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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Le monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-05-30, Collections de BAnQ.

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[" À Le Monde 984-5292 IvOO BUREAU CELTEX inc.8000 M ._ PORTAtÎfa ACTIVATION 967-9770 ' AVEC BATTE*!!; CHARGEUR El kTUl.LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 30 MAI 1990 f w \u2022 Le président de la Caisse de dépôt aura un lieutenant « libéral » Jean-Claude Del orme sera nommé cette semaine à la tête de l'organisme DENIS LESSARD , du bureau de La Presse toUËUEC i # ' p |'|| ne tempête se prépare a la Caisse de dépôt et placement du Québec, où le gouvernement Bourassa s'apprête à [nommer non seulement un nouveau président, |can-Claude Delorme; mais au surplus, à lui adjoindre un lieutenant, [un vice-président étroitement associé au [Parti libéral du Québec.J Comme l'a annoncé Lu Presse début \u2022mai.l'ex-mandarin feréral, lean Claude {Delorme, président de Teleglobe, sera inommé, cette semaine, à la tête de la \u2022Caisse de dépôt et placement, la société {d'État qui administre le bas de laine des 'Québécois et ses 55 milliardsS d'actifs.\u2022 M.Delorme sera nommé pour dix ans.Sa nomination, déposée ce soir sur la table du conseil des ministres, sera vraisemblablement rendue officielle dés vendredi.Dans le sillage de cette nomination, le gouvernement Bourassa annoncera aussi l'arrivée à la Caisse d'un nouveau «vice-président responsable des opérations», M.Guy Savard, un comptable de Sherbrooke.À la Caisse, où la nouvelle de cette arrivée imminente s'est répandue comme une trainee de poudre, beaucoup aeccuillent avec amertume le choix d'un candidat de l'extérieur de l'organisme pour devenir le lieutenant du président.M.Savard est bien connu au Parti libéral du Québec où il oeuvre depuis 20 ans comme bénévole.Sous la direction de Tommy D'Errico, il s'occupait depuis plusieurs années de la cueillette de fonds auprès des entreprises.Actuellement, il est responsable de la campagne de financement de Paul Martin, candidat à la direction du Parti libéral fédéral.L'idée de scinder en deux le poste de président de la Caisse flotte depuis longtemps dans l'entourage du premier ministre Bourassa.Toutefois, à l'échéance du 15 mai, le gouvernement Bourassa n'a pas déposé a l'Assemblée nationale le projet de loi nécessaire pour amender la loi constituante de la Caisse, le seul moyen pour créer officiellement un poste de «président exécutif» responsable de la gestion quotidienne des operations de l'organisme.Pour l'instant Quebec a plutôt choisi de nommer M.Savard comme vice-président.Il est possible que sa nomination ne soit officiellement annoncée qu'au cours des prochaines semaines par M.Delorme.Toutefois le conseil des ministres devait être informé dés ce soir de ces deux nominations.Selon les renseignements obtenus.M.Savard, sera dans les faits le numéro 2 de la Caisse, et aura par consequent autorité sur les cinq «premiers» vice-presidents déjà en poste et sur la brochette de «vice-présidents» qui relèvent d'eux.«\"Beaucoup sont dans leurs petits souliers ici», a signalé un employé de.la Caisse.D'autres sources, au sein de l'organisme soulignent que les cadres ne voient guère d'un bon oeil l'arrivée de tleux patrons de l'extérieur au lieu d'un seul.«L'arrivée d'un president de l'extérieur peut se comprendre \u2014 c'est une traditions a la Caisse qu'on aille repêcher a l'extérieur.Mais quand une boite excelle, et les résultats récents de la Caisse le prouvent, l'arrivée d'un deuxième c'est peut-être un peu gros a avaler», lan-ce-t-on chez les cadres de l'organisme.Rejoint hier a son domicile de Sherbrooke, M.Savard s'est refusé a tout commentaires.Du cote de lean-CIauile Delorme.on n'a pas retourne les appels de Lu Presse.Campeau La nomination de M.Delorme vise a assurer la permanence à la Caisse, que s'apprête a quitter )ean Campeau pour devenir president de la papetière Dom-tar.À la Caisse, on qualifiait hier de «pures rumeurs» le depart de M.Campeau pour Domtar.une decision qu'ont toutefois confirmee d'autres sources, a Lu Presse.M.Delorme connaît le premier ministre Bourassa depuis 50 ans.Ils furenl tous deux a la faculté de droit de l'Université de Montreal, à la fin des années 50.Haut fonctionnaire federal de carrière \u2014 il était deja à Teleglobe en I97I \u2014.M.Delorme était passé malgré lui au secteur prive, lorsque le gouvernement Mulroney avait privatise cette société de la Couronne, en l^8b.Pendant quelques mois le gouvernement federal l'avait considère comme futur le president de l'Agence spatiale, un poste finalement accorde au Dr Lnr-kin Kerwin.La différence entre les salaires verses a la Caisse de depot et à Teleglobe ont fait croire a beaucoup que jamais M.Delorme n'accepterait de passer à la Caisse, ou il recevra environ 170 000$ par année contre 500 000$ à 'Teleglobe.«Pour ce genre de poste il y a d'autres considerations que le salaire», ont affirme des gens proches îles négociations entre M.Delorme et le gouvernement québécois.Meech : Québec fléchit Bourassa consent à des discussions « politiques » sur le Sénat DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC ans l'espoir de débloquer l'impasse autour.de l'entente constitutionnelle du lac Meech, le gouvernement Bourassa a consenti, en dépit de ses engagements, à abattre quelques caries, el à discuter du «cadre general » de la réforme du Sénat, si chère au Manitoba et à Terre-Neuve toujours opposés à l'accord.«On ne discute pas du fond de la question», a insisté hier le premier ministre Robert Bourassa devant une poignée de journalistes.Selon lui, Québec peut sans problème «discuter » avec le Canada anglais de la réforme du Sénat, à l'agenda d'une seconde ronde de négociations constitutionnelles.Discussion ou négociations, «ça devient de la sémantique», a dit M.Bourassa, particulièrement optimiste hier sur l'issue des discussions.Cette position du gouvernement du Québec tranche toutefois avec celle adoptée lors de la dernière conférence fédérale provinciale à Ottawa, en novembre dernier.Québec n'avait alors consenti qu'à des «discussions informelles» maintenues strictement au niveau des fonctionnaires, sur la réforme de la Chambre haute, tant et aussi longtemps que l'entente du lac Meech ne serait pas adoptée.Des déclarations du premier ministre hier, il ressort clairement que la position du gouvernement du Québec n'est plus la même, et que désormais, au plan politique, Québec accepte de discuter des principes, de «l'encadrement» de cette réforme.Le fond du débat, «l'égalité» des régions au Sénat, et l'élection des sénateurs, «c'est des choses qu'on va discuter s'il y a une deuxième ronde de négociations», a prévenu le premier ministre.En attendant, Québec peut, selon lui discuter par exemple, des principes généraux, l'impact de la réforme sur le partage des pouvoir, sur la représentation régionale, et sur la nécessaire «capacité de Robert Bourassa fonctionner» du gouvernement central.Parizeau Ces déclarations ont fait bondir le chef de l'opposition lacques Parizeau, pour qui il est évident que M.Bourassa «dans les faits est à négocier la réforme du Sénat».Or, il est inacceptable, a-t-il fait valoir, que ces pourparlers se passent sans que l'on ait consulté en profondeur la population du Québec sur cette question.Une réforme pourrait donner naissance à une Chambre haute élue, un changement dramatique du paysage politique au Canada.«Ça va pas de soi un Sénat électif» et les Québécois peuvent avoir des choses à dire là-dessus, de lancer le chef péquiste.Il s'agit selon lui de «négociations en catimini » autour d'engage-ni en t s qui devraient, au préalable, être soumis à l'Assemblée nationale.Dans l'entourage du premier ministre on laisse entendre que les provinces en faveur de Meech et le gouvernement fédéral travaillent sur le texte d'une entente politique, fixant grosso modo l'agenda d'une seconde ronde de négociations, une fois adoptée l'entente de 1987.Pour M.Parizeau une telle déclaration n'aurait pas du tout à traiter de la réforme du Sénat, puisque cette dernière fait déjà partie des discussions prévues par l'entente du lac Meech.Optimisme Hier toutefois, M.Bourassa paraissait particulièrement optimiste.«La neuvième manche n'est pas terminée», a-t-il lancé, reconnaissant toutefois que «ce n'est pas le plus facile qui reste à venir».Plus tard, le premier ministre a relevé que d'une trentaine de «propositions d'amente-ments» du Canada anglais, il y a un mois, seulement deux ou trois étaient encore dans le décor aujourd'hui.«Il y a plus de chances aujourd'hui (qu'il y a un mois) que Meech soit ratifié, la dynamique parait favoriser l'accord», a-t-il conclu.Un fonds pour Lucien Bouchard Presse Canadienne CHICOUTIMI éduits par les qualités d'homme politique «authentique, honnête et courageux» de Lucien Bouchard, quatre «citoyens ordinaires» de Chicoutimi viennent de prendre l'initiative d'ouvrir un compte à son nom dans une caisse populaire afin de soutenir sa démarche.L'instigateur de cette initiative, M.Ferdinand Lavoie, s'est dit très touché par «cet homme qui est en train de lancer une nouvelle lignée de politiciens qui vont plu- tôt faire valoir leurs sentiments que les subtilités inhérentes à la politique afin d'en conserver les avantages».M.Lavoie et trois amis, MM.lean-Marie Tremblay, Jean-Pierre Tremblay, directeur de la Caisse d'économie des employés de l'hôpital de Chicoutimi, et Gérard Deschèncs, entendent ainsi soutenir financièrement la démarche politique entreprise par Lucien Bouchard et répondre a l'invitation de l'ancien ministre de l'Environnement qui a sollicité l'appui de la population, dimanche dernier.Paul Martin, candidat à la direction du Parti libéral du Canada, a rencontré hier l'équipe éditoriale de La Presse.De gauche a droi- te: Pierre Vennat, le reporter Paul Roy, M.Martin, Pierre Gravel et le directeur de l'équipe, Alain Dubuc.photop-m taigot up*** Paul Martin cherche désespérément à convaincre 320 délégués pro-Chrétien PAUL ROY ¦ I ne semble désormais y en ¦ avoir que pour lean Chretien.Au «Point», au «journal», partout, on sollicite son avis comme s'il était déjà, à trois semaines et demie du congrès de Calgary, le chef du Parti libéral du Canada.Paul Martin \u2014 vous vous souvenez de lui?