La presse, 24 octobre 1990, B. Informations nationales
[" ¦.' » - \u2022 - * \u2022 \" ; m \u2022 « i \u2022 i Informations nationales -.t\u2014r-rv CELTEX inc.^T\" \u2014- SPECIAL © \"«m»**-* PORTATIF PT500 CollulMlro ACTIVATION AVEC BATTERIE.CHARGEUR ET ÉTUI 984-5292 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 OCTOBRE 1990 \u2022 Agence spatiale: la construction du siège social serait confiée à des architectes de Toronto MARIE TISON fi OTTAWA ¦ e gouvernement s'appréte-HB rait à octroyer le contrat de construction de l'agence spatiale à une firme d'architectes de Toronto.La députée conservatrice de Saint-Hubert, Mme Pierrette Venne, a déclaré hier à la Presse Canadienne qu'une firme torontoise aurait une longueur d'avance sur les autres firmes en lice, surtout basées au Québec.Elle n'a pas voulu nommer ces firmes, mais elle a tenu à souligner que des architectes montréalais étaient associés à la soumission présentée par la firme torontoise.Des sept firmes retenues au départ, seules quatre sont toujours en lice: celle de Toronto, une de la Rive-Sud, un consortium comprenant des architectes de Montréal, de la Rive-Sud et de Winnipeg, et la quatrième serait de Montréal, a indiqué Mme Venne.En général, les firmes ont tenté de se regrouper en consortium afin de faire appel à la plus grande expertise possible, le dossier étant très spécialisé, mais aussi pour «montrer que le projet était canadien», a-t-elle déclaré.La députée de Saint-Hubert a reconnu qu'elle préférerait voir des architectes de la Rive-Sud décrocher le contrat, mais elle a indiqué qu'elle ne déclencherait pas une «chicane de clocher» s'il était octroyé à des architectes montréalais.Bloc québécois Le député du Bloc québécois social de l'agence spatiale à Saint-Hubert, dans le comté de Mme Venne.Le gouvernement devait annoncer en avril 1990 le nom de la firme d'architectes chargé de planifier et de superviser la construction de l'agence spatiale.Ce n'est toutefois qu'en mai 1990 qu'il a publié un appel d'offre afin d'inviter les firmes canadiennes à manifester leur intérêt.Le gouvernement n'a toujours pas annoncé son choix.Un rapport préliminaire, qui devait être déposé le 30 septembre, n'a toujours pas été présenté.«Nous commençons à nous inquiéter, a déclaré M.Leblanc.Il y a des problèmes qui commencent à se développer.» M.Leblanc, qui refusait de se dire déçu par ces délais au printemps dernier alors qu'il siégeait toujours comme député-conservateur, a interrogé hier le ministre de l'Industrie, des Sciences et de la Technologie, Benoît Bouchard au cours de la période des questions à ce sujet.: Programme M.Bouchard, également ministre politique du Québec, a promis d'annoncer, d'ici deux ou trois semaines, non seulement le nom de la firme retenue, mais également les intentions du gouvernement quant à l'ensemble du programme spatial canadien.«11 s'agit de tout un ensemble de détails sur l'implantation du programme, sur les secteurs dans lesquels le gouvernement va s'impliquer, a-t-il expliqué aux journalistes.C'est urje masse assez imposan- Nic Leblanc, de Longueuil, te sur le plan monétaire.» s'wt'.çependant dit inquiet de n a spécifié que cette annon Konrad Sioui est déçu que le ministre Gil Rémiilard asassimile les autochtones aux communautés culturelles.M.Sioui était accompagné hier en conférence de presse par le chef du Parti Égalité, M.Robert Ubmari.\u2022JS >J : A ¦ PHOTO PC \u2022.et autoentones écartés Commission Bélanger-Cam n .GILLES NORMAND du bureau de La Presse \u2022 QUEBEC voir uneTirme torontoise rafler le lucratif contrat de 40 millions $.