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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Le monde - Économie - Sciences et techniques
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-10-07, Collections de BAnQ.

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[" I LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 OCTOBRE 1990 ¦ Bush oppose son veto Les services publics non essentiels commencent I à fermer leurs portes d'après Reutcrct AFP WASHINGTON \u2022 Après avoir décidé la fermeture de tous les services gouvernementaux non essentiels à la suite du rejet de son projet de budget par la Chambre des représentants, le président George Bus-hil a opposé hier son veto à un projet de loi de finances temporaire.Un peu plus tard, la Chambre n'est pas parvenue à rassembler la majorité des deux tiers nécessaire pour passer outre au veto présidentiel.Alors que 265 voix étaient nécessaires, 260 représentants contre 138 se sont prononcés pour le rejet du veto.Les finances publiques ont été gelées vendredi à minuit, après le rejet du projet de budget.La loi de finances temporaire aurait permis à l'administration de continuer à fonctionner.«En l'absence de budget, le gouvernement des États-Unis (.) n'est plus en mesure de poursuivre ses activités», a fait savoir Bush dans un communiqué publié vendredi soir.Le président veut pousser les parlementaires à ratifier le projet de budget d'ici mardi.Ce projet résultaii d'un accord conclu entre la Ma .son-Blanche et les dirigeants du Congrès après quatre mois de négociations.Il prévoyait 500 milliards US $ d'économies budgétaires sur cinq années.Les dirigeants démocrates du Congrès ont rencontré Bush pendant deux heures avant l'annonce de la suspension d'activité et ont fait connaître leur désaccord avec cette mesure.«La décision du président Bush est mauvaise et superflue», a déclaré George Mitchell, leader de la majorité démocrate au Sénat, après avoir rencontré Bush.Le président a dit qu'il signerait la loi de finances temporaire si le Congrès acceptait 105 milliards US$ d'économies budgétaires.Le président de la Chambre, le démocrate Thomas Foley, a estimé que c'était inacceptable.Les dirigeants du Congrès négociaient cependant un nouvel accord de budget.Les services fédéraux essentiels, tels que le contrôle de la navigation aérienne, les services doua- George Bush apposant son veto au projet de loi de finances temporaire.niers et les activités antiterroristes, seront maintenus.La distribution du courrier sera assurée par un service indépendant.Les opérations militaires des États-Unis dans le monde, et notamment l'opération Bouclier du désert dans le Golfe, continueront aussi de s'effectuer normale- ment, a dit la Maison-Blanche.Mais les monuments historiques et les parcs nationaux étaient fermés hier.La situation risque de devenir chaotique mardi, après le week-end de trois jours du Columbus Day, lorsque près de deux millions de fonc-v tionnaires reprendront le travail.Rwanda: l'armée ratisse Kigali pendant que les Occidentaux s'en «La réalité d'un arrêt des activités du gouvernement va sûrement convaincre tout le monde de la nécessité de trouver une solution», dit Bush dans son communiqué.Si la situation n'évolue pas, le ¦Trésor américain ne pourra plus contracter d'emprunts à partir de mardi.Bush a demandé au Congrès de voter l'extension des limites d'endettement de l'État, faute de quoi le gouvernement ne pourrait plus faire face à ses engagements du- PHOTO REUTER rant la semaine prochaine et se trouverait en situation de rupture de paiement.Un nouvel accord risque d'être difficile à réaliser dans la mesure où, à un mois d'élections législatives, le compromis visant à réduire le déficit budgétaire de 40 milliards US $ cette année et de 500 milliards sur cyiq ans, a été rejeté à la fois par leis républicains conservateur^ opposés aux augmentations d'impôts et les démocrates libéraux rejettent les compressions des dépenses sociales.d'nprès Renter et AFP KIGALI LW évacuation de ressortissants occidentaux s'est poursuivie hier au Rwanda, où les forces gouvernementales passent au peigne fin la capitale, Kigali, à la recherche de caches d'armes des rebelles.Quiconque est trouvé en possession d'une arme est arrêté.Des combats avaient éclaté vendredi matin dans la capitale, cinq jours après l'offensive des rebelles venus d'Ouganda.Vendredi, le président rwan-dais luvenal Habyarimana a déclaré que l'offensive rebelle avait été contenue mais, selon certains témoignages, des combats se dérouleraient encore dans la région de Ruhengeri, dans le nord-ouest du pays.À Bruxelles, le ministre belge de la Défense, Guy Coeme, a déclaré que l'armée gouvernemen- poussent vers l'union européenne d'après AFP et lieu ter VENISE La France et l'Allemagne sont convenues de faire preuve « d'audace» pour mettre en place une union politique européenne, élargie à une politique étrangère commune, a déclaré hier à Venise le ministre français des Affaires étrangères Roland Dumas.Dumas a avancé plusieurs propositions en ce sens sur lesquelles existe une «importante convergence de vues» entre les deux pays, lors de la première journée d'une réunion des chefs de la diplomatie des Douze à Asolo, près de Venise.Le ministre français, qui a exhorté les Douze à aller de l'avant, n'a pas caché en effet que «deux ou trois délégations», et principalement celle de la Grande-Bretagne, s'étaient montrées très réticentes.Londres estime ainsi que les Douze vont «trop vite en , besogne», a souligné M.Du: mas.Au nombre des propositions françaises, M.Dumas a estimé que le Conseil européen, qui regroupe les chefs d'Etat et de gouvernement des Douze, de^ vait «affirmer davantage son* existence».De même, les ministres des Affaires étrangères devront.pouvoir mettre en oeuvre les principes définis par le Conseil en décidant «à la majorité qua-' lifiée» sur toutes les questions de politique étrangère.Celle-ci ne saurait être unique pour les Douze \u2014«les esprits ne sont pas mûrs» pour cela, a estimé M.Dumas\u2014 mais basée sur des «valeurs et des intérêts communs».Cette politique extérieure commune devra ensuite déboucher sur une politique commune de défense, a ajouté M.Dumas.Le projet italien de fusion entre l'Union de l'Europe Occidentale (UEO, seul forum européen de défense) et la CEE n'a toutefois pas été retenu par la majorité des États membres, a indiqué le ministre français.«Il faut partir de ce qui existe, et l'UEO s'est montré un excellent instrument au cours de la crise du Golfe», a-t-il déclaré.L'idée serait plutôt de rechercher une intégration progressive prévoyant une «formule particulière» pour l'Irlande en raison de son statut de neutralité, a ajouté M.Dumas.Les thèses franco-allemandes ont été suscitées par les bouleversements en Europe et dans le monde, qui «imposaient de réfléchir en des termes neufs».L'unification de l'Allemagne oblige les Douze à accélérer la cadence, estime le tandem franco-allemand.Ce postulat posé, Paris et Bonn n'entendent pas «violer» leurs partenaires et ils acceptent de débattre des «questions de fond, de procédure et de structure», a ajouté Dumas.taie avait repris le contrôle de là* situation à Biumba, sur la route entre Kigali et la frontière ougandaise, une ville attaquée par les rebelles vendredi soir.Depuis les tirs de vendredi, le calme règne à Kigali, où le couvre-feu a été étendu de 24 heures hier.Des parachutistes français et belges, en tenue de combat, ont pris position dans et autour de l'aéroport.Dans la capitale, des soldats rwandais ont établi des points de contrôle.Les bureaux et la plupart des magasins sont fermés.Les seuls véhicules que l'on voit sont militaires.Un officier français a précisé que les combats dans la nuit de jeudi à vendredi avaient été violents.Trois personnes au moins auraient été tuées.Il a estimé que l'armée rwandaise avait fort à faire pour mettre la main sur les rebelles, «qui se sont mis en civil et se sont mêlés à la population».Aucun gouvernement n'a'ordonné l'évacuation de ses ressortissants.Seules les personnes désireuses de quitter le pays embarquent à bord des appareils français, belge et allemand envoyés sur place.À l'aéroport, les militaires rwandais, appuyés par des parachutistes français, belges et zaïrois, contrôlent le bon déroulement des opérations.Environ 170 personnes, surtout des femmes et des enfants de nationalité belge, ont embarqué à bord d'un DC-10 de la compagnie Sabena.Un avion d'Air France affrété par le gouvernement français a quitté Kigali en après-midi avec à son bord des dizaines de personnes.Un premier avion d'Air France transportant 160 personnes, dont 96 Français, des japonais, des Suisses et des Belges, s'est posé hier matin à Roissy.\u2022m *r m m n maigre le blocus Une fillette, lointaine parente de Mandela, tuée par une grenade d'après Renter et AFP JOHANNESBURG ne petite fille, lointaine parente du dirigeant nationaliste noir Nelson Mandela, a été tuée hier matin dans un attentat à la grenade et au fusil de chasse à Soweto, a annoncé le Congrès national africain (ANC).La fillette tuée est l'amère-petite-fille de l'oncle de Nelson MandeJa, a précisé l'ANC.Le père de la victime, Monde Mandela, petit-cousin du vice-président de l'ANC, et son épouse, tous deux grièvement brûlés, ont été admis à l'hôpital de Baragwa-nath à Soweto, selon la police.Automobile Des voisins de Monde Mandela ont affirmé avoir entendu plusieurs explosions, mais n'ont pas vu les auteurs de l'attaque.Son domicile a été entièrement détruit, plusieurs bouteilles de gaz ayant explosé.L'ANC, dans son communiqué, «rélève cette curieuse coïncidence qu'un homme portant le nom de Mandela ait été attaqué juste à ce moment-là».Vendredi, le gouvernement sud-africain a levé le Mode couvre-feu nocturne imposé la semaine dernière à Soweto, estimant que la situation y était redevenue suffisamment calme.La situation dans les cités noires sera d'ailleurs au centre d'un entretien entre Nelson Mandela et le président sud-africain Frederick de Klerk lundi à Pretoria, a annoncé l'ANC.M.Mandela doit fournir au président des preuves sur l'implication des services de renseignements de l'armée, des services secrets (N1S) et du Bureau de coopération civile (CCB - unité spéciale de l'armée sud-africaine récemment démantelée) dans les récentes violences dans les ghettos noirs d'Afrique du Sud, a rapporté le Sunday Star.Lors d'un meeting qui s'est tenu samedi dans le ghetto noir de Groutville, au nord de Durban, M.Mandela a émis des doutes sur la poursuite des négociations avec les autorités sud-africaines.«H y a des moments où j'entretiens des doutes sur le fait de savoir si je dois poursuivre les négociations avec eux (les autorités sud-africaines) en raison de la poursuite des tueries», a affirmé M.Mandela.Reuter Les magasins de Bagdad regorgent de fruits.La viande est abondante et bon marché, malgré le blocus économique imposé il y a deux mois par les Nations unies pour forcer l'Irak à évacuer le Koweït.Seuls les produits de base subventionnés par le gouvernement \u2014 comme le pain, le riz, l'huile, le sucre ou le thé \u2014 sont rationnés depuis le 1er septembre.Quinze jours plus tard, les rations ont été réduites de 50 p.cent, ce qui provoque parfois de longues files d'attente devant les magasins.Mais les réserves alimentaires de l'Irak ont été apparemment sous-estimées par les experts occidentaux.En dehors des produits rationnés, on peut pratiquement tout acheter.«Cela ne veut pas dire que l'embargo est violé, explique l'ambassadeur d'un pays européen, c'est simplement que les réserves alimentaires étaient plus importantes que nous le pensions, que le système de rationnement fonctionne efficacement et que les Irakiens commencent à s'adapter à la situation».Le Conseil de sécurité de l'ONU a imposé le blocus commercial à l'Irak le 6 août, quatre jours après l'invasion du Koweit.Ce blocus a mis fin aux exportations de pétrole irakien, la principale ressource du pays, ainsi qu'aux importations par voies terrestres et maritimes à destination de l'Irak.L'embargo a été étendu au trafic aérien le 25 septembre.De telles mesures commencent à avoir des conséquences sur la vie économique du pays \u2014 mais pas aussi graves qu'on l'aurait pensé.De source diplomatique, on précise que l'Irak possède suffisamment de matériel de rechange pour maintenir ses raffineries en activité et assurer l'alimentation de ses 18 000 000 d'habitants en eau et en électricité.Du point de vue militaire, le pays a assez de pièces de rechange pour assurer l'entretien de ses chars.En ce qui concerne l'alimentation, les ambassades étrangères essaient de savoir quelles sont exactement les stocks de céréales.Les estimations vont de trois à huit mois de réserves, mais rien n'est sûr car lés capacités de stockage sont considérées comme un secret militaire.Avant l'embargo, l'Irak importait plus de 80 p.cent de sa nourriture, surtout des États-Unis, du Canada et d'Argentine.Ces trois pays ont envoyé des navires de guerre dans la région pour contribuer à la mise en application du blocus.Les autorités de Bagdad ne semblent toutefois pas s'inquiéter outre mesure des conséquences de cet embargo sur la population.