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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1990-07-21, Collections de BAnQ.

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[" r.Theatre Musique Télévision Cinema I 8 - LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 21 JUILLET 1990 ftwr vire rfeffl/ere fois aro/f r «te m'en aller mk Ci-contre, en mars 1989, le Cerry Boulet de Rendez-vous doux.Ci-dessous, en octobre 1975, le rocker d'Offenbach avec Michel Lamothe, Wézo et Johnny Gravel.\u2022 .-4 \u2022y .m \u2022 I .\u2022 ¦ '¦J HP 1 : -.' t*t>J WBBgm fa?i ï : I ¦ .1.S9H .chantait Cerry sur Rendez-vous doux.Maintenant, il s'en est allé, salué par ses amis dans une église de Longueuil, parti «là où il n'y a jamais de last call pour les rockeurs dans lame», dit «un frère de rock, un frère de sang».un tente de Lucien Francoeur et un ultime hommage à cerry Boulet, en pages 08,09 et 010 Wu'*-: '\u201e\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 rf.11\u20141.¦¦¦¦¦il Guesch Patti, second début Françoise Pollet.la grande voix française qu'on attendait IRATÔ MLJSlPRAN ¦ ^ ) ¦ La Française Guesch Patti se produit au Québec, mardi, pour la première fois.Une chanteuse qui s'épanouit dans une deuxième carrière, explique Aiuin Brunet.À lire en page D 6 FRANÇOISE POLLET ¦ Il n'y avait pas eu de grande voix française depuis Régine Crespin, explique Claude Gingras.Mais Françoise Pollet, totalement inconnue en 1985, anime aujourd'hui la « renaissance » de l'opéra français.'A D/ng et Dong ( et Pierre Lambert, et Cilles Pelletier, et Céline Dion.) sur les plateaux de tournage V < '* V.* ; » t.¦ À lire en page dis Les Francofolies de La Rochelle .ou la folle équipée des artistes québécois en France À lire en pages d 3 et d 4 À lire en page D 7 H fi ¦ w - ¦ ^ SUPER PROGRAMME DOUBLE ! POUR LA 1ière FOIS AUX CINÉ-PARCS ! & & ^ ^ % MEL&GOLDIE LS: DELAI Kl R ( v.f.de Bird on a wire ) STEVEN SPIELBERG Un film de ROBERT ZEMECKIS CINE-PARC LAVAL ROUTE 1S (SORTIE 14) CINE-PARC TR01S-RIVIERES ROUTE « (SORTIE 1W) JÎ7-110I CINÉ-PARC 0DE0N ROUTE «J (SORTIE 95) ™*stfUTI/X A UNIVERSAL PICTURE D2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 21 JUILLET 1990 Radio télévision «Dominus vobiscum», Cerry Boulet DANIEL LEIYIAY j e ne peux pleurer l'homme parce que je ne l'ai pas connu personnellement.Le symbole?Non plus.Il faut se méfier des symboles.D'ailleurs ils ne meurent pas: comment les pleurer?Comme tout le monde du milieu, je savais la mort de Gerry Boulet imminente.Et je l'intègre depuis des mois.Un peu de la peine s'envolait avec chaque chanson de sorte que mercredi midi, quand j'ai entendu la nouvelle à la radio, je me suis dit enfin, en pensant à la mort-délivrance.Il n'avait plus de fun, Gerry.À quoi sert toute cette souffrance?«Si on aimait Gerry, on ne peut pas pleurer sa mort», me disait la chanteuse Marie Carmen, rencontrée jeudi à Quatre Saisons.I \" Mon patron m'avait demandé un papier sur la couverture radio et télé.Je n'en n'ai pas écouté une minute.Pas capable.Je Voulais garder ça hors-média, comme si c'était possible.Toutes des choses que je savais déjà, de toute façon.Ça fait 20 ans.N'erapéche que j'ai manqué à mon devoir journalistique: je ne peux vous dire comment était l'hommage de CKOI ou celui de CIEL.Pour cette fois, je m'en fous.Depuis 20 ans, Gerry Boulet tenait à bout de bras le flambeau du rock québécois.Il était le noyau dur d une masse informe qui réunit beaucoup de gars et de filles de ma génération, rockers de coeur, plus ou moins stylisés, urbanisés ou civilisés.Une génération de nantis, adeptes de la défonce contrôlée à grand mal.Le soir de son anniversaire, fété avec tous les ingrédients possibles, je demandais à un de mes chums quel âge il avait: «Trente ans, jour et nuit.le dois avoir 60!» Gerry Boulet vivait à 400 milles à l'heure, lui aussi.Peut-être une façon de contrôler sa violence, une violence qu'il a chantée mais qu'il n'a jamais professée.Mais il la vivait.Lui qui, au mieux de sa forme, n'a jamais pesé plus de 125 livres, était parti une fois après mon confrère lean Beaunoyer, 6 pieds, 190.