La presse, 29 juillet 1990, B. Sciences et techniques
[" Sciences et techniques \u2022 .1 Biologiste à l'Écomuseum, à Saint-Anne-de-Belle-vue, Stéphane Poulain travaille sur un projet visant à augmenter la population de tortues géographiques.Il procède au montage d'un émetteur sur la carapace dune femelle afin de suivre ses déplacements par radar dans la nature.L'opération est indolore pour l'animal.PHOTOS JEAN-YVES LETOURNEAU.U Presse Stéphane Poulain remet à l'eau quelques-uns de -ses» rejetons qui ont été élevés en captivité durant un an.Au centre, une tortue dite géographique.Des chercheurs à la rescousse de la tortue géographique PIERRE GINGRAS Les tortues y étaient et la soupe brunâtre du lac des Deux\u2014Montagnes pouvait rappeler une des scènes du Teenage Mutant Ninja Turtles, le film qui fait fureur partout en Amérique du Nord.Mais la semaine dernière, en remettant à l'eau avec la plus grande délicatesse une dizaine de petites tortues géographiques, les biologistes Roger Bider et Stéphane Poulain étaient bien loin des feux de la rampe.La population de cette espèce rare ne dépasserait pas les 400 spécimens au Québec.D'ici quelques semaines, grâce aux'efforts de l'équipe du Dr Bider, on en comptera 85 de plus.Les oeufs qui ont été prélevés l'an dernier dans certains nids découverts sur les rives du lac, ont presque tous éclos.Maintenant ce sera au tour des tortues de faire leur petit effort.La partie est loi' d'être gagnée car le taux de mortalité atteint environ 10 p.cent par année.La femelle qui se reproduit seulement à l'âge de 10 ans ne pond pas plus de 10 oeufs annuellement.Si les oeufs ont échappé au raton-laveur, les «bébés» tortues devront faire attention au bec du grand héron, au gosier du brochet et au ouaouaron affamé qui, en dépit de son air taquin, bouffe presque tout ce qui passe devant lui, même ses semblables.La tortue géographique, dont les motifs de la carapace rappellent une carte topographique (chez les jeunes), peut vivre une quarantaine d'années et atA teindre une longueur d'environ 30 centimètres.Comme c'est le cas chez de nombreuses espèces de tortues, le mâle est plus petit et il ne dépasse guère v.fi i I5cm de long.Elle mange des mollusques, des plantes des insectes et probablement de la charogne.Au Québec, on la rencontre au lac des Deux-Montagnes, dans l'Outaouais et on en retrouve aussi un petit groupe au lac Saint-François.Mais, explique Roger Bider, on tente de savoir pourquoi ces tortues semblent avoir de la difficulté à se reproduire dans le bassin de l'Outaouais.Déjà, ori sait qu'elle est moins abondante que dans le passé.De plus, la population est relativement âgée.«Nos études ont démontré que ce sont pas lès polluants de la rivière des Outaouais qui sont en cause.Tout laisse croire, du moins jusqu'à maintenant, que ce sont les fluctuations du niveau d'eau qui détruiraient les oeufs.» C'est d'ailleurs pour en savoir davantage sur les déplacements et le comportement de l'amphibien que l'on a «équipé» une quinzaine d'adultes d'un émetteur qui permet un repérage facile.On cherche notamment à découvrir les lieux de ponte de l'animal.Professeur au Collège Macdonald (Université McGill), à Sainte-Anne-de-Bellevue, directeur de l'Écomuseum, Roger Bider étudie les tortues depuis bientôt 25 ans.Même pour lui, la tortue géographique possède encore beaucoup de mystères.On sait par exemple que la copulation a lieu en juin, quelques semaines avant la ponte des oeufs qui auront été fécondés l'année précédente.Mais on ignore par contre ce que font les petits au cours de l'hiver.Les tortues québécoises font habituellement un jeûne complet de septembre à mai.Les tortues géographiques adultes passent l'hiver sous l'eau, au fond, en amont de certains rapides.À TIRE-D'AILE.La paruline noir et blanc : une des plus répandues au Québec PIERRE GINGRAS Ouelles sont les paruli-nes les plus répandues au Québec?Si on se fie au guide Peterson, trois au quatre espèces se détachent du groupe en ce qui concerne la superficie de l'aire de nidification.La paruline jaune, peut-être l'espèce la plus observée dans la grande région métropolitaine, niche dans un territoire qui s'étend de la toundra québécoise au nord de la Floride.Celui de la paruline à croupion jaune, celle qui nous arrive la première au printemps, couvre la plus grande partie du Québec.Elle est aussi présente au delà de la limite des arbres.Pour leur part, la paruline masquée et la paruline flamboyante sont aussi répandues dans la moitié sud du Québec.Mais durant l'été, on les retrouve aussi dans la.plus grande partie de l'est des États-Unis.Un bec recourbé Quant à la paruline noir et blanc, on la rencontre également partout au Québec, au sud du 55e parallèle, comme l'indiquent les plus récentes données recueillies dans la cadre de l'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec.Commune dans la forêt de feuillus, elle niche fréquemment dans la région de Montréal et elle est présente aussi dans tout le sud des provinces canadiennes jusqu'à Terre-Neuve.Aux États-Unis, on peut l'observer durant la période estivale jusqu'au Texas, dans les prairies américaines et dans tous les états de la côte est.L'hi- I ¦ m La paruline noir et blanc se distingue notamment par son bec légèrement recourbé vers le bas et par sa façon de chercher la nourriture les long des troncs d'arbres PHOTO ARMAND TROTTIER U Presse ver, elle immigre vers le sud des États-Unis jusqu'en Amérique du Sud et même aux Bahamas.Comme son nom l'indique, cet oiseau est doté de lignes lon-gitudinales noires sur fond blanc mais sa poitrine est habituellement blanche.Contrairement aux autres espèces de pa-rulines, elle possède un bec légèrement recourbé vers le bas.Son comportement est particulièrement inusité chez les paru-lidae (on dit aussi parlulinae).Comme le grimpereau et la si-telle, elle grimpe le long des troncs d'arbres et des grosses branches, parfois la téte en bas, en quête d'insectes.Son régime est d'ailleurs strictement insectivore et elle recherche surtout des chenilles, des mouches, des fourmis, des insectes de feuillage et ne dédaigne pas non plus des araignées.Cette paruline construit son nid sur le sol, près d'un arbre ou d'un bosquet, ou encore dans la cavité d'une souche.Il est fait de diverses subtances végétales et parfois tapissé de crin de cheval.Dans son livre The Audubon Society Encyclopedia of North American Birds, John K.Terres raconte qu'on a déjà découvert un nid dont le fond était recouvert de minces fils de cuivre.Chez cette espèce, la période d'incubation est très courte.Pondus en juin, les quatre ou cinq oeufs de couleur blanc crème et recouverts de marques brunes seront éclos après dix ou 12 jours de couvaison.Le développement des oiseaux est aussi très rapide et les oisillons seront prêts à prendre leur envol une dizaine de jours après leur naissance.La longévité de l'oiseau peut atteindre sept ans même si une femelle a déjà survécu durant 11 ans.Le carnet d'observation, en page B4 Les 8 espèces de tortue du Québec Le Québec compte huit espèces de tortues mais certaines d'entre elles semblent très rares.C'est le cas notamment de la tortue ponctuée et de la tortue masquée dont on a découvert que trois spécimens jusqu'à maintenant.Le tortue la plus répandue est la chélydre serpentine, parfois appelée tortue happante.On la trouve presque partout au Québec, jusqu'en Abitibi.Elle se nourrit de charogne et émet une odeur nauséabonde.Elle atteint l'âge de 50 ans et un poids de 20 kilogrammes.Elle pond une cinquantaine d'oeufs par année et mord parfois à la ligne.En dépit de son apparence, cette tortue est un mets recherché aux Etats-Unis et par certaines tribus indiennes.D'ailleurs, la surexploiattion dont elle, a fait l'objet en Ontario, notamment par les Américains, a obligé ce gouvernement a en interdire la chasse cette année.Curieusement, la chélydre serpentine, une tortue qui devient agressive losr-qu'on la manipule, semble avoir de la difficulté à se _ m wtm ¦¦¦¦ Le Dr Roger Bider étudie les tortues depuis 25 ans, au Collège MacDonald, à Saint-Anne-de-Bel-levue.Il manipule ici une chélydre serpentine, une des tortues les plus répandues chez nous.Ce spécimen a 17 ans.Il pourra atteindre 20 kilos.Un h bébé h tortue géographique - reproduire dans le bassin du Saint-Laurent.Voila quelques années que Roger Bider tente de découvrir un nid sans succès.Contrairement à la tortue géographique, il semble cette fois que ce soit la pollution par les métaux lourds qui est en cause.