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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1990-04-19, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales CELTEX ,nc 12S9S HT 5000 PORTATIF AVEC ACTIVATION j 953-0292 CC=3 / Bureau.967-9770 La Presse LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD119 AVRIL 1990 m Peter Blaikie Pierre Bourgault Même Peter Blaikie croit que l'indépendance «serait une expérience fascinante à vivre» mario fontaine La situation a décidément beaucoup évolué au Québec, alors que des hommes aussi différents que Pierre Bourgault et Peter Blaikie avouent maintenant avoir peine à trouver des sujets de discorde sur un thème aussi émotif que la langue.Même qu'ils s'entendaient plus souvent qu'autrement, hier, lors d'un débat sur la langue des affaires, comme pour dire que c'est au chapitre de la francisation des petites entreprises que le bât blesse le plus, actuellement.Tout un changement par rapport à un passé pas si lointain, où l'indépendantiste indéfectible et l'ex-président d'Alliance Québec croisaient le fer avec une belle ardeur.Hier, les membres de la Chambre de commçrce de Laval les ont au contraire vu s'entendre sur la plupart des points majeurs, même s'ils différaient d'opinion sur les détails.«Nous nous rappelions.Peter Blaikie et moi, notre premier débat à la télévision.Nous étions plus jeunes et beaucoup plus excités tous les deux», d'avouer d'entrée de jeu Pierre Bourgault à quelque 600 convives de l'organisme.Essentiellement, M.Blaikie s'est employé à déplorer les comportements passés, où les unilingues anglais monopolisaient les postes de cadre au Québec.Des progrès énormes ont été réalisés au cours des dernières années, plaide cet ancien président du Parti conservateur, ajoutant en outre que la qualité du français s'est parallèlement beaucoup améliorée.S'ils veulent aller de l'avant sur le plan mondial dans le domaine des affaires, les Québécois devront aussi apprendre l'anglais et si possible une autre langue, fait toutefois valoir M.Blaikie.Un fédéraliste que l'indépendance n'effraie pas, estimant que «ce serait une expérience fascinante à vivre».C'est lui qui, le premier, a souligné la dure implantation du français dans les petites et moyennes entreprises de la métropole.Des entreprises où l'anglais règne trop souvent en maître, poussant les néo-Québécois qui souvent y travaillent à s'intégrer à la minorité plutôt qu'à la majorité francophone, de renchérir Pierre Bourgault.L'anglais n'est pas la seule langue internationale, signale le fondateur du défunt Rassemblement pour l'indépendance nationale.Et, dit-il, il est inacceptable d'imposer cette langue à tout un peuple sous prétexte qu'une petite minorité fait affaire avec les États-Unis.Faisons du commerce dans la langue de nos partenaires et clients, en anglais ou dans une autre langue, a soutenu M.Bourgault.À peine 2,5 p.cent des lapo-nais parlent anglais, soit environ trois millions d'entre eux, affirme ce professeur à l'UQAM.Ici, constate-t-il, nous sommes aussi trois millions à parler anglais, c'est-à-dire une personne sur deux.Son vis-à-vis Blaikie est lui-même d'avis qu'on ne devrait pas imposer le bilinguisme aux Québécois francophones.L'ambassadeur du Canada défend le Québec et la loi 101 auprès du public américain maurice girard de la Presse Canadienne WASHINGTON endant que la crise constitutionnelle continue de retenir l'attention aux États-Unis, l'ambassadeur du Canada s'est porté à la défense du gouvernement du Québec et de la loi 101, mardi, au cours d'une émission d'affaires publiques télévisée.La tribune téléphonique de 45 minutes avec M.Derek Burney a été diffusée mardi soir à travers les États-Unis sur la chaîne C-Span \u2014 semblable au canal de diffusion de la Chambre des Communes à Ottawa ou de l'Assemblée nationale à Québec, mais avec en plus des émissions d'affaires publiques.La question québécoise a dominé les interventions des auditeurs, qui semblent avoir de la difficulté à saisir la volonté des Québécois de vivre en français, voire de former un pays indépendant.«Pourquoi, quand on traverse la frontière dans l'État de New York ou du Vermont, tout ce qu'on voit comme signalisation routière est en français, lanque qu'un Américain ne comprend pas?II me semble que ça peut être dangereux surtout quand on conduit?», a demandé une auditrice d'Arlington en Virginie.Et l'ambassadeur de fournir cette apologie de l'action gouvernementale du Québec en matière linguistique: «Le Québec est une province majoritairement francophone au Canada.Et, comme oasis francophone dans une mer de 270 millions d'anglophones nord-américains, le gouvernement du Québec doit essayer de s'assurer de protéger et de promouvoir la langue française.Donc, vous constaterez que toutes les affiches relevant du gouvernement provincial seront en français», a d'abord expliqué M.Burney.Puis, l'ambassadeur a rappelé qu'il existait un language universel de la signalisation routière, les pictogrammes, qui facilitent les déplacements des unilingues partout dans le monde.Les établissements et institutions du gouvernement fédéral, a-t-il rappelé, utilisent le bilinguisme.L'intention du gouvernement du Québec n'est pas de créer des difficultés aux touristes américains.«Son intention est de préserver la prédominance dans la partie très majoritairement francophone du Canada contre l'anglais, qui est utilisé tout autour», a-t-il ajouté.Les appels en provenance de toutes les régions des États-Unis ont démontré encore une fois l'importance que la question québécoise continue d'avoir dans les médias et les interrogations qu'elle suscite dans le public.De fait, aucune question n'a été posée sur les autres provinces canadiennes.Dans l'esprit un peu confus d'un auditeur franco-américain de New York, on croirait que la clause nonobstant inscrite dans la constitution à la demande des provinces anglophones est d'usage exclusivement québécois, qui s'en servirait pour miner la fédération canadienne.«Depuis des années, le Québec annule certaines lois du gouvernement fédéral et, au fil des ans, les Québécois ont manifesté le désir de former un pays indépendant.Si le gouvernement fédéral les laisse faire, pourquoi alors ne pas aller plus loin et les laiser former leur propre pays», a demandé l'auditeur.La clause nonobstant, a répondu M.Burney, «n'a pas été exigée par le Québec mais d'autres provinces».Elle vise à assurer la prédominance des parlements sur les tribunaux.Quant à la question constitutionnelle, l'ambassadeur a déclaré : «le ne m'imagine pas le Québec se séparer du Canada.Les difficultés que nous avons, nous allons les régler de façon positive».En réponse à une autre question, M.Burney a déploré la teneur des comptes rendus des médias américains, «qui ont tendance à expliquer de façon simpliste un problème compliqué».J La séparation du Québec pousserait les Maritimes vers les É.-U., croit Buchanan Presse Conmadiennc HALIFAX Les provinces atlantiques n'auront pas d'autre choix que de joindre les États-Unis, si le Québec se sépare du reste du Canada, croit le premier ministre de la Nouvelle-Ecosse, John Buchanan.«Que voulez-vous que nous fassions?Créer notre propre pays?C'est absurde.Demeurer en tant que partie d'un Canada fractionné?Une grande possibilité, mais c'est tout.Ou devenir une partie des États-Unis?Il n'y a pas de choix».Ce commentaire de M.Buchanan, fait hier au cours d'une interview avec La Presse Canadienne, a suscité un mouvement de colère à la législature.L'Opposition a accusé le premier ministre conservateur de propager la peur.«Nous ne voulons pas être Américains; nous voulons demeurer Canadiens», a déclaré le chef libéral Vince Mac Lean.«Comment le premier ministre peut-il faire un tel commentaire \u2014 il devrait s'excuser pour cette remarque fâcheuse ou démissionner en tant que premier ministre de cette province».M.Buchanan a écarté la suggestion du revers de la main et a atténué sa position en expliquant qu'il avait simplement rappelé les trois possibilités dont les premiers ministres des Maritimes avaient discuté lors d'une récente rencontre, à Corner Brook.Terre-Neuve.«S'il (M.MacLean ) connaît d'autres issues possibles pour cette partie-ci du Canada, eh bien John Buchanan j'aimerais qu'il nous en parle», a dît M.Buchanan devant la Chambre.\u2022 Dans l'interview, le premier ministre de Nouvelle-Ecosse a dit que.sans le Québec, le Canada laissera les quatre provinces atlantiques à la merci de l'Ontario.Il faudra une dizaine d'années avant que la Nouvelle-Ecosse, le Nouveau\u2014Brunswick.l'Ile-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve joignent les États-Unis, a précisé M.Buchanan.Et d'autres provinces agiront de la même façon, a-t-il prédit.laserphoto pc Limite reculée?M.Buchanan a indiqué qu'on tentait de sauver l'Accord du lac Mecch en repoussant la date limite pour certaines sections de l'accord constitutionnel.Actuellement, l'accord devra recevoir l'appui de toutes les provinces et du Parlement avant le 23 juin.M.Buchanan ne croit pas que.dans les circonstances présentes, l'accord sera ratifié dans sa totalité, bien que l'Assemblée nationale du Québec ail adopté une résolution déclarant que le Lac Meech devrait cire adopté sans modification.PHOTO JEAN-YVES Lt fOUKNEAU.la Preste Candidate au leadership libéral, Sheila Copps est allée « caller » un bingo hier dans l'est de la métropole, afin de peaufiner son image dans la population.Mme Copps courtisera les délégués de Martin, dont «l'organisation est en train de crever» MARIO FONTAINE Lw organisation de Paul Martin est en train de crever.Sa campagne ne démarre pas, mais il a trop investi pour se retirer dfc la course, a affirmé hier son adversaire au leadership libéral Sheila Copps.Celle-ci entend donc marauder les délégués du député de LaSalle-Émard, de même que ceux du meneur |ean Chrétien.Même s'ils ont été choisis sous d'autres étiquettes que la sienne, les militants seront sensibles à sa popularité auprès des-électeurs, pense Mme Copps.En effet, dit-elle, «ceux qui se font élire délégués sont des politiques.Ils écoutent ce que disent leurs voisins».Et, selon Sheila Copps.ils verront plus loin que le congrès du 23 juin.Ils verront la prochaine échéance électorale, et la choisiront parce qu'elle est la plus en mesure de battre les conservateurs de Brian Mulroney en 1992.C'est pour cela que la député ontarienne est allée «callcr» un bingo hier dans un sous-sol d'égli- se de l'est de la métropole, histoire d'accroître encore cette faveur populaire susceptible de fléchir le maximum de délégués aux assises de Calgary.Très à l'aise avec les 200 joueurs du Club social Sainte-Claire, la seule femme candidate à la succession de John Turner a vaillamment aligné les B 72 aux G 23, déplorant seulement que les boules soient bleues.«Il est important de se retrouver chez le peuple, de retrouver les gens ordinaires», explique Mme Copps, qui passera la matinée dans la métropole avant de s'envoler pour l'Abitibi-Témisca-minque.Elle reconnaît que son principal adversaire, lean Chrétien, jouit lui aussi d'une image populiste, mais compte néanmoins débaucher une partie de ses délégués en misant sur sa popularité personnelle.Presque inconnue des Canadiens il y a à peine trois mois, Mme Copps devance maintenant ses deux principaux adversaires un peu partout dans les sondages.Mais ce ne sont pas les électeurs dans leur ensemble qui votent au congrès au leadership, mais uniquement les militants libéraux désignés dans chacun des comtés.Or, sur le terrain, l'équipe Copps tire largement de l'arrière.Au Québec Jean Chrétien pouvait ainsi compter, avant les assemblées d'hier soir, sur les deux-tiers des délégués élus (414), Paul Martin sur 26 p.cent (165) et Sheila Copps sur 6 p.cent (41 ).Cette dernière espérait recevoir l'appui des délégués du comté de Levis, mais# une injonction a été obtenue qui retarde le processus.Or le temps presse pour elle.11 ne reste en effet que deux mois avant le congrès à la direction du Parti libéral du Canada.