La presse, 26 août 1990, Cahier A
[" | »_ Une entrevue avec le cinéaste Jacques Doillon - cahier D La rue Prince-Arthur: certains l'aiment d'autres l'haïssent - cahier C 1149\t\t¦\t \t142025 43 44 46\t\t 171421 3940 |\t\t\t \t\t\t / ?la mntnn Aujourd'hui: une ou deux averses accompagnées de tonnerre en après-midi Minimum 17' Maximum 29 Demain: partiellement nuageux DÉTAILS CAHIER SPORTS MONTREAL, DIMANCHE 26 AOUT 1990 106e ANNEE N° 302 56 PAGES, 6 CAHIERS Abitibi-Temiscamingue : 55 cents îles de La Madeleine : 1.00 Extérieur de la ville de Quebec (Region est): 65 cents A domicile par porteurs : 60 cents Routes motorisées : 70 cents 50e EEfl : !-~- .\u2014 .\"V -:\u2014.\u2022 \"-.-\u2022 - 7\" ¦¦¦¦ Bfl ¦¦¦ ¦ ¦ MO NI IRE AL L anarchie éloigne le secteur privé MICHÈLE OUIMET 2fil La Corporation des fêtes ¦ du 350e anniversaire de Montréal s'est mise à dos plusieurs importants producteurs de spectaeles a Montréal.Pire, elle a suscité, par ses retards et ses tergiversations, prudence et scepticisme dans le milieu des affaires qui hésite à investir dans cette entreprise.«Au début, nous étions incrédules, raconte le président du Festival de jazz de Montréal, Alain Simard.C'était anarchique.Le discours de la Corporation était déconnecté de la réalité.Ce n'était que des voeux pieux.On semblait se diriger vers un événement préfabriqué sur des planches de fonctionnaires.» «Tant qu'ils n'auront pas d'argent dans leur compte pour faire marcher leur affaire, ajoute André Mériard, vice-président du Festival de jazz, on reste prudent.On a lancé trois, quatre idées, mais nous attendons toujours que la Corporation nous rappelle.|us-qu'à maintenant, il n'y a pas grand-chose en place sauf les discours de lean Doré.» Le producteur de speclack^ Guy Latraverse a longuement discuté avec les responsables de la Corporation.Résultat: «rien», «l'ai déposé un certain nombre de projets, explique-t-il.Pour obtenir ne serait-ce qu'une lettre d'appui, il a fallu que j'attende trois à quatre mois.Dans le milieu du spectacle, on n'a pas des VOIR ANARCHIE EN A 2 Ne ftûtWtYfite fûF Vos Godfe&ét&ns! MARTIN PELCHAT OKA m ncapables de s'entendre sur les ques-¦ lions de l'immunité et du dépôt des armes par les Warriors, négociateurs gouvernementaux et mohawks ont constaté en fin d'après-midi hier à Oka l'impasse totale dans les discussions, aussitôt suspendues indéfiniment.«Fxpliquant qu'ils devaient maintenant rendre compte de la situation à leurs gou- vernements et attendre de nouvelles instructions, MM.Alex Paterson et Bernard Roy, respectivement représentants de Québec et d'Ottawa, se sont montrés très pessimistes à leur sortie de l'abbaye cistercienne, au terme de cette septième journée de négociations.« |e ne désespère pas mais je dois reconnaître qu'il existe des obstacles très importants», a déclaré M.Roy.«|e demeure encore, je n'irais pas jusqu'à dire confiant, mais j'espère comme Canadien et comme Québécois qu'on puis- se éviter des situations qui pourraient vite dégénérer en une catastrophe.» M.Paterson avait pour sa part un message qu'on devinait destiné aux Blancs qui ont isolé Kahnawake: «Pour l'amour de Dieu, 'cool it!' Ces gestes nuisent aux discussions», dit-il.«Mais je crains que si les Mohawks restent sur leurs positions, je ne vois pas en ce moment une solution qui viendrait de la négociation.Ce n'est toutefois pas à moi d'en décider.» Les négociations achoppent donc, selon MM.Paterson et Roy, sur les questions d'amnistie et de dépôt des armes, deux conditions liées au démantèlement des barricades.Mais de laisser tomber Alex Paterson sur un ton ironique: «II y a plus que ça je crois».«Ils sont mélangés avec les autres grandes questions», ajoute-t-il.«L'amnistie n'a rien à voir avec çà», s'est opposé Joe Norton, grand chef du Conseil de bande de Kahnawake.Shabana Azmi Je suis aussi une activiste ! IItJGUETTE ROBERGE e Bombay.Shabana Azmi est enfin arrivée à Montréal jeudi soir, après 44 heures de vol et d'escales.|uste à temps pour l'ouverture du 14e Festival des films du monde dont elle préside le jury.A 18 h le lendemain, elle a déjà vu quatre longs métrages et s'en promet un cinquième pour la soirée.Fraîche comme une rose avec ça! Madame la présidente est une dynamo.S'il y en a qui s'imaginent que l'actrice indienne va se contenter d'être belle dans ses somptueux saris de pure soie, parmi ce jury d'hommes, qu'ils se détrompent! Derrière ce front pointé de rouge, Shabama Azmi s'avère une féministe articulée, qui sait ce qu'elle aime et où elle va.À plusieurs reprises durant l'entretien, elle utilise-en anglais le mot « chairperson » pour désigner sa fonction.Ça donne le ton.File est déjà une super-vedette en Inde, ou elle a remporté à quatre reprises le prix de la meilleure actrice depuis ses débuts il y a une quinzaine d'années.En Europe et en Amérique, elle est surtout connue pour avoir joue aux côtés de Shirley MacLaine dans Madame Sousatzka, et avec |ohn Hurt dans La Nuit bengali, de Nicolas Klots.Mais c'est dans l'adaptation filmée du best-seller de Dominique Lapierre, La Cité de la joie, dont le tournage commencera en février prochain sous la direction de Roland |offe, VOIR ACTIVISTE EN A 2 Présidente du jury du Festival des films du monde, Shabana Azmi jouera dans le film adapté du best-seller de Dominique Lapierre, La Cité de la joie.PHOTO MICHEL GRAVEL.La Presse Les balbutiements du pluralisme DENIS LESSARD \u2022 \u2022» V envoyé special \\ La Presse À MOSCOU 2 ¦ Un court-métrage est présenté à l'heure de grande écoute, un samedi de juillet dernier, à Moscou.D'abord, pendant plusieurs minutes, des photos jaunies des ténors du régime soviétique, de Lénine à Gorbatchev, en passant par Trotsky et Khrouchtchev, tous nommés d'une voix monocorde.Puis, une brève séquence filmée: un homme seul, dans, une minuscule cuisine moscovite.Il est assis et attend, en silence.C'est Boris Eltsine.Dans le théâtre où le film est présenté, les caméras de télévision* captent l'ovation spontanée de l'auditoire, sans que l'on sache qui, du cinéaste ou de son sujet, emporte une adhésion si subite.¦ Le chef du bureau de Québec de La Presse rentre d'un voyage en Union soviétique où il a accompagné une mission commerciale.Dans une série d'articles qui a commencé hier, Denis Lessard fait un bilan des cinq ans de la perestroïka sous Mikhaïl Gorbatchev.Aujourd'hui, il traite du pluralisme politique.et de la liberté.Même si le Parti communiste est toujours la seule voix politique officielle en URSS, le pluralisme est devenu une réalité au pays de Staline.Le Soviétique qui chuchote sa désapprobation à l'endroit des autorités est chose du passé.Le 15 juillet 50 000 personnes ont défilé sous les murs du Kremlin pour protester contre la situation économique et réclamer que Mikhaïl Gorbatchev accélère le mouvement d'ouverture vers l'Ouest.Début mai, lors du traditionnel défilé militaire, 300 manifestants avaient aussi scandé leur opposition à la barbe de Gorbatchev et de ses lieutenants juchés à l'estrade du mausolée de Lénine.Dans le quartier de l'Arbat, sur la toute nouvelle rue piétonnière \u2014 la première de Moscou\u2014 des badauds s'improvisent désormais tribuns populaires.Devant des attroupements spontanés, ils dénoncent l'inaction de leurs dirigeants à quelques centaines de mètres de l'Institut Serbsky où, il y a trois ans à peine, on internait des dissidents pour leur faire subir des.traitements psychiatriques.Sur le boulevard qui encercle le coeur de Moscou, mon guide pointe le milieu de la chaussée: «C'est la frontière de la démocratie.À l'intérieur de ce périmètre, Gorbatchev a interdit les manifestations.Aussi, les pieds en zone libre \u2014 le territoire municipal est sous la responsabilité du maire Gavrill Popov, un ami des radicaux\u2014 les Moscovites ont fait une chaîne humaine pour délimiter leur territoire, il y a quelque temps.Le PC bat de l'aile «Aux prochaines élections \u2014 dans cinq ans\u2014 il y aura des députés élus de nombreux partis, c'est certain, prédit Mikhail Tolstoi, député ad Soviet de la République de Russie.Déjà, même si ces partis ne sont pas officiellement reconnus, environ 35 p.cent des 1 000 députés de la République russe sont partisans de VOIR PLURALISME EN A 6 VOIR AMNISTIE EN A 2 Hussein se dit prêt à négocier d'uprvs Rcutcr.AFP et UPi NICOSIE eu après que le Conseil de sécurité de l'ONU eut donné son feu vert à un blocus naval de l'Irak, le président Saddam Hussein a indiqué au président autrichien Kurt Waldheim qu'il souhaitait un règlement négocié de la crise, tout en demeurant inflexible sur l'annexion du Koweït.Pendant ce temps, la guerre des nerfs se poursuivait à Koweït, où les troupes irakiennes encerclent toujours plusieurs ambassades, que les diplomates ont refusé de fermer et de déplacer à Bagdad.Au 21e jour de la crise du Golfe, le secrétaire général de l'ONU, Javier Perez de Cuellar, a offert sa médiation et invité le ministre irakien des Affaires étrangères, Tarek Aziz, à le rencontrer la semaine prochaine à New York ou Genève.Quelques heures après cette proposition, le président irakien a indiqué, lors d'une conférence de presse à Bagdad, qu'il était lui-même disposé à accueillir le secrétaire général de l'ONU.Cette initiative coïncide avec un voyage à Bagdad de son prédécesseur, Kurt Waldheim, maintenant président de l'Autriche, venu plaider auprès de Saddam Hussein la cause des milliers de ressortissants étrangers retenus contre leur gré en Irak.Il a obtenu la libération sans conditions de quelque 80 ressortissants autrichiens.Saddam Hussein «m'a dit très, clairement qu'il voulait un règlement négocié», a déclaré à CNN M.Waldheim.«J'ai eu l'impression qu'il était intéressé par l'ouverture de négociations», a-t-il ajouté.Prié de préciser avec qui ces négociations devraient s'enga- VOIR HUSSEIN EN A 2 Sommaire Annonces classées immobilier.D7 à D8, E2 et E3 marchandises.E3et E4 emplois.E4 et E5 automobiles.E5 et E6 propositions d'affaires.A4 Arts et spectacles informations.D1 à D5 cine'horaire.D6 télévision.D5 Bandes dessinées.C5 et C8 Étes-vous observateur?.D7 F G U111G Ù 0 M \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Eî Q Horoscope.D8 Le bridge.E3 Le monde.B8 Loteries.A4 et A5 «Mot mystère».E5 Quoi faire.E1 SONY RÉCEPTEUR/MONITEUR STÉRÉO TRINITRON 21 PO.