La presse, 19 mai 1990, K. Arts et spectacles
[" Littérature Arts plastiques Restaurants Vins r II .r 'a * - mi 'H LA PRESSE.MONTREAL, SAMED119 MAI 1990 I I À bas f'ennui de la petite noirceur post-référendaire! JEAN BASILE colliibonition spi'ciiilc Toui le monde sait que le «non» au référendum a provoqué une déprime dans le monde des Lettres, jusqu'alors paisiblement rassemblé autour du Parti québécois.C'est ce que |can Larose a appelé jolit^ient La Petite noirceur (éditions du Boréal ) par référence à la «grande» qui était le duplessisme.[^'autres ont suivi comme Daniel Lalouehe avec son Bir/nr québécois (édition du Boréal ).Heinz Weiimian fait partie des intellectuels «postréférendaires» qui se mouillem el parlent.A bas l'emuii! \u2022 Son premier livre.Du Cnnuda uu Quebec, iienêalo^ie d'une histoire (éditions de THexagone) a remporté un grand succès et provoqué quelques colères.Il s'agit d'un livre d'histoire qui laconle commeiu.de crise en crise, le Canada est deveiui le Quebec, certes un rétrécissement tic territoire qui est aussi, paradoxaletnenl, un agrandissement.Mais il y a histoire et jiisioire.Pour cotnprendre le travail de lleinz Weinman il faut savoir qu'il n'est pas un historien iradiiioimel.Il postule qu'un ; pays est comme un être humain, qu'il a ses angoisses, ses exaltations.Un pays, comme âme collective, vit (cl revit) son «roman familial», terme freudien el concept fondamental de la psychanalyse.L'illustration d'une théorie Dans son deuxième livre, qui vient de paraitre.Cinêmu de l'inuîginnire québécois, Heinz Weinman continue sa reflexion sur Quelques livres autour du référendum À lire en page K2 le roman familial » québécois, niais il l'applique, celte loi^.a luiit films «classiques» il'une cinematographic nationale moins unicité qu'on ne le dit.«Nous avons essaye de comprendre le Quebec en genèse a travers son cinema \u2014l'image même du fantasme» ecrit-il.Le thème du cinema est pour lui essentiel puisqu'a l'inverse de la poésie, traditionneliemeiu réservée â une elite et sans impact social direct (sauf de rares exceptions), le grand écran est un média de masse qui «rejoint un très vaste public coupant à travers les différentes couches sociales», lin bref, persunne peut y échapper.Ces huit films sont: La Petite Aurore, lit-coq.Mon Oncle Antoine.Les ik^ns iiêburnis.Un Zoo lu nuit, Les Portes lourn:nUes.Le Déclin de Peinpire uméricuin et /est/s de Montreul ce dernier étant, pour 1 leinz Weinman, le film le plus complexe de la cinemaiograpliie québécoise.Le choix de Hein/ Weinman n'c-l pas innocent du tout.A travers ces iniil films dont le premier d:Ue de l*-)52 ( nous sommes encore dans la «grande noirceur» mais prêts a en sortir) et le dernier, en 19S9 ( nous sonnnes encore dans la «petite noirceur» et Dieu sait quand on en sortira ), le Canada français est entre lians sa «motlernile» collective, éiani cmeiuki ipie les procureurs de tous poils n'ont jamais manqué.Le choc conmienee avec l'analy-e du premier film.Lu Petite Aurore, le dis «choc» parce que rameur a une perstjnnaliie forte et attaque son sujet de plein fouet.SUITE A LA PAGE K2 ¦4 Garcia Marquez s'attaque à !a légende de Bolivar 0 11 y a tant de textes sur le général Simon Bolivar et sa légende est si tenace que Gabriel Garcia Marquez a dû marcher sur des oeufs et en écraser plusieurs en ccriv;int son «roman» Le Gênerai dans le labyrintlw^ écrit Jacques Folch-Ribas.Garcia Marquez prend ce général ù lu fin de sa vie, exactement quatorze jours avant sa mort.