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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Détente
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-06-03, Collections de BAnQ.

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[" Détente \u2022 I '- i LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 3 JUIN 1990 Dans les épreuves de chasse, l'élégance et la régularité des allures du cheval sont primordiales.Chaque mouvement du chasseur est scrupuleusement évalué par les juges.f'hÛTOS LUC SIMON PERRAULT, u Presse « Mon royaume pour un cheval » PATRICK CRAN JEAN a fietirail bon le crotlin et la tradition, ce jour-là, aux écuries l lodgson de Saint-Lazare.Environ 150 cavaliers fêlaient leur retrouvailles, perpétuant la tradition de l'équitation classique a l'occasion de ce rendez-vous qui marque le début de la saison de competition au Quebec.La tenue impeccable, la bombe (casque) bien ajustée sur leur chignon, les bottes ëtincelantes, les jeunes cavalières bien en selle discutent en attendant leur tour d'entrer dans le manège de compétition.Leurs montures patientent, la crinière tressée, la robe brossée et les oreilles aux aguets.Les écuyères et leurs «plus nobles conquêtes» ont fière allure.Les uns après les autres, les équipages s'élancent sur le parcours semé d'obstacles de l ,10 mètre de hauteur ou plus, selon les catégories.Dans la division «chasse», l'esthétique du cheval prime.Les juges évaluent le style, la régularité des allures et les sauts.Les pattes antérieures sont-elles bien rassemblées?Le saut proprement exécuté, la foulée élégante?Et le port de tête?Les cavaliers se tiennent bien droits, presque figés, pendant le trot mesuré de leur monture.Mais ils font corps dans les sauts pour franchir la haie ou la margelle.Le style «chasse» est issu de la tradition de la chasse à courre, où les chevaux de la noblesse étaient dressés pour la prudence et l'élégance.Il exige de la dextérité, du rythme et un bon sens de l'observation de la part des cavaliers.Mais les obstacles y sont moins élevés que dans la catégorie des sauteurs.Les sauteurs ont dû rester dans leur stalle à l'écurie.Le terrain mouillé de leur parcours rendait le concours trop périlleux pour les cavaliers et leurs montures s'attaquant à des obstacles plus élevés.Futurs champions Sur un troisième manege, aménage pour les compétitions de poneys, les parents attendris suivent le parcours des bouts-de-choux.Déjà vêtus du costume classique, ils font montre d'une assurance étonnante.Sous leur bombe, ces cavaliers en herbe affichent déjà le flegme britannique de rigueur en revenant au pas, leur parcours accompli.Mais la tradition change.|odi Lee, 10 ans, entend bien faire du saut d'obstacles, comme Michel Vaillancourt, qui avait remporté la médaille d'argent aux (eux olympiques de Montréal.La petite Ontaricnne s'entraîne cinq fois par semaine, et entraine son cheval «Rente», le champion du jour, avec qui elle vient de remporter cinq trophées.«|e suis très contente d'avoir gagné! J'aspire à devenir professionnelle pour vivre près des chevaux», explique timidement lodi, une selle anglaise dans les bras.Dans l'enfance, garçons et filles pratiquent l'équitation, mais on constate plus tard un surnombre de jeunes femmes en raison de l'inhabituel caractère mixte de ce sport et des concours hippiques, expliquent des participants.«À cheval.la femme est l'égale de l'homme», conclut l'un d'eux.La passion du cheval Une odeur douce émane des écuries aménagées sous deux grandes tentes à proximité des manèges.