\u2022 Syntonisation de 181 canaux t ENTREES Video Audio stereo \u2022 Reception stereo multivoie MTS \u2022 SORTIES- Audio variable \u2022 Télécommande 699\"' ^BF VBm 'W KV-20TS20 e FLEUR Y OUEST 381-9261 ; SERVICE À DOMICILE PAR NOS TECHNICIENS i LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 26 AOUT 1990 SUITE DE LA UNE PHOTOS ANDREW TAYLOR.Li Presse Joey Deom, négociateur des Mohawks AMNISTIE L'amnistie bloque tout « Nous n'avons jamais demandé l'amnistie.De nation à nation, on ne demande pas l'amnistie.On s'assoit, on signe un traité de paix, et on quitte la table.» Le chef Billy Two-Rivers, qui l'accompagnait à Oka, a été plus explicite.«Ils tentent de crimina-liser, et je n'insisterai jamais assez sur ce mot, la défense de notre territoire, et pour ces gens qui ont défendu nos terres et notre peuple, c'est le noeud de l'affaire.» «Nous ne sommes pas des criminels.Nous défendons nos terres, nos maisons et notre peuple.Et si cela est criminel, je me demande où diable s'en va ce pays et quelle mentalité a ce gouvernement!» Plus posé, le négociateur mo-hawk joey Deom, espérant une reprise des négociations demain, a répété que la position des Mohawks est basée sur la souveraineté.«Ce n'est pas un secret que la nation mohawk a toujours maintenu cette position et les événements qui sont survenus à Kane-satake et Kahnawake sont strictement des gestes d'auto-défense», a-t-il lancé.Avant la levée des barricades, les Mohawks exigent qu'on leur garantisse la sécurité de leur territoire et de leur peuple, chose que les gouvernements leur refusent, affirme M.Deom.En conférence de presse, plus tard, près de la pinède derrière les barricades d'Oka, M.Deom a accusé l'armée de se livrer à des gestes de provocation à Kanesatake.Les insurgés, qui disent vivre depuis 24 heures en état d'alerte, s'attendent à une intervention imminente.«Nous en appelons aux peuples pacifiques du monde afin qu'ils encouragent ces gouvernements à s'entendre avec le peuple mohawk de façon pacifique et à stopper l'invasion imminente qui doit supposément avoir lieu d'ici quelques heures», a déclaré M.Deom.Ce dernier accuse aussi la Sûreté du Québec d'avoir battu un Mohawk qu'elle détient actuellement.Un porte-parole de la Sûreté du Québec, Pierre Rochefort, a nié cela.L'homme de 46 ans sera cependant accusé lundi en rapport avec les événements du 11 juillet, a révélé M.Rochefort.«La position du gouvernement est que les barricades doivent tomber immédiatement», dit d'autre part Joey Deom.Or, avec les manifestants qui ceinturent Kahnawake et face à des militaires dont ils se méfient, les Mohawks disent craindre pour leur sécurité une fois les barricades démantelées.Du reste, note-t-il, les négociateurs Paterson et Roy ont prouvé à quel point leur mandat était Alex Paterson.négociateur du gouvernement provincial étroit en s'en tenant pour le démantèlement à la proposition du Québec du 27 juillet, et pour les questions territoriales, à l'entente de septembre 1989 avec le gouvernement fédéral, une position qui n'a maintenant rien à voir avec la situation actuelle.«Nous avons présenté 47 pages de documentation, et le gouvernement une page et un paragraphe», dit Joey Deom.loe Norton, lui, est plus cinglant.Il n'y a rien dans le document gouvernemental, dit-il.«Que des commentaires généraux.» En soirée, les Mohawks ont diffusé la documentation qu'ils ont déposée à la table.Les conditions de désengagement y tiennent en deux pages, datées du 22 août.Outre la question du golf d'Oka et des terrains voisins, les Mohawks y réclament une enquête indépendante sur les événements du 11 juillet.Ils demandent par ailleurs un engagement des gouvernements à résoudre au plus tard un an après une entente certains litiges territoriaux portant notamment sur le parc Paul-Sauvé d'Oka.Le Canada et les Mohawks devraient également définir le territoire historique de la nation mohawk du Canada, de même que les termes des futures relations politiques, économiques et culturelles entre les deux nations.Un document de trois pages propose les conditions préliminaires au démantèlement des barricades.Elles devraient être remplacées par un point de contrôle érigé par chacune des forces armées des parties.Ne pourraient emprunter le Pont Mercier et ses accès que les Mohawks, les ambulances et « \u2014 les personnes détenant des permis valides émis par la nation mohawk».Quant à la question de la souveraineté, elle fait l'objet de sept pages de notes et s'articule autour du traité des voies parallèles (Two Row Wampum), initialement conclu avec les Hollandais.Une des conditions maintenant fixées par les Mohawks est la réunification des territoires mo-hawks d'Amérique du Nord et la suppression des frontières artificielles qui séparent les peuples mohawks.Toutes les questions relatives au traité de paix à être conclu entre les gouvernements et les Mohawks devraient être ratifiées dans les trois années suivant sa signature.Soulignons par ailleurs qu'une missive amérindienne a été adressée aux premiers ministres Bou-rassa et Mulroney, aux ministres Ciaccia et Siddon ainsi qu'au négociateur Paterson.On y formule une plainte officielle contre «le bris de l'entente conclue le 12 juillet» qui assurait une libre circulation aux Mohawks ainsi que l'accès aux différentes nécessités de la vie, comme la nourriture et La Quotidienne Tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 165 6092 I ABONNEMENT 1 Le service des abonnements I est ouvert du lundi au , vendredi de 7 a 18h.J RÉDACTION I PROMOTION | COMPTABILITÉ \u2022 Grandes annonces i] Annonces classées 285-6911 285-285 285 285 7070 7100 6892 6900 285-7202 285-7306 285-7265 285-7320 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a 17h.285-7111 \\ GRANDES ANNONCES Détaillants National.Tele-Prcsse Vacances, Voyages Carrières et profassions, nominations LA PRESSE est publiée par LA PRESSE.LTEE.7.rue Saint-Jacques.Montreal IPresse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de «LA PRESSE» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations j; particulières a LA PRESSE sont également réserves.«Courrier de la deuxième classe \u2014 1 Enregistrement: numéro 1400- Port de retour garanti, f (USPS003692) Champlaln N.Y.12919-1518.j RENSEIGNEMENTS 285-7272 I I I I | DIMANCHE* L 26 AOÛT 1990 34-7-01 les médicaments.On réclame donc l'intervention des autorités gouvernementales pour stopper les Blancs qui exercent un blocus autour de la réserve de Kahnawake.D'autre part, le Conseil de bande de Kanesatake, à qui les insurgés ne reconnaissent aucune autorité, a annoncé hier que la rentrée des écoliers mohawks était reportée jusqu'à la fin du conflit.Les éducateurs devaient reprendre le travail lundi et accueillir les étudiants la semaine suivante.La Confédération des six nations a jugé que les enfants pourraient être affectés par leur passage aux divers barrages de l'armée et des Warriors, note le communiqué du Conseil, qui poursuit ses activités en «exil» à àaint-Eusta-che.\u2022 Le procureur du Conseil, Jacques Lacaille, a révélé hier que 82 p.cent des résidents de Kanesatake avaient quitté leurs demeures depuis le début du conflit.Il s'agit de 509 résidents, soit 242 familles.Au village d'Oka, 150 Mohawks \u2014 58 familles\u2014 ont évacué volontairement leurs résidences.«L'évacuation se poursuit, mais toujours sur une base volontaire», a indiqué Me Lacaille.?ACTIVISTE Shabana Azmi: Je suis aussi une activiste que Shabama Azmi deviendra bientôt \u2014n'en doutons pas \u2014 une super-star mondiale.Shabana Azmi parle un british appris à 14 000 kilomètres d'Oxford.Oui, c'est son premier séjour à Montréal, mais elle n'aura pas le temps de visiter.Elle indique sans chichi ses coordonnées civiles: «Bientôt 39 ans, mariée, pas d'enfant» «Mon père est un chansonnier* poète actif dans le Parti communiste, et ma mère est actrice.Vous avez vu Salaam Bombay?La Madame de bordel, c'était elle! |'ai un frère qui est directeur-photo au cinéma et qui a épousé une actrice.Quant à mon mari, c'est un écrivain fameux, poète aussi.Et le meilleur scénariste en Inde, à ce qu'on dit.Pour moi, c'est le plus féministe de tous les hommes que j'ai rencontrés dans ma vie.» La performance, au féminin La «chairperson» du FFM ne revendique pas l'étiquette, mais son discours est résolument féministe: «La première chose qui m'a frappée en arrivant, c'est de constater que j'étais la seule femme du jury.Imaginons l'inverse: six femmes et un seul homme, fût-il président.Tout le monde trouverait unusuall Tandis que six hommes et une femme, ça paraît tout à fait normal.C'est ça qui m'apparait anormal à moi, alors qu'aujourd'hui, on peut facilement trouver nombre de femmes compétentes et sérieusement impliquées dans tous les champs de l'industrie du cinéma.» Elle évoque en pouffant cet autre jury auquel elle a participé à New Delhi, qui comptait trois femmes (sur sept membres): «C'est (eanne Moreau qui était présidente.C'était très unusual: durant les débats, elle écoutait les femmes très attentivement, mais les hommes, très distraitement!» Shabama Azmi n'en récuse pas pour autant ses distingués collègues masculins.Après une première rencontre de groupe, elle se dit déjà assurée d'une belle convivialité.Si elle a une orientation à donner au jury, ce sera celle de la plus grande ouverture possible: « |e n'entends pas du tout imposer mes vues aux autres membres du jury.le suis assez éclectique, ouverte à tous les sujets, à tous les genres, à toutes les cultures et à i tous les courants.Les seuls films que je déteste vraiment sont les films d'action avec violence gratuite.Pour en avoir fait l'expérience déjà, je sais à quel point il est difficile, et traumatisant, d'avoir à juger, à choisir, entre plusieurs bons films.On ne peut jamais être tout à fait objectif.Chacun juge avec ce qu'il est, ce qu'il ressent et ce* qu'il attend d'un film.» Et elle, qu'est-ce qu'elle attend surtout,d'un film?