La presse, 30 juillet 1990, Cahier A
[" 0 Aujourd'hui: partiellement ensoleillé, orages.Minimum 31 \u2022 Maximum 18° Demain: quelques averses et orages, details cahier sports r.~ MONTRÉAL, LUNDI 30 JUILLET 1990 106e ANNÉE N° 275 50 PAGES, 4 CAHIERS Hors de la zone métropolitaine: 50 cents iles de La Madeleine : 1.00 BZJ9 Aujourd'hui S3 DÉFAITE DES EXPOS Les Expos n'ont pas su exploiter une performance de leur lanceur partant Kevin Gross et ont dû finalement s'incliner devant les Cubs de Chicago au compte de 2-1.An HAUSSE DU PRIX / DU PÉTROLE L'entente intervenue entre les pays membres de l'OPEP ne devrait pas tarder à faire monter le prix de l'essence à la pompe, estiment les analystes du secteur pétrolier.s 10 LA GRILLE DE L'ÉTÉ La grande grille de l'été est publiée aujourd'hui dans le tabloïd des sports et -ne devrait pas- être trop difficile.La date limite pour y participer est le 27 août.ci AUTOMOBILE La Bentley Turbo R est la voiture de très grand luxe la plus rapide de sa catégorie, mais sa carrosserie est massive et lourde et son prix défie toute concurrence.A2 KREISKY L'ancien chancelier autrichien Bruno Kreisky, decedé à l'âge de 79 ans, restera comme l'homme des compromis qui a sorti l'Autriche de son isolement de l'après-guerre.Sommaire Annonces classées Immobilier.C4 à C8 marchandises.C8 emplois.C8 et C9 automobiles.C9 et C10 propositions d'affaires.A8 Arts et spectacles informations.B4 cine-horaire.B6 television.B5 Décès.C11 Feuilleton.C5 Horoscope.C6 Le bridge.C10 Le monde.B3 Loterie.A4 \u2022 Mot mystère-.C9 Placements.A7 et A8 Cahier sports Richard Hétu.S7 ?Antennes.S2 \u2022 Mulroney revient à constitution Le premier ministre refuse de laisser Québec «dicter l'ordre du jour» GUY TAILLEFER de la Presse Canadienne LA MALUAIE Le premier ministre Brian Mulroney n'acceptera pas que le Québec dicte au reste du pays son ordre du jour constitutionnel.En tournée hier dans sa circonscription de Charlevoix, M.Mulroney a affirmé qu'il ne laisserait pas le gouvernement qué- bécois définir à lui seul l'avenir de la fédération canadienne.Le premier ministre a aussi laissé entendre que les Communes pourraient être saisies dés cet automne de nouvelles initiatives fédérales au chapitre constitutionnel.«Pas question pour moi, comme Québécois et Canadien, de rester tranquillement assis chez moi pendant qu'une commission parlementaire québécoise tentera de définir une nouvelle fédéra- tion», a déclaré hier M.Mulroney.en tournée clans son comté de Charlevoix.«L'avenir du Québec passe par le Québec, c'est évident», a répliqué le ministre québécois des Affaires intergouvemementales, Gil Rémillard.qui participait en compagnie de M.Mulroney à l'inauguration du Musée de Charlevoix, à Pointe-au-Pic Malgré tout, les efforts que le Canada anglais pourrait déployer en vue d'apporter «les modifica- tions qui s'imposent à la constitution» sont les bienvenus, a poursuivi M.Rémillard.Le premier ministre a par ailleurs rejeté l'idée d'un dialogue constitutionnel avec le gouvernement québécois si toutes les régions du pays n'y sont pas associées.«Comment voulez-vous que j'entreprenne un dialogue à l'exclusion de tous les autres?» Les éventuelles propositions québécoises, a-t-il dit, ne seront jamais qu'une partie du prochain ordre du jour constitutionnel du gouvernement fédéral.Unique interlocuteur Le gouvernement Bourassa a annoncé au lendemain de la mort de l'Accord du lac Meech qu'il ne participerait plus à aucune conférence constitutionnelle et qu'Ottawa ne serait plus à l'avenir que voir mulroney en a2 Faible participation à la manifestation amérindienne d'Oka MARTIN PELCHAT et SUZANNE COLPRON III I Is n'étaient pas 5000 OU I0i ¦ comme l'espéraient les organisateurs, mais environ 1500, autochtones et sympathisants, rassemblés hier après-midi par une chaleur étouffante au calvaire d'Oka.