\u2014 se defend pourtant energiquement d'avoir renonce au poste.Le depute de La-Sallc-Émard, dont tout le monde s'accorde pour dire que la campagne n'a pas levé, continue de prétendre qu'il remportera au deuxième tour, le 25 juin.«'Tout ce que ça me prend, c'est 520 délégués Chrétien qui changent de bord.», a-t-il expliqué hier lors d'une rencontre avec l'équipe éditoriale de Lu Presse.Le candidat Martin traîne désespérément dans le choix des délégués qui iront a Calgary.Mais il prétend que les appuis à son adversaire s'effritent à mesure que les Canadiens des autres provinces réalisent que lean Chrétien a perdu le contact avec la réalite québécoise, qu'il n'est plus capable de «donner l'heure juste» du Quebec.Aussi, dans le camp Martin, mène-t-on, depuis quelque temps «l'opération Damas» \u2014 une référence à la conversion de Saint Paul sur le chemin de Damas \u2014 pour «convenir» le plus grand nombre de délègues appuyant les autres candidats: sollicitation «agressive» par voie postale, contacts personnels, etc.lean Chrétien peut compter sur un peu plus de la moitié des 5200 délègues qui voteront à Calgary, estime-t-on dans le camp Martin.L'objectif est donc clairement de lui gruger suffisamment de délégués pour provoquer un deuxième tour.Paul Martin prédit un avenir sombre au Canada, si on en confie les destinées à «un politicien des années 50» comme lean Chretien.«Nous avons deux visions très différentes: lean, c'est le laisser-aller, la médiocrité, la nostalgie; moi, je dis qu'il y a des problèmes et qu'on va les régler.» Le Canada file droit vers la faillite s'il continue sur sa lancée, selon Paul Martin.«Regardez dans ce bureau et dites-moi, à part les meubles peut-être, ce qui a été fabriqué au Canada.Nous ne sommes plus concurrentiels, nous sommes comme une compagnie qui n'arrive plus à vendre ses produits.On a peur de se mesurer au Mexique!» Une partie de la solution?Que le Québec prenne le leadership du pays.«La vision la plus avant-gardis-te du Canada, c'est celle du Que-bec.Les provinces de l'Ouest, le nord de l'Ontario et les provinces de l'Atlantique sont actuellement dans la même position que le Québec d'il y a 20 ans: ce sont des colonies économiques du centre du Canada.» Si le Quebec a progresse comme il l'a fail, c'est qu'il a clé témoin de «quelques succès»: Paul Desmarais, les frères Lemaire, Bombardier.Le Canada peut faire de même: «Le rôle d'un politicien, c'est de donner espoir, de donner confiance à la population.Tout ce que ça va prendre, c'est quelques succès.Présentement.l'Allemagne de l'Est est en banqueroute.Elle va fusionner avec l'Allemagne de l'Ouest et est-ce que quelqu'un ici a le moindre doute que dans dix ans, l'Allemangne réunifiée va être une superpuissance?» Paul Martin qualifie «d'arriérée» l'actuelle politique monétaire canadienne.L'inflation et le déficit sont des problèmes, reconnait-il.Mais ce sont aussi des symptômes du manque de compétitivité de l'économie canadienne.Or.que fait-on avec îles taux d'intérêts élevés?«On écrase l'économie, c'est ridicule! On est en train de faire caler la base industrielle du Canada.» L'homme d'affaires préconise notamment de cesser de maintenir le dollar a un niveau artificiellement élevé.El le deficit?Il faut réduire les dépenses gouvernementales, dit-il.mais ce n'est pas juste en coupant qu'on va régler le déficit.Il faut investir dans l'éducation, la recherche ci deve- Le P0 demande à Châtelain d'enquêter sur l'utilisation des fonds de la RAA0 Preste Canadienne QUEBEC LW opposition péquiste demande au Vérificateur général d'enquêter sur la façon dont le gouvernement utilise les fonds de la Régie de l'assurance automobile du Quebec.Dans une lettre qu'il vient d'adresser au Vérificateur général Rhéal Châtelain, le député péquiste de Levis, )ean Garon, souligne que «les interventions répétées du gouvernement libéral dans les affaires de la Régie inquiètent les membres de l'opposition.» Selon M.Garon.il est injuste et inacceptable que les assurés de la Regie, e'esi-a-dire les automobilistes québécois, ne bénéficient pas directement des surplus accumules par la Regie depuis sa créa-lion en lc)78, par exemple par le biais de diminution de leurs primes d'assurance.Le député de Lev is se demande si l'utilisation de la reserve de stabilisation de la Regie pour financer les dépenses courantes respecte les principes et les objectifs du regime d'assurance gère par la Regie.Jean Garon Entre 198b el 1990, le gouvernement a «siphonne» 7b2 millions! dans la caisse de la Regie, et en «siphonnera» quelque 584 millionsS dans les prochaines années, a calculé le depute.Aussi, M.Garon pose trois questions au Vérificateur Châtelain : ¦ Les moulants perçus par la Re- gie a litre de primes d'assurance automobile peuvent-ils être affectes a d'autres fins que l'assurance automobile?¦ Les reserves île la Regie peuvent-elles servir a des immobilisa-lions du reseau routier?¦ Que penser du projet de loi 50.actuellement a l'étude devant l'Assemblée nationale, qui réaffecte rétroactivement des moulants a des dépenses effectuées au cours îles années antérieures?Enfin, M.Garon rappelle que le Vérificateur general peut soumet ire un rapport spécial a l'Assemblée nationale s'il juge qu'une affaire est suffisamment importante ou urgente pour le justifier.«Les parlementaires et les contribuables sont actuellement en face d'une situation qui justifie largement la presentation d'un lel rapport special ».a conclu M.Garon.Invité a reagir, le minisire des Transports responsable de la Regie.M.Sain l.lkas, a soutenu qu'il n'était pas question de «détourner des fonds».\u2022 |c ne vois rien île mal dans celle politique vis-à-vis de la Régie, a-t-il dit.L'argent va pour les programmes de sécurité routière qui ont etc établis.» loppement, si on se contente de réduire les dépenses, «dans dix ans, le Canada est en faillite!».Il faut cesser de dire que l'environnement coûte une fortune, pretend le candidat Martin.«C'est au contraire une opportunité économique incroyable!» Une autre chance qu'il ne faut pas rater: l'Europe de l'Est, qui s'a p pre le a passer a l'économie île marche.«Si on manque noire coup en environnement et en Lu-rope île l'Est, on est fini ! » Lt Meech?Paul Martin se dit «plus opt i m isle qu'il y a une semaine», «le ne peux pas croire que le Manitoba et Terre-Neuve vont faire un chiard a cause du Sénat.» Il dit d'ailleurs croire en un Sénat «triple L» (élu.égal, efficace), tel que propose par les provinces de l'Ouest, a condition que l'on définisse les «L».Ainsi, ac-ceplerail-il un Sénat élu et égal mais dont l'efficacité se limiterait a un pouvoir suspensif, c'est à dire un droit de veto de 180 jours.El si (can Chretien l'emporte, Paul Martin pourra-t-il travailler avec lui?«Personnellement, j'aime beaucoup lean Chrétien.» Non, il n'écarte pas de travailler sous lean Chretien.« Mais si je suis venu en politique, c'est pour mes idées.Et, comme premier ministre, c'est beaucoup plus facile de faire passer ses idées.» Loiselle reste Presse Canadienne PARIS Le ministre d'État aux finances, Gilles Loiselle, ancien délègue gênerai du Quebec a Londres et a Rome, n'a pas l'intention de démissionner du gouvernement Mulronev.Prononçant une allocution devant plus de 200 gens d'affaires français reunis, hier midi, a l'hôtel Intercontinental de Paris, a l'invitation de la Chambre de commerce France-Canada, M.Loiselle, qui parlait du débat constitutionnel, a ele interroge sur son avenir politique.Comme on lui demandait s'il n'avait pas l'intention d'imiter M.Lucien Bouchard, le ministre d'Etat a declare: « |e comprends ses sentiments, mais quant a moi, je n'ai pas l'intention île démissionner avant le .'^ juin, l'y crois cl j'y croirai jusqu'au boul ».C'est la seule et unique question a laquelle M.Loiselle ail du repondre; il n'en a d'ailleurs sollicite aucune autre, avant de quitter rapidement le pupitre el le micro, B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 MA11990 ' \u2022 .