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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Le monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-10-03, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales A Le Monde CELTEX inc.5Ts ¦ - SPECIAL M PORTATIF / PT 500 ACTIVATION AVEC BATTERIE.CHARGEUR ET ÉTUI 984-5292 BUREAU: I LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 OCTOBRE 1990 I ¦ Jean Chrétien s'attire la colère des Acadiens MARIO FONTAINE Accord du lac Meech ,i vient à nouveau hanter lean Chrétien, cette fois dans le cadre de sa campagne électorale au Nouveau- Brunswick.%M.Chrétien vient en effet de se mettre à dos aussi bien la Société des Acadiens que la Fédération des francophones hors Québec en affirmant que les organismes acadiens ont non seulement changé de position sur le défunt accord constitutionnel, mais qu'ils l'ont fait sous la pression des gouvernements qui les subventionnent.Le résultat: les groupements concernés sont furieux et exigent des excuses publiques.Ce que le chef libéral refuse de faire.«Pour M.Chrétien c'est un fait établi qu'ils étaient contre Meech au début et qu'ils ont changé d'idée sous les pressions des gouvernements.Il n'y a rien à rétracter», a réitéré hier son directeur des communications, André Tessier.Le chef libéral, qui désire se faire élire dans Beauséjour, un comté acadien des environs de Mbncton, affirmait le week-end dernier qu'au «tout début du projet du lac Meech, tous les Acadiens étaient contre.Seulement, l'Association nationale des Acadiens (sic), sous pression des gouvernements qui les subventionnent, a changé d'idée».La SANB et la FFHQ ont effectivement souligné certaines lacunes de l'entente constitutionnelle dans un premier temps, déplorant notamment le peu de garanties accordées à leurs minorités.Lorsque le sprint final des négociations fut entamé, elles se rallièrent toutefois au projet.Durant ce temps, M.Chrétien s'abstenait de tout commentaire, ses adversaires l'accusant alors «de se cacher».Selon le président de la Société des Acadiens, Réal Ger-vais, «ce manque d'information sur la position constitutionnelle des organismes acadiens et un tel manque de sensibilité à leur égard nous obligent à demander une rétractation publique et immédiate à M.Chrétien».- La Société qualifie la sortie du leader libéral d'insulte et de geste irresponsable de la part d'un politicien qui brigue les suffrages dans une circonscription à grande majorité aca-dienne.Le député de Beauséjour a démissionné pour permettre à son chef de se faire élire dans cette circonscription défavorisée.Sut*.v \\ Jean Chrétien Guy Matte, le président de la Fédération des francophones hors Québec (dont la SANB est membre)* a apporté sa voix au chapitre hier en déplorant à son tour les propos de M.Chrétien.Des propos qui, dit-il, insinuent que les libertés d'opinion et d'expression des groupes voués à la défense des intérêts des francophones hors Québec sont l'objet de pressions financières de la part de l'État afin que ces groupes cnîpnt fî»vr»rnHlf»c gnv no^if'^n^ gouvernementales.Le comté de Beauséjour, aux deux-tiers francophone et libéral depuis un demi-siècle, apparaît comme sûr pour M.Chrétien.Conservateurs et néo-démocrates n'y disposent que d'organisations embryonnaires, et le député sortant, le populaire Fernand Robichaud, s'y représentera dans deux ans alors que son chef entend récupérer son ancienne circonscription de Saint-Maurice.L'annonce de la candidature de M.Chrétien a reçu un accueil mitigé dans Beauséjour.L'unique quotidien francophone de la province, l'Acadie nouvelle, a vivement dénoncé ce parachutage qu'elle a qualifié de détournement de démocratie.Par ailleurs, une déclaration faite en 1977 par l'ancien ministre de Pierre Elliott Trudeau, selon laquelle le Québec risquait de devenir «un gros Nouveau-Bruns-wick», vient hanter le candidat Chrétien.Quant à l'affaire Meech, M'.Chrétien n'a pas contacté les organismes en rogne.«S'ils veulent amener un candidat contre moi, qu'ils le fassent», a déclaré hier le chel du PLC, rapporte son directeur des communications.Les chantiers maritimes canadiens sont prêts à construire la plate-forme d'Hibernia PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTAWA LF association canadienne des chantiers maritimes affirme que l'industrie canadienne a la capacité technique de construire les cinq super-modules du projet d'exploitation des réserves pétrolières d'Hibernia, contrairement à ce qu'ont soutenu les ministres fédéraux fake Epp et Benoît Bouchard.«Il n'y a aucun doute que nous avons l'habileté technique et de géranece pour construire ces modules», a déclaré en entrevue le président de l'Association canadienne des chantiers maritimes, M.Stewart Thorns.Il ajoute que seul un manque de.capacité physique pourrait empêcher les chantiers canadiens de construire ces modules.Plus tôt cette semaine, les ministres de l'Énergie, des Mines et des Ressources, lake Epp, ainsi que le ministre de l'Industrie, des Sciences et de la Technologie, Benoît Bouchard, ont affirmé que les chantiers canadiens n'avaient pas la capacité technique de construire trois des cinq modules de la plate-forme du projet Hibernia en raison du haut degré de com- plexité de celles-ci.«Le degré de complexité est si élevé qu'aucune compagnie canadienne ne possède la technique pour les fabriquer», dit le ministre Bouchard.Le gouvernement fédéral veut faire adopter cette semaine par la Chambre des Communes le projet de loi C-44 qui l'autorise à financier plus de la moitié du projet de 5,2 milliardsS sous forme de subventions ( 1,04 milliard $) et de garanties de prêts (1,66 milliards).Soutenant que les retombées économiques du méga-projet étaient insuffisantes pour les chantiers maritimes canadiens et québécois, le Bloc québécois a déposé un amendement visant à modifier l'accord dont sont convenus Ottawa et le consortium dirigé par Mobil Oil Canada, de Calgary, pour l'exploitation du champs pétrolier sous-marin situés à 315 kilomètres au sud-est de Terre-Neuve.Cet amendement vise à obtenir l'assurance que toutes les composantes de la plateforme feront, dans un premier temps, l'objet de soumissions de la part des entreprises canadiennes.Tel que présenté, le projet prévoit qu'un seul des cinq modules sera construit au Canada, soit à Terre-Neuve où on devra construire un nouveau chantier maritime à cette fin.Les entreprises canadiennes et étrangères pourront présenter une soumission pour obtenir le contrat de construction d'un autre module.Enfin, trois modules seront construits à l'étranger.Le ministre Epp n'a pas l'intention de modifier l'entente dont sont convenus le consortium et le gouvernement fédéral et a déposé une motion, adoptée hier, qui a pour effet de limiter à deux jours le débat sur le projet de loi, qui sera vraisemblablement adopté jeudi en raison de la majorité du gouvernement à la Chambre des Communes.Le chantier de Lévis-Lauzon du Groupe MIL, dont le principal actionnaire est la SGF, une société du gouvernement du Québec, est la seule entreprise canadienne à avoir construit ce genre de plateforme.«L'industrie canadienne manque d'expérience, dit M.Thoms, mais c'est dans la pratique qu'on apprend.» Au moins trois chantiers canadiens ont la capacité technique de construire les modules de la plate-forme du projet Hibernia, dit-il.Compte-tenu de l'importance des contrats en cause et des tra- vaux déjà en cours, il n'est tbvitç-fois pas certain que ces charitiers aient la capacité physique de construire les modules, ajoute M.Thoms.Le président de l'ACCM souligne cependant que les chantiers étrangers sont fortement subventionnés, de sorte que leurs coûts de production sont inférieurs à ceux des chantiers canadiens.«Nous ne bénéficions pas de subventions et de conditions de financement qui nous permettraient d'être sur la même patinoire», dit-il.Le consortium prévoit que les entreprises canadiennes exécuteront de 55 à 60 p.cent des travaux de construction, ce qui représente de 2,8 milliardsS à \"3,1 milliardsS.«Nous sommes heureux que le projet se réalisera mais, manifestement, nous aurions souhaité davantage pour l'industrie canadienne», dit M.Thoms.Les travaux de construction débuteront sous peu et le consortium prévoit extraire jusqu'à 100 000 barils de pétrole léger à compter de 1996, ce qui représentera environ 12 p.cent de la production canadienne.Les réserves assurent une durée de vie de 18 ans au projet.Les représentants du milieu des affaires ne sont pas encore nommés NORMAN DE LIS LE de la Presse Canadienne QUÉBEC ne semaine avant le début officiel des séances de travail, ?! manque toujours cinq membres permanents au sein de la commission sur l'avenir constitutionnel du Québec.«On nous assure qu'ils vont être nommés à temps.Mais on pourrait commencer quand même nos travaux même s'ils n'étaient pas nommés», a affirmé hier le coprésident de la Commission, lean Campeau.Les quatre représentants du milieu des affaires et le porte-parole du milieu universitaire ou du monde culturel n'ont toujours pas été nommés par le premier ministre du Québec, Robert Bou-rassa.La loi dit que le premier ministre nomme ces membres mais après avoir consulté l'opposition.Le comité directeur de la commission s'est réuni hier à Québec pour une séance de travail qui a duré deux heures et où on en aurait profité pour débattre des règles de procédure.La réunion du comité directeur s'est déroulée à huis clos et les deux présidents, lean Campeau et Michel Bélanger, étaient particulièrement taciturnes à l'issue de la réunion.Outre MM.Bélanger et Campeau, le comité directeur comprend Claude Béland du Mouvement Desjardins, quatre députés libéraux, soit ie ministre Gil Kern illard, Guy Bélanger (Laval-des-Rapides), Christiane Pelchat (Vachon) et Claude Dauphin (Marquette), ainsi que deux députés péquistes, Guy Chevrette (loliette) et Jacques Brassard ( Lac-Saint-Jean ).M.Campeau a par ailleurs annoncé que les deux présidents agiront à tour de rôle pour diriger les délibérations de la commission d'ici le mois de mars.