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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Détente
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-05-06, Collections de BAnQ.

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[" LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 6 MAI 1990 »\\* V » - .\u2022 \u2022 ^ « ' \u2022*\u2014 i lus de 900 plongeurs des deux sexes et de tout âge.des amateurs comme des professionnels, ont participé la semaine dernière à Chambly au plus grand rassemblement «d'hommes- grenouilles et de f è m m e s-g re n o u i 11 es » e n Amérique.Le festival La Grenouille en Fétc est organisé depuis quatre ans par le Bureau du tourisme de Chambly de concert avec la fédération des activités subaquatiques.Mais c'est depuis 1977 (toujours le dernier dimanche d'avril ) qu'a lieu la première sortie officielle des amateurs de plongée dans la rivière Richelieu.Cette année, sous un soleil magnifique, plus de 19 000 spectateurs se sont présentés sur les rives duRichelieu.En plus d'admirer les prouesses de plusieurs centaines de grenouilles humaines, la foule a assisté à divers spectacles présentés par des clowns et des magiciens.Pour célébrer le 325L anniversaire de Chambly, on aajouté au programme de cette année la première compétition internationale de nage monopalme en Amérique du Nord: une traversée de cinq km dans le bassin de Chambly.Les équipes féminine et masculine de France ont remporté les grands honneurs, le Québec se classant deuxième.I comme dans grenouille L'histoire du photographe qui voulait se faire aussi petit que.la grenouille BRAULT tre une grenouille avec les grenouilles! C'est l'idée un peu folle, je l'avoue, qui m'est venue après avoir quelques fois photographié des plongeurs depuis la terre ferme.Pourquoi, me suis-je demandé, ne pas accompagner dans l'eau ces mordus des sports aquatiques, histoire de les photographier de plus près?Pourquoi ne pas devenir moi-même une grenouille-photographe?Impossible, direz-vous?Erreur! C'est muni d'un appareil étanche à l'eau, un Nikonos.que j'ai effectué la semaine dernière quelques descentes des rapides de Chambly et que j'ai pu prendre quelques clichés.L'an dernier, je m'étais déjà payé une virée dans les remous de ce bout de la rivière Richelieu.Bien encadré par une maîtresse femme-grenouille.Marjolaine Lécuyer, j'avais alors beaucoup aimé mon expérience, je m'étais contenté de me laisser porter \u2014 et brasser un peu, quand même!\u2014 par les eaux tumultueuses de la rivière mais n'avais pas pu fixer sur la pellicule tout ce que mes yeux voyaient.Cette année, mes craintes étaient disparues.J'ai enfilé tranquillement mon «wet suit» et me suis jeté à l'eau une première fois sans caméra, à mi-parcours, pour m'acclimater et retrouver mes vieux réflexes.Tout s'est bien passé.L'eau était un peu plus haute et moins froide \u2014 que diriez-vous d'un petit 7 ou 8 degrés?\u2014 que l'an dernier.J'étais fin prêt pour apporter avec moi ma boîte à images.Pendant que j'avais les deux pieds déjà dans l'eau et que .j'enroulais la courroie de mon appareil autour de mon poignet, il fallait entendre les commentaires des gens qui m'observaient: «Il ne va pas apporter son 'kodak' dans l'eau, ce bonhomme-là!» La vraie descente des rapides de Chambly.c'est au pied du barrage qu'elle commence.Pendant plusieurs bonnes minutes, sur un parcours de 1,5 km qui nous mène jusqu'au vieux fort de Chambly, les remous et les vagues pouvant atteindre près de deux mètres ne manquent pas.Dès le début, on est emporté par le courant.Il faut alors rester bien droit sur le ventre et ne jamais plier les genoux afin de ne pas heurter les roches du fond de la rivière.À certains endroits, la profondeur de l'eau n'atteint même pas un mètre.Quelques fois, on passe plusieurs secondes sous l'eau.Mais il ne faut pas; paniquer.On en ressort comme on y est entre.Et vite! La descente prend fin lentement.Des bénévoles, passés maitres dans l'art de transformer des grenouilles en hommes ou en femmes, nous aident à nous remettre sur nos jambes.On n'a plus qu'à gravir quelques marches, à reprendre son souffle et à se diriger vers la remorque qui ramène les amateurs de sensations fortes au lieu de départ.Le seul problème, c'est que le festival La Grenouille en Fête n'a lieu qu'une fois par année! Je pense \\ C2* LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 MA11990 ¦y ¦\u2014\u2014-\u2014r \u2022 «Aï n m r-.- ^^^^^^ ¦ t.