La presse, 15 août 1990, B. Informations nationales - Le monde
[" FESTIMTDE DU HAUT RICHELIEU du 11 au 19 août 1990 LA PRESSE, MONTRÉAL.MERCRED115 AOÛT 1990 HHBflBUDI :\u2014 Les Indiens ne s'entendent pas sur la façon de négocier avec les premiers ministres Pns f t* di nu à ienn e WIS SIVEG Les chefs indiens ont continué hier à se plaindre du peu d attention que leur portent les chefs politiques du Canada.Mais ils ne s'entendaient pas sur la façon de négocier avec les premiers ministres, qui tenaient leur réunion annuelle clans un autre endroit de la ville.Le premier ministre du Manitoba Gary Filmon, qui avait rejeté lundi la présence de représentants des chefs à la conférence des premiers ministres, a offert hier de rencontrer six d'entre eux.Les chefs ont semblé divisés sur la question même si, finalement, le président de l'assemblée a annoncé qu'il n'y avait pas un appui suffisant à l'offre.Ainsi, John Letandre, de la bande Fairford du Manitoba, et Albert Levi, chef de la nation Micmac du Nouveau- Brunswick, ont indiqué qu'ils étaient prêts à rencontrer M.Filmon.«Nous voulons briser la glace.À mon avis, voilà que la glace est maintenant brisée», a dit M.Levi au cours du débat.\u2022 Mais un chef albertain très influent, Bernard Ominayak de la bande Lubicon, s'est opposé.«le ne crois pas qu'en tant que chefs, ce soit notre responsabilité de supplier les premiers ministres de nous rencontrer.Depuis les 50 dernières années, nous supplions ces types de négocier mais nous n'avons jamais pu nous présenter à la table de négociation en tant qu'interlocuteurs égaux».Si les chefs n'ont pas réussi à parler aux premiers ministres, ils ont cependant accepté de rencontrer le ministre fédéral des Affaires indiennes, Tom Siddon, qui a rapidement modifié son horaire pour pouvoir s'adresser à l'assemblée des chefs, hier soir.4 Cilles Duceppe: un député souverainiste qui a annulé son vote au référendum LOUIS F A LARDE AU dantdeu uand René Lévesque est mort, j'ai braillé pendant deux jours.Le premier soir, j'étais seul chez moi, les enfants étaient couchés.Je regardais l'émission spéciale à la télé où on voyait notamment des scènes de la soirée du référendum.Je braillais comme un bebé.» Si Gilles Duceppe, le nouveau député de Laurier-Sainte-Marie, était si triste ce soir-là, c'est qu'il s'en, voulait plus que jamais d'avoir annulé son vote au référendum, suivant en cela la consigne du Parti communiste ouvrier (PCO) marxiste-léniniste dont il était alors un membre actif.«Ça faisait quelques années que je l'avais de travers dans le corps ce vote-là.Je le portais comme une blessure.Mais c'est ce soir-là que ca a éclaté.J'avais toujours considéré Lévesque comme un grand homme.En 66, j'avais même voté libéral (plutôt que pour le RIN, le parti indépendantiste d'alors) parce que Lévesque était libéral.Et au référendum, je l'avais trahi.» Gilles Duceppe parle difficilement de son dérapage maoïste, qu'il traine comme un échec et qu'il arrive mal à expliquer.Ceux qui l'ont bien connu y voient l'aboutissement quasi naturel d'un engagement constant en faveur des plus démunis.«Ça partait de nos rêves d'adolescents, raconte une amie qui le connait depuis 25 ans.On voulait la justice pour tous.On se disait que pour être heureux, il fallait que les autres soient heureux.» Cela l'amène à s'engager très tôt dans l'action politique.En 1968 \u2014 il a 21 ans \u2014 alors qu'il étudie en sciences politiques, il est élu vice-président de l'Union générale des étudiants du Québec, dans une équipe qui compte aussi Louise Harcl et Claude Charron.En 70, il participe à la première campagne électorale du PQ dans Maisonneuve, comme secrétaire du syndicaliste Robert Burns qui sera élu député.Ensuite, il milite et travaille dans des groupes de gauche du quartier Hochelaga-Maisonneuve.11 est de toutes les luttes \u2014 garderies, logement \u2014 et vit d'assurance-chômage et de subventions fédérales.Il n'aura un «vrai» emploi qu'en 74, alors qu'il est nommé coordonateur de la Compagnie des jeunes canadiens dans l'est de Montréal.Il y resté jusqu'à ce que la compagnie, «nid de gauchistes», soit dissoute en 77 par le gouvernement Trudeau.Duceppe lui-même évolue vers l'extrême-gau-che et c'est cette année-là qu'il devient un disciple du président Mao, au sein du groupe En lutte, qui deviendra trois ans plus tard le PCO.«Ça se passait dans un contexte où la perspective d'un changement radical était plausible et crédible.Et il n'y avait rien à gauche du PQ qui, au pouvoir, nous décevait», raconte un ami qui a fait le même cheminement.«Les problèmes criants qu'on vivait dans les comités de citoyens ne se réglaient pas.Notre réflexion était influencée par ce qui se passait en Europe où le maoïsme était bien implanté et avait même l'appui de Sartre, explique Gilles Duceppe.Et puis, ayant rompu avec l'Église, on cherchait sans doute un autre système de réfé rence englobant, qui avait répon se à tout.» Il n'en reste pas moins indé pendantiste, et s'il a rompu défi n hivernent avec le PQ après son arrivée au pouvoir en 76, il fai partie d'une minorité nationalis te au sein du PCO qui aimerai bien voter oui au référendum Mais le parti est dominé par des anglophones qui imposent Tan nulation: l'unité de la classe ou vrière (canadienne) doit passer avant tout.En bon soldat, celu qui deviendra le premier député élu comme souverainiste à Otta wa annule son vote! Duceppe, entre-temps, a rejoin la classe ouvrière.Il sera pendan cinq ans préposé aux bénéficiai res à l'hôpital Royal Victoria.En 82, le PCO éclate et il entre com me permanent à la CSN, d'abord à l'organisation, puis à la Féféra tion des affaires sociales, où il s'occupe des anglophones, et en fin, depuis 86, à la Fédération des employés de commerces, comme responsable du secteur de l'hôtellerie.II juge sévèrement sa dérive maoïste.«C'est très clair que ce fut une erreur politiquement, dit-il.Ça m'a quand même appris c'est quoi travailler dans un hôpital.Ça m'a rendu plus réaliste.Mais c'est beaucoup d'années perdues.» Ceux qui le connaissent bien en parlent comme un effet de sa grande générosité, qu'il tient de son père, le comédien Jean Duceppe.« Le fait que je venais d'un milieu aisé et que je voyais tous ces gens pauvres, mal pris, a sûrement aidé, dit-il.Mais je n'ai pas rejeté ma famille.Au contraire, j'en suis resté très proche pendant toutes ces années-là.» Gilles Duceppe a «fondé» sa propre famille, un famille un peu spéciale comme on en trouve beaucoup aujourd'hui.Il a eu un fils, Alexis, 11 ans, avec Yolande Brunelle, une orthopédagoque avec qui il est marié depuis 13 ans.Mais il a aussi une fille, Amélie, 16 ans, dont la mère est Christia-ne Sauvé, la femme du maire Jean Doré.Les deux couples partagent un chalet dans les Laurentides.Mais leurs liens sont encore plus complexes.«Jean Doré est mon maire depuis trois ans, dit en riant Gilles Duceppe.Maintenant je suis son député.» RESULTATS FINAUX Denis Coderre, Lib.4802 Gilles Duceppe, Ind.16818 Christian Fortin, PC.1120 Louise O'Neil, NPD.1821 Daniel Perreault, Jnd.