La presse, 5 mai 1990, K. Arts et spectacles
[" Littérature - \u2014 Restaurants Arts plastiques \u2014 Vins LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 5 MA11990 4:>s î.\\>.w.M'-\"'' I.\u2022jft engouement pour In nouvelle «L'exercice de style pour débutants» devient le genre par excellence de notre fin de siècle lucie côté collaboration spéciale M*- Les éditeurs ont longtemps boudé la nouvelle, faute de lecteurs, alors que la nouvelle n'était pas lue, faute d être publiée.La nouvelle s'écrit depuis des siècles et même si certains la considèrent comme le parent pauvre de la littérature, un genre mineur, elle ne manque pas d'illustres références: Cervantes, Maupassant, Tchekov, Edgar Allan Poe, les grands maîtres latino-américains Borges et Cortazar, qui ont eu une influence considérable ici, les américains Salinger et Carver, Marcel Béalu, Daniel Boulanger.Au Québec, des noms viennent également sans effort à l'esprit: Yves et Marie José Thériault, Gaétan Brulotte, Bertrand Bergeron, André Carpentier, Monique Proulx.Des revues littéraires, dont Nuit blanche, ont monté des dossiers sur la nouvelle, qui s'interrogent sur sa popularité, font le point la situation et servent de référence.La consécration de la nouvelle passe elle aussi par les prix littéraires.La France décerne désormais chaque année le prix Goncourt de la nouvelle.Ici, le concours de nouvelles radiophoniques de Radio-Canada est très couru depuis de nombreuses années et, depuis 1982, le Prix Adrienne-Choquette créé par Simone Bussières permet la publication d'un recueil inédit.La nouvelle, courte par définition \u2014 lorsqu'elle atteint les dimensions d'un court roman, on parlera plutôt de novella\u2014 a longtemps trouvé â se loger dans les quotidiens et bien sûr dans les anthologies.Mais ce sont sans doute les nombreuses revues consacrées à la nouvelle, par exemple Nouvelles nouvelles ou Brèves en France et XYZ, Stop ou Solaris ici, qui ont permis, en diffusant exclusivement et résolument ce genre de textes, leur prolifération, pour susciter l'engouement que l'on observe depuis environ une décennie.André Gide assurait que «la nouvelle est faite pour être lue d'un coup, en une fois».Elle constitue sans doute alors le genre par excellence de notre fin de siècle bousculée où le temps manque toujours pour lire.Voilà au moins une piètre excuse qui ne tient plus, une nouvelle meuble bien les temps morts, permet de se cultiver ou de passer un moment d'attente d'agréable façon.Elle se lit dans le métro, avant de dormir, au moment d'une petite pause à Lacolle ou pendant un bouchon sur l'autoroute métropolitaine.L'Instant même Située à Québec, la maison d'édition L'Instant même publie uniquement de la nouvelle.«La nouvelle me semble presque un phénomène de génération, observe Marie Taillon, de L'Instant même.Les gens dans la trentaine ont commencé très tôt â lire de la nouvelle, des collectifs, des anthologies ou le classique Ilorla, de Maupassant.qui date de 1887.» En quatre ans, la maison québécoise a déjà publié 13 ouvrages.Depuis 1987, elle publie le manuscrit gagnant du prix Adrienne-Choquette.Silences de )ean Pierre Girard, primé cette année, vient tout juste de sortir.Gilles Pcllerin, alors rédacteur en chef, avait préparé le dossier de Nuit blanche, sur la nouvelle, en 1986.Lui-même écrivain, auteur du recueil Ni le lieu ni l'heure, il est aujourd'hui éditeur à L'Instant même et parle, avec un enthousiasme communicatif, de la nouvelle.«En 1982, j'avais publié un recueil chez Asticou et, devant le peu de support, j'avais eu l'impression que mon travail n'était pas à la hauteur.En parlant avec d'autres auteurs, j'avais cependant pu constater que tous étaient dans la même situation», raconte-t-il, pour illustrer le peu d'estime pour la nouvelle, à l'époque.«C'est ce qui a mené à la création de l'Instant même.Agacés de voir que personne ne voulait publier de nouvelles, les fondateurs de la maison ont décide qu'ils ne feraient que ça.Comme le souhaitaient les revues depuis quelques années, il fallait faire sauter le verrou qui emprisonnait la nouvelle», poursuit-il.La nouvelle est parfois considérée avec bienveillance (condescendance?) comme un exercice de style pour débutants, un format réduit pour se faire la main.Comme éditeur, Gilles Pcllerin constate toutefois que des .J9 ^II^S^ ^^^^^^ ^IIES^^ Un premier .,can Pierre ^g^#s!tf^ \" joueurs de hockey des qunc maîtrise en 'cégep de Trois-Riviercs amorce u>i |c |5e création littéraire a *\"22sooî» de Radio-concours d'peuvrw dramatiques Canada, prépare u omj t ce tf u pas sceharfeation de films.£omm ikMtienne.?ss de'?\" nouS\" >Vpour son premier recueil.Silences.^ montic d'instantanés, «Nous vivons dans un monde VS^^^S^S^ son À lire en page K6 écrivains, comme Bertrand Bergeron, qui en est â son troisième recueil, se consacrent exclusivement â la nouvelle.«Maisc'est vrai que ies jeunes auteurs de moins de 45 ans ont fait de la nouvelle leur porte-flambeau», souligne celui qui goûte le «plaisir complet» de la nouvelle, son genre de prédilection, qui l'accompagne dans l'autobus depuis plus de 20 ans.En une ville ouverte En mars, L'Instant même a fait paraître son deuxième recueil collectif.En une ville ouverte, en co-édition avec la maison française L'Atelier du gué (l'éditeur de Brèves), rassemble les dix textes gagnants, cinq québécois et cinq français, du concours de nouvelles de l'Office franco-québécois pour la jeunesse, auquel ont participé plus de 330 auteurs, québécois et français, âgés de moins de 35 ans.Chacun des participants devait amorcer son texte de la même façon, avec ces phrases de Kafka, extraites des Récits et fragments narratifs: Il y a longtemps, bien longtemps que je voulais aller dans cette ville.C'est une grande ville pleine d'animation, plusieurs milliers d'hommes l'habitent, n'importe quel étranger y est admis.Qu'une même phrase ait inspiré tant de situations différentes y est pour beaucoup dans la fascination qu'exerce ce recueil.La diversité des résultats est stupéfiante et ce recueil, extrêmement intéressant, une réussite en même temps qu'une excellente idée.Le gagnant du concours, le Français Paul Baquiast, a choisi l'humour et la fantaisie pour raconter les Aventures statuaires d'Eugène Pelletan.La statue de cet écrivain et homme d'État français du XIXe siècle fait elle-même le récit de sa rencontre avec Rimbaud, et relate les événements qui l'ont transformée en canon, en soldat inconnu puis en «âme pure».L'Initiation, de Suzanne Gagné, fait le récit d'une mission étrange, d'un projet qui dicte la conduite du personnage.Sur un ton simple et émouvant, on relate une rencontre, dans Le Silence, là, tout près, de Danielle Dussault, une rupture dans Avani de partir, de |ean-Pierre Baumier.Un étranger est de passage dans une ville étonnante dans Quand le cristal creuse son ombre, de Claire Chouinard, mention spéciale du jury.Dans La Grande faim dans les arbres, une très belle histoire de )ean-Pierre Cannet, également mention spéciale, le narrateur, Roso, est un enfant, en quête, avec sa famille, de son frère l'Élagueur.D'actualité, L'autre côté du mur est le beau thème choisi pour le troisième concours de l'Office franco-québécois pour la jeunesse, qui se termine le 31 mai.Amsterdam : l'événement van Gogh À lire en page K 4 I i B H M m m *< S» Frissons garantis ¦ Herbert Lieberman, maître du roman noir, dépeint la violence urbaine dans toute son insoutenable horreur.Dans son nouveau thriller, Le tueur et son ombre ( Sha-dow Dancers), un psychopathe, revendiquant le nom de «Monstre du chaos», viole et égorge des femmes chez elles, signant ses forfaits de graffitis obscènes et de séries clc chiffres mystérieux.L'horreur ne s'interrompt jamais.À lire en page K2 Sous un autoportrait de Vincent Van Gogh (1889), le chef-d'oeuvre peint à Nuenen en avril 1885, Les mangeurs de pommes de terre.Quant à la fameuse toile, Les Iris, adjugée le 12 novembre 1987 pour 53,9 millions $ (US), elle n'est pas exposée à Amsterdam.Cependant, cet autre tableau ( à gauche ) reproduisant également des Iris, fait partie de l'exposition.V- I ¦y i i .Y / : I.' S \u2022V.\u2022m m I | S i 7 i v.v* w Si _ if K2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 MA11990 Le risque d'écrire faux r£ginald martel L c Petit Robert propose cette définition de métier: « Tout genre de travail déterminé, reconnu ou toléré par la société ct dont on peut tirer ses moyens d'existence.» En exagérant à peine, on pourrait dire que ces quelques mots annoncent la plupart des débats sur les risques du métier, thème de la I8e Rencontre québécoise internationale des écrivains qui a eu lieu à Mont-Rolland le week-end dernier.En Occident, que son travail soit reconnu ou toléré, cela revient un peu au même : l'écrivain, s'il joue sa vie dans l'écriture, vision romantique du métier, choisit, en dévoilant l'intime, le risque d'être mal lu; si plutôt il fait de son écriture un combat, politique par exemple, la tolérance sociale est telle qu'il faut bien l'appeler indifférence ; rien ni personne ne viendra gêner, ni encourager, l'écrivain déguisé cn guerrier.Il en va tout autrement dans les pays du Sud \u2014 hier encore, dans les pays de l'Est.Là l'écrivain, qui comme tout être humain trouve sa dignité fondamentale dans l'exercice de sa liberté, risque la prison, la torture et la mort si son écriture est dirigée contre le pouvoir; et même si tel n'est pas son objectif premier, immédiat, comme le signale le Tunisien M.Ta-har Bekri, évoquant la persécution d'écrivains réunis pour dire des poèmes d'amour.Relayer le mensonge Parce qu'elle est geste libre, en tout cas chez ceux qui exercent leur métier dans le respect d'eux-mêmes et des autres, l'écriture, selon l'humeur des gens de pouvoir, peut être perçue comme une menace.Les Québécois qui ont quelque mémoire se rappelleront qu'en Octobre 1970, on a emprisonné plus d'écrivains que de terroristes.Dans l'ordre de l'intime, et si, comme la suggère Mme Madeleine Gagnon dans sa conférence inaugurale, toute écriture de fiction est bel et bien autobiographi- Des écrivains d'Europe ou exilés cn Europe, du Canada, de l'Acadie ct du Québec, une quarantaine en