Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
K. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (16)

Références

La presse, 1990-04-21, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Littérature \" ~==r-Restaurants Arts plastiques ^=JL-=n EET^EfSEF Vins LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 21 AVRIL 1990 Gotlib ne dessine plus rêve de cinéma i JOCELYNE LEPAGE vec son dessin réaliste |5our scénario comique, Gotlib fut l'un des grands révolutionnaires de la bande dessinée européenne à la fin des années soixante.Il fut aussi l'un des rares auteurs à faire rire ses lecteurs à haute voix jusque dans la solitude du métro.Rappelez-vous la belle époque des Dingodossicrs, des Rubrique-à-brac ct de Super Dupont sauveur du Camembert et de la nouille française.Quand on ne retrouvait pas la signature de Gotlib dans la revue Pilote, on avait l'impression d'avoir été floué.À 55 ans, Marcel Gotlib a le dos qui paye en quelque sorte pour ces plaisirs solitaires qu'il a procurés â toute une génération de lecteurs, non seulement ceux de Pilote, mais également ceux de L'Écho des savanes dont il fut l'un des fondateurs.Sans oublier les enfants qui l'ont lu dans Vaillants et dans Pif.Il souffre de la crampe du dessinateur consécutive à cette passion qui lui a fait tenir le crayon pendant 20 ans, dix heures par jour.«La passion est obligatoire dans ce métier, dit-il.Et quand on aime, on ne peut plus arrêter.» » Mais, consolation peut-être, une nouvelle génération d'amateurs s'est ajoutée â l'ancienne, et tous les albums de Gotlib ont été récemment réédités.Comment expliquer le succès de Gotlib?«Je n'avais pas de règles, dit-il, pas de recettes, je n'avais même pas de héros.En fait le héros c'était moi, qui m'adressait directement aux lecteurs.» Il avoue cependant qu'une de ses influences les plus marquantes dans les années cinquante fut la revue américaine Mad.Le dessinateur qui ne dessine plus, enfin presque plus, s'occupe néanmoins de Fluide glacial, la revue de B.D.et d'humour qu'il a fondée il y a 15 ans, après avoir quitté L'Écho.Avec un tirage de 100 000 exemplaires, Fluide glacial a survécu à l'hécatombe qui a décimé les revues françaises de bande dessinée ces dernières années.Mais la revue vit de sa propre vie, dit Gotlib.Et ce qu'il rêve de faire maintenant, c'est du cinéma.C'est ce qu'il avouait à La Presse au cours d'une brève escale à Montréal pendant laquelle il eut le temps de découvrir, en compagnie de sa fille Ariane, le Pigalle montréalais de la rue Saint-Laurent.Il devait par la suite se rendre à Québec pour participer à un festival de la bande dessinée.SUITE ALA PACE K7 La BD québécoise en croisade ¦ Les auteurs et éditeurs québécois se réjouissent de la prospérité qu'a affichée la BD d'ici au cours des dernières «innées.La prochaine décennie pourrait être la scène d'une lutte à finir pour régler les problèmes actuels d'édition et de distribution.À lire en page K 8 ¦¦ran \u2022 - t \u2014 \" ¦H Dominique Lapierre consacre sa nouvelle enquête au sida \u2014\u2014i à Lucie côte! Collaboration spéciale Au début de l'année 1986, de passage à New York, l'auteur de best-sellers Dominique Lapierre, lisant le journal, apprend avec stupéfaction que Mère Teresa ouvre à Manhattan un foyer pour les victimes du sida.«J'ai donc trouvé ce sujet crucial tout a fait par hasard, mentionne celui qui allait bientôt écrire Plus grands que l'amour, qui récapitule l'histoire du sida, les premiers cas, les recherches, le premier médicament.Il a fallu que Mère Teresa quitte Calcutta pour venir au coeur du monde occidental créer un foyer pour des malades complètement démunis, que personne ne voulait soigner: de dangereux criminels de Sing Sing, des toxicomanes de Harlem, pour que je me passionne aussitôt pour ce thriller scientifique, cette formidable aventure humaine», raconte le journaliste avec verve.Pendant plus de 15 ans, le journaliste français a écrit avec Larry Collins, journaliste américain rencontré pendant son service militaire.Ensemble, ils ont signe de grands succès: Paris brûle-t-il ?, O Jérusalem, Cette nuit la liberté.m Puis Dominique Lapierre a rédigé seul, en 1985, La Cité de la joie, consacré à un bidonville de Calcutta.Aujourd'hui, pour Plus grands que l'amour, sa femme Dominique l'aide toujours: «Elle est Big Dominique et moi Small Dominique.Elle classe les documents, tient un index.Elle est une formidable fourmi et mon inspiratrice», s'empresse-t-il d'annoncer.-w \u2014 \u2014 j- - \u2014 w-w\u2014 » .^.»