«C'est ce qu'on a convenu pour le moment mais on peut changer cette procédure en cours de route», a dit M.Campeau.Quant au ministre Gil Rémil-lard, porte-parole du gouvernement au sein du comité directeur de la commission, il a admis qu'il y a beaucoup de\" travail à faire pour préparer les séances publiques de la commission, qui doivent commencer le 6 novembre.M.Rémillard a dit que les discussions se poursuivaient entre le bureau du premier ministre et ce- Michel Bélanger, Henri-Paul Rousseau et Jean Campeau.PH0T0 CP lui du chef de l'opposition pour désigner les cinq membres non encore désignés au sein de la commission.On se perd en conjectures sur les raisons qui font que cinq sièges de la commission sont encore vides, soit les quatre réservés pour le milieu des affaires et celui du monde universitaire ou culturel.Au contraire, les quatre représentants du monde syndical sont connus depuis un mois, soit de- puis l'adoption de la loi extraordinaire qui a créé la commission sur l'avenir du Québec, le 4 septembre dernier.Les représentants du monde municipal, MM.Roger Nicolet de PUMRCQ, et |ean-Louis Desrosiers de l'UMQ, celui du monde coopératif, Claude Béland, sont également connus depuis un mois.M.Bourassa avait déclaré- te 4 septembre que les autres nominations seraient effectuées «dans les jours qui viennent».Le juge Stevenson apprendra le français Presse Canadienne F OTTAWA Le juge William Stevenson, apparemment irrité que certains médias aient souligné son unilinguisme, a exprimé hier l'intention d'apprendre la langue française.L'avocat de 56 ans, originaire d'Edmonton, a soulevé la question dans un discours prononcé après sa prestation de serment, à Ottawa, à titre de juge de la Cour suprême.«Certains médias ont relevé que j'étais uni lingue», a-t-il dit, vêtu de sa nouvelle robe rouge ornée d'hermine.Il a confirmé le fait, mais a affirmé que sa non-connaissance du français est un accident de l'histoire.«La maîtrise du français représente un avantage spécial, dans ce pays», a-t-il reconnu.Si vous me demandez pourquoi je n'ai pas appris cette langue, je vous répondrai en vous rappelant quelque -peu mon histoire personnelle, qui ' est aussi celle de beaucoup de personnes de mon âge.«Dans l'Ouest, lorsque j'étais jeune, la majorité des gens de mon âge n'étaient pas d'origine anglaise.C'est l'anglais qu'ils maîtrisaient le mieux mais, dans de nombreux cas, ils ne parlaient ni français ni anglais.Us n'étaient pas des réactionnaires ou des gens non civilisés.» Le magistrat a expliqué que certains de ses meilleurs amis ne parlaient que le russe avant leur première année scolaire, tandis que l'ukrainien était d'usage courant dins son entourage.Son école était desservie par La force navale canadienne interpelle une quinzaine de navires dans le Golfe Presse Canadienne La force navale canadienne a interpellé et identifié une quinzaine de navires étrangers hier dans le cadre de sa mission de patrouille des eaux du golfe Persique.Les destroyers Athabaskan et Terra Nova, appuyés des hélicoptères Sea King stationnés sur PAthabaskan, patrouillent le secteur au nord-est du Qatar, au beau milieu du Golfe.Ils participent à une force multinationale dépêchée dans cette région pour faire respecter l'embargo décrété-par l'ONU contre l'Irak, envahisseur du Koweït.La plupart des bâtiments interpellés par la force canadienne, hier, étaient des navires marchands et ne faisaient pas route vers l'Irak.Les officiers canadiens ont communiqué par radio avec les capitaines des navires de passage et leur ont demandé de montrer patte blanche: identité, enregistrement, type de cargaison, port d'origine et destination.Si les réponses du capitaine sont satisfaisantes, les officiers canadiens saluent leur confrère et leur souhaitent bon voyage.«Une journée plutôt ordinaire», a commenté le capitaine Greg Romanow, premier officier de la force navale canadienne.Se- Ion lui, la journée d'aujourd'hui devrait sensiblement ressembler à celle d'hier.% * * Les officiers canadiens tentent maintenant de trouver un moyen pour que les deux destroyers et le ravitailleur HMCS Protecteur puissent alterner entre leurs activités navales et des escales dans les ports les plus proches.Ils veulent ainsi s'assurer que les soldats, marins et pilotes canadiens puissent jouir de séjours réguliers à terre et qu'ils visitent plusieurs ports des environs.«Le moral est très important, tout comme le repos et les loisirs», a expliqué le capitaine Romanow.«C'est ce qu'on recherche présentement.» Le Juge William Stevenson des professeurs de qualité, «mais aucun ne maîtrisait le français oral ».En plus, aucun écolier n'était francophone.«Tous les écoliers francophones étaient catholiques 2t, en vertu de la loi, ils fréquentaient presque uniquement les écoles catholiques», d'ajouter le juge Stevenson, un anglican.Il soumet par ailleurs que les élèves du secondaire qui semblaient intéressés par le droit ou la médecine étaient invités à apprendre le latin plutôt que le français.«La chance d'apprendre le français se présente de nouveau à moi, dit-il, et j'espère être capable de l'apprendre, non pas parce qu'on me le demande, mais par choix.» Sept des ntif juges de la Cour suprême du Canada sont bilingues.Le juge Bertha Wilson, d'origine écossaise, comprend pour sa part le français, mais doit parfois utiliser les service de traduction, selon la complexité des cas qui lui sont soumis.Un porte-parole de la Cour suprême a pour sa part affirme que tous les services disponibles seront mis à la disposition du juge Stevenson pour lui permettre d'apprendre le français.M.Stevenson est le septième magistrat nommé au plus haut tribunal du pays par le premier ministre Brian Mulroney.II est par ailleurs le premier juge de ce tribunal ayant des racines dans les Territoires du Nord-Ouest et le Yukon où il fut souvent appelé à juger des causes.Il est aussi le premier Alberta in à siéger en Cour suprême depuis que le premie^ ministre John Die-fenbaker y eût nommé Ronald Martland, en 1958.Le Canada appuie la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe Presse Canadienne NEW YORK Le Canada, à l'exemple de l'Allemagne et de l'Union soviétique, aimerait accorder un rôle international de premier plan, en Europe, à un organisme regroupant 34 pays appartenant autant à l'Otan et qu'au Pacte de Varsovie.Cet organisme, qui pourrait prendre des dimensions internationales, selon le ministre canadien des Affaires extérieures, est la Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe (CSCE), qui comptait 35 membres jusqu'à la dissolution de l'Allemagne de l'Est, hier.Les ministres des Affaires étrangères de l'organisme ont tenu une conférence de deux-jours sur la sécurité, à New York, \u2022 en vue de préparer un sommet de leurs chefs d'Etat et de gouvernement qui se tiendra à Paris le mois prochain, et pour poursuivre les pourparlers sur la politique qu'adoptera la CSCE dans la Nouvelle-Europe.Plusieurs délégués ont reconnu hier que cette première rencontre de la CSCE de ce côté^ci de l'Atlantique était une affirmation symbolique de l'importance de la présence et de l'influence américaines et canadiennes en Europe.M.Clark a par ailleurs dit favoriser «la vitesse plutôt que la prudence» dans la mise en place d'un comité de la CSCE chargé de «la prévention des conflits» et dont le mandat consisterait notamment à nommer une .sorte de groupe de mediation pour résoudre les conflits susceptibles de survenir sur le continent euro- péen.Les Soviétiques et les Allemands ont été les plus fervents partisans d'un tel comité, tandis que les États-Unis et la Grande-Bretagne, tout en en favorisant le principe, hésitent sur l'ampleur du mandat à accorder à une telle organisation.Washington craint, dans le cas le plus extrême, que la CSCE, en prenant une importance démesurée, pourrait assombrir ou amoindrir l'influence de l'Otan en.Europe.Malgré tout, Washington a appuyé la création de ce Centre de prévention des conflits, d'une sorte d'assemblée parlementaire ainsi que la mise en place d'une procédure visant à encourager le développement dei nouvelles dù-i mocraties européennes et même à en surveiller les élections. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 OCTOBRE 1990 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de linformaticn Alain Dubuc éditorialiste en chef Ottawa poursuit l'oeuvre de René Lévesque t Ottawa est en voie de réussir ce que René Lévesque n'est jamais parvenu à faire: dissiper les dernières illusions dé Robert Bourassa sur le fédéralisme canadien actuel.Et le convaincre que les relations du Québec avec les autres provinces se détériorent inexorablement plutôt que de s'améliorer.À preuve : la violente sortie, la semaine dernière, de M.Bourassa contre le gouvernement fédéral qui refuse de parapher une entente administrative déjà conclue entre Ottawa et Québec en matière d'immigration.C'est un beau cas d'espèce car l'enjeu est de taille pour le Québec et les enseignements qui en découlent ne sont guère rassurants pour l'avenir du Canada.En matière d'immigration, le Québec jouit - déjà, depuis 1978, d'un statut particulier par rapport aux autres provinces en ce qui a trait à la sélection et à l'accueil des immigrants.Il importe de noter que c'est sous le gouvernement «séparatiste» de René Lévesque que le très fédéraliste cabinet Trudeau avait reconnu les besoins spéciaux du Québec en cette matière.- Dès juin 1987, dans l'euphorie de la signature de Meech dont la ratification ne devait être qu'une formalité, les deux gouvernements s'étaient facilement entendus sur la nécessité d'aller plgs loin dans cette voie.