La presse, 1 octobre 1990, B. Informations nationales - Le monde - Placements
[" \" .\u2022 -«'»\\«« D D i ».\\\u2014 .Informations nationales A Le Monde Placements LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er OCTOBRE 1990 Le NPD va mener sa propre enquête sur l'avenir des institutions parlementaires Presse Canadienne OTTAWA n groupe de députés néo-démocrates fédéraux parcourra le pays au cours des prochaines semaines pour tâter le pouls des Canadiens sur la réforme des institutions parlementaires, a annoncé dimanche la leader du NPD, Audrey McLaughlin.Le député de la Saskatchewan, Lome Nystrom, vétéran de la vie parlementaire, présidera le comité itinérant, a indiqué Mme McLaughlin aux délégués néo-démocrates réunis ce week-end pour leur conseil fédéral, à Ottawa.né «Si on veut changer les choses, les Canadiens doivent être impliqués», a-t-elle noté.Les gens sont devenus cyniques face à la politique «vieille méthode» et «ne veulent pas de décisions prises Travail allégé à la Cour suprême cet automne Presse Canadienne OTTAWA a Cour suprême du Canada aura la tâche facile cet automne: elle sera appelée à se prononcer sur 27 appels, soit la moitié du travail qu'elle devait abattre par le passé en une session normale.Il s'agira de sa session la moins occupée depuis plusieurs années.La session débutera mardi par l'assermentation du juge William Stevenson.Il est à remarquer qu'un seul des 27 appels porte sur une cause que les juges suprêmes du pays n'ont pu entendre lors de leur dernière sessjon.« Nos juges sont finalement parvenus à se prononcer sur toutes les causes à l'ordre du jour», a souligné Henry Brown, de la firme Gowling Strathy Henderson.« Les justiciables peuvent maintenant obtenir d'être entendus de la Cour suprême en quelques mois, ce qui est beaucoup plus rapide que dans la majorité des Cours d'appel du pays et dans presque tous les tribunaux criminels du Canada », a-t-il souligné.«Vous pouvez réclamer un appel en novembre et être entendu en janvier.» En 1986, la session d'automne de la Cour suprême prévoyait l'audition de 106 appels, dont 89 n'ayant pu être entendus lors de sessions précédentes.À cette époque, certains devaient attendre jusqu'à 18 mois pour être entendus et devaient patienter encore un autre 18 mois avant d'obtenir un jugement, rappelle M.Brown.Il y a quatre ans, le juge en chef Brian Dickson a décidé de nettoyer l'ordre du jour du tribunal et a imposé des limites aux plaidoyers tout en convoquant deux séances quotidiennes de la cour.Il a ainsi réduit le nombre des causes en attente à 86 en 1986, à 40 en 1988, à 26 en 1989 et à une ' seule cette année.Quatre des causes qui seront entendues cet automne portent sur la discrimination dans l'emploi et impliquent des employés d'universités et d'hôpitaux mis à la retraite en Ontario et en Colombie-Britannique.Trois autres appels portent sur la Loi contre la propagande haineuse et ses influence sur la liberté de parole.Un de ces cas implique Jim Keegstra, ex-maire d'Eck-ville, en Alberta, qui a été poursuivi pour des propos antisémitiques.Le caucus des députés péquistes est reporté Presse Canadienne___ n raison du décès de madame Alice Parizeau, éppuse du chef de l'opposition officielle Jacques Parizeau, le caucus des députés du Parti québécois, qui devait se tenir à Rivière-du-Loup les 3 r\\ 4 octobre, est reporté.Les nouvelles dates auxquelles se tiendra ce caucus spécial qui précède la rentrée parlementaire du 16 octobre seront dévoilées dès que possible par le député de Lac-aaint-Jean Jacques Brassard, président du Conseil des députés et whip de l'aile parlementaire du par un petit groupe derrière des portes closes».M.Nystrom a précisé que le caucus néo-démocrate définira les paramètres du comité \u2014 sa composition, son échéancier, son itinéraire \u2014, lors de sa réunion hebdomadaire» cette semaine.«Le problème de notre système parlementaire, c'est que lorsqu'un gouvernement majoritaire est élu (.) nous subissons une dictature de quatre ans (.) et ce n'est pas convenable», a-t-il expliqué.Citant à titre d'exemple l'impasse parlementaire actuelle entourant le projet de loi sur la TPS, M.Nystrom a indiqué que plusieurs réformes de la Chambre haute avaient déjà été évoquées.«Tous les partis s'entendent pour dire que le Sénat dans sa forme actuelle, une chambre non-élue, devrait être aboli.Ce n'est pas démocratique.«On a le choix entre garder une seule chambre (la Chambre des communes), ou alors avoir une deuxième chambre, qui représenterait les provinces (.) et, plusieurs modèles ont été suggérés depuis quelques années.Une chambre federative, une chambre des provinces, un sénat élu, un sénat à triple-E.Mais quels pouvoirs aura cette institution, si on a effectivement une deuxième chambre?», s'interroge-t-il.Processus de nominations Une telle réforme parlementaire implique aussi que les provinces aient un mot à dire dans le processus de nominations à la Cour suprême ou à la Banque du Canada, et à la tête des organismes fédéraux de réglementation, comme au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC ), estime-t-iL * , Evoquant la nomination, cette semaine, de huit sénateurs supplémentaires par le premier mi- nistre Mulroney, Mme McLaughlin a par ailleurs indiqué «qu'on n'allait pas voir la reine pour améliorer la démocratie, mais le peuple canadien ».Elle a rappelé que les nominations supplémentaires, effectuées en vertu d'une obscure disposition constitutionnelle jamais invoquée auparavant, pourraient bien être inconstitutionnelles, parce qu'il y a maintenant plus de sénateurs que de députés représentant le Nouveau-Brunswick.Selon elle, il serait facile pour le gouvernement de dénouer l'impasse parlementaire autour de la TPS, en retirant tout simplement le projet de loi controversé.M.Nystrom, quant à lui, encourage les sénateurs libéraux à poursuivre par tous les moyens leur lutte contre la TPS, notamment en laissant sonner les cloches qui appellent les sénateurs à participer au vote.\\ \\ ¦ / 1 un anse gardien peur ie Datai Lama Un garçon ajuste minutieusement un parapluie au-dessus de la tête du Dalai Lama et d'Ed Broadbent, président du Centre internation pour les droits humains, lors d'une cérémonie à Ottawa devant un monument pour les droits de la personne.Le Dalai Lama entreprend une visite de trois jours dans la capitale canadienne., photo reuter Le Parti québécois est avantagé par la nouvelle délimitation de comtés NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne QUÉBEC La nouvelle carte' électorale, qui propose de reviser les limites de 104 des 125 circonscriptions du Québec, risque de satisfaire beaucoup plus le Parti québécois que le Parti libéral qui forme le gouvernement depuis 1985.scrutins, et où il détient déjà quatre comtés, soit Bertrand, Verchè-res, Marie-Victorin et Taillon.Il n'en avait perdu un cinquième, celui de Vachon, que par 114 voix.Il y a également une nouvelle circonscription créée à Laval, sur l'Ile (ésus.Elle comprend des secteurs où Ie5 majorités libérales étaient plutôt minces au dernier scrutin, comme par exemple le x ¦': comté de Vimont où l'avance li- carte indique en effet que récolte beaucoup plus de r bées positives que le Parti I dans ce découpage électoral.nouveau comté est situé dans la banlieue nord, dans le secteur Lo-?.retteville-Val Bélair.La majorité libérale de ce comté de Chauveau a chuté de 3000 voix entre 1985 rét 1989.On constate en effet que les six nouvelles circonscriptions sont créées dans des quartiers de banlieue des grands centres (cinq à Montréal et une à Québec), dans Les disparus des secteurs où le Parti québécois 1/ Au niveau des comtés disparus, connaît de francs succès depuis la Gaspésie, dont tous les députés 1970.\\i \u2014- Ainsi deux des nouvelles circonscriptions sont situées dans, les Basses-Laurentides, dans le secteur compris entre Deux-Mon-tagnés et L'Assomption.C'est une région où le Parti québécois détien t déjà trois comtés (L'Assomption, Masson et Terrebonne) et où il n'a perdu les deux autres que par de minces marges en 1989, soit 1300 voix dans Groulx et 515 dans Deux-Montagnes.Sur la rive sud de Montréal, les deux nouvelles circonscriptions apparaissent dans le secteur Bou-cherville-Verchères, un autrt coin où les péquistes ont connu de francs s a fees depuis plusieurs sont libéraux, voit son nombre de représentants à l'Assemblée nationale réduit de cinq à quatre à cause d'un dramatique baisse de la population.L'éventuelle disparition du comté de Richmond pourrait cependant mettre face à face lors d'une future élection le ministre libéral Yvon Vallières, fort d'une majorité de 10 300 voix, et la pé-quiste Carmen Juneau» dont la majorité n'est que de 1140 voix.Cette lutte pourrait coûter un siège au PQ.Le centre de Montréal perd trois comtés.Mais il s'agit de secteurs ayant une tradition de voter majoritairement libéral : Saint-Louis et Westmount, Dorion et Laurier, Verdun et Sainte-Anne.Un sixième comté disparait à la suite d'une fusion impliquant principalement les comtés de Montmagny et de Bellechasse.Ce secteur rural n'a pas de tradition politique fixe depuis 20 ans et changé d'allégeance au gré des vagues.Actuellement, tout ce secteur a -vote rouge en 1989, mais dans Bellechasse, la majorité libérale n'était que de 191 voix.Autres menaces Par ailleurs, plusieurs modifications inquiéteront certains députés qui voient leur majorité fondre.Le péquiste Jacques Baril, député d'Arthabaska, voit sa circonscription grossie de 13 000 nouveaux électeurs en provenance du comté voisin de Richmond, fortement libéral.Dans Saint-Hyacinthe par contre, le libéral Charles Messier perd un secteur lui ayant donné, une majorité pour recevoir une paroisse du comté de fohnson, à majorité péquiste.Dans Argenteuil, le ministre libéral Claude Ryan voit son comté gagner un secteur à clientèle péquiste, vers Deux-Montagnes, et perd à l'ouest plusieurs petites paroisses rurales où il avait accumulé une majorité de plus de 1500 voix.Cette nouvelle carte électorale pourrait devenir officielle en 1991, après que la Commission de la représentation électorale aura tenu des audiences publiques à son sujet.fcj Michael Wilson a une recette infaillible pour dénouer l'impasse sur la TPS' Presse Canadienne OTTAWA 4 Le ministre canadien des Finances, M.Michael Wilson, a-t-il découvert une méthode miraculeuse de faire approuver la nouvelle taxe sur les produits et services (TPS)?S'il faut en croire les propos qu'il a tenus, lorsque interviewé à la télévision, hier soir, M.Wilson possède une recette infaillible pour contrer ceux qui veulent faire mourir la TPS.«|e ne peux en parler à ce moment-ci, mais je peux vous affirmer que nous ferons approuver ce projet de loi.Et ce n'est pas de la forfanterie.«Nous verrons certaines choses se produire, cette se- maine au Sénat.Je ne peux en dire plus pour l'instant», a-t-il dit à son interlocuteur.Le sénateur libéral Royce Frith se demande ce que trame M.Wilson.« M.Wilson excelle peut-être dans plusieurs domaines \u2014 il me bat régulièrement au squash \u2014 mais il n'est pas un spécialiste de la procédure sénatoriale», de remarquer le sénateur Frith.Ce dernier a affirmé que les sénateurs libéraux, qui ont quitté la Chambre Haute, la semaine dernière, n'ont pas encore décidé s'ils réintégreront leur siège lorsque le Sénat reprendra ses travaux, mardi.Les libéraux doivent préparer la stratégie qu'ils adopteront lors d'un caucus en début de matinée, mardi.Le cabinet de Bob Rae devrait compter un nombre sans précédent de femmes Presse Canadienne TORONTO Le nouveau cabinet du premier ministre ontarien élu Bob Rae risque de marquer l'Histoire non seulement parce qu'il s'agit du premier gouvernement néo-démocrate dans cette province, mais aussi parce qu'on risque d'y voir un nombre sans précédent de femmes.Après trois semaines de réflexion et de consultations, le nouveau premier ministre aurait choisi de former un cabinet d'environ 24 membres, dont plusieurs femmes, a admis dimanche une source proche des hautes instances du parti.Le record appartenait jusqu'à maintenant à David Peterson, avec six femmes ministres.M.Rae, âgé de 42 ans, deviendra aujourd'hui le 2leme premier ministre de l'Ontario, lors d'une cérémonie d'assermentation à l'Université de Toronto.Au poste important de trésorier la nomination de l'ex-critique de l'Opposition en matière économique et député de Nickel-Belt, Floyd Laughren, 54 ans, ne devrait pas causer de surprises.Il aura à mener la barque ontarien-ne, nouvellement «socialiste», dans les méandres de la récession naissante.Mme Evelyn Gigantes, députée d'Ottawa-centre et réalisatrice radio et télé, devrait hériter du ministère de la Santé, alors que Mme Ruth Grier, d*Etobicoke-La-keshore, serait nommée ministre de l'Environnement.Projet Hibernia : la CSN exige plus de contrats pour les chantiers maritimes d'ici M.Rae devrait cependantstyre-server le ministère des Affaires intergouvernementales, et nommer l'avocat Howard Hampton comme Procureur général.La féministe Marion Boyd, qui avait réussi le tour de force de défaire David Peterson dans son propre comté de London-centre, devrait aussi être nommée au cabinet.Le NPD ontarien a fait élire 74 députés lors des dernières élections générales, dont 57 nouveaux venus sur la scène politique provinciale.Dans la composition de son cabinet, M.Rae cherchera un équilibre entre la représentation régionale, celle des femmes, et les qualités personnelles de chacun, a indiqué une source proche du bureau du premier ministre.; En choisissant ainsi de former un cabinet relativement restreint (24 ministres), M.Rae pourra plus tard décider d'augmenter ses effectifs, sans provoquer de remous, a expliqué un proche.MICHEL VAN DC WALLE de la Presse Canadienne a CSN a réclamé hier que le projet de foi fédéral C-44 sur le projet Hibernia soit amendé afin qu'il garantisse que les contrats de fabrication des divers modules de la super-plateforme de forage pétrolier soient accordés à des chantiers maritimes canadiens.