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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Placements - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-09-10, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales / Placements 'Arts et Spectacles LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND110 SEPTEMBRE 1990 Le PLC versera 50000$ par an à Chrétien jusqu'à ce qu'il se fasse élire CILLES PAOUIN du bureau de La Presse OTTAWA ème s'il croule sous une dette de plus de 4 mil-lions$, le Parti libéral du Canada versera 50000$ par année à son nouveau chef Jean Chrétien en attendant que celui-ci tente éventuellement de se faire élire à la Chambre des communes.Selon un de ses proches.Jean Chrétien se trouve en chômage technique depuis qu'il a quitté son cabinet d'avocat d'Ottawa et les multiples conseils d'adminis- Gallup: un gouvernement fort est une menace pour le Canada ne majorité de Canadiens ( 51 p.cent ) continuent de considérer un gouvernement fort comme étant une plus grande menace pour le Canada au cours des années à venir que les grandes entreprises (21 p.cent ) ou les syndicats ( 17 p.cent).Les résultats du sondage sont sensiblement les mêmes que ceux du sondage Gallup effectué en novembre dernier, mais la menace d'un gouvernement fort est plus élevée que ne l'indiquaient les sondages faits depuis 1977.La préoccupation au sujet de la force des syndicats, qui se situe actuellement à 17 p.cent, est à son plus bas niveau depuis plus d'une décennie.La crainte du gouvernement fort considérée comme notre plus grande menace se situe par contre à un niveau très élevé dans toutes les régions, sauf au Québec ( 35 p.cent ).En Colombie-Britannique exactement 50 p.cent, dans les Maritimes (58 p.cent), en Ontario ( 57 p.cent ) et dans les Prairies (59 p.cent), soit une nette majorité des personnes interrogées, craignent un gouvernement fort.Les résultats sont fondés sur des entrevues faites auprès de plus de mille Canadiens.tration où il siégeait avant de se lancer dans la course au leadership.«Ce serait normal de faire quelque chose pour lui même si notre prinicpal problème est de chercher des fonds pour payer nos dettes», a déclaré le président de la formation, Donald Johnston, lors d'une entrevue au réseau Télémédia.Un conseiller de M.Chrétien a précisé que le Parti libéral a offert de combler la différence entre la pension de quelque 60000$ par année que touche l'ancien ministre pour sa vingtaine d'années de service et le salaire de 110000$ qu'il recevrait à titre de chef de l'Opposition au Parlement.«C'est un peu embarrassant de parler de cela puisque c'est une affaire privée, a ajouté son conseiller.M.Chrétien hésite un peu à prendre l'argent du parti mais nous croyons qu'il va finalement accepter», a-t-il dit.Le régime de retraite des députés leur accorde 75 p.cent de leur salaire après 15 ans de service à la Chambre des communes.Plus généreux que la plupart des autres régimes de retraite, le régime prévoit le versement de prestations indexées au coût de la vie dès que les députés abandonnent la vie politique, peu importe l'âge atteint lors de leur retraite.Certains anciens parlementaires touchent donc 75 p.cent de leur salaire même s'ils deviennent ensuite fonctionnaires.C'est notamment le cas de l'ancien chef néo-démocrate Ed Broad-bent, qui reçoit des prestations de 45000$ par année en plus de son nouveau salaire de 110000$ à titre de président du Centre international des droits de la personne et du développement démocratique, un organisme financé par Ottawa.C'est également le cas de l'ancien ministre Erik Nielsen, qui dirige maintenant l'Agence gou- Jean Chrétien vernementale responsable des Transports ou de son ex-collègue Ray llnalyshin, devenu l'an dernier gouverneur général.Rae exhorte Mulroney à abandonner la TPS d'uprès Cunndiun Press TORONTO Le premier ministre Brian Mulroney doit abandonner son projet de taxe sur les produits et services (TPS), a déclaré le chef néo-démocrate de l'Ontario.M.Bob Rae.qui a remporté la majorité des sièges aux élections ontariennes la semaine dernière.«le crois fermement que la TPS est une mauvaise taxe qui frappe les mauvaises personnes au mauvais moment ».a dit M.Rae hier après avoir lu un texte à des enfants dans une bibliothèque de Toronto à l'occasion de la journée de l'alphabétisation.«Si le gouvernement federal était raisonnable, il offrirait de réunir les représentants de toutes les provinces pour parler de cette question et examiner d'autres solutions possibles.» M.Rae.dont le parti a battu les libéraux de M.David Peter-son, a ajouté qu'il ne réduirait pas la taxe de vente ontarienne de huit à sept p.cent, comme M.Peterson l'avait promis, niais il a déclare que son gouvernement n'imposera pas « une taxe en sus» de la TPS.Le regime fiscal prone par le chef néo-démocrate ont arien, tel qu'exposé au cours de la campagne électorale, impose-rail également une taxe minimum de huit p.cent sur les entreprises, afin d'éliminer les échappatoires qui permettent à bon nombre de grandes entreprises de ne pas payer un sou d'impôt.Dans la crise Mohawk, Parizeau est d'avis que l'État semble perdre pied PIERRE ROBERGE de la Presse Canadienne our le chef péquiste Jacques Parizeau.la durée de l'impasse avec les Mohawks, à Oka.indique que «l'État semble perdre le contrôle».ce Et ça laisse l'impression que n'importe qui peut faire à peu près n'importe quoi », a-l-il déploré dimanche en conférence de presse, au terme d'un forum du Parti québécois sur la souveraineté.M.Parizeau a qualifié de «bidons» les négociations que tenait, en août, l'avocat Alex Patterson au nom du gouvernement du Québec: «Pendant que ça négociait, il se creusait des tranchées et des fossés anti-char à Kahna-wake.» Lorsque le conflit sera règle, poursuit-il.une enquête publique sera «indispensable» pour con-naitre ce qui s'est passé aux différents lieux de décision du gouvernement et de ses services.Du coté fédéral, suivant la these que les autorités étaient au courant depuis peut-être deux ans.M.Parizeau dit tenir d'un «témoin auriculaire» qu'au sujet de l'accumulation d'armes de guerre à Kahnawake.