tout, ont consacré trois jours à mesurer les risques de leur métier.Ils participaient h la Rencontre québécoise internationale des écrivains, événement qui pour la dix-huitième fois cette année a permis de réunir des intellectuels d'horizons intellectuels très variés.Notre chroniqueur littéraire propose ici, cn toute subjectivité, une synthèse de cette retraite fermée tout à fait laïque et fraternelle.Madeleine Gagnon Normand de Bellefeuille que, le risque d'écrire est le risque de mentir.Il ne s'agit plus alors de savoir si on a été mal lu, ou pas du tout, mais de s'assurer qu'on a bien traduit sa vision du monde.Risque terrible, « celui de reconduire, à travers les méandres des faux textes et des faux livres, tout les pouvoirs aliénants et assujettissants qui ont toujours établi leur fondements sur les refoulés coï»PaCl de la vérité et la glorification du mensonge ».D'abord être pris dans le filet d'un pouvoir qui triche, apprendre de lui le mensonge, ensuite mentir à soi-même avant d'aller mentir à l'autre.Mme Gagnon parle de « la vérité dans la manière de dire » et attribue à Stendhal ce projet ambitieux : « Trouver, dans la manière de dire, l'adéquation la plus vraie et la plus juste avec tous les sujets, de pensée et d'imagination, qui ne prendront vie qu'en cette manière-là.» Peut-être, mais cette proposition n'est-elle pas, tout simplement, une définition du style?Aller vers l'autre On voit ainsi comment, pour Mme Gagnon, l'esthétique rejoint l'éthique.Dans le prolongement de sa réflexion, la nôtre pourrait nous amener à affirmer que le livre qui ment, celui qui non seulement ne dit pas toute la vérité mais n'en dit aucune, ce li- Un document d'une richesse excratiûimefe ! entretiens avec Simon t Intrus Dans le troisième tome de ses Mémoires, le père Georges-Henri Lévesque retrace ses itinéraires dans les deux Amériques, en Europe et en Afrique.Aucune escale enchanteresse, aucun défi d'envergure ne sont évo- 427 pages 3ués sans la présence 'amis, de collaborateurs et de regroupements laïcs ou religieux, qui participent tous à l'éclosion des Souvenances.24,95$ éditions la presse EN VENTE PARTOUT vre-là est destiné à la consommation, comme tous les livres à la limite, donc à quelqu'un, mais sans appel de l'autre, sans mouvement vers l'autre.L'écrivain de métier peut réaliser de telles productions et malgré tout rejoindre l'autre, son lecteur, ne serait-ce que par ce qu'il a caché ou n'a pas su dire; il est allé vers l'autre sans le vouloir, ou sans le savoir, parce qu'on ne se ment jamais complètement à soi-même et aussi parce que le lecteur sait prendre la mesure de la vérité : il la découvre à travers le voile du mensonge \u2014 même involontaire, car l'écrivain peut se tromper malgré lui, en toute bonne foi.M.Tahar Bekri rejoint les préoccupations morales de Mme Madeleine Gagnon quand il dit que « le risque mortel résiderait dans une littérature fermée à l'autre, rejetant le monde sensible, gagnée par le règne de l'objet et de la machine, esclace de l'unifor-misme universel, réduite à l'insouciance collective et générale, sans vision ni rêve.Seules ces oeuvres qui ont couru le risque de l'anticonformisme, de la révolte, du doute, de la quête de la lumière, de la lutte contre le mensonge suscitent notre admiration et notre respect.Parce qu'elles ont été soucieuses de leur liberté, elles ont libéré notre esprit et notre imaginaire ».Choisir le bonheur Mais la littérature est aussi une industrie; elle est un produit qui se consomme.Sous cet angle pragmatique, on demandera à l'écrivain non pas de risquer sa peau, ce qui est impossible en Occident, mais de risquer sa vérité singulière, s'il consent à se charger d'une responsabilité morale; ou encore, et alors ex\\ marge de toute préoccupation éthique, on attendra de lui ce qu'il fait depuis toujours, créer des textes neufs avec de vieux mots, inventer un monde plus beau parce que le monde réel ne l'est pas assez.Beaucoup d'écrivains, d'ici et d'ailleurs, ont tendance à identifier leur métier à rien de moins que le bagne.L'angoisse de la page blanche est peut-être réelle, mais comment ne pas dire à qui la subit que la société ne lui demande rien du tout?Et si au contraire écrire est un plaisir, où est le risque?L'Italien M.Carlo Frut-tero raconte cet échange entre deux écrivains : \u2014 Écrire, c'est un drame ! \u2014 C'est quand même mieux que de travailler.Aussi bien alors en faire un défi, le défi du bonheur exigeant, selon les mots de M.Normand de Bellefeuille.Un bonheur qui « ne confine pas à l'indifférence ni à la nonchalance, plutôt à une posture humblement responsable devant les inévitables rapports et tensions qu'entretiennent l'écriture et le monde ».Nicole Brossard .et le risque d'écrire mode réginald martel B L'écrivain n'est plus le phare qu'il a pu être en d'autres temps, sous la tutelle d'un prince riche et, de préférence, complaisant.11 ne s'en console pas toujours.Sa voix s'est multipliée presque à l'infini, les modes (transnationales) récupèrent et répercutent un instant ce que tout le monde va entendre, parfois sans écouter, à tel point que l'auteur disparaît étouffé derrière son oeuvre, elle-même soumise à des lois de marché impitoyables : créer une demande, si elle n'existe pas déjà, répondre à la demande et puis recommencer.La résistance est possible, mais elle comporte ses dangers, dit le Belge M.lacques-Gérard Linze qui, à propos des risques du métier, évoque « la solitude promise aussi bien à l'auteur qui choisit de se noyer dans la foule qu'à celui qui, à l'opposé, va chercher une douteuse reconnaissance au plus profond d'un ghetto culturel ».La reconnaissance publique, et la gloire plus encore, sont aussi des risques que peu d'écrivains, si on les y invitait, refuseraient d'assumer.Faute de cela, on peut être tenté « de se monter la tête, de se gonfler au delà de ce que sa peau peut tenir», dit en souriant M.Fruttero.Selon lui, et en Occident bien sûr, l'expression risques du métier est franchement trop solennelle.L'appel de la vague Résister peut-être en combattant les idées reçues?L'Anglaise Mme Antonia Byatt y voit un risque bien grand, qui consiste à ne faire que cela toujours, alors que des idées reçues, peut-être, mériteraient d'être de temps en temps défendues, ou explorées plus pro- fondément.« Moi, dit-elle, ke suis plutôt de gauche que de droite, mais je suis écrivain et je m'op-pose à cette orthodoxie de subversion.» A chacun, en somme de choisir ses combats, quitte à résister à la tyrannie de ceux qui demandent à l'écrivain de les représenter, les féministes par exemple.« Quand j'ai commencé à lire, dit Mme Byatt, on lisait avec avidité et curiosité.Maintenant, le lecteur est agressif.» Même agressif, il arrive qu'il trouve ce qu'il cherche, et que ce qui lui est donné réponde à des exigences très hautes, nées dans la conscience même de l'écrivain.Mme Nicole Brossard évoque ainsi la nature du risque bien réel qu'elle a choisi : « Pour une femme, travailler son sujet d'identité, de désir et d'intérêt à même une langue qui n'a jamais voulu des femmes comme sujets pensants est une tâche qui oblige la pensée ct l'émotion à travailler sans filet.» Mme Byatt s'inquiète aussi, comme beaucoup d'autres, de la standardisation de la littérature, qui a beaucoup à voir avec sa banalisation.Elle cite à ce propos le cas d'un écrivain japonais, traduit en 27 langues, qui prend bien soin de ne rien écrire dans ses romans qui ne serait pas immédiatement accessible aux lecteurs étrangers de partout.Et M.Fruttero parle de M.Morris West, qui avec son agent littéraire et son directeur épluchent les catalogues pour constater qu'il n'y a pas eu de roman sur les cardinaux romains depuis 12 ans, et qui agissent en conséquence.Là encore, selon l'expression du Brésilien M.Affonso Romano de Sant'Anna, «c'est la littérature, du surfer: l'écriture dépend des vagues ».Roman policier f: Frissons garantis gilbert grand 5 oici sans aucun doute l'un des best-sellers de l'été auquel vous vous agripperez pendant de longues heures à l'abri de votre parasol.Mais attention aux sueurs froides et aux frissons dans le dos: Herbert Lieberman, en maître du roman noir \u2014 on le sait depuis les terrifiants Necropolis et La nuit du solstice \u2014, dépeint la violence urbaine dans toute son insoutenable horreur.Cadavres dépecés méthodiquement afin d'empêcher toute identification dans le premier roman, blocs de ciment jetés d'un gratte-ciel sur les passants à chaque solstice d'été dans l'autre: 1 auteur ne fait vraiment pas dans la dentelle et par instant on se croirait chez James Ellroy.Et dans son nouveau thriller, Le tueur et son ombre (Shadow Dancers), un psychopathe, revendiquant le nom de «Monstre du chaos», viole et égorge des femmes chez elles, signant ses forfaits de graffiti obscènes et de séries de chiffres mystérieux.Autant de manifestations «du génie inépuisable de l'homme pour la violence», constate le Dr Konig, l'inoubliable médecin légiste de Necropolis qui, en quarante ans de métier, en a vu d'autres.Le voilà d'ailleurs lancé ici sur les traces de l'insaisissable tueur en compagnie de l'inspecteur Mooney (oui! celui-là même qui menait déjà l'enquête dans La nuit du solstice).On comprend aisément que, soucieux de mettre tous les atouts dans son jeu, Lieberman n'ait pu résister à la tentation de réunir ses deux héros.Mais, superbe défi, il choisit de les camper manifestement pas au sommet de leur forme.Konig, toujours aussi brillant, dur, cynique, règne bien avec arrogance sur son royaume du scalpel, méprisant à la fois politiciens, policiers et confrères.Pour avoir sacrifié sa famille, son bonheur au service de sa profession, il n'est pas homme à supporter la contradiction, à reconnaître la possibilité qu'il ait pu se tromper une seule fois.Pourtant, on sent bien que l'assassinat de sa fille (cf.Necropolis) a laissé dans sa cuirasse comme une faille qui s'agrandit chaque fois qu'il côtoie sa nouvelle asssistante, Joan Win-ger, aussi compétente que troublante.Mais il est bien trop orgueilleux pour se l'avouer.