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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-03-04, Collections de BAnQ.

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[" Pour sauver celui ou celle nul, brutalement, tombe à côté de vous Soufflez ou massez, mais de grâce faites quelque chose! CAROLE TH IBAUDEAU 9 mille ue faire si votre grand-mère, au beau milieu d'une fête de famille, se sent très mal et s'effondre soudainement?Six minutes après le moment où elle a perdu conscience, il est trop tard pour agir.À Montréal, les services d'Urgences Santé mettent en moyenne huit minutes à répondre à un appel.Si rien n'a été fait durant ce laps de temps pour maintenir une certaine oxygénation, le cerveau est irrémédiablement atteint.Selon M.Michel Couture, membre du comité éducation à la Fondation du Québec des maladies du coeur et maître-instructeur en réanimation cardiaque, la réalité présente est qu'on réussit à sauver environ 5 à 6 p.cent des victimes d'arrêt cardiaque.(Et non pas de «crise cardiaque», car on peut faire une crise cardiaque sans aller jusqu'à l'arrêt cardiaque).Si les techniques de réanimation étaient pratiquées dès les premières minutes, les chances de survie d'une victime pouraient passer de 5 à 40 p.cent.Pour les autres malheureusement, les dommages au coeur sont trop grands pour permettre la survie.Du point de vue des soins qu'on peut y recevoir, la ville idéale dans laquelle faire une crise cardiaque est Seattle, dans l'état de Washington.C'est une ville championne en matière de services d'urgence.L'ambulance arrive deux minutes environ après l'appel.De plus, dans cette ville, 30 p.cent des gens connaissent les techniques de réanimation cardiaque.Cependant, même s'ils sont imparfaitement administrés, la respiration artificielle et le massage cardiaque peuvent sauver des vies et minimiser les dommages autant que faire se peut.« La plus grande erreur que puissent faire les témoins de la crise, c'est de ne rien faire, alors que les précieuses minutes s'écoulent», souligne M.Couture.À la Fondation du Québec des maladies du coeur, on essaie de gagner la population, particulièrement les proches des personnes cardiaques à l'idée de suivre des cours de réanimation.À l'aide du maître-instructeur, La Presse a mis au point un mini-cours de réanimation, sous forme de reportage-photo, dans le but d'aider à briser l'attitude de non-intervention qui prévaut normalement lors des arrêts cardio-respiratoires, et qui est responsable de morts inutiles.L'ABC de la réanimation cardiaque ne devrait jamais être trop loin dans notre esprit.Peut-être ce petit cours rafraichira-t-il le souvenir de techniques apprises lors de vos cours de natation ou de ski ?Voici donc les étapes à suivre.Bien entendu, ce rappel ne vaut pas un cours en bonne et due forme, avec pratique devant un instructeur.On suggère qu'un tel cours soit suivi environ une fois par année.N.B.: Les Productions Vidéo-Prof ont mis au point une cassette video sur la reanimation cardiaque, qui présente toutes les étapes a suivre.Cela peut faire partie de la vidéothèque familiale au même titre que la trousse de premier soins de la pharmacie familiale.On peut se la procurer en appelant au 336- 4968.Sur les 29,95 S de ta cassette, un don de 5$ sera remis a la Fondation du Québec des maladies du coeur, a des fins de recherches scientifiques.Voir en page B4: Les symptômes de la crise cardiaque 10^4* *9 La victime vieni \u2022 ™> de s'effondrer.En tapant des mains près de son oreille, en la pinçant vigoureusement aux trapèzes et en appelant la victime: «Est-ce que cela va, Julie?(ou grand-papa, ou Mme Tremblay?)».On vérifie ainsi que la personne a bien perdu conscience.On place la victime sur une surface dure, sur le dos, à moins de soupçonner la présence de blessures additionnelles.Pas question de la mettre sur un matelas, on ferait ensuite un massage du matelas et non un massage cardiaque.On demande impérativement à quelqu'un d'appeler du secours.(Arthur, appelle le 9-1-1 tout de suite!) 4Pour empêcher que la langue amorphe ne bouche les voies aériennes, on renverse la tête vers l'arrière en soulevant le menton et en appuyant sur le front.On approche sa tète de la bouche de la victime inconsciente tout en regardant la poitrine.C'est le test du «regardez, écoutez, sentez».On regarde si la poitrine se soulève par la respiration.On écoute pour détecter tout bruit de respiration.On sent ou non s'il y a de l'air qui s'échappe de la bouche sur notre joue.Pour un bébé, les manoeuvres de réanimation sont les mêmes, avec quelques différences ducs à la conformation de l'enfant.Au moment de la respiration artificielle, le sauveteur entoure de sa bouche le nez et la bouche du bébé.Le pouls se prend à l'aisselle.Le massage cardiaque se fait avec deux doigts posés juste au centre de la poitrine, à hauteur des mammelons.9On croise la main sur la première, on place nos épaules directement au-dessus du sternum de la victime et on comprime ce sternum à une profondeur de 4 à 5 centimètres ( un et demi à deux pouces).On fait 15 cycles de compression et de relâchement, en regardant le visage de la victime.Le temps de compression doit être égal au temps de compression.On essaie de maintenir le rythme de 80 à 100 compressions à la minute.On continue la réanimation jusqu'à l'arrivée des secours.Entre chaque série de 15 compressions, on fait deux insufflations d'air.S'il n'y a pas de pouls, on procède au massage cardiaque, pour faire circuler le sang.On repère pour cela le point à la jonction des côtes et on le talon de la main juste au-dessus.Le but est d'appliquer ensuite la pression sur le sternum, mais non pas sur l'appendice xiphoide, cet os qui dépasse du sternum et qui est facile à briser.7Après avoir assuré ce minimum d'oxygénation, il faut vérifier l'état de la circulation.On prend le pouls de la personne à la carotide, qui est le dernier endroit où il sera perceptible.On trouve le pouls juste à la fin du demi-cercle formé par la gorge.On attend quelque cinq à dix secondes pour être certain qu'il y a présence ou absence de pouls.Si on est seul, c'est le temps de téléphoner aux services d'urgence avant de procéder au massage cardiaque.