«ça se savait quelque part à Ottawa.Maintenant cette information a-t-elle été transmise à Québec?Sinon, pourquoi?» Quant à l'offre de négociateurs indiens de ne soumettre les derniers Mohawks retranchés à Oka qu'à des «lois autoclïtones», en échange du dépôt des armes, le député de L'Assomption répond que «ça ne tient pas debout.Après deux mois d'affirmation systématique de la primauté des lois du Quebec et du Canada, on accepterait comme ça, tout à coup, d'appliquer d'autres lois?» Gare a la vengeance Si la justice doit être administrée dans cette affaire, enchaîne le chef du PQ, «il faut prendre bien garde de ne pas exercer de vengeance.Parce que ces Mohawks coincés sont les derniers coinces sur place, il ne faudrait pas en profiler pour leur rentrer dans le corps.«Ce qui ne veut pas dire passer l'éponge sur un meurtre», lance M.Parizeau au sujet de celui du caporal Marcel Lemay, commis le 11 juillet.Il trouve regrettable que des intellectuels canadiens-anglais prennent position «contre le Québec, toute la sympathie allant du même bord» (pour les Mohawks).À la question de savoir qui au juste, il a nommé la romancière Margaret Atwood et les United Auto Workers.Bernard Landry, vice-président du PQ, ajoute: «Plusieurs au Canada anglais nous ont traités, alors que nous traversons une tel- C'est au tour du Manitobain Gary Filmon de poser sa tête sur le billot PAUL ROY WINNIMG m Jffi u suivant! Apres l'Onta-JM& rien David Peterson c'est au tour du Manitobain Gary Filmon de poser sa tète sur le billot.Les élections ont lieu demain au Manitoba.Et après la très surprenante victoire du néo-démocrate Bob Rae \u2014 et l'aussi surprenante dégelée du libéral Peterson \u2014, jeudi, en Ontario, certains se disent quil ne faut plus se surprendre de rien en politique.Gary Filmon était à la tète d'un gouvernement minoritaire, le 7 août, quand il a déclenché les élections.Il détenait 24 des 57 sièges à la législature ma-nitobaine.La libérale Sharon Carstairs, qui s'est surtout fait connaître pour sa féroce opposition à l'Accord du lac Meech \u2014 qui réintégrait le Québec dans la constitution canadienne \u2014, en détenait 21.Et le néo-démocrate Gary Doer en avait 12.Qu'arrivera-t-il demain?La plupart des observateurs s'attendent à ce que le conservateur Filmon soit reporté au pouvoir.Peut-être même avec une majorité.Pour le politicologue Allan Mills, professeur à l'Université de Winnipeg, la situation mani-lobaine est différente de l'onta-rienne.«Filmon est assez bien perçu ici», expliquc-t-il.«Il donne l'impression d'être à la fois cool et solide.» Mais cela n'a pas toujours été le cas depuis les 28 mois qu'il est à la tête du gouvernement.Au début de son règne, c'est plutôt la libérale Carstairs qui tenait le haut du pavé: elle avait pris un parti moribond \u2014 qui n'avait aucun député avant 1986 \u2014, et elle en avait fait l'Opposition officielle.La prochaine étape: le pouvoir, croyaient certains.D'autant plus que Mme Carstairs touchait une corde très sensible, au Manitoba, quand elle dénonçait énergiquement l'Accord du lac Meech.>y.v,Vi .Ironiquement, signale le professeur Mills, c'est également Meech qui lui a fait perdre de son vernis.Quand, avec M.Doer, elle a accompagné le premier ministre Filmon à Ottawa, début juin, lors de l'ultime conférence des premiers ministres sur Meech, elle a projeté l'image de « la secrétaire de Gary Filmon».«Lui, au contraire, a été perçu comme l'homme d'Etat.» Ironiquement aussi, les Mani-tobains en ont voulu à Sharon Carstairs d'avoir accepté, même à contre-coeur, d'endosser une version, même modifiée, de l'accord original, au sortir de la conférence d'Ottawa.«Ce que les gens ont oublié, souligne M.Mills, c'est que M.Filmon, lui, avait viré capot deux fois!» Sharon Carstairs, enfin, n'a guère aidé sa cause quand elle a avoué que son séjour à Ottawa, en juin, l'avait ébranlée au point de devoir prendre des calmants et de songer à démissionner.File avait fait cette admission au moment où le député autochtone Elijah Harper, usant de procédures, achevait de tuer Meech à la législature de Winnipeg.Certains s'interrogent même, à quelques heures du vote, si la vraie question à se poser ne serait pas plutôt: «Qui arrivera deuxième?» On se demande en effet si l'élection du néo-démocrate Bob Rae et la défaite du libéral Peterson, en Ontario, n'auront pas d'impact sur l'élection ma-nitobaine.«Ça ne peut certainement pas nuire à Gary Doer».dit M.Mills.«Et je ne vois pas comment ça pourrait aider Sharon Carstairs.» Tout ne va cependant pas pour le mieux dans le meilleur des mondes pour Gary Filmon.En début de semaine \u2014 avant l'élection ontarienne \u2014, un sondage lui accordait 44 p.cent des intentions de vote.Les libéraux et les néo-démocrates en recueillaient respectivement 31 et 23 p.cent.Un tel appui devrait normalement être suffisant pour lui assurer la victoire, croit-on.L'inquiétude vient de ce qu'un sondage réalisé en juin lui accordait 51 p.cent des intentions de vote, contre 28 et 18 p.cent respectivement pour Mme Carstairs et M.doer.Mais plusieurs hésitent à y voir une tendance significative.Allan Mills dit voir une autre différence entre les situations ontarienne et manitobaine: les Ontariens ont senti le besoin de se défouler sur le gouvernement Peterson, jeudi dernier, explique-1-il.