La presse, 4 juillet 1990, B. Informations nationales - Le monde - Arts et spectacles
[" / Le Monde r Arts et Spectades_ CELTEX inc.8000 M 1299s 984-5292 BUREAU: PORTATIF 967-9770 ACTIVATION LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 4 JUILLET 1990 LASERPHOTO PC Lucien Bouchard a accepté d'emblée, hier, l'invitation de Robert Bourassa à faire partie de la commission parlementaire qui se penchera sur l'avenir constitutionnel du Québec.Lucien Bouchard fera partie de la commission élargie MICHEL VENNE de la Presse Canadienne QUEBEC Le premier ministre Robert Bourassa a invité hier l'ex-ministre fédéral Lucien Bouchard, un souverainiste avoué, à être membre de la commission parlementaire élargie qui se penchera, l'automne prochain, sur l'avenir constitutionnel du Québec.M.Bourassa a indiqué, au terme d'un entretien privé d'une heure avec le député de Lac-Saint-Jean, que des représentants québécois de chacun des partis politiques à Ottawa seront invités à participer à cette commission, en nombre restreint, probablement une personne pour chaque formation politique.« Nous avons l'intention» dit-il, d'inviter à cette commission des représentants du Québec au niveau fédéral.Et dans ce contexte, je pense bien que M.Bouchard sera intéressé à y participer et logiquement, il i devrait en faire partie.» \u2022 Et M.Bouchard, qui est à la tête d'un groupe de six députés indépendants du Québec à Ottawa, accepte d'emblée.Le nom de l'ex-ministre con- servateur est le premier à être inscrit sur la liste des 25 à 30 membres sélects qui composeront cette commission non-partisane, formée de représentants de tous les milieux pour définir un nouveau statut constitutionnel pour le Québec au lendemain de l'échec du Lac Meech.Il reste pour le nouveau missionnaire de la souveraineté du Québec une question de divergence avec le premier ministre quant aux suites à donner au rapport de cette commission.M.Bouchard «souhaite ardemment» que le projet en voie de définition au Québec fasse l'objet d'une consultation démocratique, qui pourrait prendre la forme d'un référendum ou d'élections, afin de donner au Québec un rapport de force face au reste du Canada.Pour le premier ministre, cette question est prématurée.«C'est évident, a-t-il toutefois promis, que s'il y a des changements très importants au régime constitutionnel du Canada ou du Québec, il va falloir en toute logique que ce sçjt, au moment approprié, confirmé par la population.L'homme de Chrétien devient candidat dans Laurier-Ste-Marie PAUL ROY enis Coderre s'est avancé au micro et il a dit: «Je veux faire taire certaines rumeurs voulant que le candidat Denis Coderre ne soit pas appuyé.» À son appel \u2014 la scène avait été minutieusement préparée «\u2014, tout l'exécutif libéral de Laurier-Sainte-Marie est monté le rejoindre sous les applaudissements des 300 libéraux présents, dont de nombreuses têtes grises et tout ce Sue le parti compte de vedettes au tuébec.Ne manquait que le trésorier de Laurier-Sainte-Marie, Jean-Guy Martin, qui a démissionné la semaine dernière, opposé qu'il était à la candidature de l'homme de lean Chrétien.Donc, Denis Coderre, 27 ans, a été officiellement nommé hier soir candidat du Parti libéral à l'élection partielle du 13 août prochain dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie, orpheline depuis le décès, en novembre dernier, de son député Jean-Claude Malépart.«C'est avec honneur et enthousiasme que j'accepte de relever ce défi», a-t-il déclaré, paraphrasant le premier ministre Brian Mulroney quand celui-ci a cru, il y a trois ans, pouvoir faire adhérer le Québec à la constitution canadienne.Et de railler ses adversaires Louise O'Neil, du Nouveau parti démocratique, et Christian Fortin, du Parti conservateur, tous deux identifiés comme souverainistes.Et de lancer le défi au ministre démissionnaire Lucien Bouchard de venir l'affronter dans Laurier-Sainte-Marie.M.Bouchard avait lui-même invité le nouveau chef libéral, Jean Chrétien, à venir tester sa popularité au Québec dans cette circonscription francophone de l'est de Montréal.Si ses adversaires sont souverainistes, Denis Coderre, lui, dit «souscrire pleinement dans le régime actuel».«Je suis fier d'être canadien français et québécois», a-t-il tonné.