Épuisé, le general! Malade, fiévreux, déprimé.Quatorze jours sur le fleuve, durant lesquels le general est malade, soigné par son fidèle (osé Falacios, serviteur abusif qui plus tard pourra embellir la légende de son patron.Quatorze jours de fièvre et de délire, que Garcia Marquez mettra h profit pour raconter le passé de Bolivar, par évocations successives.If' À lire en page K4 L'amour au-dessus de tout ¦ «Avoir le culte de l'amour, c'est subversif, notre monde n'est pas du tout conçu pour ça», affirme Alexandre (ardin.Ses lecteurs le savent, lardin place Tamour au-dessus de tout.Dans son troisième roman, Funfnn, Alexandre choisît de ne jamais céder à son désir, de ne jamais même embrasser Fanfan, la femme de sa vie, pour éviter que meure leur passion.Lucie Côté a rencontre l'auteur du Zèbre qui lui a raconté son cheminement depuis les Sciences Po jusqu'au roman en passant par les pièces de théâtre: « Flics me semblaient géniales, mais elles étaient très mauvaises».L'écrivain francophone et ses publics REGINALD MARTEL irno\\c spt-cht de LA l'UliSSI- ASMLKLSUROISLdnincc) Les écrivains francophones ne; sont pas condamnes neces-' sairemenl à chercher leurs lecteurs dans l'aire culturelle et géographique la plus immediate.Tel est Tespoir qu'on peut tirer de la rencontre d'une quarantaine d'écrivains, d'universitaires, d'éditeurs et de critiques, reunis à Tabbaye de Royaumoni pendant trois jours pour discuter autour et au coeur du thème suivant: «L'écrivain et ses publics».La rencontre était organisée et animée par les professeurs Lise Gauvin cl )ean-Marie Klitiken-berg, des universités de Moinreal el de Liège.Les participants représentaient les quatre pays lourds de la francophonie.France, Belgique, Suisse et Québec.Pays unis par une langue commune, mais sépares encore par des littératures dont la circulation, c'est le moins qu'on puisse dire, est très asymétrique.Dans son allocution d'ouverture, le secrétaire général du hlaul Conseil de la francophonie.M.Sleiio Farandjis, déclarait: «Un espace littéraire francophone suppose que les maisons d'édition, les salons internationaux, les écoles et les médias concourent à structurer une communauté de dialogue entre des écrivains el des publics.» Les acquis à cet égard, s'ils paraissent fragmentaires, ne sont pas pour autant négligeables cl la ¦! 1 I À lire en page K4 SUITE A LA PACE K3 VIENT DE PARAITRE: LE CINQUIÈME ROMAN DE LA CÉLÈBRE SÉRIE DU SUSPENSE, DU ROMANTISME, UNE VISION SAINE ET ÉDIFIANTE DU MONDE.UN ÉLOGE DE LA MER, DE LA NATURE, DES VOYAGES, DE L'AMITIÉ, DE LA VIE ELLt-MÉME.DEJA PARUS DANS LA MEME COLLECTION: ANNE.LA MAISON AUX PIGNONS VERTS, ANNE QUITTE SON ÎLE, ANNE D'AVONLEA ET ANNE AU DOMAINE DES PEUPLIERS -.3 m h- -:-i- M K2 LA PRESSE.MONTRÉAL.SAMED119 MA11990 nu Quelques livres autou du référendum JEAN BASILE collaboration spéciale Le terme de M déprime post-référendaire » semble avoir été un slogan inventé par des publi-cistes ou des i^o-lémistes plutôt qu'une réalité historique, politique ou littéraire.Il n'y a aucun ouvrage important de littérature, de poésie, de roman ou de théâtre qui traite explicitement du sujet, même si on a pu signaler un fort courant pessimiste dans les ouvrages de celte époque.11 n'y a aucun groupe littéraire qui se réclame d'une esthétique post-référendaire comme telle.II est important de se-rappeler; que l'année du référendum cl la période post-référendaire ont coïncidé avec le recul des idéologies en général, notamment du marxisme et même de la démocratie sociale «à la suédoise», au profit du néo-libéralisme capitaliste à la Reagan.il serait sans doute plus juste de parler de la «déprime des années quatre-vingt» qui n'a pas touché seulement le Québec après le référendum mais le inonde occidental.La plupart des ouvrages publics sur ce sujet sont des livres de politique ou d'histoire.El encore.L'après référendum n'a pas provoqué un raz de marée de livres sur la question, d'ailleurs