\u201e.123 -t-r*- Réjean Robidoux, Ind.42.Michel Szabo, Vert.395 Votes annulés:.391 Participation:.48,4%' Les provinces signent une entente de libre-échange en l'absence du Québec PretSSe Canadienne WINNIPEG euf provinces canadiennes se sont engagées, hier, à ne pas manifester de préférence pour les compagnies locales au moment de l'octroi de contrats gouvernementaux, comme par exemplç l'achat de nouveaux autobus ou la construction de routes.L'entente, qui entrera en vigueur le 31 octobre, a été signée par les huit premiers ministres qui ont participé à la conférence et par le vice-premier ministre de l'Abcrta.Le Québec était la seule province à ne pas être représentée à la conférence, ayant annoncé son intention de ne plus participer à ces réunions des premiers ministres après le rejet de l'accord du lac Meech.L'entente commerciale ne s'applique cependant pas aux sociétés de la couronne et aux projets qu'elles peuvent réaliser, comme la centrale hvdroélectrique de cinq milliardsS de Conawapa, au Manitoba.Le premier ministre Gary Filmon, du Manitoba, a expliqué à* ce sujet que le libre-échange entre les provinces devait s'appliquer graduellement, non d'un seul coup.«Comment mangez-vous un éléphant», a-t-il demandé.Il a répondu lui-même: «Une bouchée à la fois».Le Québec L'entente, de plus, ne s'attaque pas à l'épineux problème de la bière, qui ne traverse pas encore librement les frontières provinciales et qui fait l'objet d'une plainte des États-Unis auprès du GATT, à Genève.Le premier ministre Frank McKenna, du Nouveau-Bruns-wick, a exprimé l'espoir que le Québec souscrira à cette entente.même s'il n'était pas à la conférence, puisqu'il en a approuvé le principe il y a quelque temps.Interrogée à ce propos à Québec, Mme Dominique Lambert, adjointe du ministre de l'Industrie et du Commerce Gerald Tremblay, a dit que le Québec aurait probablement signé l'entente commerciale, si l'accord du lac Meech n'avait pas été rejeté.«La question sera maintenant discutée au Conseil des ministres, a *;ignalé Mme Lambert, et je ne peux pas prédire ce qui va arriver.» Le vice-premier ministre |im Horsman, de l'Alberta, qui représentait le premier ministre Don Getty, retenu chez lui par la maladie, a déclaré: «Nous ne pouvons pas permettre que le pays soit paralysé parce que l'un des partenaires (le Québec) est absent».Un partenaire, a-t-on fait remarquer, qui représente tout de LASERPGHOTO PC Gilles Duceppe reçoit ses plus chaleureuses félicitations de sa femme, après sa victoire de lundi.rr:'.\u2014.: Duceppe croit que d'autres députés se joindront au Bioc québécois Presse Canadienne Le nouveau député souverai-niste de Laurier-Sainte-Maric, Gilles Duceppe, ne serait pas surpris que d'autres députés fédéraux démissionnent pour joindre le Bloc québécois.«le suis passablement convaincu qu'il y en a qui réfléchissent ce matin », confiait hier en conférence de presse un.Gilles Duceppe serein et sûr de lui.Selon lui, l'ampleur de sa propre victoire \u2014 les deux-tiers du vote exprimé \u2014 comparée au quatre pour cent d'appui au candidat conservateur en feront réfléchir plusieurs qui sont encore hésitants.M.Duceppe n'a pas révélé de noms.Le Bloc québécois, dont le porte-parole est Lucien Bouchard, est formé de députés conservateurs qui ont démissionné dans la foulée de l'échec de l'accord du lac Meech.Le député libéral démissionnaire Jean Lapierre s'est joint au groupe récemment.Le Bloc n'est pas un parti politique, mais un mouvement ayant comme but la souveraineté du Québec.Un service au Canada M.Duceppe croit qu'en votant pour un souverainiste, les électeurs de Laurier-Sainte-Marie ont «rendu un service au Canada anglais».«Ça va les forcer à se définir eux aussi.» Le Québec, lui, s'est défini, a choisi sa voie et l'a exprimée hier.Selon M.Duceppe, le problème des anglo-Canadiens «n'est pas la langue ou la loi 101; c'est plutôt ABC.CBS et les autres, c'est la culture américaine».À tous ceux qui affirment que son élection n'est qu'une «poussée de fièvre» etqu'il est exagéré de généraliser les résultats de Laurier-Sainte-Marie à tous les Québécois.M.Duceppe répond qu'il croit que ses électeurs ne sont pas différents du reste du Québec.«Les gens de Laurier-Sainte-Marie ne sont pas de Martiens; ils ne sont pas différents des gens de Limoilou, Maisonneuve ou un autre comté».Alors pourquoi auraient-ils voté différemment des autres Québécois.Lui croit que ce sont tous les Québécois, et non seulement ceux de Laurier-Saintc-Maric.qui sont de plus en plus souverainistes.Souverainiste à Ottawa Un s'en allant siéger à Ottawa comme souverainiste, M.Duceppe s'attend à être reçu «comme quelqu'un qui a eu un mandat fort», avec politesse et courtoisie, ni plus ni moins.Oui, il devra prêter serment d'allégeance à la reine, «une technicalitc» dit-il.Bien sûr, il devra une fois de plus expliquer pourquoi un homme qui veut un Québec souverain siège à Ottawa.Et il l'expliquera encore.Mais il se demande pourquoi on ne pose pas la même question à Stan Waters, le sénateur élu du Reform Party, ce parti séparatiste de l'Ouest canadien.En bout de ligne, il souhaite que le reste du Canada finisse par comprendre qu'il «représente une tendance» au Québec.«S'ils ne le voient pas, ce n'est pas mon problème».Il répète qu'il est là pour envoyer un message clair au Canada: «Oui, la souveraineté est l'option qui rassemble de plus en plus les Québécois».Au parlement d'Ottawa, il entend s'occuper des dossiers de son comté, c'est-à-dire lutter contre la pauvreté en s'atta-quant au chômage et au manque de logements abordables.Il croit que la souveraineté peut aider à résoudre ces deux problèmes.Au nom du Bloc québécois, il s'occupera des relations avec les centrales syndicales.Il compte d'ailleurs «les rencontrer régulièrement» pour garder contact avec la base.Bien qu'il soit issu de la CSN, il dit n'être l'homme de personne, ni de Gerald Larose, ni de Louis Labcrge.même le quart de la population du Canada.Autochtones Dans leur communiqué final, les premiers ministres ont par ailleurs demandé à Ottawa de convoquer une conférence fédérale-provinciale des ministres responsables des autochtones.Une telle conférence remplacerait celle qui devait avoir lieu à Québec, le mois prochain, mais qui a été annulée à cause de Meech.Le leader du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, M.Dennis Patterson, s'est dit déçu de ce que les premiers ministres n'aient pas choisi immédiatement Yellowknife comme lieu de cette conférence.M.Peterson a prévenu les premiers ministres que la violence, comme elle se produit au Québec actuellement, attirait de plus en plus les aborigènes, qui y voyaient le seul moyen d'attirer l'attention sur leurs problèmes.Sainte-Marie: les premiers ministres ne sont pas surpris Presse Canadienne WINNIPEG clon les premiers ministres provinciaux réunis à Winnipeg, il n'est aucunement surprenant qu'un candidat qui favorise l'indépendance du Québec ait remporté l'élection dans le comte montréalais de Laurier-Sainte-Maric.«Pour moi, ceci était parfaitement prévisible», a dit hier le premier ministre de l'Ontario, David Peterson, à l'issue de la conférence annuelle des premiers ministres.«Nous sommes présentement dans une situation politique très instable», a-t-il ajouté.Le premier ministre de la Saskatchewan, Grant Devine, a pour sa part déclaré que l'élection de Gilles Duceppe dans ce comté traditionnellement libéral est un autre exemple du front commun des régions dans le but de protéger leurs propres intérêts.