«En Irak, 70 p.cent de la population a un niveau de vie très bas.Les gens savent se serrer la ceinture.Comme pour le reste, ils s'adapteront.Nous sommes un peuple discipliné et résistant», explique un haut fonctionnaire.Selon certains économistes étrangers, l'abondance de la viande dans les magasins s'explique notamment par le fait que les animaux reproducteurs sont actuellement conduits à l'abattage.Mais la plupart des diplomates estiment irréaliste l'idée, avancée un moment par George Bush au début de la crise, selon laquelle les difficultés économiques pourraient conduire la population à se soulever contre Saddam Hussein, Au contraire, il semble que la colère des Irakiens se tourne non pas contre le gouvernement de Bagdad, mais contre les États-Unis et leurs alliés.À long terme, il est indubitable que l'embargo va réduire le potentiel de l'armée irakienne, car l'embargo aérien affecte avant tout les fournitures militaires autrefois livrées par la France et l'URSS.Consommation DesignJet Art de vivre \tMARDI\t\tMARDI\tMERCREDI\tJEUDI VOUS OFFRE\t«General Motors en 1991:\t\t«La pelure d'automne»\t«Les catalogues: une façon\t«Le vent dans les voiles» CETTE\tplace au luxe»\t\t\td'accéder à plus de 500\t(Meubles de design d'ici SEMAINE\t\t\t\tcommerces canadiens\tqui commencent à connaître \t\t\t\tsans se déplacer»\tle succès ailleurs) \u2022-/-A-\tr Un texte de Denis Duquet\ti-\tUn texte d'Anne Richer\tUn texte de Danielle Bonrçaau\tUn texte de Raymonrl Bernatchez -!-j- LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 7 OCTOBRE 1990 Editorial Paul Desmarais president du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Un remaniement avant tout conjoncturel La politique est l'art du possible.Avec une équipe moyenne, le gouvernement Bourassa ne peut réussir à faire un club champion.Il doit compter constamment sur ses joueurs-étoiles puisque ses réservistes prometteurs sont peu nombreux.Au sein du grand conseil des ministres qui compte 30 personnes, il existe un véritable cabinet de confiance avec les Lise Bacon, André Bourbeau, Marc-Yvan Côté, Daniel Johnson, Michel Page, Cil Rémillard, Claude Ryan.Monique Gagnon-Tremblay et Pierre Paradis JWWRTï sont des ministres seniors mais ils ne font pas «L partie du même cercle.Gérard D.Levesque I \\ j{ vs est maintenu a son poste aux Finances par SnL JÊH \\ respect et reconnaissance.Les Gérald Tremblay à Industrie Commerce, Violette Trépanier à la Condition féminine et Normahd Cherry promu au Travail font partie de la vague montante mais ils doivent faire encore leurs preuves.Remanier un conseil des ministres avec peu d'éléments nouveaux sous la main, gardant à leurs postes des ministres qui font bien leur travail, désirant démontrer à la population une certaine image de stabilité gouvernementale, rend au premier ministre la tâche difficile.M.Bourassa a effectué un remaniement conjoncturel, voulant freiner immédiatement l'insatisfaction populaire qui s'ac- croît sans cesse à l'égard des performances de son gouvernement.Tous les ministres qui ont commis une bévue depuis un an sont mutés: les John Ciaccia et Sam Elkas avec la crise amérindienne; Yvon Picotte avec son dossier des finances municipales; Lucienne Robillard avec ses déclarations sur la réduction du financement des arts.Pour répondre à la conjoncture, pour se refaire une image et une virginité, le chef du gouvernement fait appel à son homme de confiance, au plus crédible des siens, M.Claude Ryan, pour prendre la responsabilité du ministère de la Sécurité publique.M.Elkas, ministre depuis un an seulement, a été visiblement débordé par la situation.En soi, ce n'est pas un ministère très important.Il existe depuis peu.Il n'a qu'une responsabilité: la police.Mais, comme le Québec vit de crise en crise, ce nouveau ministère a une importance ponctuelle.Comme premier mandat, M.Ryan devra faire un grand ménage au sein de la Sûreté du Québec et réussir à redonner à ce corps policier la crédibilité et la confiance perdues.M.Ryan aura peut-être plus de difficultés comme titulaire des Affaires municipales.C'est lui, à titre de ministre de l'Éducation, qui a gagné la bataille sur M.Yvon Picotte en favorisant les commissions scolaires aux dépens des municipalités.L'Éducation, ministère parmi les plus importants, perd un grand mi- nistre qui a accompli une tâche colossale même si elle n'était pas toujours visible.Son successeur, M.Michel Page, perçu davantage comme un politicien que comme un politique, aura de grands souliers à chausser.John Ciaccia ne pouvait conserver son poste de ministre délégué aux Affaires autochtones dans les circonstances.C'est le bouc-émissaire politique de la crise.Il a tout fait, avant et durant la crise, pour sauver la situation.Il a été longtemps laissé à lui-même dans ses démarches auprès des Mohawks.En juillet, il a failli être un héros; trois mois plus tard, il est muté: la vie politique est ingrate.Heureusement pour lui, il conserve sa' fonction de ministre des Affaires internationales.Il n'y a pas si longtemps, il était le seul ministre non francophone à demeurer fidèle à Robert Bourassa lors du débat sur la loi I78 sur la langue d'affichage: la politique est terrible.Christos Sirros devient ministre délégué aux Affaires autochtones.M.Sirros a fait un bon travail auprès des communautés culturelles montréalaises pour les convaincre de s'aligner à la francophonie.Ses possibilités réelles sont peu connues.Il aura amplement l'occasion de se faire valoir.Les autres nominations ne sont, à première vue, que chaise musicale.Plusieurs autres changements seront nécessaires durant ce deuxième mandat pour réussir à renouveler l'équipe ministérielle.Claude masson ¦ I I iJii ix)îte aux lettres m.Alice Poznanska-Parizeau, des deux côtés du miroir Professeur à l'Université de Varsovie, l'auteur enseigne cette année la littérature québécoise à l'université McGHI et à 1VQAM.JOZEF KWATERKO I ls sortent tout droit du \" H conte de mille et une nuit ! ».Elle exultait en me le répétant à son retour de la Pologne en juillet 1981 alors que j'allais y rentrer après un stage en littérature québécoise à l'Université de Montréal.Et ce qualificatif fabuleux et quelque peu mystifiant à l'endroit des gens de Solidarnosc dissimulait, derrière le sourire d'Alice Pari-zeau, une force de conviction quasi prophétique.C'est qu'elle croyait profondément que nous allions les premiers réussir l'impossible pendant que nous rêvions en couleurs dans ce pays des merveilles en faisant l'amer apprentissage de la démocratie avant de connaître, peu après, cette «guerre» que le gouvernement communiste allait livrer à sa société.Affectif et visionnaire, l'optimisme d'Alice Parizeau n'en était pas moins fondé sur sa surprenante capacité de détecter les ruses et les rouages du totalitarisme de type soviétique, mais surtout sur la lucidité avec laquelle elle voyait la fragilité de tout système oppressif confron-aé à ses propres mensonges en période de catastrophe économique.Femme d'un économiste, elle n'était pas économe de son temps lorsqu'elle accueillait les enseignants polonais en séjour de recherche à l'Université de Montréal où elle professait ~-et assumait les fonctions de secrétaire générale du Centre international de criminologie comparée.Elle ne se lassait pas d'expliquer aux criminologues polonais les différences, en matière de droit international, entre un régime où la loi fait la force d'une société et celui où la force fait la loi.Certains en étaient déjà convaincus, d'autres moins.Et je me souviens qu'en 1981, après de patientes discussions nocturnes aux résidences de l'UdM, Alice a réussi à convertir à la démocratie parlementaire et aux principes de l'économie de marché deux professeurs titulaires de Varsovie, communistes de leur état, dont un ancien vice-ministre des Affaires intérieures.Désormais, ils étaient de ses amis.|c les ai rencontrés à Varsovie sous la loi des mesures de guerre: l'un a changé de cap et boudait les généraux, l'autre s'est montré ardent défenseur des prisonniers politiques.À la même période, ici, à Montréal, Alice Parizeau faisait les cent pas devant le Consulat général de la feue République populaire pour protester contre les camps d'internement, les purges et les persécutions.On la voyait s'affairer autour de la quête des fonds afin d'envoyer aux hôpitaux polonais du lait en poudre, des seringues, des vitamines.Après le succès de ses Lilas fleurissent à Varsovie nous l'attendions en Pologne.Elle voulait y venir, être de tout coeur avec nous, nous donner du coeur au ventre.Le consul, paraît-il, était en courbettes devant elle, mais elle a écopé du refus de son visa polonais.Subtile expiation que les puissants de ce monde lui ont administrée pour avoir écrit un «texte subversif » et pour avoir osé adresser au général une lettre ouverte \u2014 percutante et intransigeante condamnation des répressions politiques dans son pays natal.Bien plus tard, elle m'a raconté qu'en la voyant sortir humiliée du consulat, un Alice Poznanska-Parizeau policier fédéral en garde, «un bon gars du lac Saint-Jean», a quitté son poste pour venir lui serrer la main en signe de sympathie et de solidarité.Amoureuse de la Pologne, elle se donnait entièrement pour le Québec.Et on ne mesurera guère le nombre de ses menues démarches \u2014 elle n'a jamais cherché pour cela l'accolade \u2014 et sollicitations très concrètes, à Québec et à Varsovie, pour nous rapprocher de la littérature québécoise, pour la diffuser, la traduire et l'enseigner en Pologne.Afin d'y parvenir, elle pratiquait la guerre d'apache, agissant et s'agitant sur deux fronts, tantôt avec opiniâtreté, tantôt avec ruse voilée et candeur.Ainsi un jour de l'hiver 1981 elle a décidé de me traîner dans sa voiture jusqu'à Québec pour me présenter aux hauts responsables ministériels de la coopération internationale.|e devais être la preuve parlante de l'intérêt des Polonais pour la littérature d'ici et servir de pièce justificative pour l'envoi des livres québécois là-bas.|e n'avais alors qu'une connaissance balbutiante des lettres au Québec mais je m'exécutais vaille que vaille.|e parlais aux fonctionnaires de Godbout, de Ferron, de Miron.Ceux-là, débonnaires, m'appelaient par mon prénom et me renvoyaient des sourires qui n'avaient rien de fictif, car la même année nous recevions déjà à l'Université des caisses débordant de « fiction » québécoise.Ce n'est qu'après ce «coup monté» qu'Alice Parizeau est venue à Varsovie pour négocier avec Henryk Samsonowicz, notre recteur et eminent médiéviste (l'actuel ministre de l'Éducation nationale), l'ouverture d'un Centre d'études québécoises à l'université.Lors de cette audience, clic l'interrogeait sur la reine Hedvige et lui demandait des références bibliographiques pour écrire son futur roman «polonais» (il doit sortir sous pieu comme oeuvre posthume).Le recteur rétorquait et lui parlait des niaiseries militaires que Montcalm aurait commises au feu de la bataille des Plaines d'Abraham.Alice est sortie victorieuse de ce débat historique car le Centre fut créé en 1984.Munis d'ouvrages et de documents nécessaires, nous avons publié la même année un numéro spécial de la revue Lite-ratura na swiecie (Littérature dans le monde) consacré entièrement à la littérature du Québec, tiré à 25 000 exemplaires et qui s'est vendu comme des petits pains.Elle en a fait une critique solide pour Lettres québécoises (no 39/1985) où elle renchérissait avec fierté et non sans raison: «Assez curieusement, c'est à Varsovie, où les pénuries de papier rendent l'édition difficile ou même impossible, surtout quand la censure se met de la partie, qu'on vient de présenter à l'ensemble de la production littéraire québécoise une sorte d'hommage et de susciter un intérêt réel pour son évolution et pour certains de ses écrivains».L'une des dernières initiatives d'Alice Parizeau fut de proposer aux éditions Leméac de Montréal de faire traduire leurs auteurs en Pologne et de publier au Québec des auteurs polonais non encore traduits en France.Entreprise séduisante, mais qui frôlait l'illusion étant donné l'incompatibilité de nos moyens et de nos deux systèmes éditoriaux.Elle en était consciente, mais elle avait la foi et ce sentiment indéracinable qui lui disait que cela devrait aboutir.