À cause d'un article qu'il n'avait pas aimé.Avec Marjo, tout s'était terminé dans une belle étreinte )e me souviens qu'un soir, à la Montagne coupée de St-Jean de Matha, une bande de motards \u2014 des inconditionnels d'Offen-bach \u2014 avait commencé à jouer des bras pendant le show.Le Coyote avait arrêté de chanter et leur avait hurlé, dans une langue qu'ils comprenaient, un ordre qui avait résonné longtemps dans les montagnes de Lanaudière.«C't'assez, tabar-nak ! » Le spectacle s'était terminé dans le calme total.Gerry Boulet était un tough, pas de doute là-dessus, mais sur fond de tendresse, d'humour aussi.Au Festival Juste pour rire, il y a deux ans, il était venu chanter avec Pierre Verville, son meilleur imitateur.Le monde aimait Gerry.Les marginaux, surtout, comme les détenus, les motards et tous ceux qui s'exprimaient par sa voix.Les gens du milieu l'appréciaient, autrement peut-être.L'hommage que lui a rendu l'ADISQ, l'automne dernier, en est la preuve.Rendez-vous doux n'était pas l'album rock de l'année, pas plus que le spectacle rock de l'année : l'ADISQ a donné les deux Félix à Gerry pour consacrer, de son vivant, l'ensemble de son oeuvre.Certains auraient pu criera l'injustice; ils n'en ont rien fait.Un beau geste.Le gala de l'ADISQ d'octobre aura été sa dernière grande apparition télé.L'année d'avant, au même gala, Gerry s'était enfargé au milieu de Avec les yeux du Au gala de l'ADISQ 1989 coeur, Marjo était venue à sa rescousse \u2014 Encore une nuit blanche \u2014 avait perdu un soulier et le tout s'était terminé dans une belle étreinte.C'est la dernière fois, je crois, que nous avons vu Gerry Chanter live.L'homme est mort mais sa voix va nous rester, étalon absolu de la mesure de l'émotion qu'il a criée comme personne d'autre.II a parlé d'amour, bien sûr, mais aussi de liberté.Depuis mercredi, une chanson ne me sort pas de la téte: Dominus vobiscum, que Gerry giguait au son du violon d'André Proulx: Va-tu les lever Tes hosti d'souliers Pour crier Ta liberté.SPECTACLES Les Applicateurs, une troupe française.Une flopée de spectacles gratuits Juste pour rire DENIS LAVOIE eilleurs que 4 BWB certains numéros présentés lors des galas Juste pour rire, certains des spectacles offerts gratuitement dans le cadre du grand festival de l'humour qui se poursuit jusqu'au 22 juillet, méritent d'être vus, d'autant plus que c'est une chance de découvrir des artistes étrangers.Si les galas francophones étaient surtout composés d'artistes de chez-nous, ces spectacles présentés gratuitement sont majoritairement donnés par des artistes étrangers, français surtout.L'artiste qui semble le plus populaire, et qui était d'ailleurs de la.fête l'an dernier, c'est Kim Mandini, qu'on peut voir en spec- tacle à 20h 30 sur le site Pepsi, à Tangle du boulevard de Maison-neuve et de la rue Clark.Sur ce même site, on s'amuse tout autant à voir les prouesses des Élastiques (I9h45 et 21h 15) et on peut assister en fin de soirée, à 22 li 00, au spectacle des Ap-plicateurs.Une autre troupe française captive l'attention des spectateurs à la même heure, sur la scène Air Canada, face au Complexe Desjardins.Il s agit de l'Orchestre du Grand Turc.Musique et sketches sont au programme de cet orchestre originaire de Rouen.Il y a beaucoup d'action sur scène, la vingtaine de musiciens s'amusant ferme à transformer un concert en une folle escapade pleine de gags, y compris un numéro western avec une bagarre au ralenti.SUITE A LA PACE D-5 THEATRES D'ETE Spécial théâtre d'été Texte Elizabeth Bourget Mise en scone Gilbert Lepage Scénographie Michel-André Thibault Eclairage Claude-André Roy .Avec Janine Sutlo.Guy Provost., Louise Saint-Pierre.Annick Bergeron, Jean L'Italien ej André Robitaille M#rdi aii-vendredi 21h Samedi 19h et 22h RÉSERVATIONS: (514) 584-2271 L'ESCALE BATEAU-THÉÂTRE L'ESCALE SUMarc-sur-Richelieu '.Sortie 112 de la route 20.j*.