«La nouvelle réalité veut que vous défendiez vos propres intérêts et ceci est devenu un fait courant», a-t-il déclaré.M.Devine avait d'ailleurs invité les quatre provinces de l'Ouest à faire front commun.Le premier ministre Gary Filmon, du Manitoba, l'hôte de cette conférence, a exprimé l'avis que le résultat du vote démontre le ressentiment des Québécois à l'endroit du reste du Canada, à la suite de l'échec de l'accord du lac Meech.« |e cris qu'il s'agit à la fois d'un geste symbolique et réel de rejet du fédéralisme».Pour le premier ministre |oe Ghiz, de l'Ile-du-Prince-Êdouard, les Québécois ont exprimé leur frustration dans les bureaux de scrutin.«le crois qu'il s'agit d'une manifestation de la nouvelle réalité.C'est la démonstration de la douleur et de la colère qui résultent de l'échec de l'accord du lac Meech au Québec.C'est la reconnaissance de la nouvelle réalité politique du Québec.» Un message clair Les propos de M.Ghiz ont été repris par la leader néo-démocrate, Audrey McLaughlin, qui était de passage à Winnipeg, dans le cadre de la campagne électorale provinciale du Manitoba.«L'élection du Québec constitue un message très clair à l'effet que ni le statu quo, ni le retour aux solutions d'il y a 20 ans proposées par Jean Chrétien n'est acceptable pour certaines personnes de cette province,» a-t-elle dit.«11 doit y avoir une discussion partout au Canada sur le nouveau fédéralisme».De son côté, le premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, dont le refus d'entériner l'accord du lac Meech a entraîné sa mort, a exprimé son regret devant le résultat de l'élection.Mais, tout comme les autres premiers ministres, il a déclaré que le résultat d'une seule élection partielle ne signifie pas une scission dans le pays.«Je ne crois pas, a-t-il dit, que l'on peut considérer les résultats d'une élection complémentaire et en tirer des conclusions absolues.» \\ r 8 2 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 15 AOUT 1990 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d \u2022idîTMni«,trntion Roger D Landry president et éditeur Claude Masson ed'teur adiomt Marcel Oesiardins directeur de i information Alain Duhuc editorialist c en .nef Un grand ménage s'impose à la Sûreté du Québec ?s excuses et l'aveu d'impuissance du directeur de la Sûreté du I Ouebec.M.Robert Lavigne, sur l'attitude de ses hommes lors du tnbnssaqe de ch.îte^uguay, confirment ce que les Québécois avaient deja pu constater: dans toutes les étapes de cette crise .imerindienne, la SO a multiplié les preuves de son incompetence.Bien sur, elle s'est trouvée confrontée a une crise sans précèdent pour laquelle elle ne pouvait pas être préparée.Mais, sans exiger d'elle des miracles, on pouvait s'attendre a un travail honnête.L'assaut du 11 juillet est une ode à l'amateurisme: mal prepare, il s'appuyait sur une mauvaise analyse de la situation.Cette attaque a non seulement coûte la vie a un homme, elle a largement contribue a ce qu'un incident sérieux dégénère en crise majeure, infiniment plus difficile à résoudre, qui ternit l'image du Quebec.C'est la SQ qui a gaffé, mais c'est le Ouebec dans son ensemble qui en paiera longtemps le prix.Par la suite, la SQ était appelée à exercer un rôle plus proche de ses attributions traditionnelles: créer un périmètre de sécurité et contrôler les déplacements.Mais même dans ces opérations de police, ce fut la foire, incoherence des décisions, mépris vexatoire pour les individus, blancs ou indiens, un état de siege théâtral avec ce déploiement d'hommes et d'armes illogique sur le plan policier.Et tout ça.pour maintenir un barrage qui était une passoire, ne bloquant que les allées et venues des honnêtes gens.Le tout a culminé par le matraquage de Chàteauguay, où des policiers revenchards s'en sont pris aux principales victimes de cette crise, manifestant encore une fois uns sttitude face aux médias qui rappelle la police provinciale de Duplessis.Ce lourd bilan mené a un réflexe normal: réclamer quelques têtes, celle du ministre Sam Elkas ou du directeur de la SQ Robert Lavigne.Mais ces départs auraient surtout une vertu symbolique.Or, nous ne sommes pas aux prises avec des symboles mais avec un problème très concret.La Sûreté du Québec est incapable de s'acquitter de ses taches avec competence et professionalisme.Pour corriger cela, il faudra beaucoup plus que la tète de quelques boucs émissaires.On peut déceler trois lacunes graves dans le fonctionnement de la SQ.D'abord, un sérieux problème de discipline: des hommes frustres,' aux prises avec des ordres confus, sont laissés à eux-mêmes pour ventiler leur frustration et donner libre cours a des reflexes racistes.C'est lié à l'encadrement des troupes, à la direction sur le terrain.Les ordres et les contre-ordres a Oka ont également dénoté une des faiblesses dans la structure hiérarchique et la transmission des consignes.Encore cette semaine, il est incompréhensible que les officiers qui dirigeaient les policiers a Chàteauguay n'aient pas été mis en garde par leurs supérieurs contre la tentation de charger les manifestants.Le même problème se retrouve dans les liens entre la direction de la police et le pouvoir politique.Comment se fait-il que la SQ ait decide seule de l'assaut du 11 juillet?Est-il vrai que l'impensable blocus alimentaire ait été une initiative policière?Cela pose bien sûr le délicat problème de l'indépendance de la SQ face au pouvoir.Personne ne veut d'une police politique.Mais cette indépendance doit se mériter.Et c'est la la troisième carence.Qui pense et réfléchit a la SQ?On sait maintenant que les tacticiens de la SQ ne sont pas des fins stratèges.On retrouve les mêmes lacunes du coté de la réflexion sociale et politique: une police aux prises avec une crise sociale oeuvre dans un contexte qu'elle ne peut pas ignorer.La SQ, en lançant un assaut insensé pour faire respecter une injonction, a montré ses oeillères.Elle a récidivé en-matraquant des citoyens de Chàteauguay le jour où les gouverne-' ments consentaient de lourdes concessions aux Mohawks.Et tout au long de la crise, la SQ a manifesté une méconnaissance coupable dé.la culture et des comportement* des Mohawks.Cette ignorance a coûté cher.Dans tous ces cas, on en revient à des problèmes de direction.Qui blâmer?Le directeur?l'état-major?les cadres intermédiaires?Pour* le savoir, il faut une évaluation profonde du fonctionnement interne 6?la SQ, de ses ressources humaines, de la qualité de son leadership, \u2022 mais aussi de ses besoins dans une société en transformation.Il fau- ' dra aussi que l'on puisse reconstituer les événements qui ont mené ^ au point tournant de cette crise: l'assaut du 11 juillet.Il ne s'agit pas là de chasse aux sorcières, mais d'un grand ménage, la seule façon de permettre au Quebec de se doter de la police moderne et compétente dont il a besoin.>\u2022 «.Alain dubuc .