«S'il n'y a pas cet amendement majeur, ce sera une claque en pleine face pour le Québec et ses chantiers maritimes», a lancé le président de la centrale syndicale, Gérald Larose, lors d'une rencontre de presse hier à Montréal.Le projet Hibernia est d'une valeur estimée à 5,2 milliards, dont 2,7 milliards proviendront d'Ottawa, sous diverses formes.Le champ d'hydrocarbures est situé au large des côtes de Terre-Neuve et cette province est déjà assurée d'obtenir un peu plus de 50 pour cent des retombées économiques.Cependant, le projet de loi C-44 n'offre aucune garantie à l'effet que le reste des contrats iraient à des entreprises canadiennes, affirme la CSN.Elle estime que si les entreprises étrangères peuvent concurrencer les firmes canadiennes pour l'obtention de contrats,1 il y a fort à parier que plusieurs contrats iraient à l'extérieur du pays compté tenu des subventions souvent généreuses que les industries navales étrangères obtiennent de leurs gouvernements.Or, fait valoir Gérald Larose, il y a au Québec des chantiers maritimes, ceux de Sorel-Traey et de Lauzon, dont la survie à moyen terme est menacée;* C'est pourquoi il réclame un amendement garantissant l'octroi des contrats à des chantiers maritimes qui soient au moins canadiens, convaincu qu'il est nac les chantiers québécois pourraient les décrocher.Il précise qu'il ne remet même pas en question le fait que Terre-Neuve soit assurée de plus de la moitié des retombées, même si cette province ne verse que 1,5 pour cent des impôts levés au Canada.«La beurrée (pour Terre-Neuve) est épaisse, dit M.Larose.; mais on peut s'accommoder de cela compte tenu de la situation (le chômage) qui prévaut dans cette province.* Même si les firmes d'ingénieurs-conseils québécoises SNC et Monenco ont obtenu la maitri-se-d'oeuvre de certaines portions du projet, M.Larose signale gue c'est le consortium, dominé par des pétrolières de l'étranger, ,qui attribuera les contrats.«Mobil Oil, Chevron, ce n'est pas exactement né en Beauce», signale le président de la CSN.Mobil détient une participation de 28 pour j cent dans le consortium.Gulf 25 pour cent, Pétro-Canada 25 pour .cent et Chevron 21 pour cent.Cette intervention de là CSN survient aiors que le projet de loi C-44 doit franchir cette semaine l'étape de la troisième (et de'rfm-re) lecture devant le Parlement canadien.Le Bloc québécois, que dirige Lucien Bouchard, a depose récemment un amendement au projet de loi qui assurerait «que les appels d'offres sur les cinq super modules de la plate-forme soient* dans un premier temps, réservés aux seules entreprises canadiennes».La CSN appuie cet amendement et son intervention publique est destinée à convaincre tous les autres députés québécois, qu'ils soient conservateurs, libéraux ou néo-démocrates, de soutenir le texte proposé par le Bloc québécois.>< Far'la force du nombre, les députés québécois pourraient faire passer cet amendement », prétend MÎJUrose.1 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er OCTOBRE 1990 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Maison Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le Mexique joue des coudes aux déoens du Canada Le Mexique a tellement hâte de conclure un accord de libre-échange avec les États-Unis qu'il préférerait que le Canada n'y i participe pas.9 il.ne faut pas lancer la pierre aux Mexicains.Ils ont sans doute suivi les péripéties du libre-échange clans la politique canadienne.Ils ont peut-être raison de craindre que leur avenir commercial puisse un jour dépendre des intérêts étroits de lobbies canadiens et du sens exalté de leur sacerdoce qu'ont les sénateurs libéraux.La responsable des accords commerciaux à la Maison Blanche, Mme Caria Hills, a décrit au président Bush ces craintes mexicaines et ajouté que le Canada renoncerait de «bonne grâce» à participer aux négociations si les discussions préliminaires au cours des prochains mois révélaient que cela serait souhaitable.\u2022 \u2022 » .les négociations américano-mexicaines sont bien mal parties si elles ne peuvent se faire que derrière le dos du Canada.On peut en dire autant du projet de M.Bush de développer le commerce dans les deux Amériques.Un amalgame d'accords bilatéraux entre les États-Unis et d'autres pays ne serait qu'un simulacre de libre-échange à l'échelle continentale.Les Canadiens doivent donc faire comprendre aux Mexicains qu'ils voient la nécessité du libre-échange en général et avec le Mexique en particulier.Le Mexique devrait comprendre de son côté que l'exclusion du Canada des négociations servirait de précédent pour la mise à l'écart du Mexique lors d'éventuelles négociations avec le Chili, l'Argentine ou le Brésil.Le Canada a des intérêts à protéger et le meilleur moyen de le faire est de participer aux négociations.Il est également important de saisir cette occasion de développer notre commerce \u2014 encore à l'état embryonaire \u2014 avec le Mexique.Le moment serait bien choisi pour ces démarches car l'issue des négociations du GATT est incertaine.Ces négociations n'ont jamais été aussi complexes.Elles englobent un domaine très politisé où le libre-échange ne s'est jamais aventuré \u2014 l'agriculture et un autre \u2014 la propriété intellectuelle \u2014 dont le lien avec le commerce n'est pas trop évident.Entre ces deux cas épineux, il faut essayer de battre en brèche tant le protectionnisme démodé d'antan que les obstacles plus sournois que l'on prépare pour demain.Dans ce fatras, il est difficile de se souvenir que le libre-échange est une politique foncièrement saine et qu'il n'est pas nécessaire de toujours marchander dans le but d'égaliser le plus possible les concessions réciproques.Si le protectionnisme avait plus de mérite que l'ouverture des frontières, on aurait asslteté à l'essor fulgurant des pays communistes et de beaucoup de pays d'Amérique latine depuis 40 ans, alors que les pays industrialisés membres du GATT auraient vivoté péni- blement.Bien sur, c'est l'inverse qui s'est produit.Mais, il y a des membres du GATT qui ne comprennent pas cet esprit ou qui ont de la peine à faire voter par leurs parlements les lois qui en découlent.Pour des raisons politiques, on fait alors miroiter les concessions obtenues d'autres pays.Mais cette conception du libre-échange reste fausse.Selon une étude économétrique, les trois régions industrialisées du monde profiteront d'une augmentation de leur produit intérieur brut de 95 milliards de dollars par an à la suite des concessions négociées au GATT.Si l'Amérique du Nord, agissant seule, diminuait de moitié ses tarifs et ses barrières non-tarifaires, elle y gagnerait 93 milliards.Il est important de réaliser que la libéralisation ne passe pas obligatoirement par le GATT et ses méandres.Les progrès les plus importants dépendent surtout d'une volonté politique nationale ou régionale.Le Mexique, le Brésil, l'Argentine et le Chili ont récemment compris cela.Ils ont renoncé à leur passé protectionniste qui étouffait le commerce et la croissance économique.La vision de M.Bush n'est donc pas une aberration yanqui \u2014 elle inspire aussi l'Amérique latine.Mais ce projet fera long feu si, dès le départ, les craintes plus ou moins fondées des Mexicains en écartent la deuxième puissance économique des Amériques.Frédéric WAGNIÈRE Devenez Entrepreneur « 4 a meilleure société est celle qui se compose du plus grand nmbré possible d'entrepreneurs, d'hommes libres, propriétaire des outils nécessaires à leur activité, seuls responsables de l'organisation de leur travail et ne recevant par là même d'ordres d'aucun mortel» (Thomas Jefferson, président des États-Unis) L'Association des cadres de l'éducation aux adultes de 33 cégeps du Québec vient de lancer un concours d'envergure nationale, «Devenez Entrepreneur», concours d'excellence visant à encourager, au moyen de bourses d'affaires, les jeunes et les entrepreneurs(es) à soumettre leurs meilleurs projets d'entreprises.I Ce cours-concours n'est pas nouveau.Il a été initié ;dans les régions Mauricie-Bois-Francs et Québec il y a ;déja cinq ans.Plus de 200 entreprises sont nées de cette initiative.; Cette année, le concours aura lieu dans les II régions du Québec.Le développement régional doit devenir une préoccupation constante.«Devenez Entrepreneur» constitue aussi, dels part des cégeps et des entreprises ;qui;S'y associent, un engagement pour la cause de l'emploi et de la jeunesse du Québec.Lë projet «Devenez Entrepreneur» constitue un merveilleux exemple de l'esprit de collaboration et de concertation qui cimente les milieux de l'éducation et le .monde des affaires.À partir de ce cours naîtront assurément de nouvelles entreprises dans chacune des régions.De nouveaux leaders économiques verront le jour; Un nouvel esprit d'entrepreneurship apparaîtra.Il faut inciter les jeunes de 18 ans et plus à s'incrire à cette heureuse initiative qu'est « Devenez Entrepreneur».Claude MASSON (hmtium DE DROITS RESERVES La boîte aux lettres « » ¦ Je viens de lire dans la Presse \\ l'entrevue accordée par Richard ; Maïtineau, journaliste de Voir.\\ Martineau, en critiquant les > \u2022 bùbv-boomers, précise qu'il ne I veut- pas se faire le porte-parole dé sa génération.Dommage! : Peut-être un mal pour un bien.! Quoiqu'il en soit, je lis depute deux ans ses chroniques et j'avoue qu'il n'a jamais manqué d'exprimer ce que je pensais.Et pourtant je ne le connais pas .jfcr&onncllemeht.Tai.31 ans.)û suis de cette gé-1 riération donL on a dit (à tort) qu'elle était sacrifiée, pas à sa ! pltoce, qu'elle se cherchait.On a dît \"de nous que nous étions peu i originaux.Coincé entre les ; babyboomers et les New Kids, \\ je fné suis toujours senti coupa-; ufc; Coupable de ne pas être né ! dài\\s le bon temps.; .'Efibien, merde! J'en ai assez.; J.'yafe vous l'dirc, moi.e'que j'en \u2022 pensé.Je'suis-dc cette, génération is-; sue ides chambardements so- \u2022 cfattx> économiques et moraux ! de là Révolution tranquille.En ; 67, le ministère de l'Education i esï;K)rmé.On sort les crucifix i'dés ;écoles.Conséquence : dès ; ma'première année de primaire, ' i la Catéchèse remplace le Petit ' Catéchisme.Plus tard, c'est au tour fie l'Arithmétique des'Frè-res du Sacré-Coeur d'être remplacé par-les Mathématiques modernes.Et on a maintenant tfçù^ langues: le français écrit et .le, français oral.; Arrivé à la fin de l'ôlémentai-i re, ta 7c année saute.Il n'y a : plifc (naturellement) de 8e'an~3 tiéô;1 On dit maintenant Secon-datif4].On sépare les étudiants qùlont des bonftes notes des autres'(voie rapide, voie modérée, voi^pllégée).On parle d'accepter le jeans comme tenue vestimentaire à l'école, je n'ai pa$ aussitôt com-in.eocé à lire Leclerc ci Vi-gneault que, oups, on en a fait des monuments.Je commence à m'intéresser au théâtre québécois et, oups, les Belles-Soeurs sont un classique, je commence.à porter les cheveux longs, écou-; ter Led Zcpplin, Deep Purple, Genesis, Harmonium et, oups, le disco, est arrivé.le commence à avoir des relations sexuelles et, oups, on nous: parlede moyens contraceptifs et de maladies vénériennes.le commence à peine à comprendre ce qu'est la social-démocratie que, oups, le Parti québécois arrive au pouvoir.J'arrive au cégep et, oups, certaines options sont déjà sur les voies de garage.Et on parle de rendre lés mathématiques obligatoires.À peine ai-je le temps de connaître la contre-culture que, oups, c'est récupéré.Je veux avoir mon permis de conduire et, oups, les cours de conduite sont obligatoires.Je songe à m'acheter une' moto et, oups, le prix des assurances augmente.