# En ouvrant toute grande la bouche, on scelle la bouche de la victime et on lui donne deux bonnes insufflations lentes (environ une seconde à une seconde et demi chacune).On retire notre bouche et on laisse le temps à la victime d'expirer entre chaque insufflation (4 à 7 secondes ).Si la victime ne respire pas, on lui insuffle deux longues bouffées d'air dans les poumons, par la méthode du bouche à bouche.II faut pour cela maintenir la tête renversée vers l'arrière, en tournant la main placée sur le front de la victime de manière à pincer les narines avec le pouce et l'index.e pense je lis A g \u2014 \\ B 2 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE û MARS 1990 ^tutorial Paul Desmarais president du ronspii n administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson (3'tcur jdjomt Marcel Desiardins dirrctcur de I information Alain Onhtir éditorialiste tn chel Une opposition se dessine pour le président Gorbatchev On retrouve un peu partout les conflits qui secouent une Union soviétique en pleine transformation \u2014 dans la rue, aux urnes, au sein du parti et entre les gouvernements.Pour surnager dans cette vie politique tumultueuse, M.Mikhail Gorbatchev a jusqu'à présent utilisé le pouvoir que lui donnait son rôle a la tête du parti communiste.Mais l'enthousiasme pour les reformes que prône M.Gorbatchev est loin d'être unanime chez les communistes.En fait, ils ont raison de craindre les reformes qui leur promettent rien de moins que de leur enlever leurs lettres de noblesse et d'exiger qu'ils fassent un travail productif.Cela explique pourquoi il doit davantage s'appuyer sur sa fonction à la tète de l'État pour faire passer ses réformes.Il a donc proposé au parlement un projet de loi qui donne des pouvoirs très étendus au président \u2014 des pouvoirs plus forts que ceux dont jouissent les présidents américains.Dans quelques semaines, le projet doit être approuvé par le Conseil des députés du peuple, un genre de super-parlement, lequel élira le premier président selon cette nouvelle loi.M.Gorbatchev pourra alors plus facilement se passer du soutien du parti communiste.On pense qu'il pourrait même démissionner de son poste de secrétaire général Cependant, il ne peut pas ainsi échapper à toute opposition.Si le problème des communistes insatisfaits devient moins aigu, celui des nationalités risquent de l'occuper davantage.La Lituanie a notamment accéléré la tenue d'élections pour que son parlement puisse siéger avant le Congrès des députés du peuple de peur que ce dernier empêche l'expression par les députes lituaniens de leur volonté de devenir indépendant.C'est aujourd'hui que M.Gorbatchev pourra se faire une idée dune opposition qui risque d'être plus dangereuse que celle des lituaniens ou des communistes nostalgiques.Les élections en Russie, en Ukraine et en Biélorussie \u2014 les trois grandes republiques slaves \u2014 donneront une bonne idée de la cohésion politique qui règne dans le gros de l'Union soviétique.L'élection en Russie \u2014 qui comprend environ la moitié des électeurs soviétiques \u2014 est particulièrement intéressante car elle donnera l'occasion à M.Boris Eltsine de se poser carrément en rival de M.Gorbatchev sur l'échiquier politique.L'ancien maire de Moscou a été écarté du pouvoir à cause de ses critiques à l'égard de la lenteur des réformes.Un succès aujourd'hui aux élections le mettrait en bonne position pour se faire élire président de la Russie.Or, ce poste risque de ne plus être purement décoratif pendant longtemps, car les républiques ont tendance à suivre l'exemple des reformes qui sont faites au niveau de l'Union soviétique.M.Gorbatchev ne doit pas savourer la perspective qu'à quatre pas de son bureau au Kremlin, il y aurait le bureau du président de Russie et que celui-ci aurait les moyens d'imprimer un nouveau rythme aux réformes sans se soucier de la volonté des autres républiques.Les vastes pouvoirs que M.Gorbatchev aura bientôt ne sont peut-être pas excessifs pour maintenir la cohesion de l'Union qui risque d'être ébranlée par la defection des républiques Baltes.Les elections en Ukraine et en Biélorussie tourneront aussi autour du problème national.Paradoxalement, il est plus facile pour les petites républiques baltes de faire secession que pour les deux républiques slaves, pourtant plus puissantes.En effet, les Baltes pourraient rapidement harmoniser leurs économies avec la Scandinavie et le reste de l'Europe, alors que l'Ukraine et surtout la Biélorussie sont fortement intégrée dans l'économie soviétique.L'enjeu a long terme sera vraisemblablement la création de liens fédéraux nouveaux où la domination russe se fera moins sentir que maintenant.Reste à savoir si ces nouveaux liens seront négocies entre les republiques ou décrétés par le parlement dans le cadre de la constitution.Dans le premier cas, M.Eltsine pourrait finir par jouer un rôle plus important que M.Gorbatchev dans la transformation de l'Union soviétique.Frédéric WAGNIÈRE La boîte aux lettres Faut-il vraiment que les commerces ouvrent le dimanche ?La consultation publique sur la loi sur les heures d'affaires donne lieu présentement à de nombreux débats.Pour sa part, La Presse a reçu de nombreuses lettres a ce sujet, notamment depuis lu publication d'un éditorial île Pierre Venn at.le 9 janvier dernier.Voici quelques-unes de ces lettres.¦ À quelques années de la fin du XXe siècle, il est plutôt étonnant de voir l'éditorialiste d'un journal aussi influent que La Presse réduire le débat sur la libéralisation des heures d'ouverture des commerces à une simple question de relations entre adultes consentants.