La presse, 18 mars 1990, C. Détente
[" LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 MARS 1990 JEAN-PAUL SOULIÉ Ouand elle est entrée dans la salle de musique du «secteur académique» de la prison de Bordeaux, seulement quatre jours après les saccages de la semaine précédente, pour enregistrer une émission de radio avec des détenus, Joe Bocan, comédienne et chanteuse, ne savait pas très bien dans quoi elle s'était embarquée.Ses premiers mots, « Je vous ai apporté des fleurs!», étaient parfaitement inutiles.Ça se voyait! Mais le ton était donné.Entre la trentaine de détenus présents et |oe Bocan, le courant passait.Les bras encombrés d'une énorme gerbe de tulipes rouges et blanches, la vedette aux cuisses Le groupe des détenus participant à rémission Souverains Anonymes, avec, au centre, Joe Bocan.BORDEAUX BLUES La radio communautaire derrière les barreaux gainées de noir s est frayé un passage entre des garçons émus, les yeux pleins d'eau, sourires béats et gorges nouées.Derrière la table chargée de micros, Mohamed Lotfi, producteur et réalisateur de l'émission Souverains Anonymes, avait le sourire.Son affaire marche.Mohamed se présente comme un «collectionneur d'idées originales».H y a deux ans, il a soumis un projet aux autorités de «Je vous al apporté des fleurs», a dit Joe Bocan en entrant Un geste qui a ému tout le monde.PHOTOS PIERRE McCANN, Là Pr&SSô Bordeaux, de Tanguay \u2014 la prison des femmes \u2014 et au ministère de la Sécurité publique, pour faire une émission de radio à l'intérieur des murs.Une émission qui est diffusée sur les ondes d'au moins trois stations de radio communautaires, une heure par semaine: CIBL, Radio McGill CKUT, et radio Centre-Ville CINQ.Depuis le début de janvier.Souverains Anonymes a produit une dizaine d'émissions.La première avait des sujets variés: la musique, la langue, l'actualité et même, vers la fin, Jésus.La seconde portait sur la violence, une expérience familière aux prisonniers.La troisième, sur Dieu; un prêtre de la prison de Bordeaux y participait.Une autre abordait un sujet très sensible pour les détenus: la femme, avec des tas de souvenirs, bien sûr.La moyenne des intervenants dans les émissions de Souverains Anonymes, ces «privés de parole» qui veulent quand même se faire entendre, font quatre mois à Bordeaux.D'un coup.Mais un grand nombre en font souvent, des moyennes de quatre mois.Des abonnés, en somme.Et pas forcément des gens habitués à se plier à une discipline.Mais pour bâtir une émission de radio, il en faut, de la discipline.Dès le matin, aussitôt que les locaux sont disponibles, Mohamed Lotfi rencontre son groupe de détenus.Les questions à poser à l'invité ou simplement à débattre entre codétenus sont épluchées.Chacun a sa question, on donne des numéros et, pour ne pas perdre de temps \u2014 notion fort ambiguë chez les détenus \u2014 il faut savoir qui va parler avant qui.«Pour obtenir la permission de faire cette émission, raconte Mohamed Lotfi, il a fallu rencontrer le conseil d'administration de la prison, et les détenus, l'ai vendu ma salade, mais mon projet était solide.Il comportait une grille thématique et un code d'éthique.» Incontestablement, Mohamed est fier de sa réussite.«Nous abordons tous les sujets, pas de tabous! Même pas la revendication, mais la revendication n'est pas notre sujet.» Il y a eu une émission où il a été question du Lac Meech, et une autre où un homme d'affaires qui purgeait sa peine comme tout le monde, a expliqué, en compagnie d'un vendeur, ce que sont les notions de spéculation, le marché immobilier, le libre-échange, la récession.etc.Et ce qui intéressait énormément de détenus, c'était de savoir comment des détenus «en affaires» pouvaient faire gérer leurs entreprises à distance.Un genre d'entreprise bien nécessaire'quand on travaille dans la marginalité et, par exemple, la drogue.Et tout ça est expliqué sur les ondes.À la fin de l'émission, les détenus enthousiasmés entonnaient un hymne: «On veut de l'argent!.» Que )ue Bocan ait charmé les détenus du groupe de Souverains Anonymes, c'est un fait.Elle leur a raconté sa vie, ses amours de jeunesse, elle les a mis «dans sa poche».Mais ce qui leur arrive chaque fois avec cette émission de radio, c'est surtout une forme de libération fière, par la communication.Une expérience .qu'ils n'ont pas souvent vécue avant.La surpopulation à Bordeaux?Mohamed leur a conseillé de changer un long discours assez déprimant sur leur condition de sardines entassées dans une boite trop étroite en une mélopée entraînante: «Pop, pop, pop, surpop, surpopulation.» Et ce n'est pas un chant de révolte, mais un choeur qui rassemble.L'émission la plus «consistante», raconte Mohamed Lotfi, a été, jusqu'à présent, celle qui touchait au problème de la drogue.En majorité, ceux de Bordeaux sont des détenus qui purgent des peines relices â la drogue.Légalisation?Beaucoup se sont déclares pour, mais pas n'importe quelle drogue.Ces citoyens sont majoritairement contre les drogues «dangereuses», celles qui asservissent les addicts.