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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1990-07-18, Collections de BAnQ.

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[" secur r/n ; cnoix nLirue CANAnSURANCE In plus chms nitre vie.(514)286-8403 SKI-VOILE-VÉLO ODER/ON \u2022 Laval \u2022 Pointe^Claire \u2022 St-Sauveur Cpwahsville> Repwtigny \u2022 Granby .St* Jean \u2022-Gatineàu \u2022 Montreal Greenfield Park \u2022 Sherbrooke \u2022 Aujourd'hui: Partiellement ensoleillé et très chaud.Minimum 18° Maximum 31° Demain: Partiellement ensoleillé et très chaud, details cahier sports MONTRÉAL.MERCRED118 JUILLET 1990 106e ANNÉE N° 263 72 PAGES, 8 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine: 50 cents iles de La Madeleine : 1 00 Aujourd'hui S7 TOUR DE FRANCE Une formidable bagarre, qui s'inscrira certainement dans l'Histoire, oppose l'Américain Greg LeMond a l'Italien Claudio Chiappucci.t*3 UAÏTI Le retour en Haïti de Roger Lafon-tant, ancien ministre de l'Intérieur de Duvalier, pose une série de questions qui restent a élucider.i GAIS ET LESBIENNES Des représentants homosexuels rencontrent la police de la CUM et rétablissent des liens encore fragiles après les récents actes violents.Sommaire Annonces classées immobilier.F1 à F7 marchandises.F7, F8 emplois.F7, F8, G1, G2 automobiles.G2,G4 propositions d affaires.C2 Alimentation.D1, D3 Arts et spectacles informations.D4 horaires.86 television.C4 Bandes dessinées.F4 Bridge.G2 Deces.G4 Economie.C1, C2 Etes-vous observateur?.F1 Feuilleton.F5 Horoscope.F2 Le monde.B3 Mots croisés.F8 -Mot mystère»».G1 Cahier Sports Duck Rodgers.5 Philippe Cantin.7 «s* La police repousse un premier assaut contre le pont Mercier PIERRE BELLEMARE_ CHÀTEAUCUAY Quelques milliers de manifestants ont fait sauter hier les 5U mètres de clôtures les séparant du barrage de la Sûreté du Québec et, au loin, des Warriors.La SQ est intervenue immédiatement en force avec son groupe d'intervention tactique pour maîtriser la foule qui n'avait qu'un objectif en tête: se venger des Warriors qui bloquent le pont Mercier.Ottawa est prêt à acquérir le golf d'Oka GILLES GAUTHIER du bureau de Lu Pressé OTTAWA Le gouvernement fédéral aérait prêt à acheter le terrain de golf d'Oka «a sa juste valeur marchande» pour l'intégrer aux terres des Mohawks si la municipalité acceptait de s'en départir.C'est ce qu'a déclaré hier le ministre fédéral des Affaires indiennes, Tom Siddon, qui a admis pour la première fois que le ministre québécois John Çiaccia avait reçu d'Ottawa le mandat de discuter des revendications territoriales dans le cadre de ses pourparlers visant à résoudre la crise d'Oka et de Kahnawake.De dire l'attaché de presse de M.Siddon.Mark Hudson, le fédéral est encore disposé à acheter des terres, y compris le golf, si cet aspect du litige est abordé lors des négociations entre M.Ciaccia.qui représente le gouvernement du Québec, et les Mohawks.lusqu'à maintenant, le gouvernement central avait affirmé qu'il n'interviendrait que lorsque prendrait fin l'affrontement armé entre les autochtones et la Sûreté du Québec.Il soutenait qu'il voir golf en a2 Le liuard à son plus haut niveau en dix ans PAUL DURIVAGE Au grand bonheur des estivants en route vers les plages américaines, le dollar canadien a posé hier un nouveau jalon en haussant de quatorze centièmes son cours maximum des dix dernières années pour fermer à 86,70 cents US.Au plus fort de la journée, le huard a touché 86,73 cents US en raison d'achats massifs par des sociétés canadiennes.Il s'agit d'une hausse de 40 centièmes de point sur la veille et d'une percée significative par rapport au record de 86,56 établi le 11 janvier 1980.Depuis les jours les plus sombres des négociations constitutionnelles du lac Meech, le huard a grimpé de plus de deux cents et demi US.11 était notamment tombé à 84,15 cents avec la démission fracassante de M.Lucien Bouchard, alors ministre fédéral.Les investisseurs ont depuis détourné leur attention de la scène politique.Selon les cambistes, la force du dollar en ce début de vacances de la construction est essentiellement attrihuable aux taux d'intérêt élevés du pays.Le rendement des titres gouvernementaux cana- Les citoyens en colère de Châ-teauguay ont réussi à franchir une trentaine de mètres avant que la centaine de policiers armés de matraques ne mettent fin à leur avancée.Personne n'a été blessé.Les «guerriers» blancs ont ensuite fait brûler plusieurs Mohawks en effigie suivant leur rite quotidien, puis tenté une diversion pour évaluer la réaction des policiers dans ce qu'ils considéraient comme une «avant-première», la première devant avoir lieu ce soir.Ils ont attiré un grand nombre de policiers au bord d'une barricade et y sont demeurés quelque temps avant de se disperser vers 23 h 30.La menace d'une charge plus massive contre la réserve de Kahnawake s'est par ailleurs précisée plus tôt en journée à Château-guay, où une cinquantaine de personnes en colère ont mis au point, lors d'une réunion privée, une stratégie offensive, a appris La Presse.Les rumeurs d'une attaque contre la barricade des Mohawks avaient incité les Warriors, dans la nuit de lundi à mardi, à renforcer toutes leurs installations assurant le blocus du pont Mercier, en déversant notamment des tonnes de terre sur les routes 132 et 138.Tout près de Chàtcauguay, les Mohawks ont également creusé une tranchée à travers la 138, à l'aide d'appareils habituellement affectés aux travaux de voirie.Les Mohawks, le chef |oe Norton en téte, en sont d'ailleurs presque rendus à souhaiter, comme plusieurs citoyens de Châ- teauguay, l'intervention de l'armée.Une pétition qui circule dans la ville et qui porte déjà plus de 1000 signatures favorise une telle intervention et suggère du même coup une réduction de 30 p.cent des taxes.«Cette intervention ne pourrait être que positive», déclare le Les enjeux mieux cernés à Oka \u2014 A3 voir assaut en a2 photo Canadian Press Ouelques milliers de citoyens de Chàteauguay en colère se sont attaqués en soirée, hier, à la clôture installée par la Sûreté du Québec pour interdire l'accès à la barricade érigée par les Mohawks, à l'entrée du pont Mercier, et que les Warriors avaient solidifiée dans la nuit de lundi à mardi, par crainte d'une telle attaque.Un dollar fort Le dollar canadien en cents US Du 18 Juin eu 17 juillet 18 Juin Juillet 17 Les révocations de permis de conduire en hausse de 30 p.c.ANDRÉ PÉPIN du bureau de La Presse QUÉBEC res de I00 000 conducteurs québécois ont vu leur permis de conduire révoqué, en 1989.C'était une augmentation de près de 30 p.cent par rapport à 1988.Le Québec compte 4 027 408 détenteurs de permis.Contrairement à ce que l'on serait tenté de croire, ce n'est pas l'ivresse au volant qui constitue la principale difficulté des automo- bilistes pris en faute, mais plutôt les amendes impayées aux villes et au gouvernement du Québec.La négligence à verser les amendes pour des infractions diverses constitue en effet la première cause de révocation de permis, a indiqué hier à La Presse