«La femelle se contente de faire une trou dans le sol mais elle ne pond pas.Il est possible que cette forme de contamination affec-.-te le système hormonal de la bête.» La tortue peinte est aussi très répandue.Il s'agit, probablement de la plus jolie du groupe.Ses rayures rouges et jaunes, de part et d'autre de la tète et sous! la carapace, en font un animal de compagnie recherché, même si ceite pratique est interdite par la loi.La tortue peinte sort de son oeuf a la fin de l'été mais reste dans son nid.habituellement dans le sable, à 15 centimètres de profondeur durant tout l'hiver.Cas unique chez les reptiles, les jeunes tortues peuvent geler de part en part sans mourrir.Il semble qu'elles recellent une substance jusqu'à mainte-nant inconnue qui empêche les cellules d'éclater, sous l'effet du gel.Parmi les autres espèces, on retrouve aussi la tortue des bois qui en dépit de son nom.est présente seulement dans deux rivières, dont la Yamaska, la tortue à carapace molle et la tortue mouchetée.Dans tous les cas, il s'agit de populations comptant moins de 1000 exemplaires.4 VOUS ETES AUJOURD'HUI A QUELQUES MINI ITFC DF I A Pi AfiF ¦ T le Lac de VUe Notre-Dame.Ouvert jusqu'au 3 septembre.C'EST S'Y DIVERTIR B 2 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 29 JUILLET 1990 La Presse Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste tn chî f ' Ai» Après l'avortement, un débat sur l'euthanasie Il y a déjà cinq ans, La Presse en surprenait plusieurs en publiant un dossier ayant pour titre « Le grand dilemne de la fin du XXe siècle: choisir entre la mort douce ou les soins palliatifs: Pour la première fois, l'euthanasie était abordée de front dans notre journal.Depuis, le débat sur l'euthanasie a été placé en veilleuse par celui sur l'avortement, qui déchire les sociétés occidentales depuis quelques années.Ainsi que, bien sûr, à l'échelle locale, par nos sempiternels débats constitutionnels.Le débat sur l'avortement, qui a connu son aboutissement le printemps dernier par l'adoption d'un projet de loi ni chair ni poisson à la Chambre des Communes, a sans aucun doute été un de ceux qui a suscité le plus de réactions émotives au Canada.Beaucoup plus, dans le fond, que le débat constitutionnel.Et davantage môme que celui .sur la peine de mort.C'est que dans un tel débat on touche à un des derniers tabous de notre société, à part l'inceste.Au temps pas très lointain où la majorité des Canadiens et des occidentaux étaient de foi chrétienne, ils considéraient que c'était Dieu qui donnait et enlevait la vie.Dès lors que ce Dieu, jadis omniprésent, s'efface, il est fatal que beaucoup de citoyens veuillent conquérir de nouvelles libertés aux marges de la vie, dans ces espaces jusqu'ici inviolables de la naissance et de la mort.Tel est du moins le point de vue développé en éditorial par le magazine français à grand tirage Le Point qui, cette semaine, publie un grand dossier sur l'euthanasie.Au Québec, la revue d'idées L'Analyste consacre, elle aussi, son numéro d'été à cette question.Cet intérêt pour la question n'est pas étonnant.À froid, en effet, les Québécois et les Canadiens semblent très majoritairement favorables à la législation de l'euthanasie et à son utilisation pour délivrer de grands malades de leurs souffrances.En mars dernier, un sondage Sorecom révélait que 82 p.cent des Québécois sont favorables à la légalisation de l'euthanasie, à la condition que l'appareil qui maintient le malade en vie artificiellement soit débranché à la demande de la famille ou du patient lui-même.Cet état d'esprit ne plait pas à tous.Les rédacteurs de l'Analyste, par exemple, professeurs de philosophie pour la plupart, vont jusqu'à affirmer qu'a-delà de tout euphémisme, euthanasie et avortement relèvent d'un même choix juridique et moral: il s'agit dans l'un et l'autre cas, de la légalisation d'un meurtre.Devant de telles affirmations, on peut donc s'attendre a ce que dans le débat de l'euthanasie comme dans celui de l'avortement, les accusations pleuvent de part et d'autre.Jusqu'ici cependant, le débat s'est surtout fait au niveau des juristes et des moralistes.Pourtant, l'homme de la rue a tendance à juger non pas sur des théories mais des concepts pratiques.Par exemple, si donner la mort est un acte moralement et juridiquement reprehensible, tant le droit que l'Église catholique reconnaissent au patient la liberté de refuser un traitement ou de recevoir un médicament dont l'effet premier est de dimninuer la douleur et l'effet second d'écourter la vie.Pour le moment, la seule mention du mot euthanasie effraie bien des gens.Mais jouer à l'autruche qui se cache la tète dans le sable pour ne pas voir les problèmes, ne servira à rien.Qu'on le veuille ou non, de plus en plus de gens voudront recourir à des moyens de soulager la souffrance des mourants.Qu'on discute maintenant ouvertement d'euthanasie sur la place poublique est sain.Espérons qu'on pourra le faire calmement sans voir apparaître dans ce dossier, de nouveaux Chantai Daigle ou Jean-Guy Tremblay.Pierre VENN AT : Lia Ixyîle aux h il très Pour aider la SPCA ¦ Le mercredi 27 juin, La Presse publiait un article intitulé «Les locaux de la SPCA de Montréal sont surpeuplés», suite ù la récupération de 21 b chiens venant de ses perquisitions dans des chenils clandestins de Saint-Samuel et de Weedon.Dans cet article, la SPCA faisait savoir au public qu'elle avait besoin de nourriture et d'aide financière et qu'elle comptait sur 200 personnes sérieuses et responsables voulant bien adopter un animal.Pourquoi la SPCA ne ferait-elle pas comme la France qui, chaque jour, à l'intérieur d'une émission ayant une forte cote d'écoute, présente un animal à la télévision devant être adopter.Selon le reportage télévisé présenté il y a quelques mois, cette initiative a permis l'adoption de plusieurs chiens et chats.Concernant les locaux du 5215, (eau-Talon ouest, à mon avis ils ne sont pas assez grands pour satisfaire l'accroissement constante du nombre d'animaux à Montréal.)e crois que M.Doré devrait mettre sur pied un programme d'aide à la SPCA en finançant en partie la construction de nouveaux locaux beaucoup plus grands et modernes et surtout mieux situés et dont Montreal serait fier aux yeux des autres grandes villes.Un ce qui concerne l'aide financière, avez-vous déjà pris le temps de remarquer, en allant faire vos épiceries, le nom- bre incroyable de panier de provisions contenant des aliments pour chiens ou chats.Si le prix de tous ces produits destinés uniquement aux animaux (nourriture, litière, collier, etc.) était augmenté de seulement un cent et que ce cent était versé a la SPCA, une somme considérable d'argent serait ainsi récoltée.le suis persuadé que la grande majorité des personnes possédant un animal serait consentante à débourser Quelques sous de plus par semaine pour les animaux.De plus, lu mode depuis quelques années est aux téléthons.À quand le téléthon des animaux?Robert LAMARCHE Informaticien à Air Canada Timbres et stromatolites A Messieurs Guy Cormier et Denis Musse.B Dans vos chroniques respectives dans Lu Presse, vous vous en prenez vigoureusement à l'initiative de la Société canadienne des postes de faire des stromatolites un sujet de timbre.M.Cormier souligne qu'il ignorait l'existence des stromatolites.Ses commentaires montrent bien que l'ignorance est la mère de l'imbecilite.Avant de se plaindre que «nous en avons pour quatre ans à lécher le cul de ces petits monstres», M.Cormier aurait peut-être dû ouvrir son encyclopédie; il aurait pu y apprendre que: \u2022 Les stromatolites sont des constructions d'origine organique de formes varices, ressemblant à de petits récifs.Les constructeurs de ces edifices sont des algues cyanophytes (ou algues bleues).\u2022 Les algues cyanophytes sont les premiers ancêtres de la vie sur Terre.On a retrouvé des stromatolites qui axaient vécu il a plus de 2 milliards d'années.Ce sont les premiers organismes à faire la photosynthèse.On s'inquiète aujourd'hui de l'effet de serre conséquent a l'accroissement du niveau du gaz carbonique atmosphérique (CO2); sachez qu'au temps des premiers stromatolites, l'atmosphère était des centaines de fois plus riche en COj et plus pauvre en oyxy-gène.L'atmosphère terrestre était alors comparable à l'atmosphère actuel de Vénus.Ce sont les cyanophytes qui ont permis, après plusieurs centaines de millions d'années de photosynthèse et de production d'oxygène, la formation d'une atmosphère respirable.Ce moment crucial a eu pour conséquence l'explosion en diversité de vie qui a débuté il y a environ 000 millions d'années et qui nous a donne la Vie sur terre telle que nous la connaissons aujourd'hui.