«11 faut leur apporter sécurité et bien-être car le changement de décor perturbe les chevaux», explique Wendy Nicholson.Depuis 12 ans, la jeune femme s'occupe des chevaux \u2014 sa passion \u2014 dans un centre équestre de la région.«Monter, c'est une thérapie, un moyen de s'arracher aux tensions de la ville en compagnie d'un être vivant», explique-t-elle après avoir aide une écuyère à se mettre en selle.Depuis son apparition en Nouvelle-France et jusqu'au milieu de ce siècle, le cheval aura rendu de fiers services aux descendants des premiers colons.Aujourd'hui, ce pionnier émérite est le compagnon de jeu de plus en plus de Québécois.«Les sports équestres sont en plein essor», commente le directeur technique de la Fédération équestre du Québec, M.Richard Mongeau.[ean-Marie Larivière est l'un de ces cavaliers heureux et passionnés et c'est â 38 ans qu'il a réalisé son rêve d'apprendre â monter à cheval.Depuis, cet avocat montréalais a élu domicile à Saint-Lazare pour se rapprocher de la nature et surtout fi TOTAL\t56,5%\t43,5%\t100,0% i ; SfiS 1 \u2022 I 1 Les filles, dans la proportion de 58.5 p.cent, gagnent moins que le salaire minimum (qui était de 4.55$ en 1987-88) comparativement à 11,4 p.cent chez les gar-cons.À l'inverse, plus de la moitié des garçons ( 57,3 p.cent ) reçoivent un salaire supérieur au salaire minimum, ce qui est le cas de seulement une fille sur cinq (20,2 p.cent).L'objet spécifique de l'étude réalisée par Mme Champagne était de vérifier si le travail rémunère pouvait avoir une incidence sur le rendement scolaire des élevés du deuxième cycle du secondaire.L'auteure de cette recherche en est venue a la conclusion que le travail rémunéré des étudiants n'influence pas le taux d'echec scolaire.Elle a toutefois constaté que ce sont les «bolés» de l'école qui peuvent souffrir d'une diminution de leurs résultats scolaires s'ils ont un emploi rémunéré.Une invitation a la prudence L'auteur de l'étude invite donc les élèves à être prudents devant l'envie d'avoir un emploi remu- és \u2022 : .néré.A ceux qui décident de se! lancer sur le marché du travail à temps partiel, elle suggère d'être, bien informes sur les conséquent ces que leur emploi pourrait avoir; non seulement sur leur rende-j ment scolaire actuel, mais aussi i sur leur orientation profession-; nelle quand arrivera le temps de; faire un choix de carrière.Mme Champagne conclut son; rapport de recherche en adres-» sant un message aux enseignants! et un autre aux étudiants: i .i « Pour les enseignants, cette re-1 cherche montre (.) que l'école! n'est pas.et loin de là, la seule; réalite de vie pour l'adolescent1 puisque 56,2 p.cent occupent un' emploi et que 28,2 p.cent de ceux', qui n'en ont pas en désireraient; un.«Quant aux adolescents du se-! condaire qui voudraient poursui-j vre une carrière exigeant des étu-» des universitaires, ils devraient! être prudents devant ce désir dèj se trouver sur le marché du traJ vail tout en poursuivant des étu-î des puisque l'obtention de résut-J lats supérieurs à 75 p.cent est da-j vantage l'apanage de ceux qui ne* détiennent pas d'emploi.» i .i Dans Tordre habituel, Philippe Martin et Simon Trépanler.Ut * JEUNE» Presse est une Initiative du service de l'Information de La Presse.Cette page paraît chaque dimanche.Son objectif eat d'initier tes adolescents à l'écriture journalistique en lour permettant de s'exprimer sur les divert* sujets qui les intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité de rédaction «ad hoc» encadre par Daniel Marsolais, adjoint au directeur do l'information.Les pédagogues et les élèves du secondaire qui vou'ent collaborer à la confection de celte page peuvent nous le faire savoir en écrivent à La «JEUNE» Presse, 7.rue Saint-Jacquee.Montréal H2Y 1K9.Du théâtre amateur.quasi professionnel 8 LOUISE-HÉLÈNE GUIMOND / cole Margucritc-de'Uijcmmcrais u 7 au 11 mai 1990, l'atelier-theàtre du Collège Notre-Dame présentait Ama-deus de Peter Shaffer.