\u2022 PHOTOS FONDATION QUÉBÉCOISE SUR L'ENVIRONNEMENT.; Au printemps, les mâles et les femelles de chaque espèce se rencontrent et procréent.Du bourdon et de la fleur au x bébés-phoques, les parents mettent au monde une progéniture qui va vivre et mourir l il faut combattre les stéréotypes et les préjugés FRÉDÉRIC FORTIN \\Cégep Maisonneuve gff^ u printemps, toute la faune et la flore se reproduisent.Les mâles et les femelles de chaque espèce se rencontrent et procréent.Du bourdon et de :1a fleur aux grands ours bruns, les patents mettent au monde une progéniture qui va vivre et mourir! De toute les créatures de la terre, une seule a réussi à compliquer un processus aussi beau et simple que la conception d'un enfant.Comme toujours, il .s'agit de ce béta d'humain, je ne vous parle pas de bébés éprouvettes ou d'avortement.Je pense plutôt aux pères et.aux mères adolescents, qu'on regarde encore aujoud'hui, un peu de travers.- On va jusqu'à appeler les filles dans ces ; cas,;des filles-mères.Aucune autre es* \u2022 pèce animale ne s'abaisse à faire des ca-J tégories de mères.;Én plus des filles-mères, il existe aussi- des «gars-pères» qu'on oublie bien souvent.Ce sont des gars tout aussi per-dus et paniques que les filles avec qui ils ont couché.De plus, dans la plupart des cas, ces garçons ont l'étiquette «d'écoeurant» collé au dos.Écœurants «d'avoir mis» une fille enceinte, écoeu-rants de rejeter leurs responsabilités.Longtemps avant nous, le mur séparant les hommes des femmes s'est érigé.Le ciment de ce mur étant fait de stéréotypes et de préjugés qui déforment la réalité, c'est pourquoi il faut aller voir plus loin, sauter le mur et regarder la vérité.Bien sûr, certains gars méritent des reproches, mais des filles aussi.Le mythe de la pauvre fille qui s'est fait mettre enceinte se doit d'être tiré au clair.Enlevons les cas de viols, et admettez avec moi qui si la femme est maître de son corps quand il est question d'avortement, elle Test sûrement autant lorsqu'il est temps de baiser! je ne cherche pas à mettre la faute sur quelqu'un, je veux simplement poser les bases d'une discussion logique.Il est dans la force des choses de constater aue faire un enfant (par la manière traditionnelle) est un geste qui se pose à deux.Toujours à deux Par la suite, éduquer un enfant se fait aussi à deux.Rien n'est impossible, les familles monoparentales existent.Mais il est plus facile et sain d'élever un enfant avec l'aide d'un père et d'une mère.Sauf que certaines mères refusent que le père naturel voit son enfant, et que d'autres iront jusqu'à le cacher au père! Le pourquoi de ces gestes m'échappe en partie et je ne saurais donc vous l'expliquer.Les conséquences cependant, me sont plus accessibles.le comprends que la femme ait le droit de décider seule, de se faire avorter ou non.le m'indigne cependant 3u elle ne tienne pas compte du père et e l'enfant si elle décide de terminer sa grossesse.Car refuser au père le droit de voir son enfant, c'est refuser à l'enfant de voir son père, de l'admirer, de le haïr, de.l'aimer! Pour ce qui est des gars qui refusent leur paternité, ils ne sont pas tous aussi ingrats qu'on le croit.Quelques-uns, peut-être à tort ou à raison, préfèrent ne pas devenir pères parce qu'ils croient qu'ils ne sauront remplir adéquatement leur rôle.Ils ne veulent pas prendre en charge l'éducation d'un enfant alors que la leur n'est même pas terminée.Qu'on juge mauvais ou non ces raisonnements, on ne peut les décrier, ils découlent de dures prises de conscience.Depuis la tragédie de Polytechnique, il est devenu dangereux d'être une femme et honteux d'être un homme.Les hommes sont dits violents, sexistes et stupides; et c'est dans cet ordre d'idées qu'on traite les «gars-pères» d'écœurants.Je ne peux nier les caractéristiques dont on affuble ces hommes, car il faut une bonne dose de stupidité pour construire des bombes, faire la guerre et détruire la planète.Eh oui !, je suis un homme et je suis con.Et vous êtes des femmes, et vous êtes connes.Non pas à cause du sexe, mais parce-que vous êtes du genre humain: l'horao \" stupidus.Alors n'ayez pas peur des \u2022 gars.Alire Je n'ai pas lu de livres sur «comment devenir un bon parent», mais d'après ce que je suis devenu et ce que mes parents ont fait pour moi, je sais que !1 l'amour y est pour beaucoup.Élever un enfant est sûrement très dur, mais rien n'attire plus l'amour que le sourire** d'un bébé.Tout ce texte ne vise qu'un but.J'aimerais inciter les filles qui sont encein- -tes ou qui ont déjà accouché, qui n'ont pas jugé bon de le faire savoir au père,,v de changer d'idée.Si jamais vous lui dictes et qu'il veut vous obliger à vous fai* re avorter ou à agir contre votre gré, il -y aura toujours des lois pour vous pro* téger.Par contre, si vous ne lui dites - f>as, il n'y a pas de loi pour rendre ~ 'enfant l'amour que son père avait pour lui.4 I 1 | > I 0 t i I i i i i i \\ * 4 Cette voix qu'il a.pan Bigras a appris dans la dure école des bars ! PATRICK DUCHGSNE cégep Malsonneuve .