À peine arrivé à Montréal il y a un mois, je voulais lui dire au téléphone que j'apportais dans mes valises ma traduction des Belles-Soeurs de Tremblay.Elle ne pouvait pas me parler.Son mari m'a dit qu'elle allait me rappeler le jour même.le lendemain, le surlendemain.Je l'imagine lire Les Belles Soeurs en polonais, rassérénée et attentive, à l'écoute des sonorités polonaises de cette pièce, pouffant de rire par endroits.Telle elle restera dans ma mémoire.Alice Poznanska-Parizeau, la femme au coeur d'or, elle demeurera présente parmi nous comme femme du dialogue ininterrompu entre la Pologne et le Québec.Guy Cormier LA SEMAINE Des nouvelles d'Eric Klerans Eric Kierans ù est Eric Kierans?Eric Kierans avait été ministre dans le gouvernement Lesage et il joua un rôle capital dans l'établissement de l'assurance-hospitalisation, étendue ensuite aux frais médicaux.Ultérieurement, il devint ministre des Postes dans l'un des gouvernements de Trudeau.Où se trouve-t-il.aujourd'hui?Apparemment, à Halifax.C'est de là qu'on a pu l'entendre parler, comme économiste, de l'unité de l'Allemagne retrouvée.Est-ce un bien, est-ce un mal?L'événement est, en tout cas, considérable.La date du 3 octobre restera comme une date historique.De cela tout le monde convient, à travers les innombrables interviews, commentaires, éditoriaux entendus ou publiés durant la semaine qui finit.Que réserve l'avenir?Si la nouvelle Allemagne réussit son pari, elle risque d'écraser tous ses concurrents dans le domaine économique.Si la nouvelle Allemagne échoue, elle pourrait être tentée par l'aventure politique.L'Allemagne de l'Est est un cadavre.Pour le réanimer, il faudra un effort surhumain.Gardons-nous de pronostics et de vaticinations.Les médiacrates n'avaient pas prévu l'effondrement du mur de Berlin.Mais ils n'avaient pas deviné non plus la vraie nature d'Adolf Hitler.L'image la plus saisissante de la semaine: un avion de la Lufthansa (ligne nationale allemande) se posant à Berlin, sur cet aéroport que la défaite avait interdit à l'aviation civile allemande depuis 1945.Octobre 1970 evues, journaux, émissions de radio et de télévision retracent, 20 ans après, les épisodes principaux de ce qu'on peut appeler la crise d'octobre 1970.J'ai connu fames Cross, à l'époque où il était en poste à Montréal (au Consulat de Grande-Bretagne).C'était un homme doux.Pierre La-porte, tout le monde le connaissait, à la fois comme journaliste et homme politique.Comme personnage public, il ne suscitait ni grande haine ni amour désordonné.Sa mort apparaît aujourd'hui comme une sorte de «happening» idiot, à une époque où notre vie collective était ponctuée de nombreux «happenings».L'erreur du FLQ a été de penser qu'on pouvait faire une révolution complète sans conscience révolutionnaire dans le peuple.Il y avait un bouillonnement dans plusieurs couches de la société, mais pas de véritable conscience révolutionnaire, i De la réaction d'Ottawa, de la loi des mesures de guerre, des ro to m on dad es de Trudeau il est difficile de parler en quelques lignes.La réaction du gouvernement fédéral a été aussi disproportionnée que celle des Russes envoyant leurs chars à Prague en 1968.Réaction en outre saugrenue.Les hommes qui ont décidé de l'envoi de soldats au Québec en 1970 n'étaient pas des militaires, n'étaient pas des chefs de guerre, n'ont pas fait la guerre.Pour dire les choses le moins crûment possible, cette génération de petits bourgeois ((es années 40 était constituée de pacifistes, d'anti-mi-litaristes, d'objecteurs de conscience, de «Quail» (vice-président actuel des E.-U., qui a préféré faire son service militaire à domicile, plutôt que d'aller se faire tuer au Vietnam).Semaine de déprime n vent de pessimisme a balayé l'Amérique du Nord la semaine dernière.À Wash- EN DIAGONALE ington, on espérait encore vendredi soir un accord sur le budget.Mais l'insuffisance des mesures et les tiraillements entre l'administration Bush, les leaders du Congrès et un Congrès lui-même déboussolé ont illustré le caractère sérieux d'une crise qui n'est pas uniquement financière.Des indices, comme la mévente de l'automobile made in USA pendant que les japonais remportent tous les succès sur le sol américain, laissent planer des doutes sur l'aptitude de nos voisins à relever les défis nouveaux.Pessimisme aussi au Canada devant le spectacle inénarrable donné par le Sénat et l'impasse fiscale et constitutionnelle.Du coté de chez George Les États-Unis vont encore être obligés d'emprunter l'an prochain (250 milliardsS (d'après le Financial Times).À l'étranger, on n'a peut-être pas fait suffisamment attention à la profondeur du trou créé par la faillite du réseau des caisses d'épargne.On a une petite idée de l'étendue de la catastrophe quand on sait que si l'opération militaire au Moyen-Orient coûte 15 milliards pour l'année en cours, la faillite des caisses d'épargne laisse un manque à gagner de 500 milliards.L'État américain ayant garanti les dépôts, c'est le contribuable qui va trinquer.Aux personnes qui s'intéressent au fonctionnement du système bancaire américain (différent du nôtre à tant d'égards) je signale un article très complet de la revue Harper's (septembre) sur le scandale dit des «S&L».Dans un tout autre ordre d'idées, le président George Bush a modifié légèrement sa position dans l'épineux dossier du Moyen-Orient.Il ne fait aucune concession au potentat de Bagdad, Saddam Hussein, mais semble disposé à étendre à la question palestinienne l'étude des problèmes de la région.George Bush En bref e premier sommet des enfants» qui s'est terminé à New York dimanche dernier, a suscité de nombreux commentaires.«Quinze millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année dans le monde; les deux tiers de ces décès ont pour origine des maladies faciles à traiter.Le sida gagne du terrain.Avant le siècle prochain, plus de 15 millions d'enfants africains seront morts du sida.En Asie, un enfant sur deux est sous-alimenté.(Le quotidien Libération.) m La reprise des relations diplomatiques entre Londres et Téhéran inspire un enthousiasme très modéré à la presse anglaise.Le Times de Londres estime que c'est la Grande-Bretagne qui a été amenée à faire toutes les concessions.De son côté, le Scotsman pense que le nouvel état de choses peut alléger le sort de Salman Rushdie, cet auteur condamné à mort par décision des ayatollahs de Téhéran, et peut-être .conduire à la libération de l'otage Terry Waite.\u2022 Le Monde de Paris s'est donné cette semaine un nouveau directeur en la personne de Daniel Vernet, qui succède à André Fontaine.Le Monde a créé tout un émoi ici en juillet quand il a annoncé que la police du Québec avait tué un Indien à Oka.En réalité, s'il est vrai que le chapeau annonçait la mort d'un Indien, le corps de l'article disait très exactement que c'est un policier de la Sûreté du Québec qui avait été mortellement atteint.Même dans la presse canadienne, la meilleure.du monde (qui oserait en douter!) il arrive parfois que le titre annonce le contraire de ce que relate l'article. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 OCTOBRE 1990 La B3 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 7 OCTOBRE 1990 La personnalité de la semaine Honoré par ses pairs «pour son apport exceptionnel à Vindustrie de la radio » DANIEL LE MA Y Certains noms sont gage de succès.Dans le domaine de la.radio, celui de Paul-Émile Beaulne égale réussite immédiate, une équation qui ne s'est jamais démentie depuis 30 ans.«Pour son apport exceptionnel à l'industrie de la radio», le vice-président exécutif de Radio-mutuel a reçu la semaine dernière le Grand prix de l'Association canadienne des radiodiffuseurs de langue française (ACRTF).Cette récompense lui vaut le titre de Personnalité de la semaine de La Presse, qu'il a reçue cette semaine au siège social de Ra-diomutuel.«La reconnaissance des pairs revêt toujours un caractère particulier.Je suis très fier de ce Grand prix de l'ACRTF, ma première récompense du genre.«Je m'arrête rarement pour regarder en arrière mais cette fois, je me permets une pause pour évaluer le chemin parcouru depuis 30 ans.Ça va vite.» Paul-Émile Beaulne voulait devenir réalisateur de télévision.En 1961, il fallait que ce soit à Radio-Canada, seul télédiffuseur à l'époque.Un lundi matin, il y entre comme.estafette aux archives.Loin de «l'action», son impatience grandit; en parallèle, il est figurant dans une pièce, tourne un bout de film et écrit des textes humoristiques qu'il propose bientôt à Yvan Duchar-me, morningman à CI MS.«CJMS, c'était LA radio.Jamais dans l'histoire de la radio au Québec, une station n'aura exercé une telle influence.C'était une radio très américanisée; 80 p.cent des chansons qui y tournaient étaient en anglais.Tout le monde au Québec était branché sur CJMS: le gros de l'auditoire et tous les artistes, producteurs et disquaires.Si un disque ne tournait pas à CJMS, c'était fini.» Le jeune Beaulne entre «finalement» à CJMS en 1963 comme scripteur commercial mais convainc vite le directeur des émissions, Jacques Matti (connu plus tard comme potineur artistique), de lui donner une demi-heure le dimanche soir.Jeunesse ù la une, bientôt rebaptisée La 19e heure, est une émission d'affaires publiques destinée aux jeunes.Paul-Emile Beaulne travaille à ses premières créations radio: avec des jeunes «partis sur le LSD», en prison avec des détenus, aux grandes orgues de l'église Notre-Dame.On est à la veille d'Expo 67 et Montréal s'ouvre alors sur une certaine modernité.Pas tout Montréal.Paul Coucke lit encore de virulents éditoriaux sur les ondes de CJMS, la station qui «pense pour vous».Ses cibles préférées: les syndicats et tout ce qui ressemble de près ou de loin à des «séparatistes».En 1967, Paul-Émile Beaulne est envoyé à Ottawa pour lancer CJRC.Il persuade Charles Azna-vour de devenir «parrain» de la station: «J'avais planifié six mois de programmation; Azna-vour est venu en studio et nous avons enregistré pendant des jours.«'Bonjour.Ici Charles Azna-vour.Il est dix heures et il fait beau en Outaouais.' J'ai fait la même chose avec 35 autres artistes, Petula Clark, Gilbert Bé-caud : toutes les top stars de l'époque.Tout était sur ruban mais les gens appelaient pour parler à Aznavour et aux autres.En deux mois, nous avons effacé la compétition.» Qui se résumait à CKCH Hull, propriété des Oblats; pas trop pop.Retour à Montréal Mais à Montréal, CJMS a des problèmes et Beaulne est vite rappelé comme directeur des émissions.Six mois plus tard, la station a repris sa place au sommet avec les Yvan Qucharme, Normand Frechette, Emile Ge-nest, Paolo Noël, Fernand Gi- PAUL-ÉMILE BEAULNE « En radio, le plus dangereux est de changer les habitudes d'écoute» gnac, Gilles Latulippe et Yvon Deschamps.Les animateurs commencent à parler plus; on se rapproche tranquillement de la radio de «personnalités» d'aujourd'hui.En 1971 \u2014 CJMS est toujours no I \u2014, Paul-Émile Beaulne suit Rock Demers à CKAC-Télémé-dia, malgré un contrat «en acier inoxydable».Il est nommé directeur général de CKAC et vice-président programmation de Télémédia.«Au cours de la Crise d'octobre, CKAC avait accédé à une certaine crédibilité en information sur laquelle nous voulions nous appuyer pour amorcer le virage.» Premier flash: CKAC commence à présenter ses bulletins de nouvelles 15 minutes avant l'heure.«Le plus dangereux en radio est de changer une habitude d'écoute mais quand ça réussit, on peut aller loin.» CKAC s'appuie sur trois bases: le baseball des Expos, la tribune téléphonique de Yvon Dupuis et l'émission du matin de Jacques Proulx, la première avec les «services» de météo, de circulation et d'information.Suivront d'autres nouveautés: l'indicatif musical (Tout le monde le fait, fais-le donc.CKAaaaa.C), les grands bulletins, la «météo révisée», le Festival de l'humour.Au premier sondage de 1972, CKAC détrône CJMS avec plus de 850 000 auditeurs.Paul-Émile Beaulne venait de changer de camp.Les «lignes ouvertes» ont fait leur temps?Qu'à cela ne tienne! «Si les gçns n'appellent plus, nous, on va les appeler»: Lin formateur est né, adapté sur mesure pour Pierre Pascau (1981).d'une émission de Barbara From à CBC Radio.«Dès que je voyais un courant, se rappelle M.Beaulne, je le rentrais dans la machine.» Infernale, d'après tous les témoins.L'année du grand saut» 1984.À la suite de périlleuses expansions en Ontario et dans le domaine cinématographique,\"; Radiomutuel est au bord de la faillite: 14 millions $ de dettes sur des ventes annuelles de 16-17 millions $.Fin mars, coup de théâtre! Paul-Émile Beaulne et son comparse Normand Beau-champ quittent CKAC-Télémé-dia pour devenir actionnaires minoritaires de Mutuel; ils en prendront le contrôle en septembre 1985.« La marge de manoeuvre était mince.Seulement deux stations étaient rentables: CKMF à Montréal et CJRP à Québec, à cause d'André Arthur.Mais il est parti à CHRC quelques mois plus tard.avec la moitié de notre profitabilité.Tout le monde en ville nous comptait morts.» Une première émission d'actions publiques de 12 millions $ colmate la brèche; une seconde, en mai 1986 (8 millions $), assure le capital nécessaire au redressement.et à l'expansion.Devant la montée du FM, Radio-mutuel décide de «construire» le premier réseau FM privé du Québec : des deux stations du début, on passe à cinq qui aspirent toutes au premier rang de leur marché si elles n'y sont déjà.Radiomutuel se lance plus tard en télévision (dans MusiquePlus avec le groupe torontois CHUM) et dans l'affichage (Omni).Les affaires vont bien.Paul-Émile Beaulne parle de «synergie de vente», de «plan de commercialisation », de «mix média».Ses collaborateurs n'ont tous qu'un objectif: le «suivre».Ça prend beaucoup d'énergie et de temps.Paul-Émile Beaulne se définit comme un «homme de marketing-produit»: «Mes tâches d'administrateur ne m'ont jamais éloigné de la radio.En rentrant le matin, je cherche des idées.Je vais arrêter quand je ne m'amuserai plus.» *; Pas demain.Pour le congé de l'Action de grâces, Paul-Emile Beaulne est allé à New York.Pour se «changer les idées.Puis écouter un peu de radio».Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Vexcellence naît de Veffort.Air Canada Demain, \u2022 # à leur émission respective, Gaston L'Heureux et Michel Desautels s'entretiennent avec la personnalité de la semaine.L'Heure G.Du lundi au vendredi 23h05 Ici comme ailleurs Du lundi au vendredi 9h30 ÀCBF690 ,î(c& Radio-Canada '«f?Télévision et radio B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 OCTOBRE 1990 ' A I Denis La voie S Walk fc'Si e ¦ r ¦ ¦ ¦ a « i ¦ t I ft 11 4 «, « 9 C i « ft 1 \u2022 I f I h 3 I C I ft f t 1 t t » C I I I ft C 1 t I i t ft ¦ I t r \u2022 B i II t ft ¦ ¦ t I ft t I I » ft II t ¦ S \u2022 ».I h ft 9 t I t » i r ft ¦ r ¦ t » » nstigateur d'un nouveau traitement révolutionnaire du cancer de lu pros-late, qui prolonge la vie des patients de plus d'un an et demi, le docteur Fernand Labrie, directeur du Centre de Recherche du Centre hospitalier de l'Université Laval, s'est vu décerner le prix Michel Sarrazin lors du congrès du Club de Recherches cliniques du Québec.Ce prix est décerné à un chercheur dont les travaux ont une influence marquante dans le domaine de la médecine.Le docteur Labrie travaille actuellement à un nouveau traitement du cancer du sein.m Wà i I ¦ ite C'est sous le thème Pleins feux sur l'arthrite et les rhumatismes, que se tiendra, couplé avec une exposition, le 62e congrès international de l'Association des médecins de langue française du Canada.L'association, présidée par le docteur Wilhelm B.Pelle-mans, disposera d'une quinzaine de stands au Complexe Desjardins et cette exposition permettra au grand public de se familiariser avec les maladies articulaires.Un stand traitera des problèmes de dos.Quant au congrès, il se tiendra du 11 au 13 octobre au Complexe Guy-Fa-vreau.Lauréate du 13e concours de l'Association des journalistes de la presse spécialisée, Denyse Perrcault a remporté le prix décerné pour la qualité d'écriture.Les autres lauréats sont: Jean-Pierre Drapeau, Aubert Tremblay, Benoit Prieur et Hélène Lévesque.La Société d'arthrite présentera un spectacle-bénéfice mettant en vedette Angèle Dubeau et Alexandre La-goya.Ce 14e gala bénéfice sera présenté à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, le lundi 29 octo-r bre à 20 h.Le coût des billets est 'de 200$.On peut s'en procurer -en s'adressant à la Société d'arthrite au 842-4848.C'est à la salle Tudor du magasin Ogilvy que les Amis du Musée McCord d'histoire canadienne sont conviés à se rencontrer, le mardi 23 octobre.Co-présidée par Lan a Harper, Linda Leux et Louise Melling, cette soirée sera sous le thème Notman et son temps.Les participants pourront se faire photographier avec des accessoires d'époque, à la manière Notman.Les billets, aux prix de 75 $ et, de 150 $ pour les patrons d'honneur sont disponibles au Musée, 398-7100.Près de 400 personnalités du , monde des affaires ont répondu généreusement à l'invitation du Mouvement québécois des chantiers qui tenait une première campagne de souscription au Jardin botanique.L'organisme voué au développement de l'emploi chez les jeunes de 16 à 25 ans, a alors recueilli 55 000$.C'est la présidente directrice-générale de Radio-Québec, * a iiiivi/i.)>v «/wi fraud, qui présidera le dîner-gala 1990 de la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine.Ce dîner-bénéfice aura lieu le vendredi 12 octobre à 19 h au Centre Sheraton de Montréal.Pour se procurer des billets, s'adresser à Louise L'Heureux-Borne, au 345-4710.Paul Piché a accepté de prêter sa voix et son image à la campagne de recrutement de l'Association des Grands Frères et Grandes Soeurs de Montréal.L'auteur-compositeur-interprète interprétera sa chanson l'appelle dans un vidéoclip promotionnel.Deux cent garçons espèrent ainsi se trouver un Grand Frère.Les hommes intéressés peuvent se présenter à une séance d'information qui aura lieu le 10 octobre à 17 h 30 au 3740 rue Berri au troisième étage.Pour renseignements additionnels: 842-9715.Le ministre du Tourisme du Québec, André Vallerand, a profité de la Journée mondiale du tourisme pour inviter ses partenaires de l'industrie touristique à participer à l'essor du tourisme québécois en s'inscrivant au concours des Grands prix du toursime québécois avant le 1er novembre.Le président du Conseil du patronat du Québec, Ghis-lain Dufour sera le premier orateur à participer au Forum de réseau d'affaires et de professionnels pour les minorités qui se tiendra le mercredi 24 octobre, à l'hôtel Maritime, sous le thème Faire ressortir la contribution et la part économique de la minorité.Renseignements, 465-2367.Les employeurs peuvent trouver une jeune main-d'oeuvre formée au marché du travail grâce à Emploi-jeunesse, du Service externe de main-d'oeuvre, qui dispose d'une «banque de candidats présélectionnés et formés aux exigences du marché du travail».C'est une occasion d'aider ceux qui sont le plus touchés par la chômage, les moins de 30 ans.Un stage préemploi est offert.Pour tout renseignement, 253-3232.Vingtième anniversaire de la Fondation Père Eusèbe Ménard.le 21 octobre à la salle de bal de l'hôtel Bonaventure.Le conférencier sera Paul-Emile Per reault, prêtre, qui a oeuvré auprès du fondateur de l'Oeuvre des Saints-Apôtres.On peut se procurer des billets à 35 $ au bureau de la Fondation Père Eusèbe Ménard, 65 rue de Castelnau.Montréal, on en téléphonant at 274-7645.À JEUDI mocss de Marnants .Noces de diamants pour Alfred Raymond, 83 ans et sa femme née Simonne Labonté, 79 ans.Ils se sont épousés le 1er septembre 1930 en l'église Saint-Pierre-aux-Liens de Saint-Pierre.Le couple de retraités vit aujourd'hui à Laval.LaRDMk reçoit La réunification allemande a été célébrée à Montréal lors-d'une réception offerte par le consul général de la République fédérale d'Allemagne, Michael Schmidt (au centre), qui a accueilli avec sa femme Ann Rose Schmidt plusieurs personnalités, dont Régis Vigneau, secrétaire aux affaires internationales de la Ville de Montréal.BXOél Deux chefs d'entreprises s'associent à l'École des hautes études commerciales (HEC), pour offrir leurs conseils aux professeurs, chercheurs, étudiants et à la direction des HEC tout au long de l'année.Le directeur j des HEC, Jean Cuertln (à droite) accueille avec plaisir Pierre Shponer (auparavant président du Croupe Coopérants) et Georges Lafondfau centre) qui était auparavant président de la Caisse centrale Desjardins.ftiacMne l'Gtn&ortG La SIDAC du centre-ville de Lachine s'est vu remettre le Grand Prix d'excellence du Regroupement des SIDAC du Québec, pour son plan stratégique de revitalisation du centre-ville de Lachine.De gauche à droite: Ghis lain Dufour, directeur général; Marcel Jarry, président; André Lafleur, trésorier; Ginette Tessier, administratrice; ont reçu le prix remis par Norman Bolduc, sous-ministre aux Affaires municipales (à droite).Moces d'or Maurice Dumont, 78 ans, et Georgette Ménard, 70 ans, célébraient récemment le cinquantième anniversaire de leur mariage, un événement que leurs trois filles (Suzanne, Madeleine et Nicole) ainsi que leurs cinq petits-enfants, ont voulu souligner.y a SO ans Il y a 50 ans aujourd'hui, Jean Payette épouçait Fernande Bouthllller.Leurs enfants (Use, Françoise, Jean, Lorraine et Pierre), leurs sept petits-enfants, parents et amis doivent célébrer aujourd'hui cet événement dont il garde le témoignage photographique.T Sciences et techniques LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 7 OCTOBRE 1990 B5 I ûr -Ci* UdVBdU Ul It UUUVU IC7 I II du premier morse de la Mer de Champlain CAROLE THIBAUDEAU CL es frères Jacques et Raymond Daviau, producteurs agricoles à Sainte-Julienne, près de Raw-don, ont découvert ^ sur leur terre un mor- rnÊBÊm se fossilisé, en bordure de ce qui était autrefois la Mer de Champlain, il y a entre 12700 à 9 700 ans.«Quand la pelle a buté sur ce qui semblait être les os d'un crâne, j'ai pensé: étrange, à cinq pieds! Les anciens n'auraient pas enterré un boeuf à cette profondeur, relate Jacques Daviau.Dans la glaise surtout! Ca ressemble à une tête de morse, a lancé mon frère.» Les quatre frères Daviau ont toujours été «pas mal intéressés» par la nature.«Nous avons ramassé des fossiles en face du rocher Percé, relate Jacques Daviau.Jamais je n'aurais pensé en découvrir un sur notre propre terre!» Les quatre frères vivent de l'exploitation de la terre familiale, à Sainte-Julienne, près de Rawdon.Ils étaient en train de creuser avec une pépine lorsque la pelle a heurté un objet qui semblait tout d'abord en plastique blanc.Le premier morse D'emblée, les frères Daviau ont l'intuition d'une importante découverte scientifique.En fait, ils viennent de découvrir le premier morse fossile de la Mer de Champlain.Leur neveu, Marc Daviau, essaie d'intéresser un scientifique à cette découverte.Il essuie quelques échecs avant de rencontrer le géologue Michel Bouchard, de l'Université de Montréal.La pièce retient immédiatement l'attention du géologue, qui l'expédie au spécialiste canadien des mammifères fossiles: M.Dick Harrington, à Ottawa.Aucun doute possible: il s'agit bien d'une tète de morse, un mâle, VOdobenus rosmarus, une espèce qui vit encore de nos jours.En comparant le diamètre de la défense du morse avec celui d'un morse de 15 ans mort récemment dans les territoires du Nord-Ouest, on en déduit que le morse fossile a dû décéder vers I age de 14 ans.Pour en obtenir la confirmation, les chercheurs vont sectionner une dent du morse et de calculer son âge d'après les anneaux de croissance.«Les défenses sont plutôt courtes, droites et peu divergentes, ce qui est plus commun chez les morses de l'Atlantique que chez ceux du Pacifique.L'ensemble du spécimen a une apparence plutôt rugueuse et montre des signes d'érosion», écrit M.Harrington dans le rapport qu'il expédie à Michel Bouchard.Selon M.Bouchard, le morse daterait de 10.000 â 12.000 ans avant notre époque.Un petit échantillon d'os sera soumis aux accélérateurs de I'lsotrace Laboratory de l'Université de Toronto, où le docteur W.E.Kie-ser pourra ainsi dater le spécimen plus précisément qu'au carbone 14.Samedi le 29 septembre, un petit groupe de scientifiques est allé échantillonner le sol dans lequel on a retrouvé la fameuse tête.«On n'a trouvé aucun os additionnel, relate Michel Bouchard.Cela penche en faveur de l'hypothèse selon laquelle une tempête aurait brisé un cadavre de morse et fait rouler sa tête loin sur la plage.» Ce même samedi, Jean-Piere Guil-baut, géologue consultant pour l'Université de Montréal, a recueilli des échantillons de la glaise autour de la découverte, afin d'examiner des micro- fossiles nommés forami-nifères.Les foraminifères sont en réalité les restes d'un très vieux plancton.En connaissant lesassem-blages de micro-organismes qui formaient le plancton â cette époque, M.Guilbaut pourra déterminer quelle était la salinité de l'eau, sa température et sa profondeur.«Il est difficile de comprendre pourquoi on n'a jamais trouvé de morse ayant appartenu à la Mer de Champlain» , écrivait M.Harrington en 1977.On trouve pourtant dans les vestiges de la Mer de Champlain tout ce qu'il faut à ces mammifères: beaucoup de mollusques marins et un habitat adéquat.Par ailleurs, on a retrouvé des restes de VOdobenus rosmarus dans 14 localités au Nord-est de Mer de Champlain, à l'endroit où était autrefois la Mer de Goldthwait, occupant la Côte Nord et la Gaspésic.Le «passage rétréci» à hauteur de Québec existait alors et constituait un bras de communication entre la Mer dç Champlain.; La rarissime pièce paléontologi- appartient de droit aux frères Da-que que constitue la tête du morse viau, puisqu'ils l'ont trouvée sur leurs terres.Les Daviau tiennent cependant à ce que la pièce reste au Québec et même à Montréal si possible.Le futur Musée des sciences et de la technologie de Montréal sera-t-il sur pieds à temps pour récupérer la pièce?De son côté, le responsable des Collections du Musée de la Civilisation du Québec, M.Richard Dubé, est vivement intéressé à recueillir la fameuse tête.Mer de Champlain La Mer de Champlain recouvrait de son eau salée toute la région de Montréal, de 12.700 à 9 700 avant notre époque.À cette époque, le poids des grands glaciers enfonçait la croûte du continent de plus de 215 mètres par rapport à son niveau actuel.La Mer de Champlain recouvrait toute la vallée du Saint-Laurent, de Québec aux Grands Lacs, incluant ce qui est actuellement le Lac Champlain.Au moment de l'ennoyage maximum, les eaux salées s'étendaient d'ouest en est en un bras de mer au-delà d'Ottawa, jusqu'à Petawawa en Ontario, vers le sud jusqu'à l'actuelle ville de Brockville, Ontario, et enfin vers le sud-est et l'est jusqu'aux Adi-rondacks et aux Appalaches.Un bras de mer s'étendait aussi jusqu'à l'actuel Lac Champlain, autrefois occupé par de l'eau salée.Jean-Pierre Cuilbeault, géologue consultant pour l'Université de Montréal, recueille des échantillons du sol qui entourait le morse fossile.PHOTO LUC SIMON PERRAULT.La Presse La neurochirurgie de Notre-Dame réussit à traiter la grave maladie du torticolis L'équipe du Dr Guy Bouvier a fait une percée technologique JEAN-PIERRE BONHOMME La neurochirurgie québécoise a atteint un niveau de compétence international exceptionnel en matière de traitement des dystonies (ces troubles musculaires nerveux multiformes) et elle annonce ces jours-ci qu'elle peut, sans effets secondaires, guérir pratiquement tous les cas de torticolis.Le Dr Guy Bouvier a expliqué récemment à La Presse que les techniques, développées par l'Unité de neurochirurgie «fonctionnelle» dont il a la direction à l'Hôpital Notre-Dame, peuvent maintenant guérir près de 90 p.cent des torticolis.Le torticolis n'est pas la maladie bénigne qu'on croit; elle n'est pas une simple névralgie.C'est plutôt un déséquilibre de la tension musculaire qui tire, en permanence, et avec des tremblements, la tète sur un côté du corps.Les inconvénients de cet état sont très lourds à porter et, précise le médecin, ils sont largement héréditaires.La médecine omnipraticienne, dit le chirurgien, ne connaît pas toujours l'état d'avancement de la chirurgie québécoise en cette matière, et il arrive encore, regrette-t-il, que des malades soient indûment