« Les Manitobains, eux, se sont déjà défoules, il y a deux ans, en battant le gouvernement (néo-démocrate) de Howard Paw ley.» le épreuve, comme nous ne le méritons pas.«Ce n'est pas le moment de nous traîner dans la boue, en nous traitant de Gestapo et de SS.S'il y en a qui nous ont rejetés avec la mort de l'Accord du lac Meech, ils ont été logiques en nous rejetant à nouveau à l'occasion du conflit avec les autochtones.» La Sûreté du Quebec, estime M.Landry, n'a pas a rougir: «Ils n'étaient qu'un petit peloton, sous-équipes, ils ont essuyé le feu d'armes automatiques.C'est eux qui ont eu un mort dans leurs rangs.» Dans son discours de clôture, devant près de 600 militants et sympathisants, lacques Parizeau a prévenu: «Attention aux dogmes en économie, à l'économie enseignée comme une religion.Et ne nous plaçons pas en position de quémander.» Fn regardant la carte du Canada, explique M.Parizeau, «ne serait-ce que pour le transport entre les Maritimes et l'Ontario, ce serait plutôt eux ( les Canadiens anglais) que je verrais en position de supplier.Ft nous de notre côté, nous serions timbrés de refuser de nous entendre avec eux.» Quant à l'avènement d'un pouvoir néo-démocrate dans la province voisine, il se dit «heureux de constater que là aussi, on conçoit que la croissance économique peut aller de pair avec plus de justice sociale.» PHOTO PC Festiuai aryen Une trentaine de membres du groupe des Nations aryennes, qui prônent la suprématie de la race blanche, dont quatre membres du Ku Klux Kl an, ont brûlé une croix samedi soir au cours du premier festival aryen qui s'est tenu près de Provost, à 300 km au sud d'Edmonton, en Alberta.Des personnes, dont un rescapé des camps de concentration nazis, venues protester contte le festival, ont ete pris a partie par les extrémistes.Le bannissement de l'amiante aux É.-U.violerait les règles du GATT MAURICE GIRARD de la Presse Canadienne WASHINGTON Le gouvernement du Canada soutient que le bannissement de l'amiante aux Ftats-Unis viole les règles du GATT et vient à rencontre des dispositions de l'Accord de libre-échange, signé il y a plus d'un an et demi par le président américain George Bush et le premier ministre canadien Brian Mulroney.Dans un mémoire juridique présenté à la Cour d'appel du Cinquième district fédéral à la Nouvelle-Orléans, le Canada soutient «qu'en raison de la faiblesse de ses fondements scientifiques, la décision (de l'Agence de protection de l'environnement) contredit les engagements pris par les États-Unis dans les ententes sur le commerce international».C'est à titre de partie intéressée que le gouvernement du Canada a produit ce plaidoyer, dont la Presse Canadienne a obtenue copie.Il fait partie d'autres représentations semblables faites au tribunal américain, dont un mémoire du Québec, qui s'attarde aux répercussions internationales de la décision américaine.Fn plus de cette intervention devant la justice des Ftats-Unis, les défenseurs canadiens et québécois de l'amiante lanceront cette semaine, par le truchement de l'Institut de l'amiante de Montréal, une campagne d'information à travers le monde qui s'attaque sur plusieurs fronts à la nouvelle réglementation américaine, entrée en vigueur le 27 août.«Bien qu'il soit nécessaire, pour des raisons de santé, de réglementer le niveau d'exposition a l'amiante, le Canada soutient que l'interdiction d'importer ses produits ne repose sur aucune découverte scientifique récente et n'est donc pas «nécessaire» au sens de l'article XX du Gatt».qui permet aux pays signataires d'adopter des mesures pour protéger la vie et la santé de leurs citoyens.Le procureur du gouvernement du Canada, Me Donald Dewees, conclut sa plaidoirie en soutenant que «la décision de l'FPA contrevient aux obligations des Ftats-Unis en regard de l'entente du Gatt sur le commerce international ».Le même raisonnement est repris pour parler de la seconde vio-lation, à l'Accord canado-americain de libre-échange.On a-joute que les principaux clients de l'amiante québécoise, en partie les pays défavorisés, se feront forcer la main pour suivre l'exemple de Washington.Puisque, poursuit-on, les lois américaines interdisent le financement de projets de construction utilisant des matériaux considères dangereux pour la santé, catégorie a laquelle l'amiante appartient depuis maintenant deux semaines.Loin de se mettre sur la defensive, le mémoire du gouvernement du Québec affirme fièrement d'entrée de jeu que la province «en tant que principal producteur d'amiante du Canada et plus important exportateur au monde, a pris le pari de la sécurité et a été à Pavant-garde de la mise en place de mesures permettant une utilisation sécuritaire de l'amiante à travers le monde».Ft l'auteur du document de 15 pages, Me Arthur Kahn.tic poursuivre: «Le marche de l'amiante couvre toute la planète et plus de 85 pour cent de la fibre d'amiante produite au Quebec est vendue ailleurs qu'aux Etats-Unis.Toute decision du Environmental Protection Agency aura des impacts sur le marche.Une utilisation contrôlée de l'amiante constitue la meilleure façon d'assurer la sécurité des travailleurs et du grand public, tout eih retirant d'indénia- bles avantages économiques de l'utilisation de ses produits».Encore plus com bat live, la campagne de presse de l'Institut de l'amiante parle du «ied-de-ne/ au Gatt» fait par Washington, qui cautionne la «croisade sans merci» de l'FPA contre l'amiante.