«Des performances d'acteurs, répond-elle spontanément.En tant qu'actrice, je suis naturellement particulièrement sensible à la performance des femmes à l'écran.Mais je ne suis pas qu'une actrice, savez-vous, je suis aussi une activiste!» Une grève de la faim réussie Sur le coup, j'ai cru avoir mal saisi.Mais elle a répété: «Sans appartenir à un parti ou l'autre, je suis une activiste politique.Quand une situation me semble inacceptable, je fonce.En 1986, j'ai fait une grève de la faim qui a duré cinq jours pour protester contre le sort des pauvres de chez moi, dont les autorités avait fait démolir les bidonvilles».La suite?Shabana Azmi a per- du huit livres qu'elle n'avait pas en trop, mais en revanche, elle a» obtenu du gouvernement ce qu'elle voulait: des terres et des bâtiments pour ses milliers de protégés.L'an dernier, avec mère Teresa et 14 autres femmes, l'actrice recevait pour ce geste le prix des Droits de l'Homme des mains du président français François Mitterrand.De cette aventure humanitaire, elle conserve d'heureux souvenirs.Et cette anecdote, qui la dépeint toute entière: «Comme je passais 24 heures sur 24 en pleine rue, au beau milieu d'une foule considérable et à peu près sans protection policière, ma mère était folle d'inquiétude.Les gens du gouvernement avaient fait des pressions sur elle, en lui disant que je n'obtiendrais rien de cette façon et que je devais me montrer raisonnable.Alors ma mère a envoyé à mon père, qui se trouvait alors dans une autre ville, un message lui demandant de me convaincre de cesser ma grève de la faim.Il m'a aussitôt adressé un télégramme en trois mots: Good luck, comrade! »U HUSSEIN Hussein se dit prêt a négocier ger, M.Waldheim a répondu: «avec toutes les parties concernées».Mais le chef de l'État irakien s'est montré inflexible sur l'annexion du Koweit et a mis les États-Unis en garde contre une guerre qui, a-t-il dit lors d'une conférence de presse, provoquerait des «colonnes de cadavres sans fin ».Accusant le «régime corrompu du Koweit» d'avoir «comploté contre la mère patrie», il a dit: «En envahissant le Koweit, l'Irak n'a fait que se défendre».II a accusé les États-Unis et l'Arabie Saoudite d'avoir saboté les efforts des pays arabes pour résoudre la crise et invité Washington à lui chercher, une solution pacifique.«Nous voulons la paix», a dit le président irakien.Mais la Maison-Blanche reste sur ses positions.Son porte-parole, Marlin Fitzwater, a dit du vote du Conseil de sécurité qu'il démontre «l'engagement du monde entier à agir efficacement pour parvenir à un retrait total, immédiat et sans condition de l'Irak du Koweit».La Maison-Blanche s'est particulièrement réjouie du «ferme soutien» apporté à la résolution de l'ONU par l'URSS, qui avait sérieusement averti vendredi Bagdad de mettre fin à son occupation du Koweit.II s'agit d'un «développement très important», a affirmé M.Fitzwater.Le Conseil de sécurité a autorisé le recours aux mesures nécessaires pour imposer les sanctions économiques prises contre l'Irak, donnant ainsi le feu vert à l'emploi par les États-Unis et leurs alliés d'une «force minimum».Treize des 15 membres du Conseil ont voté la résolution.Le Yemen et Cuba se sont abstenus.Bagdad a dénoncé cette «résolution américaine» et reproché à Moscou de l'avoir votée.Selon l'agence irakienne de presse, Mikhaïl Gorbatchev avait donné 90 minutes à Saddam Hussein, vendredi, pour se décider à appliquer les précédentes résolutions du Conseil ou s'exposer à de nouvelles mesures.Hier, le chef de l'État soviétique a déclaré au ministre français des Affaires étrangères, Roland Dumas, qui a rapporté ses propos, que l'Union soviétique participerait avec fermeté à la mise en oeuvre de l'embargo contre l'Irak.Le conseiller du président George Bush pour les affaires de sécurité nationale, Brent Scow-croft, a annoncé que la politique américaine était désormais en place dans la région du Golfe: «Aucun trafic commercial ne doit entrer ou sortir (d'Irak) par mer, cela veut dire que les navires seront stoppés et inspectés».À la question de savoir si les États-Unis estimaient avoir les mains libres pour employer tous les moyens jugés nécessaires, le conseiller de M.Bush a répondu: «J'estime que c'est le cas».Les États-Unis ont bien souligné qu'ils n'étaient pas seuls à vouloir faire respecter l'embargo: «Il s'agit d'une politique appliquée par la communauté internationale (.) 11 y a consensus», a déclaré M.Scowcroft.Quelque 22 pays disposent de forces militaires dans la région du Golfe.Washington, qui dispose déjà de quelque 50 000 hommes dans la région pour l'opération «Bouclier du Désert», continuait d'autre part à transformer la structure de ses forces, jusqu'à présent défensive, vers une plus grande capacité offensive: après le transfert en Arabie Saoudite le 22 août du QG de la 3e Armée, état-major des forces américaines au Moyen-Orient, et celui de la 1ère division de cavalerie aéroportée \u2014division de choc par excellence\u2014 des bombardiers F-111 basés en Grande-Bretagne ont été dépéchés hier vers l'Arabie Saoudite.ANARCHIE L'anarchie éloigne le secteur prive grosses commandes pour 1992.Je sens une certaine exaspération.Tant qu'à faire ça tout croche, qu'on annule».«l'ai perdu beaucoup de temps avec la Corporation, poursuit Guy Latraverse.Aujourd'hui, j'ai baissé les bras.Plus question que je les appelle.Par contre, j'ai rencontré le nouveau directeur général Michel Petit.Il est à l'écoute.Il a promis de me recontacter mais ça fait déjà plus d'un mois.» Jean-Claude L'Espérance, producteur de gros spectacles à Montréal dont ceux d'André-Philippe Gagnon, lean Lapoin-te et Broue, préfère ne pas commenter, mais laisse discrètement tomber qu'il est au moins aussi inquiet que tout le monde.«Ils ont sûrement des problèmes internes.» De son côté, le Musée des Beaux-Arts de Montréal a décidé de se débrouiller seul.En 1992, il présentera trois expositions dont une rétrospective des oeuvres du peintre montréalais Jean-Paul Riopelle.«Ils ont cinq ans de retard, affirme la directrice des communications du Musée, Daniè-le Sauvage.Il y a 18 mois, la Corporation a convoque une réunion de tous les directeurs des musées de la région de Montréal.Ils ont fait un tour de table.Je n'ai plus jamais eu le moindre écho de cette rencontre.Si nous avions attendu après eux, jamais le musée n'aurait pu présenter quoi que ce soit pour le 350e anniversaire.» «Ils organisent, analysent, élaborent, ajoute Mme Sauvage, mais je n'ai jamais vu de résultats concrets et, avec leur roulement de personnel, ce n'est pas facile à suivre.Je contacte des commanditaires et je sens une inquiétude face à l'absence totale de préparation de la Corporation.» En revanche, le président-directeur de Juste pour rire, Gilbert Rozon, fait confiance à Michel Petit.«C'est l'homme de la situation.Le temps est son pire ennemi.Seize mois, c'est court.» La croix et la bannière Le journaliste Pierre Nadeau aussi est exaspéré.Il avait présenté, voilà déjà un an, un projet de rallye aérien, Cap sur Montréal.«J'avais besoin d'une lettre officielle de la Corporation disant qu'elle appuyait mon projet.Pour l'obtenir, c'était la croix et la bannière.Ils se tordaient de douleur pour mettre ça sur papier.C'est d'un pénible traiter avec eux! C'est épouvantable!» Quelques mois plus tard, enfin muni de sa fameuse lettre, Pierre Nadeau part à la recherche d'un commanditaire.Mais les hommes d'affaires, influencés par une mauvaise presse et le changement de direction à la Corporation, se montrent prudents pour ne pas dire sceptiques.Les commanditaires Le directeur des affaires gouvernementales et publiques chez Ultramar, Louis Forget, ne mâche pas ses mots.«Ce qui m'inquiète, c'est ce qu'on lit sur la Corporation et leur inertie dans les différents dossiers.Cet anniversaire pourrait devenir celui du plus grand fiasco des 350 dernières années et nous hésitons à y être associé.» «Ils attendent quoi à la Corporation pour nous dire on est prêt, voici notre plan.Ils pensent, ils transigent, ils changent leur personnel.Il faut que la Corporation nous prouve que ce sera un succès et que l'organisation est sérieuse ce qu'ils ont été incapables de faire jusqu'à maintenant.La Corporation, c'est de l'Amateurisme avec un grand A.Ha! et puis, mettez donc toutes les lettres en majuscule.» Louis Forget n'est pas seul à faire preuve de prudence.Chez Alcan, on attend, on hésite et on calcule ses sous dans un contexte de compressions budgétaires.Bell Canada n'a pas été contacté.Chez Mol-son-O'Keefe, Air Canada et Hydro-Québec, on est intéressé, mais on attend la programmation.Le vice-président des affaires publiques au Trust Royal, Gilles Page, affirme qu'il aurait peur d'investir dans la Corporation.«Les compagnies préparent longtemps à l'avance leurs budgets de commandite, précise-t-il.Il n'est pas trop tard, mais ça chauffe.» Après 20 mois de travail, la Corporation n'a recueilli que 51 associés sur 350 qui ont versé chacun 20 000 $ pour un total d'environ un million.L'objectif de la Corporation: recueillir huit millions dans le secteur privé.?Paris a aussi connu un début catastrophique MICHÈLE OUIMET ¦ Paris a préparé les fêtes de son bicentenaire dans une atmosphère de catastrophe.C'était en 1989.L'adjointe du président de la Commission responsable de la mise sur pied de cette immense machine, Monique Sauvage, se rappelle les délais extrêmement courts qui ont bousculé toute l'opération.La Commission du bicentenaire a été mise sur pied en décembre 1986 par le gouvernement français.Mais la mort successive de ses deux présidents ont considérablement ralenti ses activités.«Nous avons travaillé dans des conditions d'extrême risque, rappelle Monique Sauvage lors d une entrevue téléphonique depuis son bureau de Paris.La machine n'a commencé à fonctionner à plein régime que six mois avant le début des fêtes.» Par contre, précise-t-elle, toute la logistique audio-visuelle a été préparée deux ans à l'avance.Un des résultats de cette bousculade a été une participation famélique du secteur privé.Sur un budget total de 60 millions, seulement six millions provenaient des commanditaires et 2,5 millions des droits dérivés.La balance de la facture, plus de 50 millions, a dû être payée par le gouvernement.Et Montréal?À 16 mois de la célébration du 350e anniversaire de Montréal, la Corporation s'interroge toujours sur la programmation et sur la vision qu elle a de cet événement.Elle n'a même pas encore établi les mécanismes de son fonctionnement avec les différents promoteurs-chargés d'organiser les festivités.Lorsque Sylvie Lalande, la nouvelle présidente du comité des programmes, est arrivée en avril, elle a tout remis en question.