une porte-parole de la Régie d'assurance-automobile du Québec.Les données disponibles indiquent ceci: ¦ Au total, pour 1989,97 483 permis révoqués; ¦ 23 126 pour ébriété au volant, par l'alcootest; ¦ 13 551 permis retirés pour les points d'inaptitude; ¦ 60 806 permis suspendus pour des amendes impayées.En 1988, le nombre des suspensions de permis n'était que de 70 693.On assiste donc à une augmentation sensible du nombre des suspensions.Au moment où l'on parle abondamment de la surveillance routière en regard de la consommation d'alcool, les corps policiers ne disposent encore d'aucun voir permis en a2 La question de la frontière germano-polonaise est réglée d'après Reuter.UPI et AFP diens à court terme excède de plus de cinq p.cent celui des valeurs américaines correspondantes.L'attrait du dollar canadien se compare ainsi à celui des devises de la Grande-Bretagne et voîîfdollar en â2 PARIS Les deux États allemands, la Pologne et les quatre pays vainqueurs du nazisme ont levé hier à Paris une hypothèque majeure sur la réunification de l'Allemagne en mettant fin a une incertitude vieille de 45 ans sur la frontière germano-polonaise hé- ritée de la Seconde Guerre mondiale.Les ministres des Affaires étrangères des six pays participant à la conférence «2+4» et de la Pologne sont convenus qu'un traité bilatéral serait signé «le plus vite possible» après l'unification, prévue a la fin de l'année, pour garantir «de façon définitive» la permanence de la frontière tracée en 1945 sur la ligne Oder-Neisse.«Nous avons vécu la journée qui a vu la solution definitive de la question frontalière germano-polonaise», a déclare à la presse le ministre soviétique des Affaires étrangères, Edouard Chevard-nadze.Les ministres des Si\\ et de la voir frontiere en a2 ACHAT-RACHAT à partir de 288-4800 800 EST.DE MAIS0NNEUVE (MÉTRO BERRI) ! I r LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED118 JUILLET 1990 A3 La Un volontaire de la Croix-Rouge décharge des vivres destinées aux Mohawks d'Oka.photo ap \u2014 Pour un Warrior, la seule autorité s'appelle AK-47 MARIE-CLAUDE LORTIE ¦ L'homme masqué est vêtu de kaki, son imposant abdomen ceint de toutes sortes de harnais de la même couleur.H est assis sur une grosse moto, une arme semi-automatique de fabrication soviétique solidement accrochée à son épaule.Un AK-47 comme ceux que possèdent les Mohawks qui bloquent le pont Mercier.Le même type d'arme qu'utilisent les «protecteurs» des casinos d'Akwesasne.Un Warrior.PHOTO AP Monsieur est un Warrior.L'homme refuse de s'identifier et de dire d'où il vient.Plus tard durant la conversation, il laissera tomber qu'il est de Kanahwake.Un de ses confrères, un peu plus loin, finira par dire qu'il est Américain.Il ne parle pas du tout français.Détail révélateur: les Mohawks d'Oka sont francophones pour la plupart.Les Warriors sont à Kanesa-take depuis quelques mois, venus de toutes les réserves mo-hawks.Francis Boots, porte-parole des Warriors d'Akwesasne, a été vu ici la semaine dernière.Personne ne semble savoir combien ils sont sur le territoire fortifié depuis maintenant une semaine, même pas la Sûreté du Québec.Sont-ils vraiment aussi armés qu'on ledit?\u2014 Croyez-les, ils sont armés, très armés, commente Douglas Lissbeck, un Mohawk d'Oka habitant la Californie mais de passage pour l'été.Chez les Mohawks qui observent les événements, personne n'appuie ouvertement les Warriors mais personne ne leur demande non plus de déguerpir.Rappelons qu'à Akwe-sasne, les opposants aux casinos ne se gênaient pas pour les dénoncer.Ils disent être traditionnalis-tes et puiser leur autorité dans les traditions.Le chef traditionnel Tom Porter, d'Akwesasne, a déjà déclaré que leur seule autorité s'appelle AK-47.Pourquoi sont-ils tous venus ici?\u2014 Pour protéger les Mohawks.Partout où il y a des Mohawks en difficultés, les Warriors vont les appuyer, explique l'homme armé.Il dit qu'il travaille dans la construction mais qu'il a pris congé pour l'été.Va-t-il retourner?Il ne le sait pas.D'autres emplois mieux rémunérés le tentent.Le commerce des cigarettes?\u2014 Il y a beaucoup d'argent à faire avec les cigarettes.Plusieurs Mohawks sont devenus millionnaires comme ça à Kanahwake.À Akwesasne, les Warriors avaient même leur propre avocat, un New-Yorkais, Stanley Cohen, qui est à Oka depuis quelques jours.Comment font-ils pour orchestrer leurs opérations, pour coordonner leurs membres?\u2014 Nous avons un bon système de communication, répond l'homme toujours assis sur sa moto.Les Warriors disent avoir miné le terrain de golf et ne veulent pas que les journalistes s'y aventurent la nuit.Ils dorment dans le bois, dans des tentes.Manquent-ils de nourriture depuis que les collines sont assiégées?\u2014 On n'en a pas de trop mais on a des réserves, répond le motocycliste en souriant pour la première fois et en donnant une petite tape sur son gros ventre.Deux seuls points restent en litige à Oka L'un concerne la demande d'amnistie formulée par les Warriors et l'autre le dépôt des armes derrière les barricades SUZANNE COLPRON mt MARIE-CLAUDE LORTIE ¦ Réunis dans la forêt, à l'abri des regards indicrets, les membres de la communauté mo-hawk de Kanesatake ont étudié, hier, les dernières propositions gouvernementales pour dénouer la crise d'Oka.Deux seuls points restaient en litige hier soir.Au terme de la septième journée de siège, l'amnistie pour les guerriers et le dépôt des armes derrière les barricades faisaient encore problème.Il semble que toutes les autres demandes aient été satisfaites.Le porte-parole des traditionnalistes, Walter David, a indiqué en fin de soirée que ces propositions seraient soumises aujourd'hui aux membres de la communauté raohawk.Les négociateurs entendent soumettre une contre-offre aux autorités provinciales.« Nous croyons que notre cause est juste et nous entendons nous battre pour tous ceux qui nous soutiennent », a déclaré M.David à la meute de journalistes.Depuis le début du conflit, Kanesatake a reçu des appuis de partout au Canada, des États-Unis et d'Irlande.M.David a réclamé pour la enième fois l'intervention des autorités fédérales dans le dossier.« À l'heure actuelle, rien ne prouve qu'Ottawa sera lié par les accords négociés avec le provincial », a-t-il expliqué.Le ministre des Affaires autochtones du Québec, John Ciaccia, attendu hier pour la reprise des pourparlers avec les Amérindiens, ne s'est pas présenté.Deux procureurs, l'un américain, l'autre québécois, ont toutefois rencontré des membres de la communauté mohawk.Me William Kuntsler, 71 ans, de New York, militant pour les droits des autochtones, s'est entretenu avec un groupe d'Amérindiens en début de soirée.Vétéran négociateur dans de délicates affaires qui ont secoué les États-Unis, comme la révolte de la prison d'Attica, il y a 20 ans, et le siège de Wounded Knee, au Dakota du Nord en 1973, Me Kuntsler dirige actuellement le Center for Constitutional Rights.Arrivé vers 17 h, il a déploré les mesures policières.Lui et les trois personnes qui l'accompagnaient ont attendu dans un véhicule pendant 10 heures avant d'obtenir l'autorisation de franchir les barricades pour rejoindre le campement mohawk.