«Mais avant tout, je suis un Laurierriste.» Un «Laurierriste» qui n'habite pas Laurier-Sainte-Marie mais \u2022 \\ Denis Coderre qui va corriger cette situation, promet:il.En 1988, Denis Coderre avait été candidat dans Joliette.Tout le gratin libéral y était hier soir.Du sénateur Pietro Riz-zuto, qui a dirigé la campagne au leadership de Jean Chrétien, au candidat défait Paul Martin, en passant par les Francis Fox, Serge Joyal, André Ouellet, David Berger, Warren Allmand, Mark Assad, Alphonso Gagliano, le sénateur Jacques Hébert.Une soirée où l'on sentait dans tous ses détails la présence de Jean Chrétien mais au cours de laquelle le nom du chef libéral n'a pas été prononvé une seule fois.Celui de Jean-Claude Malépart, par contre, a été utilisé à toutes les sauces.M.Malépart, qui était extrêmement populaire dans Laurier-Sainte-Marie, avait dit qu'advenant un échec de l'Accord du lac Meech, que Jean Chrétien a combattu, il reconsidérerait son avenir politique.Comment Denis Coderre, un homme de Jean Chrétien, peut-il se réclamer de lui?U déjoue la question en disant que comme M.Malépart, il veut s'occuper des besoins des gens du comté, etc.Mme Pierrette Malépart ne s'est pas présentée à l'assemblée d'investiture d'hier soir.Mais selon une porte-parole de l'organisation Coderre, la veuve de l'ex-député et ses deux filles, Nathalie et Sylvie, auraient toutes trois endossé la candidature de Denis Coderre.! Parizeau veut un président comme Campeau pour la commission sur l'avenir du Québec ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Pressée QUÉBEC t * Le chef péquiste, Jacques Parizeau, soutient que le cadre juridique de la prochaine commission parlementaire sur l'avenir politique du Québec devra être clairement défini.De plus, le choix du président de cette commission devra permettre de donner une forte crédibilité au rapport qui suivra les audiences.M.Parizeau espère qu'une trentaine de personnes ou organismes, y compris des élus fédéraux, pourront prendre part à cet exercice qui, normalement, «devrait déboucher sur un projet de constitution ».Malgré le début des vacances et la chaude température, M.Parizeau a cru bon de réunir ses troupes en caucus extraordinaire, hier, pour faire le point sur le processus de collaboration qui existe entre lui et le premier ministre Robert Bourassa depuis l'échec de l'entente constitutionnelle du lac Meech, collaboration visant à la préparation de cette fameuse commission parlementaire itinérante qui entreprendra ses travaux à l'automne.M.Parizeau insiste beaucoup sur le caractère inédit de cette commission parlementaire.Refusant de spéculer sur le choix unanime du président, il a tout de même cité le nom de Jean Campeau, qui après avoir oeuvré durant plusieurs années à la présidence de la Caisse de dépôt du Québec, est un exemple de neutralité politique.M.Campeau vient de quitter la Caisse de dépôt pour remplir des fonctions Jacques Parizeau LASERPHOTO PC similaires chez Domtar.Quoi qu'il en soit, MM.Parizeau et Bourassa doivent de nouveau se rencontrer, le 10 juillet, pour s'entendre à ce sujet.Le chef péquiste espère beaucoup de cette commission, qui doit entreprendre ses travaux dès le début de l'automne.«C'est une commission tout à fait inédite.On n'a jamais procédé de cette façon pour un enjeu aussi important.Les analogies, par exemple, avec la commission élargie qui avait eu lieu sur l'accord de libre-échange ne tiennent pas.Cette commission avait duré deux jours et n'avait pas produit de rapport», dit le chef du PQ.Les deux cabinets, celui du premier ministre et celui de l'opposition, se réunissent cette semaine pour établir un programme d'action, fixer les règles, tenter de rédiger une liste préliminaire des membres de la future commission.U importe, soutient par ailleurs M.Parizeau, que le mandat de la commission soit très clair.Il est évident que parmi les députés fédéraux qui pourraient participer aux travaux du groupe, on retrouve les députés indépendants, tel Lucien Bouchard de Lac-Saint-Jean.Au sujet de la participation du premier ministre Brian Mulroney ou du chef libéral Jean Chrétien, le chef péquiste, avec humour, a déclaré: «U faudra que M.Bourassa et moi soyons d'accord».Le chef péquiste ne croit