À peine ai-je le temps de comprendre Sarrre que, oups, il meurt.J'arrive à J'UQAM et, oups, on ne parle plus d'Université populaire mais de la phase il de son développement et d'augmenter les frais de scolarité.On banale se l'homosexualité et, oups, le SIDA arrive.Quelle génération sommes1 noue?Une génération bousculée par le changement.Coincée en sandwich, elle'sert de tampon entre les frustrations.des plus jeunes qui veulent s'affirmer et les baby-booroers qui jouissent du privilège - de dire que les changements sont arriva par eux, Habitués d'être devant les faits accomplis» nous nous faisons reprocher notre «.nonchalance » : « Vous faites du surf sur les acquis!» On essaie de s'exprimer et on se fait reprocher d'etre conservateur ou encore dé prendre le parti des prolétaraircs.Daniel IABONTB Montréal ¦ Lettre à Hydro, l'insatiable ¦ l'acquitte cette facture de 390,96 S avec une bonne dose d'indignation.La période de 62 jours en question comprend au moins 20 jours pendant lesquels mon épouse et moi étions absents.D'autant plus qu'à ce temps-ci de l'année, le chauffage électrique n'entre pas en ligne de compte! Il faut donc conclure à une erreur de lecture.Sinon, une telle facture signifierait un déboursé annuel de l'ordre d'en* viron 3 500$ à 4000$.Admettez que, comme traitement électro-choc, c'est réussi.Je crois pouvoir résoudre ce mystère.Depuis le mois da mai 1990, je fais le relevé du compteur à peu près toutes les deux semaines, ceci dans le but de suivre la consommation.Nous occupons cette maison depuis le 1er décembre 89 seulement et je tente de cette façon d'établir une grille d'utilisation.Donc, d'après cette méthode, la lecture au 27 juin, établie à 340 par Hydro-Québec, devrait se situer entre 960 et 980.La lecture au 28 août à 1072 sem-\u2022 ble correcte, car mon chiffre en date du 30 août est à peu près identique.Ce qui revient à dire que la consommation maximum serait de 1120 kwh (et non pas 7 320 kwh) et un déboursé d'au plus 65 $ au lieu de 390 $.Nous sommes tous au courant qu'Hydro-Québec cherche désespérément à augmenter ses revenus.'Mais de là à multi- f)lier par un facteur de 6,5 frise e ridicule pour ne pas dire le.larcin.Une consommation de 7320 kwh équivaut (exception faite de 4 appareils ménagers dont l'énergie employée a été considérée) à 45 ampoules de 100 watts utilisées sans interruption pendant 62 jours! Tout de même.Et la maison a été occupée seule- ment 42 jours.Les 45 ampoules pour 62 jours deviennent 67 ampoules pendant 42 jours ! ! ! Cette situation me laisse per-t plexe quant à la première facture couvrant la période de l'automne 89 au 27 juin 90 et où ce compte a été supposé-ment partagé au prorata entre moi-même et l'ancien propriétaire de cette maison.Comme je ne possède pas mon historique des lectures de compteur avant mai 90, je ne suis pas en mesure de contester sa validité.Gilles-P.ARCAND Lachute La TPS et les billets d'avion ¦ Avec l'entrée en vigueur de la TPS le 1er janvier prochain, la taxe perçue par le fédéral sur les billets d avion passera de 10 p.cent, avec plafond de 50 $, à 7 p.cent avec plafond de 40 $, plus la TPS de 7 p.cent sur le montant total.Pour mieux apprécier l'Impact de cette nouvelle taxe, supposons qu'un fonctionnaire ou un ministre doive effectuer un aller-retour Ottawa-Vancouver.Ce voyage, après la réduction accordée à la fonction publique fédérale, coûtera au contribuable la modique somme de 1222 $, plus la taxe de 40 $, pour un total de 1262 $.S'ajoutera la TPS de 7 p.cent, pour en arriver à un grand total de 1350,34 $.Cela représente une différence de 78,34 $ à compter du 1er janvier prochain.Une différence qui sera refoulée au contribuable.Reste maintenant à savoir si les billets obtenus par le biais des programmes pour voyageurs assidus seront sujets à cette taxe.Ceux-ci sont présentement exemptés de la taxe de 10 p.cent.Les personnes inscrites à ces programmes n'ont rien à crain- dre.Vu le nombre de fonctionnaires, ministres et sénateurs, tant au fédéral qu'au provincial, qui prennent tous les moyens pour détourner un système qui, théoriquement du moins, ne leur permet pas l'adhésion à ces programmes, il est fort improbable que cette taxe soit appliquée aux billets gratuits.Rien ne changera avec l'entrée en vigueur de la TPS, si ce n'est le montant refoulé aux contribuables canadiens.Nos fonctionnaires, ministres et sénateurs continueront de voyager aux frais du Trésor avec l'heureuse certitude qu'au bout de la ligne un voyage offert avec la gracieuseté de l'électoral les attend.> Et dire que certains prétendent que le contribuable canadien est un être grognard et ingrat.rviiehei SbviGNV, Montréal Propos sexistes Monsieur Pierre Vennat, ¦ Que vous ne tolériez pas que Mme Horn soit payée pour revendiquer ses droits passe encore ( La Presse, 13 septembre, «Qui paie Mme Horn/*).Que vous la ridiculisiez en la décrivant comme «l'ancienne reine de beauté recyclée en activiste» est déjà moins acceptable.Mais que vous la traitiez de «furie en jupon», c'est tout simplement de l'aberration.Je ne m'attendais pas, en effet, à trouver de tels propos sexistes dans un journal comme La Presse, que j'apprécie par ailleurs.Yvan RHÉAULT Montréal Virage serré ¦ « Ça y est, me suis-je dit, il va me tomber dessus.Je me suis enfoncé la tête entre les épau- les et mon coeur a retenu cinq ou six battements.Comme plusieurs résidants de Côte-des-Neiges, j'ai l'habitude des sensations fortes, mais rien n'avait laissé présager que ma fin allait se produire chez moi un mardi soir.La trouille m'a prise quand les murs et le plancher ont commencé à vibrer.L'écran de mon ordinateur s'est mis sautiller devant mes yeux et j'ai même cru un instant que la lampe qui m'éclairait resterait suspendue au plafond.A en juger par le nombre de décibels, cela ne faisait aucun doute: l'avion était en train de piquer du nez.je n'ai pas remarqué si mes voisins s'étaient comme moi précipités dehors pour voir où l'avion allait s'écraser.Je l'ai observé un long moment, puis il est disparu au loin dans le ciel.Je suis rentrée rassurée; au moins, j'étais toujours en vie.L'explication?«C'est qu'on a ouvert la piste 28 de l'aéroport de Dorval, ai-je appris en téléphonant à Transports Canada.L'avion a fait un virage serré, c'est tout.».Sachant cela, je n'ai plus mis qu'une heure trente à me remettre du choc.J'en profite donc pour féliciter Transports Canada pour l'effet calmant de son excellent service des plaintes.Ce ministère a prévu un numéro spécial pour les résidants qui s'inquiètent du bruit causé par le trafic aérien, et un employé répond bel et bien aux appels, même à 21 heures.Pour ce qui est du contrôle que Transports Canada exerce sur le trafic aérien dans l'ouest de l'île, toutefois, je lui suggère de faire «un virage serré» sous peu, sans quoi on pourrait lui reprocher de laisser le trafic aérien empoisonner la vie des citoyens.France BERNIER Journaliste Montréal LA PRESSE, MONTREAL, LUNDI 1er OCTOBRE 1990 B3 Opinions Une partie du h campement » des journalistes, à Oka.PHOTO PIERRE CÔTE.La Presse Dans le petit bois d'Oka M.Robert est agent d'information à la Commission des droits de la personne du Québec.CILLES ROBERT Le président de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec prenait la parole récemment devant les caméras de télévision pour nous faire savoir son indignation à propos de certaines décisions prises par l'armée en mission à Oka.Ses propos larmoyants ont vite été repris par nos éditorialistes et columnists bien pensants qui se donnent la mission d'établir jour après jour ce que devrait être le gros bon sens.D'après le président de la FPJQ, le droit d'être informé de la crise d'Oka aurait été saboté par l'armée.Les chefs militaires auraient refusé qu'une avocate mandatée par la FPJQ puisse se rendre auprès des journalistes campés à Oka (ceux-là mêmes qui ont accepté d'être expulsés par les Warriors) aux fins de ies informer de leurs droits, dont celui de garder le silence devant l'armée ou la SQ.Ainsi, il faut comprendre que le droit du public d'être bien informé se trouve exercé par des professionnels de l'information qui seraient dans l'ignorance de leurs propres droits.Devant cette constatation lourde de conséquences, je me suis dit que j'ai sans doute raison de m'inquiéter de la qualité de l'information transmise par les médias alors que les artisans qui traitent de cette matière sont présumés être dans l'ignorance de leurs droits.Se peut-il que ces gens puissent assumer convenablement la responsabilité d'informer le public, étant eux-mêmes incompétents à interpréter leurs droits?Beau débat en perspective pour le prochain congrès de la FPIQ.Si certains journalistes sont présumés incompétents à interpréter leurs droits, faudrait-il néanmoins s'en remettre à eux pour que le public puisse exercer son droit d'être informé?Inquiétante contradiction qui perturbe la quiétude de tout esprit tant soit peu soupçonneux! , D'autre part, le président de la FPJQ proteste avec véhémence contre l'armée parce qu'elle serait intervenue cavalièrement dans le processus de mise en application du droit du public à l'information.L'armée se serait rendue ignoble en invitant les journalistes à sortir du bois d'Oka.L'armée s'adressait alors aux journalistes que les Warriors avaient décidé d'évincer parce qu'ils sont attachés aux médias francophones.Le président de la FP|Q fulmine contre l'armée tout en admettant candidement et benoîtement.que ce sont les Warriors qui ont choisi les médias admis dans le périmètre d'Oka.Selon lui.l'immoralité de l'armée en matière de respect des droits civiques est inqualifiable.Il ne manifeste cependant aucun scrupule à constater que les membres de sa Fédération se sont laissé manipuler et tripoter par les Warriors pendant les dix jours où ils ont couché dans le petit bois d'Oka.Pius putain que ça.on cherche à se faire élire aux prochaines élections! Avec les Warriors, nous sommes collectivement entraînés dans l'anarchie improvisée; avec l'armée, nous devenons solidaires de l'anarchie organisée et avec la presse francophone nous assistons au triomphe de la désinformation par l'incompétence, nous baignons dans la complaisance servile et sordide.Le droit du public à l'information assumé par les membres de la FPJQ se trouve réduit à l'anecdotique insignifiant et incohérent.On nous propose en direct la narration du gars qui a'eu le courage et l'inconscience d'aller coucher dans le bois avec les Warriors.Témoignage qui consiste à nous faire savoir que le gars est revenu ben fatigué; il avait bien hâté que ça finisse car il s'ennuyait beaucoup de chez lui.Il a mal dormi, mal mangé, il a souffert du froid et des ma-ringouins.il est devenu stressé et anxieux car il y avait toujours beaucoup de bruit.Il aura eu bien peur aussi; peur de la nuit noire, peur de manquer de caleçons propres, peur des hémorroïdes, peur d'être à la toilette au seul instant où il pourrait se passer quelque chose! Mais il faut reconnaître que cette présence aura permis d'informer le public que ies Warriors téléphonaient souvent; on ne sait pas à qui, ni pourquoi.Les Warriors utilisaient aussi des tronçonneuses et même en pleine nuit; mais on n'a pas réussi à savoir ce qu'ils tronçonnaient.Peut-être pour faire un feu de foyer, peut-être pour une barricade! Pendant dix jours, aucun tourment de la vie d'un journaliste ne nous aura été épargné.Nous aurons pu tout savoir de sa vie privée, mais pas un seul mot au sujet de l'occupation des Warriors! Et c'est pour défendre cela que le président de la FPJQ crie au scandale.Fâché comme il est.il nous proposerait de faire une barricade, si ce n'était tant d'ouvrage à refaire qu'ii faudrait finalement défaire! Avec les éditorialistes de service aux bonnes causes, il s'attaque à l'armée qui aurait eu la bassesse de porter atteinte au droit du public à l'information.En somme, si je l'ai bien compris, l'armée aurait tenté de priver le public de son droit d'écouter les journalistes raconter que les Warriors leur ont accordé le droit de coucher dans le bois d'Oka à la condition qu'ils se soient engagés à respecter le droit des Warriors d'exiger qu'aucune information susceptible d'inquiéter le bon peuple québécois ne fera partie de la couverture qui sera faite pour assurer au public l'exercice de son droit à l'information ! Dans tout ce merdier, selon la FPIQ.il y a matière à scandale.C'est à vous de choisir celui qui vous convient le mieux.S'il est vrai que le ridicule tue.nous sommes tous morts.Plus ridicule que ça.nous sommes fiers de notre république de bananes administrée par des nouilles! « Une analogie qui cache des visées politiques ROBIN PHILPOT Lorsque Michael Valpy se plut à comparer le Québec à l'Alabama des années 1960 ( C/o6e, 20/7/90), on avait pu mettre cela sur le compte des divagations d'un éditorialiste anti-Meech qui cherchait à prouver qu'il avait eu raison de s'opposer à cet accord.Mais lorsque la même analogie parût dans plusieurs autres grands journaux canadiens ( Toronto Star, Ottawa Citizen et The Gazette), et lorsque Terrance McKen-na décrivit le Québec comme «un État sécessionniste du Sud des années I960» à l'émission The Journal (28/8/90).certains commencèrent à penser que les médias anglophones du Canada n'étaient peut-être pas aussi fous qu'ils le paraissaient.Cette analogie est particulièrement insidieuse, puisqu'elle pourrait justifier l'intervention du gouvernement fédéral au Québec pour y protéger les minorités autochtones opprimées par leurs maîtres canadiens-français séparatistes.Après tout, la guerre civile américaine a éclaté parce que les abolitionnistes du Nord voulaient libérer les esclaves noirs des sécessionnistes du Sud.Et plus récemment, aux États-Unis, les défenseurs des droits civiques des années I960 ont insisté pour que le gouvernement fédéral intervienne en faveur des Noirs contre les gouvernements racistes des États du Sud.Mais outre qu'eMe est ridicule et insultante, cette analogie est historiquement fausse et ne respecte pas les faits.L'un des écrivains anti-esclavagistes les plus éloquents des États-Unis, Henry David Thoreau, est également l'auteur d'un livre très intéressant sur le Canada, ou plus exactement, sur ce qui est aujourd'hui le Québec.Thoreau visita le Bas-Canada en 1850 et son essai, A Yankee in Canada, fut publié à titre posthume en 1866.Ses réflexions sur les Canadiens (lire les Canadiens-Français) et leurs relations avec les Indiens sont extrêmement édifiantes.l Thoreau écrit: «Ils (les Canadiens-Français ) me firent penser aux Indiens, qu'ils furent lents à évincer et au mode de vie desquels ils se conformèrent plus volontiers que les Indiens au leur.(.) car ces Indiens, qui s'étaient rapprochés d'eux et étaient même groupés dans des villages à même la colonie, n'étaient pas devenus français, mais les Français, qui les avaient harcelés, étaient devenus des sauvages.(.) Ainsi, tandis que les descendants des Pèlerins apprennent aux Anglais à fabriquer des bottes à semelles chevillées, les descendants des Français portent encore les mocassins indiens.Les Français, il faut le dire à leur décharge, respectaient jusqu'à un certain point les Indiens en tant que peuple distinct et indépendant, parlaient d'eux et se comparaient à eux comme jamais les Anglais ne l'avaient fait.Non seulement firent-ils la guerre avec les Indiens comme alliés, mais ils les avaient comme voisins à la maison.