«Deux mois, en politique, c'est une éternité», soutient celle qui estime que Jean Chrétien pèche par excès de confiance: «il n'a prévu que trois réunions publiques d'ici juin.Il va falloir qu'il sorte de son armoire et se prononce sur les grandes questions.Moi je ne fais pas campagne derrière des portes fermées».Elle affirme par ailleurs recevoir de plus en plus d'appuis de pro-Martin, déçus par une «campagne qui est en train de crever».On fait du maraudage des deux côtés, admet la député de Hamil-ton-Est, qui compte beaucoup sur les deux dernières assemblées contradictoires \u2014 ce week-end à Hamilton et début juin à Montréal \u2014 pour réaliser de nouveaux gains.M.Buchunan a dit qu'il avai entendu parler d'une autre pro position de recul de la date d'e> piration.avancée par M.Gordoi Robertson, attaché à l'ancien ca binet fédéral.Le premier ministre de la Non velle-Écosse a enfin souligné qu'i était très inquiet des élans natio nalistcs qui ne cessent de se pro pager au Québec, à la suite du re fus de certaines provinces de rati fier l'Accord du lac Meech.Vander Zalm n'y croit pas En Colombie-Britannique, par ailleurs, le premier ministre Bill Vander Zalm a estimé que le Québec resterait probablement au sein du Canada même si l'Accord du lac Meech devai échouer.« |e ne crois pas que ce ( la sépa ration) soit une réelle possibili té», a-t-il d'abord déclaré à I; presse, hier.« Mais est-ce une pos sibilité?» s'est-il ensuite question né avant de répondre par l'affirmative.«C'est certainement une possibilité», a-t-il assuré, pour conclure du même souffle que « franchement, je ne crois pas que cela arrivera».Néanmoins M.Vander Zalm ; dit s'attendre, en cas d'échec de Meech, à «quelques protestation!, venant du Québec et peut-être même qu'il y aura certains gestes en vue de déclencher le processus vers la souveraineté».Le premier ministre reconnaît qu'il n'y a plus grand espoir di sauver l'entente constitutionnelle.Buchanan peut toujours rêver.Presse Canadienne WASHINGTON Le premier ministre de Nou velïe-Êcosse, John Buchanan, peut rêver ouvertement du.joui où sa province joindra les Etats Unis mais il s'agit d'une transfor mation dont il est facile de parler mais difficile à réaliser.Le passage d'une province canadienne en état américain est un mécanisme complexe que franchement les États-Unis n'ont pas eu à considérer avant aujourd'hui, a indiqué pour sa part Mme Marguerite Gras, assistante au représentant américain Walter Fauntroy.Ce dernier a incité le Congrès à accorder le statut d'État à Washington, la capitale des États-Unis.Selon Mme Gras, les provinces canadiennes désirant joindre les États-Unis devront franchir trois étapes.\u2022 ¦ \u2022 Ainsi, les provinces atlantiques devront d'abord déclarer leur indépendance du Canada, puis nouer des liens d'amitié avec les États-Unis, soit comme territoire soit comme commonwealth, avant de pouvoir demander le statut d'État.Ensuite, il sera relativement facile de devenir un État américain, avec une majorité simple dans les deux chambres du Congrès.Cependant, on ne précise pas combien de temps les provinces devront être territoire ou commonwealth avant de pouvoir demander le statut d'État.Mme Gras a souligné que les États-Unis ne s'étaient jamais trouvés devant une situation semblable, car tous les États additionnels ont été acquis lors de guerres ou ont été tout simplement achetés.Actuellement, il y a le district de Colombia ainsi que Porto-Rico qui depuis un bon moment demandent au Congrès le statut d'État.Peterson À Toronto, par ailleurs, le premier ministre de l'Ontario David Peterson a dit qu'il ignorait tout d'une tentative de sauver Meech en repoussant la date limite pour la ratification de certaines sections de l'accord.«Notre démarche actuellement est d'approuver Meech puis d'y ajouter des choses, et non de soustraire des détails à l'accord», a noté M.Peterson à l'extérieur de la législature.Il a ajouté que M.Buchanan avait toutefois droit à son opinion sur la présente situatiop. B2 LA PRESSE, MONTREAL, JEUD119 AVRIL 1990 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint dirocteur de i information Alain Dubuc éditorialiste en chef Là semaine de quatre jours: un cadeau de l'État e ministre québécois du Travail, M.Yves Séguin, se retrouvera dans de beaux draps avec le rapport du Conseil de médiation qu'il a lui-même formé pour tenter de trouver une solution globale aux éternels problèmes de travail qui existent à la Société de transport de la Rive-Sud de Montréal et qui fait que les usagers sont encore aux prises, depuis lundi, avec une autre grève des employés d'entretien sur les bras.En recommandant d'accorder aux quelque 200 mécaniciens et autres employés d'entretien la semaine de travail de quatre jours, pour un total de 36 heures, les médiateurs créent tout un précédent susceptible de faire boule de neige au sein des organismes publics et parapublics au Québec.Il est d'abord évident que les employés d'entretien des autres sociétés de transport en commun comme ceux de Montréal, Laval, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke réclameront tôt ou tard le même régime de quatre jours.Pour la seule Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM), cela équivaudrait à des coûts additionnels annuels de 10.2 millions de dollars, à un accroissement de la masse salariale de plus de 11 p.cent si la semaine de travail devait passer de 40 à 36 heures et occasionnerait des impacts majeurs sur les opérations d'entretien des véhicules.Déjà, dans les présentes négociations entre les employés d'entretien et la direction de la STCUM, le seul fait de réduire la semaine de travail de 40 à 37.5 heures équivaut à une perte de 215,000 heures par année qu'il faudra compenser par de nouveaux emplois ou beaucoup de temps supplémentaire.Au sein même des sociétés de transport, imaginons aussi que les milliers de chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro réclament, à leur prochaine négociation, la semaine de quatre jours?Il faut parler, pour l'ensemble, de plusieurs dizaines de millions de dollars additionnels chaque année.Donc, plus de taxes.Il faut aussi d'ores et déjà imaginer que les employés gouvernementaux, avec raison, tenteront eux aussi leur chance d'obtenir un tel statut à la prochaine ronde de négociations.Que fera le ministre du Travail si le conseil d'administration de la STRSM refuse d'entériner le rapport du Conseil de médiation et ne reconnaît pas la semaine de quatre jours, comme l'a laissé poindre le président de l'organisme, M.Hugues Aubertin, maire de Boucherville, dans sa réaction initiale d'hier?Le gouvernement imposera-t-il aux parties cette solution par décret ou par une loi spéciale?Si oui, il confirmera du même coup que l'État-employeur est disposé à accorder à d'autres groupes d'employés des secteurs public et parapublic la semaine de quatre jours.À quel prix! Ce n'est pas vrai de dire que la semaine de quatre jours ne coûte rien.Quand un service public est offert sur sept jours, il faut du monde pour combler les trois autres jours.Il faudra de toute évidence embaucher du nouveau personnel.En outre, en accordant la semaine de quatre jours, de 36 heures, cela veut dire neuf heures par jour.Or, trois équipes de 9 heures équivaut à 27 heures.sur 24 heures par jour.La STRSM peut-elle se permettre de perdre trois heures par jour de travail?À l'heure où, plus que jamais, le Québec doit se serrer la ceinture; au moment où le gouvernement songe à réduire les services de santé et d'éducation ; dans le contexte où l'État et ses partenaires accumulent les déficits et veulent imposer des frais modérateurs, est-il réaliste de s'offrir le luxe de la semaine de quatre jours dans les services publics?Si des entreprises privées \u2014 dont moins d'un travailleur sur mille possède ce statut \u2014 veulent se payer cette possibilité, elles en assument les frais.Mais ouvrir la porte dans le secteur public, c'est imposer un nouveau fardeau aux contribuables déjà surtaxés.Claude masson Le mythe Gorbatchev Les mythes survivent difficilement aux bouleversements historiques.Et pour se perpétuer, ils ne doivent pas être confrontés à de trop complexes réalités.Celui de Mikhail Gorbatchev pas plus que les autres.Car il y a un mythe Gorbatchev.Aussi bien en Occident qu'à l'intérieur même de l'Union soviétique.Depuis son accession au pouvoir, en mars 1985, Gorbatchev est devenu l'incarnation vivante de notions nouvelles en pays communiste, comme la transparence et la restructuration du régime.Au point où les expressions russes qui les décrivent, perestroïka et glasnost, sont virtuellement devenues des noms communs dans toutes les langues de la terre.Tant qu'il ne s'agissait que d'énoncer des idées généreuses sur le désarmement et la paix mondiale ou la liberté des peuples et les droits de la personne, il était relativement facile au président de l'URSS de séduire l'opinion publique mondiale.Et d'être perçu comme un libérateur providentiel par ses compatriotes et par les autres pays du Pacte de Varsovie.À trop jouer cependant à l'apprenti-sorcier, il est aujourd'hui confronté à un redoutable défi : faire coïncider ses prochains gestes avec ceux qu'on attend du mythe tant adulé.Sur le plan intérieur, Gorbatchev n'a certes pas créé tous les problèmes auxquels il doit faire face aujourd'hui.La crise économique, la corruption érigée en système ou la nette détérioration du climat social sont les fruits pourris d'un vieux régime.Un régime auquel, justement, l'actuel président a promis d'apporter des correctifs qui s'imposent depuis longtemps.Mais, de ce fait, il doit maintenant affronter une vague de contestation qu'il a lui-même rendue possible.De la même façon, en matière de nationalismes régionaux, le maître du Kremlin doit aujourd'hui composer, chez lui, avec des sentiments qu'il a encouragés chez ses voisins.Coincé entre une idéologie qu'il n'a pas reniée, des aspirations libérales qu'il a alimentées et une opposition conservatrice qui rêve de le voir trébucher, il ne peut compter que sur sa remarquable habileté politique pour gérer plus ou moins démocratiquement un État plus ou moins totalitaire.Sur la scène internationale, ce sont évidemment les dossiers du désarmement, de la prochaine réunification de l'Allemagne et de la démocratisation de l'Europe de l'Est qui, jusqu'ici, constituaient le socle de son immense popularité.Mais, paradoxalement, c'est maintenant à l'aune de son attitude face à la Lituanie qu'on prendra la vraie mesure du personnage.Personne n'a cependant intérêt à lui faire perdre la face.À Washington comme à Vilnius, on est bien conscient que la poursuite du mouvement amorcé il y a cinq ans dépend de la survie politique de Gorbatchev.jamais, il n'a paru aussi vulnérable devant les tempêtes qu'il a déclenchées.Ni son image aussi près d'être ternie par les gestes qu'il pourrait être forcé de poser.Heureusement pour lui, rarement a-t-on vu autant de monde avoir en même temps autant d'intérêt à entretenir un mythe.Pierre gravel Politique à repenser En pleine période de compressions budgétaires, le Canada a vu, mardi, 75 millions de dollars s'envoler en fumée en l'espace de quelques secondes.Deux de ses chasseurs CF-18 venaient de s'écraser au-dessus d'une zone urbaine, en Allemagne de l'Ouest.Hier, l'armée de l'air canadienne a décidé de stopper provisoirement les vols d'entraînement de ses chasseurs, jusqu'à ce qu'on trouve les causes de l'accident.On a l'habitude: il s'agit du quatrième CF-18 à s'écraser en quatre mois, le douzième depuis que le Canada a fait l'acquisition de 138 de ces chasseurs supersoniques, en 1984, au coût astronomique de 4,9 milliards de dollars.