«J'ai questionné les paramètres de départ, explique-t-elle.Est-ce réaliste, ai-je demandé, d'organiser un événement tous les jours?Peut-on, dans la situation économique actuelle, aller chercher 40 millions du secteur privé?La Corporation doit-elle administrer elle-même l'argent versé par les commanditaires et le distribuer aux promoteurs?Est-ce la façon naturelle de travailler avec le milieu?» Mme Lalande affirme que le nouveau directeur général, Michel Petit, examine actuellement la «validité et la faisabilité des paramètres de départ et mettra en place les nouvelles hypothèses de travail.» Ce document doit être rendu public à la fin du mois de septembre.À Koweit, où plus de 30 ambassades ont refusé de fermer comme le leur avait ordonné Bagdad, c'est la «guerre des nerfs».Les troupes irakiennes sont postées devant plusieurs missions, certaines encerclées.Quelques-unes ont été privées d'électricité et d'eau.Le directeur irakien de l'Information, Nadji al Hadithi, a toutefois déclaré qu'il n'était pas envisagé de recourir à la force pour expulser les diplomates retranchés dans leur ambassade.Mais, aux yeux de Bagdad, les diplomates demeurés sur place-sont maintenant de «simples citoyens», sans immunité diplomatique.Il leur est interdit de quitter le pays tant que leurs pays n'auront pas accepté de fermer leur mission.Les diplomates» eux, ont pour instruction de leurs gouvernements de tenir le plus longtemps possible.La France s'apprête à demander à TONU d'envoyer un ou plusieurs émissaires au Koweit pour placer les ambassades sous la protection des Nations unies.?ml Dans tous les lieux de villégiature au Québec et dans 'usieurs villes de la côte est américaine, vous suit partout.même en vacances.Burlington Winooski Stowe Williston Waterbury Richmond Colchester St.Albans Milton Swanton Ile La Motte Hero Morrisville Plattsburch Rouses Pt.Champlain Shelburne-Essex Jet.Old Orchard Saco Deux groupes adverses de Blancs sur le pont Mercier Des «pacifistes» et des «radicaux» se côtoient dans la lutte pour la levée des barricades EN BREF 7, RAYMOND GERVAIS ¦ Depuis hier matin, il y a deux groupes distincts de protestataires qui bloquent la sortie du pont Mercier à LaSalle.Le premier groupe porte un brassard vert, l'autre un brassard rouge.Les verts, se disent membres de «Solidarité LaSalle» et ne préconisent pas la violence.Les rouges affirment qu'ils sont là pour appuyer les gens de LaSalle.mais en utilisant la force nécessaire pour convaincre les Mohawks qu'ils ne sont pas les bienvenus sur l'île de Montréal.Leur porte-parole, qui s'identifie uniquement par le prénom de Roland, prétend qu'il faut répondre à la force par la force.«Ça fait assez longtemps que les indiens sortent impunément de la réserve pour venir s'approvisionner en vivres et en boissons, il faut les stopper une fois pour toutes et nous sommes là pour ça» a déclaré Roland.Mme Nicole Fraser, porte-parole des «verts» de Solidarité LaSalle, estime pour sa part que ses membres ne recherchent pas la violence, mais qu'ils pourraient devenir violents si les Mohawks devenaient menaçants.«On bloque le pont et on ne laisse passer personne sauf les services médicaux et humanitaires», a-t-elle précisé.D'autres membres de Solidarité LaSalle ont affirmé hier à La Presse que plusieurs autochtones traversaient le fleuve en bateau à la faveur de la nuit pour venir s'approvisionner en nourriture, en bière et en essence.Un homme qui a demandé que son nom ne soit pas publié et qui travaille pour un organisme gouvernemental, a affirmé avoir observé dans la nuit de vendredi à hier dernier trois embarcations dans lesquelles avaient pris place des Amérindiens, accoster à un quai de Pointe-Claire.«Ces gens, tous des hommes, portaient des valises et sont montés à bord de véhicules immatriculés dans l'État de New York qui les attendaient», a indiqué l'informateur.Un autre citoyen, M.Paul La-rocque, un résidant de Lachine, a également affirmé avoir été té; moin tôt hier matin de ce qui semble être une fuite d'autochtones de Kahnawake.M.Larocque a précisé qu'il avait remarqué la présence de trois personnes, deux hommes et une femme, portant des bagages, en bordure du lac Saint-Louis.«Un bateau les a déposées et est reparti par la suite vers le large.Les trois personnes ont ensuite hélé un taxi ».Pétition pour un nouveau pont Par ailleurs, les membres de Solidarité Châteauguay, font circuler depuis quelques jours une pétition dans laquelle ils réclament un nouveau pont qui ne passerait pas sur le territoire de Kahnawake.Pour financer le projet, les citoyens demandent que le gouvernement, par le biais de Loto-Québec, instaure une nouvelle loterie nationale dont les profits serviraient à la construction d'un nouveau pont, indispensable selon eux, à l'avenir économique des deux rives.Finalement, le maire de Châteauguay, M.|ean-Bosco Bour-cier, a refusé d'émettre quelque commentaire que ce soit sur la suspension des négociations entre le gouvernement et les Mohawks.M.Bourcier a tout simplement précisé qu'il devait probablement rencontrer le préfet de la MRC Roussillon, M.Georges Gagné, aujourd'hui pour discuter de la suspension des négociations et qu'il ferait une déclaration par la suite.I I 1 V ¦M Des « rouges», des «verts» et., presse qui n'a jamais eu lieu.Le maire d'Hudson appuie les Mohawks BENOÎT CHAPDELAINE des journalistes se sont retrouvés, hier matin, à l'entrée du pont Mercier, pour une conférence de PHOTO BERNARD BRAULT.Lê Presse ¦ Le maire d'Hudson, la municipalité d'environ 5000 habitants située en face d'Oka, de l'autre côté du lac des Deux montagnes, a manifesté son appui aux Mohawks de Kanesatake dans les jours qui ont suivi la fusillade du 11 juillet.Michael Elliot dit avoir avisé lui-même les politiciens de la situation explosive à Oka plusieurs mois avant la fusillade du 11 juillet, qui a coûté la vie à un policier de la Sûreté du Québec.Il ne veut pas nommer ces politiciens mais a vraisemblablement gardé un souvenir amer de leurs réponses.«j'ai écrit au premier ministre Mulroney, dit-il, pour me plaindre de la situation».Selon lui, ni les Mohawks ni la Sûreté du Québec ne sont à blâmer.Le maire Elliot blâme plutôt les autorités politiques pour la crise qui se répercute dans sa municipalité avec la présence inhabituelle d'une vingtaine d'agents de la Sûreté du Québec.«Des Mohawks ont toujours travaillé ici et il n'y a jamais eu de problême, raconte-t-il.Il y en a même qui travaillent pour la ville d'Hudson.» Le maire affirme qu'un petit groupe de Mohawks quitte Oka tous les jours en bateau pour venir travailler à Hudson.D'autres ont dû laisser temporairement leur emploi, rapporte-t-il.M.Elliot fait une distinction entre le but ei les moyens: il est d'accord avec les revendications des Mohawks, il est contre la lutte armée que mènent les Warriors.L'appui de M.Elliot est personnel; il n'a pas été approuvé par son conseil municipal.Les membres des forces armées présentes à Oka ont bien fraternisé une fois, au grand dam des curieux d'ailleurs, mais les relations se sont plutôt refroidies depuis.Les soldats du Royal 22 e Régiment, aussi bien que leurs vis-à-vis mohawks, ne semblent pas plus chauds qu'il faut à l'idée d'échanger quoi que ce soit, même pas un regard.PHOTO ANDREW TAYLOR.La Presse Solidarité n'a pas retenu d'ambulance RAYMOND GERVAIS ¦ Le groupe Solidarité Lasalle a nié hier, l'information diffusée hier à l'effet qu'une ambulance provenant de Kahnawake et qui tentait de traverser le pont Mercier mercredi avec une femme faisant une hémorragie à son bord, avait été retenue durant une heure aux barricades érigées par des citoyens.Selon Mme Nicole Fraser, porte-parole du groupe, l'ambulance aurait été retenue qu'une dizaine de minutes tout au plus, et personne n'est entrée dans l'ambulance afin de vérifier si la femme qui venait d'accoucher, faisait une hémorragie.Pourtant, une porte-parole d'Urgence Santé a indiqué hier à La Presse, qu'une plainte devait être porté contre la Sûreté du Québec pour n'avoir pas ouvert le passage à l'ambulance de Kawna-wake, obligeant une ambulance d'Urgence Santé à prendre la relève pour compléter le transport de la malade vers l'hôpital Jewish General.Kevin Diabo, le mari de Annette Diabo qui se trouvait dans l'ambulance, a déclaré pour sa part que l'ambulance a bel et bien été retenue durant près d'une heure.Selon la version de M.Diabo, des manifestants ont d'abord bloqué la route à l'ambulance de Kahnawake, puis à celle d'Urgence Santé.«C'est finalement l'homme qui a fait signe aux autres de laisser passer l'ambulance, mais les manifestants ne bougeaient pas et c'est la Sûreté du Québec qui a dû intervenir pour tasser les manifestants», a précisé M.Diabo dans une plainte logée à Haude-nosaunee, organisme qui regroupe les Six Nations.L'OLF a outrepassé ses droits : Rosemère demeure ville bilingue LflLIANNE LACROIX Junius Grey i ¦ Dans un jugement rendu vendredi en Cour supérieure, le juge Paul Reeves a déclaré que l'Office de la Langue Française (OLF) avait outrepassé ses droits lorsqu'elle a retiré, le 11 janvier 1988, la reconnaissance de municipalité bilingue à Rosemère.Cette ville du nord de Montréal a donc automatiquement repris son statut et pourra offrir des services en anglais aussi bien qu'en français à sa population.On se souvient que l'OLF s'était basé I sur un document de Statistique Canada pour retirer à la ville son statut.Le recensement 1986 révélait en effet que le nombre de personnes ayant l'anglais pour langue maternelle était maintenant seulement de 24,1 p.cent alors qu'il faut une majorité de citoyens d'expression anglaise pour qu'une ville mérite le statut bilingue.Rosemère était l'une des 38 villes à avoir reçu ce statut.C'est justement cette référence à la langue maternelle qui a valu à l'OLF les critiques du juge Reeves.