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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-02-25, Collections de BAnQ.

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[" r Sciences et techniques \u2022 < LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 25 FÉVRIER 1990 Un logiciel révolutionnaire pour l'art dentaire à l'Université de Montréal La disquette est à la fois musée, labo, bibliothèque et même professeur \u2022if CAROLE THIBAUDEAU L es étudiants en médecine dentaire pourront, dès septembre prochain, suivre un cours par ordinateur, grâce à un logiciel qui regroupe les avantages d'une bibliothèque, d'un musée, d'un laboratoire et d'ûntgrofesseur! Cet outil pédagogique a été soigneusement concocté par le pro-fesséur^Arto Demirdjian, de la faculté de médecine dentaire de l'Université de Montréal.C'est un logiciel à la fois simple et raffiné, qui exploite le vaste potentiel de donnée des CD rom, ces dérivés des disques compacts.Ce logiciel est unique au monde dans sa spécialité, bien que de nombreux chercheurs suivent une .direction parallèle, c'est-à-dire l'exploitation du CD rom comme outil pédagogique mais dans d'autres disciplines.Grâce à Super Growth, on peut tout apprendre sur l'évaluation clinique du développement dentaire et de l'âge* osseux, autrement dit l'âge physiologique.Le CD Rom a l'aspect d'un disque laser ou compact dise, duquel il est dérivé.Alors que les données enregistrées sur votre disque compact de Michel Rivard ou de lohanhe Blouin sont audio-numériques, celles du CD rom sont des données de logiciels, lues par un lecteur laser adapté à un ordinateur personnel.Le CD ROM peut contenir 600 megs (megabytes) d'information.Un meg est égal à 1000 K alors qu'une page de texte tient dans 2K.À titre de comparaison, unc cassette du style micro floppy disk comme on en insère dans nos PC modernes contient 1,44 meg d'information.C'est dire si le DC rom nous fait faire un pas de géant.Face à un tel ordinateur, l'étudiant n'a plus besoin de courir à la bibliothèque ni au musée; s'il veut en savoir plus sur les différentes étapes par lesquelles une dent sort de la gencive, il demande au menu un texte sur la question.Ce texte lui donne accès à volonté à une radiographie illustrant ladite dent à différents stades, à un schéma explicatif et à une photographie d'une pièce de musée illustrant ce phénomène.Au chapitre de l'anatomie, le cours montre sur l'écran un dessin des muscles faciaux.Avec la souris, l'étudiant pointe un muscle pour connaître son nom.«Le muscle buccinateur est le muscle pour siffler et souffler», répond la machine.Suivent quelques phrases indiquant où le muscle s'insère, quels nerfs le commandent, etc.Quand l'étudiant estime qu'il a bien assimilé un chapitre, il demande au didacticiel de lui faire passer un examen.20 ans de recherche «Ce didacticiel est le fruit de recherches d'une vingtaine d'années», affirme le professeur Demirdjian, qui a été également le fondateur du Centre de recherche sur la croissance humaine de l'Université de Montréal, en opération de 1966 à 1986.En effet, les 2000 radiographies du logiciel ont été puisées au sein des 12 radios qu'Arto Demirdjian a accumulées au cours des années pendant lesquelles, il étudiait la croissance chez quelque 100O.enfants canadiens-français qu'il a j suivis de la naissance, à l'adolescence.Pour ces enfants, il dispose de.radios des mâchoires et de la main à l'âge de six mois, de 12 mois, de 18 mois, etc.Pour les spécimens sélectionnés, classés par âge et par sexe, l'ordinateur peut afficher une série de données comme l'âge chronologique, l'âge osseux, Ta taille, la stature, etc.Le professeur Demirdjian a, au cours de sa carrière, mis au point une méthode pour mesurer l'âge biologique des individus à partir de leur dévelopement osseux.Cette méthode est incorporée à son logiciel.«Outre notre âge chronologique, nous pouvons définir plusieurs âges physiologiques; explique ce dentiste-anatomiste: l'âge dentaire, l'âge osseux, l'âge morphologique (d'après la taille), l'âge des caractères sexuels secondaires, l'âge dc nos artères, etc., lesquels dépendent de notre état biologique et n'ont rien à voir avec l'âge mental.» Au cours de ses recherches, Arto Demirdjian a mis au point des méthodes pour déterminer l'âge osseux et l'âge dentaire.Le visage animé par l'enthousiasme, le professeur Demirdjian est intarissable sur la prochaine étape: dans quelques mois, la technologie permettra d'enregistrer des séquences vidéo sur un DC Rom.«Le logiciel interactif pourra alors comprendre des séquences vidéo, jubile-t-il.Plus besoin de faire des dissections réelles.L'étudiant suivra la dissection : f \u2022 \u2022 m Pour tout connaître sur la croissance des os, le logiciel Super Growth remplace la bibliothèque, la radiothèque et le musée.sur le vidéo.Il pourra l'interrompre à son gré.avancer ou reculer sur le film, il pourra pointer un détail d'une image et poser des questions sur ce détail à l'ordinateur.» Le professeur Demirdjian a déjà commencé à jeter les bases d'un tel logiciel sur l'ancsthésio-logie et l'anatomie.A ^ r~ 1/ Le français et les sciences : changer les normes d'excellence CAROLE THIBAUDEAU ##H ^ ^aut cnanficr l°s normes \" ¦ qui poussent les scientifiques québécois à publier en anglais plutôt qu'en français.» Gaétan Tremblay, rédacteur en chef de la nouvelle revue TIS, est convaincu que le français a de l'avenir comme langue scientifique, si on encourage son usage.«Pour que les chercheurs publient en français, il faut que certaines règles soient respectées, ajoute-t-il.Une des conditions permières: l'existence de revues de haut calibre en langue française.» C'est pourquoi le gouvernement québécois et la Communauté française de Belgique ont créé la revue TIS \u2014 pour Tech-I nologies de l'information et société \u2014 destinée aux chercheurs de langue française qui font des travaux sur l'impact des nouvelles technologies de l'information sur les modes d'organisation sociale.En plus de ses activités de rédacteur en chef, M.Tremblay est également directeur du doctorat conjoint en communications, doctorat qui réunit l'UQAM, Concordia et l'Université de Montréal.«Un des problèmes que rencontre le chercheur qui veut publier en français, explique-t-il, c'est que sa performance de chercheur est jugée selon la cote qu'on at- tribue aux revues dans lesquelles il publie.» À moins de posséder une fortune personnelle comme le biologiste lean Rostand, les chercheurs doivent absolument publier s'ils veulent décrocher des subventions et poursuivre leurs recherches.La règle du jeu, c'est de publier le plus grand nombre d'articles possible et dans les revues les plus prestigieuses possibles.Le département universitaire qui évalue un chercheur en vue d'une promotion ou le jury en vue d'une subvention peut le faire en additionnant les cotes des revues dans lesquelles le scientifique a publié.Une revue PHOTO JEAN GOUPIL.La Presse M.Gaétan Tremblay: «Une revue internationale reçoit la cote 3, une revue nationale la cote 2 et une revue québécoise la cote 1.» internationale peut recevoir la cote 3, une revue nationale la cote 2 et une revue québécoise la cote 1.Le prestige d'une revue se mesure aussi à la qualité du mode de sélection, au tirage ou encore au ratio des articles acceptés sur les articles refusés.Le hic: ces critères désignent souvent les revues américaines.Les chercheurs envoient donc tout le matériel qu'ils jugent intéressant à ces dernières.Porté à l'attention du public particulièrement lors du virage linguistique, il y a un an, des Annales de l'Institut Pasteur, le déclin du français en sciences n'est pas obligatoire.