La presse, 7 juillet 1990, B. La Presse Plus
[" \u2022 .LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 JUILLET 1990 GELTEX irK.1299* HT 5000 PORTATIF AVEC ACTIVATION 953-0292 Bm Bureau: 967-9770 francophones l'argent MICHÈLE OUIMET \u2022 ï fry*i\\\\- \u2022 La télévision au Québec est en crise.Télé-Métropole* et Télévision Quatre Saisons (tQS) bnt:$ubi des pertes financières importantes cette année et les deux sociétés d'État, Radio-Canada et Rafdio-Québec, souffrent de sous-financement chronique.La multiplication des canaux et la fragmentation de l'auditoire ont, en quelques années, bouleversé le paysage télévisuel.Le monopole des ondes, exercé pendant 25 ans par Télé-Métropole et Radio-Canada, est terminé.La concurrence féroce que se livrent les réseaux a provoqué une stagnation du marché de la publicité.Résultat: toutes les télévisions perdent de l'argent.Les quatre réseaux français reconnaissent que la télévision traverse effectivement une crise depuis deux ans mais personne ne s'entend sur le nom du coupable.Pour le président de Télé- Métropole, Serge Gouin, l'arrivée d'un quatrième concurrent en 1986, TQS, et l'agressivité de Radio-Canada sur le marché de la publicité sont les deux grands responsables des problèmes actuels.Pour le président du groupe CFCF, propriétaire de TQS, Adrien Pouliot, la venue de Quatre Saisons n'a pas déséquilibré le marché.«Ceux qui affirment le contraire ne savent pas de quoi ils parlent.Nous avons provoqué une réaction de panique chez nos concurrents et c'est cette réaction qui est en partie responsable de la chute des tarifs publicitaires.» \u2022 -, *\\ De son côté, Radio-Canada se défend bien d'avoir perturbé le marché de la publicité en offrant des prix trop bas aux annonceurs.Selon l'ancien vice-président de la télévision française, Franklin Dela-ney, « Radio-Canada n'est pas obligée de se prostituer pour les prix car elle peut compter sur du financement public.» Guy Gougcon, celui qui occupe depuis deux mois le poste de M.Delaney, s'appuie sur l'étude effectuée par le Bureau de la télévision du Canada (TVB) pour contredire ses détracteurs.Les conclusions de cette étude démontrent en effet que Radio-Canada aurait payé sa publicité à Montréal 4 p.cent plus cher que les autres télévisions.Selon Françoise Bertrand, pdg de Radio-Québec, il y a trop de joueurs sur le marché et la situation économique est fragile.La crise n'est pas seulement financière, soutient-elle, elle réside également dans la définition des mandats des télévisions.«Comment peut-on réussir à se distinguer dans un marché aussi encombré?» Le nerf de la guerre Les revenus des télévisions privées proviennent essentiellement de la vente de leur temps d'antenne.Si les prix stagnent, l'impact est immédiat.Par contre, Radio-Canada et Radio-Québec peuvent compenser le manque à gagner à même les crédits parlementaires.L'industrie publicitaire est en perte de vitesse à Montréal et l'année 1990 pourrait être pire.«Les investissements ont ralenti à Montréal», explique le vice-président de la région Québec du TVB, Richard Genin.La publicité à Montréal se vend 31 p.cent moins cher qu'à Toronto.Des pertes pour TM et TQS Sous-financement Pourquoi?«U y a trop de joueurs sur le marché montréalais», répond M.Genin.Depuis 1985, Radio-Québec est sur le marché de la publicité.Actuellement, environ 10 p.cent de ses revenus proviennent de la vente de son temps d'antenne.Radio-Canada a également augmenté sensiblement sa part de revenus autonomes.En 1984-1985,29 p.cent de son financement provenait de la publicité contre 41 p.cent aujourd'hui.Son objectif, pour l'année 1990-1991, est d'atteindre 45 p.cent.Les cinq canaux spécialisés, Musique Plus, Réseau des Sports, Canal famille, Météo média et TV5 grugent aussi un marché de plus en plus étroit.Mais, selon l'analyste financier de la firme Lévesque- Beaubien, André Ducharme, ces canaux spécialisés se financent surtout par les abonnements.Leur impact, ainsi que celui de Radio-Québec, est marginal.«C'est Radio-Canada et Télé-Métropole qui ont le plus contribué au déséquilibre actuel du marché», souligne André Ducharme.Bref, tout le monde perd de l'argent.TQS a subi des pertes avant impôts de 16,150 millionsS au cours des premiers six mois de son exercice financier 1989-1990 et Télé-Métropole, 9,3 millionsS.Source: BBM automne 1985-1989 Temps d'antenne à rabais pour Radio-Canada et Radio-Québec L'exemple américain fait craindre le pire.En 1980, les trois grands réseaux, ABC, NBC et CBS, monopolisaient les ondes en accaparant 90 p.cent de l'auditoire.Aujourd'hui» avec la multiplication des canaux, ils n'attirent plus que 61 p.cent des téléspectateurs.Dans la seule ville texane de Dallas, par exemple, il existe 108 canaux.Est-ce une erreur d'avoir accordé une licence à TQS en 1986, créant ainsi un quatrième réseau francophone au Québec?«Non, répond l'ex-président du CRTC André Bureau, responsable de cette décision.À l'époque, la vente de temps d'antenne de Radio-Canada était limitée comparativement à aujourd'hui.Nous ne pouvions pas prévoir que Radio-Canada adopterait un comportement aussi agressif.C'est elle qui est responsable de la crise.» «Le gouvernement doit mettre les gens de Radio-Canada au pas et leur appeler leur mandat, poursuit André Bureau.Leur programmation est de.plus en plus commerciale car ils espèrent ainsi aller chercher des revenus publicitaires plus importants.C'est un cercle vicieux.» ' - \u2022 - L'ex-ministre des Communications à Ottawa, Francis Fox, fervent partisan de la création d'un quatrième réseau francophone au Québec, reproche à Radio-Canada de ne pas respecter son mandat et .d'offrir une télévision commerciale qui ne se différencie en rien des télévisions privées.«Le système est totalement chargé et la programmation de Radio-Canada devrait être complémentaire de celte offerte par les télés privées.Radio-Canada se comporte comme si elle était encore en situation de monopole.» Le cannibalisme Les temps sont durs et l'industrie de la télévision est sans pitié.En période de crise, les joueurs se livrent à du cannibalisme.Par exemple, Télé-Métropole a débauché une bonne partie de l'équipe du service des ventes de Radio-Canada en 1988.Les vedettes changent de station provoquant une surenchère sur les cachets et les télédiffuseurs maraudent les émissions à succès des concurrents.Il y a eu la saga de Lance et compte qui a opposé Radio-Canada à Télé-Métropole et l'âpre bataille pour l'obtention des droits de diffusion des Jeux olympiques de Barcelone en 1992.Surprise sur prise, l'émission vedette de TQS, est un autre exemple.Elle a suscité la convoitise à Télé-Métropole.Après quelques tractations, le producteur Marcel Bel i veau a décidé de rester à TQS, ce qui a contribué à augmenter le prix de l'émission.Au début, en 1986, TQS payait 25 000$ par émission.Aujourd'hui il leur en coûte 175 000$, selon Marcel Béliveau.Même inflation pour les reprises: de 5000$, elles ont passé à 90 000$.TQS : « Pas à vendre » MICHÈLE OUIMET Le temps d'antenne à Montréal se vend à rabais.Tous les télédiffuseurs s'en plaignent et voient fondre avec inquiétude leurs revenus tandis que les dépenses augmentent à un rythme trop rapide.Résultat: les quatre réseaux de télévision au Québec perdent de l'argent.La publicité se vend moins cher à Montréal qu'à Toronto.Selon une étude effectuée en avril 1990 par le Bureau de la télévision du Canada (TVB), l'écart entre les deux villes est de 30 p.cent.