«L'État n'a rien à voir dans les chambres à coucher», écrit Pierre Vennat dans La Presse du 9 janvier, en reprenant l'un des célèbres sophismes de Pierre Trudeau.Progressiste en apparence, cette attitude nous ramène à une époque où notre société n'avait pas encore réalisé à quel point le couple consommateur-libre entreprise a contribué à polluer la planète, à piller les ressources « naturelles, à détruire les espèces animales et à gaspiller l'énergie., Le mouvement de libcralisa-lion des heures d'ouverture des commerces se situe dans cette veine en imposant de nouvelles obligations aux pouvoirs publics (énergie, transport, sécurité), sans augmenter la richesse collective.L'élargissement des heures d'ouverture n'augmentera pas la consommation qui sera simplement répartie sur sept jours au lieu de six; les emplois seront simplement déplacés de la fin de la semaine (jeudi, vendredi, samedi) vers le dimanche; les commerces ne seront pas plus rentables puisque, tous étant ouverts, l'avantage de ceux qui le sont aujourd'hui disparaîtra et les frais d'exploitation seront accrus pour tous, ce qui se traduira éventuellement par des réductions d'emplois ou des hausses de prix.Le mouvement en faveur de l'élargissement des heures d'ouverture n'est qu'une fuite en avant à la recherche d'un mirage.Une approche plus rationnelle voudrait que les commerçants cherchent à ouvrir leurs portes le moins longtemps possible afin de réduire leurs frais.Ce serait plus rentable, mais certains d'entre eux ont plutôt choisi le contraire pour «rendre service» au consommateur.Un genre de bénévolat ou d'apostolat.On touche alors le point central de l'argumentation: le consommateur en a besoin, dit-on, et, comme l'écrit Pierre Vennat, «de r^uel droit priverait-on la population de services qu'elle réclame?» Actuellement, les commerces d'alimentation sont ouverts environ 55 heures par semaine et la majorité des gens travaillent moins de 40 heures; où est la difficulté de faire son marché?Les magasins seraient ouverts sept jours et sept soirs par semaine qu'il se trouverait encore des gens pour y entrer faire leur marché à minuit moins cinq.Si on lui donnait le choix, la population remettrait bien d'autres choses en question: les limites de vitesse, le port de la ceinture de sécurité et les heures de renneture des bars! Un sondage vient de démontrer qu'elle s'oppose à la TPS et on ne lui a pas demandé son avis sur une foule d'autres contraintes établies par les pouvoirs publics au nom de son propre bien-être.Dans le cas qui nous occupe, les sondages ne permettent pas de dégager une majorité évidente, et on n'a pas encore posé les autres questions: «Étes-vous favorable à l'idée de travailler vous-même au salaire minimum le dimanche, comme ce sera le sort des personnes employées ce jour-là?Ou à travailler aussi le dimanche sans revenu supplémentaire, comme ce sera le sort des petits commerçants qui gèrent eux-mêmes leur commerce?» Ces questions permettraient de démasquer les tendances «esclavagistes» qui sont le propre du consommateur et qui se propagent aussi dans les pages éditoriales.Ce phénomène est d'ailleurs amusant: les salariés des médias appartiennent à l'un des rares secteurs d'emploi où s'est implantée la semaine de quatre jours, ce qui leur donne amplement le temps de magasiner durant la semaine, mais ils souhaitent quand même avoir quelques esclaves pour les servir le dimanche.Gaston DESCHENES Sainte-Foy Pour la liberté d'ouvrir ou non le dimanche Monsieur Robert Perreault, vice-président Comité exécutif de la Ville de Montréal ¦ C'est avec etonnement que nous avons pris connaissance de votre position concernant les heures d'affaires.Il est en effet surprenant de constater que la plus grande ville du Québec, qui devrait normalement s'employer à favoriser «l'entrepre-neurship» et créer un climat de libre entreprise à l'image des autres grandes villes d'Amérique, prend position pour limiter l'activité commerciale et ignore, par le fait même, les besoins de la majorité de ses citoyens.Pas moins de 57% de ceux-ci réclament l'ouverture de leur principal marché d'alimentation le dimanche.Vous semble/, toutefois ouvert à des exceptions pour l'alimentation.C'est justement cette situation d'exception qui est la cause présentement de l'iniquité décriée par tous les intervenants, y incluant les consommateurs et les membres de la commission des députés « Richard ».Vous dites aussi vouloir protéger les petits commerçants de quartier.Voilà une intention fort louable, mais est-ce que l'exode des Montréalais le dimanche vers le marché aux puces de St-Eustachc ou les marchés publics d'Anjou, 440 ou de l'ouest est vraiment à leur avantage?Les habitudes des consommateurs et consommatrices ont changé et cela n'est pas dù à un caprice mais à des contraintes de temps.Il s'agit de voir l'achalandage du dimanche pour comprendre que le magasinage du dimanche est déjà important et en forte croissance.Pour contrer ce problème, vous êtes prêt à accepter l'ajout d'heures en semaine, soit, mais cela ne correspond plus aux besoins et nous amènerait à refaire le débat dans un avenir rapproche tout comme l'Ontario, qui pourtant permet l'ouverture de 9 lires à 21 lires tous les jours, doit maintenant envisager la liberalisation le dimanche.Les opposants à l'ouverture des commerces le dimanche avaient trouvé un moyen spectaculaire de faire connaître leur point de vue à Québec, en 1988, en faisant brûler un.porc en effigie.photo pr Déjà en 1987, des groupes s'étaient formés pour exprimer leur opinion sur le sujet.Ici, des manifestants en faveur de l'ouverture le dimanche.D'ailleurs, des études sur le comportement du consommateur du professeur Jacques Nan-tel, Ph.D.des H.E.C.de Montréal, démontrent que seulement 17% des consommateurs utilisent le mercredi en dehors des heures permises, comparé à 37% le dimanche à Montréal.Quant à l'augmentation des coûts que vous craignez voir re-filés aux consommateurs et consommatrices, saviez-vous que présentement: 1 ) ceux-ci, à cause des contraintes de temps, paient 13 à 15% plus cher pour faire leurs emplettes en dehors des heures permises (soirs et dimanche) \u2022 2) il y a des coûts élevés reliés directement aux pertes de denrées périssables durant la fermeture du samedi 17 hres au lundi 9 hres.Pour ce qui est des coûts de main-d'oeuvre, ceux-ci seraient probablement compensés par un meilleur étalement des achats sur toute la semaine et phototheque U PttiiQ par la réduction des pertes associées aux produits très périssables.' Enfin, pour le consommateur, la meilleure garantie de prix raisonnable est encore la forte concurrence oui sévit dans le domaine de I alimentation.Est-ce le rôle d'une ville de cautionner l'injustice et de participer à la détérioration de tout un secteur de son activité commerciale?