«Je ne crois pas que le tirage des Annales ait sensiblement augmenté après son virage linguistique, affirme M.Tremblay.Ces revues sont tellement spécialisées qu'elles ne peuvent rejoindre qu'un petit nombre de chercheurs.» Une autre limite contraignante à réviser, selon M.Tremblay, est l'application des normes de sciences pures à celles des sciences sociales.Les résultats d'une recherche sur le comportement des Québécois n'intéresse guère les Américains ou les Britanniques; elles seront donc publiées au niveau national, moins coté.L'envergure internationale des revues ne peut avoir ici la même signification.A TIRE-D'A ILE.Nos lecteurs s'amusent avec des mésanges, des bruants, des perdrix grises.PIERRE GINGRAS on nombre de lecteurs nous écrivent pour trouver réponses à leurs questions ou encore, tout simplement, pour faire part de leurs observations.La chronique d'aujourd'hui fait place à quelques-uns de ces or-nothologues amateurs.Des mésanges peu farouches i à l'ile-des-Soeurs - ¦ Les mésanges se sont bien habituées à la présence des humains à l'ile-des-Soeurs.À preuve, écrit Sylvain Mathieu, de Montréal, lorsque que l'on se promène près de raangoeires ou dans' le petit bois de l'île, les oiseaux n'hésiterit pas à se percher sur les observateurs.«Elles deviennent rapidement aussi envahissantes que des moustiques, se posant sur l'épaule, la tête, les poches du manteau.Elle se querellent entre elles en gazouillant un chant qui semble agressif», temoigne-t-i 1.On accède au petit bois de l'île-des-Soeurs en se rendant à l'extrémité du boulevard du même nom, à l'entrée (ou à la sortie) du pont Champlain.Apportez quelques poignées de graines dc tournesol avec vous.Elles viendront sûrement manger dans votre main.Bruants des neiges aux mangeoires ¦ Je n'ai pas encore eu la chance, comme Rolland racine, de Beloeil, d'observer des bruants des neiges cet hiver, comme c'est le cas habituellement lorsque je circule le long des routes de campagne, sur la Rive-Sud.Ces oiseaux se tiennent souvent sur le bord des chemins, comme les alouettes cornues, probablement pour manger des végétaux ou des graines dégagées par les déneigeuses.S'il nous arrive de voir ces oiseaux en très grand nombre dans la région métropolitaine, -î- parfois en groupe de plusieurs milliers d'individus, il est plutôt rare qu'ils se présentent à nos mangeoires, en raison semble-t-il du peu de postes d'alimentation situés près des grands champs qu'affectionne l'espèce.Mais n'est pas le cas en Abitibi comme cn témoigne la photo ci-h aut prise en février 1987 par Guy Couture, un lecteur de Rouyn-Noranda.U arrive assez souvent, me dit-on, que ce bruant grégaire se présente également aux mangeoires dans la région de Québec, justement là où les mangeoires se trouvent près de vastes espaces ouverts.Il y aurait toutefois des exceptions à la règle.Un observateur de Mont-Laurier, Robert Lebrun, technicien de la faune au ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche, nourrit des bruants depuis le début de l'hiver chez lui, même si sa mangeoire est dans un endroit boisé.Trois bruants lapons font d'ailleurs partie du groupe.|e vous signale par ailleurs que de nombreux amateurs appellent encore le bruant des neiges de son ancien non de p/ec-trophane des neiges, un nom issu directement du latin.Perdrix grises dans le cimetière ¦ lacques Rouiller, réside à Plessisvillc, juste derrière un cimetière.En novembre dernier, il réalise que des perdrix grises s'abritent à cet endroit, sous une grande haie de cèdre de plus de 125 mètres de long.Aujourd'hui, avec du millet, il réussit à les attirer dans sa cour quotidiennement.«Quel spectacle aussi de les voir se jeter dans la neige et disparaître, écrit-il.Elles creusent un petit tunnel d'où émerge alors une petite téte et peuvent rester ainsi des heures entières.» Ces propos me rappellent un fait peu connu concernant notre gelinotte huppée et probablement la perdrix grise, comme en font foi ces lignes.On sait que les gelinottes passent souvent la nuit enfouies sous la neige qui agit alors comme isolant.On a cru longtemps qu'à la suite de tempête de verglas, les oiseaux restaient prisonniers de la couche de glace et mouraient sur place.Or il semble que ce ne soit pas le cas.Nos gelinottes seraient suffisamment fortes, dit-on, pour se dégager de leur prison de glace.Selon Reginald Ouellet, du ministère du Loisir de la Chasse et de la Pèche, c'est plutôt en tentant de plonger à grande vitesse dans la neige pour y trouver refuge, que les accidents arrivent.Quand la couche de neige est recouverte de verglas, les oiseaux se tuent lors de l'impact.EN BREF ¦ Pierre Guertin dc Saint-Placide se dit convaincu que les choucas des tours s'installeront chez nous un jour ou l'autre.U estime que le gouvernement a pris la bonne décision cn éliminant le petit groupe arrivé à Port-Cartier, ii y a cinq ans.¦ Andrée Couture, de Plcsssis-vilie, soutient que ce sont les attroupements de moineaux qui attirent les autres espèces à se pointer le bec et finalement à venir manger aux mangeoires, l'ignore s'il exite des études sur le sujet.Mais je suis enclin à croire que vous avez raison.Il me semble, du moins à première vue, qu'un rasemblement d'oiseaux ne peut qu'attirer l'attention des autres.¦ Catherine Brunet, de Laval, demande un avis sur l'impact dc la pollution par les pesticides, herbicides et autres produits dc même nature, notamment ceux qui sont utilisés abondamment pour garder le gazon toujours vert.Elle se demande si la dimu-nition de la population de certaines espèces n'est pas le résultat de cet excès.Eh bien, je l'ignore.Je n'ai pas la prétention de connaître tous les effets de ces produits chimiques.Mais, à mon avis, il y a un net abus de pesticicides et d'herbicides sur les gazons, ce qui nuit sûrement à la nature, mais ce qui fait l'affaire dc nombreuses compagnies.Le carnet d'observation » f 'a « ê page B4 ( HEM B2 ^____#\t\t_LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 FÉVRIER 1990 _\t\u2022 \t\u2022 r\t* ¦\t orial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef N I I De la «dollarisation» à la réforme monétaire * #>.\u2022 J Malmené par l'inflation et les déficits chroniques depuis 25 ans, le dollar américain n'est plus la monnaie la plus recherchée.Les Américains d l'étranger ont perdu l'habitude de demander: « How much Is this In real money?* Mais le dollar est encore la meilleure approximation d'une monnaie mondiale.On raconte l'histoire de deux Polonais qui regardent une Volkswagen et parlent de son prix de 20000 marks.L'un demande: «20000 marks?Combien est-ce dans notre monnaie?» L'autre répond: * A peu près 12000 dollars.» L'histoire est à peine exagérée car le dollar joue un rôle f k ' j sJY de premier plan dans l'économie parallèle po-l Vyry lonaise alors qu'à côté, le gouvernement so-L \\3T vlétlque achète du blé à ses paysans pour des m.Wm, dollars.H&ffflHRk La «dollarisation» de l'économie polonaise n'est toutefois pas encore aussi poussée qu'en Argentine où, à cause de l'Inflation galopante, certaines conventions collectives stipulent un salaire minimum exprimé en dollars.Cela fait longtemps que les économistes argentins font leurs analyses en dollars pour qu'elles aient encore un sens au bout de quelques semaines et que les gens tentent de maintenir leurs épargnes en dollars.Quand l'inflation provoque la dévalorisation vertigineuse de la monnaie, les gens cherchent un cadre stable pour leurs transactions.Dans les cas extrêmes, il faut même détruire la monnaie qui n'a plus aucun rapport avec la réalité économique.L'obstacle majeur à une