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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-08-08, Collections de BAnQ.

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[" L'assurance collective |p CROIX BLEUE IV AA i3.7jr L> >-t 1%: C_ CI l ii plus dans votre vie.(514) 286-8400 \u2022 J «7 Of' OfVI\" VUlL t-VtLU L OBERSON Aujourd hui: Une ou deux averses accompagnées de tonnerre I après-midi Minimum 15 Maximum 24 Demain: Melange de nuages et de soleil, details cahier sports \u2022 MONTREAL, MERCREDI 8 AOUT 1990 106« ANNEE N° 28a 100 PAGES, 8 CAHIERS Mon, c!t* Id /ontr métropolitaine: 50 cents *P BJC V.tcJeleine: 1.00 99 Aujourd'hui 2 BOBBY SMITH Le Canadien échange le veteran joueur de centre aux North Stars du Minnesota contre leur quatrième choix au repêchage de 1992.A17 CINEMA Le Festival des films du monde promet 340 films avec pour la premiere fois trois longs métrages canadiens en competition officielle.MANITOBA Les Manitobains iront aux urnes le 11 septembre, cinq jours après leurs voisins ontariens, et pourraient bien réélire Cary Filmon.Sommaire Alimentation.Cahier G Annonces classées immobilier.C1 a C6, D1 marchandises.D1, D2 emplois.D2 a D6 automobiles.D6 a D8 propositions d affaires.B5 Arts et spectacles informations.A17 a A20 horaires.A20 Bandes dessinées.C4 Bridge.D2 Carrières et prof.B11.B12 Deces.D8 Economie.B4 a B10 Etes-vous observateur?.D1 Feuilleton.C3 Horoscope.C2 Le Monde.B3 et B12 Mots croises.D7 «Mot mystère.D1 Radio et Télévision.A18 Sports Buck Rodgers.5 Oxygène.8 ir ! C- ni à.V 7 wmtf&f/w Que TRoJfîe ! Bourassa s'apprête demander l'intervention de l'armée ANDRÉ PÉPIN et MAURICE JANNARD Le gouvernement Bourassa est sur le point de demander l'intervention des Forces canadiennes pour forcer la levée des barricades a Oka et l'ouverture du pont Mercier, a appris Lu Presse de sources sûres, a moins qu'un ultime effort de négocia- lions ne soit couronne de succès avant 11 h ce matin.«Le premier ministre Bourassa veut tout tenter avant de reclamer l'aide de l'armée, mais cette intervention sera bientôt nécessaire.Le gouvernement va le signifier aux intéressés maintenant que le délai de 48 heures imposé par le premier ministre est expire», a indique hier a La Presse une source policière.La decision finale sera prise ce malin au cours de la reunion hebdomadaire du conseil des ministres, qui debute a 11 h a Quebec.Tout au cours de la journée, hier, le premier ministre et les ministres plus directement concernés ont préparé la réunion.Le cabinet federal se reunira au grand complet cet après-midi, peu de temps après que Québec aura fait connaître sa décision.L'armée est présentement en étal d'alerte et se prepare en vue d'une intervention à Oka et Kah-nawakc.Ottawa et Quebec sont en relation étroite et constante, u précisé a Lu Presse un porte-parole du ministère de la Defense nationale, le capitaine Alain Le-f rançon L'armée étudie un plan d'urgence, a-t-il précisé, et elle serai! appelée a appuyer la Suivie du Quebec dans le domaine de la logistique ci.des communications.La Sûreté du Quebec se dît prèle a assurer Li sécurité des lieux une fois l'intervention terminée, mais ne disposerait pas VOIR ARMEE EN A 2 Envoi de troupes US en Arabie Saoudite d'uprvs Rcuter.AFP, A P.UPI a CP_ WASHINGTON LW isolement de l'Irak consécutif a son occupation militaire du Koweït s'est encore accru hier avec le déploiement d'une force multinationale comprenant des troupes américaines et égyptiennes en Arabie Saoudite, a la demande de Ryad Des responsables du Pentagone, qui ont annonce le déploiement, n'ont pas précisé quels pa\\s participeraient à cette force multinationale, mais le reseau NBC a indique que IT.gypte en ferait partie et CNN mentionnait la Turquie.Le déploiement américain devait commencer dans les prochaines heures et serait «très important» \u2014 entre 2000 et 4000 hommes.Il s'agirait de la plus puissante for ce militaire américaine jamais rassemblée depuis la guerre du Vietnam; Le président George Bush doit d'ailleurs s'adresser au\\ Américains ce matin a 9h.La journée avait commence avec la decision de la Turquie de fermer les deux oléoducs irakiens sur son territoire, en application de la résolution Obi de l'ONU interdisant tout commerce avec l'Irak jusqu'à son retrait total du Koweït dans le respect de la souveraineté pleine et entière de l'émirat.Au fil des heures, sur.toile de fond de consultations mondiales et de missions des secretaires américains d'Etat et a la Defense en Arabie Saoudite, en Egypte, au Maroc et en Turquie, la firme pétrolière saoudienne Aramco annonçait la fermeture du troisième et dernier oléoduc irakien, celui qui s'en va vers le sud jusqu'au port saoudien de Yanbu, sur la mer Rouge, en soulignant que les réservoirs du terminal, d'une capacité de trois millions de barils, étaient tous pleins.Parallèlement, la lordanie refusait de reconnaître la «République du Koweït» proclamée par le régime pro-irakien de l'émirat VOIR TROUPES EN A 2 \u2022 B 2: L'éditorial de Claude Masson Oka et Kanesatake se vident SUZANNE COLPRON Sa fille Marie-Kristel dans les bras, Mme Suzanne Lanthier a décidé elle aussi, hier, de s'éloigner d'Oka.Nos informations en page A 3 p*ûtorodert maiiioux u presse OH \\ jp^ lors que la crise d'Oka entre dans sa cinquième semaine, le village indien de Kanesatake et la municipalité se vident de leurs habitants.Environ IbO Mohawks de Kanesatake et le tiers de la population du village et de la paroisse d'Oka, soil plus de I 2CX) personnes, ont demande de partir, hier.Redoutant un bain de sang, c'est par millier^ que les Blancs et les autochtones ont répondu a l'appel lance par leurs dirigeants a la suite de l'ultimatum de 4îS heures lance dimanche soir par le premier ministre Robert Boums sa Au CLSC de Saint-Fustaehe.trois agents, dont une employée du village indien de Kanesatake cl deux fonctionnaires, ont supervisé l'opération d'évacuation (Je la population de Kanesatake.Une cinquantaine de familles de Mohawks comptant plus de60 enfants ont decide de quitter le village pour se réfugier dans la region de Montréal.Les responsables du Service de la Protection civile s'attendent a recevoir un nombre aussi élevé de demandes d'hébergement aujourd'hui.Selon une entente entre le gouvernement fédéral et l'avocat du Conseil de bande.Me lacques La-caille, la population amérindienne de Kanesatake sera indemnisée pour la durée de l'évacuation.Des montants seront accordes pour le gîte et la nourriture.En deux jours, c'est plus de la moitié de la population autochtone de Kanesatake (800 personnes) qui aura déserté les territoires occupés par les Warriors derrière les barricades mohawks.Ailleurs, au village et dans la paroisse d'Oka, les gens ont fait la queue hier devant les portes de la mairie du village pour récla- V0IR0KA EN A 2 s IÈ Wjjl.fi il.