___________\tHHHBHHH^La Presse\t\t' .VI-\t Éditorial\tPaul Desmarais president du conseil d administration\tRoger D.Landry president et éditeur\tClaude Masson ed'teur adjoint\tMarcel Desjardins Alain Dubuc directeur de I information éditorialiste en cnef Est-il né le divin enfant?Plus qu'un succès médiatique momentané, la démission de l'ex-ministre Lucien Bouchard constitue peut-être l'annonce d'une autre remise en question du leadership nationaliste au Québec.Si on en juge par l'accueil réservé a ce héraut déçu du fédéralisme renouvelé, il semble bien, en effet, qu'on assiste présentement à la resurgence d'un vieux réflexe collectif.Une sorte d'atavisme qui incite bon nombre de Québécois à transformer instinctivement en messie toute nouvelle vedette politique.Surtout lorsque survient une minute de vérité importante pour l'évolution de toute la collectivité.A ce point de vue, le comportement de beaucoup d'électeurs, depuis une cinquantaine d'années au moins, s'apparente à celui du peuple juif en marche vers la Terre promise: la recherche constante d'un nouveau prophète dont l'un finira bien par être capable d'infléchir définitivement le cours du destin.De Maurice Duplessis à René Lévesque, en passant par Jean Lesage et Pierre Trudeau, chaque tournant important de l'histoire a ete ainsi marqué par l'émergence de leaders charismatiques sur lesquels les Québécois ont jeté leur dévolu.Soit parce qu'ils se reconnaissaient instinctivement en eux.Ou encore en raison de leur fascination pour des personnalités hors du commun incarnant ce qu'ils auraient confusément voulu être.La démarche de Lucien Bouchard s'inscrit dans le même genre de contexte.Quelle que soit l'issue de la crise du lac Meech, le Québec sera confronté à des questions difficiles au cours des prochains mois.Qu'il s'agisse de poursuivre la transformation en profondeur du Canada actuel ou de définir une nouvelle forme d'association entre les deux collectivités, tous les Québécois devront s'engager dans une réflexion collective face à laquelle bon nombre d'entre eux ressentent un profond désarroi.La plupart de ceux qui ont déjà opté pour la souveraineté la plus radicale logent déjà au Parti québécois.Mais même chez ces derniers, plusieurs commencent à entretenir des doutes sérieux sur la possibilité pour Jacques Parizeau de canaliser au profit du PO ce regain de nationalisme observé de façon constante dans les plus récents sondages.Quant a Robert Bourassa, malgré son comportement coherent et rassurant tout au long du débat sur le lac Meech, son absence totale de charisme n'a rien pour galvaniser la foi vacillante des nouveaux convertis à une remise en question du fédéralisme.Les uns et les autres auront été frappes par le fait que Lucien Bouchard s'est bien gardé de faire acte d'obédience à Jacques Parizeau.Et il y a fort à parier qu'au cours des prochains mois, on assistera à l'amorce d'un mouvement visant à rassembler derrière l'ancien ministre fédéral tous ceux qui verront en lui le messie tant attendu.Surtout que son émergence correspond à un scenario semblable à celui qui a si bien réussi à René Lévesque.Ce qui ne manquera pas de favoriser grandement son accréditation comme sauveur tant attendu.Il émane lui aussi d'une formation politique traditionnelle dont il s'est détache dans un geste d'éclat.Et il se présente à son tour comme le rassembleur de toutes les bonnes volontés autour d'un idéal collectif capable de transcender les diverses allégeances partisanes.Jusqu'à ce que s'impose l'évidence que c'est à lui qu'il convient de confier la responsabilité d'incarner les aspirations de son peuple! Il n'est pas encore certain que M.Bouchard aspire à jouer ce rôle.Ni qu'il puisse l'assumer avec succès.Mais là n'est pas la vraie question.Avant d'entreprendre de ressusciter un mythe, fùt-il celui de René Lévesque, une autre question plus importante s'impose.Il s'agit de savoir si on a vraiment besoin d'un messie pour simplement réaliser ce que tout peuple normal devrait avoir envie de faire dans les circonstances actuelles: decider ensemble de ce qui lui convient, le proposer aux autres s'il y a lieu et, quoi qu'il arrive, assumer dignement les conséquences de cette décision.Pierre GRAVEL La rivalité des deux présidents L| election de M.Boris Eltsine a la présidence de Russie illustre les progrès de la démocratie en Union soviétique.Moins de trois ans après avoir été démis de ses fonctions par M.Gorbatchev, il est devenu le rival principal du chef d'État soviétique.La Russie est la seule république soviétique qui a une solide base financière, grâce au pétrole, au gaz naturel et aux autres matières premieres.Si M.Eltsine parvient à former une coalition des principaux courants politiques de Russie, ce qu'il a promis aux électeurs, il pourrait utiliser ce pouvoir économique pour réformer l'Union soviétique a sa façon, alors que M.Gorbatchev, lui, doit essayer de convaincre par des arguments idéologiques, politiques et diplomatiques.Les deux présidents sont proches par leurs carrières et par leur volonté de réformer l'Union soviétique.Au temps ou M.Gorbatchev était * boss » du parti à Krasnodar, important centre du sud de la Russie, M.Eltsine exerçait les mêmes fonctions à Sverdlovsk, le grand centre industriel de l'Oural.L'ascension plus rapide de M.Gorbatchev dans les rangs du parti lui a donné l'occasion de faire de M.Eltsine le chef du parti à Moscou au moment ou il lançait la perestroïka.M.Eltsine ne tarit pas d'éloges au sujet de la vision qui anime son rival.Il dit que M.Gorbatchev aurait facilement pu continuer a gouverner l'Union soviétique à la manière de Brejnev, mais qu'il a decide de faire une oeuvre historique avec une finesse incroyable.Par contre, M.Eltsine critique la façon de gouverner de M.Gorbatchev.«Ce n'est pas du tout clair, écrit-il, comment il voit la reconstruction de notre maison, ni les matériaux dont elle sera faite, ni les plans qu'il utilise.Le problème le plus grave avec Gorbatchev, c'est qu'il n'a jamais élabore une stratégie systématique à long terme.Il n'y a que des slogans.» A côte du diplomate accompli qu'est M.Gorbatchev, M.Eltsine est un bagarreur de rue.Petit garçon en Sibérie au debut de la guerre, il voulait participer a la défense du pays.Il vola une grenade dans un dépôt pour voir comment elle fonctionnait.C'est en tapant dessus avec un marteau que le petit Boris perdit deux doigts, handicap qui l'obligea a développer un style particulier pour devenir champion de volleyball.On retrouve ces traits de caractère dans la lutte qui lui a permis de sortir de la disgrâce politique et de devenir le rival principal de M.Gorbatchev.Si ces deux personnages exceptionnels peuvent collaborer, l'Union soviétique pourrait se transformer plus rapidement en un pays moderne et démocratique.Si, au contraire, c'est la rivalité qui prédomine, l'Union soviétique pourrait être longtemps en proie a des luttes politiques destructrices.Frédéric WACNIERE Vf! Souvenir et respect, oui; vengeance, non Le premier procès canadien pour crimes de guerre a vire en queue de poisson.Quarante-cinq ans après la capitulation de l'Allemagne nazie, un vieillard de 77 ans, Imre Finta, ancien capitaine de la gendarmerie hongroise, a été acquitte de l'accusation d'avoir participe a la deportation de 8 617 citoyens juifs en 194a.Cet acquittement, survenant quelques jours après la profanation de cimetières juifs un peu partout a travers le monde, a suscité beaucoup demotion dans la communauté juive.D'autant plus qu'il coïncide avec la condamnation du leader français d'extrême droite Jean-Marie Le Pen, qui a tenté de minimiser l'horreur des fours crématoires utilises contre les Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.Le crime de guerre est une notion très large.Trop peut-être.Il suffit de dialoguer avec des militaires qui ont survécu aux durs affrontements du 20e siècle, pour comprendre que, bien souvent, certains des nôtres, pourtant qualifies de héros, auraient pu être trouves coupables de crimes de guerre s'il avait fallu que le Canada figure au rang des vaincus plutôt que des vainqueurs.L'Holocauste constitue, il est vrai, un événement dont l'horreur de-passe l'imagination.Car ce sont des civils et non des militaires qui furent massacres, uniquement parce qu'ils étaient nés juifs.Néanmoins, est-on certain que l'ex-capitaine hongrois Imre Finta, age de plus de 77 ans, était vraiment au courant de ce qui se tramait?Est-on certain que, capitaine de police dans un pays occupé, il avait vraiment le choix d'obéir ou de desobéir aux ordres?Et pourquoi faut-il que lui soit jugé alors que, par exemple, aucun des gendarmes français qui en 1942, à Pithiviers, en France, laissèrent des milliers d'enfants juifs prendre le chemin de la mort, n'a dù subir de procès.Il aurait fallu, il y a quarante ans, poursuivre tous ceux qui furent mêles a ce drame.Ou alors ne poursuivre personne.Aujourd'hui, rien ne sert de s'acharner sur quelques vieillards survivants des forces de oolice européennes a la solde des nazis.Si ces individus ont une conscience, ils vivent dans le remords, la honte et la peur.Sinon, ils ne méritent pas qu'on leur donne de l'importance en leur intentant un procès sur leur lit de mort.Il ne faut pas confondre souvenir et respect avec vengeance! Pierre vennat 7F QéilMi9 MBS ITMWiSTëBÇ 7'iHurrer NoTee (Qui mire DROITS RESERVES La boîte aux lettres Suggestions de cadeaux.5 En cette période de restrictions budgétaires qui nous interdit de débourser de fortes sommes pour venir en aide aux pays défavorisés, je suggère que nous fassions plutôt le don de quelques éminents Canadiens dont les talents pourraient permettre aux pays en situation difficile de prendre en main leur avenir.Offrons donc John Crow aux.Polonais, afin de les soutenir dans leur lutte contre l'inflation.Donnons Michael Wilson aux Hongrois pour les seconder dans le remboursement de leur dette.Mais, surtout, quel précieux service ne rendrions-nous pas à Gorbatchev en lui offrant sur un plateau d'argent le très honorable lean Chrétien pour travailler à cette noble tache de souder l'unité nationale menacée! Pensez-y! Imaginez lean Chrétien apostrophant les «séparatistes» baltes en leur disant: «Ce pays-là, c'est à nous autres! Ce grand pays multicultural, s'étendant de la mer du Nord au Pacifique, de l'Arctique à l'Afghanistan.Avec ses somptueuses plaines de Sibérie, ses immenses lacs, ses fleuves majestueux.Tout