«En se limitant à la seule question de savoir quelle était la langue maternelle de la population de Rosemère, l'Office ne s'est posé qu'une partie de la question entière qu'il devait se poser.N'était-il pas du devoir de l'Office de vérifier spécifiquement auprès des citoyens de Rosemère quelle était la langue PARLÉE par la majorité?Le juge conclut qu'en enlevant à Rosemère son statut bilingue, «l'Office a agi en.dehors des limites de sa compétence et rendu une décision illégale».C'est au nom de 12 résidents de Rosemère et de l'organisme Alliance-Québec que l'avocat Julius Grey a mené le dossier de la poursuite.Les avocats de l'Office n'ont toutefois pas fait savoir s'ils allaient en appeler de la décision.MORT LA TETE COINCEE ¦ Un accident tragique a coûte la vie la nuit dernière ii M.Srecko Frank, un travailleur de 59 ans de la Zinc electrolytique du Canada, une filiale de Minéraux No-randa dont l'usine est située à Valleyficld.Selon la porte-parole de la compagnie, Mme (oanne Brunei, le contremaître, qui fait ses rondes à toutes les 15 minutes, aurait découvert M.\"-Frank vers lh20 dans la nuit de vendredi à samedi, la tête coincée dans la machine à pelage automatique no 3 sur laquelle il travaillait.M.Frank comptait 29 années de service au sein du groupe Noranda et travaillait à Zinc depuis 1976.Depuis 1987, il occupait un poste au hall d'électrolyse no 2.Selon Mme Brunei, l'appareil sur lequel M.\u2022 Frank travaillait pèle le zinc sur les cathodes qui servent à le faire passer de l'état li-; \u2022 quide à l'état solide.Selon elle, cette partie de l'usine,, en phase de modernisation, devait être fermée bientôt, même si elle répond toujours à toutes les normes de sécurité.Comme c'est le cas.dans ce genre d'accident, la CSST a évidemment institué une enquête sur les causes du décès.Deuxième producteur mondial de zinc métallique.Zinc electrolytique du Canada emploie plus de 800 personnes à son usine de Valleyficld.Son produit fini sert principalement à la galvanisation dans l'industrie automobile.LEMAY-THIVIERCE À AMSTERDAM ¦ Le jeune comédien Guillaume Lemay-Th ivierge s'est envolé pour Amsterdam hier.Porte-parole officiel del'UNICEFau Québec depuis trois ans, Guillaume participera ce soir au Danny Kaye International Children's Awards, co-animé par Audrey Hepburn, ambassadrice de l'UNICEF et l'acteur britannique Roger Moore.Lors de ce gala spécial télédiffusé en direct en Europe, Guillaume Lemay-Thivierge présentera deux documentaires produits par l'organisme sur les enfants de la rue au Brésil et sur l'alphabétisation en Indonésie.11 présentera aussi Kerry Pendleton, une chanteuse de 14 ans de Vancouver, qui représente le Canada à cette compétition internationale de jeunes talents.MESSAGES GRATUITS ¦ En raison de la crise dans le golfe Persique, Radio Canada International met ses ondes à la disposition des Canadiens qui désirent envoyer des messages personnels à des membres de leur famille ou des amis résidant ou voyageant au Moyen- \u2022 Orient.Ces messages seront diffusés au cours des émissions quotidiennes destinées aux Canadiens qui se trouvent au Moyen-Orient.Pour enregistrer un message en français, composez (514) 597-7651 ; pour un message en anglais, le (514) 597-7650.Ces lignes téléphoniques seront ouvertes 24 heures sur 24.On n'accepte que les messages personnels d'une durée d'environ t 30 secondes.Les personnes laissant un message devront préciser leur nom, leur prénom et leur ville ainsi que le nom de la personne à qui le message est destiné, sans toutefois fournir la moindre indication sur le lieu où se trouve le destinataire.MORTS SUR LES ROUTES ¦ Un motocycliste de 36 .ans, Mario Guy, a perdu la vie hier matin à 5h 10 quand il a perdu le contrôle de son engin qui est venu donner dans un terre-plein sur la route 132, à la hauteur de* Saint-Nicolas.La victime* était elle-même domiciliée à Saint-Nicolas.D'autre part,* en Abitibi, un décident frontal est survenu à 18h* vendredi dans le Parc de la.Vérendrye.L'accident a coûté la vie à une personne.11 s'agit de Pierrette Maillé, 47 ans, de Rouyn Noranda.Elle voyageait seule dans;-son véhicule.Les trois occu- ! pants de l'autre automobile -s'en sont heureusement tirés avec des blessures mineures.\u2022 PAS DE FEU À CIEL OUVERT ¦ Le ministère de l'Énergie et des Ressources du Québec interdit à la population de faire des feux à ciel ouvert sur les territoires des Sociétés de conservation du Saguenay \u2014 Lac-Saint-|ean et du Nord-Ouest québécois.L'interdiction sera en vigueur aussi longtemps que l'indice d'inflammabilité des forêts sera aussi élevé qu'il l'est depuis quelques jours.Cet indice varie actuellement d'élevé à extrême partout au Québec.Il y a actuellement neuf feux de foret au Québec, tous imputables à la négligence humaine. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 AOÛT 1990 Souveraineté: les jeunes vont à rencontre des voeux de Parizeau la Pmse et PC SHERBROOKE ¦ Les jeunes du Parti québécois ont trouvé le moyen d'enfarger de belle façon le chef du parti, Jacques Parizeau, à leur colloque annuel qui s*est tenu hier.Quelques, heures après que M.Parizeau leur ait demandé de respecter le programme du PQ traitant du processus d'accession à la souveraineté, les militants membres du Comité national des jeunes ont voté une résolution à rencontre des désirs de leur chef.En bref, le programme du PQ, défendu par M.Parizeau, stipule que la déclaration de la souveraineté sera soumise en bout de ligne à l'approbation de la majorité de la population.Au contraire, la résolution adoptée par les jeunes à la suite d'un long débat propose qu'un éventuel gouvernement péquiste «déclarera la souveraineté une fois démocratiquement élu à la majorité des sièges».Ce nouveau texte est.cependant loin de modifier sur-le-champ le programme actuel du PQ; la résolution devra faire partie des trois résolutions prioritaires que l'exécutif des jeunes présentera au congrès général du parti, en janvier prochain, et devra être votée lors de ce même congrès.L'adoption du texte par 56 voix contre 39 (et 11 abstentions) a forcé le vice-président du parti, Tex-ministre Bernard Landry, à s'expliquer longuement.«)e souhaite que la résolution ne se rende pas au congrès géné^ ral du parti (en janvier) mais si elle s'y rend, je la combattrai», a dit M.Landry.Une tendance Il a attribué l'adoption de la résolution à «la tendance naturelle des jeunes à la contestation.C'est jeunes sont accueillants et généreux, mais pas complaisants.» Les jeunes ont effectivement adopté une résolution favorisant l'établissement des immigrants à l'extérieur de la région de Montréal.Cette régionalisation serait strictement incitative.De la même façon, on a abordé la question de l'intégration en milieu scolaire et suggéré «d'éla- borer une politique de rééquilibrage des diverses clientèles culturelles qui permettrait une meilleure intégration des immigrants.Critères de sélection Les jeunes souhaitent aussi des mesures visant à augmenter le poids accordé à la connaissance du français parmi les critères de sélection et à cibler les pays dont le potentiel d'intégration à la société québécoise serait le meilleur.Le comité national des jeunes a aussi abordé la question de l'Environnement, confirmant ainsi leur volonté de voir s'établir un Tribunal de l'Environnement.Enfin, une longue proposition visant à la réforme du régime des prêts et bourses aux étudiants est venue reprendre l'essentiel du mémoire déjà présenté en commission parlementaire et visant une bonification substantielle du régime actuellement en vigueur.Faute de temps, la question amérindienne prévue à l'agenda n'a toutefois pu être abordée.Larouche démissionne officiellement du PLQ «Un congrès du PO où on ne discuterait pas ferme la position souverainiste est impensable», dit Joseph Facal.ce qui fait progresser les sociétés», a-t-il dit.Le président des jeunes du Parti Québécois, Joseph Facal, préférait d'ailleurs glisser sur le sujet en se contentant de déclarer doucement: «Un congrès du PQ où on ne discuterait pas ferme la position souverainiste est impensable.Mais disons que je suis plus enthousiasmé par d'autres résolutions plus concrètes et pratiques.» Ainsi, il préférait insister sur d'autre débats, notamment au sujet des communautés culturelles: « Des résolutions ont été adoptées qui témoignent du fait que nos LILIANNE LACROIX B En profond désaccord avec son gouvernement sur la question amérindienne, le député libéral d'Anjou et président du caucus des députés libéraux de l'Est de Montréal, M.René Serge Larouche, a fait parvenir sa lettre de démission au premier ministre Robert Bourassa vendredi soir.C'est en termes véhéments que le député qui continuera de siéger à titre d'indépendant explique son départ du Parti libéral.Nulle part, dans le programme libéral, ne figurait, dit-il,Te projet «de négocier, de s'humilier collectivement, de se soumettre et de capituler à la face du monde entier devant des terroristes professionnels, criminels masqués et encouragés à récupérer habilement l'injustice plus que séculaire face aux revendications légitimes des Premières Nations du Québec et du Canada.» Dans une lettre de 10 pages adressée au premier ministre, M.Larouche déclare: «je m'objecterai toujours à ce qu'on reconnaisse un gang de dangereux criminels terroristes reconnu sous le nom de Société des Warriors comme représentatifs des intérêts politiques, économiques et sociaux à long terme de la nation Mohawk.» Reconnaissance Selon lui, non seulement le Québec et le Canada sont-ils en train de contredire leurs propres politiques, de violer la Charte de l'ONu en reconnaissant les Warriors comme représentants officiels de la nation Mohawk, mais ils desservent du même coup la cause des autochtones eux-mêmes en les livrant à des criminels qui leur imposeront leur loi.Selon lui, cette façon cavalière d'ignorer les chefs traditionnels nuit aussi aux intérêts des autres nations autochtones du Québec.«Les fondements mêmes de notre société démocratique ont été discrédités, affirme-t-il.Dans le cas présent, je me serais attendu à ce que l'action du gouvernement du Québec soit orientée en fonction de considérations démocratiques en négociant avec les véritables représentants de la nation Mohawk en vue de l'obtention d'une paix durable avec elle.» Fort de sa formation en affaires internationales, il poursuit: «l'adopte le principe qu'aucun état ne doit céder à l'extorsion ni au chantage sous peine de compromettre gravement l'ensemble de son système démocratique.Un tel précédent est inadmissible dans une société de droit et entraînera un climat social malsain en plus de légitimer l'usage de la force et de la violence gratuite pour quiconque voudra atteindre ses fins.» \\SJn> * René Serge Larouche Lise Bourgault pour une politique ferme Université de Montréal Direction de l'enseignement de service en informatique ¦ o o f* PROPOSITIONS DAFFAIRES 705 HYPOTHEQUES AAA, bofcrK* O vente.Ire et 2C hyp., ccurtler.6*6-1073.A 1ER\u20ac et 7c, ta' i «M I I I I I I I I I I I I I I I I I m DU SUGGÉRÉE LA cv ter rsiN?lVéne melamine pu CUISINE Mil CHOISISSEZ VOTRE CUISINE PARM1100 MODELES EN MONTRE VENEZ VOIR à SALLE DE BAIN * SOUS-SOL Spécialiste sur place pour * RAJOUT * CUISINE * RÉNOVATION COMPLÈTE INTÉRIEURE ET EXTÉRIEURE ÉCONOMISEZ LA TAXE GOUVERNEMENTALE DES MILLIERS DE Pcm^^m^t^na^:t pt VIGUEUR DE LA TAXE PROPOSÉE ffiSffl (ERS DE DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL '^^l?fiiuiR^u SUR LES SERVICES.peinture et nettoyage Noos n oMf onsQue »a cxemtefe qualité at pe.ntuf e Chaoue surface d?dos es» i \\ I J I i « l -I I I 4 i Le président de Giorgio rêve d'une chaîne de restaurant \u2022 .4 * .