La presse, 10 juin 1990, B. Sciences et techniques
[" LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 JUIN 1990 L'incontinence urinaire d'un enfant n'est pas forcément psychologique L'énurésie a souvent une cause physiologique: l'enfant ne produit pas assez la nuit d'ADH, une hormone anti-diurétique CAROLE TH IB AU DE AU L a vie s'écoulait morne et sans joie pour Hugues, un gamin de 14 ans trop complexé pour jamais aller dormir chez un copain ou participer aux camps de scouts.Non pas que Hugues était plus bête ou plus boutonneux que les autres enfants de son âge.Mais à l'âge où on commence à rêver sa vie d'homme, Hugues traînait encore le cauchemar de son enfance: mouiller son lit la nuit.Sur les recommandations de son médecin, il avait essayé cette petite sonnette d'alarme, clippée après la culotte de pyjama, qui se déclenchait au moment ou il commençait à uriner dans son sommeil .Cette fameuse sonnette d'alarme réveille souvent les parents alors que les enfants continuent de dormir d'un profond sommeil.«Nous l'avons expérimenté chez ma fille alors qu'elle était petite, relate le docteur Yves Homsy, chef du service d'urologie à l'Hôpital Sainte-Justine et urologue traitant à l'Hôpital pour Enfants de Montréal.La sonnette ne la tirait pas de son sommeil mais elle nous éveillait, nous ses parents.Cela a été utile car nous la faisions lever pour uriner au bon moment, et elle a fini par s'éveiller d'elle-même au moment d'uriner.» Il existe même un appareil qui donne un petit choc électrique dès les premières gouttes, une façon toute pavlovienne d'éduquer le rein à limiter son excessive production nocturne.Hugues avait tout essayé, mais en vain.Honteux, humilié, il se repliait sur lui-même.Inquiète, sa mère continuait de changer les draps aussi souvent que nécessaire.ml / heure ?NORMAUX ÉNURÉTIQUES :\u2022;:::\u2022;v^!:x\u2022:;::::::\u2022::¦S:¦>\u2022::::::^:\u2022ï>^:::^::::¦ .v.v.v.iv.v.v.sv.'.v MA0ÉÉMAÉAMAMM4 :v':::::Vv:::;:-\">-v>>::: ::::::'v:;::: ___.moment du brélèvement 8 h à 12 h 12 h à 16 h 14 h à 18 h 18 h à 22 h I 22 h à 8h Au cours des 24 heures de la journée, la production d'urine varie, atteignant son maximum durant l'après-midi et son minimum la nuit.Chez les enfants souffrant d'énurésie, la production nocturne ne diminue pas assez.mioewphic lj Presse PHOTO JEAN-YVES IETOURNEAU.La Presse Le docteur Yves Homsy urologue pour enfants: «Avant l'âge de six ans, on considère que faire pipi au lit n'est pas vraiment un problème.» Ce que Hugues ignorait, comme les médecins à l'époque, c'est que l'énurésie (incontinence nocturne des urines) a très souvent une cause physiologique.L'enfant qui en est victime ne produit pas assez la nuit d'ADH, une hormone anti-diurétique, et il en produit plus que la normale â certaines heures du jour.Ce fait a été mis en évidence il y a un an â peine, par un scientifique danois, le docteur (ens Peter Norgaard, de l'Université d'Aa-rhus.Une fois la cause hormonale comprise, il ne restait qu'à expérimenter l'administration d'une hormone antidurétique avant le coucher.D'après l'étude du docteur Norgaard, le taux de succès du médicament est d'environ 70 p.cent.Le médicament en question se nomme le DDAVP (acétate de desmopressine ) et s'administre sous forme de vaporisateur nasal.Le DDAVP est en fait une petit morceau de protéine qui serait détruit dans le tube digestif.Par les voies respiratoires, il se retrouve rapidement dans la circulation sanguine.«Dans le cas de Hugues, le DDAVP a eu un effet extraordi- naire, relate le docteur Homsy, son médecin.11 s'est épanoui, est devenu beaucoup plus sociable et de meilleure humeur.Les problèmes psychologiques étaient bien plus la conséquence que la cause de l'énurésie.» Jusqu'à tout récemment, on associait l'énurésie à des problèmes psychologiques ou de comportement.La naissance d'un petit frère ou d'une petite soeur perturbait l'enfant, qui protestait en mouillant son lit.Mais il semble que la cause soit premièrement de nature biologique.Le docteur Homsy souligne toutefois que le DDAVP est un médicament de remplacement.«Dès qu'on cesse de l'administrer, le problème revient au galop, à moins que l'organisme de l'enfant ait atteint le point de maturité où le problème se règle naturellement.» Vers l'âge de quatre ou cinq ans, l'organisme de la plupart des enfants commence à produire durant la nuit un taux plus élevé d'ADH.La présence de cette hormone provoque un remplissage plus lent de la vessie pendant la nuit, ce qui permet aux enfants de rester secs.Vers l'âge de trois ans.la moitié des enfants mouillent encore leur fit, alors qu'à six ans, la fréquence passe à dix p.cent.À l'âge de 12 ans, trois p.cent des enfants font encore de l'énurésie.200 000 cas au Canada Environ 200 000 enfants au Canada, dont 30 000 au Québec, souffrent d'énurésie.C'est un problème assez fréquent, mais qui cause des tensions émotives à la fois chez les enfants et les membres de leur famille.La moitié de ces enfants environ ont été amenés en consultation chez le médecin simplement pour se faire dire que le problème disparaîtrait de lui-même avec la maturation de l'enfant.«Comme les filles acquièrent une maturité physique avant les garçons, il y en a un peu moins qui souffrent d'énurésie», explique le docteur Homsy.Selon ce médecin, environ un p.cent des enfants qui mouillent leur lit la nuit continuent d'avoir ce problème une fois devenus adultes.Le médicament pourrait sans doute aider ce genre de personne.Le fait de corriger l'énurésie a toujours des conséquences favorables sur l'estime que l'enfant se porte à lui-même.Un médecin manitobain, le docteur Michael Moffat, du Winnipeg Childrens' Hospital, publiait il y a un an une revue de sept etudes effectuées par des psychologues.Cinq de ces sept études établissent un lien direct entre le contrôle de l'énurésie et l'estime de soi.«11 serait avisé, tant que nous n'aurons pas de données encore plus évidentes, d'accepter la no- tion que l'enfant améliore signifies tivement son image de lui-même une fois que l'énurésie est traitée», lit-on dans The journal of Pediatrics d'avril 1989.Le docteur Homsy estime par ailleurs qu'il n'est pas nécessaire de traiter un enfant pour énurésie avant l'âge de six ans.«Vers six ans.l'enfant commence à être embarrassé par son énurésie et veut vraiment cesser de mouiller son lit la nuit.Mais avant cet âge, il n'en voit pas vraiment l'utilité.Le contraire ne peut qu'amener des frustrations et une résistance de sa part.» \u2014:- vrn i ÉJhTirrnrÉl *1 m dqavp* spitâ Avant daller au lit, une ou deux vaporisations de DDAVP, et même plus au besoin, et le tour est joué: on se réveille frais et dispos dans un bon lit sec.photo pierre cou upresse À TIRE-D'AILE.Un troisième livre de Normand David sur les sites d'observation pierre gincras our Normand David, la passion pour la nature a commencé comme ça, un peu par hasard, au cours d'une petite excursion en forêt, alors qu'il faisait son cours classique à Rigaud.«Ce n'était pas encore le coup de foudre pour les oiseaux, dit-il.À cette époque, on nous initiait à la nature dans son ensemble: les insectes, les plantes, les mammifères.Par exemple, avant les oiseaux, je me suis intéressé un bon bout de temps aux fougères.» Ce n'est que plus tard que l'ornithologie deviendra son principal champ d'activité.En plus d'être un traducteur professionnel (il a notamment contribué à la traduction du guide des oiseaux de Roger T.Peterson et du guide d'identification de la National Geographic Society), il a travaillé jusqu'en 1986 au Centre de recherche écologique de l'Université de Montréal.C'est d'ailleurs à cette époque qu'il a été amené à faire un inventaire exhaustif des espèces d'oiseaux dans la région de Mirabel, notamment afin de formuler des recommandations au sujet des volatiles qui pourraient nuire éventuellement au traffic aérien du futur aéroport.Agé de 45 ans, aujourd'hui auteur d'un troisième ouvrage sur la faune ailée, directeur de l'Association québécoise des groupes d'ornithologues depuis deux ans, Normand David est probablement un des Québécois qui a réussi le mieux à communiquer sa passion des oiseaux aux autres.Son style direct, sa franchise, sa façon de vulgariser le sujet et sa rigueur scientifique ont bien servi son talent de communica- teur.D'ailleurs le succès de son deuxième volume.Nourrir les oiseaux autour de chez soi, témoigne de ce succès.Écrit en collaboration avec Normand Duquette et publié en 1982, cet ouvrage de vulgarisation s'est vendu à 60 000 exemplaires jusqu'à maintenant, un best seller pour le Québec.Et les ventes sont stables d'une année à l'autre.«J'ai voulu faire une livre simple, pas trop long mais d'un intérêt soutenu.Eh bien, c'a marché.» Son dernier-né est-il promis au même succès?Si on se fie au contenu et à la facture de Les meilleurs sites d'observation des oiseaux du Québec, on peut probablement répondre par l'affirmative.Normand David, lui.hésite.Il est prudent quand on aborde ce sujet.Pu- - é ¦mm blié par Québec Science éditeur, l'ouvrage de 311 pages coûte 27,95$, un prix assez élevé si on le compare avec celui des guides d'identification sur le marché.Cet ouvrage qui est le résultat d'un longue expérience d'observateur et d'une année complète de voyages à travers le Québec pour colliger les informations qui y sont contenues, était attendu depuis un bon moment par les amateurs.