(.) Nicole LALIBERTE Montréal 'Voir document information du MICT «Loi lur les heures d'affaire*».Un choix de société Monsieur Pierre Vennat B Dans votre éditorial de La Presse du 10 février dernier intitulé « Never on Sunday », vous suggérez à la ville de Montréal de prendre parti en faveur des consommateurs: «qu'on laisse le public choisir et le marché se régulariser selon la loi de l'offre et de la demande».Comment pouvez-vous croire à l'application efficiente de ce principe lorsque l'on constate que les libres forces du marché provoquent ou de l'inflation ou une récession?C'est parce que nous avons choisi de vivre en société qu'il faut des lois et des règlements.Commerçants ou consommateurs, nous faisons parti de ce public qui a à choisir.Comme société, nous nous donnons des limites qui contrôlent nos choix, normes du travail, limites de vitesse, signalisation routière, code civil, Banque du Canada, lois sur les heures d'ouverture.Il nous faut une vision de société et je crois que cette société doit encourager la vie familiale, l'aide à nos aines, la promotion de la culture québécoise, ii nous faut donc se donner un cadre et un horaire social qui favorise l'économie, les besoins des citoyens et le soutien de notre culture, le tout dans un encadrement familial fort.Cette vision globale exige honnêteté intellectuelle et conscience sociale.Ce que la Ville de Montréal propose tient compte de cette vision, car elle permet une meilleure accissibilité les autres jours de la semaine.Une vraie vision .de la société québécoise des années 90 obligerait un congé de deux jours consécutifs: samedi-dimanche ou dimanche-lundi.Je suis convaincu que tous s'en porteraient mieux.Depuis le 7 novembre 1988 que notre entreprise ferme le dimanche ainsi que les lundis.Ceci nous a permis d'être plus performants au travail, d'être plus efficients, d'offrir un meilleur service, de créer un meilleur climat de travail, d'être plus présents dans nos familles, de participer plus souvent aux activités culturelles et, finalement, de diminuer nos frais d'opérations.En conclusion, je voudrais vous souligner monsieur Vennat, que lorsque vous dites que: «les commerces spécialisés n'ont pas à ouvrir tous les jours de la semaine», vous avez raison.Cependant, étant donné qu'il existe de grandes surfaces qui se font un plaisir de solder principalement le dimanche, c'est là où il est important de se donner à tous une journée par semaine de repos.Vous savez, les pressions du public ont fait en sorte que, pour uniformiser, nous avons enlevé le péage sur les autoroutes.En même temps nous nous plaignons des difficultés du transport intégré.Si nous avions uniformisé en rendant tous les axes routiers majeurs payants, nous aurions pu construire de grands stationnements aux têtes de ponts.Il nous faut une vision courageuse de la société, si nous ne voulons pas que notre société ne devienne comme notre système routier, c'est-à-dire malade.Le pire de tout, c'est que la loi, sauf exceptions, interdit l'ouverture le dimanche.Que fait-on des marchés aux puces, des pharmacies, des clubs?Monsieur Vennat, il serait temps que les entreprises qui défient les lois soient dénoncées, il serait temps que la population se donne des administrateurs capables de faire respecter les lois.(.) Georges POULIOT Président de Fourrures Georges Pouliot Un parti pris pour les puissants M.Pierre Vennat, ¦ On ne peut s'attendre, vu le lien de propriété de La Presse avec un des plus puissants groupes financiers au Canada, que vous preniez parti pour les petits.On ne peut s'attendre non plus, vu l'obligation de Power Corporation et de La Presse de permettre un rendement maxi-.mal à leurs actionnaires, que! vous soyez en opposition à la libéralisation de l'activité économique durant le septième et der-.nier jour de la semaine \u2014 (après; tout La Presse vit de recettes publicitaires).Cependant, en tant que consommateur de votre journal, j'ai; le droit à un produit de qualité; et en ce sens, tout éditorial doit respecter la complexité et les nuances des sujets qu'il aborde.-Votre opinion, peu importe la-! quelle, se doit d'être la mieux ex-! primée et la mieux appuyée, par une argumentation solide, valable et qui sache respecter le bien-^ être commun de la société.C'est; d'autant plus important que La Presse a et aura toujours une crédibilité à défendre par rapport à sa liberté d'expression vu sa dé-, pendance financière envers un conglomérat.Votre éditorial n'a respecté aucun de ces critères et il est simplement un parti pris en faveur de Provigo et des grands magasins, de la plus forte consommation et du commerce en général, au détriment des travailleurs de ce secteur, des petits commerçants qui veulent fermer le dimanche et de la tradition dominicale.La position de la Ville de Montréal avait le mérite d'apporter un élément qui laisse entendre qu'il serait néfaste de reléguer aux municipalités cette question, vu l'impact sur la concurrence entre villes dans le secteur du commerce de détail.Ainsi, au lieu d'avoir un débat de société où il serait possible de discuter de la pertinence et des effets de l'ouverture des commerces le dimanche, les municipalités n'orienteraient leurs politiques que dans le but de protéger leur position concurrentielle.Vous ne soufflez mot de cet aspect.Pendant des siècles, on imposa une contrainte au commerce le dimanche pour des raisons religieuses, philosophiques et humanitaires.Dans l'esprit de notre époque où le matérialisme: triomphe et où les religions ago-: nisent, il peut sembler de bon ton de prendre parti systématiquement pour le consommateur.(Quand le principe du développement durable sera respecté, le! consommateur devra céder sa place comme roi et maître du système économique et le respect de la nature et du transfert inter-génération nous ramènera à des dimensions moins superficielles et plus humaines.) La question de l'ouverture le dimanche est donc de savoir s'iK vaut la peine de laisser de côté* cette tradition, à qui cela profitera vraiment (aux consommateurs, à la famille, aux travail-, leurs, aux centres d'achat, aux: grosses chaînes.) et quel sera-son impact sur les heures du ira-: vail dans d'autres secteurs et sur! l'ensemble de l'économie.