}.iff'* - M3\" * P ¦ ¦ Mr.SIM - U Félix coulé dans le bronze photo paul-henri tal0ot.U Presse Cet automne, Félix Leclerc se tiendra debout comme un arbre au parc Lafontaine, dit le sculpteur Roger Langevin.JQCELVNE LEPAGE INVERNESS u haut du ciel ou il s'en est allé il y a deux ans jour pour jour aujourd'hui, Felix Leclerc peut s'enorgueillir d'un nouvel exploit: il est le premier Québécois à être coulé au Québec.Coulé dans le bronze, évidemment.L'exploit se déroule dans une é-glise protestante, à Inverness, petit village à mi-chemin entre Plessisville et Thetford-Mines qui n'a plus d'anglais que le nom et d'église que la forme et les vitraux.L'ancienne maison de Dieu loge en effet, depuis deux ans et demi, la première fonderie d'art au Québec.Fours, cuves, barboti-nes et lingots de bronze y sont les objets d'un nouveau culte du feu et une dizaine de fondeurs y ont remplacé le pasteur.C'est la première fois, par ailleurs, que la jeune fonderie coule dans le bronze un géant de la taille de Leclerc, au sens propre et au figuré.La sculpture \u2014 conçue par Roger Langevin.défendue par Serge Turgeon et le Mouvement national des Québécois, payee par le publie au cours d'une levée de fonds et pour laquelle la Ville de Montréal a fait de la place au Pare Lafontaine \u2014 est haute de douze pieds et occupe un volume huit fois plus grand que celui d'un homme ordinaire.Compte tenu des dimensions du four de la fonderie, il a fallu couper Felix en 22 morceaux.Fi ça fait six mois qu'on le fait cuire, petit à petit.La tête est prèle, de même que les jambes.Lundi, c'est un morceau du torse qui passait au supplice du bronze brûlant.Une operation complexe La realisation d'une sculpture en bronze est une opération longue et complexe.Avant que Gérard Bélanger ne crée la Fonderie d'art d'Inverncss, non seulement nous ne savions même pas qu'lnvernessexistait en dehors de l'Ecosse, mais les artistes devaient qui lier le Québec pour immortaliser leurs sculptures dans le bronze.I usque dans les années 50, c'est par l'Europe qu'il leur fallait passer, ensuite par les États-Unis et.ces vingt dernières années, par l'Ontario, près de Toronto.À PARTIR DE m Commencée en octobre l'an dernier, la réalisation en bronze de la statue de Félix ne sera terminée qu'en octobre prochain.La sculpture aura alors coûte #0000$ en main-d'oeuvre et englouti 7000 livres de bronze fournies gracieusement par Noranda.Mais avant de se retrouver plante comme un arbre dans un parc.Felix Leclerc aura traverse plusieurs épreuves.Chacun dès 22 morceaux du modèle en plâtre doil en effet subir une longue série de traitements.Les artisans prennent d'abord l'empreinte du morceau choisi dans un moule en caoutchouc qu'ils badigeonnent ensuite de cire pour obtenir un moulage en cire d'un quart de pouce d'épaisseur.Ils donnent au moulage en cire une armature de luvaux, chemins de coulée pour le bronze et events qui permettront à l'air de s'échapper.Moulage et armature prennent alors plusieurs bains de céramique dans des barbotines.sorte de grosses cuvettes, jusqu'à l'obtention d'une coquille épaisse d'un quart de pouce.Une fois qu'on a la coquille, il VOIR FELIX ÊI\\TÂ2 PERMIS DU QUtùEC TAXÉ en sus FROfVTIQRES 288-4800 800 EST, DE MAISONNEUVE (MÉTRO BERRI) -4 1 S t f i ; A 2 : P LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 8 AOUT 1990 SUITE DE LA UNE ARMÉE 29 jours de crise Bourassa s'apprête a demander l'intervention de l'armée des équipements nécessaires pour mener seule l'intervention.Le gouvernement du Québec fait paraître une annonce aujourd'hui dans Lu Presse et plusieurs autres quotidiens, reprenant sa proposition du 27 juillet.«Dans les faits, une proposition raisonnable, une attitude responsable», peut-on lire.La loi de la Défense C'est en invoquant la loi de la Défense nationale que Québec pourra demander l'intervention de l'armée, et non la loi sur les mesures d'urgence, dont l'ancienne version, la loi sur les mesures de guerre, avait servi au gouvernement fédéral pendant les événements d'octobre 1970.Le capitaine Lefrançois a expliqué qu'il faut absolument une demande écrite du Procureur général d'une province pour qu'Ottawa envoie des troupes.Au Québec, la requête officielle doit venir du Solliciteur général de la province.M.Sam Elkas.La loi de la Défense nationale, a précisé l'officier, permet au gouvernement fédéral d'envoyer les Forces canadiennes dans une province pour aider les autorités civiles à maintenir Tordre public au pays.Toutefois, selon le principe fondamental de la loi, a-t-il fait remarquer, «les militaires ne peuvent qu'appuyer les autorités civiles, ils ne les remplacent jamais».Les soldats peuvent ainsi être appelés dans le cas d'une émeute ou quand l'ordre public est perturbé et qu'il y a de fortes chances qu'un conflit se produise.La Sûreté du Québec a d'ailleurs participé aux rencontres préparatoires du gouvernement québécois et a formulé des suggestions précises au cours des derniers jours, a-t-on appris hier auprès de différentes sources politiques et policières.Au cours des prochaines heures, les populations autochtones, tels les Mohawks, les conseils de bande et les représentants de l'Assemblée des premières nations seront informés que le gouvernement du Québec n'a plus d'autre choix que de recourir à l'armée, à moins d'une reprise sérieuse des pourparlers.La volonté politique, une fois exprimée, de demander l'aide de l'armée pourrait, espère-t-on à Québec, forcer les autochtones à reprendre les discussions.Aux ministères de la Sécurité publique et des Transports, des responsables ont indiqué à La Soldats rappelés à Valcartier Presse Canadienne VALCARTIER H Plusieurs soldats du 5e Groupe mécanisé du Canada, qui compte de 4000 à 5000 militaires, ont vu leurs vacances et même leurs congés prendre fin soudainement, hier.Un porte-parole de la base de Valcartier, le capitaine Daniel Simon, a confirmé que certains conges avaient été écourtés, mais il n'a pas voulu divulguer le nombre de soldats qui ont ainsi été rappelés.H a également refusé de fournir la ou les raisons de ce rappel.Le capitaine Simon a cependant mentionné que la base de Valcartier, située tout près de Québec, n'était pas en état d'alerte.Presse que l'appel aux Forces canadiennes constituait l'ultime recours et que, par conséquent, le premier ministre Bourassa tient à s'assurer que toutes les avenues de négociation ont été explorées.Un homme a abattre À Winnipeg, le chef autochtone Peguis Louis Stevenson a déclaré que selon ce qu'on lui a «confié», M.Bourassa serait «un homme à abattre» s'il recourait à la force pour démolir les barricades et s'il y avait des pertes de vie chez les Indiens.