«Dans le plus probable des scenarios, ces contraintes ne se calculent pas en terme d'argent, mais par un ralentissement de l'amélioration des conditions sanitaires et par une augmentation du taux de mortalité.Dans ce contexte, qui est en droit de parler de santé publique?» derpaiv dc-t-on.L'argumentation dus contestataires de la decision américaine, dont les producteurs canadiens et américains font partie, s'articule autour de quatre « lacunes scientifiques» se résumant ainsi: ¦ tous les types d'amiante >ans distinction sont considères comme présentant un «risque déraisonnable» pour la santé; ¦ l'FPA ne fait aucune distinction entre les différentes longueurs de fibres respirablcs ( amo-site.crocidolite et anthophyllitc ): ¦ les conclusions de l'FPA reposent sur des extrapolations mathématiques effectuées a partir de données anciennes et souvent erronées; ¦ les substituts sont considères comme étant intrinsèquement «»)lus sûrs et moins coûteux».Toutes les recherches effectuées au cuirs des cinq dernières années prouvent plutôt le contraire.La fibre de verre, la laine minérale, la céramique, les fibres de phosphates, les fibres aramides, etc.ont toutes démontre une toxicité beaucoup plus grande que l'amiante chrysotile.D'ici la fin de l'année, trois ju* ges de la Cour fédérale d'appel de la Nouvelle-Orléans siégeront pour entendre les présentations orales des parties. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND110 SEPTEMBRE 1990 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins td'teur adiomt directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en crie' 2 Le RIN, trente ans déjà! xactement trente ans aujourd'hui que le mouvement indépendantiste québécois a vraiment pris son envol et définitivement opté pour la démocratie.Bien peu des partisans actuels d'une forme de souveraineté, avec ou sans association, se souviennent de cette réunion de fondation du Rassemblement pour l'indépendance du Québec (RIN).Et combien mesurent la dette de reconnaissance que tous les Québécois, quelle que soit leur option constitutionnelle, ont alors contracté envers Marcel Chaput, André d'Allemagne et leurs compagnons de la première heure?Il n'était pas du tout évident, le 10 septembre 1960, que l'idéologie de cette poignée de « séparatistes » allait devenir un des principaux vecteurs du mouvement d'affirmation collective des Québécois que nul ne remet plus aujourd'hui en question.Certes, on ne saurait attribuer au seul RIN la paternité de l'idée même d'indépendance politique du Québec.Ni même celle de la coloration nationaliste de la Révolution tranquille.Jean Lesage et René Lévesque n'ont d'ailleurs pas attendu les admonestations de Pierre Bourgault pour affirmer la nécessité d'être « Maître chez nous».Ni pour entreprendre la nationalisa-; tion des compagnies privées d'électricité.Mais on peut légitimement se demander où en serait aujourd'hui cette détermination du Québec de prendre en mains son destin, dune façon ou d'une autre, si le RIN n'avait pas existé.Les exemples foisonnent, dans l'histoire, de grands projets collectifs exaltants qui s'édulcolorent au contact du pouvoir faute d'être constamment aiguillonnés par des éléments radicaux qui poussent au dépassement et au renouvellement.C'est précisément un des rôles majeurs qu'a joué le RIN pendant ses brèves huit années d'existence.Jusqu'à ce que le Parti québécois prenne le relais.En récoltant, sans même un soupçon de gratitude, le fruit du travail ingrat des Chaput, d'Allemagne et Bourgault.Car si René Lévesque, avec son charisme et son prestige d'ancien ministre libéral, apportait crédibilité et respectabilité à la thèse de la souveraineté, c'est incontestablement du RIN que provenaient les militants les plus dynamiques.Le RIN, oen disparaissant, fournissait en effet au PQ la première génération de jeunes Québécois, alors dans la vingtaine, à avoir réalisé une synthèse idéologique entre une pensée politique sociale-démocrate et une conception résolument nationaliste de l'avenir du Québec.Jusqu'alors, l'idée même de nationalisme avait toujours été indissociablement liée à une image de conservatisme, voire de duplessisme.Rien de particulièrement séduisant pour ceux qui puisaient dans Cité libre l'essentiel de leur réflexion politique! Ce n'est pas le moindre mérite du RIN que d'avoir éliminé cette apparente antinomie.Surtout au moment même où Pierre Trudeau amorçait une brillante carrière politique précisément basée sur l'incompatibilité intrinsèque de ces deux notions.On ne soulignera non plus jamais assez le caractère résolument démocratique de la démarche du RIN.Un principe fondamental qu'ont, en vain, tenté d'infléchir les vagues successives de violence déclenchées par le FLQ.La redoutable efficacité des Warriors, depuis deux mois, fournit une éloquente démonstration des affres dans lesquelles aurait peut-être sombré le Québec si, il y a trente ans, ces «séparatistes», n'avaient irrévocablement choisi la voie de la légalité pour promouvoir leur idéal.Aucun des fondateurs du RIN n'a retiré de bénéfice personnel de son engagement.Au contraire.Certains, dont Marcel Chaput, en paient encore chèrement le prix.Parfois excessifs et souvent malhabiles, ils ont pourtant été les instigateurs d'un mouvement dans lequel, a un degré ou a un autre, la majorité des Québécois se reconnaît aujourd'hui.À ce titre, ils méritent au moins qu'on s'en souvienne.