#^^5 a fait dix-sept ans que je ; -3* me promène, mais pas j toujours dans l'industrie culturelle québécoise, l'en ai fait des : bars «cheaps» en partant!» Ain-; sL-débute mon entrevue avec i Dan Bigras, et le ton était don-; né.,.Ce chanteur est simple, sym-; patlïique et ne veut pas impres-sîormner la galerie élitique.Il .vient de sortir un premier al-; ÎHOtt tout à fait différent de ce i -cfuMl fait depuis qu'il est jeune.F .J.¦ L'attente dans le salon Dan est à l'origine un «blues-man» qui a appris dans la dure ! école des bars.Il éprouve le be-; sqin-de jouer sans arrêt, de tra-îvàîlièr beaucoup, voire tout le ; tènïfcs.L'ennui que lui cause le ; fait de rester chez lui à ne rien .fa'Jfç le fatigue, «/e veux pas es-! saybr de me monter une carrière ; en faisant un disque et en atten-» dant le succès dans mon salon /» l lU4{rae mieux jouer et donner ; ses-spectacles dans l'atmosphère * chaleureuse des bars.« C'est .beaucoup plus proche comme [contact et c'est une maudite i bonne école, car tu sens ce dont Î les gens ont envie et ce qu'ils ai-; nçent moins.Tu développes ton ; métier à partir de ça.» '1^ blues est une musique qui .vient le chercher profondément.Comme le blues est originelle» ; ment en anglais, il n'a pas stupi* ! dément traduit les chansons.1 Grâce au grand Gerry Boulet, ; qui lui a présenté des paroliers lassez extraordinaires, il a tran-; quillement trouvé des textes en ; français, son désir le plus cher.Pour interpréter une chanson, ; son seul critère c'est qu'elle lui ; plaise et qu'elle vienne le cher* > cher à en devenir malade! Alors, ', Piaf et Brel se sont ajoutés à son ; répertoire.1 enfle Animal Voilà qu'il nous présente un * premier album bien personnel, ! intitulé Ange Animal.Le contenu: des beaux textes intenses, des intonations et des arrange- * mçnts bluesés, un peu de funk, de rock et finalement, des ballades sentimentales.Un mélange de rock, de blues et de poésie, Venant de loin et qui fait littéralement éclater Bigras, car sa voix est :rnise en valeur lorsqu'il .chante ce qu'il ressent.;H- vit avec le blues, et il était évident que son premier album s'ph ressentirait.Un album sérieux, en profondeur, un peu VA Une entrevue sur un ton simple avec Dan Bigras.noir méritant plusieurs écoutes, surtout si l'on veut plus que se divertir.Mais on peut aussi s'amuser, à l'écoute d'une chanson qui nous emporte avec ses rythmes latins, Belle de Feu.Dan Bigras «joue dangereux» avec son album, il est loin d'être conventionnel.U y va même de sa version de Voir un ami pieu* rcr ( chan son -thème d'Un Zoo la nuit) écrite par Jacques Brel.De plus, vous entendrez deux magnifiques poèmes de Gilbert Langevin, qui a écrit pour Of-fenbach et Marjo, intitulés Naw {rage et Ange Animal interprétés d'une façon prenante par Dan Bigras.Il chante aussi un gentil duo avec la gagnante de Musicart, l'année dernière, Luce Dufault, Jours de pluie.La majorité des textes sont de Marc Desjardins, le directeur artistique de l'album et relèvent le défi de coller sincèrement à la personnalité de Dan Bigras.À l'écoute de son album.Sa voix unique vous accrochera, elle est mi-voilée, mi-rauque, dans la plus pure tradition d'un chanteur de blues quoi ! Tout ça selon lui, c'est dû au «raaganage» dans les bars à vouloir enterrer les musiciens qui veulent jouer plus fort que lui.il présentera son album et quelques autres chansons de Michel Rivard, Jacques Brel, Piaf, Offenbach et des classiques du blues, cet été dans les festivals.(Le Festival de jazz de Montréal, celui du bleuet, de la patate, etc).U continuera à travailler \u2022 fort pour faire sa place dans la chanson québécoise.Je lui laisse la conclusion: «C'est une vie dure, mais c'est moins dur une vie dure qu'une vie platteï » Le tennis québécois a-t-il un avenir au niveau international ?