La presse, 10 juin 1990, C. Détente
[" Détenté LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JUIN 1990 wmtm ¦ : [ ¦ - ! % Allez et ne « skatez » plus.dans la rue! RICHARD FORTIN es planchistes «à roulettes» ne sont pas des mauviettes, tout le monde en conviendra.Us carburent au rock Heavy Metal et aux herbes exotiques.Enfin c'est ce qu'on dit.Alors au nom de quoi, grand Dieu, la ville de Montréal tient-elle tellement â salir leur mauvaise réputation en leur offrent une piste de «skate board » officielle, clôturée, encadrée, bourgeoise, où ils devraient se conformer à des consignes de sécurité.m S, Une piste de 245 plantée dans le cadre champêtre du parc Jarry.Une piste paysagée, avec des fleurs et du gazon.Parlons clairement : une piste de «teteux».Si au moins, les 245000 $ étaient le fruit de transactions douteuses, ou servaient au blanchiment de l'argent de la drogue, les «street skaters » comprendraient.Mais la somme a été honnêtement soustraite du portefeuille des contribuables montréalais: inacceptable! Pourquoi diantre insulte-on les planchistes.C'est comme si on offrait à une gang de motards, disons aux « Belzebuth's Cousins par alliance» (nom fictif), de présider le bal des débutantes.Les planchistes, comme les motards, ont leur dignité.On devrait les laisser s'exprimer librement, sur la voie publique, préférablement pendant les heures de pointe.Mais soyons sérieux.et clair: les planchistes sont loin d'être tous des «bums», et de toute façon, c'est leur affaire.Même si plusieurs se fondent dans la «mouvance» (pour employer un mot â la mode) punk, ce sont des adolescents comme les autres.Et comme les autres adolescents, ce n'est pas la prudence qui les caractérise.Le port du casque, des gants, des genouillères et des protège-coudes est plutôt mal vu dans le milieu.En offrant aux planchistes une piste au parc jarry, Montréal a pris le parti de les sortir de la rue et de leur enseigner des règles de sécurité pour leur éviter de gros désagréments.Le mauvais exemple De toute façon, explique Gilles Meunier, ancien président du club de planche de Rosemont et véritable père (avec quelques autres) du projet de piste au parc Jarry.le mauvais exemple vient de très haut.«Le skate-board est un pur produit de la culture américaine, affirme-t-il, et les Américains voient la planche à roulettes bien plus comme un 'show' que comme un sport.«Les compétitions sont organisées par les fabricants de planches.Ils recrutent les meilleurs éléments et les entraînent pour en faire des professionnels du spectacle.«Les compétitions sont en realité des spectacles où-on ne respecte aucune règle de sécurité.Les pros, qui sont payés jusqu'à 200000 $ par an, font les acrobaties les plus extravagantes sans casque ni rien.Ils font du «street skate».ce qui encourage les jeunes à faire de la planche dans la rue.Ils sautent par-dessus des voitures ou glissent sur des rampes d'escalier.Tout se qui compte, c'est d'impressionner.» il n'y a qu'a regarder les videos de skate board pour appréhender la «culture» de la planche à roulettes.Sur fond musical rock (très) électrique, on y voit des jeunes bronzes, généralement californiens, exécuter des cascades incroyables sans se préoccuper le moins du monde du fait que les téméraires qui les imiteront se casseront la gueule à coup sûr.C'est mathématique.Les pros les plus connus, dont le champion du monde Christian Hosoi, signent les planches fabriquées par Santa Cruz, Vision, Schmitt Stix.Gullwing ou H.Street.Elles sont toujours décorées de scènes de genre, du type tête de mort, monstres, squelettes, couteaux etc.«Les acheteurs ne devraient pas se fier à un nom de pro, où à la couleur, ou au dessin pour acheter une planche, insiste Michel Lavoie, 27 ans, fait de la planche à roulettes depuis une dizaine d'année.C'est un vieux de la vieille au Quebec.Il appartient à la premiere vague de « skaters ».Gilles Meunier.Le professionnel cautionne un skate board parce qu'il répond à ses propres besoins, pas à celui du consommateur.H faut savoir ce qu'on veut.» Or, dans ce domaine comme dans tous les autres, la mode est le Grand inquisiteur.Elle commande le conformisme des adolescents, qui tolèrent mal les écarts de goût.Une planche à roulettes, c'est d'abord une planche dont le nez ( nose) et la queue ( tail ) sont recourbés.La longueur de la base d'appui et l'inclinaison du nez et de la queue varient selon l'utilisation qu'on veut en faire.Une bonne planche coûte autour de 80 $.Les essieux se vendent jusqu'à 40 $ chacun.La fermeté des roues est importante.Sur un sol particulièrement rugueux, on utilisera des roues molles, de manière â réduire la vibration.Mais les «dures» présentent l'avantage d'une plus grande douceur de roulement sur surface lisse et exigent moins d'effort du planchiste.Les roues coûtent entre 12 S et 15 $ chacune.Notons qu'une planche cassée est une planche morte On la jette et on en rachète une autre.Le «skater» sportif, par opposition au «street skater» effectue sa routine sur une rampe, sorte de cuvette d'une profondeur de un à 3,5 mètres.Ces exercices sont codifiés.En anglais seulement, puisque que le skate board est aussi américain que la belote est française.Qu'on nous pardonne donc l'utilisation massive de la langue de John Wayne.Ce sont les « axles stall », « grind », «rock and roll ».