(.) Lorsque les Anglais prirent possession du Québec, en 1630, les Indiens, cherchant à avoir avec euxdes rapports aussi familiers que ceux qu'ils entretenaient avec les Français, furent chassés de leurs demeures à grands coups de crosse de fusil, ce qui leur apprit qu'il existait une différence fondamentale entre les deux races et les rapprocha encore plus des Français.L'impression que j'ai eue, c'était que les Canadiens-Français partageaient même le sort des Indiens, ou au moins qu'ils disparaissaient graduellement dans ce qu'il est convenu d'appeler le courant saxon.» Valpy et d'autres auteurs qui ont voulu voir une analogie entre le Québec et le Sud américain seront sans doute déçus de constater que les impressions de Thoreau quant à la disparition graduelle des Français ne se sont pas vérifiées; il leur faudra par ailleurs convenir que la façon dont l'abolitionniste décrit les rapports entre les Français et les Indiens est quelque peu différente de celle dont il décrit les rapports entre les esclavagistes du Sud et les esclaves.Certains diront: tout cela, c'est de l'histoire.Que se produit-il maintenant?Les leaders autochtones se fondent avec raison sur les statistiques concernant les détenus autochtones pour montrer le degré de racisme qui existe au sein de la société canadienne, de la même façon que le font les leaders noirs américains à l'endroit de l'Alabama par exemple.Comme l'écrit Geoffrey York dans The Dispossessed \u2014 un livre traitant des conditions de vie des autochtones du Canada \u2014 «en comparaison de la population en général, les Indiens et les Métis sont emprisonnés en nombres terriblement élevés».Si l'on en croit VOverview Series on Registered Indian Conditions publié en 1986 par le ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien pour les années 1974 à 1983, les Indiens enregistrés représentent 2 pour cent de la population du Canada, mais 7 pour cent du nombre des détenus.En Co-lombie-Britanique, les Indiens enregistrés forment 2.4 pour cent de la population et 8 pour cent du nombre des détenus; au Manitoba.5 pour cent de la population et 24 pour cent des détenus; et en Ontario.1.5 pour cent de la population et 5 pour cent des détenus.Mais au Québec.l'«Alabama canadien» de M.Valpy.les Indiens enregistrés représentent 0.8 pour cent de la population mais forment seulement 0,3 pour cent du nombre des détenus.En d'autres termes, alors que dans le reste du Canada, les Indiens sont emprisonnés de trois à cînq fois plus souvent que les autres Canadiens, au Québec, ils le sont moitié moins fréquemment que les autres Québécois.Ceux qui aiment à faire cette analogie entre le Québec et l'Alabama devraient peut-être vérifier aussi l'importance de la population noire des prisons de cet État.En pourcentage, elle pourrait peut-être se comparer au nombre des Indiens détenus en Ontario, au Manitoba ou en Colombie-Britannique, mais certainement pas à ceux qui le sont au Québec.La même publication fournit des statistiques sut les revenus de la famille indienne moyenne au Canada en général et dans chaque province.On y lit qu'«en comparaison dé la population de référence, c!est au Québec que les Indiens enregistrés connaissent le meilleur sort, puisque leur revenu familial moyen y atteint 75 pour cent de celui de la population de référence, soit 12 pour cent de plus que pour la moyenne nationale».En comparaison, l'écart entre le revenu familial des Indiens et des non-Indiens est de 55 pour cent au Manitoba, de 52 pour cent en Saskatchewan et de 60 pour cent en Ontario.Ici encore, les Canadiens qui cherchent a faire une comparaison avec l'Alabama seraient bien avisés d'examiner de près leurs propres statistiques, avant de recourir à une analogie simpliste pour étayer des visées politiques.I a TDQ cur lo liwro* une exemption nécessaire L'auteur est président de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois, organisme membre de la Coalition contre toute taxe sur le livre.BRUNO ROY ans les milieux littéraires, la consternation et la désolation sont grandes.L'intention d'imposer une taxe sur le livre tend à prouver le manque de cohérence, de discernement et de responsabilité du gouvernement en matière de culture.Sans compter que la perception de cette nouvelle TPS entraînera ce que le ministre démisionniare Yves Séguin nomme le «chaos administratif».La mesure est rétrograde parce que nombre de dépenses seront improductives.Quant à l'idée même de taxer le livre, les prémisses qui la sous-tendent sont douteuses et contradictoires.L'annexe à la déclaration ministérielle dit ceci: «En ne taxant pas plusieurs biens et services importants, le régime actuel à la consommation s'avère discriminatoire à l'égard de produits taxés.» (p.44) La prémisse, ici, c'est que le livre, comme le savon, est un produit de commerce.Par souci d'équité, il doit donc être taxé comme un produit de pure consommation.Ne pas taxer le livre constitue, pour le gouvernement, un facteur discriminatoire.Quelle aberration! La même annexe nous apprend que «le régime de la TPS prévoit des règles spécifiques afin de reconnaître le rôle particulier des organismes de charité dans la société.» (p.73) Évidemment, dans une «société distincte», particulièrement celle du Québec de l'après-Meech, la culture ne joue pas de rôle particulier.L'imposition à venir d'une taxe sur le livre sera là pour nous le rappeler.Mais dans quelle fiction sommes-nous donc?Il faut bien voir que nous sommes dans la «logique des industries culturelles» qui impose à la culture, donc au livre, sa propre définition : la culture est un produit.Elle est aussi un service.C'est ainsi que le livre se noie dans une économie de marché qui fait la loi.Pourtant \u2014 qui dois-je convaincre?\u2014 le livre ne peut être considéré exclusivement comme un objet de commerce.Ce serait trop bète.La valeur du livre, ce n'est pas la densité de son encre ou l'épaisseur de son papier.Ne dit-on pas du livre qu'il est la «nourriture de l'esprit»?L'analogie présuppose que le livre est un besoin fondamental au même titre que la nourriture.En douter procède d'une bien courte vue.L'accès gratuit aux livres (dans les bi-bliothèquesb) prouve bien que le livre n'est pas un produit comme les autres.L'on sait, par ailleurs, que la nouvelle taxe exclura certains biens essentiels comme la nourriture, les services de santé et les services éducatifs.La question s'impose: peut-on sérieusement exclure les services éducatifs sans exclure le livre dont pourtant il est le support privilégié?L'Union des écrivaines et des écrivains québécois croit que l'accès à la connaissance ne peut être considéré comme un luxe.Le livre, c'est le moyen démocratique par excellence du développement de la personne.Le taxer, c'est le rendre élitiste.Taxer le livre, c'est taxer cet accès au savoir, au perfectionnement, à la compétence, à l'information.Car ce qui est taxé, c'est l'accès pour tous et toutes à l'éducation.L'imposition d'une taxe sur le livre,constitue un reniement de ce fondement démocratique que nous a légué la Révolution tranquille.Quel gouvernement responsable peut ignorer que l'épanouissement intellectuel et culturel de la population passe par le livre?D'autant qu'en termes d'accessibilité du livre, l'imposition d'une taxe sur le livre constitue un facteur discriminatoire.Étudiants et enseignants, lecteurs et auteurs devront assumer eux-mêmes cette nouvelle taxe.Us ne profiteront pas des ristournes prévues afin de compenser l'augmentation inhérente des coûts.Sans compter que nous assisterons à l'appauvrissement des bibliothèques par la diminution des achats.Et, paradoxe additionnel, le livre pourrait coûter plus cher à Hull (Québec) qu'à Ottawa (Ontario).Nous aurons alors un bel exemple d'accessibilité du livre rendue discriminatoire.La TPS québécoise élèvera-t-elle des barricades contre le livre d'ici, contre le livre québécois?Petite gloire et pauvre fortune chanterait Vigneault! L'Union des écrivaines et; écrivains québécois trouve totalement irresponsable et fou que le domaine du livre soit'as-sujetti à l'imposition fédérale ou provinciale d'une TPS.Dans les faits, augmenter le prix du livre, c'est réduire le salaire de l'écrivain et de l'écri-vaine.Le gouvernement du Québec dit vouloir protéger les ; travailleurs à faibles revenus,^ afin, déclare-t-il, de les protéger contre la perte de pouvoir-d'achat et ainsi réduire les inK quités.Dans le milieu du livre, les écrivains seront les plus touchés et doublement: à-la fois comme travailleurs ( baisse de revenus ) et comme consommateurs (augmentation du' prix du livre).Or, l'une des-composantes de la condition économique de l'écrivain, c'est le prix du livre.On le voit, l'imposition d'une taxe sur Je livre va exercer une pression à la baisse sur sa rémunération et cela tout en devenant ~uri facteur structurant de cette baisse.Or, en 1985, 28 p.cent des auteurs (tous les types-d'écriture) pratiquaient leur métier à temps plein et prèsde 73 p.cent gagnaient moins de 5 000 S.1 Sauf exception, l'écrivain est une personne à faibles revenus.En effet, très peu ' d'écrivains qui exercent leur' métier à temps plein échap: pent à la pauvreté.En clair, l'application d'une taxe sur lé * livre, qu'elle soit fédérale ou provinciale, niera l'importance du métier d'écrivain tout'en participant à l'injuste rétribution sociale et économique dé son travail.Tout cela: parce que la tendance à marchanda ser le milieu du livre semble incapable d'améliorer la situation économique de l'ensemble des écrivains et des écrivaines.Quant à l'activité du livre, liée au développement de notre culture, cette nouvelle taxation lui porte un coup mortel.À quoi et à quel prix est-on en train de nous faire s dire adieu?Les écrivains et les écrivaines de ce pays ont maintenu vivante la littérature que?.bécoise.Aujourd'hui, ces travailleurs solitaires risquent l'anéantissement de leurs ef- .forts quotidiens.Un gouverne^.ment qui taxe le livre taxe là société distincte, c'est-à-dife que chaque dollar qui taxe le livre assassine notre culture particulière.Le gouvernement du Québec feint-il d'ignorer que ce qui fait la «société distincte», c'est moins son économie que sa culture, c'est-à-dire, ici, sa langue dont elle consti- ; tue une voie d'accès privilégiée au savoir.Diminuer l'accès aux livres, c'est diminuer l'accès à la littérature québécoise.Cette double inaccessibilité ouvre la porte à l'appauvrissement de notre langue, de notre littérature et de notre culture.Voilà pourquoi.l'Union des \\ écrivaines et des écrivains que-1 bécois croit que la taxe sur le livre attaque le fondement même de la société distincte.C'est n'avoir aucun sens du\\ rôle de la culture dans une société que de prévoir agir ainsi.Comme le précisait l'écrivain Robert Baillie: «Il faut sous- .traire le livre aux méfaits d'une taxe qui serait à la fois une condamnation à mort de .la culture québécoise et l'outil de son exécution à très brève échéance.»2 Taxer le livre enlève toute signification réelle aux efforts qui ont permis et qui permettent encore l'épanouissement de notre littérature et de notre culture: le développement des habitudes lecture, la création du réseau des librairies à travers le Québec, l'enseignement de la littérature, l'adoption des lois 90 et 78 sur le statut .de l'artiste ( donc de l'écrivain ), la révision du droit d'auteur à Ottawa, les nombreux salons du livre, l'actuelle compagne d'alphabétisation, les cours de perfectionnement, les subventions à l'édition, le prochain énoncé politique sur les bibliothèques, etc.Taxer le livre, voilà pourquoi c'est un contresens, grèvera lourdement le dé- , veloppement culturel du Québec.Or ce qui peut être .Vu comme un privilège d'exemption, doit être considéré comme une nécessité.La protection culturelle est une raison majeure de ne pas taxer le livre.La situation géo-culturelfe ' impose la logique de cette exemption.S'il est clair que dans le .champ des échanges économiques le livre, sous l'éclairage .des industries culturelles, n'a pu échapper au mode de production/consommation, il'est aussi clair que réduire le livre à un type d'échange marchand entraîne les décideurs politiques dans l'irresponsabilité sociale et culturelle.Ces temps-ci, il semble que nous ayons que cela à nous mettre sous la dent.1 Statistique Canada.Les arts et la culture: un portrait statistique, Ottawa, août 1985 * Document de travail, Conseil consultatif du livre, septembre 1990, p.3 là '» Le Monde eu : LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er OCTOBRE 1990 lingh triomphe mais les conflits en Inde s'amplifient d'aprt* AFP et Reuter NEW DELHI ' i a e premier ministre V.P.Pg Singh a obtenu hier, malgré une forte dissidence et la démission d'un puissant rival, la confiance de son parti, le Janata Dal, pour sa politique en faveur des basses castes en Inde.\u2022 Des protestations contre sa décision de réserver près de la moitié des emplois publics aux basses castes se poursuivaient cependant, avec la mort hier de six jeunes gens qui se sont immolés par te feu ou empoisonnés, portant à 17 en une semaine \u2014et à plus de 70 depuis le 7 août \u2014 le nombre t À - '__ DEPECHES IRAN Les durs exclus ¦ Les députés de la tendance dure en Iran ont violemment critiqué hier le Conseil de surveillance, l'accusant d'avoir «écarté les révolutionnaires authentiques» des élections du 8 octobre pour le renouvellement de l'Assemblée des experts, qui désigne le Guide de la République islamique.L'ancien juge des tribunaux révolutionnaires Sadegh Khalkhali, dont la candidature a été rejetée, a accusé le Conseil d'avoir «bafoué la constitution et les paroles de l'imam Khomeiny».Mehdi Karoubi, président dà Majlis, et Ali Akbar Mohtachemi, député de Téhéran et leader des durs, ne figurent pas non plus sur la liste des 109 candidats dont l'éligibilité a été confirmée par le conseil.LIBÉRIA Johnson vs Taylor ¦ Le chef rebelle Prince Johnson a annoncé hier qu'il allait mener une guerre sans merci sontre son rival Charles Taylor et qu'il attaquerait les hommes de Samuel Doe encore retranchés dans le Palais présidentiel de Monrovia.Johnson, qui a massacré Doe, a accusé Taylor d'avoir rompu le céssez-le-feu en vigueur depuis huit jours et exclu tout espoir de pourparlers de paix pour mettre fin à la guerre civile qui dure depuis neuf mois.