|'ai assisté à la toute dernière représentation.Mon jeune frère est arrive un soir à la maison avec les trois billets.le savais qu'il s'agissait de théâtre amateur, mais j étais loin de m'imaginer à quel point eo étudiants pouvaient être «professionnels».\u2014 I aut que ça soit pro! Voilà ce que répétait inlassablement Mario Bouchard, metteur en scène cl scénographe, a toute son équipe, me disait l'un d'entre eux.Comme tout le public présent, j[ai trouvé très impressionnant le jeu des treize comédiens et que dire du travail de toute l'équipe derrière les planches! Philippe Martin, l'interprète du rôle du vieux Salieri, m'a confie que la plupart des étudiants de l'atelier de costumes ne savaient pas coudre au mois d'octobre.Alors essayez d'imaginer le travail, lorsqu'il vous faut confectionner une vingtaine d'accoutrements du XVIIIe siècle! Le budget Le Collège, en début d'année, attribue un budget d'environ dix mille dollars qui sert en partie à payer les trois «vrais» professionnels qui encadrent les étudiants: Mario Huchette, responsable de l'atelier de production.Anne-Marie Veevacte, responsable de l'atelier costumes et maquillage, ainsi que Mario Bouchard.Les quelques sous qui restent servent à défrayer les coûts de production et tous les beaux costumes.«Le théâtre, ce n'est pas que de jouer sur une scène, c'est aussi sept mois avant.Cela nous demande énormément de discipline», m'expliquait Philippe.Il ne faut pas perdre de vue qu'il s'agit d'une activité parascolaire et que cela ne fait que s'ajouter aux travaux scolaires déjà nombreux au CND.«Par contre, rien ne peut exprimer le plaisir d'etre en coulisse avant une représentation», disait François beaumier, alias Mo/art.l'ai décidé de rencontrer ces deux comédiens, car ils étaient, selon moi, parmi les meilleurs de leur distribution.Du théâtre expressif, comique, et même dramatique: voilà ce qu'ils nous ont présenté.Philippe pense même en faire une carrière, tandis que François, lui, se dirige plutôt du côté du journalisme.Il n'est certes pas facile de réussir à maintenir un public attentif pendant deux heures trente, mais la troupe de l'atelier-theàtre 90 du collège Notre-Dame y est parvenue.Graduellement, au rythme de deux répétitions par semaine, après les heures de classe, Ama* deus s'est réalisé.'9 Comme clans toute les dernières représenta^ tions.certains comédiens se sont fait jouer do vilains tours: ainsi Mozart a failli s'étouffer! lorsque buvant d'un trait sa flûte de champaj gne, il s'est aperçu que son verre de « Ginger Aie» avait été généreusement dilué avec de la vodka.Et Salieri, quant à lui, a dégusté ur\\ «délicieux» petit gâteau à la parafine.Co* quine cette équipe de production et tout à fait\" excellente! En terminant, je réserve mes billets pour 14 pièce de l'année prochaine et j'espère qui} l'atelier-theàtre du CND produira un specta* cle d'une aussi grande qualité: c'était vrai: ment du théâtre amateur professionnel! Un rêve de bien des jeunes Le métier d'acteur exige beaucoup de travail MAUDE ARBOUR-PEPIN Cégep h douard-Montpctit Ah.devenir acteur.Le rêve de bien des jeunes! Seulement, où peut-on acquérir les notions nécessaires qui nous aideraient à réaliser nos ambitions?J'ai peut-être une petite idée.Mon idée est l'Atelier du jeune acteur.C'est la première école à Montréal qui se spécialise dans la formation d'acteurs devant les caméras.Autrement dit, c'est pas du théâtre, c'est de la télévision et du cinéma.