laissés dans leur triste situation.L'Hôpital Notre-Dame est l'un des rares hôpitaux d'Amérique du Nord à posséder une pareille expertise; il est le seul au Québec.Ailleurs on traite encore le torticoli avec des moyens chimiques, des drogues, la «toxine botulinique» notamment, dont l'action - une détente musculaire localisée - ne produit pas d'effet bénéfique qui dure plus de quatre mois.Certaines interventions au niveau du cerveau n'ont pas toujours donné de bons résultats.L'équipe de neurochirurgie fonctionnelle de l'Hôpital Notre-Dame a pu, depuis qu'elle a fait ses premiers pas, il y a dix ans, traiter quelque 300 cas graves dont plusieurs sont venus de l'extérieur du Québec.Elle effectue au moins une opération de ce type par semaine.Il pourrait y avoir encore, au Québec, des centaines de cas qui nécessitent une intervention.On compte quelque 55 000 cas de torticolis aux États-Unis.Le traitement québécois s'appelle la «ramisectomie postérieure» .Il s'agit de couper le rameau arrière d'un nerf qui part de la colonne vertébrale afin que celui-ci cesse d'exercer la tension nocive.Il s'agit donc d'un «dénervation sélective des muscles».Le Dr Bouvier rappelle que le pionnier, en cette matière, est le Dr Claude Bertrand.Celui-ci est toujours actif et prend encore part aux opérations.C'est lui, du reste, qui a intéressé le Dr Bouvier à aller se perfectionner à l'hôpital Sainte-Anne de Paris.Cette institution réunissait, il y a plus d'une décennie, les plus grands experts dans le traitement chirurgical des dystonies; des epilepsies notamment.Les techniques, développées par le Dr Bouvier et ses collègues Bertrand et Molina Negro, consistent à couper un esnbranchement des nerfs effé- Les personnes atteintes de torticolis vivent des situations particulièrement troublantes.On voit ici une personne atteinte dont le cou a été redressé par l'action du scalpel du Dr Bouvier.rents, ceux qui prennent racine dans la colonne vertébrale, pour distendre les muscles.Avec les méthodes plus anciennes oncoupait tout ce nerf à la racine et les malades après avaient une tête redressée mais parfois ballotante.Les techniques du Dr Bouvier, et de ses collpar ailleurs, permettent d'atteindre le nerf à sectionner par l'intérieur de la musculature, au raz des os; auparavant, par les techniques moins évoluées et plus compliquées, on opérait en traversant les muscles.Le Dr Bouvier regrette que l'équipe française parisienne, d'où il a tiré une bonne part de sa science se soit maintenant dissoute.II signale néanmoins que les expertises neurologiques de ce type se sont maintenant réparties ailleurs en France, à Rennes notamment.«La France, explique le médecin, possède actuellement les services de pointe les plus évolués du monde et ses moyens de traitement se trouvent aujourd'hui, dans tous les domaines, à la fine Cointe de la technologie occidentale, e Québec, de ce point de vue des moyens technniques et de l'accessibilité, dit-il, commence à prendre du retard ».Pour conserver son avance actuelle dans le domaine de la neurochirurgie, dit le médecin spécialiste, les hôpitaux, surtout les hôpitaux de culture française comme l'hôpital Notre-Dame, devront faire de grands efforts financiers pour moderniser leur équipement et assouplir leurs méthodes administratives.Par ailleurs, le médecin se demande si, pour maintenir un niveau de pointe moderne, le nombre des centres de traitement, des services spécialisés, dans les hôpitaux, ne devrait pas être considérablement réduit.La ville de Lyon, par exemple, fait-il valoir, n'a qu'un seul service hospitalier spécialisé en neurochirurgie pour desservir un bassin de population de six millions de personnes, tandis que Montréal en a douze pour en desservir deux millions.Le traitement du torticolis à Notre-Dame compte parmi les autres qui sont effectués en neurochirugie.Les équipes de Notre-Dame traitent plusieurs autre» maladies comprises dans la catégorie des dystonies dont l'épilepsie, les tremblements, le Parkinson.Et, surtout, elles sont particulièrement efficaces dans le domaine de la neurologie tumorale ordinaire.Il est depuis peu établi, dit enfin le Dr Bouvier, que contrairement à ce qu'on a déjà pensé, les dystonies n'ont pas de causes de caractère psychologique ou psychiatrique.! i » R r f t Le docteur Ted Boadway, directeur de la polit! que de santé de l'Association médicale de l'Ontario, innocule l'auteur de cette chronique.Jouez-vous à la roulette russe avec la grippe?W.GIFFORD-JONES collaboration spéciale mmff* ela ne m'arrivera pas!».Si telle est votre attitude, vous risquez de vous trouver cet hiver au nombre des milliers de victimes de la grippe.Mais si vous avez pris la précaution de vous faire vacciner, non seulement vous éviterez-vous quelques semaines extrêmement désagré- ! ables, mais vous pourrez même vous éviter la mort.\\ 0 Le Comité consultatif national sur l'immunisation ; (CCN1) a prédit que cet hiver, la grippe terrasserait ?encore une fois des milliers de personnes.Et pour la simple raison que 70 pour cent de ceux qui ont besoin de se faire vacciner ne l'auront pas fait, parce qu'ils auront sous-estimé la gravité de cette maladie, en l'assimilant bêtement au rhume.L'hiver dernier, cette erreur a causé la mort de 35000 personnes en Amérique du Nord.Avant l'avènement du sida, la grippe était décrite comme «la dernière grande peste virale».Durant la semaine du 23 octobre 1918, 21000 personnes y suc- î combèrent aux États-Unis: il s'agissait du taux de ; mortalité le plus élevé à jamais avoir été enregistré dans ce pays en une semaine, de quelque cause que ce fût.L'an dernier, la grippe et la pneumonie donnèrent lieu à 70000 admissions dans les hôpitaux cana- i diens, et à un million de jours-lits! On estime qu'au Canada, la grippe coûte 500 millions $ par an.Si cous contractez la grippe, attendez-vous à plus que de simples renifflements: elle s'accompagne le plus souvent de fièvre, de frissons, de larmoiement, de maux de toutes sortes et d'une mauvaise toux.La faiblesse et la fatigue persistent pendant plusieurs semaines.Le CCNI affirme que 40 millions de Nord-Américains courent un risque élevé s'ils contractent la grippe: il s'agit des personnes de plus de 65 ans qui souffrent de maladies chroniques du coeur, des poumons ou des reins, ou du diabète.La grippe est dangereuse parce qu'elle est extrêmement contagieuse et qu'il est difficile de s'y soustraire si l'on ne vit pas en ermite.N'importe qui peut en être frappé.Lors d'une épidémie, 30 pour cent des gens la contractent, et elle traverse le pays avec une rapidité fulgurante: en deux semaines à peine* le virus, parti par exemple de San Francisco, peut atteindre Vancouver, New York et Halifax.Ce sont les complications provoquées par la grippe qui peuvent causer la mort: le virus décroît la résistance de l'organisme, qui, affaibli, ne peut combattre d'autres infections.La pneumonie bactérienne est la complication la plus commune et est extrêmement dangereuse pour les personnes âgées.Mais les gens meurent aussi de la pneumonie à virus, d'une insuffisance rénale aiguè et du dérèglement du système nerveux.Quelle est l'efficacité du vaccin?Il assure une protection de 70 à 90 pour cent contre la grippe réelle: n'allez donc pas l'accuser d'être inefficace si vous n'avez qu'un simple rhume.Le CCNI exhorte toutes les personnes âgées de plus de 65 ans à se faire vacciner.Et tout particulièrement les personnes souffrant de maladies chroniques du coeur, des poumons ou des reins, les diabétiques, ainsi que les médecins, les infirmières et tous ceux qui s'occupent de personnes âgées, sans oublier les employés des services d'alimentation, qui risquent de causer la propagation du virus.Seules les personnes qui sont allergiques aux oeufs ou à leurs sous-produits doivent éviter de se faire vacciner, car le vaccin pourrait contenir des traces de protéine d'oeuf qui seraient suffisantes pour déclencher une réaction allergique.Le vaccin pourrait entraîner une légère réaction locale, ou l'on pourrait même se sentir grippé pendant un jour ou deux, mais le jeu en vaut la chandelle si l'on ne veut pas passer un hiver très inconfortable, ou même s'exposer à des conséquences beaucoup plus sérieuses.Et pourtant, beaucoup de gens continuent de jouer à la roulette russe avec la grippe.Par exemple, une étude effectuée en 1988 par l'Association pulmonaire du Manitoba a établi que seuls 41 pour cent des malades souffrant d'affections respiratoires s'étaient fait vacciner contre la grippe la saison précédente.Certaines personnes oublient de demander à leur médecin de les vacciner; et certains médecins oublient de recommander le vaccin à leurs patients.À Atlanta, en Géorgie, des chercheurs ont constaté que les recommandations d'un médecin avaient eu pour résultat de faire passer l'immunisation de ses patients de 7 à 75 pour cent.Nous sommes tous d'accord sur le fait qu'il vaut mieux prévenir que guérir.Pourquoi, alors, ne le faisons-nous pas? B6 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 7 OCTOBRE 1990 Montrêalités Coup de pouce au centre-ville IY1 ARIANE FAVREAU Lïï approche des élections n'y est peut-être pas étrangère.En tout cas, les Immeubles CN ont annoncé la semaine dernière une entente avec l'administration municipale qui avalise leur intention de développer un vaste quadrilatère, angle Pecl et Saint-Jacques.Ce secteur un peu négligé du sud-ouest de Montréal pourrait connaître un «boom» extraordinaire si le Forum s'y installe, comme le veut la rumeur.Mais l'échéance n'est pas pour demain : les Immeubles CN ont cinq ans pour lever la première pelletée de terre et la construction pourrait s'échelonner sur dix ou 15 ans, selon |ohn Gardiner, membre du comité exécutif de' la* ville et responsable de l'aménagement.Immeubles CN est la filiale immobilière du Canadien National.Selon M.Cameron Char-lébois, premier directeur des projets commerciaux pour le Québec, il s'agit d'un projet de plus de 250 millions de dollars.\u2022Il englobera tout le quadrilatère à l'ouest du Planétarium formé des rues Peel, Saint-Jacques, de la Montagne et Notre-Dame.On prévoit y construire des immeubles commerciaux du côté de la rue Peel, et des immeubles résidentiels, à l'ouest.«Les Immeubles CN ont signé une entente avec la Ville qui devrait se traduire par des plans d'ensemble pour chacun des projets», indiquait M.Gardiner.La Ville et la compagnie ont travaillé de concert pendant plusieurs mois pour en arriver aux grandes lignes de l'accord.La Ville s'engage à adopter un programme de réaménagement urbain du secteur, incluant les squares Chaboillez et Bonaven-ture.Elle doit aussi créer une trame de rues pour les besoins du méga-projet.Et M.Gardiner indique qu'il faut revoir les sorties de \u2022 \u2022 \u2022 # l'autoroute.D'ailleurs les études préliminaires avaient pour but d'établir la faisabilité des modifications de bretelles de l'autoroute, et de concilier l'intérêt du développement et les objectifs du plan directeur d'urbanisme auquel le projet se conforme, assure-t-on.Le promoteur s'engage de son * côté à soumettre d'ici les cinq prochaines années un plan de construction et d'aménagement d'une première phase de son projet.Les Immeubles CN possède la majeure partie des terrains du quadrilatère, mais pas tous.Un comité conjoint Ville-CN doit coordonner le processus de planification et articuler une vision d'ensemble du développement de ce secteur, indique le CN.M.Carmeron Charlebois qui est un proche de l'administration municipale (il était candidat RCM aux élections de 1986), assure que cet accord n'a rien d'électoral.Il apprécie cependant que la confirmation officielle du projet se fasse avant les élections, le soustrayant ainsi aux aléas politiques.Ce secteur de la ville pourrait devenir particulièrement rentable si, comme d'aucuns le croient, le complexe de la Brasserie O'Keefe, juste au sud, devenait l'emplacement du Forum.UNE PISCINE.OLYMPIENNE ¦ Le maire Jean Doré serait né sous un signe d'eau (Poissons, Cancer ou Scorpion) qu'on ne s'en surprendrait pas.Coup sur coup, à quelques mois d'intervalle, il inaugure la plage du lac des Régates, à l'île Notre-Dame, et maintenant la piscine de Ri-vière-des-Prairies.Une piscine intérieure de quartier, aussi utile et agréable soit-elle, fait rarement les manchettes.Mais celle que les Montréalais viennent de se payer, à l'angle des boulevards Pcrras et Rodolphe-Forget, sort de l'ordinaire.D'abord, par son coût, trois fois plus élevé que les autres piscines municipales: plus de neuf millions.Ensuite, par sa conception qui en fait un «complexe aquatique» tout à fait hors de l'ordinaire.On y trouve les premières glissoires d'eau intérieures à Mont- réal, l'une de cinq mètres de hauteur, l'autre de 7,5 mètres, avec leur bassin réservé.La piscine proprement dite comprend des aires distinctes: on passe de l'une à l'autre sans quitter l'eau si on le désire.D'abord, un bassin de natation (cinq couloirs de 25 mètres).Puis, une aire de plongeon de 3,8 mètres de profondeur avec deux tremplins et une glissoire de deux mètres et demi de hauteur.Séparé de ce bassin par une pointe plantée d'un palmier géant, le fin du fin: une plage intérieure où l'on entre dans l'eau comme à la mer.Un plan incliné, recouvert de carreaux anti-dérapants, mène à ce bassin principal, en pente douce et dont la profondeur ne dépasse pas 1,2 mètre.Dans une autre aire, une cascade, pour le plaisir.On peut aussi se laisser arroser par