La presse, 12 juillet 1990, Cahier A
[" «assagi Aujourd'hui: Périodes de nuages et de soleil.Minimum 12° Maximum 23° Demain: Intervalles de nuages et de soleil, details cahier sports MONTRÉAL, JEUD112 JUILLET 1990 106e ANNÉE N° 257 68 PAGES, 6 CAHIERS - ¦ LE NOUVEAU CENTRE IJS4, DUUl.LABEUE BLAINVIUE 430-1460 Automobiles E.Lauzon Hors do la zone métropolitaine : 50 cents Iles de La Madeleine : 1.00 tm1p.A l'aide d'une pelleteuse abandonnée par les policiers, les Mohawks ont démoli six véhicules de la Sûreté du Ouébec, dont ils se sont servis pour ériger d'autres barricades.Les Mohawks ferment le pont Mercier PIERRE BELLEMARE Au moment où la Sûreté du Québec engageait au lever du jour hier une intervention armée à Oka, les Mohawks de Kah-nawakc, au sud de Montréal, dressaient des barricades sur les routes 132 et 138, et plus tard sur la route 207, aux limites des frontières de la réserve, pour ainsi bloquer tout accès au pont Mercier et occasionner de longs détours aux automobilistes faisant la navette entre la Rive-Sud et l'île de Montréal.D'autre part, un policier de la Sûreté du Québec, qui tentait d'intercepter un véhicule, a été traîné sur une longue distance suspendu ù la portière.Il n'a pas été blessé et les trois occupants du camion ont été arrêtés.En fin d'après-midi hier, les citoyens de la Rive-Sud ont dû par- courir des dizaines de kilometres pour rentrer à la maison.Michel Robert, un citoyen de Saint-Constant, était outré par l'attitude des Mohawks: «C'est la deuxième fois qu'ils nous font le coup en deux ans.11 faut régler ça une fois pour toutes.Nous ne sommes jamais tranquilles ici.On abuse de notre patience et nous ne sommes jamais certains d'aller ou de revenir du travail dans des conditions normales de circulation».Un résident de Mercier \u2014voi; sin de Châteauguay\u2014 pestait lui aussi: «Du centre-ville, j'ai dû passer par Valleyfield pour revenir à la maison.C'est inacceptable.La traversée des ponts est déjà assez pénible.On ne devrait pas tolérer de telles situations où nous sommes pris en otage».Même s'il n'y a eu aucun échange de coups de feu au cours de la journée de part et d'autre des barricades des Warriors et des barrages de la SO, un policier a failli y laisser sa vie, après avoir intercepté un camion qui venait de quitter la réserve pour se diriger vers Montréal.Il était environ 11 h.Ce policier, identitié comme l'agent Yvon Berthiaume, avait le haut du corps à l'intérieur du véhicule tout-terrain lorsque le conducteur, accompagné de deux femmes, a démarré en trombe.S'agrippant à la portière, il a ainsi été traîné, à une vitesse folle, sur près d'un kilomètre.A un certain moment, la portière s'est entrouverte.On a cru que le pire allait se produire.Pour faire reposer ses bras, qui lui ont sûrement sauvé la vie, le policier a laissé traîner en deux occasions ses pieds sur la chaussée.Une chasse à l'homme s'est alors engagée et Une auto-patrouille a réussi à immobiliser le camion fou, en collant contre lui son aile avant gauche, à quelques dizaines de mètres du deuxième barrage de la SQ, servant à détourner la circulation, à la hauteur de Sainte-Catherine.Les trois suspects ont été appréhendés, pendant que le policier était transporté en ambulance vers un centre hospitalier.Selon Michel Martin, porte-parole de la SQ, son collègue n'a subi que de légères blessures.Autre incident Environ une trentaine de minutes plus tôt, un autre incident a fait monter d'un cran la tension entre Mohawks et policiers.Une dépanneuse du garage Dean, filant en direction ouest sur la 132, a traversé le premier barrage de VOIR PONT EN A 2 Les Sept « harmonisent » leurs désaccords Le Sommet de Houston commande une étude sur l'économie soviétique d'après AFP.AI».UPI.CP et Rcutcr HOUSTON Le Sommet des sept grandes démocraties industrielles a pris fin hier, à Houston, au Texas, avec une déclaration d'harmonie qui camoufle mal les désaccords profonds à propos de tous les grands thèmes débattus, depuis l'aide financière a l'URSS jusqu'à la protection de l'environnement, en passant surtout par l'épineuse question des subventions agricoles.Les Sept se sont ainsi engagés à demander une étude conjointe du FMI, de la Banque Mondiale, de l'OCDE et de la BERD sur l'économie soviétique afin d'envisager les formes que pourrait prendre l'assistance économique occidentale à l'URSS.L'étude devra être achevée d'ici la fin de l'année.Le chancelier ouest-allemand Helmut Kohi, partisan d'un soutien «collectif et immédiat» des Sept aux réformes de Mikhaïl Gorbatchev, a trouvé la déclaration finale du Sommet «très satisfaisante», surtout que les sept puissances sont laissées libres, individuellement, de financer la perestroïka.Dans une conférence de presse à l'issue du Sommet, M.Kohi a laissé entendre qu'une aide bilatérale de la RFA à l'URSS serait possible avant la fin de l'année.Mais le président François Mitterrand n'a pas caché sa réserve, estimant que les conditions mises par les Sept pour une aide à l'URSS (aboutissement des réformes gorbat-chéviennes, règlement de la question des Kouriles avec le lapon et la cessation de l'aide soviétique à Cuba, par exemple) était «dérisoires», voire de nature à «nuire» à la démarche occidentale.M.Mitterrand a par ailleurs relevé que la décision du G-7 de lancer une étude sur les moyens d'aider l'URSS constituait «une démarche positive».II a toutefois ajouté que «cela ne va pas jusqu'à traduire l'urgence autant que je l'aurais espéré».À ce sujet, le président des États-Unis George Bush, qui a révélé qu'il allait informer son homologue soviétique des résultats du Som- met, a déclare qu'il souhaitait appuyer les réformes économiques engagées par Gorbatchev mais qu'il n'était pas disposé à promettre une aide financière directe de Washington.11 a fait valoir que l'étude sur l'état de l'économie de l'URSS, qui sera menée par le G-7, ne devait pas être vue comme «un délai» mais comme «un pas en vue d'aider les réformes».M.Bush a rappelé que, du point de vue américain.l'URSS doit effectuer «encore plus de réformes» avant que Washington n'octroie une aide financière directe à Moscou.Le premier ministre britannique Margaret Thatcher a estimé en revanche que ce Sommet avait été «très productif et très professionnel».«Le sommet de l'OTAN a mené à un monde plus pacifique, celui de Houston à un monde plus prospère pour tous», a-t-elle dit, admettant toutefois que les négociations sur le volet commercial de l'Uruguay Round (subventions agricoles) avaient été «dures» VOIR SEPT EN A 2 Six pages sur Ses événements d'Oka Québec tente de se tirer d'embarras GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC La tournure tragique des événements d'Oka a plongé le gouvernement du Québec dans l'embarras, le premier ministre Robert Bourassa et deux de ses principaux ministres cherchant désespérément hier un moyen d'assumer leurs responsabilités sans que cette situation déjà volcanique ne dégénère en bain de sang.«Ce qui est arrivé est révoltant et intolérable».Tel est le premier commentaire qu'a formulé à la presse le premier ministre, l'air décontenancé, en évoquant l'assassinat du caporal Marcel Le-may, qu'il a par la suite apparenté à «un geste de violence politique».\u2022 «Nous ne pouvons accepter l'utilisation de la violence, sous aucun prétexte, dans aucune circonstance et encore moms quand cette violence s'exerce contre ceux qui ont pour tache de faire respecter la loi», a-t-il insisté, ajoutant que Quebec choisirait «une solution appropriée aux circonstances».Tard en soirée, le chef de cabinet de M.Bourassa, |ohn Parisel-la, le ministre délégué aux Affaires autochtones, John Ciaccia, et le ministre de la Sécurité publique, Sam Elkas, revenu précipi- VOIR QUEBEC EN A 2 L'éditorial d'Alain Dubuc ¦ Texte de la lettre de Ciaccia au maire d'Oka page B 2 H Sommaire Annonces classées immobilier.D6 à D10 marchandises.D10, D11 emplois.D11, D12 automobiles.D12, D13, E6 propositions d'affaires.C2 Arts et spectacles informations.E1 à E5 horaires.E4, E5 Avis.E6, E8 Bandes dessinées.D9 Décès.E7 Design/Art de vivre ,D1 à D4 Économie.C1 à C6 Éditorial.B2 Étes-vous observateur?.D6 Feuilleton.D7 Horoscope.D8 Le bridge.D13 Le monde.B3, B4, B7 Loterie.A4 Mots croisés.D11 «Mot mystère-.D10 Television.E4 Tribune libre.B2 i NSEMIOfi en ALUMINIUM I pouce) LEVOLOR CHOIX BE PlUS Of KM eouiEURS 75\" x 84\" (i0uiis GRAKOEURS DRUMS AU MIME ESCOMPTE) A hi Bra 1* i» 4 .'M M 4 USAI II \u2022\u20224j l \u2022 JiliOSé UVli \u2022 \u2022\u2022 A tu' 11 (\u2022 '\u2022« (41.IISO \u2022Ji-I U*A la J LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD112 JUILLET 1990 A3 Québec somme la SQ de ne plus intervenir de la sorte Surprises de l'ampleur de l'intervention, les autorités politiques n'avaient pas été avisées des intentions de la Sûreté du Québec ANDRÉ PÉPIN du bureau de LA PRESSE QUÉBEC ¦ Selon des informations obtenues hier soir par La Presse de sources très proches de l'exécutif, le conseil des ministres a été choqué du déploiement des forces policières à Oka et il a demandé à la direction de la SQ de ne plus agir de la sorte avant la fin des négociations.Les mêmes sources indiquent que la Sûreté du Québec est intervenue hier matin à Oka sans aucunement prévenir le pouvoir politique de ses intentions.Le gouvernement Bourassa a été surpris de l'ampleur de cette intervention.«En regardant les images à la télévision, on croirait que ces scènes ont été tournées au Liban.La loi de police est claire, les policiers peuvent protéger les biens publics, mais il faut se questionner sur la nécessité d'une intervention de ce genre lorsque les vies humaines ne sont pas menacées», a confié un responsable politique, insistant sur le fait que la SQ n'était aucunement forcée de répondre à l'appel des dirigeants municipaux d'Oka.Toujours selon les informations obtenues par La Presse, le gouvernement Bourassa a tenté durant toute la journée d'hier de forcer l'intervention du gou- vernement fédéral dans ce dossier.Ce que vise le gouvernement, c'est d'obtenir qu'Ottawa verse des compensations financières à la communauté Mohawks.