«Les observateurs d'oiseaux qui partent en voyage même s'ils ne font pas des centaines de kilomètres, y découvriront des renseignements utiles.Dans la seule région de Montréal, par exemple, 14 sites ont été sélectionnés, autant d'endroits où on pourra faire des découvertes intéressantes.Mais, s'em- presse-t-il d'ajouter, il ne s'agit pas d'un guide technique.Au contraire.J'ai voulu, avant tout, donner le goût aux gens de voir de nouveaux endroits au Québec, des sites propices à l'observations bien sûr, mais pas nécessairement des endroits où on retrouve des oiseaux rares ».Normand David fait valoir que la recherche effectuée pour son livre lui a permis de constater à quel point l'homme n'a habituellement pas besoin de réaménager la nature pour pouvoir en profiter.«On réalise souvent, par exemple, qu'il n'est pas nécessaire de couper un bois à net pour y aménager un piste cyclable ou un terrain de golf.Nos élus municipaux devraient réaliser que pour un bon nombre de citoyens, des coins de nature protégés sont aussi essentiels qu'un aménagement sophistiqué.» Même s'il a parcouru des dizaines de Les meilleurs sites d'observation milliers de kilomètres au Québec à la des oiseaux du Québec offrent une centaine de lieux d'observations situés dans 11 régions du Quebec dont les Iles-de-la-Madeleinc, mais en passant aussi par la promenade René-Levesque, sur le bord du fleuve, à Longueuil, ou encore, par le Jardin botanique de Montréal.L'ouvrage est illustré dune centaine de photo-couleurs et la présentation de chaque site comprend une carte indiquant clairement la façon de s'y rendre en voiture en plus d'y spécifier les endroits les plus propices où sortir les jumelles.Le texte est de qualité et il sait retenir l'attention du lecteur.Si on ne trouve pas la liste exhaustive de tous les oiseaux qu'on peut rencontrer à chaque endroit, chaque présentation précise toujours les espèces qui y sont plus intéressantes ou inusitées.On mentionne aussi le moment de l'année le plus propice pour se rendre à un site donné.Voilà, à mon avis, un ouvrage essentiel à trimbaler avec soi, aussi essentiel qu'un bon guide d'identification.photos rooert nadon.U Presse découvertes des oiseaux, la passion de Normand David est toujours aussi vive.Il vous dira qu'il aime écrire sur les oiseaux et que cet exercice littéraire comble une bonne partie de sa curiosité.Il voyage moins, mentionne-t-il, à la recherche de spécimen rare.Ne le croyez qu'à demi.S'il apprend qu'un oiseau inusité vient de faire son apparition dans un coin du Québec, il n'hésitera pas à puiser dans ses économies et même à louer un avion avec des amis, s'il le faut, pour découvrir de ses propres yeux le volatile.D'ailleurs, il ne fait jamais d'observation en solitaire.Il se déplace plutôt avec un groupe d'amis, histoire de communiquer entre eux ce plaisir de découvrir un nouveau coin de pays et d'observer les oiseaux.Le carnet d'observation, page 114 POUR DEVENIR MEMBRE DE L'ÉQUIPE DES r KB2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JUIN 1990 Éditorial Paul Desmarais president du conseil ri administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc mm éditorialiste en chef '.Quel genre de société voulons-nous?Il ne sert à rien aux Québécois de s'affirmer distincts si, collectivement, ils n'arrivent pas à définir entre eux les valeurs qu'ils veulent défendre et ne savent pas dans quel genre de société ils veulent vivre.Ce n'est peut-être qu'un hasard, mais en même temps que les premiers ministres de tout le Canada se réunissaient à Ottawa pour tâcher de définir le genre de Canada politique dans lequel nous évoluerons demain, deux importantes manifestations socio-culturelles se déroulaient à Montréal.Du premier Sommet mondial sur la situation de la femme, on sait déjà que cinquante pour cent de la population se considère brimée dans ses droits et réclame un nouveau partage du pouvoir.Lequel n'a rien à voir avec l'avenir constitutionnel du Québec, mais bien avec la reconnaissance du droit de la femme à l'égalité, à l'intérieur ou à l'extérieur du Canada, peu importe.Dans un autre coin de la ville, un congrès international de psychiatrie permettait de constater que, depuis 30 ans, le Québec a connu une révolution socio-culturelle qui n'a rien de tranquille.Et dont les effets sont souvent néfastes.En effet, a-t-on fait remarquer lors du congrès combiné de l'Association des psychiatres du Québec et du Congrès mondial d'épidémiologie psychiatrique, les Québécois se rendent compte aujourd'hui, après avoir jeté par dessus bord toutes leurs normes morales, que certaines des bonnes vieilleurs valeurs éthiques familiales et sociales étaient utiles et qu'elles apportaient de la solidité émotive.En effet, une société ne vit pas que.de structures politiques.Elle a besoin de stabilité et c'en est rendu qu'au moins un Nord-Américain blanc sur dix, environ, souffre d'anxiété généralisée.Chez les enseignants, a-t-il même été dévoilé lors du congrès, plus de la moitié vit actuellement un moment de «détresse psychologique» extrême.Les deux phénomènes semblent liés.\u2022 Selon un chercheur, l'anxiété généralisée, ne peut s'expliquer autrement que par l'acculturation, la disparition des structures émotives rassurantes: celles de la famille et de la collectivité civile et religieuse, notamment.Pour les enseignants, le fait que bien souvent de plus en plus de parents se déchargent sur eux de l'entière responsabilité «d'éduquer» en plus «d'instruire» les enfants, accroît considérablement leur anxiété.Comme l'a noté l'ancien ministre Camille Laurin, psychiatre réputé, les Québécois se rendent compte aujourd'hui, après avoir jeté par dessus bord toutes leurs nor- mes morales, que certaines des bonnes vieilles valeurs éthiques familiales et sociales étaient utiles et qu'elles apportaient de la solidité émotive.Le grand vide des années 70 commence à se combler, le Québec reprend le goût de l'enfance et de la fécondité, commence non seulement à parler de «droits» mais à renforcer ses valeurs éthiques et son sens des responsabilités.Comme on le faisait remarquer dernièrement, lors du lancement d'un important ouvrage sur l'éthique, ce mot remplace maintenant celui de morale, qui fait veillot.Mais peu importe, si le résultat recherché est le même.On parle beaucoup, en plusieurs milieux, de profiter de la crise actuelle pour tenir des États généraux.Le leader péquiste Jacques Parizeau a lancé l'idée, l'Union des producteurs agricoles veut faire de même dans le milieu rural et même Alliance-Québec songe à en tenir pour les Anglo-Québécois.Il faudrait que de telles assises n'aient pas qu'un but politique.Au contraire, comme l'ont noté les psychiatres, la crise politique actuelle est une occasion rêvée, pour les Québécois, d'améliorer la perception qu'ils ont d'eux-mêmes, de mieux s'identifier à leur collectivité nationale et repenser leurs valeurs.Pierre vennat La boîte aux lettres Les chats de la geisha ¦ À l'occasion de la Ve Conférence internationale sur les relations entre l'homme (sic) et l'animaK qui vient de se tenir dans la principauté de Monaco (La Presse.5 mai, G 5), permettez-moi de vous écrire ces lignes au sujet de la relation en-tre l'être humain et ces malheureuses bêtes qu'on appelle animaux de laboratoire.Entrons dans le vif du sujet: la vivisection.Selon les détracteurs des groupes de défense des animaux, la vivisection serait: «nécessaire pour le bien de l'homme».Or, contrairement aux idées reçues les laboratoires pratiquant la vivisection sont souvent fort loin de travailler pour le «bien de l'homme»! Pour le «bien de l'homme», en effet, ces laboratoires militaires qui mettent au point des armes biologiques ou chimiques?Ou ces laboratoires pharmaceutiques qui vous inondent d'une pléthore de cosmétiques superflus et de médicament inutiles, osant nous présenter leur camelote chimique comme substitut à une alimentation équilibrée ou à de saines habitudes de vie?Sachez que tous ces produits toxiques, y compris les polluants industriels de l'environnement comme les pesticides, sont testés cruellement sur les animaux, même si le bénéfice pour les humains en est fort discutable.Bon an mal an, des centaines de millions d'animaux subissent des tortures aussi variées qu'atroces, et souvent sans valeur scientifique.Exemple: à l'université Cornell, de New York, la docteure Michiko Okamoto étudiait depuis 12 ans ( ! ), sur des milliers de chats, les phénomènes d'addic-tion et de sevrage causés par les barbituriques.Par des tubes enfonces dans l'estomac des chats, madame Okamoto forçait l'ingestion de hautes doses de barbituriques.Après un mois de ce «traitement» provoquant une extrême dépendance aux drogues, notre «geisha de Buchenwald» décidait de tout arrêter brusquement, laissant les animaux en proie aux affres d'un état de manque volontairement exacerbé.Les pauvres chats subissaient de fréquentes et épouvantables crises.Ils étaient pris d'intenses tremblements, devenaient fous, se lançaient violemment contre le grillage de leurs cages exiguës, hurlaient à rendre Tame, se contractaient dans des spasmes horribles.Victimes par surcroit de terrifiantes hallucinations, des chats épuisaient leurs dernières forces à se débattre entre les mains de fantomatiques bourreaux.Certains chats, immobilisés par des appareils de contention, avaient droit en plus à des électrodes plantées dans la tête.Après des jours et des nuits de ces souffrances, totalement privés de sommeil, des chats mouraient dans d'effroyables convulsions, rappelant l'épilepsie«grand mal».Mais les pauvres chats avaient des alliés courageux: le groupe américain de defense des animaux, Trans-Species Unlimited, parvint à révéler au public, dans un rapport daté du 17 avril 1987, toutes les atrocités de ces monstrueuses expériences.Le brave peuple américain, connu pour son amour des chats, en fut à ce point révolté que l'université Cornell dut capituler et remettre 600000 $ de subvention au gouvernement.(Marcel Duquette, Hurlements.