«Les négociations ont échoué.Je pense que la violence est la seule solution pour établir une vraie démocratie au Libéria», a dit le chef rebelle.i » 3 a » e » t s 4 l » i I i i » i s I 1 1 1 ?I ?1 % I » I ; CHINE Promesse de détente ¦ Le premier ministre Li P,ehg a prédit hier «un avenir radieux et plein de promesses» pour la Chine, dans fin discours de détente marquant le 41e anniversaire du régime communiste et dont le ton conciliant tranchait avec l'adresse idéologique de l'an passé.Tout en rappelant le postulat de base de la République populaire de Chine sur l'ineluc-tabilité de la voie socialiste, Li Peng a rassuré ses 1,1 milliard de concitoyens et les investisseurs étrangers çn préconisant une croissance modeste de six p.cent pour la décennie à venir.CONGO j Multipartisme \\ m Le comité central du Parti | ou travail (PCT, parti uni-j que) a décidé d'instaurer j «immédiatement» le multi-\\ nariibinc CL ue convoquer J une conférence des partis politiques au Congo.Selon un communiqué publié à Brazzaville, «toutes les associations et partis politiques» peuvent dés à présent sèjaire «enregistrer au ministère de l'Administration î du territoire».Un projet de \u2022 loi sur l'existence des partis i sera soumis au Parlement l au cours de la session de no-J vembre.Le Parlement exa-« minera également les amendements à apporter à la Constitution.! HONGRIE Municipales B Six mois seulement après la ;chute du régime commu- tte, les Hongrois ont boules élections municipales .ou le taux de participation ; r|'avait pas atteint, hier i après-midi, les 40 p.cent re- 3uis dans les grandes villes, ont Budapest.Ce manque d^ntérêt pour le scrutin ap-I tfaïaît comme un coup de ' seinoncc à l'adresse des partis de la coalition conserva-tripe, au pouvoir depuis I nVpi, qui n'ont pas réussi à rallier les suffrages des électeurs confrontés à la hausse L j;qnstante des prix.des suicides pour condamner cette politique.La répression armée du soulèvement indépendantiste dans l'État du Cachemire, seul Etat indien à majorité musulmane, se soldait pour le week-end par un bilan de 12 tués \u2014sept militants, trois policiers et deux civils \u2014 annonçait entre-temps la police à Srinagar.Plus de 1645 personnes, des civils cachemiris en grande majorité, ont été tuées depuis début 1990 au Cachemire.Le groupe parlementaire du Janata Dal, principal parti de la Aw*.::: coalition minoritaire au pouvoir depuis 10 mois, a adopté, avec seulement quatre voix contre, une résolution affirmant que V.P.Singh devait rester premier ministre.L'ancien vice-premier ministre Devi Lal, limogé en juillet pour indiscipline, avait démissionné auparavant comme député et, avec l'appui de 21 disisdents, appelé V.P.Singh à démissionner lui aussi.Les députés dissidents ont aussi exprimé leur mécontentement de la politique suivie par le gouvernement face aux insurrections dans les Etats du nord, aux tensions inter-communautaires et à l'inflation.La violente campagne des sikhs qui veulent un État indépendant au Punjab, le soulèvement au Cachemire et une révolte de gauche en Assam ont fait près de 4000 morts depuis le début de l'année.C'est^ la troisième fois depuis son arrivée au pouvoir en décembre à la tête d'une fragile coalition minoritaire soutenue à la Le premier ministre Vishwanath Pratap Singh souriant à la sortie d'une rencontre de son caucus hier.PH0T0 REUTER Ukraine: manifs hier, grèves aujourd'hui Agence France-Presse MOSCOU lusieurs dizaines de milliers de manifestants indépendantistes ont défilé hier dans les rues de Kiev, capitale de l'Ukraine, à la veille d'une grève dans toute la république appelée par les mouvements nationalistes.Un porte-parole de l'Assemblée in-ter-partis d'Ukraine, Olès Fedo-rouk, a déclaré au téléphone que les manifestants sont venus faire pression sur le Parlement ukrainien, qui ouvrait hier sa session d'automne.Les mots d'ordre avaient pour but d'appeler le Soviet suprême de la république à rejeter le nouveau traité de l'Union que le Parlement soviétique est en train de préparer, a dit Fedorouk.Ils ont aussi exigé de nouvelles élections législatives et réclamé que «les appelés ukrainiens servent en Ukraine».Le Conseil de coordination des associations et des blocs démocratiques dans les soviets (conseils) d'Ukraine, mouvement nationaliste radical créé il y a deux mois, a reporté le mot d'ordre de grève de jeudi à aujourd'hui, pour la faire coïncider avec la reprise parlementaire.Les organisations de rm.ieurs du Donbass ont fait savoir qu'elles laissaient chaque mineur libre de décider d'un éventuel arrêt de travail.Les mineurs ont approuvé les objectifs du mouvement: fermeture de la centrale nucléaire de Tchernobyl, privatisation de la propriété sous contrôle des comités de travailleurs et nationalisation des biens du Parti communiste.Selon l'agence Tasst il y avait «des slogans anti-soviétiques et anti-socialistes» dans la manifestation, et les mouvements nationalistes ont adopté une résolution appelant «à la sortie de l'Ukraine de l'Union soviétique, à une révision de la déclaration de souveraineté de la république et au démontage des monuments à Lénine à Kiev et dans les autres villes d'Ukraine».Entre-temps, l'armée soviétique s'est éclipsée hier des rues de Bakou où se déroulaient les premières élections locales depuis les émeutes de.janvier, qui avaient fait plus de 150 morts.Le Front populaire d'Azerbaïdjan, qui avait conduit les manifs antigouvernementales du début de l'année, est en lice pour ces élections de même que des sociaux-démocrates et des écologistes.Tous ces partis affrontent les communistes dans un scrutin dont l'enjeu est le renouvellement du Parlement de la république et des conseils locaux.reprend Afrique du Sud avec retour du président d'après AFP et Reuter PRETORIA ept personnes, incluant qua-tre Blancs dont les corps mutilés ont été retrouvés dans l'État libre d'Orange, sont mortes dans une nouvelle vague de violence en Afrique du Sud, a annonce hier la police.Un Noir a été tué par la méthode dite du «collier» (un pneu enflammé passé autour du cou) à Se-bokeng.Deux autres Noirs ont été tués à Tembisa.Les corps mutilés et partiellement brûlés de quatre Blancs \u2014 une femme et trois hommes\u2014 ont été retrouvés dans le ghetto de Khutloanong, près de la ville d'Odendaalsrus.Selon la police, les quatre Blancs se seraient rendus dans un bar de la cité samedi soir et auraient été attaqués à leur sortie.La police ne pense pas toutefois Sue la tension raciale, extrême à idendaalsrus et dans la ville voisine de Welkom depuis quelques mois, soit à l'oriàine de ces meur- très, mais évoque plutôt une cause crapuleuse.Nelson Mandela, vice-président du Congrès national africain (ANC), a estimé par contre que le meurtre de ces quatre Blancs confortait la thèse d'un complot lié au voyage que vient d'effectuer le président Frederik de Klerk aux États-Unis.«Le fait que la violence continue maintenant conforte cette hypothèse» \u2014celle selon laquelle la trêve était uniquement destinée à donner du champ à de Klerk lors de sa visite aux États-Unis\u2014 a-t-11 dit lors d'une conférence de presse.La trêve de deux semaines observée dans la violence qui agite les cités noires a été voulue afin d'aider de Klerk dans ses entretiens avec George Bush, a-t-il ainsi laissé entendre.Mandela s'était déjà demandé samedi, dans une réunion publique, si «une force» derrière les violences n'avait pas fait en sorte que rien ne se passe pendant le séjour du président sud-africain aux «ats-Unis.fois par la droite hindouiste et la gauche communiste que V.P.Singh survit aux attaques des rivaux au sein de son propre parti.Dans une interview' hier au Times of India, il a réitéré que malgré les critiques contre sa politique en faveur des basses castes et la violence qu'elle a déchaînée dans tout le nord de l'Inde, il avait «le courage de ses convictions» et était persuadé de la justesse de sa politique.Outre les nombreux morts et blessés, des centaines de bus et de bâtiments publics ont été incendiés, l'approvisionnement en eau d'une partie de la capitale interrompu par des manifestants, les transports désorganisés, plusieurs villes placées sous couvre-feu et le contrôle de l'armée au cours des derniers jours.j L'opposition à la politique en faveur des basses castes, qui sont plus de la moitié de la population, est orchestrée par les étudiants dè castes privilégiées, surtout dans les villes.Ces étudiants estiment que les emplois doivent être attribués sur la base du mérite et non de la naissance, et ils ajoutent que le gouvernement; s'il veut aider les groupes les plus défavorisés, devrait d'abord promouvoir l'éducation.V.P.Singh a annoncé que le gouvernement allait créer 3 000 000 de nouveaux emplois pour freiner la vague de violence lancée par les étudiants.Un comité sera chargé d'étudier les moyens de créer des emplois dans le secteur privé en développant la formation professionnelle et l'enseignement technique.La violence s'est nettement calmée durant le week end, marqué par la Dushera, l'une des plus grandes fêtes du calendrier hindou, durant laquelle sont brûlées les effigies d'un trio de démons lors d'une cérémonie marquant la victoire du bien sur le mal.À New Delhi comme dans plusieurs villes du nord, des manifestants ont brûlé des effigies du premier ministre.Bhutto conteste la juridiction des tribunaux d'exception d'après AFP et Reuter KARACHI enazir Bhutto, premier ministre déchu du Pakistan, a comparu pour la première fois, hier, devant une Cour spéciale à Karachi, où elle a d'emblée rejeté cette juridiction visant, selon elle, à saboter la campagne de son parti, le PPP, en vue des élections générales anticipées prévues dans 25 jours.Des centaines de militants du Parti du peuple pakistanais (PPP) s'étaient rassemblés devant l'édifice, sous haute surveillance, pour souhaiter «longue vie au premier ministre Bhutto » limogée le 6 août par le président Ghulam Is-haq Khan pour «corruption, abus de pouvoir et incompétence».Mme Bhutto, 37 ans, est arrivée au tribunal en compagnie de son époux, Asif Ali Zardari, et de ses principaux lieutenants, dont des avocats de renom, tandis que des dizaines de policiers anti-émeutes tentaient de contenir la foule lui lançant des fleurs.«Nous ne reconnaissons pas la juridiction des Cours spéciales parce qu'elles ne remplissent pas certaines conditions requises par notre système judiciaire et sur le plan international », a déclaré à la presse Mme Bhutto avant le début de l'audition.Elle a fait remarquer que seul «le leader du plus grand parti pakistanais» faisait l'objet de poursuites judiciaires et que cette situation de «prisonnier» allait handicaper le PPP dans la campagne pour les élections du 24 octobre.Pendant les deux heures de l'audition, Mme Bhutto est restée silencieuse.Elle portait un talisman religieux au poignet droit et souriait à ses sympathisants, l'air confiant.Son avocat, Me Yahya Bakh-tiar, a souligné que l'ancien premier ministre était venu au tribunal uniquement pour montrer son «respect» de la Justice.Mais, a-t-il ajouté, les.accusations portées contre elle ont été «fabriquées» avec un caractère «discriminatoire» en vue de faire obstacle au PPP dans la bataille électorale.Quatre plaintes ont été officiellement déposées contre Mme Bhutto, «au nom du président» Khan, qui a «cohabité» avec l'ancien premier ministre pendant 20 mois.À Karachi, Mme Bhutto est poursuivie pour «abus de pouvoir» dans le cadre de deux affai- res.L'une concerne l'attribution d'un contrat de vente de coton à une entreprise privée, l'autre touche la nomination d'un consultant pour un projet énergétique de la Banque asiatique de développement (BAD).Deux autres affaires sont jugées à Lahore, où Mme Bhutto a été convoquée les 2 et 9 octobre.Plusieurs de ses ministres ortt également été poursuivis pour «corruption».L'ancien ministre du Commerce, Faisal Saleh Hayat, s'est ajouté hier à la liste de collaborateurs de Bhutto faisant l'objet de poursuites.Il a été inculpé à Lahore de s'être servi de sa position pour obtenir un prêt bancaire de plusieurs millions de dollars.Lors de l'audition d'hier à Karachi, le juge Wajihuddin Ahmed a déclaré qu'il appartenait au plaignant, donc au chef de l'État, de prouver que l'ancien premier ministre était coupable.En attendant, «elle sera considérée comme innocente», a-t-il dit, avant d'annoncer que la prochaine audience aurait lieu le 10 octobre.11 a toutefois refusé d'ajourner l'affaire au lendemain des élections du .24 octobre.Si, à l'issue des procès, Mme Bhutto était reconnue coupable, elle pourrait être empêchée de participer à la vie publique pendant sept ans.s L'URSS et Israël reprennent leurs relations consulaires d'après AFP et Reuter NEW YORK LB URSS et Israel ont annoncé hier, à l'ONU, la restauration de leurs relations consulaires, et l'OLP, soulignant «la grave recrudescence» de la répression dans les territoires occupés de la bande de Gaza et de Cisjordanie, demandait la tenue d'une réunion urgente du Conseil de sécurité pour prendre assurer «la protection des populations palestiniennes» sous l'occupation.Ce*s développements intervenaient sur fond d'affrontements très violents dans les territoires, un jeune Palestinien ayant été tué hier en Cisjordanie et cinq autres blessés dans la bande de Gaza par les tirs de soldats israéliens.Ashraf Rafik Tabik, 16 ans, a été tué par balles au cours des affrontements oui ont éclaté dans le village de Ram, au nord de Jérusalem.Ce décès porte à 709 le nombre de Palestiniens tués par des tirs de soldats israéliens depuis le déclenchement de l'Intifada en décembre 1987, selon un décompte établi à partir de sources palestiniennes.Bassam Abou Charif, conseiller du chef de l'OLP Yasser Arafat, a précisé à Tunis que la centrale palestinienne avait fait sa demande par l'intermédiaire du Yémen au Conseil de sécurité.Il a indiqué que «l'OLP tient le conseil responsable de la protection du peuple palestinien, qui subit la plus abjecte des répressions terroristes, organisée par l'occupant israélien».Edouard Chevardnadze et son homologue israélien David Levy ont annoncé l'accord sur la restauration des relations consulaires lors d'une conférence de presse conjointe, en marge du Sommet de l'enfance et de l'Assemblée générale de l'ONU.