À quelques mois de prendre sa retraite, Mooney, lui, s'est plutôt embourgeoisé entre les champs de courses, sa femme Fritzi et son restaurant.L'énigme posée par le «monstre du chaos» l'obsède nuit et jour certes, mais on est loin de l'obstination quasi désespérée avec laquelle il traquait le maniaque du solstice.C'est grâce à la perspicacité de Fritzi et du Dr.Winger qu'il découvre que tous ces crimes sont en fait commis par deux assassins différents, l'un imitant l'autre comme un «danseur d'ombres».Et l'enquête ne débloque vraiment que lorsque le premier tueur, Warren Mars, essaie, fou de rage, de retrouver celui qui a le culot de tuer à sa place.De la confrontation de ces deux hommes naîtra la lumière, propulsant cette intrigue superbement construite dans la direction la plus imprévue.Comme toujours, Lieberman excelle à créer des personnages pitoyables, souvent schizophréni-ques, dans un environnement hyperréaliste, avec une prédilec* tion morbide pour les bas-fonds et les égouts d'une mégapole, raccourci symbolique d'une société en voie de déshumanisation.L'épilogue, avec son retour anti-climax à une certaine normalité, sonne faux mais cela est voulu.Car tout le monde sait bien qu'il n'est que prélude à un autre drame.La clocharde Suki Klink (quel personnage!) n'a-t-elle pas adopté un autre Warren Mars en puissance?Quand un tueur disparaît, un autre prend aussitôt sa place.L'horreur ne s'interrompt jamais.LE TUEUR ET SON OMBRE, par Herbert lieberman, 418 pages, Seuil.Les best-sellers 1 Tremblement de coeur\tn et biographies Denise Bombardier Seuil\t\t(5) 2 À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie\tH.Guilbert\tGallimard\t0) 3 FanFan\tAlexandre Jardin\tFlammarion\t(5):.4 Le Pendule de Foucault\tUmberto Eco\tGrasset\t0) 5 L'Univers Gulliver\tL Gulliver\tVLB\t(3) 6 La Petite marchande de prose Daniel Pennac\t\tGallimard\t(9) 7 Par action et par omission\tP.D.James\tFayard\t(4) 8 Les Hommes cruels ne courent pas les rues\tK.Pancol\tSeuil\t(3) 9 Les Tommyknockers\tStephen King\tAlbin Michel\t(7) 10 L'Ange exterminé\tGérald Godin\tL'Hexagone\t(3) Ouvrages généraux 1 Dans l'Oeil de l'aigle Jean-François Usée Boréal\t\t\t(2) 2 LeDazar\tDaniel Latouche\tBoréal\t(5) 3 Menus et recettes du défi alimentaire de la femme\tLouise Lambert-Lagacê\tL'Homme\t(il 4 L'Orthographe en un clin d'oeil Jacques Laurin\t\tL'Homme\t(9) 5 Lettres é Sartre\tSimone de Beauvoir\tGallimard\t(2) .Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Alire (Longueuil), Bertrand, Demarc, Ducharme, Flammarion, Le Fureteur (Saint-Lambert), Gallimard, Guérin, Hermès, Lettre-Son (Outremont), Martin (Joliette), Le Parchemin, Raffin, Ronaud-Broy et Sons et Lettres.\t\t\t 1 Pour la paix PARCE OUE LA PAIX N'EST PAS UNE UTOPIE., Scrqe Mongeau, Libre Expression.rr'.\\ olstoi ï) écrit deux mille pages sur la guerre et la paix-mais ce n'est rien à côté de la littérature pacifiste et non violente.C'est que, outre le sens commun, la notion de paix et de guerre touche a nos pulsions les plus communes: le droit de se défendre, la survie du plus fort, etc.On a tous une opinion sur ce sujet.Serge Morigeau ne croit pas au si vis pncwi para bel lu m des réalistes.Il croit à la paix et, pour inaugurer une collection consacré â ce beau sujet chez son éditeur, il publie ce petit livre.C'est un survol du sujet en geiiôral.«J'explore les voies qui conduisent a la paix: ces cherrjjns qui nous permettent eu 'même temps de nous sentir irtiçûx», écrit-il.Il ajoute: «Cjrjpoi et l'univers, nous ne sommes qu'un».Pourtant, il ne suffit pas, pouf Serge Mongeau, de parler pour: parler.Il explique comment le Canada, un pays qui se veUt pacifique, participe «à la préparation de la troisième guerre mondiale», en fabriquant des armes, par exemple, ou çn autorisant des essais militaires sur son territoire.Il analyse la violence à la télévision.Il s'agit donc d'un livre de-militant pacifiste et écologique, mais nouveau genre car «elle, est révolue, l'époque du militantisme où l'on se brûlait pouf la cause».l^a bibliographie est consistante.Jean Basile W 4 1 .# Proies d'Anglais RUMPOLE : DROLES D'AFFAIRES, John Môrtimer.L'Etincelle.es Anglais sont très drôles, m en Angleterre.Les lecteurs des livres de la série « La justice selon Rumpole» de lohn Mor-tirner le savent bien.^.vec ce troisième volume, DVôtùs d'affaires, John Môrtimer, déjà sacré grand auteur comique depuis longtemps, auteur dramatique, romancier prolifique, promène son héro Horace Rumpole dans un pays d'Afrique où la justice telle que pratiquée au Old Bailey, la cour de justice de Londres, prend une coloration toute particulière.Puis dans une maison de «rencontre» pour gentlemen que n'aurait pas renié feue Mme Claude.Le brave Horace et son ineffable épouse \u2014celle-à-qui-il-faut obéir.-\u2014 ira.ensuite dns la nature, et finira enfin par avoir raison du juge Boullingham, le «Bouledogue fou», un type de magistrat fort répandu, après des cascades de rires et de sourires.Jean-Paul Soulié ^Histoire de Lou : ! m Histoire de Lou HISTOIRE DE LOU.Irène Frain.Régine De-forges éditeur._ ans Histoire de Lou, l'auteur du Nabab change de registre et raconte très simplement l'amitié d'une Française, la' narratrice, et d'une Américaine, Lou.Une amitié étalée sur 15 ans, entrecoupée de longs silences et qui se termine tragiquement.Histoire vraie, journal, recueil de souvenirs, enquête, le livre d'Irène Frain, qui se lit très rapidement, esquisse le pprtrait de Lou.Après avoir reçu* six lettres lui annonçant la mort de Lou, la narratrice tente de reconstituer l'histoire dé sa mystérieuse amie.Elle constate alors qu'elle la connaissait mal.«Sa» Lou vit très pauvrement avec son amant dans une abbaye en Provence, niais loue à l'année une suite luxueuse dans le plus grand hôtel de Philadelphie.Puisque Iqjeune Américaine meurt dé-fenestrée, la thèse du suicide.commode, sera généralement adoptée.Mais la narratrice, obstinée, arrivera à une autre conclusion.Lucie Côté Le torrent Simenon TOUT SIMENON, tome 10 des oeuvres complètes.Libre Expression.Les amateurs du Belge qui fumait la pipe savent que les Presses de la Cité et Libre Expression publient, année après année, tout l'oeuvre de Simenon.Les romans, les Maigret, le long, le court, tout.C'est un régal, évidemment.Nous en sommes au dixième volume de plus de huit cents pages et l'on dit qu'il y en aura quinze.De plus, les textes nous sont donnés dans l'ordre de leur publication originale.Ne voulant pas ajouter ma louange aux quinze mille compliments qui furent écrits sur Simenon, et ne voulant pas non plus insulter les fanatiques de l'oeuvre (j'en suis), je ferai simplement remarquer l'objet: le livre lui-même, qui est de la catégorie souple (comme la célèbre collection Bouquins de chez Laffont) et reste ouvert à la page qu'on a ouverte, et ne s'abime pas à la lecture, et dont le papier et le caractère sont de bonne qualité.Ces livres-là se gardent, se prêtent, se tripotent et restent neufs, ce qui est fort appréciable.Deux petits chefs-doeuvre dans ce tome 10: Maigret aux assises, et la Vieille.Mais au juste tout est bon, très bon.Quelle santé, ce Simenon! Un torrent, une montagne, quelque chose comme un monstre.Un génie, en somme.Jacques Folch-Ribas LEOMALET Un bien beau couple UNE GUEULE DE BOIS EN PLOMB.Tardi-Malet.Casterman.SI est rare que les «traductions» de polars ou de romans en bande dessinée soient des réussites.Mais en empruntant Nestor Burma aux polars de Léo Malet, le dessinateur Tardi, un des plus grands de la B.D.française, a vraiment trouvé l'alter ego qui lui convient, une sorte de Columbo triste et existentialiste de la France d'après-guerre.Après Brouillard au pont de Tolbiac et 120 rue de la Gare qui reprenaient des romans de Malet, Tardi vient de publier Une gueule de bois en plomb, une histoire de son cru cette fois, qui met néanmoins en vedette les personnages de Malet.Et c'est du vrai Tardi.du bon Tardi, dans la mesure ou l'intrigue a moins d'importance que l'atmosphère dans laquelle évolue Nestor Burma, une atmosphère trempée de pluie et de bruine qui convient au vague-à-l'âme du détective Burma, noyant une peine d'amour et sa lucidité dans l'alcool.Un petit bijou présenté dans le format des «comics» américains amélioré à la française.Jocelyne Lepage La vie quotidienne LE SIXIEME FILS, David Plante.Editions Bernard Coutaz.remier volume publié en français d'une trilogie autobiographique, Le Sixième fils raconte l'histoire d'une famille de catholiques franco-américains habitant Providence, Rhodc Island, dans les années cinquante.Sur un ton très juste, avec minutie, dans une langue belle, sobre et émouvante, David Plante décrit l'atmosphère oppressante de la vie quotidienne.Le narrateur Daniel Fran-coeur observe sa famille.U raconte l'omniprésence étouffante de la religion, le passage à l'âge adulte, les espoirs déçus, les malentendus, la violence, les drames familiaux.Les affaires de Richard, le fils aine, qui marchent mal, le congédiement du père, la désapprobation que suscite le mariage du quatrième fils Philip avec Jenny l'Américaine, le cadeau d'une «maison de rêve» au père qui n'en veut pas, la folie qui, s'installant peu à peu chez la mère, bouleverse et déchire la famille, finissent par tracer le tableau d'une époque.Lucie Côté Les arts sont plus qu'une marchandise rudy le cour o n sait maintenant que les artistes devront attendre une autre année au moins avant que l'État québécois consente à leur consacrer un minimum de 1 p.cent de ses dépenses., Lorsque ce jour viendra, ce ne sera pas un luxe, comme le montre Jean-Guy Lacroix dans une remarquable analyse intitulée La condition d'artiste: une injustice.On savait qu'ils étaient pauvres.Les chiffres mentent, soutient Lacroix.La situation est pire encore.Car un artiste, ce n'est pas seulement celui ou celle qui gagne sa vie par l'exercice de son art.c'est aussi celui ou celle qui essaye de le faire et n'y arrive pas.Sous ce prisme, Lacroix nous dévoile que le revenu moyen d'un échantillon de 0 170 artistes s'élevait à 8 170 $ alors que le revenu médian atteignait à peine 2545 $, en 1985.Si la moitié des artistes avaient un revenu inférieur à 2 545 $, 67,4 p.cent en gagnaient moins de 5000$ et 78,7 p.cent, moins de 10000 $.Dans chacune de ces catégories.les femmes se retrouvent en