trop vaste el trop ambiguë pour se laisser cerner facilement.Mais dix ans, c'est peu pour faire le point.Le syndrome De plus, aucun de ces livres (récents) ne traite spécifiquement du sujet, sauf l'un d'entre eux, Le syndrome post-rcfcren-claire (éditions internationales Alain Stanké).C'est un ouvrage en collaboration, sous la direction de losette Stanké, avec des auteurs comme lean-Pierre Bonhomme, Pauline [ulien, Marcelle Ferron, Ginette Paris, Hélène Felletier-Baillargeon, etc.Il s'agit d'un recueil de textes à l'esprit divers, facile à lire el indicatif d'un état d'esprit.Tous les autres livres sont des ouvrages politiques ou hislori-«\"hUCs d'intérêt général où le référendum intervient comme un élément parmi d'autres malgré son évidente importance.Parmi les livres d'histoire qui traitent de cette époque, on doit citer parmi les plus intéressants (et les plus agréables à lire) ceux de Claude Morin, l'ancien ministre et célèbre «étapiste», \" .¦./'¦'¦\u2022¦¦I f Gérard Bergeron Claude Morin Daniel Johnson publiés aux éditions du Boréal.Lendemains piâgcs cs\\ un livre-tesiament où l'auteur, défenseur de la politique constitutionnelle péquisie, tente de faire la futurologie contitutionnelle canadienne et québécoise, après la célèbre conférence où le Québec se trouva isolé et ne parapha pas la nouvelle constitution.L'Art de Vimpossihlc traite de la «diplomatie» du Québec depuis 1960.On sait que la diplomatie est une prérogaiive fédérale (et nationale) d'où les difficultés que rencontrait le Québec maigre l'aide du général de Gaulle.Autre homme politique cl ancien premier ministre de l'Union nationale, Daniel Johnson a écrit Égalité ou indépendance {àdhïons VLB) que l'éditeur vient de remettre sur le marché avec, en sous-titre.«25 ans pins lard à l'heure du Lac Mecch».Le politicoiogue Gérard Bergeron a publié deux livres où on fait largement mention de l'après référendum.Ce sont Syndrome québécois et mal canadien , et Notre miroir à deux faces, tous deux aux Presses de l'université Laval.Citons encore Christian Dufour, spécialiste des questions fédérales-provinciales, qui a publié Le Défi qtiébéco/s (éditions de l'Hexagone), une analyse serrée du «dossier québécois» après l'échec constitutionnel c|ui a mené au Lac Meech.Mentionnons, de Georges Mathiews (aux éditions Le lour) L'Accord (comment Robert Bourassa fera Vindépendance), plus polémique.Enfin, cela va de soi, Attendez que je me rappelle (éditions Québec-Amérique) de René Lé-vesque.e riches Dans le troisième tome de ses Mémoires, le pére Georges-Henri Lévesque retrace ses itinéraires dans les deux Amériques, en Europe et en Afrique.Aucune escale enchanteresse, aucun défi d'envergure ne sont évo- qués sans la présence d'amis, de cotlaborateurs et de regroupements laïcs ou religieux, qui participent tous à réclusion des Souvenances.427 pages 24.95$ éditions la presse A bas l'ennui de la petite noirceur post-référendaire! SUITE DE LA PAGE K1 Heinz Weinman ne voit pas du tout La Petite Aurore comme un mémo «où Margot a pleuré».La Petite Aurore n'est pas une petite fille pathétique.Elle est littéralement le Canada français doublement abandonné et persécuté, d'abord par la «Mère-France» (le traité de Paris), puis par la «Mère adoptive anglaise» (les pendaisons des Patriotes).Si les spectateurs n'y voient qu'une histoire familiale révoltante, ils se leurrent.Le film les touche profondément car à travers la petite fille, ils revivent les blessures profondes de leur «roman familial» collectif el leur peur, fantasmée de mourir, de disparaître comme peuple.Ainsi va l'auteur de film en film qui, chacun à son tour, exprime un moment de la psychologie d'une nation avec ses allers et retours du «refoulé», ses retours