___ Cet accident fournit l'occasion de reposer une série dé questions qui, dans le nouveau contexte politico-social de l'Europe, méritent des réponses au plus tôt.Non seulement l'aspect sécuritaire de ces avions est-il en cause, mais également le rôle des forces aériennes canadiennes en Europe.Que diable font nos réactés au-dessus des zones urbaines de l'Allemagne?Il y a quelques années, alors que l'URSS représentait une menace pour l'Europe «libre», le CF-18 constituait la réponse de l'OTAN aux avions soviétiques.C'était donc pour «protéger» l'Europe et l'Allemagne de l'Ouest que le Canada conservait des effectifs militaires importants et une bonne partie de son aviation en Allemagne de l'Ouest.Mais 45 ans après la chute d'Hitler, à l'heure de la réunification de l'Allemagne, la situation a changé.L'URSS, aux prises avec des conflits internes et une libéralisation de ses moeurs politiques, ne représente plus le «gros méchant» d'autrefois.Nos forces armées et aériennes en Europe ressemblent donc de plus en plus à une force d'occupation.Et les manoeuvres de notre aviation au-dessus des zones aériennes soulèvent de plus en plus de protestation en Europe.Avant d'autoriser nos avions à voler de nouveau, il serait bon qu'Ottawa s'interroge sur l'utilité de continuer à maintenir en Europe une flotte aérienne et des troupes qui coûtent cher aux Canadiens et dont l'Allemagne de l'Ouest elle-même ne veut plus.Pierre venu at v.': 'titioEw sup: Qui TieNT ce 9oH Pourvu VkfoN f droits reserves Sont détestables les impôts visibles ou acquittés avec l'argent déjà reçu MARCEL ADAM ¦ l y a plusieurs années Mo- ¦ nique Leyrac avait dit dans une entrevue (je la cite à peu près): On trouve intelligents les gens qui pensent comme nous.Comme Mme Leyrac exprimait ce que je pensais déjà, inutile de dire que depuis ce jour je me fais une haute idée de la sagacité de cette dame.Une autre personne que je trouve particulièrement intelligente c'est la columnist du magazine Maclean's, Barbara Amiel.Elle qui vient de soutenir un argument que j'ai naguère proposé en tremblant, tellement il allait à rencontre de la sagesse conventionnelle.Dans sa dernière chronique Mme Amiel tente d'expliquer ce qui a valu tant de tribulations au premier ministre de la Grande-Bretagne, Margaret Thatcher, à la suite de l'implantation d'un nouvel impôt pour fins municipales.Selon la chroniqueuse, Mme Thatcher a voulu faire d'une pierre deux coups avec sa poll tax: financer les gouvernements locaux et du même coup faire s'intéresser les contribuables à la manière dont leur argent est dé- pensé dans les municipalités.Convaincue qu'elle est que lorsque tout le monde devra payer directement ce que coûtent les services municipaux (qu'assumaient seuls les propriétaires fonciers et le gouvernement de Londres qui épongeait les déficits) ils accepteront avec moins d'enthousiasme l'instauration de services ne répondant pas à un besoin réel.Pour Barbara Amiel la leçon qui découle de ce qui s'est passé dans les rues de Londres au sujet de la poil tax est celle-ci : lorsque les citoyens doivent payer des impôts à même l'argent déjà reçu \u2014 plutôt que par le biais des déductions à la source ou de leur inclusion automatique dans les prix \u2014 ils réalisent à quel point ils détestent payer des taxes.Une vérité de tous les temps que n'oublient pas d'appliquer les gouvernements qui veulent tenir le peuple tranquille en faisant en sorte qu il continue de payer des taxes pour défrayer les coûts faramineux de déficits astronomiques rendus possibles par un système fiscal indolore et sournois.Aussi évitent-ils de suivre l'exemple de Thatcher avec sa poil tax% et de Mulroney avec sa TPS (laquelle remplacera une taxe plus élevée mais invisible) qui a fait l'unanimité contre lui du fait que les gens la paieront en mettant chaque fois la main dans leur poche.C'est justement pour s'évi- ter de tels désagréments qu'en généra] les gouvernements s'ingénient à trouver des moyens de siphonner le contribuable sans qu'il s'en rende compte.Sachant que de la sorte le citron pourra être exjuté sans risques électoraux sérieux.Il y a une douzaine d'années la Communauté urbaine de Montréal était en proie â de grands tiraillements au sujet de la fiscalité.Je me souviens avoir entendu le maire Drapeau dire à ce propos, à la télévision, avec une désarmante franchise, que le problème serait facilement résolu si on trouvait le moyen de taxer sans douleur, c'est-à-dire de manière dissimulée.C'est en vertu de cette philosophie qu'il avait lui-même inventé sa fameuse «taxe volontaire», qui était en fait une loterie ainsi déguisée pour essayer de contourner la loi.Et c'est la même philosophie qui ne faisait voir rien de reprehensible dans l'exploitation par l'Etat du jeu de hasard (la Lotto) pour arrondir les fins de mois de la trésorerie publique, à l'ex-ministre des Finances Jacques Parizeau.Si les contribuables recevaient en entier leur salaire pour ensuite payer directement et périodiquement leurs impôts, le fardeau fiscal, voire même la dette nationale seraient-ils ce qu'ils sont aujourd'hui?J'en doute.Les taxes camouflées et surtout les déductions à la source ont pour effet de rendre irresponsables les gouvernants autant que les citoyens, les premiers dépensant inconsidérément le produit des taxes que les seconds paient machinalement sans s'en apercevoir.* Mais les gouvernements n'ont pas à s'inquiéter.Les citoyens ne sont pas à la veille de réclamer un mode d'imposition sur le revenu qui, outre de traiter les citoyens en adultes, inciterait ceux-ci à réclamer des services publics et des programmes sociaux à la mesure de ce qu'ils ont les moyens de s'offrir.Pourquoi?Parce que les contribuables y trouvent leur compte autant que les gouvernements.D'une part ils sont soulagés de l'odieuse responsabilité d'épargner d'avance les sommes dues à l'Etat.D'autre part, le remboursement des trop-perçus d'impôt arrive comme une manne tombée du ciel au temps béni des vacances d'été.S'il se trouvait des gens qui souhaitaient un mode de paiement de l'impôt moins infantilisant, j'imagine que la série d'articles du confrère Michel Girard, sur les redoutables pratiques du Percepteur à l'égard des personnes dont les impôts ne peuvent être déduits à la source, leur aura fait redécouvrir les charmes d'un système qui exempte la majorité des contribuables-salariés du risque d'être harcelés de la sorte. I I LA PRESSE, MONTREAL, JEUD119 AVRIL 1990 Opinions \t'* ! \u2022\u2022\u2022 \u2022 V\t\t \t: 1 ; *\t\t* f ¦ » 1 « f «* \u2022 m S *w * .^* A \u2022far JR^i*.) iCI La confidentialité des documents L assisté social a droit à sa vie comme tout autre citoyen lu tentation est forte pour l'Etat, bien décide à réduire les coûts de l'aide sociale, d'utiliser à cette fin des reuse ign e m eut s person n e Is touchant les assistés sociaux.Est-ce là un moyen justifié dans les circonstances où une intrusion condamnable dans la vie privée des gens?Un groupe de professeurs de droit de rUOAM \u2014 René Laper riè-rc.Georges LcBcl, Pierre MacKay et René Côté \u2014 a étudié la question et prépare le document que voici.a finalité, c'est-à-dire l'objectif ¦¦visé par la constitution des dossiers des assistés sociaux, concerne d'abord l'établissement de l'admissibilité des demandeurs d'aide et.en second lieu, l'administration des dossiers.Dans un domaine administratif similaire, celui de l'utilisation des rôles d'évaluation par des tiers, la Cour supérieure de Québec a accueilli la requête d'un citoyen, propriétaire d'un immeuble dans la ville de Charlesbourg, visant à interdire à la Communauté urbaine de Québec de signer un protocole avec la Chambre d'Immeuble de Québec Inc.(C1Q), protocole qui aurait permis à CIQ inc.d'avoir accès, par ligne informatique, aux renseignements apparaissant au rôle d'évaluation foncière et de valeurs locatives contenues dans les juge Goodwin, un assisté social est en droit d'exiger que les renseignements qu'il est obligé de fournir à l'aide sociale comme bénéficiaire ou demandeur ne soient utilisés que pour des fins prescrites et diffusés ou rendus accessibles uniquement selon les modalités apparaissant â la loi.Or, une fois les renseignements personnels entre les mains d'une agence de crédit, celle-ci pourra verser les renseignements ainsi obtenus dans le dossier de crédit de la personne sur laquelle on lui a demandé une enquête et éventuellement s'en servir pour établir le crédit des personnes visées.C'est là l'essence même du fonctionnement de ces entreprises.Mais ce serait alors une fin totalement étrangère à la gestion des dossiers des assistés sociaux.Cela aurait le double effet de la faire apparaitre comme débitrice de l'aide sociale, et fraudeuse, avant même les résultais de l'enquête.Quand aux États-Unis, le president Reagan a décide de recourir a de tels procédés clans le cadre du Deficit Reduction Act de 1984, pour les mêmes motifs affirmes d'élimination de la fraude et des duplications dans les divers programmes gouvernementaux d'aide, le Congrès a exigé que le citoyen concerné soit informé spécifiquement à chaque fois que l'on avait recours à de tels procédés pour lui permettre de vérifier et de contester les données ainsi recueillies.secteur public sont largement couvertes par les lois, celles du secteur prive n'existent et ne sont régies essentiellement que par des contrats privés entre les firmes utilisatrices.C'est, dit-on, pour ne pas s'immiscer dans les rapports entre les entreprises capables de veiller à la défense de leurs intérêts, que l'on ne réglemente pas ce secteur les d'évaluation, impôt sur le revenu.), d'étudiants (dossier scolaire, dossier de prêts et bourses.), de bénéficiaires de soins de santé (dossier hospitalier, assurance-maladie.), de demandeurs de permis (permis de conduire, permis de construction, permis de chasse.), de bénéficiaires d'une prestation sociale (pension de « L'utilisation de renseignements à des fins autres que celles pour lesquelles ils ont été colligés, constitue un véritable détournement de finalité et un abus de pouvoir de l'État dépositaire et gardien de ces renseignements.» «Le détournement par l'État de renseignements personnels contenus dans des dossiers ou des fichiers dont il est le gardien et le dépositaire, est une pratique dangereuse pour les droits et libertés de tous les citoyens.» banques de données de la CUQ.Parmi les motifs du jugement, le tribunal conclut que: « Un contribuable est en droit d'exiger que les renseignements qu'il est obligé de fournir ù sa municipalité comme locataire ou propriétaire, ne soient utilisés que pour des fins prescrites et diffusés ou rendus accessibles uniquement selon les modalités apparaissant à la loi».Il est clair que les dossiers de l'aide sociale comportent des données nominatives.Tout demandeur de l'aide sociale est obligé en vertu de la Loi et des règlements de fournir ces renseignements afin d'établir son admissibilité, son droit à l'aide sociale.Il nous semble donc que, pour paraphraser le Les impératifs de protection élémentaire des droits des citoyens ont amené le Congrès des Etats-Unis à adopter des lois restrictives quant au recours aux données des firmes privées que l'on retrouve dans plusieurs lois regroupées ensuite dans le Computer Matching and Privacy Protection Act of 1988.