majorité.Le livre de Lacroix ne contient pas que des chiffres bien qu'ils soient éloquents.Par une série d'entrevues où l'anonymat est respecté, il fait ressortir les difficultés financières, matérielles et affectives liées à l'exercice d'un art.Il s'en prend en particulier au fisc qui ne reconnaît pas bon nombre de dépenses essentielles, quoique liées indirectement à l'exercice d'un contrat.L'artiste en est ainsi réduit à subventionner lui-même les arts en quelque sorte.Il met en relief l'angoisse ratta- chée a la reconnaissance, l'érosion constante de la vie privée entraînée par des horaires désarticulés, les atteintes à la santé mentale et physique crées par le cumul des contrats, lui-même entretenu par l'insécurité du statut d'artiste.Par-dessus tout, l'ouvrage de Lacroix fait ressortir que l'extraordinaire développement des arts et du nombre d'artistes depuis 40 ans s'est tait par l'industrialisation de la pratique.Il ne reste plus qu'une poignée d'institutions bien subventionnées où les artistes peuvent aspirer à des revenus et des conditions de travail décents.Pour le reste, c'est désormais la loi de la jungle d'un marche souvent sauvage, beaucoup plus que les règles de l'art qui dictent les conditions d'expression de la profession.Or, les produits artistiques peuvent générer des profits beaucoup plus importants que d'autres mar: chandises.Ce potentiel supplémentaire, Lacroix le nomme rente culturelle.Comme cette rente n'est jamais acquise d'avance, l'investisseur-produetcur mettra toutes les chances de son côté en orientant la création ou l'interprétation en fonction de critères qui ont davantage à voir avec la maximisa-lion des ventes qu'avec les règles de l'art.Bref, «les arts sont maintenant intègres au processus d'industrialisation et de marchandisation de la société, note Lacroix.Ils deviennent eux-mêmes, et dans tous leurs aspects, un champ de mise en valeur, d'accroissement du capital.» Mais, conclut-il.cela ne peut entraîner l'amélioration des conditions de vie et de travail des artistes.La solution passe plutôt par des fonds suffisants consacres par l'Etat au développement de la culture.LA CONDITION D'ARTISTE : UNE INJUSTICE Jean-Guy LACROIX; VLB éditeur.1990; 249 pages; 18.95 S.Au plaisir de lire fi Les intellos savent-ils aimer?jacoues folch-ribas collaboration spéciale Très loin dans le livre, à la page 294, Kristeva se pose la question : «Un homme moderne peut-il être un personnage romanesque?» Elle aurait pu mettre la phrase au féminin, aussi bien.C'est toute la question, elle a tenté une réponse, elle a essayé d'extraire en quelque sorte le «romanesque» qui se trouve à mon avis bien caché, s'il existe, chez les intellectuels parisiens fussent-ils comme Philippe Sollers, Foucault, Bar-thes et tant d'autres de solides provinciaux «épivardés».Je dirai capitalisés, pour les moquer.Philippe Sollers, ici nommé Hervé Sinteuil, et son île de Ré où la famille possède une propriété que les Allemands massacrèrent pour construire le Mur de l'Atlantique écroulé comme celui de Berlin.L'île de Ré dont il a tant parlé lui-même et qui devient ici, dans ce roman, le côté solaire et venteux du couple d'amants mariés, il le faut, mais civilement (ce que l'épouse regrette un peu).L'île de Ré qui équilibre les samouraïs de la Rive gauche.L'île de Ré, merveille.Nous parlions de romanesque, encore faudrait-il savoir ce que c'est.Vous connaissez l'histoire de ce club fermé avec à la porte une pancarte: «Club réservé aux intellectuels».Arrive un type qui s'informe: \u2014 Encore faudrait-il savoir ce que vous entendez par là?Le portier ouvre et dit: \u2014 Entrez Monsieur.Vous en êtes un.Ainsi du romanesque: incapables de le définir, nous savons très bien ce que c'est.Kristeva aussi, et son propos est clair, traiter les mandarins en samouraïs.O Une jeune femme, Olga, arrive de l'Est, dents longues, visage L'intelligence, ça s'achète! -M asiate, durcie par l'idéologie de gauche.Elle rencontre Hervé, célèbre, brillant, jouisseur.Un peu, beaucoup, passionnément, c'est la féte de l'amour des corps.Champagne, bateau â voile en l'ile de Ré, échanges erotiques, musique, arts d'agrément.Les mandarins des temps sartriens étaient d'une tristesse et d'un terne incroyable, les samouraïs sont gais, vêtus brillant, ils éclatent de plaisir.Ce livre est un roman du plaisir.Bonheur d'être riche, intelligent et beau (enfin : pas laid ) et de savoir faire l'amour avec cent variations.Bonheur du lecteur, qui tient son roman et ne veut plus le lâcher.Le pari de Julia Kristeva est lui aussi tenu.Pour le reste, c'est un excellent reportage sur la génération de 1968, les barricades, le grand défoulement de la parole et les activités de pensée des intellectuels du temps.Voyage en Chine, sur invitation, l'on devient maoïste ce qui ne se définit pas plus que le romanesque.Puis voyage aux USA de notre héroïne Olga, qui enseigne dans une université.Rencontre de l'Américain, brillant avocat et anarchiste (refoule) pour lequel elle aura une passion, la poussée de fièvre, mais lorsqu'on est mariée à un samouraï authentique, on lui revient toujours.^ l'en passe, j'en passe.Le lecteur verra bien qu'il s'agit d'un très bon roman touffu, bourré à la gueule de personnages dont les clés, transparentes pour les Parisiens seuls, ne nous importent guère mais dont les actions sont exemplaires, donc romanesque.Vous pouvez entrer.Vous y trouverez «l'épreuve de force appelée amour» et ce «dépôt en mémoire et en gestes complices de ce que nous avons dit, lu.senti, vécu ensemble une fois, autrefois, intensément ensemble comme des jumeaux» (Voyez comment écrit Madame Kristeva?).Vous y trouverez, toujours l'amour, que «seule une plante peut être fidèle (.) Surtout, son destin immobile la livre a nos soins».Et vous y apprendrez que la question qui se pose est: «comment être une exception?».Julia Kristeva est une exception, elle a écrit un beau roman d'amour , d'aujourd'hui.LES SAMOURAÏS, par Jutia Kristeva.roman.460 pages, éditions Fayard.Paris.1990.M \u2022 .1»\\ .\u2014 * ' ^ > | * *ua4 XJïi livre choc , ' ' ' ' ' ¦ ¦ Américains et l'indépendance du Québec ACTION WRITER L'ECRIVAIN PUBLIC IBM PC 256 K .Version : étudiante 19,95$ Version .person.nellu:' 84,95$ Version proies- \u2022 sionnollo 124,95$ l L'ECRIVAIN PUBLIC PC par Roger Des Roches et Francis Malka ii iiuiiwi m nm »«¦ «\u2022\u2022»« Beau, bon, pas cher! Puissance inégalée, environnement agréable, prix à la portée ïre toutes les.bourses.1 ., \u2022 y : ».En vente partout- ¦ y :: .cwhcfc LO(;U)iSQUKinc.J \u2022 12:5,de(Àclc.V\\vinUcV.i QC\u2022 IUK 2Y:\\ (51-1) l:AX: (514) 933*182 * .\u2022 * \u2022 .\u2022\u2022)¦.'' - -\".\u2022\u2022- ' V; * \u2022 ' \u2022/ «Du grand journalisme.» Pierre Nadeau «Un livre remarquable qui ne pouvait paraître à un meilleur moment.» Robert McKcnzic Toronto Star «Un ouvrage remarquable qui se lit comme un excellent \"thriller\".» Gilles Lesage Le Devoir «Un document extraordinaire.» Barbara Frum CBC Boréal 1 K4fc LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 5 MAI 1990 » » i\" \u2022>*) i 1 S f f f » » » » ?ê * * Une nouvelle biographie du « peintre maudit» jean basile collaboration tpt ciala «fan Gogh ™F est si célèbre qu'on a l'impression de tout savoir de lui.David Sweetman n'est pas de cet avis.Aussi a-t-il écrit Une Vie de Van Gogh, l'article indéfini voulant dire qu'on pourrait en écrire une autre, puis encore une autre.Ce n'est pas que l'auteur soit modeste.C'est que la vie d'un artiste comme Van Gogh est inépuisable et exemplaire.Exemplaire?Ce n'est pas si sûr, d'autant moins que le Van Gogh que nous croyons si bien connaître (il appartient a nos vingt ans) n'est sans doute pas le vrai.Comme La faconde, l'autoportrait du peintre gardera toujours son secret.Quoi qu'il en soit, David Sweetman insiste sur un point qui fait l'originalité de sa biographie, publiée, comme par hasard, pour le centenaire de la mort du peintre.Les idées vont de pair avec l'actualité, comme chacun sait.Il veut essentiellement en finir avec la «légende» de Van Gogh comme «peintre maudit».Il est vrai qu'on a beaucoup joué sur cette corde-là.Son caractère difficile, ses mauvaises fréquentations féminines, son alcoolisme, sa très courte carrière ( il a peint ses chefs-d'oeuvre cn quatre ans), un père pasteur, ses difficultés d'adaptation à la société, sa «folie», son suicide manque et le reste, tout cela a marque bien des jeunes esprits de la plus mauvaise manière.Helas, on peut être «maudit» sans être artiste! Joie de vivre «En fait, écrit David Sweetman carrément, si on s'efforce de regarder les toiles après s'être débarrassé l'oeil et l'esprit des légendes qui se sont accumulées à son propos au cours du siècle qui a suivi sa mort, on peut constater que ses oeuvres traduisent une joie de vivre ct une sante mentale incontestable.» II faut le faire! De plus, il veut encore démontrer que Van Gogh, loin d'être le modèle «solitaire» d'un art «moderne» qui allait ^conduire, par exemple, à l'expressionnisme abstrait à cause de sa manière de peindre véhémente et de ses couleurs inattendues, était un «classique» qui «rejetait les fondateurs du mouvement moderne» d'alors, précise l'auteur.Nous voilà dans la théorie et même dans la polémique.C'est beaucoup pour un seul livre.Du moins, il y a beaucoup de détails dans la biographie de David Sweetman qui, au passage, ne prétend aucunement à présenter des documents nouveaux sur Van Gogh, car voilà bien longtemps, en effet, qu'il n'y en a plus.il prend donc soin de reconstituer par le menu les faits et gestes de la vie quotidienne du peintre.II les met en perspective avec les événements politiques et sociaux de l'époque.En ce sens, c'est une excellente compilation.Comme on ne peut pas toujours parler des mêmes gens, Gauguin, Seurat, Toulouse-Lautrec, Cézanne, etc., David Sweetman attache une grande importance aux personnages secondaires, dont on parle moins tout simplement parce que ce sont des inconnus aujourd'hui.Là.David Sweetman nous apprend beaucoup de choses, surtout quand il s'agit de la jeunesse et de la prime adolescence de Van Gogh dans sa Hollande lointaine qui n'était plus celle de Rembrandt et de Vermeer.Avouons