\u2022 La société canadienne des postes est bien avisée de nous presenter les stromatolites sur ses timbres car le Bouclier canadien en recelé des quantités.Les diverses variétés qu'on y retrouve nous permettent de dater des séquences de roches sédimentaires très anciennes, à l'aide d'une spécialisation scientifique que l'on nomme la stratigraphie du Précambrien.Un scientifique montréalais, le Dr Hans Hoffman du Département de géologie de l'Université de Montréal, est une sommité mondiale dans ce domaine.Si on donnait un peu plus d'espace à la science dans nos quotidiens et un peu moins aux futiles querelles constitutionnelles, la culture scientifique des Québécois s'élèverait peut-être assez pour que nous comprenions bien les enjeux environnementaux auxquels nous faisons face aujourd'hui.Quant à moi, maintenant que j'ai le choix, je préfère de beaucoup « lécher le cul » d'une colonie de stromatolites à celui d'un de nos vénérables castors ou de sa Majesté la Reine.Daniel LEBEL St-Augustin-de-Desmaures Guy Cormier LA SEMAINE ?Éky; Blaude Béland L'achat chez nous Claude Béland, du Mouvement Desjar-» dins, relance une idée dont on ne saurait dire qu'elle soit tout à fait neuve: l'achat chez nous.Dans les années 30.un brave commerçant, qui avait donné à son entreprise une appellation anglaise, défiait, dans un message radiophonique, quiconque de faire la preuve que sa maison n'était pas «à 100 p.cent canadienne-française».11 aurait été plus simple de donner à sa maison une raison sociale française, mais l'anglais étant tenu pour la clef du succès, le brave homme n'arrivait pas à renoncer à l'anglais.Le succès des campagnes d'achat chez nous lui faisait néanmoins l'obligation de se dédouaner auprès de la clientèle canadienne-française.Si tout mercantilisme ne peut être absent des campagnes d'achat chez nous, on ne peut pas dire que l'initiative de M.Béland trouve son inspiration dans le chauvinisme.Le président du Mouvement des caisses Desjardins salue la marche de nombreux pays vers la consolidation de vastes ensembles, comme le Marché commun européen, et il pense qu'il faudra cultiver des relations avec ces ensembles.Sa pensée, si je l'interprète bien, est la suivante: pour participer à l'universel il faut d'abord s'appartenir.D'où l'appel ù «chaque citoyen et chaque citoyenne» pour que soit efficace «l'action économique».Cette action atteint vite ses limites, étant donné qu'est exclue toute coercition.Notre industrie touristique a besoin de vitamines.De quel citoyen va-t-on exiger qu'il s'interdise de prendre l'avion pour aller passer des vacances à l'étranger?On ne peut même pas imposer cette contrainte à ceux.qui vivent des subventions et des prestations de l'État.Pan sur le bec ! ¦ 1 s'agit d'une petite nouvelle.Mais elle est révé- ¦ latrice d'une mentalité.De mentalités, devrait-on plutôt dire, au pluriel.Voici d'abord la nouvelle.«Les éditions du Renouveau pédagogique, qui ont leur siège à Montréal, risquent de perdre le contrat de conception d'un manuel scolaire en langue française pour la région de l'Atlantique».Car, explique La Presse, des éditeurs ucadiens, s'estimant parfaitement aptes à réaliser le projet, demandent à être chargés de la commande, plutôt qu'elle ne soit refilée à une maison de Montréal.Les livres doivent servir aux écoles du Nouveau-Brunswiçk, de la Nouvelle-Ecosse et de l'ÎIe-du-Prince-Édouard.Le contrat est de l'ordre de 400 000$.L'affaire paraissait bien engagée du côté du Renouveau pédagogique, quand les éditeurs acadiens se sont manifestés en concurrents.Seules comptent l'expérience et la qualité; nous pouvons garantir l'une et l'autre, affirment les éditeurs québécois.Pas si simple, rétorquent les Acadiens.qui s'estiment compétents.«Les Québécois, disent-ils, n'iraient pas en France pour faire écrire un livre sur leur province».On ignore comment le Renouveau va répondre à cet argument.Le protectionnisme n'est sûrement pas souhaitable, surtout pas dans les domaines de l'éducation et de la culture.Mais, pour que tombent les murailles, il faut que tout le monde renonce à en construire.EN DIAGONALE Castro no f Cuba si! Yankee no! Ce cri saluait le triomphe de Fidel Castro à Cuba, en même temps que la fuite, le 1er janvier 1959, de Fulgencio Batista, vassal des États-Unis et symbole d'un régime corrompu.Un 50 ans.beaucoup de choses ont change.Le héros de 1959 est tombé de son piédestal.En réalité, il y a plus de 20 ans que le fête cubaine est finie.Les éléments les plus lucides de la gauche internationale l'ont reconnu.Au nom de la lutte a l'impérialisme américain, Castro a étouffé toute expression libre.Les gains apportés par le régime à la population, notamment dans les domaines de la santé et de l'éducation, ont été annulés par la militarisation a outrance de toute la vie.Cuba si?Cuba no! Non à Cuba, qui, à la manière des régimes les plus détestables, invente l'explication du complot international pour effacer le mauvais effet laissé par le mouvement des réfugiés cubains demandant asile à diverses ambassades.Comment?des Cubains demandent à quitter le «paradis» socialiste?Le plus merveilleux est que le Canada est nom; mé par La Havane comme l'une des puissances qui «complotent».Dieu sait pourtant de quelle sollicitude les nôtres ont entouré la marche du barbu.Mais celui-ci est connu pour sa propension a donner des coups de pied a ses amis.Dans un discours prononcé jeudi, le président Castro a annoncé que les Cubains qui souhaitent s'en aller peuvent quitter le pays.Dans les pay§ libres, les citoyens n'attendent pas la permission de leur gouvernement pour émigrer à l'étranger.: Fidel Castro Les deux pieds sur la même langue m w un de nos confrères lance le cri d'alarme: li la langue parlée se dégrade de plus en plu.chez nous.l'ignore comment il faut dresser le bilan de santé de la langue.On a parfois le sentiment que la langue s'améliore dans certaines couches de la société, pendant que sa qualité diminue dans d'autres couches.Là où je rejoins les analystes les plus pessimistes, c'est dans la constatation suivante: au fur et a mesure que la langue voit diminuer ses ennemis à l'extérieur elle s'en fait chez nous, dans notre propre peuple.11 y a chez nous une volonté de fracturer la langue, de la réduire à un glouglou de dindon.Comme le note très justement Paul-André Comeau, ce n'est pas «l'accent québécois» qui est en cause.Toutes les sociétés ont leur accent.Nous voulions mettre les deux langues sur le même pied.Nous sommes en train de mettre les deux pieds sur la même langue.Les administrations publiques, à tous les échelons, sont grandement responsables de cette dégradation.La publicité et la communication, pour lesquelles les gouvernements disposent de budgets très importants, sont souvent d'une médiocrité inadmissible.La Presse vue par L'Actualité ¦ u Presse avec ses éditorialistes et chroni-\u20ac>Cfc| queurs n'a rien a envier an Devoir».L'Actualité, août 1990. LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 29 JUILLET 1990 La Presse B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 29 JUILLET 1990 MARYSE BÉRUBÉ «uand on parle d'accueil des enfants des communautés ethniques et d'éducation interculturelle, un nom jaillit sur toutes les lèvres: Roch Archambault.Directeur des services éducatifs à la Commission scolaire Sainte-Croix, M.Archambault s'acharne depuis près de vingt ans à améliorer la vie des nouveaux arrivants.La Personnalité de la semaine de La Presse est un chef de file et un précurseur dans le domaine de la multiethnicité.Et si ce phénomène lui tient tellement à coeur, c'est qu'il s'est lui-même déjà senti immigrant dans un autre milieu.En 1968, après plusieurs années de travail en éducation, il s'est rendu à Fribourg, en Suisse, où il a écrit une thèse de doctorat en administration scolaire.Durant trois années, «j'ai trouvé difficile d'entrer en contact avec les gens et surtout d'obtenir leur confiance», explique-t-il.Il a alors eu envie d'aider ceux qui vivaient la même frustration chez lui.Directeur d'une école secondaire A son retour, Roch Archambault est devenu directeur de l'école secondaire Regina-Mun-di, à Saint-Laurent.Son accession au poste de directeur de l'enseignement des écoles primaires françaises de la Commission scolaire Sainte-Croix, en 1973, a coïncidé avec une vague La personnalité de la semaine Cet enseignant s'acharne depuis près de vingt ans à améliorer la vie des nouveaux arrivants de changements, dont l'arrivée des « boat people ».Ouverture à la différence L'oeuvre de M.Archambault se caractérise par l'ouverture à la différence.En 1974, il participe à l'établissement d'une école alternative, l'école Jonathan, où les enfants reçoivent un enseignement non structuré.Ils déterminent leur propre programme sans respecter les balises habituelles.Puis une autre école alternative, La Nouvelle-Querbes, est créée.Enfin, en 1983, l'école Enfant-Soleil, une institution «ouverte au monde entier» accueille une trentaine d'ethnies.On y parle neuf langues et un système d'interprète existe pour les parents.