À défaut de savoir leur dire merci.Pierre GRAVEL Déjudiciariser plutôt que créer un tribunal de plus a creation dune super Cour d'appel qui serait l'équivalent d'une Cour supreme québécoise est dans l'air.En effet, la Cour d'appel actuelle est submergée par un nombre affolant de requêtes et c'est pour sortir le plus haut tribunal du Quebec de cette crise qu'un comité spécial du Barreau préconise Ja creation d'une superstructure judiciaire typiquement qué-.becoise.A première vue, l'idée est séduisante.Surtout en cette période de bouillonnement constitutionnel où le Québec, insulté du rejet de l'accord du lac Meech, cherche à se doter d'un nouveau statut politique entraînant, bien sûr, de nouveaux pouvoirs.Idée d'autant plus séduisante que la Cour suprême, surtout par les temps qui courent, n'a pas très bonne p esse au Québec.Mais il faut se garder de se gargariser de mots.Et de croire qu'une structure de plus constitue une solu-\" ,tioh, surtout si le problème est ailleurs.¦ Que la Cour d'appel soit engorgée, c'est l'évidence même.En .1.965, les douze juges de la Cour d'appel étaient appelés à entendre 281 affaires.L'an dernier, les 19 juges du même tribunal en;ont entendu 1407, une augmentation de plus de 500 p.cent.Bref, le problème n'est pas a ce niveau.Si le Québec a un .urgent besoin de réviser autant de jugements rendus par les cours inférieures, en plus de clarifier le droit, c'est sans aucun doute parce qu'un trop grand nombre d'avocats s'estiment lèses par des jugements de première instance.Bref parce qu'on ¦ n a pas suffisamment confiance aux tribunaux ordinaires.\u2022\".Ou encore que les jugements rendus par les juges de la Cour du Quebec ou de la Cour supérieure errent trop souvent en droit.Sinon, pourquoi irait-on si souvent en appel?La situation est telle qu'on dit que certains avocats avertissent d'avance leurs clients que si jamais ils n'obtiennent pas satisfaction en premiere instance, ils iront automatiquement en appel.Par ailleurs, pourquoi le Québec aurait-il constamment besoin qu'une cour d'appel clarifie le droit, si ce n'est que les .textes de lois sont souvent bâcles, laissant la porte ouverte a toutes sortes d'interprétations contradictoires?Bref, ce que la société a besoin, ce n'est pas tant d'une nouvelle superstructure judiciaire que d'un meilleur fonctionnement du système actuel.Et même d'une certaine déjudiciarisa-tion.On se souviendra, en effet, qu'un récent colloque, organise par la Chambre des notaires, avait conclu à une tendance à l'inflation judiciaire au Quebec, qui mène tout un chacun à.se précipiter au tribunal pour la moindre chicane de clôtures et amené les élus a refiler les quêtions délicates aux juges, en se réfugiant derrière chartes et autres grands principes pas trop compromettants.Le phénomène, s'il ne déclenche pas encore de bagarres dans les autobus, commence a inquiéter, surtout aux États-Uns, où, estime-t-on.une part affolante du produit intérieur brut est consacrée a payer juges, avocats et indemnités fixées par les tribunaux.Au Quebec, on n en est pas encore la, mais la tendance commence a se faire sentir.Selon le juge en chef de la Cour supérieure, il faut encore des délais de cinq a neuf mois pour qu'une cause portée devant les tribunaux civils soit entendue pour la première fois.Maigre consolation, en 1983, ils pouvaient être jusqu'à 91 mois.Cela dit, de nombreux avocats prétendent que malgré les statistiques, les délais pour accéder aux tribunaux civils, dans la majorité des causes, sont de deux ans.Au criminel, la situation est encore pire.N'en jetez plus, les cours sont pleines, font savoir juges et avocats.L'engorgement des Palais de justice atteint un degré critique.À Montreal seulement, le nombre de nouveaux dossiers criminels ouverts dans l'année est passe de 15 568 en 1984 a 23920 l'an dernier, une augmentation de 54 p.cent en cinq ans.\u2022 C est la donc, du cote de la dejudiciarisation, lorsqu'elle est possible, plutôt que de celui de la creation d'une nouvelle instance venant chapeauter les autres, qu'il appartient de chercher des correctifs.Récemment, le ministère de la Justice a annonce vouloir profiter de son 25° anniversaire pour organiser des États généraux de la justice.Un tel Sommet, ne sera profitable que s'il est conçu en vertu des intérêts de judiciables.Le danger est grand, en effet, qu'il ne soit récupère par ces frères ennemis que sont les notaires et les avocats pour leurs fins propres.Il n'y a pas si longtemps, le Protecteur du citoyen l'a crie sur tous les toits: le système de justice traditionnel n'est plus adapte a la société.Les coûts d'un recours judiciaire sont exorbitants, les délais sont considerables et les tribunaux sont engorges.C'est a ces problèmes que doit s attquer un Sommet sur la justice.Quant à la creation d'un nouveau tribunal, il serait bon de la retarder tant que ce Sommet n'aura pas eu lieu et qu'il n'en aura pas démontre la nécessite.Pierre VENNAT 1 er 4UE£ Fjfl»£ Vos VooBS Av Soêp pu ùAC; a kAtfeStMVe / ]>& c'esr Pook FuiïL J DROITS RESERVES La boîte aux lettres Gouvernement de pompiers ¦ Nous tenons ù exprimer noire profonde déception devant la décision du gouvernement d'éliminer les audiences publiques concernant le projet d'autoroute 30.Nous comprenons qu'il s'agisse d'une situation de crise, mais nous n'acceptons pas que le gouvernement attende presque toujours d'être en situation de crise pour régler de gros dossiers (revendications amérindiennes et autoroute 30 par exemple ).Ceci entraine des solutions qui répondent bien aux exigences à court terme (i.e.situation de crise) mais ayant des répercussions graves à long terme.Eh oui, en 1990, on guérit encore au lieu de prévenir! Notre demande d'audiences publiques s'appuie sur le fait que le ministère des