que David Sweetman atteint son but qui est de ramener Van Gogh au sens commun.Bon, il n'était pas si «fou» que ça.Bon, il a connu ses petites joies, lion, il n'est pas le seul artiste a avoir été pensionnaire dans son enfance.Bon, tout le monde buvait de l'absinthe et allait au bordel.Cette façon de tout ramener a une honorable moyenne touche parfois a la manie.Ainsi, David Sweetman nous rappelle que Van Gogh ne s'est jamais coupé l'oreille mais seulement un hout d'oreille.Quelle différence cela fait-il?Bien entendu, il est difficile de reprendre le biographe sur un tel sujet car on n'en sait pas plus que lui et il reste problématique de poser un diagnostic psychiatrique sur un cadavre de cent ans.On peut lui en vouloir, cependant, de ne rien comprendre à une «folie» particulière de Van Gogh qui aimait par dessus tout Les Glaneuses de Millet, un tableau socialiste.Certes David Sweetman admet que Van Gogh adorait ce tableau ct il en parle longuement mais, selon lui, c'était moins pour le sujet que pour la manière.Que Van Gogh ne fut pas une tête a Papineau de la politique, cela va sans dire.Mais il ne manquait pas d'idées, comme celle de foncier, en Arles, un «phalanstère d'artistes», une autre idée socialiste.La encore David Sweetman rabaisse la question.Ce qui est une idée sociale constructive, devient, sous sa plume, une vague fantaisie d'artiste irréaliste.Est-ce conforter la légende d'un Van Gogh «maudit» et «fou» que de lui donner des idées socialistes?Le livre de David Sweetman est écrit dans la tradition des grandes biographies.C'est net et propre bien que, forcément, son projet de «dé-maudire» Van Gogh ne va pas sans donner à son livre une certaine platitude dans le style.Inutile d'y chercher de l'exaltation.Dommage surtout que l'auteur se soit cru forcé de défendre une thèse aussi pénible.Tout dit, jusque dans sa peinture la plus fraîche, que «maudit» ou pas.Van Gogh fut un enfant du malheur et, par surcroît, de la plus extrême pauvreté matérielle, un phénomène sans doute peu visible pour un biographe yuppy et postmoderne.Allons, quelques efforts encore et Van Gogh finira par devenir un bon exemple pour la jeunesse.UNE VIE DE VAN COCH par David Sweetman.traduit de l'anglais par Jean Autret, biographie.480 pages.Presse de la Renaissance.Paris.1990.Amsterdam présente.Vincent Van Gogh raymond berimatcwez AMSTERDAM n I y a 100 ans de cela, le 29 juil-H let 1890, le peintre néerlandais Vincent Van Gogh décédait à Au-vers-sur-Oise, un petit village français au nord de Paris.Vincent Van Gogh s'était donné la mort par désespoir.Malgré des années de privations, dix années de travail acharne, il fut rejeté par tous ses contemporains.Lui qui n'a vendu qu'une seule toile de son vivant et ce, quelques mois avant son suicide, a réalise son oeuvre grâce à l'aide financière de son jeune frère Théo, le seul être au monde qui à celte époque croyait cn lui.Van Gogh s'est tué parce ces tableaux étaient «invendables» et qu'il désespérait de pouvoir rembourser un jour son frère.Il s'est donné la mort parce qu'il était devenu un poids insupportable pour Théo.Record absolu Or, le 12 novembre 1987 l'oeuvre de Vincent Van Gogh était propulsée au premier plan de l'actualité artistique mondiale.C'est une vente chez Sotheby's qui fut à l'origine de cette fièvre.Les Iris, une toile qu'il avait peinte lorsqu'il vivait dans un asile d'aliénés à Saint-Rémy-de-Pro-vence, venait d'être adjugée pour 53,9 millions $ US.Elle fut rachetée en mars par le musée Getty de Malibu en Californie.Le 30 mars 1987 c'est la confirmation du phénomène.Les Tournesols furent adjuges à une firme japonaise pour 40 millions $.Alors il ne faut pas s'étonner si le gouvernement néerlandais et la Fondation Van Gogh ont tenu à souligner cet etc le 100e anniversaire de la mon du peintre hollandais en organisant jusqu'au 29 juillet une exposition au Rijks-museum Vincent van Gogh (musée national Van Gogh d'Amsterdam) et au musée Kroller-Muller d'Otterlo.Le musée Vincent Van Gogh d'Amsterdam abrite la plus gran- vres de l'artiste.On y expose, du-dc collection du monde des ocu- rant la rétrospective, 135 de so sorrow, dessin au crayon et à la craie noire de Christine Sien, exécuté en avril 1882.toiles dont 80 qui ont cté empruntées à des musées ct collections particulières à Paris.Londres, New York, Boston, Moscou et Zurich.Au musée Kroeller-Muller d'Otterlo, situé à une centaine de kilomètres d'Amsterdam, les visiteurs pourront admirer 248 dessins et aquarelles exécutées par Vincent.Vous ne pourrez malheureusement voir les deux tableaux multimillionnaires.Les Tournesols ct Les Iris, mais une visite à Amsterdam et Otterlo vous permettra toutefois de revivre l'itinéraire du peintre, sa fabuleuse aventure picturale qui devait lui permettre d'atteindre la haute note jaune.Exposition unique Il s'agit d'une exposition unique.Nous ne pourrons sans doute revoir une rétrospective équivalente de l'oeuvre de Van Gogh dans le cours de notre vie.Au total S000000 de billets permettant d'accéder aux deux musées pour 15$ (12,50$ pour chaque musée) ont ete mis en vente.Chaque visiteur doit acheter son billet à l'avance en décidant non seulement le jour précis de sa visite mais également l'heure à laquelle il franchira la porte du musée.Les week-end d'avril et de mai sont déjà complets et certains jours de semaine sont déjà achetés à 75 p.cent.Dans la province de Québec, ceux qui voudraient effectuer le voyage et visiter les expositions, peuvent se procurer des billet d'accès aux musées cn communiquant avec les comptoirs Ticke-trons.La compagnie aérienne hollandaise KLM organise également des forfaits Van Gogh de trois jours et deux nuits incluant transport, réservations à l'hôtel et billets pour les expositions.Vous pouvez donc planifier ce voyage en communiquant avec les bureaux de KLM ou avec votre agent de voyages.Le combat d'un homme seul pour imposer son art raymond rernatchez amsterdam Le 27 juillet 1890.un peintre hollandais séjournant depuis une soixantaine de jours dans le petit village français d'Auvers-sur-Oise, au nord de Paris, emprunte le pistolet de son logeur, M.Ravoux, s'éloigne dans les champs, tourne l'arme vers sa poitrine et appuie sur la détente.Blessé, il regagne seul la mansarde des Ravoux, discute avec son frère Théo accouru a son chevet.Le 29 juillet 1890, à 1 h 50 du matin, Vincent Van Gogh a cessé de vivre.II avait 37 ans.Vincent Van Gogh est né à Zundert en Hollande le 30 mars 1853.Chez les Van Gogh, depuis plusieurs générations, on se destine à la religion ou à l'art.Vincent Van Gogh est un être excessif, sauvage, renfermé, secret, et physiquement peu attrayant.11 a 16 ans en 1870 lorsqu'il décide de s'engager, comme ses oncles, dans le commerce de l'art.11 est embauché à la succursale de la galerie Goupil à La Haye.11 n'y restera pas.Envers et contre tout il évangé-lisera.Il se rend dans le Borinage, district charbonnier du pays Belge, pour soutenir les hommes, les femmes et les enfants qui gagnent à peine de quoi subsister en travaillant dans les mines.Il refuse de devenir peintre mais dessine ces pauvres gens, le visage noirci par le charbon, le dos courbé sous les lourdes charges.Puis il découvre Durer, Rembrandt, Corot, Breughel tout en donnant le peu qu'il possède aux plus démunis.Mais ce pasteur «excessif» dérange le clergé de Bruxelles qui le chasse de Wasmes.Abandonné de tous, il reviendra toutefois au Borinage, avec cette fois un carton à dessin sous le bras.Le vagabond accepte enfin, durant le dur hiver de 1879-1880, de suivre les conseils de son frère Théo.Il sera peintre.Christine Sien 11 part pour La Haye et se lie d'amitié avec le peintre Anton Mauve.En 1880, il se fâche avec les artistes de La Haye et avec Mauve.Un soir dans un café, il rencontre une prostituée de 52 ans, malmenée par la vie, alcoolique, enceinte de quelques mois.Elle se nomme Christine Sien.Van Gogh décide de lui apporter aide et protection.Christine Sien lui servira de modèle.Le 50 mars, il aura 29 ans.Il exécute alors un dessin de Christine Sien intitulé Sorrow.Nue, les seins flasques, elle exprime la détresse et la misère.Sous le dessin.Van Gogh écrit une phrase de Michelct: «Comment se fait-il qu'il y ait sur cette terre une femme aussi seule et délaissée?» Puis il s'attaque à la peinture à l'huile.Il peint des sujets impopulaires, les dunes de Schewenin-gen, des veillards et des enfants abandonnés.Sa palette est grise, sombre.Il ne vend rien, les acheteurs de tableaux préférant les jolis sujets.Faute d'argent, il doit se résigner à quitter La Haye, à laisser derrière lui Sien et son enfant.C'est à Neunen, au nord des Pays-Bas, où son père a été déplacé une fois de plus, qu'il va refaire ses forces.II peint Les mangeurs de pommes de terre, définit sa propre théorie des couleurs et de la lumière qui correspond grossièrement, à son insu, à celle que les impressionnistes soutiennent énergiquement au même moment à Paris.Les impressionnistes 11 débarque chez son frère Théo en 1886 et découvre le Paris des EXPOSITIONS MUSEE DES BEAUX-ARTS (1379, Sherbrooke O.) \u2014 Exposition \u2022 L'art d installation, mise en scène de la collection permanente».Du mar.au dim., de 10 h a 18 h.Jusqu'au 22 juillet.