« Si le bon sens et la justice prévalent, nous dénouerons cette impasse », a déclaré Me Kuntsler.Peu auparavant, Me Harold Ashenmil, qui a aidé les gouvernements d'Ottawa et de Québec à négocier avec les Cris la convention de la Baie lames, s'était rendu dans les territoires occupés à la demande d'EUen Gabriel, porte-parole des traditionnalistes.Après sa rencontre de deux heures.Me Ashenmil a expliqué qu'il devait s'entretenir avec le ministre Ciaccia.« l'espère revenir ici, a-t-il dit.La situation est très sérieuse, délicate et volatile.» Mardi soir, le chef du Conseil de bande, George Martin, avait affirmé que toutes les factions mohawks faisaient maintenant l'unanimité sur leurs revendications.Vivres et médicaments Par ailleurs, la Croix-Rouge a franchi trois barrages policiers hier pour apporter des vi-.vres et des médicaments aux Amérindiens bloqués dans le «no man's land» d'Oka depuis maintenant une semaine.Deux premiers convois, accompagné d'un médecin et de trois infirmiers, sont arrivés vers 6h 30 avec du matériel médical et de la nourriture.Un peu plus tard, trois autres véhicules remplis de medicaments ont pénétre dans la zone interdite pour décharger leur cargaison et offrir des soins à la population autochnone.L'opération dite préventive avait été orga-nisée par la Société anadienne de la Croix-.Rouge à la demande de la Confédération de* six Nations Iroquoises.L'aide comprend en-, tre autres des vivres destinées à 56 enfants et une centaine d'adultes pour une période de-trois jours: carottes, fromage, lait et beurre.0 « Les policiers nous empêchent toujours de rapporter de la nourriture du village », a expliqué une mere de famille mohawk venue' chercher des aliments.« Moi tout ce que je, veux, c'est des pilules pour dormir! », a ajouté une autre Indienne.Plus de 200 familles et une centaine d'autres non autochtones éprouvent de la dif-.ficulté à s'approvionner depuis le debut du siège mercredi.Ces gens habitent à l'ouest des barricades mohawks.érigées en haut de la.côte de la rue Saint-Michel, à l'aide de troncs d'arbres et de voitures de police renversées et.cabossées.Une porte-parole de la Croix-Roù-ge.Mme Line Gauthier, a précisé que la distribution des vivres s'exercera dans le contre-, le absolu des experts de l'organisme, en fonction des besoins les plus urgents.Une planche à voile esseulée sur le lac des Deux-Montagnes, à la hauteur du Parc de récréation d'Oka.Josée Tremblay a plein d'espace pour s'amuser sur la plage.PHOTOS PIERRE McCANN.LJ PrcîiC ' Vous voulez la paix ?Allez à la plage d'Oka ! VIOLETTE DELORME ¦ Si voulez jouir de tranquillité, allez à la plage d'Oka! Au point où la Société immobilière Sphinx, qui gère la plage et le camping d'Oka, poursuit le gouvernement québécois pour baisse considérable d'achalandage à cause des événements qui se déroulent à cinq kilomètres de là.Quelques planches à voile dans la baie des bleuets et une plage largement dénudée offraient en effet un bien calme spectacle, hier, lors de la visite de La Presse.Guy Tringle, directeur de la Société, déclare n'avoir accueilli que 850 voitures de vacanciers le week-end dernier.Or, à ce moment-ci de l'année («les vacances de la construction») l'aire de stationnement de 3000 places est habituellement plein tant le samedi que le dimanche.Des réservations pour plusieurs des 850 emplacements de camping ont été annulées.Mme Sandy Lepage, directrice des services financiers du concessionnaire, refusent cependant d'en révéler le nombre.Stéphanie St-Marseille, surveillante-sauveteur, constate qu'«il y a la moitié moins de monde que d'habitude à ce temps-ci».De leur côté, Josée Tremblay et Denis Jauvin, résidants d'Oka et habitués de la plage, déclarent: «Vous voyez là, à la baie des bleuets, il devrait normalement y avoir au moins 300 planches à voile par une journée comme aujourd'hui (chaud et venteux).II n'y en a pas cent.Les gens ont peur ou pensent que c'est fermé.» André Lemay, directeur du Parc de récréation d'Oka (aupara- vant désigné sous le nom de réserve Paul-Sauvé), abonde dans le même sens.Cependant dit-il, «il est très facile de s'y rendre et nullement dangereux».Le plus grand calme y règne et les Mohawks de Kanesatake avaient même accepté, lors de sa création le 21 juin dernier, de participer à la mise en valeur de son patrimoine archéologique et historique.Il est vrai que la route 640, qui n'est pas barricadée, mène directement au parc, grand de vingt kilomètres carrés, et à la plage longue de cinq kilomètres.Le préposé à l'accueil du parc, lacques Laurin, reçoit de 75 à 100 appels par jour pour savoir si la plage est ouverte ou fermée.Des policiers tout miel Mais si on veut déguster le fromage d'Oka, c'est une autre histoire! Le père André Picard com- mence même à être excédé.La première barricade de la Sûreté du Québec est érigée devant Pab; baye, à la porte même de la petite échoppe qui distribue le fameux fromage et leurs autres produits des moines.Il est laborieux d'y accéder.Par contre, les policiers de la Sûreté sont de bons clients.« Dimanche, le 8 juillet, 200 fidèles assistaient à la messe dans la chapelle de La Trappe.Dimanche dernier (quand le siège avait débuté), il y avait à peine 75 personnes.» Le père-apiculteur franchit les contrôles un peu plus facilement que les autres pour atteindre son rucher du rang Sainte-Sophie, lui aussi barricadé.De ces tristes événements, le père Picard affirme que «c'est un drame et que les autorités municipales ont dépassé les bornes.» Le pont Mercier sera passé au peigne fin avant qu'on le rouvre PATRICK GRAND JE AN ¦ La Sûreté du Québec procédera à une inspection minutieuse du pont Mercier, avant de laisser les automobilistes l'emprunter.Le tablier du pont devra également être nettoyé et les barrières de béton remises en place.Aussi, entre l'annonce de sa réouverture et le moment de sa réouverture réelle, il pourrait couler beaucoup d'eau sous le pont Mercier, au moins 10 heures, selon les informations obtenues.Les menaces de faire sauter le pont Mercier ont été prises au sérieux par les corps policiers qui auront à vérifier que le pont et la voie maritime du Saint-Laurent n'ont pas été minés par les Mohawks.Ce n'est qu'après cette inspection que la circulation, interrompue depuis une semaine, pourra reprendre.En outre, la Voie maritime fera procéder au nettoyage complet du pont et replacer les glissières de béton, destinées à l'origine à protéger les ouvriers sur le chan- Les automobilistes ignorent encore quand ils reverront (avec plaisir?) une telle scène sur le pont Mercier.' photothèque u pm* tier.Elles ont servi à bloquer les voies de circulation.Ensuite, l'entrepreneur de travaux publics remettra en route le chantier de réfection du tablier, ce qui peut prendre environ sept heures, a indiqué M.Normand Dodier, de la Société de la voie maritime du Saint-Laurent.Selon M.Dodier, l'interruption des travaux pendant la dernière semaine n'est pas critique.Si le pont rouvre prochainement, le chantier devrait être terminé à la mi-septembre, soit peu de temps après la date prévue.