Évidemment, il y a les profs: Stéphanie La-plante ( Monsieur le ministre), Pascale Char-bonneau (Plexi-mag), Robert Paquettc (L'Or du temps), etc.Comme vous le voyez, ce sont des acteurs qui connaissent les rouages du métier et pas qu'un peu! La session dure neuf semaines et durant cette session vous travaillerez plusieurs disciplines: le jeu.l'improvisation, la respiration, la maîtrise des émotions, etc.Car il ne faut pas croire qu'on arrive devant la camera en disant ce que l'on a a dire et qu'après on fait un petit salut.11 y a plusieurs emotions à maîtriser quand on n'a pas la vocation innée.U ne faut pas non plus vous imaginet qu'après le cours vous allez vous faire sollici^ ter de partout pour des rôles.Ça ne vient pas tout seul, il faut beaucoup de travail et de déj termination pour arriver à percer.La plupart* des comédiens mettent environ dix ans avant de commencer à vivre décemment.Et décemî ment, ça ne veut pas nécessairement dire le; petit condo dans le Nord avec la piscine dans la cour, pensez-y! Pour en revenir à ces fameuses neuf semai-; nés.À la septième semaine, vous faites uno première audition simulée où des gens du me-' tier sont invités ( réalisateurs, agents de distri-; bution, etc.).Vous pourrez ainsi bénéficier des commentaires de professionnels.Au der-, nier cours, les parents et les amis peuvent as-; sister au visionnement des scènes faites du-' rant la session.Ces cours s'adressent aux jeunes de b à 12 ans et aux adolescents de 15 à 18 ans.11 y en a pour les adultes aussi mais à Montréal seule?ment.Pour les jeunes, c'est à Montréal.Lava) et Longueuil.Pour vous inscrire a la prochaij ne session ou pour avoir des renseignements, vous pouvez appeler laeinthe Chausse aù (514) 370-2900.N'oubliez pas, travail et determination.I LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 3 JUIN 1990 C3 Montréal en ville f: Mort de rire.JOHANNE MERCIER collaboration spéciale ous avez déjà rêvé d'envoyer 13 roses fanées à votre «ex», pour souligner votre anniversaire de divorce?Ou de garnir la pelouse d'un «ami» non pas de flamants roses mais d'une pierre tombale?Ou d'offrir une poupée vaudou à un concurrent qui vous a volé un client?Depuis quelques semaines, ces extravagances sont désormais réalisables.Les esprits démoniaques qui se font une gloire de concevoir ces coups plus bas les uns que les autres sont Mickael et Tammy, de la jeune entreprise Mort de rire.Le concept existe déjà à Boston et à Los Angeles; les deux Montréalais anglophones ont récupéré la formule pour l'adapter au Québec.Paraît-il qu'à Los Angeles, les cadeaux sont encore plus empoisonnés.Les «cadeaux» de Mort de rire sont conçus sur mesure pour la victime.Vous n'avez qu'à expliquer votre situation, heureuse ou malheureuse (naissance d'un bébé ou divorce, mariage ou bris de contrat) et l'on vous proposera une idée noire à souhait.Si elle ne vous convient pas, on se remettra à l'ouvrage.Finalement, le cadeau sera livré par un messager assez spécial, qui ne sort pas sans ballon noir.Ça vous donne une petite idée.Le coût de ces douces vengeances peut varier de 40 $ à quelques centaines de dollars.