-»»««.v-/«iv_^i .wv.méthode de travail est aussi restée la Sa même: «l'ai parcouru des dizaines de milliers de kilomètres pour mener mon enquête pendant quatre ans, interviewé plus de 350 personnes, enregistré plus de 1 500 heures d'entretiens sur magnétophone, énumère l'auteur, enthousiaste.Je me passionne pour les grandes épopées humaines, indique-t-il, pour expliquer sa formidable énergie.l'ai toujours été intéressé de voir, lors d'événements exceptionnels ou historiques, comment les gens se comportent, réagissent».Plus grands que l'amour Le titre un peu étrange du livre est inspiré par la dernière phrase d'un malade.Autour de losef Stein, jeune archéologue juif, sont rassemblés tous les membres de l'équipe qui l'a soigné.U exprime sa gratitude en leur disant: «Vous êtes tous plus grands que l'amour».Dans ce récit alerte et très détaillé de l'histoire du sida, Dominique Lapierre mène ses lecteurs au début des années quatre-vingt, auprès des premiers malades, cinq hommes jeunes, mystérieusement terrassés par des maladies très rares ou qui affectent habituellement des gens âgés.Les médecins, déroutés, constatent que tous les malades sont homosexuels.Certains médecins s'intéresseront seulement â la maladie lorsque des hémophiles, et pas seulement des «pédés», seront atteints.Malgré leurs cris d'alarme, pendant près d'un an les banques de sang ne prendront pas les avertissements des médecins au sérieux et des milliers d'Américains risqueront la contamination par transfusion.SUITE A LA PACE K 2 i I La langue du coeur de Daniel Gagnon À lire en page K3 i ¦ Le délire américain de Berger À lire en page K2 Un nouvel ouvrage sur Aquin À lire en page K4 ; I 11 1 Belzile, le Plasticien À lire en page K5 N MUSÉE À DÉCOUVRIR! DEPUIS SON OUVERTURE EN 1988, 900 OOO VISITEURS SÉDUITS! RddioC.hi.ul.) Télévision et radio as3 lt Musél Cr 'j c.it.iaton cil un* co LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 21 AVRIL 1990 v, - K3 Après «1984».2000.LES AVENTURIERS DE L'AN 2000, Jacque-line et Raoul Dubois, La FarandoleMessi-dor _ «-¦a plus grande date de \"¦¦ces dernières décennies, c'est le 20 octobre 1977.Ce jour-là, aucun homme n'a été victime de la variole.Un jour viendra où ce sera la mêtaie chose pour le sida.» Ces paroles d'Albert Jacquard illustrent bien le chapitre «Santé» du livre Les Aventuriers de l'an 2000.Un livre dans lequel Jacqueline et Raoul Dubois ont recueilli les commentaires d'enfants qui auront 20 ans en l'an 2000, afin de connaître leur vision des dernières années du 20e siècle.Les deux auteurs se sont également penchés sur les prévisions de spécialistes dans tous les domaines abordés dans le livre \u2014mode de vie, surpopulation, pauvreté, technologies, paix dans le monde et guerre des étoiles, etc.Ainsi, dans l'incontournable chapitre sur l'environnement, les savants prévoient que l'on aura des lunes artificielles pour éclairer de grandes étendues la nuit et une meilleure prévision météorologique à long terme; parallèlement, un enfant demande «Papa, quand j'aurai ton âge, est-ce que je verrai des arbres?» Sonia Sarfati Des nouvelles sans nouveauté L'ESPRIT EN FUREUR.Gerard Gévry, XYZ Éditeur._ §7 est le hasard, et non quelque méchanceté gratuite, qui apporte dans cette rubrique un exemple de ce qu'un recueil de nouvelles ne doit pas être.Celui de M.Gérard Gévry paraît dans la collection L'Ere nouvelle d'XYZ éditeur.Une collection dirigée par M.Daniel Gagnon, qui décidément est meilleur auteur qu'éditeur.Autant qu'un roman, et ça presse, une nouvelle doit trouver son style, cette adéquation du propos et de l'écriture.Cette exigence est interdite au nouvelliste de l'Esprit en fureur.Il écrit comme s'il rédigeait un pensum, toujours de la même manière et cette manière est d'une pauvreté désolante.On croirait à ses nouvelles si, justement, il trouvait l'écriture qui leur convient.M.Gévry, qui semble affectionner le fantastique, voudrait bien faiie peur à ses lecteurs.Il y arrive si peu, tant sa prose est pesante et son imagination déserte, que son livre va leur tomber des mains.Reginald Martel Sammy Davis Jr u est-ce pig^ i ai bit.I i\\ ./.-,-> Mémorr«*s Sammy Davis >.janeetwjrtkoyar i f ' ¦ ygm La chance d'un nègre borgne.OU EST-CE OUE J'AI FAIT AU BON DIEU?, mémoires de Sammy Davis Jr.par Jane et Burt Goyar, éditions Olivier Orban.cypres / Can, sa première au-m tobiographie parue en 1965 était pour le moins prématurée: Sammy Davis Jr avait à peine 40 ans! Le «minuscule géant» du music-hall américain était alors persuadé qu'il mourrait jeune.Toujours vivant, le voici, 25 ans et deux ou trois vies plus tard, qui récidive.Pour raconter en 440 pages cette vie incroyable ( il n'en revient pas lui-même) qu'il a vécue comme un rêve éveillé dans sa peau noire.Cette nouvelle autobiographie de SDJ se lit comme un roman.Pourtant, chaque page crie de vérité.Bof, sa négritude, sa petite taille, sa bouille écrasée et son oeil de plasti- que.Grâce à son talent doublé d'un culot qui imite le courage, Davis a connu succès, gloire, richesse, amour.Et l'envers de tout ça.