«Les Amériendiens, c'est connu, préfèrent toujours traiter avec Ottawa dans ce genre de litige», a poursuivi notre informateur.C'est donc dans un climat de grande tension que les responsables politiques ont tenté hier de résoudre la crise qui perdure à Oka.Les membres du conseil des ministres qui arrivaient à Québec, tôt hier matin, évitaient de formuler le moindre commentaire, s'empressant de disparaître derrière les portes closes des bureaux du pouvoir exécutif.Les ministres et sous-ministres, accompagnés du personnel politique, ont été conviés au bureau du premier ministre pour tenter de trouver une solution et d'établir une communication efficace entre les Mohawks et les autres paliers de gouvernement.Le Solliciteur général, M.Sam Elkas, qui se trouvait en vacances dans la région de Sherbrooke, a été prié de rentrer rapidement à Québec dès le moment où le caporal Marcel Lemay a trouvé la mort.Mais ce n'est qu'en toute fin d'après-midi que M.Elkas a rencontré la presse, après plusieurs heures de discussions au conseil exécutif, pour affirmer que la Sûreté du Québec était intervenue pour répondre à une demande de la municipalité d'Oka qui considérait «que la sécurité du public était menacée».M.Elkas, responsable de la SQ, a tout de même pris la défense de ses hommes en dénonçant l'attitude des Mohawks tradi-tionnalistes.«Que je sois d'accord ou non avec l'intervention de la SQ importe peu, ce que je dis c'est que le directeur de la SQ a pris ses responsabilités.Personne n'est au-dessus des lois dans ce pays.Ces gens (les traditionnalistes) ne respectent même pas la démocratie à l'intérieur de leur conseil de bande», a dit M.Elkas, faisant référence au fait que le conseil de bande désapprouve le non-respect de l'injonction interdisant aux traditionnalistes d'empêcher les travaux au terrain de golf.M.Elkas soutient qu'il n'a pas été informé personnellement de l'intervention policière.«La stratégie policière, vous comprenez, est de la responsabilité de la direction», a-t-il insisté.Le Solliciteur général affirme vouloir négocier avec les Mohawks et espère que le climat de violence va cesser.«Par solidarité, les Mohawks de Kanawake ont bloqué l'accès au pont Mercier, alors il faut tenter de trouver une solution.M.Ciaccia, le ministre responsable des Affaires autochtones travaille avec moi dans ce dossier», a ajouté M.Elkas, pré-cjsant qu'il n'était pas question de solliciter l'intervention de l'armée canadienne même s'il admet que les autorités fédérales sont partie dans la discussion.Le ministre, précisant que le coroner Lucien Bélanger serait chargé de l'enquête, a indiqué que le Service de police de la CUM sera chargé de l'enquête policière dans cette affaire.Pendant que M.Elkas s'adressait aux journalistes, vers 17 heures, les collaborateurs du premier ministre Robert Bourassa y allaient de toutes sortes de signes pour que cette conférence de presse ne s'éternise pas.Visiblement, on voulait que M.Elkas revienne rapidement au bureau du premier ministre pour poursuivre les négociations.Tous munis de téléphones portatifs, les collaborateurs du ministre communiquaient continuellement avec l'extérieur.Quant au ministre John Ciac< :a, qui a toujours réclamé une plus grande compréhension de la part des autorités municipales d'Oka et qui a dit craindre une intervention policière, il a été absolument impossible d'obtenir ses commentaires durant la journée d'hier.Cependant, selon nos informations, c'est lui qui dirigeait toutes les discussions et qui conseillait le premier ministre.Un vieux litige Pour mieux comprendre le climat de nervosité qui régnait hier au bureau du premier ministre, il faut rappeler que chaque fois que la SQ a dû intervenir à l'intérieur des communautés autochtones, au cours des dernières années, le climat était toujours explosif.Qu'on se rappelle les affaires de Restigouche, de Kanawake, de Saint-Régis, la SQ se rend sur les lieux seulement lorsque la situation devient dramatique.Dans le présent cas, ce qui a déclenché la crise politique, c'est qu'il y a eu mort, d'homme à la suite d'une opération policière non souhaitée par le gouverne-, ment.Autrement, le Solliciteur général serait toujours en vacances dans l'Estrie.-Tard hier soir, le pouvoir politique tentait toujours de dénouer l'impasse.L'opposition péquiste, représentée par M.Guy Chevrette, a dénoncé la lenteur du gouvernement à agir dans ce dossier et a également souligné le caractère exagéré de l'intervention policière.«Lorsque quelqu'un se barricade, seul dans un appartement, la police trouve un négociateur.Là, pour une collectivité, on utilise une telle force qu'il y a mort d'homme», a dit M.Chevrette.L'intervention policière s'est terminée en véritable débandade BRUNO BISSON ¦ Quand les dizaines de policiers de la Sûreté du Québec sont arrivés devant «La Pinière», à 5h30 du matin, une dizaine de femmes veillaient derrière la barricade de sable et de blocs de ciment, renforcée depuis lundi par une rangée de barbelés, en bordure de la 344.Les hommes étaient derrière, dans les bois et les fourrés, cachés.Et puissamment armés.Les policiers ont ordonné aux Mohawks d'évacuer le parc de la municipalité d'Oka sans délai.Personne n'a bougé.Les premières grenades lacrymogènes ont été tirées sur la foule des femmes et des enfants.L'affrontement venait de commencer.Quand, trois heures plus tard, le caporal Marcel Lemay, 31 ans, s'est effondré, touché au coeur par une balle au cours d'un tir nourri, les policiers de la SQ ont retraité vers la route 344 avant de fuir les lieux à toute vitesse, laissant derrière eux six véhicules de police et le tracteur qu'ils avaient emmené pour abattre la barricade des Mohawks.Les scènes qui ont suivi le départ des policiers tiennent à la fois de l'horreur et de la frénésie la plus violente.Les Mohawks ont réduit en miettes les voitures de police, ont abattu des arbres pour former des barricades et ont célébré pendant plus d'une heure en tirant des coups de feu en l'air et en frappant un tambour, criant et brandissant leurs armes vers le ciel.« Well win this warl », ont hurlé trois Mohawks montés dans la pelle du tracteur abandonné par la SQ, brandissant leurs armes semi-automatiques à bout de bras alors qu'ils complétaient l'érection de la puissante barricade qui obstrue maintenant la route 344 qui traverse Oka.Vers l'ouest, une colonne de fumée noire s'élevait des tas de pneus jetés par les Mohawks au milieu de la route et incendiés avec de l'essence, pour pousser les policiers vers le devant de la barricade et les empêcher d'étendre leur front sur toute l'étendue de la pinière.A travers les cris de joie des Mohawks et le vrombissement des hélicoptères qui survolaient la scène, des moments de silence lourds comme du plomb semblaient peser sur le champ de bataille déserté par les combattants.Le raid de la SQ a été un échec sur tous les plans.En plus de coûter la vie à un policier, l'opération s'est soldée par un renforcement des barricades des Mohawks et le soulèvement des autres Amérindiens de la nation Iroquoise, aux États-Unis comme au Canada.Des représentants de La Presse ont contourné les barrages policiers pour se rendre sur les lieux, au moment où éclatait la fusillade au cours de laquelle le caporal Lemay a été tué, vers 8 h 40.Une pétarade qui a duré un peu moins de 20 secondes, une éternité, et qui s'est terminée dans la confusion la plus totale.Tous les témoignages recueillis sur place, auprès des Mohawks et des journalistes qui ont réussi à se rendre sur le territoire occupé, au cours de la nuit précédente, concordent sur le déroulement d'une opération en trois étapes.A 5 h 30, les policiers ont évacué la clairière du parc, juste derrière la barricade, à l'aide de gaz.Après un bombardement de quelques minutes, ils sont restés sur leurs positions et ont attendu.Rien ne s'est produit pendant environ une demi-heure.« J'ai été réveillé par les détonations des grenades», racontait 1 hier un jeune Métis, vivant à proximité de la Pinière devant laquelle les Mohawks ont érigé leur barrage, il y a déjà trois mois.«Personne n'a été évacuée le long de la route, disait le jeune Métis.Si la fusillade avait persisté, des gens auraient pu être blessés.» A partir de 6 h, environ, de nouvelles grenades de gaz ont été lancées, par intervalles de cinq ou dix minutes, pendant environ une heure.Les policiers se sont alors avancé prudemment vers les bois.Des femmes Mohawks sont revenues dans la clairière et ont demandé à parlementer.Un ultimatum leur a été servi vers 7h.Mais devant leur résistance, à 8h, les policiers ont à nouveau tiré des gaz et ont progressé vers les bois, déployant leurs effectifs en arc de cercle.«Le commandant nous a dit qu'ils avaient l'ordre de nous faire évacuer, a dit Mme Gabriel, une heure après le départ précipité des policiers.Les policiers occupaient le devant de la Pinière et poussaient les femmes qui s'approchaient d'eux.Nos enfants se sont fait pointer des armes au visage.Que diriez-vous si vos enfants devaient être confrontés à ça?» 11 n'y a pas eu de discussions.Selon le journaliste James Duffy, alors que les policiers pointaient leurs armes vers les invisibles Warriors, dans les bois, des enfants marchaient entre leurs rangs et leur demandaient de partir, de les laisser en paix.Le démantèlement de la barricade des Mohawks a débuté vers 8 h 30.Au même moment, des Mohawks incendiaient des tas de pneus sur la route et forçaient les policiers à retraiter vers l'est.Et dix minutes plus tard, la fusillade a éclaté.Dix-huit secondes de peur, selon la bande audio d'une équipe de Radio-Canada.Des journalistes se sont retrouvés coincés entre deux feux.Un homme a été touché.Après la bataille, les Mohawks ont affirmé qu'aucun d'entre eux n'a tiré vers les policiers, mais seulement vers le ciel.Un porte-parole de la SQ a par ailleurs affirmé que les policiers n'ont pas ouvert le feu.Quoi qu'il en soit, juste derrière les rangs des Mohawks, à moins de 150 mètres devant les policiers, l'affolement le plus complet régnait chez les journalistes.Les gaz lacrymogènes répandaient une sorte de nuage sans odeur, qui prend à la gorge et assèche le gosier, fait couler des larmes.