«Il y a trop d'offre sur le marché montréalais, explique le vice-président des ventes pour la région du Québec du TVB, Richard Genin.La valeur du marché de la publicité pour la télévision à Montréal a augmenté de 8 p.cent, en un an, passant de 229 millionsS en 1987-1988 à 248 millionsS Tannée suivante.À Toronto par contre, la hausse a été de 15,5 p.cent, effectuant un bond de 280 millionsS à 323 millions$ pour la même période, soit une progression deux fois plus rapide.» «L'inventaire commercial des télédiffuseurs montréalais est très élevé, poursuit M.Genin.Les Montréalais écoutent 40 p.cent plus de télévision canadienne que les Torontois, attirés par la programmation américaine.Donc les annonceurs, qui font affaire à Montréal, ont plus d'occasions de rejoindre le public.U y a plus d'offre que de demande et, dans un tel contexte, les prix chutent.Il ne faut pas oublier que le marché de Montréal est inférieur à celui de Toronto de 25 p.cent.» «De plus, la compétition entre les télédiffuseurs est effrénée, ce qui provoque une pression supplémentaire à la baisse sur les prix.Depuis deux ans, la situation s'est détériorée.L'arrivée d'un quatrième joueur, Télévision Quatre Saisons (TQS), et le comportement plus agressif de Radio-Canada sur le marché de la publicité ont empiré la crise.» «Nous vivons dans une situation ''^(l'oligopole, explique de son côté un analyste financier de la firme Lévesque .'Beaubien, André Ducharme.Le marché est dominé par trois ou quatre grandes entreprises.Lorsqu'elles se li-, Vrent à une guerre des prix, et c'est ce m ' .qui s'est produit cette année, les résultats sont désastreux.» «Le dynamisme du marche a changé, affirme le président de là firme de placement-média Stratégem, Jacques Dorion.Télé- Métropole ( TM ) n'a pratiquement connu aucune concurrence pendant 25 ans.Aujourd'hui, Radio-Canada, TQS, TM, les canaux spécialisés et Radio-Québec se partagent le même marché.D'ailleurs les prix ont à peine augmenté depuis trois ans.» «Les télédiffuseurs ne veulent plus signer d'ententes globales, poursuit Jacques Dorion.Chaque achat d'antenne est négocié à la pièce.Les temps sont durs pour tout le monde.Par exemple, nous expliquons à nos clients qu'ils peuvent conclure de bonnes affaires avec la télé ce qui fait mal à la radio.» Pour le président de la firme BPC stratégie créativité Inc, Pierre Arthur, pendant des années, la demande de temps d'antenne a été largement supérieure à l'offre.« Nous vivions une situation de duopole où seuls deux grands régnaient, Télé-Métropole et Radio-Canada, avec comme conséquence, une tarification élevée.Aujourd'hui, Télé-Métropole doit faire face à plusieurs concurrents et ce sont maintenant les lois de l'offre et de la demande qui conditionnent le marché.» i ._ Par contre, le marché anglophone montréalais se porte bien.«U n'y a que deux diffuseurs, explique André Ducharme, le réseau anglais de Radio-Canada (CBC) et CFCF.Mais CFCF a subi cette année les contrecoups du ralentissement économique et ses bénéfices avant impôts ont diminué.» «Si demain matin, une troisième station de télévision anglophone s'installait à Montréal, les prix baisseraient car il y aurait trop d'offre», croit Jacques Dorion.«Le marché de Toronto s'essouffle également, affirme André Ducharme.U commence à ressentir les effets de la multiplication des canaux spécialisés et de l'agressivité de la CBC sur le marché de la publicité.Toronto s'en va vers une saturation du marché.» ¦».';.'.'.';},) j v'.( André Ducharme suggère aux investisseurs de vendre leurs actions CFCF et TM.Le prix de ces actions a chuté.Le plus haut niveau atteint par les titres de TM cette année a été 23,50$ par action.Aujourd'hui elles se transigent autour de 14,50$.Même dégringolade pour CFCF dont le prix est passé de 18,25$ à 11$.Vidéotron, propriétaire de TM, a aussi réalisé une piètre performance cette année.Ses actions sont passées de 20,25$ à 13,63$.« Et je ne vois pas de redressement à court terme», conclut André Ducharme.w, t- MICHÉLE OUIMET PRIX DU TEMPS D'ANTENNE TÉLÉ : 30 SECONDES * EMISSION SAISON PRIX RADIO-CANADA Signe 4e feu Dames de coeur Lance et compte l \u2022fiance et compte II lance et compte ill : » Soiree du hockey L'Héritage \u2022 Filles de Caleb Cormoran Automne 89 - Hiver 90 11000 $ Automne 86 8000$ Automne 87 - Hiver 88 9 000 $ Automne 88 - Hiver 89 9 500 $ '< Automne 86 8000$ Hiver \u2022 Printemps 88 11000 S Hiver \u2022 Printemps 89 14000 S Automne 88 \u2022 Hiver 89 5 250 S Automne 89 \u2022 Hiver 90 5 250 S Automne 90 - Hiver 91 5 975 $ Automne 88 * Hiver 89 8 000S Automne 89 \u2022 Hiver 90 10700$ Automne 90 16000$ Automne 90 - Hiver 91 12500$ TÉLÉ-MÉTROPOLS Entre chien et loup L'or du temps Chop Suey Automne W-Hiver89 Automne 89 - Hiver 90 Automne 90 \u2022 Hiver 91 1985 -1986 1986 -1987 (arrivée de TQS j 1937-1988 Automne 88 \u2022 Hiver 89 Automne 89 - Hiver 90 Automne 90 \u2022 Hiver 91 Automne 87 - Hiver 88 Automne 88 - Hiver 89 Automne 89 - Hiver 90 Automne 90 \u2022 Hiver 91 8900$ 11000$ 14800$ 6000$ 4500$ 6600$ 7200$ 8900$ 11900$ 6600$ 7200$ 9200$ 11500$ TÉLÉVISION OUATRB SAISONS Caméra Automne 87 - Hiver 88 Automne 88 - Hiver 09 Automne 89 Hiver 90 Automne 90 \u2022 Hiver 91 Surprise sur prise V Automne 88 - Hiver 89 Automne 89 - Hiver 90 Automne 90 \u2022 Hiver 9i 2000$ NCfl fJBfXXaDM 6050$ 5500$ 5000$ 10000$ 10000$ 8000$ ¦p#fefl5 n'est pas à ven- |T%PaP dre.Point final à la lîgneTEst-ce qu'il faut que je vous le dise en chinois?» Adrien Pouliot, le président de CFCF, propriétaire de Télévision Quatre Saisons, est visiblement exaspéré.Son réseau n'est pas à vendre en dépit des nombreuses rumeurs qui circulent.Le bilan financier de TQS n'est guère reluisant.De 1986 à 1989, CFCF a investi 95 millions \u2014$ dans Quatre Saisons.Au cours du premier semestre de l'année 1989-1990, TQS a subi une perte avant impôts de 16,15 millionsS comparativement à 9,95 millions $ pour la même période l'année précédente.Selon l'analyste financier de la firme Lévesque Beaubien, André Ducharme, le deuxième semestre sera pire que le premier.TQS pourrait subir des pertes avant impôts d'au moins 32 millionsS.