«rock and roll slide», «fakie», «hand plant» ou «disaster».Le champion qui fait un «McTwist», c'est-à-dire un double saut périlleux (720 degrés) dans les airs, défie les lois du «slam».Autrement dit.il risque fort de chuter, vaincu par la loi de la gravite.Les rituels des adolescents Les jeunes seront-ils vaincus par la loi tout court.Marcel Vincent, intervenant communautaire au CLSC Rosemont, croit que oui.U est bien placé pour le savoir, puisqu'il a négocié avec la Ville les modalités d'implantation de la piste du parc Jarry.«En autant qu'on respecte les règles et les rituels des adolescents, je pense qu'ils utiliseront la piste Jarry.D'ailleurs, j'y ai déjà vu des graffiti, c'est un bon signe.Ca veut dire qu'ils prennent possession de la place.Il y aura moyen de les sortir de la rue et i PHOTOS ANDREW TAYLOR, LA PRESSE de leur enseigner les regies de sécurité obligatoires.L important, potirsuil-il, c'est qu'on les laisse s'exprimer.Qu'on ne leur parle pas de cours formels ou de choses comme va.Ce sera déjà assez difficile tie leur faire porter un casque.«De toute façon, les planchistes sont difficiles a embrigader parce que poui eux, la planche leur permet justement de se sentir libres, marginaux.Mais s'ils veulent avoir du 'fun', ils accepteront un encadrement minimum.» La piste du parc Jarry devrait faire la joie de tout le monde.Des marchands d'abord, qui ont déjà noté une augmentation de la demande de casques protecteurs.Et des policiers.Ils sauront désormais quoi répondre aux planchistes cascadeurs qui leur objectaient invariablement: «Où voulez-vous qu'on aille?».i Stéphane Fontaine semble en parfait contrôle de son engin.Défie Ml les lois du «slam»?Va-MI «bêcher»?En clair, va-MI chuter?François Lemieux, 20 ans, effectue un «hand plant», un appui tendu sur une main, sous l'oeil critique de ses collègues planchistes.POUR DEVENIR MEMBRE DE L'ÉQUIPE DES DE APPELEZ AU 285-6911 .1 T T C2* LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 JUIN 1990 Le régime de bourses, un dossier qui est à suivre de « prêt » MATHIAS BRUNET Cégep Mois-dc-tioutognc ichcline (non fictif) a 29 ans, est étudiante, mère de famille monoparentale et elle a trois bouches à nourrir.Elle attend depuis le mois de novembre les 10 000$ de bourses auxquels elle a droit.À Québec, on lui répond que le retard est imputable à des erreurs administratives.Mais entre-temps, comment peut-elle survivre?De petites dettes en petites dettes.lit malgré tous les efforts du service de l'aide financière de son institution scolaire, elle n'a toujours rien reçu à ce jour.Lors de sa demande de prêt, Marc (nom fictif) a oublié de déclarer un des revenus qu'il soutirait d'un emploi à temps partiel.Après avoir obtenu un montant de b 000 $.il reçoit une lettre des responsables du bureau de prêts et bourses lui disant qu'ils ont de-couvert une omission dans la declaration de ses revenus et qu'il doit leur faire parvenir les ajustements nécessaires dans les plus brefs délais.L étudiant s'exécute el quelque temps après, une nouvelle lettre lui parvient.On lui annonce qu'il vient de commettre une fraude et qu'il doit remettre sa bourse de 6 000 $ dans les dix jours au moyen d'un chèque visé et qu'il est suspendu du régime d'aide pour deux ans.Pourtant, jamais il n'a eu la moindre des chances de se justifier.Ou est la p réso m p t i o n d \"n i n o ce n ce ?Micheline et Marc sont victimes d'un système de «prêts cl bouïses» vicié par l'application de règles arbitraires el leurs cas ne sont pas isolés.En effet, des conseillers financiers de cégeps et universités du Quebec traitent d'innombrables dossiers d'étudiants lésés par le régime actuel et certains d'entre-eux luttent depuis des années afin que l'on reforme ce système désuet.Les plaintes Selon des chiffres émanant du rapport du bureau du Protecteur du citoyen sur le projet de loi 25 «la loi sur l'aide financière aux étudiants», les plaintes relatives au régime d'aide se sont accrues depuis quatre ans.D'une moyenne de 200 jusqu'en 1985, le bureau du Protecteur du citoyen en a traité plus de 350 depuis le début de 1990.De plus, les chiffres de l'année en cours laissent entrevoir une augmentation de 47 p.cent par rapport à 1989.Dans 35 p.cent des cas soumis, on estime que les plaintes sont fondées.Guy MacDonald.délégué au bureau du Protecteur du citoyen, deplore le fait qu'en matière de déclarations erronées, ie projet de loi contient des dispositions qui frisent l'arbitraire.L'étudiant est coupable et immédiatement pénalisé, sans pouvoir s'expliquer.Il n'a aucun droit d'appel.