«Ne vous frottez pas les yeux, a crié un Mohawk.C'est pire.» «Amenez les caméras de télévision, a crié un autre homme, il faut que le monde entier voit ce qu'ils nous font.» De jeunes Warriors d'à peine 20 ans criaient dans des walkie-talkie pour couvrir les détonations.Un autre a apostrophé le photographe de La Presse, lui arrachant le film de son appareil et détraquant le mécanisme d'enroulement.Puis tout s'est arrêté.Et au loin, sur la route 344, toute une caravane de voitures de la SQ quittaient précipitamment les lieux.L'affrontement était terminé.Quelques minutes plus tôt, alors qu'un groupe de journalistes couraient à travers le terrain de golf d'Oka pour échapper à la surveillance d'un hélicoptère de la SQ, le jeune Mohawk qui les guidait vers le camp de base des Warriors, racontait à La Presse: «Il y a quatre ou cinq ans, un de nos Anciens a dit avoir eu une vision.11 a prédit que notre peuple vivrait un dernier affrontement contre les Blancs.Le temps est venu.» Autour d'un terrain de golf.Un poiicËcr BSGiiB a KahnawaËcc En tentant d'intercepter ce véhicule 4X4 qui venait de quitter la réserve de Kahnawa-ke hier matin, l'agent Yvon Berthiaume, de la SQ, a eu la surprise de voir le conducteur démarrer en trombe.L'agent s'est agrippé à la portière et il a été traîné à une vitesse folle sur près d'un kilomètre.Un collègue dans une auto-patrouille a poursuivi le fuyard qu'il a finalement intercepté à quelques dizaines de mètres d'un barrage de la SQ.PHOTO PHILIPPE BOSSE.La Presse Le caporal Lemay a été atteint au coeur malgré son gilet pare-balles PATRICK GRAND JE AN ¦ Arrivé en renfort de Québec, ie caporal Marcel Lemay, 31 ans, a été abattu d'une balle au coeur, hier matin, lorsque les policiers de la Sûreté du Québec ont investi en nombre le terrain boisé où sont encore barricadés les Mohawks, à Oka.La balle, entrée par le côté gauche, lui aurait effleuré le bras, avant de lui pénétrer la poitrine.C'était la seule partie du tronc qui était à découvert, car le policier portait un gilet pare-balles.L'autopsie pratiquée par le pa-thologiste Claude Pothel, au centre médico-légal du Québec à Montréal, a révélé que le policier était mort d'une hémorragie interne.Il faudra attendre les résultats des expertises balistiques pour déterminer quelle est le type d'arme qui a tué le policier.Au moment de la fusillade, sur- venue vers 8 h 40, le caporal Lemay était dans un bosquet, à une dizaine de mètres de la barricade.Le membre du groupe d'intervention de l'unité d'urgence de la SQ de Québec s'est écroulé, mortellement touché.L'échange de coups de feu a immédiatement cessé, et les agents de la SQ ont évacué leur collègue blessé.Le policier a été transporté d'urgence à Saint-1: us tache où il est décédé, vers 10 h 15.À son arrivée, une heure plus tôt, il était déjà victime d'un arrêt cardiaque, a précisé le Dr Archambault.Père de famille Originaire d'Acton Vale, Marcel Lemay était marié et père d'une petite fille de trois ans, Catherine.Sa femme, Lorraine, est enceinte de trois mois et doit accoucher au mois de décembre.Le caporal était arrivé la nuit dernière à Montréal, avec d'autres hommes du détachement de Québec, pour prêter main- Le caporal Marcel Lemay de la SQ de Québec, décédé hier à Oka, était père d'une petite fille de trois ans.Sa veuve attend un enfant.PH0T0 PC forte aux agents de la SQ de Montréal.Entré en service à la Sûreté du Québec en novembre 1979, M.Lemay avait d'abord été affecté au détachement de La Sarre, en Abitibi.En avril 1987, il était muté au groupe d'intervention de Québec.Le caporal Lemay résidait avec sa famille à l'Ancienne-Lorettc, dans la banlieue de la vieille capitale.Pierre, le frère de Marcel Lemay, est également agent de la SQ et il participait aussi aux opérations menées à Oka.«C'était un policier expérimenté, rompu à ce genre de missions», a déclaré Alain Gagnon, un de ses collègues.«Il était cri excellente condition physique», a-t-il ajouté.Dans un communiqué, la Sûreté du Québec a déploré «la mort et la perte d'un de ses membres» et ouvert une enquête «pour trouver les auteurs de ce crime».Les résidants d'Oka sont presque unanimes à condamner l'opération menée par la SO SUZANNE COLPRON ¦ Groupés dans la rue Saint-Michel, face aux barricades érigées par les Mohawks, les habitants d'Oka regardaient d'un oeil désapprobateur, hier, l'intervention policière de la Sûreté du Québec.l'ai bien plus peur des policiers que des Indiens! a lancé Carole Allaire, 30 ans.C'est pas moi qui va chialcr contre les autochtones.Je les connais, ce sont des gens pacifistes et aimables.Ils ont raison de défendre leur territoire.Employée dans un salon de coiffure d'Oka, Mme Allaire n'avait pas l'intention de quitter la ville pour quelques coups de feu.Pas plus que Maurice Le-gault, 61 ans, propriétaire d'une maison située à deux pas des barricades, rue Saint-Michel.C'est dommage, a-t-il laissé tomber, assis sur les marches de son perron.le ne pensais pas que les choses iraient aussi loin.Mais les Indiens doivent respecter la loi comme tout le inonde.Personne n'a le dfpit de posséder des mi- mm & Porte-parole de l'association pour la protection de l'environnement d'Oka, Helga Maeder n'a jamais pensé que les choses iraient aussi loin.traillettes et de tirer sur les policiers.Henri Binette, lui, préférait se tenir à l'écart des disputes.l'habite à^'ika depuis 30 ans et je n'ai jamais eu de problèmes avec les Indiens, a-t-il dit.J'ai des amis de tous les bords, du côté des Indiens et de la ville.Avant cette histoire de golf, on avait la paix à Oka.Pourquoi venir faire le trouble pour neuf trous?L'année dernière, Helga Maeder, porte-parole de l'association pour la protection de l'environnement d'Oka, a recueilli 87b signatures pour la préservation du bois convoité par la municipalité.C'est la plus vieille forêt plantée de main d'hommes au Québec, a-t-elle précisé.Ce terrain est magnifique et couvert de pins.Selon elle, la ville d'Oka fait preuve de mauvaise volonté dans ce dossier.Le maire Oucllette refuse de nous écouter.11 nous a même dit de revenir le voir dans 10 ans.a-t-elle ajouté.Comme beaucoup d'habitants qui contemplaient le spectacle dans la rue principale, hier, Mme Maeder croit que la violence ne viendra pas à bout du conflit qui oppose les Indiens à l'administration municipale.Seules des négociations peuvent solutionner le problème.«Les autochtones ne cherchent pas le trouble.Avant avril 1989, ils n'avaient jamais PHOTOS JEAN-YVES IETOURNEAU, Lï Presse Henri Binette, 75 ans, préfère se tenir à l'écart des disputes.«J'ai des amis de tous les bords-, dit-il.manifesté.Ce n'est qu'un mois après l'annonce du projet d'agrandissement du golf par le maire qu'ils sont descendus dans la rue», a-t-elle souligné. / 0\t \t \t \t \t \u2022\t \t Les Mohawks d'Oka revendiquent des terrains plus vastes que les dix hectares du golf MARIS-CLAUDE LOR TIC ¦ Les origines immédiates du conflit qui oppose l'administration municipale d'Oka aux Mohawks de la réserve de Kanesatake peut se résumer en un mot : le ?;olî.En revanche, la source pro-onde de ce litige tient à un concept qui a une résonance un peu plus politique: revendication territoriale.Les revendications des autochtones de Kanesatrke ont pris des dimensions très concrètes durant la dernière année à la suite de l'élaboration d'un projet visant l'agrandissement du terrain de golf d'Oka.Les Mohawks affirment que le terrain qu'on veut annexer au golf leur appartient La municipalité d'Oka n'est pas d'accord et dit que ce terrain est à elle depuis qu'elle l'a acheté d'un propriétaire français, Maurice Rousseau.Mais les revendications des Mohawks ne se limitent pas à ces arpents et touchent notamment de vastes terrains boisés environnants, dont plusieurs sont la propriété de la municipalité.Contrairement à ceux d'Akwe-sasne et de Kahnawake, les Mohawks d'Oka ne vivent pas dans une réserve, mais plutôt dans des maisons construites sur des ter-, rains appartenant au gouverne- ment fédéral.C'est d'ailleurs ce dernier qui en paie les taxes municipales.Environ 500 Mohawks habitent sur des terrains situés dans la paroisse d'Oka tandis qu'environ 150 d'entre eux habitent sur des terrains situés dans le village.Le terrain revendiqué est situé dans le village.La réunion de tous les Mohawks sur un terrain indépendant, la création d'une nouvelle réserve, ne fait pas l'unanimité chez les Mohawks.Comme à Kahnawake et à Ak-wesasne, le conflit, en plus d'opposer Blancs et autochtones, se double de rivalités internes entre diverses factions Mohawks qui prétendent toutes détenir le pouvoir légitime.Une faction soutient le conseil de bande, un gouvernement élu, dirigé par George Martin et reconnu par Ottawa.Un autre groupe se dit tradition-naliste et soutient le Longhouse, un gouvernement dirigé par les mères de clans, selon les principes de la Grande loi de la paix iroquoise.Ce sont ces tradition-nalistes qui ont dressé les barricades et qui sont soutenus par les Warriors (ce groupe de soi-disant traditionnalistes solidement armés, que l'on retrouve à Kahnawake et à Akwesasne).Les Mohawks devaient choisir leur type de gouvernement en 1988, par ré- férendum.Celui-ci a été annulé et reporté à l'automne prochain, non sans créer une confusion juridique.Toutefois, à Oka, les groupes Mohawks s'entendent sur un point : les dix hectares de terrain boisé que la municipalité entend transformer en terrain de golf font partie de leur territoire traditionnel.Le conseil de bande était prêt à accepter le retrait des barricades et prônait la négociation dans le calme et la légalité avant tout.Quant au groupe de traditionnalistes, c'est lui qui a déclaré à maintes reprises qu'il répondrait par la force, s'il le fallait, à toute intervention policière sur le chemin de Mille.* Ce chemin traverse le territoire revendiqué par les Mohawks, qui inclut notamment un vaste terrain boisé par les Sulpiciens, dont la municipalité affirme être propriétaire.Selon le procureur de la municipalité d'Oka, Me Luc Car-bonneau, il a été cédé à Oka par le gouvernement du Québec dans le but d'en faire un terrain de récréation.Il appuie cette allégation sur certaines dispositions d'une loi fédérale adoptée en 1947, qui prévoyait l'expropriation du domaine pour le céder à la municipalité.Le Conseil de bande allègue Un des Warriors armés jusqu'aux dents qui défendent le « territoi* re» de Kanesatake.La Commission des droits presse Québec de former un comité spécial d'étude ¦ Tout en déplorant les tragiques événements d'hier, la Commission des droits de la personne du Québec, presse le gouvernement de suivre la suggestion qu'elle a déjà émise, en créant un comité spécial formé de personnes indépendantes et reconnues par les parties en cause pour leur intégrité et leur crédibilité.Le groupe étudierait les revendications autochtones relatives à l'ancienne Seigneurie du Lac des Deux-Montagnes.Cette proposition, précise la Commission dans un communiqué, a reçu un accueil favorable d'une bonne part des intervenants.Bref, le dialogue est le seul moyen de régler cette mésentente qui remonte à des temps immémoriaux.M.Gerald Larose a également lancé un appel en faveur de la reprise de «négociations sérieuses avec les peuples autochtones».Le président de la CSN a demandé aux deux paliers de gouvernements de s'engager le plus tôt possible dans ces pourparlers.