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTREAL (1379.Sherbrooke 0.) \u2014 Expositions \u2022 Laliber-te» et «Salvador Dali».Du mar.au dim.de 10 h a 17 h.MUSEE MARC-AURELE FORTIN (118.Saint-Pierre) \u2014- Peintures de Marc-Aurele Fortin.Du mar.au dim., de 11 h a 17 h.MUSEE DES ARTS DECORATIFS \u2014 CHATEAU DUFRESNE (2929.Jeanne-d'Arc) \u2014 Exposition \u2022 Design par.», de Kuramata.Arad.Gehrv.pesce.Sottsass, Mendini, Sipek.Mormon et Starck Du merc.au dim.de 11 h a 17 h.Jusqu'au 3 juin.MUSEE DE lachine (110.Chemin LaSalle) \u2014 Exposition - Le Musée de Charles et Vincent».Oeuvres de Joëlle Morosoli.Du merc.au dim., de 11 h 30 a 16 h 30.ARTICULE (4060.Saint-Laurent.Suite 106) \u2014 installation de Joane Cardinal-Schubert.Du merc.au dim., de 12 h à 17 h.Jusqu'au 3 juin.ATELIER POINT RADIAN (4521.Av.du Parc) \u2014 Exposition-»Esquissa pour un autre».Du jeu.au dim.de I2lre47 b.Jusqu'au 13 mai.CENTRE CANADIEN D'ARCHITECTURE (1920.Baile) \u2014 Expositions «Ernest Cormier et runl-' versite de Montréal» et «Passages a l'Université de Montréal», photographies de Cabor Szilasi.Merc.ven.de 11 h a 18 h; jeu., de 11 h a 20 h; sam.dim.de 11 h a 17 h.CENTRE CIRCA (372.Sainte-Catherine o , suite 444) \u2014 Sculptures de Monique Ciard.Du merc.au ven.de 12 h à 17 h 30; sam.de 12 h a 17 h.Jusqu'au 19 mal.CENTRE DE DESIGN UQAM I200, Sherbrooke O.) \u2014 Design de l'environnement.Du merc.au dim, de 12 h a 18 h.Jusqu'au 13 mai.COMPLEXE DU CANAL LACHINE (4710, Saint-Ambroise) \u2014 Oeuvres de Sybil Cohos.Ann Bald Bloom.Marie-Helene Robert.Marc Leduc.Louise Demers.Marc Dugas, Manon Morin et Chrine Lacroix Desjardins.Tous les jours.Jusqu'au 31 mai.ESPACE 4040 (4040, Saint-Laurent) \u2014 Oeuvres de Chantai Dupont.Du merc.au dim., de I2hal7h.GALERIE ARTES (102, Laurier O.) \u2014 Oeuvres de Jean-Paul Riopelle.GALERIE SIMON BLAIS (4521.Clark, suite 100) \u2014 Gravures de Tapies.Riopelle, Friedlaender, Monir.Dussau, Routhier.Brunet.Simonin.La-poir-f» ot Coignard.Peintures de Picotte.Al-lard.Cloutier.Louis Jaque.Collages de Bar-raud.Sculptures de Bergeron et Lotosky.Jusqu'au 5 juin.GALERIE RENE BLOUIN (372.Sainte-Catherine o.suite 501) \u2014 Oeuvres de Betty Goodwin.Du mar.au sam.de 12 h a 17 h 30.Jusqu'au 5 juin.GALERIE CHANTAL BOULANGER (372.Sainte-Catherine o., suite 502) \u2014 Installations de Raymond Gervais.GALERIE COMMUNIMAGE (5637, Côte-des-Neiges) \u2014 Auj.et dem., peintures de M.N.Evette.GALERIE C0NC0RDIA (1455, de Maisonneuve 0.) \u2014 Exposition «John Clark, un hommage».Objet de Bill Burns.Jusqu'au 19 mai.GALERIE CULTART (360.Roy E.) \u2014 Encres, aquarelles et sérigraphies de Claude Fortaich.Du jeu.au dim., de 12 h a 18 h.Jusqu'au 20 mai.GALERIE DANIEL (2159.Mackay) \u2014 Auj.sculptures de Jean Brillant.A compter de ven., oeuvres de David Luksha.GALERIE DARE-DARE (4060.boul.Saint-Laurent, suite 211) \u2014 Oeuvres de Dominique La-querre.Du merc.au dim., 12 h a 17 h.Jusqu'au 13 mai.GALERIE DAZIBAO (4060j*boul.Saint-Laurent, suite 104) \u2014 Auj.et demain photographies de Louise Laçasse.GALERIE D'ART DE B0UGAINVILLE (4511.Saint-Denis) \u2014 A compter de jeu., encres de Diane Desmarais, peintures d André Dufour et gouaches de Michel Rivest.Merc, de 11 h 30 à 17 h; jeu., ven.de 11 h 30 a 19 h 30; sam.dim.de 11 h 30 a 17 h.GALERIE DES ARTISANS DU MEUBLE QUÉBÉCOIS (88.Saint-Paul E.) \u2014 Lampes-personnages de Michelle Oeuvray.Jusqu'au 10 juin.GALERIE CHARLES DESMARTEAU (1490.Sherbrooke O.) \u2014 Oeuvres de Diane Chenail.Lun.mar.merc, de 12 h a 19 h; jeu., ven.de 11 h a 20 h; sam.de 11 h a 17 h; dim., de 13 h a 17 h.Jusqu'au 13 mai.GALERIE GRAFF (963.Rachel E.) \u2014 Oeuvres de Francis Limerat.Du mar.au ven., de 12 h a 18 h; sam.de 12 h a 17 h.Jusqu'au 8 mai.GALERIE GRISE (4710, Saint-Ambroise) \u2014 A compter de merc, exposition «Vigie-lance».Du merc au dim.de 12 h a 18 h.GALERIE CLAUDE LAFITTE (1480.Sherbrooke O.) \u2014 Peintures de P.-E.Borduas.J.-P.Dallaire.J.-P.Lemieux.A.Pellan, J.-P.Riopelle.J.Rheaume, G.Roberts.J.Blot et J.Hornyak.Jusqu'au 19 mal.GALERIE SAMUEL lallouz 2 (372.Sainte-Catherine o.suite 528) \u2014 Auj.oeuvres de Sydney Dinsmore, Melissa Crenshaw et Franz Er-hard Walther.GALERIE D'ART LAVALIN (1100, boul.René-Lévesque O.) \u2014 Oeuvres d'Edmund Alleyne.Du mar.au dim., de 12 h à 18 h.Jusqu'au 2 juin.GALERIE ELENA LEE VERRE D'ART (1518.Sherbrooke 0.) \u2014 Oeuvres d'Irène Frolic Jusqu'au 22 mai.GALERIE L'EMPREINTE (272, Saint-Paul E.) \u2014 Oeuvres de Cécile Buysse et Josée Drouin.Du dim.au jeu., de 11 h a 17 h; du jeu.au dim.de 10 h a 22 h.Jusqu'au 21 mai.GALERIE L'IMPREVU (251.Laurier O.) \u2014 Oeuvres de Daniele Parinello.Mar.merc, de 10 h a 18 h; jeu., ven., de 10 h â£1 h; sam.de 10 h a 17 h; diom., de 12 h à 17h.Jusqu'au 9 mai.GALERIE L'INFORMELLE (307.Sainte-Catheri- ne o.suite 300) \u2014 Auj., peintures de Frank Chatel.GALERIE LIPPEL (1324.Sherbrooke o.) \u2014 Sculptures Inuit.Oeuvres de Zaire.Côte d'Ivoire.Mali et Burkina Faso.Du mar.au sam.de 13 h â 17 h.GALERIE ELCA L0ND0N (1616.Sherbrooke O.) \u2014 Oeuvres de Michèle Drouin.Du mar.au ven., de 10 h â 17 h 30; sam., de 10 h â 17 h.Jusqu'au 10 mai.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) \u2014 Oeuvres de Louise Houde et Michel Paquet.Du merc, au dim., de 11 h â 18 h.Jusqu'au 13 mai.GALERIE OPUS 2 (Edifice Cooper, 3981, Saint-Laurent, Suite 210) \u2014 Oeuvres de Marlene Davis.Jean Martin.Eve Damie et Hanibal Srouji.Du merc.au dim.de 12 h a 17 h; jeud.de 12 h a 21 h.Jusqu'au 15 mai.GALERIE PINK (56, Notre-Dame O.) \u2014 Sculptures de Sheiiy Low.Duu merc.au dim.de 13 h à 17 h.Jusqu'au 20 mai.GALERIE POWERHOUSE (4060.boul.Saint-Laurent, suite 205) \u2014 Oeuvres de Lucie Robert et Josée Bernard.Du merc au dim., de 12 h a 17 h.Jusqu'au 20 mai.GALERIE RELAIS DES ÉPOQUES (1516, Sherbrooke o.) \u2014 Oeuvres de Liane Paskaryk, Monique Bédard, Albric Soty.Georges Dedoyard, Jeannine EveRell, Liliane Fournier.Nicole Saint-Pierre, Lise Lajoie.René Richard, Umberto Bruni et Narcisse Poirier.Du mar.au sam., de 11 h â 17 h; dim., de 13 h à 17 h.GALERIE JEAN RENOIR (2179.de la Montagne) \u2014 Oeuvres de Lorraine Monk et Andrew Lui.Du mar.ai* dim., de 12 h â 18 h.Jusqu'au 20 mai.GALERIE ROUGE (4710, Saint-Ambroise) \u2014 Exposition «Exemplaires».Jusqu'au 29 mai.GALERIE SHAYNE (5471.av.Royalmount) \u2014 Peintures de Daphne Odjig.GALERIE SKOL (4060.boul.Sa int-Laurent, suite 107) \u2014 Oeuvres de Berri Bergeron et Emile Morin.Jusqu'au 20 mai.GALERIE STEWART HALL (176.Bord du Lac.impressionnistes.Van Gogh rencontre le père des impressionnistes, Pissaro, alors âge de 55 ans, le maître de Paul Cézanne et de Paul Gauguin.Il suit son enseignement mais reste sur la défensive.Van Gogh rencontre Gauguin dans son atelier et fait la connaissance d'Emile Bernard et Cézanne.En voyant les toiles de Van Gogh.Cézanne dit: «Sincèrement, vous faites une peinture de fou.» Durant sa «période» parisienne, il a conquis la couleur.Le peintre gris utilise dorénavant le bleu, le rouge, le verl, le jaune, ll peint, avec la technique des impressionnistes, le monde tel qu'il le voit.Le 21 février J8S8.Vincent Van Gogh arrive à Arles.II redevient l'expressionniste qu'il a toujours été, peint à plusieurs reprises un pont à bascule sur le canal d'Arles, appelé pont de l'Anglois.Vincent loue un pavillon et rêve d'y fonder une colonie de peintres, l'Atelier du Midi.Van Gogh est à Arles depuis huit mois lorsqu'en octobre Paul Gauguin arrive.Gauguin, une forte personnalité, décide de le prendre en main, de lui imposer sa façon de voir et de peindre.Van Gogh cède d'abord, peint la salle de danse des Folies-Arlésiennes sous l'influence de l'école de Pont-Aven.Puis il résiste.Les deux hommes se disputent de plus en pius fréquemment.La folie Le 25 décembre, Vincent Van Gogh court derrière Gauguin, dans une petite rue, un rasoir à la main.Gauguin se retourne et Vincent fait demi-tour, penaud.Rentré chez lui, il s'auto-punit en se coupant une partie de l'oreille avec son rasoir.Transporté à Pointe-Claire) \u2014 Auj.et dem.de 13 h a 17 h.oeuvres de Richard Lynn Studham et Marc Ri-chardson.GALERIE toile ÉTOILE (5011, Chemin de la Reine-Marie) \u2014 Auj., et dem., aquarelles et acryliques de Carole Spandau.GALERIE TROIS POINTS (307.Sainte-Catherine 0.) \u2014 Oeuvres de François Houde et Michelle Heon.Jusqu'au 26 mai.GALERIE SERGE TURGE0N INC.(2080, Cres- cent) \u2014 Auj., de 12 h à 17 h; dem.de 13 h a 17 h, sculptures de Nicole Taillon, Hugues Soucy et Georges Deligeorges.Peintures de François Faucher, Alain Cardinal.Marcellin Du- fous et Gérard Castonguay.GALERIE U0AM (Pavillon Judith-Jasmin, 1400.Berri, salle JR 120) \u2014 Auj.et dem.de de 12 h a 18 h, exposition «Figuration transFigu- ration».GALERIE BRENDA WALLACE (372.Sainte-Catherine o.suite 508) \u2014 Oeuvres d'Alan Bel-cher.Jusqu'au 26 mai.GALERIE WESTMOUNT (4912.Sherbrooke O.) \u2014 Peintures de Gabriel Contant.Dim.Jusqu'au 13 mai.GUILOE CANADIENNE DES METIERS D'ART DU 0UEBEC (2025.Peel) \u2014 Céramiques de Maya Lightbody.Jusqu'au 12 mai.LES HAVRES GRIS (215.Saint-Paul O.) - A compter de mar., peintures de Marie-Louise Broggi.Du mar.au dim., de 12 h a 17 h.MAISON D'ART SAINT-LAURENT (742, boul.Decarie) \u2014 A compter de dem., peintures de Philippe Richard.MICHEL TÉTREAULT (1192.Beaudry) \u2014 Oeuvres d'Isabelle Leduc Jusqu'au 12 mai.l'hôpital, il est enferme.La folie s'est emparée de Van Gogh.Vincent est volontairement interne le 8 mai 1889 â l'asile, de Saint-Remy-de-Provence, a 25 kilomètres d'Arles.Il continuera a peindre, dans les jardins et à l'extérieur de la maison de santev^c-compagne d'un gardien.C'est-la qu'il peint les Iris.Le 16 mai 1890.Vincent quitte l'asile de Saint-Rémy et retrouve Théo, sa femme et son neveu' a Paris.II quitte Paris peu après pour Auvers-sur-Oise où vit le Dr Gachet, ami des peintres qui sera dorénavant son médecin.11 est à Auvers depuis 55 jour>.En neuf semaines il a peint 70 tableaux et 32 dessins.11 se rend a Paris.Une vive discussion éclate entre Van Gogh, Théo et sa femme.Le fragile équilibre de Vincent Van Gogh ne résistera pas à cette confrontation avec le seul être qui l'a compris et soutenu dans l'existence.De retour à Auvers, il entreprend sa dernière oeuvre, des corbeaux dans-les champs de blés.Des corbeaux noirs, un signe de mort.Le 27 juillet 1890, il appuie sur la détente du pistolet dirigé vers.sa poitrine et meurt deux jours plus tard.En dix ans.cet homme qui n'a vendu qu'un seul tableau, qui a été rejeté par tous ceux qu'il approchait, a effectué seul une de-marche picturale à nulle autre comparable.Il a peint près de 850 tableaux et réalisé près de 900 dessins.Ceux qui ont été préservés et que nous,pouvons voir cet été en Hollande, témoignent de la lutte acharnée menée par un homme seul pour imposer son art.Dans 300 ans, on se souviendra encore de Vincent Van Gogh qui fut dessinateur et peintre, de 1880 à 1890.HORS MONTREAL LE BALCON D'ARTS (650, Notre-Dame.Saint-Lambert) ~ Auj.de 10 h a 17 h; dem.de 12 h a 17 h, peintures do Roland Palmaerts.CEGEP DE VICTORIAVILLE \u2014 Auj.sculptures et installations d'André Becot.CENTRE D'EXPOSITION DE SAINT-HYACINTHE (405.Saint-Simon.Saint-Hyacinthe) \u2014 Sculptures et peintures de David Moore et Françoise Sullivan.Jusqu'au 27 mai.CENTRE D'EXPOSITION DU VIEUX PALAIS (185.du Palais.Saint-Jerôme) \u2014 A compter de dem., oeuvres de Germain Bergeron et Joachim Pedneault.Du mar.au ven.de 12 h n 17 h; dim., de 13 ha 17 h.GALERIE ARCHAMBAULT (1303, Notre-Dame.Lavaltrie) \u2014 Auj.et dem., de 14 h â 18 h; oeuvres de Gisèle Benoit.GALERIE DU CENTRE (250.Saint-Laurent.Saint-Lambert) \u2014 Dem.de 13 h a 17 h.acry liques de Françoise Gosselin.GALERIE D'ART DU COLLEGE EDOUARD-MONTPETIT (945.Chemin Chambly.Longueuil) \u2014 Exposition «Offset d'art».Du lun au jeu, de 12 h a 17 h; merc.de 18 h 30 a 21 h; dim.de 14 h â 17 h.Jusqu'au 10 mai.GALERIE LIONEL-GROULX (100.Duquet.Sainte-Thérèse) \u2014 Oeuvres de Laurent Simard.Du lun.au jeu., de 11 h à 16 h; du lun.au merc.de 19 h â 21 h; dim.de 13 h â 16 h.Jusqu'au 10 mai.GALERIE LE PARVIS (1295.Girouard O.Saint-Hyacinthe) \u2014 Oeuvres de René Richard et Louis Tremblay.Jeu., ven., sam., de 13 h a 21 h; dem., de 13 h à 18 h.Jusqu'au 20 mai HAUT 3e IMPERIAL (164, Cowie.3e étage.Granby) \u2014 Oeuvres d'Anne-Marie Bonin.Du merc.au dim., de 13 h a 17 h.Jusqu'au juin.MAISON ANTOINE-LACOMBE (895.Visitation.Saint-Charles-Borromee, Joliette) \u2014 A compter de dem.oeuvres de Marie-Claire Trudel.Tous les jours, de 13 h a 17 h; jeu., ven., de 18 h d 21 h.MAISON LOUIS-H.LAFONTAINE (314, .Marie-Victorin.Boucherville) \u2014 A compter de dem .gouaches et enc/es de Daniel Jussaumi.Du jeu.au dim .de 14 h a 16 h30 et de .10 h a 21 h. LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 5 MA11990 K 5 Dans les galeries F: Deux expositions d Edmund Alleyn raymond bernatchez ¦ e peintre Ed-Sbfl mund Alleyn expose jusqu'au 2 juin à La Galerie d'art Lavallin et jusqu'au 19 mai à la Maison de la culture Côte-des-Neiges ses travaux réalisés entre 1983 et 1990.Alleyn n'avait pas exposé depuis 10 ans.Il s'était consacré ces dernières années, comme plusieurs de nos grands peintres d'ailleurs, à l'enseignement.Parce qu'il n'est pas facile de vivre de sa peinture chez nous.D'en vivre suffisamment pour peindre.Alors il faut faire autre chose pour vivre, autre chose qui n'est pas la peinture.Puis il a traversé (et traverse encore) une longue période de doute.Est-ce que cela vaut toujours la peine, à la fin du 20e siècle, de se consacrer à la peinture?De continuer à exprimer des choses sur la surface limitée d'une toile alors que l'on peut faire bien davantage avec la panoplie de l'art cinématographique?Ce genre de réflexions.«Si j'avais 20 ans aujourd'hui, a dit Alleyn.je ne crois pas que la peinture m'intéresserait.Je choisirais plutôt le cinéma.» Il parle avec nostalgie des 15 années vécues à Paris, jusqu'en 1970.De son admiration pour Giaconimetti.Un milieu stimulant alors qu'ici il faut s'auto-sti-mùler, se manger la moelle pour créer.Puis Alleyn se demande carrément s'il est encore dans le coup, s'il a encore des choses à dire, lui qui vient précisément de décider ; de quitter l'ensejgnement pour se - rèconsacrer à son art.Or cet homme qui doute de tout et de lui-même est incontes- - tableraent l'un des plus grands peintres canadiens de notre (/fda/c (rc/iamôaaû Oeuvres de Gisèle Benoit Jusqu au 6 mai inclusivement Le thème de cette exposition est «Les Rapaces» Merc.sam.et dim.de 14h à 18h Jeu., ven.de 14hà21h 1303^ué Notfe-Dame, Lavait rie (514)586-2202 Accès par l'autoroute 40, sortie 122 \u2022Facilités de stationnement temps.Il Test au temps présent car les oeuvres que nous pouvons voir à la Galerie d'art Lavalin établissent une jonction entre Part figuratif, l'abstraction et l'hyper-réalisme.Il faut posséder une vision globale de Part pour intégrer ces trois «écoles» dans un tableau.Aucune caméra, aucune lentille, ne pourrait traduire adéquatement la conception, la couleur et la luminosité du monde d'Edmund Alleyn.Un univers concentré autour d'un lac en été.Le lac Memphré-magog où il possède depuis 1976 une maison d'été.Avec ses fauteuils de plage, des «pliants», qui sont aussi des êtres humains.La structure de bois c'est l'ossature, la toile du fauteuil, la peau.Alleyn a notamment peint en 1988 un tableau remarquable.Tqwards Amnesia, une huile sur toile.Un tableau noir avec une mince bande de couleur qui le traverse dans le tiers supérieur.Dans la bande de couleur, un lac indigo.Avec tout ce noir qui se referme sur le paysage.La bande de couleur: la vie; le noir: l'abîme, le néant.Dans Edge Of Silence ( 1988), c'est un court de tennis bleu qui occupe la majeure.partie de la surface de la toile.Également délimité dans la partie supérieure et dans la partie inférieure par des bandes noires.Un court de tennis au centre de l'abime.L'un des tableaux les plus troublants de cette exposition, c'est sans doute L'invitation au voyage.Une huile sur toile de grande dimension.Elle représente un bateau hors-bord gris et noir, inoccupé, au centre d'un lac noir et gris.Comme un cercueil flottant à la dérive.Dans Le Guet, une gouache datée de 1987, nous retrouvons un couple gris-rouge assis dans des fauteuils de plage aux extrémités d'un quai.Il lit, elle dessine l'homme qui lit.Le quai est gris-rouge, la partie supérieure du lac rouge-gris, la partie inférieure noir-abime.comme le ciel d'ailleurs.Alleyn présente dans cette exposition plusieurs gouaches de bonne dimension.Il possède d'ailleurs une exceptionnelle maîtrise de la gouache.Nous pouvons notamment admirer Elegy For A Summcr Day ( 1988 ) qui représente un lac gris-violacé, avec une bande «d'eau» d'un bleu plus clair strié de rouge dans la partie ZERO ZOO Exposition débutant le 5 mai 1990 LtHOMOTOEHiOTM DE W0\\rRÉ4L 1990 IVf.1170, rue Drummond, Montréal H3G1V7 Tél.: 393-3993 Ouvert 7 jours par semaine de 11hà 18h.m \u2022 ¦ « .«CÔTE OUEST: INSIDÇ PASSAGE» Peintures récentes du h au 26 mai 1990 1438, nie Sherbrooke ouest 845-7833/845-7471 t 4 S** galerie west end 1358, avenue Greene, Westmount, Que.H3Z 2B9 Tél.: 933-4314 EXPOSITION-VENTE 9 MAI à 19h.« JACK BEDER 'SAM BORENSTEIN WM.BRYMNER FRANKLIN GARMICHAEL PAULCARON PARASKEVA CLARK SUZOR CÔTE MAURICE CULLEN JEAN DALLAIRE MONIQUE FERRON LEMONE FITZGERALD THOMAS F0RRESTALL MARC-AURtLE FORTIN CLARENCE GAGNON ERIC 60L0BERG ROBERT NARRIS TED HARRISOH ALFRED W.MOLOSTOCK F.W.HUTCHISOH A.Y.JACKSON JOHN Y.JONNSTONE JEAN-PAUL LEMIEUX JOHNUTTLE ARTHUR USMER J.E.N.MACDONALD THOMAS M0WEN MARTIN DAVID BROWN MILNE DANIEL o'REILl ALFRED PINSKY 600DRIDGE ROBERTS ALBERT ROBINSON CARL SCNAEFER JACQUES DE TONWAHCOOn fredrick rorshah VâRLEÏ HORÔTIO WALKER HORMER WATSON «Bonhomme de neige» 1977 Huile, 90 x 73 cm Jean-Paul Riopelle Reproduit dans Riopelle par Guy Robert éd.France-Amérique, page 154.Threshold, gouache, 62,9 X 107,9 cm Une galerie de chalet (plancher violacé et structure rouge) donnant sur l'abîme noir.inférieure.Une étonnante «abstraction-figurative ».Soulignons enfin que Edmund Alleyn exécute ses oeuvres d'après photos dans son atelier urbain.Des photos qu'il réinterprète et qui font dorénavant partie de ses paysages intérieurs, de sa dramaturgie picturale.Exposition Edmund Alleyn.a la Galerie d art Lavalin 1000 boul.Rene-Levesque Ouest, jusqu au 2 juin.Et a la Maison de la culture Côte-des-Neiges.5290 chemin de la Cote-des-Nei-ges, jusqu'au 19 mai.\u2022 *»\u2022 i »\u2022» Edmund Alleyn PHILIPPE RICHARD «Le Québec, mes impressions» du 6 au 13 mai Vernissage des oeuvres récentes le dimanche 6 mai 1990 à 13 h L'artiste sera présent ^uatq(M dlÂtit fit-âfauftewt Té.(514)744-6683 742, boul.Décarie, Ville Saint-Laurent Télécopieur (514) 747-1137 ROSE LINDZON etruscans 5 mai au 26 mai vernissage samedi le 5 mai de 15 h à 17 h.WADDINGTON & GOR CE INC.- 1504, SHERBROOKE OUEST, Montréal, Québec H3G 1L3 (514) 933-3653/934-0413/FÀX (514) 933-5577.Exposition AQUARELLISTES Jean-Marc Bcrubc.sca iai Hélène Brunet.sca iaf Suzanne Marin ici.sca Marco Ri\\ar.sc.i Thérèse \\ ournier.sca t ernissage le dimanche mai 1990 de 13 h à 17 h ! exposition se terminera le .2 mai , - 317, St-Denls.Si-I ambcri EXPOSITION LOUISE HOUDE MICHEL PAQUET ARIST GAGNON JUSQU'AU 13 MAI O A L C I e / 430.RUE BONSECOl RS VIEl X-MONTRÉAL 875-8281 Ol M RT du MERC au DIM.df II % !*h *CHI TONS TABLE U XCOMPTWT SPÊC1ALITI INVESTISSEMENT DANS L'ARI EXPOSITION LOUISE MORIN GALERIE EDOUARD MANET le dimanche b mai 1990 de 13 heures à 17 heures.L'exposition se poursuivra jusqu'au 20 niai 1990.7585, Edouard, LaSalle, Que.H8P1S6 Tél.(514) 365-7705 ALAIN LAVOIE peintre surréaliste VERNISSAGE Merc.9 MA11990 19 h -21 h Exposition jusqu'au 23 mai Mardi-Vendredi : 9 h 30 -17 h 30 Samedi: 10 h -17 h GALERIE MIHALIS ^ £ 1500, Sherbrooke ouest gp^lh ^ Hudson * Montréal 932-4554 Boca Raton.Fia.r PAYSANS- 20\"x24\" (Hull* »Uf totltf) 1981 EXPOSITION RÉTROSPECTIVE DES OEUVRES DE JUSQU'AU 15 MAI Jean-Claude MAYODON est né on Fronce en 1938.ot il est décodé a Montréal le 23 juillet 1981.Il étudia à l'Ecole dos Beaux-Arts de Paris ot ôgalcmont o l'Ecole du Louvre.En 1967.J.-C.MAYODON visitait les Etats-Unis ot le Canada.En 19/3.il s'installait au Québec avec sa famille.^ Des oeuvros de cot artiste reconnu internationalement sont exposées en permanence dons les musées suivants: \u2022 MUSÉE DE IA VILLE DE PARIS.\u2022 BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DE PARIS.\u2022 MUSÉE DE LA GUERRE, CHÂTEAU DE VINCENNES, \u2022 MUSÉE DE SCEAUX.ÎLE-DE-FRANCE.Dos toiles de J.-C.MAYODON peuvent être également vues au Centre Médical de Recherche dirigé par lo Doctour Hans Solye de l'Université de Montréal.LERXE OYALE 1420, RUE SHERBROOKE OUEST (coin Dis hop) 845-4383 Lundi au vendredi do 9 h à 13 h.samedi rie 9h à 17h.dimanche 13h a 17 h CLASSES DE DESSIN ET DE PEINTURE Base, intermédiaire et avancé Inscription en tout temps 3623, St-Dersis, Montréal (métro Sherbrooke) a AI coin Feronscuîrjrel 843-6330 exposition albini leblanc « MONTRÉAL D'HIER â DEMAIN » du 6 au 18 mai 90 vernissage le 6 mai de 12 h à 17 h plus de 70 nouvelles toiles GALERIE Rue St-Denis 36\"x48\" 4, rue Saint-Paul Fst, Montjcâl H2^ IGI 393-1999 M-?r!r'T ^-^^Galene^TArt-Miehel^ifue^- 'T >' 315 Principale, St-Sauveur-dèis'-Mo'nts ' ' V- \u2022),.' J0R1R0 (514)227-5409 ,r ' .