ça, c'est à nous autres! Dites non à l'instabilité et à la violence des séparatistes: l'Union Soviétique, j'y suis, j'y reste!» Éric MAHEU Québec Pauvres enfants ! La gestion du bénévolat ¦ En page D7 de La Presse du 24 avril, Rudy Le Cours nous parle de sa trouvaille: un livre de Jean Blanchet, Gestion du bénévolat, où l'auteur, sûrement un économiste qui n'a rien à voir avec la dame patro-nesse de jadis (pour reprendre son expression), s'avise de récupérer les vertus de l'action bénévole afin de créer de nouveaux postes rémunérés de co-ordonnateurs de services bénévoles, pour faciliter les relations avec les syndiqués qui croient leurs emplois menacés par des bénévoles «difficiles à manipuler ou utiliser».Selon lui, le bénévole type est un homme (of course!) de 35 à 50 ans, instruit, marié et père de famille, et jouissant d'un statut social au-dessus de la moyenne.Les autres, genre dame patronnesse, on n'en a cure.Maintenant, on parle en terme d'économie, de gros sous, et on sait bien que ce n'est pas l'affaire des femmes ni des gagne-petit.Pourtant, le bénéficiaire qui reçoit des repas ou des soins à domicile n'est pas mieux aide si son bienfaiteur ou sa bienfaitrice s'habille chez Holt Renfrew plutôt que chez Bonimart, ni l'enfant qui s'amuse dans une équipe sportive grâce a un directeur d'entreprise ou une simple mère de famille: l'important, c'est le don de soi; ne sommes pas tous nés égaux?Au lieu de ces entourloupet-tes destinées à favoriser les bien nantis uniquement, il serait grand temps que les gouvernements prennent les devants et préconisent une réduction d'impôts basée sur un pourcentage inversement proportionnel aux revenus des bénévoles.L'institution qui a recours à ceux-ci (qu'elle soit scolaire, sportive, religieuse ou autre) fournirait des bons en fonction du temps donne, échangeables en terme de reduction ou de crédit d'impôt.Mme Clodet COCHARD Saint-Hubert R On constate de plus en plus les méfaits des abus et de la violence contre les enfants, surtout depuis que des victimes de religieux de Terre-Neuve et de l'Ontario témoignent de leur souffrance.Ils nous livrent l'ampleur des traumatismes subis.De tels abus, les femmes et les enfants en ont été victimes depuis toujours.Aujourd'hui, ce qu'il faut lire dans ces révélations, c'est le drame vécu par chaque enfant qu'on a utilisé pour assouvir toutes sortes de besoins.Que cette triste histoire puisse nous faire mieux comprendre les conséquences du manque de respect de l'enfant ou de tout être vulnérable et peu protégé dans ses droits.Hélène BEDARD Montréal Gaspillage de papier A Bell Canada.Hydro-Québec.Visa.etc.¦ Chaque mois, je reçois une facture pour mon compte.Chaque mois, je paie celui-ci à ma caisse populaire.En conséquence, je vous demande de ne plus m'envoyer une enveloppe de retour.le suis certaine qu'avec les ordinateurs, il serait facile de savoir qui veut recevoir une enveloppe et qui ne veut pas en recevoir.Peut-être que les caisses et les banques pourraient transmettre ù votre service les noms et les numéros de compte de ceux et celles qui veulent utiliser uniquement ce genre de paiement.Ainsi, quelques arbres seraient sauvés de la coupe et il y aurait une minime diminution des déchets.C'est chaque petit geste que chacun et chacune de nous fera qui nous donnera une vie plus écologique.Jeanne PICKER Montréal «Je me souviens» (?) ¦ Comment le contrat d'assurance des employés de Steinberg a-t-il pu être accordé à la compagnie Sun Life?A-t-on oublié que la Sun Life a déménagé du Québec en 1977, utilisant des camions pour sortir ses deniers de la province et montrant le chemin aux autres?Les Québécois devraient changer leur devise s'ils ont perdu la mémoire.Certaines compagnies ne connaissent vraiment pas la décence.Je trouve absolument incroyable que la Sun Life ait même soumissionné pour assurer Steinberg qui, elle, est une compagnie québécoise.le ne comprends vraiment pas comment quelqu'un puisse encourager la Compagnie Sun Life.C'est le sommet du ridicule.C'est à en rire.jusqu'à en pleurer.Normand B.GAGNON Longueuil N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair ci concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de telephone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse, 7.rue Saint'Jacques, Montréal, H2Y IK9. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 MA11990 ] B3 i I Opinions Le quartier eHiiiois Le plan d'urbanisme de la ville de Montréal répond-il aux besoins?Les auteurs du texte qui suit sont Kenneth Cheung, homme d'affaires montréalais, et Cynthia Cheung, urbaniste et étudiante en droit au London School of Economics.KENNETH et CYNTHIA CHEUNG es nombreux Montréalais qui attendaient avec impatience, récemment, le dévoilement du plan d'urbanisme de la ville de Montréal, les membres de la communauté chinoise étaient peut-être les plus anxieux.Il y a plus de cinq ans, le conseil de Montréal adoptait le règlement municipal no 6513, un règlement de zonage controversé qui interdisait au quartier chinois de développer son secteur commercial à l'est du boulevard Saint-Laurent.Les restrictions imposant à la rue de La Gauche* tière, longtemps réputée l'épine dorsale commerciale du quartier chinois, une vocation uniquement résidentielle, se sont avérées la goutte qui a fait déborder le vase dans le sillage d'une série de mesures de développement prises par la Ville, mesures qui menaçaient le bien-être du quartier chinois.Ce règlement municipal a été vivement contesté et condamné par les chefs de file de la communauté chinoise de Montréal à l'époque.Il a été perçu comme une preuve d'insensibilité quant aux aspirations culturelles et économiques des Montréalais d'origine chinoise, et vu comme une décision préjudiciable à la croissance et à la prospérité du quartier chinois et potentiellement dommageable à l'image que projette Montréal internationalement.Montréal perdait de son attrait comme ville économiquement viable et socialement stimulante aux yeux des entreprises asiatiques du pourtour du Pacifique en train de planifier leurs investissements nord-américains.Malgré les récriminations de la communauté chinoise, des médias, des associations d'urbanisme et ethnoculturelles, l'administration Drapeau n'a pas révisé ce règlement restrictif et n'a pas posé de gestes significatifs pour répondre aux préoccupations et exigences d'un des quartiers ethniques les plus vieux de la ville.Il s'en est suivi un renforcement de l'idée que les planificateurs de la ville pratiquaient une forme de discrimination ou étaient culturcllement insensibles.En novembre 1986, le Rassemblement des citoyens de Montréal (RCM) remportait les élections municipales et lean Doré remplaçait |ean Drapeau à la mairie.La nouvelle administration ferait-elle autant la sourde oreille aux doléances de la communauté?Le Plan d'urbanisme du centre-ville confirmerait-il les règlements municipaux confinant ainsi le quartier chinois à un petit secteur à l'ouest de Saint-Laurent?Rcconnaitrait-on que ce quartier de près de 120 ans existe de fait?La tendance à Montréal et ailleurs dans les métropoles de l'Amérique du Nord est de disposer de plus en plus de quartiers résidentiels dans le centre-ville même, ce qui aide à contrer l'exode vers les banlieues.C'est là un phénomène qui mérite encouragement.Mais cette fonction résidentielle ne devrait pas être parachutée n'importe où.Alors que les activités commerciales du quartier chinois sont essentielles à la survie de sa communauté, le développement résidentiel imposé le long de La Gauchetière seulement freine la croissance économique du quartier chinois.Ce qu'il y avait de plus reprehensible dans ce règlement municipal était le manque de consultation auprès de la communauté et le manque de compréhension de ce qui se produisait en fait en terme de développement dans le quartier chinois.Un plan d'urbanisme pour le secteur s'imposait, plan qui aurait dû être soigneusement orchestré pour guider et soutenir sa croissance.Est-ce que le plan d'urbanisme répond à ces besoins?Il reconnaît en fait le quartier chinois comme une composante de la trame citadine du centre-ville, satisfaisant ainsi à un des besoins primaires de la communauté.Des références spécifiques y sont faites dans la section traitant des faubourgs du Vieux-Montréal, reconnaissant qu'il possède une remarquable valeur historique et touristique et reaffirmant son statut officiel de district touristique.Le feu vert au développement commercial le long de La Gauchetière à l'est de Saint-Dominique reprend probablement une recommandation d'une version précédente de planification urbaine rédigée par un comité présidé par M.Patrick Kenniff, le recteur de l'Université Concordia qui a judicieusement identifié la rue de La Gauchetière, sur toute sa longueur, comme une rue d'ambiance.Il proposait que la Ville favorise un réseau de telles rues constitué de corridors urbains réputés pour leur fort degré d'activité, la présence d'installations commerciales et culturelles, et l'existence d'un bon nombre d'immeubles à caractère historique.La désignation «activités multiples» pour de La Gauchetière est des plus bienvenues parce qu'elle diminue l'impact du règlement municipal 6513.La fonction résidentielle demeure pour les zones au nord et au sud de La Gauchetière.Finalement, le quartier chinois, dans le prolongement du Vieux-Montréal et de ses faubourgs en ce qui a trait à la planification, tire avantage de sa proximité d'un secteur historique.Quoiqu'il y ait en fait très peu d'immeubles de grande valeur en termes de patrimoine ou d'architecture dans le quartier chinois, le fait qu'il se situe dans un secteur historique garantit que les dimensions traditionncl- \t\t\u20221 \u2022 1\t.» ' ¦ N\t\tV\t'1 \t» » -\t\t¦ r ¦T.r Mna\u2014\u2014i«w»ti.n iiiiim.mwwwwi.