- DENIS LESSARD envoyé spécial La Presse A MOSCOU jti îorrrr-g i o ! » Quand il ferme les yeux, Georges Despa-tie en lend Te nom de ses restaurants, écor-ché par une voix à l'accent russe.Et surtout, il imagine avec ravissement l'immense file l'attente à la porte d'un futur Giorgio à Moscou.Président d'une chaîne de restaurants québécois (38 établissements au Québec) M.Despatie faisait partie, en juillet dernier, d'une délégation d'une douzaine d'hommes d'affaires du Québec, tous désireux de se tailler une place dans le marché de la République de Russie: 150 millions de consommateurs soit plus de la moitié de la population totale d'URSS.Mais il y a loin de la coupe au lèvres et plusieurs mois de discussions \u2014 sinon des années\u2014 seront nécessaires avant que l'économie soviétique s'ouvre sans contraintes aux in-^ vestisseurs étrangers.Pour le ministre de l'Industrie et du Commerce, Gérald Tremblay \u2014 qui avait remplacé à pied levé le titulaire des Affaires internationales )ohn Ciaccia pour cette mission \u2014 le marché soviétique, en dçpit d'un potentiel extraordinaire, reste relativement risqué.En aucun cas une entreprise québécoise ne devrait compromettre sa viabilité en misant sur des recettes rapides d'un investissement en URSS.«C'est un marché pour le moyen et le long terme», d'évaluer le ministre Tremblay.Témoin des négociations pendant une semaine, à l'invitation du gouvernement de la République de Russie, La Presse a pu apprécier la complexité des discussions commerciales avec les Soviétiques.Premier obstacle, l'impossibilité de .convertir le rouble en devises fortes, ce qui empêche l'entrepreneur de l'Ouest de rapatrier ses profits.Regardant au plafond, les dirigeants soviétiques, toujours en termes vagues, parlent d'un rouble convertible d'ici sept à dix ans.En fait, personne ne sait ce qui se passera d'ici-là tant la conjoncture économique et politique est actuellement imprévisible.Pour Renaud Caron, sous-ministre aux Affaires internationales du Québec, ce problème de la convertibilité du rouble reste académique, du moins tant qu'on parle de commerce avec la République de Russie.Cette république qui représente 75 p.cent du territoire, vient d'adopter une loi qui forcera, dès l'an prochain, ses partenaires commerciaux du Come-com à payer en devises fortes ses exportations.Cigarettes et patience Armés de paquets de cigarettes ( un cadeau fort apprécié dans un pays éternellement en disette de tabac) et de beaucoup de patience, les dirigeants d'entreprises québécoises ont sillonné le plus grand pays du monde pour constater de visu les besoins dans des secteurs aussi diversifiés que l'exploitation forestière, l'alimentation et le tourisme.Robert Arcand, vice-président du groupe Harricana, souhaite vendre de l'équipement d'exploitation forestière.Dans ce secteur, l'industrie soviétique est à mille lieues des critères de productivité nord-américains.Épaulé par des Yougoslaves, Équipement Denis, de Boucherville, a pu de son côté finaliser une vente d'abatteuses et d'ébrancheuses (un projet de 12,5 millions $) en plus de l'équipement nécessaire à deux petites scieries (4 millions $ environ), d'expliquer le président, Laurent Denis.Même succès du côté agro-alimentaire pour la firme Agrovet-Gendron Letendre, dont le pdg, Jacques Durand, était à sa septième tournée d'exploration en URSS.Les Soviétiques achèteront d'Agro-vet l'équipement d'une ferme laitière modèle au coût de 4 millions $.Des négociations sont en cours pour l'achat d'autres fermes intégrées où on pourrait produire du fromage et même abattre les animaux.Pour.coif-fer ses compétiteurs étrangers, Agro-vet offrait en prime une formation pour les techniciens soviétiques.Un Eldorado «Actuellement, la Russie est un Eldorado pour les hommes d'affaires.Les premiers qui arriveront et marqueront leur territoire seront gagnants», a dit M.Guennadi Koulik, premier vice-président de la Républi- que russe à l'intention de la délégation québécoise.Lorsque l'URSS éprouve un réel besoin d'équipement, elle trouve les devises nécessaires à l'achat.Mais pour l'établissement de sociétés mixtes, des «joint ventures» avec les sociétés, canadiennes, la route paraît beaucoup plus sinueuse.Les société mixtes (où les étrangers apportent capital et technologie) sont la voie privilégiée par les Soviétiques.Les sociétés anonymes \u2014 les entreprises privées\u2014 sont devenues des réalités inévitables.«Or l'Union soviétique manque d'expérience dans ce domaine», d'admettre le ministre responsable du Gosplan (de la planification ) de la République russe, Alexei Zaitchikov.Depuis quatre ans, beaucoup de ces tentatives ont débouché sur des désillusions.«Sur 3 000 «joint ventures» officiels, 85 p.cent sont restés sur papier.Des occasions de voyager pour les dirigeants soviétiques.», constate Alex Branover, du groupe Pemik-LGL, l'une des firmes canadiennes les plus audacieuses en territoire soviétique.Curieux retour du pendule pour ce montréalais, fils d'URSS, qui avait quitté son pays, sans passeport, avec son baluchon sous le bras, et qui revient avec des millions à investir.Les Soviétiques ont beaucoup de mal à concevoir les problèmes que posent aux Occidentaux l'établissement de société mixtes avec un partenaire qui n'a jamais connu l'économie de marché.Comment évaluer les contributions des partenaires, en roubles?A quel cours?Lorsque les Soviétiques ne fournissent qu'un bâtiment et un terrain, comment en évaluer la valeur quand il n'y a pas de marché immobilier?.Par le passé, explique le ministre Zaitchikov, «lés industries étrangères voulaient surtout avoir l'accès à notre marché.Nous désirions avoir la technologie».Pemik est parvenue à contourner le problème d'échanger les roubles contre des devises fortes.La firme investira 25 millions SUS (contre 15 millions de roubles pour le partenaire soviétique) en vue de construire une usine de verre plaqué destiné à la construction d'édifices commerciaux.On vise surtout le marché allemand, et les recettes en deutsch marks pourront être encaissées au Canada.Ce groupe lorgne aussi du côté de l'industrie touristique, plus précisément le développement d'un complexe hôtelier à Vladimir.Cette vieille ville de «l'anneau d'or», située à environ trois heures de Moscou, fait partie d'une douzaine de municipalités où les temples orthodoxes du Moyen-âge, avec leurs coupoles typiques, ont pu échapper aux pics de la révolution bolchevique.Par ailleurs, M.André Bisson du groupe Maxwell Canada espère installer un complexe hôtelier dans la ville de Soudzal qui accueille bon an mal an près d'un million de touristes soviétiques.« Il me semble que le premier qui offrira la «Vieille Russie», son hiver et son cachet aux touristes nord-américains fera un coup de maître», de lancer M.Bisson.Québec en avance Depuis que le mouvement d'ouverture économique s'est amorcé dans les pays de l'Est, le gouvernement du Québec a consacré beaucoup d'efforts à ces nouveaux marchés.«Le premier ministre Bourassa fut l'un des premiers dirigeants étrangers à se rendre en Hongrie après l'ouverture à l'Ouest de ce pays», rappelle Renaud Caron.De toutes les provinces canadiennes, le Québec est de loin la plus agressive sur les marchés de l'Est.Tant et si bien que, tout récemment, les fonctionnaires ontariens téléphonaient à Québec pour savoir à quelles portes frapper à l'Est.Ce printemps, la Société fédérale pour l'expansion des exportations (SEE) débloquait une ligne de crédit spéciale de 500 millions $ à l'intention des pays de l'Est.Cette enveloppe, destinée à faciliter les affaires entre Soviétiques et entreprises canadiennes, est à peine entamée.Aux prises avec un criant manque de devises lourdes, les dirigeants soviétiques hésitent toujours à contracter des dettes à l'étranger.McDonald Quant à M.Despatie, il espère pouvoir opérer, conjointement avec les Russes, une cuisine centralisée à Gorki, sorte de manufacture qui alimenterait plusieurs restaurants*en plats italiens, cuisinés à l'avance.L'engouement des Soviétiques pour tout ce qui vient de l'Ouest conjugué à leurs problèmes quotidiens d'alimentation, tout concourt à assurer le succès d'un nouveau type de ¦ » .- M.Georges Despatie, président de la chaîne de restaurants Giorgio.restaurant en URSS, croit M.Despatie.«Le McDonald (opéré par la chaîne canadienne) de Moscou sert 20 000 clients par jour, rappelle l'homme d'affaires montréalais.Toutefois, McDonald Canada a dû consentir un investissement de 50 millions $.Pas un sou de bénéfice en retour, puisque les roubles obtenus ne peuvent franchir la frontière soviétique.McDonald mise sur le long terme en réinvestissant ces recettes dans une chaîne de restaurants à la grandeur de l'URSS.Pour M.Despatie, le problème du rapatriement des profits est facilement contournable.La société russe avec laquelle il discute produit aussi, notamment, des bijoux en or et des foururres, marchandises qui pourraient facilement être acceptées en paiement.Une autre chose que tout homme d'affaires québécois qui lorgne vers l'Est devrait savoir, et qu'il n'osera jamais demander?11 est bon de prévoir, en plus des profits espérés, une marge de manoeuvre d'environ 20 p.cent.Un peu d'huile pour dérouiller l'engrenage des autorités soviétiques, confiera l'un des hommes d'affaires québécois.En URSS, Boris Eltsine est plus populaire que Mikhaïl Gorbatchev PLURALISME Les balbutiements du pluralisme SUITE DE LA PACE A 1 mouvements comme les démocrates chrétiens ou les socialistes \u201428 p.cent supportent les conservateurs.Au prochain scrutin, ils porteront officiellement ces bannières partisanes, prédit M.Tolstoi.Signe des temps, ce député \u2014un physicien de l'Institut d'optique de Leningrad\u2014 n'a jamais appartenu au Parti communiste.Ce parti tout puissant est en train de perdre l'hégémonie qu'il détenait depuis 70 ans sur la vie politique soviétique.Sans être en chute libre, son membership accuse une baisse sérieuse.Sur 19 millions de membres, environ 180 000 ont quitté le parti depuis 18 mois, la plupart depuis le début de l'année.En outre, il est à prévoir que la démission fracassante de Boris Eltsine, lors du 28e congrès du PC entraînera d'autres départs.