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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
J. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-07-21, Collections de BAnQ.

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[" V Littérature Arts plastiques ¦ \\ \" I r 7 V.M m v;v, I \u2022V; i \u2022vT1»\" 1 1 m* i I V» ' t m -.\u2022¦*'\u2022 ç : Restaurants Vins o5o HOTEL DIS GOUVr.KNMURS Place Dupuis MIS.rue Sj-IIiiIkiI RÉSERVATIONS: 842-4881 LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 21 JUILLET 1990 ¦MHUNMHO V' \u2022-' *r ' t-v I'.* il il marchait si doucement que personne l'avait entendu MARIE-JOSÉE CACNON A87 ans, le Frère Jérôme ne cesse d'approfondir sa peinture.«La clef de l'art, c'est la clef de la jeunesse éternelle de l'art.L'artiste devra chercher sa voie dans le mystère, donc dans l'inconnu», a-t-il écrit, il y a 43 ans.Bien qu'il ait finalement trouve sa voie, il y a dix ans, il scrute toujours un inconnu qui lui apparait tout aussi merveilleusement mystérieux.Comme l'écrit Daniel Gagnon dans un livre paru cette année chez.Fides, «l'inspiration est venue, il est récompensé de son humilité et de sa patience passionnée.Le frère marchait si doucement que personne ne l'avait entendu».Aujourd'hui, il marche très lentement, cet attachant frère de Sainte-Croix, loge au Collège Notre-Dame où il a enseigné la peinture aux enfants presque toute sa vie.«Un jour, on m'a enlevé les enfants sous prétexte qu'ils avaient de mauvais résultats dans les autres matières, relate-t-il, un peu triste.J'ai donc eu plus de temps pour peindre.» Quelques années plus tard, en 1980, c'est l'éclatement.Cette annee-la, à 77 ans, il peint 200 tableaux, soit plus que pendant toute sa vie.«j'ai fait beaucoup de peinture.J'ai fait un tas de mauvais tableaux.Et quelques bons.Les quelques bons ont mûri grâce au fumier des autres», explique-t-il en souriant.Le passage de Paul-Émile Borduas au Collège Notre-Dame en 1940 sera en grande partie à l'origine de son éclosion artistique.3 «Borduas, c'est lui qui m'a ouvert les yeux.C'est lui qui m'a rendu conscient de la vie, de la vie tout court», a-t-il déjà dit.Et encore la z o o o o X OC UJ oc O X a semaine dernière, le Frère férôme a levé ses bras en l'air en lançant : «Borduas, c'est la grâce!» Sans aucun doute, l'auteur du Refus global l'a influencé et l'influence encore.On est même allé jusqu'à dire que le frère tentait de l'imiter.Borduas lui aura aussi légué des bribes de son art pédagogique.Selon le religieux, il savait regarder |cs dessins d'enfants et les lire.Un jour, il a même lu à travers un dessin qu'un enfant était malade.L'enfant est par la suite entré a l'hôpital où il est resté pour plusieurs mois.Bien qu'il n'enseigne plus autant que par le passé, ce frère de Sainte-Croix consacre encore plusieurs heures par semaine à assister quelques apprentis qui viennent le consulter à son atelier.Avec l'aide de son animatrice artistique, Louise Lauzon, il critique leurs tableaux.Il aura ainsi transmis un peu de son art à Tex Lccor, Diane Dufrcsnc, Raoul Duguay, Guy Godin, Claude Vermette et à plusieurs autres.«Ce qui est intéressant avec ce maître, c'est qu'il critique de manière objective.Contrairement aux autres peintres, il ne compare jamais les tableaux des autres aux siens», précise son agent, Roger Cardinal.Art et religion: conflit, puis complicité Le frère Jérôme n'aura pas toujours connu la paix intérieure qui le caractérise si bien aujourd'hui.Bien qu'il porte l'habit religieux depuis l'âge de 15 ans, l'art aura souvent été la source de profondes SUITE A LA PAGE 15 Un certain sens de la continuité FERNAND IPPERSIEL ¦ « Nous ne nous désisterons pas de nos demandes pour l'obtention de la plénitude de nos pouvoirs et droits politiques.» Déclaration pré-référendaire ou post-meechien-ne?Non.Même si cette déclaration de Louis-Joseph Papineau, faite en 1835, aurait fort bien pu sortir de la bouche de René Levesque ou de Jacques Parizcau.De fait, le livre de Fernand Ippcrsiel, Les cousins ennemis, nous ramène à l'époque des patriotes tout en s'intégrant bien au contexte actuel, en dépit d'un siècle et demi de distance.Les années se succèdent, mais les discours nationalistes ne changent pas, constate Maryse Bérubé.