«Il est trop tôt pour parler de coûts supplémentaires», a t-il ajoute.Le ministère des Transports participera aussi à l'inspection du pont en veillant à ce que la signalisation soi it toujours adéquate.Selon le ministère, la fermeture inopinée du pont a eu un effet positif sur le chantier de la route 138, entre le pont et l'echangeur Saint-Pierre.«Les travaux ont progresse très rapidement au cours des derniers jours», a indique M.Michel Le-boeuf, porte-parole du ministère.Les deux premiers jours de 1a, fermeture du pont furent très difficiles pour les automobilistes qui! sont toujours contraints d'env; prunier le pont Champlain.Les-travaux nocturnes avaient conti-1 nué maigre tout et on a signale-des embouteillages monstres.\u2022 Attention travaux Apres une accalmie de quel-; ques jours, la Corporation des ponts Jacques-Cartier el Cham-' plain a annoncé qu'elle ferait re-' prendre les travaux nocturnes sur.le pont Champlain dans les direc-i tions nord et sud, en prévision des gros travaux «essentiels», dit-, on, qui y débuteront la semaine prochaine.Ainsi, ce soir, les voies de droite et du centre seront fermées dans la direction nord, de 20h à6 heures du matin.Demain, jeudi et vendredi, deux voies seront interdites à la circulation en direction sud aux mêmes heures.Sur le pont lacques-Cartier.rappelons que la voie de droite dans la direction sud est fermée en permanence et ce, jusqu'au 2b juillet. A4 LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED118 JUILLET 1990 ¦ \u2022 \u2022 ¦ KÊè .Hp m Sft* L'appui aux Mohawks se généralise au Canada d'après CP et PC OTTAWA ¦ Des centaines d'autochtones et leurs sympathisants ont manifesté hier à travers le Canada en appui aux Mohawks d'Oka, certains entreprenant des grèves de la faim, d'autres bloquant des routes et des ponts, le tout résultant en au moins huit arrestations.Tous demandent l'intervention urgente du gouvernement fédéral pour régler le conflit qui a fait un mort à Oka la semaine dernière.Ils veulent également que l'ensemble de leurs dossiers soient réglés sans violence.La principale manifestation a rassemblé 300 autochtones devant la colline parlementaire à Ottawa.«Nous insistons pour que le gouvernement fédéral s'implique», a lancé une porte-parole al-gonquine, Claudette Côté.«II y a cent ans, a-t-elle ajouté, le gouvernement fédéral a forcé les autochtones à signer des traités en les affamant.En 1990, les méthodes sont les mêmes.» D'autres leaders autochtones ont exigé du gouvernement fédéral qu'il prenne les moyens pour que des vivres soient acheminées à leurs frères de Kanesatake.Des camions remplis de victuailles, stationnés aux abords du Parlement, étaient d'ailleurs prêts à partir.Rappelons que le ministre canadien des Affaires indiennes et *T-1 T\"-CZJ*i~.mm fi «»»JirA«~L UU 11U1U, * Villi UlUUUIlf «I piVIVIV laisser le gouvernement du Québec négocier la paix à Kanesatake, près du village d'Oka, malgré les demandes répétées des autochtones.Pour la majorité des manifestants, les affrontements d'Oka auraient été évités si le gouvernement fédéral s'était vraiment impliqué dans la négociation au mois d'avril, quand les Mohawks ont commencé à occuper le site controversé.Un autre porte-parole autochtone a salué devant les manifestants la mort de l'Accord du lac Meech, une mort d'ailleurs provoquée en grande partie par l'obstruction systématique du député cri Elijah Harper à la législature du Manitoba au milieu du mois de juin.«Le Québec n'est pas une société distincte, a lancé René Terra-seo, parce qu'il a posé des gestes d'agression de la même façon que le gouvernement fédéral.C'est une bonne chose que l'Accord du !ac Meech soit mort.» Arrestations à Kingston À Kingston, en Ontario, des manifestants ont bloqué hier matin l'un des principaux ponts de la ville, s'attirant les foudres des automobilistes.La police a arrêté sept femmes et un homme qui étaient assis sur l'autoroute.Ils ont été accusés de dommages et d'obstruction au travail des policiers.Une trentaine de non-autochtones, dont plusieurs avaient déjà participé à des manifestations pour la protection de leurs droits, avaient placé de grosses pierres sur l'autoroute LaSalle.La circulation a été bloquée pendant une demi-heure.Les manifestants se sont assis sur la chaussée quand des automobilistes en colère et en retard au travail ont décidé de dégager eux-mêmes la chaussée.«l'ai le droit de traverser le pont», criait le médecin Ronald Lees, qui est finalement parvenu à obtenir l'autorisation de passer pour se rendre à son hôpital.«Le Canada blanc devrait être capable de tolérer un dérangement mineur comparé au génocide auquel font face les peuples autochtones», a répliqué un des manifestants, Peter Dundas.En Colombie-Britannique, des tribus amérindiennes ont remis en place ou maintenu des barrages routiers.Dans la vallée de l'Okanagan, des Amérindiens de Vernon ralentissent la circulation en distribuant des tracts aux automobilistes.Us réclament également une portion de terrain qui, tout comme à Oka, doit être aménagé en terrain de golf.Une autre tribu bloque les quatre routes qui mènent à sa réserve.4 Grèves de la faim Une trentaine de Micmacs de Nouvelle-Ecosse ont entrepris des grèves de la faim, certains jurant de ne rien manger jusqu'à ce que les demandes des Mohawks soient satisfaites.«C'est plutôt étrange, car dans le passé les Mohawks étaient nos frères ennemis, a dit la porte-parole France Christmas.Nous devons maintenant être unis et nous battre pour la même chose, notre terre.» Les 12000 Dene et les Métis de la vallée MacKenzie, dans les Territoires du Nord-Ouest, envisagent pour leur part de bloquer les aéroports locaux si Ottawa ne renégocie pas certains termes de la vente de leurs terres.Ils pensent aussi porter l'affaire devant les tribunaux.Ils veulent entre autres retirer la clause qui prévoit une pjerte de tous leOrs droits, leurs titres et tours intérêts sur les terres cédées.photolascrpc Une soixantaine d'autochtones manifestent paisiblement dans les rues et devant le Parlement de Québec, sous une imposante WMA »VHn«IIWV |rwiiwivi «*« Max Gros-Louis invite le ministre Siddon à se rendre sur place ou à démissionner GEORGES LA M ON ¦ Le grand chef de la nation hu-ronne-wendat a invité le ministre des Affaires indiennes et du Nord, Torn Siddon, à se rendre immédiatement à la réserve de Kanasatake (Oka) pour «contribuer à un règlement pacifique et honorable».Dans une lettre adressée le 16 juillet au premier ministre Brian Mulroney, Max «Oné-Onti» Gros-Louis estime que l'hésitation du ministre Siddon «pourrait laisser croire qu'il n'agit pas librement et si c'est là son initiative personnelle, il devrait avoir la sagesse et la décence de remettre sa démission avant qu'il ne soit trop tard».Déjà, le 13 juillet, dans une lettre adressée à Mulroney, Max Gros-Louis dénonçait «l'inertie du gouvernement fédéral, le seul responsable auprès de toutes les premières nations du Canada» et l'invitait à dépêcher son ministre Tom Siddon à Oka.Quant à l'implication du ministre des Affaires autochtones, John Ciaccia, dans ce conflit, le grand chef Max Gros-Louis, a précisé, hier à La Presse, qu'il (Ciaccia) n'a «aucun pouvoir constitutionnel pour régler le conflit».Qui RI us est, il reste persuadé que «les lohawks n'accepteront jamais une entente négociée par lui».