À 65 ans, après avoir brûlé sa chandelle par les deux bouts, il s'émerveille de la voir encore allumée.Huguette Roberge Une folle famille LISA LISA.Beatrice Shalit, Bernard Bar* rault éditeur._ Al'occasion d'un mariage qui n'aura pas lieu, toute la famille Adler se retrouve à Angers chez Paul, camarade de captivité de Leo Adler, vieux monsieur adorable sur le point de mourir.La romancière Sarah Adler, son fils adolescent José et son mari Luc se partagent la narration de ce roman plein d'humour et de tendresse, souvent loufoque et mouvementé qui raconte l'histoire d'une famille juive délirante.Le bref séjour en Anjou sera l'occasion de découvertes et de rapprochements, que la diversité des points de vue permet de mieux saisir.Pendant ce week-end rempli de péripéties, la grand-mère, Jeanne, partie depuis 33 ans, viendra retrouver son mari Leo, avant qu'il ne meure.En parallèle avec l'histoire de Jeanne et Léo, se tracent celles de Sarah et Luc, de Sarah et de Lisa, de lose et de sa soeur Myriam.Lucie Côté Nimier: un chat LES INDES GALANDES.nouvelles et LES ECRIVAINS SONT-ILS BÉTES?.récits.Roger Nimier.Editions Rivages.oger Nimier voulait qu'on publie des annonces comme celle-ci: «Riche amateur désirerait pour ses vacances en Italie un recueil de nouvelles sans rien d'authentique et sans le moindre message spirituel».Ainsi, les écrivains se mettraient au travail.Roger Nimier était une manière de génie.Cela se voyait, et se lisait.Cela peut se lire dans ces deux recueils.Les Indes galandes, ce sont neuf nouvelles publiées dans différentes revues: introuvables depuis des années (on pourrait presque dire, inédites).Les écrivains sont-iis bêtes, c'est une trentaine de textes de critique, de réflexion, d'humour, d'amusement sur la littérature et les écrivains, entre 1947 et 1962.Nimier s'est tué en automobile en 62 ( lire son éloge de Camus, qui en avait fait autant).On dit qu'il était capable d'écrire des choses comme celles-là au café, devant un ami qui attendait les feuillets pour les porter à l'imprimerie.Ça ne paraît pas.C'est ça le génie.L'enfant doué, la passion, la caresse, la poésie, surtout: la désinvolture.Et l'égratignure.Nimier est un chat qui serait né pour écrire.Deux recueils à garder pour savourer longtemps.Jacques Folch-Ribas La sexualité, en somme LA SEXUALITE- REGARDS ACTUELS, Ber-nard Germain et Robert Langis, avec la collaboration de Pierrette Morissette et Robert Darlington.Editions Etudes Vivante^_ clipsant une montagne de publications plus ou moins importantes sorties depuis dix ans sur le sujet, voici un ouvrage incontournable pour les éducateurs, étudiants, parents et toutes personnes désireuses d'approfondir leur compréhension de la sexualité, quelle que soit la définition qu'on veuille donner à ce domaine relié à l'activité humaine à la fois la plus passionnante et la plus méconnue du commun des profanes.Un livre qui possède les trois qualités essentielles au genre: il est sérieux, complet et accessible.Impossible de résumer en quelques lignes cet ouvrage colossal préparé par une équipe de professeurs du Québec, et qui constitue en quelque sorte une SOMME des connaissances pratiques auxquelles les études et recherches en sexologie ont conduit à ce jour.Abondamment illustré, ce livre au sous-titre pleinement justifié offre une triple approche (psychologique, biomédicale, sociologique) du comportement sexuel contemporain, dans un langage qui repose de l'austérité et des jargons universitaires habituels.Huguette Roberge Mourir et naître au paradis Venite a cantare, de Daniel Gagnon REGINALD MARTEL 9 Les oeuvres de M.Daniel Gagnon, depuis bientôt vingt ans, se suivent et ne se ressemblent pas nécessairement.Elles échappent aux courants, aux modes, aux attentes même, pour qui elles existent.Tantôt proches de la poésie, mais d'une poésie affichée sans vanité, comme langage naturel, et tantôt plus réalistes, elles ont en commun un pouvoir de séduction qui résiste à l'analyse, comme y résiste le coup de foudre.Venite a cantare, par exemple, serait le récit des derniers jours d'une célèbre cantatrice italienne; mais cette description très synthétique ne dit rien de ce qui