, dite Laurendeau-Dunton.Un credo et un espoir La foi transporte les montagnes, mais elle n'empêche pas les échecs.Vous y croyez vraiment, ù Fed it ion?« le crois qu'on peut éditer mieux qu'autrefois, parce qu'il y a dans le domaine du livre beaucoup plus de compétence.Mais ie constate aussi qu'il y a vingt ans, les manuscrits nous arrivaient mieux préparés et que les tirages étaient le double de ceux d'aujourd'hui.Pour les tirages, les raisons sont connues : il y a beaucoup plus de livres qui paraissent, pour un marché qui reste le méme; il y a aussi la concurrence que les médias, la télévision surtout, font au livre; et la photocopie, donc : certaines institutions ont des budgets de photocopie plus élevés que leurs budgets d'acquisitions ! « J'y crois, mais c'est plus difficile qu'avant.11 faut être beaucoup plus prudent quand on décide du tirage d'un livre, il faut aussi être très attentif aux nouvelles contraintes apportées par l'évolution d:: milieu, relatives par exemple au sexisme et au racisme.« l'y crois, et en plus il y a tellement de satisfaction à tirer des relations avec les auteurs et avec tous les intervenants, imprimeurs, libraires, distributeurs ou journalistes.L'édition est un milieu vraiment fait pour la qualité de la vie, méme si la dimension économique est difficile, le suis un petit éditeur, il en faut.» Pour grossir, avez-vous songe ù I edition de manuels scolaires ?.« Ça ne m'intéresse pas du tout, >¦ D'abord, ça exige dc gros capitaux.L'édition scolaire fabrique des produits lourds, et qui doivent coller très exactement aux .programmes.Il y a là bien peu de place pour l'imagination, pour la créativité.Non.Plutôt rester dans l'édition générale.Si nous réussissons, nous aurons chaque année un bon roman et un bon essai.Des livres qui auront un deuxième, un troisième tirage.C'est là que ça devient payant, car les frais sont minimes.» Des projets de collections, en histoire par exemple ?«Pas vraiment, l'aime bien traiter les livres un à un, comme ils sont.Ce qui n'empêche pas de .définir un format ou un type d'illustrations, évidemment.» Un document >\u2022 .\u2022 ,V ' V-::- j \u2022¦A V * : > < /./.- i > ; * : * * ¦ * ¦ * « ; « > > \u2022 * g* m Le tome III de Montréal, son histoire, son architecture regroupe la troisième tranche de 50 articles de la série «Rendez-vous 92» publiée dans La Presse du dimanche.Ces articles constituent la somme d'informations la plus imposante qui soit sur les édifices de Montréal et sur leur histoire: un document passionnant, indispensable pour tous les Montréalais qui aiment leur ville.560 pages 29,95 $ editions i* la presse EN VENTE PARTOUT TENNESSEE WILLIAMS « / m I \u2022 - la?i pLÈWSlECLErSU i: DES EEMMESr?; .g - î p Avec tout te mon cœur! l il I ft W il m 6722.RUE ST-HUBERT MONTRÉAL (QUÉBEC) 274-2870 \u2022 TOUR TRIOMPHE 2510, BOUL.DANIEL-JOHNSON LAVAL (QUÉBEC) 682-0636 GALERIES RIVE-NORD 100.BOUL.BRIEN REPENTIGNY (QUÉBEC) 581-0802 mmm.mm m r* 7m n \u2022 / » t K4 LA PRESSE, MONTREAL, SAMED117 FÉVRIER 1990 Disques RACHMANINOV : une leçon bien apprise CLAUDE GINGHAS f n plus de ses nombreuses oeuvres pour piano seul, qu'il écrivit pour son propre usage (et dont il laissa quelques enregistrements de référence), Rachmaninov composa assez de musique pour deux pianos et pour piano à quatre mains pour constituer une audition de plus de deux heures \u2014 l'équivalent, aujourd'hui, de deux disques compacts.Pour deux pianos.Rachmaninov écrivit deux Suites en quatre mouvements chacune, des Danses symphoniques mieux connues dans l'orchestration qu'il en fit presque en même temps, et une Rhapsodie sur un thème russe; pour piano a quatre mains, une Polka italienne, une Romance et six Duos.Il laissa même deux pièces pour piano à six mains (c'est-à-dire pour trois pianistes jouant sur le même clavier).La plupart de ces oeuvres datent d'avant 1900.soit des années de jeunesse du compositeur, en Russie.Les exceptions sont la brève Polka italienne, inspirée par un voyage qu'il fit en Italie en 1906, et les Danses symphoniques, écrites en 1940 alors qu'il S'était installé aux États-Unis où il mourut trois ans plus tard.On