À son avis, les chefs amérindiens de l'Alberta avec lesquels il a communiqué hier, «commencent à se poser des questions».« Dans ce conflit, on ne doit critiquer ni les Mohawks ni les policiers de la Sûreté du Québec, a-t-il insisté.II faut plutôt blâmer les gens en place (le gouvernement fédéral) qui n'ont rien fait pour le régler.l'ai été mêlé aux négociations des terrains d'Oka en 1965.Aujourd'hui, on en est toujours au même point.» Plusieurs nations amérindiennes ont manifesté et manifestent toujours leur solidarité envers les Mohawks d'Oka, notamment en bloquant symboliquement des routes.Les Attikameks et les Montagnais ont donné leur appui sans réserve aux Mohawks de Kanesatake dans ce conflit.Dans un communiqué, le conseil des Attikameks et dés Montagnais, tout en déplorant les événements tragiques survenus le 11 juillet, trouvent pourtant inadmissible l'emploi par le gouvernement du Québec de la force policière «pour tenter d'écraser le mouvement de protestation d'une première nation plutôt que de chercher pacifiquement des solutions au conflit».Le Conseil rappelle l'invasion policière de la communauté mon-tagnaise en juin 1989 et s'étonne que chaque fois on fasse appel «à la force policière massive et brutale».Pour le conseil, cette utilisation est d'autant plus condam- nable qu'elle prive Kanesatake d'approvisionnement normal en vivres.Aussi pour sortir de l'impasse actuelle, le conseil réclame-t-il du gouvernement fédéral qu'il prenne ses responsabilités en s'asso-ciant directement à la négociation.Il demande au gouvernement du Québec de retirer la force policière et de tenir une enquête sur les interventions policières\" en milieu autochtone.De plus, il invite les deux gouvernements à créer les conditions d'une véritable négociation sur la base des revendications historiques des premières nations.En: fin, i! invite la population du Québec à appuyer par tous les moyens possibles la lutte des premières nations pour la reconnaissance de leurs droits ancestraux.Pour sa part, le Grand conseil des Cris du Québec a également pressé le gouvernement federal d'assumer ses obligations constitutionnelles en intervenant dans la négociation sur la base d'une nation envers une autre nation.Hier, dans un communiqué, les chefs cris reprochaient au gouvernement fédéral d'ignorer ces mêmes obligations envers les nations amérindiennes.Ils renoncent toutefois à la violence dans ce conflit et en appellent plutôt à des négociations pacifiques, lis accusent le gouvernement fédéral de refuser de se mêler à ce conflit, alors qu'il en a la première responsabilité.«Sa négligence est directement responsable de la situation qui dure depuis plus de six jours à Ka-nestake (Oka), note le Grand conseil des Cris.Le Canada et le Québec n'ont pas respecté le traité de la Baie James en 1975.Us n'ont pas tenu parole.» Par ailleurs, une soixantaine de Montagnais, d'Attikameks et quelques Hurons ont manifesté, hier devant la colline parlementaire à Québec pour appuyer la position des Mohawks.Aujourd'hui, les Montagnais-Attika-meks de la région de Sept-lles doivent entreprendre une autre action de solidarité.De son côté, le Conseil de bande des Abenakis de Wolinak, à Bécancour, a bloqué pendant six heures (de six heures à midi) la route qui traverse leur territoire et mène au village de Précieux-Sang.Il s'agissait essentiellement d'un geste de solidarité avec les Mohawks.Une porte-parole du Conseil a admis à La Presse qu'en fait ce blocage symbolique de la route n'a guère perturbé les automobilistes des environs.Récidiveront-ils?«On attend la suite des événements après la rencontre de quelque 250 chefs amérindiens du Canada convoqués à une réunion d'urgence, a expliqué la porte-parole.Ce n'est qu après cette rencontre qu'une décision sera prise.» 2S0 Québécois exigent un règlement négocié Ils ont manifesté devant le bureau du premier ministre à Montréal ÉRIC TROTTIER ¦ Près de 250 Québécois de toutes souches ont demandé hier au premier ministre Bourassa de «prendre ses responsabilités, de retirer les troupes policières» qui entourent Kanesatake et Kahna-wake et de «laisser passer la nourriture» destinée aux autochtones assiégés.Manifestant devant les bureaux montréalais du premier ministre, ils ont marché pendant toute l'heure du dîner en scandant «non à la violence policière», «pas d'armée» ou encore «nous aimons les Mohawks».Il n'y a eu aucun excès ni de leur part ni de celle des policiers en présence.Michèle Rouleau, présidente de l'Association des femmes autochtones du Québec, a supplié Robert Bourassa de s'impliquer personnellement dans le dossier et de ne pas faire appel à l'armée.«C'est la crise la plus importante de l'histoire du pays et aucun premier ministre ne s'en mêle.On dirait qu'ils attendent que la violence monte d'un autre cran; peut-être n'y a-t-il pas encore eu assez de morts?Franchement, je ne comprends pas leur stratégie.» Pour plusieurs, le problème actuel est la somme des «provocations du gouvernement québécois» envers les autochtones, «l'ai honte de ce qu'on leur fait depuis trois siècles, avouait Mireille Lafrance, étudiante en cinéma.On les a déracinés, on les a appauvris, on a stérilisé leurs femmes et maintenant on se surprend de leur réaction ! » La présidente de l'Association des femmes autochtones du Québec, Michèle Rouleau, s'est adressée à quelques dizaines de sympathisants à la cause autochtone hier à Montréal, photoarmandtrottier.up™** Il est temps, selon Madeleine Parent, de Solidarité populaire Québec, qu'on remette en question tous «nos rapports avec les Amérindiens.Qu'on se tourne vers l'histoire, qu'on revise les promesses qu'on leur a faites clans le passé et qu'on respecte notre parole.» Les manifestants avaient du mal à cacher une certaine colère face à ce qui se passe.Certains ont souligné aue les événements actuels ressemaient à ceux d'octobre 70, tout comme les revendications autochtones ressemblent à celles du peuple québécois.«Le plus étrange, a ajouté Mme Lafrance, c'est que le premier ministre qui était là en 1970 est le même et il est aussi tarte aujour- d'hui qu'en ce temps-là, en ce sens qu'il est absolument incapable de régler le problème.» «Des manifestations de solidarité comme aujourd'hui, a-t-elle conclu, ça en prend d'autres.Quand on pense qu'il y a^lOOO personnes qui demandent l'intervention de l'armée à Château-guay et qu'on n'est que 250 ici.» s du Québec C Les écrivains Yves leau ont exprimé leur amertume devant lès événements 1-1, î'-ii pius supporter i-eiouriç-ment physique et ctdtwel.