À lire en page 13 \t\t\t\t \tinfo\t\t\t \u2022 JX*.-'\\\\m.i?-.« «Ce qui est grave, c'est la mort, l'absence» b Quand Bernard Pivot a demandé aux écrivains présents à la dernière émission d'Apostrophes i[m:\\ était leur mot préféré, Jean-Marc Roberts a répondu, son regard très noir sérieux et doux à la fois: «Avec.Parce que c'est le contraire de sans.» A Lucie Côté, Jean-Marc Roberts confie : « Je ne me supporte pas tout seul, j'ai besoin des gens.Qs qui est grave, c'est la mort, l'absence».À lire en page 12.» s i \u2022A ¦ ¦ .¦* i m uni nr d aduic m la commune/stlaurent \u2022 H0L0GJPIAPHIE (métroplace d-armes) r _ >rn krr ici mer r r - Ouvert tous les jours, de 10 h o 23 h.tSrMx JtUNfciit -(21 h le dimanche sauf les 24 Juin.(8-18 ANS) \u2022CINÉMA PAR ORDINATEUR (21 h le dimanche sauf les 24 juin, 1\" juillet eî 2 septembre) _ \u2022Restaurant ¦< \u2022 TARIF FAMILLE | INFORM.: (514) 849-1612 uv,cuTpo7; * .' do MontrC.il J 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 21 JUILLET 1990 Littérature Jean-Marc Roberts, le collectionneur LUCIE CÔTÉ collaboration spéciale X Jean-Marc Roberts, écrivain et directeur de la collection Points aux Éditions du Seuil aimerait bien que ses livres «soient pris comme une collection, comme des Tintin.» Ouand Bernard Pivot a' demandé aux écrivains présents à la dernière émission d' Apostrophes quel était leur mot préféré, Jean-Marc Roberts a répondu, son regard très noir, sérieux et doux à la fois: «Avec.Parce que c'est le contraire de sans.» Tout était là.Le directeur de la collection Points me l'explique ce matin, lorsqu'il me téléphone de son bureau aux Éditions du Seuil, à Paris, une quarantaine de minutes avant l'heure fixée pour rûon appel.L'effet de surprise est réussi.J'attrape ma plume, mon carnet.Et \u2014 particularité des entretiens téléphoniques \u2014 il n'y a plus que sa voix, qui remplit tout l'espace, une voix douce, tranquille, pensive, toujours un peu triste.Et il n'y a plus que ses mots, justes, graves, touchants, qui disent l'essentiel.«Je ne me supporte pas tout seul, j'ai besoin des gens.Ce qui est grave, c'est la mort, l'absence», confie Jean-Marc Roberts.Je suis fils unique.Mes parents ont divorcé quand j'avais six mois; l'ai trouvé ça très difficile, j'en ai souvent souffert.J'ai manqué mon père, je l'ai connu à 25 ans.» L'écrivain raconte un peu ce père étranger dans Mon père américain, paru en 1988.«Ce livre est beaucoup plus loin de la réalité qu'on l'imagine, expique Jean-Marc Roberts.J'ai déguisé, transformé, inventé les événements, quand ça m'arrangeait.Comme pour L'Angoisse du tigre, j'aime partir de quelque chose de vrai et raconter ce qui aurait pu arriver.Voir jusqu'où on peut aller.Ce qui est déjà arrivé ne m'intéresse pas.Le raconter ne me surprendrait plus.» Dans L'Angoisse du tigre, le plus récent roman de Jean-Marc Roberts, le narrateur, Gilles, est le témoin de l'histoire d'amour de Cam et Marion.Le témoin abandonné, car ses deux amis ont décidé de ne plus le voir pendant un an.Le biographe délaissé, qui n'écrit plus de livres, écrit pour-' tant l'histoire de ses deux amis indissociables, Camarion.Le temps du récit, des souvenirs de Gilles et de l'histoire dé Cam et Marion s'entremêlent.Comme Gilles, Jean-Marc Roberts imite la voix et les gestes de ses proches, il devient ceux qu'il imite.«Ce mimétisme est plus important dans ma vie que dans livres, remarque l'écrivain.Je prends la voix, les intonations des gens que j'aime, qui ont une influence sur moi.II y a des moments où je ne m'aime pas beaucoup, alors je m'intéresse plus aux autres qu'à moi-même.Le seul moment où je suis content de moi, c'est quand j'écris.J'écris un peu pour essayer d'épater les gens que j'aime et pour ra'épater moi-même d'abord», indique l'écrivain.En 18 ans, depuis Samedi, Dimanche et Fêtes, prix Fénéon en 1972, Jean-Marc Roberts a beaucoup écrit, publié quatorze ouvrages, dont quatre ont inspiré des films.«Le moment le plus agréable, c'est quand j'arrive à écrire, mais c'est difficile de m'y mettre.Je commence à écrire quand je ne peux pas faire autrement.» Il se sera bien sûr trouvé en France des critiques pour lui reprocher d'être un écrivain si prolifique.