À |oe Bocan, les détenus ont dit: «Tu représentes ce qui nous manque le plus: une femme dévoilée!» Elle leur a expliqué à quel point elle était heureuse d'avoir eu plus de chance qu'eux.D'avoir subi de meilleures influences.Et ils ont regretté, ensemble, le fait de n'avoir que si peu de psychologues et de professeurs pour autant de détenus.Pour terminer, les détenus ont évoqué avec un Mohamed Lotfi hilare la musique «morpion qui fai un bruit à vous couper le souffle» dans une émission sur le rire \u2014 en prison, il faut le faire \u2014 et cet hommage aux gardiens «qui sont tous d'anciens artistes comiques».amusé du réalisateur Mohamed Lotfi Joe Bocan met sa dédicace sur le T-Shlrt dlsïbe!ie m je pense i > C2 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 18 MARS 1990 Pierre Dansereau, un éducateur exemplaire STEPHANIE GAUDET l.colc secondaire Sophie-lUirnt LW éducation est vraiment .l'atout essentiel d'une société libre et démocratique.Cependant, il est rare que l'on prenne la peine de féliciter et de rendre hommage à ceux et celles qui ont travaillé avec acharnement pour l'éducation des jeunes.Un éducateur ayant une vision, est une personne qui partage son savoir; ses expériences et sa soif de connaissances; c'est quelqu'un qu'on aime entendre, qui s'intéresse à nos besoins et qui donne le goût d'aller un peu plus loin.Cette année, pour souligner l'apport exemplaire d'un éducateur à la jeunesse québécoise, le Prix du Mérite Québécois «Jeunesse-Éducation» (P.M.Q.J.E.) a été attribué à M.Pierre Dansereau.pionnier dans le domaine de l'écologie et des sciences de l'environnement, auteur de plusieurs publications.Monsieur Dansereau est un important penseur du XXe siècle et nous pensons qu'il mérite vrai- De l'impro, ment cet honneur parce qu'il a éveillé bien des consciences en ce qui concerne la protection de l'environnement.L'ensemble de l'oeuvre de notre jeune lauréat de 78 ans est phénoménal: professeur émérite de l'Université du Québec à Montréal, détenteur d'une douzaine de doctorats honorifiques, ses expériences sont d'une richesse incalculable.Ce que nous retenons le plus de lui, toutefois, c'est d'avoir éveillé en chacun de ses étudiants et étudiantes à travers le Québec ce goût d'en savoir davantage et de relever des défis.C'est certainement le plus beau cadeau que l'on puisse faire à un étudiant et comme M.Dansereau le dit si bien: «Un professeur se doit d'abord d'éclairer pour produire plus de lumière, non pour conduire lui-même un troupeau».Le choix du lauréat du Prix du Mérite Québécois «Jeunesse-Êdu-cation» a été fait par dix étudiants et étudiantes des niveaux secondaire, collégial et universitaire provenant de tous les coins de la province.Dans un deuxième temps, la délégation québécoise aura comme mandat de promouvoir la candidature de notre lauréat québécois dans les autres provinces parce que chaque province canadienne élit son éducateur de l'année.Ensuite, 110 jeunes de partout au Canada se rencontreront pour échanger et décerner à l'un de ces dix élus le Prix Canadien Jeunesse-Éduca-tion.Ce prix vaut son pesant d'or en education puisqu'il est décerné par des étudiants.Les jeunes désirent un enseignement de qualité et ils savent remercier ceux et celles qui travaillent pour leur avenir et, par le fait même, pour l'avenir de la société.pour et par les jeunes, au Spectrum MATHIEU CHANTE LOIS l.colc secondaire Picrre-Laporlc tonne nouvelle: l'enceinte du Spectrum de Montréal ouvrira de nouveau ses portes aux moins de 18 ans! Combien de lois notre «jeunesse» nous a-t-ellc fait rebrousser chemin à l'entrée de cette salle de spectacle.(C'est pas toujours facile d'être jeune!) Mais cette fois-ci nous pourrons y entrer fièrement et légalement puisqu'on y offre un spectacle pour les jeunes, par les jeunes.Ge-spectacle diffère un peu de ce que l'on a l'habitude de voir au Spectrum parce que ce ne sera pas un «vrai show», ce sera de l'improvisation.Pas l'impro telle qu'on la connaît.On y reconnaîtra certainement l'arbitre, le maître de cérémonie et le musicien puisqu'ils ont tous promis d'être de la partie mais ce n'est pas le cas des joueurs et des joueuses.Us ont dû céder leurs places à d!autres joueurs ayant autant de talent et d'énergie.Mais vous risquez d'entendre davantage parler de ces talents dans quelques années puisque ce sont «les joueurs de demain», «LA» relève dont l'£ge varie entre 14 et 17 ans.Imaginez l'enthousiasme de ces étudiants de deuxième cycle secondaire.Ils joueront dans une semaine une véritable rencontre, sur une véritable patinoire, où il y aura de véritables étoiles de match, devant un véritable public payant et avec le désir de resepe-ter la règle du jeu qui veut que le nombre de joueurs des deux sexes soit identique sur la patinoire.On aménagera aussi le Spectrum de façon à pouvoir accueillir l'école pour handicapés physiques Joseph-Charbonneau.Le match de dimanche prochain opposera b équipes de jeunes venant des quatres coins du Québec: de l'Outaouais aux Cantons de l'Est en passant par les Laurentides, Lanaudière et Gatineau, il y seront tous! Dès samedi prochain ils assisteront à des entraînements et ateliers de formations de façon à être psychologiquement prêts au match qu'ils disputeront le lendemain dans l'ambiance du championnat: la coupe LN1 Jeunesse.Impossible de ne pas féliciter la LNI pour cette initiative remarquable qu'elle renouvelle.Non seulement parce qu'elle aide à démystifier la croyance concernant l'apathie de ma génération mais aussi parce qu'elle permet à des jeunes joueurs de prouver leur talent et de plonger dans le plaisir de succès l'espace d'un instant.L'action se déroulera dimanche prochain à 14$ le billet d'entrée ne coûte que cinq dollars.Le Party: le cri du coeur de Pierre Falardeau SÉBASTIEN HAMEL Cégep Édouard-Montpctit Après à la beauté cinématographique de Jésus de Montréal et au succès commercial de Cruising Bar (noter la dif-férerice entre les deux), un nouveau-film québécois prend l'affi-clie depuis déjà quelques semaines à Montréal: Le Party, une' réalisation de Pierre Falardeau.