À l'usage, en effet, il est apparu évident même à Ottawa, que le Québec doit également assumer toute la responsabilité de l'intégration des nouveaux arrivants.D'où l'acceptation par le fédéral d'un déplacement de juridiction sur la formation de la main-d'oeuvre et sur les autres mesures d'assistance fournies jusqu'à maintenant par les services d'assurance-chômage ou d'Immigration-Canada.Avec, à la clé, le transfert des 70 millions affectés à ces postes.Il s'agit pour le Québec non plus seulement de choisir ses immigrants en.fonction de leur origine ou de leur compétence professionnelle.Mais aussi d'intervenir plus directement dans leur intégration culturelle, sociale et économique en fonction de ses propres priorités.En favorisant, par exemple, grâce à des programmes mieux'adaptés, une plus grande répartition régionale de l'immigration.Une façon de faciliter l'insertion harmonieuse de ces nouveaux citoyens dans une réalité marquée par la fragilité démographique des francophones.Surtout dans certains quartiers de Montréal ou de la banlieue.Tout allait pour le mieux jusqu'à la dramatique rupture du 23 juin dernier.Et même alors, Ottawa et Québec s'étant mis d'accord sur une version améliorée de l'entente Cullen-Couture de 1978, rien, en principe, n'interdisait son entrée en vigueur par le biais d'une entente administrative.Rien sauf l'opposition farouche du Canada anglais à tout ce qui, de près ou de loin, s'apparente à des négociations bilatérales entre les gouvernements canadien et québécois.Y compris dans des secteurs où même Pierre Trudeau ne voyait aucune velléité souverainiste.En cédant devant cette expression de mauvaise humeur, le gouvernement fédéral se livre à un jeu dangereux.D'une part, il conforte les souverainistes québécois dans leur assurance que le Québec devra payer cher pour avoir donné la frousse au Canada anglais en passant à un cheveu de faire ratifier l'accord du lac Meech.Mais, plus illogique encore, il démontre aux Québécois qui s'interrogent encore que le fédéralisme actuel ne se limite plus à d'inévitables tensions entre le gouvernement central et les provinces.Mais qu'il conduit inéluctablement à l'isolement du Québec face au reste du Canada.Cette décision d'Ottawa et son refus de poursuivre toutes les autres discussions déjà amorcées dans d'autres domaines comportent au moins un avantage.Celui de la clarté.Une fois envolées les dernières illusions sur le sentiment des autres provinces à son endroit, il devient plus facile pour le Québec de décider, seul, de son avenir.Et des conditions d'une nouvelle association avec le Canada.Mais, cette fois, dans un fédéralisme à deux.s Pierre gravel Allemagne, an zéro f i y a à peine un an, interrogé sur l'éventuelle réunification des deux républiques allemandes, Mikhail Gorbatchev affir-I.mait ne pas pouvoir l'envisager «avant 100 ans».Ce pronostic n'a pas résisté à l'accélération de l'Histoire.Depuis minuit, hier, c'est chose faite : il n'y a plus qu'une seule Allemagne, unie et souveraine, au coeur de l'Europe.En hissant le drapeau ouest-allemand au-dessus du Reichstag, les Allemands ont célébré l'abolition d'une cassure héritée de la Deuxième Guerre mondiale.Symboliquement, ils ont enterré la fin de la partition du monde entre l'Est et l'Ouest, et l'entrée dans une nouvelle ère de relations internationales.Mais il ne suffit pas d'effacer un tracé sur une carte pour automatiquement recoller tous les pots cassés par 45 ans de division.Et l'Allemagne de l'année zéro suscite des craintes, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de ses frontières.Sur le plan intérieur, la RFA, troisième puissance économique mondiale, vient de conclure un mariage avec une RDA totalement exsangue.La fusion des deux économies ne va pas de soi.Déjà, les quelque 60 millions d'Allemands de l'Ouest manifestent des signes d'impatience devant leurs 16 millions de «cou- çïnç» nui qp ipH-pnt maQcivpmpn* enr Hpc HpnrPpc nrriHonf aloc encore non disponibles du côté Est de l'ancien Mur.L'économie de l'ancienne RDA est à refaire complètement.Cette opération va entraîner des dépenses: ainsi, on estime qu'il en coûtera 455 milliards US, seulement pour remettre en .état la structure de l'économie est-allemande.Et la population de l'Ouest s'inquiète de l'impact de la facture.A l'Est aussi l'unité aura un prix.Le passage à une économie de marché risque de créer trois millions de chômeurs: c'est le .tiers de la population active de la RDA.Or, en fusionnant avec- \u2022 leur puissant voisin, les Allemands de l'Est perdent toute une série d'avantages sociaux: vacances, congés de maternité, etc.Ils.risquent donc, à court terme, de se retrouver encore plus pauvres devant les alléchantes vitrines occidentales.Un tel déséquilibre constitue un terreau idéal pour des problèmes sociaux: déjà signale-t-on à l'Est l'apparition de gangs de skin- \u2022 heads ouvertement racistes.*.\u2022.\u2022 .\\4 ?.La fusion pose aussi le problême de l'arrimage de deux systè- \u2022 mes législatifs.Exemple: les lois est-allemandes sont beaucoup plus libérales en matière d'avortement que ne le sont les lois cfe la RFA.Le nouvel État s'est donné deux ans pour assurer la transition, mais le débat devra bien avoir lieu.* » + - ' Bref, le gouvernement d'Helmut Kohi, qui a toutes les chances d'être réélu aux élections pan-allemandes de décembre, devra gérer «l'absorption» de la RDA avec beaucoup de doigté \"s'il.veut éviter que la chute du Mur n'entraîne de profondes déchirures sociales.; ¦ Sur le plan extérieur, les craintes de voir renaître l'hégémo-; ' niç allemande se sont dans l'ensemble apaisées.Mais on se de-' mande quel sera l'impact de l'apparition d'un géant économi-.qiie sur l'avenir de la Communauté économique européenne.Car.préoccupée par ses problèmes internes, l'Allemagne risque \u2022 d'être moins pressée de réaliser l'intégration économique à la CEE- Agnès cruda Au p'tit Bonheur » \u2022 ¦ \u2022 *C C'était un p' tit bonheur que j'avais ramassé.Il était tout en pleurs sur le bord d'un fossé.Quand il m'a vu passer, il s'est mis à crier: «Monsieur, ramassez-moi, chez vous amenez-moi».ette chanson à succès de Félix Leclerc sied bien à l'auberge du même nom: lë P'tit Bonheur.Endroit d'accueil, de chaleur, d'amitié, de réconfort, d'humanisme, le P'tit Bonheur est l'oeuvre du père Marcel de la Sablonnière, aussi directeur depuis 40 ans du Centre Immaculée-Conception, à Montréal.Mais pourquoi lier le grand Félix au P'tit Bonheur?C'est en 1962 que Félix Leclerc baptisait l'une de ses plus belles chansons Le P'tit Bonheur.C'est cette même année qu'est née la plus importante des auberges de plein air au Québec, au lac Quenouille, au Lac Supérieur, dans les Laurentides.Près de 30 ans plus tard, le P'tit Bonheur rend hommage à Félix Leclerc en inaugurant un tout nouveau pavillon en son honneur.[ «Si le P'tit Bonheur est la figure de proue des bases de plein ait au Québec, Félix Leclerc a été la.f igure de proue de la chanson québécoise», a déclare le pere Sablon lors de l'inauguration du pavillon Félix Leclerc.L'auberge des Laurentides accueille toutes les catégories de personnes: jeunes, familles, étudidants et étudiantes, personnes de l'âge d'or.Au delà d'une auberge comme les autres, le P'tit Bonheur est aussi une oeuvre.L'occasion est propice de rendre hommage a son fondateur et à celles et ceux qui continuent de maintenir et d'améliorer ce lieu exceptionnel tout en rendant les gens plus heureux.Claude MASSON .sou U/HQD/ff, *f Pkiï, f (Droits réservés) La boîte aux lettres Va Le phénomène des Skin Heads ¦ Suite à un récent article de Jacques Dufresne dans La Presse ainsi qu'aux reportages du Point sur les Skin Heads, j'aimerais faire part de quelques réflexions.Tout d'abord, j'ai été stupéfaite d'apprendre que le mouvement les Jeunesses aryennes du Quebec détient un certificat attestant de sa légitimité, l'ai beau être partisane des droits de l'homme et de la liberté d'expression, je n'arrive pas à comprendre qu'un mouvement à priori profondément raciste, entretenant d'ailleurs des rapports avec le Ku Klux Klan, puisse être légalisé et même encouragé de la sorte.Et puis, pourquoi appeler ce mouvement «Les jeunesses ARYENNES du Québec»?Cela relève d'une certaine ignorance puis-qu'au vrai sens du terme, le mot «Aryens» désigne des tribus d'origine indo-européenne.À moins que les «Jeunesses aryennes du Québec» se réfèrent à une certaine théorie selon laquelle «l'Aryen est le Prométhée de l'humanité».À ce moment-là, ce n'est plus de l'ignorance mais du racisme pur et dur.' L'article de Monsieur Dufresne et l'émission Le Point m'ont aussi rappeler que l'attitude des parents vis-à-vis leurs enfants Skin Heads y est pour beaucoup.Souvent le comportement de ces jeunes ne fait que refléter l'idéologie et les préjugés racistes ancrés dans l'esprit des adultes.Commençons par sensibiliser et informer les parents qui influencent si négativement leurs enfants.Commençons par leur montrer cjue le mot «immigrant» ne signifie pas automatiquement «envahisseur» ou encore «voleur de job».Si certains SA'm Heads ne sont que des jeunes marginaux qui ne cherchent, par leurs comportements racistes, qu'à attirer l'attention, leurs parents, paradoxalement, sont des adultes responsables qui doivent assumer correctement leur rôle d'éducateur.C'est à eux que revient la tâche dé transmettre à leurs enfants, surtout à un âge où ils sont très influençables et vulnérables, les valeurs justes de la vie en société.Finalement, je crois qu'avec la présence de plus en plus marquée du multiculturalisme à Montréal, nous devrions nous efforcer de créer un climat d'harmonie et de partage entre Québécois et Néo-Québécois et ce, à l'aide d'information, que ce soit à la télévision, dans les journaux, dans les écoles ou encore par l'entremise de certains regroupements de jeunes comme SHARP (Skinheads against racial prejudice) ou la LA M ( Ligue antifasciste-raciste de Montréal ) que j'encourage vivement.Rima ELKOURI Montréal Chapeau ! ¦ Enfin, que voilà un homme de VALEUR dans La Presseî M.Dufresne, vous m'arrachez les mots de la bouche.Même à l'UQAM, dans nos cours sur les valeurs, on analyse vos articles dans La Presse.l'ai savouré celui sur les «Skin Heads et l'autorité» le samedi 15 septembre.l'ai apporté le texte à mon professeur qui l'avait déjà fait imprimer pour que nous en discutions en' classe.Ce fut très enrichissant, croyez-moi ! Continuez à nous interpeler dans nos valeurs.On en a bien besoin! Marie-Louise SHEITOYAN UQAM Outremont la démocrate ¦ le suis une citoyenne d'Ou-tremont qui a voté non au référendum sur le projet d'acquisition de la maison Maronite à Outremont en vue d'y loger la bibliothèque ainsi que le Centre des arts et loisirs.Et pas pour les raisons du parti d'opposition.Laissez-moi d'abord vous dire que M.Jérôme Choquette ô CM ICVCIC Ull via» UtlMUtiait, et je l'en félicite.Cinq jours avant le référendum, il a invité les citoyens d'Outremont à une visite guidée de la maison Maronite et a accepté de répondre aux questions de l'assistance.Admirable! Voici pourquoi j'ai dit non à ce projet : 1) parce qu'il ne convient pas, à mon avis, aux besoins d'une bibliothèque moderne, bien éclairée à la lumière du jour, facilement accessible aux handicapés et capable d'une expansion continue pendant de longues années; 2) parce que je ne crois pas que la cohabitation de la bibliothèque avec le Centre des arts et loisirs soit souhaitable.Mon vote n'en a donc pas été un d'opposition à une légère hausse des impôts fonciers ou d'approbation au site de l'école Paul-Gérin-Lajoie proposé par le parti adverse.I* f* -/'.f/.