«Ces pertes pourraient atteindre entre 35 et 40 millionsS », avance André Ducharme.Adrien Pouliot refuse de commenter ces chiffres.Les Pouliot \u2014 le père, Jean, et le fils, Adrien, qui dirigent le groupe CFCF\u2014 croyaient que TQS serait rentable dès la troisième année d'exploitation.Aujourd'hui, ils corrigent le tir.Selon Jean Pouliot, il faudra patienter encore trois ans avant de songer à retirer un sou de profit et les pertes risquent alors de grimper autour de 100 à 120 millionsS.«TQS est un « winner » et ça ne me dérange pas d'attendre trois, quatre ou cinq ans, affirme Jean Pouliot.TQS est une bénédiction pour les Montréalais.» Mais si TQS éjtait à vendre, est-ce que ça ne ressemblerait pas à une vente de garage?«C'est complètement ridicule, rétorque Adrien Pouliot.Regardez notre progression.Après seulement quatre ans, nous avons réussi à accaparer 19 p.cent de la part de l'auditoire.C'est phénoménal.Notre part de marché a triplé en trois ans.» Qui pourrait acheter le réseau Quatre Saisons ou encore Télé-Métropole?Power Corporation.«Nous sommes intéressés si le prix est raisonnable et que le CRTC accepte la tansaction», confirme le président de Power Diffusion Inc, André Desmarais.Même TQS?«Tout m'intéresse.» Adrien Pouliot défend TQS avec acharnement.Avocat de formation, petit, nerveux, jeune, \u2014il n'a que 33 ans\u2014 il avoue d'emblée ne pas faire confiance aux journalistes.U tient d'ailleurs mordicus à enregistrer l'entrevue.Oui, confirme-il, l'indutrie de* la télévision est en crise.Non, ce n'est pas la faute de Quatre Saisons.«U existe une guerre des prix entre les réseaux de télévision.Nous donnons pratiquement notre temps d'antenne aux annonceurs.La publicité à Montréal se vend en moyenne entre 30 à 50 p.cent moins cher que la moyenne canadienne.» \u2022 «Pourquoi le téléspectateur montréalais vaut-il deux.fois moins cher qu'un torontois?de-mande-t-il.U n'y a aucune raison qui peut justifier un tel écart.» Pourquoi le temps d'antenne se.vend-il à si bas prix?«Il faut le demander aux leaders de l'industrie c'est-à-dire à Radio-Canada et Télé-Métropole», répond-il.11 en veut à Radio-Canada.«Radio-Canada s'est éloignée de son mandat.Ils n'ont pas assez d'argent.Us doivent donc élargir leur assiette publicitaire.Mais pour attirer les annonceurs, ça prend de bonnes cotes d'écoute et pour les obtenir, ils diffusent des émissions populaires ce qui les amène à se battre sur le même terrain que les télés privées.C'est un cercle vicieux.» «Pourquoi un payeur de taxes subventionnerait-il Radio-Canada pour regarder le hockey alors qu'il pourrait le voir gratuitement à TM?Le problème, c'est l'homogénéisation du contenu de la télévision au Québec.Radio-Canada devrait se limiter à diffuser des programmes que le privé ne peut faire.Comment justifier leur existence s'ils font la même chose que le privé ?» Autres informations en page B 3 \u2022M ?4 0 * «vl B2 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 JUILLET 1990 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur & -v Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc l éditorialiste en chef Est-il trop tard pour Jean Chrétien ?Des députés qui démissionnent, un parti gravement endetté, des organisateurs désemparés, des libéraux provinciaux qui ne veulent plus tien savoir du grand frère fédéral, des militants démotivés, des sondages peu encourageants, un programme à toutes fins utiles inexistant.C'est sur cette toile de fond de délabrement avancé que M.Jean Chrétien entreprend son difficile mandat de chef du Parti libéral fédéral.Il sera d'autant difficile que M.Chrétien lui-même est loin de faire l'unanimité.Si Jean Chrétien maintient de fortes assises dans la partie centrale du Canada anglais, il n'est plus perçu au Québec comme un porte-parole crédible des intérêts nationaux des Québécois.Cette brisure entre l'ère Trudeau-Chrétien et le Québec de I990 n'est pas que passagère.Même s'il fût l'un des plus habiles politiciens de son époque, Jean Chrétien aura beaucoup de difficultés à retrouver une cote d'amour valable auprès des Québécois.La cicatrice est trop profonde.Ses agissements lors du rapatriement de la Constitution canadienne, le souvenir de la nuit des longs couteaux, ses propos incendiaires envers les indépendantistes et les souverainistes lors du référendum, son ambivalence toute électoraliste face à l'entente du lac Meech ne seront pas oubliés de sitôt par le Québec français.Un chef de parti canadien peut-il devenir premier ministre du pays s'il n'obtient pas une majorité de sièges au Québec?C'est douteux.Mais, en politique, il ne faut jurer de rien.L'opinion publique est volatile.À six mois d'un scrutin, le vent peut virer de bord.I992, c'est encore bien loin.Il ne faut pas minimiser les capacités politiques de l'ami des Trudeau, Wells et Carstairs.Jean Chrétien est un vieux renard.Il en a vu d'autres.S'il réussissait à reconstruire son parti, ses finances, son membership, son programme, il pourrait faire des ravages.¦ * \" * « * La stratégie de départ est évidente: Jean Chrétien tentera de bâtir la crédibilité et la solidité de son parti sur la perte de confiance et la faiblesse du Parti conservateur de Brian Muironey.Il présentera le Parti libéral fédéral comme l'alternative au gouvernement actuel dont la cote de popularité demeure au plus bas de l'échelle.Le premier ministre Muironey, qui était déjà peu populaire dans le Canada anglais, a encore perdu des plumes avec l'échec du lac Meech.Pourra-t-il remonter la pente?L'antipathie politique entre les deux hommes est tellement grande que Brian Muironey pourrait bien demeurer en politique s'il avait la moindre assurance qu'il peut battre Jean Chrétien.Le gouvernement conservateur devra vivre des périodes de turbulence avec l'instauration de la fameuse TPS (taxe sur les produits et services ), même s'il s'agit d'une taxe plus équitable.Il y a aussi la situation économique et financière du pays à l'heure de la récession sans le mot.Il y a toujours cette épée de Damoclès sur l'Intégrité du gouvernement qui pèse lourd sur la tête de M.Muironey.Il y a également les législations impopulaires à venir au cours des deux prochaines années.La bataille de coqs est enclenchée entre deux Québécois, deux politiciens populistes, deux hommes de grande expérience dont l'une a agi longtemps à l'arrière-scène et l'autre longtemps à l'avant-scène de la politique, deux bagarreurs qui sont prêts à tout pour gagner, deux ennemis politiques mais qui ont les mêmes contacts auprès des bailleurs de fonds importants au Canada, deux grands orateurs qui ont des visées totalement opposées sur la place du Québec dans le Canada.L'épisode