«|e crois que les bureaucrates du service provincial sont parfois trop rigides dans leur prise de décision.Ils se fient uniquement à des cahiers de normes qui ne peuvent pas tout prévoir et parfois, ça peut provoquer des situations troublantes pour un étudiant dans le besoin.Par contre, je crois que le gouvernement tend à se sensibiliser un peu plus aux problèmes des étudiants».En mars dernier, le gouvernement a mis sur pied une commission parlementaire afin de discuter de l'efficacité du régime.Des conseillers de cégeps en ont profité pour proposer une solution à la commission, un tout nouveau concept dans la gestion du régime d'aide financière: «la bourse différée».L'audition de leur projet et la période de Questions qui a suivi ont requis plus d'une heure, soit la plus longue période accordée à la présentation d'un mémoire.Les réactions à l'égard de cette proposition ont été très favorables.L'équité Pierre Boisvert, sous-ministre de l'Enseignement du Québec, ne partage pas l'opinion des conseillers: « Il n'est pas nécessaire de réformer en entier le système actuel, car les étudiants sont traités èquitablement par le régime et ils ont l'aide à laquelle ils ont droit! Ceux qui n'ont pas accès à l'aide financière ne répondent tout simplement pas à nos critères d'admissibilité! D'ailleurs, la majorité des plaintes adressées au bureau du Protecteur sur notre projet de loi sont formulées par des individus qui estiment ne pas avoir reçu assez d'argent! |e peux compter sur les doigts de ma main les reproches justifiés!» Par contre, le sous-ministre admet que l'application des règles, par les fonctionnaires est parfois trop rigide mais il entend veiller à ce que la situation soit corrigée: « Nous allons créer dès septembre un bureau de plaintes et nous allons ajuster certaines règles.Nous croyons qu'avec quelques changements, nous pourrons répondre encore mieux au besoin des étudiants»! Un ce qui concerne le projet de la «bourse différée», il a l'avantage d'offrir des prêts annuels à tout étudiant dans le besoin.Celui-ci n'a rien à payer tant et aussi longtemps qu'il fréquente une institution scolaire.Lors de son arrivée sur le marché du travail, on comptabilise la somme des prêts qu'on lui a accordes et l'ex-eiudiant a droit à un terme de remboursement de dix ans.Le recouvrement de sa dette s'effectue à chaque année, en tenant compte de sa capacité à payer selon son salaire, ses responsabilités familiales, etc.Sous un tel régime, un ex-etudiant qui se retrouve avec un revenu en bas du seuil de la pauvreté n'a rien à payer.La somme due se transformera de prêt en bourse pour cette annèe-lù.Par contre, s'il possède un revenu net de 35 000 $ l'année suivante, son remboursement annuel s'effectue dans sa totalité.Pour le calcul de remboursements, la table de contribution proposée est la même que celle utilisée actuellement pour la contribution parentale.Avantages La «bourse différée» comporte de nombreux avantages dont l'accès facile à une aide financière.Un individu ne devrait plus jamais être empêché de poursuivre ses études à cause d'insuffisance financière.Dans le contexte actuel, de nombreux étudiants sans aucun contact avec leur foyer n'ont pas droit à l'aide requise car la politique du régime établit une échelle financière à partir du salaire des parents.Par contre, le nouveau système permet de responsabiliser davantage les étudiants en les libérant de toute dépendance financière envers leur famille.Finies les nombreuses intrusions dans la vie privée des gens et toutes les justifications à apporter au service provincial.Sur le plan économique, le volume de prêts pourrait augmenter mais le coût des bourses offertes, en différé serait moindre que celui des bourses versées par le régime actuel.Par contre, il est important de noter que l'objectif de cette réforme n'est pas d'épargner mais plutôt d'opérer un régime de prêts et bourses qui correspond davantage aux besoins et à la réalité québécoise.Ce nouveau projet d'aide financière est actuellement soumis à des experts pour en mesurer la faisabilité.Le dossier est à suivre de «prêt».Des créations pour et par des jeunes.I MATHIEU CHANTEE ODS Écote secondaire l'icrrc-Utportc J# avals envie de parler d'un projet auquel j'ai participé il y a quelques années et voilà que ma super mémoire défaillait.|e ne me souvenais plus du nom de l'organisme responsable de ce projet.c'était «Création ».quelque chose.La standardiste n'avait (naturellement) pas ça.Mais elle avait le «Festival Création Jeunesse».Je l'ai remerciée en lui disant que ça devait être ça.Je me suis donc rendu à l'adresse indiquée.Ce n'était pas ça.C'était un organisme qui publiait les «5P, pour les 5 passions des jeunes» (plume, papier, pinceau, pellicule, photo, pour séduire page après page et rendre compte de l'imagination et des préoccupations des jeunes de 12 à 18 ans).l'ai pris connaissance du cru de l'an dernier.(On change de décor) et j'ai été étonné de la qualité des textes et de la présentation.Mais je ne voyais pas ce que je pouvais dire de plus que ce que je vous ai dit.Sauf qu'ils font présentement le groupage des «cinq P» et la mise en page d'un prochain livre dont la sortie est prévue pour l'automne.Je suis retourné téléphoner.\u2014\u2022 Oui, madame Creation.quelque chose, mais je ne sais pas quoi.Non ce n'est pas Création Jeunesse.Pardonnez-moi mais ça me revient, c'est CRÉATION ETC.! \u2014 278-3941.