«Nous n'avons pas les moyens de laisser le règlement de questions aussi fondamentales entre les mains des juges et des policiers», a-t-il précisé.Selon M.Larose, «laisser pourrir» la situation actuelle risque «d'alimenter le germe du racisme et du fascisme» dans la société québécoise.Enfin, la Ligue des droits et libertés a demandé au Premier ministre du Québec d'« intervenir de toute urgence pour que cessent les interventions policières à Oka».Dans son communiqué, la Ligue a ajouté que «tout doit être mis en oeuvre pour qu'il y ait des pourparlers entre les deux parties», afin d'éviter d'autres morts tragiques et des blessés.À la suite du retrait des policiers de la SO, les Warriors mohawks ont érigé deux nouvelles barricades sur la route 344, qui longe le terrain de golf en litige et la municipalité d'Oka.De pourparlers en injonctions, le conflit a mené à l'affrontement MARIE-CLAUDE LORTIE ¦ Même si les origines du conflit entre les Mohawks d'Oka et les autorités blanches remontent à la nuit des temps, le litige qui a mené à l'opération de la Sûreté du Québec d'hier matin a pris des dimensions très concrètes il y a environ quatre mois, soit le 11 mars, quand un groupe de Mohawks de la faction traditionna-liste du Longhouse a décidé de bloquer le chemin du Mille, une petite route qui traverse des territoires qu'ils revendiquent.Le 11 mars donc, les Mohawks du Longhouse passent à l'action et accrochent des banderoles de part et d'autre du chemin de Mille.Sur ces banderoles, ils écrivent que les terrains sont leur propriété.En outre, ils bloquent l'entrée du chemin, perpendiculaire à la route 344.Durant les semaines qui suivent, ils construi- sent une cabane en bois rond, qui leur sert de poste de garde.Ils s'y réfugient aussi pour se protéger des moustiques.Le 26 avril, une injonction enjoignant les Mohawks de lever leur barrage est accordée à la municipalité.Le maire d'Oka, lean Ouellette choisit de ne pas la mettre en application afin de ne pas provoquer les Mohawks et de préserver une atmosphère sereine pour mener à terme les négociations.Les 1er et 2 mai, la municipalité négocie avec le conseil de bande des Mohwaks de cette région -un gouvernement élu reconnu par Ottawa et dirigé par George Martin \u2014 et des représentants du Longhouse, le gouvernement traditionnel.Le 2 mai, un représentant du gouvernement du Québec est envoyé comme négociateur, pour tenter de trouver une solution au litige.Textes et photos ¦ Sous la direction du chef de pupitre Pierre Loignon, du chef de division Pierre Vincent et du chef de section André Cédilot, une vingtaine de journalistes, photographes, préposés à l'édition et techniciens de chambre noire ont collaboré à la rédaction et à la présentation des pages spéciales sur les événements d'Oka et de Kahnawake.Les textes sont de : Pierre Bellemare Bruno Bisson Suzanne Colprcn Violette Delorme François Forest Patrick Grandjean Daniel Lemay Marie-Claude Lortie Gilles Normand Gilles Paquin André Pépin André Trudelle Les photos sont de : Philippe Bossé Richard Godjn Jean-Yves Létourneau Andrew Taylor Armand Trottier Préposés à l'édition : Nicole Beauchamp Georges-René Côté Roch Côté Denis Dion Claude Fortin Jean-Guy Duguay Michel Hotte Yvon Laberge Gilles Pratte Graphiste : Gilles Dussault Pierre-Paul Laferrière Roland Bertrand Techniciens : Jean Allen Francine Larrivée Yvan Dumouchcl Préposés à l'écoute : François Fournier André Sarrazin Le 9 mai, Sam Elkas déclare qu'il n'entend pas demander à la SQ d'intervenir.Il ne voit pas l'utilité d'envoyer quelqu'un jouer au cowboy pour une question de terrain de golf.Le 16 mai, le ministre québécois délégué aux Affaires indiennes, John Ciaccia, annonce qu'il souhaite que la municipalité d'Oka suspende son projet d'agrandissement du golf municipal afin d'ouvrir la voie aux négociations avec les Mohawks.Une suspension du projet constituerait au moins une démonstration de bonne foi, déclare- t-il.Suspension n'est pas synonyme d'abandon, précise-t-il.En outre, il déclare que c'est Ottawa qui est l'interlocuteur des Mohawks dans ce dossier, pas Québec.Le 4 juin, Oka propose aux Mohawks de décréter un moratoire de trois mois au projet d'agrandissement du golf s'ils acceptent de mettre fin à leur occupation.Les barricades demeurent.Le 7 juin, Oka se voit refuser deux nouvelles injonctions provisoires contre les Mohawks.\u2022 Le 29 juin, l'administration municipale obtient finalement une autre injonction provisoire enjoignant les Mohawks à retirer les barricades.Le juge Anthyme Bergeron de la Cour supérieure précise dans sa décision que cette injonction ne permet pas pour autant à la municipalité d'aller de l'avant avec le projet d'agrandissement du terrain de golf.Le 2 juillet, à la demande du ministre Siddon, une rencontre est convoquée entre les deux parties et un .émissaire fédéral, Yves Désilets, cjui oeuvre depuis plusieurs mois dans le dossier.Le 4 juillet, la municipalité a le droit de commencer à faire respecter l'injonction, mais annonce qu'elle accorde un sursis de 24 heures aux responsables des barricades.George Martin annonce qu'il respectera l'injonction et demande à tous les Mohawks de faire de même/ Le 5 juillet, Sam Elkas déclare que la SQ interviendra si les barricades sont encore en place le 9 juillet.M.Martin rencontre le maire d'Oka, Jean Ouellette.Ils en arrivent à un compromis: des discussions en présence d'une délégation du Longhouse.Le 6 juillet, Oka accorde un nouveau sursis aux Mohawks pour ôter les barricades.Le 7 juillet, la résistance des Mohawks se durcit.Ils gagnent l'appui de quelques dizaines de représentants de nations amies du Québec, de l'Ontario et des États-Unis.Le 8 juillet, Oka accorde un autre sursis.Le 9 juillet, le ministre des Affaires indiennes obtient du maire d'Oka la promesse de surseoir temporairement à une intervention policière pour faire sauter les barricades.Le 10 juillet, le maire demande à la SQ d'intervenir.Le 11 juillet, à l'aube, la SQ intervient.fleuve Saint-Laurent pour sa part que le droit de propriété de la municipalité est loin d'être clair et qu'en fait, l'entente de 1947 leur cédait ces terrains.# Mais les Mohawks traditionalistes demandent beaucoup plus: toute la Seigneurerie des Deux-Montagnes, un terrain de plusieurs centaines de kilomètres carrés, cédés aux Sulpiciens par le ' roi de France en 1741.Le litige sur la propriété légale des terrains mis en cause récemment doit être débattu prochainement devant les tribunaux.Le conseil municipal d'Oka est appuyé par le Regroupement des citoyens d'Oka, tandis ou'un autre regroupement pour 1 environnement appuie les Mohawks.Selon Michel Girard, historien spécialisé en conservation des forêts, ce sont d'ailleurs les Mohawks qui ont planté cette forêt en 1886, sous la direction des Sulpiciens.D'après lui, les registres du ministre des Terres et forêts de 1922 reconnaissent qu'on a .ainsi transformé d'anciennes terres infertiles truffées de sables mouvants en terrains verdoyants.- Plusieurs revendications ont été déposées à Ottawa par les Mohawks d'Oka et ceux des réserves.d'Akwesasne et de Kahnawake .depuis 1975.Toutes ont été rejetées.Les Mohawks de Kanawake ont érigé, hier, de nouvelles barricades pour bloquer l'accès au pont Mercier.^ |.L'APPQ s'interroge sur l'opération policière FRANÇOIS FOREST ¦ Pour le président de l'Association des policiers provinciaux du Québec, Joce-lyn Turcotte, il ne fait pas de doute que le policier Marcel Lemay a été assassiné par un Amérindien armé et il importe, a-t-il ajouté, que toute la lumière soit faite sur la nature et la façon dont a été menée l'opération policière.Interrogé, hier midi, le président du syndicat des policiers de la SQ s'en est pris aux gouvernements pour leur inertie politique dans le dossier des Amérindiens: «Quand on tolère des barricades pendant des jours, des semaines, des années, on se retrouve immanquablement dans des culs-de-sac.Le résultat est amer: c'est encore un policier qui paye.Il est facile d'imaginer quelle aurait été la tension dans les réserves au Canada si un autochtone avait été tué à la place du policier: nous aurions été accusés de racisme et probablement que des révoltes auraient éclaté dans les réserves.» Par ailleurs, focelyn Turcotte s'explique mal que la force de frappe de la SQ n'ait pas été appuyée par l'armée canadienne comme cela a été le cas lors de missions précédentes et semblables à Akewsasne où la GRC et l'armée avaient apporté un soutien tactique.«Dans le cas d'Oka, a-t-il dit, c'est ni plus ni moins au'une mini-révolution, luand vous faites affaire avec des gens masqués, mieux armés, vous devez: pouvoir compter non seulement sur un équipement, une protection adéquate mais sur l'appui des gouvernements.» « Il est à se demander, a-t-il cependant ajouté, si la situation à Oka a véritablement été bien analysée.Je comprends que nous obéissons aux ordres mais si ça fait partie de notre travail de maintenir l'ordre et la paix en intervenant dans des situations semblables, on devrait nous donner les outils pour bien accomplir ce travail.» Sans vouloir faire le procès de la direction de la SQ qui a autorisé l'intervention à l'orée du bois d'Oka, le syndicaliste croit que les policiers ne s'attendaient pas à une riposte aussi violente de la part des traditionnalistes Mohawks.Il s'est également interrogé, tout en réservant ses commentaires, sur la pertinence de dépécher des policiers en ligne, à découvert, contre des tireurs embusqués.Dans un communiqué émis en matinée, hier, la Sûreté du Québec semblait tenir pour acquis, elle aussi, que le caporal Marcel Lemay était décédé des suites de la fusillade et écartait la possibilité que le policier ait été victime d'une erreur de manipulation de son arme.La SQ a indiqué qu'elle faisait enquête pour trouver les auteurs de ce crime et les faire comparaître devant les tribunaux de ce pays.TC LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 12 JUILLET 1tJ*0 ¦ ¦HUM! NHRIIMI §11J S Le médiateur fédéral exige la fin des opérations pol GILLES PAQUIN du burccnu de La Presse OTTAWA ¦ Yves Désilets, le médiateur fédéra] qui tente depuis plus d'un an de rapprocher les Mohawks et les autorités municipales d'Oka, s'est dit hier «bouleversé et totalement dépourvu» devant la tournure tragique des événements.Il a réclamé la fin de l'action policière.« Je n'arrive pas à croire qu'on en est rendu là et qu'il a fallu qu'une personne perde la vie pour une question de titre de propriété d'un territoire indéfini», a dit d'une voix brisée M.Désilets au cours d'une interview avec La Presse.