une fontaine en forme de champignon tout en surveillant ses enfants puisque l'aire des pataugeoires s'y trouve.Mais le complexe aquatique comporte aussi une halte-garderie pour les parents qui préfèrent nager sans souci.Et ce n'est pas tout: on peut s'essouffler dans une salle de musculation entièrement équipée de poids et haltères, tapis roulants et ergoeyeles.Pour relaxer après l'effort, un bain tourbillon de 15 mètres carrés réservé aux adultes.Enfin, tout cela ne serait pas complet sans une «plage» garnie de chaises longues qui, en belle saison, se prolonge à l'extérieur sur une terrasse aménagée.Il en va de même pour le casse-croûte.Evidemment, cette Cadillac des piscines municipales est un peu loin du centre: on s'y rend depuis la station de métro Ra-disson par l'autobus 44 (Armand-Bombardier), puis 43 (rue Moncelet).De la station Henri-Bourassa, prendre l'autobus 48 ( boul.Perras), puis le 43., L'admission est gratuite.Le centre est ouvert tous les jours de 9 h à 21 h30, sauf les samedi et dimanche, de 9h à 16h30.On s'informe davantage au 872-9269.DERNIÈRE CHANCE ¦ Ceux qui n'ont pas encore eu la chance de faire la traversée Montréal-Longueuil à bord de la navette fluviale ont jusqu'à demain soir pour tenter l'expérience.Cette nouvelle liaison a connu un franc succès depuis son inauguration, en juin dernier, assurent les autorités des deux villes ainsi reliées.La navette quitte Montréal aux heures paires (8 h, 10 h, midi, etc.) au quai de l'Horloge, dans le Vieux-Port.Et c'est aux heures impaires (9 h, 11 h, etc.) qu'elle part du port de plaisance de Longueuil.Le coût de la traversée aller-retour est de 2 $.La-bateau peut accueillir jusqu'à 90 passagers et 30 vélos.La navette est particulièrement appréciée des cyclistes qui peuvent ainsi joindre les pistes cyclables de l'une ou l'autre ville en évitant le pont Jacques-Cartier.Aujourd'hui et demain, la navette est accessible de 8 h à 19 h.On saura plus tard si l'expérience, largement subventionnée, sera reprise l'an prochain.Le centre aquatique de Rivière-des-Prairies, garni de plantes vertes, muni de glissoires d'eau et d'autres nouveautés, fera le bonheur des jeunes et vieux.L'eau y est maintenue plus tiède qu'ailleurs (30 degrés).Il s'agit d'un projet conjoint de la Ville de Montréal et de la CECM, la piscine étant voisine de l'école secondaire Jean-Grou.photo jeanwes letourneau.La presse Sur la Rive-Sud La dette de Longueuil a doublé en huit ans PIERRE BELLEMARE mm n huit ans, BSS la dette à long terme de Longueuil a doublé.De 72 millions de dollars qu'elle était en 1982, elle atteint maintenant.I- Mais comme l'expique le maj-Ti>Roger Ferland, qui prévoit un \"surplus de quatre millions à la ;fin de l'exercice financier 1990, la dette est passée de 3,7 à 3,3 p.cent depuis deux ans, par rapport a l'évaluation imposable ! normalisée, établie à 4,3 milliards.Les candidats du Parti civique de;Longueuil craignent cependant une hausse susbtantielle du fardeau de la taxation municipale ces prochaines années.Plusieurs d'entre eux ont d'ailleurs profité, mercredi soir dernier, de la dernière séance du conseil, \u2022avant les élections du 4 novembre, pour exprimer leurs appréhensions devant l'équipe Fer-\u2022 land, qui monopolise tous les sieges a l'hôtel de ville.Lé'candidat Pierre Lestage, Tjrupdes piliers de l'organisation :dc:cnfield, et il se termine à la grille des appartements Summerhill.Mais si elle est méconnue, cette avenue est riche au plan architectural, surtout du côté sud où on retrouve, outre les appartements Summerhill eux-mêmes, une dizaine de maisons en rangée qui encadrent un édifice à logements de construction plus moderne.Les maisons situées ù l'est de cet édifice furent construites entre 1910 et 1912, pour des personnalités comme Fred Archibald, Ross Sims, Garland Simpson et Douglas Watson Ogilvie, un courtier en valeurs immobilières et en assurances qui était le fils de lohn Ogilvie.cofondateur de Ogilvie Flour Mills Co., Ltd.(actuelles Minoteries Ogilvie liée).L'ensemble le plus intéressant se trouve à l'ouest de l'édifice à logements, et il regroupe cinq maisons.Les quatre en grès rouge furent construites en 1893 et 1894, tandis que la maison en pierre calcaire grise vint compléter l'ensemble en 1901.La maison Ephraïm Scott Les trois maisons portant les numéros 1556, 1560 et 1564 ont été érigées en 1893 et 1894 selon les plans de l'architecte Alexander C.Hutchison.D'ailleurs, il suffit de les examiner de près pour constater qu'au plan de l'ordonnance architecturale, ces trois résidences présentent une unité intéressante.Édifiée pour le compte du pasteur presbytérien Ephraïm Scott, qui était venu ù Montréal afin d'occuper le poste de rédacteur en chef du Presbyterian Record, cette maison comporte un sous-sol, un rez-de-chaussée, un étage et des combles.IIIle mesure 25 pieds de largeur sur 60 de profondeur (44 du côté est).La façade est habillée de grès rouge bouchardée ou rustiquée selon le cas, sur des fondations en pierre grise rustiquée.Le toit est recouvert d'ardoise.La façade comprend deux travées.Dans la travée de gauche se trouve un oriel montant de fond, à trois pans couronné d'un toit hexagonal surmonté d'un pinacle.Un fin bandeau de denti-cules détache le rez-de-chaussée de l'étage, et la corniche à denticules est peu proéminente.Un corbeau à bas-relief représentant des palmettes termine la corniche dans l'axe du mur mitoyen.Un dispositif de brise-glace à dents acérées a été posé au sommet du brisis du toit à fausse mansarde.La maison comporte deux entrées à l'avant, la principale et une secondaire qui s'ouvre sur le sous-sol à moitié exhaussé, sous l'escalier de l'entrée principale.L'entrée principale comprend une porte à deux vantaux en bois sculpté, avec arc en plein cintre au-dessus de la vitre, le tout étant surmonté d'une imposte à petits carreaux.Le cadre en pierre sculpté et arrondi et le linteau en pierre bouchardée est orné de bas-reliefs dans l'axe des montants.Une remarquable lampe en fer forgé se trouve de chaque côté de l'entrée.Toutes les fenêtres sont rectangulaires et dotées de châssis à guillotine.La maison James Ross Située au 1560, la maison lames Ross reprend si bien l'ordonnance architecturale de la précédente qu'on peut présumer qu'elles furent conçues d'un bloc.La maison contient un sous-sol complètement exhaussé, un rez-de-chaussée, un étage et des combles.Elle mesure 25 pieds sur 47, et c'est la seule maison de l'ensemble qui présente une emprise au sol rectangulaire.Le grès rouge est rustiquée partout, tout comme les gros blocs de calcaire gris du Vue de l'ensemble de cinq maisons de l'avenue Summerhill.sous-sol.Tout comme dans la maison voisine, l'appareil du grès propose un rang de grosses pierres et un rang de petites pierres en alternance.Une moulure peu proéminente détache l'étage du rez-de-chaussée.Une corniche à mo-dillons peu protubérante couronne le mur, et de nouveau un corbeau se trouve dans l'axe du mur mitoyen.Le toit à fausse mansarde est recouvert d'ardoise.L'ordonnance architecturale comprend un avant-corps et un corps de bâtiment principal.Couronné d'un toit en pavillon à quatre eaux surmonté d'un pinacle, l'avant-corps propose deux travées de fenêtres.Le corps de bâtiment principal comprend l'entrée principale et une fenêtre à l'étage, surmonté d'un toit en pavillon à quatre eaux, comme celui de l'avant-corps mais en plus petit.La porte en bois à un vantail propose une ordonnance d'inspiration romane, avec ses pilastres massifs à chapiteau composite à mi-hauteur supportant un linteau en pierre sur lequel vient s appuyer l'arc en plein cintre formé de massives pierres rayonnantes.Un bandeau de denticules ceinture l'imposte à arc en plein cintre.Toutes les fenêtres sont dotées d'un cadre arrondi sculpté dans la pierre, et celles du rez-de-chaussée de l'avant-corps sont surmontées de fenêtres moins hautes qui rappellent les impostes.Trois pilastres similaires à ceux de l'entrée principale encadrent les fenêtres de l'étage de l'avant-corps.Les fenêtres à guillotine à l'extérieur sont dotées de deux battants à l'intérieur, ces battants étant surmontés de persiennes sectionnelles dans le cas des fenêtres du rez-de-chaussée.La maison James Scrimger Construite pour le révérend )ohn Scrimger, principal (ou recteur) du collège presbytérien de Montréal, la maison du 1564 mesure 25 pieds sur 67,4 de profondeur.Les matériaux et le nombre d'étages sont similaires à ceux de ses deux voisines plus à l'est, sauf que le toit est recouvert de bardeaux d'asphalte.La façade propose un avant-corps et un corps de bâtiment.L'entrée principale se trouve au fond d'un portail peu profond qui est à égalité avec l'avant-corps.Ce portail est surmonté d'un arc en anse de panier à moulure arrondi, qui vient s'appuyer de chaque côté sur un ensemble de trois colonnettes engagées à chapiteau composite.Un bas-relief en forme de cartouche et une balustrade en fer forgé couronnent ce portail.La porte en verre à un vantail comporte une grille en fer forgé et est flanquée d'une étroite fenêtre.L'avant-corps comporte des fenêtres à arc en plein cintre, sauf pour les soupiraux du sous-sol.La fenêtre du rez-de-chaussée est aussi large que les deux de l'étage, et l'arc est formé de pierres rayonnantes.Une colonne galbée à chapiteau corinthien sert de meneau entre les deux fenêtres de l'étage.Au sommet, on remarque un bas-relief circulaire à motifs géométriques dans le tympan du fronton à base interrompue qui couronne l'avant-corps.A l'horizontale, il faut souligner trois éléments: le bandeau à palmettes qui sert d'appui aux ensembles de colonnettes et à l'arc en plein cintre du rez-de-chaussée, le bandeau à deux rangs superposés de denticules qui détache l'étage du rez-de-chaussée, et la corniche à denticules proéminente.La maison W.H.Walker La maison du 1568 se démarque de ses quatre voisines immédiates.Pour Terrasse Summerhill, vue d'ouest en est.PHOTO MICHEL GRAVEL, La Prase Jir.: PHOTO MICHEL GRAVEL.L.i Presse cette maison construite en 1901 pour un dénommé W.H.Walker, l'architecte dont on ignore le nom a choisi la pierre calcaire grise bouchardée, sauf pour les grosses pierres rustiquées du sous-sol.Cette maison de 25 pieds sur 77 se démarque aussi des autres par son toit à fausse mansarde de faible hauteur ( les combles sont inutilisables), et par son ordonnance architecturale fort simplifiée.En revanche, l'architecte a réussi à s'harmoniser aux maisons voisines en prévoyant un avant-corps à trois pans, similaires à celui de la maison Ephraïm Scott.La maison John J.McGill La dernière maison du groupe, au 1572, fut construite en 1893 et 1894 pour l'homme d'affaires John |.McGill.Cette maison de 25 pieds sur 72,5 comporte un sous-sol exhaussé, un rez-de-chaussée et deux étages.L'architecte est inconnu, mais on croit qu'il pourrait s'agir de John James Browne car dans Le Prix Courant de la deuxième semaine de mai 1893, on relève une demande de soumissions de Browne pour Pérec-tion d'une résidence au coin de l'Avenue Summerhill et du chemin de la Côte des Neiges.Comme on trouve une conciergerie du côté nord, et que la résidence de McGill est la plus rapprochée de l'intersection du côté sud, il est permis de croire que Browne fut bien l'architecte de la résidence.On retrouve dans cette maison les éléments des trois premières: grès rouge bouchardé ou rugueux, fondation en pierre calcaire grise (à cette différence près que les pierres rustiquées plus minces alternent avec les pierres bouchar-dées), oriel à trois pans montant de fond, fenêtres rectangulaires, sous-sol exhaussé, toit à fausse mansarde recouvert d'ardoise, corniche à denticules, porte à deux vantaux surmontée d'une imposte rectangulaire, etc.En revanche, elle comporte certaines caractéristiques qui lui donnent une personnalité propre.D'abord l'oriel surmonté d'une galerie accessible par une porte à deux vantaux étroits encadrée de fenêtres étroites et rectangulaires; cet ensemble en bois est surmonté d'un fronton à base interrompue, avec tympan ornementé d'un bas-relief de forme ovale.On retrouve un ensemble similaire mais plus petit dans la travée de l'entrée principale, à ces différences près qu'on y remarque trois fenêtres, et que la base du fronton n'est pas interrompue.Ensuite, l'appareil mi^te du grès rouge.Enfin, l'alternance entre le grès bouchardé et le grès rugueux, le grès bouchardé étant réservé à la hauteur des fenêtres dans l'oriel, et à l'encadrement des croisées dans la travée de gauche, où il forme des chaînes har-pées.À noter en terminant les bas-reliefs ornementaux à motifs floraux qui se trouvent aux extrémités du linteau de l'unique porte de la façade.Terrasse Summerhill Quelques mots enfin de l'ensemble RENDEZ 1992.350- ANNIVERSAIRE DE LA ivxiPMiox m; momriIxl connu sous le nom de Terrasse Summerhill, qui se trouve à l'extrémité est et dans le prolongement de l'avenue Summerhill.L'ensemble Terrasse Summerhill et Place Chelsea qui lui fait face, du côté est de la rue Simpson, a été construit entre 1922 et 1924 selon des plans du bureau d'architectes Barott et Blacka-der.