\u2014 Merci beaucoup madame.En parlant à un des responsables du projet, Monsieur Gin-gras, j'ai revécu l'ambiance et le plaisir que j'avais eu au festival de 1987.Mais je me suis souvenu que pour la majorité des jeunes du secondaire et du cégep l'été se résumait en une phrase: réussir à combiner les plaisirs du soleil et du.travail.Proposition Si vous êtes parmi les futés qui ont travaillé cet hiver (et donc que ce besoin d'argent est moins pressant) ou (mieux encore) que «papa-maman» décident de vous faire un don sub- de, divorce.).On y monte, du2 au 30 juillet, six créations origiSS nales, trois productions théàtraKg les francophones, trois anglof» phones (demandez-moi pas le£ rapport) ainsi qu'un spectaçkgj de danse et d'ouverture.Les éternels passifs pourront f; assister gratuitement aux rcpré-7 ô sentations au hangar numéro 9,^, du Vieux-Port et ce, du 1er au i 11 août.J'assiste depuis 1987 iï& toutes les représentations et,j peut vous assurer que nous troù-cb vons là du théâtre de grande -.qualité qui offre une belle alter- p native aux théâtres d'été.Qui;-; plus est, des pièces écrites parin des jeunes.Yvon Deschamps Notons aussi que c'est Y von A Deschamps qui succède à MK'l chel Forget à la présidence\"-d'honneur.C'est grâce aux bourses des divers gouvernements et de donS.!,^ de l'industrie privée que Créa-|(, tion, etc.est toujours en vie.C'est l'une des belles et rares;!1 ressources offertes aux jeunes ; dans le champs des arts.C'est aussi une initiative qui mérite'1.', tous nos encouragements et qui ne devrait pas subir le poids < d'un arrêt de subventions.( N'est-ce pas Madame Bacon et^ Monsieur Masse?) Les personnes intéressées par;^ le projet peuvent encore, pen?/™ dant quelques jours, s'inscrire au festival de cet été en contac-tant par téléphone les organisa- h teurs ou en se rendant à leur bu- ,mu reau situé au 7378, Lajeunesse.Depuis neuf ans, le Festival de créations jeunesse a permis à des milliers d'adolescents et adolescentes d'exprimer leurs rêves, leurs attentes et leurs désirs par les voies multiples de la création.stantiel, je crois que j'ai quelque chose de pas mal tripant à vous proposer.Que diriez-vous de devenir acteur, metteur en scène, costumier, éclairagisle, maquilleur ou agent de communication pour une importante production au Vieux-Port de Montréal cet été?C'est cette chance que vous offre Création, etc.depuis maintenant six ans.Cette année, on y accueillera des jeunes entre dix et 21 ans venant de France, de Belgique, de Hollande.el du Québec, évidemment.Le festival s'appelle «Réalité jeunesse» et a pour but de permettre aux jeunes de s'exprimer sur les problèmes les touchant particulièrement (drogue, suici- Ça n'a pas vraiment rapport\u2014 avec ce que je viens de vous ex-r* pliquer mais je tenais à vous,,, dire que suite à mon article sur 2 les bals de finissants j'ai reçu des nouvelles d'Annie, une aniiè.d'enfance demeurant mainte-1** nant à Val-d'Or.Je suis allé à son bal de graduation ce week^ end et je tenais à profiter de :\\ l'occasion que m'offre la Jeune £ Presse pour remercier de tout rl coeur ceux et celles qui m'ont';J, accueilli et m'ont fait partager la richesse et la joie de vivre des ?gens de ce beau coin de pays.Ça fait plaisir de voir que des gens d'Abitibi lisent la Jeune.^ Presse.et l'apprécient beaucoup, m'a-t-on dit.«La femme aux chrysanthèmes», une pièce présentée dans le cadre du festival Réalité Jeunesse '89.Mais qui est responsable des nombreuses erreurs au Réseau des Sports?VINCENT MONTE ¦ Eh oui! l'en suis à ma première expérience dans la « leune Presse».Mais ce dont je traiterai dans cet article, ce n'est pas de ma personnalité.Non.|e vous entretiendrai d'un reseau de télévision qui.tout comme moi, en est a sa premiere experience avec le public: le Réseau des Sports ( RDS), canal 25 sur le câble.Le Reseau des Sports existe seulement depuis le 1er septembre 1989.Ce qui en fait un réseau dont le meilleur reste à venir (comme les Nordiques!).Du moins, c'est ce que la population souhaite, le m'explique.L'idée d'aborder, ce sujet m'est venue lors de la soiree du 22 mai dernier.Ce soir-là, RDS diffusait le deuxième match de la finale de la Conférence de l'Est de la NBA opposant les Bulls de Chicago aux Pistons de Détroit, deux des équipes les plus spectaculaires de celte ligue.Dès le début du match, le commentateur, qui faisait la reconstitution des series, nous dit que Détroit avail éliminé les Pacers d'jndiana en trois parties.Rien d'incorrect dans ses propos, sauf qu'à l'écran on affichait «Détroit élimine Indiana en quatre parties».L'erreur est humaine.Quoique dès le tout début du match, le commentateur, Denis Casavant, se fourvoie en ne nommant pas correctement le possesseur du ballon.Encore une fois, l'erreur est humaine.|c croyais qu'il n'y aurait plus d'erreur de la part du commentateur ou de son analyste, Robert Comeau.Mais je me trompais.Celte fois, l'erreur en était une de la part des responsables de la programmation.On annonçait jeudi 20 h, on lisait mercredi 20h.Mais, je n'épiloguerai pas plus sur le sujet.À quoi sert de vous dire que le son était très mauvais?Qu'on entendait la foule de Détroit, les commentateurs anglophones et francophones tous à la fois?