à l'entrée du parc Paul-Sauve, à l'invitation de l'Assemblée des Premières Nations.Demi-succès donc, pour cette manifestation pacifique d'appui aux insurgés mohawks de Kane-satake et de Kahnawake, qui a tout de même permis à plusieurs chefs de la communauté amérindienne du pays et au député ma-nitobain Elijah Harper de revendiquer haut et fort l'autonomie pour leurs peuples.Demi-succès aussi parce que l'animosité de plus de 200 citoyens d'Oka a convaincu l'Assemblée des Premières Nations de renoncer à envoyer une délégation d'autochtones aux barricades des Mohawks.«Cela risque de causer des tensions additionnelles et ce n'est certainement pas le but de notre présence ici», a expliqué le chef régional pour le Québec de l'Assemblée des Premières Nations.Konrad Sioui, qui présidait la réunion à laquelle assistait une délégation d'une vingtaine de Mohawks du village d'Oka.Trinidad: Robinson offre sa démission AFP, A P.UPI.CPvi Rvuter PORT OF SPAIN Les négociations se poursuivaient hier à Port of Spain au milieu d'une certaine confusion entre les autorités de Trinidad et Tobago et les rebelles musulmans qui détenaient le premier ministre Ray Robinson et plusieurs membres de son gouvernement, pris en otages lors d'une tentative de coup d'Etat vendredi.Selon Jones Madeira, directeur de la télévision d'État détenu lui aussi et interrogé au téléphone.Robinson a offert de démissionner et de confier le pouvoir à son adjoint Winston Dookeran.qui organiserait de nouvelles élections dans les 90 jours.Le ministre des Travaux publics.Carson Charles a indiqué pour sa part que les négociations continuaient.Les scènes de pillage se multipliaient dans la capitale de l'archipel pétrolier des Caraïbes anglophones, où des témoins estiment que la dénonciation de la corruption et de la mauvaise administration du gouvernement Robinson par les rebelles trouve un écho favorable dans ce pays qui connaît 22 p.cent de chômage et où les prix alimentaires ont grimpé de 25 p.cent en un an.Seulement six p.cent des 1.3 million de Trinidadicns sont musulmans.La population du pays voir trinidad ÊnTa2 il Barrant la route 344 à une centaine de mètres du lieu de rassemblement des sympathisants à la cause autochtone, les citoyens d'Oka en colère avaient promis de refouler les chefs indiens qui comptaient se rendre au village porter un message de paix aux Mohawks.«En quel honneur ces gens-là auraient-ils le droit de se rendre derrière les barricades alors que les residents, eux, ne peuvent recevoir la visite de leurs proches?», a demandé le porte-parole des citoyens, Guy Dubé.«On sera heureux de les accueillir le jour où nous pourrons circuler librement à Oka.a-t-il expliqué.En attendant, ils ne sont pas les bienvenus ici.» Pancartes a la main, les manifestants ont non seulement bloque l'accès du village aux Amérindiens, mais aussi à certains citoyens favorables'au retrait de la Sûreté du Québec.L'auteur et comédien Gratien Gélinas, de retour dans son village après une semaine d'absence, n'y a pas échappe.M.Gélinas.qui habite Oka depuis 1940, a dû attendre une dizaine de minutes avant que les citoyens ne consentent à le laisser passer, sous prétexte qu'il avait déjà critiqué la présence des policiers à Oka.PHOTO PIERRE COTE La Presse voir oka en a2 L'auteur et comédien Gratien Gélinas a goûté à la médecine des citoyens mécontents d'Oka qui bloquaient la route 344 à une centaine de mètres du rassemblement autochtone.Il a toutefois pu rentrer chez lui, au village, après avoir essuyé quelques quolibets.Ce qu'on lui reprochait?Son impatience devant les contrôles policiers.Un Mongol vote à Oulan Bator.PHOTO REUTER À pied ou à cheval, les Mongols se ruent au vote AIP.A Pet Rvuter___ OULAN BATOR Le taux de participation au deuxième tour des élections générales en Mongolie sera supérieur à 92 p.cent, selon les premières estimations de la Commission électorale soumise à des questions en raison de l'incohérence de nombre de ses informations.Pour ces premières élections pluralistes de l'histoire du pays, \u2022les Mongols, depuis les héros du travail jusqu'aux bergers noma- voir mongolie en a2 Aide sociale: le ministre Bourbeau hausse le ton MICHEL VENNE de h Presse Canadienne QUÉBEC i des assistés sociaux veulent s'amuser en essayant «d'embourber la machine», Québec va se défendre, avertit le ministre responsable André Bourbeau qui ne craint pas de «secousse majeure» à l'occasion de l'entrée en vigueur de la réforme de l'aide sociale, mercredi.