\u2022 A l'origine, les voitures pouvaient passer de la rue Simpson à l'avenue Summerhill par une entrée privée qui passait devant les cinq appartements de l'ensemble.Aujourd'hui, on n'a conservé que le trottoir en façade, avec entrée, sous arche cintrée en fer forgé, et on a remplacé l'accès routier par un aménagement paysager, l'accès en voiture étant désormais limité à l'arrière du bâtiment.Les cinq appartements de l'ensemble comportent un sous-sol, un rez-de-chaussée et deux étages ( un seul pour le n°5).Leur largeur varie de 25,4 (n°2) à 32,2 ( n°l ) pieds, pour une longueur totale de 148 pieds.Les appartements ont généralement 40,5 pieds de profondeur, mais le n°5 comporte un avant-corps sur 12,7 pieds de largeur, lequel porte sa profondeur à 58 pieds.Comme revêtement pour cet ensemble de style géorgien, les architectes avaient choisi la brique rouge, qui contrastait harmonieusement avec la pierre Benedict utilisée pour l'encadrement mouluré des portes, les consoles et les balcons à balustrade en fer forgé, les seuils et les linteaux des fenêtres, les clés de voûte et les pierres d'appui des enfoncements à arc en plein cintre, et les bandeaux qui démarquent les étages.À l'origine, le fenétrage comportait, de petits carreaux et des persiennes aux fenêtres, éléments qu'on peut apercevoir çn examinant l'appartement n°3.Soulignons que chaque appartement comporte trois travées en façade, et que la porte d'entrée se trouve toujours dans la travée de droite.Un appartement-type comportait les pièces suivantes: fournaise, réserve de charbon, débarras, salle de lessive et gare au sous-sol; hall d'entrée, cuisine, salle à diner et bibliothèque avec foyer au rez-de-chaussée; salle de séjour avec foyer, deux chambres et une salle de bain au premier étage; et cinq chambres -(dont deux pour les bonnes) et deux salles de bain à l'étage.SOURCES: Communauté urbaine de Montreal.Service de la planification du territoire: documents divers \u2014 Revue Construction (novembre 1926): Summerhill Terrace and Chelsea Place, Montreal\u2014 Revue Le Prix Courant, volume XII.nos 10 et 12.et volume XIV.no 3 \u2014 Ministère des Affaires culturelles: Dossier 25 \u2022 Inventaire des bâtiments du Vieux-Montréal\u2014 Éditions Crolier: Encyclopedia Canadiana \u2014 Stanké: L'encyclopédie du Canada.' ¦ REPÈRES Nom: maisons en rangée de -l'avenue Summerhill.Adresse: 1556 à 1572, avenuç % Summerhill.Métro: station Guy-Concordiuv > vers le nord chemin de la Côtc-T; L des-Nciges.Ces articles sont offerts sous forme de livres par les Editions La Presse, sous le titre Montréal, son histoire son architecture.Renseignements: Guy Pinard, au 285-7070.Architecture \u2022 \u2022 \u2022 / L'Inde, comme l'Amérique, construit à la moderne JEAN-PIERRE BONHOMME F un des constats les plus intéressants à faire, lorsqu'on voyage, par les temps qui courent, c'est le nivellement, l'homogénéisation de l'architecture.On pourrait penser, avant de partir pour l'Inde, par exemple, que les architectes indiens adaptent leurs concepts, se conforment au goût hindou ou musulman en créant des oeuvres qui correspondent à la personnalité dù pays.L'on a du reste le goût d'aller à cette découverte, de chercher les manières d'adapter les techniques modernes aux styles, aux spiritualités locaux.Force est de constater que les différences des concepts et des personnalités contemporains sont bien minces tant en Asie, qu'en Europe et en Amérique.Les architectes du monde entier, ceux qui comptent un peu \u2014 les communications étant ce qu'elles sont \u2014 se connaissent presque tous.En tout cas ils savent rapidement ce que leurs correspondants créent, sur les autres continents et ils s'influencent mutuellement.Cela s'avère en Inde, notamment, cet univers considéré presque à part.Les voyageurs se rendent la plupart du temps en Inde pour admirer les temples anciens.Cela est fort légitime car les temples bouddhistes d'Ajanta, d'Ele-phanta et d'EIIora, pour ne nommer que ceux-là, représentent des civilisations exotiques.Ces immeubles sont des expressions de spiritualités; ils surgissaient d'un esprit religieux.Ils représentent des styles qui imprégnaient toute la vie sociale.Les pays dit en voie de développement \u2014 le terme ne représente pas grand-chose car ces pays sont parfois très «avancés» à bien des égards humains \u2014 ne construisent plus selon leurs personnalités particulières.Ils plaquent plutôt l'architecture moderne sur les bases anciennes, un peu comme on le fait autour de la Place Ville-Marie.Sauf qu'on donne souvent aux boutiques, des noms de Maharajas, et, aux halls d'entrée, des décors de palais princiers d'avant le pouvoir britannique.Un peu comme les propriétaires de l'édifice Les Coopérants ont fait pour se faire pardonner d'écraser la cathédrale anglicane.L'exemple frappant de l'internationalisation de l'architecture, \u2014 on ne l'appelle pas le style international par hasard \u2014, c'est le travail de Charles Cor-rea.Ce grand architecte indien, qu'on a honoré en Amérique récemment \u2014 notamment lors du récent congrès mondial de Montréal \u2014 ne construit pas que pour les pauvres.Les architectes du monde entier savent que Charles Correa cherche à dé-, terminer les moyens de mieux loger les masses démunies en proposant des méthodes de construction simples.Ils savent moins qu'il construit à la moderne, tout autant, pour les possédants.Nous ne connaissons pas toute l'oeuvre de ce maître.Mais ce sont ses immeubles résidentiels en copropriété: des tours d'une trentaine d'étages qui frappent au premier abord.Et pour cause, sa tour résidentielle de la rue Sitaram Parkat, le Kanchanjun-ga, brille de toutes ses couleurs jaune et ocre dans la grisaille de ce quartier cossu.Il s'agit lu d'une composition géométrique absolument remarquable, fascinante qui ferait envie aux propriétaires de condos de la rue Sherbrooke.L'aménagement des balcons, découpés dans la structure en dur, est particulièrement imaginattf.Le problème c'est qu'il faut pouvoir, pour acquérir une unité dans cet immeuble débourser un demi-million de dollars.Mais les architectes montréalais connaissent cet immeuble de Charles Correa.Le directeur de l'École d'architecture de l'Université de Montréal, M.Roger-Bruno Richard, par exemple, le propose même comme un exemple à suivre à Montréal.Ses unités, construites sur deux étages, et qui permettent une ventilation transversale, donnent toutes sur un jardin-terrasse.Il suffirait de subventionner ce type d'immeuble au lieu de le réserver aux riches, fait-il valoir pour rendre la vie de bien des citoyens plus agréable.La petite église portugaise Notre-Dame-de-l'Assomption, au coeur de Bombay, du même Charles Correa, pourrait, elle aussi, avoir été créée par nos meilleurs architectes contemporains.Il s'agit d'une oeuvre fort délicate qui constitue un élégant îlot de repos dans la ville.Ces immeubles méritent d'être appréciés, pris en compte.Ils affirment que l'Inde est aussi «moderne» que le reste de l'univers.Mais ils montrent aussi que les contraintes de la spéculation foncière n'ont pas encore permis que les moyens modernes de la construction internationale ne produisent des ensembles urbains intégrés accessibles aux masses et qui respectent leurs modes de vie.Cet immeuble, de Charles Correa, brille dans la grisaille des quartiers cossus de Bombay.Les architectes du monde entier le proposent comme un bon exemple d'architecture moderne.Ce concept, fait à signaler; permet la libre circulation naturelle de l'air. B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 7 OCTOBRE 1990 Économie François Mitterrand plaide en faveur «gouvernement économique de l'Europe Agence France-Presse «Pourquoi n'irait-on pas plus loin?», a demandé François Mlt-terand.PARIS ¦ Le président François Mitterrand a estimé en fin de semaine à Paris qu'un «gouvernement économique de l'Europe» des Douze constituerait le prolongement logique et vital de l'union économique et monétaire et que l'union européenne serait vouée à l'échec sans «une union politique de décision au sommet».Le chef de l'État français a tenu ses propos dans un discours d'une heure prononcé devant les participants à la Convention franco-allemande pour l'Europe, réunis au palais de l'UNESCO à l'initiative du mouvement européen.Le président Mitterrand a fait un long historique des origines de la Communauté et dressé le tableau des défis qui s'offrent à elle.Il s'est aussi déclaré convaincu que les Douze parviendront à les relever.Après avoir évoqué la prochai- ne conférence inter-gouverne-mentale (CIG) sur l'union économique et monétaire (UEM), M.Mitterrand a estimé qu'une monnaie commune, une banque centrale commune ne constitueraient que «des instruments sans âmes» qui n'auraient de «réalité que s'ils expriment une politique».«Il* faudra un gouvernement économique de l'Europe, autrement, on n'y comprendra rien et, très rapidement, ce sera l'échec», a-t-il affirmé.s Il a ajouté que l'union européenne ne saurait être «fiable» sans une «union politique de décision au sommet».Le chef de l'État a rappelé que les Douze se sont déjà accordés sur de nombreux problèmes de politique étrangère, l'unification allemande notamment.Il a toutefois regretté les «à-peu-près» d'une Europe où «l'exécutif n'est pas tout à fait un exécutif, le législatif pas tout à fait un législatif et où le judiciaire est un peu isolé dans un ensemble qui'reste à inventer».«Pourquoi n'irait-on pas plus loin», a-t-il demandé.«Dès lors que le mécanisme est en marche, il y a tout lieu de penser qu'il produira ce qu'on en attend.On réussira.Telle est ma conviction».¦ Il a insisté sur le fait qu'une démarche commune à la France et l'Allemagne est dans l'intérêt des deux pays.«Si l'on veut que ce duo puisse se perpétuer, il faut englober la France et l'Allemagne dans une construction commune.C'est en s'inscrivant dans la même démarche historique que les deux pays pourront se livrer paisiblement aux compétitions de leurs talents ou de leurs ambitions».M.Mitterrand a indiqué que «le couple franco-allemand ne doit pas avoir la prétention de fixer ses devoirs à la CEE» ni «donner aux autres l'impression que ce que (ces deux pays) ont décidé sera la loi».La pénurie d'énergie s'aggrave dramatiquement Agence France-Presse VIENNE ¦ La pénurie d'énergie s'aggrave dramatiquement en Europe de l'Est à la suite de l'incapacité croissante de l'URSS de livrer du pétrole à ses anciens satellites et du respect par ces pays de l'embargo pétrolier à l'égard de l'Irak, constatent les experts est-européens à Vienne.La Tchécoslovaquie et la Bulgarie, qui dépendent exclusivement du brut soviétique, ont dû se ré- soudre à rationner l'essence et les produits pétroliers raffinés aussi bien pour les particuliers que pour les entreprises, ce qui va entraîner une baisse sensible de la production industrielle dans ces \"deux pays.La Pologne et la Hongrie sont également touchées par une baisse de 30 p.cent des livraisons soviétiques de brut et doivent s'approvisionner sur le marché mondial, ce qui grève leurs maigres réserves en devises.Enfin la Roumanie, qui n'importe que 20 p.cent de son pé- PROPOSITIONS D AFFAIRES.70S HYPOTHEQUES AAA, bolonce de vente.Ire et 7e hyp., courtier.646-1075.A 1ERE et 2e, balance de vente, notoire Loberge 729-4334 ARGENT, te & 2e hyp., lusqu'à 85°e.Résidentiel, commercial.Industriel.S.N.C.H.em 987-1993 HYPOTHEQUES (Ire, ?e, balance de vente).Notoire Rivet 389-8484 PREMIERE et deuxième hypothèque, résidentiel, commercial.Industriel.Dencol Mortgage 342* 1356.710 OCCASIONS D'AFFAIRES \u2022 s s s s s s s s s s VOULEZ-VOUS PARTIR \u201e EN AFFAIRES?a temps plein ou partiel Contacter I P O 939-4090 COMPAGNIE de Vancouver B.C.o une offre pour vous.Ayez votre propre entreprise à la maison.Vous craignez les trois généraux et coûts incontrôlables?investisse: un coortol de 18 000 S et fortes un revenu de plus de 5 000 S par mois en rente vente d*oquoriums ornementaux.Nous vous montrerons comment.Bilingue, Immédiatement, Dlone 622-6337.COMPTABLE CG.A.achèterait clienteles ou association.274-6831.DISTRIBUTRICE exclusive en ope-ration, coortol requis.514-392-9282.710 OCCASIONS D'AFFAIRES ENVIRONNEMENT Occasion unique pour les années 90.Investissement: 5 000 S.Revenus Illimités.(514) 278-5496.LITS de bronzage (2) \u2022 marque Dr Miller, 721-9703 OCCASION PAYLESS CAR RENTAL Voici une excellente occoslon de vous joindre à une Importante société Internationale de location de voitures, au! compte plus de 115 bureaux.Une franchise sera occordée à la personne possédant de solides assises financières dans la région de Montréal.Un représentant sero à Montréal les 11 et 12octobre 1990.Pour rendez-vous, contactez M.Pratt ou 1-813-321-6352, poste 148 Les gens d'affaires avisés font confiance à la rubrique des PROPOSITIONS D'AFFAIRES de LA PRESSE pour obtenir les mm RÉSULTATS.265-7111 INTERURBAIN SANS RAIS 1-800-361-SOI 3 ANNONCES ENCADRÉS 285-7000 710 OCCASIONS D'AFFAIRES OCCASION UNIQUE Recherche ossoclè pour exploita* tion de franchise T'Equipeur\" (La Ouèrasse).Territoire Ste-Thèrèse.Tel: M.AbitbOl 286-9526,488-7895.Appels sérieux seulement.PRODUIT EXCLUSIF AUTO.MLM Cherchons distributeur, 284-1049 VENTE par correspondance.Pour info écrire a: Entreprises Hertech, 9067, 6e av., Mtl, Que.H1Z 2T9.712 ASSOCIES DEMANDÉS INFORMATIQUE: vous êtes competent, vous avez delà un emploi ou des revenus et vous avez des temps libres (oius de 25 heures par semaine) que vous olmerlez investir dons votre propre entreprise de développement de logiciels ?Tél.Michel ou 688-6794 ou 665-8970.717 SERVICES SPECIALISES INCORPOREE, conseils pour partir en affaires, 200 S et 388-1102.718 'RCENT DEMANDÉ AAA, balance de vente.Ire et 2* hyp., courtier.646-1075.BESOIN argent 1ère ?e hvp.sur propriétés notoire 729-4334.trole d'Union soviétique, a déjà fait savoir que des réductions drastiques de la consommation d'énergie étaient à envisager cet hiver.Pour baisser la consommation d'essence, Ja Tchécoslovaquie et la Pologne ont également décidé une hausse draconienne des prix de respectivement 33 et 15 p.cent.La Tchécoslovaquie, qui importe 97 p.cent de son pétrole en URSS, est actuellement dans Tin-capacité matérielle de couvrir la totalité de ses besoins ailleurs.Le pipeline qui relie le pays à la côte Adriatique ne peut couvrir qu'un tiers des besoins et il n'existe pas d'autres possibilités à court terme.