vit et chante dans ce texte bref et vibrant.Le paradis terrestre existe, à Capri.Il conduit tout droit à la mort de Iolanda, célèbre diva, que le caricer mine et qui découvre, grâce à l'amitié miraculeuse de deux enfants qui s'aiment, Francesca et Paolo, ce qui se rapproche le plus du bonheur.Ils la contemplent, ils l'entourent, ils la caressent, ils la soignent et ils la nourrissent, autant de façons d'aimer celle qui avant leur rencontre ne connaissait de l'amour que le nom, ses parades et ses mensonges, ses ersatz dérisoires.Iolanda a quitté la grande ville, lasse des brimades de ministres plus férus de fisc que de culture.Cette ville, c'est Rome.Quelle ironie ! Jours heureux à Capri M.Gagnon ne nous interdira pas, je pense, de songer que le mépris de l'art n'a pas qu'une patrie et qu'il signera tôt ou tard la faillite décisive de l'Occident marchand.De Rome, le président de la République ne cesse de téléphoner à la diva : « Venite a cantare»\u2014 venez chanter \u2014, sup-plie-t-il, et ce clown, pourri jusqu'au trognon, de multiplier les promesses de pardon fiscal et les assurances d'un triomphe dont il saura bien obtenir, à son profit propre, quelque retombée.Avec ses façons d'avoir l'air de ne rien dire, M.Gagnon aborde de front ici la question des rapports entre d'une part la politique politicienne, représentation du mal absolu qu'est la laideur, d'autre part l'amour, métaphore sublime de la beauté.Personne, personne ne sait comme M.Gagnon créer des personnages de femmes parfaitement troublants.La description de la déchéance physique de Iolanda, que le romancier ne nous épargne pas, donne à imaginer, bien plus qu'une loque humaine, une déesse déchue, certes, mais en attente de transfiguration; Francesca au contraire, et même dans sa nudité d'avant la chute, reste secrète sous le voile de son ineffable beauté.Paolo enfin, car les personnages masculins du romancier sont le plus souvent des utilités, semble ne participer aux jours heureux et tragiques de Capri que pour rendre possible, malgré le temps, la rencontre nécessaire et suffisante des amants.Il faut être deux, nous disent à leur façon ces enfants, pour inventer sans cesse le premier matin du monde.Les dons, la technique Si on ignorait que le romancier a plus de quarante ans, il serait facile d'imaginer que Venite a cantare est une oeuvre grande, mais naïve.U faut plutôt reconnaître qu'il existe chez M.Gagnon des dons d'enfance et d'émerveillement \u2014 et certainement une technique sûre, qui ne gâche pas ceux-là \u2014 qui lui font traverser indemne les risques de l'écriture.On lui a reproché déjà \u2014 j'évoque ici les délibérations d'un jury \u2014, comme si c'était une indécence, d'explorer l'univers fan- tasmatique des femmes.Comme si les femmes avaient seules le droit de se dire, comme si elles devaient seules épuiser l'expression de leur réalité et de leur virtualité, comme si la nécessaire réconciliation avec soi exigeait la rupture avec l'autre., D'autres risques sont moins circonstanciels.On s'étonne par exemple, en commençant la lecture de Venite a cantare, de la fréquence .des phrases en italien.Sont-ellés nécessaires?Peu à peu et puis très vite, et c'est absolument troublant, les mots italiens deviennent aussi naturels que les mots français.On les entend, car * ils chantent, on les comprend i pour ce qu'ils sont et finalement ; on les remarque à peine, parce qu'ils sont parfaitement et intimement inscrits dans la vérité singulière des dialogues.Venez chanter avec mes personnages, semble nous dire M.Gagnon, dans la langue du coeur.L'invitation mérite d'être entendue; le romancier, une fois encore, offre aux lecteurs revenus de tout, c'est-à-dire de peu de chose, l'occasion de découvrir une oeu-vre très riche et encore bien peu: connue, unique dans la littérature québécoise d'aujourd'hui.VENITE A CANTARE.Daniel Gagnon.roman, 78 pages ; Lemeac éditeur, Montreal.1990.! Festival national du livre : la lecture, c'est l'aventure REGINALD MARTEL ¦ Le Festival national du livre, commandité par le Conseil des arts du Canada, a pour thème cette année « La lecture, c'est l'aventure ».Le festival commence aujourd'hui et se terminera le 28 avril.Plus de 500 écrivains participeront à des manifestations dans 442 villes et villages du Canada.La Conférence des directeurs de bibliothèques publiques de l'île de Montréal donnera le lundi 23 avril une réception animée par Christiane Charrette; elle a aussi prévu des rencontres auteurs-lecteurs auront lieu: ¦ le lundi 23 aux bibliothèques d'Anjou (François Gravel), de Beaconsfield (Marie