- -, ^ A 11 rv» ont fIM A >- I Wii/I VIIU Mill vu i uaiw bonne illustration de la participation directe des citoyens dans les décisions qui les touchent.Trop souvent la population non organisée du Québec se voit imposer les diktats de bureaucrates qui ne rendent de compte à personne et influencent des ministres très loin du monde ordinaire, sauf en temps d'élections.C'est la dictature de la bureaucratie.À la Commission parlementaire sur la Constitution, j'espère qu'on envisagera de remettre plus de pouvoirs aux municipalités, tout en prévoyant des mécanismes de consultation populaire sur les grandes questions affectant le milieu de vie et pas seulement-sur des questions d'emprunt.Lucie FORGET, Outremont Médaille d'or ¦ L'organisation du «Tour du Saguenay Lac-Saint-Jean 1990» décerne une médaille d'or à l'équipe de la Sûreté du Québec qui a pris en charge la sécurité lors de cet événement multinational.Les cyclistes venant de toutes les parties du Canada, des États-Unis, de la Nouvelle-Zélande, de l'Australie, de la Hollande, de la Pologne, etc., furent très impressionnés.En ces temps difficiles et tourmentées par les événements que nous connaissons tous, nous espérons que ces commentaires agiront comme une bouffée d'air frais sur tous les effectifs de la Sûreté du Québec.Roger FILON Aima N.B.n f * Prose accorde priorité sous cette rubrique 'aux-lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'ai* teur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La botte aux let* très, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2YIK9.\\ Opinions m isnm! Attirer au Québec davantage d'éléments francophones et « francophonisables » L'auteur est professeur au département de science politique de l'Université de Montréal.EDMOND ORBAN ans plusieurs sociétés industrielles d'Occident, peu de problèmes suscitent autant de questions que celui de l'immigration.En réalité, ce problème présente une foule de facettes dont l'ensemble ne peut être compris (au sens étymologique du terme) que dans une approche multidisciplinaire et plu-ridimentionnelle.Ici, nous nous limiterons à certains aspects de l'impact culturel (avant tout linguistique) sur la société d'accueil québécoise en remplaçant celle-ci dans une perspective comparative, pour en faire ressortir les traits à la fois communs et spécifiques par rapport à d'autres pays.Les besoins et la capacité d'absorption en matière d'immigration varient considérablement d'un pays à l'autre, de même que les politiques conçues en fonction de ces deux éléments.Ainsi, par exemple, la République fédérale d'Allemagne (de même que la Suisse) recrute essentiellement des immigrants de passage (Gastarbeiter) en fonction des fluctuations de ses besoins économiques immédiats.Bien que son taux de natalité soit un des plus bas au monde (tout comme au Québec), ici du moins, il n'est guère de nature à sérieusement affecter la capacité de survie d'un pays aussi densément peuplé et encore renforcé par la réunification des deux Allemagnes.Donc, tout comme en Suisse, les objectifs démographiques sont pratiquement inexistants.Il en va tout autrement au Québec où l'on espère qu'une immigration bien calculée pourrait combler au moins une petite partie du vide causé par une dénatalité jugée catastrophique par certains, au point de menacer sa propre survie.Et ce d'autant plus que les effets ne se font sentir que beaucoup plus tard; l'examen de l'écrasement de la base de la pyramide d'âge québécoise est déjà fort révélatrice à cet égard.Second constat, l'impact culturel se situe, lui aussi, dans des contextes différents.Pour mieux illustrer cet aspect, tpurnons-nous rapidement vers les États-Unis et la France où l'on parle respectivement de melting pot américain et de creuset français.Pendant longtemps, du moins à première vue, il pourrait sembler que les dirigeants politiques de ces deux pays ne se sont guère préoccupés de l'impact culturel de l'immigration et plus précisément des problèmes d'intégration qu'ils impliquent, laissant cela à l'initiative privée ou aux gouvernements locaux.Plus récemment, on constate que l'immigration latino-américaine commence à poser quelques problèmes dans des États proches du Mexique notamment.Certains États ont même jugé uti- le de 'proclamer l'anglais seule langue officielle sur leur territoire pour éviter la prolongation, dit-on aussi, de ghettos ethniques.S'il y a désaccord quant â la portée du pluralisme culturel, l'opinion publique américaine atteint un haut niveau de consensus quant à la nécessité de l'anglicisation des immigrants comme préalable à leur intégration, quitte à tolérer, votre encourager la connaissance de la langue maternelle mais sur une base relativement secondaire et variable selon les contextes.Quant au creuset français, tout comme le melting pot américain, il a intégré, voire complètement assimilé, la grande majorité de ses immigrants, notamment ceux des pays voisins.On pense en particulier aux Italiens dans le midi et aux Flamands dans le nord de la France, auxquels sont venus s'ajouter toute une série de ressortissants étrangers venant de Pologne, Portugal, Espagne, etc.La francisation de ces personnes s'est effectuée rapidement et l'intégration culturelle a été facilitée par un dénominateur commun relativement large (culture européenne).Tout cela ne s'est pas fait sans à coups et conflits parfois très sérieux, mais dans l'ensemble le processus d'assimilation s'est avéré en quelque sorte irréversible.Le phénomène nouveau en France résulte de l'immigration massive d'autres groupes ethniques, en provenance notamment du Maghreb.En l'occurrence, selon plusieurs observateurs plutôt pessimistes, l'obstacle principal à l'intégration ne résulte pas tant de la langue car beaucoup de Maghrébins peuvent s'exprimer en français mais leur culture d'origine semble trop différente de celle de la société d'accueil.On disait d'ailleurs à peu près la même chose des Italiens avant la Dernière Guerre mondiale.Cette question fait l'objet de nombreuses controverses et suscite même des réactions où le racisme (latent dans quasi tous les pays du monde) refait surface et s'exprime notamment dans le cadre de formations politiques d'extrême droite.Ici se pose la question non plus seulement de l'intégration linguistique mais celle beaucoup plus vaste et complexe de l'intégration culturelle.On peut d'ailleurs se demander dans quelle mesure ce problème, et les conflits que l'on tend à exacerber, ne constituent pas une sorte dérivatif pour d'autres problèmes posés à de nombreux segments de la population française, affectés à divers degrés par les transformations rapides de leur infrastructure économique et sociale.Ce sont donc des considérations d'ordre économique et culturel qui dominent le débat, avec toute l'émotivité, les contradictions et les enchevêtrements d'intérêts que cela implique.Cependant, dans ces deux pays, le problème de l'intégration linguistique ne se pose guère car les règles du jeu sont claires et imperatives.La clarté et le caractère obligatoire de la langue du pays ou de la région se retrouvent également dans plusieurs petits pays bilingues ou plurilingues, tels que la Belgique et la Suisse où le principe de la territorialité s'applique à la langue.Ainsi l'immigrant s'établis-sant en Flandre belge sera absolument tenu de s'exprimer dans la langue de cette région.Car en dépit de l'importance du français et même de l'anglais, le flamand est la langue parlée dans les écoles, l'université, l'administration publique, le marché du travail, la vie politique, les loisirs, etc.Même constat en Suisse où l'immigrant s'établissant dans un canton francophone n'aura pas le choix entre la langue de la majorité suisse (l'allemand et celle imposée par le canton.Par rapport à ces deux États fédéraux, le Québec est désavantagé au point de vue de l'intégration linguistique des nouveaux venus, bien qu'il essaie d'étendre sa marge de manoeuvre en matière d'immigration (pouvoirs concurrents mais où le fédéral a le dernier mot).Il n'est pas entièrement maître de sa législation sur la langue (on l'a vu avec les décisions de la Cour suprême à propos de la Loi 101 ).Et d'autre part, il y a sa position géographique qui l'isole au milieu d'un continent massivement anglophone, dominé par la plus grande puissance du monde.A noter ici que le Québec insiste davantage sur l'intégration linguistique que sur l'intégration culturelle.Alors qu'en France les opposants à l'immigration soulignent le caractère explosif des différences culturelles trop prononcées, alléguant, sans guère de nuance, qu'une transplantation ne peut réussir sans un minimum de compatibilité entre la physiologie du donneur et celle du receveur.Plusieurs auteurs américains, de leur côté, ont effectué des études systématiques et même calculé les risques de conflits ethniques en fonction de variables à la fois économiques et culturelles.Ces risques concernent les dimensions des conflits (fréquence, intensité, violence).Tout en soulignant l'importance du facteur culturel, ils semblent cependant estimer que s?on résout les problèmes économiques essentiels de la société d'accueil les risques de conflits imputables au manque d'intégration culturelle seront grandement réduits.D'autres ne partagent pas cet avis, Albin Michel, par exemple, dans «Préférence nationale: réponse à l'immigration», s'oppose catégoriquement à une France multiculturelle et estime que, passé un certain seuil, la société française n'est plus capable d'intégrer des étrangers dont la culture est trop différente (visant ici surtout la culture islamique).D'autres observateurs mentionnent que lorsque dans une école le nombre d'enfants étrangers dépasse un certain pourcentage (variable d'un analyste à l'autre, certains disent 30, voire même 20 comme Albin Michel), l'assimilation ne peut plus de faire.Pour eux, il devient impossible alors de transmettre aux jeunes Français eux-mêmes, leur propre langue, histoire et Favoriser l'intégration avec un minimum de tensions.culture.Au déracinement des immigrés s'ajoute le déracinement des Français.Une telle perception frise et même dépasse souvent les limites de la tolérance tout en s'appuyant sur un fond de vérité.Ainsi, pour en revenir au Québec, on constate que dans certaines écoles multiethniques les «indigènes francophones» sont devenus minoritaires dans une masse d'enfants étrangers n'ayant en commun que la langue anglaise ( facteur d'aggravation ).Une telle situation, on l'a déjà souligné, risque fort de provoquer des conflits artificiellement