«En France, dès qu'on peut reprocher quelque chose à un auteur.commence Jean-Marc Roberts.Dans les premières années, il y a eu beaucoup de livres, reconnaît-il.Puis ça s'est espacé, la fréquence a diminué.On me reproche d'avoir commencé trop tôt (il avait 18 ans et a reçu le Prix Renaudot à 25 ans), d'avoir fait des scénarios de films.Ce que je ne yeux pas faire du tout, c'est défendre mes livres.Je ne le ferai jamais, mes livres n'ont pas été faits pour être défendus», affir-me-t-il, convaincu.Les lecteurs de Jean-Marc Roberts l'auront remarqué, ses livres, dédiés à des êtres chers, commencent très souvent par un exergue.«J'accorde beaucoup d'importance à cette phrase, ¦ * avoue-t-il.Je la choisis une fois.mon livre terminé.Comme si ce que je n'avais pas réussi à dire er£ 150 pages, quelqu'un d'autre l'avait dit en trois mots.» Cette fois, la citation, fictive toutefois, est de Hergé: Nous voilà bien, mon vieux Tintin!, dit Milou.«Milou n'a jamais prononcé cette phrase, c'est habituellement Tintin qui parle, révèle l'auteur.J'ai choisi cette phrase parce que j'adore Hergé et parce que j'aimerais bien que mes livres soient pris comme une collection, comme des Tintin.» Il y a certainement une unité, de forme et de.ton, dans l'oeuvre, de Roberts.Ses, livres sont toujours plutôt courts, moins de 200 pages.11 y a souvent un fort attachement d'un des personnages à un souvenir, une personne, une histoire, un rêve.«C'est par volonté maintenant que je choisis d'écrire des livres courts, j'aime la vitesse, l'économie, souligné l'écrivain.Baudelaire plaignait celui qui croit être toujours heureux, parce qu'on ne peut être heureux que par moments.Chaque livre est un moment.Une fois écrit, j'ai un peu tendance à l'oublier.J'écris toujours mon livre contre le précédent.Il ne faut pas être satisfait dé ce qu'on a écrit », ajoute-t-il.: Aussi, Jean-Marc Roberts pen-se-t-il déjà à son prochain roman, qu'il laisse tranquillement mûrir, et dont il a déjà trouvé le titre, prometteur: Monsieur Pinocchio.Les best-sellers Au plaisir de lire 7- \tFiction et biographies\t\t\t 1\tL'échange Rhinemann\tR.Ludfum\tR.Lattoni\t(A) 2\tUltime alliance\tP.Billon\tSeuil\t(D 3\tInnocence perdue\tN.Sheohan\tSeuil\t(4) 4\tFanfan\tA.Jardin\tFlammarion\t(20) 5\tLa petite marchande de prose\tD.Pennac\tGallimard\t(8) 6\tAnne dans sa maison de réve\tL.M.Montgomery\tQuébec-Amérique\t(8) 7\tZoya\tD.Steel\tLibre Expression\t(4) 8\tCyrano de Bergerac\tRostand -\tFolio\t(D 9\tGénéral dans son labyrinthe\tG.G.Marquez\tGrasset\t(2) 10\tLe tueur et son ombre\tH.Lieberman\tSeuil\t(10) \tOuvrages généraux\t\t\t 1\tDans l'Oeil de l'aigle\tJean-François Usée\tBoréal\t(13) 2\tManger mieux, c'est meilleur\tAss.can.diétètistes\tTrécarrë\t(2) 3\tLe contrat naturel\tM.Serres\tF.Bourin\t(2) 4\tC'est moi qui souligne\tBerberoua\tBabel\td) 5\tLa connaissance interdite\tA.Miller\tAubier\t(D Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Bertrand, Les Bouquinistes (Chicoutimi).Champigny, Demnrc, Ducharme, Flammarion, Le Fureteur (Saint-Lambert).Gallimard, Guérln, Hermès, Lettre-Son (Outremont).Martin (Joliette).Le Parchemin, Raffin, Renaud-Bray et Sons et Lettres.'Ce chiffre indique la position de l'ouvrage la semaine précédente Aimer Thomas Bemhârd JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale i j'osais je dirais de Thomas Bernhard que c'est le Cioran des Autrichiens et de l'Europe allemande.Bah» osons, cela ne peut faire peur ou attrister que les lecteurs résolument optimistes.C'est un écrivain amer, et humoristiquement amer \u2014 seule façon d'ailleurs de se moquer de la vie sans accabler les autres.It mérite le beau titre de critique puisque rien ne lui résiste et qu'il démolit tout.Avec intelligence: là est la question.Pas bêtement, en tirant à hue et à dia sur tout ce qui bouge au nom d'une personnalité qui soudain s'en trouverait i i t 4 t « 1 i * * « 4 * 4 « 4 « é è I ?i » * document d'une richesse exception Dans le dernier tome des Apostasies, Jean-Louis Gagnon dresse le bilan des travaux de la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme.268 pages éditions I* la presse 24,95 $ THOMAS L'ORIGINE - LA CAVE LE SOUFFLE - LE FROID UN ENFANT \u2022 les, humoristiques et toujours surprenantes, se trouve emporté comme