Éd.Michel Quintin, 1989).Cet exemple, parmi tant d'autres, montre que ces expé riences in vivo, conçues par de stupides «data collectors», carriéristes sans talent, sous l'épée de Damoclès du « Publish or perish », sont dépassées et ne sauraient être concluantes, puisqu'elles ne fournissent aucune information sur les méca nismes biochimiques sous-ten-dant les effets des drogues.Voilà l'histoire des chats de Cornell.Une bataille aura été gagnée.Pas la guerre.En effet, pour chaque vivisecteur que les militants réussissent à abattre, mille autres continuent impunément leurs tortures, encore plus raffinées et plus cruelles ics unes que les autres.Pire, les bourreaux biomédicaux n'en sont devenus que plus méfiants, face aux défenseurs des animaux, et poursuivent leurs «carrières» dans des laboratio-res transformés en véritables' bunkers, bien étanches à l'opinion publique.Hélas, les animaux martyrs vont-ils maintenant se retrouver encore plus abandonnés que jamais, dans leurs sinistres chambres de tortures, soustraits à la curiosité des médias, leur seule planche de salut?Albert DAVELUY Québec Un vide à combler ¦ Le présent débat sur la constitution canadienne nous renvoie l'image d'un immense pays politiquement et culturel-lement désuni.On a grand-peine a trouver des compromis acceptables de part et d'autre.Pour sortir vraiment de cette impasse, il faudra des études objectives, des dialogues responsables, un sens du bien commun, une vision correcte du présent et de l'avenir.Pour l'instant, à travers ce que nous lisons et entendons dans les médias, n'y a-t-il pas un vide à combler?11 manque, dans le paysage, une certaine dimension spirituelle qui, dans le passé, fut l'une des forces majeures pour le développement du pays.11 apparaît difficile à un peuple de s'assurer une authentique paix sociale, dans un climat de justice et d'équité, s'il n'est traversé par un certain souffle spirituel: «L'homme ne vit pas seulement de pnin.» Dans un Canada traditionnellement chrétien, en concédant volontiers que tout n'y était pas parfait, n'est-il pas devenu nécessaire de reprendre contact avec nos racines religieuses les plus sures et les plus nourrissantes?Avec le respect dû aux autres traditions, ne s'imposc-t-il pas aux membres des diverses dénominations chrétiennes de s'entraider, dans un élan de foi commune, pour redécouvrir en profondeur les valeurs libératrices et les richesses spirituelles léguées par lesus-Christ dans son Évangile?Ces valeurs constituent un précieux atout dans une société civilisée ou l'on veut que la vérité l'emporte sur le mensonge, l'honnêteté sur l'hypocrisie, l'altruisme et le dévouement sur l'egoisme et le mépris des autres.Société ou s'équilibrent droits, devoirs et responsabilités personnelles.Deslabilises par les rapides changements des dernières an- nées, le Québec et le Canada ne sont-ils pas implicitement en quête d'une nouvelle inspiration, d'un nouveau souffle capable d'accoucher un projet de société respectueux des aspirations les plus légitimes, ouvert sur la notion de complémentarité et d'enrichissement mutuel?En plus de l'apport de compétences nécessaires à l'évolution harmonieuse du pays, en plus de l'écoute attentive accordée aux diverses couches de la société, trouvera-t-on des personnes assez perspicaces pour s'inspirer de la puissance de renouveau social et politique contenue dans l'Évangile?C'est à ce niveau moral et spirituel que se présente un défi de taille, à relever plus particulièrement par les croyants chrétiens.À la faveur du mouvement oecuménique, les dirigeants des églises n'ont-ils pas, avec d'autres, le devoir de coordonner davantage leurs efforts pour cultiver, dans tous les milieux, une conscience éthique qui anime le sens des responsabilités individuelles et collectives?Certes, en démocratie, il ne revient pas aux églises de prendre position pour telle ou telle option politique.Il leur revient plutôt de promouvoir dans l'ensemble de la population une ouverture aux valeurs spirituelles et morales qui constituent l'âme d'une société.Meech aura eu pour effet de sensibiliser de nombreuses personnes à la réalité politico-socioculturelle et politique au Québec et au Canada.Il reste maintenant à trouver une inspiration et une motivation assez profondes pour nous engager ensemble dans la construction d'une nouvelle société digne de ce qu'il y a de meilleur en nous tous.11 existe de nombreuses bonnes volontés dans le peuple.Il existe aussi beaucoup de gens compétents.Puisse Dieu susciter des leaders éclairés et dévoués, doués d'un sens aigu du bien commun.Irenee BEAUBIEN, s.j.Le Père Beaubien a fondé et dirigé le Centre Canadien d'Oecuménisme de 1963 à 1984.11 est maintenant directeur de Sentiers de Foi qu'il a fondé en 1984.Via jetable ¦ Verte est la publicité de Via Rail.Vert est le plan du ministère fédéral de l'Environnement.Envers et contre tous est la triste réalité.Un voyage à bord de Via Rail vous en convaincra.Dans la liaison Montreal-Toronto, le personnel de bord vous sert un repas léger typique du règne du «jetable»: contenants et verres de plastique, de styromousse.bref rien de réutilisable n'est utilisé.Tout à la poubelle.Le passager moyen, lui, rassasié, la conscience tranquille, s'assoupit à la vue des beaux paysages si bien vantés par la société d'État.Il s'agit là d'un autre bon exemple de nos politiques de confort à court terme sans véritable égard au confort collectif de demain.A quand la mise en vigueur d'un plan vert au bras aussi long et radical que les compressions budgétaires de l'omnipotent Michael Wilson?Faudra-t-il attendre le TGV?Bruno LAROSE Toronto Guy Cormier LA SEMAINE Le frisson de la semaine Le frisson de la semaine, ce n'est pas aux eaux froides du lac Meech que nous le devons, mais à une nouvelle transmise d'abord par la télévision américaine mardi soir, reprise par la télévision de Montréal le lendemain.Un médecin a aidé une patiente à se suicider en douceur, en mettant à sa disposition une machine de son invention permettant de passer sans douleur de vie a trépas en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.La machine, qui est d'une simplicité remarquable, injecte d'abord un liquide qui plonge le sujet dans un profond coma en quelques secondes.Elle injecte ensuite un autre produit qui expédie la personne dans un autre monde.Le médecin n'intervient pas lui-même; c'est le suicidé qui presse le bouton qui enclenche le tout.Le procédé euthanasique est tellement simple qu'on finit par se demander si on ne verra pas un jour, dans les endroits publics, des machines à distribuer la mort contre une pièce de monnaie, comme on fait déjà pour l'achat d'un Coke.Tout cela est assez effrayant.Ce qui ne l'est pas moins, c'est la participation ou la complicité de la famille.La décision a été prise en famille, après consultation par la mère et l'épouse avec ses enfants et son mari.On a décidé de ce voyage dans l'au-delà, comme on aurait décidé d'un pique-nique.L'euthanasie va-t-elle devenir aussi acceptable que l'avortement?Certains (et certaines) n'acceptent pas l'amalgame entre avortement et euthanasie.Ce n'est pas la même chose, disent ces personnes.11 reste que le refus de l'un et de l'autre prend sa source clans le même choix: le choix de la vie contre la mort.Les misères du NPD L'histoire du Nouveau Parti démocratique au Québec est une histoire lamentable.II va d'échec en échec, de déboire en déboire.En se faisant élire en février dernier dans Chambly, Philipp Edmonston offrait enfin la preuve que les couleurs du NPD pouvaient plaire aux électeurs du Québec.Il n'y a pas six mois que Audrey McLaughlin l'élu occupe son siège à Ottawa que déjà la mésentente éclate entre le député et la présidence de l'aile québécoise du Parti.Les choses sont peut-être en train de s'arranger, mais le dommage est fait, puisque la mésentente a été publique.Comme si ce différend ne suffisait pas, le seul conseiller québécois de Mme Audrey McLaughlin, chef du Parti à l'échelon fédéral, démissionne.M.Rompre s'en va «comme Lucien Bouchard, car je suis convaincu, moi aussi, qu'il n'est plus possible pour le Québec de se tailler une niche au sein de la Confédération canadien-ne.etc.».Cet abondon s'inscrit dans une longue série.On dirait que le NPD est né non pas sans tête mais sans mains.Il est incapable de proposer un programme à l'électoral québécois au nom de l'intérêt du Québec, ce que sait faire son concurrent, le Parti libéral, au prix, il est vrai, d'astuces infinies.Il s'avance toujours au nom d'un idéal.Mais cet idéal est abstrait.Autre handicap, qui ne le dessert pas seulement auprès des Québécois: son idéalisme n'est pas américain.Il ne croit pas à l'Amérique-Terre-Promise, a l'accomplissement du Rêve américain.D'où une critique du capitalisme qui tourne à l'antiaméricanismc.Or.les immigrants, qui forment un bon tiers de l'électoral canadien, ne demandent qu'a croire à l'Amériquc-Terre-Promi-se.EN DIAGONALE Juges au banc des accusés es juges au banc des accusés! Le spectacle est plutôt rare.Je ne fais pas allusion ici à des péripéties dont ont fait les frais chez nous quelques magistrats connus, mais à une longue et pénible affaire qui traîne depuis longtemps en Nouvelle-Ecosse.A l'origine: un meurtre.A l'origine aussi: un faux coupable, condamné pour ledit meurtre en 1971.Donald Marshall est Indien.Il passera 11 ans en prison pour un crime qu'il n'a pas commis.Libéré en 1983, après que fût établie l'identité du vrai coupable, Marshall ne fut jamais complètement réhabilité.En l'acquittant en 1983, les juges de la Cour d'appel crurent devoir assaisonner leur verdict de remarques désobligeantes sur la personnalité de .l'homme injustement condamné 12 ans plus tôt.