«J'ai respecté les besoins de la population.|e travaille pour qu'en bout de ligne l'enfant reçoive des services de la plus haute qualité.» Pour cet éducateur chevronné, jamais l'arrivée de nouvelles communautés ethniques n'a été un problème.«Certaines personnes ont des préjugés négatifs envers les Néo-Québécois et croient qu'ils viennent voler leur job.Moi, je dis qu'ils viennent pour investir.» Un Prix d'excellence En 1986, Roch Archambault est devenu directeur des services éducatifs de la Commission scolaire Sainte-Croix, dont 38 p.cent de la clientèle étudiante est issue de communautés ethniques.Récemment, cet organisme qui dessert Saint-Laurent, Outre- ROCH ARCHAMBAULT « Tout est dans le mot respect respect de la diversité, du pluralisme culturel.C'est la différence entre assimilation et intégration » mont et Mont-Royal, a reçu le Prix d'excellence 1989-90 de la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec pour l'élaboration d'un plan d'action visant à intégrer harmonieusement les communautés culturelles à la société québécoise.M.Archambault en était un des principaux concepteurs.Marié, père de trois enfants, ce pédagogue de 55 ans ne veut pas accaparer tous les honneurs.«Seul, je ne vaux pas cher, répè-te-t-il pour la énième fois.J'ai une excellente équipe de soutien.Je prends des décisions seulement après maintes consultations.» Éducation des adultes En plus de son travail journalier, il a fourni de nombreuses heures pour l'éducation des adultes.Il a collaboré à l'élaboration de programmes en éducation interculturelle dans plusieurs universités et prononcé une multitude d'allocutions sur l'intégration des communautés culturelles.Ses années de travail ardent ont fait de lui un expert.Le ministère de l'Éducation a d'ailleurs su profiter de ses connaissances, puisque M.Archambault est une personne-ressource a la Commisssion de l'enseignement primaire du Conseil supérieur de l'éducation depuis plus d'un an.«Tout est dans le mot respect: respect de la diversité, du pluralisme religieux, du pluralisme culturel.Il faut comprendre leur culture.C'est la différence entre assimilation et intégration», es-time-t-il.Les nouveaux arrivants apprennent d'abord le français et les mathématiques.Lorsqu'ils i i i \u2022 ¦ r t i i i » i i .t t en sont capables, on les intègre à! leur niveau scolaire.Par la suited on leur apporte un soutien lin-; guistique.Et pour ceux qui dési-! rent conserver leurs racines, des cours d'arabe, de vietnamien, de cambodgien, de chinois, d'espagnol et autres sont offerts.Cependant, le respect des cultures ethniques ne signifie pas que les valeurs québécoises doN vent s'effacer.M.Archambault! insiste pour que les nouveaux ar-; rivants apprennent le français-au lieu de l'anglais.Selon lui, la! Loi 101 a porté ses fruits au niveau de l'éducation.Les Québécois devraient tirer plusieurs leçons de l'effort des Néo-Québécois: «Ils nous apportent une richesse.Ils font preuve de courage.Ils ont le goût de Ira-! vailler», dit-il.\u2022 « Les enfants sont une richesse » Quand on lui demande si le taux de natalité des Québécois est influencé par l'arrivée de nouvelles communautés ethni-! ques, la réponse de Roch Ar-' chambault est directe: c'est oui.En 1973, la population d'élèves; du primaire était de 14 000 à la; Commission scolaire Sainte-.Croix.«Si on a encore 9 000 élè- ' ves, c'est parce que 38 p.cent de la population est néo-québé-i coise.Pour eux, les enfants sont ; une richesse.» Le plus grand souhait de la Personnalité de la semaine de Lu Presse est que la prochaine ! génération québécoise d'allo-phones prenne beaucoup de pla- ¦ ce et que les Québécois de sou- ' che s'ouvrent à eux : « Il y a beaucoup de façons d'être des Québécois et des Québécoises.C'est la diversité qui a de la valeur.» 1 i Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, l'excellence naît de Veffort.Air Canada ! AIM i i i i i i t i i i B4 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 29 JUILLET 1990 L'aqueduc de Winnipeg, petite merveille du génie valuation BRUCE CHEADLE de In Cnnmlinn Press WIS M PLC ¦ La Grande-Bretagne a sa 'I our de Londres., la Chine sa Grande Muraille.l'Egypte ses pyramides et Rome son Cotisée.Quant au Manitoba, il peut se targuer d'avoir construit une merveille d'aqueduc, un tunnel en béton de I30 kilomètres de longueur qui.depuis 70 ans, alimente en eau potable les citoyens de Winnipeg en puisant l'eau dans un lac situé sur la frontière ontario-roanitobaine, le lac Shoal.Cet aqueduc, considère comme un des plus importants travaux d'ingénierie jamais realises dans le monde, selon le magazine Canadian Engineering Heritage Record, a été percé à travers le roc, les marais et les prairies.Il traverse six rivières mais, dans l'ensemble, affleure la surface du sol d'un mètre ou deux tout au plus.« le ne serais pas surpris si, dans plusieurs siècles, les gens utilisaient toujours cet aqueduc», soutient Glen Chambers, directeur des services d'aqueduc de Winnipeg- «Certains aqueducs romains sont toujours en service», rappel-le-t-il.«Si notre aqueduc n'est pas la cible d'un désastre environnemental, on pourra le maintenir opérationnel presque éternellement.» Par gravite L'eau provenant de cet aqueduc n'est pratiquement pas filtrée, elle est tout au plus légèrement clirorée et fluorée.Non pas que personne ne s'inquiète de la qualité de l'eau.Le lac Shoal, dont les eaux étaient puréS îôrs de la côns- me une des plus pures du monde, ne devienne polluée.George VI en a bu Lorsque George VI voyagea miction de l'aqueduc, en 1919, dans l'Ouest canadien, en 1939, est depuis menacé par de nom- on lui offrit de l'eau du lac Shoal, breux chalets et les développe- la lui présentant comme la plus ments miniers.pure de quelque 100 échantillons pris à travers le Canada par le mi-Un bassin de retention, à 50 nistère fédéral de la Santé, metres du lac, contient des liqui- Quelle qu'en soit la qualité ac-des considérablement pollués par tuellc, on peut tout de même ad-des dépots de cyanure provenant mettre que l'eau du lac Shoal est d'opérations minières.On craint abondante.Ce lac couvre une su-que le poison ne filtre dans le lac perfide de 277 kilomètres carrés par le biais de la nappe phréati- et est relié, par un court rapide, que.au lac Woods dont la superficie est 15 fois plus grande.Des bateaux de plaisance ont Selon une étude hydraulique également laissé échapper des faite dans le passé, même si les quantités importantes de carbu- précipitations étaient très rédui- rant dans le lac qui, en plus, reçoit les eaux usées d'un petit ego ut local.Le gouvernement fédéral a promis de financer une étude environnementale avant de permettre à une compagnie minière d'exploiter une mine d'or sur une ile située au milieu du lac.Cette région du lac est située en Ontario, si bien que le gouvernement ma-nitobain n'y a aucune juridiction.Certains craignent que l'exploitation de la mine crée un grand danger d'empoisonner le lac par l'arsenic dont on se sert dans l'exploitation aurifère.Les 600 000 citoyens de Winnipeg qui boivent l'eau du lac Shoal sont inquiets et craignent que leur eau potable qui, à une certaine époque était considérée com- Médecine Traitez I asthme en lavant votre chat W.GIFFORD-JONES collaboration spéciale onne nouvelle pour les