«Si des gens s'imaginent que.pour des motifs futiles, ils vont réussir à obtenir des révisions et des appels, ils vont peut-être avoir des surprises.Si les gens veulent s'amuser, on va se défendre», dit-il dans une entrevue téléphonique à La Presse Canadienne depuis sa ferme à Dunham en Estrie où il terminait ses vacances.Le 1er août, la réforme de l'aide sociale entrera définitivement en vigueur.Quelque 83 000 bénéficiaires verront de ce fait leurs prestations diminuer.La semaine dernière, le Front commun des assistés sociaux promettait de faire la guerre au ministre, invitant les gens à «embourber la machine» par le dépôt massif de plaintes et de demandes de révision.Le ministre reconnaît que la loi 37 «est bourrée» de mécanismes de révision et d'appel.«Cette loi a été fabriquée avec des pincettes.11 a fallu donner un coup de chapeau au Protecteur du citoyen, à la Commission des droits de la personne, à la Commission d'accès à l'information», dit-il avec un peu de regret dans la voix.Mais le recours à ces mécanismes ne peut causer préjudice au ministère, soutient M.Bourbeau.Les actions du front commun risquent d'embêter surtout la Commission des affaires sociales, dit-il, c'est-à-dire l'organisme charge de juger les demandes de revision.Le ministre promet toutefois que toutes les demandes de révision qui sont justifiées seront traitées comme il se doit.Et si jamais un mouvement de fond se déclenchait, dit-il, «des lois et des règlements ça se change.On pourra changer la loi pour désengorger le système.» Toujours les mêmes M.Bourbeau est convaincu que la reforme de l'aide sociale esi bonne.Il affirme, citant des sondages maison, qu'elle recueille l'appui de 80 à 90 p.cent de la population, même chez les 570 000 assistes sociaux ( que le ministre appelle les \"clients de la sécurité du revenu').«Ceux qui protestent, a-t-il lance, ce sont toujours les mêmes, le peux vous donner les noms de ceux qui viendront manifester devant mon bureau cette semaine.Ce sont les dirigeants des mouvements, ce sont des professionnels de ce genre d'activités.La masse ne suit pas.» Le Québec était la seule société industrialisée, affirme M.Bourbeau.à ne pas faire de distinction entre les assistes sociaux aptes au travail et ceux qui ne le sont pas.Cette situation était devenue scion lui intolerable.«Avec les trois quarts des bénéficiaires qui sont aptes au travail, dit-il, le gouvernement ne peut plus se dire: 'On va leur envoyer un cheque A2 LA PRESSE.MONTREAL, LUNDI 30 JUILLET 1990 SUITE DE LA UNE OKA Faible participation à la manifestation amérindienne d'Oka ' «J'ai toujours pris soin de ne pas prendre position dans un sens ou dans l'autre depuis le début du conflit, a-t-il souligné.Tout ce que je souhaite, c'est que la paix revienne à Oka.|e ne sais pas ce qui se passe ici aujourd'hui.» L'atmosphère était nettement plus sereine au parc Paul- Sauvé, où les gens ont commencé à arriver en début d'après-midi, en autobus depuis Ottawa, mais également en voiture en provenance de la région de Montréal et de plusieurs villes américaines.Y étaient entre autres les Hurons, Abénakis, Malécitcs, Iroquois des six nations, Cherokees.et Québécois blancs.Pendant près de cinq heures, la foule bigarrée a patiemment écouté, assise sur la pelouse, les discours d'une vingtaine d'orateurs.La chaleur avait chassé certains participants dans les bois, à l'ombre, et les cantiniers faisaient des affaires d'or.Les invités les plus acclamés ont certes été Elijah Harper, cet indien cri du Manitoba qui a contribué à l'échec de Meech.et joe Norton, chef du conseil de bande de Kahnawake.Le chef Konrad Sioui, d'entrée de jeu, a voulu donner le ton au rassemblement.«Nous sommes çn train de libérer nos nations amérindiennes et inuit et nous sommes en train de le faire de façon pacifique», a-t-il lancé.Mais le discours du chef Norton a pris des accents plus radicaux.