Laberge), de LaSalle (Robert Lalonde) et de Pierrefonds-Dollard-des-Ormeaux (Roger Fournier); ¦ le mardi 24 aux bibliothèques de Dorval (Robert Lalonde), de l'île Bizard (François Gravel), de Pointe-Claire (Pierre Filion) et de Westmount ( Jean-Claude Germain); ¦ le mercredi 25 aux bibliothèques de Kirkland (Roger Fournier), de Lachine (Normand Chaurette), de Mont-Royal (Jean-Claude Germain), de Saint-Laurent (Robert Lalonde) et de Verdun ( François Gravel ) ; ¦ et le jeudi 26 avril à la bibliothèque de Montréal-Nord (Yves Navarre).Les invités anglophones des bibliothèques sont Constance Be-resford-Howe, Matt Cohen et L.R.Wright.La soirée des traducteurs L'Association des traducteurs littéraires du Canada invite le public à une soirée culturelle le lundi 23 avril à 21 h au Bistro d'autrefois, 1229, rue Saint-Hubert.Ronald Guèvremont et l'auteur Kent Stetson liront des extraits de la pièce Comme un vent chaud de Chine; Jean Antonin Billard lira des poèmes de Dorothy Live-say; Robert Paquin récitera en français des blues de Raymond Patterson; et Alberto Karupel chantera en espagnol des poèmes de Nelligan, Miron, Straram, Gerald Godin, Gauvreau et Madeleine Gagnon.Le printemps en Estrie L'Association des auteurs des Cantons de l'Est présente ce soir à 20 h, à l'hôtel Delta de la Place des congrès de Sherbrooke, la Fête de la parole.On y célébrera « le printemps de la planète ».Une quinzaine d'écrivains y participeront, en personne ou par leurs textes : de l'Estrie, France Boisvert, Aurélien Quintin, Yves Boisvert, Patrick Quintal, Ginette Bureau, Danielle Dussault, Laurence Tardi, Marie Page et Lili Maxime; d'ailleurs, Nicole Brossard, Marie-Claire Biais, Dany La-ferrière, Raymond Lévesque et Jean-Claude Germain.La mise en scène du spectacle a été confiée à André Poulain, l'animation à Normand Labelle et la musique à Pierre Biais.Autres manifestations ¦i À la Bibliothèque nationale du Québec, toute la semaine, exposition de portraits d'écrivains que- ; bécois par l'écrivain Daniel Gagnon, organisée par l'Union des ', écrivains québécois.Notre collaboratrice Sonia Sarfati, auteur et spécialistes de litté- ; rature pour la jeunesse, sera à -l'école Barclay le 23 avril.Le nouveau Salon du livre de Québec exposera au Palais Montcalm, du 24 au 28 avril, des photos d'auteurs.La remise des prix littéraires habituellement décer-' nés au Salon international du livre de Québec aura lieu au même, endroit le 24, à 17 h.On rendra publics le logo du salon et la date de l'événement en 1991.Des manifestations auront lieu dans un grand nombre de bibliothèques lde la région montréalaise.On s'informe auprès des responsables.À Laval, la coordonna-trice est Ghislaine Bélanger; on peut la joindre au 662-4086.PRESENTE fflfTRO 9 \u2022 à t « I ORCHESTRE SYM PHONIQUE I DE MONTREAL Charles dutoit OFFREZ-VOUS UN MATIN TOUT EN MUSIQUE LE MERCREDI 25 AVRIL 10h30 À LA PLACE DES ARTS CHARLES DUTOIT, chef \u2022 CHANTAL JUILLET, violon \u2022 GUY FOUQUET, violoncelle \u2022 LESLIE MALOWANY, alto BUlets: 10$ EN VENTE AUX GUICHETS DE LA PLACE DES ARTS RÉSERVATIONS TÉLÉPHONIQUES: 842-2112 Soviet de café et de muffin* offert a\\ant chaque concert à compter de 9h30.en collaboration avec- Les Cafés Orient Express.Laiterie Casavant Inc., Sucre I antic Ltce.Cuisine Nature Inc.Le Comité féminin de L'OSM.Prochain concert: j Mercredi 23 mai 10h30 CHARLES DUTOIT.chef JEAN-YVES THIBAUDET, piano » K4 LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 21 AVRIL 1990 En traduction f: Roman intimiste et noces en Irlande FRANGINE OSBORNE Amateurs de livres d'ac-j ^ tion, prière de 1 ' ./ V s'abstenir.C'est là la recommandation qu'on pourrait faire aux lecteurs éventuels du roman Les vestiges du jour, du Britannique d'origine japonaise Kazuo Ishiguro.Le livre, intitulé Thé Remains of the Day, vaut cependant la peine d'être lu par ceux qui apprécient les romans d'atmosphère, plus intimistes.L'histoire est toute simple.Stevens, un vieux majordome qui a passé presque toute sa vie au service d'un aristocrate britannique, prend des vacances pour la première fois depuis 35 ans.Il décide, à la suggestion de son nouvel employeur, un Américain, de prendre la voiture de celui-ci.Sur les entrefaites, il reçoit une lettre d'une ancienne gouvernante, Miss Kenton, qui souhaite le rencontrer.Ces retrouvailles deviennent le but de son voyage.A travers le périple de Stevens, c'est tout un portrait de la vieille société aristocratique que nous fait l'auteur.Aussi, on assiste aux tribulations de Stevens qui aimait bien Miss Kenton et a été bien deçu quand elle a