concentrés sur la langue (mais cette fois dans une dimension français-anglais) alors que dans les pays précités ce facteur d'aggravation ne se retrouve pas.Ainsi, dans plusieurs écoles de la région de Liège, des enfants étrangers (Marocains, Tunisiens, Algériens, etc.) sont majoritaires mais ils parlent le français et s'intègrent relativement vite dans leur nouveau pays, pourvu évidemment que leurs parents disposent d'un minimum de moyens économiques.nnnc OUI IUUI Quant voulu souligner l'importance de l'intégration linguistique parce qu'ici c'est la principale pierre d'achoppement.Et ce, d'autant plus que certains éléments de la «minorité anglophone» ont su récupérer à leur profit ce genre de conflits opposant artificiellement des immigrants aux francophones québécois.Ils ont su défendre leurs propres privilèges en se retranchant derrière le droit des immigrants à choisir la langue ( la leur ) d'enseignement, de travail, etc.face à des gouvernements hésitant pendant' trop longtemps quant à la voie à suivre et n'ayant pas voulu ou pu adopter les lois en conséquence.Quel type d'immigrants et de quels pays?On pense souvent en premier lieu â des pays proches à beaucoup d'égards (outre la langue) tels que la France, la Belgique, la Suisse.Et ce, en dépit du fait que ces derniers comportent eux-mêmes une forte proportion d'immi- un seul État pour les Allemands L'auteur est un spécialiste des questions politiques de l'Allemagne.SERGE GOSSELIN haque situation nationale est évidemment marquée par une histoire et un contexte spécifiques.La tradition nationale allemande est ancienne.L'Allemagne comme unité date de plus d'un siècle.Les Allemands ont connu jusqu'en 1870 la recherche d'un cadre étatique qui donnerait un ordre juridique et politique à la nation dispersée.Encore, l'empire wilhelminien, en laissant subsister des formes et des réalités confédérales, n'avait-il pas toutes les caractéristiques que nous attribuons habituellement à l'Etat-nation?Le mot nation lui-même n'a ni la même tonalité ni le même contenu en français et en allemand.Les circonstances historiques ont donné au nationalisme allemand une coloration politique, une tonalité idéologique qui le situe du côté conservateur et autoritaire.Plus encore, l'arrivée au pouvoir des nazis en 1933 va contribuer à accentuer l'idée du Reich, du Volk et de la Nation.Cette présence sera tellement puissante qu'en l'espace de quelques mois on réussira à mettre en place un pouvoir absolu qui ne tolère pas d'opposition.L'individu est dépossédé.«Tu n'es rien, ton peuple est tout»: la formule de Goebbels schématise les différentes faces du totalitarisme hitlérien.L'ultranationalisme allemand de ces L'idée de nation allemande n'a cessé depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale de faire surface.Elle a cependant, avec le temps, perdu son essence première.La division de l'Allemagne et forcément celle de l'Europe a alimenté l'émergence de la guerre froide.La RFA est devenue un satellite de l'Europe de l'Ouest et des États-Unis.Elle a contribué au renforcement du monde occidental et aux organisations de défense et de coopération situé à l'Ouest.De son côté, la RDA a vite été récupérée par l'URSS.Elle devenait d'ailleurs un site stratégique pour le bloc oriental.Elle a à son tour façonné le développement de l'Europe de l'Est et s'est inscrite dans le bloc soviétique.Mais ni la RFA, ni la RDA ne pouvaient prétendre au statut de nation allemande.À la question «Was 1st des deutschen vater-land?» «Quelle est la patrie de l'Allemand?», seule la RDA a osé s'affirmer comme la vraie patrie! Toutefois, la partition du Vaterland crée le caractère provisoire de la RFA et de la RDA.Le préambule de la Loi fondamentale (et non constitution pour marquer le caractère transitoire) est clair à ce sujet: «Conscient de sa responsabilité devant Dieu et devant les hommes, animé de la volonté de défendre son unité nationale et politique et de contribuer à la paix mondiale en tant que membre à part entière d'une Europe unie, le peuple allemand.afin de donner un ordre nouveau à la vie politique durant une période transitoire a, en vertu de son pouvoir constitutionnel, adopté la présente Loi fondamentale de la République fédérale d'Allemagne, il a également agi au nom des Allemands années s'est effondre après douze ans d'existence.Le régime barbare d'Adolf Hitler a entraîné le monde entier dans ^ qui il a été interdit de collaborer à cet-une guerre civile, la plus effroyable des te tâche.Le peuple allemand dans son temps modernes.En 1945, tout le passé pèse sur l'Allemagne.Sa mutilation, puis sa division, les souffrances de son peuple, sa place parmi les nations sont directement nées des douze années immédiatement antérieures, infiniment plus décisives et plus lourdes de conséquence que les quatorze années précédentes.ensemble disposant librement de lui-même, reste convié à parachever l'unité et la liberté de l'Allemagne.» Les dirigeants occidentaux de l'époque avaient donc convenu que cette division ne leur donnait pas le droit de se placer au rang de nation allemande.C'est ainsi que pendant près de 45 ans, la République fédérale a admis son caractère provisoire.Mais dans les faits, n'a-t-on pas cherché à donner au nouvel État une entité solide qui en a fait une des premières puissances mondiales?.Le Wirtschaftwùnder \u2014 le miracle économique n'a-t-il pas contribué à renforcer la position de l'Allemagne en Occident?Et que dire de l'idée de Willy Brandt d'ouvrir sa frontière à l'Est par l'Ostpolitik (politique à l'Est).N'était-ce pas le début d'une reconnaissance de l'Est et de l'Ouest?Déjà à cette époque, on admettait la division mais aussi on savait que le temps favoriserait un rapprochement.La RDA s'est montraéae prudente pendant de nombreuses années avec sa voisine.Trop ancrée dans un modèle de politique et d'économie dirigées, elle préférait limiter ses échanges avec ses partenaires de l'Est.Pendant ce temps, les économies des pays de l'Est y compris celle de la RDA commençaient à faiblir.Les vieux régimes politiques autoritaires subissaient chaque jour la haine de milliers de personnes qui descendaient dans la rue pour manifester leur mécontentement.La Tchécoslovaquie, la Pologne et la Hongrie ont été les premières à subir l'éclatement.Même en URSS des mouvements de citoyens ont revendiqué l'indépendance.Une brèche dans la forteresse venait ébranler le bloc de l'Est.En RDA, la situation n'a pas été tellement différente.Le passage à l'Ouest de population était devenu plus fréquent.De jour en jour, les Allemands de l'Est envoyaient des signes concrets au gouvernement.Leur mécontentement atteignait le seuil de tolérance.Le 9 novembre 1989, le mur de la honte, le mur de la partition de l'Allemagne est tombé.Des deux côtés de la porte de Brandebourg on fraternisait.* Moins de onze mois plus tard, après les élections libres de mars 1990, l'union économique et monétaire, les tergiversations à propos de la date des élections pangermaniques et la bénédiction des membres de la conférence 2 + 4à propos du sort de l'Allemagne, l'unification du peuple allemand se concrétise.«Wie Konotte es gesche-hen?» \u2014 «Comment cela a-t-il pu arriver?».Question qui est posée sans qu'une réponse suffisamment précise ait été dégagée par tous ou pour tous à la question préalable.«Was ist gesche-hen» \u2014 «Qu'est-ce qui est arrivé?».L'accélération du bouleversement nous empêche de répondre à ces questions.Il nous faudra un peu de recul.Nous savons cependant que le 3 octobre constitue un jour d'anniversaire pour l'Allemagne.C'est le retour de l'unité de l'Allemagne et de la nation allemande.C'est une journée de retrouvailles pour le peuple.Mais c'est encore plus que cela.Le 3 octobre marque la fin de la guerre froide et ouvre la voie à l'Europe unie.Un marché de 79 millions d'habitants ouvre ses frontières.La Chambre du peuple de Berlin-Est a dit oui à son adhésion à la République fédérale.La nation allemande n'est pas celle de 1870.Elle est encore moins celle de 1933.C'est une nation fondée sur' le peuple mais non sur le peuple-force ou le peuple-volonté.La nation allemande est au service de la liberté et de la paix.Elle ne doit pas rappeler la force du Reich.La dimension de l'Etat-nation ne s'inscrit pas dans une perspective guerrière.Elle s'affirme à l'intérieur d'un contexte historique particulier, lequel s'insère dans un cadre plus vaste, celui de l'Europe et du monde libre.La coupure de 1945 n'a jamais été complète parce que l'extermination du peuple allemand n'a pas eu lieu.L'identité de ses membres les plus instruits, les plus conscients n'a pas été détruite.À partir de cette prémisse tout était possible.45 ans plus tard, le travail d'hommes et de femmes matures nous enseigne qu'à force de persévérance et d'ouverture d'esprit, les rapprochements entre entités communes et même opposées sont possibles.Les peuples de notre planète devront composer avec cette réalité s'ils veulent sortir de leur isolement.grants et que contrairement à beaucoup d'autres pays européens leurs habitants ont peu tendance à émigrer.C'est néanmoins un bassin d'une grande importance, que l'on n'a certes pas prospecté systématiquement.Bien des jeunes de ces pays, dynamiques et entreprenants, pourraient gagner leur vie ici et s'intégrer rapidement au milieu québécois.À condition de bien les choisir et de les informer rigoureusement sur les possibilités et aussi les risques inévitables que toute immigration comporte.À ce point de vue on peut dire que la préparation est quasi inexistante, un travail considérable reste donc à faire tant dans la prospection que la préparation à effectuer des deux côtés de l'Océan.Ce bassin «naturel» ne doit pas nous faire sous-estimer de nombreuses autres possibilités, surtout si l'on opte pour une société ouverte à d'autres cultures.À titre documentaire, signalons les ressortissants du Maroc, de l'Algérie et de la Tunisie dont une majorité s'exprime bien en français.