«Si nous devons nous armer et nous défendre, nous le ferons parce que personne ne le fera pour nous», a-t-il déclaré.\u2022 M.Norton a ajouté que son fils de 16 ans était aux barricades.«11 n'est ni un terroriste ni un criminel.Comment pourrais-je l'arrêter?Il est prêt à sacrifier sa vie!» Peut-être Elijah Harper a-t-il voulu tempérer ces propos en déclarant que les autochtones parlent plus fort lorsqu'ils parlent «sans violence et sans armes»?Accueilli chaleureusement par la foule, le très attendu député néo-démocrate n'en a pas moins précisé que lui et ses frères ne sauraient accepter la paix «sans justice».«Nous avons pris une direction et nous ne pouvons rebrousser chemin», a-t-il lancé, pendant que quelqu'un agitait une plume devant lui pour le rafraîchir.«Nous pouvons être aussi forts ici que nous l'avons été à Winnipeg en disant non à Meech», a ajouté M.Harper.Plusieurs orateurs, y compris M.Harper, le chef Billy Diamond, de Colombie-Britannique, Audrey Maclaughlin, chef du NPD et Herb Gray, délégué par le chef libéral Jean Chrétien, s'en sont pris au manque de leadership d'Ottawa.\u2022 |oe Norton a pour sa part reproché aux interlocuteurs des Mohawks à la table des négociations leur incompréhension des valeurs autochtones.«Il faut leur faire comprendre comment nous voyons le monde, a-;t-il affirmé.Notre philosophie est si différente de leur vision.le me demande si seulement ils en ont une philosophie.» [Pendant que les Mohawks luttent pour leur survie, pour leur futur et pour leurs enfants, la municipalité d'Oka, le Québec et Ottawa se battent pour une question d'argent, souligne- t-il.M.Norton a ensuite cédé sa place à son frère Don.qui a entonné un chant traditionnel de condoléance à l'intention de la famille du caporal Marcel Lemay, de la Sûreté du Québec, tué le 11 juillet, au premier jour de la crise d'Oka.Mgr Bernard Hubert, évéque de Saint-lean, est aussi venu, au nom du Conseil des évéques catholiques du Canada, souhaiter un règlement «rapide et stable à cette crise».«Nous voulons la paix, a-t-il dit.Non pas une paix factice imposée par la force, la peur ou la violence.Non pas une paix instable qui ramènerait tout le monde à la situation antérieure au 11 juillet.Nous voulons une paix qui soit le fruit de la justice, de la vérité et de la responsabilité personnelle et collective.» En entrevue au terme du rassemblement, Konrad Sioui s'est montré satisfait du nombre de participants.Par une telle chaleur, la présence de centaines de sympathisants est encourageante, a-t-il noté.Cette journée pourrait amorcer un dénouement de la crise, pense M.Sioui.Les insurgés de Kanesa-take et Kahnawake devaient être informés en soirée des propos des orateurs.«C'est une manifestation qui nous a donné l'air d'aller pour le sprint final.On avait besoin de lancer un message très fort au Québec et au fédéral.» Et ce message, d'enchainer Konrad Sioui, c'est la nécessité de négocier avec les Mohawks «de nation à nation».De son côté, le groupe de citoyens d'Oka s'est dispersé dans le calme en fin de journée.Ils s'étaient rendus au barrage policier pour attirer l'attention sur leur sort.Depuis le début des hostilités, ils estiment qu'ils sont un peu laissés pour compte.« Les gens se sentent oubliés, les.médias ne parlent que des Warriors et des Mohawks, a expliqué Mme Françoise Carrière, du Regroupement des citoyens d'Oka.C'est pourquoi ils ont décidé de se prendre en main et de montrer qu'ils existent.» Pendant tout l'après-midi, le village d'Oka était désert.Les Mohawks, de leur côté, faisaient jouer de la musique country à tue-tête derrière les barricades.Ils attendaient la réponse du ministre délégué aux Affaires autochtones, John Ciaccia, à leur dernière contre-offre, déposée tard samedi soir.Au cabinet du ministre, la règle, du «pas de commentaires» a prévalu toute la journée.Et au moment de mettre sous presse, rien n'avait filtré non plus d'une réunion des membres du cabinet du premier ministre Robert Bouras-sa.D MULRONEY Mulroney revient à la constitution son seul interlocuteur en la