dans une mer non pas déchaînée mais houleuse.Là, j'ai essayé de l'imiter, sa phrase.Pas fameux.La sienne est meilleure.renforcée.Mais au contraire avec cette acuité des bons moralistes.Car je prétends que Bernhard est la bonté même.Il vient de mourir, l'année dernière.Il a vécu célèbre, il a vécu en écrivant.Né en Autriche, installé à Salzbourg parce qu'il voulait être musicien: il l'a été.Mais d'autres choses le sollicitaient, le théâtre, l'écriture, le journalisme, la politique, les voyages.Il y a excellé, sa vie durant.Tout à coup, il s'arrête.Il se fixe, s'immobilise et se cache, presque.Il devient le solitaire malade, désabusé, qui regarde les autres vivre autour de lui et leur envoie, par le biais de l'écrit, leur dû : une volée de bois vert.Autre particularité bien faite pour décourager les lecteurs lé- gers, et vous pensez bien que je ne vais pas m'en priver non plus: Thomas Bernhard écrit sans paragraphes! .Allons à la ligne est une expression qu'il ignore.On commence à lire en haut et à gauche, on suit les lignes une à une, et on termine en bas (en général à droite).cent pages plus loin \u2014 avantage écologique pour économiser le papier, qui ne vous échappera pas.Eh bien, c'est très plaisant.Essayez, vous verrez.Pourquoi?Par l'écriture.Elle déroule ses volutes embaumées en vagues dans lesquelles le lecteur, totalement piégé par une phrase à incises, à précisions multiples et ajoutées, à considérations subtiles et, très souvent, à fulgurations drô- Oonc, voilà que Gallimard publie d'un seul coup cinq des plus beaux textes de Bernhard dans cette collection Biblosihx Pléiade du pauvre, oui) qui mérite décidément qu'on la collectionne.Ces textes sont de 1975 à 1982, donc assez récents.Textes de la maturité, peut-on dire.Ils ne décevront personne.L'origine est un roman autobiographique.Très roman.Les années de collège à Salzbourg.le nazisme contre le catholicisme, d'un jeune autrichien qui déteste l'Autriche.La cave: c'est la suite, c'est un roman de réflexion, et déjà qui parle de musique.\u2014 comme je crois que personne n'a su en parler.Le souffle et Le froid, c'est l'apparition de la maladie.L'horreur absolue, dirait-on, même s'il ne s'agissait pas du sida, qui rend l'idée même de la «vie» insupportable.Mais ce n'est pas triste.C'est autre chose, qui ressemble parfois à une chanson d'amour.Enfin: Un enfant C'est un récit, un roman si l'on veut, qui revient en arrière, aux origines, et nous fait voir en particulier un grand-père assez superbe pour faire partie très vite de la mythologie du lecteur.Je vous souhaite d'aimer Thomas Bernhard.L'ORIGINE.LA CAVE, LE SOUFFLE, LE FROID.UN ENFANT, Thomas Bernhard, Collection Bi-blos, 507 pages, éditions Gallimard, Paris, 1990.i i i i i i i i i i » .i i i Un portait touchant de Simone Signoret LUCIE CÔTÉ Collaboration spéciale Avec sa biographie Simone Signoret ou la mémoire partagée, Catherine David, journaliste au Nouvel Observateur, signe le quinzième titre de la très belle collection Elle était une fois, chez Robert Laffont.Dans cette collection, une heureuse idée qui fait le lien entre deux époques, une femme d'aujourd'hui, journaliste ou écrivain, signe la biographie littéraire d'une autre femme, célèbre, maintenant décédée.Ainsi, Fran-.çoise Sagan a-t-elle choisi Sarah Bernhardt et France Roche, Ninon de Lenclos.Catherine David a eu la chance de rencontrer Simone Signoret quelques mois avant sa mort, en mars 1985.Une Simone Signoret sexagénaire, amaigrie par le cancer qui devait l'emporter, au regard blanchi, presque aveugle.Cette rencontre devait profondément marquer la journaliste.Son livre rend aujourd'hui hommage à toutes les Simone.L'inoubliable Casque d'or; la femme engagée, prête à dénoncer toutes les injustices; la grande amoureuse qui a vécu 36 ans auprès de Montand; l'écrivain des dernières années.La journaliste s'est butée aux proches de la grande actrice qui voulaient protéger son intimité, préserver son image.Yves Mon-tand ne lui a consacré que 30 mi- CATHERINE DAVID _ SIMONE SIGNORET la mémoire partagée MW.Rl IAFF0NT.elk?