pas que le premier ministre Bourassa lui tende actuellement un piège avec la tenue de cette commission parlementaire: «Si piège il y a, il est ailleurs.Comme ce qui se dessine actuellement.Si on écoutait MM.Chrétien et Trudeau qui disent: \"Bon, on cesse de parler de ça.Lia question constitutionnelle au Québec, on ne va pas en parler et, tôt ou tard, les Québécois vont se calmer et on pourra continuer comme ça durant plusieurs années\".C'est là le piège», a conclu le chef de l'opposition.Robert Libman jette déjà les bases du comité du Non, au cas où.PAUL ROY Au moment où «Robert Bourassa et Jacques Parizeau s'associent pour étudier différentes formes de souveraineté», Robert Libman et quatre associés fondent l'embryon du comité du Non d'une éventuelle deuxième campagne référendaire sur la souveraineté du Québec.Le but premier du nouveau groupe de travail est de faire la promotion du fédéralisme canadien au Québec.Mais hier, en conférence de presse, le leader du Parti égalité a brièvement évoqué la participation du groupe à une éventuelle campagne du Non.Les associés de M.Libman dans cette entreprise: trois professeurs de droit à McGill, Mes Julius Grey, Stephen Scott et John Humphrey; et un membre francophone du Parti égalité, M.Claude Décary.Francophone de service?«Oui», répond celui-ci à La Presse.«Mais ça ne me dérange pas parce que c'est mon option, le fédéralisme.» Me Grey, qui s'exprime également très bien en français, refuse d'être identifié comme anglophone: «En quoi sommes-nous anglophones?», demande-t-il.«Pourquoi faut-il mettre une étiquette sur chaque citoyen?» Quoi qu'il en soit, Robert Libman dit espérer voir les effectifs de son groupe grossir au cours des prochains mois.Des francophones?«Nous attendons l'appui de tous les fédéralistes du Québec», répond-il.Le nouveau groupe de travail s'emploiera, à l'aide de conférences et d'interventions médiatiques, à faire «la promotion des bénéfices économiques, sociaux et politiques du fédéralisme auprès de la population du Québec».«Au plan économique, ce n'est pas vrai que le Québec et le Canada peuvent vivre aussi bien étant séparés», a dit hier Me Grey.Selon lui, le Québec n'a pas à se plaindre de son traitement à l'intérieur du régime fédéral.«Où est la lésion envers le Québec?» demande-t-il.«Tout a été possible sous le système canadien.Pourquoi faut-il rompre une relation qui fonctionne à l'avantage de tout le monde?» Selon Me Grey, le nationalisme est réactionnaire, «le nationalisme est l'ennemi».Pour Me Scott, un adversaire du défunt accord du lac Meech \u2014 il était à Terre-Neuve où il a assisté à sa mise à mort, le 22 juin \u2014, il importe de détruire certains mythes.Il réfute notamment que le Québec ait été floué lors du rapatriement de la constitution canadienne, en 1982; que le Canada ait rejeté les cinq demandes du Québec; que Clyde Wells, premier ministre de Terre-Neuve, ait renié sa parole en ne soumettant pas Meech au vote de sa législature, le 22 juin ; que les 11 premiers ministres signataires de l'accord aient promis, en 1987, que leurs législatures respectives l'adopteraient, etc.Robert Libman a indiqué hier que le nouveau groupe s'attend à participer à la commission parlementaire sur l'avenir constitutionnel du Québec, sur laquelle Robert Bourassa et Jacques Parizeau se sont entendus vendredi dernier.Il avoue cependant qu'au moment où 57 p.cent des Québécois se disent favorables à la souveraineté, sous une forme ou une autre, le fédéralisme a déjà été plus facile à défendre.Partisan de Jean Chrétien, lors de la course au leadership du Parti libéral du Canada, M.Libman affirme que le nouveau chef libéral n'a pas été consulté avant la mise sur pied de son groupe.Tout au long de sa campagne, M.Chrétien a dit qu'il fallait vendre le Canada aux Québécois.Mais hier, Robert Libman était formel: «Nous n'avons eu aucun contact avec Jean Chrétien.» Les chefs indiens sont déterminés Presse Canadienne EDMONTON éunis pour un sommet de quatre jours, les chefs indiens du pays ont durement critiqué le gouvernement fédéral, hier, pour son traitement des autochtones, et lui ont signifié leur détermination à mener un combat encore plus acharné pour la reconnaissance de leurs droits.