«Cela me dépasse, je suis complètement bouleversé.le pensais que j'avais plus d'influence que ça sur les gens là-bas, je suis totalement pris au dépourvu, je ne trouve pas les mots pour qualifier toute la déception, toute la frustration que je ressens aujourd'hui», a t-il ajouté.Une dernière fois, lundi, M.Désilets s'est rendu à Oka dans l'espoir de convaincre la faction dissidente de la bande de Kanesa-take, le groupe de la Longue maison, de poursuivre les discus- sions.Sa démarche a été infructueuse, admet-il, les Indiens exigeant de négocier directement avec le premier ministre Brian Mulroney.Les autorités municipales étant pleinement informées de la complexité de la situation, M.Désilets croyait qu'on allait sous peu lui demander d'intervenir à nouveau.Il reconnaît que les événements d'hier viennent de bloquer le processus et que l'intervention de la police était légitime.«Les autorités policières doivent déclarer que leur action est terminée parce ce sont elles qui contrôlent la situation et que je n'ai aucun pouvoir face à cela.Si le Mohawks sortent avec un drapeau blanc et demandent à rencontrer un médiateur, j'irai immédiatement, mais je dois attendre, je ne peux pas me promener avec un drapeau sur le territoire», a t-il lancé.À ceux qui reprochent aux hommes politiques d'avoir laissé trainer les choses en longueur, M.Désilets réplique que ce genre de négociations ne peut se régler en «claquant des doigts» puisque ce sont des questions qui trouvent leurs sources dans l'histoire et qui ont des répercussions humaines et financières considérables.«Le gouvernement ne peut pas être accusé de ne pas agir, nous agissons, mais le système fait que la réaction est plus lente à venir que dans d'autres domaines.La négociation territoriale englobe toujours des parties de territoire occupées par des non-autochtones qui possèdent des titres légalement reconnus et qu'on ne peut déposséder contre leur gré», de dire M.Désilet.Historique «C'est un dossier qui traîne depuis 1741, soit le début de la colonie, époque ou un décret royal accordait la seigneurie des Deux-Montagnes aux Sulpiciens, pour qu'ils puissent voir au mieux-êtres des autochtones qui habitaient ce territoire», a dit M.Désilets.Selon les documents historiques les Mohawks vivaient déjà dans cette région et c'est pour quoi ils réclament aujourd'hui tout le territoire de la seigneurie, soit une superficie d'environ 500 miles carrés sur la rive est du lac.La section de ce territoire où habitent présentement les Mohawks n'est pas une réserve reconnue au sens de la loi mais une terre fédérale acquise des Sulpiciens en 1947.Une autre partie de la seigneurie a été vendue à des particuliers.«Cela pose une question d'exi- guïté et aussi une question de double juridiction sur l'administration des terres entre la municipalité et les Mohawks.Il y a toutes sortes de problèmes reliés à la situation géographique actuelle de cette communauté», a souligné M.Désilets.Dans le but de régler l'ensemble des problèmes de juridictions et de frontières, une rencontre a eu lieu, en août 1989, entre le médiateur des Affaires indiennes, le conseil de bande et les autorités municipales pour établir un processus de négociation visant à l'unification territoriale de cette communauté.Diverses décisions ont été rendues antérieurement sur ces revendications territoriales: une par le Conseil privé en 1912, une autre par le ministère en 1977 et une dernière, également par les autorités fédérales, en 1985.«À chaque fois cela portait sur la propriété du territoire par les Mohawks, et à chaque fois cela était refusé faute de preuve.Les Mohawks ont utilisé exclusivement des processus administratifs, mais il reste le processus légal (en s'adressant à la Cour fédérale) puisqu'aucun tribunal n'a jamais tranché la question», dit M.Désilets.Dans sa décision rendue en 1912, le Conseil législatif rejouait la prétention des Mohawks à l'effet que la proclamation royale accordant le territoire de la seigneurie des Deux-Montagnes aux Sulpiciens n'était pas un titre territorial au nom des autochtones.Ce document visait à assurer leur protection sur le territoire où ils circulaient et où ils demeuraient, note M.Désilet.Après avoir acquis une partie du domaine des Sulpiciens le gouvernement a offert aux Mohawks de transformer ce territoire en réserve, mais ceux-ci ont refusé d'en faire la demande puisqu'ils refusaient de reconnaître le bien fondé de la Loi sur les affaires indiennes dans cette affaire.«C'est donc une situation très complexe, difficile à résoudre, et ceux qui s'imaginent que nous pouvons y parvenir du jour au lendemain en claquant des doigts rêvent», de conclure M.Désilets.Près d'une entente Des cas semblables ont été réglées ailleurs au Canada selon la méthode qu'Ottawa propose aujourd'hui.Certaines faits doivent être établis à la satisfaction du ministère afin de déterminer le degré de responsabilité juridique, morale ou légale.C'est à partir de ces données que s'ouvrent ensuite les négociations.«Quand la partie demanderesse ne peut satisfaire les critères de reconnaissance ou de preuve d'occupation territoriale, comme à Oka, c'est bien difficile de négocier.Il faut des choses claires, on ne peut simplement se regarder et dépenser de l'argent» de dire M.Désilets.Pour le moment les négociations sur le territoriales sont suspendues tant et aussi longtemps que nous n'aurons pas résolu le problème des barricades, le problème du conflit armé dit-il.Il soutient que les autorités municipales et les Mohawks sont parvenus à un cheveu de s'entendre et qu'ils doivent absolument reprendre les pourparlers.Scion le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, rétablissement Mohawk de Ka-nesatake, situé sur la rive nord de l'Outaouais, à 53 kilomètres de Montréal, compte 1591 personnes.De ce nombre, seulement la moitié vivent sur les terres fédérales d'une superficie de 931 hectares.Le conseil de bande est dirigé par George Martin et huit conseillers, il est responsable de l'administration de divers services collectifs dont une école, un centre communautaire et une radio communautaire.tr.us» «y : L'armée n'interviendra pas sans une demande de Québec GILLES PAQUIN du bureau de La Presse OTTAWA \u2022 ¦ Il n'est pas question que les Forces armées canadiennes interviennent à Oka sans que le gouvernement du Québec en fasse la demande expresse auprès des autorités fédérales, a déclaré hier le major Serge Quenneville.En dépit des difficultés que rencontre la Sûreté du Québec à proximité de la réserve d'Oka, aucune requête n'a encore été formulée en ce sens, a dit le porte-parole de la Défense.Par contre, lors des affrontements violents du printemps dernier entre différents groupes autochtones de la réserve d'Akwasasne, près de Cornwall, un contingent de 300 militaires a été mis à la disposition des forces policières.«La Gendarmerie royale du Canada, qui dirigeait alors les opérations sur le territoire de la réserve d'Akwasasne, avait sollicité l'appui des Forces armées par l'entremise du Solliciteur général, mais celles-ci n'ont jamais eu à intervenir», a précisé le capitaine Tony Keene.Selon lui, les troupes dépêchées à Cornwall sont demeurées sur place environ 10 jours, se contentant de faire quelques exercices dans la région en plus de fournir des services alimentaires aux policiers.Lorsque le Solliciteur général fait appel aux Forces armées, celles-ci se mettent à la disposition des autorités civiles et policières dans le but d'offrir des services.Elles ne prennent pas la direction des opérations, a souligné le capitaine Keene.Contrairement aux rumeurs qui circulaient hier, le gouvernement fédéral n'a jamais demandé aux Forces armées d'entreprendre une surveillance des autres réserves dans le but d'intercepter l'envoi des renforts aux autochtones d'Oka, a t-il conclu.\\ À l'heure des télécommunications.Pas question d'entrer ou de sortir de Kahnawake ¦ Personne ne peut entrer ni sortir de Kahnawake : l'ordre est formel.Hier, deux visiteuses autochtones du Texas ont tourné autour de la réserve pendant près de cinq heures dans l'espoir de reprendre leur bébé de 20 mois, mais les policiers de la Sûreté du Québec sont demeurés inflexibles.En visite au Canada depuis une semaine.Maria Diabo, 45 ans, et sa fille Michèle Baker, 23 ans, avaient laissé l'enfant à des parents, tôt hier matin, afin de se rendre dans une clinique médicale.À leur retour, vers 16h, les deux femmes se ___k______ butés aux barrages des policiers.Le hic, c'est qu'elles devaient retourner au Texas aujourd'hui.En dépit de toutes leurs explications, elles n'avaient toujours pas obtenu les permissions requises en milieu de soirée.De guerre lasse, elles s'apprêtaient alors à se réfugier dans un motel de la région.«Quel monde de fou!» a simplement laissé tombé Mme Diabo avant de remonter dans sa voiture, visiblement pressée de retourner aux États-Unis et d'oublier cette mauvaise aventure.PHOTOS RICHARD CODIN.La Presse Après le retrait de policiers, les Warriors ont fait résonner le tam-tam de la victoire.Siddon réclame la reprise des négociations GILLES PAQUIN du bureau île La Presse OTTAWA EJ Le ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien Tom Siddon a déploré hier l'explosion de violence survenue à Oka et réclamé la reprise des négociations en vue de résoudre ce long conflit.«II est déplorable que le conflit entre les Mohawks et les autorités municipales d'Oka en soit arrivé au niveau ou il est rendu aujourd'hui», a déclaré un porte parole du ministre à Ottawa.Selon le ministère, la question est maintenant une affaire de police puisque la Sûreté du Québec intervenait dans le but de faire respecter une injonction de la Cour supérieure ordonnant le démantelle-ment des barricades.Naturellement, le gouvernement du Canada favorise une solution pacifique de ce conflit dans le but d'assurer la sécurité de tous les habitants de la région.Depuis plus d'un an nous tentons de résoudre cette dispute territoriale par la voie des négociations permettant la réunification des terres autochtones.Un médiateur gouvernemental a rencontré les deux parties à de nombreuses reprises au cours des derniers mois pour établir les paramètres de ces négociations.À l'heure de pointe, c'éta ïi u TV 1 i \u2022\u2022 4 \u2022 \u2022» K I f e f i i » PATRICK GRAND JE AN ¦ C'était encore l'enfer sur le pont Cham-plain hier soir à 23 h 45, alors que les automobilistes devaient attendre près de deux heures pour traverser le fleuve.En dépit de la fermeture du pont Mercier, dont les accès sont bloqués par les Mohawks et la SQ depuis hier matin, la Société des ponts lacqués-Cartier et Champlain a poursuivi les travaux de réfection du pont Champlain.Deux voies dans la direction sud ont été fer- mées à la circulation à 20 h.A 23 h, la Sûreté du Québec essayait encore de les faire rouvrir, pour résorber l'embouteillage monstre.Le calendrier des travauxprévoyait qu'elles devaient être rouvertes à 6 h ce matin.Cet événement aura été le point d'orgue d'une journée difficile pour les automobilistes qui, toute la journée d'hier, ont perdu temps et patience dans les embouteillages occasionnés par la fermeture \u2014 imprévue \u2014 du pont Mercier.