(.) Jacques FRECHET Montreal- : 1 \u2022\t\u2022 1 ' ti.\t; .r; ; : : : \u2022\t' 'jû\"v ' ,'MÊÊÊ \t\t\t SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 4 MARS 1990 La personnalité de la semaine Grimpeur de métier, ce Mohawk de 32 ans défie la tour Eiffel sans cordée pour la télévision .-'\"SSi,'^- BENOÎT CHAPDELAINE Albert Stalk, choisi comme la Personnalité de la semaine de La Presse, n'a pas reçu un seul franc pour escalader la tour Eiffel le 16 février dernier.«|e n'ai pas fait cela pour l'argent mais pour le plaisir», souligne le grimpeur mohawk de 32 ans, de Kahnawake, qui ne semble pas dédaigner la célébrité et qui lorgne même du côté cinéma.«l'aime faire des films, des documentaires, dit-il.(e suis apparu pour la première fois vers 1984 dans un film de la National Geographic Society avec une quarantaine de Mohawks.Ils tournaient un documentaire sur les Amérindiens non-Américains.On me voit en train de travailler sur un gratte-ciel à New York.» Les gratte-ciel et New York vont bien ensemble.L'Empire State Building, le Rockfeller Center, Times Square.New York quoi ! Les gratte-ciel, New York et Albert Stalk vont aussi très bien ensemble.Albert Stalk y a passé six ans d'un gratte-ciel à l'autre, à évoluer entre le ciel et le vide avec des barres de fer.«l'ai travaillé à New York jusqu'en juin dernier, dit-il.La dernière fois c'était à Times Square, l'ai aussi travaillé au Financial Square, un édifice de 54 étages.Et sur un édifice de CBS \u2014 était-ce plutôt ABC?\u2014 et aussi celui de l'American Express.Le plus haut équivalait à environ la moitié de l'Empire State Building.» Et puis Albert Stalk est revenu sur terre pour se marier, bien calmement, le 24 juin dernier.La cérémonie s'est déroulée à Kahnawake, où il demeure maintenant avec sa femme Anna.Celle-ci travaille dans une mission à la réserve pendant qu'il se cherche un nouveau contrat.Depuis juin dernier, le travailleur acrobate a utilisé ses talents pendant quelques mois à la réfection du pont Mercier, qui relie la Rive-Sud à Montréal.En décembre, il est allé en France une première fois pour recevoir un trophée en l'honneur d'un documentaire diffusé par TF1 et intitulé Les Indiens à New York.Et puis plus rien sauf la tour Eiffel et l'honneur d'être le premier étranger à gravir la structure centenaire par l'extérieur.Vingt-cinq ans avant, l'alpiniste français René Demaison avait prouvé au monde que le symbole par excellence de la nation est capable d'accueillir des gens non seulement de l'intérieur mais aussi de l'extérieur.Dormir dans la tour \u2014 C'était vraiment très excitant, rappelle M.Stalk, mais j'ai trouvé moyen de dormir un peu dans la tour en attendant l'équipe de télévision.\u2014 Vraiment?\u2014 Oui, peut-être pas longtemps, cinq minutes, mais l'animateur a dû crier mon nom quatre fois pour me réveiller.Albert Stalk ne dort pas toujours comme cela, mais cette fois il était retenu par trois poutrelles de fer, une qui soutenait son thorax, une qui soutenait son bassin et une troisième, ses jambes.«Entre les barres, c'était le vide», dit-il en rigolant.C'est qu'il rigole beaucoup, M.Stalk.Les blagues fusent au cours de l'entrevue.«N'écrivez pas cela», suggère-t-il à plusieurs reprises.Il arrive cependant que le plaisir du travail en hauteur I i I t\u2014 j\u2014 \u2022 mm\t\t\t \t?_.; \u2022 \u2022 ,.\u2022.«.\tALBERT STALK\t «J'ai trouvé l'attente très longue, mais quand j'ai atteint le sommet, j'étais comme un enfant à qui on donne un bonbon » côtoie la tragédie des accidents qui s'y rapportent.Les monteurs de structure sont réputés pour être ceux qui ont le plus haut taux d'accidents de travail mortels.Albert Stalk a bien failli faire partie du nombre.C'était a New York, en 1985.«le travaillais au seizième ou dix-septième étage.Il y a une grue qui ramasse les poutrelles au sol et qui les apporte au dernier étage.Le gars qui les manipule a fait une erreur et j'ai failli recevoir quelques tonnes de fer sur la tète, l'avais vu un trou au dernier moment, à deux incites de moi.l'ai saute dedans sans refléchir.» Albert Stalk affirme avoir été invité à grimper au sommet de la tour Eiffel après qu'une équipe de tournage française l'eut rencontré dans la métropole américaine.«Ils passaient dans la rue et nous ont vu travailler très haut.Ils ont demandé si c'était possible de rencontrer quelqu'un.On les a dirigés vers moi parce que je fais des blagues et que je fais des acrobaties en marchant sur les poutrelles.» La chaîne française de télévision TF1 devait diffuser hier les premières images de l'escalade de la tour Eiffel par le grimpeur.«Trois-cents mètres, ça se grimpe facilement.|e marche sans crainte sur une poutrelle de 200 mètres, alors escalader la tour Eiffel ne me fait pas peur», déclarait-il à un animateur de télévision la veille de son exploit.L'escalade a dure neuf heures.Stalk devait attendre à tous les trois étages l'arrivée de l'animateur de télévision Nicolas Mulot, qui est par ailleurs l'un des organisateurs du raid llarricana dans le Grand-Nord, et du guide-alpiniste lean-Sébastien Knoetzer.Il fallait aussi attendre que les caméras s'installent à l'intérieur de la tour.Habituellement, le Mohawk travaille avec des relais, niais cette fois il n'en portait pas.Il avait de bons gants pour agripper la structure, mais pas de corde pour le retenir au cas où.Ce n'était pas le cas du guide-alpiniste et de l'animateur de television, qui ont préfère bien sagement la bonne vieille cordée à la méthode un peu trop «ole-olé» de leur compagnon.«Une fois en haut, la distance était trop grande entre moi et le bord de la plate-forme pour que je réussisse a y monter.C'csl la seule fois ou je me suis servi d'une corde.» «l'ai trouve l'attente très longue a un certain moment, dira Stalk au représentant de La Presse à son retour au pays, mais quand j'ai atteint le sommet, j'étais comme un enfant a qui on donne.un bonbon.» En haut, comme dans un conte de fée.la femme d'Albert l'attendait, les bras ouverts, heureuse de voir son mari bien vivant et le plaisir subitement bien haut.Des enfants grimpeurs?Ont-ils des aptitudes spéciales, ces Amérindiens qui évoluent au faite des ponts?