surtout.Tit-coq, c'est évidemment le « bâtard », le Canada français bâtard et sans famille véritable qui, devenu révolutionnaire à sa façon, finit par s'appuyer sur sa bâtardise (un des états imaginaires du «roman familial» québécois et, généralement, colonial) pour «amorcer son passage difficile vers le Québec.car mieux vaut être carrément orphelin que d'être affligés de parents comme ça», dit l'auteur.Le bon débarras La théorie du «bon débarras» \u2014 qui a donné son nom au film célèbre de Mankiewicz sur un scénario de Réjean Ducharrae, mais qui est aussi le thème central (pas tout à fait) de Mon Oncle Antoine, le chef-d'oeuvre de Claude Jutra\u2014, est important pour Heinz Weinman parce que, justement, il n'est pas facile de «se débarrasser» de ses parents sans se sentir affreusement orphelin.Pas question d'y aller en ligne droite en tout cas.C'est, au con-taire, une démarche spiraloide dans les meilleurs cas et qui, dans les pires, s'obstine à former un cercle vicieux dont on ne peut plus sortir.Voilà ce qu'est, très grossièrement, une névrose avec ses comportements compulsifs et sa profonde douleur.Tout l'aspect polémique du livre de Heinz Weinman, plus accentué encore dans celui-ci que dans son premier, tient dans ce mot: névrose, lusqu'à quel point peut-on lire l'histoire d'un peuple comme l'histoire d'une névrose?La pensée de Heinz Weinman, toute violente qu'elle soit parfois, est naturellement assez fine pour ne pas s'en tenir à une déclaration de principe aussi générale.Il n'empêche qu'il aborde le sujet de front et explicitement, qu'on en accepte les prémisses ou non.Un Zoo la nuit (sept ans après le référendum et qui a immédiatement fait figure de «film-culte» chez les baby-boomers).Le Déclin de l'empire américain, avec, comme pivot.Les Portes tournantes si bien nommées, sont, pour Heinz Weinman, l'occasion de voir comment les Québécois s'en «débarrassent», si tant est qu'ils veulent s'en débarrasser.Vraiment.Car on peut choisir de nier la névrose en espérant éviter les symptômes qui en résultent.Alors, c'est la fuite.La moto de Gilles Maheu dans Un Zoo, la «cul-iure» des personnages du Déclin en sont deux illustrations parmi d'autres.La fuite, dans les propos de Heinz Weinman, s'exprime par un «retour à l'enfance» cet état de silence et de rêve où les parents deviennent mythiques comme des personnages de contes de fées.11 a quelques phrases très frappantes à ce sujet qui sont une réponse aux propos de Daniel La-touche (el de son école) quand ce dernier parle de l'attirance traditionnelle des Québécois pour les États-Unis: «Dans le désarroi de ACHETE ET VENDAU Mfciw-\u2014; ^ \u2014î dise usages setter compact dise choix eow et St-Denis Mt-Royar -Kf^ S4^Q.IQ12 Q23-63S9 et oaltie 849 -191?la crise référendaire, le Québec s'est tourné vers Papa fohn (Les, Portes tournantes^ ou plutôt' VUncle Sam, dans l'espoir incertain que l'accord du libre échange entre le Canada et les Etats-Unis distende et finalement coupe ses* liens avec le Canada.Réve d'en*^; fant qui pense que la souveraine-' té (-association ou pas) puisse se faire sans mot dire, sans dire â haute voix OUL » Un livre direct Le livre de Heinz Weinman peut être blessant parce qu'il est direct et qu'il touche par-dessus le marché aux couches profondes, de notre identité.Mais II ne dimi* nue pas le Québec malgré des ju*' gements féroces qu'on v trouve.Il ; le rehausse au contraire en exi-geant de lui qu'il assume toutes; les responsabilires des nations^ avec ce qu'il y a de beau et de laid là-dedans.Pour lui, par exemple,: le Québec a eu, vraiment eu sa ré:-volution même si elle n'a pas été sanglante (à des exceptions près: qui sont devenues symboliques:* Pierre Laporte pour les uns, Hu*.beri Aquin pour d'autres, etc.;.).