< s?7 , La réforme Côté devra mettre le public dans le coup L e ministre de la Santé, Marc-Yvan Côté, mijote une réfor-, me importante du système des soins de santé au Québec.D'après les bribes d'information qu'il lâche ici et là, M.Cote a choisi de mettre l'accent sur une réforme des services plutôt que des structures comme le suggérait j.la Commission Rochon qui, pendant de nombreux mois, s'est penchée sur notre système de santé pour accoucher d'un volumineux rapport surtout théorique.T ù 1 Ci» S il faut se fier à la personnalité du ministre jCote, c'est plutôt d'un projet «pratico-prati-; que» qu'il accouchera à l'automne.La façon dont i! est intervenu dans le dossier des sages-' femmes porte a croire qu'il ne «s'enfargera pas dans les fleurs du tapis» et, au besoin, n'hésitera pas à bousculer les habitudes et les establishments.lé ministre a declare qu'il n'hésiterait pas par exemple à fermer les urgences de certains hôpitaux pour les confier â des CISC.Quelques semaines auparavant, il avait indiqué que les hôpitaux devraient regrouper leurs ressources.Fini le temps où chaque hôpital avait son scanner.Fini le temps où il suffisait de crier fort, d annoncer une conference de presse ou de faire du lobbying pour faire fléchir le ministre.Mais il importe de bien preparer cette réforme.Si l'on veut que les gens cessent d'accourir à l'urgence quand ils pourraient tout aussi bien se faire panser à la clinique du coin, il faudra les mettre dans le coup, les convaincre que les CLSC ou les polycliniques privées seront faciles d'accès, pourvues de matériel et de ressources humaines suffisantes, et ce, 24 heures par jour, sept jours par semaine.On a du chemin à faire.Pierre VENNAT toieu SAtrCF fàs VonrrMous ¦vifs DHOITS RESERVES La boîte aux lettres Les Métallos répondent à LA PRESSE Le directeur québécois du Syndical des Métallos.Clement Codbout.commente ici un recent editorial de Pierre Venn at.Monsieur Vennat, B Dans votre éditorial du b août, (.) vous adoptez le point de vue patronal bans avoir pris la peine d'en vérifier le bien-fondé auprès de l'autre partie, le Syndicat des Métallos.\u2022 Depuis plus de 20 ans.les Métallos et la compagnie Stel-co négocient le renouvellement des conventions collectives a une table centrale â laquelle participent les porte-parole syndicaux et patronaux de toute la chaîne au Canada.Il ne faut surtout pas oublier que la force de la main-d'oeuvre se retrouve en Ontario et qu'au Québec on ne trouve que deux usines satellites qui.laissées à elles seules, passeraient presque inaperçues dans le processus de renouvellement de leur convention collective.Une fois le règlement obtenu ; etv'Ontario, Steleo pourrait dire aux Québécois, comme elle le disait dans les années 50.«rTake it or leave it.» Vous connaissez trop bien les règles du jeu de la négociation pour rie pas comprendre que l'intérêt desiVIétallos québécois de la Steleo est d'être présents â la négociation centrale.Or.depuis plus de 15 mois cette compagnie fait des pieds et des mains pour briser celte chaîne de négociation.Ce ne sont pas les Métallos qui ont placé cette condition préalable à toute négociation en 1990.Ne vous en déplaise, c'est Steleo qui pose cet ultimatum.La compagnie veut prendre de front ses usines, une par une, de façon â diviser les travailleurs comme il y a 40 ans.(.) L'entêtement de Steleo, cette année, on ne la comprend pas très bien.Mais ce que Ton sait, c'est que ça dépasse les bornes et que Steleo souffre d'un grave blocage.Maintenant, corrigeons les chiffres que vous mentionnez.Actuellement, aux usines de Lachine et de Contrecoeur, les salaires sont à toutes fins utiles similaires.Vous parlez d'un salaire horaire moyen de 16,92$; il s'agit donc de la classification 11.Le salaire moyen qui existe a la Steleo présentement est de 17.94S incluant la clause d'indexation et le régime de rémunération supplémentaire.Avec l'offre de la compagnie, ce salaire passerait dans 3 ans à 18,96$ selon l'estimé même de Steleo.Quant au programme de participation aux profits, ça fait un bon bout de temps qu'il ne rapporte rien et il n'existe aucune garantie là-dessus.Comme vous le voyez, nous sommes très loin de ce que vous nommez un salaire «qui grimpe».Il fait plutôt du rase-mottes.(.) \u2022 Cette négociation a été pour le syndicat et pour les Métallos de Steleo une longue et frustrante période de plusieurs mois semés d'embûches et d'ultimatums.Plutôt que de s'attaquer à ceux qui font légalement la grève pour des raisons justifiées, il serait plus approprié, je crois, de poser à Steleo les bonnes questions.Nous verrons bien ce que Steleo répondra et comment elle pourra justifier sa position.Nous sommes un syndicat crédible et respecté.La stratégie néfaste de Steleo ne nous fera pas prendre la proie pour l'ombre.Les Métallos ont décidé de lutter ensemble contre cette détermination malveillante de la compagnie qui vise la division plutôt que la négociation.Nous récoltons ce que nous avons semé ¦ Dans une certaine mesure, il semble que nous, les Blancs, soyons responsables de la crise autochtone actuelle.Nous avons incité les Indiens à se cloisonner dans des réserves.Nous les avons rendus inutiles et alcooliques.C'est à nous qu'ils doivent ce taux de suici; de six fois plus élevé que celui de la moyenne nationale.Comment avons-nous fait cela?Très simplement, sous le couvert de la générosité, en les «payant pour être chômeurs» comme le disait Félix.Je pourrais ajouter: en les payant pour ne pas sortir de leurs réserves.Nous nous sommes installés sur les terres du «Nouveau Monde».Nous avons fait alliance avec certains d'entre eux et en avons combattu d'autres.Nous avons pris beaucoup de place pour ensuite, par culpabilisation ou par ignorance de la psychologie élémentaire de l'être humain, prendre leur fierté et leur dignité en leur donnant gratuitement ce qu'ils auraient dû gagner par eux-mêmes, et en les confinant à des enclos comme on le fait pour les espèces en voie de disparition, ou celles que l'on veut exhiber à la curiosité des passants et des touristes.Si j'étais indien et qu'on me donnait des privilèges pour que je demeure dans ma réserve, qu'est-ce que je ferais?Je resterais la, bien sûr/ Mais je me sentirais peu apprécié des Blancs et rejeté.Lentement je deviendrais agressif et la colère grandirait, comme l'alouette de Félix dont le fils «en prison » par la faute du «gros voisin d'en face, armé, étranger, grossier» venu lui couper les «ailes-et-le.-nez-ct-les-pat- tes.Ha/.».Si nous cherchons la justice, sans pour autant redonner tout le Canada aux Indiens et retourner en France ou en Angleterre, alors aidons-les à redevenir fiers, heureux et libres.Aidons-les de la bonne façon, pas â la manière habituelle qui n'a réussi qu'a les humilier et à les diminuer.Aidons-les à faire des études universitaires en les payant pour étudier.Élaborons des programmes d'incitation aux employeurs à donner du travail aux autochtones.Donnons-leur l'élan nécessaire pour qu'ils reprennent leur envol.Nous avons besoin d'eux.Chaque année nous incitons des milliers d'étrangers à émi-grer au Canada pour aider notre économie, alors que nous avons ici même une ressource humaine formidable.Redonnons-leur aussi des territoires pour ceux et celles qui décideront d'y rester et vivre, selon les coutumes de leurs ancêtres, de chasse et de pêche.Mais abolissons une bonne fois ces réserves et mettons un terme â notre protectionnisme colonisateur qui est, à mon avis, le vrai responsable des malheurs des Amérindiens et qui explique leur si haut taux de suicide.Pierre-Michel PHANEUF Laval N.B.M La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres, La Presse.7.rue Saint-Jacques.Montréal, U2Y 1K9.