***** UNE ALLEGORIE FANTASTIQUE POUR ADULTES, ACCESSIBLE AUX ENFANTS! Salle extérieure avec sièges pivotants munis de «BRETELLES CHAUFFANTES».L'événement! -Voir Génial! -Radio-Canada Monumental! -Le Soleil Spectaculaire et féerique! -Journal de Montréal Plus imposant que tous les monstres du Loch Ness réunis! -La Presse THÉÂTRE DE LA DAME DE COEUR Sortie 147 de l'Autoroute 20 Entre St-Hyacinthe et Drummondville I h- Réservations: (514) 549-5828 DÈS LE 22 JUIN EN VENTE CHEZ (514)522-1245 Mardis et dimanches tarifs familles IL VOUS DONNE DROIT À « 2 BILLETS POUR LE PRIX DE 1 » A l'achat d'un billet à prix ré- ^j.^.MT% gulier vous obtenez un billet .\\3ttATU*F dans un des 26 théâtres d'été participants (jusqu'à concurrence de 26 fois):* EN VENTE CHEZ \"Su,etacerta,nesconditions \"îji LES PRODUCTIONS DU CHÉQUIER THÉÂTRAL RENSEIGNEMENTS: (514) 287-1034 Le Théâtre de Marjolaine en collaboration avec D Les Arts du Maurier Ltée EASTMAN/STUKELY-SUD Du 22 juin au 25 août dernier des Don Mian t Une comédie de NEIL SIMON Adaptation québécoise de René Dionne Mise en scène de Louis-Georges Carrier avec Jean-Louis Miiiette Patricia Nolin Sylvie Léonard Marjolaine Hébert Réservations: Eastman (514) 297-2860 et 297-2862 Du mardi au vendredi à 20 h 30 Samedi a 19 h 00 et 22 h 30 Dimanche a 20h00 AUTOROUTE 10.SORTIE 106 S&S&u C! Culinar TRUST GENERAL LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 21 JUILLET 1990 Le syndrome Petula Clark ALAIN de REPENTIGNY LA ROCHELLE (France) I3 I y a une différence majeure entre les Francofolies de La Rochelle et celles de Montréal.Francofolies comme dans francophonie, on s'entend là-dessus.C'est sur la place que doit y occuper le français que La Rochelle et Montréal \u2014 lire la France et le Québec \u2014 ne voient pas nécessairement les choses du même oeil.Chanson française ou chansons d'artistes de pays francophones?Nuance.L'an dernier, la Suissesse Daniela Simmons a été huée au Spectrum parce que son répertoire comprenait plusieurs chansons en anglais.Une erreur, reconnaissent aujourd'hui les organisateurs des deux Francofolies.Or, à La Rochelle, Claudia Phillips, une Américaine transplantée en France, chantait plus souvent en anglais qu'en français et le public en redemandait.Et c'est justement quand elle pigeait dans le répertoire de Tina Turner (Nutbush City Limits) et de Prince ( 1999) que le jeune public français applaudissait le plus fort.Plus encore, mademoiselle Phillips pouvait chanter en français et le parler entre ses chansons, mais c'est à coup de « thank you» et de « thank you very much» qu'elle remerciait systématiquement le public rochelais.Le directeur des Francofolies rochelaises, Jean-Louis Foulquier, expliquait le lendemain que les Français sont très fiers que des chanteuses américaines ou anglaises comme Phillips et |ane Birkin choisissent de faire carrière chez eux.Appelons ça le syndrome Petula Clark.Il y a aussi que le français n'est pas menacé en France.(Demandez un Coke diète au serveur et vous passerez pour l'hurluberlu fraîchement arrivé de la colonie; il faut dire Coke « light ».) Foulquier préfère ne pas dresser de frontières et veut laisser toujours ouverte la lucarne par laquelle s'expriment les artistes.De toute façon, «ça ne nie dérange pas un peu d'anglais, on chante aussi en wolof (une langue africaine) aux Francofolies», ajoute le directeur de l'événement.«La francophonie est un concept et je ne me pose pas en défenseur d'une institution.le n'ai pas envie que des puristes aient la main haute sur mon festival.La francophonie, c'est 40 pays qui ont des choses en commun, mais qui ont aussi leur propre langue maternelle d'origine».II ne s'agit pas de jouer à la police de la langue comme le faisaient certains spectateurs des Francofolies de Montréal qui, grands défenseurs de la race, de la veuve et de l'opprimé, huaient à pleins poumons dès qu'ils soupçonnaient l'existence d'une chanson en anglais.Mais il ne faut pas non plus se conter de menteries: le public français, y compris celui des Francofolies, ne fait pas que tolérer l'anglais, il le réclame presque.Le wolof est un peu moins à la mode.Claudia Phillips peut dormir sur ses deux oreilles: ici, en France, on l'aime comme ça.Elle peut même