* } ' ' ~ t l A., MATHIAS DRUNET Collège de Bois-dc-Boulogne Le tennis canadien (.et québécois?) semble parvenir à une ère de succès et d excellence sur la scène internationale.Ce nouvel état de choses est provoqué par une nouvelle implication accrue de «Tennis-Canada» qui finance et encadre ses athlètes plus que jamais.D'ailleurs, Sébastien Laréau et Sébastien Leblanc, nos deux meilleurs juniors au Québec, tous deux âgés de seize ans seulement, ont été bénéficiaires de ce nouveau système.En décembre dernier, ils effectuaient une fructueuse tournée de sept semaines à travers l'Amérique pour prendre part à plusieurs compétitions d'envergure mondiale.Ils étaient financés par «Tennis-Canada» et accompagnés d'André Labelle, entraîneur national.En début de périple, nos deux jeunes ont aidé le Canada à remporter pour la première fois de son histoire la prestigieuse «Coupe Shunshine» de Floride, considérée comme l'équivalent de la «Coupe Davis» pour les dix-huit ans et moins.Us ont par la suite obtenu d'excellents résultats tout au long de leur tournée, principalement en double.Les brillantes performances de Lareau et Leblanc sont, bien sûr, le fruit d'un travail sans relâche de leur part, mais aussi, le résultat de la nouvelle vision de «Tennis-Canada».Après de longues années d'échecs répétés de la part des Canadiens sur la scène internationale, la nouvelle direction de «Tennis-Canada», avec en tète Robert Bettauer et Bob Moffat, adopte en 1988 un plan quadriennal appelé «Système 92».Cette stratégie vise à fournir l'infrastructure essentielle aux athlètes qui désirent atteindre les plus hauts sommets.Ce plan veut privilégier l'épanouissement de 1 élite.La direction entend ainsi offrir à ses plus beaux espoirs une famine de services techniques psycholoques sportifs, entraîneurs compétents et entraîneurs S * Sébastien Lareau et Sébastien Leblanc, nos deux meilleurs Juniors au Québec, tous deux âgés de 16 ans seulement, ont bénéficié du nouveau système.en physiologie) et, surtout un très bon encadrement financier.Leurs objectifs: produire des joueurs de calibre national et international et aussi, s'approprier une médaille d'or aux prochains Jeux olympiques.Cette nouvelle approche marque déjà des points.La conquête surprise de la «Coupe Sunshine» en est une preuve tangible.De plus, les Lareau et Leblanc (clas- sés parmi les dix meilleurs juniors au monde), Nestor, Janecek, Ru* sedski.Tardif et les autres commencent à s'affirmer sur la scène internationale junior.Nos athlètes sont encadrés comme jamais et les résultats s'en font sentir.D'ailleurs, Leblanc louange le plan d'action canadien: «l'apport de «Tennis-Canada» me permet de participer à plus de tournois à travers le mon- de et la fédération défraie mes dépenses majeures.Au point de vue de l'entraînement, c est tout un changement également! Ça apporte un sérieux coup de pouce à ma carrière».Lareau abonde dans le même sens que son camarade: «leur plan est excellent pour le développement de l'élite.Je crois que l'on peut s'attendre à une importante percée de joueurs canadiens à l'échelle internationale très bientôt», r U «JEUNE» Presse est une Initiative du service de l'Information d*:*£#,ftaaf*.Cette page paraît chaque dimanche.Son objectif est d'initier les adolescent* à ' réerttur* JoumaBstkji* an leur permettant de s'exprimer eur le*cflvm:auitfiqui les intéressent Le cnolx des tnémaa at ctear chroniques est du ressort d'un comité tfCrédaction «ad hoc» encadré par.DanW Marsoiais, adjoint au dlractaur-da l'Information.Las pédagogues et la» é*eves du secondaire qui ventent collaborer à fa confection do cette page peuvent nous le faire savoir an écrivant É La c JEUNE» *?'!*v»5e*7,ruaSajmH^^ .Méfiez-vous des faux frissons -A ¦ ¦# \u2022i LOUISE-HÉLÈNE GUIMOND Écoh Margucrite~dê~LêJcmmcr*i§ n certain mercredi du mois d'avril, j'attendais en file, l'ouverture des portes du théâtre de la Maison de la Culture Mercier.Tout en bavardant avec Miriam, Yves-François et Fred, j'appréhendais un peu le style du spectacle.L'agente culturelle, Luce Botella, me l'avait recommandé comme étant du théâtre d'horreur; mais sur les petits billets jaunes on lisait «danse moderne»! Première absurdité de la soirée.Brouhaha danse, nous présentait «Méfiez-vous des faux frissons».Sur scène, ils sont huit danseurs et comédiens.La pièce se veut une adaptation contemporaine d'une nouvelle littéraire d'Edgar Poe.Us y louent et dansent huit fous avec tout le délire et l'absurde que cela importe.Les aliénés étaient: Carole Bergeron, François Guay, Sophie Desjardins, Peter James, Alain Des-sureault, Nathalie Lamarche, Ginette Fer-land et Mario Lacouffe.Chacun de nous a apprécié le spectacle d'une façon différente.Yves-François en a fait toute une analyse psychologique.Miriam, quant à elle, s'est régalée de l'extravagance des pas de danse, Fred a admiré le jeu des comédiens et moi, j'ai trouvé le concept intéressant et surtout très original.Il faut une certaine dose de culot pour danser une nouvelle d'Edgar Poe, n'est-ce pas! \u2014 Complètement débile: vous dites! C'est pire encore.car à maintes reprises durant la représentation, je me suis deman- dée si nous tous assis là, n'étions pas «tota^L leroent