«Il peut s'attendre à plus d'ennuis qu'il ne le pense, a-t-il déclaré.S'il est prêt à accepter les conséquences de son geste, il aura toute une collection de conséquences à subir».Plusieurs fonctionnaires interrogés hier, au sein des ministères québécois, sont unanimes à affirmer que le gouvernement craint des gestes de représailles à la suite d'une intervention armée et ce.dans l'ensemble du territoire québécois.Par ailleurs, les populations d'Oka et de la Rive-Sud ne tolèrent plus que les routes soient bloquées.Le gouvernement Bourassa se retrouve donc dans une situation fort délicate.?OKA Oka et Kanesatake se vident mer l'aide promise par le gouvernement Bourassa et inscrire leur nom sur la liste des évacuée.L'attente était d'au moins deux heures, hier soir.Hébergement et nourriture sont offerts gratuitement aux citoyens en vertu d'une entente conclue le 2 août entre la municipalité d'Oka et le gouvernement du Québec.Pour la première journée, hier, les victimes de « l'été indien » ont empoché les chèques du gouvernement provincial offerts en guise de dédommagement.On compte actuellement trois fois plus de familles évacuées que la semaine dernière à Oka.Au moins 400 des 3000 habitants du village et de la paroisse d'Oka ont déjà quitté les lieux.Sur la Rive-Sud, par contre, les citoyens sont encore réticents à abandonner leurs foyers.Seulement 17 familles de Sainte-Catherine ont plié bagages au lendemain de l'ultimatum du premier ministre Bourassa.L'entente signée la semaine dernière avec le gouvernement prévoit un montant de 12$ par jour aux citoyens qui habitent temporairement chez des parents ou des amis.Une somme d'environ 180$ comprenant les «frais de subsistance» est également remise aux familles qui ont choisi de louer un logement, tandis que le gouvernement du Québec rembourse les frais d'hébergement des gens relogés dans les environs par les responsables du service d'urgence à Oka.Plan d'évacuation Le plan d'évacuation des habitants de Kanesatake, encore inexistant il y a deux jours, a été mis sur pied en un temps record hier matin.En l'absence du grand chef George Martin, les employés du Conseil de bande du village indien ont pris l'affaire en main.La menace d'une intervention armée fait craindre le pire à Oka.La Presse a appris que quatre autobus avaient été réservés par la municipalité d'Oka pour évacuer les gens en cas d'urgence et les acheminer à l'école secondaire d'Oka.Les résidents pourraient passer la nuit à cet endroit qui peut accueillir 500 personnes.La Ville estime à une centaine le nombre de citoyens d'Oka qui ne disposent pas de voiture.D'autre part, le ministère de la Sécurité publique s'est informé hier auprès de la direction de la STCUM afin de savoir quelle serait la meilleure heure de la journée pour transporter par autobus La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 863 7852 ABONNEMENT 285-6911 Le service des abonnements est ouvert du lundi au vendredi de 7 à I8h.RÉDACTION 285- PROMOTION 285* | COMPTABILITÉ Grandes annonces l l Annonces classées 285 285 7070 7100 6892 6900 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a I7h.285-7111 fi GRANDES ANNONCES j Détaillants 285-7202 .National, Télé-Presse 285-7306 ¦ Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7265 | 285-7320 I la PRESSE est oubliée car la PRESSE, ltee.7.rue Samt-JacQues.Montreal H2Y 1.\".< \u2022 \u2022\u2022.- \u2022 \u2022 Le maire Bellavance voulait mettre plus de pression sur le gouvernement Bourassa PIERRE BEUEMARE SAINTE CATHERINE WW Raymond Bellavance, maire .de Sainte-Catherine, municipalité frontalière de la réserve Kahnawake, ne sait plus sur -quel pied danser.H a fait des pieds et des mains, dans la journée de lundi* pour joindre La Presse et ' lui déclarer que des wagons et réservoirs situés en bordure de ' la rue Garnier, à deux pas des barricades des Warriors, constituaient une véritable poudrière.M «Des matières dangereuses et explosives peuvent nous éclater en pleine figure», déclarait-il en substance, en se disant tout à fait certain des propos qu'il avançait.Mais hier, un porte-parole du Canadien Pacifique, Michel Spénard, démentait cette information qui, en quelques \\ heures, faisait le tour du pays, «l'ai reçu un appel d'un journaliste d'Halifax vers 4 h, la nuit dernière», confiait hier le maire Bellavance.Dans la matinée, il a eu droit à un véritable assaut de la presse nationale, qui voulait .en savoir plus long sur la présence des matières toxiques et \u2022explosives, aux limites de Sain-.té-Catherine et de Kahnawake.Pendant ce temps, le porte-; parole du CP expliquait à la radio qu a la suite d'une entente intervenue avec les Warriors, le 29 juillet, il a été «possible \u2022de déplacer une vingtaine de \u2022 wagons remplis de gaz propane, de deux wagons contenant .du chlore et de dix-huit autres contenant des marchandises diverses».«Le déplacement des wagons, jugés dangereux, a été effectué après avoir réparé la voie ferrée sur le territoire de la réserve.Présentement, il ne reste plus que des wagons inoffensifs sur notre voie à Sainte-'Catherine», soutient M.Spé-\u2022hard.' Évacuation .V Partant de là, le maire Bella-.;,vance ne savait plus à quoi s'en tenir.À certains journalistes /accourus à l'hôtel de ville de Sainte-Catherine, vers midi, le '/maire démentait l'information qu'il avait lui-même refilée à La Presse.Plus tard, il faisait savoir qu'il «voulait mettre plus de pression sur le gouvernement Bourassa, pour qu'il prenne les mesures nécessaires au déblocage du pont Mercier et des routes 132 et 138», paralysés par les Warriors depuis le 11 juillet.À noter aussi qu'hier, des pompiers de Sante-Catherine, sous la direction de Jean-Guy Fyfe, distribuaient des circulaires invitant la trentaine de familles des rues Garnier et des Quais \u2014 en bordure de la réserve\u2014 à évacuer leur maison, en raison du danger potentiel résultant de l'ultimatum de quarante-huit heures du premier ministre Bourassa, prenant fin hier à minuit.À la réception de l'hôtel de ville de Sainte-Catherine, hier matin, un laconique communiqué de presse d'un seul paragraphe indiquait que «les 17 familles évacuées, dans la soirée de lundi, l'ont été sur une base volontaire».Le circulaire des pompiers suggérait cependant que la trentaine de famille «avaient trente minutes pour quitter les lieux, après avoir amassé quelques vêtements et objets personnels, et que ceux qui voulaient rester chez eux le faisaient à leurs risques et périls».Le maire Bellavance laisse entendre que ses «informateurs» l'ont amené (trop tard) à presser le doigt sur le bouton de panique, en disant que les Warriors pourraient provoquer une catastrophe sur la voie ferrée, séparant Sainte-Catherine et Kahnawake.11 faut comprendre qu'un climat frisant l'hystérie, par moments, s'est installé à Château-guay et du côté est de la réserve, notamment à Sainte-Catherine.Les élus ne sont pas à l'abri de cette guerre des nerfs, qui en est aujourd'hui à sa quatrième semaine complète.Toutefois, Jacques Perron, directeur des opérations aux installations d'ICG, à Sainte-Catherine, observe que l'on aura terminé, ce midi, de neutraliser les effets de vapeurs de gaz propane, dans les wagons et les réservoirs bordant la réserve.