«H ne pourra y avoir de paix dans nos coeurs tant que nous n'aurons pas obtenu justice du gouvernement du Canada», a proclamé le chef Jérôme Morin, de la nation cri Enoch, près d'Ed-monton.M.Morin, organisateur de l'événement qui réunit plus de 250 chefs, a déclaré que le gouvernement fédéral n'avait pas tenu compte des autochtones au cours des dernières négociations constitutionnelles et n'avait jamais pris leurs préoccupations au sérieux.Il l'a aussi accusé de vouloir supprimer les droits des autochtones par ses lois.D'autres orateurs ont attribué aux politiques fédérales la pauvreté chronique des autochtones, leur présence en nombre disproportionné dans les prisons du pays, ainsi que les graves lacunes dans l'éducation et les soins de santé qui leur sont offerts.Des fêtes « aux frais de la maison » pour les fonctionnaires de l'aide sociale ANDRÉ PEPIN du bureau de La Presse QUÉBEC Le ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu organise à ses frais de petites fêtes régionales pour récompenser les fonctionnaires qui, depuis un an, mettent en place la réforme de l'aide sociale, cette série de mesures sévères qui ont tant fait pester les assistés sociaux au cours des derniers mois.Ces réceptions donnent par ailleurs droit aux fonctionnaires d'être libérés de leur travail pour y participer.Par exemple, une invitation spéciale, lancée par le directeur Paul Baillargeon, de la région de Trois-Rivières et dont La Presse a obtenu une copie, montre la satisfaction du ministère à l'endroit de ses fonctionnaires.La rencontre amicale a eu lieu le 28 juin au restaurant Parc Portuaire, à Trois-Rivières.Voici ce que la note d'invitation précise: «Afin de souligner votre contribution au succès de l'an l de la réforme dans la région (Trois-Rivières) et afin de souligner toute notre appréciation pour l'excellent travail que tous(tes) et chacun (e) d'entre vous a effectué pendant mon premier exercice financier complet comme directeur régional, j'ai le plaisir de vous inviter à une rencontre informelle.«Cette rencontre aura lieu jeudi prochain, le 28 juin à 16 heures, au restaurant Parc Portuaire.r À cette occasion, un buffet sera servi vers 18 heures.Le tout aux frais de la maison.» Dans le dernier paragraphe, le directeur demande aux fonctionnaires de s'inscrire au plus tôt et il ajoute: «N.B.: Comme cette rencontre se tient dans le cadre d'une réunion ministérielle, je validerai 30 minutes à tous ceux qui y participeront.» Et c'est signé Paul Baillargeon, directeur régional.Au bureau du ministre André Bourbeau, on a indiqué hier à La Presse que cette note d'appréciation, une première dans l'histoire du ministère, ne vise pas à souligner l'anniversaire de la mise en vigueur de la nouvelle loi, mais plutôt à reconnaître le travail des fonctionnaires.«Durant plusieurs mois, quelque 3500 fonctionnaires ont revu 350 000 dossiers après avoir suivi des cours de formation.Tout ce travail a été fait sans bouleversements, sans heurter la clientèle.Au plan humain, il importait de souligner le travail des fonctionnaires», a déclaré M.Julien Lemieux, sous-ministre.Il indique par ailleurs que le montant dépensé pour ces réunions est d'environ 6$ par personne et qu'elles se font généralement dans les locaux du ministère.Il y a plus de 300 000 prestataires à ce ministère.Le gouvernement libéral, depuis son retour au pouvoir, a décidé de surveiller de plus en plus près ies montants versés, notamment en multipliant les visites à domicile.Mulroney ne s'offusque pas du penchant souverainiste de son candidat PIERRE APRIL de la Presse Canadienne OTTAWA Le premier ministre Brian Mulroney ne voit rien de mal à ce que le candidat conservateur à l'élection complémentaire dans Laurier-Sainte-Marie, M.Christian Fortin, se soit présenté comme un souverainiste.À l'issue d'une longue séance du Comité ministériel de la planification et des priorités, hier, M.Mulroney a expliqué qu'au Que-bec, où, selon les derniers sondages, 63 pour cent des citoyens se déclaraient favorables à la souveraineté association, il ne fallait pas se surprendre d'en retrouver parmi les candidats conservateurs.«J'ai dit dans le passé que quelqu'un, membre de mon, caucus à Ottawa, a précisé M.Mulroney,
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