Ça dépend des exigences du client.Car il n'y a pratiquement pas de limites à l'imagination de Mort de rire.Récemment, on a déjà simulé un début d'incendie à un fumeur à qui on reprochait de ne pas éteindre ses mégots.Histoire de l'affoler, mais rien qu'un peu.Le messager, ce jour-là, était habillé en pompier.Cette mise en scène coûte des sous mais si vous êtes prêt à \" payer.Mort de rire (369-0691 ) ,r est prêt à vous en mettre plein la vue.ASPERGEZ-VOUS! ¦ Les asperges vous mettent \u2022 l'eau à la bouche?Vous font dé-s faillir?Vous feraient faire des folies?Alors courez vite à l'Hôtel Quatre Saisons (1050, rue Sherbrooke ouest ) où jusqu'au 6 juin, le chef les apprête de diffé-\u201e.rentes façons.L'initiative est d'autant plus intéressante qu'elle ne s'adresse pas seulement aux bien nantis mais à la classe moyenne.Si votre budget est plutôt modeste, je vous suggère plutôt d'acheter chez Provi-go une belle botte d'asperges et de vous plonger dans vos livres de recettes! Si au contraire vous avez l'envie et les moyens de déguster des asperges fraiches dans un décor chic, entouré de dineurs qui ne le sont pas moins, voici un aperçu du menu.(Soulignons ici que l'asperge a une haute valeur nutritive: elle contient très peu de calories en plus d'être riche en vitamines et en sels minéraux.) u r.1 i Commençons donc par le menu «budget moyen»( 12$ par portion) en précisant qu'il s'agit d'un snack plutôt que d'un repas.Snack, c'est pour les intimes; dans Je langage élégant du Quatre Saisons, on a baptisé ce repas léger «Gourmandises», noblesse oblige.Il est donc servi à l'Apéro entre 17h et 20h, bar-café situé dans le grand hall de l'hôtel.Le choix est restreint mais appétissant: panaché d'asperges blanches et vertes, asperges froides avec prosciutto, pointes d'asperges et saumon fumé.Vous avez le choix de la vinaigrette, mousseline ou hollandaise.Pour le menu haut-de-gamme, il faut descendre à l'étage inférieur, dans la salle à manger Le Cercle.Trois entrées: panaché d'asperges blanches et vertes, choix de vinaigrette; salade fantaisie d'asperges avec fromage de chèvre, vinaigrette moutarde et thym; feuilleté d'asperges et pleurottes grillées, beurre blanc à la ciboulette (j'en ai l'eau à la bouche rien qu'à l'écrire.).En plat principal: saumon de l'Atlantique, asperges blanches et coulis d'asperges vertes; linguini aux épinards, palourdes, prosciutto et asperges grillées, sauce tomate épicée; volaille de grain grillée, jus naturel et flan d'asperges.L'obsession du chef s'étend jusqu'au dessert: crème glacée aux asperges avec tuiles aux noisettes et mais.(Tout cela pour environ 50 S par personne, avant vin, taxes et service).Le sommelier vous proposera en outre des vins se mariant bien à l'asperge.On est chic ou on l'est pas! CRAVATES À LA UNE ¦ Yvon Jean collectionne les cravates depuis plusieurs années.Surtout des cravates des années 40 et 50.Donc larges et colorées.L'an dernier, il a décidé de les vendre.À la boutique dont il est propriétaire, une boutique de vêtements rétro neufs et usagés, A la une (4810, rue Saint-Denis).Yvon n'en a conservé qu'une seule: il y a de quoi, elle est signée Dali.Son inventaire compte environ 1 000 cravates, la plupart américaines.Il les a lui-même achetées dans les ventes de charité, les marchés aux puces, les bazars ou de vendeurs itinérants.Leur prix: entre 10$ et 125$.Les plus dispendieuses ont, sur le revers, une illustration de ce qu'on appelait à l'époque une pin-up.