À entendre les savants magistrats, Marshall a fait lui-même son malheur; il est responsable de l'erreur judiciaire dont il a pâti, car, s'il n'est pas un assassin, il est par ailleurs voleur et menteur.Bref, il ne suffit pas d'avoir été victime d'une erreur judiciaire.Il faut encore apparaître comme le responsable de l'erreur?Coupable d'avoir eu raison, somme toute.Le sort de Marshall a fini par émouvoir qui de droit, si bien que ses juges sont invités a s'expliquer devant le Conseil de la Magistrature, sous peine d'être démis.Le rôle de la police n'a pas été trop brillant non plus.On choisit son avocat, son médecin, son confesseur, mais pas son juge.Aux États-Unis (et parfois au Canada), les erreurs des chirurgies se paient si cher que certains d'entre eux renoncent à exercer.La magistrature est-elle infaillible?De nul ici-bas n'est exigée l'infaillibilité est tellement insupportable.Triomphe de Mandela ntrée triomphale de Nelson Mandela à Paris, où le leader historique de ('African National Congress est accueilli avec tous les honneurs, de la façon la plus officielle, par les plus hautes autorités.Paris n'en avait pas fait autant pour le président de l'Afrique du Sud, M.de Klerk, le «concurrent», si on ose dire, de Mande- Nelson Mandela Le quotidien communiste l'Humanité signale néanmoins que l'hommage rendu au héros de la lutte à l'apartheid n'interdit pas les relations commerciales avec «le pays du racisme insitu-t formalisé».C'est un écartelement qu'on connaît bien au Canada, où les dénonciations les plus éloquentes de l'apartheid ne sont pas suivies de sanctions économiques vraiment efficaces.Parlez-moi d'amour our l'amour du baseball allez voir les Expos!» Cette invitation, on la voit ce dans le métro et sur les autobus.Pour aller voir jouer les Expos il faut de l'amour?Le doute sur ce point n'est pas permis.Remarquez que je ne suis pas une autorité en la matière.La dernière fois que j'ai vu les Expos, c'est au parc larry.l'avais comme voisin Claude Ryan, l'actuel ministre de l'Éducation, un véritable expert en baseball.Expert et historien.Il peut vous parler savamment de Babe Ruth pendant des heures.Donc, il n'y a rien à redire si un amateur avoue qu'il aime passionnément le baseball.Mais les joueurs, eux, est-ce qu'ils aiment le baseball?Certainement.Mais, contrairement à l'amour désintéressé de l'amateur, celui du joueur est vénal.En cette saison, 150 joueurs gagnent 1 million de dollars.Ça, c'est du sport! LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 JUIN 1990 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 10 JUIN 1990 La personnalité de la semaine Spécialiste du droit matrimonial, cette avocate devient la première femme à présider aux destinées du Barreau du Québec yves boisvert Ia scène se passe à Paris, en avril, au congrès des avocats français.Sylviane Bo-renstein, fraîchement élue à la tète du Barreau du Québec, rencontre des confrères français.\u2014 Bonjour, madame le bâtonnier, lui lance aimablement un avocat parisien.\u2014 Madame la bétonnière, rectifie Me Borenstein.\u2014 Ah ! Mais non, la bétonnière, c'est l'épouse du bâtonnier! \u2014 C'est vrai, renchérissent des épouses de bâtonniers français: les bâtonnières, c'est nous autres.\u2014 Eh bien! Tant mieux, plus on est de fous, plus on s'amuse, conclut Me Borenstein, qui n'a pas l'égoïsme de garder son titre pour elle toute seule.Mais au fait, mon mari, doit-on l'appeler le bâtonnier?demande, perplexe, la première femme à présider aux destinées du Barreau du Québec.Sylviane Borenstein soulève certaines interrogations.Que voulez-vous, une femme à la tète de l'auguste Barreau du Québec, on ne voit pas ça tous les jours.En fait, on voit ça une fois par 141 ans (le Barreau a été fondé en 1849).Une loi décriée La mère de la Loi 146, sur le partage du patrimoine familial, qui est entrée en fonction hier, au congrès du Barreau, à Pointeau-Pic, ne craint pas de soulever la controverse.Elle sait «que sa loi a été décriée (Jean Paré, dans L'Actualité, Ta qualifiée de Saint-Basile du Code civil), et qu'elle le sera encore (au congrès du Barreau, une résolution de blâme à l'endroit du Barreau pour sa position en faveur de la Loi 146 a été déposée par un avocat de Trois-Rivières).Mais Me Borenstein, qui oeuvre dans le droit matrimonial depuis plus de 20 ans, est convaincue qu'il s'agit d'une bonne loi.«Je représente des femmes tous les jours depuis 20 ans.Je sais ce dont elles ont besoin.Une étude américaine a révélé que le train de vie des hommes augmente de 43 p.cent après un divorce, tandis que celui des femmes diminue de 73 p.cent.Je suis convaincue que la même situation est vécue au Québec.» Pourquoi en est-il ainsi?«Parce que, dit Me Borenstein, les pensions alimentaires accordées par nos tribunaux sont dérisoires.Elles représentent toujours moins de la moitié du salaire du mari, et on sait que c'est encore le plus souvent la femme qui a la garde des enfants.» Au surplus, 75 p.cent des jugements en pension alimentaire ne sont pas exécutés! Me Borenstein suggère que le gouvernement paie les pensions alimentaires, et s'arrange ensuite pour se faire rembourser par le mari.«L'État a beaucoup plus de moyens pour se faire payer!» Un comité de liaison Sylviane Borenstein entend bien utiliser à fond son titre de «bâtonnière» pour faire changer les choses.Un comité de liaison avec la magistrature sera formé, promet-elle, pour discuter entre z SYLVIANE BORENSTEIN f «Je représente des femmes tous les jours depuis 20 ans.Je sais ce dont elles ont besoin » autres de ce problème important avec ceux qui accordent les pensions.«Bien sûr.nous vivrons ces problèmes tant que les femmes seront sous-représentées dans la magistrature.» La vision de toutes ces femmes démunies, qu'elle a défendues (elle travaille à l'Aide juridique depuis 17 ans), celle de sa mère et de sa jeune soeur, aussi, qui ont vécu des moments pénibles après le divorce de ses parents, ont frappé son imagination, bien entendu.Mais il n'y a pas que ça.Le sens de la justice C'est une question de justice.Déjà, à 12 ans, elle était fascinée par le spectacle de la justice.Elle allait souvent s'asseoir au Palais de justice de Paris pour voir plaider les avocats.C'était décidé: elle serait avocate.«J'avais lu Le Dossier noir, un livre d'un grand avocat français, et je m'étais dit que je défendrais ces innoncents que l'on accusait â tort», confie-t-cllc, un sourire en coin.Mais c'est son père, un juif français d'origine polonaise ( Wegliszewski ) qui était dans la Résistance française, qui lui a inculqué « le sens de la justice et de la défense des droits».Il lui a aussi transmis ce très fort sentiment d'appartenance à la communauté juive, qui a amené Me Borenstein à s'impliquer dans de nombreuses associations juives à Montréal.«La première fois qu'on m'a traitée de sale juive, j'étais au lycée», dit Me Borenstein, qui est arrivée â Montréal en 1958, à l'âge de 15 ans (elle en a aujourd'hui 47).«Ça m'a donné un grand choc, continue-t-elle.Mais en même temps, ça m'a donné le goût de connaître l'histoire du peuple juif, et je me suis identifiée de plus en plus comme juive.» L'aide juridique Après des études à McGill.Sylviane Borenstein se joint à un petit bureau.Elle a compris, durant ses études, que le droit pénal n'est pas pour elle: «Au fond, il faut accepter de côtoyer des criminels toute sa vie.» Comme ses confrères ne veulent pas s'occuper de droit matrimonial, on lui refile tous les dossiers.Et c'est ainsi, par accident, qu'elle se spécialise.Quand l'Aide juridique est inaugurée, elle ouvre le bureau d'Outrcmont-Parc-Extension.qu'elle dirige toujours.Depuis, parallèlement â ses «activités familiales» (elle a élevé quatre enfants ).elle a produit une bonne douzaine de mémoires pour le Barreau sur le droit de la famille.On lui a fait des offres dans des grands bureaux, mais elle a toujours refusé: elle croit en l'Aide juridique, et elle s'y trouve très bien.Le droit de la famille au Québec a bien évolué, croit-elle, du moins sur papier.Car elle sent un ressac anti-femmes dans la société.Bien sûr, ce ne sont pas tous les magistrats, comme le juge Antoine Corriveau.de Québec, qui.parlant d'une agression sexuelle «mineure», osent écrire qu'il s'agit d'une «violette», mais il y a encore du chemin â faire.Comme en matière d'avor-tement.où l'on vient, dit-elle, de reculer de 15 ans.Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de Veffort.Air Canada i ALCAN B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JUIN 1990 L'effet de serre sur l'agriculture Associated l'rcss ANNAPOLIS.Maryland ¦ L'accumulation de gaz carbonique et autres gaz dans l'atmosphère aura une incidence directe sur l'agriculture et les forêts, même, si elle n'entraîne pas de hausse significative des températures.