(en vigueur depuis le 19 juillet 1989), qui crée des commissions de vérification ( Data Integrity Boards) pour toutes les données et banques utilisées par l'administration fédérale, que la provenance en soit publique ou privée.Ces mesures se justifient, aux États-Unis comme ici, parce que la loi ne régit pas de la même façon la constitution des banques de données publiques ou privées.Alors que les banques de données dans le privé.Le recours par l'Etat â ces banques de données transforme complètement la nature de l'opération, car il s'agit ici non plus de l'acceptation ou non d'un contrat dans un marché supposément libre, mais de la détermination des droits de citoyens face â une administration puissante et qui se situe en dehors de ces rapports contractuels.Le droit à l'aide sociale ne doit pas être conditionnel à la renonciation à sa vie privée et ne doit pas autrement pénaliser ceux qui en bénéficient.Tant qu'une législation spécifique n'aura pas été adoptée, il faudra s'opposer au recours par l'Etat aux informations détenues par des compagnies privées; et dans l'éventualité d'une telle législation, il faudrait obtenir des garanties sérieuses que les firmes auxquelles l'administration aura recours ne puissent utiliser les informations résultant de cette opération pour compléter ou modifier leurs banques.Dans cette affaire, l'État divulgue des renseignements à Acrofax (nom.adresse et numéro d'assurance sociale d'individus et situation d'assisté social ayant des démêlés avec le ministère) et celle-ci pourra par la suite les utiliser.Ceux qui figurent sur les demandes du ministère pourront être identifiés par Acrofax dans les demandes de crédit comme fraudeurs ou débiteurs potentiels de l'aide sociale, indépendamment du caractère réel ou non de cette situation.Le détournement par l'Etat de renseignements personnels contenus dans des dossiers ou des fichiers dont il est le gardien et le dépositaire, est une pratique dangereuse pour les droits et libertés de tous les citoyens.Les administrations publiques détiennent et accumulent une foule de renseignements personnels sur les citoyens, à titre de contribuables ( rô- vieillesse, allocations familiales, aide sociale.).Dans la plupart des cas.les citoyens sont obligés, en vertu de la loi, de fournir les renseignements requis pour se prévaloir d'un droit, bénéficier d'une prestation, obtenir un permis, etc.L'utilisation de renseignements à des fins autres que celles pour lesquelles ils ont été colligés, constitue un véritable détournement de finalité et un abus de pouvoir de l'Etat dépositaire et gardien de ces renseignements.Rien dans la Loi et le droit n'autorise les organismes publics à faire commerce des informations que le citoyen est obligé de fournir à l'État.Les assistés sociaux ne sont pas des citoyens de seconde zone, ils n'ont pas, du fait de leur statut de bénéficiaire, moins droit à la protection des renseignements personnels qui sont contenus dans leurs dossiers.Si ce principe n'est pas reconnu et appliqué, qu'est-ce qui empêchera la RAMQ.l'Administration des prêts et bourses, la RAAQ, et les autres organismes publics de faire un tel commerce de fichiers de renseignements personnels pour des fins étrangères à leur constitution.Et ceci d'autant plus que le secteur privé n'est encore soumis à aucune réglementation en la .matière malgré les recommandations insistantes du GRID, de la Commission de la culture de l'Assemblée nationale et d'un comité interministériel chargé d'étudier la question.La réponse du ministre selon laquelle moins de 4000 assistés sociaux feraient l'objet d'une enquête, nous semble aberrante dans la mesure où le ministre ne peut pas échapper â sa responsabilité en prétendant qu'il esquivera l'application de la loi seulement 4000 fois plutôt que 350000 fois.En ces matières, une seule infraction est déjà une effraction de trop dans la vie privée.Pierre Péladeau réplique Le président de Québécor répond ici aux propos que tenait Lysiane Gagnon dans sa chronique du 10 avril.La réussite dérange beaucoup de gens et expose les gagnants à l'envie, aux attaques et même à la haine.Le point de départ, dans le cas présent, est un article de L'actualité bourré de ouï-dire, d'inexactitudes, de faussetés et de sottises.L'une des dernières en ligne est Madame Lysiane Gagnon dans sa chronique du 10 avril dernier.«Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage.» Comment expliquer autrement son acharnement, sa méchanceté et sa hargne?Se présentant pourtant comme une journaliste d'un certain niveau, elle semble cette fois descendre bien bas.le ne crois pas avoir besoin d'affirmer mon admiration pour les femmes.Il est vrai que quelques boutades, citées hors contexte, ont pu déplaire à certaines d'entre elles, alors que mes remarques n'avaient pas ni ne devaient avoir de portée générale.Malgré tout, si j'ai pu en choquer ou en offenser, je m'en excuse.Trop d'exemples existent à l'appui de ma confiance en elles et de mon désir de promouvoir leur carrière à des postes clés et de les appuyer au sein des organismes et associations où je prends un intérêt.A preuve, La Maisonnée d'Oka, maison de réhabilitation des drogués, le Pavillon lvry-sur-le-lac, l'Auberge du Nouveau Chemin; dans le secteur culturel, l'Orchestre Métropolitain et le Pavillon des Arts de Sainte-Adèle.Ce ne sont que quelques exemples où l'on ne retrouve que des femmes à la direction.Québécor est l'une des premières entreprises canadiennes à avoir terminé son projet d'accès à l'égalité et à l'avoir fait agréer par Emploi et Immigration Canada.Déjà, dans le secteur de l'édition, revues, magazines, journaux, heb-dos régionaux, les femmes occupent à Québécor un grand nombre de postes de direction: plusieurs sont directrices générales ou directrices ou contrôleurs.De plus, la relève et les promotions sont assurées.Quant à l'affirmation de Madame Gagnon à l'effet que le Devoir «m'appartient corps et âme», elle est évidemment totalement fausse et insultante pour les journalistes et la direction de ce journal.En effet, Québécor n'est qu'un créancier et non le propriétaire.Et ça, elle le savait très bien.De quel droit un créancier interviendrait-il?Quant à moi, je n'interviens pas.D'autre part, on connait trop l'esprit d'indépendance du Devoir pour ignorer que toute l'équipe est libre et sans attache.Au nom de cette équipe, le directeur a d'ailleurs protesté vigoureusement.Madame Gagnon me reproche d'avoir tardé à réagir à l'article de L'actualité.Si elle avait pris la peine de vérifier ses sources, elle aurait su que j'étais en Europe et que je suis rentré précipitamment le 2.Mais ça aurait enlevé du «punch» à son article même si elle forçait un peu la vérité.Reste la question se rapportant aux juifs.Les rétractations de l'éditeur de L'actualité et du journaliste lui-même à propos d Hitler ont été fermes et nettes et démontrent clairement et hors de tout doute la fausseté de l'article.Tous savent que je suis nationaliste et que toute ma carrière a été orientée vers l'avancement et la promotion des francophones du Québec.J'ai tenté de mille façons de convaincre les Québécois de langue française d'occuper une place plus grande dans le commerce de détail.)c ne faisais que reprendre les propos de Sam Steinberg qui avait, il y a plus de 25 ans, dit aux étudiants des Hautes Études Commerciales qu'il occupait la place que, par leur manque d'ini- tiative et d'audace, les jeunes Québécois n'occupaient pas.11 ne faut pas voir de racisme dans mes propos, mais l'expression d'un désir et d'une volonté oour notre groupe d'occuper une plus large place.Toute interprétation contraire, ou «anti» de mes paroles dénature leur portée réelle.Et plus de 100 conférences données à travers la province prouvent hors de tout doute cette assertion.Dans cette affaire où l'on a mal renseigné et même trompé la population, trop de gens, et je le regrette, ont été inutilement blessés.J'inclus dans ce nombre, à la fois la communauté juive, pour qui j'ai souvent dit avoir un grand respect, notre société Québécor, mes colla- borateurs et les membres de ma famille.Enfin, Madame Gagnon me prête plus de pouvoir que j'en ai.Elle soutient que je «contrôle l'ensemble de la presse populaire, une grande partie de la presse parlée et de l'édition».(Sûrement pas La Presse et les autres journaux du Groupe Desrnarais, ni les journaux de Conrad Black, ni les hebdos régionaux de Michel Auclair, ni ceux de Cogeco, de Télé-Média ou encore du groupe Bellavancc.) D'autre part, il lui aurait été facile de vérifier que Québécor n'est pas du tout présente dans la presse «parlée».Dommage que la colère aveugle une journaliste que l'on disait sérieuse./- Ce ne sont pas les propos litigieux de L'actualité que j'ai commentés, mais les déclarations sur les juifs que M.Péladeau a faites de vive voix à CKAC.de même que ses déclarations sur les femmes.2- Sur les liens entre Le Devoir et Québécor, la preuve n'est plus ù faire.Québécor imprime et distribue Le Devoir dont il est, de très loin, le principal créancier; ce ne sont pas les insultes grossières et ridicules dont M.Lauzières m'a abreuvée la semaine dernière qui changent quelque chose à cette réalité.Par ailleurs, M.Péladeau n 'a pas à prendre la défense de mes collègues de la salle de rédaction du Devoir, que ma chronique ne visait aucunement.3- Al Péladeau a effectivement tardé à réagir à un article qui lui attribuait de l'admiration pour Hitler.À supposer qu'il n'ait eu ni fax ni téléphone à portée de la main alors qu'il était en Europe, il s'est en tout cas abstenu, une fois rentré à Monréal, de démentir les propos qu'on lui attribuait.Le mardi 5 avril, deux reporters, André Picard du Globe and Mail et Bruno Bisson de La Presse, ont sollicité une réaction de M.Péladeau et se sont fait répondre qu'il n'avait aucun commentaire a faire.4- M.Péladeau ajoute aujourd'hui ù ses propos sur «les juifs (qui) prennent trop de place» en évoquant une déclaration attribuée à Sam Steinberg.Cette «citation» a été diffusée dans des écrits a tendance antisémite, mais au terme d'une enquête minutieuse notre collègue Mivillc Tremblay, de la section économique de La Presse, a découvert que Sam Steinberg n'a jamais tenu ces propos.L'auteur d'un manuel de science politique qui avait repris cette citation a avoué à Tremblay avoir omis d'en vérifier la source, le ne reproche pas à M.Péladeau d'ignorer la petite histoire de ce «discours» de Steinberg, mais nos lecteurs ont droit à cette précision.5- Quant aux leçons de journalisme «sérieux» et au respect dû aux lecteurs, je ne crois pas que le père-fondateur de la presse quotidienne à sensation soit bien placé pour m'en donner.Lysiane Gagnon Le vote « ethnique * armi tous les abus auxquels donnent lieu la course au leadership du Parti libéral \u2014 les mêmes s'étaient produits chez les conservateurs, faut-il* dire \u2014-, il y en a un qui devrait donner à réfléchir à* tous les partis politiques: c'est le poids démesure*-qu'occupent maintenant, dans le choix des chefs de., partis canadiens, des groupes ethniques dont les; membres, dans bien des cas, n'ont même pas la nationalité canadienne.Ces derniers n'auraient pas le droit de voter-aux élections générales, mais ils ont le droit de choisir celui qui pourrait devenir le prochain premiejj\" ministre! Le cas le plus flagrant est celui des sikhs fondamentalistes, mais le même phénomène se retrouve au sein de certaines communautés fraîchement immigres, qui forment autant de bassins «tricotés serrés» où des organisateurs électoraux peuvent recruter des centaines de «partisans instantanés» en vendant (plus vraisemblablement en distribuant)- des cartes de membres du parti a des gens qui iront à' l'heure dite voter pour la «slate» de leur candidat.Dans la region de Toronto.20 associations- Se™ comtes ( sur 23 ) sont noyautées par des groupes coniw pacts de sikhs, de Siciliens récemment immigrés, de-Macédoniens, de Grecs, de Portugais et de Croates, autant de groupes eux-mêmes utilisés comme de sjin: , pies machines à voter par les organisations des candidats au leadership.Les organisations de lean Chretien et de Paul Martin ont toutes deux fortement mise sur le vote sikh au Canada anglais \u2014 et même au Quebec, ou pourtant les sikhs sont fort peu nombreux.Dans le Globe and Mail de samedi dernier, le \u2022 journaliste Hugh Windsor rapporte la stupéfaction^ de certains dirigeants du parti, quand ils ont vu.en arrivant à l'assemblée libérale de Laprairie, en banlieue de Montréal, que 60 « membres», sur les 78 pre-, sents, étaient sikhs.Aucun ne parlait français, et au-; cun n'avait milité au sein de l'organisation libérale.Mais ils ont évidemment fait élire leur «slate» (pro-^ Chrétien).Au congrès de Calgary, les libéraux de Laprairie ne seront représentés que par des délégués sikhs dont on ne sait même pas s'ils sont naturalisés! Le scénario s'est répété à travers le Canada, tantôt au bénéfice de Chretien, tantôt à celui de Martin.C'est la communauté sikh qui a permis à Paul-Martin d'ébranler un tant soit peu le monopole-de,T.Chrétien sur la Colombie britannique.M.Martin ; s'est promené dans la communauté sikh, d'un tem-ple à l'autre, en promettant un consulat au Punjab et~, en se déclarant en faveur du port du turban dans la GRC.\u2022 \u2022 À Surrey, en banlieue de Vancouver, les explP-cations.concernant les règles de procédure, ont du être traduites en langue punjab! Cette assemblée, & \u2022 laquelle a assisté le columnist leffrey Simpson, avait ceci de particulier que les sikhs y étaient divisés en*** tre Martin et Chrétien.La soixantaine de vieux nul ici tants libéraux, dont certains travaillaient pour le parti depuis des décennies, n'ont compté pour rien .du tout dans le vote.Les sikhs, plus nombreux, se\":*; sont entendus pour s'élire entre eux: sur les dou/.crj; délégués, dix sont sikhs.quatre pour Martin et six pour Chrétien.Les sikhs sont faciles a recruter parce qu'ils sont regroupés en réseaux compacts, autour de leurs temples et de leurs organisations ethniques et religieuses.Il suffit de s'allier quelques-uns de leurs lea-, ders pour avoir accès à un beau gros bassin de partisans-champignons qui se rendront en masse aux assemblées.Nombre de groupes sikhs sont également poli-.tiquement militants.