matière.Il a également décidé de créer une commission parlementaire sur l'avenir du Québec, une commission qu'il tarde d'ailleurs à mettre sur pied.Le gouvernement fédéral semble quant à lui maintenant prêt à mettre fin au deuil qu'il observait sur le lac Meech, mort il y a un peu plus d'un mois.De passage à son bureau de comté de La Malbaie, M.Mulroney a promis hier de relancer dans les semaines et les mois qui viennent un «grand débat national sur la constitution» et d'y assumer «un leadership direct et visible».Plusieurs scénarios sont envisagés sur lesquels le premier ministre refuse de s'étendre pour le moment.Il paraissait hier plutôt tiède à l'idée de former à Ottawa une commission comme celle que veut créer Québec.Il n'exclut pas du reste que certains de ses députés puissent participer à l'éventuel forum québécois, dont il veut toutefois d'abord connaître les paramètres.«Mais vous pouvez prendre pour acquis, a-t-il dit, que je n'attendrai pas une liste d'épicerie du Québec (pour agir).» Le premier ministre porte encore les cicatrices de l'échec de Meech et se raidit à l'idée qu'on puisse lui reprocher de ne pas encore avoir fait de propositions constitutionnelles précises pour relancer le dialogue.II écorche au passage le nouveau chef libéral Jean Chrétien, qu'il tient largement responsable de cet échec, et compte sur l'élection partielle de Laurier-Sainte-Marie, le 13 août prochain, pour lui rendre la monnaie de sa pièce.«Le candidat à battre est le libéral Denis Coderre, a déclaré M.Mulroney.Ce serait une catastrophe pour M.Chrétien s'il perdait».Le Parti libéral détient Laurier-Sainte-Marie, rendu vacant par le décès de |ean-Claude Malépart, depuis plus de 20 ans.Décentralisation excessive # M.Mulroney trouve bien curieux aussi que les provinces de i'Ouest aient réclamé récemment d'Ottawa qu'il leur cède certains pouvoir de taxation, considérant que le premier ministre du Manitoba Gary Filmon faisait peser son opposition à Meech sur la crainte que l'entente ne conduise à une decentralisation excessive de la fédération.Par ailleurs, il ne trouverait pas «anormal» que le chef du Bloc Québécois Lucien Bouchard démissionne de son siège pour se représenter sous sa nouvelle bannière.Il est prêt à «l'accommoder» s'il en décide ainsi.Cela dit, il ne pense pas qu'il soit illégitime que l'ex-ministre conservateur siège aux Communes à titre de souverainiste sans avoir préalablement fait confirmer son revirement par les électeurs de son comté du Lac-Saint-lean.C'est la deuxième fois en moins de six mois que le premier ministre se rend dans son comté.II rentre ce soir à Ottawa, au terme d'une mini-tournée de deux jours.?La Quotidienne\tà trois chiffres\t641 Tirage de samedi\tà quatre chiffres\t6105 ABONNEMENT 285 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 a I8h REDACTION 285 PROMOTION 285 COMPTABILITE Grandes annonces 285* Annonces classées 285* 6911 7070 7100 6892 6900 285-7202 285-7306 285-7265 I I ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a I7h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National.Telt-Presse Vacances.Voyages Carrières et professions, nominations Aide sociale: le ministre Bourbeau hausse le ton tous les mois et les laisser tranquilles'.» Les seuls assistés sociaux qui verront leur niveau de prestations diminuer à compter du Ier août, sont ceux «qui ne veulent faire aucun effort pour s'en sortir», soutient cependant le ministre.«Quand un individu est apte au travail, qu'il vit au crochet de la société, et que cette personne-là dit : *|e ne veux pas me trouver un emploi, je ne veux pas m'amélio-rer, je ne suis pas disponible pour augmenter mes chances de me trouver un emploi*.Quand une personne est rendue là, je pense qu'il ne faut pas s'attendre à ce que la société fasse des miracles pour elle», dit le ministre.