-En douie-t-on?Heinz Weinman; nous rappelle que les pays d'Euro* pe de l'est viennent d'avoir etix.aussi une révolution non sanglan* te.L'auteur conclut sur /ésuf de Montréal car c'est le film o(i« par le biais de la métaphore christi-que connue, il est dit qu^on doit se donner à l'autre pour être soi-même.Là encore, Heinz Weinman, mais avec un discours diffê* rent, répond en écho à la thèse de Daniel Latouche sur l'immigration : le Québec de demain sera fait des « Québécois de souche» et -des «autres» (entendons les im-, migrants) qui se joindront leir mains dans un «geste fraternel»' et, souhaitons-le, de langue fran*' çaise.Les dernières pages du livre de Heinz Weinman sont tm peu cucul.Sortez vos kleenexl C'est pour l'essentiel un livre, fort et original, qui stimule l'inr* telligence et remue la sensibilité.Il faut s'attendre à être secoué.CINÉMA DE L'IMACtNAIRC OUM-COIs'pSr' Heinz Weinman, essai, 240 pagot, édition cto l'Hexagone.Montreal 1990.A noter qut ta livre sera mis en vente a la fin d« ts Mmaine prochaine.L'intelli.A comlition (l'avoir beaucoup '.rangent.Milos.c eiail une |)sar()laver-na ressenihl.'uil à lous les resuui-ranis ^rocs specialises dans le sers ice des fruits de îiier.In-Js et grillés, dont celte nie fui le her-ceau.Le succès lui est venu.Il ses elieiHs doivent lui savoir gré d'avoir reiîivesti p(^ur que ce suc-ces leur rapporte a eux aussi.Milos est toujours une psaroiaver-na.Mais de quelle slaUire! Ajîrandi.rénové, transforme, le restaurant a maintenant luie facadt: el n'a plus besoin d'ensei-i^ne.La terrasse de jzuiniçois des déi>uis a disparu ci.avec elle, les étoiles de mer et les filets de pécheurs suspendus.Mais on a su conserver, â riniêrieur.tout ce (|ui faisait déjà le charme de la maison.On oppose maintenant les e.Mrëmes.le heton el les fleurs, les nappes n earreau.x el le chasseur qui se ehar^:e de garer la voilure, plus habitue sans doute à la Rolls qu'a la Lada.On a conservé les comptoirs réfrigérés, immenses laclies de couleurs cl de gaite.que ce soit du coié de la mer que de celui des fruits et légumes.On a eon-'¦ervc la cuisine ouverte en en faisaîii un point d'aiiraciion qui mérite bien la place qu'on lui donne.Sur deux elages le restau-ranl se déploie, avec autant d'aisance c]iie d'elegance, accrochant l'oeil e: le retenant toujours.L'importance donnée aux fleurs n'a d'égal nulle part ailleurs.Ce soir là.une brassée de géant de lys blanc n'était qu'un boikjuet i')armi les autres.1:1 les autres etaieni dignes d'un palais.Ce décor est iirol-)ablement souvent cité dans les revues publiées à l'éiranger.II doit faire partie des «monuments», des points d'attraction de Montreal.Parce c]u'i! ne ressemble pas â Montreal ! Dans ce très beau restaurant, le service est assuré par un personnel conscient de sa valeur.On ne trouvera pas la.la chaleiu-bospilaiiére des petites psarota-vcrnas.II y a des fleurs chez.Milos.11 n'y a pas de soleil.PiL-uvre qrjllt'v Groctietro de pétoncles Pomnano Brochett'?d c-spaaon Assiette rte fruits Menu pour deux, .ivant vin, taxe er service :97S_ La carte est courte.L'essentiel est là.La fraîcheur csl au rendez-vous, ce qui e>i le propre de ce type d'établissement.Mais, ce qui est plus rare, la preparation et la présentation sont celles de la grande restauration.Ln en tree, les pétoncles etaieni petits, grilles sans que la chaleur ne malmène cette chair délicate, ni en dehors, ni en dedans.Le goût que donne le gril ne faisait que teinter, mais transformait tout à fait ce petit mollusque que les cuisiniers aimeitt habiiuellemcnt préparer, mais qu'ils étouffent quelque fois.La pieuvre grillée est un cheval de bataille des restaurants ^^^^^ ¦! ip .11,111 ¦ grecs.1:11e