était, uëf» nutes, le temps de raconter un petit souvenir.11 est vrai et c'est tant mieux, que le livre, écrit avec beaucoup de respect, d'admiration et d'amour, n'omet pas les défauts de Simone Signoret, ses colères, son indifférence, son mépris, son penchant pour le whisky.Son portrait, mémorable, est certainement ainsi beaucoup plus vrai, plus réussi et plus-touchant aussi.Catherine David, qui est aussi romancière, a été très attirée par la dernière métamorphose, en écrivain, d'une femme qui, à cause de son métier, changeait constamment de visage.C'est l'une des raisons qui l'ont poussée à écrire ce livre passionnant, portait d'une femme exceptionnelle, mais aussi portrait d'une époque mouvementée.Elle raconte l'enfanpe de Kiki Kaminker, qui ne s'appelle pas encore Signoret, et sert de mère à ses petits frères.Son arrivée à Paris en 1941, sa rencontre avec la faune du Flore qui marque sa naissance intellectuelle.Les débuts au cinéma et la carrière de celle qui allait devenir une véritable légende.LA rencontre, en 1949, avec Yves Montand.Elle évoque la mémoire phénoménale de Simone, qui ne supportait pas que la mémoire des autres défaille, que la mémoire partagée ne soit pas au rendez-vous, cette mémoire qui lui permettra un jour d'écrire Adieu Volodia.Elle retrace le lent passage de la superbe beauté de Casque d'or au pathétique visage bouffi et marqué de madame Rosa.Elle décrit admirablement tout Simone, ses choix, ses prises de décision, ses erreurs et ses convictions.SIMONE SIGNORET OU LA MEMOIRE PARTAGÉE, de Catherine David, Paris.Editions Robert Laffont.Elle éfait une fois, 1990.309jw-g es.EN VENTE PARTOUT LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 21 JUILLET 1990 J 3 Il était une fois une princesse.L'ÉLÉPHANT BLEU.Ysabelle Ucamp, Albin Michel._ Quatrième roman d'Ysa-belle Lacamp, L'Éléphant bleu reprend la formule qui a fait le succès des précédents ouvrages de la jeune femme, qui est aussi comédienne et chanteuse.Écrit avec verve, tombant cependant parfois dans la mièvrerie, ce roman qui se permet de petits détails osés ( ! ), raconte l'histoire de Sirikit.Princesse thaï, elle vit à Bangkok et apprend qu'elle est un «éléphant bleu», une enfant illégitime, fille d'un Farang, un Blanc.Pour exprimer sa révolte, elle drague les soldats américains et devient anorexique.Guérie, expédiée dans une chic pension suisse, elle y amorce sans grande conviction *3on éducation sentimentale.Elle la poursuit avec plus d'ardeur en Angleterre, dans le Londres très particulier des années soixante-dix, où elle a décidé d'étudier, contre la volonté de ses parents qui lui avaient choisi un mari.Sirikit habite dans Kensington Square, étudie l'économie et l'histoire politique de l'Asie du Sud-Est et fréquente une faune très pittoresque.Grâce à son protecteur Lord Brackett, elle retrouve la trace de son père.Elle découvre l'amour dans les bras de Minsky, insupportable sculpteur tourmenté, beaucoup plus âgé qu'elle.Lucie Côté Foilett en grande forme LES PILIERS DE LA TERRE, Ken Foilett, Edi-tions Stock.n connaissait le Britannique Ken Foilett pour ses romans d'espionnage, comme L'arme à l'oeil, son premier livre et probablement son meilleur.Cette fois, cet écrivain né à Cardiff, au Pays de Galles, en 1949, s'est lance dans le roman historique.Il n'y va pas de main morte, avec deux volumes (Ellen et Aliéna) de 500 et 600 pages respectivement.Le récit se situe au douzième siècle, en Angleterre, à une époque où viols, meurtres, guerre civile et villages incendiés faisaient partie de la vie quotidienne.À travers ces incidents, le lecteur partage la vie de quelques personnages, comme Jack, le bâtisseur de cathédrales, sa compagne Aliéna, sa mère Ellen, son grand ennemi William et le prieur du monastère local Philip.La violence, les émotions fortes et les grandes passions sont au rendez-vous.Les deux livres de Foilett sont très bien documentés, mais on s'ennuie du suspense de ses romans d'espionnage.Francine Osborne Rire avec Courteline GEORGES COURTELINE.theatre, chansons, romans et nouvelles, philosophie, écrits divers et fragments retrouves.936 pages, collection Bouquins, Roûert Laf-font éditeur.Paris.1990._ Ah, Boubouroche, le gros naïf que sa maîtresse fait marcher!.Ah, Le train de 8 h 45!.Et les gaîtés de l'escadron?C'est du comique soldatesque, bien sûr, mais c'est aussi le ridicule d'une société qui, pour nous sembler aujourd'hui