répondre «I am American, 1 don't speak french » comme elle l'a fait au chanteur québécois Gaston Mandeville qui passait après elle sur la scène de la Maison de la Culture.Le bon Gaston devait avoir une pensée pour Claudia quand il a dit au public français: «Faudrait pas qu'on revienne ici dans dix ans et que ça s'appelle les Anglofolies.» Le plus drôle, c'est qu'on l'a applaudi! Un prix pour Richard Desjardins e deuxième Prix international de la chanson francophone a ni été décerné aux artistes les plus déterminants du vingt-troisième Festival d'été de Québec.Le Québécois Richard Desjardins, le Zaïrois Papa Wemba, le Suisse Stéphane Eicher et le Français Paul Personne se sont imposés dans quatre différentes catégories.«Pour la qualité exceptionnelle de ses textes, originaux, épiques, qui mêlent avec bonheur, humour et émotion les plus beaux accords de la langue française, pour la poésie, la parole et la dignité», le jury du Festival a décerné le Prix de la chanson d'expression française à Richard Desjardins.Originaire de Rouyn-Noranda, l'artiste était autrefois le leader d'Abitibi, une formation où la poésie faisait bon ménage avec le country-rock.Le groupe s'est dissolu au début des années 80 et depuis lors, Desjardins vole de ses propres ailes.Par ailleurs, le chanteur zaïrois Papa Wemba s'est mérité le Prix de l'espace francophone, le folk-rockeur Stéphane Eicher s'est vu attribuer le Prix du Festival tandis que le bluesman Paul Personne a raflé le Prix spécial du jury.Tchaikovsky avant le temps g/Bi ela devient une habitude.v\u2014 L'Orchestre de chambre McGill avait fait rire tout le monde en se vieillissant de dix ans, répétant partout qu'il célébrait son 50e anniversaire alors qu'il ne s'agissait que de son 40e.11 récidive dans le dépliant (sorti cette semaine) de ses «Concerts Vitraux» (sic) de la saison prochaine.On y jouera, annonce-t-on, du Tchaikovsky pour souligner «le 100e anniversaire de la mort» du compositeur russe.C'est au moins deux ans trop tôt.La saison prochaine, c'est 1990-91.Or, l'auteur de la Symphonie pathétique est mort en 1893.Pivot, au secours ! Allez, Bernard, même si votre émission n'est plus, on peut néanmoins y aller d'une petite dictée.Hop.Tante Jeanne égraine son chapelet.Égraine ou égrène?L'un et l'autre se dit ou se disent, selon Laurence Richard, réviseure linguistique à L'Hexagone, qui, après consultation du Nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne (Joseph Hance, Du-culot, 1987) nous signale le fait.Récemment, La Presse mettait en question l'utilisation (dans Appelez-moi Isaac de Richard Cyr) de la première façon d'écrire le malheureux verbe; et se mettait le doigt dans l'oeil par la même occasion.Mille fois pardon.CHANSONS La Presse/Arts, Spectacles, Littérature et Communications Chef de division: MARIO ROY Chef de section Musique, Spectacle, Événements spéciaux: ALAIN DE REPENTIGNY Secretaires de redaction: FLEURETTE BELANGER et NICOLE SAINT-GERMAIN Pupitre: NICOLE BEAUCHAMP.JEAN-CLAUDE DUSSAULT, YVON LABERGE, PAUL-EMILE LEVESOUE et GILLES PRATTE ICICVI3IUII.LUUIJC V,UUJII1L/1U Thgifro- jcAfj BEAUNOYER Information générale: BRUNO D0STIE et JOCELYNE LEPAGE Cinema: SERGE DUSSAULT.LUC PERREAULT et HUGUETTE ROBERGE Musique : CLAUDE GINGRAS Chanson : DENIS LAVOIE Communications : DANIEL LEMAY Littérature : REGINALD MARTEL Collaborateurs réguliers: Livres: JEAN BASILE.LUCIE COTE.JACOUES FOLCH-RIBAS, GILBERT GRAND.FRANCINE OSBORNE.SONIA SARFATI et GILLES TOUPIN Vin : JACOUES BENOIT Arts plastiques : RAYMOND BERNATCHEZ Appareils audio : BRUNO BISS0N Danse : PASCALE BRENIEL Jazz et Nouvelle musique: ALAIN BRUNET Actualité : FRANCINE GRIMALDI A New York : RICHARD HETU Restaurants : FRANÇOISE KAYLER Théâtre : GILLES G.LAMONTAGNE \u2022 Appareils photo : ROBERT MAILLOUX A Paris : LOUIS-B.ROBITAILLE et RENÉ VIAU Gipsy King 5 Francis Cabrel La Rochelle : Tait de créer des événements ALAIN DE REPENTIGNY envoyé spécial de La Presse LA ROCHELLE ( France ) Gmpossible de ne pas aimer les Francofolies de La Rochelle.Ne serait-ce que pour cette lumineuse idée d'installer