asthmatiques : une récente étude de l'Université de Washington révèle que donner régulièrement un bain à Félix peut les soulager.On retrouve des chats dans 30 p.cent des 92 millions de foyers américains, soit 03 millions dans toute l'Amérique du nord.Entre 20 et 30 p.cent des ashtmatiques sont allergiques aux animaux.Personne ne sait pourquoi, mais les chats provoquent plus de spasmes respiratoires que les chiens chez les asthmatiques.Mais quelle idée, donner un bain à un chat! Le docteur lames Wedner.professeur associé à la faculté de médecine de l'Université de Washington (l'état), a proposé ce traitement inhabituel au récent congrès de l'Académie américaine des allergies et de l'immunologie, à Baltimore.Wedner affirme que c'est une méthode simple pour réduire les allergies aux chats, et qui procure aussi l'avantage d'etre moins chère que les médicaments prescrits par les me-¦ dec in s.Le docteur Wedner recommande un lavage de 10 minutes par mois dans de l'eau tiède distillée.Cela réduit considérablement la production de FelDl, le principal allergène qu'on retrouve dans la peau du chat.Les chercheurs de Baltimore ne se penchaient pas tant sur les effets du bain que sur la capacité de deux médicaments.Acutane et Etretinate, à réduire la production d'allergènes chez l'animal.Mais quand ils ont analysé l'eau utilisée lors des bains pour évaluer la quantité de FelDl qu'elle contenait, ils ont etc surpris de voir îa réduction importante d'allergènes.Dix chats étaient soumis à l'étude.On a constate une baisse de FelDl chez un chat après seulement trois lavages, et chez tous les chats après sept lavages.La diminution de Fel Dl variait d'un animal à l'autre, mais elle est passée de 3031 mil li uni tes par chat après un lavage a 400 mil-liunites après neuf lavages.Au dernier bain, trois chats ont produit moins de 10 milliuni-.tés et cinq en ont produit moins de 375.Le FelDl est une protéine produite par les glandes sali-vaires et sébacées du chat.Elle se dépose sur sa peau et dans ses poils quand le poil passe à travers la glande sébacée ou quand l'animal mue.C'est le principal ingrédient des pellicules de chats qu'on retrouve dans la maison des propriétaires de chats.Wedner et ses associes n'arrivent pas à expliquer pourquoi les lavages mensuels diminuent la production d'aller-gènes.«On pouvait s'attendre, explique le médecin, à ce que le lavage diminue la production de Fel Dl sur la peau, mais pas à ce qu'il ait un effet sur la production de la glande sali-vaire.L'efficacité du lavage laisse supposer que la peau agit plus que l'on pensait sur la production générale de FelDl.» Comment les chats se sentent-ils après celte trempette?Wedner affirme qu'on peut entraîner les chats à prendre un bain comme on les entraine à une routine.C'est plus facile avec des chatons.Leur reaction depend beaucoup de leur âge et de leur temperament.Wedner croit que le bain n'est pas dommageable pour les chats et qu'il montre en fait leur besoin de lavages frequents.« Vous entendez toujours dire que les chats prennent soin d'eux-mêmes, affirme Sharon Curtis, une porte-parole de l'Association américaine des médecins vétérinaires, mais j'entends de plus en plus parler de gens qui lavent leur chat.» Mmv Curtis recommande de vérifier avec un vétérinaire quel shampoing utiliser, sachant que votre compagnon peut être allergique a certains produits chimiques.Il pourra aussi vous donner quelques trucs pour faciliter le lavage.le ne sais pas ce que le vétérinaire a dit au Dr Wedner à propos de Félix.Mais il semble que Wedner n'est ni un fou ni du genre a prendre des risques inutiles.Il admet dans son etude que les bains ont été donnes sous légère anesihésic! Prévoir le comportement de son chat dans l'eau est plus facile à dire qu'a faire.Il est amusant de spéculer sur le nombre de gens qui se retrouveront tout égratignés après avoir suivi les conseils du docteur Wedner.Mes felicitations au docteur Wedner pour cette nouvelle façon de traiter l'asthme provoquée par les chats.Mais il reste que la meilleure façon d'éviter les yeux piquants, l'asthme et les réactions de l'épidémie à cause des chats consiste à les retirer de la maison.Les anti-histaminiques, les décongestionnants et les injections de certains médicaments peuvent réduire les symptômes de l'ashtme.Mais la presence de chats dans la maison diminue de toute évidence l'efficacité des traitements.Alerte médicale l'ai mis en garde les lecteurs l'an dernier sur la consommation excessive d'analgésiques pouvant endommager les reins.Le bulletin de santé de l'Institut Mayo répète cet avertissement à propos de l'ibupro-fen (Advil.Medipren, Motrin IB, Nuprin ) couramment utilisé pour les douleurs arthritiques, les maux de tete et les douleurs menstruelles.Les chercheurs de l'Université lohn Hopkins ont découvert que des doses plus élevées qu'a la normale d'Ibuprofcn ont emoire les fonctions rénales de 25 p.cent chez les gens dont les reins sont déjà légèrement endommagés.Les patients qui utilisent ce produit devraient consulter leur médecin pour s'assurer qu'ils ne prennent pas de doses excessives.tes et que le lac Shoal était coupé du lac Woods durant huit mois, l'approvisionnement de Winnipeg ne réduirait son niveau que d'un tiers de mètre.L'aqueduc, quant à lui.est demeuré presque identifique depuis sa construction; a l'exception de linéiques travaux de reparation mineurs.L'eau y coule par simple gravite, si bien que l'aqueduc est «simple, économique et très sur», souligne M.Chambers.« Le lac est situe a une altitude supérieure de 90 mètres à celle de Winnipeg, si bien qu'on n'a besoin d'aucun système de pompage.» Travaux de génie Construit au coût de 17 mil-lionsS enire 1913 et 1919.cet aqueduc peut approvisionner une ville industrielle moderne sans peine.Lorsqu'on a entrepris sa construction, en 1915, la population de Winnipeg et de sa banlieue n'était que de 225 000 habitants.Les ingénieurs recommandèrent un système pouvant transporter 322 millions de litres par jour, soit une quantité d'eau suffisante pour abreuver une ville de 850 000 habitants.«Une telle quantité pourrait sembler énorme, affirmaient les ingénieurs, mais il faut tenir compte des besoins futurs et des coûts énormes qu'entraînerait la construction d'un deuxième ouvrage semblable, alors que les coûts sont relativement peu élevés entre un aqueduc de petite envergure et un autre à fort débit.» Le tunnel, qui a jusqu'à trois metres de hauteur, subit une inspection annuelle.Durant des années, on s'est contenté de réduire le débit de l'eau pour permettre à des équipes de s'y déplacer en petits bateaux.Il y a quelques années toutefois, on a aménagé un réservoir afin de permettre d'inspecter l'aqueduc à sec Des équipes, à bicyclette, pouvaient inspecter l'ouvrage en deux jours tandis que Winnipeg puisait son eau de ses réserves.Aujourd'hui, grâce à de plus grands réservoirs, on peut fermer l'aqueduc jusqu'à huit jours durant, si bien que les inspections peuvent se faire à pied.delà vésicule rendue facile Presse Canadienne Hi 7\": Ai':* Il 7 .s- ¦E QUÉBEC ¦ Depuis plus d'un siècle, l'ablation de la vésicule biliaire nécessitait une longue incision dans l'abdomen et plusieurs semaines de convalescence.Mais l'adaptation récente d'une technique chirurgicale utilisée en gynécologie depuis 20 ans, la laparoscopic est en train de chambarder la tradition.La laparoscopic (du grec ancien «lapara», flanc, et «sco-pein».regarder) est en quelque sorte l'inverse du périscope des sous-marins.Au lieu de regarder ce qui se passe en surface, à l'extérieur, on examine de qui se passe à l'intérieur du corps, grâce à une source lumineuse et une caméra vidéo.À l'aide de l'image transmise à un moniteur, les chirurgiens manipulent correctement les instruments insérés par de minuscules orifices.Utilisée en chirurgie gastro-intestinale pour enlever la vésicule biliaire (opération nommée cho-lécystertomie), cette technique a de nombreux avantages, estime le Dr Jacques Smith, chef du service de chirurgie générale à i'Hôtel-Dieu de Lévis.«L'incision principale cause moins de douleur parce qu'elle mesure un centimètre au Heu de dix, ce qui évite de sectionner des muscles.Les troubles post-opératoires sont également moins fréquents et la chirurgie est plus esthétique», dit-il.Première Le Dr Smith et un autre chirurgien de Lévis, le Dr Jean Laliberté.reviennent d'un stage en France où ils ont assimilé cette technique chirurgicale mise au point il y a quelques années, lis y ont eu recours pour la première fois le 29 mai dernier, à Lévis.Au Québec, seulement une dizaine d'interventions du genre ont été pratiquées à l'heure actuelle, mais l'avenir s'annonce prometteur.