À condition de leur fournir un cadre favorable et d'éviter les erreurs commises dans une immigration mai contrôiée et surtout mai intégrée, il y a là un potentiel également à prospecter.Nous avons choisi ici, à dessein, des pays culturellement plus éloignés bien que plus proches par la seconde langue parlée.Mais il existe bien d'autres pays évidemment dont des ressortissants pourraient s'intégrer assez rapidement à notre francophonie.On pense ici aux pays d'Amérique latine mais aussi au Portugal, à l'Espagne, à la Roumanie, sans oublier l'Italie déjà bien représentée.On devrait accorder plus d'importance au Liban et aux pays d'Afrique donnant au français une place de choix dans leurs différentes institutions.Sur une base plus individuelle, on connaît l'apport irremplaçable de certains étrangers venant de pays autres, et aussi différents que l'Egypte, Il'Allemagne de l'Ouest, les États-Unis, la Qran-de-Bretagne, etc., qui ont opté pour le français (sans négliger d'autres langues) et ont contribué à renforcer la francophonie nord-américaine.Jusqu'ici nous avons surtout mentionné la clientèle possible pour la catégorie-dite des «immigrants économiques» niais même dans le choix des réfugiés, la priorité devrait être donnée auxîranco-phones et francophonisables.Cette priorité devrait être accordée sur place, lors de la sélection dans les camps de réfugiés et au niveau des ambassades et consulats.Ceci s'applique par exemple aux camps de réfugiés vietnamiens, cambodgiens ou libanais où bien' des éléments fort intéressants mériteraient d'être aidés.En conclusion, malgré les progrès enregistrés au cours de la dernière décennie, les problèmes d'immigration et d'intégration devraient être revus de fa-: çon à attirer davantage d'éléments francophones ou francophonisables.Ceci implique tout d'abord qu'on effectue; un vaste inventaire des bassins et des catégories de population.Les critères de sélection et de pointage devraient également être revus de.façon à atteindre l'objectif précité.D'autres mesures au niveau de la pros-, pection, du recrutement et de la sélection devraient évidemment être prises.-Un des avantages d'une telle politique! c'est, on le'répète, qu'elle réduirait considérablement les tensions résultant-d'une intégration mal préparée parce; que l'on n'a pas pris les mesures voulues en amont.\u20220 ê Notons enfin que le critère francophone ne résoudra pas tous les problèmes loin de là.Mais il devrait être' prioritaire dans une «société distincte» aussi vulnérable que la nôtre.Tout en; s'ouvrant largement aux influences extérieures, elle se doit aussi de protéger ses racines et son identité propre-.Le tronc de l'arbre québécois a besoin d'être très solide si l'on veut que les greffes étrangères puissent reprendre.L'immigrant lui-même a besoin d'une société québécoise vigoureuse et équilibrée, sachant clairement ce qu'elle veut.et en même temps tolérante.Elle laissera ainsi le temps au nouvel arrivant de s'ajuster et de tisser petit à petit des liens de solidarité avec sa nouvelle patrie. Le Monde La Presse B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 OCTOBRE 1990 la politique de l'autruche du Canada face au drame tibétain CILLES TOUPIN envoyé spécial OTTA WA Le Dalai Lama dit qu'il « comprend » le refus du premier ministre Mulroney et celui du ministre des Affaires étrangères |oe Clark de le recevoir, qu'il comprend les contorsions du gouvernement canadien pour l'accueillir en tant que prix Nobel de la paix mais non en tant que chef spirituel et leader du Tibet « occupé illégalement » par la Chine populaire depuis 1949.Mais il n'en espère pas moins que les pressions du Canada sur la Chine permettront un règlement de la question qui favorisa le respect des droits de l'homme et la démocratie au Tibet.Vétu de sa traditionnelle robe bourgogne, celui qui aime bien se définir comme « un simple moine » et qui est considéré comme un dieu-roi dans son pays natal, nous reçoit dans une confortable suite du Quatre-Saisons dans la capitale fédérale.« Le bouddhisme nous enseigne que chaque événement est relatif, dit-il.j'ai ainsi des raisons d'espérer, de maintenir que je ne suis pas déçu par le traitement que m'ont réservé les autorités gouvernementales.D'autant plus que l'opinion publique internationale est véri- tablement avec moi.Mais, vue sous un autre angle, je me dois de constater que ce qui manque le plus aux hommes politiques^ de nos jours, ce sont des principes moraux.» Encore au début de Tannée, l'organisme de défense des droits de l'homme Asia Watch faisait état, dans un rapport exhaustif, des traitements réservés aux prisonniers politiques tibétains aux mains des Chinois.Le rapport relatait des attaques par des chiens dressés, des assauts avec des bâtons électriques réservés au bétail, des cas de suspensions à l'aide de cables, de torture à l'eau bouillante et de viols de religieuses.\u2022 Pas de pétrole L'assassinat d'un million de Tibétains depuis 1949, ce que le Dalai Lama appelle « l'holocauste », la politique de tranferts de populations de la Chine qui a réduit les Tibétains à une minorité dans leur propre pays pays n'émeuvent pas, semble-t-il.les gouvernements de la planète qui craignent, en appuyant la cause tibétaine, d'envoyer de mauvais signaux à Pékin.Si l'on demande au Dalai Lama pourquoi les gouvernements ont api dans le cas du Koweït et pas dans celui du Tibet, il répond avec ce petit rire com-municarif et une bonne humeur w Le Dr Amal Shammaa à Ottwa.PHOTO CP Le Dr Shammaa tient à sauver les enfants traumatisés au Liban d'après CP et AFP OTTAWA ur la toile de fond du Sommet mondial sur les enfants, le Dr Amal Shammaa, chef du département de pédiatrie à l'hôpital Barbir de Beyrouth, séjourne présentement à Ottawa, où elle vécut dans les années 1950, afin de recueillir des fonds our les victimes des guerres du Liban, surtout les enfants.«Pour les dizaines de milliers d'enfants rescapés de la guerre, le traumatisme psychologique est un véritable enfer, dit-elle.Ces enfants sombrent dans la prostitution, la drogue et la délinquence.Surtout les enfants qui ont perdu leurs familles ou dont les familles n'ont pas les moyens de s'occuper d'eux» .«Nous admettons dans nos hôpitaux de plus en plus d'enfants qui ne peuvent plus faire face au monde extérieur par manque de soutien affectif et émotif, ajoute-t-elle, soulignant qu'elle garde de son expérience canadienne un souvenir de calme et de paix, mais qu'elle demeurait résolue à se battre pour les enfants du Liban «par principe et par patriotisme» .Le Dr Shammaa étudia la médecine aux Etats-Unis et sa naturalisa Américaine avant de retourner au Liban en 1974, où la guerre civile éclatait l'année suivante.Depuis, avec les avatars de cete guerre et l'invasion israélienne de 1982, elle affirme avoir vu trop de gens souffrir et mourir, ce qui motive son travail en faveur des enfants qui survivent.A Beyrouth, la milice chrétienne des Forces libanaises (FL) était accusé hier par des témoins d'avoir perpétré la tuerie de la veille au nord de Beyrouth, mais les FL et le pré- sident libanais Elias Hraoui en rendaient responsable le général Michel Aoun, chef d'un régime militaire rebelle.Selon un dernier bilan, 15 personnes ont été tuées et 104 blessées lundi soir par des tirs d'artillerie près d'un des points de passage entre le fief du général Aoun, la région du Metn, et le reste du Liban, à Nahr al-Maut.Les victimes participaient à une manifestation pacifique pour protester contre le blocus du Metn, une région de 300 kilomètres carrés où vivent quelque 500 000 personnes, appliqué depuis vendredi par l'administration du président Hraoui.Le bilan recueilli de sources hospitalières reste incomplet et il faudra attendre les obsèques collectives prévues aujourd'hui pour connaître le chiffre définitif des morts.Selon tous les témoignages recueillis hier auprès de blessés et témoins, les miliciens FL ont ouvert le feu aux armes automatiques puis au mortier et au canon de chars sur la manifestation qui s'avançait vers eux.L'administration Hraoui a annoncé hier que le blocus du Metn était maintenu «car il vise à mettre fin à la rébellion du général Aoun et à restaurer l'autorité de l'Etat et la paix».L'armée libanaise est déployée sur plusieurs points de passage pour mettre en oeuvre ce blocus, mais les miliciens FL ont conservé leurs positions sur les lignes de front face aux soldats du général Aoun.Celui-ci a accusé au cours d'une conférence de presse le chef des FL, Samir Geagea, le président Hraoui et lepremier ministre Salim Hoss d'être responsables du massacre.qui ne le quitte jamais : « D'abord, nous n'avons pas de pétrole! » Le moine bouddhiste, quatorzième réincarnation du Bouddha pour les six millions de Tibétains, avait notamment tâché de faire comprendre aux comités des Droits de l'homme et des Affaires étrangères de la Chambre des Communes que les Chinois « étaient très sensibles à l'opinion mondiale ».Un petit groupe de Canadiens-Tibétains ont ainsi fait en sorte que la visite d'une semaine du Dalai Lama au Canada fasse le plus grand bruit possible.Hier, le prix Nobel a rencontré le chef du Parti libéral Jean Chrétien et Mme Audrey McLaughlin, chef du NPD.Le député libéral Lloyd Axworthy a notamment qualifié de décevante l'attitude du gouvernement canadien à la suite de la rencontre, dimanche, du Dalai Lama et du secrétaire d'État et ministre du Multiculturalisme Gerry Weiner qui s'est contenté de signifier au leader tibétain qu'il transmettrait son plan de paix au premier ministre Mulroney.Ce plan de paix en cinq points proposé à la Chine par le Dalai Lama en 1987 est toujours sans réponse de Pékin.Ce plan prévoit la transformation du Tibet en une zone de paix neutre.Il met un frein à la politique de trans- Le Dalai Lama salue cérémonieusement le chef libéral Jean Chretien, hier, à Ottawa.PHOTO REUTEP.fert'des populations chinoises au Tibet.11 garantit le respect des droits de la personne et la liberté démocratique.Il insiste sur la restauration et la protection de l'environnement du Tibet, sur l'abandon de la production d'armes nucléaires et de l'utilisation du sol national pour disposer de déchets nucléaires.Il établit, enfin et surtout, un programme de négociations sur le statut futur du Tibet et sur la nature des relations entre la Chine et le petit royaume himmalayen.Le Dalai Lama avoue trouver parfois lourde la responsabilité que le destin lui a mise sur les épaules depuis son exil en 1959.« Il m'arrive de me sentir inutile quand je constate que je ne fais rien pour mon peuple.Mais, en revanche, je me dis que la tragédie qui a changé ma vie lui donne un sens et alors je me sens utile », lance-t-il en ricanant, visiblement amusé par le paradoxe.