à l'extérieur du Canada, et-continuent ici à faire la promotion de la sécession du, Punjab.On dit qu'ils en veulent au gouvernement Mulroney d'avoir fait cause commune avec l'Inde.Ils espèrent évidemment influer sur les futures politiques du Canada concernant leur pays d'origine.* * * .m » m .vnr» ,IM»| Il va de soi qu'il est normal \u2014 plus que nqrj mal: souhaitable \u2014 que les nouveaux citoyens qui sont en train de transformer le visage du Canada soient présents et actifs au sein des partis politiques^ \u2022 Le problème survient quand on a affaire à des operations de manipulation pure et simple, qui op.t, fi pour effet de privilégier la force brute du nombr^-par rapport au patient travail des partisans qui ont' passé des années à coller des timbres et à faire dij.70 porte à porte.Il y a deux façons d'éviter les abus.La première, qui tombe sous le sens, serait de restreindre aux seuls citoyens canadiens le droit de vote aux assemblées où sont élus les délégués à un congrès de leaf dership et où est bâti le programme du parti^ Les j réfugiés et les immigrants reçus n'ont pas le droit de vote aux élections fédérales et provinciales.Au nom de quoi détiendraient-ils la balance du pouvojj^,.quand il s'agit de choisir le futur premier ministre et le futur chef de l'Opposition et de définir un programme de gouvernement ?' Et pourquoi admet-on des adolescents â partir.'.de 14 ans comme électeurs à ces assemblées, quand l'âge minimum pour voter aux élections générales est 18 ans?\u2022r- L'autre façon d'éviter les abus serait de resserrer considérablement les règles concernant la date-limite pour l'admission de nouveaux membres et la vente des cartes de membres.C'est un secret de polichinelle qu'elles sont souvent achetées en bloc par une organisation ou l'autre.laquelle défraie aussi le voyage et le séjour au congrès.C'est en tout cas une réforme à laquelle les parr, u tis devraient s'attaquer le plus vite possible, ne,se;c-, rait-ce que pour éviter de perdre leurs «vrais» miln-» tants, ceux à qui ils doivent leur existence et Icuks victoires électorales.Pour éviter aussi que le débat politique ne dégénère complètement et ne devienne un concours où le gagnant sera celui qui aura amené au congrès le plus de membres «instantanés».Des règles plus strictes éviteraient aussi, une -fois déclenchées les élections générales, que de bons-, candidats soient écartés par ce même jeu du vote «ethnique».Cela s'est produit dans plusieurs cônités ' ontariens aux dernières élections, surtout au sein du PLC qui a toujours été, traditionnellement, le parti des nouveaux arrivants.Des femmes de talent, près- \\ senties pour des postes ministériels, ou des candidats qui avaient fait leur preuve, voire des députéS'sor-tants qui ne méritaient pas pareil traitement, ont été-balayés par des blocs de voteurs à la solde de candi.-; dats dont le seul mérite était d'avoir pu piger danK .un bassin ethnique.Le même scénario pourrait se-: répéter avec d'autres groupes de pression.Les partis politiques doivent éviter de devenir la proie de groupes d'intérêt qui militent en faveur * d'une cause unique, et rester des lieux où une population la plus hétérogène possible aborde I'ensemblgiC des problèmes qui confrontent la société. EMT» - LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD119 AVRIL 1990 Des dépenses électorales non autorisées valent 400$ d'amendes à une collaboratrice de Masse lisa binsse S Marthe Lefebvre, employée chez Lavalin, a été reconnue coupable hier d'avoir fait des dépenses électorales non autorisées d'environ 2 000$.en 1984, pendant la campagne électorale de Marcel Masse, aujourd'hui ministre des Communications.Elle a été condamnée .à des amendes totalisant 400$.Selon la preuve présentée au procès, en février, Mme Lefebvre travaillait à la campagne électorale de M.Masse, dans le comté de Frontenac, en vue des élections fédérales de septembre 1984.Elle agissait comme relationniste et responsable des communications.Mme Lefebvre était accusée d'avoir payé, à l'automne 1984, des dépenses électorales faites pendant la campagne alors qu'elle n'était pas agent officiel du candidat et ne représentait pas l'agent officiel, M.lean Mo-rissette.Plus précisément, elle était accusée d'avoir payé des dépenses électorales à Visa Banque Royale et à American Express pour un montant total de 1 782,98$ sans avoir obtenu au préalable, comme l'exige la Loi électorale du Canada, l'autorisation de l'agent officiel, M.Morissette.Le juge Louis Carrier, de la Cour du Québec, l'a condamnée à 150$ d'amende sur chacun des deux premiers chefs et 100$ d'amende sur le troisième.Mme Lefebvre devra aussi payer les frais, ce qui représente, selon son avocat, Me lean-Claude Hébert, une somme additionnelle d'environ 100$ puisque la cause est devant les tribunaux depuis 1986.Toujours selon la preuve déposée au procès, avant la campagne électorale, M.Masse était vice-président chez Laval-lin.Il connaissait Mme Lefebvre depuis 1980.Quelques jours après la campagne, Mme Lefebvre lui a dit qu'elle avait fait des dépenses de campagne et que ces dépenses n'avaient pas été payées.M.Masse a alors demandé à M.|ean Lamarre, à l'époque vice-président chez Lavallin, d'autoriser le paiement de ces dépenses et lui a demandé d'envoyer la facture au comté pour remboursement.Le paiement a été autorisé.¦ En 1986, Lavallin a plaidé coupable à des accusations d'avoir payé des dépenses électorales non autorisées à Mme Lefebvre et à Voyages Eaton.L'entreprise à êcope d'une amende de 2 400$.Un ex-député du PC a prévenu 100 000 Américains contre le bilinguisme.sur du papier des Communes Presse Canadienne TORONTO ¦ L'ancien député conservateur Ron Stewart s'est servi de papier à lettre avec en-téte du Parlement pour prévenir les Américains contre le bilinguisme, affirme le Toronto Star.Dans une lettre expédiée à 100 000 Américains et dont le Star a obtenu copie, M.Stewart les prévient que l'empiétement des hispanophones pourrait finalement obliger les Américains à parler espagnol dans leurs activités quotidiennes.M.Stewart, de Barrie, Ont., a représenté la circonscription de Simcoe-Sud aux Communes de I979à 1988.Il était au nombre des députés conservateurs qui se sont élevés aux Communes contre le projet de loi C-72, la législation linguistique qui a augmenté le nombre des services bilingues offerts par le gouvernement fédéral.«l'ai choisi d'abandonner mon siège au Parlement en signe de protestation contre la crise linguistique dans laquelle s'est engouffré mon pays et qui sème la discorde et la haine», dit la lettre de M.Stewart.À moins que les États-Unis n'adoptent l'anglais comme lan- fue officielle, selon la lettre, les tats et les villes adopteront des lois qui feront de l'espagnol leur langue officielle.«C'est précisément ce qui s'est produit au Canada», ajoute-t-il dans la lettre de quatre pages.M.Stewart a écrit cette lettre pour English First, association de défense des droits des anglophones, dont le siège social se trouve en Virginie.Le groupe compte 250 000 membres.«Choisir l'espagnol comme partenaire linguistique égal de l'anglais serait une grave insulte envers nos parents et nos grands-parents qui sont venus en Amérique et ont appris l'anglais.» * \u2022 H' m .r »- % r r \u2022\u2022 » \u2022 \u2022 \u2022 T't: » \u2022\u2022\u2022 t-v- i i i i « » » i i t » t f t \u2022 i \u2022 -m II r.3 3 i ; it *-»V- , ; .» \u2022 l - \u2022\u2022 * ' '.t; i v \u2022i: *.I: i ».\u2022., \u2022 -»^« r f 'i i V .¦ - ! » ! T.Ki > t ,» V i K \u2022 h u -* \"fi\" ^^^^^ Equipez-vous cellulaire et vous ce magnifique cotftet-cadeau Vous serez étonné de voir tout ce que vous pouvez gagner en participant au concours \"Composez pour gagner\"* de Bell Cellulaire.Simplement en faisant l'essai dlin téléphone cellulaire avant le 31 mai, vous pourriez en effet gagner 1 une des deux Chevrolet Lumina APV1990.Ou l'un des dix microordinateurs Tandy 2800 HD.Et si vous en profitez pour vous abonner à Bell Cellulaire, vous pourrez \"composer pour gagner\" du temps d'antenne gratuit, des week-ends d'appels gratuits et jusqu'à 150 S en abonnement à un programme de services.De toute manière, tous nos nouveaux abonnés repartiront gagnants.Rendez-vous donc dès aujourd'hui à un Centre Cellulaire Plus ou chez un agent autorisé Bell Cellulaire, ou téléphonez au 1800 361-5551, et participez au concours \"Composez pour gagner\".En tout, plus de 750 000 $ en prix.Et, qui sait, vous repartirez peut-être au volant de ce magnifique coffret-cadeau.D'ici le 31 mai, composez pour Centres Cellulaire Plus Logictel 3233Jean Béraud Laval (Québec) TEL: (514) 686-8484 Cellcom 5200, rue Paré Mont-Royal (Québec) TEL: (514) 739-7775 Cellular One 8990, boul de LAcadie Montréal (Québec) TEL: (514) 385-0770 Centre de Téléphone Mobile 1239, rue Bellechasse Montréal (Québec) TEL: (514) 274-9366 Le Car Stereo Centre 1400, rue Jarry est Montréal (Québec) TEL: (514) 727-3721 Locatel 5591, rue Paré Montréal (Québec) TEL: (514) 735-3000 Communication Idéale 309, rue Notre-Dame Rebentxgny (Québec) TEL: (514) 585-2847 Radio Communication Cellulaire Inc.3350, ire rue, #203 St-Hubert (Québec) TEL: (514) 676-9919 Logictel Inc.222, ch.de la Gare St-SauveutHle&Monts (Québec) TEL: (514) 227-8461 $5 Bell Cellulaire CdkdairePkis ».rrr IL - Pour gagner, vous devez répondre correctement à une question d'habilité.\u2022V- J- Ce message est écrit sur du papier portant l'cn-tcte de la Chambre des communes et présente M.Stewart comme député de Simcoe-Sud et adjoint parlementaire du ministre des Approvisionnements et Services.M.Larry Pratt, porte-parole d'English First, a admis que la lettre laissait bel et bien croire qu'il s'agit d'un porte-parole canadien officiel transmettant un message important.Faisant partie des neuf députés conservateurs qui ont voté contre le projet de loi C-72, M.Stewart a déclaré qu'il avait peut-être utilisé du papier à lettre du Parlement.«Je ne peux pas me souvenir», a-t-il dit.«Peut-être que si.l'ai écrit en tant qu'ancien député au Parlement, mais je lui ai écrit tant de lettres que je serais incapable de vous répondre.» M.Stewart est membre honoraire de l'APEC.11 a indiqué que la possibilité d'avoir été pris pour un porte-parole du gouvernement par certains Américains l'inquiétait.Les libéraux contre l'avortement font la vie dure à Sheila Copps guy taillefer de la Presse Canadienne OTTA WA ¦ Le mouvement pro-vie dispute la troisième place à la candidate Sheila Copps dans la course aux délégués en vue du congrès au leadership libéral qui se tiendra en juin prochain à Calgary.Une situation qui provoque une certaine surprise parmi les organisateurs de la campagne à la direction, qui reconnaissent avoir sous-estimé la force du mouvement anti-avortement des «Libéraux pour la vie», qui a endossé le candidat pro-vie Tom Wappel dans la lutte à la succession de John Turner.Selon les statistiques établies par l'équipe de Paul Martin, Mme Copps et M.Wappel sont, avec 135 délégués chacun, nez à nez dans cette course au leadership, qui est à demi-écoulee.Chez M.Wappel, le porte-parole Gary French refuse de dévoiler le nombre de délégués libéraux qui appuient son candidat, si ce n'est pour dire qu'ils sont maintenant plus nombreux que ceux qui promettent de voter pour Mme Copps au congrès de Calgary.Une évaluation que confirme M.Doug Dewey, des Libéraux pour la vie, un mouvement plus ou moins organisé qui s'active depuis sept ans au sein du Parti libéral.Selon lui, son groupe a jusqu'à maintenant obtenu l'appui de 137 délégués.Les Libéraux pour la vie soutiennent avoir un membership d'environ 15 000 personnes.Tous ces chiffres vont aussi dans le sens de ceux compilés dans un relevé indépendant par la Presse Canadienne, qui donne 140 délégués à Mme Copps, pendant que les appuis au candidat Tom Wappel frôlent la centaine.Armes militaires saisies par la GRC au Manitoba d'après Canadian Press WINIPEC H Des armes militaires de divers types, dont un canon antichar, ont été saisies hier par la GRC à Emerson, au Manitoba, à la frontière des États-Unis.Les armes étaient contenues dans des caisses, à bord d'un camion conduit par un Américain qui a dit se diriger vers l'Alaska.L'agent Bennett Sutherland a précisé que l'indivu avait déclaré être un collectionneur d'armes, «et nous n'en doutons pas, car nous n'avons aucun moyen de prouver le contraire».Les services des douanes ont souligné que cette saisie, effectuée au cours d'une inspection de routine, représentait la quatrième confiscation d'armes en importance à avoir été réalisée par les douanes canadiennes depuis 1985.Le chauffeur du camion, identifié come étant Frederick William Bayer, âgé de 39 ans, a été appréhendé, mais la GRC souligne qu'elle ne croit pas qu'il ait agi dans une intention criminelle.