Meech n'a pas mis fin aux ébats et aux débats politiques sur la scène tant québécoise que canadienne.Le p'tit gars de Baie Comeau et le p'tit gars de Shawinigan nous promettent du sport.Claude MASSON Le village de la musique e tous les événements culturels qui ponctuent l'été montréalais, le Festival international de Jazz est certainement celui dont les effets sont les plus riches.D'abord, parce qu'il se déroule dans la rue, parce qu'il suscite la participation, le Festival réussit à transformer le visage de Montréal, à faire vivre la ville différemment pendant une semaine, à modifier la perception qu'en ont les Montréalais eux-mêmes et les étrangers.Le regroupement des activités autour de la Place des Arts cette année y a contribué, en faisant de ce coin du centre-ville un village de la musique.Ce réel succès est d'autant plus étonnant, qu'à priori, le jazz n'est pas une musique populaire.D'ailleurs, les puristes trouveront sans doute que le festival donne trop de place à des genres musicaux qui n'ont rien à voir avec le c vrai jazz », rythmes latins, africains, blues.Et que trop souvent, les événements marquants les plus populaires, la salsa cette année ou le Sud-Africain Johny Claig il y a deux ans, ont peu à voir avec le î&zz.Mais en fait, cette programmation constitue un tour de force en offrant au grand public une musique qu'il aimera sans compromettre la vocation du festival.L'impact de ce grand événement est bien sûr très positif sur le plan économique, puisque le festival attire, en plus des Montréalais, un grand nombre de touristes.On peut alors parler, sans exagérer de réelles retombées.\u2022 Mais sur le plan social, parce que la musique est une forme d'art universelle, le festival réussit mieux que tout autre événement à rapprocher des Québécois qui se côtoient rarement: francophones, anglophones, membres des communautés culturelles qui apprennent à déambuler ensemble, à applaudir ensemble, à danser ensemble.C'est un pas de plus vers un objectif essentiel pour le Québec.Et c'est pourquoi, quand un événement, bien organisé, a de tels effets positifs, que le demi-million que les gouvernements versent en subventions au festival, soit dix p.cent du budget, on peut parler de fonds publics bien dépensés.Main dubuc / Pl>flce TÂCfueç.» VMS » u , 0 - it »1 i \u2022 r;\\.B T '¦j DROITS RÉSERVÉS La boîte aux lettres fi » 1 Logique et politique, selon Bit ¦i * * \u2022 d'informatique BIT lac.\u2022 4 m é t'a surveillance des Expos me laisse quelques loisirs que je consacre à suivre le développement extraordinaire de la situation politique au Québec de ce temps-ci.C est ainsi, en feuilletant ta Presse, que je suis tombé la semaine dernière sur le texte de M.Léon Dion intitulé «La longue marche du Québec».11 est rare qu'une question politique soulève un problème de logique tant les deux mondes sont différents.Mais quand cette occasion se présente, j'en fais mon délice.Dans son texte, M.Dion propose une question qu'il aimerait voir soumise lors d'un prochain référendum.Cette question se prête particulièrement bien au petit exercice qui consiste à trouver les incohérences logiques d'une proposition.J'en ai trouvé deux jusqu'ici.Pouvez-vous en trouver d autres?Voici la question de M.Dion : « Optez-vous pour: a) le statu quo?b) l'élaboration d'une nouvel- NSi- .\"At; Lo Presse accorde priorité sous-cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom ^complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La^ boite aux lettres, La Presse.7, ifite Saint-Jacques, Montréal, U2YIK9.le constitution canadienne et, en cas d'échec de la négociation avec le Canada anglais dans le délai d'un an, pour que le Québec devienne un pays souverain?c) la souveraineté immédiate du Québec?» M.Dion enchaîne en disant que «Dans les deux premiers cas une pluralité des voix suffirait.(.) une majorité absolue s'imposerait toutefois dans le troisième pour que la volonté des Québécois d'opter pour la souveraineté immédiate soit signifiée de façon indiscutable.» Après avoir dénoncé les «procédés indignes et risibles» qui ont conduit à l'échec de l'Accord du lac Meech, M.Dion ne semble pas réaliser que sa proposition conduit tout droit vers la confusion.Voyons ça concrètement.Premier problème: la question proposée comporte trois volets.Sans doute dans l'intention louable d'éviter une polarisation du débat ou pour permettre au citoyen de nuancer sa pensée.Mais un référendum n'est pas un sondage d'opinion.C'est un moyen par lequel une société prend une décision.De plus, l'électeur ne peut répondre que par un X à la question posée.Ce qui limite singulièrement la possibilité de faire des nuances.On ne peut formuler une question référendaire sans tenir compte de ces contraintes inhérentes au processus.Et si on veut introduire une question à volets multiples, il faut s'assurer que les conditions logiques soient respectées faute de quoi la réponse pourrait n'avoir aucun sens décisionnel et le référendum ne serait plus qu'une entreprise inutile.Première condition à respecter: les différents volets doivent correspondre à des options qui s'excluent mutuellement.Deuxième condition : la pluralité des voix doit décider dans tous les cas.Conditions difficiles à satisfaire parfois mais indispensables pour éviter les paradoxes qui risquent de survenir autrement.Or la question proposée par M.Dion ne respecte ni l'une ni l'autre de ces conditions.En particulier, le deuxième volet de la question recouvre en partie le troisième puisqu'il débouche sur l'option souverainiste.On peut facilement deviner qu'il attirera principalement les «souverainistes patients», ceux qui seraient tentés de laisser une dernière «dernière chance» au fédéralisme.Dans ce cas, le vote souverainiste sera réparti sur deux volets alors que le vote fédéraliste se concentrera sur le premier.La répartition des votes serait tout à fait différente si le deuxième volet débouchait plutôt sur une forme de fédéralisme.Par exemple en disant qu'en cas d'échec des négociations, le Québec s'engagerait à respecter le verdict et maintiendrait ses liens dans la confédération.Les fédéralistes se répartiraient alors sur deux volets et les souverainistes se re- Souperaient sur un seul.Dans s deux cas le précédé serait tout aussi injuste en favorisant une option plutôt qu'une autre.