réforme monétaire sérieuse est presque toujours le gouvernement qui se sert dé la planche à billets pour financer son déficit.Le gouvernement bolivien a trouvé un moyen de mettre fin à l'inflation galopante il y a quelques années.Il a simplement décidé de ne jamais dépenser de l'argent qui ne se trouvait pas dans ses coffres.Cette discipline financière a fait baisser l'inflation au point où des commerçants ont commencé à refuser des dollars ! La «dollarisation» peut graduellement forcer le gouvernement à entreprendre une réforme sérieuse de la monnaie et à s'imposer une discipline financière.Parce que l'économie dolla-risée a tendance à échapper au gouvernement la crise des finances publiques s'aggrave, malgré une certaine prospérité dans le secteur privé.Par ailleurs, l'impression de quantités croissantes de billets de banque est de moins en moins capable de renflouer le gouvernement.Celui-ci doit, par conséquent, reconnaître sa faillite.Si l'Argentine en arrivera là dépend surtout du courage politique du président Menem car une réforme monétaire doit être accompagnée dune réforme des finances publiques pour rétablir le crédit de l'État.Cela ne se fait pas sans heurter les civils et les militaires qui vivent des largesses du gouvernement.La situation monétaire est vraisemblablement tout aussi critique en Europe de l'Est qu'en Argentine.Elle est cependant moins apparente car l'inflation est mieux dissimulée dans ur) labyrinthe de contrôles des prix et de subventions.Au fur et à mesure que l'économie de marché sera libérée pour stimuler la production et la croissance économique, la vigueur de l'inflation sera révélée et la question de la réforme monétaire se posera.s En réalité la question se posera très rapidement quand les deux monnaies allemandes seront unifiées \u2014 ce qui ne saurait tarder, car le mark de l'Ouest joue déjà le même rôle à l'Est que le dollar en Argentine.L'Allemagne de l'Est subira alors une profonde réforme monétaire.Si cette réforme est bien faite et respecte les lois du marché, il sera évident qu'une monnaie solide facilite la croissance et la modernisation de l'économie.La Pologne, la Tchécoslovaquie et la Hongrie devront alors aussi songer à une réforme monétaire pour sortir de la stagnation économique et bureaucratique.En Argentine comme en Europe de l'Est, il sera de nouveau possible de parler sérieusement d'investissements étrangers et d'un règlement de la dette extérieure une fois que le marché libre aura remplacé le marché gris et qu'une solide monnaie nationale aura remplacé le dollar.Frédéric WAGNIÈRE La boîte aux lettres \u2022 % * f ' La greffe cardiaque: l'ultime espoir de vie pour les patients dont les jours sont comptés Pédiatre, l'auteur de ce témoignage a lui-même subi une greffe et il se porte à la défense de la transplantation cardiaque attaquée par des groupes écologistes qui s'interrogent sur le bien-fondé de cette technique.JEAN PELLETIER epuis quelques années, on parle de plus en plus, en bien et en mal, des nouvelles technologies médicales de pointe, qu'elles se situent sur le plan diagnostique ou thérapeutique.Non seulement le profane, mais méme le jeune praticien a peine à suivre les progrès fantastiques de la recherche médicale.\u2022 La chirurgie de greffe est résolument sortie de sa période héroïque.Grâce à une meilleure prise de conscience de la population vis-à-vis le don d'organes, la découverte de la cyclosporine qui contrôle efficacement le rejet, le transport mieux organisé et plus rapide de l'organe du .donneur, nous pouvons affirmer que d'ici quelques années à peu près tous les organes pourront être greffés.«La transplantation cardiaque est en voie de devenir une procédure relativement commune avec d'excellents résultats à court et à moyen terme.Il y a actuellement dans le monde plus de 200 centres hospitaliers spécialisés en transplantation cardiaque.Cette intervention s'effectue au rythme d'environ 2000 par année», affirmait le docteur McKenzie, à l'occasion du premier Symposium canadien sur les transplantations, tenu en avril 1988, à l'hôpital de London, Ontario.Ce n'est pas tout le monde cependant qui applaudit aussi vigoureusement à ce genre de progrès dc la médecine.Certaines gens, probablement bien intentionnées, souvent inféodées à des groupes écologistes, et, comme par hasard, ne jurant que par les médecines douces, s'acharnent de plus en plus, à travers quelques revues1 soi-disant scientifiques, à décrier ces nouvelles technologies médicales de pointe.On va même jusqu'à affirmer que «la transplantation cardiaque est une technologie morbide aui cause plus de maladies qu'elle n'en soulage.Elle ne guérit jamais le patient».1 Il faut réellement être ignare pour avancer de tels propos et ainsi se livrer à une aussi ridicule tentative de désinformation.Actuellement la greffe cardiaque est considérée comme la seule planche de salut du patient en phase terminale d'une cardiopathie.Comment oser taxer de morbide une opération qui donne à nouveau un immense espoir de vie au patient dont les jours sont comptés?En réponse à la position de ces gens, dont je respecte par ailleurs le point de vue, je tenterai, à partir de mon vécu personnel comme médecin et comme greffé cardiaque, d'expliquer un peu la situation que vit le malade avant, pendant, et après sa transplantation.Le 22 août 1985, à 2 heures du matin, sans aucun signe prémonitoire ni aucun facteur prédisposant, sauf peut-être le stress de ma profession, je suis victime d'un infarctus massif.Mon épouse est prévenue que je ne pourrai survivre.Pourtant, pendant trois semaines, aux soins coronariens, je ne tiens que par un fil.Presque miraculeusement, je réussi à traverser cette période critique.Mais les dommages au coeur sont énormes; je développe progressivement un anévrisme (dilatation) qui intéresse les deux ventricules.C'est le début d'une lente convalescence qui, au fond, n'en fut jamais une.Amaigrissement, anorexie, grande fatigue au moindre effort, cyanose, froideur des extrémités; j'ai tous les signes et symptômes d'une insuffisance cardiaque sévère.La force de contraction de mon coeur diminue jusqu'à 11% de sa capacité; alors qu'elle se situe à environ 60% chez l'individu normal.Après un an d'une pénible convalescence, avec une qualité de vie médiocre, je décide quand méme de reprendre un peu mon travail comme pédiatre, le m'en tiens à l'examen de quelques enfants, et le matin seulement.Entre chaque examen, je dois me laver les mains à l'eau presque bouillante, sinon je fais geler mes petits patients.|e ne pourrai jamais oublier certaines de leurs réflexions.«Mon oncle fean, pourquoi tes mains sont froides?» \u2014 «Pourquoi tes lèvres sont peinturées en bleu»?\u2014 «Pourquoi tu sou fies fort?» \u2014 «Pourquoi tes joues sont creuses?» |e réalise peu à peu que ma qualité de vie devient pitoyable.Alors, délicatement, on commence à me parler de l'éventualité d'une transplantation.C'est dur à accepter, l'en connais tous les risques, ou presque.|e peux refuser.Malgré tous les médicaments, mon état continue de se détériorer.le monte les escaliers en m assoyant à toutes les trois marches.Plus d'une fois je me surprends à implorer la Providence qu'elle vienne me chercher.La vie n'est plus vivable.Puis les événements se bousculent, (e suis réadmis à l'urgence dans un état presque moribond.Une semaine plus tard, on me transfère à l'Institut de Cardiologie de Montréal pour une dernière évaluation en vue d'une greffe.Le verdict tombe comme un couperet: j'en ai pour six mois, neuf mois au maximum.Alors c'est le compte à rebours, la terrible période d'attente.C'est l'expérience douloureuse de vivre toutes les étapes d'une phase terminale.Enfin l'annonce d'un organe disponible.Quel bonheur! l'avais une dernière chance, une planche de salut, le reçois mon nouveau coeur.