\u2014\u2014« Quartier centenaire toujours neglige.les et l'ambiance du quartier chinois seront conservées.La limite structurale de trois étages détaillée sur la carte régissant la hauteur des immeubles, aidera également à sauvegarder l'échelle actuelle de La Gauchetière.Ainsi, le plan d'urbanisme comprend certaines garanties concernant le développement du quartier chinois.Cependant, ce plan proposé pour le secteur pêche par le fait qu'il est relativement statique, trop prudent et fondamentalement sans inspiration.La vision bizarre d'un développement linéaire le long de La Gauchetière et le figement du caractère actuel du quartier chinois risque bien de perpétuer un plan bi-dimensionnel avec des restaurants comme personnage principal, soit une sorte de secteur chinois de bande dessinée plutôt que l'animation long-métrage que la communauté désire offrir aux Montréalais en général.Afin de mieux étoffer les éléments du plan d'urbanisme qui s'appliquent au quartier chinois, une utilisation plus diverse et plus mixte du territoire s'impose.Un système de points bonis fondé sur un ensemble de lignes directrices nettes et respectées pourrait être adopté pour permettre de transférer des droits aériens et des concessions de densité à des promoteurs du secteur privé en contrepartie de ca- ractéristiques ou services publics incorporés a leurs projets de construction, tels que des garderies, résidences pour personnes âgées ou pour étudiants, etc.Ceci ferait rayonner le quartier chinois, en en faisant un ensemble offrant plus que du divertissement ou une vignette folklorique.Il est également nécessaire de favoriser le caractère distinct du quartier chinois en tant que milieu multiculturel montréalais.Le quartier chinois fait partie de la trame du centre-ville depuis plus de 100 ans, pourtant il est virtuellement ignoré dans la plupart des documents traitant de l'évolution de la ville.La pierre angulaire du quartier chinois ne tient pas tellement à des immeubles exceptionnels ou à un paysage, mais au fait qu'il s'est perpétué au sein d'un milieu urbain en devenir constant.Le bien-être du quartier chinois passe par une plus grande prise de responsabilité par le service de planification de la ville en ce qui a trait aux installations dont ont besoin les communautés ethniques de Montréal.Le RCM a été élu sur la foi d'un programme de promotion de l'identité multiculturelle de la ville.Les quartiers de Montréal s'avèrent une composante essentielle de cet objectif.Le quartier chinois attend avec impatience que la Ville se penche prioritairement sur son sort.un Ouébec à partager Ce texte, signe par Pierre Ànctil, est le fruit de discussions d'un groupe informel qui se réunit depuis un an.composé pour la moitié de Québécois d'origine française et pour l'autre, de Québécois d'origine juive, surtout anglophones.On y retrouve notamment: Jacques Langlais.c.s.c.Il y Goldman, Louis Rousseau, le rabbin Howard loseph.Hélène Pcllcticr-Buillur-geoih Elaine et Stephen Cohen, Franchie Pelletier, Gregory Bordan lean-Clau-de Leclerc, Philip Shapos-nick, Maurice Boutin, c.s.c., Marsha Levy, Paula Vi-gncuult-Mcrhur, Esther Be-nezra, Pierre Laplante, Mort y Cohen, Denis Paiement, lucqucs Shore.Pierre Lamarche, Morton Wein-feld, lean Ouellette.Roset-ta Elk in et Beverly Shaffer.Quelle que soit l'issue dc l'Accord du lac Meech.le Uueuec est à nouveau a la croisée des chemins.Nous devrons bientôt préciser en quels termes, exactement, nous entrevoyons l'avenir.En tant que Québécois, dont certains sont d'origine française, d'autres, membres de la communauté juive, nous avons tenu à explorer ensemble depuis septembre dernier les différentes avenues qui s'ouvrent devant nous.Notre première découverte tient à une vérité fort simple: conscients de partager une destinée commune, nous voulons construire ensemble notre avenir, dans le respect des uns et des autres.Tous nous sommes fiers de la façon dont la société québécoise a grandi depuis les trente dernières années.Le Quebec est devenu une société moderne, ouverte, pluraliste et démocratique; autant d'acquis que ni les francophones, ni les anglophones, ni les allophones n'ont intérêt à laisser se perdre ou à rejeter.Ce progrès est l'oeuvre des générations de l'après-guerre et constitue un héritage commun à tous les Québécois, quelle que soit la gravité de l'impasse ou des controverses actuelles.Ceci ne veut pas dire que nous n'ayons aucun désaccord, même passionné parfois, sur certaines politiques ou certaines lois, ou sur des questions constitutionnelles.Nous croyons cependant que tous ensemble nous devons résoudre ces problèmes dans la paix et par des voies démocratiques qui accordent, au plan des droits et des besoins légitimes, un même respect à tous et chacun, aux individus comme aux communautés du Québec.Nous sommes d'accord également pour préserver et affermir ce qui rend notre société unique en Amérique du Nord.Pour nous, ce qui est au coeur dc l'identité québécoise, c'est d'abord une langue et une culture françaises bien vivantes, dont le présent et l'avenir soient garantis.C'est aussi l'assurance pour les anglophones et les autres communautés du Québec, de vivre dans un milieu où ils puissent contempler l'avenir en toute sécurité et confiance.Voilà deux élé- ments indispensables au Que-bec que nous souhaitons, un Quebec où il n'y a, en théorie comme dans les faits, que îles citoyens a part entière.Au plan des relations personnelles et sociales, il va plus de liens que jamais entre les Québécois de toutes origines.Nous reprouvons toute tentative de semer les germes du préjuge ou de la haine parmi nous.Nous croyons que cette ouverture et cet amour de la diversité qui sont les nôtres constituent un element fondamental dè l'identité québécoise que nul desaccord politique, quel qu'en soit l'acuité, ne saurait oblitérer.Les nouvelles communautés allophones devraient aussi pouvoir bénéficier de cette ouverture d'esprit.Nous reconnaissons également que la communauté juive de Montreal fait partie intégrante de l'histoire et de la société du Quebec.Nous attachons une grande importance au fait que l'épanouissement de sa vie communautaire demeure indissociablcmcnt lié à celui du Quebec.Cet épanouissement s'est realise même dans un contexte majoritairement francophone, d'où la preuve évidente que le milieu québécois peut y contribuer de façon concrete.La communauté juive de Montreal a mené une lutte de pionnier pour preserver le yiddish et promouvoir l'hébreu.Elle est d'autant plus consciente de la difficulté de maintenir une langue dans un environnement domine par d'autres langues.Elle est du même coup pa rticultc re men t se n s i b i I i sec aux éventuels abus de pouvoir de la part île l'Étal dans la poursuite de ses objectifs propres, sans rejeter pour autant l'apport positif du nationalisme dans la survie d'une langue et d'une culture.Une telle expérience historique confère à la communauté juive une aptitude particulière a intervenir dans le tournant que prend la société québécoise a l'heure présente.Sans doute pouvons-nous différer vigoureusement d'opinion, et nous ne nous en privons pas, sur la question de savoir si l'avenir du Québec passe par l'indépendance ou demeure lie à un Canada qui respecte et favorise son caractère unique.Nous pouvons discuter passionnément entre nous de ces questions, entre autres celle de savoir quels moyens législatifs le Québec-doit prendre pour préserver son statut de société francophone.Mais nous nous solidarisons face a ceux qui oseraient douter que ce Quebec nouveau est aussi ouvert et aussi démocratique qu'ailleurs au Canada ou dans le monde.Quoi qu'il advienne, nous voulons aborder ces questions dans le respect du pluralisme et des parties en cause.Tel est l'héritage que nous voulons défendre: un Quebec majoritairement français qui accueille ses communautés culturelles, anglophones ou allophones, et favorise leur épanouissement, ennemi du racisme et de la xénophobie sous toutes ses formes, et démocratique dans l'âme.Harmoniser la taxe de vente québécoise avec la TPS fédérale L'auteur est directeur dc la rech erch c soc io-écon om i -que au Conseil du patronat du Quebec.JACQUES GARON onsieur Beaulne, député de Bertrand, président du caucus des députés péquistes de la Montérégie et porte-parole officiel de l'Opposition en matière de contentieux financier fédéral-provincial, publiait récemment dans La Presse un texte sur la TPS.Selon M.Beaulne, le Conseil du patronat du Québec (CPQ) propose une TPS québécoise essentiellement pour deux raisons: «une TPS ne coûte rien aux entreprises, étant entièrement refilée aux consommateurs; une TPS est l'instrument idéal pour accroître éventuellement l'assiette fiscale et les revenus du gouvernement sans devoir hausser l'impôt sur les revenus des particuliers et les bénéfices des sociétés».Par ailleurs, «constitutionnel lenient, l'introduction d'une TPS québécoise pose des problèmes».Par conséquent, conclut le depute de Bertrand, «pas de TPS québécoise sans souveraineté (.)».En d'autres termes, les arguments présentes sont strictement de nature politique puisque «qu'elle soit fédérale ou provinciale, la TPS est en soi une taxe régressive (.).Toutefois, dans un Québec souverain, une TPS québécoise serait (.) réaliste et facilement applicable».Pour le CPQ, l'argumentation en faveur d'une TPS québécoise ne relève que de la logique économique en considérant la fiscalité québécoise en relation avec les besoins sociaux et économiques du Québec.Oui, M.Beaulne a raison de dire qu'une TPS est essentiellement une taxe à la consommation et qu'elle permet d'accroître les revenus du gouvernement.Cependant, une taxe à la consommation est plus équitable que l'impôt sur le revenu.La majorité des impôts prélevés au Canada le sont sur les salaires et les profits et sur la consommation des biens et des services.Devrait-on abolir toute taxe à la consommation et ne s'en tenir qu'à l'impôt personnel pour assurer les revenus de l'État?