connaît les deux Suites grâce aux enregistrements des légendaires Vronsky et Babin (qui les gravèrent trois fois) et, plus près de nous, de Vladimir Ashkenazy et André Previn, chefs d'orchestre, pianistes et.pour l'occasion, duettistes.Les deux tandems ont également enregistré les Danses symphoniques.Il existe même un vieil enregistrement de la Polka italienne par Rachmaninov et sa femme Natalia, que RCA a inclus dans le volume 2 de sa «Collection Rachmaninov» parue en 1975.Harmonia Mundi vient de publier un coffret de deux compacts groupant toutes les oeuvres à plusieurs muins de Rachmaninov dont on trouve mention dans les ouvrages de référence.Au total: huit titres, plus exactement 22 pièces.Seul manque l'arrangement pour deux pianos que fit le compositeur de son fameux Prélude en do dièse mineur, inclus par lohn Ogdon et Brenda Lucas dans leur disque ASV réunissant les deux Suites.HM a confié son intégrale Rachmaninov à Brigitte Engerer, Française d'origine tunisienne, et Oleg Maisenberg, Russe émigré en Autriche, et je crois que c'est une erreur.Si la musique à plusieurs mains de Rachmaninov forme un ensemble inégal et, en conséquence, ne s'adresse qu'aux seuls fervents de ce compositeur, des interprètes convaincus, possesseurs du style approprié, peuvent néanmoins la rendre intéressante.Ainsi, Vronsky et Babin, qui jouèrent Rachmaninov en présence de l'auteur.Il y a un monde entre leurs versions des Suites (Colurabia et RCA) et des Danses symphonie ques (EMI) et les exercices auxquels se livrent Engerer et Mai-senberg.Chez Vronsky et Babin, le jeu est large et sonore, nuancé, un rien sentimental; des rubatos généreux font que cette musique respire.Le duo Engerer-Maisen-berg joue certes avec un ensemble irréprochable et une parfaite clarté, mais son approche reste sèche et distante, dépourvue d'imagination et.d'affection.C'est Rachmaninov déclamé comme une leçon bien apprise.RACHMANINOV: oeuvres pour deux pianos: Suite no 1, op.5 IFantaisie-rableaux) (1893), Suite no 2, op.'17 (1900-01), Danses symphoniques, op.45 anime du mardi au samedi, dès 20 l» JO Spectacles, danse ci rencontres: l'endroit idéal pour un fin de soirée exaltante.MONTREAL AÉROPORT 12505, Gote-de-Liessc.Dorval (Quebec) H9P 1H7 Pour reservations et renseignements : (514) 631-2411 i \u2022t DINER -.\u2022^D'AFFAIRES .- DU LUN.AU VEND.'j TABLE D'HÔTE TOUSLES SOIRS Atmosphère intimé' Rès.: 527-4141 901, rue Rachel Est Permis d'alcool* K LA PRESSE, MUN I KfcML, t>*i*ifc:Dl 1/ r-fcvKIfciv lyslU h * r Restaurants Un « vieux » chinois de l'ouest i r r * » FRANÇOISE KAYLER ne dizaine d'années séparent la pose de l'enseigne et la décoration de ce restaurant.Ce qu'elle annonce, «mets chinois, livraison gratuite», est toujours vrai.Mais, si le Tchang Kiang a conservé ce mode ancien et ce dessin d'enseigne suranné, il a conçu un décor moderne, attirant, ouvert sur l'animation de la rue comme le serait une vitrine de fleuriste ou de maison de couture.Entièrement vitrée, la façade s'avance cn corbeilles meublées de grandes plantes tropicales qui ont le double avantage de protéger le client attablé dc la vue des passants, tout en attirant l'oeil des passants sur le restaurant.Le Tchang Kiang est un «vieux» restaurant pionnier.Alors que ce n'était pas la mode, il avait choisi de s'établir hors du quartier chinois et de s'installer loin dans l'ouest.Alors que tous les restaurants du quartier chinois pratiquaient l'unilin-guisme, adoptant l'anglais comme langue des affaires, ce nouveau-venu s'exprimait admirablement dans la langue de Molière.Et il y avait une bonne raison à cela.Les propriétaires étaient, aussi, restaurateurs à Paris.Depuis, dc Paris et de New York, d'autres cuisiniers et restaurateurs chinois ont bouleversé l'opinion que l'on pouvait avoir eu, au travers des chow mein de tout acabit, de cette grande cuisine.Le restaurant a conservé son charme, même si l'impression de découverte d'alors, s'est effacée.