en dehors de la traque ».Voyez-vous, ça une bande de mabouls essayant d'analy-eer les comportements de moins mabouls-encore.Ouf, à rendre dingue! A moins! d'avoir réussi ses études en psychopathologie, cette pièce par moment est étourdissante.Pas toujours facile de comprendre quelle: peut bien être la folie qui habite ces fous! H; faut continuellement faire le vide mentalement et essayer de se mettre à la place de ces détraqués.Bref, pour vraiment aimer ça: il faut faire un effort.Ni déçus, ni emballés nous sommes repartis une heure plus tard.Si vous êtes blasés des «shows tradition* nels», il serait peut être intéressant d'esv sayer «Méfiez-vous des faux frissons».Ou encore pour apprivoiser l'absurde et la fo- Lm Pkèiài, MONT lié AL, DIMANCHE 6 MA11990 C3 Montréal eh ville Cinq façons de bruncher à la Fête des mères JOHANNE MERCIER collaboration spéciale runch chic, sympa, champêtre, branché, huppé, économique, familial, copieux ou grano-bio-naturcl.Vous avez le choix ! le vous en propose aujourd'hui de toutes les sortes, histoire de vous permettre de faire un choix éclairé et de réserver à l'avance, si vous ne voulez pas vous retrouver à fêter votre chère maman devant un McDo ou un beigne! BRUNCH BRANCHE \u2022 Bermuda Oignon !(323 est, rue Roy) ;De9hà17h \u2022Prix: 5,50$à 12,75$ i ; ¦ Ne cherchez pas à trouver un -sens au nom de ce café-restau-Irant; il n'y en a pas.Bermuda ; Oignon, c'est un flash d'un soir, ; lors d'un souper entre amis.Du ! genre «Et si on appelait Je restaurant Bermuda Oignon.?» j Quelqu'un a dû répondre que \u2022 c'était une bonne idée.! Bermuda Oignon s'est installé ! il y a quelques mois dans l'cspa-|ce autrefois occupé par le célè- \u2022 bre Chez Marleau.D'ailleurs, le ! décor est demeuré sensiblement ; le même.Si vous étiez un habi-i tué, pas de dépaysement possible! Cinq brunches y sont propo-;sés.À tout seigneur, tout honneur, commençons par le ! brunch Mimosa: jus d'orange et ! mousseux, café au choix (régu-; lier, expresso, bol de café au ! lait), entrée de saumon fumé, ; oeufs bénédictine ou florentine, \"choix de pain de ménage, baguette ou croissant, confitures, salade de fruits frais (12,75$).Le brunch Gaillard: jus d'orange, oeufs, bacon, lard, cretons, pommes de terre, café au choix (6,50$).Brunch aux fruits: xh cantaloup farcie avec salade de fruits frais, yogourt et miel (6,50$).Bagel au saumon fumé (5,75$).Omelette du Bermuda 'au saumon fumé, poivron, oi-; gnon, crème sure (6,95$).Orae- \u2022 lette au choix ($5,50$).Il y a aus-! si un menu à la carte.L'endroit ; est joli et accueillant.Si vous ré-¦ servez tôt, vous aurez peut-être SIS.chance de vous retrouver sur 2(& terrasse intérieure.ans, 8,75$ pour les enfants de 4 à 8 ans.Alors là, c'est le chic du chic, le grand tra-la-la.Un buffet grandiose où voisinent salades, crudités, terrine, saumon fumé, poissons marines, pattes de crabe, crevettes, crêpes, gaufres ainsi que quatre plats chauds (volaille, poisson, fruits de mer) et la côte de boeuf que l'on découpe devant vous.Le menu est bien sûr complété par les fromages, les pains et la table des desserts.Exceptionnellement, on vend le Champagne, le mimosa et le punch du printemps au verre.Cette fête gastronomique se déroule à la salle Le Boulevard (3e étage, accessible par escalier mobile).Mike Mirizio est au piano et les enfants, à qui on offre gratuitement un cadeau et un co-quetel Shirley Temple, peuvent être confiés à la garderie où on les amusera pendant que parents et grands-parents festoieront.Le Centre Sheraton a abandonné cette formule de brunch depuis quelque temps; on re- par sa variété que par sa présentation.L'aubergiste Michel décrit sa bouffe comme une «cuisine de saison raffinée».De toute façon, peu importe le vocabulaire, c'est délicieux! Une trentaine de salades et de plats chauds, terrine de lapin, saumon en croûte, roulade de poulet, fesse de jambon à l'érable, et une bonne dizaine de desserts.Tous ces plats sont cuisinés à l'auberge.Vous pouvez aussi manger sur la terrasse aménagée près de la piscine, avec vue sur une belle montagne verdissante.La sainte paix ! Après le repas, faites quelques pas et retrouvez-vous aux abords d'un joli petit lac.Il y a bien des chances que vous res-sortiez de l'endroit avec des envies d'aller y passer quelques jours.Imbattable côté qualité-/prix.Pour l'hébergement aussi.