Ça illustre un peu les problèmes qu'entraîne une question à volets multiples.On évite tout ça facilement en optant plutôt pour une question binaire, c'est-à-dire une question à laquelle on répond par un «oui» ou par un «non».Par un seul bit d'information.La seule façon à mon avis d'obtenir une réponse claire et non équivoque lors d'un référendum.Si c'est ce qu'on recherche évidemment.M.Dion en est probablement conscient puisqu'il sent le besoin de nous indiquer comment le vote devrait être interprété.Deuxième illogisme: il suggère que la troisième option nécessite une majorité des voix pour être adoptée alors que les deux autres ne nécessiteraient qu'une pluralité.Il oublie une possibilité importante: celle où le troisième volet recueillerait une pluralité des voix sans avoir la majorité.Par exemple, si la réponse se ré-partissait dans une proportion de 28,30 et 42 p.cent respectivement.On aurait l'air fin.Aucune majorité pour la souveraineté.Aucune pluralité pour le statu quo.Aucune non plus pour la «souveraineté à retardement».Qu'est-ce qu'on fait à ce moment-là?On consulte Clyde Wells?Et si le résultat était 34, 33, 33?Ce ne serait pas mieux non plus.Une pluralité pour le statu quo, soit, mais est-ce bien ce que la majorité voulait?En divisant les voix de ceux qui optent pour le changement, on se retrouve avec la situation incongrue où 34 p.cent des citoyens peuvent s'opposer à la volonté de changement de 66 p.cent.Drôle de démocratie.De la part de quelqu'un qui sera sans doute appelé à conseiller le gouvernement sur cette question, le profane comme moi se serait attendu à une proposition plus rigoureuse.Même si logique et politique vont rarement de pair, il y a des cas où la deuxième peut difficilement se passer de la première.;À/\".« .' > \u201e., > À savoir si jè «fausse compléteraient l'opinion publique» en mentionnant que Bob Dylan était un fondateur du folk-rock* je vous suggère de relire attentivement yos dictionnaires du rock.Dans ceux des magazines Rolling Stone eu dc\\ Rock & Folk, on y affirme noir sur blanc que la musique folk*.rock a été inaugurée par Dylan en 1965 avec le microsillon Bringing It All Back Home paru en mars, à peu près au même moment où les Byrds ont lapcé le tube Mister Tambourine Man (certains disent en mars, d'autres en août ), une composition de Dylan.la rencontre des Byrds et de Dylan (qui aurait eu lieu en janvier 65) aurait donc engendré le folk-rock.Dylan ou The Byrds?Les deux ?Quelle importance.Malheureusement, monsieur Lacroix, une autre source m'apprenait que le folk-rock aurait été créé par Pierre Létourneau, à St-Tite, en novembre 1964.Nous sommes tous deux joyeusement confondus.Alain BRUNET . LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 JUILLET 1990 B3 \u2022 t Plus \u2022I 4 v - LA TEL I I » i i I f 9 Télé-Métropole s'en prend à Radio-Canada Radio-Canada : «Des pleurnichards» MICHÈLE OUIMET n 1985, Télé-Métropole était considérée comme l'une des entreprises les plus saines financièrement au Canada, doublant son chiffre d'affaires à tous les cinq ans et affichant un bénéfice net de 15 millionsS.Aujourd'hui, TM perd de l'argent.L'année 1989-1990 sera certainement marquée au fer rouge dans l'histoire de l'entreprise.Pour les six premiers mois de l'année, les pertes nettes avant impôts ont été de 9,3 millionsS.Après impôts, TM a perdu 4,2 millionsS.Et les six derniers mois de l'année risquent d'être encore plus difficiles.Les rumeurs font état d'une perte nette de 12 à 14 millionsS, ce que le président Serge Gouin trouve nettement exagéré.U préfère parler de 10 millionsS.Que s'est-il passé?Faut-il invoquer la mauvaise gestion de l'entreprise ou imputer ces pertes à la crise que traverse actuellement l'industrie de la télévision?Vidéotron, qui a acheté TM à prix fort en 1986, offrant 30 millionsS de plus que son concurrent Power Corporation, acceptera-t-il longtemps ces pertes?Pour Serge Gouin, la mauvaise passe que traverse actuellement son entreprise est essentiellement attribuable à l'encombrement du marché.«11 y a trop de joueurs, explique-t-il.Depuis 1985, Radio-Québec a été autorisée à se financer sur le marché de la publicité.TQS a fait son entrée un an plus tard et Radio-Canada a considérablement élargi son assiette publicitaire.De plus, l'arrivée des cinq canaux spécialisés n'a fait qu'engorger une industrie où, déjà, il y avait trop d'intervenants.» «En ce qui a trait aux tarifs publicitaires, l'écart entre Montréal et Toronto est de 30 p.cent et, si on compare le marché francophone seulement, cet écart passe à 50 p.cent.Les annonceurs paient donc la moitié moins cher à Montréal et dépensent 25 p.cent de plus à Toronto.» Serge Gouin reproche aussi amèrement à Radio-Canada sa concurrence déloyale.«Nous sommes une des rares industries qui doive se battre contre le secteur public à armes inégales.Ça n'a aucun sens que le gouvernement impose, via le CRTC, des contraintes importantes aux télédiffuseurs privés et qu'en même temps il nous concurrence avec une télévision publique.» Pour Serge Gouin, le gouvernement fédéral est en conflit d'intérêts.Pire, la télévision d'État marche dans les plates- M.Serge Gouin, président de Télé-Métropole bandes des réseaux privés en diffusant sensiblement la même programmation.La gestion de TM En septembre 1989, Télé-Métropole décidait de diffuser la nuit.Mauvaise décision, affirment plusieurs.Les cotes d'écoute sont très basses.Déjà, le marché de la publicité soutient à peine la programmation de jour, alors la nuit.TM a d'ailleurs mis fin à cette expérience sept mois plus tard.Serge Gouin soutient pourtant qu'il existe un auditoire important la nuit et que TM a la ferme intention de recommencer l'expérience lorsque la crise sera résorbée.TM a également acheté, en 1987, des parts de la chaîne privée française Télé-Cinq.Trois ans plus tard, après avoir injecté 6,5 millionsS, elle se retire et revend ses parts.Avec un profit, précise Serge Gouin.Est-ce que TM a surévalué les retombées qu'une telle participation pouvait lui apporter sur le marché européen?«Je suis convaincu, répond-t-il, que la Cinq sera rentable à long terme mais la percée sur le marché français est plus longue que prévu.» Télé-Métropole a également fait l'acquisition de Pathonic en 1988.A-t-elIe payé trop cher, 67 millionsS, en voulant faire de la surenchère afin de damer le pion à son rival Cogé-co?«L'achat de Pathonic a été stratégi-quement très important pour nous.On a rationalisé notre diffusion au Québec en allant chercher les stations régionales.» Et la télévision interactive?Un échec, affirment les gens de l'industrie.La télévision de l'avenir, réplique le président de Vidéotron, Claude Chagnon.«Les pionniers se reconnaissent aux flèches qu'ils ont dans le dos», tient-il à préciser.Pourtant, les ventes ne lèvent pas.Pour avoir accès à la télévision interactive, les usagers doivent acheter ou louer un terminal Videoway.En septembre 1989, Vidéotron prévoyait que 50000 terminaux seraient vendus en un an.Actuellement, seulement 20000 terminaux sont installés dans les foyers québécois.En 1988, TM frappe un grand coup en allant chercher Pierre Nadeau, l'anima-teur-vedette de Radio-Canada.Mais la direction décide de l'installer dans un créneau horaire difficile, soit le dimanche soir.Gaspillage?Serge Gouin ne répond pas vraiment.