À quoi sert de dire à M.Casavant que, même si un joueur est à la ligne des lancers francs, ce n'est peut-être pas sa fiche aux lancers francs qui est écrite?Arrêtons donc d'attaquer M.Casavant et voyons le point de vue de La «JEUNE» Presse est uno Initiative du service de l'Information de la Presse.Cette page paraît chaque dimanche.Son objectif est d'initier les adolescente à récriture journalistique en leur permettant de s'exprimer sur les divers sujets qui (es intéressent.Le choix des thèmes et des chroniques est du ressort d'un comité do rédaction «ad hoc» encadré par Daniel Marsolais, adjoint au directeur de l'Information.Les pedagoguos et les élèves du secondaire qui veulent collaborer à la confection de cette page pouvant nous le faire savoir en écrivant à La * JEUNE» Prusse, 7, rue Sami-Jacques.Montréal H2Y 1K9.¦) T quelques employés du Réseau des Sports.Pour ce faire, j'ai contacté M.Michel Marois, celui-là même qui signe la chronique «Antennes» à La Presse.11 m'a suggéré de contacter M.Laffont, aux relations publiques et M.Jean-Paul Char-trand, commentateur à RDS.Je l'ai fait immédiatement.Après maintes et maintes tentatives, je n'ai pu joindre M.Char-trand.D'ailleurs quelques commentateurs que j'ai joints n'ont pas accepté de faire des commentaires.«Les problèmes de son sont presque inévitables.C'est le son international.Le travail de Denis et de Robert Comeau, le meilleur analyste au Québec selon M.Laffont, est très difficile.Ils écoutent les commentateurs anglophones et traduisent pour vous, les téléspectateurs.En direct».Mais pour les autres erreurs, qu'en pense M.Laffont?\u2014 «Les erreurs du télé-horaire sont dues au fait que le télé-horaire est imprimé trois semaines à l'avance».Et les autres?\u2014 «Ici, ce n'est pas Télé-Métropole, ni Radio-Canada.Mais.Ceci n'est pas une excuse.» Bien honnête ce M.Laffont.En conclusion, M.Laffont-m'a fait de belles promesses.«Je contacterai les personnes en question».De biens belles paroles.Mais c'est déjà ça! LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 10 JUIN 1990 \u2022 C3 Montréal en ville Un premier bar pour non-fumeurs JOHANNE mercier collaboration spéciale uverture officielle mercredi dernier de L'Envol (5369, boulevard Saint-Laurent).Une discothèque «nouvelle», dit l'invitation.Nouvelle parce que c'est le premier endroit à Montréal où la cigarette est interdite.Ce qui permet aux plantes ( naturelles) de s'épanouir.Et de rentrer chez soi sans porter le fardeau d'une odeur qui colle à la peau, cette odeur de tabac tenace qui survit même sur l'oreiller le lendemain matin, si vous n'êtes pas passé par une douche complète et désinfectante (!) avant d'aller au lit.(Pour ceux qui s'interrogent sur mes rapports intimes avec le tabac.je suis une fumeuse très occasionnelle).L'Envol vivait depuis un peu plus d'un an rue Querbes, à Outremont.De façon beaucoup plus austère: non seulement n'avait-on pas le droit d'y fumer mais on n'y servait pas d'alcool.Et on exigeait des clients qu'ils ne portent pas de talons aiguilles afin (de ne pas abîmer le-beau-plaricher-de-danse-en-bois-franc.Ce temps est révolu.Il n'y a que la cigarette qui soit désormais interdite.Là, aucun compromis possible.Mais une discothèque interdite aux fumeurs est-elle viable à Montréal?«Ça ne fait aucun doute, confie Didier Ducroq, ancien actionnaire et maintenant gérant de l'Envol.Il y a présentement à Montréal une personne sur deux qui ne fume pas.D'ailleurs, ce sont nos clients d'Outremont qui nous ont encouragé à poursuivre cette vocation et à venir nous installer dans le circuit, rue Saint-Laurent.» Même si on persiste à l'appeler ainsi, L'Envol n'est pas une «vraie» discothèque.Pas de savants jeux de lumière, pas de miroirs indiscrets, pas de clinquants.Plutôt des murs de briques, une oeuvre de Luc Bergeron peinte directement sur le mur, de grands espaces, tout le charme d'un loft avec une piste de danse de l 000 pieds carrés et vue sur le Mont-Royal.Et la mu- sique n'y est pas trop forte.À compter de septembre, on prévoit y faire des spectacles de musique, de danse et de poésie.On vise entre autres une clientèle qui rentre vers minuit plutôt que de sortir à minuit! Ouvert du jeudi au dimanche.ESMERALDA ¦ C'est une affaire de famille.Papa, maman, leur fils, leur fille.Papa, un Portugais qui donne dans l'Italien depuis une quinzaine d'années, a été propriétaire du restaurant Papagallo, boulevard Laurentien.Il vient d'ouvrir il y a quelques mois cet autre restaurant italien, Esmeralda (6419, boulevard Gouin ouest).Si je vous en p irle, c'est principalement parce qu'il est si-tuf hors-circuit et qu'il est parfois agréable d'aller manger ailleurs que sur la rue Saint-Laurent, Saint-Denis ou Laurier.C'est très joli chez Esmeralda.Le vestibule remplit son rôle: il est invitant.Murs de brique, fleurs pleinement épanouies.A l'intérieur, l'agréable surprise se poursuit.Décor classique rehaussé d'un foyer qui, paraît-il, fait la joie des dîneurs l'hiver.De jolis tableaux ornent les murs, un beau comptoir en granit trône au milieu de la place.Et la musique! Des airs classiques, chantés en italien bien sûr.Côté bouffe, ce n'pst pas de la fine cuisine mais c'est bien honnête.Le menu est varié.Table d'hôte à 18$.AVENTURE INDONÉSIENNE ¦ Tout d'abord cette musique, qui nous salue dès qu'on franchit la porti de la boutique.L'Avcnturine (502, rue Duluth est).Une musique pure, cristalline, qui tranche avec l'animation de la rue.Effet de détente immédiat.Puis ce face-à-face troublant avec un masque ancien, qui achève de nous transporter dans un autre univers, celui de