Ç est une situation de désespoir », a indiqué l'auteur de piè^ïde théâtre d'origine huronne, Yves Sioui.Pour leur part, les chanteurs Florent Voilant et Claude McKcnzic du groupe montagnais Kashtin,une formation très appréciée du public québécois, n'étaient \u2022pas disponibles pour \u2014 menter la situation, v.Ils sont accaparés par une carrière -qiil démarre en flè-che et puis, de toute façon; «ils en auraient trop à dire\u201e.», a Indiqué André Si-mard de la maison de pro- M \" auction Avanti Plus.Les artistes joints parxa ; t i resse s'interrogent tous sur le silence du gouvernement fédéral.«Le ministre Ciaccia a besoin d'aide.Le fédé- i | ral doit absolument intervenir», estime Alams O.Bom-sawin, la cinéaste d origine Abénaqui.Elle ajoute: |f| «Apres f rains du naient - lace ^ ontac .te-Maurïcic), les mères expliqué aux jeunes que ce qui se passait â Oka concernait en fait ia question de la revendication \"des territoires», a expliqué l'écrivain et conférencier Charles Co-ocoo.d'origine at5'-***** Comme les ocoo se sent désempare peur pourJe?jeunes autochtones qui redescendront ville en septembre^ Il cherche une façon d'apporter son soutien aux Mohawks.Alanis O'Bonisawin, elle, a choisi de fournir son aidé «morale» sur le terrain, à Oka, en filmant un documentaire pour l'ONF.'.'1.-\u2022 il' croît que le silence du raléstr* bizarre ».« Pourquoi ce silence après l'échec ftdu Lac Meech?Peut-être^ qu'ils (le gouvernement) en veulent aux Indiens?» se demande la peintre d'origine mm HH9 :.tv.< m Jointe en plein tournage à l'aide d'un téléphone cellulaire, elle affirme qu'elle s'est fait-traiter de «Criss de face à plume» par un'\u2022.¦poli- cier; tSi «Ils nous ont empêchés^ g -\u2014 -w; t .-.¦ \u2014- -\u2014 - \u2014 , \u2014 \u2014 \u2014 -~ l'auto», a-t-elle in Pour Alanis, l'intervention de la SQ est «épouvanta-.ble».D'autant plus que, selon elle, les habitants d'Oka v.- il»' ¦ sont en majorité contre le terrain de golf.^ Pi x, .De son coté, Yves Sioui considère que la situation en est une de désespoir.«Pour se sortir de leur pau-, >.vreté, ils créent leur propre système économique.Com-me lors., de la guerre des fourrures au 17ème siècle, ce que nous vivons aujourd'hui c'est pour les Mohawks une façon de protéger la nation, et par les armes quand il le faut», rappelle-t-il.Mais il élargit le problème à toutes les communautés autochtones.iY'.:.\u2022 '\u2022.VI' :rt-îuii»f'«i 'Ji-wViuUl'i-îiV'il ¦ :t:,Tr:.-, y '¦¦ , \u2022 \u2022 \"\u2022 \u2022'.'.! i .: t'.'t.v&l 1 i.\".'',VV'i * \\.il «Quelle image donne le Canada & la communauté internationale quant aux droits des aborigènes?» s'interroge-t-il.11 M.Sioui réprouve «l'agression armée» de là SQ et croit que la «dixnen siori humaine » a> été évacuée du conflit.^ L'écrivain d'origine huronne pense que les Québec cois auraient également tout à perdre s'ils abandonnaient des terrains pour «une histoire de golf».H rappelle que la Pointe du Buisson, située ën face d'Oka, est une zone archéologique et que les terrains d'Oka sont aussi d'une grande importance en regard du jpatrimoine de la région.\u2022 H1' LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED118 JUILLET 1990 A5 Le niveau du lac Ouareau cause encore des dommages aux riverains JgAH-PIEWWE BONHOMME ar*« M \u2022 ¦ Des propriétaires riverains du lac Ouareau, près de Saint-Donat, dans les Laurentides, ont réclamé, hier, que le ministre de l'Environnement, M.Pierre Paradis, fasse quelque chose pour réduire le niveau de l'eau de leur lac.Ces citoyens estiment que les fonctionnaires du ministère ont mal estimé le niveau de rétention acceptable de ce barrage construit par le ministère, en 1985, et que, par conséquent, les crues causent d'irréparables dommages à leurs sols.Us enverront bientôt une pétition à cet égard.M.Germain Gauthier, l'un de ces propriétaires, et membre du Regroupement pour la sauvegarde des rives et des plages du lac Ouareau, a dit que l'ouvrage, exploité par la municipalité de Saint-Donat, continue de maintenir à un trop haut niveau l'eau du lac.Cela, a-t-il regretté, réduit la surface utilisable des plages et cause, par infiltration de l'eau, l'affaissement des sols riverains.L'actuel barrage remplace celui que la Consolidated Paper avait érigé par ses propres besoins du flottage du bois.\"Le problème avait déjà été signalé dans un article de La Presse le 27 novembre de l'année dernière.Dans cet article, on avait expliqué que le barrage actuel maintient l'eau du lac à un demi-mètre au-dessus du niveau des hautes eaux naturelles.*Lc niveau de l'eau du lac Ouareau a été fixé, lors de ta dernière entente intervenue à cet égard Pas d'examens de fin d'année pour 1400 élèves ¦ Le ministère de l'Éducation ne tiendra pas compte des examens de fin d'année en histoire du Québec et du Canada et en éducation économique pour 1400 élèves de la région montréalaise, a-t-il indiqué hier.À la veille de la session d'examens, le 18 juin dernier, les directions d'une dizaine d'écoles secondaires de l'ouest de l'île ont découvert que certaines épreuves avaient circulé dans les mains de plusieurs élèves.\"ï Après enquête, et comme la police n'a trouvé aucune piste, le ministère a décidé tout simplement d'annuler les deux examens pour les écoles suivantes: Maimo-riide, Saint-Georges, Weston, Bia-lik, Wagar, Lindsay Place, Selwin House, Lower House et The Stu- dy.Le résultat qui figurera sur le relevé de notes des élèves sera celui obtenu pendant l'année scolaire.Les élèves qui n'ont pas la note de passage peuvent toutefois reprendre l'examen les 7 et 10 août prochains, en contactant leur établissement scolaire.m - Collision entre un train et un camion: un mort, 10 blessés Presse Canadienne entre le gouvernement et la municipalité de Saint-Donat, à une altitude de 383 m 80.Cela est cinq centimètres de moins qu'antérieurement, mais 45 cm de plus que les hautes eaux naturelles établies à 383 m 40.Le gouvernement reconnaissait ainsi, jn t.cordant une réduction du niveau, les dommages causés aux riverains et on croit qu'il voulait ainsi se prémunir contre d'éventuelles poursuites.M.Gauthier a regretté hier par ailleurs que la municipalité de Saint-Donat ne se conforme pas aux directives gouvernementales qui concernent la vidange du lac à l'automne jusqu'au niveau de 383m 55.Sans cette action, a-t-il dit, les crues printanières deviennent dévastatrices.Le citoyen a par ailleurs dit, indigné, que des agents du ministère de l'environnement ont récemment conseillé à certains riverains d'élever des murs de pierre pour se protéger.La semaine dernière l'Association des propriétaires riverains RlMOUSKl É Un homme a perdu la vie et une dizaine de personnes ont été blessées à la suite d'un accident impliquant un camion-remorque et un train de Via Rail.L'accident est survenu vers minuit 30, dans la nuit de lundi à mardi, alors que le camion-remorque aurait omis de s'arrêter à un passage à niveau.Le camion a frappé de plein fouet le train qui assurait la liaison Montréal-Gas-pé.Le camionneur, Dwayne Bradley, 41 ans, de Nackawic, au Nou-veau-Brunswick, est mort sur le coup.Un peu plus d'une dizaine de passagers ont été légèrement blessés dans l'accident.Tous, sauf