«C'est sûr que ces wagons et réservoirs représentent un danger potentiel, dit-il.Nous aurons pris 72 heures pour les neutraliser, en brûlant les vapeurs, pour ensuite y ajouter de l'azote».Là-dessus, le maire Bellavance est allé prendre une bonne nuit de repos.À Ottawa, Mulroney attend sans rompre son silence GUV TAILLEFER delà Presse Canadienne OTTAWA \u2022 * ¦ À l'expiration de l'ultimatum fancé par le gouvernement Bou-fàssa, toute l'attention du gouvernement fédéral semblait tournée hier vers Québec, le premier ministre Brian Mulroney et son mi-nfstre des Affaires indiennes Tom Siddon continuant d'observer sur la crise d'Oka le silence qui les caractérise depuis l'éclatement du Conflit.-\\La lettre adressée lundi à M.Mulroney par les Mohawks de Kànesatake \u2014 dans laquelle ils lui demandent d'intervenir immédiatement dans le dossier pour éviter un bain de sang \u2014 n'a eu aucun écho dans la capitale fédérale.v« \u2022 « .; Âii bureau du premier ministre comme à celui de M.Siddon, des porte-parole promettaient néanmoins qu'une réponse serait éventuellement donnée, mais disaient ignorer' sous quelle forme et à quel moment.«Nous sommes dans une situation d'attente», a indiqué une responsable des relations avec les médias aux Affaires indiennes, Helen Fisher.11 faut avant tout garder la tête froide», a-t-elle dit.Une réponse pourrait cependant venir aujourd'hui, alors que Ijérôremiêr ministre quittera momentanément sa résidence d'été-dû Lac Harrington, dans la Gati-nëqu, pour présider en après-midi une réunion de son conseil des ministres, la seconde en moins de deux semaines.La crise d'Oka est à l'ordre du jour.Les Mohawks soupçonnent les deux gouvernements de vouloir déclarer l'état d'urgence à Oka et y dépêcher l'armée.Ils ont écrit lundi matin à M.Mulroney pour lui demander de participer à la recherche d'une solution pacifique sur la base des trois conditions qu'ils ont posées à la reprise des négociations de paix : libre accès des vivres, des médicaments et des vêtements, présence d'observateurs internationaux aux barricades et libre circulation des conseillers juridiques, des mères de clan et des leaders spirituels.Ils disent attendre «impatiemment» sa réponse.Pendant ce temps, le député conservateur de Duvernay Vincent Delia Noce se faisait rabrouer par deux collègues pour avoir affirmé que le gouvernement tenait ses députés québécois dans l'ignorance la plus complète sur la crise d'Oka.M.Delia Noce a réclamé lundi la tenue d'une réunion d'urgence du caucus québécois afin d'examiner le problème autochtone.11 a en outre estimé que le moment était venu pour les autorités politiques d'envisager le recours à l'armée pour dénouer la crise.Le président du caucus québécois, M.André Harvey (Chicouti-mi ), a nié que les députés du Québec aient été mal informés.Il ne voit pas en l'occurrence la nécessité de convoquer une réunion spéciale.Il a déploré que M.Delia Noce ne lui ai pas téléphoné pour lui faire part de sa requête avant de la communiquer aux médias.Le vice-président du caucus Guy St-Julien (Abitibi) a été plus cinglant.Il est «totalement faux» , a-t-il dit, de prétendre que les députés québécois ont été mal informés.Il affirme lui avoir fait parvenir des documents d'informations sur la situation à Oka la semaine dernière.Le recours aux Forces armées ne fait pas, d'après lui, l'unanimité parmi les députés québécois.M.St-Julien s'y dit catégoriquement opposé et conserve espoir qu'un «règlement à l'amiable» puisse être trouvé.Des Châteauguois veulent bloquer la voie réservée sur le pont Champlain » PIERRE SELLEMARE CHATEAUGUAY ¦ Le Groupe Solidarité de Chàtcauguay entend bloquer la voie réservée de la Société de transport de la Rive-Sud sur le pont Champlain, à compter de vendredi, à moins que ne soient levés les blocus des Mohawks sur le pont Mercier, ainsi que sur les routes 132 et 138.Cette proposition d'Yvon Poitras, le leader de ce mouvement de pression, a galvanisé les 3000 citoyens massés, hier soir, à l'église Saint-Ioachim pour assister à la première assemblée du conseil municipal tenue par l'équipe du maire Jean-Bosco Bourcier depuis l'éclatement de la crise amérindienne.La foule débordait d'ailleurs largement sur le parvis de l'église et essaimait sur le stationnement, où un système de sorisation permet-lait aux gens de l'extérieur d'entendre le dialogue, parfois musclé, entre les citoyens et les neuf élus de Chàtcauguay.«Si ça continue, les gens d'ici (de Chàtcauguay) vont se battre entre eux», a lancé Louise Troli, une contribuable qui a réuni plus d'un millier de signatures sur une pétition réclamant une baisse des taxes municipales Et d'ajouter: «Les Indiens ont pose leurs conditions (pour négocier), à nous de poser les nôtres.L'une de ces conditions exige une baisse des taxes».Une autre contribuable a convie les élus municipaux à se joindre au mouvement de protestation qui doit aller manifester ce matin sur la colline parlementaire.Abolir les cigarettes La manifestation aura lieu pendant la reunion hebdomadaire du cabinet Bourassa.a l'issue de laquelle celui-ci fera connaître sa reaction au refus des Warriors de se conformer à l'ultimarun de dimanche.Entre deux vagues de protestation, hier soir, le maire Bourcier a lancé à la foule: «Aidez-nous à obtenir demain ce que vous réclamez aujourd'hui.Robert ( Bourassa».viens nous aider également», en prenant les bonnes decisions aujourd'hui.À plusieurs occasions, le maire Bourcier.entouré de ses huit conseillers municipaux silencieux et seul à faire face à la grogne populaire, a souligné aux citoyens survoltés que son administration, tout comme les gens de la région, «est victime de ce deuxième blocus des Mohawks en deux ans».L'un des citoyens a d'ailleurs émis l'idée d'interdire la vente des cigarettes \u2014 hot taxes \u2014 par les autochtones, une pom nu de discorde qui a suscite un raid de la Gendarmerie royale du Canada, en 1988, ci entraîne le premier blocus du pont Mercier.Un blocus de quelques heures, celui-là.Le maire Bourcier a admis son impuissance devant un tel souhait et a egratigne.au passage, les élus de l'île de Montreal qui.dit-il.«se foutent eperdument de ce qui ce passe pliez nous depuis le 11 juillet ».Il s'en est également pris a l'egoismc de la STRSM, qui ferme la porte aux autobus de la compagnie Auger, charges de la navette entre le sud-ouest du Quebec et le centre-ville montréalais.«M.Lucien Bolduc (directeur general de la STRSM) m'a dit que cela pourrait poser des problèmes d'ordre syndical ei d'ordre de sécurité publique», a affirme le maire, en soulevant un tonnerre de protesta* lions dans la foule.En fin de soiree, exception faite de quelques citoyens au verbe plus facile que les autres, l'assemblée et le maire Bourcier ont convenu de collaborer, en autant que possible, a un denouement pacifique de cette crise.