(Pour s'y rendre, empruntez la sortie 76 de l'autoroute des Lau-rentides et roulez vers le nord sur la 117 jusqu'au feu de circulation de Val-David.Tournez a droite et 3 km plus loin, vous y êtes.) À Val David, dans une ambiance chaleureuse, le service de Michel vous fait croire que vous êtes toujours chez vous.iH m PHOTO PIERRE COTL.U Prtiit Au Centre Sheraton, Le Boulevard, coûteux et sophistiqué.m- Ï8RUNCH CHIC ;nt re Sheraton >201 ouest, René-Lévesque) Uh30àl5h30 VÏÉ 40$ (taxe et service inclus) 117,50$ pour les enfants de 8 à 12 noue avec cette tradition les dimanches de fêtes seulement, alors profitez-en.Les autres dimanches de l'année, on peut y manger un «gros petit-déjeuner», oeufs de tous genres faits par les cuisiniers devant les clients, tout ça pour moins de 10$.BRUNCH CHAMPETRE Auberge du Vieux-Foyer (Val-David, 819-322-2686) De 10h30à 13h ¦ 15,50$ pour les adultes, 9$ pour les enfants.Vraiment un brunch exceptionnel, dans un décor enchanteur (excusez le cliché, mais parfois ils traduisent bien la réalité), dans une petite auberge caressée par les sapins, au creux des montagnes de Val-David.L'endroit est chaleureux, les aubergistes accueillants.Deux salles à manger vous attendent; l'une rustique avec ses meubles de bois rond (La Paysanne), l'autre plus moderne, entièrement vitrée, dans les teintes de bleu et vert (La Volière).Le buffet-brunch est plutôt impressionnant, tant BRUNCH FAMILIAL Le Crocodile (4238, rue Saint-Laurent) De lth30à 15h ¦ Prix: 16,25$ pour les adultes, 6,75$ pour les enfants En semaine, le complexe restaurant-bar-discothèque Le Crocodile est le lieu de rencontre du Montréal branché, un des crui-sing-bar les plus fréquentés.Le dimanche, il change complètement de vocation et devient un endroit intéressant pour aller bruncher en famille.Enfants, a-dolescents et adultes, tout le monde y trouve son compte: les enfants sont ravis par un clown-magicien et se laissent docilement entraîner par le crocodile-maison qui les emmène jouer jusque sur le plancher de danse de la discothèque.Quelle aventure quand on a 10 ans! Les jeunes adolescents jubilent eux aussi, car ils voient enfin un «bar» d'un peu plus près, lieu qui leur est interdit pour quelques années encore.Quant aux parents, ils relaxent devant leur café, heureux de la joie de leur marmaille.Le succès de la formule.selon certains clients, tient au fait que les enfants peuvent circuler assez librement, fait très appréciable quand on sait combien ces chers petits ont horreur de rester attables plus de dix minutes! Côté bouffe.Le Crocodile propose un menu unique, comprenant le jus d'orange frais pressé, l'entrée de saumon fumé, les croissants au chocolat, les ba-gels, le café, le dessert et une fondue au chocolat.La seule variante est le choix de la pièce de résistance: oeufs bénédictine (oeufs et sauce hollandaise) ou crêpes.Un panier de fruits frais agrémente chaque table.Un choix heureux! BRUNCH NATUREL Pro-Portions (3964, rue St-Denis) De 11 f i à 15 h ¦ Prix: entre 7$ et 9$ Voici un brunch à la carte entièrement naturel (ce qui ne veut pas dire minceur.).Naturel dans la mesure où aucun additif ni agent de préservation n'a été ajouté aux aliments.Vous aurez le choix entre huit plats: les toasts à la française (pain français frit au beurre, servi chaud avec sirop d'érable pur); crêpe du paradis légère; omelette minceur fait avec le blanc d'oeuf seulement, garnie de champignons, fromage cottage, toast de blé entier; omelette à la ratatouille; omelette au saumon et échalote; oeufs Florentine (pochés sur lit d'épinards et nappés de sauce au fromage et vin blanc sur toast de blé entier ou bagel); oeufs Béné-dict (pochés sur tranche de saumon fumé, servi avec sauce hollandaise et vin blanc sur toast de blé entier ou bagel); pizza petit déjeuner (sur croûte de blé entier, avec saumon, tomates, épi- nards, échalotes, sauce fromage recouvert d'un oeuf et de graines de sésame); crêpe jardinière (aux champignons, brocoli et ciboulette, recouverte de sauce hollan- daise et de vin blanc).Un brunch économique dans un très joli décor.À remarquer dans la salle du fond les murs peints a la main.PHOTO PIERRE COTE.U PftvW.- Au Bermuda Oignon, une atmosphère de détente et d'Intimité.iJans tous les quartiers au- Wur St-Laurent, comme au pays d'Amalia MADELEINE DUBUC collaboration spéciale vez-vous déjà assisté à Montréal à un récital d'Amalia Rodriguez, la reine portugaise du fado, alors que ses fans, venus par milliers, chantent avec elle, pleurent des yeux et de la voix à chacune de ses intonations ou lamentations, crient et réclament leurs chants favoris et qu'ils exigent de leur star, symbole du pays, jusqu'à dix ou douze rappels.Si cette évocation vous dit quelque chose, c'est que vous avez connu les Portugais à leur naturel, graves ou enfantins, sentimentaux et gouailleurs, bien plus futés qu'ils ne le laissent jamais paraître et surtout, attachés