« Brutalité policière injustifiée » A la suite des événements survenus à la mi-juillet entre des membres de la communauté gay et lesbienne et la police de la Communauté urbaine de Montréal, Madame Léa Cousi-neau.membre du Comité exécutif de la Ville de Montréal, a fait parvenir à Monsieur André Faivre, porte-parole de la Coalition des organismes de minorités sexuelles de la région de Montréal, la lettre que voici.¦ C'est à mon retour de vacances, le 30 juillet, que j'ai été informée des événements survenus entre des membres de la communauté gay et lesbienne et certains policiers de la Communauté urbaine de Montréal.l'ai été profondément choquée que des membres de la communauté gay et lesbienne aient été traités en citoyens de seconde classe.La brutalité policière injustifiée n'a pas sa place dans notre société et nous avons la responsabilité de ia dénoncer publiquement au-delà de tout débat partisan.Toutefois, je tiens à vous rappeler que notre administration demeure très préoccupée de la protection des droits des individus et des minorités sans égard a leur origine ou à leur orientation sexuelle.Depuis trois ans, nous n'avons cessé d'y travailler tant à la Commission de sécurité publique de la CUM qu'à la Ville de Montréal.Dans cet esprit, j'aimerais vous souligner le travail de certains policiers, d'élus et de membres de la communauté gay oeuvrant dans le quartier Saint-lacques afin de develop: per des rapports basés sur l'échange et la compréhension mutuels.Aussi avons-nous participé activement a la mise sur pied, pour les policiers, d'une forma-^ ; (ion plus adaptée a la réalité' interethnique de Montréal, fet a la réforme des règles régissant les relations entre les polf- ' eiers et les citoyens.Nous pouvons nous réjouir de l'entrée en vigueur, le 1er septembre prochain, du nouveau code dé\" déontologie s'appliquant à l'ensemble des policiers du ¦ Québec et du nouveau Comité\" de déontologie chargé de traiter les plaintes du public.Com- ¦ posé désormais d'une majorité de citoyens et non plus de poli-\" ' ciers, ce dernier siégera pub!i-«*« quement et ses décisions serorvt exécutoires, assurant ainsi une plus grande transparence dans le traitement des plaintes.La mise sur pied de ces nouveaux mécanismes confirme de façon éloquente notre volonté de changer substantiellement le rapport entre policier et ci- j toyen.Malheureusement, les! événements survenus le mois dernier démontrent clairement y* qu'il nous faut poursuivre nosV efforts avec rigueur.Dans les jours qui viennent, je prendrai connaissance dû rapport interne du Service de police de la CUM sur les evened ments du mois dernier et sur Ijjg* comportement policier repro-*-* ché par la communauté gaie et Z lesbienne.^ |e veux vous assurer que.:^ notre administration s'engage*^ â identifier les moyens et les ressources nécessaires pour sumer de meilleurs liens entre* les policiers de la CUM et les minorités afin que soient garantis le respect et la dignité de tous les citoyens et citoyennes de cette ville.Léa COUSINEAU ;4 Membre du Comité exécutif; I 5 Le M LA PRESSE, MONTREAL, MERCRED115 AOUT 1990 B3 George Bush consulte l'ONU et attend le roi Hussein La Jordanie au centre de l'application des sanctions contre l'Irak Rcuter.AFP.AP.UPI et CP nicosie M c président américain George Bush a «ta déclaré hier soir qu'il ne croyait pas à une solution diplomatique rapide de la crise du Golfe et l'on apprenait que les cinq membres permanents du Conseil de sécurité s'étaient mis d'accord pour ten-îer de donner un rôle aux Nations unies dans les activités de la force navale internationale afin d'appliquer l'embargo contre l'Irak.Les Cinq (Etats-Unis.URSS, Chine, Grande-Bretagne et France) ne sont cependant pas d'accord sur l'importance du rôle à confier au «Comité des chefs d etat-major militaire de l'ONU».prévu par la Charte mais qui n'a jamais reçu de mission précise.«Les États-Unis nous ont proposé d étudier ensemble dans quelle mesure on pourrait remettre en état de fonctionnement la consultation du comité d'état- major militaire afin d'aider le Conseil de sécurité à prendre des dispositions pour mettre en oeuvre des résolutions comportant des sanctions», a déclaré le chargé d'Affaires français, Michel Len-nuyeux-Comnènc.À Ottawa, le général lohn de Chaste-lain, chef d'état-major de la Défense, a reconnu qu'il faudra encore «quelques jours» avant qu'appareillent pour le Golfe les trois navires de guerre dépéchés par le Canada.La marine travaille jour et nuit, a-t-il dit, pour installer des systèmes de détection et de protection sur les bâtiments.Si le Canada a préféré envoyer des navires, a-t-il dit, c'est à cause de leur grande visibilité et de leur flexibilité, qui conviennent à la situation actuelle.Mais il est possible, a-t-il ajouté, que le Canada decide plus tard d'envoyer des troupes, selon l'évolution de la situation.Dans une conférence de presse à la Maison-Blanche, Bush a dit espérer qu'une solution diplomatique sera possi- ble grâce aux sanctions économiques décrétées par l'ONU contre l'Irak.«Cela prendra du temps», a-t-il admis, en soulignant l'urgence d'un accord avec le Congrès américain sur la réduction du déficit budgétaire, qui va encore croitre avec l'opération du Golfe.Sur fond d'arrivée des premières unites marocaines en Arabie Saoudite et de la poursuite du pont aérien américain, hier, l'attention se portait sur la |orda-nie, par où continue de transiter malgré les sanctions de l'ONU des produits essentiels à l'économie irakienne.«|e pense qu'Aqaba devrait être fermé au commerce irakien », a déclaré hier Bush.Le président américain reçoit demain a Kenncbunkport, dans le Maine, le roi Hussein, porteur d'un message du président irakien Saddam Hussein, qu'il a rencontré lundi à Bagdad, et d'arguments pour souligner combien la Jordanie, État pauvre, dépourvu de pétrole et faiblement armé, est vulnérable aux I pressions de son voisin irakien, première puissance militaire arabe et son principal partenaire économique.«le crois que je dois laisser le roi Hussein me dire ce qui se passe», a d'ailleurs ajoute hier Bush, en se déclarant prêt à aider la lordanie si elle respecte les sanctions de l'ONU.Le prince héritier du Koweït était hier à Damas et Ankara pour des consultations face à l'occupation irakienne de l'émirat, et le ministre des Affaires étrangères, cheikh Sabah al-Ahmad, exprimait a Washington l'espoir que le roi Hussein «reviendra à la sagesse».Le ministre a remercié les États-Unis pour leur soutien et affirme que la politique du Koweït «n'a pas changé du tout» à l*égard du peuple palestinien.