«L'important, soutient le maire, c'est d'éviter le bain de sang.Après la crise, la vie continuera et les Mohawks seront encore nos voisin^ À Sainte-Catherine, l'émotion grandit GEORGES LA MON ¦ Déjà sur les dents depuis le début des événements, la population de Sainte-Catherine, localité en bordure de la reserve de Kahnawake, a vu s'amplifier ses inquiétudes avec l'ultimatum lancé aux Mohawks par le premier ministre Robert Bourassa.Une quarantaine de personnes des rues Garnier et Des Quais ont jusqu'ici été évacuées volontairement, certaines s'installant aux frais de l'État dans les motels locaux.Dans le secteur, les rues presque désertes sont sillonnées à intervalles irréguliers par les voitures de patrouille de police.Une usine du secteur a été fermée et les employes renvoyés chez eux.Gordon et Edna Le Gros, du 1400 de la rue Garnier, qui occupent leur petite demeure depuis 34 ans, font contre mauvaise fortune bon coeur.Hier, ils ont couché au motel Sainte-Catherine à l'invitation de la municipalité.«On n'avait pas le choix, explique Mme Le Gros, mais je n'ai pas pu dormir dans un lit étranger.Ce soir, je dormirai dans notre camper garé devant le motel».Son grand gaillard de mari reproche au gouvernement Mulroney «son inaction» dans l'affaire et dit n'avoir aucun grief contre les Mohawks.«Mais ce n'est pas drôle: on nous a dit de prendre nos choses importantes et de laisser les lumières allumées en quittant notre maison».Hier midi, les Le Gros avaient décidé de passer une partie de la journée chez eux.Sous une pluie fine, notre homme assis sur son balcon méditait sur ces événements pendant que sa femme mitonnait un rôti de porc qu'elle ne voulait pas gaspiller.Denise et Lucien Primeau, leurs voisins, étaient revenus chercher leurs biens les plus précieux, des souvenirs: photos, cassettes des enfants, documents irremplaçables.Sans oublier le vidéo-cassette, quelques vêtements et surtout le chat resté seul au foyer.Peur du pillage «l'ai surtout peur du pillage, expliquait Mme Primeau, qui s'était absentée de son travail en raison de sa tension nerveuse, le ne reviendrai pas ici tant que je ne serai pas en sécurité».Son mari, un routier aux tatouages nombreux, n'avait aucune crainte: il en a vu d'autres.«l'ai beaucoup d'amis chez les Mohawks, proclamait-il en anglais.|'ai presque grandi avec eux.Le problème vient des Guerriers, de la pègre indienne et de la drogue.Il y là des types dangereux qui tiennent les autres en otages.Ma femme a peur.Je reviendrai le jour pour voir ce qui se passe.Pour les dégâts à la maison, l'aspect matériel est très secondaire à mes yeux.|e ne pense pas que la crise se termine de sitôt».Ils passeront la nuit au motel.De son côté, la famille Dicerni, dont la maison au bord de la réserve avait été mise en vente deux jours avant l'éclatement de la crise, entendait rester quoi qu'il arrive.Mais la présence continuelle de Guerriers armés et masqués qui les épiaient a eu raison de leur patience.«Nous n'avions plus le choix», commente M.Dicerni, qui côtoyé les Mohawks dans son métier de représentant.La famille Laurent Audet et ses trois enfants âgés de 14, 11 et 4 ans est également à bout de nerfs, ayant quitté une maison de dix pièces pour deux pièces et demie du motel Sainte-Catherine.5C-, 'M Dans leur chambre du motel Sainte-Catherine, rue Marie-Victorin, Claudette Raymond, sa fille Sylvie en compagnie de Thérèse Dicerni et de son fils Ludger, tentent de tuer le temps du mieux qu'ils peuvent PH0T0 REMy LCMAV Lê Prrssr Les Trottier ont peur : « Même des chevaux et des vaches ont été évacués » JEAN-PAUL CHARBONNEAU OKA ¦ «Ça ne sent pas bon! l'ai vu quitter tous les gens dans mon rang.Même des chevaux et des vaches ont été évacués! Et un policier m'a dit que si je partais, je ne pourrais plus revenir demain.» Très nerveuse, Mme Muriel Trottier ajoute que ses quatre enfants ont quitté la maison jeudi passé et qu'elle a hâte de les retrouver pour reprendre la vie de famille.Comme des centaines d'autres personnes de la région, M.et Mme Gaétan Trottier, agriculteurs du rang Saint-Hippolyte, ont peur.Le couple laisse sur place machinerie et récolte.Jusqu'à présent, ils ont investi 12 000 S dans la protection des produits de ferme dont ils n'ont pas encore retiré un sou.Hier, comme des dizaines d'autres résidants de la paroisse et du village.les Trottier ont fait la queue au centre d'accueil amé- nagé au sous-sol de la mairie du village d'Oka.Mme Trottier précise que huit des onze familles du rang Saint-Hippolyte s'étaient résignées à évacuer avant elle et son mari.Elle dit aussi avoir vu partir des vaches et des chevaux d'un rang voisin dans des camions.Pénurie d'employés «Nos employés ne viennent plus et nous ne pouvons continuer tout seuls avec nos tomates, pommes de salades et le reste dans les champs.Notre récolte de framboises est déjà perdue et nous espérons que tout sera redevenu normal au temps des pommes», a ajouté M.Trottier, dont les enfants ont de 8 à 15 ans.Avec Taffluencc des aspirants à l'évacuation, les appartements disponibles commencent à manquer, a déclaré un fonctionnaire.«Nous sommes rendus à Saint-Sauveur et il n'en reste presque plus», précise-t-il.Soixante familles sont parties dimanche.Depuis l'émission de l'ultimatum de 48 heures du premier ministre Robert Bourassa, le mouvement prend des aspects > d'exode et des observateurs avancent que le tiers de la population a fui ses foyers.Des larmes Une jeune mère est arrivée vers -I5h30 avec sa fillette de quatre \u2022 ans, Marie-Kristel, dans les bras.'.«|e reviens de vacances et j'ai trouvé sur la table de cuisine une note de ma mère m'invitant à la .rejoindre ailleurs.l'attends d'aviser les responsables que j'évacue», a relaté Suzanne Lanthicr.L'épouse du chef de la brigade.des pompiers volontaires a atïssl* décidé de s'éloigner d'Oka aVeÇ* sa fillette de 15 mois.* * Assis en attendant l'appel de ; leur nom, hommes et femmes qui ; ont décidé de partir pour protéger leur vie et celle de leurs en- \u2022 fants discutaient de leurs crain- \u2022 tes, certains avec des larmes dans ! les yeux.Les préposés au service d'ac- \u2022 cueil à la population terminent .normalement leurs journées vers ; I8h, mais ils ne savaient hier soir \u2022 à quelle heure tardive ils seraient , libérés.RENTREE 2 cahiers spéciaux à ne pas manquer aujourd'hui dans p _ ¦m i i 7 r ri* i.ri A4 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 8 AOÛT 1990 Two Rivers : « Que Québec reconnaisse nos trois preconditions et nous reprendrons les négociations» PHOTO PIERRE McCANN, U Pmse Billv Two Rivers, Mavis Etienne et l'avocat ontarien Uwen Young.FRANÇOIS FOREST ¦ À quelques heures d'une déci-sion que s'apprête à prendre le cabinet Bourassa sur la situation à Kanesatake et Kahnawake, les Mohawks ont rappelé que le gouvernement québécois n'a qu'à reconnaître les trois «pré-conditions» qu'ils ont soumises lundi pour que les négociations sur un règlement à Oka reprennent.Ces pré-conditions sont: \u2014 la libre circulation des vivres, médicaments et autres choses utiles à la vie quotidienne dans et hors les deux réserves.