à leur pays natal jusqu'au fond de l'âme, sans jamais vraiment le quitter.Si, pour votre plaisir, ou au hasard de vos magasinages, vous marchez rue St-Laurent, particulièrement entre la rue Prince-Arthur en vous dirigeant vers le nord jusqu'à Mont-Royal, vous êtes au coeur d'un certain monde portugais probablement le plus important de Montréal.Magasins d'alimentation, de poissons, boutiques de meubles et-,surtout, boutiques de bijoux, d'argenterie, de faïence et de poterie venus du pays d'origine.Cependant, les propriétaires de ces établissements, s'ils n'oublient jamais, en faisant leurs achats, une clientèle venue de leur pays, ne négligent pas pour autant les autochtones.Le petit coq de Barcelo «le petit coq d'amour» comme l'appelle une brune boutiquiers que vous recevez un jour en cadeau d'un voyageur revenu d'Albufeira en Algarve ou de Fatima, selon ses aspirations, peut très bien venir de la rue St-Laurent où on le retrouve dans toutes les tailles, de la miniature à la grandeur nature, brodé sur une nappe ou imprimé sur une tasse.Les Portugais, comme bien des étrangers d'ailleurs, n'ouvrent pas leurs portes à tout le monde, même les portes des magasins.Rue St-Laurent, il n'est pas rare qu'on laisse entrer la clientèle en déclenchant un mécanisme de l'intérieur ou qu'un gardien soit assis à la porte pour actionner ce mécanisme, surtout si le stock .! vil \u2022\u2022.- m.\u2014 a* ; r&- ;-v.Manuel a, derrière son comptoir, nous montre fièrement quelques-unes des belles soupières de faïence venues de son pays d'origine.Selon la grosseur, ces soupières valent 120 S, 59 S, 98 $ et 110 $ et elles sont brune et blanche, bleue et blanche, toute blanche ou multicolore.comporte des bijoux ou des pièces précieuses.Mais, une fois entrés dans l'établissement, vous êtes bien acceptés.Et, à la deuxième visite ou au cours des visites subséquentes, vous êtes devenus des amis.On peut vous répondre, échanger des plaisanteries ou même, rire de vous.Surtout si, dans la boutique visitée, se tiennent quelques hommes qui n'ont rien de mieux à faire.que de rire de vous et de leur ami que vous essayez d'interviewer.Vous seriez de passage à Coïmbra qu'il n'en serait pas autrement.A chacun sa façon de taquiner les copains et de rire un peu des créatures.Rue St-Laurent, au cours des dernières semaines, on a frappé à la porte de plusieurs boutiques portugaises.Mais on n'est pas entré partout.Dans une de celles-là; on faisait des réparations et on nous demandait de revenir quand ça serait fini; dans une autre, les marchandises étaient en solde et tout ce dont le pro-prio voulait parler, c'était du restaurant qu'il allait ouvrir en face au cours des semaines qui s'en viennent.La porte, au 3899, St-Laurent, est maintenant fermée.Pourtant il y avait là des «coffres d'espérance» de bois gravé ou laqué blanc de toute beauté.Par bonheur, en continuant son chemin, on a trouvé d'autres commerces tenus par des femmes moins revêches avec qui on a pu échanger et qui ont permis qu'on photographie la marchandise qu'elles avaient à offrir.Au 3981, rue St-Laurent, on trouve donc, dans un building fraîchement rénové, le F/or do Lot (Fleur de la maison) que tiennent deux charmantes Portugaises qui s'appellent toutes les deux Manuela.On a, avec le photographe, interrompu le grand ménage que nos amies font tous les jours et qu'elles disent être «indispensable à leur équilibre» et avec leur aide, chambardé leurs étalages.Une série de soupières de porcelaine ou de faïence bien colorées se ?Les coqs de Barcelo, symbole de l'amour au Portugal, nous disent les Portugaises en riant.À la boutique Flor do Lar, au 3979 boul St-Laurent, on en trouve de toutes les grandeurs et à tous les prix entre 5 S et 75 S.sont retrouvées sur le comptoir, un grand chien de faïence installé comme un roi sur un socle dans la vitrine a rejoint les coqs de Barcelo et .les coqs de Barcelo ont chanté le coq devant la caméra.Un peu plus haut, au 4051 St-Laurent, à l'angle de la rue Du-luth, la Bijouterie portugaise brille de tous les feux de ses argenteries et de son cristal venu du nord du Portugal.Maria Car-mo Couto et son mari Antonio, bijoutiers, tiennent ce commerce depuis 17 ans maintenant et leur clientèle est fidèle et sélective.C'est de chez eux qu'on salue le Portugal de Montréal.En attendant, aux lecteurs de la chronique Dans tous les quartiers, nous allons souhaiter un mois de mai des plus beaux et des plus doux.La chronique sera interrompue pendant trois semaines, pour cause de vacances mais elle vous reviendra dès le premier dimanche de juin.