À l'issue de sa visite aux États-Unis, cheikh Sabah doit se rendre à Londres, à Paris, a Moscou, à Pékin et à Téhéran.Aucun incident n'a été signalé hier dans le Golfe.Mais une alerte contre la presence éventuelle de mines, dans une zone de 10 milles carrés a l'est de Bahrain, a été déclenchée, un cargo irakien au «comportement suspect» y ayant été signalé.Par la voix de son ambassadeur en Pologne, l'Irak exigeait hier tic l'Occident une réponse ù I' «initiative» irakienne liant un règlement de la crise du Golfe ù celui d'autres contentieux régionnux comme l'occupation israélienne dè Territoires arabes.L'ambassadeur Mohamed al-Haboubi a déclaré que l'Irak reagirait d'une manière décisive si Washington et ses alliés réjetaient ses propositions et cherchaient la guerre.Rudio'Dnmas critiquait eifn la proposition irakienne en la qualifiant de «faux prétexte pour perpétrer l'invasion», ajoutant que «le retrait israélien des territoires arabes ne s'effectuerait pas par l'invasion de pays arabes par d'autres pays arabes».Prince Johnson est surpris de la nouvelle de sa mort Reconnaissance aérienne de l'ECOMOC AFP et Reutcr WASHINGTON Les États-Unis et la BBC ont tous deux démenti hier que le rebelle libérien Prince Johnson ait été tué.La mort de (ohnson, chef d'une faction dissidente du Front national patriotique du Libéria (FNPL), a été annoncée hier à Abidjan par un dirigeant du FNLP, Thomas Woe-wiyu.Selon lui, Johnson a été tué dans la nuit de lundi dans une embuscade tendue par les miliciens du FNPL, présidé par Charles Taylor, près de Monrovia, la capitale du Libéria.Taylor avait juré publiquement d'éliminer son rival.«Une source digne de foi nous a dit que Prince Johnson a été vu vivant hier», a déclaré le secrétariat d'État américain, sans plus de précisions.La BBC déclarait à Londres avoir reçu un appel de Johnson, lequel aurait nié la nouvelle de son décès.Selon les responsables de l'émission Focus on Africa, un homme qu'ils ont formellement identifié comme étant Johnson a téléphoné à la BBC à I8h30 locales et «sans doute de Monrovia» pour affirmer qu'il était «vivant et en bonne santé».Prince Johnson s'est en outre déclaré «très surpris» d'entendre à la radio qu'il avait péri dans un guet-apens, ajoute la BBC.«Comment un homme qui veut être président du Liberia peut-il autant mentir?», a demandé Johnson en parlant de Taylor.La Guinée démentait entretemps une autre assertion du parti de Taylor selon laquelle le président Samuel Doe avait recruté des soldats guinéens pour combattre les rebelles.La Guinée est l'un des cinq pays d'Afrique de l'Ouest participant à la mise sur pied, à Free-towna, au Sierre Leone, d'une force de paix pour le Libéria sous l'égide de la Communauté économique pour le développement des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).À Monrovia, des diplomates se préparaient hier à évacuer la capitale, où les combats continuaient entre rebelles et forces gouvernementales.Plus de 30 étrangers vont quitter l'ambassade de RFA ce matin pour Abidjan, ce qui videra tout à fait le quartier des ambassades de la capitale libérienne.La force africaine d'interposition au Libéria ( ECOMOG ) a décidé d'effectuer au cours des deux prochains jours une mission aérienne de reconnaissance au Libéria, apprenait-on hier de sources militaires à Freetown.mm ¦ _ Partisans et adversaires de l'ancien premier ministre Benazir Bhutto en sont venus aux coups hier à Karachi, causant une vingtaine de blessés.«otoreuter I Le nouveau régime a «suffisamment de preuves» pour inculper Bhutto 20 blessés marquent l'anniversaire de l'indépendance du Pakistan AFP et Reutcr L'URSS propose à l'ONU de limiter les ventes d'armes Reutcr et AFP MOSCOU H m un des plus importants Sa vendeurs d'armes au monde et principal fournisseur de l'Irak jusqu'à l'invasion du ; Koweït, l'URSS a proposé hier à l'ONU l'instauration de restrictions sur les ventes d'armes pour réduire les tensions internationales.Dans une lettre au secrétaire général Javier Perez de Cuel-lar, le ministre des Affaires étrangères, Edouard Chevard-nadzé, a proposé l'ouverture de pourparlers entre fournisseurs d'armes et leurs clients, rapporte l'agence Tass.Dans sa lettre, Chevardnad-ze a déclaré que l'URSS était prête a un dialogue pour restreindre les ventes d'armes et d'équipements conventionnels avec les États-Unis et d'autres exportateurs, ainsi qu'avec les importateurs et les organisations régionales.Des progrès restreignant le commerce des armes «ouvriraient des perspectives pour élaborer une convention sous les auspices de l'ONU afin de limiter les ventes d'armes et d'équipements militaires», a affirmé le ministre soviétique.«Le prestige des Nations unies devrait être pris en compte pour résoudre ces problèmes», a-t-il ajouté.Chevardnadze a demandé une transition du surarmement vers un niveau de défense suffisant et raisonnable, ainsi qu'une limitation de la prolifération des armes les plus destructrices et déstabilisantes, dont les missiles et leur technologie.KARACHI Au moins 20 personnes, dont trois photographes de presse, ont été blessées par la police à Karachi, métropole du Pakistan, après des heurts hier, jour anniversaire de l'indépendance du pays, entre partisans et adversaires de l'ancien premier ministre Benazir Bhutto, ont rapporté des témoins.Ghulam Mustafa Jatoi, premier ministre intérimaire, déclarait entre-temps que son gouvernement avait suffisamment de preuves pour inculper de corruption l'ancienne administration Bhutto.«Le monde entier se rendra compte dans quel enfer était le Pakistan quand les preuves auront été révélées», a-t-il déclaré dans son premier discours à la nation.Cette offensive croissante contre Mme Bhutto et son Parti du peuple pakistanais (PPP) coïncide avec un retour en force des militaires au Pakistan par le double biais d'accrochages violents avec l'armée indienne à la frontière du Cachemire contesté et d'envois de troupes en Arabie Saoudite pour aider le royaume pétrolier à faire face aux menaces irakiennes.Plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées devant le mausolée de Mohammed Ali jin-nah, le fondateur du Pakistan, à Karachi, quand la police est inter- venue pour empêcher, dit-elle, des affrontements entre des sympathisants et des adversaires du PPP et de Mme Bhutto.Des centaines de policiers ont chargé la foule à la matraque après que le calme fut revenu, ont ajouté les témoins.La police a battu des photographes et brisé leurs appareils, ont-ils ajouté.Qa-deer Ahmed, de 1' AFP, et deux autres photographes, du quotidien Dawn et du journal gouvernemental Mashriq, ont été frappés alors qu'il photographiaient les troubles à l'extérieur du mausolée, ont souligné ces sources.Dans son discours, |atoï, qui a remplacé Mme Bhutto le 6 août à la demande du président Ghulam Ishaq Khan pour expédier les affaires jusqu'aux élections anticipées du 20 octobre prochain, a réitéré les accusations de corruption formulées par le chef de l'État quand il a dissous l'Assemblée nationale et destitué la première, femme jamais élue à la tête d'un État musulman.latoi a assuré que l'enquête sur les hommes politiques et les fonctionnaires de l'administration Bhutto ne retarderait pas le scrutin du 24 octobra «La plus grande justice» prévaudrait dans ces enquêtes et jugements, a-t-il affirmé.Mme Bhutto a dénoncé la responsabilité de l'armée dans son renvoi et exprimé des craintes que la situation ne conduise au retour de la dictature militaire.latoi a déclaré hier que la «conspiration» visant à dénigrer les forces armées échouerait parce qu'elles