«Non.je ne crois pas.Ils font simplement bien leur travail», estime Albert Stalk.Est-ce qu'Albert Stalk aimerait que son éventuel enfant travaille dans les mêmes hauteurs que lui?«le ne l'encouragerais pas à le faire, dit-il.C'est un métier très stressant, mais ce serait d'abord son choix.» Le grand-père et le père d'Albert ont tous les deux été monteurs de structures.«Mon père n'aime toujours pas cela quand il me voit grimper», glisse l'homme qui a défie la tour Eiffel.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.Air Canada i AIN les rendez -vous de Sm .ente S vous P*** on la Pe rson mm POUR vous AVANT TOUT àèh.Radio-Canada 'KO?!: .w Television B4 m LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 4 MARS 1990 édecine Des vertus du petit déjeuner ¦ W.GIFFORD-JONES collaboration .spéciale La culpabilité vous ronge-t-ellc parfois, le matin, quand vous parle/ en trombe au travail sans rien avoir mangé?Ou quand vous ingurgitez précipitamment un beigne et un café avant de vous plonger dans les problèmes de la journée?Nos mères nous ont ressassé pendant des années que le petit déjeuner est la base d'un bon régime alimentaire.Avaient-elles raison ?Est-il vrai qu'un petit déjeuner copieux apporte santé et longévité?Et de quoi se compose le «parfait petit déjeuner»?Un assistant professeur de nutrition et diététique à l'université I uft, Jeanne Goildberg, dit simplement qu'on ne se fait pas de bien en jeûnant le matin et que cette pratique «enfreint les principes d'un bon régime alimentaire».Mais le docteur Goldberg ajoute que c'est l'ensemble des aliments absorbés dans une journée qui compte.Donc, si vous invoquer l'absence de petit déjeuner pour vous empiffrer de croustilles et de bonbons dans la matinée, il est grand temps de revenir aux conseils maternels.Ellyn Salter, auteur d'un livre sur l'art de bien faire manger les enfants, vante elle aussi les vertus du petit déjeuner.Elle dit que les enfants semblent mieux se comporter après l'absorption d'un petit déjeuner et qu'on équilibre mieux leur alimentation en la répanissant au fil de la journée.L'université Tu ft rapporte que l'Université du Texas étaye cette théorie par des observations probantes.Des chercheurs ont constaté que l'absence de petit déjeuner entraînait chez les étudiants des difficultés d'apprentissage et de concentration, probablement à cause d'une diminution du taux de sucre dans le sang.Us fournissent d'autres indices semblant donner raison à ma mère.À l'université de Californie, d'autres chercheurs ont observé 7000 hommes et femmes pendant dix ans, et conclu que les adeptes du petit déjeuner vivaient plus longtemps.Mais il convient de nuancer la validité des conseils maternels.Un professeur londonien de nutrition, Arnold Bender, a rendu compte dans une publication spécialisée des résultats d'une étude sur 50 enfants âgés de 8 à 16 ans, qui ont permis d'exclure toute influence du premier repas sur les activités cérébrales.Le président du comité de la nutrition auprès de VAmerican Academy of Pediatrics, Lawrence Finbcrg, donne quelques conseils pratiques dans le rapport de l'université Tuf t.Sans recommander pour autant que les enfants s'abstiennent de petit déjeuner, il précise que rien ne prouve que l'on se fasse du tort à commencer la journée le ventre vide.En fait, aucun des doctes praticiens ne pouvait démontrer irréfutablement que ma mère avait raison.Mais tout le monde s'entend, ou presque, sur ce qui constitue un petit déjeuner bénéfique.Ellyn Sat ter propose une innovation à ceux qui renoncent au petit déjeuner conventionnel parce qu'ils en sont las: mangez donc les restes d'une pizza de la veille, si cela vous chante! Après tout, sa croûte contient des hydrates de carbone, le fromage des protéines et du calcium, et la sauce tomate des vitamines A et C.Si vous aimez les oeufs mais que leur teneur en cholestérol vous inquiète, le rapport de l'université Tuft propose de brouiller deux oeufs dont on a retiré un jaune.C'est en effet le jaune qui renferme les 270 milligrammes de cholestérol de l'oeuf.Et la précaution allège aussi le repas de 60 calories.|e vais voir ce que le rapport Tuft peut apporter de bon dans mes propres habitudes.|e ne viderai plus précipitamment un verre de jus d'orange avant de détaler vers mon bureau.)e me préparerai plutôt la veille.Je ferai ma pâte à crêpes avec de la farine de blé entier, du lait écrémé, un oeuf, et mettrai le tout au réfrigérateur.Le matin, il me suffira de verser le mélange dans la poêle.Sans compter que cette recette ajoute des fibres au régime alimentaire.Je renoncerai en outre à d'autres mets traditionnels et essayerai de nouvelles combinaisons.Il n'y a, par exemple, aucune raison de ne pas écraser une banane, au Heu de confiture trop sucrée, sur une tranche de pain de blé entier.Ou d'y mettre un beurre d'arachide plus riche en graisse, mais constituant une bonne source de protéines.Et rien n'interdit de déguster le matin une tranche de dinde maigre ou de poulet sans peau.Ce week-end, je vais m'éviter les précipitations matinales.Plus question d'un coûteux muffin aux myrtilles et de ses 400 calories en allant au travail.À la place, je ferai mes propres muffins au blé entier et les agrémenterai de raisins secs et de myrtilles plutôt que d'y mettre du sucre.Si j'en cuis vingt-quatre à la fois, je n'aurai plus qu'à les mettre au réfrigérateur; ils me dureront des semaines ! Crise cardiaque : comment déceler Ses symptômes CAROLE TH IB AU DE AU La crise cardiaque survient lorsqu'une des artères qui ceinture le coeur se bouche totalement, ce qui tue une partie du muscle cardiaque.Une artère a souvent un diamètre plus petit qu'une aiguille.Son diamètre maximum est de un huitième de pouce.Le début de crise cardiaque n'entraîne pas forcément l'inconscience, il s'ensuit que beaucoup de victimes nient alors qu'elles font une crise cardiaque.Il est important de reconnaître les symptômes, que voici.¦ Forte pression, ctouffement.sensation de lourdeur, de brûlure ou de douleur au centre de la poitrine.Cette pression peut s'étendre au cou.