«Une fille de dos qui s'eache les fesses avec les mains», comme le chantait si bien Michel Rivard.100$ pour avoir sur soi à longueur de journée une belle des années 50?Osericz-vous, messieurs?Autre trouvaille chez Yvon: des «hot pants».Introuvables sur le marché ( mais qui en cherche, direz-vous.), ces hot pants de suède sont complètement neufs même s'ils datent des années 70.Leur prix est aussi celui des années 70: entre 50$ et 40$.A la une vend aussi, pour la modique somme de 20$, des vestons assez démodés qu'ils en sont revenus à la mode! Pas cher, pas cher.Ouvert du lundi au samedi à compter de 11 heu- L'inventalre de la boutique A la une compte environ 1 000 cravates, la plupart américaines.Le proprio les a lui-même achetées dans les ventes de charité, les marchés aux puces, les bazars ou de vendeurs itinerants.photos robert nad0n.Lj Presse Cette gourmandise composée de pâte d'amande, de chocolat et de liqueur fine à -l'abricot que sert le Café l'Opérette, elle était tout simplement exquise res.Assidus de la rue Laurier et du centre Rockland s'abstenir.CAFE L'OPERETTE n Le Café l'Opérette est un des premiers établissements se voulant branché qui ose s'installer rue Saint-Laurent (à l'adresse 2121 ) au sud de la rue Sherbrooke, quand c'est au nord de cette artère que tout commence, que tout palpite.Peut-être est-ce le début d'une nouvelle série de commerces, sait-on jamais.Ce Café Opérette, ouvert il y a quelques semaines, est joli comme tout.Il tire son nom de la musique classique que nous renvoie les hauts parleurs.L'endroit est très petit.On ne peut guère y accueillir plus de quinze clients à la fois.Mais on ne s'attarde pas dans cet établissement où il n'y a pas de permis d'alcool et où on mange sur le pouce en dépit d'un décor élégant.Côté cuisine, c'est un peu moins réussi.Faut-il mettre cela sur le compte de l'inexpérience mais mon chum avait termine son croissant au jambon lorsque j'ai enfin reçu mon bagel au saumon fumé! Il faut dire que la cuisine y est fait minute et que l'exiguite des lieux oblige la serveuse-cuisinière (où est-ce la propriétaire?) à descendre au sous-sol pour aller chercher des ingredients ou faire réchauffer un plat.Assez invraisemblable.Qu'on ait de la difficulté à se fai- re servir en français n'arrangeait en rien les choses.Les desserts ont finalement eu raison de noire résistance.Est-ce le souvenir d'une petite enfance où un bonbon rachetait tout mais les loukoum (sorte de friandise turque) étaient délicieux.Quant à cette gourmandise composée de pâte d'amande, de chocolat et de liqueur fine à l'abricot, elle était tout simplement exquise et valait son prix élevé (2,50$) même si on en faisait qu'une bouchée.Dans tous les quartiers j fi Les marchands autour du temple MADELEINE DUBUC collaboration spéciale p \u2022 ii n Judée, il y a de cela deux mille ans, un Jh grand prophète a, un jour \\Jk v* jfc* de sainte colère, vidé le temple des marchands qui l'encombraient.C'est l'Évangile qui nous l'apprend.Personne n'est venu nous dire, cependant, qu'une fois sortis, ces mêmes marchands n'ont pas été s'installer sur les marches où sur la rue d'à côté, à deux pas du lieu sacré.Comme ils le font de nos jours un peu partout dans le monde, que ce soit à Rome, à Lourdes ou à Paris.Comme ils le font à Montréal, rue Notre-Dame, autour de la cathédrale qui devient, lorsque revient l'été, un des plus importants centres d'attraction touristique de toute la ville.Il y a plusieurs années qu'on constate, à Montreal, que notre rue Notre-Dame, pourtant si pleine d'histoire, est devenue une proie pour des marchands de pacotille que cette histoire n'intéresse guère.Arrivés au pays depuis peu, ils ont acquis à grands coups d'argent, des immeubles occupés jusqu'alors par des commerces traditionnellement connus et fréquentés.Ils ont fait fuir restaurateurs, pharmaciens et autres propriétaires épouvantés par la hausse des loyers.