bénéficiaient de la confiance de la nation.Dans une intervention radiodiffusée, |atoi présentait l'envoi de forces en Arabie Saoudite comme une mesure nécessaire à la défense des lieux saints musulmans, s'abstenant de commenter les informations de presse selon lesquelles le Pakistan avait pris sa décision sous la pression des États-Unis.11 n'a pas révélé le nombre de soldats engagés dans l'opération mais la presse fait état de 5000 hommes.Le gouvernement, a-t-il dit, a pris contact avec la Croix rouge et l'Irak pour s'assurer de la sécurité de dizaines de milliers de Pakistanais dans le Golfe.Il a ajouté que la participation du Pakistan à la défense de l'Arabie Saoudite n'aurait pas d'incidence sur la sécurité de la frontière avec l'Inde à cause des tensions sur le Cachemire.Au Cachemire, État indien à majorité musulmane soumis au couvre-feu pour l'anniversaire de l'indépendance du Pakistan, les actes de violence liés aux activités des militants indépendantistes faisaient hier 13 tués.Le Cachemire est divisé entre l'Inde et le Pakistan en attendant un référendum d'autodétermination prévu depuis 1948 par l'ONU.L'Inde fête aujourd'hui son indépendance.Bush qualifie de « passionnant » le déblocage en Afrique du Sud Mais la guerre entre Inkatha et l'ANC se propage au Transvaal AFP et Reuter George Bush WASHINGTON Le président américain George Bush a indiqué hier avoir appelé le même jour le vice-président du Congrès national africain, Nelson Mandela, pour lui exprimer «la joie» qu'il ressentait après «la percée apparente» dans les discussions entre l'ANC et le gouvernement sud-africain pour démentaler le régime de l'apartheid par la négociation.«Je lui ai parlé un petit peu de la joie que nous ressentons et des progrès qui ont été faits pour libérer les détenus», a déclaré Bush en conférence de presse à la Maison-Blanche.Il a précisé avoir également appelé son homologue sud-africair|, Frcderik de Klerk, pour le féliciter des «mêmes progrès».«Ce qui se passe là-bas est passionnant», a conclu Bush.Nelson Mandela, dont le mouvement a accepté de suspendre la lutte armée, a indiqué que les pourparlers préliminaires avec le gouvernement étaient terminés et que la prochaine étape serait celle des négociations sur les moyens à mettre en oeuvre pour en arriver à une constitution démocratique et non raciale.La police sud-africaine annonçait entre-temps que 16 personnes avaient été tuées et 61 autres blessées lors d'affrontements se poursuivant entre bandes noires rivales à Phola Park, un camp de squatters à l'est de Johannesburg.Un premier bilan hier matin faisait état de neuf tuées et 35 blessées dans la nuit de lundi Sors de des affrontements entre Zou-lous'et Xhosas.Sept autres personnes sont décédées hier spir.L'agence de presse sud-africaine Sapa h rapporté hier que l'hôpital de Natalspruit faisait face à une situation de crise et qu'un blessé avait reçu un coup de machette à la téje.J Des milliers de squatters, Zou-lous pour la plupart, ont fui Phola Park, dans le ghetto de Tokoza, emmenant leurs possessions avec eux, a précisé Sapa.Le camp, qui compte 35 00O squatters, était presque désert hier soir.Certains oni cherché refuge dans des maisons aux alentours et un millier se trouvent dans une é-glisij catholique voisine.Mais des plans d'évacuation sont en cours, de crainte que l'église ne soit afta-quée.Cette nouvelle vague de violence fait craindre que la guerre civile entre militants du Parti conservateur zoulou Inkatha et partisans de l'ANC et du Front démocratique uni (UDF, pro-ANC) ne se propage du Natal aux ghettos du Transvaal voisin.Le chef Mangosuthu Buthelezi, leader de l'inkatha, a démenti hier soir à la télévision que son mouvement «exportait la violence» du Natal vers d'autres par-tics du pays.Il a déclaré qu'il ne pourrait y avoir de paix dans cette légion tant que Nelson Mandela refuserait de le rencontrer.Quelque 3000 personnes ont été tuées depuis 1986 dans le Natal dans des affrontements entre l'inkatha et l'ANC* DÉPÊCHES HAÏTI Manifestation armée ¦ Deux personnes, parmi un groupe d'une dizaine de manifestants armes de cou;^ teaux et de revolvers, ont » etc arrêtées hier par la p(î=*ï lice à l'intérieur du siège du Conseil doctoral provisoire (CLP) a Port-au-Prince.Les deux hommes, portant dcs\\\\ pancartes hostiles au CEB^I avaient réussi a s'introduire à l'intérieur du local de l'organisme en prétextant le transport de tableaux.Ils criaient des slogans hostiles a l'article 291 de la Constitution haïtienne, qui écarte pour 10 ans de toute fonction elective les «artisans zélés» de la dictature des Duvalier.RÉPUBLIQUE DOMINICAINE Creve-Six tues ¦ Au moins six personnes ont été tuées en Republique dominicaine dans des affrontements avec la police au cours de la grève générale qui a eu lieu lundi et hier.La Coordination unitaire de la grève, qui regroupe neuf centrales et 300 syndicats, a 'm annoncé que la grève pour-\" rait durer 48 heures de plus pour coïncider avec l'investiture du président conservateur loaquin Balaguer, qui entreprend jeudi son 6e mandat.Les syndicats protestent contre le «Pacte de solidarité économiques1; souscrit il y a une semaine entre le gouvernement et le patronat, qui a entraîné le doublement des tarifs des transports, des prix des__ combustibles et des produits alimentaires de base', ISRAËL Levinger libre ¦ Le rabbin d'extréme-droi-te Moshe Levinger a été li-\\ béré de prison hier après avoir purgé 13 semaines de détention pour le meurtre d'un Palestinien et il a aussitôt déclaré qu'il recommencerait si nécessaire.Chef d'une colonie de peuplement à Hebron, en Cis-jordanie occupée, le rabbin avait affirmé avoir tiré en état de légitime défense, contre un Palestinien eit 1988 parce que sa voiture*-\" avait été lapidée, version contestée par des témoins.¦ \u2022* \u2022 r» CONGO Détenus relâchés ¦ Le chef de l'État congolais, le général Denis Sassou Nguesso, a annoncé hier à la télévision son intention de libérer tous les détenus politiques au Congo à l'occasion du 30e anniversaire de l'indépendance.On i-gnore le nombre de personnes touchées, mais parmi elles figure le général loachim Yhombi Opango, ancien chef de l'État, Cclestin Nkoua, journaliste, et Clément Mierassa, membre du comité central du Parti con- Y golais du travail (PCT, parti unique), et Claude Ndalla, condamné à mort en 1984 pour a%'oir participé à des attentats aux explosifs.INDONÉSIE Rébellion à Aceh ¦ Les autorités indonésiennes ont doublé en l'espace d'un mois les effectifs des forces armées à Aceh, sur l'île de Sumatra, pour mater une rebellion contre Djakarta.De 3000 en juillet, ces effectifs sont passés à 6000 hommes cette semaine.Un bataillon aéroporté a été parachuté sur les districts considérés comme le fief de la rébellion qui, depuis mai, a fait une centaine de morts de part et d'autre.* ¦ mu h 7 ,: » * » beaucoup d'autres modèles en magasin ANJOU 1rs Galeries d'Anjou 354*2995 7201 bout.Las Galeries d'Anjou 35*9000 fixe Versailles 356-2330 MAISONNEUVE ?951 rueShetbrooku, 522-6108 ST-lEONARD Centre d'achats Bo(jN*vard 727-1344 CENTRE LA SALLE Carrefour Angrtflnon 368-1286 MONTREAL Centre-ville 930, rue Ste-Catherfoo ouca \u202266.1914 ST-LAURENT lj Place Vertu 745-3202 VERDUN 3901, rue Wellington 76S-2SÛ0 VILLE MONT-ROYAL Centre Rockland 735-4751 OUEST DORVAL Galeries det; Sources (Mail West Island) 663-8400 Jardtny Dorval 631 3503 PIERREFONDS 156C0.boul.Profonds 62*9930 POINTE-CLAIRE (.'entre d'achats Fair.