la grande scène entre deux tours du XIVe siècle qui vous font rêver entre deux chansons.La plupart des six soirs, ils étaient près de 10000 à s'entasser devant la scène ou sur les gradins du parking St-Jean d'Acre.Sans compter les curieux qui épiaient les vedettes de leur fenêtre, au-dessus des vieux remparts décorés de banderolles publicitaires, et les intrépides qui déambulaient sur les toits ou se postaient sur les corniches des maisons avoisinan-tes pour avoir un meilleur coup d'oeil sur la scène.Quand en plus, l'été \u2014 le vrai \u2014 est au rendez-vous, que le soleil ne se couche que passé 22 h, comment ne pas avoir lame d'un festivalier?Surtout que les artistes sont généreux et qu'ils font la fête jusqu'au milieu de la nuit.Les Francofolies de La Rochelle se veulent une tribune privilégiée de la chanson française d'auteur, mais la programmation est tellement éclectique que tout le monde y trouve son dû.Il y a les stars, des Gipsy Kings à Barbara, de Francis Cabrel à Patricia Kaas, de Claude Nougaro à Toure Kunda, mais aussi bon nombre d'artistes et de groupes de France et d'ailleurs qui les précèdent sur la scène ou se produisent dans les deux salles de la Maison de la Culture et qui, dans quelques années, seront peut-être les têtes d'affiche des grands concerts: les Innocents, Antoine Tomé, L'Affaire Louis Trio.Créer l'événement Là où d'autres festivals offrent simplement une succession de spectacles qu'on peut voir n'importe où, les Francofolies créent l'événement en réunissant des artistes pour une occasion spéciale: Michel Rivard, les Innocents et Francine Raymond pour la Fête à Francis Cabrel, Jacques Haurogné et Louise Forestier pour celle à Maurane.Et chaque année, l'organisateur Jean-Louis Foulquier y va d'une «création», un jumelage inattendu comme celui du Zaïrois Ray Lema avec les Voix Bulgares.Ils n'ont fait que trois chansons ensemble, mais ça valait le coup.Pour voir les chanteuses bulgares dans leur costume du pays swi-gner sur une musique africaine, mais aussi pour reconnaître par la suite dans la musique de Lema et son groupe des choses qui lui ont peut-être été inspirées par les dames bulgares.Lema, qui m'avait paru fade lors du Festival de jazz de Montréal en 1989, était beau à entendre ce soir-là.Un grand compositeur qu'il faudra revoir chez nous.Les stars des Francofolies ne sont pas toujours disponibles pour des interviews, le réseau de communications souffre parfois de lacunes importantes \u2014parlez-en à Jean Leloup qu'on n'avait pas avisé de se pointer à «sa» conférence de presse\u2014 mais l'organisation techique des spectacles est irréprochable: le son est d'une qualité étonnante, les spectacles commencent à l'heure et La séduction québécoise.ALAIN DE REPENTIGNY ¦ «Je m'appelle Michel Rivard et je suis un chanteur québécois.Un chanteur québécois, c'est quelqu'un qui était à la mode pendant les années 1970, ignoré pendant les années 80 et qui revient en 1990 avec quelques cheveux en moins et une cinquantaine de chansons de plus!» Sur la scène principale des Francofolies de la Rochelle, mardi soir, Rivard aurait pu ajouter qu'il n'est pas facile pour un chanteur québécois, si populaire soit-il dans son pays, de séduire 12000 Français SUITE A LA PACED 4 l'attente est minimale entre deux prestations.Les Francofolies ne sont pas une rencontre entre missionnaires de la chanson française, on s'y amuse vraiment.On y constate que les jeunes musiciens français ont beaucoup progressé même s'ils sont encore pour la plupart handicapés par un évident problème de crédibilité qui les pousse à imiter les Américains ou les Britanniques.Un tremplin?Les Francofolies de La Rochelle ont été un tremplin important pour les Maurane, Arthur H.et Patricia Kaas et on voudrait bien qu'il en soit ainsi pour les Québécois, mais ce n'est pas encore le cas.Si le public français ne connaît de Michel Rivard que son Phoque en Alaska, vous devinez qu'à l'exception des Charlcbois et Dufres-ne, ils ne sont pas nombreux à pouvoir monter sur la grande scène.Des cinq artistes ou groupes québécois qui