* Him dur.Le Party nous relate une soirée de féte que vivent des prisonniers au tempérament brutal et parfois choquant.Cette soi-réede réjouissances constitue le seul événement notoire de l'année, outre les bagarres qui sévissent constamment.Autre particularité de cette soirée: les blondes et les amis rendent visite aux détenus.En bref: une impatience fébrile ronge chacun des coeurs.Autour du spectacle principal où des scènes au goût douteux se succèdent, fourmillent de nombreuses actions.On peut suivre l'élaboration d'une fuite, le suicide il'un détenu et la liaison «amoureuse» que vivent une des danseuses et un prisonnier qui en a gf.os sur le coeur.Dans chacun des cas, l'évolution se fait tranquillement, mais avec un souci évident pour la psychologie des personnages.Tout se déroule graduellement; le résultat ne se sait qu'à la fin: le bonheur de l'un contraste avec le malheur des autres.La soirée est finie, on peut aller se coucher.pour une autre année d'attente.Ils font peine â voir.Falardeau voulait nous mon- trer la vie inhumaine de ces prisonniers.D'accord.Mais était-il nécessaire de présenter ces derniers comme des brutes de la pire espèce?Bien sûr, ces hommes ne sont pas tous des anges.D'un autre côté, ce ne sont pas tous des bêtes meurtrières, qui cherchent le sang.La nuance est énorme; pourtant, dans le film, elle m'a paru comme inexistante.Erreur ou écho d'un cri percutant que lance Falardeau à la société?La réponse germe encore dans le cerveau du réalisateur.Dommage.Par contre, car le film comporte de grandes qualités, Falardeau nous livre un film au cri parfois rude, mais porteur de messages: c'est un film qui vient du coeur, comme l'écrivait Serge Dussault dans La Presse.Sa rudesse morale est évidente; son langage, cru et direct; ses images, sombres et inquiétantes et sa force irrévocable et graVe.La richesse de ce film tient à sa puissante critique des prisons où l'on enferme (où l'on cache) des êtres humains pendant de nombreuses années.À leur sortie, déboussolés et perdus, ils recommencent leurs crimes passés.Quoi de surprenant?Une incarcération aussi longue, il y a de quoi tuer un homme (moralement, du moins), comme on dit.m Bref, Falardeau, par un film qui vient du coeur, lance un cri d'appel à la société québécoise.Et la force de ce cri ne fait aucun doute.D'ailleurs, son écho résonne encore dans mon coeur.La production cinématographique de l'année 1990 debute avec un film au caractère surprenant et â la puissance véritable, ce qui est tout à l'honneur de notre cinéma national.Pierre Dansereau, professeur émérite.La famine guette cinq millions d'Éthiopiens.* À Old Orchard plutôt qu'en Ethiopie! FREDERIC FORTIN Cégep Mnisonneuve LW idée de cet article m'est venue il y a longtemps.Si je me souviens bien, c'était le 2b décembre dernier.J'étais assis devant le téléviseur, à écouter les nouvelles, lorsqu'il y a eu ce reportage sur l'Ethiopie.Le lendemain de Noèl entendre parler de famine, de sécheresse, de catastrophe et surtout de cinq millions de morts probables, ça dérange.Par la suite, j'étais tout à l'envers.Moi, avec ma panse bien remplie et ma chambre qui croulait sous les cadeaux, je voyais ces Éthiopiens condamnés à mort.On peut bien se plaindre de nos hivers québécois, par contre, il faut croire qu'il y a des climats pires que le nôtre.\u2022 Depuis ce jour, l'obsession d'agir ne me quittait plus.Évidemment, il y a je moyen que tout le monde connaît, celui qui soulage la conscience: faire un don.Je ne dénonce pas en soi cette pratique, certains ne peuvent pas faire plus.Pour ma part, j'ai le sentiment de pouvoir faire autre chose.Sans oublier que l'argent qu'on envoie comme ça, on ne sait pas toujours ce qui lui arrive.Et puis moi, faire un chèque ça ne me donne pas l'impression d'améliorer le monde.La seule sensation que j'ai, c'est d'enclencher, une fois de plus, là roue administrative du merveilleux système capitaliste.Alors, que faire de mieux?Pourquoi ne pas aller directement là-bas.Exactement, aller en Ethiopie même.Parce que dans le reportage dont je vous parlais plus tôt c'est ce qu'on disait: l'argent peut sauver la situation à court terme, mais il faut donner aux pays du tiers monde l'infrastructure nécessaire à l'établissement d'une société autonome.C'est-à-dire bâtir des aqueducs, des maisons, cultiver des champs, etc.Je me proposais donc d'aller la-bas et d'aider.Pour ce qui est des dons en argent, pas besoin de chercher, il y a toujours une personne pour vous eii demander ou une campagne de financement pour vous le rappeler.Tandis que pour le bénévolat outre-mer, on ne vient pas vous solliciter.11 a donc fallu que moi, j'aille offrir mon aide.En premier lieu, il faut trouver qui serait susceptible de vouloir des volontaires tels que moi.Pour ça, j'ai pris le bottin téléphonique et je me suis mis à fouiller.De cette brique de 2 500 pages, j'ai retiré le numéro de quatre organisations: l'UNICEF, OXFAM, la Fondation canadienne contre la faimet celle de Jules et Paul-Émi-le Léger.Autant vous le dire tout de suite, mon opération ne fut pas un succès.