-row 694-8181 RIVE NORD JOLIETTE 50, rue Gauthiei 756-1645 LAVAL Carrefour Laval 682-0032 Contre Laval 6*8-1021 Centre d'achats Duvitn.ry 661-5310 Ste-Dotuthe»; 567.rue Hôtel (Yi Ville 969-2000 MASCOUCHE 3320 boul.StO-Mw \u2022 474-9118 REPENT1GNY U\"j Gâterieu Rivu Nom 581-3220 RIGAUD 1G8.rue StPienu 451-4771 ROSEMÉRE Galeries des Milu-r> 437-1933 STEUSTACHE 200.bout.Arthur Sauve 472-5485 ST-JEROMt 408.Place Ou MarciH 4329777 Carrefour du No-d 432-9400 ST-SAUVEUR 30.rue GoytH 227-4617 STE ADELE Promenade S tir Au»*ir 279-2812 STE-AGATHL 60.rue Principale 326-5515 TERREBONNE Lu- Gaieties Terrebonne 471 3681 RIVE^SUD 8ELOEIL- 1 ».boul.Sir WHtrid Uhjrlftf 4677201 BOUCHERV1LLÉ Promenades Montai 655*003 BROSSARO Mail Champiarn 671-7275 CHAMBLY 1617, l)0ul.rt'ifroo.658-0561 CHATFAUGUAY 287 boul.Anjou 691-5032 LONGUEUR.PlaCO 1/ingiMjuii 44*3462 ST-BRUNO Lus Promenadns StBruno 6531364 ST JEAN SUn RICHELIEU Le Carrefour Richelieu 348-0937 STE JULIE Contra Commercial Sie*Jui \u2022 649-0444 SOREL Pi imenades se iorei M6-1213 TRACY (SOREU \u2022U)2.route MatioV \u2022 \u2022 /424Ï433 VALLEYF1ELO 777.rue Victoriii 377 9000 Les prix sont en vigueur jusqu'à épuisement de la marchandise ou jusqu'à la fermeture le samedi 18 août 1990.Nous nous réservons le droit de limiter les quanlites.Tous les articles, couleurs ou grandeurs ne sont pas nécessairement disponibles dans tous nos mogasins. 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HOMO 2% \t\tI $4.04\t$3.52\t $3.84\t$3.32\tl §2# LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 15 AOÛT 1990 Présidence de la commission élargie : Jeanne Sauvé et Jean Campeau veulent des précisions Ottawa accorde une aide supplémentaire de 55 millions $ aux pêcheurs québécois ANDRE PEPIN du bureau de I n PrcMv c)i i m ( 9 Même si lii rumeur voulant que Mme lean ne Sauvé et M.Jean Campeau soient coprésidents de la commission parlementaire sur l'avenir politique du Québec est persistante.1*011 ten te n'est toujours pas conclue a ce SUJCI entre libéraux et pêqUÎStCS.Les fonctionnaires s'apprêtent v pendant a rédiger CCS jours-ci le pniiet de loi qui doit concrétiser la formation d'une commission parlementaire, a indiqué hier en conférence de presse le leader du gouvernement a l'Assemblée nationale, M.Michel Page.Ce dernier a precise que les modalités seraient précisées et annoncées, probablement d'ici la fin de la Présente semaine.Les deux candidats a celte direction bicéphale désirent obtenir plus de precisions sur leur mandat et posent tous les deux des exigences quant au choix des membres et participants à cette commission, a-t-on appris hier, tant dans les couloirs péquistes que libéraux à Québec.Des infoi mations obtenues par Lu Presse permettent d'affirmer que Mme Sauve serait disponible pour oeuvrer au sein de cette commission, mais elle avait cru, au départ, qu'elle serait seule a la présidence.Le Parti québécois est pour sa part bien ancre dans ses positions et il n'est pas question de collaborer a celte démarche si M.|ean Campeau n'a pas un rôle aussi important à jouer que Mme Sauve.Plusieurs députés libéraux, lors du dernier caucus de la formation tenu en fin de semaine dernière à Saint-lean Port-|oli, ont questionne le premier ministre a ce sujet, certains exprimant clairement leur reticence à la nomination de Mme Sauve, très identifiée à l'ancien gouvernement de Pierre Elliott Trudeau.' - \\\\imKL Michel Page Dans le camps péquistC, la candidature de Mme Sauvé plaît, le chef Jacques Pari/eau ayant plu- sieurs fois exprimé l'avis que les fédéralistes convaincus auraient ainsi l'occasion de faire \\.doit-leur point de vue sur la place publique en croisant le fer avec les souverainistes.lusqu'à maintenant, même s'il a eu plusieurs occasions de commenter, le premier ministre Robert Bourassa n'a jamais confirme les choix de M.Campeau et de Mme Sauve pour diriger cette commission parlementaire qui doit se déplacer à travers le Que-bec tout Tau loin ne pour remettre son rapport final, assorti de recommandations, au début de 1991.53 millions S aux pécheurs Le ministre Page rencontrait justement les journalistes hier pour affirmer que les pressions du Quebec sur le gouvernement fédéral donnaient parfois de bons résultats, notamment dans le domaine des pêcheries.Le gouvernement federal vient en effet tie reviser sa position concernant l'aide financière accordée au Quebec dans ce domaine, en annonçant hier qu'un montant supplémentaire de 53 millionsS serait versé, sur 5 ans.pour venir en aide aux pécheurs québécois qui traversent actuellement une période particulièrement difficile.Ottawa devait initialement leur accorder une aide de b millionsS.sur une enveloppe globale de près île 600 millionsS» prévue pour l'ensemble du pays, particulièrement la region de l'Atlantique.«Le Quebec a fermement presse le gouvernement federal de reconnaître le sérieux de la crise des pèches dans la region maritime québécoise», a dit M.Page, soulignant que dans le seul domaine de la morue, la diminution des prises, cette année, est de l'ordre de 67 p.cent.Plusieurs pécheurs abandonnent et sont forcés de réclamer des prestations d'aide sociale.Un comité fédéral-provincial, forme île fonctionnaires, verront a ce que les deux gouvernement «tirent du même bord», a souligné le ministre Page.Le programme \\isc particuliè rement la rationalisation de la flotte de pèche et du secteur de transformation.Le ministre admet que l'industrie québécoise des pêches doit réagir rapidement pour occuper l;i place qui lui re vient sur les marchés internationaux.Il donne l'exemple de la venu du homard.Les pécheurs, touchent 2.^0S la livre pour le homard vivant.Une fois dans une assiette, a Paris, ce même homard coûte b \\ dollars.Il faut donc assurer nous-ineme la mise en marche et développer d'autres secteurs, maintenant que noire ressource diminue», a dit M.Page, soulignant que.par exemple, le marche de l'oursin, que l'on retrouve dans les cages a homards, est ouvert en Asie mais encore inexplore par les Québécois.SEARS VOUS PROPOSE DE L'AUTOMNE ¦ RABAIS Pull pour fille.P.M.G.Ord.23.99$.Ch.1 5.99S Pantalons en velours côtelé a motif pour filles.- ; 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de 10h a 21 h du mercredi au vendredi: de 9h à 17h le samedi: Ville St-Laurent, la Place Vertu, 335-7770; Brossard, Mail Champlain, 465-1000; Anjou, Galeries d'Anjou.353-7770; Laval, Carrefour Laval.682-1200; LaSalle, Carrefour Angrignon, 364-7310.9h30 à 17h30 lundi et mardi; de 9h30 à 21 h du mercredi au vendredi; de 9h a I7h le samedi; St-Jérôme, Carrefour du Nord.432-2110; St-Jean-sur-Richelieu, Carrefour Richelieu.349-2651; Ste-Marthe-sur-le-Lac, Les Promenades Deux-Montagnes, 491-5000.ï .\u2022.»\u201e*4.4 \u201e»«., .T- Copyright Canada, 1990, Sears Canada Inc.Y -Vv- 4 I ! 924 B8 LA PRESSE, MONTREAL.MERCREDI 15 AOUT 1990 Le 3° étage de notre magasin de Fairview, Pointe-Claire, a été repensé retapé, revampé! 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