ont paradé devant les 300 spectateurs de la salle bleue de la Maison de la Culture, seul Gaston Mandeville a profité d'une retombée directe des Francofolies: un spectacle à l'automne dans un festival en banlieue de Paris.Les projets français de Laurence Jalbert et Jean Leloup avaient été dessinés à Montréal et c'est beaucoup plus aux Francofolies de Montréal ou grâce aux spectacles qu'on y enregistre pour la télé française que les artistes de chez nous peuvent se faire remarquer de l'autre côté de l'Atlantique.Il y a des gestes qui en disent plus long que tous les sermons sur le traitement privilégié accordé aux artistes québécois à La Rochelle.Quand, à la dernière minute, les organisateurs ont retardé de deux heures la conférence de presse-bilan du festival et l'ont inscrite à la même heure que le spectacle de Luc De La Rochelliè-re, on a compris qu'il n'était pas prioritaire d'assurer une couverture médiatique à l'un des auteurs-compositeurs québécois les plus prometteurs.Voilà pour les bonnes intentions! Échos des Francofolies ¦ Après Roch Voisine, devinez quel Québécois se retrouve au palmarès en France depuis quelques semaines?Boule Noire! Les Français ont redécouvert Aimer d'amour et il semblé que l'ami Boule s'apprête à remixer quelques-unes de ses chansons pour le public français.En voilà au moins un qui n'aura pas eu besoin -des Francofolies pour se fai- ' rc connaître en France.¦ Jean-Louis Foulquier, le -fondateur des Francofolies, est omniprésent à «son» festival.Non seulement pré- .sente-t-il systHmatique-ment tous les artistes qui mettent le pied sur la grande scène du parking St Jean d'Acre \u2014et ceux-ci le lui rendent bien en saluant \" bien bas l'ami Jean-Louis\u2014, mais il ne se passe pas une journée sans que les jour- \u2022 naux du coin ne publient sa photo ou ne lui consacrent au moins un entrefilet.Ce monsieur fait aussi de la radio sur France Inter et il a également tâté du cinéma.Ce n'est pas tout.Le quotidien La France Cha- j rente Maritime nous apprenait que le boss des Francofolies lancera cet automne un roman intitulé Au Large de la Nuit.Le plus distrait des visiteurs à La Rochelle a déjà vu la tête de Jean-Louis Foui- ' quier sur les affiches et programmes des Francofolies.J'ai même croisé une fran-cofolle qui portait un macaron avec sa photo dessus.Chez nous, s'il fallait qu'Alain Simard et André Ménard soient aussi «visi- : bles» que Foulquier, on les soupçonnerait d'avoir un très gros ego.¦ Ce même Foulquier à propos d'Alain Simard : « Il donne toujours l'impression de rêver, mais il obtient toujours ce qu'il veut.11 a la tête dans les nuages.et les * pieds dans la glaise!» \u2022 ¦ Quand The Gazette mêle Michel Boujenah et Roland Hi Ha Tremblay et qu'elle écrit que Patricia Kaas et Maurane sont des «Québécois singers », on peut s'en offusquer sans pour autant s'en étonner.Mais quand en plein territoire des Francofolies de La Rochelle, le «grand quotidien républicain régional.d'information» Sud Ouest qualifie la Belge Maurane de «petite Canadienne bon- ; dissante» on se dit que quelqu'un quelque part n'a pas fait ses devoirs.¦ Le groupe montréalais Me Mom and Morgentaler n'a plus le monopole du nom drôle et accrocheur.Il y avait à La Rochelle, off festival, un groupe baptisé Bernadette Soubirous et ses Apparitions.¦ Les Gipsy Kings ne sont pas encore passés de mode à SUITE A LA PACE D4 \\ \u201e x THEATRES D'ETE Le Théâtre des Cascades présente Comédie de Donald Churchill et Peter Yeldham Traduction et adaptation: Olivier Reichenbach Mise en scène: Sophie Clément m M \u2022 I m 3.> > ^w nui c°upabJe! TOURNAI Effi- Décor et costume* Eclairages MICHEI-ANDRE THIBAULT LUC PRAIRIE des le 23 juin GRAND THEATRE ST-AD0LPHE Mer au «en 20 h 30 - Sor1ie 60 Autoroute 15, Route 364 et 329 Nord -Sam.,-19 h'-el 22-h Tél- (514) 226-6226 - Sons frais 1-800-363-2561 \u2022 SOUPER-THÉÂTRE DISPONIBLE \u2022 [reduction \\\\ NORMAND GELINAS CQjgRf g?l août.w m \u2014 21 mot Ni SALLE CLIMATS RAYMOND BOUCHARD, SOPHIE CLÉMENT avec BRIGITTE MOREL, RENÉ GAGNON CHRISTIANE PROULX, PASCAL ROLLIN_ JUSQU'AU 2 SEPTEMBRE Du mar.au vend.20 h 30 sam.19 h et 22 h.