Étant donné la facilite avec laquelle le capital se déplace dans le monde, il y a des contraintes majeures à n'avoir, comme panoplie d'outils fiscaux, que des taxes sur le revenu des particuliers et des entreprises.Si, par exemple, cet impôt sur les entreprises devient trop élevé comparativement a un impôt sembla- ble dans d'autres pays, en très peu de temps les investissements s'en vont vers ces pays.Du côté de l'impôt des particuliers, l'augmentation de 35 p.cent qui serait requise, selon les estimations, pour remplacer les revenus de l'actuelle taxe de vente fédérale que les manufacturiers québécois paient aussi, pénaliserait inéquitablement tous les Canadiens ayant des revenus modestes, même en donnant des crédits d'impôt aux moins bien nantis.En imposant un tel fardeau fiscal aux particuliers, on les découragerait de travailler.Par ailleurs, plusieurs régimes fiscaux au Canada se caractérisent par l'existence de crédits d'impôt remboursables (dont les crédits d'impôt à la consommation), qui permettent aux gouvernements de contrer toute ré-gressivité apparente des taxes à la consommation.En fait, ces instruments sont beaucoup plus efficaces et équitables que le recours à des exemptions qui bénéficient non seulement aux consommateurs à faible revenu mais aussi aux personnes à revenu élevé.«Quant à l'accroissement des revenus de l'État, il est nécessaire si l'on veut à la fois éliminer le déficit budgétaire du Québec de 1 750 millions$, dispenser des services de santé et d'éducation de qualité, sans parler de l'envi- ronnement ou du réseau routier.Si une cinquantaine de pays ont adopté une TVA ou une TPS, c'est bien parce qu'ils y ont vu un équilibre entre l'équité et les besoins financiers des gouvernements face à des populations de plus en plus exigeantes en matière de services sociaux.Par ailleurs, selon M.Beaulne, «depuis le milieu des années 60, le taux d'imposition des entreprises est passé de 18 p.cent à 9 p.cent tandis que celui des contribuables a presque doublé, de 26 p.cent à 50 p.cent.Voilà de quoi justifier amplement une véritable réforme fiscale».Il oublie de préciser, comme le disait M.Georges Angers dans son éditorial du Soleil le 27 avril dernier, «qu'il s'agit d'un choix stratégique difficilement contournable si l'on veut que I économie québécoise élargisse sa base de croissance et améliore sa compétitivité.» Mais il y a plus: les taxes à la consommation encouragent l'épargne.Un argument important en faveur d'une taxe a la consomma-lion a trait aux effets du comportement des particuliers sur l'épargne.Un attribut desirable du système de taxation est ce qu'on appelle la «neutralité».Ceci veut dire que différents biens et services doivent être taxés au même taux, de façon que le choix des consommateurs ne soit pas déformé en raison des coûts de taxation supplémentaires et variés qui s'ajoutent au prix des biens et services.Ce choix doit plutôt s'effectuer en fonction de prix qui reflètent différents coûts de production.Les taxes particulièrement élevées que les gouvernements prélèvent sur l'alcool et le tabac pour en décourager la consommation constituent une exception à cette régie.Par ailleurs, l'impôt sur le revenu a pour résultat, contrairement à une taxe à la consommation actuelle, de décourager la consommation future.Cela a pour conséquence de dissuader l'épargne et les investissements et diminue ultime-ment le potentiel de production.Une taxe à la consommation ne cause aucune distorsion inefficace de ce genre.Finalement, les effets d'un regime de taxes de vente sur l'économie du Quebec favorisent l'expansion de la capacité productive de l'économie et conduisent à une augmentation de la production et de l'emploi.Les résultats d'une elude réalisée par le Centre de recherche sur les politiques économiques^) montrent qu'une taxe nationale de vente sur les produits et les services (aliments et logement exclus) réduit les coûts de production.Les revenus du capital, les investissements prives et les exportations augmentent, alors que la consommation privée diminue pendant une période de transition.Ces effets devraient, a long terme, favoriser l'expansion de la capacité productive de l'économie et conduire à une augmentation de la production et de l'emploi.Par ailleurs, ces résultats révèlent qu'un regime de taxes de vente qui s'accompagne d'une indexation des transferts (credits d'impôt) aux ménages n'implique aucun effet redistributif pervers, au contraire.Ainsi, l'équité du système est améliorée puis que, selon ces résultats, la reforme s'accompagne soit de pertes relativement plus importantes pour les ménages les plus riches, soit de gains en faveur des ménages les moins bien nantis.En conclusion, l'instauration d'une taxe nationale de vente est a long terme bénéfique a l'économie canadienne el québécoise, elle permet une augmentation de la production el tie l'emploi tout en améliorant l'équité du système fiscal.Mies effets d un regime national de taxes de vente dans une petite économie ouverte le c.rs du Quebec C.ihier de reenerche no S P Lefebvre et M.iver 1989.Université du Quebec./ Montre.il B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 30 MA11990 Une visite de Bourassa chez le lieutenant-gouverneur relance les rumeurs d'un remplacement BERNARD RACINE de là Presse Canadienne QUÉBEC \\ ¦ Le'.premier ministre Robert Bourassa a rendu visite brièvement >hier au lieutenant-gouver-neUr Cilles Lamontagne mais a refuse par la suite de révéler le sujet de l'entretien.Les appartements du lieutenant-gouverneur se trouvent au rez-de-chaussée de l'édifice An-dré-Laurendeau.dont le premier et le deuxième étage sont occupes par la tribune de la presse.Les journalistes ont tout de suite eu vent de la visite et il n'en fallait pas plus pour les alerter.Ils ont attendu M.Bourassa pour lui demander l'objet de sa rencontre.«Nous avons fait le point sur des problèmes d'actualité», a commencé par dire le premier ministre.Comme les journalistes Nouveau représentant officiel : - : \u2022 Conformément aux dispositions de l'article 423 de la Loi sur les elections et les - : - : référendums dans les municipalités, le Directeur général des élections donne avis ¦ 'que madame Françoise Maisonneuve agit depuis le 8 mai 1990 comme represents tante officielle du PARTI CIVIQUE DE MONTRÉAL / CIVIC PARTY OF MONTREAL - \\ 11 de la municipalité de Montréal en remplacement de monsieur Pierre Biais.Le Directeur général des élections du Québec Pierre-F Côté, C.R.Pour plus de renseignements, composez sans frais 1-800-463-4378.insistaient, il a ajoute sans même s'arrêter.«Ce sont des discussions confidentielles.Il est le représentant de la Couronne.» À un journaliste qui lui demandait s'il avait été question de la succession de M.Lamontagne, M.Bourassa a répondu: «S'il veut vous en parler, je n'ai pas d'objection.)» Au cabinet du lieutenant-gouverneur, l'aide-de-camp adjoint a déclaré qu'il s'agissait tout simplement d'un entretien personnel comme le lieutenant-gouverneur et le premier ministre en ont de temps u autre, qu'ils avaient dis- L'ADAPTATION DE LA MAIN-D'OEUVRE POUR \u2022 améliorer la productivité \u2022 réduire les coûts \u2022 gérer la qualité \u2022 améliorer la compétitivité Un colloque d'actualité d'une demi-journée conçu à l'intention des entreprises qui désirent mettre sur pied des programmes d'adapta« tion de la main-d'oeuvre en mettant à profit les ressources privées et gouvernementales afin de mieux faire face à la concurrence.Nombre de participants limité à 25.Date : Le mardi 12 juin 1990 (séance en anglais) Le mercredi 13 juin 1990 (séance en français) Heure : 9 h à 14 h (déjeuner inclus) Endroit : Collège Dawson, 3040, rut Sherbrooke ouost Coût: membre 95$/autres 115S POUR INSCRIPTION OU RENSEIGNEMENTS : 878-4651 Une activité du Bureau de Commerce de Montreal cuté de choses et d'autres mais «rien de fracassant.» Le mandat du lieutenant-gouverneur est ordinairement de cinq ans et M.Lamontagne a été assermenté le 18 mars 1984.Son mandat qui expirait en mars 1989 a été prolongé de quelques mois à plusieurs reprises.La rumeur a couru, en décembre, que le sénateur Martial Asse-lin allait succéder i M.Lamontagne.M.Asselin, qui habite Pointe-au-Picf a été ministre des Forêts dans le cabinet Diefenba-ker et est entré au Sénat en 1972.Il est âgé de 66 ans.Une autre candidature a circulé ces derniers mois, celle de Mme Gabrielle Bertrand, députée de Brôme-Missisquoi aux Communes depuis 1984.Mme Bertrand est la veuve de l'ancien premier ministre du Québec lean-Jacques Bertrand et mère de M.Jean-François Bertrand, ministre des Communications dans le cabinet de René Lévesque.Jamais encore le Québec n'a eu, à l'instar d'autres provinces canadiennes, une femme comme lieutenant-gouverneur.NOS ACHETEURS NOUS ONT REVELE LES DETAILS DE CETTE PROMOTION ET VOUS DÉVOILENT LEUR SECRET.t .