À l'UNICEF et à la fondation du cardinal Léger on était tout content à la mention du mot don, mais pour le bénévolat, il fallait rappeler plus tard, le responsable n'était pas présent.L'UNICEF cependant, tout comme OXFAM plus tard, m'a référé.L'UNICEF ce fut à l'ACDI (dont je n'ai trouvé le numéro sous aucune rubrique) et OXFAM au CECI.Quant à la Fondation canadienne contre la faim, et bien, il n'y a plus personne à ce numéro m'a répondu la téléphoniste.Il ne me restait donc plus que le CECI à appeler, ce que j'ai fait.le me présente et j'explique ce que je veux: «C'est pour aller faire du bénévolat en Ethiopie.» «Quelle expérience avez-vous?», me demande une voix monotone.Expérience?Mais enfin, c'est une blague, je ne cherche pas une job, je veux vous aider.La dame qui poursuit: «Votre formation?Santé, agriculture, génie.Avez-vous déjà été sur le marché du travail au moins?» Ben, j'ai travaillé comme plongeur dans un restaurant, et concierge dans un autre, mais je ne crois pas que ça peut aider.Pas vraiment, qu'elle me dit.C'est à ce moment que me viens une autre idée.Si j'y allais par mes propres moyens, est-ce que je pourrais nr rendre utile une fois là-bas?La femme reste bouche bée.Elle me demande de patienter un instant, elle va vérifier.Lorsqu'elle revient, elle m'annonce que ce n'est rien de sur.Peut-être cela serait possible en passant par.les missionnaires! A bout de ressources?Non,' j'attaque maintenant la deuxième partie de mon plan: les agences de voyages.J'appelle à une première agence dans le but de savoir combien coûterait un voyage en Ethiopie.«Bonjour, je voudrais aller en Ethiopie faire du bénévolat, combien coûte le billet d'avion pour s'y rendre?» «C'est beaucoup trop vague», que je me fais répondre.(Une chance que je ne lui ai pas dit que c'était pour sauver le monde, elle ne s'en serait jamais remise.) Je laisse donc tomber le téléphone et je décide de me rendre à l'agence de voyage au coin de chez nous.Cette fois-ci, par exemple, je suis préparé, enfin c'est ce que je croyais.Lorsque la dame me demande où je veux aller, je lui répond en détail, le désire me rendre en Ethiopie (elle me regarde de travers), à compter du 1er juin.Durée: un mois.Et vlan, que je me dis, avec ça elle va me répondre.Et bien non.«À destination de quelle ville je vous prie?» Est-ce que je sais moi.La seule chose que je connais sur l'Ethiopie, c'est qu'il y fait terriblement chaud et qu'on y meurt de faim, alors le nom des villes.En pointant du doigt une immense étagère remplie de pamphlets publicitaires sur différents sites, je lui demande si je ne pourrais pas fouiller dans l'un deux pour choisir une ville qui me conviendrait.Non, car aucun ne porte sur l'Ethiopie.C'est vrai que j'imagine mal la page couverture d'un tel pamphlet, mais tout de même.Quant à la dame, elle ne connaît pas l'Ethiopie et ne peut donc me conseiller.Déçu, je suis rentré chez moi.En pensant à ces cinq millions de personnes qui vont mourir.En songeant aussi à ceux qui disent que la terre est devenue un gros village.Un gros village où il n'y a même pas moyen de venir en aide à ses voisins.Bon et bien tant pis le secours à l'Ethiopie, cet été je m'en vais à Old Orchard.Bénévoles à Saint-Charles Borromée V PATRICK DE LIS LE-CREUSER Cégep St-Liu rent 4 0** ue serait selon vous lè* moyen idéal de vous sensibiliser à un point tel que vous en viendriez â donner de votre temps?Après maintes réflexions, je» n'ai point trouvé la solution idéale, par contre laissez-moi vous faire part de l'expérience que mes amis et moi vivons dans le moment.\u2022 \u2022 \u2022 Le 10 janvier dernier, nous en étions à notre première visite en .tant que bénévoles au centre hospitalier Saint-Charles-Borromée.Ce centre accueille majoritairement des handicapés ne pouvant plus subvenir à leurs besoins.Bénévole est un bien grand mot qui hélas! fait peur à bien des gens, mais n'ayez crainte on ne nous a< \u2022 pas fait laver le plancher de l'hôpital avec une brosse à ,, dents.Tout ce que l'on nous a demandé, c'est d'oublier nos préjugés et d'être humain.» .Ai En premier lieu, nous avons rencontré Ginette \u2022 Richard ( responsable du service bénévolat loisirs) et le personnel du centre.Ginette nous a expliqué le peu qu'on attendait de nous et voilà, nous étions prêts à une première rencontre avec les bénéficiaires.Nous étions un peu craintifs et nous nous demandions quelles seraient leurs réactions face à nous qui avons un mode de vie un peu différent du leur.