\u2022 Théâtre 17$ \u2022 Souper et théâtre 26,95$ \u2022 Croisière, souper et théâtre 34,95$ p 1$ de plus le samedi \u2014 Prix spéciaux pour groupes de 25 et plus 2S Membre de Rés.: (514) 455-9341 À trente minutes de Montréal Pointe-des-Cascados, direction Oorion î CHANSONS Échos des Francofolies SUITE DELA PACED 3 9 \u2022 La Rochelle où leur spectacle a fait taper des mains et chanter à l'unisson des milliers de spectateurs le 14 juillet.Mais ces gitans à la recette éprouvée manquent de souffle et d'inspiration.Jusqu'à leur guitariste Toni-nô qui prend ses solos avec la passion d'un musicien de cocktail lounge.Le Québec qui leur avait fait un triomphe pour Bam-bQleo a boudé leur adaptation simili-flamenco de Vo-lare.Pourtant, à La Rochelle, c'est cette chanson qui a provoqué la plus forte réaction.Même qu'ils l'ont reprise en rappel.; À quand une version flamenco de Ole fraises et les framboises?.¦ Qu'ils se veuillent rigolos comme l'Affaire Louis Trio ou qu'ils jouent les paumés aux yeux givrés comme Reno Isaac, les rockers français ont presque obligatoirement la cigarette au bec.Autre caractéristique: le clin d'oeil dans l'accoutrement bigarré des V.R.P.comme dans la musique kitsch de l'Affaire Louis Trio.Enfin, plus le rocker français veut faire authentique, plus il emprunte au répertoire rock anglo-saxon.Normal, ça se fait dans tous les pays.Ça n'empêche pas le spectateur québécois de sourire quand il entend Reno Isaac chanter Zc call me mellow yellow.Gaston Mandeville était certain de se casser la gueule dans la salle bleue.SUITE DE LA PACED 3 d'un coup quand il.n'a que trois chansons pour le faire et que ledit public n'en connaît qu'une, La Complainte du phoque en Alaska, sa carte de visite.Trois petites chansons \u2014 le Phoque, Je voudrais voir la mer et Cest un mur\u2014 servies avec les complices Mario Légaré, à la basse, et Rick Howorth, à la pedal steel guitar ou la mandoline, et un très beau duo avec Cabrel sur Les Jours meilleurs de Maxime Le Forestier.(Incidemment, après La Rochelle, Rivard s'arrêtait chez LeForestier pour y enregistrer leur composition Bille de verre).Rivard et ses musiciens revenaient tout juste de Bruxelles où ils avaient pu s'exprimer pendant une heure et établir un climat dans un spectacle qui mettait également en vedette la Belge Mau-rane.Mais à La Rochelle, mardi soir, la formule de la Fête à Cabrel ne le permettait pas.Amorcé à 23h30, le spectacle de Cabrel n'allait se terminer qu'à deux heures du matin.Cette Fête à Cabrel aura tout de même permis à Francine Raymond de mettre un peu de baume sur ses plaies.Quelques heures auparavant, sur la petite scène de la Maison de la Culture, elle avait été victime de la formule de la série franco-québécoise consacrée à la relève qui veut que l'invité(e) québécoisee) passe après l'artiste français.Or le Français en question, Antoine Tomé \u2014 un protégé de Ca- brel \u2014, avait littéralement ensorcelé les quelque 300 spectateurs de la walle bleue avec sa musique à la J.J.Cale et ses refrains on ne peut plus simples farcis d'amusantes onomatopées.On installait l'équipement de la chanteuse québécoise depuis une bonne dizaine de minutes et le public réclamait encore Tomé.Quand l'animateur de France Inter est venu présenter Francine Raymond, on l'a conspué.Francine a été bien accueillie malgré tout, mais la salle s'est vidée de moitié pendant sa prestation.Qu'à cela ne tienne, elle allait jouer à fond la carte de la rockeuse.Mais l'ampleur du défi la poussait à exagérer les gestes, les élans de passion, les effets dramatiques.Mission impossible.On lui a quand même réclamé un rappel qui a fait du bien \u2014 «Ca nous fait vraiment plaisir d'avoir réussi à donner un rappel sans chanter une seule chanson en anglais», a dit la chanteuse même si ce n'était pas là le coeur du problème\u2014 mais c'était trop peu trop tard.Heureusement, en soirée, Cabrel l'invitait à chanter un blues avec son guitariste sur la grande scène et elle revenait à la toute fin pour chanter avec la vedette Encore et encore et La Dame de Haute-Savoie.