«Je suis disponible» Selon lui, «il n'y aura que trois mots à dire: 'Je-suis-disponible', pour que la personne ne soit pas diminuée».Ce qui n'est pas rigoureusement vrai, comme on peut le voir en examinant les mécanismes de la loi.En vertu de la réforme, un assisté social apte au travail (le cas de 200 000 personnes), qui s'inscrit à un des quatre programmes d'aide à l'emploi créés par le ministère (rattrapage scolaire, travaux communautaires, stages et retour aux études), obtient une préstation plus élevée que ce qu'il reçoit présentement (545 $ au lieu de 517 $ pour une personne seule).S'il se déclare «disponible», comme le souhaite M.Bourbeau, en attendant qu'une des 60 000 places se libère dans l'un des programmes (pour 200 000 candidats potentiels), il reçoit plus (504 i) que s'il refuse carrément de participer (441 $).Mais tout de même un peu moins que ce qu'il reçoit aujourd'hui (517 $).Far ailleurs, M.Bourbeau ne tient pas compte du fait que sur les 83 000 bénéficiaires coupés, 81 000 le seront, selon des données toutes fraîches provenant de son ministère, avant tout parce qu'ils partagent un logement avec un étranger.La réforme prévoit une diminution de 89 $ de la prestation mensuelle d'un assisté social qui partage son logement, et ce même si cette personne participe à l'un des quatre programmes.queuse.On ne peut ériger cela en système.» À certains endroits, des agents de sécurité seront tout de même embauchés spécialement après le 1er août.Au cas où.D MONGOLIE A pied ou à cheval, les Mongols se ruent au vote des de la steppe et jusqu'aux avocats de la démocratisation, se sont rendus aux urnes à pied et à cheval pour le deuxième dimanche de suite, en dépit des pluies diluviennes qui ont emporté par endroits des routes de montagne.Les premiers résultats ne sont pas attendus avant demain, selon la commission.Les communistes, qui ont régné en maîtres depuis la création de la République populaire de Mongolie en 1924, devraient conserver le pouvoir au Grand Oural, la Chambre haute du Parlement, mais le risque existe qu'ils perdent la majorité au Petit Oural, la Chambre basse, ont estimé des diplomates.Les dirigeants des cinq partis non-communistes n'espèrent pas remporter plus de 30 p.cent des sièges à la Chambre haute, surtout à cause d'une pénurie de candidats qualifiés ou motivés, mais disent qu'ils pourraient faire bien mieux au Petit Oural.«Le parti au pouvoir (communiste) gagnera.L'opposition pourrait recueillir environ 20 p.cent des voix », a déclaré le président Punsalmaa-giyn Ochirbat à la presse étrangère.Les communistes et l'opposition affirment toutefois, qu'ils veulent tous établir un État de droit, réformer une économie stagnante et nouer des liens plus étroits avec l'Occident, mais l'opposition accuse les communistes de mentir et de vouloir avant tout s'accrocher au pouvoir.Au cours d'une autre conférence de presse, les correspondants étrangers et mongols se sont étonnés cependant du nombre des inscrits cité par le secrétaire général de la commission, M.Sharvamdym qui, selon la tradition mongole, utilise un seul nom.Après avoir fait état de 730 000 en début de semaine, il en a dénombré 970 000 hier après-midi, et «plus d'un million» hier soir.Ces variations, a-t-il dit, s'expliquent par le nombre d'habitants de la capitale qui se déplacent dans la steppe pour les vacances d'été.Les journalistes ont également soulevé des questions à propos du taux de participation, estimé à 91,9 p.cent à 21 h, soit une heure avant la clôture du scrutin.De l'aveu du secrétaire général de la commission, plusieurs régions n'ont pu fournir de données, les lignes téléphoniques étant coupées du fait d'averses torrentielles sur la majeure partie du pays vaste comme trois fois la France, où nombre de gardiens de troupeaux doivent parcourir de vastes distances à cheval pour parvenir à l'un des 1620 bureaux de vote.Des urnes ont été apportées dans les hôpitaux et chez les personnes âgées qui ne sont pas en mesure de quitter leurs yourtes.Le porte-parole a indiqué que des avions avaient été dépêchés dans trois des circonscriptions affectées «afin de recueillir des informations».Dans la 1ère circonscription d'Oulan Bator, le Parti social démocrate (PSD) et le Parti populaire révolutionnaire mongol (PPRM) contestaient par ailleurs, hier