l'Indonésie.L'Indonésie, ça vous dit quelque chose?Des milliers d'îles dont trois plus connues dont on avait peine à retenir les noms lors des cours de géographie de la petite école.Vous vous souvenez.lava, Sumatra et Bornéo?Roger Brunet et André La-pointe ont découvert l'Indonésie PHOTO JEAN-YVES LÉTOURNEAU, La Presse À la boutique L'Aventurine (502, rue Duluth est), Roger Brunet et André Lapointe vous proposent des sculptures indonésiennes.il y a cinq ans.Ils se sont particulièrement intéressés aux bijoux de ses artisans, au point de les importer au Québec.Ils sont devenus grossistes.Puis ils ont ramené au pays des sculptures, des masques, des vêtements, etc., qui se sont empilés dans leurs maisons respectives.Un jour ils ont eu le goût de partager leurs découvertes.Ils ont ouvert L'Aventurine sur Duluth.C'était il y a trois ans.hier! À Bali, des artisans fabriquent des bijoux exclusivement pour L'Aventurine.Des bijoux en argent avec des pierres, des cristaux, des plumes de paon et des feuilles d'or appliquées que vous pourrez offrir dans des écrins de paille, c'est encore plus typique.Et aussi de magnifiques sculptures taillées dans différents types de bois, dont des bois parasites (impressionnant!).Et de la peinture, du batik, des vêtements dont les tissus sont faits à la main, des masques modernes et de théâtre balinais, de l'artisanat, des oeuvres d'art en cuir.Les deux propriétaires de L'Aventurine séjournent en Indonésie près de dix mois par année.Leur dernier arrivage: des vêtements en batik de rayonne et une nouvelle collection de bijoux.Ouvert du lundi au samedi à partir de midi seulement.VA ET VIENT CLASSIQUE ¦ Du nouveau au Va et Vient (781, Mont-Royal est), l'une des plus anciennes boutiques spécialisées en vente de disques neufs et usagés.En effet, depuis peu, on y fait la location de disques compacts.Et pas n'importe les- Depuis mercredi dernier, Montréal compte son premier bar pour non-fumeurs à L'Envol, 5369 boulevard Saint-Laurent.À compter de septembre, on prévoit y presenter des spectacles de musique, de danse et de poésie.photo remi lemee.u presse quels, des disques de musique classique.Une denrée encore plus précieuse! L'inventaire ne compte présentement que 600 unités mais d'ici un an, ce chiffre devrait grimper à 2 000.Le coût de la carte de membre est de 40$.Compte tenu du petit nombre de disques disponibles, on ne peut louer que quatre unités par semaine.Le coût de la location est minime: 2$ par semaine par unité.Le Va et Vient existe depuis 15 ans, avant que n'apparaissent en grand nombre vendeurs de disques et de cassettes usagés.Presque doyen dans son domaine, Le Va et Vient est plutôt spécialisé dans la «new music » et dans la musique ethnique.Depuis quatre ans, il vend et achète des disques compacts distribués au Canada ou importés de Trance, d'Angleterre et du lapon.À venir: location du jazz et de «new music», toujours en compact.BIÈRE À L'ÉRABLE ¦ Une bière à l'érable?Au blé?Ça existe et c'est évidemment unique à Montréal.On peut en boire au Cheval blanc (809, rue Ontario est), brasserie située dans un immeuble centenaire où le premier «débit de boisson », le St-Louis Café, s'est installé en 1924.Propriété de la famille Ca-telli depuis 1940 (l'actuel propriétaire, lérôme, est le petit-fils ,du premier Catelli).La bière est brassée sur place à partir de grains de malt, d'orge et de malt de blé achetés au port de Montreal.Et Le Cheval blanc fait sa propre levure, cultivée de façon stérile à partir de culture d'une levure belge.Le brassage de la bière dans ces lieux remonte à 1987.C'était le p.emicr établissement à obtenir un permis de brassage artisanal à Montréal depuis presque un siècle.L'objectif du Cheval blanc est de brasser le plus grand nombre possible de bières différentes dans une année, contrairement aux grandes brasseries.Chaque saison a sa bière: au printemps, une bière écossaise ambrée et une bière de blé.En été, une bière houblonnée a froid, une bière blanche.Les bières de blé sont brassées avec une portion de malt de blé qui peut atteindre 40 p.cent.Elles sont conservées sur levure.Dans tous les quartiers Visite chez trois poètes de la rue Van Horne madeleine dubuc collaboration spéciale n a parfois d'étranges préjugés.Comme celui, par exemple, de ne jamais associer la très fonctionnelle rue Van Horne à la poésie.Mais, des préjugés, il ne faut ja-mais en cultiver.°Pas plus celui de penser, parce qu'on .s'est trompé d'itinéraire, que la rue Bêaubien est loin de chez soi, \u2014 et qçKon se le fait dire! \u2014 que celui de s'ïmàginer que la rue Van Horne ne peut pas abriter de poètes.On vient juste d'en rencontrer trois, poètes, artistes et hommes d'affaires en même temps, aussi différents l'un de l'autre qu'un kiwi l'est d'une pomme Fameuse ou d'une banane, installés dans ce bout dfc quartier qui va de la rue Rockland et du très sélect restaurant «Oléandro» jusqu'au Collège Stanislas.et qui sont eh train de donner à ce quartier d'Ou-tjçmont un petit air d'élégance fonc-tiônnelle.recherchée.Tout ça a commencé le jour où on a appris par des amis communs que Michel Bourguignon, un peintre qui se double d'un promoteur entreprenant, venait d'ouvrir un commerce au 1562 A ouest, rue Van Horne.Le nom de Mi-chef Bourguignon évoque, pour deux générations peut-être, môme s'il est encore un jeune homme, différents types d'activités toujours reliées à l'art, à la peinture et à la gravure en particulier.Il a, entre les années 1970 et 1980, dirigé une galerie, rue Laurier, et s'est occupé, pendant de nombreuses années, d'édition de gravures d'ici.Cent vingt-cinq titres au moins, nous précise-t-il, alors qu'on ~îe rencontre dans ses nouveaux locaux tout frais, tout peints en jaune, couleur de soleil.