«C'est le chaos», a déclaré un porte-parole du ministère des Transports.Même son de cloche à la Sûreté du Québec qui a indiqué qu'au cours de la journée, la circulation a été Reportage photos en page D-5 Les assièges ont fait des barricades des autos-patrouilles dont ils se sont emparées au cours de l'affrontement.chaos.obstruée et ralentie sur tous les ponts de lai Rive-Sud.Aux abords des ponts Mercier et; Champlain aux heures d'affluence, on a si-! gnalé des embouteillages monstres aux heures! de pointe et en soirée, avec une bonneheure; d'attente.La fermeture du pont Mercier a amené le; Conseil intermunicipal de transport du sud-,' ouest ( CITSO ) à mettre en place un dispositif; d'urgence.Tous les départs et arrivées des au-, tobus Auger, qui assurent les liaisons de; Montreal à Châteauguay et Valleyfield, se; font depuis hier après-midi depuis la station' de métro Longueuil, plutôt que de la station,' Angrignon.Les horaires restent inchangés.; Cette mesure sera en vigueur jusqu'à nouvel ordre.! ;i circulation vers l'ouest de l'Ile n'a pas été exempte de bouchons.Le ministère a indique «de gros cafouillages» sur l'autoroute 20, près de l'cchangeur Saint-pierre.! r A6 \u2022 : Radio télévision fà Le général et le marguillier DANIEL LE M A Y L information a plus d'une face et plus d'un temps.Il y a d'abord les faits : qu'est-ce qui est arrivé?Dans les médias, ça s'appelle «la nouvelle».Pour la rapporter correctement, il est préférable d'être sur les lieux.La nouvelle d'hier, c'est que la Sûreté du Québec a lancé une charge contre les Warriors raohawks d'Oka et qu'un policier a été tué.Cet événement tragique aura marqué le retour de CKVL 85 dans les grandes ligues de l'information radio.Claude Poirier était sur les ondes quand la SQ a déployé son Groupe d'intervenetion tactique, peu avant 6 h.Pendant que Michel St-Clair allait sur le champ de bataille, Poirier est resté à Verdun et a activé son réseau de contacts.De 6 h à 9 h, Pierre Pascau a animé son premier Point du jour véritablement chaud.À Radio-Canada, les choses sont toujours un peu plus compliquées.À l'Édition magazine de midi, des difficultés de communication ont retardé le reportage sur les événements d'Oka.Ça arrive à tout le monde, mais toujours à RC.La confusion et le coq-à-l'âne régnaient au Midi 10 de CBF 690.En information, Radio-canada est encore très «affaires publiques».Des histoires comme celle d'hier commandent des réactions d'un autre ordre.À Télé-Métropole, malgré des reportages corrects, il est apparu évident que Marie-Anna Murât n'avait pas la maîtrise nécessaire pour occuper le siège de chef d'antenne.Si les gens d'Oka n'ont pas envoyé leurs enfants à l'école, ce n'est pas parce que ça tirait dans le bois, mais parce qu'ils sont en vacances.Entrevue difficile aussi avec son «ami», l'anthropologue Pierre Trudel.La meilleure qualité générale, hier, je l'ai trouvée à Quatre Saisons.Hélène Fouquet avait la maîtrise en studio, et les repotages «rentraient» bien.D'excellents résumés de Sylvain Drapeau et un remarquable rappel historique de Micheline La flamme.À TM, celui de Patrick Marinucci était aussi bon, mais arrivé beaucoup plus tard à ma connaissance.CJMS a vite opté pour une émission spéciale avec Paul Arcand comme chef d'antenne, laquelle a duré jusqu'à tard dans l'après-midi.Gilles Proulx a mené une bonne entrevue avec l'historien Paul Dickinson, de l'Université de Montréal.CKAC, de l'avis général, a offert une couverture dont on est en droit de s'attendre du «numéro 1» de l'information.Matthias Rioux a sévèrement -vilipendé Jean Ouellette, «la tarte qui tient lieu de maire à Oka».Un «marguillier», a dit Rioux du premier magistrat.Un marguillier qui a fui la fabrique : M.Ouellette était introuvable, hier.Vers 18 h, j'ai synthonisé CKRK 103,5 FM Kahnawake.Les animateurs de Mohawk Radio \u2014 qui émettait, aux dernières nouvelles, sans permis du CRTC \u2014 passaient des messages qui traduisait bien l'état de siège que subissait la réserve.Où trouver du pain et du lait (un sac par famille aujourd'hui au Sailor's Store), comment rentrer à la réserve par le Old Chateauguay Road et autres informations pertinentes.À 18 h 20, Mohawk Radio a délaissé ses chansons country pour diffuser de la «native music».Ça disait, je crois, que le Grand Esprit accueillera le guerrier mort pour son peuple.Pas question de golf nulle part.Au coeur du conflit, la reconnaissance constitutionnelle des Amérindiens SUZANNE ¦ Seule la reconnaissance constitutionnelle des nations amérindiennes pourra régler le conflit qui oppose les Mohawks d'Oka aux autorités gouvernementales, croit le chef régional de l'Association des premières nations, Kon-rad Sioui.«Ce qui arrive à Oka est tragique», a-t-il déclaré hier, quelques heures à peine après le début des hostilités entre les policiers et les Amérindiens dans cette municipalité de moins de 2000 habitants.«À l'heure actuelle, on veut mater les Indiens et les remettre à leur place.», soutient-il.M.Sioui estime que l'interven- tion de la Sûreté du Québec est démesurée.«C'est quelque chose qu'ont ne voulait pas, a-t-il assuré.Le procureur du conseil de bande d'Oka, Me Jacques Lacail-le, avait annoncé la veille son intention d'en appeler de l'injonction.Cela nous aurait donné cinq ou six jours pour discuter calmement.» Au milieu de la nuit, mardi, des rumeurs laissaient entendre que la Sûreté du Québec s'apprêtait à intervenir pour déloger les Mohawks qui avaient érigé des barricades depuis trois mois pour bloquer l'accès au terrain de golf municipal.«Les premiers bruits ont couru vers 1 h du matin, mais ce n'est qu'à 4 h qu'on a eu confirmation de l'intervention de la SQ», a in- diqué Me Jacques Lacaille, qui a passé toute la journée à discuter avec les Amérindiens, les policiers et les responsables des gouvernements provincial et fédéral pour tenter de résoudre la crise.Aux dernières nouvelles, Me Lacaille attendait toujours de savoir si les Mohawks acceptaient de déposer lés armes.Lés représentants du conseil de bande et du Longhouse avaient demandé plus tôt aux membres de leur communauté de ne pas utiliser la violence, a-t-il précisé.Mais un croupe de Mohawks traditicnnalistes refusait de s'entretenir avec les autorités municipales et provinciales et réclamait l'intervention du ministre fédéral des Affaires indiennes, Tom Sid-don.«Les Mohawks apprécient le geste du ministre provincial des Affaires autochtones, John Ciac-cia.Mais le vrai responsable du sort des Amérindiens est le gouvernement fédéral, et c'est avec lui qu'ils veulent négocier», a déclaré Crystal Nicholas, porte-parole mohawk.De son côté, le chef régional l'Association des premières nations, Konrad Sioui, a rappelé Sue le conflit qui oppose les A nié-indiens à la municipalitéd'Oka ne date pas d'hier.«Cela fait 12 ans que les Indiens tentent de faire débloquer ce dossier.Si le gouvernement avait adopté une politique adéquate, on n'en serait pas là aujourd'hui», a-t-il laissé tomber.DES PRETS PERSONNELS BNE AU TAUX DE BASE Une vue aérienne de la limite du terrain de golf d'Oka (au bas) et du terrain revendiqué par les Mohawks, où la municipalité veut l'étendre.photo armand trottier.u Prmse Le vandalisme au terrain de golf, c'est bien connu ANDRÉ TRUDELLE Notre délai i d'approbation excède rarement deux heures ¦ «Du vandalisme, il y en a eu chaque année sur notre terrain.En 1965, le chalet a été complètement rasé par le feu.Une autre fois, sur un vert, on avait taillé à même le gazon l'inscription «This is Indian Land».Ceux qui jouent ici ont presque tous connu l'expérience de recevoir des cailloux lancés des sous-bois.» Adrien Gagnon, 78 ans, qui parle ainsi, est le fondateur du terrain de golf d'Oka.Il connaît bien la situation.Jean-J.Clément, de Sainte-Marthe, le président en titre du club, se refuse à tout commentaire : «Nous ne sommes pas impliqués, dit-il.Nous convoquerons une conférence de presse le moment venu».M.Gagnon se montre plus loquace :«I1 est très important de souligner que le second 'neuf trous' projeté se situe à l'intérieur des limites du village d'Oka, soutient-il.Ce terrain appartient à Maurice Rousseau.Il est prêt à vendre une partie de ses terrains à la municipalité (90 000$) à la condition qu'un second 'neuf trous' soit aménagé, et il conserve 51 terrains à des fins de construe-tiondomiciliaire.ments de 18 à Oka.ni S iraient ensuite Jusqu'au 20 juillet 1990, vous pouvez solliciter un Prêt personnel BNE de dix-huit mois au taux de base.Des périodes de remboursement plus longues sont aussi à votre disposition.C'est l'occasion à saisir pour rembourser des dettes à taux d'intérêt élevé ou pour réaliser certains projets que vous remettiez à plus tard.Et vous n'avez pas à être un client habituel de la BNE pour faire votre demande.Passez à n'importe quelle succursale BNE, remplissez une formule et deux heures plus tard nous communiquerons de nouveau avec vous.Vous n'aurez pas perdu votre journée.«Selon l'entente intervenue, le club de golf, qui payait 1000$ par an de loyer à la municipalité, verserait 18 000$ pendant une trentaine d'années.Pendant les sept premières années, ce montant servirait d'abord à rembourser M.Rousseau, puis les autres verse- «Trop de faussetés ont circulé jusqu'à maintenant sur toute cette affaire, dit encore M.Gagnon.)e plains le maire {ean Ouellette Îuï négocie sans succès avec les .raérinJ;ens depuis un an et demi.Il a tout fait pour éviter la situation présente.«Quant à ceux qui assurent qu'un terrain de golf nuit à l'écologie, je peux vous assurer que Kur chaque arbre coupé lors de iménagement du premier 'neuf en 1960, nous en avons planté trois ou quatre.le le sais, c'est moi qui ai préparé les plans.Mon bon ami Louis Perron, décédé récemment, frère de J.-H.Pfer-ron, avait marché le parcours avec.moi et m'avait donné sa bénédiction pour aller de l'avant.» Toujours selon M.Gagnon, le club de golf d'Oka est un terrain semi-privé, fort pittoresque, (jui réunit 226 membres aux cotisations annuelles de 550$.II faudra deux ans pour construire un deuxième neuf.La cotisation n'augmentera pas tellement, nous dit M.Gagnon, mais le nombre des membres doublera.M.Gagnon laisse entendre 3u'un éventuel agrandissement u terrain de golf constitue un prétexte pour les Amérindiens pour réclamer un plus grand territoire : «Et ce ne sont pas les Indiens d'Oka, mais des éléments de l'extérieur, j'en suis convaincu, qui mènent cette affaire».BNE LA BANQUE DE NOUVELLE-ECOSSE R ESU LTATS loto q u é b e c Tirage du: 90-07-11 Vous pouvez miser jusqu'à 3\t9\t12\t13\t14\tde tirages 16\tJS.