«Pierre Nadeau nous a apporté de la crédibilité.Nous voulons faire de l'information quelque chose de sérieux.» TM investit en effet dans l'information.Sa salle des nouvelles a été entièrement refaite et loge maintenant au dixième étage avec vue directe sur Radio-Canada.«On épie nos concurrents», blague Serge Gouin.TM a fait appel à un concepteur américain.La salle est équipée d'ordinateurs sophistiqués qui contrastent avec les vieilles machines à écrire manuelles de Radio-Canada.À combien s'élève la facture?«Les syndicats disent 3 millionsS mais c'est exagéré», répond Serge Gouin.Et lorsque les mauvaises langues affirment que Serge Gouin n'est qu'un câblo-distributeur qui pense comme un câblo-distributeur et qu'il ne possède pas les qualités nécessaires pour gérer une boîte comme Télé-Métropole?«Les cotes d'écoute ont sensiblement augmenté depuis que je dirige TM, répond-il, nullement offusqué.Les faits parlent.» M.Gérard Veilleux, pdg de Radio-Canada Le PDG de Radio-Canada, Gérard Veilleux, n'est nullement impressionné par les accusations des télédiffuseurs privés qui se plaignent à tour de rôle de la concurrence déloyale de la société d'État.«C'est du pleurnichage», tranche-t-il.«Lorsque Serge Gouin, le président de Télé-Métropole, a accusé publiquement Radio-Canada de se livrer à une guerre des prix sur le marché de la publicité, explique-t-il, je lui ai envoyé une lettre avec copie conforme à Adrien Pouliot de TQS et André Chagnon de Vidéotron.Je leur ai dit qu'ils n'avaient qu'à porter plainte auprès du Tribunal de la concurrence.Serge Gouin s'en est bien gardé.» Par contre, Gérard Veilleux admet que le financement de Radio-Canada sur le marché de la publicité a augmenté sensiblement au cours des dernières années.En 1984-1985,29 p.cent des revenus de Radio-Canada provenaient de ses recettes publicitaires.Aujourd'hui, cette proportion a grimpé à 41 p.cent et l'objectif pour l'année 1990-1991 est de 45 p.cent.Les télédiffuseurs privés n'ont-ils pas raison de se plaindre?«C'est trop, reconnaît Gérard Veilleux, mais dans les circonstances actuelles nous n'avons pas le choix.Les crédits du gouvernement diminuent et notre mandat reste le même.Nous devons combler la différence.» Pour le vice-président de la télévision française, Guy Gougeon, «les réseaux privés ont beau jeu de tout mettre sur le dos de Radio-Canada.» «Le marché de Montréal est de loin le moins cher au pays.Le temps d'antenne se vend à rabais mais nous n'en sommes pas responsables.Notre part du marché a augmenté mais Radio-Québec a fait la même chose.11 y a eu aussi l'arrivée de Quatre Saisons et des canaux-spécialisés.L'assiette des revenus publicitaires est restée sensiblement la même; mais le nombre de télédiffuseurs &-4ug> mentô.U y a donc plus de monde pour! se diviser la même tarte, alors on.mange moins.» Et la programmation?Radio-Canada concurrence-t-elle le secteur privé err offrant une télévision de plus;efi plus commerciale?«Nous sommes ûnè en-; treprise payée majoritairement pan les Canadiens et nous devons refléter la réalité du pays, répond Gérard Veil*! leux.Notre programmation doit être di-versifiée et nous ne pouvons pas;diffu».ser du PaVarotti six heures par soin»; I Et Dallas?«Notre programmation est à 80 p.cent canadienne en périp'de de grande écoute.Nous diffusons phvi-; ron 4 à 5 heures d'émissions étrangères par semaine, ce qui est très peu.Dallas ne nous coûte pas cher et c'est payant.»; «11 y a dix ans, Télé-Métropole ne se plaignait pas, ajoute Guy Gougeon,.et pourtant nous n'avons pas changé notre programmation.Dans les années 1970, nous présentions des quizz et du sport.Tout à coup, on nous accuse! d'être mercantile et commercial.C'est trop facile de nous montrer ainsi du doigt.Radio-Canada a toujours voulu présenter une programmation variée; Nous ne sommes pas un PBS cdna: dien.» Radio-Canada n'est pas responsable de la crise qui sévit, précise Gérard Veilleux.«Prenez Serge Gouin par exemple.Ses dépenses augmentent beaucoup plus rapidement que ses revef nus et son déficit s'alourdit.Si je gérais Radio-Canada de la même façon, je sef rais traîné devant un comité parlementaire.» \\ M.Robert Keaton M.Andrew Hutchison M.Peter Blaikie M.Alex Harper Les anglophones au Québec recherchent un compromis MARIE GACNON lors qu'un consensus semble se dégager chez les Québécois de langue française, les anglophones, eux, sont toujours à la recherche d'un compromis entre leurs idéaux fédéralistes et leur attachement de plus en plus profond au Québec.«Bien que les anglophones de notre province soient toujours fédéralistes, l'idée de la souveraineté est d'avantage acceptée qu'il y a 10 ans.En fait, je ne crois pas qu'ils déserteront advenant l'indépendance», a déclaré à La Presse Robert Keaton, président d'Alliance Québec.En effet, leurs propos ont bien changé depuis le référendum.Andrew Hutchison, doyen de l'Église anglicane de Montréal, incarne bien cette vision : « Je ne veux pas choisir entre mes deux patries, mais si je dois absolument le faire, j'opterai pour le Québec.» Leurs principaux arguments contre l'orientation souverainiste demeurent économiques.Les études de Merrill Lynch et de la Banque de Montréal ne les ont pas impressionnés.«De toute façon, les progrès économiques que le Québec a faits depuis 10 ans ont été réalisés à l'intérieur de la structure federative canadienne et, en grande partie, grâce à elle», dit l'avocat Peter Blaikie.Pour Alex Harper, vice-président du Bureau de commerce de Montréal (Montreal Board of Trade), le facteur économique est à étudier sérieusement: «Si on fait l'indépendance, je considérerai, en tant qu'homme d'affaires, qu'on n'a pas fait nos devoirs économiques.» De plus, selon plusieurs, l'indépendance du Québec serait néfaste pour la survie de la culture française.«Qu'est-ce qu'un gouvernement d'un Québec indépendant pourrait faire de plus pour protéger la culture française?demande Peter Blaikie.Le Québec a déjà les pleins pouvoirs en ces matières.De plus, les relations avec les États-Unis ne cesseront de croître et cela constitue un véritable danger.Je n'ai qu'à me rappeler l'assimilation presque instantanée des francophones immigrés aux États-Unis au début du siècle pour me convaincre du risque.» '\"¦'\"¦\"¦¦¦M M.Robert Libman Ces interlocuteurs doutent fort que l'indépendance totale du Québec se produise.Selon eux, le Québec est en voie de devenir de plus en plus souverain, mais tout en conservant des liens importants avec le Canada.