«Nous avons décidé d'établir des relations consulaires entre Israel et l'Union soviétique», a annoncé Chevardnadze.Des bureaux consulaires seront ouverts à Tel Aviv et Moscou selon des modalités qui seront fixées ultérieurement, a-t-il ajouté sans donner de date.Selon la radio israélienne, il s'agit de l'élévation des relations existantes à un niveau consulaire, c'est-à-dire de l'officialisation des délégations consulaires existant depuis juillet 1987.Les deux pays n'ont pas de relations diplomatiques depuis 23 ans, après la rupture de 1967 à l'occasion de \\a» Guerre des six jours.L'accord intervient au lendemain de l'annonce de vols directs entre Moscou et Tel Aviv à partir de fin octobre, qui devrait permettre de faciliter l'émigration des juifs soviétiques vers Israel.Jusqu'à présent ceux-ci étaient obligés de transiter par l'Europe de l'Est.Aoun mobilise sa base contre le blocus d'après AFP et Reuter BEYROUTH Le président Elias Hraoui a regagné hier Beyrouth au terme d'une visite de 24 heures à Damas, au cours de laquelle il a obtenu de son homologue Hafez al-Ass'ad le soutien total de la Syrie dans la lutte qu'il mène pour déloger le général rebelle Michel Aoun.Le fief «aouniste» se mobilisait entre-temps contre le blocus imposé par le président Hraoui.Des dizaines de milliers de gens brandissant des drapeaux et des portraits du général rebelle se sont rassemblées hier mutin devant le Palais de Baabda, dans la banlieue est de Beyrouth, où Aoun siège depuis deux ans.L'armée du président Hraoui impose depuis vendredi un blocus au Metn, fief d'Aoun.Cette région de 300 km carrés s'éten-dant de Beyrouth vers le nord-est est encerclée par l'armée nationale et par les troupes syriennes, déployées sur les deux tiers du pays.Le blocus empêche l'entrée dans la région, où vivent 500 000 habitants, des denrées alimentaires essentielles et des produits importés, notamment des carburants.L'essence manque et1 son prix a quadruplé en 48 heures.Hraoui s'est entretenu pendant quatre heures avec Assad, oui lui a assuré, selon la presse syrienne, de l'engagement de Damas à soutenir «toutes les mesures que prendra le pouvoir légal pour imposer l'autorité de 1 État sur le territoire libanais*.Le porte- parole de Hraoui a précisé que les entretiens portaient sur «la possibilité d'une option militaire et toute solution pour écarter Aoun, après son refus de rallier la légalité».La Syrie apportera au Liban toute l'aide qu il sollicitera pour «restaurer l'autorité de l'État», déclarait entre-temps au Caire le vice-président syrien Abdel Ha-lim-Khaddam, à l'issue d'entretiens avec le président Hosni Moubarak.Les organisateurs de la manifestation pro-Aoun ont estimé la foule à 200 000, chiffre qu'on n'a pu confirmer de source indépendante.Prenant la parole sous la protection de commandos, Aoun a remercié «cette foule merveilleuse» de lui démontrer ainsi son soutien.«Votre présence est un défi à ceux qui vous imposent un blocus», a-t-il lancé.Entouré des deux ministres du gouvernement militaire chrétien, il a ensuite confié aux médias: «|e suis dépositaire du droit inaliénable du peuple libanais à l'autodétermination.)e ne cède-rai pas ce droit volontairement.(1 faudra venir le prendre par la force».Aoun, qui exige l'élection d'un nouveau Parlement pour se prononcer sur les réformes constitutionnelles prévues à l'Accord interlibanais de Taef, affirme disposer de 17 000 soldats alors que Hraoui déploie quelque 8000 hommes autour du Metn, avec la milice chrétienne des Forces libanaises (FL) et l'armée syrienne, qui maintient 35000 soldats au Liban.1 > i V il \tLA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er.OCTOBRE 1990\t\u2022\tB5 r \u2022 - -\t\t\t Michel Girard ¦Éi» mi\tV \u2022 .-.»- \u2022.- \u2022 \u2022 ' .\u2022 ,.i i ' - .\u2022 .\u2022 .\u201e : ' V .i \u2022 , '\u2022 vAtVîl'/S* \" ' .\u2022/ *,\u2022\u2022 \u2022'\u2022 ' \u2022 >*'\"'l^,w'* \u2022 \u2022 \u2022 .\u2022 , 9 .\t\t~-! i \t\t\t\u2022 > ~* Tout nouveau boursicoteur s'expose à bien des risques ?L'exemple d'Hélène Bélanger qui a fait affaire avec un courtier trop entreprenant M L'histoire de Mme Hélène Bélanger illustre bien le cauchemar auquel tout in vestisseur néophyte s'expose lorsqu 11 tombe sur un courtier trop entreprenant pour ses moyens financiers.Le 25 février 1987, Mme Hélène Bélanger rencontre Eugène Villemure, courtier à remploi de McNeil Mantha.Elle lui explique qu'elle dispose d'une certaine somme d'économies et qu'elle désire investir dans l'achat d'actions de deux compagnies.Mme Bélanger souligne au courtier qu'elle est une novice dans ce genre de placements et que par conséquent elle aura besoin des conseils de ce dernier.Elle consent à lui confier la gestion de son portefeuille.* Le courtier ne rate pas l'occasion et lui fait signer tout de go une entente de compte sur marge et ce, sans au préalable lui avoir demandé si elle travaillait, ni sans connaître sa situation financière.\u2022 Comme Mme Bélanger en est à ses premières armes à la Bourse, et qu'elle n'a pas d'emploi régulier, le courtier n'aurait pas dû lui recommander l'ouverture jd'un compte sur marge.Mais qu'à cela ne tienne, le compte sur marge est ouvert et c'est parti! Et vite! Au cours des deux jours qui suivent, le courtier achète pour un peu plus de.56000$ d'actions.11 empoche 1000 $ de commissions.Le 5 mars 1987, Mme Bélanger dépose un premier chèque de 30000 $, le reste étant emprunté sur marge.La confiance régnant, le portefeuille gonfle alors que des nouveaux titres sont achetés.Vers la fin mars, le portefeuille grimpe autour de 88 000 $, mais l'achat d'actions sur marne est déià rendu à près de 50 000 $., En avril 87, Mme Bélanger demande à son courtier de vendre toutes les actions de McMillan Bloedel qu'elle détient, dans le but notamment de réduire sa '.marge ( laquelle marge l'inquiète beaucoup).Son courtier refuse, lui recommandant plutôt de n'en vendre qu'une partie et d'attendre que le cours des titres remonte avant de vendre le reste.La discussion dégénère en querelle, le courtier menaçant Madame de se débarrasser de son portefeuille si elle ne suivait pas ses conseils.Finalement, Mme Bélanger cède et le courtier fait à sa tête.Fin avril: le portefeuille est maintenant rendu à 110000$, dont quelque 72 000 $ sur marge.En mai et juin, McNeil Mantha adresse à Mme Bélanger des appels de marge au rythme de 3000 $ par mois.\u2022 En juillet et août, une série de transactions est effectuée, dont plusieurs sans le consentement préalable de Mme Bélanger.Entre temps, début août, un autre appel de marge est requis, de 10.000$ cette fois.Au 30 septembre 1987: le portefeuille atteint les 115 000 $, dont 72 000 $ sur marge.La mise de fonds de Mme Bélanger s'élève maintenant à près de 46 000 $.Les gains en capitaux nets, réalisés et non encore réalisés, s'élèvent à 17 830 $.Mais de ce montant, il faut soustraire la somme enf pochée par le courtier et McNeil Mantha, soit de ;7896 $, dont 3449$ en frais d'intérêt sur le compte marge et .4447$ en commissions.McNeil Mantha et son courtier ont ainsi empoché 44,3 p.cent des gains en capitaux réalisés (sur papier) au 30 septembre 1987.Restait donc comme profits, sur papier toujours, 10 500$ à Mme Bélanger.Sur une mise de fonds de 45 916$, cela fait un rendement de 23 p.cent en sept mois.Mais calculé sur la somme totale réellement engagée, soit 115 000$, cela donne un rendement de 9,1 p.cent.Il n'y a vraiment pas de quoi faire claquer les b ret tel les! Et arrive le fameux 19 octobre 1987, jour de krach.Mme Bélanger tente vainement de joindre son courtier.Mission impossible.Elle réussira à lui parler.une semaine plus tard, chez lui.Message de M.Villemure: il n'a pas le goût de discuter avec elle de ses problèmes à la Bourse.Mi-novembre: le courtier refait surface et s'informe de l'état d'âme de Mme Bélanger.Quelques transactions sont faites.* * * i Mi-janvier 88, le courtier annonce son départ de McNeil Mantha.Le portefeuille est transféré à un autre courtier, lequel découvre immédiatement un trou de 6000 $ dans la marge requise.Des actions sont vendues à perte.Résultat final : Mme Bélanger a perdu autour de 32 000$ dans cette rocambolesqiie histoire boursière.Des plaintes à la CVM0 et à la Bourse de Montréal Le 10 février 1988, Mme Bélanger dépose une plainte à la Commission dçs valeurs mobilières du Québec (CVMQ).Cette dernière, conformément à la Loi sur les valeurs mobilières, transfère la plainte-à la Bourse de Montréal qui a la responsabilité d'exercer un rôle de surveillance auprès de ses membres, les maisons de courtage et leurs courtiers.Dans sa plainte, Mme Bélanger accuse le courtier de McNeil Mantha des torts suivants: \u2014 M.Villemure aurait utilisé une tactique d'intimidation en menaçant Mme Bélanger de se débarrasser de son portefeuille si elle persistait à vouloir vendre ses actions de MacMillan Bloedel.En ne suivant pas l'ordre quelle avait donnée, le courtier lui aurait fait perdre une somme considérable.\u2014 Elle reproche à M.Villemure de lui avoir recommandé, malgré l'inquiétude qu'elle lui manifestait, d'utiliser une marge de crédit irresponsable.- \u2014 Mme Bélanger accuse également le courtier de McNeil Mantha d'avoir fait preuve d'incurie dans les diverses stratégies boursières qu'il a utilisées dans le cadre de la gestion du portefeuille (de madame).\u2014 Autre accusation: M.Villemure aurait abusé de la confiance de Mme Bélanger en bâtissant un portefeuille à l'aide d'une marge de crédit déraisonnable.Y a rien là! Quelles ont été les conclusions des deux organismes responsables de la surveilllance du marché des valeurs mobilières?Le 14 avril 1988, Jean-Guy Vidal, inspecteur à la Bourse de Montréal, arrive à la conclusion suivante: «Comme nous n'avons pu établir que.votre courtier s'était rendu coupable* d'infraction contre les règlements et Règles de la Bourse de Montréal, nous fermons notre dossier.» Autre phrase choc de M.Vidal : « Enfin, la nature des titres que vous détenez le 31 janvier 1988 correspond d'assez près à vos objectifs de placements et de Mme Hélène Bélanger, accompagnée de son conjoint, Guy Ci roux.PHOTO JEAN-YVES LÊTOURNEAIT.La Presse vos positions au 30 septembre \u2022 no-» L'inspecteur Vidal base ses conclusions sur le fait qu'au 30 septembre 1987, la valeur du portefeuille de Mme Bélanger était évaluée à 130 294$, ce qui lui donnait sur papier à ce moment-là un gain de 12 314$.11 laisse entendre dans sa lettre que les déboires de Mme Bélanger serait dus seulement au krach du 19 octobre 1987.L'inspecteur Vidal ne voyait aucun problème à ce qu'une dame sans emploi régulier, et néophyte par surcroît, puisse supporter le risque d'un portefeuille de 130000, dont plus de la moitié sur marge! McNeil Mantha et son courtier Villemure sont absous de tout blâme.Conclusion de la CVMQ Le 18 mai 1988, c'est cette fois Mme Renée Piette, du service de l'inspection de la Commission des valeursrnobilières du Québec (CVMu), qui tire ses propres conclusions au sujet de l'enquête menée sur ce cas.«Avant de faire une recommandation, dont entre autres l'ouverture d'un compte sur marge, M.Eugène Villemure ne s'est pas assuré qu'elle ( la recommandation ) correspondait à votre situation financière.De ce fait, il a contrevenu à l'article 161 de la Loi sur les valeurs mobilières», écrit Mme Piette à Mme Bélanger.«En effet, poursuit Mme Piette, compte tenu de l'absence d'un revenu d'emploi stable, de votre âge et de vos objectifs conservateurs en matière de placement, nous croyons que l'ouverture d'un compte sur marge n'était pas une mesure appropriée.» Cependant, sous prétexte que Mme Bélanger n'avait refusé aucune transaction et qu'elle ne s'était pas plainte au supérieur de M.Villemure, Mme Piette lui indique dans la lettre que «Vous êtes réputée avoir accepté ces transactions.» Voilà un commentaire du service de l'inspection de la CVMQ qui vient aider la défense de McNeil Mantha et de son courtier.Par ailleurs, aucune sanction n'est prise à rencontre de M.Villemure puisqu'il a quitté la profession.Et McNeil Mantha dans cette affaire n'est-elle pas responsable de ses courtiers?Le service d'inspection de la CVMQ ne lui reproche rien, aucun commentaire n'étant émis sur la responsabilité de la firme de courtage.L'avocat de McNeil En juillet 1988, Mme Bélanger, par le biais de son avocat, met en demeure McNeil Mantha et son courtier Villemure de lui verser un dédommagement dé 45 000$ (soit 32 500$ pour.la perte subie et 12 500$ pour dommages moraux).Comment choisir son courtier, selon la CVMQ hoisir un courtier eh valeurs mobilières ne doit jamais se faire à l'aveuglette.Personne n'a les moyens de perdre inutilement de l'argent.Dans une broctîure intitulée Alarme aux épargnants* la Commission des valeurs mobilières dû Québec donne une série dé précieux conseils sur les moyens à prendre pour choisir un courtier en valeurs mobilières qui s'occuperait adéquatement de notre portefeuille.Même si cette brochure s'adresse avant tout aux investisseurs néophytes, tout boursicoteur aurait sans aucun doute intérêt à prendre connaissance de cette brochure afin de voir si sa relation avec son courtier en valeurs mobilières correspond au modèle proposé.De cette brochure, on donne une liste àe principes clés que tqut investisseur devrait connaître et appliquer dans sa relation avec son courtier.Les voici: .:-'!, ' \u2014\u2022 En vertu de la Loi sur les valeurs mobilières le courtier est tenu d'examiner la situation financière du client quand vil y a ouverture de nouveaux comptes.Le client, dé son côté, doit fournir les renseignements appropriés.Et quand il y une modification significative apportée dans sa situation financière, le client doit en informer son courtier.Pfcr situation financière, on entend valeur nette, revenu annuel, travail régulier ou pas, placements détenus, institutions financières avec qui on fait affaires, etc.