(II s'agit ici de loyers de quatre chiffres qui ont triplé au cours d'une année).Ils ont, dans la majorité des cas, tapissé murs et plafonds de T-shirts, de casquettes des Expos, de bibelots marqués au sigle du Canadien ou des défunts Alouettes et rempli des dizaines de tablettes de fausses sculptures esquimaudes.Pire encore, ils ont.dans au moins un cas, engage des «aboyeurs» qui font de la sollicitation (en anglais) sur l'étroit trottoir qui sépare l'église de la rue Saint-Sulpice.Les autochtones, les amis de la Place, les passants crient, tonnent, se plaignent, rien ne change.Mont- real se passerait volontiers de ces vendeurs à l'extérieur du temple.Par bonheur, à côté de ces «cavernes», comme avait dit le grand prophète, il existe encore dans notre rue centrale du Vieux-Montréal, quelques autres établissements, placés entre les très pratiques magasins de vêtements, les restaurants bien tenus, quelques établissements qui offrent à une clientèle locale comme aux touristes, des objets de qualité.Dans ces endroits, dont un.Desmarais & Robi-taille, existe depuis le début du siècle au 60, Notre-Dame ouest, le chercheur de cadeaux, esthète ou aventurier, trouve habituellement ce qu'il est venu découvrir.À la recherche d'un cadeau à connotation religieuse, d'une crèche de Noel, on se retrouve souvent au 60 ouest de la rue Notre-Dame.On en ressort avec des sculptures, des livres, des tapisseries ou des bijoux.Une dernière visite dans le quartier (dont on continuera la visite au cours de l'été) va nous amener Place |acqucs-Car-tier où une boutique relativement récente, que les propriétaires, des Canadiens d'origine égyptienne.Selim Namours et ses fils, n'hésitent pas a considérer comme une sinon LA plus importante en sculptures esquimaudes au pays.De toutes tailles, de prix allant jusqu'à 26 000 $, signées de noms prestigieux d'artistes venus de Cap Dorset ou d'iyaituk dans le Nouveau-Québec, ces sculptures et les gravures inuits qui les entourent, valent qu'on s'y arrête l'espace d'un long moment.Le temps de se persuader que tout, autour de Notre-Dame, ne représente pas une insulte au bon goût ou à même à la plus simple bienséance.Au Chariot, Place Jacques-Cartier, la plus chère parmi les sculptures inuit presentees, «Bear», signée par un artiste de Lake Harbour, Newlink Terne-la.Valeur: 2a 000$ Signée Benjamin Chee Chee, un jeune artiste inuit disparu trop tôt, une gravure portant un nom qui fait image « Learning ».A prix divers selon les grandeurs.Celle-ci, non encadrée, vaut 35 S environ.photos jean c0upil Lj Presse Chez Desmarais & Robitaille, au 60 est, rue Notre-Dame, une tapisserie parmi d'autres qui présente un motif religieux. C4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 3 JUIN 1990 tel PETITS CAROLINE et MATH ÎEU L'M matelas ruTTXANïr PB- (comme.vz la PEJ X PEJ vJ£j^SL£ ^ATTpe PU v'bao.TAÙV'rfaœ.LBS ?\\ZCtS MEVp&rr.S'A&JJMtiL&fC.vzs aw&tbï m* ves Agapes neeNMÊfrr \\( AVte ao'AW\\\\i&T-\\L> mam?\\u K pesTB PUte P'£4U PAJ£ LA LA TâOZ&ëfB pe&rz* rAtteuBMe+sr e-rAortes fla^xbc.: £1 F 2> u PRoF § LZSWlr J^SWiTES ?EH$£tf POWER UH HOMME tNMMPfAtrT SON CA/WCfÈ^MAISItSWE fl9URR0NTRIEN CONTRE MOjl PlUfôftPUE VE CONTINUER 4 m SUPPOSER CE CALVAIRE KlWE AUER POfiM M PAROLE OEOIEU CfitNE t A SUIVRE.UVJ Ë DIS-MOI, ERNEST, À QUOI PENSES-TU?/ QUI VEUT ALLER LOIN MÉNAGE SA MONTURE! V ROME NE S'EST PAS FAITE EN UN JOUR ! QUI NE RISQUE RIEN N'A A c
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