un qui attendait le résultat d'examens et dont l'état n'est pas jugé sérieux, ont quitté le Centre hospitalier de Rivière-du-Lup quel- Sues heures après leur admission, s ont poursuivi leur voyage à bord d'autobus.915 morts dans des inondations en Chine Agence France-Presse PÉKIN ¦ La saison des pluies en Chine, qui ne fait que commencer, a fait 915 morts depuis le début du mois dans des pluies torrentielles sur sept provinces, a indiqué hier le Quotidien du Peuple.Selon l'organe du PCC, qui cite des informations du Bureau de la lutte contre les inondations, les dégâts sont estimes à 3,7 milliards de yuans, environ 780 millionsS.Quelque 210000 habitations ent été détruites et 1,75 million d'hectares de cultures dévastés.du lac Ouareau a décidé de former un comité pour étudier toute cette situation.L'un des administrateurs de La Cabouse, cette station communautaire dont la surface des plages a été réduite, M.François Théroux, en fait partie.Le président dq Regroupement, M.Laurent Gauthier, en est également membre.Un porte-parole du Programme des lacs du ministère de l'Environnement a dit à La Presse hier; que cette situation était vraiment «mauvaise».Il aurait mieux valu, a-t-il dit, ne pas construire de barrage avant que des calculs d'ingénierie en bonne et due forme aient été faits.Le directeur du service hydrique du ministère de l'Environnement, M.Claude Pesant, a dit pour sa part que le niveau actuel de l'eau du lac est acceptable et qu'«unc majorité» des riverains souhaitent, pour les besoins de la navigation de plaisance, que le niveau de l'eau soit haut.Le président du Regroupement, M.Laurent Gauthier, a dit avoir la preuve que les rapport gouvernementaux, fixant les niveaux de l'eau, sont des «rapports de complaisance» et qu'ils n'ont pas été rédigés d'une manière objective.Il a dit croire qu'un haut fonctionnaire du ministère, le directeur de l'arpentage, M.Yvon Bas-tien, a dû démissionner par principe dans le cadre de cette affaire.Un porte-parole de la municipalité de Saint-Donat a dit hier que sa ville avait demandé au ministre de l'environnement, M.Pierre Paradis, d'effectuer des expertises hydrauliques sur le lac.Il a dit que le ministre avait récemment opposé une fin de non recevoir à cette demande.Les membres du Regroupement ont enfin exprimé la possibilité qu'un recours collectif soit engagé pour obtenir un redressement de la situation.ARGENT DISPONIBLE Problèmes de liquidités, d'expansion?Compagnies établies seulement Rapid Finance Co.Ltd.342-4488 Gémologistes diplômés AGS Choisissez un joaillier avant de choisir des diamants Achetez vos diamants en connaissance de cause - sachez la vérité sur la pierre qui vous plaît! 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causé par des cellules can-' céreuses, explique le docteur Jolicoeur.Mais il se pourrait qu'il le soit sans que nous nous en soyons encore aperçu.» Le sida chez la souris murine est un excellent modèle pour le sida humain, un modèle aussi conforme que le sida chez le singe.Le docteur Jolicoeur s'est inspiré des souris du chercheur Jean-François Duglan, de Bordeaux, souris porteuses d'énormes ganglions.Le docteur Duglan n'est pas parvenu à identifier le virus qui est cause de leur maladie.«Et pour cause, explique le docteur Jolicoeur.II utilisait une méthode d'isolation qui éliminait systématiquement le virus au lieu de l'isoler.Le micro-organisme en question est an retrovirus dé-fectif, c est-à-dire qu'il lui manque un morceau qu on trouve habituellement chez les retrovirus.» À cause de cette lacune, le virus doit, pour se multiplier, fonctionner avec un virus auxiliaire.L'équipe du docteur Jolicoeur a réussi à isoler le virus débarrassé de son auxiliaire.- Ce virus induit chez la souris murine une maladie qui présente d'étroites similitudes avec le virus de l'immunodéficience humaine.«Mais on doit se garder de sauter trop vite aux conclusions, souligne le docteur Jolicoeur.Le système immunitaire peut être détruit peut-être par dix causes différentes.» Selon l'hypothèse du docteur Jolicoeur, le fameux retrovirus défectif infecte la souris et va tout de suite attaquer certaines cellules cibles, que l'on n'a malheureusement pas encore réussi à identifier.Ces cellules sont disséminées dans l'organisme, et deviennent pré-cancéreuses.Elles ont la propriété de s'entourer de cellules saines, ce qui complique encore la recherche des cellules tumora- les.Dans un stade ultérieur de là maladie, le système immunitaire s'effondre et la souris est victime de toutes les maladies opportunistes qui affectent les victimes du sida: pneumonies, tuberculose, et même des cancers très agressifs comme le cancer de Kaposi.Immunosuppresseur * contre cancer Fait paradoxal, et qui a mis la puce à l'oreille du chercheur: si on administre aux souris malades de la cyclophosphamine, un immunosuppresseur bien connu, lé système immunitaire se régénéré au lieu de s'affaiblir.La cyclophosphamine est une des meilleures drogues de l'arsenal jle lutte contre le cancer.«On la retrouve à forte dose dans tous les cocktails anticancéreux», explique le docteur Jolicoeur.Comme son administration a eu pour effet de restaurer le système immunitaire des souris murines, cela indique peut-être que ce dernier comportait déjà des cellules cancéreuses.Au cours des prochains mois, le docteur Jolicoeur s'efforcera de trouver quelles sont les cellules cibles rendues cancéreuses ou pré-cancéreuses par le fameux virus.Un vaccin plus efficace contre la coqueluche CAROLE THIBAUPEAU ¦ Les Laboratoires Connaught du Canada ont présenté hier leur ¦ nouveau vaccin contre la coqueluche, qui offre, selon les porte-parole de la compagnie, une meilleure protection et cause moins d'effets secondaires que le vaccin traditionnel.Ce vaccin n'a toutefois pas été encore licencié.Connaught tenait, hier à Montréal, un symposium conjoint avec la société Pasteur Mérieux de France, dans le cadre du congrès international sur les maladies infectieuses.La coqueluche est la plus dangereuse des maladies bactériennes d'enfants.Elle est fatale pour nombre de bébés au sein des populations non vaccinées.Au Québec, les enfants reçoivent dès l'âge de deux mois un vaccin triple, le D-C-T, qui immunise contre la diphtérie, la coqueluche et le tétanos.Le vaccin s'administre en trois doses, l'une à deux mois et les deux autres à quatre et à six mois.On donne des doses de rappel à l'âge dix-huit mois et à l'âge de trois ou quatre ans.Ces vaccins n'immunisent pas totalement contre la coqueluche, mais ils empêchent une manifestation grave de la maladie.Le nouveau vaccin est attendu comme une percée majeure en biotechnologie.Il remplacera éventuellement le vaccin traditionnel contre la coqueluche.Ce dernier, fait d'une bactérie complète tuée, est responsable d'effets secondaires désagréables comme de la fièvre ou des inflammations localisées.La bactérie responsable de la coqueluche se nomme Bordetella pertussis.Génie génétique Le nouveau vaccin est fabriqué à partir d'un recombinant génétique.Les scientifiques isolent le gène de la