\t20\t26\t29\tProchain tirage: 90-07-13 34\t36\t38\t44\t52\t 53\t55\t64\t65\t69\t \u2022 Le taux de base de la BNE était de\\A.7S% le 16 mai 1990.Ce taux est révisable a tout moment mais le taux en vigueur au moment de votre demande de prêt, si celle-ci est .^prouvée, sera garanti jusqu'à l'échéance.Le taux de base BNE s'applique aux Prêts personnels BNE d'une durée de dix-huit mois.Sous réserve d'approbation.t T V A, le ré$eau-des-tirage$-de Loto-Québec Les modalités d encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle, cette demure a priorité.li LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD112 JUILLET 1990 Deux policiers de la CUM légèrement blessés en pourchassant des Mohawks VIOLETTE DELORME ¦ Deux policiers de la Communauté urbaine de Montréal ont été légèrement blessés à 2hl0 dans la nuit d'hier à LaSalle, en tentant d'arrêter deux Mohawks de la réserve de Kahnawake.Voulant interroger les deux individus au comportement suspect qui rôdaient autour d'une voiture à l'angle de la rue Bay ne et de la 90e avenue, les patrouilleurs ont été accueillis à coups de poing par les suspects.Poursuivis par la police, les présumés voleurs ont pris la fuite à bord d'une automobile Nova 77 rouge.Ils ont défoncé les barricades du pont Mercier, en réparation, pour ensuite se réfugier à Kahnawake.Mystérieusement prévenus, une quinzaine de Warriors et trois Peacekeepers de la réserve attendaient et les fuyards et les policiers de la CUM.Ces derniers furent dissuadés par leurs collègues de Kahnawake de procéder à l'arrestation des deux Mohawks.Dans les circonstances, il fallait éviter à tout prix une explosion de violence.Le lieutenant-détective Yves Gariépy, chargé des enquêtes criminelles à la CUM, déclare admirer le sang-froid des deux jeunes patrouilleurs et du chef de la police amérindienne, Joseph Montour.Car tout cela aurait pu dégénérer en affrontement majeur.Des accusations de vol de voiture, conduite dangereuse, voies de faits et résistance à l'arrestation seront portées contre les deux individus.Il y a cependant un problème de juridiction pour l'émission du mandat d'arrestation.La réserve de Kahnawake est en effet située dans le district judiciaire de Longueuil, tandis que la police de la Communauté urbaine relève du district judiciaire de Montréal.Me Claude Parent, substitut en chef pour le district de Montréal et Me Leopold Goulet, son homologue pour le district de Longueuil, devront s'entendre à ce sujet.Art (impressionnante collection de tableaux canadiens et internationaux), meubles anciens (très grand choix), porcelaine (quelques-uns des meilleurs noms), tapis (orientaux et persans), argent (plusieurs articles de qualité, coutellerie.), bijoux (grand choix, montres Rolex, Patek, etc.), objets de collectfbn (pièces de monnaie de choix, timbres, etc.) Blllffr- - V Inspection ptihliqm» © \u2022© ^F^ë^V'-î Vendredi 1 i juillet,.lOh à 2 1 h (3 © T^îÈV'*' ' < f* Samedi 14 juillet, ÏOh à 17K .S 9 r.iJ^WgvJ^ /y.Dimanche 15 juillet.lOh à I7h S .^Sf^^^^J^ (Les enfants ne sont pas admis) 5; ammsKit M- Boucla d'oreille Marc-Aurèle Fortin f n platine, Huile sur panneau chacune sertre -d'un (fumant de 3 carats.Eiugari_ Dim.15 juillet, I3h Lun.16 juillet, 19h Mar.17 juillet, 1% Mer.18 juillet, 1ar le gouvernement fédéral.Se-on Denise Courteau, ce départ était prévu depuis longtemps.Rappelons que la Corporation des célébrations du 350e anniversaire de Montréal (1642-1990) compte dépenser 54 millions $ pour commémorer cet anniversaire.boutique SOLDE D'ÉTÉ 1228, RUE STE-CATHERINE OUEST (COIN RUE DRUMMOND) VOUS mm chevaux, c'est aussi 1000 $ de rsement durant une période très Ou si vous préférez.un taux de Jnent génial.Vous pouvez même eer le montant total de votre achat! qui veut dire que le Costaud, avec a standard le plus puissant et le lus bas, vous en donne plus pour *ent.t car combiner* \\foytZ votic coocmonruirr participant poui ;.«.! i 1 1 I A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUD112 JUILLET 1990 Emprisonné à tort pendant 30 semaines, Nadon poursuit trois agents de la SQ s Victime d'un «bateau», l'homme de 28 ans poursuit aussi la femme qui l'a accusé d'agression sexuelle LISA BIPASSE ¦ Lionel Nadon, 28 ans, qui a passé sept mois en prison pour un crime qu'il n'a pas commis, a intenté hier une poursuite de 463000 $ contre trois policiers de la Sûreté du Québec, le procureur général du Québec, la présumée victime et son mari.La « victime » avait monté un bateau et les policiers voulaient un délateur! Cette histoire abracadabrante remonte au 12 d'août 1988.Mar-lènc Moisan dépose une plainte d'agression sexuelle contre M.Nadon à la Sûreté du Québec à Saint-Iérôme.Elle allègue qu'elle a été agressée sexuellement par deux hommes sur des motocyclettes sur le bord de la roule 158 au petite heures du matin.Elle rentrait à pied d'un bar.Elle identifie M.Nadon, qui a un dossier ju-diciairc en matière de stupéfiants, comme l'un des deux agresseurs.Au début de septembre 1988, M.Nadon est convoqué au poste de la SQ à Saint-Iérôme par les policiers Daniel Lagacé et Richard Martineau pour des contraventions non payées.Ils en profi- tent pour l'arrêter et l'accuser d'agression sexuelle sur Mme Moisan.M.Nadon clame son innocence.Selon M.Nadon, les agents de la SQ savaient pourtant que Mme Moisan était une personne peu crédible qui avait l'habitude de porter des plaintes criminelles pour ensuite les retirer.Il comparait en Cour du Québec le 7 septembre pour y être formellement accusé.Pendant qu'il attend son enquête de liberté sous caution, les deux policiers l'amènent au Centre de détention Parthenais sous le prétexte d'y subir un test de polygraphe.Selon les faits relatés dans la poursuite en dommages et intérêts déposée en Cour supérieure, les policiers pensaient que M, Nadon était un vendeur de stupéfiants qui connaissait le milieu criminel à Saint-Jérôme et ils «voulaient profiter de l'occasion pour lui faire accepter un 'contrat' de délation contre sa liberté sous l'effet du chantage.» Donc, en route pour Parvenais, ils lui ont demandé de travailler comme délateur pour la SQ dans le domaine des stupé- fiants à Saint-Iérôme.En échange, il obtiendrait son cautionnement.M.Nadon a refusé net, en clamant toujours son innocence.L'agent Lagacé lui aurait alors dit qu'il n'aurait pas son cautionnement, qu'il serait reconnu coupable et condamné à quatre ans de prison.M.Nadon devait effectivement voir sa demande de liberté provisoire refusée, même pour voir sa mère, maintenant décédée, qui était malade.Il a subi son procès en janvier 1989.En février, il a été reconnu coupable et condam- » * NOUS FABRIQUONS LES STORES PLISSES, VERTICAUX ET VENITIENS QUELLE QU'EN SOIT LA GRANDEUR, PENDANT QUE VOUS ATTENDEZ! Achetez-en 1, obtenez-enl à 1/2 PRIX Achetez-en 3, obtenez-en 1 Âls GRA TUIT Achetez-en 5, obtenez-en 2 Âls GRA TUITS Achetez-en 7, obtenez-en 3 AU GRA TUITS SUR LES STORES VERTICAUX, VENITIENS, PLISSES ET STORES DE TOILE de plus de plus de VIE STORES VERTICAUX VERTICAUX EN \u2022 ALUMINIUM W 75\"x84\" 34\"\tEVWA SPECIAL I VERTICAUX EN TISSUS «Nuage» 75' *84\" 39\"\tVERTICAUX PVC RIGIDES* 75\" x 84\" POUR PORTE-PATIO TOUT OQ99 COMPRIS &ê W l'ent.\tvomcnux TEXTURES 3yf 75Mx84M 48\" r*\tVERTICAUX MM ALUMINIUM ff EN STOCK 75'«84 48\" ta VERTICAUX MINI PVC 2\"' EN STOCK 75 x54 \" 38\" r«s\tVERTICAUX DE LUXE ScwtftnDtCOWTlYlS 45\" I m\t\tVERTICAUX GROOVER* 75*'x84\" 58\" lens\tVERTICAUX MIROIR DE LUXE 75\"x8A\" 11 8\" 1er, rBONI ADDITIONNEL D I Sur présentation de ce coupon, i I presentation de ce coupon, obtenez un rabais additionnel de 20% sur nos prix les plus bas Montréal sur les ride draperies, literie, napperons, vaiss accessoires de salle de partout dans le magasin.ÉDREDONS CONTINENTAL L'authentique édredon modèle Scandinave 100%HOLLOFIL md Simple 69» Double 99\" Roi 134\" Reine 600 GRANDEURS EN STOCK.HAUTEUR DE 45,.64 ET 78 PO.STORES HORIZONTAUX PVC 1\"\t\t\t En vinyle de 1ro qualité\t\t\t 4 couleurs décoratives\t\t\t 16x45\t2W\t16x64\t6\" 18x45\t4«\t18x64\t7\" 20x45\t3\"\t20x64\t7\" 22x45\t3M\t22x64\t847 23x45\t\t23x64\t8\" 24x45\t309\t24x64\t7\" 26x45\t6M\t26x64\t8\" 27x45\t499\t27x64\t7\" 28x45\t8M\t28x64\t13\" 29x45\t999\t29x64\t13\" 30x45\t549\t30x64\t9\" 31x45\t5W\t31x64\t10\" 33x45\t10w\t33x64\t15\" 35x45\t799\t35x64\t15\" 36x45\t699\t36x64\t10\" 38x45\t899\t38x64\t13\" 40x45\t10\"\t40x64\t17\" 44x45\t11\"\t44x64\t15\" 46x45\t14\"\t46x64\t15\" 48x45\t10\"\t48x64\t14\" 54x45\t17\"\t54x64\t25\" 60x45\t13\"\t60x64\t18\" 64x45\t19\"\t64x64\t19\" 72x45\t21\"\t72x64\t27\" 77x45\t23\"\t77x64\t32\" PORTE-PATIO 78x84\t\t\t34\" MICRO-STORES i / 11 HORIZONTAUX PVC 7 2\t\t\t STORES HORIZONTAUX «MONTE CARLO» EN STOCK 18\"x64\" 20,,x64\" 22\"x64\" 24\"x64\" 26\"x64\" 27,,x64\" 30\"x64\" 33\"x64\" 36\"x64\" 40\"x64\" 48\"x64\" 54\"x64\" 60\"x64\" 64,,x64\" SPÉCIAL SPÉCIAL SPÉCIAL SPÉCIAL SPÉCIAL SPÉCIAL SPÉCIAL SPÉCIAL SPÉCIAL SPÉCIAL SPÉCIAL SPÉCIAL SPÉCIAL SPÉCIAL 12\" 13\" 14\" 15\" 16\" 17\" 19\" 22\" 24\" 27\" 29\" 34\" 39\" 4499 100% aluminium en stock\t\t\t\t\t 20x45\t3\"\t31x64\t17»\t31x78\t30\" 22x45\t5»\t32x64\t18»\t32x78\t32\" 24x45\t6W\t33x64\t19»\t33x78\t34\" 28x45\t9\"\t34x64\t20»\t34x78\t36\" 29x45\t1047\t35x64\t22»\t35x78\t38\" 30x45\t8»\t37x64\t23»\t36x78\t40\" 32x45\t9»\t38x64\t24\"\tw V \" 1 W 37x78\t42\" 34x45\t13\"\t39x64\t25»\t\t 35x45\t10\"\t42x64\t27»\t38x78\t44\" 35x45\t10\"\t56x64\t35\"\t39x78\t46\" 37x45\t15\"\t58x64\t36\"\t40x78\t48\" 38x45\t16\"\t60x64\t36»\t42x78\t50\" 39x45\t17\"\t62x64\t38»\t44x78\t52\" 40x45\t12\"\t64x64\t42»\t48x78\t54\" 42x45\t13\"\t66x64\t46»\t50x78\t56\" 62x45\t20\"\t68x64\t49»\t52x78\t58\" 64x45\t32\"\t70x64\t52»\t54x78\t60\" 66x45\t34\"\t72x64\t56»\t56x78\t62\" 68x45 70x45\t39\" 44»\t18x78 20x78\t12» 14»\t58x78\t64\" 72x45\t49\"\t22x78\t16»\t60x78\t66\" 20x64\t5\"\t24x78\t18»\t62x78\t68» 22x64\t8\"\t26x78\t20»\t64x78\t70\" v26x64\t12\"\t27x78\t22\"\t66x78\t72» 28x64\t13\"\t28x78\t24»\t68x78\t74\" 29x64\t15\"\t29x78\t26»\t70x78\t76» 30x64\t16»\t30x78\t28\"\t72x78\t78» PORTE-PATIO\t\t\t8x84 89\"\t\t MICRO-STORES HORIZONTAUX Vi\" 100% ALUMINIUM EN STOCK 4 couleurs décoratives 18 x64\" SPÉCIAL 24\" 20 x64 ¦ SPECIAL 26\" 22 x64\" SPECIAL 28\" 24\"x64\" SPÉCIAL 30\" 26\"x64\" SPÇCIAL 34\" 27' x64\" SPECIAL 39\" 30\"x64\" SPÉCIAL 42\" 33\"x64\" SPÉCIAL 46\" 36\"x64\" SPÉCIAL 49\" 40,x64\" SPÉCIAL 52\" 44\"x64\" SPÇCIAL 56\" 48\"x64\" SPECIAL 62\" 54' x64 ' SPECIAL 69\" 60\"x64\" SPÉCIAL 74\" 64\"x64\" SPECIAL 79\" STORES DE FENETRES STORtS OPAQUES BLANC- Grandeurs Unis 28%x58 37V4x70 37' '4X82 43!