À la prochaine.PHOTOS JEAN COUPIL.Lê Preilo Un Dalmatien grandeur nature, en porcelaine, à la mode du jour, côté décoratif, 125 S. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 6 MAI 1990 Mht£TCHH&7 TU K\\GOL£$ PlV/'PU a au-vç&os tefuç, ces ciûowee pvesetrcs vahï nos LViïff t&p»v u»j rjfe pt v/£X^& pe 130 m* PS : - r &*\\£U24 ban* ai tuk; u*J£ pe 7* en* Pt> SlfOtZitMUA &A\\T tÈAUSè Sotl BTt *o\\S 9LOS ?SriXB.la rtesfion va\\* b#j a\\z\\ - TUV& ëTAhlT KAU&OP PLUS FA'\\&LB aUAO UiveAO VELA MB£.LÊ CARNET Pu PROF $ Une autoroute sous l'eau ¦ D'habitude, pour franchir un cours d'eau, on construit un pont.Parfois, il vaut mieux construire un tunnel.Le pont-tunnel Louis-Hippolyte Lafontaine allie les deux.La portion tunnel passe sous le chenal maritime du Saint-Laurent, ce qui permet le passage des transatlantiques.Un pont franchit la partie sud du fleuve.Le tunnel Louis-Hippolyte Lafontaine n'a pas été creusé, on l'a plutôt déposé au fond de l'eau.D'abord, on a construit une digue dans le fleuve pour créer une cale sèche.C'est là qu'on a construit la partie centrale du tunnel (en sept sections).Pendant ce temps, sur chaque rive du fleuve, on a construit les deux bouts du futur tunnel (les tronçons extrêmes).Lorsque les tronçons extrêmes et les sections centrales ont été terminés, on a bouché leurs extrémités.On a ensuite ouvert les digues pour laisser l'eau entrer.À cause de l'air emprisonné à l'intérieur, les sections centrales pouvaient flotter dans l'eau.Des bateaux les ont tirées jusqu'à l'endroit exact où elles devaient aller.Puis, on les a fait couler au fond.Lorsque les sections ont été bien en place, on les a soudées ensemble et on les a débouchées.Des autos pouvaient désormais circuler dans le tunnel ! C'était en 1967.C& TVHHtL, AU MOINS?Concours «Trouve le mot juste !» Trouve le mot juste! Chaque semaine, tu peux gagner un dictionnaire des synonymes Robert en répondant à la question suivante.Écris ta réponse sur ce coupon ou sur une feuille, avec ton nom, ton adresse et ton numéro de téléphone.Q.Ouel mot forment les lettres: MOTNOIOEECL?C'est l'étude des Insectes.Réponse :-1- Adresse retour: Concours trouve le mot juste/Le Club a/s Club des petits débrouillards 3995, rue Sainte-Catherine est Montréal (Québec) H1W 2G7 L'air qui pousse fort ! ¦ Savais-tu que l'air pèse quelque chose?Eh oui! L'air qui nous entoure pèse environ 1,29 gramme par litre.Au-dessus d'une simple feuille de papier, il y a une colonne d'air d'environ 600 kilogrammes, soit une pression d'un kilogramme par centimètre carré.Costaud, le papier ! Comment se fait-il que nous ne soyons pas écrasés par tout cet air?Simplement parce que l'air pousse autant à l'intérieur qu'à l'extérieur de notre corps.Pour détecter la pression de l'air, il faut lui opposer une pression plus forte ou plus faible.C'est ce que je te propose d'observer dans l'expérience suivante.11 te faut deux débouche-toilette à ventouses.Humecte le bord des ventouses et presse-les l'une contre l'autre.Maintenant, essaie de les séparer en tirant sur les manches.Tu peux demander de l'aide à quelqu'un d'autre.Si tu ne possèdes qu'un débouche-toilette, presse-le contre une surface lisse (plancher, baignoire, tuile) et essaie de le décoller en tirant.Difficile, n'est-ce pas?Que s'est-il passé?En pressant les deux ventouses l'une contre l'autre, tu as expulsé une partie de l'air qui s'y trouvait.Avec moins d'air, la pression était moins grande à l'intérieur.L'air du dehors, lui, poussait de la même façon.La pression de l'air était donc plus grande à l'extérieur qu'à l'intérieur du débouche-toilette.L'air du dehors poussait sur les ventouses et les empêchait de se décoller.Otto van Guericke, maire de Magdebourg (en Allemagne) a acusrVêi démontré de façon spectaculaire l'effet de la pression atmosphérique.Il fabriqua une sphère (une boule) de bronze d'environ 61 cm de diamètre en accolant deux hémisphères creux (deux moitiés de sphère).Sur l'un des hémisphères, il y avait une valve qui permettait d'évacuer l'air.Van Guericke vida la sphère, ferma la valve et attela huit chevaux de chaque côté.Les deux chevaux ne purent pas séparer les hémisphères.Pourtant, en laissant pénétrer l'air dans la sphère, elle se sépara d'elle-même.Les chevaux appliquaient une force d'environ 5500 kilogrammes.La pression atmosphérique, elle, exerçait une pression de Tordre de 11 700 kilogrammes.Les chevaux étaient moins forts que l'air! Les aventures des petits débrouillards PAR JACQUES GOcDSTYN f 4e épisode RÉSUMÉ: Les petits débrouillards accompagnent en Afrique la docteure Mamoute, qui lutte pour la protection des éléphants.9 >
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