À peine réveillé et désintubé, on m'installe déjà sur le «pédalo».Incroyable! On vient à peine de me fermer le thorax et je ne suis méme pas souffrant, (e suis heureux.Et ma famille donc! Malgré la lourdeur du traitement, ma qualité de vie s'améliore de jour en jour.le «pédale» de plus en plus vite.L'appétit revient, (e respire beaucoup mieux.Ma coloration redevient normale.Après quelques semaines, je quitte l'hôpital.Ma femme doit me retenir pour m'empècher de marcher trop vite.À l'horizon, c'est désormais le grand défi de vivre une renaissance.Mais même une fois greffé, je ne suis pas au bout de mes peines.C'est la peur d'un rejet plus ou moins sévère.La prise quotidienne de nombreux médicaments aux effets secondaires importants, ce qui entraine une im-muno-déficience qui me rend vulnérable à toutes sortes d'infections.Heureusement, l'équipe médicale de l'Institut me sur* veille de près.Avec un fidèle sui* vi thérapeutique, une excellente alimentation, et un programme journalier d'exercices, je.puis récupérer progressivement une qualité de vie fort acceptable.Ces mêmes «écolos» affirment que les technologies médicales de pointe sont grandement responsables dc la crise actuelle du système de santé québécois.Faudrait-il peut-être laisser crever tous ces patients terminaux en attente d'un organe, histoire de diminuer le coût des services de santé?Que faire alors?Sauver le système de santé qui, lui, de toute façon, va nous survivre, ou bien sauver le malade qui, lui, n'en a plus de chances de survie, si ce n'est grâce à une greffe?Admettons honnêtement que les transplantations d'organes nous obligent à nous poser le très sérieux problème du coût des nouvelles technologies en médecine.À l'occasion d'un Symposium national sur l'Éva- luation des Technologies de la Santé, dont la ville de Québec était l'hôte, en juin 89, ce problème fut fort bien posé par notre ex-ministre de la Santé, Mme La-voie-Roux: «La technologie médicale de pointe est responsable en grande partie de la haute qualité des soins et des performances sanitaires qui caractérisent notre système de santé.Mais, en même temps, elle est la source d'incertitude en ce qui concerne l'évaluation économique, éthique et sociale de ce même système.» Tous les intervenants de la santé, c'est-à-dire nos gouvernants, nos administrateurs d'hô- f>itoux, nos médecins, mais aussi e simple citoyen, nous en sommes arrivés à une étape cruciale de ce virage technologique.Il y a un choix de société à faire qui sera peut-être lourd de consé- auences.Comme Il'affirme le octeur McGregor (New En* fland Journal of Médecine, janv.9.« Le coût du système de santé augmente en proportion du suc* ces thérapeutique de chaque innovation technologique».\u2014 «L'essor extraordinaire en cardiologie fait que la science fiction de notre enfance est maintenant la réalité.L'hémodyna-mique, de diagnostique, est devenue curative.La mortalité cardio-vasculaire est en décroissance dépuis 20 ans à un rythme annuel d'environ 3% (docteur Théroux, cardiologue à n.C.M.).Pour bien négocier ce délicat virage, le docteur Brunet, directeur général du CHUL, et l'un des invités à ce méme Symposium, amène probablement un élément majeur de la solution: «L'examen rigoureux de l'efficacité clinique et du rendement économique des principales technologies, avant leur diffusion, améliorera sans doute la performance du système de santé».Le Conseil d'Evaluation des Technologies de la Santé, mise sur pied par le M.A.S.en août 88, et présidé par le docteur McGregor, se soit nanti d'une lourde responsabilité.En revivant par la pensée ma longue expérience de maladie et de greffe cardiaque, je me pose parfois de drôles de questions, jusqu'où ma société peut-elle aller financièrement pour non seulement sortir le patient d'une phase terminale, mais aussi lui redonner l'immense espoir d'une qualité de vie dont il se voyait privé depuis plusieurs années?Au fait, mes amis les «écolos», combien seriez-vous prêts à ; payer pour faire partie du club «Adoptez un béluga», comme vient de le faire le Prince Charles, l'été dernier, avec tambour et trompette, et à grands renforts de publicité dont tous les Canadiens régleront la note?Dites-moi donc À combien s'est élevée la note de services des six brise-glace qui ont pris pres-qu'une semaine à libérer ces trois pauvres baleines «en phase terminale», l'année dernière, dans l'océan arctique?Franchement, «c'est assez!» le regrette, mais je ne reconnais pas à ces quelques scribes du mouvement écologique, le droit et encore moins la compétence d'affirmer sur un ton presque méprisant que «la transplantation cardiaque est une technologie morbide dont l'ultime issue est la mort aliénée».1 Au contraire, c'est un véritable hymne à la vie que pourraient chanter; tous mes amis, les «greffés», les' «pontés», les «dilatés».Et.c'est avec énormément de reconnaissance que nous remercions la so- i ciété de nous avoir donné accès à.ces technologies de pointe, dis- Eendieuses, ilest vrai, mais com-ien riches en réalisations actuelles et futures.Face à ce raffinement des nouvelles technologies, le médecin doit bien prendre garde de ne pas considérer son patient comme une mosaïque d'organes dont certains sont en bonne santé, d'autres, malades.La maladie, en soi, n'existe pas.C'est une personne globale qui est malade, qui vit dans un milieu donné et dont il faut prendre soin avec énormément de compréhension, de respect et de compétence.C'est tout le défi de la médecine dite «holistique.» ¦: Les transplantations cardiaques.ou quand la médecine rend malade» (M.Poisson).Revue écologique Contretemps \u2014 Automne 89.A-t-on les outils législatifs adéquats pour réagir aux problèmes posés par le sida ?L'auteur est avocat.LOUIS LETELLIER DE ST-JUST F était en 1906.Le Parlement fédéral de l'époque [;venait d'adopter une loi qui ré-\u2022 gîssait l'intervention gouverne-; mentale quant au contrôle d'une | certaine épidémie qui faisait rage, celle de la lèpre.La loi sur ia lèpre destinait les personnes atteintes aux lazarets, où elles ! étaient traitées comme des détenue, c'est-à-dire qu'elles ne pouvaient s'échapper sans craindre qu'un mandat d'amener soit ! émis contre elles.Indésirables et dangereuses, une loi réglait ainsi leur sort.Pendant plus de soixante-cinq ans, cette loi demeura en vigueur(,).