« Depuis l'âge de 15 ou 1b ans jusqu'à mes 55 ans d'aujourd'hui, je n'ai pas eu un seul jour de liberté complète.Mes jours les plus heureux ont été ceux de mon enfance.Et cette enfance aujourd'hui, j'y pense comme s'il s'agissait d'un réve.Mais je n'ai pas un seul regret; ou plutôt si, celui d'avoir été un étudiant pares- seux ».dil-il en éclatant de rire.Lui, dont toute la philosophie repose sur la compassion, n'éprouve-t-il pas de la colère et de la haine pour les Chinois?« C'est naturel parfois pour un être humain d'éprouver ces sentiments, répond-il.La situation est frustrante; elle te fait jurer (rires).Mais ce n'est pas utile d'entretenir cette grande colère.Ça ruine la paix de l'esprit et l'intelligence; ça détruit la santé, l'appétit, le sommeil.C'est une énergie aveugle qui ne règle rien, l'ai toujours préféré chercher à trouver une solution à travers des discussions ouvertes et honnêtes avec les dirigeants chinois.» L'Irak disposé à éliminer ses armes de destruction si Israël fait de même d'après AFP et lieu ter NICOSIE LW Irak a indiqué hier qu'elle était prête à éliminer toutes ses armes chimiques et autres armes de destruction massive si Israel et les autres pays du Proche-Orient faisaient de même.Çnr 1o tûcpoîn la nAi>(o.Qti!nnc américain Independence a pénétré hier dans le Golfe pour se familiariser avec les conditions particulières de cette zone où la mer est très peu profonde, ce qui limite ses possibilités d'évolution, et «fournir une démonstration visible de ses capacités opérationnelles à nos amis et alliés dans la région» , a indiqué le Pentagone.La Marine française a pour sa part eu recours pour la première fois à un «coup d'arrêt» (à blanc) pour stopper un cargo nord-coréen, qu'elle a visité.D'autre part, l'Irak a peut-être miné le Golfe au large du Koweït, a déclaré Armand de Decker, vice-président de la Commission politique de l'Union de l'Europe occidentale (UEO), de retour d'une mission de six jours dans le Golfe pour le compte de l'UEO.Les capitaines de vaisseaux occidentaux ont refusé de confirmer cette information.«Mais j'ai vu une carte, dans l'un des navires, sur laquelle la côte koweïtienne portait l'inscription 'mines' », a-t-il dit.Il s'est refusé à donner le nom du vaisseau.Réagissant à l'appel du président George Bush devant l'Assemblée générale de l'ONU pour la destruction des armes chimiques dans la région, un porte-parole irakien a affirmé que Bagdad «est favorable â l'élimination de toutes les armes de destruction massive et pas seulement des armes chimiques» .«Cette mesure, a-t-il dit, doit s'appliquer non seulement aux Arabes, mais à tout le monde, y compris Israël» .Le porte-parole a affirmé que «les armes chimiques ne sont pas plus dangereuses que l'arme atomique que possède Israël» , et que M.Bush évite de mentionner pour ne pas «fâcher» Israël.Par aileurs, selon le ministre italien des affaires étrangères, M.Gianni De Michelis, la Communauté européenne était en complet accord avec les déclarations faites la veille par le président George Bush â propos de la crise du Golfe mais qu'il ne voyait pas dans ces déclarations un assouplissement de la position américaine vis-à-vis de l'Irak.Quelques heures après le discours du président Bush, qui avait évoqué la possibilité qu'un retrait irakien du Koweït ouvre la voie à un règlement de tous les problèmes du Proche-Orient, le porte-parole de la Maison Blanche Mar-lin Fitzwater en a minimisé la portée en affirmant qu'il n'y avait aucun changement dans l'attitude américaine.Washington continue d'exiger l'application intégrale des résolutions de l'ONU réclamant notamment le retrait irakien du Koweït et la libération des étrangers retenus par Bagdad, seule base possible pour la paix, a rappelé à ce propos un.porte-parole du département d'État.Ces mises au point font suite à l'inquiétude exprimée immédiatement après le discours de M.Bush par les organisation juives américaines, qui avaient demandé une «clarification» des propos du président.D'autre part, plus de 170 000 soldats américains se trouvent Actuellement dans la région du Golfe, soit 20 000 de plus que la semaine dernière, a annoncé hier le Pentagone.Ils font face à 430 000 soldats irakiens, le même nombre que la semaine dernière, déployés au Koweït ou dans le sud de l'Irak, a précise un porte-parole du département américain à la Défense.Seion ie Pentagone, i'irak dispose au Koweït ou à proximité de 3500 chars de combat, de 2500 véhicules transports de troupes et d'environ 1700 pièces d'artillerie.«L'attitude des forces (irakiennes) est essentiellement défensive (.) les unités d'infanterie à l'avant et les unites blindées et mécanisées à l'arrière» , a précise le porte-parole.Ryad accuse l'Irak d'imiter Israël et de miner la cause palestinienne d'après AFP et Reuter NEW YORK L# invasion irakienne du Koweït est particulièrement dommageable à la cause palestinienne, a estimé hier à New York, le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saud Al-Faisal.« Il est douloureux pour nous, a-t-il dit du haut de la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, que le régime irakien, qui prétend avoir le monopole du soutien à la Palestine, pratique les mêmes méthodes qu'Israël en occupant des terres (qui ne sont pas les siennes), en poussant à l'exil la population, et en refusant de se retirer».«Bien plus, a-t-il ajouté, cela offre â Israel une justification internationale à continuer son occupation et à vider la terre de ses occupants pour les remplacer par des immigrants».Trois jeunes Palestiniens étaient abattus hier par l'armée israélienne en Cisjordanie occupée et un autre était tué â Gaza pour collaboration avec le régime d'occupation.Ces nouveaux décès portent à 699 le nombre de Palestiniens tués par les Israéliens depuis le début de l'in-tifada en décembre 1987 et à 282 le bilan de collaborateurs tués.Dans une dépêche censurée par l'armée israélienne, Reuter rapporte, citant des sources palestiniennes, que les soldats avaient tué à Djenine un homme de 22 ans, Maher Omar Aken, échappé il y a plus de quatre mois de la prison de Me-guiddo.De même source, on précise que Taoufik Mahmoud al Radji, 17 ans, et Omar Abdal- lah Amer, 20 ans.ont été tués lors des funérailles d'Aken.Trois autres jeunes ont été blessés, ajoute-t-on.Le corps d'un Palestinien accuse de collaborer avec le régime israélien d'occupation était découvert lundi soir clans un champ près de la localité de Beit Layia, dans la bande de Gaza, a-t-on appris entre-temps de sources palestiniennes.La victime.Hi mad Abou |ouba, 20 ans, était originaire du camp de fabalîa.Enfin, l'Université de Bethléem, en Cisjordanie occupée, fermée par les autorités israéliennes depuis le début de l'Intifada en décembre 1987, a rouvert ses portes ier matin.C'est la première université des territoires occupés à être autorisée à reprendre ses cours.Les forces irakiennes ont torturé et tué des dizaines de Koweïtiens, dont des adolescents d'après Reuter et AFP LONDRES Les forces irakiennes ont exécuté et torturé des dizaines de personnes, y compris des adolescents, au Koweit depuis l'invasion du 2 août, rapporte aujourd'hui Amnistie internationale.Des centaines de Koweïtiens ont été jetés en prison par les occupants irakiens, ajoute l'organisation humanitaire dans un rapport établi à partir de sources multiples à l'intérieur et à l'extérieur du Koweit.Amnistie a recueilli les témoignages de personnes qui ont fui le Koweit.Deux de ses représentants ont obtenu à Bahrein des dépositions de victimes et de témoins.L'organisation précise qu'elle n'a pu obtenir confirmation de certaines informations, mais que les témoignages «dépeignent une vision effrayante d'arrestations en masse, d'interrogatoires sous la torture, d'exécutions sommaires».Des médecins d'hôpitaux du Koweit ont raconté que des soldats irakiens leur avaient amené les corps de jeunes hommes, dont certains n'avaient pas plus de 15 ans, abattus d'une balle tirée à bout portant dans la tête ou le coeur.Les médecins étaient contraints sous la menace de signer des certificats de décès affirmant que ces personnes étaient mortes après leur arrivée à l'hôpital.Selon Amnistie, certains Koweïtiens présentaient des blessures dues à des chocs électriques ou à des coups répétés.D'autres avaient des membres cassés ou des ongles arrachés.Des dizaines de pendaisons ont été signalées à l'université de Koweit.Les condamnés étaient des personnes soupçonnées de s'opposera l'annexion irakienne.« Les forces irakiennes ont arrêté non seulement des personnes suspectes de résistance armée mais aussi des hommes, des femmes et des enfants trouvés en possession de drapeaux koweïtiens ou de portrait de l'Emir», déclare l'organisation.La possession de tels objets est effectivement considérée comme un crime passible de la peine de mort.Selon Amnistie, certaines personnes ont été arrêtées ou tuées pour avoir refusé de remplacer la photo de l'Emir du Koweït par celle de Saddam Hussein.Des prisonniers, selon Amnistie, sont detenus dans des commissariats, des écoles et autres bâtiments publics au Koweït, d'autres ont été transférés en Irak.Ceux qui ont été libérés affirment que les forces de sécurité se livrent à des tortures systématiques.Par ailleurs, l'ambassadeur du Bangladesh au Koweit, K.M.Shahabuddin Ahmed, de retour à Dhaka, la résistance s'étend au Koweit en dépit d'une répression brutale de la part des forces irakiennes d'occupation.«L'écho des coups de feu résonne toutes les nuits à Koweit.Même pendant la journée, il arrive qu'on voit soudain un char ou un véhicule blindé prendre feu en pleine rue et des soldats irakiens blessés qui crient â l'aide», a-t-il ajouté.«Mais après, il y a les représailles.Des soldats prennent immédiatement position dans les environs.On entreprend des recherches, on interroge des gens et personne n'a plus le droit de passer d'un quartier à un autre», a-t-il indiqué.i LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 3 OCTOBRE 1990 B5 « m \u2022 ion vous amené w \u2022 ¦ i \u2022 \u2022 vers une remap n4* il.g \u2022 : j tri * * ¦ m - \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 .» «\u2022r t \u2022 v \u2014 > t ¦ \u2022 \u2014 n.\u2022 | \u2022 \u2022 « \u2022 « * .: #.i - «* » « .\u2022»\u2022\u2022 .» \u2022 > .\u2022 t» « » \u2022 -.