Transports, dans ses études d'impacts, ne mentionne que les principales espèces d'arbres dominants les milieux humides que l'autoroute traversera.Puisque ces habitats sont les plus productifs que le Québec possède et qu'ils se situent dans ia partie la plus prolifique de notre belle province, nous considérons qu'il est téméraire de proposer un projet d'autoroute sans avoir, au préalable, effectué quelques inventaires des ressources biologiques que contiennent ces milieux (.) Rita BROSSOIT Option verte Châteauguay Le rapport Picard-Sexton Reaction à l'article de M.Roger /.llédard (article du 29 août, section Opinion, concernant le rapport Picard-Sexton) ¦ L'analyse du rapport de M.Picard et de M.Sexton que vous avez faite de même que les conclusions que vous en tirez me laissent perplexe quant à votre connaissance et votre maitrise de l'ensemble de tous les éléments du dossier de la construction au Québec.le n'approuve en rien votre hypothèse, à savoir que «la solution aux problèmes de la construction au Québec consiste à raser au sol le \"deuxième mur de Berlin\" que les interventions bureaucratiques ont construit autour de l'industrie de la construction dans notre province et à rétablir un marché entièrement libre dans cette industrie dans notre province, comme ça s'est fait en Colombie-Britannique en 1984».Votre conclusion, en plus d'avoir la prétention d'être la solution miracle, est excessivement farfelue et démontre votre ignorance totale des problèmes vécus de façon régulière par tous ceux qui oeuvrent dans cette industrie.Vous dites que «la commission P.-S.a fait entièrement droit aux demandes syndicales et rejeté au complet les objections patronales».Cette remarque démontre bien que vous aussi faites partie de ceux qui ont omis de prendre connaissance du mandat de cette commission, qui consistait à établir les modalités d'un système de stabilisation du revenu et de l'emploi dans l'industrie de la construction et de formuler les propositions législatives ou réglementaires requises.Durant les audiences publiques, jamais les employeurs, par leurs associations, n'ont déposé une proposition complète d'un régime qui aurait pu être retenue en tout ou en partie par la commission.Ils ont préféré plutôt s'acharner à essayer de défaire la proposition déposée par la FTQ-Construc-tion et la CSN qui répondaient de façon complète au mandat de cette commission.Le gouvernement a l'obligation de mettre en application les recommandations du rapport de MM.Picard et Sexton, car elles représentent la vraie solution.Christian THOMASSIN Représentant syndical de l'Association canadienne des métiers de la truelle, local 100 FTQ-Construction Châteauguay n a pas de leçons à recevoir ¦ Mulroney trouve disgracieuse l'impatience des gens de Châteauguay qui réagissent à la vue d'un convoi de voitures de Mohawks qui traversent le pont sans difficulté alors qu'ils en ont été privés, eux, pendant cinquante jours.Personne n'a de leçons à donner à ces citoyens deux mille fois plus respectueux des lois que ne l'ont été les Mohawks.Surtout pas Mulroney.Il a laissé pourrir la situation pendant quarante-huit jours avant d'envoyer l'armée; il a laissé une poignée de hors-la-loi venus des USA tenir en otage la grande majorité des Amérindiens; il les a laissé s'emparer d'un pont du fédéral et priver 200 000 citoyens de leur voie d'accès vers Montréal ou venant de Montréal ; il a laissé les Amérindiens pratiquer sans vergogne la contrebande de cigarettes américaines, au point d'accumuler une fortune de cent millions de dollars.Bien informé par la GRC, depuis trois ans, que les Warriors faisaient entrer des armes a feu de tout calibre.Mulroney n'a rien fait; sachant qu'ils prépa-raient un coup militaire au Ouebec, il s'est fermé les yeux; il a laissé le représentant officiel du Canada négocier avec des terroristes armés et masqués qui leur a accordé tout ce qu'ils demandaient sans rien exiger en retour concernant la libération des otages, ni celle du pont; avec la bénédiction de Mulroney, ce même juge Gold a stupidement consenti aux Warriors l'engagement de vingt-quatre (pas deux ou trois, ou quatre mais vingt-quatre) observateurs préjugés, partiaux \u2014 one side minded \u2014 et nullement neutres, toutes dépenses payées par nous au profit des Warriors et de leur propagande internationale.Quand on a pactisé de cette façon avec des gens qu'il reconnaît lui-même comme des criminels, quand on n'a rien fait pendant quarante-cinq jours pour redonner à 200 000 personnes leur droit de circuler sur nos routes, on n'a pas de leçons de civisme à donner à qui que ce soit, surtout pas aux victimes des Warriors.Aucune ville du pays n'aurait toléré pareille infamie; aucun gouvernement provincial n'aurait été aussi lâche et le fédéral.Monsieur Mulroney en tête, serait vite, très vite accouru pour rétablir les droits des citoyens.Jean COURVAL Saint-Lambert N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui l'ont suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son teste, donner son nom complet, so/ï adresse et son numéro de telephone.Adresser' toute correspondance comme suit: La boite au.\\ lettres.La Presse, 7.nie Saint-lacques.Montreal.II2Y IK9. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUND110 SEPTEMBRE 1990 B3 \u2022 -, - \u2022 - Opinions Ht Confusion, ambivalence et pulsion de destruction L'auteur est attachée de recherche à la Faculté des lettres et sciences humaines de l'Université de Sherbrooke.CHRISTIANS KÈGLE ne attitude d'écoute flottante, à l'égard de tous ceux qui ont été amenés à se prononcer sur la question de la crise amérindienne: animateurs ra-diophoniques, journalistes, lignes ouvertes, lettres aux journaux, etc., sous-tend les remarques qui suivent.Surtout, l'écoute de ce langage non verbal, transmis par le petit écran en scénarios captés sur le vif qui souvent faisaient état de comportements «violents», m'amène à faire certaines constatations.Le point culminant de la «violence» a sans doute été la lapidation des voitures des autochtones sur le pont Mercier, dans l'après-midi du 28 août 1990.Le premier ministre Mulroney, on le sait, vient de demander une enquête approfondie sur ce dernier événement.Presque simultanément, au bulletin de nouvelles de 18 heures, ce même jour, les caméras figeaient en des images quasi inimaginables à peine quelques heures auparavant, les soldats de l'armée canadienne sympathisant avec les Warriors-Mohawks.Si le soulagement, très grand pour la majorité des citoyens, de voir s'écarter (provisoirement?) la menace d'un affrontement armé s'est fait sentir, une inquiétude diffuse subsiste cependant, quant à l'attitude des plus ambivalente adoptée par les gouvernements depuis le 11 juillet 1990.Ce que je veux dire, c'est que la violence, celle qu'on reproche aux «Blancs» â cor et à cri, peut s'expliquer à partir de l'attitude ambivalente même de nos dirigeants.« Deux poids, deux mesures», telle pourrait se résumer une ligne de conduite qui, tout en cherchant à ménager la chèvre et le chou, fait preuve d'une ignorance totale des mécanismes psychiques inhérents à la nature humaine.Une telle attitude, qui joue impunément avec les assises juridiques de notre société démocratique, risque gros.De la loi Symboliquement, le gouvernement est le représentant de la loi: je veux parler de cette loi qui, dans le processus de maturation de l'être humain, assigne à l'individu sa place dans la société.Bien qu'un tel processus implique un refoulement originaire du désir archaïque, sa réussite s'avère essentielle à l'inscription du sujet dans le symbolique, ou si l'on veut l'ordre tiers du langage, les valeurs sociales qu'il véhicule.L'homme est un individu socialisé, il n'en pourrait être autrement au risque de sombrer dans l'isolement pathologique.L'horreur inspirée par l'attitude du juge Gold traduit bien le rapport étroit entre le citoyen et l'Ordre symbolique.Qu'on touche à la Loi (ou que l'un de ses éminents représentants la dénie ou la bafoue) et le sens de nos valeurs sociales s'en trouve profondément perturbé.En assumant le rôle de médiateur entre le gouvernement et des gens armés, le juge Gold n'a fait qu'entériner la défaillance de ce même gouvernement à assumer l'Ordre symbolique.Depuis le début de la crise amérindienne, l'ambivalence semble faire basculer du côté de la confusion des citoyens qui autrefois tranquilles, sans histoire, seront peut-être les premiers à s'étonner de la force d'agressivité qui s'est emparée d'eux.Pourtant, un lien étroit peut être établi entre l'ambivalence, la confusion et l'agressivité.De la projection Qu'on prenne garde qu'une accusation de violence, ou de racisme, quel que soit le nom qu'on lui donne, n'est qu'un avatar de la pulsion agressive, assujettie à la dénégation.Accuser l'autre de violence ou de racisme indique à qui sait l'entendre l'étendue du refoulement de la pulsion de destruction.«L'autre est violent, c'est un raciste» implique sa réciproque: « |e ne suis pas violent, ni raciste, cela m'horripile.» Assertion à laquelle il convient de répondre par cette pensée de Lacan qui est loin de relever de la simple boutade : « |e pense où je ne suis pas, donc je suis où je ne pense pas(,w.La dénégation, ainsi que Freud et Benvéniste l'ont montré, consiste à nier un contenu inconscient tout en le reconnaissant de façon formelle (car on ne saurait nier ce qui n'existe pas).À ceux qui se targuent de pointer du doigt, à l'instar de cet animateur d'une ligne ouverte de Radio-Canada12), le supposé racisme des «Blancs» à l'égard des autochtones, je dirais simplement ceci : à bon entendeur salut! D'ailleurs, il conviendrait de s'interroger sur la structure sémantique asymétrique reflétée par l'opposition Blancs-Indiens, qui relève d'une logique distordue, certes! Mais le débat se situe ailleurs, dans une dialectique beaucoup plus profonde.Si on refuse d'y réfléchir, elle risque de nous faire sombrer dans je ne sais quel marasme.Il convient de revenir à la question de l'ambivalence et de la confusion.Je parlerai d'abord de la confusion.De la confusion Confusion du discours amérindien entre le même et l'autre.Depuis le début, soit le 11 juillet mémorable, les représentants de la Longhouse ont multiplié les conférences de presse au cours desquelles des accusations ont été portées qui ressemblaient étrangement aux comportements que les Warriors avaient eux-mêmes adoptés.1.La libre circulation des vivres et des personnes n'est pas respectée.Réciproque: nous bloquons les routes et le pont Mercier.Les citoyens d'Oka, évacués, ne peuvent pas réintégrer leurs demeures.2.L'autonomie des peuples amérindiens n'est pas respectée.Réciproque: nous ne reconnaissons pas l'autonomie, ni la société distincte du peuple québécois, qui d'ailleurs occupe nos terres.3.La Sûreté du Québec menace nos femmes, nos vieillards et nos enfants.Réciproque: nos Warriors sont bien armés et prêts à tirer sur quiconque franchira nos barrages.4.Les négociateurs gouvernementaux sont de mauvaise foi.Us ne jouissent pas de mandats assez élargis pour accéder à nos demandes.Réci- proque: nous négocions selon nos coutumes, le coucher du soleil, à vingt, cinquante ou cent.Nos représentants sont de plusieurs factions et l'harmonie