«Sur les plans collectifs et émo- tionnels, les Québécois sont d'accord avec la souveraineté.Mais lorsqu'il sera temps de prendre la décision, leurs intérêts individuels prendront le dessus et la réponse sera tout autre», soutient Peter Blaikie.Une case sur l'échiquier politique Le problème de la représentativité politique des anglophones refait surface actuellement.Selon les principaux intervenants anglophones, le Parti libéral serait devenu trop «souverainiste» et le Parti égalité serait déjà désuet et pas assez crédible.Quant au Parti québécois.Mais à qui ira la confiance des anglophones dans ce débat?Selon le chef du Parti égalité, Robert Libman, la population anglophone attend de connaître la position constitutionnelle du Parti libéral, suite à son congrès de mars prochain, avant de définir leur place dans le débat.Pendant ce temps, Libman, conscient du vide politique, entend recréer le consensus fédéraliste sous la bannière de son parti en regroupant les forces fédéralistes francophones.Car, selon lui, «ce n'est pas à la Commission parlementaire élargie de cet au- Mme Vera Danyluk tomne que l'on va étudier les formes de fédéralisme.On y étudiera uniquement les différentes formules de souveraineté».Peter Blaikie, pour sa part, croit que le Parti égalité aura à changer s'il veut représenter «le camp du non».Mais, selon lui, les anglophones vont continuer de s'exprimer dans les sttuctuteà politiques québécoises; ils-ne formeront pas un bloc.Cette hypothèse semblé tout a fait plausible.Plusieurs -anglo: phones interrogés par La Pressé ont apprécié le travail des politiciens québécois, même celui dé Jacques Parizeau.«Le chef du Parti québécois a vraiment fait preuve dé feader ship depuis quelques semaines», a confié Vera Danyluk, rrtaire'dç la ville de Mont-Royal, qui acceptera la décision du gouvernement du Québec, quelle qu'elle soit,'en autant que les moyens soient dér mocratiques.Alliance Québec a aussi l'intention de participer à la Commission parlementaire de cet automne.Son président, Robert Keaton, se dit heureux que les vacances soient arrivées: «L'été va.nous permettre de réfléchir et de calmer les émotions provoquées par la fête de la Saint-jean Baptiste et par l'échec de l'Accord du Lac Meech.» Cet échec semble avoir ébranlé davantage les anglophones que les francophones.Bien qu'ils préféreraient passer à autre chose, le véritable défi des anglophone* demeure toujours le monte: trouver le moyen de réintégrer le Québec dans la famille canadienne., B4 LA PRESSE.MONTRI Plus Les coûts forment plein de nuages dans le ciel de la pratique médicale des années à venir M ¦ ?# V.'y'.^'l* /*/ LILIAN NE LACROIX - b latino-«*¦¦ sphère des hôpitaux est déjà déprimante, mais chacun sait que ce sera pire dans deux ans et pire encore dans dix:l'argent investi dans la santé va diminuer! Oui, je suis très pessimiste pour l'avenir de la médecine.» Chirurgien plastique, Jacques Papillon terminait une difficile journée.«L'argent manque dans ,o système, mais la société ne prendra pas de décision par trop déchirante: on continuera à s'occuper de tout le monde, mais de moins .en moins bien.Et avant que ça change, il va falloir que ça décrépisse davantage.» Directeur du département de cardiologie à Notre-Dame, Martin Morrîssette tient des propos analogues: «Est-ce que l'universalité, telle qu'on la connaît, se poursuivra?Elle est d'une générosité qu'on ne peut pas se permettre.Le coût des médicaments risque à lui seul d'étouffer le système.Savez-vous qu'un transplanté, outre l'opération et les soins, coûte 100$ de médicaments par semaine à vie?» Renversements Selon André Magnan, de chez William Mercer, firme d'actuaires-conseils, certaines tendances observées dans les dernières années pourraient se renverser: «Certaines compagnies commencent à offrir des récompenses aux employés qui acceptent de différer l'accès à la retraite.Afin de garder plus de gens au travail, ces mesures incitatives vont probablement se multiplier.Considérons maintenant le Régime des rentes du Québec.Comme tout le monde a payé pour ce régime, l'enlever à certains constituerait un suicide politique.Mais on pourrait fort bien reporter l'âge d'admission à 67 ans plutôt que 65.».Pour réduire les frais de santé qui augmentent avec l'âge de la population, il est fort probable qu'on diminue la qualité des services tout en incitant les individus à se procurer des assurances supplémentaires ou en refilant une part du fardeau aux employeurs.«Un gouvernement qui tenterait de réduire la protection ne pourra se faire élire; alors on coupera dans la qualité», déclare M.Magnan.On envisage de plus en plus la disparition des hôpitaux traditionnels, réservés à une mince tranche de la population qui sera plutôt dirigée vers des centres de service.Le nombre des appareils d'auto-examen augmentera en même temps que la population a a.L| 1.1 AN NE LACROIX ##BE5 nlrc 1970 ct l990' la m*dccinc occidentale s'est *\"B5 tellement détériorée que les médecines douces ônl-fàU une apparition irréversible.Les gens ne veulent plus dé mécanique hospitalière, lis veulent qu'on les écoute.1\" Pour la médecine traditionnelle, il est trop tard.;».' Évidemment, on pourrait dire que la présidente de l'Alliance des professionnels en pratiques alternatives du Québec, Mme Jacinthe Lévesque, prêche pour sa paroisse.Mais pas tout à fait.Si elle prévoit un accroissement de l'engouement pour l'acupuncture, la masso-thérapic, l'qs-théopathie, etc, si elle entrevoit même l'émergence de disciplinés encore nouvelles comme la thalassothérapie, elle n!exciut pas les possibilités de bouleversement.«Voyant leur produit en fin de cycle, les médecins traditionnels ont entrepris de récupérer le marché: le public recourt sans cesse davantage aux médecines douces, jugées plus humaines, plus naturelles, plus proches des gens.Et, sous le couvert de l'assurance-maladie, au moins 10 p.cent des praticiens s'adonnent aux médecines douces sans avoir nécessairement reçu la formation nécessaire.» Mme Lévesque ajoute que cette évolution l'inquiète: « Les médecins ont commencé par contester la validité dés techniques douces.Ensuite, voyant les médecines douces gagner en popularité, ils se sont attaqués aux thérapeutes.Maintenant, ils entreprennent de reprendre sournoisement à leur compte ces médecines douces qu'ils ont tant dénigrées.Les thérapeutes survivront-ils à cette offensive de gens en qui le public voit encore souvent des gourous de la santé?» * \u2022 i y \u2022fis*.t.\u2022 ' m ,Ï4 .1 AS* la pratique de l'acupuncture: un défi à la médecine traditionnelle.