^ Michel Bourguignon, un philosophe et tin épicurien, qui a réuni rue Van ^Horne les choses qu'il aimait le mieux dans sa collection, travaille maintenant, comme il l'a toujours fait, avec et pour une clientèle avec qui il veut partager ses trouvailles et sa compétence.Dans l'harmonie et la joie, précise-t-il.Chez lui, à part de s'occuper d'encadrement, îl offre aussi bien des antiquités de choix, des tableaux, des bijoux d'origines ethniques différentes, de très beaux meubles et des objets venus d'ici et d'ail-'leurs.«Surtout des choses qui ne se démodent pas», précise-t-il.Porte voisine, même côté de rue, un .autre magasin de décoration d'intérieurs et d'objets et.un autre poète.Inscrit sur la vitrine, on a lu Intérieurs Régis Fortin, Boutique et Studio.La rencontre avec le maître des lieux, qui collectionne des objets venus de pays étrangçrs tout en continuant sa carrière commencée et perfectionnée pendant 20 ans au service de décoration de la maison Eaton, à Montréal, prend tout à coup une tournure particulière.En plein milieu de l'examen minutieux d'une série de chaises pour le moins originales sur lesquelles on essaie de poser une étiquette indiquant le siècle, on est interrompu simultanément par la beauté du passage d'un concerto de violon qui joue à la radio en arrière-plan.«C'est de qui, cette oeuvre-là, demande monsieur Fortin.le ne peux pas le placer.» «Moi non plus, repond la journaliste, et pourtant.je le sais par coeur.» Eclats de rire.frustration mutuelle.puis reprise de conversation autour des objets présentés: meubles dessinés sur place, inventions de différentes époques, objets d'art africains et autres choses.On sait maintenant que le décorateur-boutiquier se double d'un mélomane averti et que ses connaissance musicales en font en quelque sorte, sinon un poète, tout au moins un esthète.un gars qui peut « planer en travaillant.» Pour les plus curieux d'entre nous, le concerto, Régis Fortin nous l'apprend le lendemain, était de Dvorak et l'interprète, c'était David Oistrach, l'illustre fils d'un illustre père.Dernier arrêt chez un autre personnage, installé au 1570, à deux portes des autres, mais dans un autre contexte.Probablement le premier de son genre dans la place où il tient boutique depuis une dizaine d'années, Médé (de son vrai nom Honoré Mosconi, italien à cause d'un grand-père immigré il y a cinq générations ou plus), dirige une boutique d'antiquités qui fait un peu plus bric-à-brac que celle de ses voisins sans perdre de son intérêt.D'ailleurs, chez lui, cette caractéristique est bien cultivée.Médé, c'est un personnage.Son fils, lean Francis, qu'il appelle tout simplement «fils» ou «fiston», s'occupe, dans l'atelier du sous-sol, de la réfection de meubles canadiens.Les deux sont des ébénistes passionnés comme l'était le grand-père paternel.Le grand-père maternel, lui, dont on nous montre la photo avec un clin d'oeil, était juge à Ville St-Laurent.Mais, dans la famille, on ne lui en tient pas rancune! Chez «Médé», le collectionneur d'objets peut trouver son compte: vaisselle, instruments électriques, caméras de tous âges et de toutes venues ornent les tablettes, entre les meubles et les tableaux.Et une visite chez lui implique une jasette où on ne parle pas uniquement d'antiquités, mais de personnalités, de théâtre et d'art de vivre.Entre ces trois poètes, on n'a pas eu, rue Van Horne, un moment le droit de \"s'ennuyer et le quartier a pris une nouvelle dimension.Comme quoi les voyages forment.les jeunesses! Michel Bourguigon, peintre, offre des bijoux, des antiquités, des tableaux et des encadrements au 1562 A de la rue Van Horne à Outremont.Dans la salle de montre principale aux couleurs du soleil, des meubles et objets de style divers.À l'entrée, le maître des lieux avec un cheval de bois chinois.photos michel gravel.U Presse Assis près de supports à table qu'il a conçus, dans sa boutique qui voisine celle de Michel Bourguignon , Régis Fortin parle de forme et de couleurs et met au service de sa clientèle une longue expérience de décorateur.Le père et le fils, Jean Francis et Honoré ( Médé) Rosconi posent dans la vitrine de «Médé Antiquaire» au 1570 Van Horne, Outremont.Tous deux sont ébénistes.Le père, en plus, dirige la boutique, un établissement fort populaire auprès des collectionneurs. C4 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JUIN 1990 m PETITS DÉSROUI1MRPS \u2022*0 CAROLINE et MATHIEU H^vrrC- AlTfTUPC.MAI* ILY/A PB tAMéltiûUB PU f^fZp éTAÎT 4B$ glacX&s otrrZABcrcé es METTAtfC LA ~£ MU EAUX P£ ft^JTS PE* GLACiZÇZ *C*rTAU)fZS ACCUMUièeé 21 é&CTAiHÏ LACS F&JV&tr *00* «HJWiÉ PV55 iWiOX'iOtiï *Ot> BHteMAtiAttrLZSOL, * iBOfs.pipeêrioti rte V.