\u2022 Mais, bien au contraire, la plupart d'entre eux nous ont accueillis avec un sourire et ont été très sympathiques.Pour eux, c'était une joie d'avoir un \u2022 peu de compagnie.I\\ous avons parlé des Beatles avec Jean-Marc ( fervant amateur de ce groupe), d'animaux \\ avec Robert qui se passionne pour les chiens et chats, nous avons aussi parlé de musique québécoise avec Gilles, et de théâtre avec Claude (l'écrivain).Leur bonne humeur et leur joie de vivre nous font rapidement oublier nos petites craintes du début et nous nous lions d'amitié rapidement avec eux.Pas de pitié.de l'amitié Notre société a tendanece ' à se refermer sur les \u2022 handicapés et à les prendre ! en pitié, mais de votre pitié 1 ils n'en ont pas besoin.De \u2022 votre amitié, par contre.- Presque deux mois se sont \" écoulés depuis notre première visite et je peux vous dire que de semaine en semaine il est de plus en plus facile pour nous de prendre une heure ou deux pour aller visiter nos amis .\" de Saint-Charles-Borromée.Par contre, les jeunes bénévoles se font très rares et nous ne pouvons pas visiter les 281 bénéficiaires : du centre à nous seuls, alors .si le coeur vous en dit venez.donc faire un tour à Saint- \u2022 Charles-Borromée.Ce n'est peut être pas le monde merveilleux de Disney, mais .vous en retirerez sûrement davantage.Et quand nous y .pensons, bien, peut-on vraiment dire que nous faisons du bénévolat, quand on reçoit autant qu'on donne?Ceux qui seraient intéressés à vivre cette expérience enrichissante et qui ont.plus de seize ans, peuvent se renseigner en contactant Ginette Richard au 861-9331 (poste 204).* La * JEUNE* Presse est une initiative du service de l'Information de La Ptesser Cette page parait chaque dimanche.Son objectif est d'initier les adolescents à y récriture journalistique «n k»ur permettant de s'exprimer sur tes divers sujets quil les intéressent.Le choix des thomes et des chroniques est du ressort d'un comité de redaction «ad hoc» encadré par Pierre-Paul Gagné, adjoint au directeur de llntormation.Les'pédagogues et les élevés du secondaire qui veulent collaborera la confection de cette page peuvent nous le faire savoir en écrivant a La< JEUNt=»\u201e Presse.7.rue St-Jacques.Montréal H2Y 1K9.* LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 18 MARS 1990 C3 Montréal en ville Le Dr Jekyll, là où il y a quelque chose de magique dans l'air JOHANNE MERCIER collaboration spéciale L e prochain bar « in » à Montréal a bien des chances d'être le Dr Jekyll, qui a ouvert ses portes mercredi dernier au 40 ouest, de l'avenue des Pins.Dès que Ton entre dans ce bar, il y a quelque chose de spécial et même de magique dans l'air.Est-ce le décor de briques et de néon, le lustre de la piste de danse ou le charme du copropriétaire Pierre Murphy, allez savoir! Bien populaire serait celui qui pourrait définir en quelques lignes ce qui fait la différence entre un bar qui marche et un autre qui ne marche pas! Le Dr Jekyll, baptisé ainsi à cause de sa proximité des grands hôpitaux de Montréal, appartient à Pierre Murphy, Victor Kyrgychok, Sha-non Morelli, Jacques Marcoux et Michel Murphy.Pierre Murphy, que j'ai eu la chance d'avoir à ma table le soir de l'ouverture, est déjà actionnaire de Chez Swan, des deux restaurants La Fonderie, de La Moulerie et de l'Amérigo.Il a pour son nouveau bar d'ambitieux projets.Tout d'abord, Dr Jekyll est le premier bistrot expérimental à Montréal.Bistrot quoi?«Dr Jekyll est ce que l'on appelle aux Etats-Unis un bar «full concept».On peut y boire, y manger, voir des spectacles, danser, écouter de la musique et même écrire.Ici, il y aura éventuellement en début de semaine des spectacles de comédie et dès cette fin de semaine de la musique «live».Nous voulons aussi organiser des soirées d'écrivains, au cours desquelles les clients seront appelés à s'écrire sur un thème choisi.U y aura aussi des brunch godspell.» Murphy et son groupe ont un grand souci d'originalité.Le Dr Jekyll est le seul endroit à Montréal où l'on sert des vodkas et des schnaps glacés.Le choix est varié et comporte même des importations privées impossibles à trouver à la SAQ.On peut choisir ces eaux-de-vie à même un congélateur design et rotatif, s'il-vous-plait! Une autre spécialité de la maison est «La roulette russe», trois sortes de vodkas accompagnées de cornichons vinaigrés, dans la plus pure tradition russe.On peut aussi y trouver des scotchs vieux d'une vingtaine d'années, servis avec de l'eau distillée, et un choix d'une vingtaine de bières importées.Au menu dès cette semaine, quatre plats à découvrir.Tout d'abord des moufouleitâ, sorte de sandwich italienne, des ailes de poulet, des nachos et des tapas.Bientôt, un bar yakitori (brochettes japonaises) et cet été, une nouvelle façon de faire les Daikiri, au sorbet de fruits frais.Le prochain bar «in» de la ville, que je vous dis: LA BOÎTE NOIRE ¦ U y a toujours un film français ou américain des années 70 qu'on veut revoir mais qui ne passe pas à la télé.Moi, par exemple, j'ai «cherché» Mon oncle d'Amérique, d'Main Res-nais, durant au moins deux ans.Dévoré le cahier Cinéma de La Presse du samedi pour voir si un cinéma de répertoire ne le mettrait pas à l'affiche.J'ai aussi surveillé l'horaire de Radio-Québec, pour voir si quelque directeur de programmation génial ne le diffuserait pas à nouveau.Finalement, j'ai trouvé Mon oncle d'Amérique au club vidéo La boîte noire (4450, rue Saint-Denis).Mon oncle d'Amérique mais bien d'autres trésors aussi.