«II venait de Floride et voulait se rendre en Alaska en passant par le Canada, a déclaré Sutherland, et nous ne pouvons prouver qu'il ait eu aucune intention délictueuse, si ce n'est le fait qu'il n'ait pas déclaré sa cargaison aux douanes.» Bayer doit comparaître aujourd'hui en Cour provinciale de Winnipeg pour son audience en cautionnement._ il « » LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 19 AVRIL 1990 F ê c i (î L' r ( }! i i ( i c; i 1 t i t 8 I S r t r t t I t t F d F f r c 1 t r r f r é a t c s F c \u2022, - 4 .« ; M < i : f : .j.i ! .\u2022 -.r : à ¦ 5 On ne s'en cache pas.Nous aussi, nous croyons aux bonnes offres.Comme tout le monde quoi.Vous avez le choix entre un financement de 10,9%, pour un terme allant jusqu'à 48 mois ou une remise en argent de 750$.L'offre s'applique à la Tempo, la voiture la plus vendue au Canada depuis quatre années consécutives; ainsi qu'à la Topaz, la Mercury la plus vendue.En fait, ce que nous faisons, c'est faciliter vos paiements.Mais la question n'est pas là.Après tout, vous achetez une voiture pour sa qualité bien plus que pour les économies.Vous méritez un véhicule solide et fiable sans que ça vous coûte les yeux de la tête.Offrez-vous donc uneTempo L ouTopaz L.Avec un Groupe valeur plus, elle est à vous pour seulement 12 295 $f toute équipée : \u2022 climatiseur \u2022 boîte automatique \u2022 radio AM/FM stéréo \u2022 moteur 2,3 L à injection électronique \u2022 suspension à 4 roues indépendantes \u2022 amortisseurs hydrauliques à gaz \u2022 direction et freins assistés \u2022 essuie-glaces à balayage intermittent \u2022 2 rétroviseurs à télécommande électrique En profitant de la remise en argent de 750$, votre prix baissera à 11545 $.Si vous êtes intéressé au financement, notre taux de 10,9% s'applique à un terme allant jusqu'à 48 mois et pourrait vous faire .économiser 1728 $.Maintenant, nous offrons aussi le financement sur d'autres véhicules.Par exemple, 10,9% pour un terme jusqu'à 48 mois sur les Taurus et Sable ou 6,9%** jusqu'à 24 mois sur PEscort.Et si par hasard, les camions vous tentent, nous offrons 10,9% jusqu'à 48 mois ou une remise de 750$ sur les Ford Série F et Ford Ranger.Souvenez-vous, si vous magasinez pour un nouveau véhicule, une bonne offre n'est qu'une caractéristique de plus.Tout simplement.Mais n'oubliez jamais la qualité.Chez Ford, on vous assure les deux.Et puis, qu'attendez-vous?A ri La qualité passe avant tout.'Ces offres ne peuvent être combinées.Les acheteurs audétail qui choisissent un taux de financement réduit au lieu du rabais en espèces sont admiss'bles au financement de 10,9% pour une période maximale de 48 mois.Sur approbation du crédit.Un financement spécial est offert à l'achat ou à la location de n'importe quel modèle neuf Tempo.Topaz.Taurus.Sable.Ranger ou S**ne F (excluant cabine double) 1990 ou de Tannée précédente.Exemple: un emprunt de IS 000 1 financé à I0.9S sur une période de 48 mots représente des mensualités de 386.95 $.Le coût de l'emprunt s*éléve à 3 573.60 $.Et le montant total a rembourser s'éiève a 18 573.60 S.Les économies du financement sont basées sur la différence entre financer 12 295 S au taux courant du marché de 16.75%.et financer au taux préférentiel de 10.9% de Ford.Le financement est offert par l'entremise de Crédit Ford seulement.\"Le financement à 6.9-.o.pour un contrat d'un terme de 12 à 24 mois, est offert à l'achat ou à la location de n'importe que! modèle neuf Escort 1990 ou de l'année précédente.L'offre de financement sur les modèles 1989 inclut la participation du concessionnaire Vous devez faire votre choix parmi les modèles en stock chez votre concessionnaire.Un f.nancement prolonge est aussi offert a des taux favorables: 7.9% de 25 a 36 mois, ou 8.9^ de 37 à 48 mois.L'offre est en vigueur pour un temps iimne et par i entremise de Crédit Ford seulement.Sur approbation du credit.tP.D.S.F.pour modèles mentionnés Tempo L et Topaz L 4 portières 1990.avec le Groupe Valeur Plus I0IA ou 33IA.Transport et taxes non compris.Les concessionnaires peuvent vendre a prix inférieur.Certains concessionnaires peuvent ne pas disposer des modeies spécialement équipés pour la livraison immédiate.ILa durée des offres de remise en argent et de financement est limitée.Vous pouvez conserver l'argent ou l'utiliser sur vos transactions.Vous devez faire votre choix parmi les modèles en stock chez votre concessionnaire.Pour plus de détails, voyez votre concessionnaire Ford ou Mercury.Les énoncés de meilleurs vendeurs sont basés sur les données R.L.Polk et Compusearch de 1986 a 1989. B6 LA PRESSE, MONTREAL, JEUD119 AVRIL 1990 » \u2022 Le congrès de la CEO se prononcera sur l'avenir constitutionnel du Québec bernard racine dc'Ja Presse Canadienne QUÉBEC ¦ L,a Centrale de renseignement du Québec (CEQ) va soumettre à ses membres une proposition sur l'avenir constitutionnel du Québec lors de son prochain congrès en juin.C'est ce qu'a annoncé hier la présidente de la CEQ, Mme Lorraine Page, ù l'ouverture de la réunion de trois jours du Conseil général de la centrale.L'avenir du Québec est «trop important pour être laissé entre les mains d'un gouvernement de spectateurs et d'une poignée d'hommes d'affaires», a déclaré Mme Page.Le congrès de la ŒQ, auquel participeront quelque I 000 délégués, se tiendra â Laval du 26 au 30 juin.L'échéance pour l'adoption de l'Accord du lac Meech par les législatures provinciales a été fixée au 23 juin, soit quelques jours avant le congrès de la CEQ.Les délégués au congrès de- vront prendre la mesure des événements qui se sont produits, faire le bilan de l'étape constitutionnelle qui aura été franchie et dégager les orientations de la centrale sur ce que devrait être l'affirmation du Québec, boit à l'intérieur ou à l'extérieur de la constitution canadienne, a déclaré Mme Page.Le Conseil général a accepté hier d'inscrire le sujet à l'ordre du jour du prochain congrès.Il tiendra par ailleurs une réunion spéciale en mai et sera en mesure au Oui au français en dehors de ia classe, niais pas n'importe comment! Preste Canadienne QUEBEC w ¦ Il est important que ça parle français à l'école et pas seulement danfc la classe, a déclaré hier la présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec, Mme Lorraine Page.«Parce que les élèves entrent en communication surtout en dehors de la classe, si on se met â parler anglais dès que la porte de la classe est franchie, le français ne sera jamais pour les élèves une langue de fraternisation », a-t-elle dit en conférence de presse hierv Ppr ailleurs, croit-elle, les méthodes comme la coercition, la sanction, la punition ou le renvoi, ne semblent pas des mesures qui assurent le succès, bien au contraire.«Faisons des campagnes de promotion et de valorisa- tion du français, augmentons les budgets pour qu'il y ait davantage de livres intéressants pour les a-dolescents dans les bibliothèques scolaires, au lieu d'avoir des livres complètement dépassés du genre Sylvie hôtesse de l'air ou Bob Morane», a ajouté la présidente de la CEQ, qui a suggéré un certain nombre d'autres façons d'arriver au même résultat sans la coercition.«Amenons les élèves à s'engager par contrat â utiliser le français comme cela se fait dans certaines écoles; profitons de la mise sur pied des conseils d'orientation dans les écoles pour que les parents, les représentants des élèves et du personnel se donnent un projet éducatif dans les écoles sur la valorisation du français et engageons les représentants des communautés culturelles dans cette réflexion sur le français comme langue de fraternisation », a dit encore Mme Page.Elle se défend d'adopter une position près de celle de M.Ryan, qu'elle trouve «un peu laxiste sur la question du français».On ne peut pas se contenter de dire seulement que les punitions ou les sanctions ce n'est pas bon.II faut aussi dire quelque chose.Il doit dire quelle est la politique interculturelle qu'il met.de l'avant, comme ministre de l'Éducation, quelles sont les mesures précises qu'il va mettre de l'avant dans les milieux polyethniques pour valoriser et renforcer l'usage du français.Il devrait aussi nous dire quelles mesures il va prendre, comme ministre responsable de l'application de la Charte de la langue française, pour s'assurer que le français est la langue du travail.début de juin d'acheminer à ses syndicats affiliés des recommandations qui serviront de base à un débat préparatoire au congrès.Position commune La CEQ s'est aussi entendue avec les deux autres grandes centrales syndicales (CSN et FTQ) pour la tenue d'une réunion intcrcentrale destinée à adopter une position commune sur la question nationale une fois que chacune des centrales aura pris position.«L'évolution de la crise constitutionnelle au pays ne peut en au-' cune façon nous laisser indifférents.L'enjeu, ce n'est pas que notre caractère distinctif soit ou ne soit pas dans le préambule, c'est de savoir si le Québec sera ou s'il ne sera pas.S'il doit être, c'est aussi de savoir ce qu'il sera.Remplacer Conrad Black par Pierre Péladeau, le président d'A&P par Michel Gaucher, celui de la Sun Life par Claude Caston-guay, c'est bien mais ça ne suffit pas», a dit la présidente de la CEQ.Outre le dossier constitutionnel, deux autres dossiers d'actualité qui touchent particulièrement les membres de la centrale dans leur quotidien et leur travail seront portés â l'attention des congressistes : l'appauvrissement au Québec, une situation qui se constate facilement par l'augmentation des itinérants et par le chômage des jeunes et le caractère pluriethnique de la société québécoise.Mme Page a profité de l'occasion pour annoncer qu'elle sollicitera un deuxième mandat à la tète de la CEQ.ENFIN UN CONTENANT LA HAUTEUR DU CONTENU »,7 , .Lj °\\ - '\u2022'\u2022\u2022'\".vSc\" r m \"¦rK f'ï f 'tr\": mm** Un contenu que vous connaissez bien, maintenant offert dans un contenant pratique, esthétique, bien adapté au rythme de la vie moderne.Fidèle à la qualité Savourin, ce contenant assure une conservation adéquate parce qu'hermétique.11 est 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dévoilé il y a deux semaines par la CECM.Ce projet, que la commission a publié pour fins de consultation, propose une trentaine de mesures visant à améliorer la maîtrise du français par les jeunes francophones et al-lophones.On y évoque la possibilité de prendre des mesures disciplinaires contre les élèves qui refusent de parler français entre eux hors de la classe.Le MEMO estime que «pour ce qui est des conversations privées durant les moments de détente, il faut respecter la liberté individuelle des élèves.