À l'intérieur, le décor tient les promesses de l'extérieur.Tendu de gris très doux, les murs jouent avec les sources de lumière et la reflètent, créant une ambiance particulière.C'est â la fois sobre et élégant, réserve ct chaleureux, simple et étudie.L'accueil est «décontracté» et le service fort attentif au bien-être du client, le conseillant dans le choix de ses plats, le freinant même quand il est trop gourmand! La soupe au crabe et aux asperges est la douceur faite potage.Le bouillon épaissi, les asperges fondantes, forment un fond enveloppant dans lequel les morceaux dc crabe donnent une petite saveur marine ténue.C'était dense, doux et chaud.La soupe pékinoise était à l'opposé.Colorée, pimentée, énergique sur un fond légèrement sucrée, elle était faite d'un bouillon généreux habité de tofu qui apportait la douceur de sa texture.Soupe pékinoise soupe crabe et asperge Kou tien Crevettes sur crêpes au riz Poulet impérial Ananas en beignet Gingembre confit The Menu pour deux, avant vin, taxe et service : 29.35 $ En entrée, les Kou tien doivent être les ancêtres de ces au- monières que la nouvelle cuisine a multipliées chez nous.Petits baluchons de pâte douce, fermés en portant l'empreinte des doigts sur une farce pleine et généreuse, grillés dessous et presque cuits à la vapeur dessus, on les accompagne d'une sauce claire.C'est savoureux et assez copieux.Les.crèpes au riz qui accompagnent ces crevettes ressembleraient plutôt à de petits biscuits croquants.On verse dessus les crustacés enveloppés d'une gaine de pâte légère et baignant dans une sauce rose épaissie.L'ensemble est très doux, sur un fond croquant, légèrement sucré et parfumé.Le poulet impérial est un plat épicé.Il était plus salé que.pimenté, combinant dc beaux morceaux dc poulet et une grande variété de légumes, mais offrant moins d'intérêt que le précédent.Surtout, depuis que la cuisine du Setchuan nous a mis le feu à la bouche.Ce n'est pas parce qu'ils sont simples que le Tchang Kiang ne soigne pas ses desserts.L'ananas en beignet était fait d'un fruit frais, enrobé d'une pâte fine, ni gras, ni sucré.Le restaurant a conservé la belle habitude, de ses confrères parisiens, de proposer du gingembre confit.TCHANG KIANG 6066 ouest, rue Sherbrooke 487-7744 ^BSSSSSSSSSSSSSSGS& Avx ctéiCcet de, Gastronomie pékinoise el \u2022 pzechuQnnaise 1735, St-Denis 844-5542 (Membre de l'A.R.O) lo savoir-foire ou sorvico du savoir-vivre Goélette 8551, boul.saint-laurent 388-8393 _mm^=X (prés de Crémazie) ~^WBêW déjà 10 ans Pour cette occasion nous vous offrons le menu suivant: FESTIN 10e ANNIVERSAIRE Pour 2 1 BOUTEILLE SURPRISE Au choir L'ASSIETTE DU PÊCHEUR i'î homard, grosses la tgoùstfnes, crevette \u2022 géantes et cuisses de grenouilles) ou LE FILCT MIGNON BOUQUETIÈRE \u2022\"vi avec soune ou salade maison et Le tout pour 4450S 2 T A G O R E Magnifique cuisine indienne Dîner d'affaires du lundi au samedi de 11 h 30 à 14 h 30 Table d'hôte tous les soirs de 17 h à 23 h Prenons commandes pour emporter Tél.: 987-7646 4650, boul.Saint-Laurent (au nord de l'av.du Mont-Royal)_ \\éj BRUNCH DU-TJ50$ ^ DIMANCHE 1 «Tw* AVEC MUSICIEN TABLE D'HÔTE L'entrecôte aux deux poivres ou .\u2022» .\u2022 \u2022 Les délices «Terre et Mer» f ne découverte gastronomique Restaurant de line cuisine 5393, boul.Gouin ouest 332-1706 Stationnement ^7 Salon pour «os réceptions de groupe r\\J STATIONNEMENT GRATUIT HAt.L OF RECEPTION et bien ià 'e servie* eireptionnel de \\2 Goélette - La paupiette de dore à la sauge Venez déguster notro nouveau manu élabore par nos chefs , r Yvft* et Robert 158, rue Saint-Paul lst ' Tél.: 866 5194, 366-5988 VENEZ GOUTER À L'AUTHENTIdQLiE GASTRONOMIE CHINOISE DE KENNY WONG ET TENTEZ FORTUNE car du 15 février au 15 mars 1990, Kenny Wong ajoute du piquant à son menu: une multitude de prix instantanés à gagner, caches dans des biscuits de fortune! Brisez un biscuit et gagnez un repas gratuit, une consommation aux frais de la maison ou encore un super-cadeau de fortune! Vous y gagnez toujours en allant chez Kenny Wong que vous choisissiez le somptueux buffet, l'exquise cuisine chinoise ou szechuannaise.Les prix y sont abordables et le décor, des plus authentiques.Les amateurs de gastronomie chinoise savent que toutes les routes mènent chez Kenny Wong! 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