\u2014 l'accès garanti sur les deux réserves aux leaders spirituels.aux mères de clans et à tous les conseillers que la nation mohawk jugera bon d'inviter \u2014¦ la reconnaissance d'une équipe d'observateurs de la Fédération internationale des Droits de l'Homme qui veilleront au respect des deux premières demandes et qui superviseront les étapes de la négociation.«Le gouvernement Bourassa n'accepte pas ces conditions, a indiqué, hier, le porte-parole Mohawk, Billy Two Rivers, parce qu'il craint que nous armions le territoire et recueillons des conseillers militaires.D'autre part, Québec et Ottawa veulent des représentants des fédérations canadienne et québécoise des Droits de la personne comme observa- m, GRATUIT! .1 film développement compris PLUS K, 4 films Kodak i à rachat d'un appareil-photo4* pou* ïîm MH \"\" 0e«-us- 1Ï Kodak 235 35 mm III Vhrïtar PS 120 freedom 50 can©11 EZ 35 nun \u2022Cette ottre s'applique a tous les films développement non-compris procédé C-41.L'offre se termine le 18 août 1990.\"Lorsque vous achetez un appareil-photo 35 mm ou 110 chez Fotoclik.vous recevez un livret de 4 bons.Chaque fois que vous rapportez un film avec t:n bon pour le faire développer, vous recevez gratuitement un film Kodak MONTRÉAL Carrefour Angrignon Centre commercial Beaconsfield Centre commercial ile Perrot Centre Rockland 5168.Côte-des-Neiges Galeries Rive-Nord Place Bourassa Place Vertu RIVE-NORD Carrefour du Nord Centre Duvernay Galeries des Laurentides Galeries Mille-Iles Galeries Terrebonne Place St-Eustache Promenades Deux-Montagnes RIVE-SUD Carrefour Richelieu Mail Champlain Place Jacques-Cartier Place Longueuil Promenades de Sorel tours.Ces gens qui ont par ailleurs tout notre respect n'en sont pas moins citoyens d'un pays qui nous opprime.» Les Mohawks qui invitent depuis hier les journalistes à des conférences de presse quotidiennes sur la réserve de Kahnawake.étaient flanqués hier d'un nouveau conseiller, l'avocat ontarien Uwen Young, qui a identifié le manque de communications comme problème majeur dans cette dispute.Le refus des pré-conditions par le ministre |ohn Ciaccia ne s'explique pas autrement: «Si le ministre avait des explications supplémentaires à recevoir, il n'avait qu a les demander.» À quoi s'attendent donc les Mohawks dont les embarcations hier, continuaient de faire la navette entre les quais improvisés de Dorval et ceux de la baie de Kahnawake, transbordant des provisions, de l'essence, des enfants aussi, des femmes, des malades ?«le m'attends à ce qu'ils (les ministres du cabinet) discutent de la crise d'Oka demain (aujourd'hui), répond suavement Billy Two Rivers.Nous nous prononcerons après leur réunion sur les moyens à prendre pour protéger notre territoire», a-t-il dit.Au lieu de faire des menaces, de laisser croire que la violence est nécessaire et de préparer l'opinion publique à un coup de force, ajoute Mavis Etienne, le gouvernement devrait reconnaître les trois conditions et ainsi amorcer la négociation.» Les Mohawks ne veulent plus entendre parler de John Ciaccia à qui ils ne reconnaissent aucun pouvoir.On réclame le ministre des Affaire extérieures |oe Clark.On interpelle le premier ministre « Mulroney.Peter Diomme, ancien journaliste dans les quotidiens anglophones de Montréal et depuis .quelques années uniquement dédie aux doléances mohawk».ne croit pas que les gouvernements utiliseront la force dans ce con* flit: «Non seulement le gouvernement canadien perderait la face devant la communauté internationale parce qu'il sait que nous lutterons, mais ce faisant il provoquerait d'autres conflits avec d'autres nations indiennes.Nous avons l'assurance des autres nations qu'un coup de force ne restera pas impuni.» Un ex-fonctionnaire tient Ciaccia responsable NORMAN HE LIS LE de la Presse Canadienne QUEBEC ¦ Le ministre John Ciaccia est largement responsable de la détérioration des relations entre les Mohawks et le gouvernement du Québec, accuse l'ancien haut-fonctionnaire responsable du dossier des autochtones, M.Eric Gourdeau.«Le gouvernement du Québec s'était doté d'une politique pour ses relations avec les autochtones mais on ne l'a pas suivi parce qu'un ministre voulait avoir un ego-trip », a déclaré M.Gourdeau hier dans une entrevue à la Presse Canadienne.M.Gourdeau a été secrétaire associé du conseil exécutif et responsable du dossier autochtone de 1978 à 1985.Il s'occupait alors du SAGMAI, le Secrétariat des activités gouvernementales en milieu amérindien et inuk.M.Gourdeau exhibe un document de 65 pages adopté par le gouvernement du Québec en septembre 1985, intitulé «Harmonisation des relations entre le gouvernement et les nations autochtones du Québec».Cette politique permettait notamment de conclure avec une nation autochtone une entente «de gouvernement à gouvernement», explique-t-il.Au lieu de maintenir en vigueur cette politique, M.Ciaccia a préféré négocier en «s'appuyant sur sa personnalité» et sur ses succès des années 70 dans ses pourparlers avec les Cris, estime M.Gourdeau.M.Gourdeau, qui était un ami personnel du défunt premier ministre René Lévesque, blâme le gouvernement Bourassa pour n'avoir pas convoqué une commission parlementaire annuelle afin de débattre des problèmes des autochtones, comme le gouvernement s'y était engagé en 1985.Dans la situation actuelle, le gouvernement du Québec n'aura pas d'autre solution que de laisser pourrir la situation pour éviter^ un bain de sang, croit M.Gour-* deau.Demander une intervention armée serait un désastre, à moins qu'on soit assuré d'un succès rapide sans effusion de sang, ce qui ne semble pas le cas, croit l'ancien haut fonctionnaire.En laissant le temps agir, M.Gourdeau croit que les Warriors, qui représentent l'aile militaire des Mohawks, finiront par céder: Le gouvernement a commis une erreur en négociant surtout avec les Warriors, ce qui a donné une crédibilité accrue à cette aile armée face aux conseils de bande, a signalé M.Gourdeau.Bien qu'il se dise cattristé» par le déroulement de la situation, M.Gourdeau espère que les relations entre le gouvernement du Que*, bec et les nations autochtones ne seront pas compromises par l'explosive situation.Massand poursuit sa grève de la faim ¦ Malgré ses problèmes de santé; Deepak Massand, qui jeûne depuis 19 jours pour en appeler à une résolution pacifique au conflit d'Oka, a choisi de poursuivre sa grève de la faim.M.Massand a décidé de quitter l'Hôpital général de Montréal ou il était allé lundi en début d'après-midi.Le Montréalais de 48 ans, originaire de l'Inde, y a subi des tests d'urine et de sang et est parti en fin de soirée, en dépit des conseils des médecins.«le me sens très faible.Mes jambes tremblent sans cesse et je vois toujours aussi mal.Mais je vais continuer de prendre des jus de fruits avec de l'eau et quand j'aurai recouvré mes forces.Tirai à Châteauguay», a-t-il dit, hier; lorsqu'il a été appelé à son domicile.