À ce niveau, la généralisation de l'usage du français ne peut se faire que par l'exemple et l'effet d'entraîné* ment».Le MEMO estime que le français doit être «la langue normale et habituelle des activités paras*, colaires puisque la vie même de l'école doit aider l'élève à acquérir le degré de maîtrise linguisti; que dont il a besoin pour réussir et s'intégrer harmonieusement».Mais le mouvement estime qu'«il ne saurait être question que de mesures incitatives».En classe par contre, tout devrait obligatoirement se faire en français, «et l'école se doit d évaluer l'élève sur son usage et sa maîtrise du français».Le MEMO estime que pour assurer la réussite scolaire et l'intégration des jeunes allophones, la CECM et le gouvernement du Québec devraient consacrer leurs ressources en priorité à deux mesures: assurer aux élèves allophones tout le soutien linguistique dont ils ont besoin une fois qu'ils sont intégres dans une classe régulière, et rendre accessibles à tous les adultes non francophones des cours de fiançais.Les victimes de la thalidomide réclament 20,9 millions $ au gouvernement fédéral Marie tison OTTA WA ¦ Les victimes de la thalidomide réclament une aide plus substantielle de la part du gouvernement fédéral, soit 20,9 millions $.Elles sont cependant prêtes â accepter, en guise de paiement initial, les 7,5 millions $ qu'Ottawa leur a déjà offerts.Le Groupe de travail sur la thalidomide des Amputés de guerre du Canada et l'Association canadienne des victimes de la thalidomide ont soutenu en conférence de presse hier que ce montant de 7,5 millions $, que le ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, M.Pcrrin Beatty, leur a offert le 13 février dernier, était insuffisant.Le président du groupe de travail, M.Cliff Chadderton, a expliqué qu'en vertu d'un rapport actuariel, ce montant ne permettrait que le versement de 395$ par mois à chaque victime.M.Chadderton a expliqué que les victimes de la thalidomide, au nombre de 75 à 100 au Canada, devaient faire face à d'importantes exigences financières, qu'il s'agisse d'aide à domicile, de coûts de transformation d'un appartement ou d'une automobile, ou des simples nécessités de la vie.M.Randy Warren, président de l'association des victimes, a expliqué que ce qui pouvait passer pour du luxe pour des personnes en pleine possession de leurs moyens, comme un stationnement intérieur, un ascenseur ou un four à micro-ondes, était une nécessité pour un handicapé.Paiements forfaitaires M.Chadderton s'en est également pris à la façon dont le gouvernement fédéral entendait distribuer ces 7,5 millions $.Ottawa devait remettre deux montants forfaitaires à chacune des victimes, d'un même montant pour tous, sans tenir compte des différences dans la sévérité de leurs handicaps.M Le président du groupe de travail a affirmé qu'un système de rente annuelle était préférable à un montant forfaitaire.La représentante du Québec au sein du groupe de travail, Mme Marlene Girard, a ajouté qu'une victime souffrant d'un handicap sévère, comme l'absence de quatre membres, avait des besoins plus importants qu'une victime conservant l'usage de deux mcm:-bres.«11 faut distribuer l'argent en, fonction de la sévérité du handicap, sinon, ce ne serait pas juste»,' a-t-elle soutenu.M.Chadderton a soutenu que le gouvernement fédéral était dans l'erreur s'il craignait de violer la Charte canadienne des droits et libertés en donnant davantage â certaines victimes.Les experts constitutionnels consultés par le groupe de travail soutiennent au contraire que h\\ distribution des fonds sur la base du degré du handicap ne contre-, viendrait pas â la Charte, a affir mé M.Chadderton.Versements mensuels \u2022 Le groupe de travail estime qu'en vertu de la sévérité du han-; dicap, les victimes devraient rcce;;« voir des versements mensuels exempts d'impôt allant de 500 $ à 2000 $.Les actuaires évaluent le coût de financement de ce system me à 18,9 millions $.Le groupe de travail a demandé à Ottawa d'accorder une subven-*;, tion supplémentaire de deux mil-, lions $ à la Fondation canadienne des victimes de la thalidomide, afin de permettre des subventions' spéciales aux victimes pour des besoins comme la modification de véhicule ou la transformation: d'appartement.M.Warren a affirmé que la décision du gouvernement fédéraf \u2022 de fournir une aide aux victimes de la thalidomide était déjà un pas en avant, puisqu'on agissanf ainsi, le gouvernement reconnais-*1 sait une part de sa responsabilité' dans la mise sur le marché, au déJ' but des années 60, de la thalidomide, un médicament prescrit pour contrer les nausées et les in-, somnics chez les femmes enceintes.Mme Girard a déclaré que les victimes étaient prêtes à accepter la somme de 7,5 millions $ déjà offerte, à condition que les négo-i dations se poursuivent sur l'oc-.troi d'une aide supplémentaire.% En cas de refus catégorique du' gouvernement fédéral, les victimes de la thalidomide ont l'intention de plaider leur cause devant la Commission des droits de la personne des Nations unies, a indiqué M.Chadderton.«Le Canada est fier de ses réalisations au chapitre des droits de' la pesonne, a-l-il déclaré.Je né crois pas qu'il aimerait voir lu commission des droits de la personne le prendre en défaut sur cette question.» LA PRESSE, MONTREAL, JEUD119 AVRIL 1990 B7 national pour combattre le smog urbain ne fait pas l'unanimité Presse Canadienne OTTAWA ¦ Le plan national proposé par le gouvernement fédéral pour combattre les effets du smog urbain est loin de soulever l'enthousiasme du secteur privé, qui devra, selon les prévisions d'Ottawa, y consacrer 630 millions $ par année d'ici l'an 2005.«Le plan implique des démarches qui ne sont pas rentables», a \u2022soutenu M.Ray Burton, de la pétrolière Esso, interrogé au cours d'un atelier fédéral sur le canevas du plan national.«Ils (les fonc- tionnaires) ne semblent appliquer aucun critère économique.» Des porte-parole des industries de l'automobile, des produits chimiques et plastiques ont exprimé des préoccupations analogues.Mais les réticences du secteur privé n'empêcheront pas l'adoption du plan, prédit-on du côté des fonctionnaires.La version finale doit être soumise cet automne aux ministres provinciaux et fédéral de l'Environnement.Ottawa estime pour sa part qu'il lui en coûtera 90,6 raillions $, sur cinq ans.L'ébauche du plan, qui a déjà fait l'objet de consultations poussées, contient des dizaines de re- Bush se défend de vouloir retarder le combat contre la pollution Agence France-Presse WASHINGTON ¦ Le président George Bush s'est défendu hier de vouloir retarder un combat international contre le réchauffement de la planète, mais a réaffirmé que toute politique d'environnement ne devait pas se faire aux dépens de la croissance économique.«Si nous perdons d3 vue la forêt derrière l'arbre, nous risquons de perdre les deux», a déclaré M.Bush dans un discours clôturant une conférence internationale sur l'effet de serre à laquelle la Maison Blanche avait invité 17 pays et la CEE à Washington.Certains pays, dont la RFA et les Pays-Bas, ont critiqué la position de M.Bush, qui avait mis en garde contre toute précipitation mardi à l'ouverture des travaux, affirmant qu'il voulait ralentir l'adoption de mesures draconien-nés pour réduire les émissions de gaz à l'origine de ce phénomène.Le président américain a répondu en appelant à l'unité.« Dans une atmosphère d'incertitudes, nous devons susciter un climat de bonne volonté, d'espoir têtu, qui puisse permettre de trouver des solutions sans la chaleur excessive de la politique», a-t-il déclaré.M.Bush, qui avait souligné mardi que des recherches plus poussées étaient nécessaires pour dissiper les incertitudes sur le phénomène d'erfet de serre, a affirmé hier que les États-Unis n'avaient «jamais considéré la recherche comme le substitut de l'action.» Tout en reconnaissant que les États-Unis avaient fait «des erreurs» en matière d'environnement, il a passé en revue les efforts américains au cours des dernières années pour réduire les émissions de gaz polluants, et a affirmé vouloir partager la technologie américaine pour aider les pays en développement à protéger l'environnement.« U y a un domaine où nous ne permettrons aucune incertitude, c'est notre engagement à agir, à des analyses et des politiques saines», a-t-il déclaré, s'affirmant favorable à l'ouverture aux États-Unis de négociations pour l'établissement d'une convention internationale.« À ceux qui suggèrent que nous ne faisons que tenter d'équilibrer la croissance économique avec la protection de l'environnement, je dis qu'ils sont à côté de Lucien Bouchard satisfait Presse Canadienne WASHINGTON 8 Le ministre canadien de l'Environnement, M.Lucien Bouchard, a accueilli favorablement hier le discours du président des États-Unis, M.George Bush, à la clôture de la conférence internationale sur le réchauffement de la planète.«Cette conférence n'avait pas pour but de trouver des solutions précises et spécifiques», a rappelé M.Bouchard aux journalistes qui lui faisaient remarquer que M.Bush n'avait fixé aucune date ou aucun objectif pour la réduction des émissions de gaz polluants.«Ce qui nous plaît aujourd'hui, c'est que nous nous sommes tous mis d accord pour dire que rien ne peut remplacer l'action », a déclaré le ministre.M.Bouchard a signalé qu'il a fait savoir à un comité, au cours de îa conférence, que le Canada expliquera son propre plan d'action, en deux étapes, pour contrer l'effet de serre.Ce plan, a-t-il promis, contiendra un calendrier des réductions d'émissions d'oxyde de carbone et un engagement à des recherches supplémentaires pour déterminer ce qu'il y aurait d'autre à faire.# M.Bouchard n'est pas allô jusqu'à conseiller aux Américains de faire la même chose.«C'est aux Américains à décider eux-mêmes ce qu'ils doivent faire», a noté le ministre.« Mais je pense qu'ils y arrivent, a-t-il ajouté.Il a été très intéressant de constater que certains esprits ont mûri pendant la conférence.Et nous considérons comme un signe d'espoir le discours que le président ( Bush ) vient de prononcer.» Tests négatifs Presse Canadienne TROIS RIVIÈRES ~~~ ¦ Les analyses de l'eau de consommation effectuées par le ministère de l'Environnement n'ont pas révélé la présence de substances toxiques dans des concentrations qui pourraient être responsables des problèmes de santé signalés chez des résidants, de la rue des Glaïeuls, à Salnte-Àngèle-de-Laval, et du secteur Gentilly, à Bécancour.Le ministère de l'Environnement a rendu public hier la deuxième tranche des résultats des analyses effectuées sur les échantillons d'eau de consommation prélevés le 28 mars dans 17 puits d'alimentation dans le secteur de la rue des Glaieuls et sur le réseau d'aqueduc du secteur Gentilly.Les résultats de ces analyses physico-chimiques et organiques démontrent pour les deux secteurs qu'il n'y a aucune contamination environnementale majeure.commandations affectant autant d'industries, des fabricants d'automobiles aux entreprises de nettoyage à sec: installation, dans les stations-service, d'équipements spéciaux empêchant les vapeurs polluantes de s'échapper, programmes destinés â restreindre les activités dans toutes les grandes villes pendant les épisodes de forte concentration en ozone, normes plus sévères en matière de gaz d'échappement, de solvants dans les peintures, etc.Son objectif principal est de réduire l'ozone qui se forme au ni- veau du sol lorsqu'une combinaison de gaz d'échappement des automobiles, d'émissions d'usines et d'autres sources réagissent à la lumière du soleil, surtout l'été, les jours de canicule.Utile dans la stratosphère, où il forme une couche protectrice contre les rayons ultraviolets du soleil, l'ozone devient cause de pollution quand il est concentré au niveau du sol.Selon un physiologiste qui représentait l'Association pulmonaire canadienne à l'atelier, l'ozone au Canada peut causer des problèmes de santé comme le vieillissement prématuré des pou- mons.Le Dr David Pengelly a rappelé que le nombre d'hospitalisations pour problèmes respiratoires augmente à mesure que la concentration d'ozone dans l'air des villes du sud de l'Ontario s'accentue.Certains participants ont soutenu que le système n'améliorerait pas la qualité de l'air des villes canadiennes, parce que la majeure partie de la pollution à l'origine de l'ozone provient des États-Unis, mais les écologistes présents à l'atelier ont qualifié ces arguments d'excuses pour retarder les choses.«C'est le même ar- gument qui a été invoqué à pro- i pos des pluies acides», a lancé un représentant de la Coalition canadienne contre des pluies acides.Nous devons travailler de concert avec les États-Unis, a-t-il ajouté.Le Congrès américain travaille justement à une législation sur la salubrité de l'air qui devrait réduire les émissions polluantes transfrontalières, a signalé un autre écologiste.Le plan anti-pollution urbaine est distinct du «Plan vert» du ministre de l'Environnement, M.Lucien Bouchard, mais il pourra éventuellement y être incorporé.la plaque, a affirmé M.Bush.Nous appelons à une forme entièrement nouvelle de pensée, à réussir les deux sans en compromettre une, en mettant la puissance (de l'économie de) marché au service de l'environnement.» Seules des économies fortes peuvent permettre une véritable défense de l'environnement, et celle-ci est nécessaire pour assurer la croissance, a affirmé le président américain.Les Européens déçus La conférence de la Maison-Blanche sur le réchauffement de la planète n'a guère convaincu les Européens dont plusieurs délégations se dont déclarées déçues par son organisation et par la position américaine sur les changements climatiques globaux.