à la mâchoire, aux épaules, au bras et au dos.Cette douleur peut ne pas être forte.¦ Essouflcmcnt, pâleur, transpirations ou faiblesse.¦ Nausée, vomissement, indigestion.¦ Inquietude, refus d'admettre la realite des signes avant- coureurs.¦ Les symptômes peuvent disparaître et revenir.Devant ces symptômes, il importe de prendre l'initiative d'agir pour sauver la vie de la victime.Si cette dernière souffre déjà d'une maladie cardiaque, administrer de la nitroglycérine tel qu'il est prescrit.Téléphoner aux services d'urgence.Prendre des dispositions pour se rendre à l'hôpital le plus près.L e coeur est première cause de mortalité.La douleur de la crise cardiaque peut irradier vers les bras, le cou et les mâchoires.La Fondation québécoise des maladies du coeur est le seul organisme responsable d'établir et de divulguer les normes de réanimation cardio-respiratoire au Québec, à l'instar de T American Heart.Association aux Etats-Unis.Selon Statistique Canada, 43 p.cent des mortalités ont pour cause une maladie cardiaque.Les autres principales causes sont le cancer ( 26 p.cent ), les accidents (8 p.cent ) et les m ladies respiratoires (8 p.cent ).Les facteurs de risque menant à la crise cardiaque sont: l'hypertension, le taux élevé de cholestérol, la cigarette, le stress.«Ces facteurs ne s'additionnent pas: ils se multiplient », soutient M.Michel Couture maître instructeur en réanimation cardio-respiratoire.Les animaux Ti Le Labrador, la coqueluche des Français DR FRANÇOIS LUBRINA collaboration spéciale Le malheur (climatique) des uns fait, heureusement, le bonheur (sportif) des autres! Ce maudit hiver qui n'en finit plus de mourir ne sera donc pas perdu pour tout le monde.Et sûrement pas, en tout cas, pour les participants courageux (et un peu masos) du raid Harricana, venus de France et les geler ici, alors que dans les Alpes on manque dramatiquement de neige, que les arbres bourgeonnent déjà sous la Tour Eiffel et que les tulipes s'éclatent en Provence.Philippe Noiret Le Québec en effet, ses immenses arpents de neige, son froid polaire, ses chiens aussi, continuent de fasciner irrésistiblement les Français d'hier comme ceux d'aujourd'hui.ladis en effet nombre d'artistes de passage se faisaient ainsi un devoir de ramener dans leurs bagages un de ces énormes chiens esquimaux aux yeux bleus, genre Malamute.Mais ces tireurs de traîneaux, trop actifs et à l'épaisse fourrure, étaient bien à l'étroit et malheureux dans les appartements parisiens.Plus compact, plus calme aussi, le Labrador est désormais la nouvelle coqueluche des Français, le populaire acteur Philippe Noiret en tète.Misérables Noir, jaune ou même «chocolat», cet animal au corps robuste et trapu, sportif, large de poitrine, à la queue «de loutre», et à la robe courte et dense, est vraiment, pour les habitants de l'Hexagone, avec son regard doux et intelligent, un don du ciel.«Dieu créa l'Homme, et le voyant si seul lui donna le chien», disait Victor Hugo.On pourrait reprendre l'auteur des Misérables en rajoutant qu'il a peut-être créé en prime pour les Français (agités et inquiets de nature) le Labrador, ce brave cabot, calme et débonnaire.Du pur valium écologique et sur quatre pattes.Il faut dire que ce Canadien à poils, paisible, amical, mature, spontané, modeste et discret est le complément idéal d'un peuple souvent «soupe-au-lait», émotif, hâbleur, râleur, formaliste et verbo-moteur.De passage à Montréal, le correspondant de la Presse Canadienne à Paris, Jean-Paul Bury, à force de fréquenter les politichiens français, a finalement craqué à son tour! Sa femme, Marie-Véronique, et lui tiennent dans ses bras la mère (jaune) de sa future progéniture canine.D'ailleurs le bon exemple, en France, d'avoir un Labrador vient de haut: une loi non écrite (mais effective) de la Ve République, veut que tout prétendant au trône présidentiel depuis Georges Pompidou ait son Labrador.L'Elysée n'étant peut-être qu'une vaste niche où trône, accessoirement, un Président ! Ce fut le cas de Valéry Giscard d'Estaing, et de François Mitterrand.En prévision des élections de 1988, ce dernier s'était d'ailleurs empressé de remplacer dare-dare par «Banquise», son infortuné prédécesseur décédé auparavant d'un cancer à l'École Vétérinaire d'AI-fort.Quant aux deux hommes politiques en tête au deuxième tour des Présidentielles de 1988, messieurs Mitterrand et Chirac, n'étaient-ils pas les deux seuls candidats propriétaires d'un Labrador?Finalement, Giscard d'Estaing, qui entretient encore de réelles ambitions présidentielles à titre de revanche (on ne meurt jamais vraiment politiquement en France), a toujours dans ses pattes un Labrador en prévision de.1995! Politichiens Reste donc qu'il existe, pour nos éleveurs québécois, un important marché à combler pour satisfaire les politichiens français en manque.À gauche d'abord, les quatre Dauphins prétendants à la succession de François Mitterrand (Fabius.Jospin, Maurois et Rocard) ont tout intérêt ù s'équiper au plus vite chez nous en Labrador.À droite, même chose (Noir, Léotard, Séguin.) tout comme ce bon Monsieur Barre (dit «Raymond La Science»), qui, pour ne pas avoir de flair et de chien du tout (malgré l'avis éclairé de ses conseillers), a perdu toutes ses élections, même les municipales! Peu sourcilleux (à la différence des Canadiens) sur Apres tout, qi bêtes et les moins bêtes aussi, dit-on ! A TIRE-D'AILE.Les lagopèdes, des oiseaux de chez nous toujours méconnus PIERRE CINGRAS elon les estimations de scientifiques, il y aurait des millions de lagopèdes au Québec.Pourtant, si nos «perdrix» blanches semblent nombreuses, rares sont les amateurs d'oiseaux qui ont eu la chance de les observer.Et pour cause: ces oiseaux vivant parfois près du pôle ne voyagent jamais dans le sud! Il y a bien eu quelques exceptions à la règle au fil de certains hivers, dans le passé.Au siècle dernier, par exemple, on a signalé leurs présence dans le Maine, l'état de New York et, plus près de nous, dans le coin de Sorel.