-_ prendra de plus ne plus charge de sa santé.La génétique Certains domaines, comme la génétique, présentent d'énormes possibilités.Technologiquement, on a récemment fait des pas de géant avec l'avènement de la tomo-den-sitométrie (scanners) dans la quasi-totalité des hôpitaux de plus de 300 lits.La résonance magnétique, dont il existe actuellement trois appareils au Québec (4,5 millionsS chacun et un demi-million en coût annuel de fonctionnement) procure des images toujours meilleures du corps humain.Au chapitre de l'échographie, on s'améliore sans cesse et on s'adonne même expérimentalement à l'échographie intra-vascu-laire.On débouche les artères au laser, on fragmente des calculs biliaires ou rénaux à l'aide d'ondes de choc, on traite les malformations des vaisseaux sanguins aux rayons X à très haute énergie.Même l'ordinateur à diagnostic est déjà inventé.Des recherches dans les télécommunications (chez AT & T) permettent aussi d'entrevoir d'ahurissantes possibilités pour le monde médical.C'est ainsi qu'on a réussi à fabriquer un moteur de la grosseur d'un globule rouge et entièrement fonctionnel.Imaginons qu'on puisse ainsi miniaturiser tous les instruments chirurgicaux, ou en inventer d'autres.La médecine des causes Selon le chef du département de physique bio-médicale de l'hôpital Notre-Dame, Raymond Carrier, la technologie permettrait de plus en plus de remplacer notre médecine de pharmacopée par une médecine qui s'en prendrait vraiment aux causes.«J'espère que des équipements de plus en plus sophistiqués permettront un jour des interventions de plus en plus douces et locales».U n'y a qu'un hic à tous ces progrès anticipés: l'ARGENT! Selon les spécialistes interrogés, nous coulons dans l'état actuel des choses.Comment, dès lors, prétendre améliorer un système déjà au-dessus de nos moyens?mm mm m y.Il m m WW xi La génétiq à la consciel des problème; jamais vécue d| LBLIANNE LACROIX «Le nombre des personnes âgées augmente.Le système de santé est en difficulté financière.Le glissement vers l'euthanasie active semblera peut-être de plus en plus tentant.» C'est l'un des dangers qui préoccupent le plus le bio-éthiçien David Roy quand il songe à l'avenir.«Imaginez un fils qui essaie de persuader son père âgé et malade, mais récalcitrant, d'abréger une vie inutile.Imaginez pire encore: que ce fils, ou la société, prenne cette décision malgré le principal intéressé».Dans le même ordre, les découvertes dans le domaine de la génétique posent inévitablement la* question éthique de l'eugénisme: «Nous pourrions assister à une multiplication des avorteraents sélectifs, des avorteraents décidés^ non parce que les parents ne veulent pas d'enfants, mais parce qu'ils ne veulent pas de cet enfant-là, jugé trop imparfait parce que porteur du gène de la fibrose kystique ou de la dystrophic musculaire de Duchenne, par exemple.On pourrait tendre à anéantir l'incidence des malformations congénitales.Et la pente est dangereuse.Où s'arrêterait-on dans les jugements d'exclusion pour inaptitude à l'existence dans notre communauté?» \u2022V i mgga .1 .'.v.'.v.WJ.'.v.;.-.\u2022.¦.\u2022\u2022> .Un scanner comme celui-ci se révèle d'une grande utilité à des fins de diagnostic, mais ce genre d'appareil coûte une fortune.Jusqu'à quel point les Institutions hospitalières disposeront-elles, dans les années à venir, des fonds nécessaires pour maintenir la qualité des soins?PHOTO MICHEL GRAVEL, u Prme Plus B5 Grandeurs et misères d'une médecine à venir un foie parla génétique gg^bt/ 0U8 savez, docteur, ça me \" W fait un peu peur.» « Ne vous en faites pas ! C'est une petite opération bien simple.Un remplacement de gène qui rétablira le fonctionnement de votre foie.D'ailleurs, considérez-vous chanceux dè bénéficier de ia médecine du XXIe siècle.Il y a 20 ans, c'est tout le foie qu'on vous aurait changé! Heureusement, on a évolué depuis.Le sida, maladie du passé.Le 26 mai de l'an 2010.Les banderoles donnent un air de fête à l'auditorium.Cette 26e conférence internationale sur le sida sera la dernière.Après avoir tué des centaines de milliers de victimes à travers le monde, et fait maudir les chercheurs pendant 20 ans, le sida est enfin vaincu.Et encore: en comprenant mieux le domaine de l'immunité, on a réussi à pousser dans ses derniers retranchements un autre des monstres du 20e siècle: le cancer.Le dossier médical qui vous suit.n papier à la main, Zoé entre dans la pièce en traînant les pieds.Elle n'a pas à ouvrir la bouche.Arthur a tout compris.\u2014 Encore un refus! \u2014 Oui ! Les employeurs ne veulent pas d'une femme à risque.l'ai 25 ans.Je me sens en pleine forme.Je surveille mon alimentation et je fais mon monitoring cardiaque quotidien depuis des années.Mois c'est toujours cette sacrée mention de mon dossier génétique qui accroche: prédisposition aux défaillances cardiaques.Maudit gouvernement qui a cédé aux employeurs et aux compagnies d'assurances en leur donnant accès aux dossiers médicaux!» » .et voici le vaccin qui tue ¦ nterloqués, les deux B microbiologistes se regardent.L'un d'eux rompt alors le silence régnant dans le laboratoire: «Impossible! Un problème quasi moyenâgeux qu'on croyait effacé de la surface de la terre!».Quelques jours plus tard, les médias répandent la terrible nouvelle: non seulement la variole a-t-elle réapparu, elle semble cette fois invincible! L'amincissement de ia couche ¦ d'ozone, qui protège des rayons, ultra-violets du soleil, aurait provoqué une mutation du virus de la vaccine, un organisme qui infecte la vache et qui était jusque-là inoffensif pour l'humain.De fait, le virus lui-même avait longtemps servi de vaccin pour protéger les hommes.Et voici qu'if les tue! e va poser Ice humaine d'une ampleur Ins son histoire Les percées médicales qui ipprochent à grands pas conduisent à me autre question fondamentale: :elle de la confidentialité.Qui a le Iroit de savoir?Le patient seulement >u encore la femme et les enfants Ion 11c sort est lié au sien?L'employeur?Les compagnies ['assurances?Ce n'est pas tout.Quand on possédera la séquence de tous les ;ènes, quand la micro-chirurgie ;énétique sera possible, qu'en fera-t->n?Se contentera-t-on de guérir des taladies et d'en prévenir l'expression, ou entreprendra-t-on de perfectionner» l'être humain?Dans le domaine des neuro-ïences, on peut, au stade primaire, lanipuler les cellules du cerveau >ur corriger un désordre juelconque.Ne prétendra-t-on pas îller plus loin?Avec l'argent gui commence à Tianquer, en arrivera-t-on à sélectionner les malades à soigner en fonction de leur âge?Et pourquoi ne ias exiger que certains payent leur :raitement parce qu'on les juge responsables de leurs maux, les u meurs cancéreux, par exemple?Dans certains pays, on refuse déjà les transplantations de foie aux ilcooliques.», explique le docteur ïoy.Qui sait?De la réflexion à laquelle tous serons contraints, notre société sortira peut-être meilleure.Visions de rêve ou d'enfer?il \u2022/ ¥ i' \u2022 7, I ¦ * l / / > ' I i M h ' VU i mm ,.:r.¦ \\v 'A -s \u2022 ¦.¦ .» m.,.'*:-¦
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.