«C'est la méthode de l'avenir.En Europe, on s'en sert déjà pour opérer lors de crises aiguës, ce que nous ne faisons pas.pour l'instant», soutient le Dr Smith.Il donne en guise d'exemple le fait que près de 300 cholecystectomies par an sont pratiquées dans un hôpital comme celui de Lévis et que de 70 à 83 p.cent des patients peuvent bénéficier de cette technique.11 se pratique quelque 17 000 cholecystectomies par an au Québec.L'intervention chirurgicale tra-ditionelle remonte à 1882.Elle consiste à inciser l'abdomen et à sectionner la vésicule dysfonc-tionnelle.La longue coupure aura pour résultat d'obliger le patient à sept jours d'hospitalisation et à six à huit semaines de convalescence.« Avec la laparoscopic, la durée d'hospitalisation est réduite à environ trois jours, dit le Dr Smith.Il est possible au patient de Quitter le centre hospitalier de ses propres moyens environ 24 à 48 heures après avoir subi ce genre d'intervention.De plus, la plupart des patients peuvent repren- Photo prise il y a 70 ans de la construction de l'aqueduc de Winnipeg, un tunnel de 130 kilomètres - - .* s § % _ J» .¦ Pour les diamants, un avenir prometteur en électronique, dans les lasers ou les télécommunications.J LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 29 JUILLET 1990 B5 \\ T ' A I Germain Tardif L a galerie Del Mono, Tune des plus ancien* Inès de Los Angeles, présente actuel lenient sa toute première exposition de créateurs québécois.Ces 20 artistes font partie du Conseil des métiers d'art du Québec, qui compte quelque 550 membres.La galerie expose 200 oeuvres dont celles de Pauline Pelletier, André Martel, Antoine La Mcndola et Michel Alain For-gues, oeuvres qui sont aussi mises en vente.L'exposition a été préparée avec le soutien de la délégation du Québec à Los Angeles, du consulat du Canada à Los Angeles, du ministère des Affaires culturelles du Québec et de la Commission d'initiative et de développement culturels de Montréal (C1DEC).M.Alain Roussel, directeur informatique chez Dellixo, division de Provi-go Distribution, a été élu président de la Fédération de l'informatique du Québec (FIQ), section de Montréal, lors de la dernière réunion du conseil d'administration de cet organisme.Le FIQ compte au-dela de 2000 membres à travers le Québec.Mme Moira McCaffrey est récemment entrée en fonction comme conservatrice d'ethnologie et d'archéologie au Musée McCord d'histoire canadienne.Elle détient une maîtrise en anthropologie de l'Université McGill où elle termine présentement une thèse de doctorat sur les réseaux d'échange entre les groupes autochtones du nord du Québec et du Labrador.La campagne de financement au profit de l'Association québécoise de la fibrose kystique, région de Montréal, en mai, a recueilli 795 800$.C'est le bilan que vient d'annoncer M.Richard Donc n fan t, le président de la campagne.O Géophysique G PR International, dont le président est M.France Goupil, ing.géoph., a reçu le prix d'excellence Méritas 90 décerné annuellement par la Régionale Plein Sud de l'Ordre des ingénieurs du Québec.On a voulu ainsi souligner la découverte, par cette firme, d'un important gisement de gaz naturel sous le lac Saint-Pierre.La Caisse populaire Saint-Alphonse d'Youville prépare son premier tournoi de golf annuel qui aura lieu au Club de golf Lorraine.Cet événement sera sous la présidence d'honneur de M.Jean Cam-peàUt ex-pdg de la Caisse de dépôt et de placement du Québec, et aura lieu le 27 août prochain.Les profits iront à la Fondation canadienne Rêves d'enfants.Pour renseignements: Anne* Marie Granger, 384-2530.O Le service de l'enseignement aux adultes du Collège Marie-Victorin invite les gens qui songent ù retourner aux études à une soirée «portes ouvertes» qui aura lieu le 21 août, de 16h à 21 h, au 7000.rue Marie-Victo-riir, ù la limite de Montréal-Nord et de Rivière-des-Prairies.Invitation est également lancée aux personnes âgées de 50 ans et plus qui songent à vivre une retraite active et intéressante grace aux cours que leur propose le Centre de gérontologie du Collège.Elles pourront redécouvrir le plaisir ! V.V- nouvelle direction au Centre tie bénévoBat cfe Laval Le Centre de bénévolat de Laval procédait récemment à la nomination des membres de son conseil d'administration pour l'année 1990-91.Dans l'ordre habituel: Mmes Kathleen Gagnon, secrétaire, Réjane Coyer, trésorière, Solange Cendron, administratrice, M.Jean-Paul Sauriol, président, Mme Louise Patenaude, administratrice, M.Jean-Paul Gravel, vice-président, Mme Manon Caron, directrice, et M.Philippe Chartler, administrateur.N'apparaissent pas sur la photo MM.Mark Bordeleau et Pierre Francoeur, administrateurs.\u2014 .- ¦.v S> * V .\u2022 M ff es nouveaux notaires Parmi les finissants en droit des universités de Montréal, Laval, Sherbrooke et Ottawa, 183 ont réussi les examens de la Chambre des notaires du Québec et ont récemment été assermentés.Lors de cette cérémonie, Me Jacques Taschereau (au centre), président de la Chambre des notaires, a rendu hommage aux étudiants qui ont obtenu les meilleurs résultats académiques.Ce sont, de gauche à droite, Mes Odette Mercier (Université Laval), Ann Du-breull (de l'Université de Sherbrooke, qui a obtenu le meilleur résultat aux examens de la Chambre), Carole Larlvlère (Université de Montréal), Sylvie Desaliers (Université de Sherbrooke) et Suzanne Grondin (Université d'Ottawa).Le dévoilement d'une plaque commemorative a récemment souligné le 50e anniversaire de fondation de la Caisse populaire de Saint-Louis-de-France, au 745, est, rue Roy.À cette occasion, M.Jocelyn Proteau, président et chef de la direction de la Fédération des Caisses populaire Desjardins de Montréal et de l'Ouest du Québec, a remis une plaque-souvenir à Mme Louise C.Gareau, présidente de l'institution cinquantenaire.d'apprendre en acquérant de nouvelles connaissances dans divers domaines et de nouveaux horizons.Pour renseignements: 328-3817.A MARDI *- Le Portugal reconnaît 5e programme rte la cecm Le ministère de l'Éducation du Portugal a officiellement reconnu le programme de langue et de culture portugaise tel que dispensé par la CECM dans le cadre de son Programme d'enseignement des langues d'origine.Cette déclaration officielle a été faite par Paulo Tlago da Sllva, consul général du Portugal à Montréal, que l'on voit, à gauche, assis avec Michel Pallascio, président de la CECM.À l'arriére plan, dans l'ordre habituel: MM.Robert Attar, directeur de l'Office des relations interculturelles à la CECM, M.Claude Sabourin, directeur régional de la direction générale de Montreal du MEQ, et Mme Maria Helena Valente Rosa, directrice générale des Programmes en extension du ministère de l'Education du Portugal.t Ji mm/m):- \u2022 ¦ \ti -» - - v ~- .r a» ^ Bag?\" ^\t v ¦ \u2022 ¦ ft \u2022 ¦_\u2022 m> »\u2022 û\t \t\" «29 \tIfi Employé Ingénieux M.Serge Lavoie (à droite) agent, santé et sécurité professionnelle a la division de Montréal de la Société canadienne des Postes, a gagné le \u2022 Cachet d'or» pour la catégorie 'Idées en action».M.Lavoie a, de sa propre initiative, conçu un chariot pour aider les facteurs blesses ou handicapes.Elle s'apparente à un chariot de golf mais a été modifiée pour transporter un ou deux sacs de facteurs.La Société canadienne des postes compte présentement quelque 800 chariots au pays.À Montréal, 490 facteurs en font usage dont 250 ont adopté la nouvelle version de Serge Lavoie.Sur la photo, ce dernier explique les avantages de son invention à M.Pierre Ledoux, facteur à l'unité postale Pointe-Claire DorvaL » r m Tourisme en Montérégle L'Association touristique régionale de la Montérégie procédait récemment au lancement officiel de la deuxième édition de sa revue touristique Bonjour Montérégie.Au cours de l'été, les visiteurs séjournant dans cette région peuvent la retrouver dans leur chambre d'hôtel ou dans des bureaux d'information touristique de la région et de Montréal.De gauche a droite: Mmes Linda Gallant, responsable du comité de mise en valeur, Françoise Boucher-Boutin, membre du comité exécutif de l'Association, M.Gilles Joy al, président, et Mme Hélène Vézina, directrice générale par interim.