À la fin de l'année 1981, les premières données épidémiolo-giques deviennent disponibles à propos d'une maladie infectieuse, transmise par voie sexuelle et sanguine, le syndrome d'immu-nodéficience acquise (sida).En février 1988, l'Organisation mondiale de la santé rapporte que l'épidémie à déjà touché 75392 personnes, dans 129 pays, et que la moitié des victimes sont déjà mortes (2).Très tôt la société nord-américaine identifie durement ceux qui constituent à ses veux une menace: les homosexuels, les bisexuels, les hémophiles, les utilisateurs de drogues intraveineuses; les Haïtiens et les Africains sont de ce nombre.Depuis 1981, des comportements et des attitudes dominés par la peur invitent les appareils gouvernementaux et judiciaires à se porter au secours d'une société qui se croit innnocente et qui oublie trop facilement ses obligations de prévention et ses devoirs de compassion.En l'absence d'une technologie médicale capable de freiner le mal et de calmer la peur, on se tourne donc vers le droit, sans toujours reconnaître que ses pouvoirs sont souvent limités et qu'il doit tenir compte et de la protection de la santé publique et de la sauvegarde des libertés civiles.Avant de prendre des décisions relatives au sida, le droit et l'appareil judiciaire contemporain doivent toujours se rappeler que l'Histoire les a précédés et qu'elle peut devenir pour eux une source d'inspiration.Ce n'est pas par hasard que les auteurs comparent l'émoi ressenti face au sida à celui que les grandes épidémies d'autrefois ont provoqué Si le taux de mortalité était élevé dans le cas de la peste par exemple, l'absence de tout remède efficace dans la lutte contre le sida, la mauvaise compréhension de la maladie et la quasi-certitude de la mort chez celui qui en est atteint, tous ces facteurs concourent à donner au-sida un visage analogue à celui de la peste ct à entretenir une peur abondamment véhiculée par les médias.Inspirés par l'histoire de la peste, mais aussi par celle dc la variole, de la tuberculose, de la lèpre ou du choléra, lc droit et surtout l'appareil judiciaire doivent éviter les erreurs passées et ne pas perdre de vue que nous vivons dans une société qui, depuis quelques années déjà, cher* che à valoriser lea droits dits fondamentaux.Ce sont les valeurs fondamentales d'une société qui définissent son identité.Elles indiquent ce qu'elle tolère ou ne tolère pas.Elles sont le fondement de ses politiques, de ses lois et de ses règlements.Par ail* leurs, il est essentiel que l'appareil judiciaire et le droit comprennent adéquatement la maladie, ses modes de transmission, son ampleur, son développement prévisible et les moyens d'en restreindre la propagation.À défaut dc cette connaissance, nous risquons de retomber dans le vieux piège de l'intolérance.S'il revient au législateur d'intégrer dans les lois les valeurs d'une société, il doit le faire avec prudence là où vie privée et intégrité se veulent facilement menacées.Trop audacieux, il bafoue les droits fondamentaux des personnes; trop mou, il provoque le mécontentement et donne à la peur ct au mépris la chance de s'installer avec violence.Quoiqu'il fasse, il doit se rappeler qu'il a lui-même édicté les dispositions qui proclament le respect des droits fondamentaux et que toute mesure adoptée pour eh restreindre l'exercice doit être justifiée par la démonstration éloquente qu'aucune alternative ne peut être envisagée Kur protéger la santé publique, l mesures les moins coerciti-ves possibles demeurent la ligne de conduite à observer dans un tel cas.On peut se demander si le droit québécois possède les outils législatifs adéquats pour réagir aux problèmes posés par le sida.Nous croyons que oui.Nous n'avons vraiment pas besoin de textes spécifiques qui, faisant de cette maladie un cas exceptionnel, sembleraient la soustraire à l'ensemble de la législation.Il faut donc éviter de formuler autrement ce qui est déjà exprimé ailleurs en termes généraux.À cet égard, nos chartes des droits et nos principes de justice naturelle sont des références Mniverselles.Seule, pour l'instant, une loi spécifique sur la protection de la santé publique peut se permettre de faire du sida une maladie à déclaration obligatoire non nominative ! \u2022 o L'UQAM a récemment célébré l'ôc-! troi de son 100e doctorat.Mme^ Hélène Mar-, chand est, en'effet, devenue là 100e à accéder a ce titre.Elle a été, re-eue docteur en sé-.miologie pour sa thèse intitulée.< La lecture des ré-___ présentations littéraires: reconnaître les univers d'appartenance de la fiction».La première thèse de doctorat a été soutenue a l'UQAM en 1982.En tout, 43 femmes ct 57 hommes ont obtenu leur doctorat.; ; Le Consulat général de France a récemment offert à l'UQAM la collection complète du Bulletin de la Société mathématique de France, une revue savante destinée aux mathématiciens.La collection, qui remonte à 1873, a été officiellement remise au recteur Claude Corbo (à gauche) des mains de M.Albert Salon, conseiller culturel, scientifique et de coopération du Consulat Pierre Brouillette, du Pavillon Albert-Prévost de Montréal, Claude Dignard, de l'école Sacré-Coeur de Rosemère, Anne-Marie Fortin, de l'école Saint-Germaine-Cousin de Pointe-aux-Trembles, Francine Gravel, de l'école Philip E.Layton de Montréal, Roger Hébert, de l'école Mont-La Mennais d'Oka, Car-mclla Ranellucci, de l'école An-grignon dc Verdun, Hélène Bor-duas et Martin Rondeau, dc la Selwyn House de Montréal, ct André Roux, de l'école Sainte-Claire de Brossard.Chaque gagnant a reÇu 2500$ et une médaille de bronze créée par le sculpteur canadien Siggy Puch-ta.Les Petits Chanteurs du mont Royal, sous la direction de Gilbert Patenaude, sont à la recherche de nouveaux candidats pour septembre prochain.Il suf- I \\S \u2022 j .Ai.fit d'avoir une voix juste, de pouvoir témoigner de bons résultats scolaires et d'être en troisième année de l'élémentaire.Pour une audition ou pour renseignements, communiquer avec le Père Rémi Legault, au 733-8211, local 256, entre 8 h 30 et 16 h.La parution du livre «Père manquant, fils manqué», l'an dernier, a touché nombre d'hommes et de femmes et a suscité de nombreuses questions.L'auteur, Guy Corneau, reprendra les idées centrales de son ouvrage sur l'importance du père, la fragilité de l'identité masculine et l'agressivité qui habite de nombreux hommes aujourd'hui, dans une causerie qui aura lieu les 26 février (demain) et 2 avril, à 20 h, au restaurant-théâtre La Licorne, 4559, rue Papineau.Droits d'entrée: 10$.Pour réserver: 523-2246.concours d'art graonlquo Les papiers graphiques ont récemment présenté les trois gagnants de leur concours * Une pluie de créativité » ouvert aux concepteurs d'arts graphiques du Québec.De gauche à droite, les lauréats du concours: MM.Louis Gagnon, 1er prix (voyage à Paris), Martin Dufour, 3e prix ;^S'::v.aV-«-.' -^\"^t^2^-BH \" * ' ' '.1 ______________.'\t95* .* \u2022\u2014¦¦¦ \"\"\"Trcmwpiw V*tC33^_^^^_K| ¦.\\ -¦ 1 * ¦ il i m , *****MÛBM*tg\u2014-Bmm-_-!* **~~*v j*mbkw^^^m\\ >\u2022-< f^i.__________ t ¦.ii .-.'.-,>¦.(-\u2014,-$\\\u201e\\- \"v'_Bl___.' c/RSa ______________ \u2022 Ifcj^^E _'n ' '\t^rrr~:^ __s_________I ________ L \" \" \" ^^^^^^fi H_ ! IBBEE -_?-ww-^^^b_____.J| Un des paquebots de croisière de Line.heureusement, une affiche donne sur un comptoir de renseignements derrière lequel plusieurs membres de l'équipage semblent prêts à se porter à votre secours.Ils vous tendent un plan du navire et de ses ponts.Malgré tout, vous êtes dans l'obligation de marcher sur ce qui vous semble un kilomètre, dans trois corridors différents et sur autant de ponts qui se ressemblent tous, avant de finalement trouver votre cabine qui, malgré qu'elle soit de la dimension d'une vaste garde-robes, peut accueillir quatre passagers, à ce qu'on prétend.Un garçon de cabine apparaît alors, expliquant que les deux divans que vous apercevez se transforment en autant de lits simples.Il retire ensuite deux autres couchettes des murs, au niveau de la tête, pour vous prouver qu'on peut dormir à quatre dans ce réduit.Vous avez alors l'impression qu'il vous faudra sortir dans le corridor, même pour pourvoir changer votre cravate.la nouvelle génération, le Explorer Starship de la Exploration Cruise PHOTOTHtOUe.Ci prth* La chambre de bain, heureusement, semble plus ou moins de format normal.Après une douche, il est temps d'amorcer l'exploration du navire.L'ascenseur mettant une éternité à répondre à vos suppliques, vous empruntez les escaliers.Le décor est, pour le moins, éclectique.Une partie du bateau simule un boulevard bordé de lampadaires d'époque et même d'un faux autobus des années 30.Ailleurs, plusieurs des murs, dans les endroits de rassemblement, sont farcis de miroirs et de