bactérie pertussis qui commande la fabrication des antigènes, et ils insèrent ce gène dans une bactérie très simple, inoffensive, comme la levure dé» bière ou la levure de pain.' * > La bactérie de levure fabrique \u2022 ainsi les antigènes de la coqueluche (les antigènes sont des substances qui induisent la formation d'anticorps).Il reste ensuite à pu-** rifier ces antigènes et à les injecter simplement dans l'organisme afin qu il fabrique ses propres anticorps.Comme le nouveau vaccin ne contient que des antigènes mais pas la bactérie Bordetella pertussi elle-même, il n'entraîne pas de malaises.Au même symposium, des chercheurs ont présenté les derniers j progrès en mnatière de vaccins oraux contre la choléra, de même que des vaccins contre la méningite et-contre le Pseudomonas aeruginosa.Ce dernier est un bacille responsable de nombreuses infections en milieu hospitalier,: particulièrement au bloc opéra-: toire et à l'unité des soins intensifs.Une étude prouve l'inutilité des suppositoires ; vaginaux contenant de la progestérone Rcutcr CHICAGO ¦ Le produit pharmaceutique le plus souvent utilisé pour soulager les malaises physiques et émotifs éprouvés par des millions de femmes avant les menstruations est inefficace, ont indiqué hier des chercheurs au terme de la plus importante étude jamais réalisée sur le sujet.Les femmes qui ont utilisé des suppositoires vaginaux contenant de la ne se sont pas senties mieux que celles qui ont reçu un placebo, ont déclaré les chercheurs de l'hôpital de l'Université de Pennsylvanie, à Philadelphie.« La preuve faite par cette étude que les suppositoires à la proges- térone n'ont pas d'effets thérapeutiques significatifs plus grands qu'un placebo pour soulager les symptômes prémenstruels devrait orienter la recherche vers d'autres traitements susceptibles de soulager les femmes dont la vie est affectée par ces douleurs», ont-ils dit.L'étude en question est publiée cette semaine dans la revue de l'Association médicale américaine.Les experts ont estimé qu'entre 3 pour cent et 15 pour cent des femmes souffrent de symptômes pouvant les affecter.L'hormone de la progestérone demeure le traitement le plus largement utilisé «malgré l'absence de preuves scientifiques démontrant son efficacité», ajoutent les chercheurs.Pour les fins de l'étude, 168 \u2022 femmes qui ont souffert du syn-1 drome prémenstruel pendant en- ! viron huit ans ont reçu des suppo- ; sitoires et un placebo alternative-1 .ment pendant une période de quatre mois.J On n'a noté aucune améliora-'; tion significative de leur irritable* lité et de leurs malaises émotifs eC physiques pendant les périodes où le traitement a été utilisécom-parativement à celles où c'était le placebo qui était pris.- Ellen Freeman, directrice de l'équipe de recherche, a dit avoir commencé à testé l'efficacité de traitements pris par voie orale.Une modeste étude, faite il y a quelques années, a-t-elle dit» a attribué «des améliorations» aux méthodes orales, d'où l'importance de chercher de ce côté.ATTENTION MAISONS D'ENSEIGNEMENT .\" \" * Soyez présents ! dans le cahier spécial publié le mercredi 8 août dans La Presse RÉSERVATION D'ESPACE AVANT LE LUNDI 30 JUILLET \u2022 Pour plus de renseignements communiquer avec Johanne Martin (514)285-7234 La P LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED118 JUILLET 1990 \u2022 A 7 La centrale nucléaire de Pickering à l'origine d'anomalies congénitales?Presse Canadienne OTTAWA ¦ Un biologiste britannique expert en radiations est d'avis que le taux élevé de malformations congénitales constaté 'dans la région de Pickering, Voisine de Toronto, pourrait £tre relié au tritium radioactif rejeté par la centrale nucléaire tie Pickering.Dans un rapport commandé !>ar l'organisation Greenpeace, e spécialiste Barry Lambert, du Collège médical St.Bartholomew de l'Université de Londres, écrit que la correspondance entre les rejets de tritium et les anomalies congénitales lui parait plausible- \\ Mais, a-t-i! concédé par la suite au cours d'une entrevue téléphonique, l'information dont on dispose, pour la période de 1980 à 1985, ne prouve pas que le tritium relâché par la centrale est effectivement à l'origine de l'augmentation des cas de malformations.Des recherches demeurent * nécessaires, en particulier pour retracer la route que les produits contaminants auraient empruntée pour se communiquer de l'environnement aux êtres humains, juge-t-U.M.Lambert considère également que le Canada tire de l'arrière sur d'autres pays pour ce qui est des niveaux tolérés de radiations émises par les installations nucléaires.En prande-Bretagne, par exemple, les normes maximales pour l'exposition aux radiations ne dépassent pas le cinquième des niveaux permis au Canada, a-t-il signalé.Un responsable d'Énergie atomique Canada, l'organisme chargée de surveiller l'industrie nucléaire canadienne, a contesté l'opinion de M.Lambert sur les critères canadiens en matière d'exposition aux radiations, ajoutant du même souffle que les.normes actuelles doivent être prochainement révisées à la baisse.M.John Waddington a de plus indiqué qu'EAC avait commandé sa propre étude sur l'existence d'une corrélation entre les malformations congénitales et les rejets de tritium.Carrier V.fi .EN JUILLET A l'achat d'une thermopompe Recevez Gratuitement UNE ENTRÉE ÉLECTRIQUE 200 AMPÈRES OU RABAIS DE $950°° i' \u2022 Aucun dépôt 9 Financement bancaire \u2022 Programme DT Hydro-Québec \u2022 Aussi: systèmes/maison/constructions \u2022 Estimation gratuite \u2022 Installation faite par membres du CMMTQ Appelé z-m a i nten a nt-595-4-844 h i 't Tél.: 1 -800-567-6881 (819) 242-6084 AVENTURES EN EAU VIVE, QC LTÉE L UNE FÊTE, UN OBJECTIF D'AIDE Les 28 et 29 juillet, AVENTURES EN EAU VIVE célébrera son 10e anniversaire et vous convie à la féte.Cette fin de semaine se veut également fort importante pour l'organisation Jeunesse-Soleil (programme de camps d'été pour jeunes défavorisés).Aventures en Eau Vive, désirant partager sa joie avec d'autres, offrira l'argent recueilli au cours de ces deux jours aux camps d'été Jeunesse-Soleil.Ce geste permettra à ces jeunes d'expérimenter la vie de plein air.Par contre, pour réaliser cet objectif d'aide, Aventures en Eau Vive a besoin de vous.Il s'agit de remplir ces deux jours à pleine capacité.L'équipe d'Aventures en Éau Vive sera de la partie pour vous prouver à quel point votre participation compte.QUE FAUT-IL FAIRE?C'EST SIMPLE: téléphonez-nous au 1-800-567-6881 ou au (819) 242-6084 Faites votre réservation normalement pour le 28 ou le 29 juillet (au moins deux semaines à l'avance), spécifiez qu'il s'agit du week-end Jeunesse-Soleil et bénéficiez ainsi des prix suivants: 69$/personne (groupe de 1 à 7) 65$/personhe (groupe de 8 et plus) 60$/personne (groupe de 16 et plus) (ou PARTICIPATION GRATUITE à chaque 16e personne) Ces prix comprennent: TIRAGES: tout I équipement \u2014-fin rm «.4 à 6 heures de descente en rivière - Œ^&^T ï * \u2014 guides professionnels _ Ouano(4)b,r*t5pouf ^è
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