À la même époque, une des deux espèces, le lagopède des saules, était un peu partout sur la Côte-Nord.Mais si vous voulez les voir aujourd'hui, il vous faudra faire un tour au Nouveau-Québec Durant l'hiver, cependant, ces oiseaux sont enclins à migrer un peu au sud.jusqu'en Abitibi.Les chasseurs sont alors au rendez-vous.Mais ils ne sont pas les seuls.Parfois, certains amateurs se lancent sur la route 117 et foncent jusqu'au nord de Matagami pour voir ces habitants du froid.Il y a deux semaines, par exemple.Normand David, directeur général de l'Association québécoise des groupes d'ornithologues, la fédération provinciale, était au bout de la piste, à Radisson, à 800 km au nord d'Amos, pour de petites vacances, dit-il, mais aussi pour voir une centaine de lagopèdes.Il s'agissait même de sa deuxième expédition vers la Baie lames, cet hiver, dans l'espoir de prendre quelques photos de l'oiseau.Des espèces méconnues Comme le mentionne un document publié l'an dernier par le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche, on ne sait à peu près rien des lagopèdes vivant en territoire québécois.L'intérêt manifesté pour ces oiseaux est récent.Les chercheurs ont réalisé que les immenses réservoirs hydroélectriques qui baignent aujourd'hui le grand Nord québécois ne peuvent que restreindre l'habitat de l'espèce.Et on sait que plusieurs autres projets sont au programme d'Hydro-Québec.Certains s'inquiètent de l'impact possible de ces réalisations sur cet oiseau.On ignore aussi le rôle de la chasse, même si on s'accorde à penser que le nombre d'oiseaux abattus est dérisoire au regard de leur population.Certains rapports suggèrent que les Indiens et les Inuit en abattent 125 000 par an, sans compter la récolte des oeufs.On _a__ sait également peu de choses sur la dynamique des populations québécoises et les territoires de reproduction ne sont pas clairement identifiés.On distingue deux espèces de lagopèdes au Québec: le lagopède des saules et celui des rochers.Les deux sont répandus partout au nord de l'hémisphère boréal et.en Amérique du Nord, on les rencontre de l'Alaska (le lagopèdes des saules est l'emblème aviaire de cet état) à Terre-Neuve.En règle générale, le lagopède des rochers vit bien au-delà de la limite des arbres, dans la vaste toundra, alors que son cousin habite légèrement plus au sud.Mais on retrouve les deux espèces jusqu'au centre du Groenland, où elles occupent des habitats distincts, les lagopèdes des rochers préférant les sommets de collines ou le terrain découvert.L'hiver, lorsqu'ils sont obligés de se déplacer un peu vers le sud, on les retrouve souvent dans le même territoire.De la grosseur d'une gelinotte huppée, nos deux lagopèdes sont difficiles à distinguer.L'été, les femelles sont identiques, mais chez les lagopèdes des saules,-le cou du mâle est beaucoup plus roux que celui de son cousin.L'hiver, chez le lagopède des rochers, le seul trait vraiment distinctif est une marque noire qui prolonge le bec jusqu'à l'oeil.Cette caractéristique est absente chez le lagopède des saules.Les lagopèdes pondent de cinq à 15 oeufs entre mai et juillet.La couvée annuelle est unique.C'est la femelle qui couve, mais chez le lagopède des saules, le mâle assure la garde durant toute l'incubation.11 la défend au besoin.D'ailleurs, chez cette espèce, les mâles s'adonnent à des combats épiques à la saison des amours, le sang coulant parfois.Le lagopède des saules défend ses petits avec acharnement et le mâle attaque jusqu'à l'être humain qui menace ses poussins.Les parents veillent sur leurs rejetons durant deux mois après leur naissance.Ce lagopède se nourrit surtout de bourgeons de saule nain, de petites feuilles, de fruits, notamment de plusieurs variétés de bleuets, dont la plante abonde dans le grand nord.Les petits affectionnent les insectes comme les fourmis et les chenilles.Les biologistes ont des avis divers sur les facteurs d'influence des populations sujettes à des cycles de cinq ou six ans.Certains soutiennent que les conditions climatiques suivant l'éclosion sont un important facteur de mortalité.D'autres invoquent plus volontiers le rôle des prédateurs, notamment les oiseaux de proie.Comme c'est souvent le cas chez des espèces similaires, la longévité des lagopèdes est modeste.Sur 12 000 sujets bagués, signale John K.Terres dans son Audubon Society Encyclopedia of American Birds, quatre seulement ont dépassé 1 age de quatre ans.Un lagopède: bien de chez nous mais mal connu PHOTO du ministère du Loisir.Je la Chasse ot de la Pèche Le carnet d'observation Observer les oies chez SARCEL ¦ La Société d'aménagements récréatifs, de conservation de l'environnement du lac Saint-Pierre, mieux connue sous le nom de SARCEL, invite les écoles secondaires et primaires de la région métropolitaine à participer à l'observation de l'oie des neiges et des bernaches du Canada sur les basses terres situées au sud du lac Saint-Pierre.C'est la première fois que le groupe SARCEL offre ses services à l'extérieur de la région où elle est à l'oeuvre depuis six ans.Cet organisme dirigé par l'avocat Gilles Ganée, de Nicolct, est unique au Québec.Il fournit un éloquent exemple de collaboration entre chasseurs et observateurs d'oiseaux.D'ailleurs, les biologistes qui y travaillent sont des ornithologues passionnés tout en restant grands amateurs de chasse.SARCEL loue des terres agricoles, dont elle fait graduellement l'acquisition, pour y organiser en automne une chasse contrôlée aux canards et aux oies.Les revenus de cette chasse financent les fournitures et les spécialistes qui, au printemps, accueillent des écoliers venant observer canards, oies des neiges et bernaches du Canada qui se reposent alors sur les terres inondées où l'on chasse en automne.Tous les printemps, on compte jusqu'à 2000 étudiants aux visites guidées.On y explique les phénomènes migratoires, les relations qui existent entre ces oiseaux et l'agriculture, ainsi que l'importance de la plaine inondable pour la reproduction des poissons.Des télescopes permettent des gros plans des oiseaux aux visiteurs.Les frais sont de 4$ par personne.Les excursions se déroulent de la deuxième semaine d'avril a la première de mai.On se renseigne davantage auprès de Chantale Roy ( 1-819-371-3481).__i_ LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE a MARS 1990 ***jj^>F.: \\ T.[\u20221 \"A »>
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