*\u2022\u2022\u2022 .^¦\\-y^r^'\\ ' .\u2022.¦'¦;¦.> * n__ lucie côte collaboration \\peciulf e café est encore désert, ouvert sur la rue bruyante et un matin tout éclaboussé de soleil.lean Pierre Girard arrive en souriant gentiment pour sa toute première entre y ue.I lancé, en chemise blanche a manches courtes, jeans et baskets, le visage parsemé de taches de rousseur, le regard vert étonné et doux, il ressemble un peu a un garnit) jui écrivait paisiblement jusqu'à ce qu'une belle récompense inattendue le tire, tout surpris, de s;i chambre.Qagnanl la semaine dernière du prix Adrieiine-Choqucttc de la nouvelle 1990 pour son premier recueil, l'écrivain, reserve, timide, préfère se taire pour écouter les autres parler de son travail, plutôt que d'avoir à le décortiquer ct a l'expliquer lui-même.Le recueil, incidemment, s'inti- Les silences de Jean Pierre Girard mer'.\\ i [Al KAN'I LM BAR(lt 11 ,.s \u2022 a Ht vW R ( I I H 18,75$ 22,75S Moitié prix pour les entants de 10 ans et moin* L'Europe à l'heure du brunch Hôtels et VillegiatureiaT* Canadien Pacifique Le Reine Elizabeth FETE DES MERES LE BRUNCH DE 11:00 À 15:00 LE TOUT À VOLONTÉ \u2014 PRIX: Adulte $1700 Enfant (moins de douze ans) $750 LE DINER ! DE 18:00 À 22:00 LE TOUT À VOLONTÉ PRIX: Adulte $2000 Enfant (moins de douze ans) $350 POUR RÉSERVATIONS: 932-1411 e TOUS LES DIMANCHES C'EST UNE INVITATION AU BRUNCH DE L'HÔTEL MARITIME 1155, rue Guy Montréal (Québec) H3H 2K5 Hôtel Maritime ^RAMADA ^NAISSANCE HOTEL DU PARC tous les samedis soirs SPÉCIAL FÊTE DES MÈRES LE SAMEDI 12 MAI DE LA FETE DES MÈRES LE DIMANCHE 13 MAI ATTENTION LES PAPAS CO n SDCCial cioture pour les enfants avec ciown petite maison tap'e de p;Que-nique.petit buffet pour les ieunes ieux.oessms et marionnettes 3625, av.du Parc Montréal, Québec H2X 3P8 Tél.: 288-6666 Au Beaver Club, prenez le goût de la Le chef Charles Saunders du Sonoma Mission Inn & Spa en Californie.vous invite à sa table.Une cuisine santé audacieuse.Arômes frais, goûts nouveaux, et tout le bouquet ensoleillé des vins Buena Vista.Pour le lunch ou le dîner.Du 9 au 27 mai 1990.Réservations : 861-3511 Californie Holel> el Villégiature^ K3Canadien Pac ilique Le Reine Bizabetl i EMMENEZ MAMAN Dimanche 13mai UN BRUNCH DÉLICIEUX \u2022 buffet à volonté, 50 mets chauds et froids \u2022 votre côte de boeuf préféré \u2022 le coin des desserts.Irrésistible, avec gaufres belges \u2022 musiciens ambulants.Duo Alex et Vie \u2022 photo-souvenir de famille avec Maman Oie et Maman Ourse \u2022 tirage pour notre soirée des dames 2 services.À11 h et à 13 h adultes $1950 enfants de moins de 12 ans $900 Offrez à maman unejournée inouliable au Pavillon.À l'occasion de la FETE DES MÈRES.Maman Oie et Maman Ourse seront là pour l'accueillir.P.S.Un cadeau pour notre maman chérie Dimanche 13 mai à 18 h.UN VOYAGE DANS LES ÎLES SOIRÉE DES CARAÏBES Au rythme du groupe jamaïcain UNITY.I Buffet exotique de 50 mets, danseurs hawaïens et ambiance inoubliable.Notre hôtesse vous offrira une surprise hawaïenne.ALOHA adultes tes t-|Q50 enfants de moins de 12 ans $Q00 HOTEL 1bèi le Pavillon pour réserver 731-7821 a part chez soi, le meilleur endroit où rester c'est REINE D'UN JOUR JOYEUSE FÊTE DES MÈRES Un cadeau inoubliable pour maman 2 jours \u2022 1 nuit au paradis.comprend: chambre luxueuse chocolats belges vidéo gratuit samedi: cocktail de bienvenue a 19 h buffet rosbif et fruit de mer danse avec Duo UNITY dimanche: brunch de la Féte des Mères kimono chinois pour maman Accès au club de conditionnement physique $215 occupation doutte occupation s.mpie LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 5 MAI 1990 Belle au bois dormant.FRANÇOISE kayler evicnncnt le beau temps et le printemps pour donner le baiser qui devrai! réveiller cette Hcllc au bols donnant que scmnblc être devenue la Table du Manoir.On ne peut rêver de plus bel endroit.Line nature douce, une jolie rivière, un vrai petit château.a trente minutes de Montréal.Des arbres, de l'eau, de la lumière, des jardins.la paix champêtre.Les fées de l'hôtellerie avait donné le coup de baguette qui aurait du taire de cet endroit l'un de nos «fleurons».Mais on dirait que la magie n'opère plus.Tout était bien triste au Manoir ce soir la.Sans vie.Côté ri\\ iere, cote jardin.la salle a mangera été aménagée pour suivre la berge, a distance mais suis que la vue soit jamais obs- miee.Le bar suit la même ligne.Celle du grand couloir vitre.De larges encorbellements servent de niches a de belles tables rondes.Le mobilier a du style.Le décorateur avait tout fait pour le mettre en valeur.Pourquoi a-ton meuble les murs des oeuvres d'un peintre qui n'a accroché ses tableaux que pour les vendre.Terrine Crevettes et endives Beignets de saumon n la poêle Magret de canard gras aux pleurotes Desserts Cafés Menu pour deux, avant vin, taxe et service: HO S On aurait pu épargner, a celui qui vient dîner la, le rappel des prix étiquetes chaque fois sans discrétion.Dans ee beau cadre, on commence a ne voir que les défauts.Pourquoi ne pas avoir mis quelques fleurs.Les hôteliers connaissent habituellement les astuces qui font illusion.Y compris celles que savent utiliser les professionnels du service aux tables.Visiblement, fout le monde s'ennuie là.La Table du Manoir promettait.À ses débuts, elle était résolument « nouvelle cuisine», imaginât ive, très soignée, avec des excès de décoration sur assiette, mais dans ce jardin on ne perce-vait pas forcement cela comme un défaut.Elle s'est assagie, lit beaucoup trop.Tant, que l'on ne voit plus l'intérêt de prendre la route pour venir manger là.D'autant moins que le menu n'offre aucune souplesse.On a conserve la formule du prix unique permettant, illusoirement, de choisir son menu au travers des suggestions faites.Pour demeurer dans la limite du 32.50 $ Manoir ij Rouville-Campbell suggéré, il faut éviter soigneusement tous les plats marques d'un «supplément ».Une étoile faite de feuilles d'endives pour présenter des crevettes, c'est une idée enfantine.Une lamelle de fruit sucré nichée au centre de la feuille n'avait que bien peu d'effet sur le goût de l'ensemble.Les crevettes étaient petites, roses, sans saveur.La terrine avait plus de personnalité.Elle avait du corps et du goût, servie à la température qu'il fallait.La garniture de verdure manifestait, par contre, des signes de lassitude.La Table du Manoir a la fort bonne idée de préciser que les magrets sont de canards «gras».En principe, la mention n'a pas besoin d'être faite.Mais trop de restaurant servent de simples poitrines sous le terme reserve île « magret ».L'assiette était belle, la dégustation heureuse.La viande rouge et tendre, cuite avec précision, était pleine de saveur et la sauce courte était une mise en valeur aussi discrète qu'efficace.Pourquoi parler de «beignets» et de «poêle»?Les deux termes n'ont pas de point commun.II s'agissait, tout simplement, de beaux petits morceaux de saumon, moelleux, doux, cuits sans secousse, servis avec une sauce qui leur allait bien.Les deux assiettes étaient garnies de légumes bien préparés, mais trop semblables.Les desserts étaient beaux, assiette de sorbets et gâteau présentés sur fond d'assiette esthétique.Le café était servi dans des tasses à thé.LA TABLE DU MANOIR Manoir Rouville-Campbell 125.chemin des Patriotes Sud Mont-Saint-HItalre (514)464-5250 te / m* découverte gastronomique Restaurant de fine cuisine 5393.boul.< îuuin uuesl 332- 1 7(16 Stationnement {g , Salon poui »s réceptions de groupe r^j MARI Z A ( {astronomie italienne \u2022 Pâles \u2022 N eau \u2022 I ruits de mer I ahle d'hôte I )iner d'affaires Hcscrvation: 327-1468 1.701).boni, (iouin est d iiin boul.Langolicr) Cuisine française et italienne Apportez votre vin 1874, Plessis Pour réservations: 526-5486 FERME LE LUNDI .\u2022 -^jypP^ Laissez-' ' vous envoûter par nos : ^ clairvoyantes.\\ .* \u2022 Bonne soirée £ J\" Réservation:849-6838 ^ 352 est.rue Sherbrooke \u2022 / Cuisine africaine Réservation: I * 844-5212 \\, Menu spécial pour groupe ^Ouvert à partir de 17 h 30 Ferme le lundi 4865.boul.Snmt Laurent ^ BRUNCH DU DIMANCHE (côte de boeuf) 1J RA$ AVEC MUSICIEN 11 ïUU FESTIVAL DE FILET MIGNON Repas complet \u2022! /|95$ a partir de I \"tt RI.M.RV!/.r()lRI.\\H';iF.l)KSMKRF.S MENU SPÉCIAL LE SAMEDI ET LE DIMANCHE REYNALDO .-\u2022JE FESTIVAL^ DU HOMARD 13,95' 7 N'oubliez pas de réserver tôt pour le brunch de la fêté des Mères.\u2022 158, rue Saint-Paul Est Tél.t 866 51 94, 866-5988 pianiste-chanteur tes jeudis, vendredis et dimanches ,-, SAMEDI SOIR souper musical avec DENIS LAVERGNE ET SES INVITES extraits de comédies musicales, opérettes airs populaires, etc.\u2022 Salles de réception disponibles Menus a prix spéciaux pour groupes 881, boul.de Maisonneuve est Res.: 527-1221 Metro BnmUQAM Sortie couloir Dupun Brunch table d'hôte pour la Fête des Hères 14.85* Laissez-nous le plaisir de vous servir 4950, boul.Métropolitain Est Buffet gastronomique dimanche soir 21,95$ 725-1222 Entre Viau et Lacordaire.côté sud Edifice Attaches Montréal Adressez-vous aux anges dans nos campagnes de publicité Le Conseil des Normes de la publicité 4823 ouest, rue Sherbrooke suite 130, Montréal, H3Z 1G7 (514) 931-8060 «C JS'Jhnolfifana Cuisine typiquement italienne 1381, boul.René-Lévesque est Rés.: 523-2483 Ferme le dimanche ?anrljo Cuisino typique espagnole et française Pour ta feto dos Mores, o partir do midi MENU SPÉCIAL 15$ Enfants 9* Le soir: 19* Le samedi ot lo dimanche, spectacle de flamenco a 20 h 30 3458, av.du Parc Près do Sherbrooke Réservations: 844-0558 ^orc *cketta \" y- \u2022 - \u2022\u20221 Cuisine typiquement italienne ' 7855.rue Saint-Denis Rés.: 278-1742 (entro Jorry ct Villeray) orna nu t Cuisine délicieuso \u2022 Ambiance russe 4îlanoucï)ka RESTAURANT Le Piemontais Cuisine italienne et française 1145A.rue De Bullion (angle R.-Lévesque) 861-8122 iL Forme le dimanche \u2014 Tablo d'hôte à patir de 15,75$ \u2022 Koulibiak de saumon o Poulet à la mode de Kiev \u2022 Boeuf strogonoff.etc.\u2014 Vodka et caviar importés (OUVERT DIMANCHE) Réservation370-0758 29,-av.-'Laurierouest ! I ; y CUISINE FRANÇAISE E T'SPÉCIA U TÉ:.CRE VETTES //7j i
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