«Les champs de mais de l'IUi-nois subiront le même sort que les forets tropicales», assure Fakhri Bazzaz, un biologiste de Harvard.Alors que les chercheurs sont parfois en désaccord sur les hausses de température ducs à l'accumulation de gaz carbonique \u2014 l'effet de serre \u2014 personne ne met en doute le phénomène lui-même d'accumulation de C02 dans l'atmosphère.De nombreux scientifiques pensent en effet que l'accumulation de gaz carbonique, due à la consommation de carburants fossiles et à la deforestation, provoquera une hausse de plusieurs degrés des températures dans les dé- cennies à venir.Plusieurs dizaines d'années de recherches ont permis de montrer que le gaz carbonique avait augmenté de manière significative et que la hausse se poursuivait.M.Bazzaz fonde sa théorie sur une expérience.Il a cultivé des plantes dans une serre enrichie au C02 et a découvert que celles-ci poussaient plus vite mais que leurs feuilles pourraient être moins nutritives.Ainsi les légumes verts consommés par l'homme pourraient tellement se modifier chimiquement qu'ils deviendraient désagréables au goût, expliquc-t-il.Une accélération de la croissance des plantes, liée à l'augmentation du gaz carbonique, pourrait sembler un «plus», mais cela signifie aussi une prolifération des mauvaises herbes.Pousse rapide Les plantes ne pousseront plus rapidement que si elles obtiennent davantage de matières nutri- Médecine fi La femme et le syndrome prémenstruel w.gifford-jones collaboration spéciale De nombreuses femmes souffrent de ce qu'on appelle le syndrome prémenstruel qui les met dans des états de dépression ou d'irritation souvent presque incontrôlable.Ces femmes connaissent plusieurs jours difficiles chaque mois et sont parfois poussées, dans leur désarroi, à des actes totalement irresponsables et même criminels.À tel point qu'au Royaume-Uni, des femmes inculpées de vol, de meurtre, d'écriture de lettres de menace, de crime d'incendie et d'utilisation d'armes blanches ont reçu des peines plus clémentes parce que leurs délits avaient été commis alors qu'elles souffraient du syndrome prémenstruel et par conséquent n'étaient pas responsables de leurs actes.En France, les avocats s'appuient sur ce dérèglement physiologique pour plaider la folie passagère.De nombreux lecteurs m'écrivent pour me demander des précisions sur cette affection et le meilleur moyen de la traiter, mais il demeure difficile d'y répondre.J'ai interrogé récemment un eminent spécialiste britannique, nul autre que le gynécologue de la reine, mais il n'était pas plus éclairé que vous et moi sur ce qui causait ce déséquilibre dans l'organisme et par voie de conséquence dans le comportement.Les symptômes du syndrome prémenstruel sont bien connus: seins gonflés, mal de tête, fatigue, ballonnement, sautes d'humeur marquées allant de la dépression à une rage presque incontrôlable.Il faut avoir la sagesse de Salomon pour résoudre la mystique entourant cette maladie.Des femmes gynécologues accusent leurs collègues masculins de faire du sexisme quand ils offrent aux femmes souffrant de cette affection une ordonnance pour des tranquili-sants.II ne reste plus aux femmes atteintes du syndrome qu'à faire le tour de plusieurs médecins en quête d'un soulagement qu'ils ne pourront pas lui apporter.Loin de moi l'idée de défendre les médecins qui font preuve d'un manque flagrant de compassion et de compréhension à l'égard des femmes atteintes de ce syndrome.Mais il est souvent difficile de déterminer quels symptômes sont causés par le syndrome pré-menstruel et ceux qui sont dus à des facteurs conjugaux, sociaux ou économiques.Il y a peu de doute que dans certains cas, les facteurs émotionnels et psychologiques jouent un rôle.Plusieurs études ont montré, par exemple, que de 40 à 50 p.cent des femmes qui se plaignent du syndrome prémenstruel sont soulagées grâce à des pilules de sucre.Le problème qui confronte les médecins est celui d'avoir à traiter un problème alors qu'ils n'en connaissent pas la cause.Ils doivent donc s'en remettre à la méthode à tâtons et avoir recours de temps à autre à un peu de magie noire ou à la prière en espérant obtenir des résultats.Les femmes qui souffrent du syndrome prémenstruel ont surtout besoin de quelqu'un qui les écoute d'une oreille sympathique.Quelqu'un qui peut les rassurer, leur faire comprendre qu'elles ne perdent pas la téte, ne deviennent pas névrotiques ou ne souffrent pas d'un trouble de la personnalité.Mais plutôt que cela fait partie de leur nature, de leur état de femme et qu'elle doivent apprendre à vivre avec leur système nerveux.La rétention des fluides semblant être un dénominateur commun dans de nombreux cas, des diurétiques pris le matin pendant plusieurs jours avant la période anticipée de dérèglement procure un soulagement.D'autres femmes sont aidées en éliminant les aliments salés, le thé, le café et les boissons à base de cola, en ou utilisant diverses médications, comme les vitamines B6, les tranquillisants ou de l'acide méfénamique, un antiinflammatoire sans stéroïdes.D'autres obtiennent un soulagement en utilisant des contraceptifs oraux.Tout comme le médecin de la reine, j'ignore ce qui peut guérir les femmes atteintes du syndrome prémenstruel, ou quels symptômes sont psychologiques et lesquels sont physiologiques.Un bon conseil toutefois.Il est préférable de se tenir éloigné d'une femme qui souffre gravement du syndrome.Le carnet d'observation '¦ : Beaucoup d'hirondelles \u2022 : noires sont mortes en mai JÎSi'on se fie à l'expérience par ;Mrae Thérèse Girard de Can-\"diac, de nombreuses hirondelles noires sont mortes cette année, à la mi-mai, en raison du froid qui a sévi au Québec à cette période.Madame Girard, qui possède des condos pouvant loger au moins 250 couples d'hirondelles noires, a trouvé près de 70 oiseaux morts sur son terrain durant la période du 17 au 20 mai.Elle présume donc qu'une foule d'oiseaux sont aussi décédés faute de nourriture suffisante et d'inanition ailleurs dans la region.Les hirondelles trouvées sur le gazon des Girard étaient des mâles pour la plupart.Il semble que trois ou quatre jours de mauvais temps consécutifs sans insectes peut venir à bout de ces oiseaux qui nous arrivent d'aussi loin que le Brésil.Papier d'aluminium et moineau ¦ Louise Asselin de Carignan raconte qu'elle a suivi un des conseils publiés dans cette chronique pour éviter que les moineaux ne s'emparent des nichoirs à hirondelles bicolores.Sans succès.Elle avait tapissé le mur du nichoir (en face de l'entrée) de papier d'aluminium.Mais autant les hirondelles que les moineaux se sont acharnés à arracher la mince pellicule.Elle décida donc de poser, à l'aide de punaises, le fond d'une assiette à tarte en aluminium â la place du papier.Cette fois, dit-elle, ce fut le succès.Trois nichoirs ont été occupés par les hirondelles sans que les moineaux ne tentent maintenant de prendre leur place.PIERRE G1NGRAS tives du sol et de gaz carbonique.Dans certaines circonstances, les mauvaises herbes pourront plus facilement envahir les récoltes parce qu'elles réagissent mieux à l'augmentation de la teneur de l'air en gaz carbonique.Parce que les feuilles des plantes contiendront moins d'azote, les insectes devront en manger plus pour se nourrir.C'est pourquoi les pertes de récoltes dues aux insectes pourraient s'accroître, explique le biologiste.Son expérience montre que les plantes se décomposeront plus lentement, aussi faudra-t-il davantage de temps pour que le sol retrouve ses matières nutritives.Ces observations signifient Qu'il sera peut-être nécessaire d'intensifier l'emploi des fertilisants et des insecticides.Dans des régions de forêt pluviale, les relations complexes entre les différentes espèces se modifieront.Certaines deviendront dominantes tandis que d'autres disparaîtront.L'un des effets positifs est que les plantes seront capables de survivre avec moins d'arrosage ou moins d'eau de pluie.Toutefois l'expérience est encore incomplète et d'autres recherches sont nécessaires.Prédire que l'augmentation du gaz carbonique permettra une croissance plus rapide des plantes et bénéficiera ainsi à l'agriculture relève de la naïveté, note M.Bazzaz, pour qui il y a encore beaucoup à apprendre des réactions de chaque plante et des écosystèmes â ces changements.i Nouveau son trace?* tSf féminin Une nouvelle méthode contraceptive est désormais sur le marché, l'éponge jetable Today, qui offre une efficacité de 90 p.cent, tout en étant très simple d'emploi et en permettant une grande spontanéité.L'éponge Today est fabriquée de polyuréthane imitant le tissu vaginal normal.Elle renferme du nonoxy-nol-9, un spermicide efficace.Il suffit de la mouiller puis de l'insérer au fond du vagin pour qu'elle offre une protection de 24 heures.Il est inutile de la remplacer s'il y a répétition de l'acte sexuel durant cette période.Cette éponge a en réalité trois modes d'action: elle libère un spermicide qui neutralise le sperme, elle bloque l'entrée de l'utérus et elle retient le sperme dans le polyuréthane.Une étude multi-centre effectuée auprès de 2000 femmes, dans 11 pays, et sur une période d'un an confirme le taux d'efficacité de 90 p.cent si employé tel qu'indiqué.Maintenant disponible en pharmacie, l'éponge Today est commercialisée par Wyeth Ltée, leader du marché dans les produits de contraception.Les animaux 7- Ta Plus intelligent que le chien : le cochon dr françois lubrina collaboration spéciale «mm audit Mwm chien sale!», «Peau de vache ! », « Face de rat!».Certaines espèces animales, qui ont \\ W& |e jos |arge et |a téte de l'emploi, font partie du répertoire, justifié ou non, mais fort imagé, des insultes mordantes de la langue française.Traiter par contre un homme de gros «cochon», ou une femme de grosse «truie», demeure sans doute le summum de l'injure zoologique.C'est pourtant bien mal juger le porc, cet animal extrêmement attachant au demeurant, intelligent et fort sociable.Commencé il y a 5000 ans, l'élevage du porc offrira pendant longtemps aux intéressés plutôt dodus, les joies de tous les animaux de ruelles ou de basse-cour gloussant ou picorant d'aise.