«Si nous n'arrivons pas à résoudre nos problèmes d'approvisionnement en pétrole», a souligné le premier ministre tchécoslovaque Marian Calfa, «notre industrie court à la ruine».Le président Vaclav Havel est prêt à se rendre le week-end prochain à Moscou pour rencontrer Mikhaïl Gorbatchev et obtenir le rétablissement complet des livraisons de pétrole soviétique.Selon les experts est-européens, la situation risque d'empirer en 1991.Jusqu'à présent, l'Union soviétique n'a pas pris d'engagement ferme notamment à l'égard de la Tchécoslovaquie et de la Pologne de poursuivre ses livraisons de pétrole, même payables en devises fortes.Négociations directes Selon des responsables polonais, les interlocuteurs soviétiques ont fait savoir que les pays d'Europe de l'Est devaient dorénavant négocier directement leurs livraisons de pétrole avec les différentes Républiques soviétiques, notamment la République de Russie.\\ En ce moment, l'URSS ne paraît pas capable matériellement de tenir ses engagements, estiment les experts est-européens, en raison de l'état défectueux de ses pipelines, du matériel pétrolier en général et de l'anarchie croissante dans le pays.En Union soviétique même, diJ sent-ils, on enregistre une certaine pénurie d'énergie et les autorités envisagent de réactiver des centrales nucléaires pour y faire face.Les pays d'Europe de l'Est seront donc contraints de s'approvisionner, s'ils le peuvent, sur le marché mondial.C'est ce que fait la Hongrie qui va acheter 450000 tonnes de pétrole et 35000 tonnes d'essence sur le marché mondial, ce qui va lui coûter 150 millions $.Des assurances La Bulgarie a obtenu de son côté des assurances de l'Arabie Saoudite pour la livraison d'un million de tonnes de brut.Plusieurs pays d'Europe de l'Est, la Hongrie, la Pologne et la Tchécoslovaquie, envisagent une démarche commune à l'égard de Moscou pour tenter de forcer la main à l'URSS afin qu'elle livre en priorité ses réserves disponibles de brut à ses partenaires traditionnels.«L'URSS, souligne un diplomate est-européen, n'est sans doute plus en mesure matériellement de faire face à ses engagements, ce qui risque de précipiter les jeunes démocraties d'Europe de l'Est dans une grave crise économique et sociale».Lutte contre Ma faim Clenn Hawkes, fondateur de Food 2000, société dont l'objectif est d'éliminer la faim dans le monde d'ici l'an 2000, mange un peu de sauce chili 2000 à son bureau de Montpe-lier, au Vermont Pour chaque ensemble de 12 bocaux de sauce chili vendus, un bocal, ou la valeur d'un bocal, est donné à un organisme local de lutte contre la faim.photo ap L'entrée de la livre dans le SME bien accueillie Agence France-Presse BRUXELLES ¦ L'entrée de la livre dans le Système monétaire européen (SME) est «chaleureusement accueillie» par les Douze, leurs banques centrales et la Commission européenne, selon un communiqué publié à l'issue d'une réunion du Comité monétaire de la CEE samedi à Bruxelles.«Elle marque une avancée significative dans l'intégration économique et monétaire de la Communauté européenne», ajoute le communiqué.L'entrée de la livre dans le mécanisme de changes du SME est prévue pour demain, comme l'avait indiqué la Grande-Bretagne, au taux de 2,95 DM, avec des marges de fluctuation de 6 p.cent pour une période transitoire d'une durée non précisée, selon un accord intervenu au sein du Comité monétaire de a CEE, immédiatement avalisé par les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales.Pour le franc français, le taux retenu est de 9,89389 pour une livre.Seuls les taux de la livre par rapport aux autres monnaies du SME ont été modifiés.Selon le communiqué, cette décision, prise «au début de la première phase de l'Union économique et monétaire», constitue «un engagement renforcé des autorités britanniques de poursuivre une ferme politique anti-inflationniste» comme l'impose la discipline du mécanisme de changes du SME.Le communiqué indique aussi que l'élargissement du SME «souligne le besoin d'efforts continus et d'une coopération étroite entre les pays de la CEE pour assurer la convergence» de leurs économies.«Il n'y a pas eu de remise en cause significative des propositions britanniques», a insisté le numéro deux de la Banque d'Angleterre, M.Andrew Crockett, à l'issue de la réunion du Comité monétaire qui comprend deux des banques centrales et les directeurs du Trésor des Douze.Les 26 participants à la réunion ont reconnu la nécessité pour la livre de bénéficier d'une bande large de fluctuation, a-t-il indiqué, soulignant que c'était à titre temporaire.«L'entrée d'un nouveau grand partenaire est liée à de grandes exigences pour tous» les membres du SME, a observé Hans Tietmeyer, vice-président de la Bundesbank.i 4.fi* t i 4 K 4 n t l i ¦ i \u2022 t i » M f t M a » t i * 11 I TORONTO REVUE DE LA SEMAINE Volume Hiot Bis Oôt Udtf.sem.Var.Haut ta Votant Haut Bn CM.52 c*.«m.Var.Haut Bas Voiunt Haut Bis Q6l Uàtr.iam.Var.Haut las Votant Hwt ta 06t tttftr.Mm.Var.Ha* laa VataM Ha* Bat 06t Bâtr.ftam.Var.Haut ta Vobjn Haut ta Oot Udar.iam.Var.Haut ta A / B .AGFM B f\t7289\t470\t425\t470 + 50\t8 415 Aber Res o\t1Q2000\t36\t35\t35\t104 35 Abt! Prce\t176197\t$14'-b\t14\t14 -\u2022*\t17 13 Acadia M o\t23600\t22\t18\t21 +1\t43 17 Ackiands\t1000\t$5>b\t5*8\t5*8- Mi\t13*» 490 Agnico E\t212051\t$7*»\t6?»\t6h- V*\t12?» 6?» Agnico w\t41850\t161\t132\t132 -38\t170 115 Agra Ind A\t254\t$7\t6'3\t7 + ';\t9*i 6'/2 Agra B f\t154\t$6'3\t6?\t6'7- *8\t9'.* 6'-* Air Carada\t231729\t$8'2\t8'\"a\t8*8 + »/4\t13>» 77» Albany C\t500\t10\t10\t10\t17 6 Alt Energy\t112056\tSIS'*\t18V*\t18*8- '/*\t22'/7 15'/» Al En/ 775\tS334\t$25*4\t25*«\t25*»\t29*4 24 Alla Nal\t22610\tSU\t13*4\t14\t19Vj 131» -Alcan\tM3096\t$241»\t23\t23'/4\t28'* 22*» Alcan C p\t4800\tS21'ï\t21\t21*»- Vt\t241* 21 Aican E o\t5116\t$19'b\t19V*\t19?» + H\t23*4 WA Alexis N 1\t11800\t$24*»\t24V*\t24*» + '/a\t25*» 24'/4 \u2022Aigo Cent\tzS\t59\t9\t9\t17'b 9 \u2022Algma St C\t196\t$18\t18\t18 \u2014 »/4\t75* 18 \u2022Aiied Lyns\t43650\t$10v*\t9'/4\tm + iv*\t10?» 7*i Aitex\t19600\t390\t380\t390 - 10\t455 280 A Barick\tM0918\t$25*»\t241*\t24*»-1>/4\t28\"/4 131* Am Eagle o\t29810\t4S\t40\t45 -5\t60 40 Am Exprès\tZ50\tS26\t26\t26\t4i tm Amoco\tSed a\t\t\tsee\tbelow Ancnor M\t500\t150\t150\t150-30\t215 135 Anoetjcn\t1827\t$17'b\t17V*\t171*- 78\t20 16Vj Ancjrs WA f\t500\t53'.\t8*4\t8*4\u2014 »/4\t12 8*4 Andres W B\t200\t$9\t9\t9 -'/*\t13 9 Ang CdnM o 81500\t\t21\t15\t21 +6\t60 12 Ang CT 4 2\tZ3?\t$23'3\t22**\t23'-*\t26% 22*4 Ang CT 265\tlié\t$26'3\t26'*\t2«V*\t291?271» Any CT 290\tz20\t$29.e\t29b\t29V*\t32\"4 29'» Ang CT 3)5\t410\t$33\t33\t33\tm 32.» Anlnes\t10500\t42\t40\t40\t70 40 i'Oor B f\t200\t$7\t7\t7\t9*8 61* Arcner C o\t183995\t516-.\t131»\t14?» +1-4\t26 Wi Argjs B pr\t251\t$28\t78\t26\t29>i 27*4 Arimetco 0\t35533\t12S\t110\t120\t180 110 Arfmlco w\t7500\t22\t16\t20\t51 16 ArmDfO En\t700\t$67»\t6?»\t6?t- ¦/»\t9*» 6'e Asmra Mnl\t13000\t125\t115\t125 + 15\t365 110 Astral A f\t90?\t$9^3\t914\t9'/4 - *»\t131* VU A'CO l'I\t153752\t$10*8\t10\t10H + V»\t11*» 9*» AICO-II\t500\t$10\t10\t10 \\- '/j\t111* 9V» Athabska o\t9000\t15\t10\t15 -SV*\t55 10 Atlanta C o\t23300\t50\t30\t35 -5\t250 30 Ati Shoo p\t272700\t$25*«\t25V*\t25'.*\t25*4 241* Atlantis\t608665\t73\t70\t72 -1\t85 64 Audrey R\t5200\t300\t295\t295 +5\t400 170 Audrey w\t500\t60\t60\t60\t120 45 \u2022\u2022Res o\tM0768\t365\t305\t355 +5\t7H305 Aurizon o\t12250\t10\t10\t10\t49 10 .Autrex A\t26544\t65\t70\t70-60\t210 70 Atttffl B\t10266\t65\t70\t70-80\t200 70 BAA pic\t18000\t$8*4\t8\t8*«+1\t9?» 5?b BCE Inc\tM8936\t$36 8\t35-/8\t35V4- V*\t46 ; 35 .BCE 2.05 p\t1000\t$35>a\t35*81 35** + V*\t\t46*» 35*» BCE 1 195\t3100 12»\t\t23'à\t23*4- '/»\t26 * 23*ii BCE 1 o\t147950\t$37*8\tm\t37>»+ H\t37?» 36 a BCE w\t60700\t200\t170\t185 +5\t385 170 BCEO\t111474\t15\t12\t13 +1\t200 12 \u2022BCED 9'*\t12800\t25\t20\t25 +5\t8*» 15 BCEO 9'i\t6000\t20 \"j\t20\t20\tIV* 20 BCEO 1 p\t590C\t65\t50\t50-25\t21** 50 BCE Mobl\t86360\t516 *\tWi\t16 +1\t36'-* 14*4 BCE PI 2p\t12100\t$22 «\t22 h\t22'-» + *»\t241* 21 BCEO C 1\t10000\t$22' «\t7\\U\t22 -Va\t241» 21'* \u2022B C Bancor\t83874\t175\t166\t174 +1\t180 135 BC Banc A\t900\t$22'*\t22';\t22V7 + »/4\t31*» 22 BC Banc B\t200\t$22';\t22v*\t22V*\t31*4 21*4 .BC Gas\t120840\t$158\t15\t15 -\u2022/*\tI5>4 13*4 BC Rail u\t113046\t$24'3\t24V4\t24*8 + *»\t26 ; 24 BC Sjjgar A\t2&037\t$14*8\t14V*\t14*8 + t*\t18* 13'/* \u2022BCUJnd o\t1000\t40\t40\t40\t85 40 b Corp p\t6400\t$29\t2616\t28*4\t31*4 28-4 b ,\tCorp\t\tr\tsee\tbeiow BGR-A\t26895\t$9'j\t9\t9*»\t12 9 \u2022 Bll Ent\t2400\t450\t450\t450\t9 450 BMO nt fin\t800\t$5'0\t5*>\t5?b+ 4\t12'b 5*8 BMO Il o\t3800\t$20'.\t19';\t19'4+ 4\t23 18'; bNT Ltd BNT Eoty BP Canada B'Bk Nk P BtBk Nk ii BtBk nk iii BtBk nk iv BtBk TB w 29800 $10 ; 1000 $26 230809 $20^4 see below see below see below see below see below 10 10 25tb 26 19*- 20 \u2014 1 2 - *8 -1 17*» 10 29*b 25V* 22'4 17'z Bjdd Can Bunker H 0 C/D 300 528' 5300 70 « 73 4 78'4 65 70 \u2014 j 37 28 13 295 65 BYG 0\t17000\t25\t25\t25\t68\t15 Baca A o\t5725\t140\t140\t140 - 15\t225\t130 Bachelor\t16000\t33\t33\t33 +3\t75\t30 Bancsnr p\t1200\t$20 ;\t20V*\t20V*- *»\t23** ;\t Bancshr r\tiee betow\t\t\t\t\t Banister 1\t22700\t$8\t8\t8\t14*4\t7*4 Bank Mtl\t548175\t$26»\t24*4\t26 +1*»\t34V*\t24'* Bk Mtl 3p\t24470\t$24's\t24*i 24?* + »/4\t\t26-4\t24V* Bk Mtl 4p\t16750\t$237b\t23\t23*4 + *4\t25*»\t72\"*- Bank N S\t967756\t$12 .\t11*»\t11?8+ *»\t16V*\t11 Bk NS lp\t13730\t$21 t\t21\t211a + 1»\t24\t21 Bk N5 3p\t30900\t$17*3\t16*4\t17*»+ *»\t19*4\t)iu Bk NS 4p\t28096\t$22*8\t21\t22*8+1'8\t25\t21 Baringtn o\t27300\t225\t200\t200 - 20\t225\t110 Baton\t31450\t$61*\t5*4\t6 + V*\t15'/4\t5*4 Battle Crk\t66600\t138\t126\t130 -6\t138\t110 Battle M\t2450\t$11\t10'/4\t10'/4 -2'/*\t21**\t10'/4 Beau CA o\t53 SCO\t65\t56\t65 +2\t70\t22 Beaufield o\t26 562\t13\t11\t11V* \u2014 V*\t48\t10 Beaver R o\t54700\t11\t9\t9 -1\t29\t8 Becker B f\t2064\t$39\t38:;\t381*-IV*\t44\t38'.7 Bell 194 p\t6700\tS22V*\t22'4\t22**- 1»\t24*»\t21r8 Ben 9 p\t1300\t$22 \"4\t22\t22\t241*\t19\"3 Beimoral\t63100\t24\t20\t20 -4\t85\t18 Berna Gl o\t395196\t390\t370\t375 - 20\t460\t160 Bethiem R\t35500\t45\t35\t43 +5\t72\t35 Biochem f\t37500\t$12\t10'4\t12 +11»\t12V*\t5 Biomira o\t8980\t240\t215\t220 + 10\t450\t200 Blk Clifl o\t80000\t25\t19\t23 -2\t47\t10 Bl Hawk o\t394CO\t55\t50\t53 -2\t175\t50 Blk Swan\t151200\t17\t13\t17 +5\t27\t12 Bombdr A\t13750\t$16'8\t15'4\t15' 2\t20*»\tll'/a Bombdr B < 380115\t\t$15ri\tI4H\t15\t20*«\t14*» Bmbdr 1 p\t2200\t$22\"4\t22\t22'ij + \u2022*\t24'/2\t21*4 Bonanza O\t5525\t75\t75\t75 +4\t165\t46 Bovar Inc\t56376\t56\t50\t51 -4\t70\t20 Bow Valy\t212362\t$15t8\t15 2\t15?8\t16\"4\t12'/* Bow Valy 4\tz22\t$16\t16\t16\t16\t12*» Bow Vly 202 5 2800\t\t$31'7\t311*\t31'i- V*\t32\t26'; Bow Vly 1875 2257\t\t$32 ;\t32\t3212\t33\t2616 Bow Vly 205\t4496\t513 4\t18\t16\t20*4\t17 Bowtex o\t4840\t300\t780\t291 + 11\t355\t205 Bracknel o\t13000\t137\t137\t137 +4\t200\t125 Bra lor ne\t93080\t13\t13\t13\t50\t11 Bramalea\t205321\t$7\t6\t6'7 + V*\t23*»\t5'7 Brmlea B p\t2420\t$23'4\t22*4\t23'/4+ '/4\t25*i\t22'1 Brml Ply p\t600\t$24 2\t24*»\t24V2 + V*\t2614\t24 Brmpfn A (\t352\t325\t325\t325 - 15\t9*4\t325 Brandvr o\t36000\t30\t25\t30 +5\t110\t24'* Brascad A\t10412\t$38 \"b\t36V*\t31V*\t401*\t36 Brascad B\t3336\t$38'2\t38'7\t33\"3\t40' 3\t37 Brascan A\t301512\t$15*4\tI4'a\t15 -'/4\t311»\t14?» Brscn 81*\t200\t$23*»\t23*»\t23*»\t2S'/2\t23*8 Brascan F p 200\t\t$2212\t22 V*\t22'/*- ¦/>\t25»4\t221* Brkwaler o\t969130\t115\t75\t100+20\t360\t75 Brenda M\t500\tS13\t121*\t121*-11*\t21»/2\t121* Brik Brw o\t21300\t160\t150\t160 ,+5\t165\t85 Bright A\t1600\t$10-4\t10\t10 -**\t19*»\t10 BrAir ads\t200\t533 ;\t33V*\t33 V*\u2014IV*\t44*4\t33' 3 BC Phone\t163656\tS17V*\t16?»\t17'/* + **\t19\t16'/4 BCPh 4*» p\t200\t$43\t43\t43 -'-*\t52\t43 BCPh 4*4 p\t300\t847V*\t47'/* 47'/* + '/j\t\t54\t47 BCPh 1956\t120\t$48\t46\t48\t53\t47 BCPh 4 84\t2370\t$12**\tI2V4\t1214-**\t141*\t1?4 BCPh 5.15\t210\t$50\t50\tSO\t60\t50 BCPh S>4 p\t250\t$59\t59\t59 +1'/*\t67\t57 BCPh 6 pr\t125\t$61\t61\t61 -1\t73\t59 BCPh 680\t110\t516 4\tm\tiii* + »/4\t19*»\t17 BCP 7.04 p\t340\t$18*4\t18\t18 - >/4\t2l'/4\t17*4 Br Gas ads\t3790\t$5012\t45\t50'/* +5'/4\tSOli\t3417 Br Pel ads\t200\t$90\t90\t90 -6\t96\t66*4 Br Steel\t1000\t$27'4\t26*»\t2714+11*\t31\t23 BrTel ads\t555\t$63\t60\t63 +7\t64\t48 Bruncor\t20663\t$1618\t15j4\t16\t18\t1514 Bruncor A\t2700\t$73*4\t23*»\t23*8- *»\t251 h\t22'» Bruns*k\t2000\t$7\",\t7'e ,7'b- la 35 \\S\t\t12\t7?8 Brydon o\tIOSCO\t40\t\t\t85\t30 CAE CCL B f CFCF I CPS Grp CGC Inc CHC Hlcpt CM NT Equ CM Pref p CMP CMP hl5382 27745 20800 7800 17780 47500 13750 $5*8 390 460 - 52 $8 71* 7'/3- »/4 $91» 9 9 100 100 100 -5 $8' $5 $9» 11000 $13*4 88P 88 778 8 + '4 480 480 - 15 6V» 8'.*+ '3 13*» 13j4+ \u2022» u see u see 15 390 14 7'3 18 ; 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