abandonné son poste pour se marier.C'est dans ces descriptions judicieuses, toutes en nuances, que réside l'intérêt du livre, car du point de vue de l'action, le roman pourrait se résumer en un paragraphe.Se marie-t-on différemment en Irlande?Le titre du dernier roman de Maeve Binchy, Noces irlandaises, nous porte à le croire.Irlandaise installée à Londres, Mme Binchy situe l'action de ses romans dans son pays natal.Bonne décision, car on sent qu'elle a une connaissance intime de l'Irlande et surtout du caractè- ¦ i ¦ i i j \u2022 f \u20221 *.J ¦ * w Un document d'une richesse exceptionnelle ! a - \u2022 Dans le troisième tome de ses Mémoires, le père Georges-Henri Lévesque retrace ses itinéraires dans les deux Amériques, en Europe et en Afrique.Aucune escale enchanteresse, aucun défi d'envergure ne sont évo- qués sans la présence d'amis, de collaborateurs et de regroupements laïcs ou religieux, qui participent tous à réclosion des Souvenances.427 pages 24,95$ éditions la presse EN VENTE PARTOUT re et du tempérament des Irlandais.Noces Irlandaises, Silver Wedding dans sa version originale, évoque les préparatifs des noces d'argent d'un couple d'Irlandais, Deirdre et Desmond O'Hagan.À travers cet événement, Maeve Binchy nous apprend à connaître les enfants du couple, ainsi que les collègues de travail du mari.Une des filles, Helen, veut être religieuse, mais c'est un désastre ambulant.L'autre, Anna, est une intellectuelle qui voudrait une vie professionnelle et amoureuse plus satisfaisante.Le fils, Brendan, a décidé de retourner en Irlande, travailler sur la ferme de son oncle, au grand désespoir de ses parents.Ce sont les descriptions des différents personnages qui font la force du roman de Maeve Binchy.C'est aussi là qu'on trouve la faiblesse du livre, trop dispersé à mon avis.L'épisode du vieux curé qui a marié les O'Hara il y a 25 Kazuo Ishiguro Les vestiges du jour Roman T'0(iv.fc«»:'o^ ):.DICTIONNAIRE ENCYCLOPEDIQUE DES, ALI TEMPS ANTE \u2022 *«'*'îf SALLE DE RECEPTION (i- j^5S5 F Traiteur pour toutes occasions fVxiWfcA) «Meilleur restaurant ËJMâtimr G',u\" Pl Mlll,lu -¦MvKf H Service de valet de de stationnement Gotlib ne dessine plus, il rêve de cinéma SUITE DE LA PACE D 1 Dans la vraie vie, Gotlib n'a rien d'un cynique, mais il ressemble â l'adjoint du commissaire Bigret, une autre de ses créations.Il serait même plutôt «moyennement drôle, comme tout le monde», selon Ariane.En entrevue, il faisait preuve d'une telle humilité que sa fille dans la jeune vingtaine a jugé bon d'intervenir de temps â autre pour rétablir les faits.«|e suis actuellement dans une période flottante, dit Gotlib.le ne pense pas être un grand graphiste, comme Moe-bius.Lui, s'il doit abandonner la bande dessinée, pourra passer facilement à autre chose et même se retrouver dans les galeries d'art.Moi, mon dessin est intéressant dans la mesure où il est associé â un texte, je suis vraiment un auteur de B.D.» Ce qui ne l'a pas empêché de faire quelques affiches, reprend sa fille, notamment une pour les Monty Python quand on a distribué en France le film fait à partir des émissions de télé des célèbres comiques britanniques.Ce qui n'est pas le fruit du hasard.Il y a effectivement, même si le tunnel sous La Manche n'est pas termine, une certaine affinité entre l'humour de l'un et celui des autres.A la manière de Woody Allen «Le cinéma m'attire depuis toujours, poursuit Gotlib, mais je ne suis pas certain si, carac-tériellement, moi qui travaille en solitaire, j'aurais pu.C'est le cheminement de Woody Allen qui m'intéresse le plus.Il a évolué du burlesque à la comédie de moeurs, â la comédie dramatique puis au film de réflexion.Vous savez, le burlesque est un jeu d'enfant.C'est un genre enfantin au sens noble du terme, mais on ne peut pas toujours en rester â ça.» En attendant que le cinéma lui tombe dessus, Gotlib écrit, mais pas des scénarios de B.D., et il lit, surtout des polars noirs comme ceux de lames Elroy, ou des romans d'espionnage à la |ohn Le Carré.Et il va au ciné, quand ça vaut la peine.Pour voir Le Baron Munchausen, de Terry Gilliam, l'un des Monty Python, ou Cyrano de Bergerac interprété par Gérard Depardieu.Il connaît Cyrano par coeur.Pour les «petits films», il attend la cassette vidéo.Il estime que la plus grande réussite de transposition d'une bande dessinée au cinéma, c'est Superman.Où est la relève?Si Gotlib a l'impression que la bande dessinée s'essouffle, il n'aime pas trop en parler.«Je suis intimement lié au seul journal qui marche, dit-il, pour moi la B.D.va bien.» Mais il a l'impression que la relève, surtout dans la bande dessinée d'humour, tarde à se montrer dans toute son originalité.