À ma première visite, j'ai passé une bonne heure à pousser des «ho» et des «ha» devant les étalages de cassettes.Les Godard, les Lelouch, les Chabrol, les Resnais, les Pialat, les Kca-ton, les Max Brothers, les Allen, les grands classiques américains, beaucoup de films québécois, des nouveautés encore projetés en salle.En tout, 3500 titres.Pas de série B.Pas de films pour adultes, c'est vous dire la qualité des productions.Le propriétaire de La boite noire, François Poitras, a longtemps été un cinéphile privé de nourriture intellectuelle.«Il y a quatre ans, il n'y avait dans les clubs vidéo que des films de série PHOTO BERNARD BRAULT.u Presse Pierre Murphy a pour son nouveau bar d'ambitieux projets.A ma première visite à La Boite noire, j'ai passé une bonne heure à pousser des ««ho» et des ««ha» devant les étalages de cassettes.photo Bernard brault.La Presse Z, des films de cul et quelques bons films américains.Une partie du public n'y trouvait pas son compte.» Enfin, voici un avant-goût des nouvelles acquisitions de La boîte noire en avril : Portion d'éternité (Robert Favreau), Les matins infidèles (Jean Baudry et François Bouvier), La vie et rien d'autre (Bertrand Tavernier), Trop belle pour toi (Bertrand Blier), Death Poet Society, Sex Lives and Videotape, Shirley Valentine et Black Rain.Le prix de location des films: $3.75.DU VIN «BIO\" ¦ À tous les écolo-grano-naturo-biologiques: vous voulez faire la fête sans déroger à vos saines habitudes alimentaires et même boire «biologiquement»?Vous rêvez d'une carte des vins qui offrirait un vin certifié biologique?Eh bien ne rêvez plus.Chez A novo (4135, Saint-Denis), un des seuls restaurants de fine cuisine naturelle en ville, tout \u2014 ou presque \u2014 est bio.Du simple verre d'eau, évidemment purifiée par osmose inversée, rien de moins, à la tarte à l'abricot, fait de fruits biologiques, sans sucre et avec farine de blé entier.Quant au vin biologique, il existe vraiment.Importé de France, il est fait à partir de vignes cultivées sans engrais ni insecticides, dans une terre reposée durant au moins trois ans.Chez A Novo, tous les plats qui ne contiennent pas de produits laitiers sont identifiés avec un astérisque.Au menu, pas de viande mais du poisson, des crevettes- et du poulet.de grain, bien entendu.Servi avec figues et pistaches le jour de ma visite, un heureux mélange qui ne faisait pas «régime» pour deux sous! Sans doute par souci de favoriser une bonne digestion, la musique est douce et nouvel âge, cela va sans dire.Et à la table avoisi-nante, c'était inévitable, la conversation tournait autour du Shiatsu et de réincarnation.Seule surprise: la clientèle du A Novo ressemblait ce soir-là à celle de bien d'autres restaurants.Y avait-il eu de faux «granos» dans la salle.ou bien est-ce les yuppies qui se «naturalisent»?SI LE LAMBADA MANQUE A VOTRE CULTURE ¦ Vous n'avez rien au programme ce soir?Ça vous dirait d'apprendre à danser le lambada?Alors rendez vous au bar K-Bar-ré de la rue Rachel (au 812, «est) où dès 20 h 30, deux Brésiliens donnent gratuitement des cours de lambada et dansent même avec vous, histoire de vous donner le rythme.La vocation du bar K est vraiment hétéroclite: orchestre rock ou blues les mercredis, jeudis, vendredis et samedis, table de pool, musique brésilienne, schnaps.Un joyeux melting pot.Dans tous les quartiers Un regard nouveau sur Snowdon MADELEINE DUBUC collaboration spéciale e quartier qu'on appelle fi f^y communément \\hlP JÊ^ Snowdon s'étend w.?»^> de chaque côté de la rue de la Reine-Marie ( plus fréquemment appelé Queen Mary) entre les coquettes enclaves formées par la ville de Hamstead, l'adorable Circle Road et le grouillant quartier Côte-des-Neiges.II est cosmopolite sans être coloré, achalandé sans être drôle.Avec sa quarantaine de res-taurants, la proximité de l'autoroute Décarie et d'une des plus importantes stations de métro de Montréal, il reste essentiellement fonctionnel.Quiconque a déjà vécu dans les environs de Snowdon et avec qui vous en parlez en arrive toujours à se rappeler des épisodes «plus drôles à raconter qu'à vivre», comme disait ma belle-soeur.Et finit toujours, surtout s'il s'agit de maîtresses de maisons préoccupées de marchés familiaux, par se rappeler les aventureuses visites hebdomadaires au Steinberg du quartier.lieu de rencontres privilégiées, de compétitions vestimentaires, de potinages entre les matronnes du coin.tout ça dans des allées encombrées et mal aménagées pour la conversation.Et encore de prises de bec occasionnelles avec les «étranges» qui avaient le malheur de ne pas parler la langue de Shakespeare.Mais, tout ça a dû changer avec l'arrivée de Michel Gaucher dans le tableau.De toute façon les ménagères francophones de notre connaissance, fatiguées de se faire revendiquer leur place de stationnement (gratuit!), leur panier sur roues ou le chou-fleur sur lequel elles avaient mis la main (« It's mine, I was there before you !» ) ont pris à l'époque le parti d'aller voir comment ça se passait à l'autre Steinberg, celui de Côte-des-Neiges où les batailles entre bourgeoises étaient moins évidentes.surtout autour des choux-fleurs.