étrangère, ressemble pourtant à toutes les sociétés.Voilà pourquoi Courteline est l'un des grands noms de la satire, et qu'il ne vieillit pas: il parlait de tous, et du monde comme il va.Souvenez-vous : Messieurs les ronds de cuir.Cela se passe n'importe où, la niaiserie n'ayant pas de frontières.Encore fallait-il faire rire avec elle, et Courteline y a réussi.Drôle de bonhomme, hargneux et rigolard: il s'était confectionné un emblème héraldique parfaitement farfelu, surmonté de sa devise: «le m'en fous».Il s'était fait imprimer une lettre standard, qu'il envoyait à tous les solliciteurs, admirateurs, critiques, etc.Elle disait qu'il avait l'honneur d'accuser réception.et qu'il avait le plaisir de déclarer qu'il s'en foutait totalement.Bref, un numéro, ce Courteline.Le voici dans la collection Bouquins (les livres en caoutchouc mou).De quoi s'amuser longtemps.Jacques Folch-Ribas INGME H» Editions de ffkxtogoo Ztctète et mette Denis Monette Une histoire de 1905 à nos jours Un fomon simple et doux, vrai et brutal, tout comme lo vie.Une pieîhore d'émotions et de sentiments vécus par deux femmes, deux sœurs, de leur naissance jusqu'à la tombée de la nuit.-4 I Une collection remarquable M NTREAL SON HISTOIRE SON ARCHITECTURE GUY PINARD MONTREA SON HISTOIR SON ARCHITECTUI R SO\\ IIIS'TOIR^ SON AKCHiTKCTOKI- ' ¦ .( i II I'llVMJs J.AMISKM\" Apprenez à mieux connaître l'architecture et l'histoire de votre ville, par l'image et par la photo.Les habitués de «Rendez-vous 92», dans l'édition dominicale de La Presse, noteront l'importance accrue accordée à l'illustration et découvriront que les textes du livre contiennent une foule de détails qu'il avait fallu supprimer dans le quotidien, faute d'espace.L'auteur propose également un lexique qui facilite la compréhension du texte et pas moins de huit index afin d'accélérer la recherche.éditions Tome I j Tome II la presse Tome III 346 pages 421 pages 560 pages 525 illustrations 650 illustrations 550 illustrations n Coupon de commande ( )tomel ._ ( ) tome II ._ ( ) tome III ._ Total_ Plus 3$ pour frais de poste par volume_ TOTAL MANDAT-POSTE OU CHÈQUE SEULEMENT Aucun échange, ni remboursement ne sera accepté.S .$ .$ .S .$ .S Guy Pinard, La Presse 7, rue Saint-Jacques Ouest Montréal (Québec) H2Y 1K9 24,95$ 29,95$ 29,95$ I Nom.Adresse.Ville.Code postal.Tél.( ) EN VENTE CHEZ VOTRE LIBRAIRE Les échecs Interzonal: Spraggett passe son tour BOISVERT | 1 y a du sable dans l'engrenage, du mou dans la gâchette de Kevin Spraggett.Il a terminé le tournoi interzonal de Manille avec 6,5 points en 13 rondes, tout juste de quoi sauver l'honneur.L'honneur, mais pas sa place dans le cycle de championnat du monde: le GMI de Rose-mont termine loin, très loin des 11 premiers, qui, seuls se qualifiaient pour le prochain cycle.Avec 4,5 points après neuf rondes, Spraggett avait toujours des chances de se qualifier.Il a gagné la dixième contre le GMI Roman Dzindzichashvili, puis a perdu la 1 Ie et annulé les deux dernières.C'est triste pour le GMI montréalais: lui qui pouvait réclamer une juste place au sommet échiquéen mondial avec sa superbe tenue en quart de finale du championnat du monde, l!an dernier, à Québec, contre Artur Youssoupov, ne sera pas des deux plus importants événements échiquéens des trois prochaines années, soit la Coupe du monde (qui regroupe 25 joueurs) et le Championnat du monde, des événements importants, oui, et aussi payants tant en argent qu'en prestige.Spraggett passe donc son tour.pour trois ans.Mais que sont trois ans?Un petit lac va-souilleux de l'Outaouais pas même ratifié.Bien peu de choses, en somme.\u2022 Les qualifiés Tous ceux qui ont accumulé huit points et plus se sont qualifiés.Les voici : Boris Guelfand et Vassili ïvantehouk, en toute logique, terminent premiers avec neuf points (ces deux jeunes soviétiques, rappelons-le, sont troisièmes au monde, ex-aequo).\\ Suivent, et c'est une surprise parce qu'ils traînaient de la patte, deux non-Soviétiques: l'Indien Viswanathan Anand et le Britannique Nigel Short (tous deux en 18e place du classement mondial), qui ont accumulé 8,5 points.