À Moscou seulement, depuis le congrès, 23 000 membres ont déchiré leur carte du PC, estime Victor Yu-ketchev, rédacteur en chef du «13e micro», le journal interne du PC lors du dernier congrès.Sans parler des 150 millions de Soviétiques qui n'ont jamais appartenu au parti.Seul parti officiel, le PC éprouve de sérieux problèmes de représentativité.Au dernier congrès, les ouvriers ne comptaient que pour six p.cent des 4 700 délégués.Il a fallu inviter d'urgence 350 travailleurs pour faire meilleure figure.Gorbatchev Coqueluche des médias à chacune de ses incursions à l'Ouest, le président Mikhaïl Gorbatchev est bien moins populaire chez lui.En URSS, la véritable vedette populaire est Boris Eltsine, qui fut élu en mars à la tète de la République de Russie, la plus importante des 15 provinces formant l'URSS.En claquant la porte à la mi-juillet au congrès du Parti communiste, Eltsine entraînait avec lui des personnalités comme les maires de Moscou et Leningrad, Gavrill Popov et Anatoly Sobchak.Tous s'entendent pour dire qu'il donnerait du fil à retordre à Mikhaïl Gorbatchev dans une élection libre.En URSS, les adversaires d'Eltsine s'attaquent toujours à son style popu-\u2022 liste, qui frôle la démagogie.On a colporté qu'il a un faible pour le bourbon \u2014rumeurs qui ont même trouvé écho en Occident \u2014 jusqu'à ce IL Y, Boris Eltsine est la véritable vedette populaire en Russie.des membres du KGB reconnaissent, en conférence de presse, qu'une campagne de discrédit avait été organisée contre Eltsine par l'entourage de Gorbatchev.« Au début, je disais à mes électeurs qu'Eltsine est un politicien articulé mais qui se contredit assez aisément.Devant sa performance depuis un an, ' je dois admettre qu'il est le meilleur d'entre nous», dira Vladimir Louki-ne, président du comité des Affaires extérieures du Parlement russe.«C'est un démagogue qui n'a pps de programme et qui ne fait pas de propositions constructives», dira de son côté Anatoly Egorovich, dans son burequ de Premier secrétaire du PC, à Novosibirsk, capitale de la Sibérie.Affaibli dans les grands centres, le PC règne encore en roi et maître dans les régions.Les hôtes sibériens de la délégation québécoise ont tout fait, mais en vain, pour éviter que La Presse ne rencontre des membres du parti qui appuient Eltsine au lieu de Gorbatchev.Car aimé ou non, Eltsine reste une épine au pied du secrétaire général du PC, Gorbatchev.Un aiguillon qui l'incite toujours à accélérer le pas vers l'intégration économique de l'URSS à l'Ouest.Eltsine propose de séparer totalement le PC et le gouvernement.Récemment, Gorbatchev coupait la poire en deux et faisait en sorte que, dorénavant, les postes de premier ministre, de ministres de la Défense, des Affaires extérieures et de la Police fédérale, ainsi que le KGB ne seront plus détenus par des officiers du PC, membres du Politbureau.Bien qu'il soit resté à la fois à la tête du gouvernement et du parti unique, Gorbatchev a profondément réformé les moeurs politiques avec sa perestroïka depuis quatre ans.L'an dernier, il transformait en véritable parlement électif le Congrès des députés du peuple, (66 p.cent par suffrage universel), ou siègent 2 250 élus pour un mandat de cinq ans.Ces députés choississent les 542 membres du Soviet suprême, ceux à qui sont attribués les pouvoirs législatifs et administratifs.La réforme du mode de sélection des députés du peuple, en mars 1989, a été reçue comme une gifle par les « apparatchiks », les notables du PC à qui ces postes étaient auparavant réservés.Gorbatchev a de plus imposé une limite de deux mandats aux élus, autre mesure susceptible, dit-on, de réduire l'emprise de la « nomenklatura » communiste.À cette réforme politique s'est ajoutée une tentative de réforme éco-nomique qui a connu beaucoup moins de succès, toutefois.Conservateurs écartés «Au moins, Gorbatchev laisse vivre la gauche qui juge les réformes trop lentes», constate-t-on.Une reprise des rênes du pouvoir par les communistes orthodoxes apparaît désormais impossible, même en cas d'échec de la perestroïka.louant du muscle, Gorbatchev a pu littéralement envoyer en Sibérie le général ultra-conservateur Ligatchev, qui souhaitait un retour aux anciennes valeurs de la centralisation.Après une défaite humiliante pour devenir le numéro deux du PC, lors du dernier congrès, le général s'en est retourné dans sa Sibérie natale pour écrire ses mémoires.De tendance radicale \u2014en faveur de l'accélération des réformes\u2014 le rédacteur en chef des Nouvelles de Sibérie, Victor Yukechev est «ami des idées d'Eltsine».Dans son bureau de cadre de l'agence Novosti à Novosibirsk, capitale de la Sibérie, on ne voit pas les photos traditionnelles des camarades Lénine et Gorbatchev.Selon Yukechev toutefois, il faut rendre hommage à Gorbatchev car le dernier congrès aurait pu donner l'occasion d'un retour en force des conservateurs.Or il n'en fut rien.«Tous les groupes ont pu se faire entendre», souligne-t-il.Selon lui, «Eltsine n'a pas été compris» par les 4 700 délégués du congrès qui ont eu 'une réaction d'agressivité' à son en- droit.Sa seule intention était de permettre l'eclosion de groupes représentant d'autres points de vue, au sein du PC.«Allez dans la rue, les gens ne voient pas d'amélioration de leur mode de vie, ils attendent des changements plus radicaux», constate Yukechev.Qu'arrivera-t-il si la perestroïka débouche sur un échec économique?« Le Chili, l'Espagne ont vécu de telles situations ( de profonds troubles sociaux ).On a beau ne pas aimer ces situations, elles existent tout de même», rappelle Yukechev.Un pouvoir érodé Dans la rue, le ras-le-bol collectif est presque palpable.Signe des temps, il a commencé par l'érosion de l'autorité du gouvernement et de ses représentants.Des faits anodins mais révélateurs.Les fonctionnaires soviétiques responsables de la délégation québécoise éprouvent des problèmes à se faire obéir.«Nous sommes avec des gens importants», dira I'up des employé des Affaires extérieures de Russie, pour inciter un commis à presser le pas.«Et puis après.?» de répliquer ce dernier.Injure suprême, trois restaurants refuseront même les notes de crédit que présentent les hôtes russes en guise de paiement pour un repas.Finalement, un automobiliste soviétique enverra paître le cortège des limousines officielles qui, patrouille de police en tête, traversait la banlieue moscovite.«Bande de tapettes!» a-t-i I hurlé \u2014 la traduction édulcorée de notre guide embarrassé était plutôt «homosexuels!» Dans l'intimité, ces fonctionnaires abandonnent la langde de bois, le discours officiel.«Le ministre qui a accueilli votre délégation n'a plus de ministère depuis deux semaines», lance-t-on en ricanant.Un autre demande sans détours si on ne pourrait pas lui refiler de la pellicule photographique qui, sans devises étrangères, est introuvable à Moscou.Liberté de presse Avec la perestroïka est arrivée la «glasnost», la «transparence», qui a levé plusieurs des entraves à la liberté de presse.Liberté toute relative toutefois, car Gorbatchev craint de toute évidence cette boîte de Pandore qu'il a ouverte pour tenir en respect les conservateurs.Son gouvernement a essayé, sans succès, de limiter les abonnements à certaines revues qui contestaient son autorité.En haut du tableau de chasse, la revue Novyi Mir, une publication culturelle qui a tenté de publier Soljénitsyne.11 y a six mois, Novyi Mir (trois millions d'exemplaires) révélait aux lecteurs soviétiques le roman de.George Orwell, 1984, une critique corrosive du système totalitaire.Curieusement, Novyi Mir manque de papier depuis mars dernier, date de son dernier numéro.Matière encore rare en URSS, le papier est distribué par le gouvernement aux diverses publications.«Techniquement, la revue n'existe plus», reconnaît-on.Mais d'autres publications favorables aux changements ont pris la relève.Arguments et faits, par exemple, tire à 32 millions d'exemplaires.À chaque semaine, Les Nouvelles de Moscou ( 125 000 exemplaires en URSS et aussi disponible en France), publient des textes accablants pour le régime Gorbatchev.Lors de la la visite de la délégation québécoise, l'hebdomadaire publiait des lettres déchirantes de mères d'adolescents conscrits \u2014 le service militaire est obligatoire de 18 à 20 ans.Les histoires abondent sur les suicides de ces adolescents qui ne peuvent affronter les conditions de vie intenables- des recrues.«Une pomme, c'est le seul fruit que j'aie mangé en deux ans», racontera l'un d'eux.En dépit de ce nouveau droit de parole, certaines habitudes demeurent.« Vous avez téléphoné à un journaliste canadien?» a-t-on demandé au représentant de La Presse, après qu'il eût passé un coup de fil à un ami reporter en URSS pour l'agence Canadian Press.Les lignes téléphoniques des correspondants étrangers sont encore sur table d'écoute, expliquera un Soviétique, sur le ton de la confidence.Et celles des étrangers dans les hôtels?«Non, ça coûterait trop cher», explique-t-on, sans broncher.D'ailleurs, environ 10 p.cent du territoire soviétique est encore inaccessible aux étrangers.Et une représentante de l'ambassade dû Canada, responsable de maintenir les liens avec les juifs d'URSS, est fréquemment suivie par les agents du KGB.Vestige du passé, il est encore officiellement interdit de critiquer Lénine, et, encore moins le chef de l'Etat, Mikhaïl Gorbatchev.«Une loi nous interdit de le critiquer comme président, comme chef de l'État.Comme secrétaire du parti, c'est autre chose», d'expliquer un député russe «radical».