À l'époque, bien sûr, où la ferme représentait un mode de vie encore humain et rural! Les petits cochons se roulaient alors joyeusement dans la mare aux canards.Non point pour se «cochonner», mais, comme bien d'autres espèces (les éléphants par exemple ), pour se rafraîchir, et se protéger des insectes taquins.Malheureusement pour eux, les élevages porcins modernes sont vîtes devenus concentrationnaires, véritables prisons dénoncées par John Robbins dans un ouvrage récemment publié chez Stanké: «Se nourrir sans faire souffrir».Truffe Les cochons, ces animaux que l'on qualifie abusivement de gloutons, sales et obèses ont, en fait, un coefficient intellectuel bien supérieur à celui du chien.De plus, leur groin, à l'odorat particulièrement fin, en a fait un animal de choix pour dénicher les truffes.Ces champignons gastronomiques et au prix astronomique, poussent enfouis de quelques pouces sous le sol.Le chien ne sentira la truffe, en effet, que lorsqu'elle est mûre à point.Il faut donc l'amener avec soi chaque jour.Le porc, lui, détecte les truffes en cours de formation.Il suffit donc, pour la cueillette, de le conduire au pied des chênes, une seule fois par semaine.On imagine facilement alors combien il doit souffrir, le pauvre bougre, dans cette atmosphère concentrationnaire de l'élevage industriel, où l'on entasse maintenant des milliers de porcs qui ne verront jamais la lumière du jour.Et où se dégagent des gaz malodorants et toxiques provenant de leurs excréments, et composés: d'amo-niac, de méthane, de sulfure d'hydrogène.Profit maximum Le seul tort du porc, en fait, est d'avoir une chair savoureuse, une grande facilité de conversion alimentaire, et un bien bon caractère.En fait, un cochon peut reconnaître les gens, et se souvenir des personnes.Il n'aime pas plus que nous se souiller, salir ses aliments, ni dormir dans la saleté.Seul le manque d'espace l'a rendu sale.Dans ces fermes devenues de vraies usines porcines, toute est organisé pour nous faire oublier que le porc est encore un animal.Dans la revue professionnelle Hog Farm Management, on pouvait lire à ce sujet: «Ce que nous essayons réellement de faire c'est de modifier l'environnement de l'animal pour un profit maximum.» Ou encore «Oubliez que le cochon est un animal.Traitez-le simplement comme une machine dans une usine.Établissez l'heure des traitements comme s'il s'agissait d'un graissage, la saison de l'élevage comme la première étape d'une chaîne de montage, et la commercialisation comme la livraison d'un produit fini!» tions de façon forcée et artificielle pour que la truie obtienne un maximum de porcelets par an et pour raccourcir la durée du sevrage â coups d'hormones.Après tout, et toujours selon le National Hog Farm: «Il faut concevoir et traiter les truies de reproduction comme une précieuse machine de laquelle les bébés sortiraient comme d'une machine â saucisses.» En fait, certains de ces animaux, entassés une vie durant en cage, pouvant à peine bouger, contraints à vivre dans leurs excréments, le flair agressé par une odeur insoutenable (visitez une ferme porcine: plusieurs jours après, l'odeur n'aura pas encore quitté vos vêtements) lilt ¦ ont les pattes chargées d'un poids excessif (un des plus gros cochons du monde, né aux U.S.A., ne pesait-il pas 1,5 tonne?).Dans cette atmosphère concentrationnaire, les cochons deviennent peu à peu fous et névrosés.Ils se livrent donc fréquemment au «canibalisme», et se bouffent la queue (caudopha-gie).Obscurité totale Pour prévenir cette fâcheuse manie (parfois, le porc à la queue mordue, peut se faire dévorer une grande partie du dos), on suggérait, un temps, dans le Farm Journal, de garder les cochons dans l'obcurité totale ou bien de pratiquer l'ablation de la queue du cochon (caudecto-mie).Dans d'autres fermes, pour rentabiliser l'espace bâti on a même entassé les stalles les unes sur les autres comme dans un garage! Certains éleveurs répugnent cependant â ce genre d'élevage.Un vétérinaire rural, en fin de carrière il est vrai, révéla son écœurement pour ce type d'élevage industriel, dans la revue Confinement.«Je me découvre une aversion de plus en plus franche pour la tendance très largement suivie de la claustration totale du bétail.Si nous considérons que cet environnement est acceptable, que cela laisse-t-il présager pour le genre humain?» Déjà, en effet, ne voit-on pas au Japon de ces minuscules chambres d'hôtels en forme d'alvéoles d'abeilles, où le client dispose d'un espace vital extrêmement réduit.Un bel avenir en perspective.Et qui vivra verrat ! Référence: Se nourrir sans faire souffrir, par John Robbins, aux Éditions Stanké.Jambes déformées Avec une telle philosophie affairiste, pas question que l'animal perde inutilement des calories.Dans certaines «usines» les cochons ne disposent donc que de 0,6m2 d'espace vital.S'ils marchaient et s'ébattaient librement, leur dodu tour de taille fondrait.Tout comme les juteux profits des preux chevaliers de l'industrie porcine.Le pied du porc, en outre, est conçu pour gratter le sol et quêter sa nourriture, ruer, piétiner, se défendre.Mais sur les planchers de béton, ou des lattes de métal, leurs pieds sont meurtris ; leurs jambes déformées.Une bonne litière aiderait à soulager ce problème.Mais la paille coûte cher, et leur pattes, douloureuses ou pas, ne doivent surtout pas influencer le prix de revient.Comme il est stipulé dans le National Hog Farmer: «On ne nous paye pas pour produire des animaux ayant une bonne posture.On nous paye au kilo !» Machine à saucisses Tout se fait dans ces condi- Le cochon, un animal méconnu, extrêmement intelligent et sociable: le cochonnet «Priscilla» sauva de la noyade Anthony Melton, un handicapé mental de 11 ans, le 5 août 1984.Cochons entassés dans de véritables élevages de camps de concentration au Québec. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JUIN 1990 B5 ' A I Germain Tardif L e Placement étudiant du Québec annonce que des centaines d'emplois de sauveteurs et d'assis-tants-sauvetcurs sont présentement disponibles dans les piscines publiques de l'île de Montréal.Les étudiants qui sont intéressés doivent être détenteurs d'une carte de compétence valide et son invités à communiquer sans tarder avec Mme Agnès Boussion au 873-4145 ou, encore, se rendre au bureau du Placement étudiant, 535, est, rue Viger.Unis, sera sous la présidence de M.Ion Paraschivolu, ingénieur, titulaire de la chaire en aéronautique (.-Armand Bombardier.De grandes personnalités du monde des arts et des sciences participeront au 15e Congrès international de l'Académie rou-mano-américaine qui se tiendra à l'École polytechnique de Montréal, du 14 au 18 juin.Cette manifestation, qui a lieu pour la première fois hors des Etats- Le Dr Jean Picrard, professeur titulaire à la faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, a été élu président de la Corporation des médecins vétérinaires du Québec.11 succède au Dt Paul Desrosiers, qui termine un deuxième mandat.Le Dr Piérard est également président de l'Association mondiale des anato-mistes vétérinaires et président fondateur de l'Association mondiale des enseignants vétérinaires.Pour les sans-logis Des dizaines de sans-abri des deux sexes couchent ou mangent chaque jour au Cite Ami, à Hull.Pour faciliter le travail des bénévoles, la présidente de la Fondation Jacques Francoeur, Mme Kitty Francoeur et sa fille Anne, une des fiduciaires, ont présenté les clés d'une camionnette neuve au président du conseil d'administration du Gîte Ami, M.Jacques Cagnon, ainsi qu'au directeur général, le père Ré-je an Cadouas, o.m.L es ans die mariage Joseph de Repentigny et sa femme Marie-Anne sont aujourd'hui les héros d'une fête à l'occasion de leur 65ième anniversaire de mariage.Née aux Etats-Unis de parents canadiens, Mme de Repentigny (Marie-Anne Labelle) est arrivée à Montréal en 1908.Elle était la fille d'un entrepreneur et demeura dans divers secteurs de la ville.Quant à son mari, il est né à Outremont.Il fut distributeur de pain jusqu'en 1950 et travailla, par la suite, au ministère de la Défense nationale pendant 15 ans.Leur mariage a été célébré le 10 juin 1925, en l'église Saint-Arsène.De leur union naquirent 15 enfants.La famille comprend maintenant 34 petits-enfants et 27 arrière-peiits-enfants.Depuis 10 ans, les deux époux, respectivement âges de 89 et 86 ans, demeurent au Village olympique.Le Dr foa-quim Mïro (photo), résident en cardiologie à l'Hôpital Sainte-Justine, a reçu une bourse de perfectionnement de 10 000$ accordée conjointement par l'Association des cardiologues du Québec et les Laboratoire Merck Frosst.Cette bourse, qui lui a été remise lors du banquei annuel de l'ACQ, lui permettra de perfectionner sa formation dans le domaine du cathétérisme interventionnel pédiatrique au Children's Hospital de Boston.Par ailleurs, une deuxième bourse au montant de 1000$ a été accordée conjointement par l'ACQ et les Produits pharmaceutiques Knoll au Dr Serge Lepage, rési- dent en cardiologie de l'Hôpital universitaire de Sherbrooke, pour le meilleur projet de recherche en cardiologie et la meilleur communication scientifique lors du congrès de l'ACQ.Le Centre de référence du Grand Montréal vient de publier la liste 1990 des résidences privées pour personnes âgées.Elle contient les coordonnées et la description de plus de 200 résidences pour personnes retraitées ou semi-retraitées et se divise en trois catégories: maisons-appartements pour personnes autonomes, résidence offrant logement et pension et centres d'accueil privés.On peut se la procurer, au coût de 9$, au Centre ou par la poste en faisant parvenir un chèque ou mandat à l'ordre de la Fondation du Centre de référence du Grand Montréal, 881, est, boul.de Maisonneuve, Montréal, H2L 1Y8.