* I /-¦¦ \\ (Mgr méritant Martin Vallier es, élève de secondaire Va la Polyvalente de la Pointe-aux-Trembles, a obtenu la meilleure note pour le cours d'économie et a maintenu une moyenne générale de 96 p.cent.Ses succès lui ont valu 10 actions de Bell Canada que lui remet ici Mme Manon Bureau, qui représente cette compagnie.Jeune pilote Eric Bedard, un resident de l'île des Soeurs, a reçu récemment le Prix d'excellence décerné par Air Alliance (Air Canada).Cette récompense est remise a l'étudiant qui s'est le plus distingué au cours des trois années passées au Centre québécois de formation aéronautique du Cégep de Chicoutimi.Âgé de 19 ans, il est le plus jeune pilote professionnel gradue de cette école, cette année.r La Presse B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 29 JUILLET 1990 Les Arméniens n'entendent pas déposer les armes \u2022 » « ».» Gorbatchev a aussi essuyé un revers chez les Baltes qui refusent de négocier un nouveau traité Rcutcr MOSCOU Des véhicules blindés russes prêts à passer à l'action à Erevan.PHOTO REUTER ikhall Gorbatchev a essuyé hier deux revers sur le front des nationalités, les Baltes excluant de participer à des négociations sur un nouveau traité d'union, et les nationalistes arméniens faisant savoir qu'ils allaient très probablement refuser de déposer les armes.Un porte-parole du Mouvement national arménien a déclaré que la réponse de l'Arménie à l'appel lancé par Gorbatchev aux groupes paramilitaires nationalistes pour qu'ils déposent les armes et se dissolvent était attendue pour ce week-end et serait à coup sur négative.«Tout soutien ou attitude neutre à l'égard de la demande de Gorbatchev est exclu.La réponse devant être adoptée par le Parlement sera en tout cas négative», a déclaré le porte-parole.Dans les pays baltes, les dirigeants lituanien, letton et estonien ont signé une déclaration commune disant qu'ils ne vou- cord futur avec, le gouvernement laient pas participer à des négo- soviétique; dations sur un traité devant fixer Cherchait à apaiser les ten-un nouveau type dkrèlations èn-/stohs n'atiôhâlïstes, Gorbatchev tre les 15 républiques de l'Union, avait accepté voici un mois une en leur octroyant plus d'autonomie.«Les représentants des trois pays baltes n'ont pas participé aux travaux sur un traité d'union de l'URSS et ne jugent pas possible leur participation future à ce processus», dit la déclaration.Les trois dirigeants baltes (\u2014 Anatolijs Gorbunovs (Lettonie), Vytautas Landsbergis (Lituanie) et Arnold Ruutel (Estonie) \u2014 ont déclaré que leurs futures relations avec l'Union soviétique devraient être fondées sur des traités antérieurs à 1940, date de l'annexion des pays baltes par Staline.«Tout traité conclu par les trois pays baltes avec l'URSS, les républiques la constituant ou d'autres États, ne peut reposer que sur la base de lois adoptées par les Soviets suprêmes (Parlements) de nos États sur la restauration de leur indépendance», dit la déclaration.La reconnaissance de l'indépendance devient ainsi une condition préalable à tout ac- DEPECHES CUBA Départ ¦Quatre jeunes Cubains qui avaient trouvé refuge dans l'ambassade d'Italie à la Havane voici 10 jours ont quitté la mission et ont regagné leur domicile, a déclaré hier le ministère italien des Affaires étrangères à Rome.Les deux hommes et deux femmes ont décidé vendredi soir de sortir de leur propre gré après avoir reçu l'assurance des autorités cubaines qu'ils ne seraient pas victimes de représailles pour leur fuite dans l'ambassade.IRAN Compensation ¦ Jacques Vergés, avocat du militant libanais Anis Nac-cache, a affirmé hier sans plus de précisions que son client, gracié la veille par le président Mitterrand, avait versé «quelques millions» de FF d'indemnisations aux victimes de la tentative d'attentat contre l'ancien Premier ministre iranien Cha-pour Bakhtiar.De source proche de Naccache, on évaluait cette somme à quatre millions de FF, en précisant qu'elle avait été réunie par les amis et proches de Naccache et acheminée à Paris jeudi.Un policier et une femme avaient été tuées dans l'attentat et un second policier, grièvement blessé, est paralysé à vie.POLOGNE Requête ¦ Un mouvement politique polonais, l'Accord du centre, qui soutient les visées présidentielles de Lech Walesa, a demandé au président Wojciech Jaruzelski de démissionner, rapportent les journaux polonais de samedi.«Les accords qui ont conduit à votre élection, général, appartiennent maintenant à l'histoire et sont devenus un obstacle au développement de la République», estime l'Accord du centre dans un appel adressé à jaruzelski.L'Accord du centre, créé au printemps dernier, a d'emblée soutenu Walesa, déclenchant une scission au sein de Solidarité.ISRAËL En hausse ¦ Le premier ministre israélien Yitzhak Shamir profite des dissensions qui secouent ses adversaires travaillistes pour s'envoler dans les sondages.Pour 26 p.cent des personnes interrogées par le quotidien Yedioth Ahro-noth de vendredi, Shamir est le plus apte à présider aux destinées de l'Etat hébreu.Le dirigeant travailliste Shimon Peres est deuxième avec 20 p.cent, devant un autre travailliste, Yitzhak Rabin, qui recueille 19 p.cent d'opinions favorables.PAPOUASIE Pourparlers de paix H Le gouvernement de Papouasie-Nouvelle Guinée et les représentants des séparatistes de Bougainville se sont réunis hier matin à bord d'un navire de guerre néo-zélandais, VEndeavour, qui mouille au large de l'île de Bougainville, a annoncé le commandait du bateau.Situation confuse aux portes de Monrovia Agence France-Presse PA YNESVILLE (Liberia) a situation était confuse hier matin aux portes de Monrovia, la capitale du Liberia, quelques heures après l'annonce de la chute du régime du président Samuel Doe par le chef de la rébellion, Charles Taylor, sur les ondes d'une radio locale.Charles Taylor a parlé pendant 13 minutes, vendredi en début de soirée, sur la radio ELWA (Eternal Love Winning Africa), station de la Sudan Interior Mission, une institution protestante américaine, selon des sources religieuses à Abidjan (Côte d'Ivoire).L'émetteur situé dans une zone disputée entre les rebelles et les soldats gouvernementaux avait interrompu ses émissions depuis plusieurs semaines en raison de l'insécurité.L'émission de vendredi soir, qui n'avait pas été annoncée, a été captée par les services d'écoute de la BBC à Londres.Des informations non-confir-mées ont par ailleurs fait état de combats au corps à corps à moins de deux kilomètres du camp retranché du président Doe mais les journalistes accompagnant les rebelles, aux portes de Monrovia, n'ont pu obtenir confirmation de l'entrée des guérilleros dans la capitale.Selon certaines sources occidentales sur place, M.Doe, qui s'est emparé, du pouvoir lors d'un coup d'État il y a dix ans, résiste toujours et demeure dans sa résidence présidentielle, située au bord de l'océan Atlantique, entouré de ses partisans.Selon les journalistes en dehors de Monrovia, les rebelles contrôlent la région autour de la capitale.Ces mêmes journalistes sont sceptiques sur une poussée décisive des combattants du NPLF en direction de Monrovia, poussée annoncée par certaines sources.Les commandants militaires du NPLF sur le terrain n'ont pas annoncé qu'ils étaient entrés dans la capitale, au delà de l'aéroport de lames Spriggs Paynes-field, situé à environ 5 km da palais présidentiel.Les incursions des rebelles jusqu'à l'aéroport ont été limitées.Spriggs Paynesfield est toujours contrôlé par le gouvernement, a admis vendredi le commandant militaire Isse Mussah.Pour sa part, Charles Taylor, leader du Front national patriotique du Liberia (NPLF), a refusé vendredi soir de recevoir les journalistes qui «couvrent» son avance en direction de Monrovia.Le chef rebelle a passé la nuit à Harbel, à environ 60 kilomètres au sud-est de Monrovia, dans une résidence luxueuse réservée aux cadres supérieurs de la plantation de caoutchouc Firestone.La tactique des rebelles consiste à mener des raids aux abords de Monrovia pour se retirer immédiatement après, selon les chefs de sections menant leurs hommes au combat.Un réfugié libérien transporte sa vieille mère dans une brouette pour fuir les combats qui font rage à Monrovia.photo reuthr Le leader communiste Slovo sera de la partie Agence