soir, la présence inexpliquée de 30 bulletins dans l'urne.Sharvamdym a suggéré à la vingtaine d'observateurs étrangers de consigner par écrit leurs remarques et éventuelles réclamations, mais il a affirmé n'avoir reçu aucune plainte à 22h, au moment où les agents électoraux entreprenaient de comptabiliser les votes à la main.La plupart des observateurs interrogés ont déclaré n'avoir perçu aucune volonté de tricher, en dépit d'irrégularités «non-intentionnelles».Us semblent en général satisfaits de la décision du pays, à l'exemple des autres membres du Bloc soviétique, d'expérimenter avec la démocratie après sept décennies de communisme stalinien.?285 7320 I LA PRESSE est eut rr ~^=55E \u201e~EE 7 rue Sa ^:-ja:a^es f.'c^rrea'h2> t Va\u2014i\u2014mué\u2014\u2014«ééi^ém\u2014¦ ¦ ¦ ¦ ¦ ¦ L'industrie du tourisme se porte bien dans la région de La Malbaie, qui éprouve en revanche des difficultés sur le plan manufacturier.Reynolds, qui fabrique des câbles vendus à HydroQuébec, a souffert de la récente grève de la société d'État.Plus de la moitié de ses 120 employés ont été mis à pied.Des mises à pied sont également survenues à la pa-petière Donohue, de Clairmont.Des difficultés qui, selon le premier ministre, ne sauraient être que provisoires.Un peu plus tard, il faisait une série d'annonces destinées à mettre un peu de baume sur ces inquiétudes.C'est ainsi qu'il a donné le feu vert à une étude de faisabilité en vue de la mise sur pied d'un centre international de recherche et de.formation sur l'environnement.Une nouvelle importante dans la région, puisque cet hypothétique centre créerait entre 250 et 300 emplois.Ottawa n'a pas encore débloqué d'argent pour cette étude de faisabilité, dont la Chambre de commerce locale évalue le coût à 100 000$.Un peu plus tard encore, inaugurant le nouveau Musée de Charlevoix, à Pointe-au-Pic, le premier ministre a annoncé le versement de 240 000$, qui serviront à l'équipement du musée, et de 43 000$ pour la tenue de sa première exposition.Le tourisme crée près de 3000 emplois dans Charlevoix et entraîne des retombées économiques annuelles de quelque 60 millions $.M.Mulroney, dont la mini-tournée dans son comté est certainement aussi touristique que politique, y a contribué à sa façon.Au Manoir Richelieu où les journalistes et lui sont hébergés, il a participé au dévoilement d'un buste de Molière installé dans le théâtre du complexe hôtelier, avant de reprendre sa limousine pour aller inaugurer, à une centaine de mètres plus loin, un centre de thalassothérapie \u2014une mé- \u2022 Lotus 1-2-3 2.01 et 2.2 \u2022 dBASE 111+ Frais déductibles d'impôt 878-9188 poste 38 Recyclage gratuit à vie ^= ISI International (Québec) Inc.^= 1055 Côte Beaver Hall, Montréal S Métro Victoria, sortie Belmont Formation professionnelle depuis 1964 i* Conseil de la radiodiffusion et des telecommunications canadiennes Canadian Radio-television and Telecommunications Commission ' DÉCISIONS cm Decision 90-0675.Newsworld, Toronto (Ont.).Canal Famille, Montréal (Que.), YTV, Toronto (Ont.).RENOUVELEES \u2014 Licences des réseaux de services spécialisés du 1er septembre 1991 au 31 août 1992.ummondvtôe St Thomas, D'Aqutn Browrtsburg\t\tShawinigan\tVille LaSalle\tTrois-ltMeres\t (514) 378-2212\t(514)653-6920\t(819)4774694 (514)733-5262 , (514)562-3121\t\t(819)539-6906\t(514)368-6363 F\t(819)375 1101\t LA PRESSE, MONTRÉAL.LUNDI 30 JUILLET 1990 Avant, pour changer de voiture tous les deux ans, il fallait connaître quelqu'un de bien placé.Un génie, une bonne fée.un lutin probablement.Si vous cherchez une façon abordable de conduire une voiture neuve tous les deux ans, le concessionnaire Ford ou Mercury près de chez vous est la personne que vous devez rencontrer.Lui seul peut vous installer au volant d'une nouvelle Ford Tempo ou d'une Mercury Topaz I990.Et deux ans plus tard, abracadabra, vous l'échanger pour une Tempo ou une Topaz I992 flambant neuve.Mercury Topaz Même mise de fonds.Mêmes mensualités.Mêmes conditions de location.'C'est garanti! 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