/ix70 43V«x82 49,/4x70 49%x82 55V4x70 54V4x82 64V«x58 64V4x70 73'/4x58 73%x70 78'/4x82 85'2x70 '97*4x82 109*4x70 121V2X70 9\" 12\" 14\" 15M 17\" 18\" 20\" 23\" 27\" 27\" 29\" 30\" 31\" 49\" 59\" 69\" 89\" 119\" 1\" QUALITÉ Frangé 14\" 18\" 29\" 21\" 23\" 24\" 27\" 31\" 34\" 36\" 36\" 39\" 79\" 89\" 109\" 139\" STORES HORIZONTAUX EN BOIS VÉRITABLE EN STOCK PECAN NATUREL.CERISE.NOYER 18x45 20x45 22x45 23x45 24x45 26x45 27x45 28x45 30x45 31x45 33x45 35x45 36x45 38x45 40x45 44x45 48x45 54x45 60x45 64x45 72x45 66\" 70\" 75\" 79\" 80\" 81\" 82\" 90\" 96\" 99\" 103\" 108\" 112\" 114\" 124\" 132\" 148\" 165\" 181\" 190\" 198\" 18x64 20x64 22x64 23x64 24x64 26x64 27x64 28x64 30x64 31x64 33x64 35x64 36x64 38x64 40x64 44x64 48x64 54x64 60x64 64x64 72x64 99\" 93\" 99\" 106\" 107\" 108\" 110\" 120\" 126\" 132\" 137\" 143\" 148\" 154\" 165\" 176\" 198\" 220\" 242\" 253\" 264\" DUVETS Duvets de haute qualité, garanti à vie! Simple Double 99\" 129\" Reine Roi 144\" 184\" COUVRE-DUVETS ASSORTIS par loxmade.Wamsutta et Helfner Simple Double Reine 24\" 29\" 34\" DOUILLETTES FORMAT GÉANT ASSORTIES Polyester/coton Simple Double Reine 24\" 19\" 34\" RAYON DE LITERIE OREILLERS DE QUALITE Nouveauté! Oreillers de luxe, synthétiques.Lavables/séchables è la machine, non allergones «ULTRA-PUFF» 2 POUR 1199 ENSEMBLES DE DRAPS «DREAMSTYLE» Style Bond Street \u2022 couleur: gris Poly/coton GRANDEUR SPÉCIAL Simple 12\" rem.Double 19\" Tant.Reine 24\" rena.Roi_39\" l'ena.ENSEMBLES DE DRAPS PERCALE Texmade, Wamnetta.Pacific GRANDEUR SPÉCIAL Simple 24\" rens.Double 34\" l'ens.Reine 44\" rens.Roi 54\" rens.ENSEMBLE DE DRAPS JUVÉNILES Inclus: «Alf», «Hyperspace», «Saurus», «Boutons, courbettes et coeurs» Rég.29\" SPÉCIAL 19\" l'ens.ENSEMBLES DE BASSINETTE 4-MCX Inclus: douillette, drap contour, pare-choc Styles: cTeoabet» (couleurs pastel), aDinosaurss, tBallons et Oursons» PRIX RÉGULIER a'm \u201e 69.99 VENTE 42.99 fens.ENSEMBLES DE DOUILLETTE Styles: «Mikado», «Alexis», «Ultimatc:>.«Europa», «Chelsea», «Cortina», «Melody-Gris».GRANDEUR REGULIER Simple 149.99-189.99 Double 199.99-219.99 Reine 229.99-279.99 Roi 299.99-349.99 VENTE .84.99 Cens.114.99 rens.134.99 rens.154.99 Cens.COUVRE-LITS PIQUES Genre jeté dans «Mikado», «Alexis», cUltimate», «Cortina».GRAKDEW REGULIER VENTE Simple 129.99-189.99 69.99 ch.Double 159.99-199.99 79.99 ch.Reine 199.99-229.99 99.99 ch.Roi 229.99-299.99 1 29.99 ch.Cache-oreiller 19.99-24.99 9.99.ch.Rideaux croisés: 140\"xj63\" 185\"x81\" 39.99 ch.COUVRE-LIT EN DENTELLE Styles: «TINA», iLYONS».t REGINE»* Couleurs: Blanc, Ivoire, rost.menthe, pècw.REGULIER VENTE Simple 89.99 39.99 ch.Double 109.99 49.99 ch.Reine 129.99 59.99 ch.cache-oreiller 18.99 11.99 ch.RAYON D^CC.DE SALLE DE BAINS ENSEMBLES DE SERVIETTES DÉCORATIVES 3 MCX prix régulier A QQ 18.99 VENTE Qi99 L'ENS.STORES PLISSES EH TISSU EN STOCK 5 COULEURS DECORATIVES 18x4512\" 20x4514»» 23x4515»» 24x4516»» 26x4517»» 27x4518» 18x6416» 20x6418» 23x5419» 24x64 21» 26x64 23» 27x64 24» 30x4519» 31x4520» 35x45 21» 36x4522» 38x4523» 40x45 24» 30x64 25» 31x64 27» 35x64 28» 36x64 29» 36x64 34» 40x64 36» 44x45 27» 48x45 29» 54x45 34» 60x45 39» 64x45 49» 72x45 59» 44x64 38» 48x64 39» 54x64 44» 60x64 49» 64x64 59» 72x64 69» RIDEAUX DE DOUCHE EN VINYLE ASSORTIS prix régulier g gg 16.99-19.99 VENTE ch.NOUVEAU! VAISSELLE SERVICE DE VAISSELLE 20 PIÈCES Incluant 4 de chaque: assiettes, assiettes à salade, bols, tasses, soucoupes rég.97 aa 49.99 VENTE C I »99 SERVIETTES CHRISTIAN DIOR Rég.VENTE Bain 29.99 1 9.49 Main 23.99 15.49 Dèbarbouillette 9.99 5.99 Drap de bain 69.99 36.99 SERVIETTE RAYÉE OU UNIS DE 100% COTON VELOURS Couleurs: Noir, Vert, Rose, Bleu, Pèche Ivoire, Framboise, Marin, Blanc Bain VENTE 5.99 Main VENTE 3.99 Dèbarbouillette VENTE 1.79 NAPPES NAPPES EN VINYLE VENTE 5.99 eh.NAPPES EN TISSU VENTE 12.99 ch.RIDEAUX DE DOUCHE EN TISSUS NOUVEAU CHOIX! Avec doublure ou imperméables PRIX RÉGULIER 1Q0Q 39.99-54.99 VENTE I3i33 ch.RIDEAUX ET DRAPERIES RIDEAUX DE CUISINE 19.99 ch.VENTE PANNEAUX À «PASSE POLE» VENTE 5.99 ch.DRAPERIES PLIS FRANÇAIS Couleurs et grandeurs variées VENTE 22.99 ch.L*«rticl« à '.i arii \u2022¦ fratiit doit avair ¦¦\u2022 valoir agala \u2022¦ iafériaara i l'irliclt achata.Cette «lira aa l'aapliqia ait lai articlit anancai ici.L'offre de 20% ne s'applique pas aux articles annonces ici ou aux articles identifies d'unasterisque.Œ BOUL.£ STJOSEPH °- I I ¦¦¦¦ O' SHERBROOKE EST m ¦Baaaaaaaai i bbbbmh le plus grand centre de decoration au monde ^\u2014 B°^J^j\"\"J ^ ' ^^^^ ^ ' Codeurs sclecÛ^nncfs Nous nous \u2014 i\u2014.\u2022 ^ L\u2014\u2022 \\\u2014^ v * .* ?v^ ^/ reservons le droit de limiter les quantités 11, ^X-^-~- UNE SEULE ADRESSE 3500 boul.ST-JOSEPH Est (entre boul.St-Michel et Pic-IX) \u2022 HEURES D'AFFAIRES OUVERT Lundi au mercredi 9 h 15 à 18 h Jeudi, vendredi 9 h 15 à 21 h Samedi 9hà17h VASTE STATIONNEMENT GRATUIT 259-3500 A leiteneur seulement 1 Q fl fl QflQfl composez sans frais I \"OUU'OUO\"OUOU L ^ ^ TcIcOccU I.I l I 1 1 » CHÈQUES ACCEPTÉS né à quatre ans de prison.Il a interjeté appel.En mars, Marlène Moisan dépose une nouvelle plainte de voies de fait armée, cette fois contre le présumé complice de M.Nadon.Interrogée par les agents de la SQ, elle admet qu'elle avait inventé l'histoire de l'agression sexuelle et qu'elle s'était parjurée en cour.Elle devait plus tard plaider coupable à des accusations de méfait public et de parjure.Elle a bénéficié d'un sursis et a été soumise à trois ans de probation.Un erratum va suffire à se défaire de la «virgule de 650 millions $» C'est ce qu'indique le ministre du Travail YVES BOISVERT ¦ Quelles que soient les prétentions syndicales, c'est par un simple «erratum» que le ministre du Travail, M.Yves Séguin, entend se défaire de la «virgule de 650 millions$» qui s'est glissée malencontreusement dans le dernier décret de la construction.Dans un communiqué émis hier en fin d'après-midi, le cabinet du ministre Séguin a fait savoir que ses services juridiques, après avoir bien examiné la virgule, en sont venus à la conclusion qu'elle est apparue spontanément, à l'étape de l'imprimerie, et qu'une telle erreur est corrigible par simple mention dans le prochain numéro de la Gazette officielle.Le professeur Pierre-André Côté, spécialiste en interprétation des lois de l'Université de Montréal, avait donné le même son de cloche à La Presse, un peu plus tôt hier.«Les juges ne donnent pas d'effet aux simples erreurs de rédaction, explique le professeur Côté.Il faut donner priorité au fond plutôt qu'à la forme, surtout si une erreur d'imprimerie donne des résultats absurdes, manifestement non voulus par le législateur.» II est clair qu'une simple virgule peut changer du tout au tout le sens d'une phrase, écrit le professeur Côté, dans L'interprétation des lois, mais la Cour d'appel du Québec a déjà écrit qu'«un point-virgule qui est peut-être l'erreur d'un correcteur d'épreuves ou d'imprimerie constitue une fondation plutôt fragile pour une décision qui peut avoir des conséquences très graves».«Une virgule égarée ne saurait; prévaloir sur le sens qui découle» de l'ensemble d'une disposition»,] écrit encore le professeur Côté.La FTQ-Construction et la CSN^ espéraient ouvertement, hier, faire quelques kilomètres de négo-; ciation avec cette virgule inopinée, mais le ministre annonce donc clairement qu'il n'entend pas jouer ce jeu.Dans le décret adopté par le cabinet, et signé par le Greffier du conseil exécutif le 21 mai, la virgule est absente.C'est donc de toute évidence une erreur d'imprimerie survenue à la Gazette officielle, dont on ne s'est rendu compte qu'après la parution du numéro du 6 juin.Cette fameuse virgule inattendue dans le décret de la construction faisait apparemment passer tous les employés de la Baie (âmes dans une nouvelle-catégorie d'employés beaucoup mieux rémunérés.Selon l'évalutation de la FTQ-Construction, cette modification aurait pu coûter jusqu'à 650 millionsS aux contracteurs.Joint hier, un porte-parole de l'Association des entrepreneurs en construction (AEC) s'en lavait cependant les mains: «C'est une erreur du gouvernement, c'est au gouvernement de la réparer.» VOWGEUR TOUT UN L'autobus est votre trait d'union entre plus de 500 destinations au Québec et eh Ontario.Qui dit mieux?Sans oublier une fréquence de départs inégalée et des prix imbattables.Fiez-vous aux membres du réseau d'autobus: Voyageur, Autobus Orléans Express, Intercar Saguenay et Côte Nord, Autobus Auger et Greyhound.ils vous mettront sur la voie rapide du Québec et de l'Ontario comme nul autre mode de transport, et à meilleur compte! Voyageur * i i ï \u20144 i .f I UNE, ENTREE ^ette la ford Tempo et la Mercury Topa^ En vedette la rora Financement contre 'l'offre de financement est offerte comme alternative à celle de remise en argent.Voyez votre concessonna-re pour pJjs de déta-ls.; \u2022\u2022P.D.S.F.de la Temps et de la Topa* L I99ûéqu:pe« d'un greupe d'options I0IA ou 33IA.Frais de transport et taxes appi cab'es non indus.Le conc«s:onnarre peut vendre r»oms .- er.Certains concessionnaires peuvent ne pas avoir tous les modèles en stock pour livraison immédiate, fies offres de remse en argent de 750 S sur tes moJèies Ford Tempo, Mercury Topaj.Fcxd Prcbe et Ranger I9rj et de 1000 S .- camons Sér.e F 'sauf cabine double) sont d'une durée limtée.: us devez faire votre choix parmi tes modèles en stock che: votre concessionna re ou jusqu'à ce que la Cûmpagn e ford du Canada modif;e cette clause.Ces offres annulent et remplacent tous les autres programmes annoncés auparavant et ne dosent être combinées à aucune autre offre précédente ou présentement en vgueur.Les offres sur Escort et Mustang comprennent la partKjpaton du concessionnaire.\u2022La réduction sur le P.D.S.F.du groupe d'optons est basé sur le P.D.S.F.des options achetées séparément.Les énoncés de meilleurs vendeurs sont basés sur les données Compusearch de 1936 à 1989.du manufacturier 750$ de remise Mercury Topaz la Mercury la plus vendue au Québec.Pendant le grand Evénement choc chez les concessionnaires Ford et Mercury, marquez des points avec un financement du manufacturier ou 750 $ de remise sur la Ford Tempo ou la Mercury Topaz.Ces voitures bien équipées descendent dans l'arène avec un groupe d'options qui comprend: \u2022Climatiseur \u2022Boîte automatique \u2022 Radio AM/FM stéréo et beaucoup plus Choisissez la remise en argent avec la Ford Tempo L ou la Mercury Topaz L, 4 portières et faites le calcul: Réduction du R D.S.F.avec le groupe d'options* -1992$ P.D.S.F.réduit 12295$ Remise - 750$ Notre dernier mot 11545 $ (le co
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.