À huit points, on retrouve le vétéran Viktor Kortchnoï (Suisse, 1 Ie au monde), et c'est une joie, de même que Sergei Dolamtov (URSS, 14e), Gyula Sax (Hongrie, 27e), le vétéran allemand Robert Hûbner (39e), Alexeï Dreïev (URSS, 14e au monde), Leonid Youdasin (URSS, 14e) et le Yougoslave Predrag Nikolic (27e).Ces onze pousseurs de bois se joignent à Artur Youssoupov (URSS, 23e), Jan Timman (Hollande, 5e) et Jonathan Speeh man (Grande-Bretagne, 23e), qui se sont tous trois rendus jusqu'en demi-finale des candidats, et qui, à ce titre, sont qualifiés d'office.Ce n'est pas de mes affaires, mais onze plus trois égale quatorze^ ce groupe de 14 joueurs sera divisé en sept paires: ce seront les huitièmes de finale.Sept joyeux types émergeront de ces matches de six parties, si vous me suivez et même si vous ne me suivez pas, d'ailleurs, non mais, pour qui vous vous prenez à la fin, bon.Bon.Du clam.Cal-me.À cette (enfin, cette ou huître) étape, le perdant du match de championnat de cet automne (Karpov ou Kasparov) se joindra au groupe: il y aura huit lurons et ce seront les quarts de finale.Puis, la demi-finale des candidats.Puis, la finale des candidats, de laquelle sortira la perle: le candidat.Et puisqu'on aura un candidat avec un grand K, il faudra le faire jouer, en 1993, contre le champion en titre (un des deux K toujours), qui, lui, n'a personne à rencontrer entre les deux championnats du monde.Les perdants Parmi les grands perdants, il y a Mikhaïl Gotirevitch, un jeune soviétique parmi les meilleurs au monde (9e, en fait), qui a mené tout le long du tournoi et qui a perdu ses deux dernières parties, contre Anand ei Short: pouf! C'en était fini, mon vieux! 11 y a aussi LA grande petite déception de 16 ans, Gâta Kamsky, huitième au monde (qui incidemment redéménage, cette fois en France, où on l'ac- cueillera avec une excellente bourse), qui termine avec 5,5 points, une misère.Le champion américain Yasser Seirawan, 30 ans, au sommet de sa forme cette année, a raté le bateau par un demi-point.Finalement, pour les Français, l'amère déception est leur jeune grand maître de 17 ans, le prodigieux Joël Lautier, qui avait commencé le tournoi en lion, et qui termine avec 6,5.H est jeune, il va se replacer.Oh ! en finissant, je m'en voudrais de ne pas vous dire deux mots d'un (autre!) jeune prodige, soviétique, celui-là: Alexeï Shirov.Il n'a pas 20 ans, est grand maître et classé 41e au monde (jusqu'ici, c'est tout à fait banal, me direz-vous, par ces temps fous qui courent).Mais il a un style.Un style d'une rare beauté.Nous avons déjà publié une de ses parties, au tournoi de Paris, où son jeu théâtral était en évidence (26 mai).Voici sa victoire contre Lautier, une pure merveille: il y sacrifiera deux qualités et un fou! Ce fut, pour cause, le prix de beauté de l'Interzonal.La voici : (Oh! en passant, il a terminé avec 7,5 points, à 0,5 de la qualification, le vous promets qu'il sera de la partie dans trois ans).Lautler-Shirov 1.d4 Cf6 2Xf3 96 3.g3 Fg7 4.Fg2 0-0 5.0-0 d6 6.ç4 Cç6 7.Cç3 a6 8.h3 Fd7 9.Fg5 h6 10.Fe3 Tb8 11.Cd5 b5 12.Cxf6+ exf6 13.çxb5 Txb5 14.Dd2 g5 15.d5 Ce7 16.Cd4 Txd5! 17.Fxd5 Cxd5 18.Cf5 Fxf5 19.Dxd5 Fxh3 20.Tfd1 Te8 21.Taç1 f5 22.Td2 8 7 6 5 4 3 2 l \u2014.¦¦ ¦ ftl*M i 1 V ¦Km m m mm mm m y, 1 ; m i ma.iljil Ji m yy\\ m mm i.s-,i ¦».< 8 7 6 5 4 3 2 l ± ± m m ±1 m mk m si! abcdefgh Txe3H 23.fxe3 De7 24.Rf2 Fe5 25.TM?Cette fois, les noirs jouent et gagnent: abcdefgh Fxg3+! 26.Rxg3 Dxe3+ 27.DÎ3 Dxd2 28.Da8+ Rg7 29.Rxh3 Dxe2 30.Dd5 Rg6 31.Dd4 f4 32.Tg1 f5 Les blancs abandonnent.(0-1).Prêt pour le C00?Alors, on a commencé l'entraînement intensif en vue du Championnat ouvert du Québec?Hum?Comment ça, pas le temps?Allez, allez: c'est LE gros événement de l'année échi-quéenne québécoise, et la FQE a repoussé la date exprès pour augmenter la participation (au lieu de la fin juillet, ça commence le 4 août).Y a plus d'excuses.Robert Finta, directeur de la FQE, a déjà reçu 126 inscriptions, ce qui annonce une grosse année, puisqu'à pareille date en 1989, il n'en avait reçu que 92, alors que le tournoi débutait deux semaines plus tôt.La qualité du tournoi sera particulièrement relevée, d'ailleurs, puisque trois maîtres internationaux ont annoncé leur intention d'y participer, dans la catégorie «ouverte»: lean Hébert , de Montréal, le MI américain Bruce Rind (2380 FIDE) et le fort MI soviétique