\u2022 Oh retrouve Snowdon et son ! quartier quinze ans plus tard.; Avec un regard nouveau sur la vie et un enthousiasme généré et entretenu par des visites régulières dans d'autres quartiers de la ville, accueillants et chaleureux, où le commerce et la vente sont associées à un certain charme.Pour rompre la glace, on s'arrête en passant à quelques salons de mode très fréquentés comme Juliette, où se retrouvent depuis un quart de siècle les belles matrones avec avoir-du-poids persistant, venues de tous les coins de Montréal et d'ailleurs, Shirley K, qui s'occupe des jeunes futures mamans qui ont un embonpoint temporaire ou encore l'élégante boutique Elizabeth Haggerquï a, nous dit-on, l'une des collections de vêtements les plus importantes en ville.Puis, on part à la recherche des boutiques de belles cho-ses.À la première porte, on s'arrête un moment, on regarde, on examine; une collection d'horloges a attiré notre attention, on se présente.La propriétaire, venue d'Europe de l'Est, a beaucoup de classe.Mais, à l'invitation d'être associée à une chronique de journal, elle oppose un refus catégorique.te premier qu'on ait connu à ce jour.La raison : dans les journaux du coin, on a mis, dit-elle, les marchands eh garde contre les étrangers qui veulent leur faire de la publicité.Ça peut inciter les voleurs à venir faire main basse.On n'insiste pas, mais on ne peut s'empêcher de dire à la propriétaire que, publicité ou non, si un voleur veut venir troubler sa paix, il peut le faire n'importe quand, cinq minutes après nous, s'il le veut.Et on ajoute, un peu sarcastiquement, qu'il ne faut pas, comme ça, croire tout ce qu'on écrit dans les journaux, même dans le Suburban.Puis, on essaie à une autre porte.Croyez-le nou non.il faudra se buter à deux autres refus avant que finalement quelqu'un nous dise «Dieu soit loué.on va pouvoir parler à un journal francophone.On a tellement de choses à dire».Au bord du découragement, nous allions plier bagages, sauter dans l'autobus et aller avaler n'importe quoi: un verre de vin, un coca ou un café.sur Côte-des-Neiges.quand on a vu, au 4986, Chemin de la Reine-Marie, une affiche annonçant la Petite Afrique, et qu'on a rencontré dans la boutique un couple adorable oui importe des objets du Zimbabwe, du Malawi, de la Namibie et d'autres pays africains et qui, depuis sept mois, a pignon sur rue dans Snowdon.Ces Africains de descendances britannique, hollandaise et française, vont eux-mêmes dans leur pays d'origine, chercher les choses qu'ils mettent en vente: chaises sculptées, masques, figurines et autres objets, parfois utilitaires, souvent uniquement décoratifs, mais qui sont tous de qualité.Le café de l'amitié, on l'a pris avec Betsy, Caron et Yvette à qui l'on promet une seconde visite.À Snowdon, à quelques pas du métro, la roue a tourné, grâce à ces nouveaux arrivés.À côté ou presque, au 4968a, Chemin de la Reine-Marie, on découvre par la suite le Décor Trianon, propriété de la famille Guérinot, d'origine française.Le commerce est connu depuis treize ou quatorze ans de tous les constructeurs, designers ou décorateurs, nous dit le fils de la famille, Christophe, qui, entre deux clients, nous fait faire le tour.Ici, on se spécialise en luxueux accessoires de maison et le visiteur s'émeut devant certaine poignée de porte en porcelaine de Limoges à moins que ce ne soit devant la collection salle de bain du Canadien André Morin.Avant de quitter Snowdon, avec ces marques de sympathie et un peu par acquis de conscience, on va revenir au point de départ et essayer de visiter cette boutique qu'on n'avait pas osé attaquer au départ de peur de s'y faire refouler pour rencontrer, au 5410, Chemin de la Reine-Marie, chez «Entre-nous», Elaine Silver et David Caplan, un frère et une soeur qui vont réussir à nous rappeler qu» il ne faut jamais, en regardant l«es gens de l'extérieur, les mettre tous dans le même sac.Elaine et David, qui tiennent cette boutique depuis 18 ans, allient un goût sûr à une gentillesse tonifiante.La boutique «Entre nous» \u2022est claire, chaleureuse et présente une variété d'objets provenant de tous les coins du monde, à se procurer pour soi-même ou pour d'autres.Et, ô merveille.une partie imposante du stock est d'origine canadienne, voire québécoise.Un peu de baume sur le coeur d'une Montréalaise qui aurait rêvé que, chez elle, dans tous les quartiers, tout le monde, il devrait être beau, il devrait être gentil.A la boutique Entre-nous, que dirigent Elaine Sliver et David Caplan, au 5410, du Chemin de la Reine-Marie, une exemple des produits qui y sont offerts.Des Ateliers Cuyon, une magnifique plaquette de verre gravé (60 $ à 100 $ environ).