\\ Q LE SUPER i SOLDE SKI D'ANDRÉ LAL0NDE SPORTS NOUS DEFIONS LA CONCURRENCE! 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¦ | LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 3 AOÛT 1990 Paul Piché prend position pour les Mohawks « Tout ça aurait été évitable si on avait négocié comme du monde », selon le chanteur Presse Canadienne troisRIVWRrS ¦ Le chanteur engage Paul Fiche prend position pour les Mohawks et s'oppose à toute intervention des Forces armées pour dénouer la crise amérindienne à Oka et Kahnawake.«le suis définitivement plus du côté des Mohawks que du côté du gouvernement actuellement, a déclaré Piché.le sais que ça peut m occasionner beaucoup de problèmes parce que la hargne monte chez les Québécois, mais je ne peu* pas changer d'opinion là-dessus» .Fermement engagé pour la cause du Québec.Paul Piché n'apprécie guère que certains prennent le drapeau du Québec pour réclamer l'intervention de l'armée.«Il y a déjà là une grosse contradiction », dit-il.T.* «On parle de Beyrouth et des Palestiniens, mais c'est ce qui va nous arriver ici.Les gens ne s'en rendent pas compte quand ils réclament la presence des Forces armée» .« La guerre, ça se retrouve chez vous du jour au lendemain.Quand on voit les conflits ici et là aux nouvelles, la veille ces gens-là étaient heureux et tout le monde était content.Lt là, d'un seul coup, pour un terrain de golf ou une clôture mal posée, tout le monde veut se tuer» .Paul Piché désapprouve aussi l'intervention effectuée par la Sûreté du Québec à Oka parce que, selon lui, les territoires occupes appartiennent de toute évidence aux Amérindiens.«Tout ça aurait été évitable si on avait négocié comme du monde avant que la SQ entre dans le tas», precise-t-il.Selon lui, c'est le gouvernement provincial qui a provoqué la crise par le biais de la SQ mais le gouvernement fédéral doit aussi être blâmé pour avoir refusé de prendre ses responsabilités.De l'avis du chanteur, il n'est pas nécessaire de remonter bien loin dans l'Histoire pour comprendre l'amertume des Amérindiens.«Tout cela a amené une situation qui a fait naitre effectivement une sorte de pègre, de terro-, risme chez les Mohwaks.Mais vers quoi voulez-vous qu'ils se tournent ?» Piché estime par ailleurs que l'issue de la présente crise ne pourra qu'être tragique.«Ces gars-là sont pris, ils se font courir Paul Piché: «Il n'est pas nécessaire de remonter loin dans l'Histoi re pour comprendre l'amertume des Amérindiens».par la police.Ils ne sortiront jamais de là» , explique-t-il en excluant toute possibilité d'amnistie.«Si on leur donne raison.c'est une tragédie parce qu'on donne raison aux terroristes et si on leur rentre dedans, c'est une tragédie aussi ».conclut-il.L'ONU se dit préoccupé par la situation à Oka L'organisme obtient d'Ottawa l'assurance qu'on l'informera du processus de négociation Presse Cumidienne glnlvl ¦ La crise d'Oka a été évoquée hier à la sous-commission des Droits de la personne des Nations-Unies, à Genève, tandis que des militants pour les droits de la personne qui disent craindre une éruption de violence ont adressé un plaidoyer pressant au gouvernement du Québec pour qu'il re- Les Églises prient Mulroney d'intervenir ¦ Les principaux chefs religieux du Canada ont prie hier lë premier ministre Mulroney d'intervenir pour résoudre la crise amérindienne à Oka et Kahnawake et lancer un «processus sérieux pour résoudre les revendications territoriales des peuples autochtones sans recours à la violence.» Réunis par le Conseil canadien des É-gljses, les représentants de l'Église catholique, de l'Église unie et de l'Église anglicane ont signifié dans une lettre envoyée par télécopieur leurs «graves soucis» au premier ministre québécois Robert Bdurassa, déplorant la «mena-ccrimplicite d'un recours à la force» s'il n'obtient pas réponses son ultimatum.«Plusieurs siècles d'injustices ne pourront se résoudre par des ultimatums de 48 heures», écrit le Conseil.vienne sur l'ultimatum lance aux Mohawks concernant la reprise des négociations.Dans une declaration de son president.M.Danilo Turk, la 42e sous-commission a exprimé sa préoccupation concernant la situation à Oka et l'a transmise au gouvernement canadien.La sous-commission a obtenu d'Ottawa l'assurance qu'on tiendrait les Nations-Unies informées du processus de négociation.Par ailleurs, une pétition signée par plusieurs dizaines de délégués à la sous-commission des droits de la personne des Nations-Unies a.Genève et chefs de missions étrangères reclame du gouvernement québécois l'assurance qu'il «poursuivra des négociations non-violentes» .ARGENT DISPONIBLE Problèmes de liquidités, d'expansion?Compagnies établies seulement Ràpid Finance Co.Ltd.342-4488 Nous recherchons Maisons de ville neuves Condominiums neufs (fin de projet ou projet global) Projet de maisons unifamiliales Ces habitations peuvent être louées ou non.NOUS SOMMES TRÈS EFFICACES ET RAPIDES.INFORMATION: (514) 270-4521 \u2022f; 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de la délégation, M.Kenneth Deer, s'est dit vivement préoccupé par ce qu'il considère comme une menace directe de la part du gouvernement, et s'est montré relativement satisfait que la question ait été évoquée par la sous-commission.Le gouvernement canadien, a-t-il déclaré, a toujours tenté de présenter la question comme un problème intérieur.Nous disons que les violations des droits de l'homme concernent le monde entier.Akwesasne: les policiers semblent désormais faire partie du décor ANDRÉ CEDILOT ¦ Depuis que la reserve grouille de policiers et que les armes se sont tues le 1er mai, tout est calme à Akwesasne.Les autochones vaquent à leurs occupations habituelles et semblent s'être habitues aux barrages érigés par la police en des points stratégiques du vaste territoire mohawk qui louche le Quebec, l'Ontario et l'Étal de New York.Toutefois, les Mohawks se disent inquiets de l'ultimatum servi par le premier ministre Robert Bourassa à ceux de la reserve d'Oka.les enjoignant de déposer les armes et de lever les barricades.Le grand chef Mike Mitchell souhaite que les deux parties déposent les armes afin d'éviter que le conflit fasse des victimes innocentes.A l'entrée de Cornwall, on aperçoit d'ailleurs de nombreux policiers ontariens dont plusieurs font notamment le guet aux abords du pont international de la Voie maritime.De l'autre côte, en bordure de la route 37, ou sont situes toutes les maisons de jeux, le spectacle est plus bizarre encore avec des policiers américains en uniformes bruns et chapeaux ronds autour de tentes de modèle militaire.Les policiers de la GRC et du la Sûreté du Quebec, quant à eux, assurent la surveillance de la partie québécoise de la reserve.Debout en bordure du chemin, ils se contentent généralement, comme leurs collègues ontariens et américains, de jeter un coup d'oeil â l'intérieur des voitures.D'autres sillonnent les rues dans leurs véhicules de patrouille.Il leur arrive d'interroger les occupants de voitures et même de procéder à des fouilles.