*S : 'i Le département des arts et lettres du Collège Marie-Victorin a récemment remporté le grand prix provincial du concours «Le français, pour moi, ça compte».Il a été remis à Mme Lynne Boi-lcau% auteur du projet «Année du français» et responsable de la coordination départementale des arts et lettres.Le Dr Jean Larochclle, de Chi-coutimi, praticien et chercheur actif dans un grand nombre d'organismes voués à la santé et aux bien-être des enfants, a reçu le Prix Letondal accordé par l'Association des pédiatres du Québec.Ce prix ainsi nommé en hommage au Dr Paul Letondal, président-fondateur de l'APQ décédé en 1985, est accordé à un de ses membres qui s'est particulièrement distingué au cours de sa carrière.U comporte une bourse de 1000$ qui est remise à un organisme sans but lucratif choisi par le récipiendaire.Hubert Sacy, directeur du Service des communications de la STCUM, en a plein les bras, avec les trois trophées que la STCUM a reçus, lors du récent Gala des prix de l'excellence 1990 organisé par la Société des relationnistes du Québec.La société montréalaise de transport en commun s'est illustrée pour sa campagne «Voyager en paix» (prix de la meilleure campagne de relations publiques et de la meilleure campagne de l'année) et pour sa politique «Vers la communication globale».À MARDI ?.\"*7*y- informatique: dons au collège de nosemont Grâce à l'initiative de deux professeurs de physique du Collège de Rosemont, Renée et Pierre Desautels, des subventions ont été accordées à cette institution par APO Québec (Application pédagogique par ordinateur) et par la Fondation Apple.Ces subventions serviront au Centre d'innovation pédagogique Apple du département de physique du collège.Laval et Laurentides Laval s'intéresse à nouveau à la présentation des Jeux du Québec en 91 jean-paul charbonneau aval aimerait présenter, à L l £ ; Tété 1991, la fina-ï le provinciale des Jeux du Québec.Jeudi, lors d'une séance du comité exécutif tenue à huis-clos, les membres du comité exécutif ont discuté de cette possibilité et un porte-parole a déclaré par la suite que Sport Québec, responsable de la présentation de cette manifestation sportive, était encore en discussion avec le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pèche.Laval veut savoir combien d'argent au juste Québec va accorder pour aider à la réalisation de cette rencontre regroupant des milliers de garçons et filles de toutes les régions de la province.Il y a plusieurs mois, il en avait déjà été question, mais à cause de certaines contraintes budgétaires, l'idée était morte au feuilleton.Finalement, c'est Sherbrooke qui avait été choisie, mais cette ville des Cantons de l'Est s'est désistée depuis et c'est à ce moment que Laval est réapparue dans le décor.Selon le porte-parole, une réponse définitive sera donnée au cours de la semaine qui vient.POUR ÉVITER UNE PENURIE D'EAU ¦ Le conseil municipal de Laval avise la population qu'il a modifié son règlement portant sur la consommation et l'utilisation de l'eau potable, principalement en ce qui a trait à l'arrosage des pelouses, arbres, arbustes, fleurs et autres végétaux.Ce règlement est en vigueur depuis le 15 mai jusqu'au 1er septembre.Les résidants dont la maison ou l'immeuble porte un numéro civique pair pourront arroser les jours dont la date est un jour pair, entre 20h et minuit.Inversement, les résidants dont les adresses sont composées de chiffres impairs pourront arroser les jours impairs.Les contrevenants sont passibles d'une amende d'au moins 25$ et d'au plus de 300$.Avec l'été qui s'installe, l'administration fait appel au sens civique de la population dans son utilisation de l'eau potable.Cet appel s'adresse particulièrement aux résidants qui sont desservis par l'usine de Pont-Viau, c'est-à-dire ceux oui habitent les quartier Pont-viau, Du-vernay, Saint-Vincent-de-Paul, Saint-François, Vimont et Au-teuil.La Ville procède actuellement à des travaux de modernisation et d'agrandissement de cette usine ce qui aura pour effet de garantir au cours de l'été une pression répondant à une consommation normale d'eau potable.À LA MÉMOIRE DU Dr J0ANNETTE ¦ La municipalité de Sainte-Agathe-des-Monts n'écarte pas la possiblité de donner le nom d'Albert Joannette à une rue ou à un édifice municipal.Ce médecin, décédé récemment à l'âge de 91 ans, s'est dévoué constamment pour tous les citoyens de la région, principalement pour ceux atteints de la turberculosc.Un pavillon du Centre hospitalier Laurentien porte d'ailleurs son nom.Lors de leur réunion de mardi dernier, les membres du conseil municipal ont résolu d'envoyer un don à la Fondation Albert-(oannette mise sur pied pour aider au perfectionnement du personnel du Centre hospitalier Laurentien.«Le Dr Joannette était une personne estimée de tous qui n'a jamais refusé d'aider son prochain.La ville va certainement faire quelque chose en son honneur», a dit un porte-parole de l'hôtel de ville.HONORÉS PAR LE CONSEIL DE LA CULTURE ¦ Saint-Eustachc, le centre d'ex-position du Vieux Palais de Saint:Jerôme et le sculpteur Domingo Cisneros sont les trois lauréats du Conseil de la culture des Laurcntides.La ville de Saint-Eustache a été honorée à cause de son implication depuis 25 ans dans le développement culturel.À chaque année, elle prévoit 6 p.cent de son budget pour la culture.Entre 1972 et 1988.elle a utilisé une semme de 4 000 000 $ pour la mise en valeur du patrimoine.Pour ce qui est du Centre installé dans l'ancienne prison de Saint-Jérôme, il a retenu l'attention du jury à cause de la présentation à chaque année de six expositions et des nombreuses activités organisées à l'intention de la population scolaire et du public en général.Quant à l'artiste Domingo Cisneros, qui habite la Macaza, il a réalisé plusieurs oeuvres sur les Laurentides au cours des 15 dernières années.Ses pièces sont exposées au Musée du Québec.Le jury avait à choisir parmi 18 candidatures dans trois catégories.Le Conseil de la culture est un organisme créé pour faire le lien entre le milieu et le ministère des Affaires culturelles.CONSEILLERS ASSOCIES ¦ Le maire Gilles Vaillancout s'apprête à nommer des conseillers associés au comité exécutif de Laval.Les élus choisis pour seconder les membres de ce comité recevront une rénumération additionnelle de 13 500 $.Dans la deuxième ville du Québec, un simple conseiller municipal reçoit un traitement de 20 680$ en plus d'une allocation de dépense de 10 072$ LAVAL APPUIE CALCARY B Les membres du comité exécutif de Laval ont adopté une résolution d'appui au Calgary Air-port Authority (GAA) pour l'implantation d'un centre d'entraînement sur simulateur de vol Dash-8-DeHavilard (GAA) à l'aéroport de Calgary parce que les appareils nécessaires seront fabriqués par CAE à Montréal.Les édiles lavallois croient que ce projet sera bénéfique non seulement pour Calgary mais aussi pour la grande région de Montréal.Il est convenu que les aéroports de Montréal se réservent le droit d'entreprendre un projet semblable dans l'est du Canada si le besoin s'en fait sentir.UN PARC LINÉAIRE COUTERAIT 5 MILLIONS $ ¦ L'Association touristique des Laurentides (ATL) vient de terminer la réalisation d'une étude relativement à l'aménagement de la partie de la voie ferrée entre Saint-Jerôme et Mont-Laurier en un parc linéraire.Cette ligne n'est plus utilisée par les Chemins de fers nationaux.\"ftp M fl V ttfii .v &-i^w?- r\\ * u ! '; \" 1 ¦¦< BBSS Y i 1 K i - à ¦ ¦ SI Z\\, \u2022 \".m M 1 Peut-être verra-t-on un jour un nouveau «P'tit train du Nord* partir de la gare Jean-Talon (notre photo).ou d'ailleurs.Pour convertir 200 kilomètres en une piste cyclable une somme de 5 millions $ devrait être investie.Par contre, l'étude de faisabilité pour la mise sur pied d'un train rapide entre Saint-Jérôme et Montréal ne sera pas terminée avant trois mois.Le 30 octobre dernier, des maires des Basses-Laurentides étaient venus en bicylette à Montréal dans le but de sensibi- liser Québec au besoin d'un train rapide.Le gouvernement avait alors annoncé qu'il accordait une somme de 50 000$ pour la réalisation d'une étude devant durer neuf mois.LA MATAWINIE ET L'ENVIRONNEMENT ¦ Les maires de la municipalité régionale (MRC) Matawinie ont signé un protocole d'entente pour la création d'un comité consultatif en matière de protection d'environnement.Cette entente s'inscrit dans les objectifs du Plan vert du gouvernement fédéral dans le but d'appliquer régionalement les principes du développement durable.Cette ratification fait partie de la semaine de l'environnement à Saint-Donat.Aujourd'hui, le président du Fonds espace verts.Pierre Bélcc, prononcera une conférence institulée «tourisme et environnement». LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 JUIN 1990 Brancher les gens d'affaires des communautés, un intérêt mutuel gilles st-jsan envoyé special de Lâ Presse SAINTE-ADÈLE M Les gens d'affaires des communautés ethniques sont «débranchés» des activités de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain ; c'est à elle qu'il revient d'entrer en contact avec eux, et ce dans leur intérêt récriproque, assure une avocate d'origine haïtienne invitée au 40e congrès annuel de l'organisme.«La Chambre a beaucoup à faire dans ce domaine, avec 75 p.cent des immigrants québécois qui vivent dans la région de Montréal.De plus en plus, maintenant, les Québécois auront be- soin d'eux pour trouver des débouchés à l'extérieur et prouver que nous sommes capables de réussir», a noté hier matin Me Yolène Jumelle, vice-présidente du comité consultatif sur les relations avec les minorités de la CUM.L'atelier sur l'adaptation à la diversité auquel participait l'avocate aurait d ailleurs pu s'appeler «les complices de demain», tant on y a insisté sur l'importance de créer des liens avec les minorités.