«Nous avons le sentiment d'avoir été invités juste pour écouter», a déclaré le secrétaire d'État français chargé de l'Environnement et de la prévention des risques technologiques et naturels majeurs, M.Brice Lalonde.Cette conférence, au cours de laquelle le président George Bush devait prendre la parole à deux reprises, est «un peu une opération de relations publiques» américaine, a estimé le responsable français.«C'est un moyen» pour le président Bush, qui se veut le président de l'environnement, «de montrer qu'il fait quelque chose», a ajouté M.Lalonde, qui a quitté Washington dès mardi soir.Avant même l'ouverture de la conférence, plusieurs délégations étrangères, dont la française, avaient protesté contre la manière dont son déroulement avait été conçu, et demandé expressément aux Américains de pouvoir présenter leurs points de vue lors des séances plénières.À l'exception d'un délégué polonais, tous les orateurs s'expri-mant au cours des séances plénières, mardi matin et hier après-midi, sont américains.Plusieurs délégués ont également estimé que cette conférence, qui s'est donné pour objectif d'étudier le réchauffement de la planète sous l'aspect scientifique, écologique et économique, et non de tenter d'y apporter des remèdes, se trompe de priorité.M.Lalonde a exprimé le «sentiment d'agacement de (ses) collègues européens» soulignant que d'autres conférences consacrées à ces questions sont allées plus loin que celle de Washington.t » m \u2022 \u2022 ?Top cuir Du vrai cuir.De qualité.Souple.Italien.« 0 vas de ?Prix virés sur le Top Des prix Des prix Des prix Des prix qui au plafond.plancher uniquement, plus bas.virés sur le TOR vous feront sauter de joie ô co^ Top qualité et prix plancher 8568, boul.Pie-IX Montréal (1 km au nord de Métropolitain) 593-3000 7 r B8 AVIS LÉGAUX APPELS D'OFFRES SOUMISSIONS \u2014 ENCANS LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD119 AVRIL 1990 I t I i \u2022 AVIS \u2014 TRANSPORT GENERAL DE CRÉANCES Av is cm par les présentes donne, conformément à L'article 137Id.du code Civil du Bas Canada, que 1 Lci Constructions Novatcck Inc.dont la princi-pale place d'affaires dans la province de Quebec est située dans le district judiciaire de Terrebonne, a transporte toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs a la Caisse populaire Si-Martin de Laval a titre de garantie, par acte date du^lc jour du mois de septembre 1988 et enre- fau bureau de la division d'enregistrement rrebonne le 26e jour du mois de septembre sous le numéro 84471 1, Date a Chomcdcy, ce 16c jour du mois d'avril 1990.Populaire St-Martin de Laval .boul.St-Martin.edey.Laval.P.O.IHT ICI AVIS A est.par les présentes donne, conformément a Pufticle 1571-0 du code civil de la province de QiMpee.que Spectech Audio Markcting-lntcrna-tioîprt Inc.dont la principale place d'affaires dans la ptovinec de Quebec est située dans le district judiciaire de Montreal, a transporte toutes ses créances et comptes de livres actuels et futurs a la C.'fiiii- Populaire de St-Charlcs-Horromee.310.bouli Ste-Poy.Longueuil (Quebec) J4J 1X3 a titre de garantie, par acte portant la date du 21e jour du mois de mars 1989 et enregistre au Bureau de la division d'enregistrement de Montreal le 3e jour du mois d'avril 1989 sous le numéro 4137141.Date à Longueuil ce 19e jour du mois d'avril 1990.LA CAISSE POPULAIRE DU ST-CHARLLS-BORROMLL.i Société de transport de la Rive-Sud de Montréal APPEL D'OFFRES - ik h PROJET: h $èrvice de remorquage * f pur autobus OUVERTURE: I^Jnai 1990.à 14:00 heures * £90-173 [ Société de transport de la Rive-Sud \"tiè Montréal recevra au 1150.boul.Marie-Victorin.Longueuil.des soumissions pour le projet ci-indiqué.le tout jjcjnformémont aux dispositions conte-' îes au document d'appel d'offres.document complet d'appel d'offres târa disponible moyennant un dépôt de ' 25 $ (argent comptant ou chèque vise) à compter du 19 avril 1990.au 1150.)ul.Marie-Victorin.Longueuil.\" VILLE DE GREENFIELD PARK APPEL D'OFFRES I^i Ville de Greenfield Park recevra \"jusqu'au 4 niai 1990 a 15 h, des «soumissions publiques sous enveloppes scellées pour la fourniture d'un tracteur-.chargeur avec souffleuse amovible.i Les documents de soumissions sont disponibles au bureau du directeur general, au 156, boul.Churchill à Greenfield Park.la Ville ne s'engage a accepter ni la plus \u2022 Masse ni aucune des soumissions reçues.Carole Leroux, wvlttcr AVIS Avis est par les prosentes donne conformément à l'article 1571d du Code civil, qu'un acte de transfert et cession de toutes les créances présentes ou futurs de CYREXPRESS INC.ayant sa principale place d'affaires à NOTRE-DAME-DU-bon-CONSEIL en faveur do la banQUE NATIONALE DU CANADA, en date du 17 septembre 1987.a été enregistre au bureau de la division d'enregistrement de Drummond le 21 septembre 1987 sous le numéro 307947.SAINTE-FOY.le 11 avril 1990.BANQUE NATIONALE DU CANADA NOTICE Notice is hereby given in accordance with Art.1571d of the Civil Code that a deed of transfer and assignment of all the debts, present or future, of CYREXPRESS INC.having its principal place of business a» NOTRE-DAME-DU-BON-CONSEIL.Quebec in favour of NATIONAL BANK OF CANADA dated Septem-ber.17th 1987 was registered in the office of the registration division of DRUMMOND on September 21st 1987 under number 307947.SAINTE-FOY.April 11th.1990.NATIONAL BANK OF CANADA Gv Hydro-Québec APPEL D'OFFRES BSA-90-EQ-01 pour 14 h 00 (heure locale) le 8 mai 1990 Groupe Équipement Surplus d'actif VENTE DE MATÉRIEL EXCÉDENTAIRE (neuf, usagô, incomplet ou endommagé) Matériel roulant 5 automobiles 32 camionnettes 1 camion 1 souffleuse i neige Articles divers Canot pneumatique, pneus, qénôratrices, pompes, treuils, outillage, matériel électrique et de plomberie, quincaillerie, équipement de photographie, mobilier et équipement de bureau, instrument i de métrologie générale, etc.rît EXAMEN DU MATÉRIEL « Les 24, 25, 26 avril 1990 de 9 h à 12 h et do 13 h à 16 h à l'endroit suivant: 1705, rue Berlier Chomedey, Laval (Demander Gérard Pelletier), (514) 686-5207 - I ADMISSIBILITÉ Toute-personne physique ou morale répondant aux conditions précisées dans le document d'appel d'offres qui peut être obtenu gratuitement les jours d'examen du matériel.GARANTIE DE SOUMISSION 10% du montant total soumissionné.Hydro-Québec se réserve le droit de rejeter l'une ou l'ensemble des soumissions reçues.Pour renseignements : Louise Crépeau (514) 289-5425 -Le chef de service par intérim Achats et Contrats Robert Chabot 0 Suite des Avis légaux, : Appels d'offres, Soumissions et Encans eji pages A12,C9*tC10 W- ~ Le Monde Solidarité : un congrès « très chaud » à Gdansk d'après AFP et Rcutcr VARSOVIE ¦ Solidarité aborde aujourd'hui son premier congrès national depuis 1981 dans un climat de malaise que ne dissipent pas les ambitions présidentielles de son leader historique.Lech Walesa et la lenteur des réformes proposées par le gouvernement non communiste de Tadeusz Mazowfecki.Lech Walesa, qui a estimé dans' une interview à l'AFP que le congrès de Gdansk serait «très chaud», va solliciter sa réélection à la tête du syndicat, dont le premier congrès s'est tenu il y a près de neuf ans, en septembre 1981, dans cette même ville de la Baltique, haut-lieu des luttes ouvrières qui ont mené au renversement du régime communiste.Les anciens militants pourchassés, devenus les nouveaux dirigeants du pays, vont tenter de donner une seconde jeunesse à Solidarité, en perte de vitesse dans une société en pleine mutation capitaliste.Avec 2.2 millions r; de membres, il -est aujourd'hui loin des dix millions du début des années 80, lorsque Solidarité exprimait l'immense aspiration de la Pologne à la démocratie.De nombreux délégués esti?.ment ainsi que lé.syndicat, en soutenant inconditionnellement le gouvernement, «a perdu sa vocation revendicative», a déclaré Michal Boni, président de Solidarité pour la région de Varsovie.«Le premier objectif de Lech Walesa est de conquérir la présidence de Solidarité», a indiqué un de ses très proches conseillers, Jaroslaw Kaczynski, directeur de Tygodnik Solidarnnsc.l'hebdomadaire de Solidarité.Mais ses détracteurs reprochent au prix Nobel de la paix de vouloir se servir du syndicat comme d'une «base de lancement» pour la présidence de la République.Lech Walesa a confirmé, il y a quelques jours, son intention d'être candidat à des élection*) présidentielles, avant d'affirmer que cette question était encore prématurée.Personne ne semble vraiment en mesure de contester son élection à la présidence de Solidarité.La seule incertitude est de savoir si Lech Walesa pourra placer ses hommes du «groupe de Gdansk» aux postes-clé du syndicat.Une large fraction de Solidarité voudrait que le syndicat «n'évite pas un engageniént politique».Dans une interview récente, l'une des figures historiques du mouvement, Wladyslâw Frasyniuk, chef de la puissante, région de Basse-Si-lésie, a ainsi estimé que «le syndicat nç; devait pas se cantonner aux usinés, mais participer au \u2022processusde reformes en cours».Le syndicat, a-t-il ajouté, doit être capable de défendre aussi «les intérêts sociaux et politiques de ses membres».Bref, d'être doté de « pouvoirs de co-respon-sabilité» dans Ië$ entreprises.Michaî Boni estime en outre que le congrès se fera l'écho de vives critiques à la fois centre la direction du syndicat et contre le gouvernement, pouif* demander en particulier un Contrôlé social! sur les privatisations ou Tés licenciements collectifs, ainsi qu'un «coup de balai » contre la nomenklatura toujours en place dans les entreprises.* Hertz propose la Floride à la carte à prix abordables.Ford Kscort Tarif hebdomadaire Avec la Floride Abordable de Hertz, vous roulez en toute tranquility dans une voiture de qualité, à prix abordable et à kilométrage gratuit illimité.De plus, nos comptoirs sont situés à l'aéroport même et notre personnel est courtois et compétent Pour votre information: tarifs en vigueur à compter du 23 avril 1990 aux comptoirs participante de la Floride.Des charges saisonnières additionnelles peuvent s'appliquer.Réservations a Il'avance requises.Disponibilité\" a ces tarife est limitée.Location d'une durée mini* mum de 5 jours, samedi inclus.Les critères habituels de location s'appliquent.Les automobiles doivent être retournées a la suceur* sale de location.Taxes et items optionnels en sus.Couverture LOW optionnelle 13S* par jour ou moins.\u2022Mr .tj Mian VS.\u2022.\u2022\u2022\u2022.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022-\u2022-\u2022-\u2022-\u2022-\u2022-«-.-\u2022-\u2022-\u2022\"\u2022-\u2022-\u2022-\u2022-\u2022:\u2022:\u2022:\u2022:\u2022;\u2022;\u2022 v.v.v.v.v.-.v.v.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.-.\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022«\u2022 \u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022*\u2022\"\u2022\"\u2022-\u2022'\u2022\"\u2022-\u2022'\u2022'\u2022\"\u2022\"\u2022\"\u2022\"\u2022\"\u2022\"\u2022'\u2022\"\u2022\"\u2022'\u2022\"\u2022'\u2022\"\u2022\"\u2022\"\u2022'\u2022 - \u2022 \u2022 \u2022 .\u2022¦>\u2022\u2022>.\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 .\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022*\u2022\u2022?\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022»\u2022\u2022\u2022\u2022.»\u2022\u2022\u2022\u2022 | \u2022 .v.-.v.v.v.v.V.v.v.v.v.v.y.v.v.-.v .\u2022.\u2022.-.\u2022.\u2022.-.\u2022.\u2022.\u2022.\u2022.\u2022.v.v.v.v.v.v.y.:y.'.::\\ .\u2022 \u2022.i.Lincoln Continental Tarif hebdomadaire .\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 »\u2022 .i .\u2022\u2022\u2022\u2022 .\u2022 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