- t i 1 > Il f m «8 -r.1 m.w i W -Sx I \u2022 .1 \u2022 \u2022 _ 1 » i \u2022 S * Partez à la conquête de la perfection pendant sept années, effectuez plus de 1,5 million de kilomètres en tests routiers, créez 450 prototypes, faites travailler 1500 ingénieurs, investissez un milliard de dollars.et vous arriverez à une voiture aussi extraordinaire que la Lexus.Et pourtant, de tous les endroits où la Lexus puisse vous conduire, aucun n est aussi exceptionnel que le concessionnaire Lexus.C'est ici que débute le Partez vite à destination d'un remarquable concessionnaire Lexus: règne de la Lexus, aujourd'hui même.Un concessionnaire voué à la satisfaction de la clientèle y dirige une équipe de conseillers en vente et d'experts en service qui possèdent tous le moindre aspect de cette voiture sur le bout de leurs doigts.Nous vous invitons donc à venir vivre de près l'expérience Lexus, avec vos attentes les plus exigeantes en tête.L'excellence et la satisfaction vous attendent.» Vimont Lexus Toyota 255 Est, Boul St-Martin Laval, Québec Tel: (514) 668-2710 \u2022 \u2022.\u2022 ! * .S \\ .1 B6 la presse, montréal, mercredi 3 octobre 1990 Le Bloc québécois entretient des liens tant avec les libéraux que les péquistes du bureau de La Presse OULIILC ¦ Avec ses neuf députés, le Bloc québécois à Ottawa a ses entrées partout sur la scène provinciale.Du côté du gouvernement Bou-rassa comme chez l'opposition péquiste on paraît disposé à collaborer avec la faction nationaliste québécoise aux Communes.Récemment, le député de Mé-gantic-Compton, François Gérin s'assurait de la collaboration du Parti québécois, qui mettra à la disposition du Bloc, sa quinzaine de recherchistes à J'Assemblée nationale.M.Gérin avant de quitter les rangs des conservateur de Brian Mulronçy avait à main- tes occasions discuté de ses intentions avec les responsables péquistes à l'Assemblée nationale.Même démarche fut faite par les députés Jean Lapierre et Gilles Rocheleau.deux anciens membres du Parti libéral du Canada.« Je suis encore membre du Parti libéral du Québec, il n'y a rien d'incompatible à être au PLQ et faire partie du Bloc», explique M.Lapierre, le leader parlementaire du Bloc québécois aux Communes.i: \u2022 \u2022 » - » t \u2022 i \u2022 / \u2022 m 14 % 4 I | \\ * * I GARDEZ-VOUS AU CHAUD BLOUSON POUR HOMMES Slouson avec poche intérieure, col montant, extérieur hydrofuge et plus! 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de 10h à 21h du mercredi au vendredi; de 9h à 17h le samedi; Ville St-Laurent, la Place Vertu, 335-7770; Brossard, Mail Champlain, 465-1000; Anjou, Galeries d'Anjou, 353-7770; Laval, Carrefour Laval, 682-1200; LaSalle, Carrefour Angrignon, 364-7310.9h30 à 17h30 lundi et.mardi; de 9h30 à 21 h du mercredi au vendredi; de 9h à 17h le samedi, Sî-Jérôme, Carrefour du Nord, 432-2110; St-Jean-sur-Richelleu, Carrefour Richelieu, 349-2651; Ste-Marthe-sur-le-Lac, Les Promenades Deux-Montagnes, 491-5000; Repentigny, Galeries Rive-Nord, 582-5532.Copyright Canada, 1990, Sears Canada Inc.Des sources proches de la nouvelle formation ont indiqué que M.Lapierre avait demandé l'avis du premier ministre Bourassa avant de quitter le PLC.M; Lapierre est aussi fréquemment en rapport avec le principal conseiller du premier ministre Bourassa, )ean Claude Rivest.Selon cette source, M.Bourassa était avant tout intéressé à ce que cette nouvelle formation aux Communes ne devienne pas une simple extension du Parti québécois.«La collaboration pleine et entière du gouvernement (québécois) nous est acquise», a soutenu hier M.-.Lapierre, ajoutant lourë-fois qu'elle sera «testée» dans les mois qui viennent.Hier, par exemple, les députés du Bloc québécois demandaient au ministre de l'Industrie, Gérald Tremblay, d'intervenir dans'le dossier d'Hibernia, et de joindre sa voix à celle de la CSN qui demande des engagements précis pour, que les plate-formes soient construites au Canada.Hier, le député péquiste de__ vis, lean Garon, était par ailleurs à Ottawa pour appuyer les revendication du Bloc quant aux retombées d'Hibernia.Rocard viendrait au Québec en février Presse Canadienne PARIS ¦ Le premier ministre françai Michel Rocard dont le voyage au Canada et au Québec, début septembre, avait été annulé à la demande du premier ministre Robert Bourassa, pourrait finale ment effectuer cette visite fin février, a déclaré hier l'ambassadeur du Canada à Paris, M.Claude Charland.« Paris et Ottawa souhaitent que cette visite se fasse le plus tôt possible d'autant que le contenu val 11 Vtliatgls/r, a w/ipii^uv iv vit plomate, précisant que l'hôtel Matignon rie faisait pas grief au Canada de l'annulation intervenue début septembre.Interrogé sur le nouveau calendrier de la visite, le délégué général du Québec à Paris assure que le gouvernement français a très bien compris les raisons qui ont poussé Québec à contremander le voyage.«Ils ne sont pas du tout fâchés», affirme M.Bergeron même si, à Matignon, les raisons initiales invoquées par Québec, quant à la mobilisation du premier ministre Rocard par la crise T du Golfe, ont laissé quelques traces.«On était bien assez grand pour comprendre que la crise amérindienne à Montréal était suffisamment importante pour que Québec nous demande de reporter le voyage du premier ministre», explîque-t-on dans l'en-tourage du chef du gouvernement français; d'autant que Paris l'avait déjà fait lors de la visite de Chirac en 86.«Mais de là à invoquer la crise du Golfe pour nous faire porter lè chapeau.» Quoiqu'il en soit, le premier mouvement d'humeur passé, les relations seraient redevenues aussi sereines qu'auparavant, assure-ton maintenant de part et d'autre, même si Ottawa pourrait en tirer avantage.En prélude au voyage de M.Ro: card, fin février, le premier ministre Brian Mulroney pourrait, en effet, effectuer une brève visite de 24 heures en France.Le premier ministre canadien, qui doit participer à Paris au prochain sommet des chefs d'État et de gouvernement sur la sécurité et la coopération en Europe du 19 et 21 novembre, pourrait arriver dès le samedi 17 pour s'entretenir des sujets bilatéraux les plus urgents avec son homologue français.Les dossiers franco-québécois eux devront attendre trois mois de plus.\\ 1 .SUPERGRILLE 1 r .t?100 gagnants recevront chacun un \"Dictionnaire des Anglicisme! de la série les Usuels du Robert ainsi qu'un t-shirt \"J'ai réussi\" en collaboration avec DICOROBERT m m m Le Monde LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 3 OCTOBRE 1990 B7 Des rebelles s'emparent dune ville au Rwanda Agence France-Presse NAIROBI rôfitant de la visite du général-président Juvénal Habyarimana aux États-Unis dans le cadre du Sommet de 1 ONU sur l'enfance, des forces anti-gouvernementales venues d'Ouganda ont déclenché une attaque hier matin dans le nord-est du Rwanda, où elles se seraient emparées de la ville de Gabiro, à line centaine de km de Kigali, la capitale.De source diplomatique contactée depuis Nairobi, on indique que Gabiro, située au bord du parc national de l'Akagera, serait tombée aux mains d'environ 2000 hommes, puissamment armés et dirigés par un ressortissant rwandais de l'ethnie minoritaire tutsie, ancien officier supérieur de l'armée ougandaise, Fred Rwigyema.Réunification : les alliés et Moscou se réjouissent, Israël s'inquiète Juvénal Habyarimana PHOTO CP L'ex «Commandant Fred», ancien adjoint du commandant en chef de l'armée ougandaise, avait été chassé de son poste, à la fin de l'année dernière,'par le président ougandais Yoweri Museveni, qui l'accusait de corruption.Une autre source diplomatique a indiqué que les forces qui; s'opposent au régime du général-major Habyarimana, en place depuis 1973 au Rwanda, possédaient des armes très sophistiquées et disposaient nbtàmment d'auto-mitrailleuses blindées, dont elle n'a pu indiquer la provenance.Les rebelles sont essentiellement composés de Tustis, ethnie minoritaire (neuf pour cent) au Rwanda, où 90 pour cent de la population est d'ethnie hutue.En 1959, de nombreux Tutsis avaient quitté le Rwanda à la suite de massacres inter-eth-niques.Ils s'étaient bien intégrés en Ouganda, au point de constituer un corps d'élite dans l'armée.Selon de nombreuses sources, plusieurs milliers d'entre eux faisaient récemment partie des forces militaires, dont le «Commandant Fred», no 2 de l'état-major, avant d'être limogé par le président Museveni.Le directeur du Comité américain pour les réfugiés rwandais, Roger Winter, a indiqué hier à Washington que les rebelles étaient bien dirigés par Fred Rwigyema.Leurs forces comprennent environ 500 hommes, qui ne disposent que d'un armement léger* a- t-il ajouté.Selon Winter, «le gouvernement ougandais a maintenant décidé de fermer sa frontière pour empêcher leur retour (des rebelles) sur son territoire et ils vont donc être livrés à l'armée rwandaise, qui ne les épargnera pas».Le Rwanda vit depuis hier soir à l'heure du couvre-feu imposé sur toute retendue du territoire.Près de 84 000 Rwandais sont officiellement réfugiés en Ouganda.d'après Reuttr et AFP Bush exhorte les Américains à soutenir l'accord du budget d'après UP! WASHINGTON Affirmant que «le temps de .la politicail 1erie et de la démagogie est révolu», le président George Bush a lancé hier soir, à la télévision» un appel pressant au peuple américain l'exhortant à se rallier autour du budget de compromis qui prévoit des hausses de taxes et des réductions de dépenses nécessaires, selon lui, pour éviter des difficultés économiques.Dans un discours de 10 minutes prononcé! à l'heure de pointe, le chef de là Maison-Blanche a cherché de toute évidence àmobiliser ses concitoyens contre ses adversaires au Congrès qui menacent de faire dérailler le complexe compromis, qui vise notamment à redui re de 500 milliards $ le dc-ficit budgétaire américain.« L'échec de ce projet de compromis affaiblira encore davantage une.économie déjà fragile», a-t-il déclarai Cherchant à détruire l'image d'une administration républicaine qui, durant les années Reagan, favorisait ouvertement les riches aux dépens des classes moyennes et des pauvres, Bush a assuré les Américains que «tout le monde assumera une partie du fardeau» pour rédujre le déficit astronomique, ajoutant que «si nous réussissons, chaque Américain sera débarrassé d'un énorme fardeau» «Mais si nous échouons à appliquer ce compromis, notre économie trébuchera, les marchés pourraient se déprimer et la récession suivra», a-t-il averti.Une action législative rapide est nécessaire sur le budget car le gouvernement fonctionne présentement en vertu de pouvoirs de dépenser temporaires qui expirent dès vendredi.Réalisé sous la contrainte de réductions de dépenses automatiques qui seraient entrées en vigueur lundi dernier, avec le début de l'exercice financier 1991, le compromis entre la Maison-Blanche et 1
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