Étonnant Mandeville Gaston Mandeville était certain de se casser la gueule dans la salle bleue.De tous les invités québécois, il était le seul qui n'avait pu se permettre d'emmener ses musiciens avec lui.Il n'avait donc que sa guitare acoustique pour séduire un public qui venait de faire un triomphe à la musique entraînante de Claudia Phillips.(Luc De La Rochellière avait décliné l'invitation de se produire après Phillips, sachant qu'il avait peu de choses en commun avec elle.Mandeville, lui, n'a pas été consulté; de toute façon, c'était le moindre de ses soucis.) Pourtant, ce Mandeville qu'on avait présenté comme un illustre inconnu a fait manger dans sa main les spectateurs français en mêlant habilement chansons et monologues drôles sur les Américains, la fascination qu'exerce la langue anglaise sur les Français et.Drummondville, sa ville d'origine.Le peu de moyens qu'il avait à sa disposition Ta forcé à jouer la carte du contact direct et le public ne demandait pas mieux.Ce public lui a réclamé \u2014et a obtenu\u2014 un rappel qui lui avait d'abord été interdit parce que Claudia Phillips avait chanté trop longtemps.Un public remarquable, qui applaudissait le début de chaque chanson qu'il ne connaissait pourtant pas, puis se recueillait presque pour écouter ce qu'avait à dire l'invité du Québec.Un public qui s'est arraché la vingtaine de cassettes de Où sont passés les vrais rebelles qu'on vendait à la sortie.Un public chaleureux et émouvant comme Mandeville réve sans doute d'en rencontrer à Montréal.Laurence Jalbert, elle, avait emmené tout son monde: musiciens-techniciens, gérant.Mais ils avaient mis une bonne demi- Mandevllle heure à s'installer et la technique n'était toujours pas au point au début de son spectacle.La chanteuse à la tignasse rousse était très nerveuse en début de show, mais la glace a fondu quand elle s'est lancée dans Love Me Like a Man, un beau blues de son idole Bonnie Raitt.Le public, dans lequel s'étaient glissés quelques Québécois, a manifestement apprécié l'intensité, la générosité et la spontanéité de la chanteuse.Le lendemain dans les journaux, on la comparait à janis Joplin \u2014 Cabrel devait également présenter Francine Raymond comme une autre Joplin.Les nerfs, amis Français! C'est à Luc De La Rochellière qu'on avait confié le spectacle de clôture de cette première série parrainée par l'Office franco-québécois pour la Jeunesse, hier.Le spectacle d'ouverture, mettant en vedette le groupe Camel Clutch, était déjà terminé quand nous Laurence Jalbert sommes arrivés à La Rochelle vendredi dernier.À 22 ans, De La Rochellière en était déjà à son quatrième festival en France.H n'était accompagné que du bassiste François Pérusse et du percussionniste éraéritc Paul Picard.Ce dépouillement musical, qui n'était pas sans rappeler ce que fait un Bruce Cock-burn, a bien servi ses chansons que les Français entendaient pour la première fois.Un très bon spectacle au cours duquel De La Rochellière a interprété plusieurs nouvelles compositions dont une ballade, Si Fragile, qui devrait faire un malheur.Un peu comme Mandeville avant lui, De La Rochelière a misé sur le contact humoristique pour conquérir ces nouveaux fans et il l'a fait avec une telle assurance que ceux-ci n'ont pas opposé de résistance.Pour les Québécois, c'était la stratégie tout indiquée dans la petite salle de la Maison de la Culture.THEATRES D'ETE LE THEATRE D'ÊTÈ DE G RAN BY présehte: -TSL mm.T1L FUL8* M Richard Lalancette Avtc: RICHARD LALANCETTE SYLVIA GARIÊPY MARIE-MICHELLE rUATTEAU RUTH ARSENEAULT FRANÇOIS L'ÊCUYER Venez rire avec nous dans cette superbe comédie de Jean Daigle! Forfaits Souper - Théâtre disponibles RÊSERVEZ-TôT! Mise en scène: GAÉTAN LABRÈCHE m À L'AFFICHE jusqu'au 18 AOÛT Les mercredis, jeudis, vendredis et samedis à 20 h 30 Réservations: (514)375-2262 Théâtre d'été de Granby 135 Pnncipaie Granby Qc J2G 2Vi PRIX 0E GROUPE DISPONIBLES PRODUCTION OC: LES LOISIRS DE GRANBY INC In loir d
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