¦ i! \\ r^fte ?a$! LE CARNET ou PROF Le chargeur tombe pile ! ¦ Plusieurs des appareils que nous utilisons au laboratoire fonctionnent à piles.Heureusement que nous avons un chargeur de piles et un assortiment de piles rechargeables, sinon, ça nous coûterait cher! Voici comment ces piles fonctionnent.u* P>t» tea\\AP6£A*Le$, LS6 STtLOS FEUTK $£4\\AZ- Une pile produit de l'électricité à car-tir d'une réaction chimique.Cette réaction permet à des électrons de circuler d'une électrode de métal à une autre à travers une substance qu'on appelle electrolyte.Le passage des électrons produit le courant électrique.\u2022 Avec le temps, la réaction finit par modifier la composition chimique de l'électrolyte.La pile est alors épuisée.Dans les piles rechargeables, on peut inverser la réaction chimiaue et reconstituer l'électrolyte.Pour cela, on y fait circuler le courant à l'envers.Cest à cela que sert le chargeur.Les piles rechargeables ont des électrodes de nickel et de cadmium et contiennent aussi un peu d'eau.Il faut les recharger très lentement en utilisant un faible courant pour éviter que l'eau se décompose en oxygène et en hydrogène.Certaines piles peuvent être rechargées mille fois.Elles sont économiques et comme on en jette rarement, elles polluent moins que les piles jetables.Concours «Trouve le mot juste!» Trouve le mot juste! Chaque semaine, tu peux gagner un dictionnaire des synonymes Robert en répondant à la question suivante.Écris ta réponse sur ce coupon ou sur une feuille, avec ton nom, ton adresse et ton numéro de téléphone.Q.Quel mot forment les lettres: P A TA HSLE?On en recouvre les routes (nom masculin).Réponse l Adresse retour: Concours trouve le mot juste/Le Club a/s Club des petits débrouillards 3995, rue Sainte-Catherine est Montréal (Québec) M1W 2G7 Fabrique un sous-marin i I l »> f ¦Construire un sous-marin, c'est tout un défi.Il faut qu'il puisse descendre et remonter dans l'eau tout en étant parfaitement étan-che.Comment fonctionne un sous-marin ?Comme un bateau, un sous-marin a une densité légèrement inférieure à celle de l'eau.(Sa masse est moins grande que celle d'un volume égal d'eau).C'est pour cela qu'il peut flotter.Pour arriver à plonger, le sous-marin doit augmenter sa densité pour être au moins aussi lourd que l'eau.Pour y arriver, on remplit d'eau de gros réservoirs, les ballasts.La densité du navire augmente à mesure que l'eau pénètre dans les ballasts et le sous-marin s'enfonce doucement sous la surface, jusqu'à la profondeur désirée.Lorsque la densité du sous-marin est égale à celle de l'eau, le sous-marin «flotte» entre deux eaux (il ne monte ni ne descend).Un sous-marin se pilote alors un peu comme un avion.Un gouvernail lui permet de tourner à droite ou à gauche et des barres de plongée (de petits ailerons à l'avant et à l'arrière) l'orientent vers le haut ou vers le bas.Pour le remonter à la surface, on vide ses ballasts.Fabrique ton sous-marin Pour bien comprendre le fonctionnement d'un ballast, pourquoi ne pas en fabriquer un?Tu auras besoin d'un bocal avec son couvercle, d'une chandelle, d'un tube de caoutchouc d'environ 80 cm de long, d'une bande élastique et de quelques pièces de monnaie ou des cailloux.Perce deux trous dans le couvercle du bocal.Insères-y les tubes de caoutchouc comme sur l'illustration.Colmate ensuite les BALLASTS r50(JVEPMAÎL trous avec un peu de cire fondue ou de plasticine.L'extrémité du tube en «U» (le siphon) doit se rendre jusqu'au fond du bocal.L'autre tube doit s'arrêter juste sous le couvercle.Dépose quelques pièces de monnaie (ou quelques cailloux) dans le bocal pour qu'il flotte en gardant une position verticale.Ferme ensuite le bocal.Recourbe le tube qui s'enfonce jusqu'au fond du bocal et attache-le avec la bande élastique, comme sur l'illustration.Dépose le bocal dans la baignoire.Aspire l'air par le tube.L'eau entre par le siphon et le ballast s'enfonce.Souffle dans le tube, l'eau ressort par le siphon et le ballast re^ monte à la surface.il .I » VI 11 \u2022\\ I .y** s I \u2022 * - .Xi Les aventures des petits débrouillards par jacques g0lds7yn » >m Lk firsts m vmm 9e épisode RÉSUMÉ: Kim et Simon sont à la poursuite des braconniers qui tuent les éléphants pour vendre l'ivoire de leurs défenses.t ¦ N0U£ ALU3MS- KVDUS ?OZT&L ?Pè$ P'OM ?0\\UX il.nous FA.UVZA.êmze PAriettrs ft Ff&rrSrJT JA*V** AU &£A±i?jcuztll 6£S CACwrcTtezz.* - ____ 51(1 z I ^ I « N.I ^ I 1 I \\ # \\ » II II II n II 11 i t .I / I / I ?I r » I ^1 V I I » t \u2022 a a I / * # »\u2014; * f * l» ># \u2022* ' n i s.r I I t I P-^VT\" f J'ArVBUB V , LA?OL\\CB/ Jx ' 71 -1 ///' uni ça HzMèrattBrA*/ »l mm » -w .«.'.I »-.f t I I tr ¦ J I .t \u2022 I \u2022 CI .*w A - f -»* , .-t r c i ».-3 t.m » \u2022\u2022\u2022 -.4 \u2022 \u2022 ¦*> M \u2022 ¦i têèm mm 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 10 JUIN 1990 C5 CAVELIER DE LA SALLE PAR TOUFIK & ZORAN Tï-T 22 A LA M0# DE SON PÈRE EN I666, CAVEMER OS£ ÉGRlRfcAU PÈRE NÈRAW OlIVA POWR EXIGER SON ENVOI EMCHINE.r i.P f RfeRE l&NACE.VOUS N'AVEZ PAS A* EXIfrÇE,V0M6 ME PEVE^ (ptt' OBÉ/ft .'EfPM/5 V0HS M'ETES PA< ENCORE PRÊTPOMR PE 1EUESMISS/0N5.cas jaw i a a /\\ au a 5E5 FRÈRES EÏ*A SOEUR S'ÊNl£NPENTCEP£NDANf POUR LUI Vê^SER UNE
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