\u2014 Un client ne devrait ja- mais ouvrir un compte sur marge à moins de bien en comprendre le fonctionnement et les responsabilités que cela comporte.Acheter sur marge signifie que le courtier prête une partie de» l'argent nécessaire pour l'achat de titres.Avec les gros titres, par exemple, un client peut verser comptant environ la moitié de la somme requise et l'autre moitié est prêtée par la firme de courtage.Le problème qui se pose avec les comptes sur marge c'est celui de recevoir un beau matin un appel de marge parce que les titres ont subitement baissé.Lorsqu'on reçoit un appel sur marge, on n'a pas d'autre choix que de verser l'argent requis, sinon le courtier procédera à la liquidation d'une partie des titres du portefeuille.\u2014.Toujours en vertu de la loi sur les valeurs mobilières, un courtier devrait éviter de recommander l'ouverture d'un compte de marge à une personne qui n'a pas une situation financière appropriée.\u2014 Autre élément important : un courtier est tenu de respecter les objectifs de placement de son client.Un client qui a les reins financiers peu solides ne devrait jamais se donner des objectifs de placements spéculatifs.\u2014 Il est totalement déconseillé de donner carte blanche à un courtier et de signer les papiers en conséquence.\u2014 Un courtier n'a évidemment pas le droit d'acheter et de vendre des actions sans demander au préalable la permission du client.\u2014 Un courtier qui ne respecte pas les objectifs de placement de son client s'expose à des sanctions tant de la part de sa firme de courtage, de la Bourse de Montréal, de la Commission des valeurs mobilières du Québec que de l'Association des courtiers en valeurs mobilière.\u2014 Après l'ouverture d'un premier compte, il faut commencer par investir lentement.Ne rien précipiter.Ne jamais mettre tous vos oeufs dans le même panier.\u2014 Être très clair dans les ordres donnés au courtier.\u2014 Le client doit être vigilant lorsqu'il y a eu transactions.Il doit en vérifier le rapport de confirmation.«Votre compte, dit- on dans la brochure de la Commission ties valeurs mobilières, peut faire l'objet d'une foule de problèmes.La multiplication des opérations, les achats ou les ventes non autorisés, la vente de produits non appropriés, des difficultés de remises d'argent ou de titres constituent les problèmes potentiels les plus communs.» \u2014\u2022 Les démarches à suivre lorsqu'on décèle un problème ou si quelque chose ne tourne pas rond dans la gestion de notre compte: 1 \u2014 Demandez d'abord des explications h son courtier et ce, sans agressivité ni accusation.2 \u2014 Si la réponse est insatisfaisante, il faut communiquer en second lieu avec le directeur du bureau de la firme de courtage avec qui on fait affaires et réexpliquer le problème.«Ne vous laissez pas contraindre à accepter un règlement qui vous semble injuste», conseille-t-on dans la brochure de la CVMQ.3 \u2014 Si la réponse est encore insatisfaisante, alors il faut adresser une plainte en bonne et due forme à la Commission des valeurs mobilières du Québec qui verra à la refiler, dans un premier temps, à la Bourse de Montréal.Celle-ci a la responsabilité de mener l'enquête initiale.Les gens peuvent aussi st* plaindre à un organisme d'auto-réglementation comme l'Association des courtiers en valeurs mobilières, laquelle a un comité disciplinaire visant à faire respecter le code d'éthique de l'industrie.4 \u2014 Dans l'hypothèse où la conclusion du service d'inspection de la Bourse ne nous satisfait pas, on redemande à ce moment-là à la CVMQ de refaire enquête dans notre dossier.5 \u2014 Entre temps, i! ne faut jamais perdre de vue le délai de prescription de deux ans si on a l'intention d'instituer des procédures légales.Même si on n'a pas encore obtenu réponse de la part de la CVMQ ou de la Bourse' de Montréal, on doit amorcer la procédure, quitte à en /modifier le contenu plus tard.6 \u2014 Pour les réclamations inférieures à 1000$, on peut toujours s'adresser à la Coui des petites créances.Dernier conseil de la brochure de la CVMQ: «Gardez un oeil vigilant sur votre compte, x Réponse de McNeil Mantha, par le biais'de son avocat : on nie toute responsabilité.Si Mme Bélanger a perdu de l'argent, c'est à cause du krach.Et comme il fallait s'y attendre: l'avocat de McNeil Mantha utilisera par la suite à ses propres fins les conclusions des enquêtes menées à la suite des deux plaintes effectuées à la Bourse de Montréal et à la Commission des valeurs mobilières.11 écrit à l'avocat de Mme Bélanger: «Enfin, suite à deux plaintes effectuées par votre cliente à la Bourse de Montréal et à la Commission,des valeurs mobilières du Québec, McNeit Mantha Inc., et à notre connaissance, M.Eugène Villemure, n'ont fait l'objet d'aucune sanction de la part de ces organismes, fait qui nous apparaît assez éloquent.» La Bourse révise ses conclusions Mme Bélanger recevait, le 29 janvier 1990, une sorte de révision de la conclusion tirée en avril 88 par le service d'inspection de la Bourse de Montréal.«Selon votre version des faits, nous avons toutes les raisons de croire que M.Villemure aurait effectué plusieurs transactions discrétionnaires dans votre compte.Malheureusement, M.Villemure n'étant plus dans l'industrie des valeurs mobilières, et la Bourse ayant perdu juridiction sur cette personne, nous ne pouvons que consigner ces faits à son dossier.Dans l'éventualité où M.Villemure effectuerait tin retour dans l'industrie des valeurs mobilières, ce dossier discl1 plinaire serait alors rouvert», écrit Mme Josée Garneau, chef du service Conformité, à la Bourse de Montréal.Comble de malchance Avec pareille lettre, Mme fiç-langer pourrait, pensez-vous, exiger un dédommagement quelconque de la part de McNeil Mantha?Eh bien il y a un problème de taille! Cette lettre de la Bourse de Montréal est arrivée un mois après que la période de prescription pour instituer des procédures légales contre McNeil Mantha ét son ancien courtier soit échue.A noter que le service d'iùs-pection de la Bourse de Montréal n'a, à l'instar de la CVMQ, fait aucun reproche à la firme McNeil Mantha, comme si cette dernière n'avait pas de responsabilité à assumer envers ses représentants.¦ B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1er OCTOBRE 1990 A noter LUNDI ¦ Déjeuner-causerie organisé par l'e Cercle Canadien de Montréal.Sujet: Défis pour la communauté des affaires dans un pays en crise.Invité: M.Jacques A.Drouin, président ci chef de iu direction Corporation' du Groupe La Laurent ienne.À 12h au Bonaventure Hilton, Salon Outremont, i Place Bonaventure, Montréal.Renseignements: 499-0333.¦ Conférence de la Société québécoise de marketin direct.Sujet: Le système Vidéoway et son ap- plication en marketing direct au Québec.Invité: M.Jean-Pascal Lion, vice-président.Vidéotron Plus.De 8h à 9h au Studio C de Télé-Métropole, 1600 boul.de Maisonneuve est, Montréal.Ren-Vft.4303 ¦ Atelier organisé par le Bureau de Commerce de Montréal.Sujet: La taxe sur les produits et services et la PME.Invité: M.Jean Four-nier, Associé - taxe ù la consommation Coopers & Lybrand/Lali-berté, Lanctôt.De 17h à 20h, au 1080 côte du Beaver Hall, bureau 700, Montreal.Renseignements: 878-4651.MARDI ¦ Réunion de la Société des ingénieurs en plastique.Sujet: L'impact de la TPS sur l'industrie manufacturière, invité: M.Robert Deniers (Samson BêlairDeloitte & Touche).À 17h30 Chez Beni Hana Décarie.Renseignements: 393-6323.¦ Les 2 et 3 oct.Séminaire «La convivialité nécessité des années 90» , organisé par le Comité d'action pour le français dans l'infor- matique.Sujet: Aspects linguistiques, culturels et technologiques, rinterfaces-utilisateurs.Dès 13h30 à l'Hôtel Méridien, Salle Alfred Rouleau B., Complexe Desjardins, Montréal.Renseigne- .oa a «n&ni Il ICI 113 \u2022 WTfAWJ I \u2022 MERCREDI ¦ Déjeuner-conférence organisé par la Chambre de commerce italienne du Canada pour présenter son eminence M.Sergio Balanzi-no, le nouvel Ambassadeur d'Italie au Canada.Sujet: La crise du Golf.À 12h au Salon Ovale de \u2022 - Titres de remplacement REA I FIRME StCtNf d'icti.itê Pm a Déduction Date mu.Cours Variation C B' CVC'lu remission permise d'admissibilité 28-09-90 semdem.12 dm der.eiercice FIRME ' Artopex \u2022 A.l.Van Houtte Bomem Bout.San Francisco Cabano Expeûrtex Chaussures Taurus Corp.Dramex Oomicil Explor.Augmitto Foratek Intem.Foresbec Goldex Mines Qr.Bocenor Gr.CGI Gr.Equip.Denis Gr.OMR Gr.Goyette Gr.Harricana Gr.Macyro G'.Sani Mobile Gr.Tolgeco Gr.Transat AT.\" Honco Igloo Vikski Indust.Dore! Indust.Lasscnde indust.Shasper indust Triton Informatrix 2000 Prod, consommation $5.00 Prod, consommation $5.00 Prod, industneis $3.25 Commerce de détail $5.75 Transport $4.00 Prod, consommation $7.00 Prod, industriels $4.50 Commerce de détail $2.50 Ressources $1.25 Prod, industriels $2.50 Prod, forestiers $3.25 Ressources $6.63 Prod, consommation $4.00 Informatique $6.50 Prod, industriels $4.50 Informatique $8.00 Transport $2.91 Prod, industriels $4.00 Immobilier const.$5.00 Services $2.00 Immobilier const.$4.00 Services $3.00 Prod, industriels $3.00 Commerce de detail $2.00 Prod, consommation $5.00 Prod, consommation $6.75 Prod, consommation $5.50 Prod, consommation $7.75 Services ' $4.00 100-c 75°b lOGS 100% 755o 100sc 75co 100% I00°i 100=o 100% 100:o 100% 75% 75% 75% 100% 75% 100% 100% 100% 100% 100% 100% 100*0 75% 100% 100% 100% 90-12-31 $1.95 90-12-31 $4.90 90-12-31 $1.25 92-12-31 $4.50 92-12-31 $1.20 90-12-31 $0.02 90-12-31 $0.40 91-12-31 $0.00 91-12-31 $0.18 90-12-31 $0.59 90-12-31 $0.18 90-12-31 $2.60 90-12-31 $0.30 91-12-31 $1.35 90-12-31 $0.95 91-12-31 $3.05 90-12-31 $0.75 90-12-31 $1.10 90-12-31 $0.75 91-12-31 $2.75 90-12-31 $1.05 92-12-31 $0.81 90-12-31 $0.26 90-12-31 $0.81 90-12-31 $3.00 90-12-31 $4.20 91-12-31 $0.65 90-12-31 $0.10 91-12-31 $1.85 - 2.5% 0.0% 0.0:c -2.2% -9.1% 10.9 8.5 3.2 0.0% - 0.5 1.8 1.6 1.3 0.6 0.0% 0.0% -1.7% -10.0% 0.0% -42.3% 0.0% 0.0% 1.7% 0.0:: -21.4% 0.0% -6.8% 0.0% -10.0% 13.0% \u2022 1.3% -3.2% 0.0% -7.1% - 0.2 0.3 0.2 2.4 0.2 07 0.3 1.1 0A 0.5 0.4 2.0 0.4 0.5 0.4 0.5 1.0 0.9 0.4 33.8 3.8 61.0 3.8 9,4 7.6 13.1 1.9 10.1 7.7 7.4 Secteur d'activité\tPrix à Déduction Date mu.Court Variation C.B* C/VC'au rémission permise d'admissibilité 28-09-90 sem.dem 12 d m der.eiercice\t\t\t\t\t\t Immobilier const.\tS2.75\t100%\t90-12-31\t$1.00\t0.0%\t8.3\t0.6 infornwtque\t$2.00\t100%\t90-12-31\t$0.10\t0.0%\t\u2014\t\u2014 Commerce do detail\t$14.25\t75%\t93-12-31 $10.25\t\t-4.7%\t11.5\t1.3 immobilier const.\tS2.50\t100%\t90-12-31\t$0.75\t4.2%\t4.2\t0.3 immobilier const.\t$6.00\tlOO4»\t90-12-31\t$2.05\t0.0%\t6.2\t0.6 Prod, consommation\t$3.00\t100%\t91-12-31\t$0.19\t-5.0%\t6.3\t0.9 Informatique\t$3.20\t100%\t91-12-31\t$0.18\t-10.0%\t\u2014\t- immobilier const.\t$2.25\t100*0\t91-12-31\t$0.06\tO.O'o\t\u2014\t- Communica.médias\t$8.50\t75%\t90-12-31\t$2.75\t-8.3*o\t15.3\t0.6 Ressources\t$4.00\t100*0\t92-12-31\t$2.95\t-3.3*o\t12.8\t1.1 Ressources\t$1.75\t100%\t90-12-31\t$0.05\t-16.7%\t\u2014\t0.0 Ressources\t$2.00\t100%\t92-12-31\t$0.85\t-5.6*o\t9.4\t0.5 Services\t$1.25\t100%\t90-12-31\t$5.75\t-4.2%\t5.9\t2.8 Prod, industneis\t$2.50\t100%\t90-12-31\t$1.00\t0.0%\t7.1\t0.7 Services\t$2.25\t100%\t90-12-31\t$0.50\t0.0%\t\u2014\t0.4 Immobilier const.\t$4.50\t100%\t90-12-31\t$3.75\t1.4%\t6.9\t1.2 Prod, consommation\t$5.00\t100%\t90-12-31\t$0.95\t0.0%\t\u2014\t0.4 Informatique\t$2.00\t100%\t90-12-31\t$0.00\t\u2014\t\u2014\t- Informatique\t$3.00\t100%\t91-12-31\t$0.15\t0.0%\t\u2014\t0.3 Prod, industriels\t$3.00\t100*0\t90-12-31\t$0.00\t\u2014\t0.0\t- Prod, consommation\t$3.00\t100%\t91-12-31\t$0.40\t14.3%\t\u2014\t0.3 Lessard Beaucage LogiDec M-Corp Maax Mabaie Manufacture Leader Ordin.Hypocrat Paul Martin .Radiomutuel Ressources Audrey Ressources Aunore Ressources Rouyn Rest.Sportscene Roctest Sani Gestion Simard Beaudry Sumner Sports Systerm S.T.I.Tecrad Venmar 'CB = Cours/bénéfices 'C/VC = Cours/Valeur comptable 0.0% -0.0% 6.9 0.9 Les renseignements contenus dans ce tableau proviennent de sources que nous croyons dignes de foi, mais nous ne pouvons en garantir l exactitude.Tassé & Associés Limitée Michel Tessier Analyste financier l'Hôtel -Ritz-Carlton.Ce déjeuner est précédé d'un atelier offert par les représentants d'Assocameres-tero à lOh au Salon Bleu.Renseignements: 844-4249.5 Déjeuner-causerie organisé par le Cercle finance et placement du Québec.Thème : Le groupe Ultramar dans le monde et au Canada : son histoire, ses activités, ses projets et les défis à relever dans l'industrie mouvementée du pétrole.Invité: M.Jean Gaulin, président .et chef de la direction du Groupe Ultramar.Dès 12h au Centre Sheraton, Salle de bal Est, 1201 boul.René-Lévesque ouest, Montréah Renseignements: 593-8918.B Les 3, 4 et 5, 15e Congrès de l'Association de planification fiscale et financière (APFF).Invités: M.Gérard D.Leves.que, ministre des Finances du duébec et M.Michael H.Wilson, ministre des Finances du Canada.Au Loews Le Concorde à Québec.¦V .V-v \\\\ jj'.vV.¦-\u2022 '.-\u2022¦V» SR'V.