de nos revendications fait plus que défaut.On pourrait aussi prolonger la liste à l'infini, mais il importe davantage de remarquer qu'une structure en miroir se dégage dès à présent de ces dr$cours, une structure de confusion, d'adéquation entre le même et l'autre.Si le processus de la projection joue à plein, il faut aussi insister sur le manque-à-être qui se dégage d'une telle structure duelle, immédiate à l'autre.Le signifiant de l'identité fait défaut, celui-là même qui fait l'objet de la demande.Une demande musclée certes, mais une demande tout de même.De l'ambivalence Comment les représentants gouvernementaux ont-ils réagi à cette demande?En sombrant eux-mêmes dans le discours de la confusion, essayant tant bien que mal d'établir une distinction factice entre les guerriers et le peuple mohawk (Bourassa) qui n'a pas de tradition guerrière (sic) (Mulroney), alors que depuis le début, un des chefs des Premières Nations ne cesse d'affirmer que «chaque Warrior est un Mohawk, chaque Mohawk, un Warrior» (Sioui).Nos dirigeants ont aussi adopté une attitude ambivalente, affirmant qu'ils ne négocieraient pas avec le fusil sur la tempe, tout en s'empressant de dépêcher, derrière les barricades, le juge en chef de la Cour supérieure pour signer une entente avec des gens masqués.Nos dirigeants ont eu recours à la répression policière envers les citoyens québécois, tout en optant pour la conciliation, la tolérance envers les Warriors-Mohawks.Ils s'apprêtent à faire intervenir la question juridique, car la Loi étrangement ne s'applique qu'aux seuls individus «blancs».La Loi est discriminante.À propos de la scène de lapidation du pont Mercier, le premier ministre Mulroney affirmait le plus sérieusement du monde qu'une «petite minorité menaçait l'ordre public» (!!!).Par ailleurs, des poignées de mains entre militaires et Warriors sont échangées devant les cameras, on sympathise près des barricades qu'on s'apprête à démanteler conjointement.Une immunité de fait est accordée à ceux-là mêmes que Mulroney traitait de «terroristes» pour justifier la présumée intervention de l'armée.La logique de la violence Une telle attitude d'ambivalence se joue impunément de notre système judiciaire, elle sape les fondements mêmes sur lesquels repose la démocratie.La Loi instauratrice du symbolique s'en trouve ébranlée et, partant, l'ordre social grandement perturbé.Selon un schéma universel bien connu, le défaut d'inscription du sujet dans le symbolique engendre des dysfonctionnements qui peuvent aller jusqu'à la perte de réalité (psychose), à l'origine de réactions violentes découlant de la pulsion de destruction et de la pulsion de mort.Ce même schéma universel pourrait s'appliquer à la collectivité: mais la question est de savoir comment l'interpréter quand il se trouve renversé, que le processus découle non plus de l'individu, mais de la défaillance même de la loi.Voilà pourquoi les comportements dits «violents» s'inscrivent parfaitement dans la logique d'une médiation ratée entre la position duelled l'ordre tiers.Il est dorénavant à craindre que le retour du refoulé ne jette son dévolu de façon collective sur les gouvernements eux-mêmes, indirectement peut-être par.le biais d'une insurrection ou d'un conflit civil.Pensons au mythe de la horde primitive (Freud) et ù la révolte des fils insurgés contre le Père (symboliquement: le conflit potentiel entre les citoyens «blancs» et l'Autorité).Par ailleurs, l'attitude ambivalente du gouvernement laisse s'enliser une situation désastreuse sur le plan économique: le coût de quelque 500 millions de dollars qu'on va devoir refiler aux contribuables constitue One agression passive du gouvernement envers chaque citoyen.Ht l'on s'étonne de la réaction de certains! Oue nous réserve l'avenir?Henri Laborit nous rappelle que, face à une agression, deux attitudes sont possibles: la lutte ou la fuite.Il faut être aveugle pour ne pas comprendre que l'agressivité non manifestée extérieurement n'en est pas moins présente et consecutive a l'agression elle-même.Quelles voies prendra la pulsion lorsque trop réprimée'{ Certains opteront pour la lutte: le conflit ouvert comme c'est le cas d'une minorité présentement.D'autres, la majorité peut-être, obliqueront vers la fuite: indifférence, demobilisation'*\\ immobilisme.Pensons aux consequences d'Octobre 1970, qui se sont fait sentir sur le plan poliii que pendant presque deux décennies! Il est a craindre qu'un sentiment de stupeur, de dépression, d'hébétude (cf.la «québélude» dans L'Hiver de force, roman de R.Ducharme où les personnages sombrent dans une sorte de nihilisme déconstructif) ne frappe toute une population.On se souviendra peut-être alors que stupeur et dépression sont plus néfastes pour une société qu'une petite minorité de lanceurs de pierres.Ces pierres n'étant elles-mêmes que les reflets insolites de l'incohérence des représentants de la Loi.Au fond, la crise amérindienne ne sera peut-être qu'un révélateur puissant de l'instabilité symbolique de la société québécoise inscrite en porte a faux dans la realite disloquée d'un Canada-d'après-Meech, lorgnant lui-même du cote du President Bush. bas.solie leux, ooroge.iordin et ?, 850$.3' 7 s sol 325$, libres.721-4529, 377-2816.ST LEONARD, 5' 7, a sous-louer, 525 $ par mois.252-0046,252-8126.ST-LEONARD, seml vsol, 4T., très propre, entree lav.sec.325-8787 ST-LEONARD.4' », très propre, 1 mois gratuit, 43Ô $, 955-1637 st-LEONARD, beou et grand 5' 7, propre et tranquille, 374-5350.ST-LEONARD, S'.- chauffe, du-plex.2e etoge.725-3903.STLEONARdTT^; 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