France-Presse JOIIA N NESUURG elson Mandela, le vice-président du Congrès national africain (ANC), a affirmé, lors d'une discussion avec des diplomates, que le leader communiste |oe Slovo participera aux prochaines négociations entre l'ANC et le gouvernement, que cela plaise ou non au président Frederick de Klerk, rapporte le Sunday Times.M.de Klerk avait souhaité que M.Slovo, secrétaire général du Parti communiste sud-africain (SACP), soit exclu des discussions préliminaires, prévues pour le 6 août.11 l'avait demandé à M.Mandela lors de leur rencontre de jeudi à Pretoria, à la suite de la découverte par la police sud-africaine d'un complot présumé du SACP contre le gouvernement, en cas d'échec des négociations.Selon le Sunday Times, citant des sources diplomatiques, M.Mandela a affirmé que M.Slovo serait présent lors des négociations du 6 août, et il a fustigé les allégations de la police, qui veut selon lui monter l'ANC contre le SACP, son allié.Le journal de lohannesburg a-joute que M.Slovo devrait prou- ver aujourd'hui à Soweto, lors du premier meeting public tenu par le SACP après 40 ans de clandestinité, qu'il n'a pas pu participer à la réunion de Tongaat en mai dernier, comme l'affirme la police.Les tampons de son passe-: port démontreraient qu'il n'était pas en Afrique du Sud au moment de cette réunion clandestine du Parti communiste sud-africain, selon le Sunday Times.Fujimori manie le bâton et la carotte Agence France-Presse LIMA éinsertion du Pérou dans la communauté financière internationale, lutte «implacable» contre la corruption, mesures pour conjurer les «épidémies néfastes» du terrorisme et du trafic de drogue, plan d'urgence pour redresser un pays vivant une véritable «économie de guerre», telles sont les grandes lignes de la politique qu'appliquera Alberto Fujimori, investi hier pour cinq ans, à la présidence du Pérou.Élu triomphalement le 10 juin dernier avec plus de 60 p.cent des voix, Fujimori, modeste ingénieur agronome, encore inconnu il y a quelques mois, succède à Alan Garcia, à l'issue d'une journée, où |es bizarreries du cérémonial péruvien ont fait se succéder trois hommes, en quelques heures, à la tête de l'État.D'abord Alan Garcia, qui abandonne le pouvoir à 41 ans et dont la politique «antiimpérialiste», après deux années fastes, s'est achevée en désastre.«Une chose est souhaiter, rêver, une autre gouverner, administrer un pays», a lancé Garcia, dans son message d'adieu, en guise ^l'avertissement à son successeur.Ensuite le co-listier d'Alberto Fujimori, Maximo San Roman, qui inaugurait hier ses nouvelles fonctions de président du sénat et qui ù revêtu l'écharpe présidentielle, reçue d'Alan Garcia sur le coup de midi, pendant près d'une heure.Alberto Fujimori enfin, qui attendait tranquillement dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, qu'une délégation de parlementaires viennent l'inviter à gagner le Parlement pour prêter serment et recevoir les insignes de sa charge.Ce fut chose faite aux alentours d'une heure de l'aprés-midi, sous les applaudissements de l'ensemble de l'hémicycle et devant une vingtaine de délégations étrangères et de cinq chefs d'État latino-américains.Cette belle unanimité allait toutefois être de courte durée.Pendant 75 minutes d'un discours programme, où le moins que l'on puisse dire est qu'il n'a pas mâché ses mots, Fujimori, qui fêtait hier son 52e anniversaire, n'a pas fait de cadeaux.Tout le monde en a pris pour son grade.D'abord le président et le gouvernement social démocrate sortant, coupables du «désastre» et d'avoir laissé un pays en proie au «chaos et à bout de souffle».Les politiques en général, à «l'idéologismc aveugle», aux «débats stériles», plus enclins à rechercher les «succès personnels» que «des solutions concrètes à'des problèmes concrets».L'administration publique et le corps de fonctionnaires gangrenés par la corruption généralisée.Les juges «manifestement malhonnêtes», siégeant dans un palais de justice que «les Péruviens appellent plus simplement palais de l'injustice».Soufflant le chaud et le froid, dans une allocution fréquemment interrompue par des manifestations d'hostilité ou d'approbation, Fujimori a promis une loi «anti-monopoles», pouvant donner satisfaction à la.gauche, et de supprimer la loi d'expropriation de la banque privée votée sous le régime d'Alan Garcia, histoire de contenter la droite.Mais le nouveau président péruvien a surtout insisté sur la nécessité de «moraliser» la conduite des affaires publiques, soulignant qu'il serait «implacable» dans ce domaine et a demandé un délai de grâce de 180 jours et la possibilité de légiférer» par décrets pendant cette période afin de mettre en place une, réforme fiscale et renflouer les caisses d'un État en banqueroute.Ne disposant d'aucune majorité au parlement et ne pouvant s'appuyer que sur le pouvoir moral que lui confère les 62 p.cent de.voix obtenues le 10 juin \u2014«le score le plus élevé de l'histoire» du Pérou, a-t-il souligné\u2014 Fujimori va devoir négocier les choses au coup par coup.Les réactions mitigées, pro-I oquées par son discours d'investiture, confiraient que la tâche sera difficile.^ accepté révision complète du traité unissant les républiques soviétiques.Mais il doit faire face à une opposition Venant non seulement des républiques baltes mais aussi des mouvements séparatistes d'autres régions de l'URSS.La semaine dernière, un de ses principaux collaborateurs, Grigori Revénko, avait déclaré que les républiques soviétiques se mettraient probablement d'accord d'ici au mois de décembre sur un projet de «traité d'union».La déclaration fait suite à une rencontre que les dirigeants baltes ont eue' la veille dans la station balnéaire lettone de furmala avec Boris Eltsine, président de la Fédération de Russie et partisan d'une accélération des réformes.On s'attend à ce que les trois républiques baltes signent avec le gouvernement russe des traités politiques et économiques.-Selon Eltsine, un traité avec la Lettonie pourrait être signé d'ici un mois et demi.Une délégation lettone doit arriver à Moscou le 30 juillet pour des entretiens sur ce sujet.Attentat , .wW»N I \u2022 t sur une plage de Tel Aviv- d'après AFP et Rcutcr ri TEL-AVIV L' explosion d'un engin piégé sur une plage de Tel-Aviv, sur le littoral d'Israël, a fait un mort et plus d'une dizaine de blessés, a-t-on appris de sources policières.La victime qui aurait succombé à ses blessures serait une Canadienne de Toronto.On dénombre parmi les victimes trois autres Canadiens.L'engin, placé dans un tuyau, avait été enterré dans le sable, â proximité de la cabine des maîtres-nageurs chargés de la sécurité des baigneurs, a-t-on précisé dé mêmes sources.Plusieurs cental nés de personnes se trouvaient sur la plage au moment de l'explosion, souligne-t-on.Les blessés ont été immédiatement évacués en ambulances-yers l'hôpital Ichilov de Tel-Aviv- et, pour la majorité d'entre eux,'\"Jeur état est satisfaisant, indique-t-on de sources hospitalières.D'importants effectifs de police ont ratissé le secteur à la feefier?che des auteurs de cet attentat: Des barrages ont été dressésaux différentes sorties de Tel-Aviv et la police a d'ores et déjà procédé à l'arrestation de plusieurs suspects palestiniens qui se trouvaient aux abords des lieux de l'exploi$Jdn, selon des sources policières.mi Otages: exportations britanniques en Irak?Agence France-Presse LONDRES n député travailliste a indiqué hier soir qu'il interrogerait le gouvernement à propos d'informations, parues dans le Sunday Times, selon lesquelles la Grande-Bretagne pourrait autprisér l'exportation, .de certains matériels vers l'Irak à la suite de la libération ily a deux semaines de l'infirmière Daphné Parish.M.Gordon Brown, ministre du Commerce et de l'Industrie dans le «cabinet fantôme» travailliste, a indiqué qu'i( s'informerait de «ce qu'il en est de l'embaC1 go sur.les crimes à destination de l'Irak».: Selon le Sunday Timëi de hauts responsables atnfr ricains ont.indiqué hier qu'ils pensaient que 1$ Grande-Bretagne pourrai^ autoriser l'exportation vers l'Irak decertains matériels/ en «remerciement» de là libération de l'infirmière^ condamnée à 15 ans de prison pour complicité d'eS» pion nage en même temps que le journaliste de l'Observer Farzad Bazoft.Cè dernier a été exécuté, rap* pelle-t-on.( f "]
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