\u2022 \u2022 y.È \u2022;.s/-.yvA£c : MM i Cet enfant pourrait écrire l'Histoire.Cet enfant\" ne sait même pas écrire son nom.0 + I \u2022 - / \u2022i : i t f ' Si! ?».t La Fondation Paul Gérin-Lajoie pour la coopération internationale vous invite à poser un geste d'amitié sans frontières en devenant le parrain ou la marraine d'un enfant africain.L'instruction, c'est un mot qui se prend à la lettre.Merci.M*1 Je veux devenir le parrain D la marraine G le copain ?la copine ?d'un garçon ou une fille en Afrique Veuillez trouver ci-inclus ma contribution mensuelle: 25S ?semestrielle: lpOSD annuelle: 300$ ?par chêque(s) ci-joint(s) ?ou par cette carte de crédit ?Je ne peux parrainer un enfant pour le moment mais j'inclus ma contribution de __S ?Je désire de plus amples renseignements M ?Mme ?Ville\t\t Code\t\t ?32£ ou awm\t\t n°LL\tI 1 1 1 1 1 1 1\tIl III Dale d'échéance Signature:- FONDATION PAUL GÉRIN-LAJOIE 1025,ruedeBleury Montréal (Québec) H2Z 1M7 TéL.: (514) 398-9593 1 800 361-7600 Lm touiiie de v otre contnbuiion eu deductible d'impôt I ¦ Colloque « Le marketing des cabinets d avocats» présenté par la Formation permanente du Barreau du Québec en collaboration avec le Puclicité Club.De 9h à I7h au Grand Hôtel, 777 rue University, à Montréal.Renseignements: 875-2565.¦ Colloque de l'Association des professionnels en ressources humaines du Québec.Sujet : Les régimes d'incitation: de nouvelles approches pour les cadres.Dès 8h au Bonaventure-Hilton International, Salon Le Portage, 1 Place Bonaventure, Montréal.Renseignements: 879-1636, JEUDI ¦ Sessions de consultation de groupe sur la TPS organisé par Samsbn Bélair/Deloitte & Touche.Sujet: La TPS: son fonctionnement et comment en réduire l'impact sur votre entreprise.Dès 8h à 1 Place ville-Marie, 32e étage ( salle de cours ) Montréal.Renseignements: 871*1515.¦ «< Conférencier vidéo » : Lester C Thurow, doyen, Alfred P.Sloan School of Management.Vidéo discuté et commenté par M.André Raynauld, Ph.D.économie, professeur.Université de Montréal., organisé par «Le chapitre du Québec Planiforum» de l'Association internationale de plani- \"UUIUII Cl UC £1-3111111 3lltUCglC|UC A 17h au Club Mount Stephen, 1440 rue Drummond, Montréal.* Renseignements: 499-9001.¦ Colloque «Évaluation du ren dement et formation : une combinaison gagnante», organisé par l'Association des professionnels en ressources humaines du Québec.Dès 8h au Bonaventure Hilton International, Salon Lachine, 1 Place Bonaventure, Montréal.Renseignements: 879-1636.VENDREDI ¦ Déjeuner-causerie organisé par le Cercle des banquiers internationaux de Montréal.Thème: Les banques canadiennes dans le con-1 texte international.Invité: Mme Helen K.Sinclair, présidente de l'Association des banquiers canadiens.À compter de 12h au Club Mount Stephen, 1440 rue Drummond, Montréal.Renseignements: 285-6154.¦ Séminaire «Compétence» orgfr nisé par l'Association des profes; sionnels en ressources humaines du Québec.Thème: Réaliser uije enquête de rémunération.Aflfiï mateur: Leopold Larouche, dj« plômé en sciences économique! Dès 8h30 au secrétariat de l'APRHQ, 1253 McGill Collège, bureau.820, Montréal.Renseigne^ ments: 879-1636.j| u3' \u2022 ¦ Assemblées d'actionnaires MARDI ( ¦ 10h30.Exploration Acabit.417' rue St-Nicolas, bureau 2000,; Montréal.JEUDI ¦ 9h30.Exploration Denn'Or 620 rue St-jacques ouest, bureau 205, Montréal.l'émission matinale de Montréal et plus encore- a gagner ¦ CI ms 128 A U ¦H îLLllil L^Jriu iar-ll Hïi n*.ia^B.BMB RESEAU RADIOMUTUEL 1 I' v PROPOSITIONS D AFFAIRES .705 hypothèques aaa, balance de vente.Ire et 2C hyp\u201e courtier.646-1073.A 1ERE et 2e, boionce de vente, notaire Loberot 72M334 _ mkW, le 4 5 hyp.Iusqu'o 15%.Résidentiel, commercial, industriel.S.N.CH.enr.9l7*mi t4VMT14C4U»ilre,}e>>once oe vente).Notoke Rivet 3194414 premiere et deuxième hypotnè-' §ut, réiWenttel, corr.ir^rclal.In-ustrlel.Dencol MortQOOe 342-U56.716 OCCASIONS L'IMMOBILIERE INC.\u2014 VOtrfl immoubfo Vf mal \u2014 votro loceté on commjnd-io vous ooùtr cher » vous n ceteraz pat un bon rondo mont fur votre pU cornent \u2014 vout avor un tau* d endettement ou 0« v aca r.ce trop «itvt Notre «qj p« d» prof«»KOnn«it oit lé pour vouft otdef CommuntQu^/ j voc nous Tél.: (514)529-4006 Fn: (5U) 529-4020 \u202214547WR7I0 s s s s s s s * s l voulez-vous partir .EN affaires?o temps plein ou portiei Contoctcr I P O 939 40^0 $$$ (514H338-m76 (message U h) a.b.a.p.16 o/onds terrains cadastrés, prêts à comtrulre à st-Adèle.967-0959 710 occasions d'affaires DtSTRIlUTfeURStTRtCES) pour produits d'environnement, Indispensables aux consommateurs.Revenus très élevés, pour personnes actives.Communiquez avec M.Camlllen Lortle.mercredi, ven.ou lunv de IQh o 12 heures, 274-1735.NOUVEAU AU CANADA Ce produit fait fureur aux Etats Unis, aucune vente, temps partiel Investissement 8500 S, revenus 40 000 S et plus.Inf.314.387-5070.OCCASION PAYLESS CAR RENTAL Voici une excellente occoiion de vous Joindre à une Importonte société Internationale de location de voitures, oui compte plus de 115 bureau ».Une franchise sera accordée 6 la personne possédant de solides assises finoncleres dans lo région de Montréal.Un représentant sera à Montréal les 11 et 12 octobre 1990.Pour rendez-vous, contactez* M.Pratt au 1-800-729.7219, poste 148 opportunite UNIQUL Pour cojic qqc et sonte le cece-rois participation octlve et financière dans atfolre très Intéressante et rentable.Promotions immobilières et touristiques dans le sud.Cession totole ultérieure possible.Robert 881»0414._a Pfodtm exclusif outo.P»«* de p ul s ion ce, moins d'e i le ncc.MLM.Cherchons dUtrlbufeuri, gHWf SPRA Service Flnoncler Inc.Prèk Personnels, commerciaux» hypo-thegue 1er, 2e, 3e.276-7232, Rock UNE prestigieuse compagnie de meubles cherche un gerçnt de banque, récemment retroHe, pour discuter Investissement de meubles, avec ses anciens clients, appeler duront la sem.entre 17h et 19h: I.Felgor 489-3788.VENTE por correspondance.Pour Info écrire 6: Entreprises Heftech, 9067, 6e av., M, Que.H1Z 2T9.714 franchises; - \u2014j succes IMMOBILIER ¦ NOUVELLE INVENTION Investisseurs Immobiliers; cour».' 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L'année fiscale 1991 commençant aujourd'hui, le Congrès devait adopter hier après-midi un texte permettant la poursuite des opérations de l'administration afin d'éviter la mise à pied de plusieurs centaines de milliers de fonctionnaires.ffrf La vie de CHÂTEAU.à quelques pas du centre-ville de Joliette CHAH AU JOUI 17E.le nouvel hôtel dp centre-ville vous offte- \u2022 7 salles pouvant accueillir jusqu'à 700.personnes \u2022 9 salons privé$-pour sessions de travail \u2022 90 chambres et suites \u2022 salle à manger, bar.piscine, sauna et salle d'exerc i< e 450, rue St-Thomas, Joliette, Oc (514) 752-2525 1-800-361-0572 SANS AUCUNE RESTRICTION Classe affaires: 149 $ aller simple MC: American Express Company Us.aut.Copyright & Banque Amex du Canada 1990 INTAIR r BCE Inc.637 500 000 $ 37 500 000 unités Chaque unité étant composée d'une Action Ordinaire (attestée par un reçu de versement) et d'un Bon de souscription d'une Action Ordinaire de TransCanada PipeLines Limited Prix: 17,00 $ r unité dont une tranche de 875 $ est payable à la clôture Les soussignés ont acquis ces titres de BCE Inc.pour les revendre aux investisseurs ScotiaMcLeod Inc.Capital Midland Walwyn Inc.Corporation Gordon Capital Burns Fry Limitée Nesbitt Thomson Deacon Ltée RBC Dominion valeurs mobilières Inc.Wood Gundy Inc.Lévesque Beaubien Geoffrion Inc.Richardson Greenshields du Canada Limitée Trllon Securities Corporation octobre 1990 Libre-échange: les Canadiens sont profondément déçus des résultats \u2022 tu: ¦ Il y a deux ans, le Canada a connu l'une des campagnes élec- (Araloc lot- nliu tnmitllMAMrAr A r» ft \\S * V.\u2022 w»/ a«r«S p.Wftf tUMIUliUVUttVJ V* W> son histoire, dominée par le débat sur la libéralisation des échanges commerciaux avec les États-Unis.Lé 1er janvier 1989, le vainqueur, le premier ministre Brian Mulroney, proclamait officiellement, en compagnie du président américain d'alors, Ronald Reagan, l'entrée en vigueur de raccord de libre-échange.Vingt mois plus tard, la population canadienne est profondément déçue des résultats de cette entente.Un sondage effectué par l'Institut Gallup révèle en effet que seul un citoyen sur 20 ( 5 p.cent ) pense que le Canada a profité plus que les Etats-Unis de cet accord, tandis que 71 p.cent sont au.contraire d'avis que ce sont les États-Unis qui ont gagné le plus.Par ailleurs, 11 p.cent des Canadiens disent croire qu'aucun des deux pays n'a gagné plus que l'autre du libre-échange, et 13 p.cent n'ont pas d'opinion sur la question.On a'a pu relever dans aucune des cinq grandes régions géographiques du Canada plus de 10 p.cent de répondants jugeant le Canada plus grand bénéficiaire.Ces chiffres sont en effet de 9 p.cent dans les Prairies, 8 p.cent dans celles de l'Atlantique, 5 p.cent au Québec, 4 p.cent en Colombie-Britannique et 3 p.cent en Ontario.Les résidants de l'Ontario, province dont le commerce avec les États-Unis est le plus important, se \"montrent tout particulièrement dépités dans ce domaine, puisque 81 p.cent d'entre eux affirment que les États-Unis ont profité davantage de l'accord que le Canada.En fait, le nouveau premier ministre de cette province, le néo-démocrate Bob Rae, a laissé entendre que son gouvernement allait manifester .ouvertement son opposition à l'accord et qu'il se proposait d'aider les tra- vail leurs ayant perdu leur emploi à cause du libre-échange.\u2022 En mars dernier, un sondage Gallup avait indique que 49 p.cent des citoyens s opposaient au libre-échange, tandis que 32 p.cent lui étaient favorables.En juin, un autre sondage avait permis d'établir que la population était profondément divisée quant à l'établissement éventuel d'une zone de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique: 39 p.cent se disaient favorables à cette idée, 44 p.cent s'y opposaient et 17 p.cent n'avaient pas d'opinion.Le gouvernement Mulroney a confirmé récemment son intention de chercher a amplifier la zone de libre-échange pour y inclure-le I ' ' - ' En ce qui concerne les dernières données, on note avec intérêt que seuls 10 p.cent des partisanb des conservateurs, le parti qiy instaura le libre-échange après les-élections de 1988, se disent d'avis que le Canada a plus profité de/ cette entente que les États-Unis.Les conclusions du sondagë§e?fondent sur 1051 entrevues ôflfetf-! tuées entre le 12 et le 15 septem-j bre auprès de Canadiens âgés de! 18 ans et plus.Un échantillon1 de' cette ampleur donne des résultats, exacts a quatre p.cent près dans; 19 cas sur 20.j C O' l L E G E .\u2022 MARIE-VICTORIN Sessions de formation et de perfectionnement pour REPRÉSENTANTS, VENDEURS ET CONSEILLERS m l ; : i \u2022 LA PRATIQUE DE LA VENTE (40 h) 22 au 26 oct.(semaine intensive) ou 9 oct.au 7 nov.ideux soirs semaine) ou 15 oct.au 12 nov (une journée semaine- 545S LE TELEPHONE ET LA VENTE 30 nov.et Vdéc (16 h) 325S \u2022 GESTION DU TEMPS ET DU TERRITOIRE DE VENTE (16 h) M et 15 décembre 325$ 71K LE CENTRE DE FORMATION DES PROFESSIONNELS DE LA VENTE RENSEIGNEMENTS ET INSCRIPTIONS 325-4414 7050.rue Marie-Victorm.Montreal Qc < Ma rie-N kluriti Le collège .des college Ce tarif aller simple s'applique sur tous les sièges en classe économique, san* aucune restriction.11 est en vigueur jusqu'au 26 octobre 1990.Achetez votre billet en classe économique avec la Carte American E.\\pressMC.et vous pourriez obtenir un siirclassement gratuit en classe Affaires.Cette offre est valable du 1er septembre au 30 novembre 1990 sur les vols entre Montréal et Toronto.Appelez votre avient de vovages ou Intair.ALLER Montréal: (514)^36-3890 SIMPLE Ailleurs au Québec, sans frais: 1 800 361-0200 périodes critiques.L'automne et l'hiver sont des périodes particulièrement critiques pour les automobiles.Les abrasifs qui sont répandus sur les routes s'infiltrent partout dans les moindres fissures, coins et replis du châssis et de la carrosserie.Additionnés à l'eau, ils forment un mélange extrêmement corrosif qui ronge la.carrosserie de l'intérieur, ainsi que des pièces importantes pour la sécurité (exemple: les boulons d'encrage des ceintures de sécurité).Il n'existe pas de produit miracle.Les produits prétendant éliminer la rouille à long terme en obstruant tous les orifices, provoquent dans Jes faits un problcrnc plu» grave.Avec le temps ils SvChcnt, se fendillent et facilitent l'infiltration de l'eau, créant des nids de pourriture.La rouille ça se-contrôle, mais pas de cette manière.à l'huile Métropolitain LA bonne solution.La bonne solution est de faire pénétrer sous pression un produit assez fluide pour chasser l'eau et les saletés accumulées et suffisamment adhésif pour y laisser une pellicule protectrice, résistante à la rouille pendant un an.Il suffit de répéter l'opération chaque année et le problème de la rouille est éliminé & tout jamais.Notre produit est breveté®.Notre produit fut mis au point avec l'aide des chercheurs spécialisés du Centre de recherche industrielle du Québec I (CRIQ): Un produit limpide, sans odeur et très fluide afin de traverser les poussières accumulées, chasser l'humidité et pénétrer les pores de la tôle.11 est suffisamment adhésif pour laisser une mince pellicule protectrice sur les tôles nues.É i Capot avant Intérieur dos ailes etdos fausses ailes avant «porteras./Il ©Malle arrière, tfBasde«,««,.tfamJLtftJi^ basde8*te8 ailes arrière.voiture au complot.et partie du couvercle.QIntérieur des pare-chocs.TRAITEMENT COMPLET SEULEMENT: 340, boul Roland Thorrien, Longueuil.651 -55317 De l'extérieur uppolCZ ajniis vire , Prenez rendez-vous dès maintenant pour éviter la cohue de dernière minute! 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