¦ ».Pantalons rugby pour hommes.Modèles a taille à pression et coulisse intérieure.Marine, blanc, gris, taupe, roi, rouge, vert.Lavable a la machine.P.M, G.TG.La sélection peut varier d'un magasin a l'aul Priï en vigueur jusqu'à epu>somuni des stocks ACHAT SUR PLACE Maillots pour femmes, offerts en 4 modèles.Choix de turquoise, pourpre, fuchsia, vert, orange ou blanc.Tailles P à G.Shorts à taille fourreau, tout coton des plus confortables.Choix de 4 modèles en tons unis ou à rayures.Tailles P, M et G.PRIX EN VIGUEUR JUSQU'AU SAMEDI 2 JUIN 1990, «u» *wa contrée.U tarrte dtt stocks ttaponifam r t \u2022 i > * i - A J 4 y \"Tous 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Ste-Marthe-sur-le-Lac, Les Promenades Deux- Montagnes, 491-5000.Copyright Canada, 1990, Sears Canada Inc. LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 30 MA11990 - .s .> r- Il .I red\\> ^^^^^^^ Que cherchez- Vi.\u2022 ,# Si* ' ¦ VOUS?La li \\ Il y a trente ans, Billy Graham voit s'ériger le mur de Berlin.Des milliers de Berlinois expriment alors une même inquiétude.Emprisonné derrière un mur, comment être libre spirituellement?Trente ans plus tard, en mars dernier, Billy Graham retourne à Berlin.Des milliers de Berlinois, rassemblés cette fois devant un mur presque entièrement démoli, posent une nouvelle question.Comment vivre cette liberté retrouvée?Un mur s'érige; un mur s'écroule.Le message de Billy Graham et de son collègue Leighton Ford reste le même.La vraie liberté, celle de l'âme, n'a rien à voir avec les murs ou les prisons.Puisque c'est en soi qu'on peut la trouver.' 9 * ' 4 m ¦x * il.7 m m m \u2022 * mm r Trouvez vos réponses Forum de Montréal 3 au 10 juin - entrée libre MISSION QUÉBEC avec BILLY GRAHAM présente LEIGHTON FORD B6 LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 30 MA11990 Le Monde Pas de paix ni de développement sans respect des droits de l'Homme, affirme Perez de Cuellar JOONEEO KHAN Perez de Cuellar ¦ L'humanité a fait des pas de géant dans le domaine du respect des droits de l'Homme, mais les défis restent tout aussi aigus qu'en 1945.plus graves même dans plusieurs cas.et «le non respect de ces droits, notamment de droits linguistiques et culturels de minorités, peut entraîner des cataclysmes comme ce fut le cas il y a un demi-siècle».La phrase, insérée vers la fin d'un discours d'une quarantaine de minutes prononcé par le secrétaire général de l'ONU, lavier Perez de Cuellar.avait bien sa place dans le cadre d'un survol équilibre des «nobles efforts internationaux pour la promotion de la dignité humaine» qu'il livrait, hier, en guise de «2e Conférence annuelle |ohn IL Humphrey sur le droits de la personne», à Montréal.D'aucuns y ont toutefois vu un message, sybillin mais délibère, lancé aux deux solitudes qui surnagent dans le Lac Meech, de la part du premier diplomate de la planète.Surtout que celui-ci, malgré son air de sphinx et son ton monocorde, s'adressait à un public composé, entre autres, du maire lean Dore de l'ancien premier ministre Pierre-Marc Johnson, de nombreux juges, d'avocats et d'enseignants, à la Faculté de droit de McGill.Une longue idylle Cet appel au respect mutuel et à la tolérance était d'autant plus significatif que la longue idylle entre le Canada et les Nations unies était renforcée tout au long de la rencontre, par Yves Portier, d'abord, l'ambassadeur du Canada à l'ONU, et par Perez de Cuellar lui-même, qui n'a cessé de rendre hommage au Canadien |ohn Humphrey, auteur de la Déclaration universelle des droits de l'Homme, et au Canada, pour son engagement sans faille envers les objectifs et les efforts de l'ONU, Alternant le français et l'anglais, l'avocat de Lima, qui fut membre de la délégation péruvienne à la 1ère Assemblée générale de l'ONU en 1946, et qui en est à son 2è mandat comme secrétaire general, a d'emblée souligné le rôle essentiel des droits de l'Homme à la base même de la philosophie de l'ONU \u2014'«Ce qui n'était pas le cas pour la Société des nations», a-t-il souligné, estimant que le concept des droits de l'Homme a eu un effet «révolu- Les nouveaux pick-up compacts Chevrolet S-10 et GMC Sonoma 1991 Encore une fois à l'avant garde, GM lance ses modèles 1991 en vous proposant de brillantes façons d'en obtenir plus pour votre argent.Taux de financement à jusqu'à 48 mois pas de montant limite \u2022v- \u2022¦ CHEVROLET S-10 GMC SONOMA de remise sur le P.D.S.F.* Pourquoi vous contenter d'une bonne affaire sur un modèle 90 quand une meilleure affaire vous attend avec un modèle 91 ?FIDELES COMME J'AIME! i Chevrolet r Voyez votre concessionnaire GM pour tous les détails.Il peut vous suggérer des forfaits d'équipement avantageux.' Cette offre ne peut être combinée a aucune autre.Elle s'applique uniquement aux pick-up compacts Chevrolet S-10 et GMClSonoma neufs ou de démonstration, modèle 1991 ou des années précédentes, achetés à partir du stock dun concessionnaire.Cette offre ne dure qu un temps limité à partir du 19 avril 1990.L'achoteur devra payer les taxes applicables, y compris la taxe d'accise fédérale, ainsi que les frais d'immatriculation et de transport au moment de l'achat Cette offre comprend une participation des concessionnaires.L'offre de financement à 10.9%, sans limite do montant financé, s'adresse seulement aux acheteurs au détail qui correspondent aux normes de GMAC et qui financent leur véhicule pour une période minimum de 12 mois et pour une période maximum de 48 mois avec GMAC.Toute demande de crédit est sujette à l'approbation de GMAC.L'acheteur qui ne finance pas son véhicule par l'entremise de GMAC peut obtenir la remise de 750 S.tionnaire» sur les objectifs de l'organisation.«Toute offense à la dignité d'un seul être humain est un outrage et un danger pour tous», a-t-il dit, résumant ainsi un principe de base simple et désarmant.«L'homme a inventé des idéologies anti-humaines, comme le nazisme et le racisme, mais la lutte contre ces horreurs a continué», a-t-il dit, si bien qu'aujourd'hui l'humanité en est rendue au point où elle exige que «la paix et la sécurité internationales soient fondées sur le respect des droits de l'Homme».De la «pièce centrale» que fut la Déclaration universelle des droits de l'Homme, il est sorti toute une série de pactes qui interdisent le génocide et la torture, et qui protègent les droits des femmes, des enfants et des peuples déshérités, ainsi qu'un riche réseau d'institutions et de mécanismes d'enquête et (le promotion des droits de l'Homme à travers le monde, a-t-il rappelé.Soulignant le droit reconnu par l'ONU aux individus de se plaindre de leurs gouvernements, auprès de la Commission des droits de l'Homme de l'ONU basée à Genève, notamment, Perez de Cuellar a révélé qu'en 1989 seulement, l'ONU avait été saisie de 300 000 plaintes privées pour violations de droits de l'Homme.Le droit au développement L'ONU fournil en outre de l'assistance technique aux litats et aux groupements régionaux sous forme de formation de juges et de policiers, par exemple, pour assurer que les parties aux traités remplissent leurs obligations.Mais pour influencer au maximum la conduite générale des gouvernements, «les individus doivent avoir conscience de leurs droits fondamentaux», a-t-il dit.«Car.malgré la detente mondiale que nous connaissons depuis deux ans.la realité est sombre: chaque jour, 40 000 enfants meurent dans le Tiers monde prives de nourriture et de soins de santé, des centaines de milliers d'autres sont voues à une vie inhumaine, les arrestations, la torture, la persécution, les disparitions sont à la hause», a dit Perez de Cuellar, qui a affirmé que «le develop pe m en t soc i o-écon o m i -que et le respect des droits de I'Horn me ne peuvent se passer l'un de l'autre».Et il a rappelé que la «culture universelle de droits de l'Homme» qui est en train de se développer reconnaissait désormais comme un droit humain fondamental «le droit au développement de pays du Tiers monde».Outre l'allusion au contentieux Quebec-Canada, deux autres faits dramatisaient les défis actuels de l'ONU: la présence dans la salle de Mme Rose Ndayahoze, cette mère de famille qui depuis 18 ans réclame justice pour les victimes de massacres de Hutus au Burundi, et la mention de la responsabilité de l'ONU d'enquêter sur les violations de droits dans les Territoires palestiniens occupés par Israel \u2014 responsabilité dont l'exercice continue d'être entrave par l'intransigeance d'Israël.De Klerk suivra Mandela à Washington d'après A FP _ lOltANNV.SUURG ¦ Le président sud-africain Frede-rik De Klerk, qui devait rencontrer le président George Bush a Washington le 18 juin prochain, a annoncé hier au Cap qu'il avait décidé de reporter sa visite «en raison des controverses» qui entourent la date de sa venue.M.De Klérk devait rencontrer M.Bush une sefriaine avant la rencontre prévue le 25 juin entre le president américain et Nelson Mandela.Par ailleurs, l'hospitalisation du leader du Congrès national africain (ANC), Nelson Mandela, qui a subi lundi «une opération mineure» de nature inconnue dans une clinique privée de Johannesburg, constitue un rappel de l'extrême fragilité du processus de négociations et de la stratégie du gouvernement sud-africain, qui reposent entièrement sur lui, estimaient hier les observateurs.Hospitalisé dimanche pour des «examens médicaux de routine», le vice-président de l'ANC, 72 ans.devait rester jusqu'à aujourd'hui ou demain à la clinique de Park Lane.Mais dans l'hypothèse \u2014 lointaine \u2014 où M.Mandela viendrait un jour à être mis a l'écart par la maladie, le processus de négociations serait «compromis, au moins dans la période intérimaire», a déclaré le porte-parole du Parti conservateur.Le gouvernement, a-t-il poursuivi, a.en effet, «une