¦ w > 4; 4 I i LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 26 AOÛT 1990 Lès assistés sociaux n'ont pas « bloqué la machine » it*.LIA LÉVESOUE de la Presse Canadienne ¦ Malgré le mot d'ordre, les assistés sociaux qui contestent la réforme de l'aide sociale n'ont pas «bloqué la machine» en multipliant les demandes de révision de dossier.Plusieurs mesures contenues dans la réforme de l'aide sociale sont entrées en vigueur le 1er août dernier.Les mesures les plus contestées sont la pénalité pour cause de partage de logement et celle dite de la contribution parentale (on calcule la prestation en présumant que les parents d'un bénéficiaire l'aident financièrement).Pour protester contre ces mesures qu'il juge discriminatoires et injustes, le Front commun des personnes assistées sociales avaient demandé à toutes les personnes dont le chèque était amputé de déposer une demande de révision de dossier.L'idée était de multiplier ces demandes de révision et de faire valoir ses droits.Or, jusqu'à présent, les centres Travail-Québec ont bien connu une certaine augmentation du nombre de plaintes et de demandes de révision de dossiers, mais pas de façon significative, indiquait hier l'attachée de presse du ministre de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu, Mme Manon Chevalier.Selon elle, il y aurait eu une augmentation d'environ 20 p.cent des demandes de révision.Le nombre de plaintes, lui, serait passé de 991 à 2099.À titre de comparaison, notons que le ministère a signé plus de 323 000 chèques au mois d'août.«Il n'y a pas eu blocage de la machine.Pour la plupart, on a eu le même nombre (de demandes w 4 NOS PROCHAINS COURS Cours de base 60h (30 sem.) Quelques places sont encore disponibles pour nos cours débutant dans la semaine du 10 septembre 1990 (jour ou soir).L'USAGE DES FINES HERBES Lundi 10 septembre, APPRENEZ À CUIRE LE GIBIER DE VOTRE CHASSE Mardi 11 septembre MICRO-ONDES , Mercredi 12 septembre DÉCORATION DE GÂTEAUX Jeudi 13 septembre CONFÉRENCE SANTÉ Mercredi 19 septembre CUISINEZ À L'ITALIENNE Mardi 25 septembre INSTITUT HjrnOflflL DES VIANDES UîD.ÉCOLE D'ART CULINAIRE '0216, rue lajeunexso, Montréal, Qe H3L 111 môtroSauïô).Tél.: 389-8241 Permis du ministre de l'Education no 749663.PRESENTE LUNDI 27 AOUT, A 20 H I m Rfpaset PAR '.inclus «¦ II PERSONNE LE JEUDI 30 AOÛT de 16 h a21 h FESTIVAL DE JAZZ BLACK LABEL .,m DE PRÉSENCE/DÉGUSTATION GRATUITE HEURES JOYEUSES IS I) \u2022 19h30 U 2 pour 1 LUNDI - VENDREDI HORS-D'OEUVRES CHAUDS ET JEUDI - AILES DE POULET 20* ch.le'salon venez chez sammy's signer la pétition \u2014pour garder les- BO expos g3 à montréal 7500, VICTORIA (angle de la savane) 739-3317 de révision) que l'an dernier.* Toutefois, les nouvelles mesures ne sont en vigueur que depuis moins d'un mois.La vague de protestation a été «plus intense» dans certaines régions: Bas St-Laurent, Québec, Montréal et Mauricie-Bois-francs.Selon Mme Chevalier, il y aurait eu 609 demandes de révision entre le 25 juillet et le 5 août.Le Front satisfait De son côté, le porte-parole du Front commun.M.Jean-Yves Desgagnés, admet qu'il n'y a pas eu autant de demandes de révision qu'il l'aurait souhaité.«On aurait aimé que toutes les personnes coupées fassent valoir leurs droits et recours, il n'y en a pas eu une centaine de milliers, mais on est quand même content; ça a augmenté, et les gens ont fait valoir leurs droits», affirmait-il au cours d'un entretien téléphonique.Selon les chiffres du Front commun, 500 demandes de révision auraient été déposées au Québec entre le 1er et le 15 août.Il explique ce succès mitigé par plusieurs facteurs: «La peur des assistés sociaux, qui craignent les représailles» s'ils se plaignent; la difficulté pour les assistés sociaux d'obtenir des formulaires de demande de révision; la méconnaissance de ses droits « pour des personnes isolées et marginalisées».De toute façon, le mot d'ordre Ipncé par le Front commun est maintenu.Les bénéficiaires ont 90 jours pour se plaindre à partir du moment où leurs prestations ont été réduites, donc jusqu'au 1er novembre pour une réduction effectuée le 1er août.Une fois la demande déposée, le bureau a 30 jours pour rendre sa décision.NOUVEAU! 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Je joins 10 S.?Votre catalogue sur les maisons finies à l'usine.(Je veux vous laisser faire la construction.) Je joins 5 S.NOM ADRESSE VILLE PROV.CODE EMPLACEMENT DU LOT Vu Envoyez au lieu d exposition le plus proche indiqué ci-dessous.ïcerw W LES MEILLEURES MAISONS.PM*T_ J Montréal, 395 Yvon-Berger, Ste-Rose, Laval H7L 2B9.Téléphone 622-3185.Ouvert tous les soins et fins de semaine.IliX i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 26 AOÛT 1990 PROGRAMME D'AIDE FINANCIERE POUR LES CITOYENS TOUCHÉS PAR LES ÉVÉNEMENTS DE CHATEAUGUAY, KAHNAWAKE ET OKA-KANESATAKE SYNTHÈSE DES DÉCRETS ÉMIS À CE JOUR 1103-90,1er AOÛT 1990 \u20141163-90, 8 AOÛT 1990 \u20141190-90,15 AOÛT 1990 Le Gouvernement du Québec a mis en place un programme d'assistance financière dans le but de venir en aide aux citoyens, aux entreprises, aux agriculteurs et aux municipalités affectés par le conflit de Châteauguay, Kahnawake et Oka-Kanesatake.Ce programme comporte une aide financière aux personnes de Châteauguay, Sainte-Catherine, Saint-Constant, Saint-Isidore, Saint-Placide (village et paroisse), Oka (village, paroisse et Kanesatake) et Kahnawake ayant été ou désirant être relocalisées.En outre, les dommages causés aux propriétés de ces personnes feront l'objet de compensations.Par ailleurs, des indemnités additionnelles sont également prévues pour les citoyens, les entreprises et les agriculteurs qui subissent des pertes de revenu causées par les présents événements.Une douzaine de municipalités et les territoires autochtones concernés sont admissibles à ce volet du programme.(Voir tableau) De plus, les dépenses additionnelles encourues à cause du conflit par les municipalités de Châteauguay, Sainte-Catherine, Saint-Constant, Saint-Isidore, Saint-Placide (village et paroisse), Oka (village, paroisse et Kanesatake) et Kahnawake seront remboursées par le gouvernement du Québec.'4 K TABLEAU EXPLICATIF DES PREJUDICES ADMISSIBLES CLIENTÈLES\tAIDE FINANCIÈRE\t\tDOCUMENTS REQUIS\tTERRITOIRES CITOYENS EVACUES\tHÉBERGEMENT \u2022 chez un ami ou un parent\t12 $/PERS./JOUR\tATTESTATION D'HEBERGEMENT CHEZ LES HÔTES (durée, nombre de personnes, signature des hôtes)\tCHÂTEAUGUAY KAHNAWAKE OKA (village, paroisse et Kanesatake) i\t\u2022 établissement hôtelier\tFRAIS REELS\tFACTURES OU REÇUS\tSAINTE-CATHERINE -\t\u2022 autres locaux d'habitation\tFRAIS RÉELS MAXIMUM DE 150 $/FAMILLE/JOUR\tFACTURES OU REÇUS\tSAINT-CONSTANT (ville) SAINT-ISIDORE \tNOURRITURE\t32,85 $/PERS./JOUR\tPREUVE D'HÉBERGEMENT\tSAINT-PLACIDE (village et paroisse) \tFRAIS DIVERS (autres que l'hébergement et la nourriture) ¦\t150 S/SEMAINE PAR RÉSIDENCE PRINCIPALE\tPREUVE D'HÉBERGEMENT\t\u2022 \u2022\tDOMMAGES AUX BIENS MEUBLES\tFRAIS RÉELS JUSQU'À 10 000 $\tPIÈCES JUSTJFICATIVES (photos, reçus, témoignages,\t \tIMMEUBLES\t.FRAIS RÉELS .\tpreuves, etc.)\t \tTERRAINS '\tMAX.5 000 $\t\u2022\t CITOYENS ÉVACUÉS ET NON ÉVACUÉS AYANT SUBI DES PRÉJUDICES\tPERTES DE REVENU t\tMONTANT RÉEL PERTES DE REVENU NET MAXIMUM 100 $/J0UR\tRELEVÉ D'EMPLOI ET PREUVE DE REVENU NET \u2022\tCHÂTEAUGUAY DELSON KAHNAWAKE LÉRY MERCIER (ville) AGRICULTEURS\tPERTES EN CAPITAL MONTANT REEL (bâtiments et animaux) PERTES DE REVENU NET FRAIS D'EXPLOITATION SUPPLÉMENTAIRES\t\tAUCUN DOCUMENT REQUIS À L'OUVERTURE DU DOSSIER\tOKA (village, paroisse et Kanesatake) SAINT-CONSTANT (ville) SAINTE-CATHERINE (ville) SAINT-ISIDORE (paroisse) ENTREPRISES TOURISTIQUES ET DE TRAVERSERS, COMMERCES DE RESTAURATION, D'HÉBERGEMENT, D'ALIMENTATION, DE SERVICES AUTOMOBILE, PETITS COMMERCES DE DÉTAIL ET AUTRES COMMERCES DE MÊME NATURE\tPERTES DE REVENU \u2022\tMONTANT RÉEL PERTES DE REVENU NET \u2022 / t\tAUCUN DOCUMENT REQUIS À L'OUVERTURE DU DOSSIER \\ .r\tSAINT-JOSEPH-DU-LAC (paroisse) SAINT-PLACIDE (village et paroisse) i MUNICIPALITÉS .» t ¦ .t\tDÉPENSES ADDITIONNELLES i V\tFRAIS RÉELS - \u2022 | Ml \u2014\tPHOTOCOPIES DES FACTURES ET REÇUS AVEC RÉSOLUTION DU CONSEIL 1 «\tCHÂTEAUGUAY KAHNAWAKE OKA (village, paroisse et Kanesatake) SAINT-CONSTANT SAINTE-CATHERINE SAINT-ISIDORE SAINT-PLACIDE (village et paroisse) \u2022 NOTE: Au moment d'aller sous presse, aucune information n'était disponible sur le remboursement des frais d'essence.La Direction générale de la Sécurité civile invite les personnes qu'elle a autorisées à se relocaliser et qui ont effectivement quitté leur domicile à prendre rendez-vous avec ses représentants concernant l'aide à l'hébergement et à la subsistance aux numéros qui suivent.' La Direction générale de la Sécurité civile invite également les citoyens, les entreprises et les agriculteurs qui ont subi des pertes de revenu à cause du conflit à communiquer aux numéros qui suivent pour prendre rendez-vous afin d'ouvrir un dossier.Veuillez noter que tous les rendez-vous peuvent être pris immédiatement OKA (village et paroisse)\tLundi 27 août 1990 .'¦ ¦\u2022 \u2022k*- \u2022 Ci Y 'ij^t' Mairie d'Oka\t(sauf pour aide financière 183, rue des Anges\tà r hébergement 479-1641\tmardi 4 septembre 1090) SAINT-EUSTACHE\tMercredi 29 août 1990 Centre culturel de Saint-Eustache\t\u2022 .\u2022 , : \u2022 \u2022 .! \u2022 ¦ \u2022 : .f \u2022 \u2022 230, boulevard Arthur-Sauvé\t\u2022 l 'Si f*.- .* .\" ' .- (Pour les autochtones de Kanesatake)\t 623-6273\t\u2022¦\" \u2022 -.i\\J \u2022 '»it-\"\u2022'ri iiZi / KAHNAWAKE\tLundi 27 août 1990 Kahnawake Community Services\tv : fi ¦ ;\u2022\u2022 \\-\\w ¦ .: 632-6880\t\u2022 ' ,'\"4 \u2022'f\"%> *î't k '\u2022'Vf*.-4 '\u2022'«;\u2022'.'';'_ , .'\u2022 ' /\u2022* '\u2022 if;y.i 944-2173\t CHATEAUGUAY Aréna Léo-Crépin 691-0103 A compter de lundi le 27 août 1990 SAINTE-CATHERINE Centre communautaire de Ste-Catherine 5365, rue Saint-Laurent 632-4003 Mardi et mercredi 4 et 5 septembre 1990 SAINT-CONSTANT Hôtel de ville 147, rue Saint-Pierre 638-2010 Jeudi 6 septembre 1990 avant-midi SAINT-ISIDORE Hôtel de ville 671, rue Saint-Régis 454-3919 Jeudi 6 septembre 1990 après-midi Pour les citoyens des autres municipalités de la MRC Roussillon, les dates et les lieux seront communiqués ultérieurementr Gouvernement du Québec "]
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