«Tout de même, précise-t-il, Fluide glacial a fait découvrir Franquin, Lelong, Goossens, Binet, et même un Québécois, Moerell (qui faisait Roch Moi-san pour Croc).Mais peut-être que les jeunes hésitent à nous soumettre leurs dessins craignant â tort que la revue est une boule dure, fermée a ceux qui ne sont pas déjà dans l'équipe.» Les années soixante-dix, selon Gotlib, ont fait éclater la notion de scénario traditionnel.«On a eu de la B.D.cosmique, psychanalytique, erotique, etc., mais on dirait que ce que nous attendons, c'est le retour à une certaine tradition transformée à partir de tout ce qui s'est fait de nouveau.» Cuisine typiquement italienne 1381, boul.Renè-Lévesque est Rés.: 523-2483 Fermé le dimanche f-vV^'-'t rJ' JAUC uc *C\\.Cr IIUIN IV j^ÎSS F Traiteur pour touti.-s occasions fV^v^Sin «Meilleur restaurant iiklÊum* G,,u\"r! Ml\",lu jrf [Hî Service de valet de de stationnement DANSEUSES W\\Zt>\\W m % m.'): 7*Art verdière, qui gagne sa croûte avant tout comme illustrateur.«Il s'agit là d'une expérience que je ne referais plus.Ça siphonne tout, ton fric, ton temps, tes énergies.» Pour son dernier album.Les Clouvis 2, publié en novembre dernier, Laverdière s'est donc tourné du côté des Éditions du Phylactère.dirigées par Yves Millet.En l'espace d'une année et demie, près de quinze titres ont été publiés par cette jeune maison, permettant ainsi à autant d'auteurs de trouver leur place sur les rayons des librairies.Les Éditions du Phylactère s'orientent avant tout sur les auteurs de la relève (et ils sont légion au Québec!), et sur des oeuvres quelquefois peu traditionnelles.Par ailleurs, Yves Millet préconise le petit tirage: 30 à 500 exemplaires sont généralement sa norme pour un titre.«Je privilégie avant tout la rentabilité.Il est important pour moi de rentrer rapidement dans mes frais, puisque Copies-J'eMe Cuisine française et italienne Apportez votre vin 1374, Plessis Pour réservations: 526-5486 FERME LE LUNDI ¦¦AVRIL AU PORTUGAL À MONTRÉAL AU olmar il FADOS ET DANSE 364 SOIRS TIRAGE D'UN VOYAGE \u2014 TABLE D'HÔTE 5 CHOIX 1795$ .Fermé le lundi 4466, rue Marquette .angle Mont-Royal Réservation: (514) 524-7989 i i li < Goélette 8561, BOUL SAINT-LAURENT 388-8393 (prés de Crémuie) DÉJÀ 10 ANS Pour cette occasion nous vous offrons le menu suivant: FESTIN 10e anniversaire Pour 2 1 BOUTEILLE SURPRISE Au choix: L'ASSIETTE DU PÊCHEUR ( ' ; homard, grosses langoustines, crovet-tos gôantes et cuisses do grenouilles) ou LE FILET MIGNON BOUQUETIÈRE servi avec soupe ou salade maison et Le tout pour 4450$ 2 SPECIAL DU CHEF Crevettes grilloes Saumon sauce veloutée Steak sauce aux champignons servi avec Soupe ou solade maison -« -« 955 ct café 1.1 STATIONNEMENT QRATUIT HALL OE RECEPTION et bien sur.le service eiceptioonel de U Goélette après dix titres vendus, je m'empresse d'en sortir dix autres», nous dit-il, conscient de sa position privilégiée en tant qu'imprimeur (son gagne-pain).Ceci lui permet de penser petites quantités, sans encourir des frais fixes importants.«Des petits tirages, les gros imprimeurs n'en veulent pas.» Avec un catalogue aussi bien fourni, ce jeune éditeur songe maintenant à son agrément, qui le rendrait alors eligible aux subventions.«Les subventions aidant, je pourrais avoir une production plus importante, augmenter le nombre de titres et ainsi régulariser ma production.» Les subventions ne sont donc pas à négliger pour un éditeur, pas plus que pour un auteur de B.D.Pour celui-ci, la réalisation d'un album, soit la création d'une quarantaine de pages, peut difficilement se faire sans l'aide d'un support financier extérieur.Le ministère des Affaires culturelles l'a bien compris ct a intégré, il y a quelques années, la discipline distinctive «bande dessinée» dans sa catégorie «arts visuels».Entre mai et décembre derniers, sept bourses pour des projets de B.D.ont été accordées par le MAC.Caroline Merola est au nombre de ces élus, ce qui lui a permis de réaliser son deuxième album.Ma Meteor Bleue.Cette B.D.dont la facture pourrait faire bien des envieux chez nos cousins d'outre-Atlantiquc, a été publiée tout récemment aux Éditions Kami-Case, un autre petit éditeur spécialise Des albums introuvables?Kami-Case, soucieux de voir KJMAL-K.AM 2200, BOUL CURE-UBELLE 0 682-7450 CHOMEDEY, LAVAL, QUEBEC MIDI: Dîner d'hommes d'affaires SOIR: Table d'hôte FERMÉ LE DIMANCHE RESTAURANT Le Piemontais Cuisine italienne et française 1145A, rue De Bullion 861-8122 Fermé le dimanche INSTAURANT ITALIEN mWuw 620 A, BOUL ST-JEAN, POINTE-CLAIRE 695-5333 SAtlf DE RECEPTION Cuisine typique espagnole et française SPECTACLE DE FLAMENCO Let vendredis et samedis 20 h 30 Ouvert tous les jours Menu spécial pour groupe SPÉCIALITÉ PAELLA 3450, Avenue du Parc Prés de la rue Sherbrooke Réservations: 844-0558 Nous avons tout dit.