«L'immigration et la diversité ethnique de Montréal doivent être vues comme une richesse, non comme le résultat d'un acte de charité de notre part», a soutenu pour sa part le président du congrès, M.Iules Bélanger, selon qui la chambre peut et doit jouer un rôle de leader pour favoriser de meilleures relations entre anciens et nouveaux Montréalais.Une bombe «Si on ne s'en occupe pas, nous avons une vraie bombe à retardement sur les bras», a-t-il ajouté, propos repris un peu plus tard par Me Jumelle.L'avocate pense en effet que si on ne corrige pas les problèmes actuels d'incompréhension et d'ignorance, c'est sur «un baril de poudre» qu'on est assis.De son côté, le vice-président aux services bancaires de la Caisse centrale Desjardins, M.Trung Huu Nguyen, s'est élevé contre une idée répandue voulant que MONTREAL REVUE DE LA SEMAINE V&me HxA Bis Oct 52 (Jet.«m.Vie.Kart Bis CT Fin.2600 SÎ9 ït 19 Cabano 13725 120 101 120 rOdweilA 2500 left t>ft 6ft CamOlor 166440 S13 11* 12 -H- Cambrldo 29900 $27'?27H 27'.* Camp Rm 6439 7 5 70 70 \u2014 S CmpbeLSp 25S32 S21 Wà 21 +Hi Camp.sr.C 2300 220 720 220 Ccmp.p.D 2200 210 210 210 Camoeau 10750 22 5 200 205 + 2 Can Malt 113060 $15H IS 15 CdaPack 10400 S13H 12* 12*-* CP Ltd 34W79 «73* 21* 72H+ Vi Cdn Tire '105 S2S'/< 25,.'« 25'/.- * fC Tire A 328596 $21* 2l'/4 21*+ y» fC UHIILA 7450 S19/2 19 19»/» + vé C Utilll B 21200 $19* 19* 19* C.Ulil.SrM 21000 $23' < 73' k 23K CUNUrN 2700 $73^ 23V» 23tt fCmnacA 64215 405 390 405 + 15 Canamax 23567 140 105 140 Canjtor 14200 340 325 340+20 CaraOoer 25700 $16* 16* 16'/4 fCaraOp.A 23700 $16* 16\"4 16* Carcna 23550 $20\"j 20 20 Cascades 26450 405 395 405 \u2014 5 Cetoncse 8700 $30''* 30 30*\u2014I'b Cdan Sri 1000 W\\i 274 271 j + * C.Capllal 3041 $9'i 9ft 9*+'.a fC.CapA 3700 $8 7* 8 \u2014 Vfil Cnaran 255424 13 12 13 fChaleou :500 205 205 205 ChenLW 2000 18 18 18 + i Chrysler 22000 $187* 18* (CimStLa 16100 $16* 16 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Donohue.b\t5358\t$104\t10\t104 +\t*\t$13*\t9* DonotaA\t225\t\t\t18\t\t$20\t17 DorH\t5775\t430\t420\t420 -\t5\t$5*\t2 fDramx.a\t2300\t\t\t04\t\t190\t50 DuPont A\t580\t$27\t26*\t27 +\t4\t$29*\t72 IDviex.Ltd\t76580\t$6\t4\t4 -\t1\t$12*\t5* E/F\t\t\t\t\t\t\t Echo Dav\t69325\t$15-3\t14*\t144-\t4\t$24*\t12* EWr.cdaa\t23200\t$18\t16*\t18\t\t$25\t124 fEmpire.A\t24800\t$12*\t12*\t124\t\t$16*\t12* Encor Inc\t57431\t260\t240\t245 -\t5\t320\t215 EncrplusG\t9669\t$5*\t5*\t5* +\t4\t$9-i>\t4 EqDenij.A\tZlOOO\t150\t150\t150\t\t295\t130 fEqDcn.B\ti::o\t140\t135\t135\t\t285\t125 iEq Inv\tri COO\t75\t75\t75\t\t95\t65 Eq Reser\t1700\t80\t80\t80 -\t1\t95\t75 Espalau\t22900\t210\t190\t210\t\t325\t190 FCA Inter\t234200\t$10*\t10\t10*\t\t$11*\t9 FPI Ltd\t108500\t$54\t5\t5\t\t$7*\t44 Ffcnbrd G\t25000\t760\t250\t250\t\t315\t185 Fi.Desi.sl\t22695\t$194\t19*\t194\t\t$234\t19 Finan E.C\t7796\t165\t155\t156 +\t1\t300\t140 Finning\t218000\t$17\t16\t164\t\t$16\t11 FCryTco\t290\t$5*\t5*\t64\t\t$7*\t64 Flel.Can.a\t8888\t$164\t164\t16*-\tvi\t$19*\t144 Flet.lnrtb\t200\t$20\t70\t70\t\t$214\t18* Ftel.lnv\t34050\t$22*\t22*\t774-\t4\t$23\t21* Fletcher\t5900\t290\t7Î0\t280 -\t10\t385\t265 F.Eur oo.w\t258100\t16\t12\t13\t\t23\t5 fFdCr.Que\t3425\t395\t370\t390 + 20\t\t$6\t34 iForalek\t2 600\t62\t62\t62\t\t120\t58 Foresbec\t23300\t42\t25\t25 -\t20\t130\t35 Foresbcrt\t3600\t1\t04\t04\t\t1\t1 iForex\t2700\t163\t160\t163 +\t5\t200\t115 Forex Pr\t2500\t80\t80\t80\t\t135\t60 Fortli Inc\t2410\t120*\t20*\t20*\t\t$224\t194 G/H\t\t\t\t\t\t\t GTC.tra.B\t2950\t360\t355\t355\t\t$7\t3 GW Util\t795\t$344\t34\t344\t\t$34*\t21 Galactic\t23250\t345\t335\t340\t\t$5*\t2 Guar Amr\t24545\t\t\t1000\t\t$1000\t1CO0 fGa2 SrD\tZlOO\t$204\t204\t704\t\t$22*\t20* rGJdtmA\t4000\t465\t460\t460 -\t5\t$6*\t3* Gldcrp.Wl\t13500\t20\t18\t18 -\t6\t40\t13 Goodfcllw\t2200\t370\t370\t370\t\t385\t300 Goyette\t2350\t55\t55\t55\t\t110\t55 Goyetle.w\t224745\t\t\t0\t\t10\t3 Grma Lee\t221000\t16\t15\t16\t\t37\t15 Gr.Wsl7.70\t26030\t$25\t25\t75 +\t4\t$25*\t24* G.W.lifeco\t3941\t$13*\t134\t13*\t\t$174\t12 Grilli\t2700\t$6\t6\t6 +\t*\t$84\t54 Gr.L.1.875\t10250\t$22*\t724 72* +\t\tVa\t$24*\t21* tGr.laur.b\t25625\t$74\t74\t7*\t\t$9*\t6* Guardcor\t2450\t$7*\t7*\t7*\t\t$84\t6* Guard.T.\t20950\t340\t325\t340\t\t410\t185 Guard.P.A\t500\t$7\t7\t7\t\t$7*\t6* Guard.p.B\t2900\t$6*\t5*\t6 -\t*\t$84\t5* GuilvA\t2312515\t$6\t5*\t6\t\t$9*\t5 GuK Res\t55655\t$15*\t15\tIS*\t\t$17*\t134 HarricA\t7000\t185\t115\t185\t\t325\t140 Hartco\t25237\t$64\t6\t6\t\t$94\t5* Hawker\t21800\t$24\t24\t74\t\t$27*\t23 Hees.lnt\t36980\t$25*\t24*\t75* +\t4\t$314\t234 Hees 91wt\t39725\t$5\t4\t4 +\t\t$104\t2 Hemlo\t57450\t$13*\t124\t12*-\t*\ts20*\t124 Heroux\t3SK)\t375\t360\t365 -\t10\tS3 *\t2 Hollin Inc\t107500\t$12*\t124\t12* +\t4\t$144\t10* Honco\t73CC\t40\t35\t38+13\t\t50\t70 H.Brook\t27500\t75\t73\t73\t\t305\t75 fHorsham\t20650\t$10*\t9*\t94 +\t4\t$12*\t84 Hubbard\t10100\t720\t200\t270 +\t5\t330\t195 H Bay Co\t2463\t$32\t32\t37\t\t$37*\t27* 1/J IPL Inc\t1800\t415\t415\t415 - 10\t470\t330 ideal Mtl\t33S0\t160\t150\t160 + 10 295\t\t130 iglooVs\t22500\t75\t75\t75\t97\t66 lm.FI.2.25\t:900\t$25\t244\t25\t$25*\t24* Imasco.ltd\t126661\t$37*\t36*\t37* + *\t$404\t33* lmasco7.3\t21000\t$234\t234\t234\t$25\t23 ilmogrp.a\t22500\t20\t20\t20\t60\t15 Imp Mils\t29200\t138\t132\t137\t1/5\t105 Imp Oil A\t196227\t$57*\t554\t55*-1*\t$65\t53 inco Ltd\t135423\t1324a\t31*\t32 - 4\t$44*\t26 IFX 2000\t4450\t180\t170\t175 + 5\t255\t160 Inlcrcan\t200\t120\t120\t120 -20\t445\t105 Interhome\t11774\tSi:\t474\t474\t$50\t43* IBM\t2192 $142* 140*\t\t\t142*+2* $147* 108\t\t lnt.dta.pr\t21049\t10\t10\t10\t35\t3 ilnt.Dfita\t20\t55\t55\t69\t75\t50 Invern8.75\t2200\t$104\t104\t104\t$12\t9* Inv Grp\t285\t$22*\t72*\t214\t$24\t184 Irwin Toy\tzlOO\t$5*\t5*\t5*\tJ7\t5 f Irwin A\t23020\t$5*\t54\t5*\tJ6\t44 Island Tel\t2280\t$154\t154\t154\t$164\t154 flvaco A\t2451\t$10*\t10*\t10*\t$144\t9* Ivoco.srl\t1754\t$14\t13*\t14 + *\tSW 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El\t2400\t$13*\t13*\t13*\t$144\t13' fMarit Tel\t6748\t$164\t164\t16*- *\t$194\t154 Mrl pr B\t22715\t$9*\t9*\t9*\t$10*\t8* fMarSteiA\t2500\t\t\t3\t450\t300 MarSIelB\t2500\t\t\t3\t460\t300 Mal co\t26700\t75\t75\t/S\t130\t50 McNeil M\t31800\t158\t152\t152 - 3\t285\t150 Mcmotec\t44192\t$8*\t8\t8* + 4\t$114\t8 fMetroR.A\t11887\t300\t280\t280 - 10\t475\t275 Mtp Mtl\t2307\t135\t135\t135\t255\t135 Minnova\t25615\t$184\t17*\t18\t$21\t164 IMUchll A\t22200\t$154\t15\t15\t$16*\t15 Mitchell B\t23600\t$15\t15\t15\t$17\t14* Mitel.Corp\t226100\t277\t260\t265\t430\t720 Mi tel 2.00\t10270\t$16\t15\t16 + 1\t$204\t14 1 fMolson A\t231656\t$40\t38*\t39*+ h\t$40* 344\t Molson B\t1500\t$39\t38*\t38*\t$41\t35 Monenco\tZlOOO\t300\t300\t300\t355\t755 Moore\t601142\t$354\t34*\t344+ 4\t$394\t794 Morgan F\t27B\t\t\t0\tno\t15 Morg.S1.75\t2300\t370\t370\t370\t$84\t34 Mb oc cap\t2775\t$13\t13\t13\t$17*\t94 Muscocho\t23300\t74\t74\t74\t300\t2 Mux Lab\tZlOOO\t14\t14\t14\t95\t5 Nation.sea\tzlOO\t$6*\t6*\t6- .1\t$8\t3 INatn.S.A\t2500\t450\t450\t450\t$54\t3 NlldL 7.25\t22000\t$74\t74\t74\t$84\t74 NlldL 9p\tZlOOO\t$94\t94\t94\t$10\t94 NfldT 9.75\t2250\t$19*\t19*\t19*\t520':\t19* NewTel\t16264\tSI/4\t17*\t17*- 4\t$20*\t17* iNoramco\t29432\t38\t38\t38\t75\t36 Nor.Forsl\t42580\t$12*\t114\t12 + 4\t$16*\t10 Noranda\t140241\t$20*\t19 ï\t20*+ *\t$28*\t18 Noran.srB\t21500\t$78» 4\t2/':\t28*\t$344\t25* Noran.7.75\t25612\t$244\t244\t244\t$32*\t22* NorcenMv\t57510\t$25\t24*\t25 + 4\t$784\t234 fNorcenSv\t3509\t$23*\t224\t234+ *\t$27 *\t22* Nor.can.O\t18800\t$194\t19*\t19* + Vb\t$25\t17* NC oil.sr6\t300\t$1B4\t18*\t18*\u2014 4\t$21*\t134 Nor Tel\t244555\tS344\t324\t33*+ *\t$344\t21 Northgate\t2223?\t$6\t5*\t5*\t$84\t5* NWesi Sot\t2720\t$174\t17\t17 i\t$18\t9 Nova Albt\t1443422\t$9*\t8*\t9 + *\t$104\t6* NovaA.Wa\tZlOO\t$27\t27\t27\t$25\t24 Nova9.125\t21000\t$234\t72*\t234\t$25 h 204\t iNovatron\t21510\t17\t17\t17\t170\t20 iNoveder\t17894\t100\t85\t90\t200\t50 Noverco\t61028\t$14*\t14*\t14*+ *\t$14*\t11 O/P Ocelot A\t262\t\t\t14\t\t$14*\t94 fOcelot B\t22351\t$74\t74\t74\t\t$14*\t74 Ogivar\t91507\t99\t80\t90\t+ 14\t107\t55 Olco.A\t105/5\t150\t145\t149\t+ 2\t120\t135 lOnexCorp\t23200\t$12*\t124\t124\t\t$16*\t11 tOsha A\t31810\t$32\t31\t32\t+ vi\t$334\t254 Pancdn.Pt\t22300\t$284\t28*\t28*\t\t$31*\t254 Panloram\t700\t150\t145\t150\t+ 20\t250\t125 P.Marlin\t:870O\t104\t8\t10\t\t139\t54 Peerless\t3950\t$6*\t6\t6\t\t$7*\t6 IPeoples.a\t1000\t$9*\t9';\t94\t- 4\t$144\t9* Perkins.P\t200\t$7\t7\t7\t\tS5 ;\t6* Pla.Dome\t487160\t$18\t164\t164\t-1*\t$25\t15is Plastibec\t5600\t190\t185\t185\t\t195\t90 Poco Pctr\t6700\t$6*\t64\t6*\t\tS9 4\t5* PCS Inc.\t58500\t$144\t144\t14*\t\u2014 *\t$174\t12* fPowr Cr\t296985\t$15*\t14'\t15*+ 4\t\t$17\t144 Pow Sr86\t1000\t$434\t43*\t43*\t- *\t$464\t424 Power.Fin\t9100\t$18 h\t18\t18*\t\t$214\t16* IPremdor\t21100\t370\t365\t365\t\t$64\t3 Prcmier.a\t1750\t150\t150\t150\t+ 8\t380\t90 Pr.Choix.a\t3300\t$6*\t6 ;\t64\t- la\t$11\t6* Promatek\t236936\t40\t40\t40\t\t105\t40 Provigo\t9181\t$8*\t8Mï\t8*\t\t$114\t6* O/ R Que Tel QuebecoA IQuebecoB RPM Tec IRadio.A RangerOil Reed 01 Reilman Renaisnce iReoao Rio.Algom Roctest IRogerC.B fRollnd A Rothman Roval.Lpg fRvTrstco RTrst G.fl RvTrc2.68 Rvlrc srQ S/T SHL Svst ISNC SR.telcom ISt.Sauv.a San Fran SanFraSr2 SaniGest Sa ni Mo.a Sani Mo.w ISask.sr.1 Saskoil Saskoil.wt Saskoil eu iSaturn.D Sceplre.wt Sceotre Scepl 7p Scol.paper IScotf Hos Seagram Sears Can Sechura.A S.T.I.Shasoer Shell Can Shermag Shirmax Sico S\u2014Beaud.ISocanavA ISodrcanA Southam ISoar Aer Sportcn.A Sporlc.8 Slbg Pr C Slbfl Pr D Steico A Std 1.94 iSIralm.A SumnerSo Svncrçs.A TCC Bev Taurus.A fTecSvn Techmirc Teck A fTeck B iTee.com rrel Ml B fTeiebcs.3 fTe'ebc.s.4 ITmedia A Tembec.A ThomCor Toîoeco tTorstr B iTctal Total Pete Totoet2.68 Totec Trs mount TrAlta 8.4 TrnsAlta.9 TrAlta TrCan SrJ TrCan Pi TrCan 2J3 TrCan Sri TrCan4.35 Transat Triton Fin Trilon Sr3 Trikn srA Trimac Trilon fTrizec A Trizec.sr4 Tri2ec.sr6 Trco Desi Trust Gen 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