À droite, du Décor Trianon, une poignée de porte fabriquée à Limoges.photos jean-yves létourneau u presse Un intérieur africain, comme on le découvre à la Petite Afrique, au 4986, chemin de la Reine-Marie.Chaises sculptées, masques, consoles et objets venus du Zimbabwe, du Malawi et d'ailleurs pour les amateurs d'exotisme.Personnages de terre cuite inspirés de la vie africaine. ) > 1/ LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 18 MARS 1990 &ï PETITS DÉBROCJÎIMRPS / CAROLINE £ T MATH ! EU Ut MA iS ççaiocoo?pu&PétetnB- (2çû\"a es Million* cammed).7% HCAJOOXf, S' fi T s & S' r ' \\00 too 400 500 6oo MSUiOH* ! pawnee* L W 7 au ao&Ç£>.czee^vA>*r, ilyamoi^ py*4 MiLUOti V'A*WtZ6, GLAàe& zcïau&s.it* m'caJ tests aoe t& GLAO&& 0*3V aie/ LE CARNET ou PROF une GifiStoB TV M\\eUXFA\\TVP tWl^i P*6A Les glandes à sel des oiseaux de mer Récemment, Robert, Nadia et moi étions à bord d'un voilier dans une mer chaude.Avec ses jumelles, Nadia observait les pélicans et les goélands.Hé! s'exclama-t-elle.Je vois un liquide s'écouler des narines de cet oiseau.Est-il malade?\u2014 Mais non, Nadia, lui ai-je expliqué.Il rejette simplement le surplus de sel avalé avec l'eau de mer.Les oiseaux peuvent boi-ye l'eau salée de l'océan.Us possèdent des glandes à sel, situées juste au-dessus ;des narines.\" Quand l'oiseau boit l'eau de la mer, le sel passe dans son sang.Le sang est ensuite filtré par les glandes à sel, qui en retirent le surplus de sel.Ces glandes sont reliées aux narines des oiseaux.C'est pourquoi le sel est rejeté par les narines.\u2014 Hé bien moi, dit Robert, je boirais bien cette eau ! l'ai soif! \u2014 Ce ne serait pas une bonne idée, Robert! Chez les humains, ce sont les reins qui débarrassent le sang des substances Inutiles ou nocives.Mais les reins sont incapables de nettoyer le sang de tout le seul apporté par une grande quantité d'eau de mer.Si tu buvais beaucoup d'eau de mer, le sang chargé de Sel atteindrait les cellules de ton corps et les dessécherait.Tu aurais encore plus soif! \u2014 Beurk, boire de l'eau salée! Tiens, Robert, dit Nadia-,prendsd ma gourde d'eau douce.Et ne bois pas tout son contenu, cette fois-ci ! Concours «Trouve le mot juste!» Trouve le mot juste! Chaque semaine, tu peux gagner un dictionnaire des synonymes Robert en répondant à la question suivante.Ecris ta réponse sur ce coupon ou sur une feuille, avec ton nom, ton adresse et ton numéro de téléphone.>Q.Quel mot forment les lettres: ELORUV?-I Un pickpocket en est un.\u2022 Réponse: _- Adresse retour: Concours trouve le mot juste / Le Club ; a / s Club des petits débrouillards 3995, rue Sainte-Catherine est Montréal (Québec) HI W 2G7 Un tranfert d'énergie ¦ Qu'obtiehs-tu en mélangeant du sucre, du beurre, de la farine et de la levure chimique?Un mélange, tout simplement.Mais si tu ajoutes un oeuf et du lait, et si tu chauffes la pâte au four, une transformation chimique s'opère et tu obtiens une nouvelle substance: un gâteau.Dans un mélange, les ingrédients ne perdent pas leurs propriétés et il est possible de les extraire du mélange.De plus, il n'y a pas de proportions précises à respecter.Par contre, pour faire un gâteau, tu dois suivre une recette qu t'indique la quantité exacte de chaque ingrédient.Et une fois cuit, il n'est plus possible de séparer les ingrédients.En général, quand une réaction chimique se produit, il y a une libération ou une absorption d'énergie sous diverses formes: chaleur, lumière, ou électricité.Une réaction chimique qui absorbe de l'énergie est dite «endo-thermique».Une réaction qui libère de l'énergie est dite «exothermique».Par exemple, un gâteau est le résultat d'une réaction endothermique puisqu'il faut cuire la pâte.Une chandelle représente un bon exemple de réaction exothermique.Elle dégage deux formes d'énergie : de la chaleur et de la lumière.La réaction chimique entre le vinaigre et le bicarbonate est-elle exothermique ou endothermi-que?Et la dissolution d'un détersif dans Peau?Pour le savoir, rassemble le matériel suivant: un bocal de verre, du vinaigre, du bicarbonate de soude (petite vache), de l'eau à la température de la pièce, du détersif en poudre pour la lessive et un thermomètre.Purr&r ùk&z* Moi peé \u2022m \u2022 SAimriori A00MPAtfT£.| è 4 mémo/ .£-&ÇrHAViAOU\\ a PAÎT le- gaxbào * ôtsro* OS FtAfif sexier*/ y&sT'&te ma\\$ euJti e*r &ATBA0X.t f * * Verse environ 50 ml de vinaigre dans le bocal et note la température.Ajoute une cuillerée à thé de bicarbonate et agite.Observe la variation de température.S'élève-t-elle ou diminué-telle?Rince le bocal puis verse 50 ml d'eau.Note la température de l'eau et ajoute quatre cuillerées de détersif à lessive.La température varie-t-elle?L'effervescence du bicarbonate emprunte de l'énergie au liquide.La réaction est donc endothermi-que.Par contre, la dissolution du détersif est exothermique puis-qu elle dégage de la chaleur.Les variations de température seraient-elles identiques si on modifiait la quantité de vinaigre, de bicarbonate, d'eau et de détersif?À toi d'essayer! Les aventures ties petits débrouillards LES MYSTÈRES DE L'ATLANTIDE, 10e épisode RÉSUMÉ: Les petits débrouillards apportent à une spécialiste le document découvert lors de leur expédition sous-marine.PAR JACQUES C0LDSTYN wâ PAR TOUFIK & ZORAN EH I905.WNE NOUV^Utit&I^rePAFOOEVIEWT D'A?PAKAlfRE AU QUÉBEC : HECTOR PÉCARIE.ii.a 26 ans.pèse i9o uvnsser *ew PARFAITEMENT ENTRAÎNÉ.IL LANCE UM PÉFIA' L0WI5 CYR.MAIS IE CHAMPION B»E6f RETIRÉ PHPUfc DE6 ANNÉES.IIA4+AN5 HEggggAUjg Mto.ft PÈSEPlte DE ?0O HVEE6.ÇWCI?CÛNlKE CE ^EUNE PlANC-BEr?JE DEVRAIS REFUSER,MAIS SCrC 4'ACCEPTÉ.POUR tUI DONNER UN£ tEÇON.l-A RENCONtfcE A HEU LE 26 FÉVRIER l O lu Jo '
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