souffre très souvent de l'attaque du feu qui la durcit ou la brille.Celle-là élail d'une ilouceur el d'une tendreté exemplaires.Les deux assiettes étaient servies avec un quartier de citron, ce qui n'est pas exceptionnel, mais aussi avec un brio d'herbe aromatique, vme leuille colorée, ce qui l'est.Le pompano figurait parmi les «prises du jour».Ce poisson des eaux floridienncs, a chair légère mais un peu molle, n'a pas de caractère particulier.Dans l'assiet- te il a\\aii de belles qualités, bien iiresente.di:sliahi!lé de ses aré-ics, cuit a\\ec justesse, servi sans parcimo'ii^- La brochette d'espadon était remarquable.Ce poisson charnu, coupé en morceaux réguliers, embroché avec générosité sans se laisser voler la vedette par des éléments étrangers, était fin et délicat, d'une saveur dont on ne se lasse pas.Vlilos sert ses poissons comme les chefs servent leurs viandes.Les deux assiettes étaient garnies de haricots verts extra fin, d'asperges extra fines, d'une fleur de chou-fleur, tous cuits à la i)erfec-lion.Un brin de cerfeuil, herbe delicate entre toutes, se promenait dans l'assiette.Au dessert, le bakiava est fait maison.Lt il a les qualités de la maison.Milos a compris l'importance des fruiis au dessert.Sur l'assiette, canliloup.pastèque, ananas, une tranche de chacun, frais, juteux, sucre.comme en etc.MILOS 5557 avenue du Porc 272-3522 l iwi/l'ifii.'W7/c.i.'.jsff LA DIFFERENCE POUR 16505 c'est le TABLE D'HOTE midi et soir Beloeil.sortie 112, fouîe 20 Reservation: 467-4477 Kl ~)I-V.KA\\I M BAR(^(l \u2022-*\\^^j r ; I f.'f )\\( )\\'.\\f ttv II s\\t 2200.BOUL.CURE-LABELLE \u2022 682-7450 CHOMEDEY.LAVAL.QUEBEC MIDI: Dîner d'hommes d affaires SOIR: Table d'hôte FERMÉ LE DIMANCHE Cuisine africaine , ._ Reservation: I ' 844-5212 1# Menu special pour groupe ouvert à partir de 17 h 30 Forme lo lundi 4865.boul.s.imt-lflurcnl JB'Jhnalfihtia Cuisine typiquetnent italienne 1381, boul.Renè-Lévesque est Rés.: 523-2483 i Laissez-vous envoûter par nos clairvoyantes.Bonne sciree Reservation: 649-6838 352 est.rue Sherbrooke! 9 [Isa Goélefcïe-S 855L BOUL SAINT-UURENT 388-8393 (prhs cremazie» -festin lOo anniversaire pour 2 pprsonnpî ASSIETE DU PECHEUR eu FlUT MIGNON BOUQUETIERE unn un iMit ou uljcc mtw pt u'f MAINTENANT OUVERT LE DIMANCHE «0^ perrofjuet Heu C.M-li-RliSTAl KANT MLNUSIH-C'IAL Cuisiiu'jranaiisc a'fuiiu-niiilc KUL RISIIOP.MONTRl:AL»:S1.14:s FESTIVAL DU HOMARD 2 jeunes homakds 1 HOMARD (quetn sizt) 1 Ib HOMARDS GEANTS nous iitiiisons s[ul[vestl[ h[lu4fuu'rtiiie; Du iuiuii .iu '.eaJreil.Je 1 Ih a ^^hsanu¦lll el iltnunchc Ji' lUh.Hia ^Ml ^\"(/^ \\i'U \\ fvnifiiiofh »; tii\\ji!ii-ih'r.itu\\ htirci iniliittuv.I \\ IMKI i I Ki\\ Potage Salade César Homard frais bouilli ou grillé (1 \\bM) Dessert % BRUnCH \u2022 BUffET DE MIDI À 161100 POUR EnrAnis \u2022 p.^remts 8.00$ ' 13.75$ LEÇONS DE LAMBADA POUR TOUS I Ai i^lexandre 1454 PEEL _ 288-5105 _I FESTIVAL DU HOMARD ET FILET MIGNON À pahm de Inclus : salade, potage et dessert du jour.Souper musical avec Denis Lavergne et ses invités.nEyllAi;:ôÛ> piâriiste.-Chdnteùr'' â ' tes'jeîidis et Veridre^lisv:^ g95$ SALLES £>H RECEPTION DISPONIBLES.Menus â prix spéciaux pour^ groupes^ SAMEDI .pfjcnclesgnillesausherry DIMANCHE.bnochehe DE POULET ET 3 CP?/ETTES ge.AfJTES LU\\Oi .FPE ET MAREE (Fi'eî micrwn 6 oz et 3 langoustines d Islande) MARDI .UNGÛUSTINE5D ISLANDE MERCREDI.BROCHEHE de PETONCLES ET CREVEHES geantes JEUDI.CREVEHES ET LANGOUSTINES d ISLANDE VE'iDREOI.ASSIETTE DU PÉCHEUR Comprend petit pai.n et beurre, salade verte fraîche ou salade de chou crémeuse, romrro oe terre au four ou (riles ou riz delicieui ellegum^>5trai5cu|arûin.1195$ \u2022TÔT nffij5;pi?AHMÛN
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