décorations en acier inoxydable.Le paquebot n'a pas encore jeté les amarres que les bars sont pris d'assaut et font des affaires d'or.La bibliothèque, par ailleurs, n'ouvre que quelques heures, chaque jour, et seulement en haute mer.L'itinéraire du Holiday le conduit dans trois ports des Caraïbes, en six jours, si bien que vous profitez de trois pleine journée en mer.La première journée en mer vous donne heureusement le temps de vous orienter à bord du navire et de vous tremper dans son atmosphère.Le Holiday est un des super-paquebots appartenant à la: firme Carnival Cruise de Miami qui prétend que la majorité de ses clients ont moins de 45 ans.Cette clientèle est syraptomâti-que de la stratégie de marketing empruntée par Carnival qui, dans sa publicité, n'a de cesse de rappeler qu'à bord de ses navires, on « s'éclate »( fun ships).Pour les passagers, cela signifie jeux et plaisir constants.Chaque soir, le steward glisse sous votre porte une feuille sur laquelle figure la liste des activités du lendemain.Un faible aperçu des activités prévues pour la semaine: partys de célibataires, batailles d'oreillers, tir au pigeon d'argile, concours de limbo, concours pour artistes amateurs, chansons en commun au piano-bar, dégustations de vins et fromages, bingo, classes de gymnastique, etc./ VOYAGES BEL-AIR INC.Associera P.Lawson Travel et Harvey's Travel Limited yotac-t BEL AIR L'EUROPE DE L'EST LA POLOGNE 2 semaines de circuits.pension complète, avion, transferts avec Lignes Aériennes Polonaises 4 J|JfcA( prix a partir de I \"t V V LA TCHECOSLOVAQUIE avec Lignes Aériennes Tchécoslovaques LE GRAND TOUR, demi-pension, avion transferts.prix à partir de LES TROIS CAPITALES, PRAGUE, VIENNE, BUDAPEST Demi-pension.avion, transferts AAAA .prix a partir de W V V 2199* 3899* 5779$ INDE CACHEMIRE NEPAL Avec Air Canada et Air India prix à partir de JAPON, HONG KONG, BANGKOK, SINGAPOUR, BALI, HAWAII avec CANADIEN INTERNATIONAL ET JAPAN AIR LINES.prix à partir de PEROU, BOLIVIE, ARGENTINE, BRESIL avec AEROLINEAS ARGENTINAS Tous ces voyages de groupes sont accompagnes de Montreal et sont guides en français.prix a partir de ÎLES BRITANNIQUES Circuit autocar 18 jours prix à partir de 4069$ 2879' CONSULTEZ VOTRE AGENT DE VOYAGE r Permis du Quebec.terratours îaxes et services en sus m m WW Vacances Canadi (auparavant Les Voyages Treasure Tours) UN UNIVERS DE VOYAGES Voyagez à bord des lignes aériennes Canadien International vers Paris Retour Dates de départ\t08 fév.au 02 avr.\t03 avr.au 22 mai\t23 mai au 29 juin\t30 juin au 25 Juil.\t26 juil.au 12 août\t13 août au 03 sept.\t04 sept.au 09 oct.\t09 OCt au 30 nov.\tEnfant (2 à 11 ans) 01 lév.au 28 mars\t449\t469\t489\t539\t559\t519\t509\t459\t449 29 mars au 22 avr.\t\u2022\t478\t508\t558\t578\t538\t528\t478\t449 23 avr.au 13 mai\t\u2022\t498\t528\t578\t598\t558\t548\t498\t449 14 mai au 17 juin\t\u2022\t528\t558\t608\t628\t588\t578\t528\t498 18 juin au 08 juil.\t\u2022\t\u2022\t628\t678\t698\t658\t648\t598\t598 09 juil.au 16 juil.\t\u2022\t\u2022\t\u2022\t658\t678\t638\t628\t578\t598 17 juil.au 05 août\t\u2022\t\u2022\t\u2022\t\u2022\t648\t608\t598\t548\t548 06 août au 03 sept.\t\u2022\t\u2022\t\u2022\t\u2022\t\u2022\t588\t578\t528\t498 04 sept, au 30 nov.\t\u2022\t\u2022\t\u2022\tm\t\u2022\t-\t548\t498\t449 ENVOLEZ-VOUS ET.ÉPARGNEZ! $100 par couple sur la location d'une voiture Renault TT.JOURS D'OPÉRATIONS Supplément pour départ de fin de semaine: - départ vendredi et samedi - retour samedi et dimanche.Ajouter 25 $ par segment.Pour connaître les termes et conditions, veuillez contacter votre conseiller en voyages.Aller Mirabel - Chartes de Gaulle: - les samedis, mardis, mercredis du 1 fev.au 30 nov - les vendredis et dimanches du 29 avril au 27 oct - le jeudi du 1 fév au 28 avril el du 28 oct au 30 nov Retour Charles de Gaulle - Mirabel \u2022 les dimanches, mercredis, jeudis du 1 fev au 30 nov \u2022 les samedis et lundis du 29 avril au 27 oct - le vendredi du 1 fev au 28 avril et du 28 oct au 30 nov voyage s MONTREAL MONTRÉAL LAVAL LONGUEUIL MONTRÉAL Complexe Desjardins 1245, METCALFE 1400, René-Lévesque Est 3100, de la Concorde 2877.ch.Chambly \\ 1 CONST^LLATSON SUIVEZ NOTRE BONNE ÉTOILE.JUSQU'AU BOUT DU MONDE! Permis du Québec (514) 281-8701 (514)871-1484 (514)597-2699 (514)664-2724 (514)670-6320 POINTE-AUX-TREMBLES REPENTIGNY 3461, Robert-Chevalier 21, rue Brien (514)642-0057 (514)585-9669 LAURENTIDES STE-ADELE ST-JOVITE 974, Ste-Adèle 965, rue Ouimet (514)229-6683 (819)425-3766 QUEBEC BEAUPORT 290, av.Seigneuriale (418)663-8666 CAP ROUGE ST-EDOUARD DE LOTBINIERE 1097.boul.de la Chaudière 222, route 226 (418) 656-9595 (418) 796-3060 OUTAOUAIS BUCKINGHAM GATINEAU HULL 999, rue Dollard 361, boul.Maloney Ouest 668, boul.St-Joseph (819) 986-8709 (514) 663-6833 (819) 770-6711 rçTRir DRUMMûwùVILLE MAGOG toimt 355, boul.St-Joseph 1700, Sherbrooke (810) 474-1193 (810) 843-4747 WEEDON VALCOURT 295,2' Avenue 1181, rue St-Joseph (819) 877-2771 (514) 532-3026 TÉMISCAMINGUE BSSS (819)627-3100 BS ¦ Ml - I \u2022» \u2022 -\u2022 .».\u2022 '¦ \u2022V- \u2022 ' *\u2022 » wit: ¦ -v \\ ?» ; i s i -» list i ! ,.i ; i ».\u2022 ».LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 FÉVRIER 1990 I \u2022 \u2022 \u2022 PHOTOTHÈQUE Là Pressé Le premier édifice lors de son inauguration.À noter, les oeils-de-boeuf au-dessus des portes, disparus depuis lors.PHOTO MICHEL GRAVEL, La Presse Le premier édifice aujourd'hui GUY PINARD Us u cours des deux .dernières décen-\\^ nies, Montréal a perdu >- ^ plusieurs de ses quotidiens.Certains, comme Le Matin et le Daily News, ont eu des carrières plutôt courtes, ne laissant de mauvais souvenirs^ qu'aux artisans privés de leur gagne-pain.Mais deux d'entre eux, le Montréal-Matin et The Montreal Star, avaient côtoyé longtemps le succès.L'héritage architectural du défunt Montréal-Matin est plutôt banal.L'édifice de la rue Marie-Anne a été recyclé il y a déjà 26 ans, tandis que l'édifice d'architecture moderne du boulevard Saint-Joseph abrite maintenant divers services de la Communauté urbaine de Montréal, dont le Service de la planification du territoire.L'héritage patrimonial du Montreal Star est beaucoup plus intéressant.De l'entreprise qui a fermé ses portes le 25 septembre 1979, il est resté trois édifices: le plus ancien, situé au 241-245, rue Saint-Jacques, son voisin, au 231-235, construit une trentaine d'années plus tard, et l'édifice ultrà-moderne qui lon-Ige la rue Saint-Antoine derrière ces 'deux immeubles.L'ensemble est impressionnant.L'histoire du quotidien Hugh Graham, le père du Montreal Star, est bien connu des habitués de cette série, puisque le numéro 25 fut consacré à la maison de la rue Sherbrooke de ce réputé philanthrope, connue sous le nom de maison Atholstan (Oraham fut anobli en 1917 et reçut le .titre dc Lord Atholstan of Huntingdon).Mais il n'en n'est pas ainsi de la fondation de ce quotidien.Lorsque le premier numéro du journal The Evening Star (premier nom du Montreal Star) fit son apparition le samedi 16 janvier 1869, il s'ajoutait aux neuf autres journaux (dont quatre anglophones) de Montréal.196 Les édifices du Montreal Star The Evening Star fut fondé par deux employés icle The Montreal Gazette, Hugh Graham et George T.Lanigan.Graham était entré au service de cette entreprise à l'âge de 14 ans, à titre de messager.Quand il fonda son propre journal, sept ans plus tard, Graham avait gravi les échelons jusqu'au poste de secrétaire trésorier de l'entreprise.Lanigan était un jeune journaliste de 24 ans qui avait acquis une réputation enviable en 1866, en couvrant les raids des Féniens au Canada pour le compte d'un journal