Georgul Timoshenko, qui vient de remporter le Championnat canadien ouvert, au Nouveau-Brunswick.Il y a cinq catégories (ouvert, moins de 1900, moins de 1600, moins de 1400, moins de 1200 et sans cote), de quoi satisfaire les joueurs de tous les calibres.La première partie a lieu le samedi 4 août, à 13 h, la deuxième (le dimanche) a également lieu a 13 h.Puis, les parties ont lieu à 18 h tous les jours de la semaine.La dernière ronde a lieu le samedi 11 août, 13 h.Le coût?Entre 5$ et 45$, selon votre âge et votre catégorie.Cela se passe au cégep du Vieux-Montréal.Pour toute information, on appelle la Fédération québécoise des échecs, au 252-3034.Philatélie fà Le bridge fi Les scientifiques un, les naturalistes 0 ! ANDRÉ TRUDELLE n janvier der n ier, dans un hôtel de Londres, un magnat de l'expédition du nom de Demetri Mar-chessini, a eu l'idée d'opposer quatre joueurs utilisant des systèmes complexes à quatre autres n'ayant recours qu'à des enchères naturelles.Ce Marchessini, qui offrait une bourse de 20 000 livres sterling (environ 35 000$) à l'équipe gagnante voulait démontrer que les enchères artificielles et les conventions particulières nuisaient au plaisir du bridge et que leur valeur était surévaluée.Les résultats sont venus près de lui donner raison ! Il était entendu que les deux équipes disputeraient deux manches de 48 planchettes et une finale de 32.Les partenaires devaient changer de coéquipier à chaque manche.L'équipe des scientifiques était formée de Billy Eisenberg, Benito Garozzo, Bobby Goldman et Paul Soloway.Les quatre joueurs aux enchères naturelles étaient Gabriel Chagas, Tony Forrester, Bobby Wolff et Zia Mahmoud.Ce dernier quatuor ne pouvait utiliser aucune convention, y compris le 2 Tr Stayman et ne jamais gager une couleur de moins de quatre cartes.Le Blackwood était toutefois autorisé de même que les cue-bids vers le chelem.Les scientifiques ont gagné la première manche, 141-108; les naturalistes (si on me permet le mot) ont pris une revanche de 189 à 75 dans la deuxième manche, mais les honneurs de la belle sont allés.aux scientifiques qui Tout emporté 111-39.Quand même, au total, les champions de la méthode naturelle avaient récolté 336 points contre 327 pour les experts du gadget.La bourse est donc allée à Eisenberg, Garozzo, Goldman et Soloway.Bobby Wolff explique Dick Cummings, éditeur en chef du bulletin de la Fédération mondiale de bridge, a recueilli les commentaires de Bobby Wolff, de l'équipe des naturalistes.«La défense et le jeu du déclarant ont été à la hauteur du niveau des joueurs impliqués, a commencé Wolff.Une meilleure chimie est intervenue chez les scientifiques et le résultat s'est fait sentir dans les enchères.«le ne dis pas qu'après des centaines et des centaines de mains, le système scientifique ne prévaudrait pas.Je dis que dans le match qui nous a opposés, scientifiques et naturalistes, ce ne sont pas les conventions qui ont valu à leurs adeptes un résultat supérieur.«Je reste convaincu qu'en fin de compte, le système scientifique devrait l'emporter.Des conventions telles que le contre négatif et le splinter mènent à de meilleurs contrats.Pour ma part, je crois cependant que les systèmes hautement sophistiqués portent préjudice aux adversaires et les empêchent de prendre plaisir au bridge.«Quant à la chance, dans le match que nous avons disputé -et perdu - je pense qu'elle a été la même de part et d'autre.» Wolff apporte un exemple à ses dires.Voici la main.Aucune vulérablilité et Nord est le donneur.Nord, de l'équipe des naturalistes, a passé avec sa main.L'équipe Est-Ouest des scientifiques a atteint un contrat de 7 K.À l'autre table.Nord, des scientifiques, a demandé 3 Tr d'emblée.Sud a gagé 5 Tr et Ouest 5 K.Est a demandé le petit chelem à K et tout le monde a passé.Wolff estime, dans ce cas-ci, que ce n'est pas le système qui est en cause, mais le jugement des joueurs en présence.Par ailleurs, il fournit un exemple où les deux camps ont demandé 3 SA et ont tous deux chuté de deux levées.Mais à son avis, les naturalistes auraient dû s'arrêter à 3 Tr pour un résultat supérieur.Voici la main et les enchères naturelles selon Wolff.Ouest\tEst ?D V 9 5\t?A72
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