* LE BRUNCH GOURMAND DE 16,50s TABLE D'HOTE Réservations: BELOEIL 467-4477 Uorhe 112, Route 20) ses albums présents dans tout le réseau des librairies francophones au Canada, a jugé préférable de s'assurer la collaboration d'un distributeur.Cette pratique n'est cependant pas étendue à tous les albums québécois, qui encore trop souvent, bénéficient d'une distribution à caractère artisanal.La disponibilité des produits locaux demeure un problème de taille.Rémy Simard, auteur de B.D., est de plus à la tête des Éditions Kami-Case.Il est aussi le président de l'ACIBD, l'Association des Créateurs et des Intervenants de la Bande Dessinée, créée en 1986 afin de promouvoir avant tout la B.D.québécoise.« L'ACIBD, de concert avec les associations plus régionales, telles que la ScaBD (Société des Créateurs et Amis de la B.D.) à Québec et B.D.Estrie à Sherbrooke, a l'intention d'instaurer un réseau d'information pour toute personne intéressée par la bande dessinée québécoise.Ce réseau viendrait aussi intégrer les journalistes, afin de disposer d'une couverture de presse adéquate.Mais même avec une bonne couverture, il faut toujours bien s'assurer que les lecteurs pourront trouver les albums en librairie!» Bernard Dubois, administrateur et préposé aux relations extérieures â la ScaBD de Québec, abonde dans ce sens, «le pense qu'il faut repenser le réseau de distribution, innover dans ce domaine, en créant un maillage entre les principales régions, afin lout au moins d'assurer une distribution adéquate dans les principaux centres où l'activité en matière de bande dessinée est plus intense.La ScaBD a d'ailleurs intéressé plusieurs libraires de la région de Québec à remettre gratuitement, à tout acheteur d'album de bandes dessinées, un petit magazine d'information sur les produits européens et québécois, Le Petit Bèdévore Illustré.» Outre les formules humoristiques Croc et Safarir, qui ne peuvent accommoder qu'un nombre restreint d'auteurs, la B.D.québécoise est avant tout une «B.D.d'auteur».Celle-ci vise plutôt un public adulte, et ne semble guère intéressée à flirter avec les recettes commerciales.«Le bassin de lecteurs actuel varie de cinquante pour des ouvrages «marginaux» à environ trois cent cinquante pour des albums plus standard», nous dit Rémy Simard qui a mené sa petite enquête personnelle sur le marché local.Et pour voir vécu quelques expériences du marché européen en publiant dans la défunte revue Circus, il ajoute: «Par ailleurs, toutes les démarches effectuées en Europe n'ont pas été très fructueuses.Les Européens ne croient pas qu'un Québécois puisse un jour percer en Europe » i.fS Les auteurs et éditeurs québécois vont donc mise à fond sur le marché local.Leur croisade les amènera à rallier à leur cause ces nombreux lecteurs qui ne jurent encore que par la production américaine ct européenne.Avec une meilleure vitrine sur les produits locaux, et des albums de qualité comparable à celle des B.D.étrangères, l'amateur de bandes dessinées pourra difficilement continuer à ignorer ces auteurs missionnaires à la foi inébranlable.Après tout, ces derniers sont jeunes et dynamiques, et ils entendent bien, avec raison d'ailleurs, s'accaparer leur part de marché.Fine cuisine française jusqu'à 22 h après 22 h 30, boîte à chansons sur les traces de BREL, VIAN, FÉLIX, TRENET.Ce soir et 26,27,28 avril, 22 h MONIQUE PROULX chante cBarbara» 23 h 30 JEAN GALTIER à l'orgue de Barbarie SEe^istAo d'outoejols Souper spectacle 25$, réservez tôt 1229.rue St-Hubert 842-2808 \u2022traite cjHfla&ama«: 4JM*t R** Richelieu Tél.: (614) 558-Sm w&w* M 11 L I M 1 W 666, rue Sherbrooke Ouest, coin University s.Reservations: 288-0373 ou 288-3872 Stationnement gratuit après 18 h #0^ M 47, Si-Jean-Baptiste CHATEAUGUAY /DIMANCHE^ 11 hà 15 h 10 plats chauds 4 495$ 25 desserts I *t enfants 10 ans et moins 69H BUFFET 16 h à 21 h rôti de boeuf et crevettes 691-2444 691-9620 NOUVEAU! NOUVEAU! LA CREVETTE «0» MANIE À VOLONTÉ: Bisque de homard Pain à Tail Salade César Crevettes à'i'ail sur riz Dessert, café P-: 2995$^sônne Disponible en tout temps enfants 10 ans et moins (un enfant par e payant) SOUPER SPECTACLE 26 et 27 AVRIL HERBERT LÉONARD A venir: 4 MAI: MICHEL LOUVAIN i "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.