new-yorkais.La légende veut que the Evening Star ait été fondé avec une somme de .100$ seulement.Ce n'est pas tout-à-fait exact.Graham n'avait que 98$ dans ses goussets, mais il obtint un prêt de 1000$ d'un commanditaire dont oit ne connaît pas le nom.Cefte somme perV>.mit d'acheter une pressé usagée et\\$eà\\{ matrices de caractères d'un hebdomadaire rural, d'engager du personnel et de louer dés locaux.Le premier numéro fut tiré à 3000exemplaires vendus 1 cent et imprimés sur une presse Campbell actionnée par un vieux cheval quand la pompe ther-' inique faisait défaut.Le tirage avait augmenté à 4700 exemplaires au 20e numéro.Et en 1878, neuf ans après sa fondation, The Evening Star était devenu le plus imposant journal au Canada.S'il est vrai que Graham fut le grand patron du journal pendant 69 ans, Lanigan quitta l'entreprise dès 1872, résultat d'un différend avec Graham.Impérialiste reconnu, Graham refusait que The Evening Star supportât le projet d'annexion du Canada aux États-Unis, si cher à Lanigan.Ce dernier quitta donc le journal et Montréal pour aller entreprendre une brillante carrière en journalisme aux États-Unis.À sa mort, le 28 janvier 1938, Lord Atholstan était toujours le grand patron de The Montreal Daily Star, même s'il avait vendu l'entreprise à John W.McConnell en 1925.Graham avait marié Annie Beckman Hamilton en 1892.Alice, leur fille unique, épousa Bernard M.Hallward.Lui survécurent deux petits-fils, Hugh Graham Hallward et John Marsham Hallward.Les McConnell vendirent The Montreal Star à FP Publications en 1973, et c'est ce groupe de huit quotidiens qui présida à sa fermeture, justifiée par l'incapacité du quotidien de reconquérir la clientèle perdue pendant une longue grève de huit mois commencée en juin 1978.Au moment de sa fermeture, The Montreal Star perdait 2 millions de dollars par mois.Les édifices À ses débuts, The Evening Star (connu sous le nom de The Montreal Daily Star à partir de 1877, avant d'adopter le nom plus succinct de The Montreal Star) fut imprimé dans une petite boutique du 64, rue Saint-Jacques, en face de la boutique d'un certain Henry Mor- gan.La salle de rédaction était pour sa part installée dans un vieil immeuble du 9, rue Sainte-Thérèse.En 1870, le journal déménagea au 89, petite rue Saint-Jacques (donc à l'est de la place d'Armes) pour quelques mois avant de s'installer au 91.En avril 1874, on le retrouve au 624, rue Craig ( actuelle rue Saint-Antoine), puis au 158,.rue Saint Jacques en 1880.En 1898, il occupait un bâtiment de trois étages qui fut i démoli pour faire place au.premier édi-, « fice «moderne», au 245, rue Saint-Jacques.Le 245; rue Saint-Jacques L'édifice du 241-245, rue Saint-Jacques fut construit en 1899 selon des plans de l'architecte Alexander F.Dun-lop.L'édifice comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée et quatre étages.Il mesure 59 pieds de largeur en façade ( 56 à l'arrière) sur 106 de profondeur.En façade, sa hauteur culmine à 76,7 pieds, mais elle atteint 94,2 pieds à une distance de 51 pieds de la façade, à cause dc l'addition d'un étage à l'arrière en 1961 ( il n'occupe que 60 p.cent de la superficie des autres étages).Le sous-sol a une hauteur de 21,8 pieds.Cet immeuble repose sur des fondations en maçonnerie de béton et de brique.La charpente est formée de poutres et de piliers en acier, et de dalles en béton.Les quatre murs sont en brique mai celui de la façade est revêtu de calcaire chamois sur une base en granit gris.L'architecte a privilégié le style Beaux-Arts, de sorte qu'on y retrouve les éléments classiques de ce style, tels les éléments sculptés, les pilastres et les colonnes.La façade parfaitement symétrique propose cinq travées, sauf au dernier étage où il a inséré six fenêtres séparées par des colonnettes dans les trois travées centrales.Le rez-de-chaussée comprend une porte à chaque extrémité et trois grandes fenêtres au centre, chaque porte étant encadrée de deux pilastres ornementés de guirlandes et couronnés par un chapiteau composite.La modernisation de l'embrasure des portes a entraîné la disparition de l'oeil-de-boeuf en pierre richement ornementé qui remplissait jadis l'imposte.Les trois grandes fenêtres sont encadrées par des colonnes galbées et engagées à chapiteau composite.Un imposant entablement surmonté d'une corniche à modifions couronne le rez-de-chaussée.Les fenêtres des trois premiers étages sont séparées par des pilastres et elles sont identiques tout en diminuant en superficie d'étage en étage (celles du premier ont méme une imposte).Les fenêtres des deux travées extérieures comportent un encadrement en pierre moulurée, couronné par deux volutes qui encadrent une fleur de lys.Un entablement surmonté d'une corniche légèrement proéminente couronne le troisième étage.Vient enfin l'attique, surmonté d'une corniche proéminente et PHOTO MICHEL CRAVEL, La Press* L'édifice moderne de la rue Saint-Antoine, vu du nord-est.À noter, à l'extrême gauche, la passerelle qui relie le cinquième étage de cet édifice à celui de la rue Saint-Jacques, au-dessus de la ruelle des Fortifications.très élaborée où on retrouve des denti-cules, des oves et des rosettes encadrées de consoles ciselées.Tout le fenêtrage est récent, et le toit est plat.Le 231, rue Saint-Jacques L'immeuble du 231-235, rue Saint-Jacques a été conçu par Ross & MacDonald, architectes, et construit en 1929 et 1930, sur l'emplacement de l'édifice de la Standard Life Insurance, détruit par un incendie en 1925.L'édifice comprend deux sous-sols, un rez-de-chaussée et 13 étages dont la superficie va en diminuant à partir du 7e étage (réservé à la mécanique, le 13e étage ne mesure que 20 p.cent de la superficie du rez-de-chaussée): L'édifice mesure 60 pieds rue Saint-Jacques, 103,8 du côté ouest, 62,6 le long de la ruelle des Fortifications et 102,2 du côté est.La partie la plus haute de l'immeuble culmine à 158,4 pieds au-dessus du rez-de-chaussée, et les sous-sols (l'un servait jadis de soute à papier-journal) atteignent une profondeur de 36 pieds.Le bâtiment repose sur des fondations en béton.La charpente est en acier en sous-sol, et en béton armé à partir du rez-de-chaussée.La base est en granit et le reste en pierre calcaire de l'Indiana, avec de hautes parties en métal dans certaines travées de fenêtres.En concevant cet édifice de style Art déco, les architectes ont tenté de maintenir le rythme de son voisin en donnant au deuxième immeuble une façade symétrique à cinq travées.Par contre, comme les étages sont d'égale hauteur, ils ne correspondent pas avec les étages du 245.L'immeuble comprend cinq travées.Les fenêtres sont toutes rectangulaires sauf sous les arcs en plein cintre qui couronnent les travées, où elles sont arquées et géminées, sous une imposte trilobée en métal reposant sur un meneau en forme de colonnette.Le tout est couronné par une clé de voûte en pierre simple, ou en forme de palraette.Au sommet des trois travées centrales se trouve un léger enfoncement trilobé.Des pilastres massifs expriment la verticalité, et les deux du centre sont couronnées d'une palmette.Les deux entrées principales se trouvent dans une embrasure à encadrement massif avec panneau ornemental à colimaçon.Chaque embrasure comprend une porte à deux battants en bronze.L'imposte au-dessus des portes est en verre, sauf pour une bande ornementale en bronze juste au-dessus des portes.Les fenêtres du rez-de-chaussée sont encadrées de colonnettes engagées.Les meneaux sont en métal, tout comme les panneaux ornementés d'étoiles, de fleurs de lys et de rosettes des pleins, entre les fenêtres du rez-de-chaussée et celles de l'étage.On