«Nous connaissons notre monde et savons ce que nous cherchons», explique laconiquement un officier de la SQ.Des membres de l'escouade tactique de la GRC (SWAT) sont en alerte permanente.En général, les policiers de la SQ sont en service 12 heures pat jours, sept jours par semaine.«Nous passons une semaine ici et, pour nous divertir, une semaine a Oka.», ont déchu des policiers venus de Sherbrooke.De toute evidence, et même s'ils triplent presque leur salaire a la faveur îles circonstances, ils ont haie de rentrer chez eux.Les ordres étant ce qu'ils sont, les policiers sont extrêmement réticents a parler aux journalistes.Surtout en ce qui concerne le déroulement des operations.On nous réfère au service de communications, lequel répond sareastiquemeni «pas de commentaires» depuis le debut.Selon un journaliste de 17/)-dian Time.Darren Bonaparte, les Guerriers n'en continuent pas moins d'intimider ceux qui s'opposent a l'établissement île casinos.A sa connaissance, les maisons de deux de ceux-ci ont subi des actes de vandalisme.Un homme a ete arrête et condamne a une amende de 60$.A quatre reprises au moins, des detonations uni ete entendues, mais sans conséquences notables.Les policiers ont eu chaud dans la soiree du I 5 juillet lors-qu'environ 200 autochtones ont répondu a l'appel de la Société des Guerriers et se sont pointes aux barricades de la SO pour protester contre l'arrestation presumement brutale d'un des leurs.La manifestation s'est pourtant déroulée sans heurt.Une soixantaine de policiers précipitamment de-places de Kahnawake étaient venus en renfort.L'Indian Finie, tire a quelque 1500 exemplaires par se-; maine.ne rend jamais compte des nombreux communiques; que les Warriors; émettent.«Ils mènent des campagnes de vio-i lence et déforment les réalités^ a leur avantage.Ce sont des* menteurs!», a explique le jeu-* ne Bonaparte.Le journal fait' régulièrement état de ce qui se' passe a Kanahwake et a Kane-satake a l'aide de collaborateurs qui vivent dans ces réser-.ves.: - « m » f ; I ; \\ ; i \\ 3 î i - n 4 * î î c «: M>- SUM) rclex \u2022 \u2022 pk-ur (MO .VtfMMW Aucun dépôt Financement bancaire Programme DT Hydro-Québec Aussi: systèmes maisons constructions Estimation gratuite Installation faite par membres du CMMTQ Appelez maintenant 595-4844 L'EVENEMENT SONATA 1990 À ce prix-là, on sait que vous nous volez votre Sonata.Mais nous sommes complices de votre bonheur d'acquérir la meilleure voiture de sa catégorie au meilleur prix.SONATA GL 1990 Programme d'entretien normal GRATUIT 3 ans / 60 000 km.GARANTIE 5 ans /100 000 km Renseignez-vous chez les partenaires Hyundai * Prix de détail suggéré pour une Sonaga GL: (13 995 $, transport, préparation et taxes en sus), moins 2000 $ de rabais accordé par Hyundai aux partenaires Hyundai.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre promotion portant sur un prix ou un taux d'intérêt.fi HYunom ADRESSES DES CONCESSIONNAIRES HYUNDAI OUEST Saint-Laurent Hyundai 2955, Côte de Liesse 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rue Sherbrooke Ouest Montréal 328-3817 Marie-Victorin Le collecté Sauver les forêts européennes coûterait 50 milliards $ MARYSE BÉRUBE ¦ Les 2500 scientifiques présents au 19e congrès de l'Union internationale des instituts de recherches forestières qui se tient à Montréal semblent d'accord sur toute la ligne.Oui, la pollution atmosphérique est une cause du déclin des forêts.Oui, le réchauffement de la planète, la destruction de la couche d'ozone et les pluies acides sont des facteurs inhérents à l'affaissement des écosystèmes.Mais ces facteurs ne sont pas seuls en cause.Ces analystes constatent qu'il faut retourner aux sources du problème pour comprendre la façon de le régler: la génétique, le mécanisme de tolérance des plantes et les producteurs de pollution ont chacun leur rôle à jouer.Selon certains scientifiques, la relation entre les plantes (elles-mêmes) et avec les polluants atmosphériques reste encore à découvrir.«Nous connaissons l'effet de la pollution sur une espèce mais nous devons comprendre ce qui se passe à l'échelle de la foret entière», explique D.S.Shriner, un spécialiste américain de l'effet des polluants sur les arbres.«En 1985, plus de 70 p.cent des conifères d'Europe présentaient des dépôts de soufre dépassant la normale.En l'an 2000, nous savons que ce sera plus élevé encore», estime Stcn Nilsson, un chercheur suédois.Pour lui, la quantification des dommages causés par les polluants permettrait d'envisager des solutions à longue échéance.Les pertes annuelles causées par la pollution atmosphérique varient entre six et 30 milliards S US en Europe.La seule stratégie raisonnable et possible pour sauver les forêts européennes serait de diminuer les émissions d'azote et de soufre sur la plus grande surface possible.Toutefois, le coût des réductions de soufre serait de 50 milliardsS US et celles d'azote de 40 milliardsS.Si les scientifiques espèrent, avec beaucoup d'optimisme, des améliorations pour bientôt, Sten Nilsson demeure sceptique: i«Les gouvernements ont de la difficulté à accepter que les changements de politique énergétique pourraient améliorer les normes sociales.Dans plusieurs pays, les'con-séquences économiques passent bien avant les conséquences écologiques.» Dépotoir de Sainte-Geneviève: le conseil réclame une enquête de l'Environnement i ANDRÉ NOËL ¦ Le conseil municipal de Sainte-Geneviève-de-Berthierville, à 50 km au nord-ouest de Montréal, a réclamé lundi soir une enquête du ministère de l'Environnement sur un des plus gros dépotoirs de la province.La résolution soutient que le dépotoir, exploité par la société V «I 1 VU 4 1 V - s * * à t l> > l:00-i:10 J:00.9:10 St«ncte 2:4S-7:1& , anglais aux LOEWS et DORVAL A R R I S O N FORD version o.anglalse PRESUMED INNOCENT Toui le* KHJii I:15.3:14-S:10 Tcu» Iri tour* I2:40-2:JO 12:20-2:00 3:40-S-20 1:00-7;M Toui Ufl :ojr* l:ia-}:10-&.IO 6.;rwaAa ® lnnTTi7nii;.i;i-t ;.lo-9:2S Tfus l^a lotTil t 10-10.00 en onqlals aux PALACE.OORVALolFAIMVIEW vorsono -Fin OOiBV sTinïo è^;7MUCE ^ -K k>l t \u2022 -» * \"PI ji 2 M)-4 js - t\"J 7:Oi-*¦*\u2022 on»»»»'»! OnènuREX/ [as: \u2022.¦II .I .-> \u2022I'll.4:sttlPtaAL=-,i 12:45 3 00-5:10 7:20-9:30 2:00-4:40 7:WJ-9:20 2:00-4:40 7:00-9:20 2:00-4:40 7:00-9:30 I 00-3:30 7:00-9:30 1:10-3:20 7.10-9:20 2:00-4:40 7:00-9:20 en anglais au» PALACE, FAIRVIEW, DORVAL et JEAH-IALON en anglais à l'IMPERIAL DORVAL et FAIRVIEV/ enanzUrsa-jiPUACE.FAlîîVIFW.OU PARC.GRUNIIUD et PlKE iSte-Adtle) \u2022m ru.- .>^;:La Société du Palais de la Civilisation.Bell et w ^.M ^^P^ffM^^H MLf^la Banque Nationale, en collaboration avec l'Office ^ .IIHUm^K V-^>V national du film du Canada et Téléfilm Canada, « .
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