relation spéciale» avec M.Mandela, cultivée ail cours des dernières années de prison du leader de l'ANC, libère le I I février après plus de 27 ans de detention. LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 30 MA11990 * B7 Le Monde Eltsine élu président de la Fédération russe II part en guerre contre la réforme économique de Gorbatchev d'aprùi AFP, Router et AP MOSCOU ¦ Boris Eltsine a été élu hier au poste important dc président du Soviet suprême ( parlement ) de la I ederation de Russie ( RSFSR), au terme d'un scrutin dont le déroulement confirme le déclin de popularité du president soviétique Mikhaïl Gorbatchev auprès des deputes mêmes.Le député progressiste, qui jouit d'une extraordinaire audience dans le pays, a obtenu 535 voix contre 467 à son rival Alexandre Vlassov, premier ministre actuel de la Fédération de Russie et allié de M.Gorbatchev.Plusieurs députés conservateurs ont déclaré dans les couloirs avoir préfère voter pour M.Eltsine que pour «un partisan de Gorbatchev».Les interventions de M.Eltsine en faveur dc la suppression des privilèges et d'une accélération des réformes lui ont attiré une large popularité au sein de l'opinion publique mais son impatience et son franc-parler lui ont valu, il y a deux ans, d'être exclu du bureau politique du Parti communiste.Il a depuis effectué un retour unique au premier plan de la vie politique soviétique.Vendredi et samedi, il n'était pas parvenu à réunir la majorité absolue.Mais mardi, à l'annonce des résultats, les députés ont applaudi le nouveau président.« le ferai tout ce qui est possible pour tirer la Russie de sa situation critique», a promis M.Eltsine en proposant des discussions entre les factions rivales.Seules ces discussions «nous permettront d'adopter les lois radicales nécessaires», a-t-il estimé.«Commençons ensemble le travail nécessaire pour conduire la Russie sur la voie de sa renaissance économique, politique et sociale», a dit M.Eltsine, qui a souligné qu'il était «indispensable d'oeuvrer seulement sur la base de la consultation et de l'accord de tous».Pour lui, la Fédération de Russie doit être «reconnue comme un gouvernement souverain de notre Union», allusion à la large souveraineté qu'il revendique pour la plus grande république du pays, qui recouvre 76 p.cent de la surface du pays et regroupe 52 p.DÉPÊCHÉ^ FRANCE La table ronde échoue ¦ La table ronde sur l'immigration qui a réuni l'ensemble des partis politiques français â l'exception du Front national s'est achevée hier soir par un échec en raison du refus de l'opposition de signer la «charte minimale» proposée par le premier ministre Michel Rocard.Ce dernier s'est maigre tout félicité de «la volonté unanimement partagée de maitriser les flux d'immigration et de travailler a l'intégration des étrangers en situation régulière».La table ronde a achoppé sur le code de nationalité et le droit de vote des étrangers aux élections locales.ALLEMAGNE Elections rapides ¦ Les parlementaires des partis conservateurs au pouvoir en RFA et en RDA se sont prononcés hier, à l'issue de leur première rencontre depuis plus de 50 ans, pour l'organisation d'élections communes le plus tôt possible.Le chancelier Helmut Kohi et le chef de l'opposition sociale-démocrate (SPD) Hans-Jochen Vogel ont institué en outre à Bonn trois groupes de travail pour préparer des mesures d'accompagnement à l'union monétaire, manifestant une volonté commune de ne pas bloquer le traité devant entrer en vigueur dans un mois.CACHEMIRE Raids séparatistes ¦ Treize militants musulmans présumés ont été tués hier au Cachemire après avoir attaqué simultanément trois postes de défense situes le long de la frontière indo-pakistanais tenus par les forces indiennes, cependant que 12 autres personnes dont 10 militants ont été tuées ailleurs dans cet État du Nord de l'Inde.NICARAGUA Reprise des pourparlers ¦ La Résistance nicaraguayenne (RN) et le gouvernement de la présidente Violeta Chamorro ont repris hier à Managua leurs discussions sur le désarmement des Contras.Les rebelles se trouvent actuellement, dans des zones de démobilisation, et leur désarmement doit avoir pris fin le 10 juin, selon les accords conclus antérieurement par les deux parties.cent de sa population.La RSFSR produit en outre 90 p.cent du pétrole et 70 p.cent du gaz soviétiques.Plan économique Grâce à sa victoire, M.Eltsine devrait se trouver en meilleure position pour attaquer le nouveau plan économique de Gorbatchev dont l'annonce a, ces derniers jours, provoqué la panique de la population qui a vidé les magasins dans la crainte d'une forte hausse des produits alimentaires.M.Eltsine a déclaré lundi que ces réformes seraient trop lourdes â supporter pour les simples citoyens.À ce sujet, le Soviet suprême soviétique (parlement) a accepte hier, à la demande du premier ministre Nikolai Rijkov, de re- porter d'une semaine le vote sur ce plan de réforme économique.Les députes avaient auparavant rejeté par 312 voix contre 44 et 19 abstentions une proposition de dépôt d'une motion de censure contre ce plan de reforme présentée par le groupe radical Inter-ré-gional.Enfin, après six semaines de blocus énergétique de la Lituanie par Moscou pour la faire revenir sur sa proclamation unilatérale d'indépendance, les dirigeants de la republique balte déclarent désormais que la situation est critique, le nombre des chômeurs augmentant au fur et à mesure que les usines doivent fermer, en l'absence de solution au conflit.Vilnius a averti Moscou qu'elle devrait fermer un centrale nucléaire qui alimente la région stratégique de Kaliningrad, base de la flotte soviétique.Birmanie: l'opposition victorieuse veut gouverner tout de suite d'après AFP.Al9 vt UPI RANGOON ¦ Le principal parti d'opposition, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a revendique hier une victoire écrasante lors des elections en Birmanie et entend diriger le pays immédiatement, sans attendre la mise au point dc la nouvelle constitution exigée par la junte militaire au pouvoir.La LND, qui revendique 322 des 485 sièges du parlement a la suite de la consultation de dimanche, réclame l'ouverture d'un «dialogue» avec les autorites militaires, ainsi que la libération de Mme Aung San Suu- kyi, 44 ans, la dirigeante de la LND placée en residence surveillée depuis juillet dernier, a indiqué son porte-parole, M.Kyi Maung.Les elections de dimanche sont apparues comme un sou-lien massif a Mme Aung San.fille du pere-fondateur du pays Aung San, a son indépendance en 1947, et considérée comme le symbole des espoirs de changement en Birmanie.Le porte-parole répondait aux militaires qui ont reaffirme lundi leur intention de ne céder le pouvoir à un gouvernement civil qu'après que le nouveau parlement ait rédige, de façon «libre et indépendante», une constitution.La LND compte s'inspirer dé .la constitution de 1947 qui prévoit le multipartisme.Son co-; mite executif se réunira vendre- .di et rendra publique a cette oo-i i casion une declaration;! politique générale, a annonce le porte-parole.\u2022 m \\ Les diplomates occidentaux I estiment généralement qu'en \u2022 imposant cette precondition,, les militaires entendent se .maintenir au pouvoir dans les mois a venir.1 * \u2022 Le president de la LND, lin Oo, purge une peine de trois ans de prison, et les autres dlrV.géants de l'opposition, tel l'ancien premier ministre U Nu, sont en residence surveillée.' BB0W3W* x,v\u2022 ^*S8»« :'/¦ 1 I« M^Pji 9*9*f*W f-'ï\\*KK sprt$ exerts sports mssf 3SK»-; ft e V.BROOKS Legend Empeigne en nylon et suède synthétique.Coussinoge \"Hydfollow\" au talon.\u2014 aW#l#i Hommes ou femmes.99 Notre prix cour.79,99 Chaussure de tennis REEBOK Competitor ERS Empeigne en cuir.Coussinoge EUS.Semelle en caoutchouc.Hommes ou femmes.Notre prix cour.99,99 Reebok eti s - .*» ssv BROOKS GFS100 Empeigne en nylon.Coussinane \"Hydrotlow\".Hommes.Notre prix cour.12999 v v NIKE Equalizer Empeigne en cuir.Coussinoge mousse EVA.Semelle en caoutchouc.Hommes.Notre prix cour.69,99 BROOKSVenture H F En cuir.Coussinoge \"Hydroflow\".Hommes ou femmes.Notre prix cour.84,99 T-shirt BROOKS Choix de 2 imprimés.Notre prix cour.15,99 T-shirt CIS Unisexe.Choix de 2 imprimés.Notre prix cour.24,99 Short ET I RE L En tactel.Culotte intérieure.Pourhommes.Notre prix cour.22,99 lÉttÉiÉiÉiMMJÉi sports NIKE Air Trainer TW En cuir.Avec mèche.Multi-support.Notre prix cour.10999 Chaussure mu It i sport NIKE Air Cross TRAINER lo Empeigne en cuir.Coussinoge \"Air\" ou talon.Support au devant du pied.Femmes: Notre prix cour.84.99 Hommes-.Notre prix cour.89,99 J i / experts \u2022 le» pm sont en vigueur jusqu'à épuisement de la marchand*»* ou \u2022 jusqu'à le fermeture le samedi 2 juin 1990.nous nous réservons le droit de limiter les quantités.tous les articles, coureurs ou grandeurs ne sont pas nécessairement disponibles dans tous les magasins.RÉ-OUVERTURE: CENTRE LAVAL ANJOU 72ûi_ooui 353 9000 PlaC« V» \"*o \u2022 35S233Ù MAISONNEUVL 5225108 POINTE AUXTRLMBLES Cane* .\u2022 j H) ' t b * * «,22 J ST LEONARD C> mu d'acfcatiBôu v.j'fl 727 1344 CENTRE LA SAlll Ca\"e'0-.» Ang» ijrvon 36S1286 MONTREAL centre ville 930.rue bte Catrwtne 166-1114 11 rj tue ste c*tne*MN .'MOISI bî LAURENT >j PlJ \u2022 vV't J F45-3W2 VERDUN 390' rue Wei'ng'on 766-2500 VILLE MONT ROYAL cunlie Roc»ijnd 735-4751 MVS NORD J0LIETTE W »ue Gaulle» 754v1645 LAVAI (874)032 Lfvj bit 1021 bel 5310 OORVAL tjj trie* a*.- i>u .\u2022 «, iiyia \u2022'\u2022»\u2022>?IftJ \u2022\u2022 .683 8400 Ij'ii \u2022>> LA;'.; 6.11 J508 PIERNEFONDS &.»SM30 MASCOUCHl POINTE CLAIM! 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