retrouve d'autres motifs ornementaux au-dessus des fenêtres du premier étage, dans l'entablement au-dessus du premier étage, et sur le seuil des fenêtres du huitième.L'édifice de la rue Saint-Antoine L'édifice ultra-moderne de sept étages érigé à l'angle sud-ouest des rues Saint-Antoine et Saint-Georges fut construit entre 1957 et 1961 selon des plans du bureau d'architectes Barott, Marshall, Merrett & Barott.L'immeuble mesure 252 pieds sur 109 de profondeur et il est relié aux édifices de la rue Saint-Jacques par trois passerelles.La partie sud-est de l'immeuble a été construite plus tard, soit dès qu'on put démolir le petit bâtiment abritant la sous-station électrique et la chaufferie qui s'y trouvait.Cet édifice à structure d'acier est revêtu de panneaux vitrifiés de couleur vert foncé et de bandes de marbre italien blanc.Le fenêtrage, qui occupe 40 p.cent de la superficie de la façade, est en aluminium anodisé gris-brun, sauf pour les cadres des fenêtres du rez-de-chaussée qui sont en bronze et encadrés de colonnes revêtues de verre mosaïque italien de couleur brun foncé.Les seuils de porte sont en granit bleu-noir.Tous ces bâtiments ont été achetés par le quotidien The Gazette peu de temps après la fermeture de son concurrent.Le seul quotidien anglophone de Montréal utilise toujours le plus vieux et le plus récent des trois édifices.C'est un ensemble immobilier digne de ce journal qui a célébré son deuxième centenaire en 1978.I Ol S 92 1992.350' ANNIVERSAIRE DE LA ivwxnox m: momré \\i PHOTOTHEQUE La Press* Croquis des architectes pour deuxième édifice le PHOTO MICHEL CRAVEL.La Presse Les deux édifices de la rue Saint-Jacques SOURCES: Ministère des Affaires culturelles: Inventaire patrimonial du Vieux-Montréal\u2014 Communauté urbaine de Montréal, Service de la planification du territoire: Répertoire d'architecture \u2022 Les immeubles à bureaux\u2014 Archives de la Ville de Montréal: Numéro spécial du centenaire de The Montreal Star publié le 16 janvier 1978; et documents divers \u2014 Documentation de La Presse: articles divers \u2014 Petit Journal M février 1935): Quelques journaux de Montreal \u2022 1.Le Montreal Daily Star.i REPÈRES i Nom : édifices du Montreal Star.Adresses: 231-235 et 241-245, rue Saint-Jacques.Métro: station Place-d'Armes, direction place d'Armes, puis vers l'ouest, rue Saint-Jacques.Ces articles sont offerts sous forme de livres par les Editions La Presse, sous le titre Montréal, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard, au 285-7070.Laval et Laurentides Plus de papeterie pour la Couronne à Saint-Jérôme et Joliette JEAN-PAUL CHARBONNEAU ¦ ^ es substituts du pro-¦¦cureur général du district de Terrebonne qui regroupent les Palais de justice de Saint-Jérôme et de Joliette sont aux abois.Ils viennent de recevoir une directive émanant du service de l'approvisionnement du gouvernement provincial leur annonçant qu'ils n'auront plus aucun crayon, cartable, trombone, tablette, élastique el autre matériel de bureau à cause des retres-tions budgétaires.«Dans nos fonctions, nous avons absolument besoin de ce matériel.Lorsque nous sommes en cour nous devons constamment prendre des notes», a lancé froidement un représentant du ministère public.Cette mesure est en vigueur jusqu'en avril, période qui coïncide avec la présentation du prochain budget provincial.Un procureur s'est vu refuser un car- table qu'il réclamait pour y placer des cas de jurisprudence.«Nous allons peut-être être forcés de faire du troc avec les policiers quand ils viendront nous rencontrer pour déposer des plaintes: échanger nos services contre une tablette ou un crayon afin de pouvoir rédiger nos rapports», a mentionné un procureur avec un sourire forcé dans le corridor des pas perdus du Palais de justice.Au Palais de justice de Saint-Jérôme, il n'y avait même pas, mercredi, de feuille pour la photocopieuse, il semble cependant que cette situation sera corrigée avant avril.ENFIN, DÉBUT DES TRAVAUX ¦ Un porte-parole du bureau de la ministre Lise Bacon, qui est ausi députée de Chomedey, a fait savoir que les appels d'offres relativement â la construction du Palais de justice de Laval seront lancés incessamment.«Ils prendront fin dans trois mois et les travaux de construction commenceront cet été», a précisé le porte-parole.Selon les plans de la Société immobilière du Québec, le Palais de justice de Laval sera livré à la fin de l'automne 1991.L'HÔPITAL DANS L'OUEST ¦ La nouvelle selon laquelle Québec accorde une subvention de 50 millions $ pour l'agrandissement de la Cité de la Santé, ne va pas causer la mort du projet d'un hôpital dans l'ouest de Laval, a fait remarquer le maire Gilles Vaillancourt lors d'une rencontre à son bureau de l'hôtel de ville.«Nous allons annoncer au cours des prochains jours la composition d'un comité de travail pour faire mousser ce projet.Sur le comité on retrouvera des dirigeants de la Cité de la Santé», a-t-il précisé.Lors de la même rencontre, M.Vaillancourt a mentionné que les amendes pour stationnement interdit seront bientôt portés à 30 $ et même à 60 $ dans certains secteurs.Elles sont actuellement de 10 $.À STE-ANNE-DES-PLAINES ET À SAINT-HIPPOLYTE ¦ Tout indique que les autorités municipales de Terrebonne signeront une entente avec leurs homologues de Sain-te-Anne-des-Plaines en ce qui regarde la sécurité publique.Actuellement, c'est la Sûreté du Québec qui patrouille Sainte-Anne-des-PIai- nes et les élus veulent avoir une présence policière plus régulière sur leur territoire.Le maire Jean-Marc Nepveu, de Sain-te-Anne-des-Plaines, a déclaré que l'administration voisine lui avait fait parvenir un document de près de 60 pages relativement aux services policiers que Terrebonne pouvait offrir.«C'est la seule option que nous étudions dans le moment.Nous avons rejeté l'offre de Saint-Antoine-des-Lauren-tides et il n'est plus question d'avoir recours à une agence privée», a dit M.Nepveu.Terrebonne garantit une présence policière 24 heures par jour.Avant que l'entente ne soit conclue, il faudra attendre encore plusieurs semaines car Terrebonne doit discuter avec les dirigeants de la Fraternité des policiers en plus de s'adresser aux autorités provinciales pour obtenir leur approbation.À Saint-Hippolyte, les résidants sont mécontents des services policiers.Ils accusent les autorités muncipales et celles de la Sûreté du Québec de se renvoyer la balle, principalement en matière d'application du code de la route.Un officier de la SQ viendra prochai- nement à la Communale (nom donné è l'immeuble qui loge les bureaux municipaux) dans le but de faire la lumière sur toutes les questions sous la juridiction de ce corps de police.Le territoire de cette municipalité est très vaste et il est très difficile d'y faire une surveillance régulière.DU GOLF SUR LE LAC ¦ Le carnaval de Sainte-Marguerite dû Lac Masson se poursuivra aujourd'hui alors qu'un tournoi de golf sur le lac sera présenté.La période des inscriptions a été fixée de 11 h 30 à 12 h 30 près du lac Masson.Il y aura aussi aujourd'hui un tournoi de tir à l'arc et une activité spéciale pour les jeunes avec courses à obstacles, etc.La journée prendra fin par une'soirée «fèves au lard et saucisses» au Centre culturel.L'entrée est gratuite.Par contre, mercredi, les «jeunes détectives» de quatre à 12 ans seront en vedette au Centre culturel.Pour les amateurs de patinage de la région soulignons que l'on retrouve sur le lac Masson un anneau de glace, un parcours de 3,4 km.La vue est superbe: d'un côté on voit le village et de l'autre on aperçoit les montagnes."]
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