«Est-ce parce qu'on ne croit pas en la compétence de.nos Èrofcssipnnels de la régiod de lontréàl ?s'est-il interrogé.Je pense que nous sommes capable de construire de grandes 4 choses à Montréal, et qu'on devrait choisir nos architectes.» Le ministère d£ l'Industrie, .de la nomination de Serge Tur- frères et des soeurs qui ont depuis géôn, a donc décidé de couper au plusieurs siècles déjà, construit plus court et d'en finir pvec cette des relations de co-existence pacifique autant sur lès plans culturels que sociaux ou économiques politiques.avec l'ensemble du ce satisfera tout le pays, et pas seulement Montréal et Saint-Hubert.Il a ajouté que la construction de l'agence spatiale devrait se terminer à l'automne.1993 au plus tard.L'annonce d'un plan d'en semble gouvernemental dans le domaine spatial n'a cependant pas.réjoui outre mesure M.Leblanc.^ «Le plan d'ensemble a déjà des Sciences et de ià,Technolo- été annoncé, je ne vois pas gie n'a pu fournir à la Presse comment il peut y en çvoir un Canadienne hier la liste dès r nouveau, s'est-il inquiété.Est- ri ^ firmes d'architectes retenues.M.Leblanc s'est aussi inquiété des délais qui affectent le déménagement de l'agence-spatiale dans la région de Montréal.C'est le premier mars 1989 aue le premier ministré'de l'Environnement de l'époque, M.Lucien Bouchard, avait annoncé l'établissement du siège on encore en train de diluer la partie devant revenir à la réf.gion de Montréal?» De son côté, Mme Venne a refusé de s'inquiéter des délais dans ce dossier.Elle a cependant admis qu'elle avait hâte de voir enfin la structure du siège social de l'agence spatiale «sortir de terre» dans; sa circonscription.été aussi loin que mainte- vrorit faire leur deuil d'un repré- peuple québécois»; '\\ nant de siéger à ^Commission sentant Sti>ein de la commission., Sept semâmes plus tard, lo;èhef Bélànger:Campeau.Ou aussi «Concernant les autochtones, régional de l'Assemblée des Pre- prôs.; c'est ^ ciair que l'ensemble des rrtières Nations n'a eu aucune En fait, 4out dépendant désor- parlementaires québécois èt le nouvelle dp 'Sa missive, pas même mais de l'attitude de l'opposition gouvernement du Québec souhai-! u\" simple accusé de réception, péquiste devant le projet de! loi tent, entre autres, que ^question, soutient-il.préparé par le gouvernement des autochtones puisse être discû- M.Sioui n'accepte pas non plus Bourassa pour amender, la Loi 90, tée dans le cadre des forums qui que les Amérindiens, «plus qu'un de manière à porter le nombre de seront tenus par la commission peuple fondateur», soient situés postes de commissaires à 36 au constitutionnelle.Cette position par le Québec sur le même plan lieu de 35.; a obtenu l'appui du Parti québé- que les communautés culturelles.Ce projet de loi est garilé dans cois> en juillet», a déclaré M.t «., Forêt luxuriante et lacs poissonneux: ce n la veille! I .Presse Canadienne*.¦ WASHINGTON marre plus tôt.Mais la réduction en deux phases de 9,9 millions de tonnes d'anhydride sulfureux ne commencera qu'à Les aràateurs québécois dé partir de 1993 pour se termi-villégiature devront term nér au tournant du siècle.Ce poriser quelque peu leur en- qui.provoquera un délai dans / *'., .thousiasme.Ce n'est qu'après l'an 2000 que la Loi américaine sur la salubrité de l'air aura des effets tangibles sur les lacs et xforèts de la province, souillés à mort par les précipitations acides produites par les grands centres industriels d'Amérique du Nord.Lobbyiste depuis 10 ans auprès du Congrès et de la Maison-Blanche, M.Michael Per-ley ne s'attend pas à ce que la réduction graduelle du volume des émissions polluantes pro* duise à court terme de miracle.Toutefois, précise le porte-parole de la Coalition canadienne contre les pluies acides, dans la conjoncture politique actuelle aux États-Unis; l'adoption probable du nouveau texte législatif tient presque en soi de l'intervention divine.«Dans un système politique fondé sur le compromis et la négociation, c'est assez étonnant que le projet soit demeuré quasiment fidèle à l'original», a-t-il déclaré hier.Certes, les environnementa-listes canadiens auraient préféré que le programme américain, évalué à près de 25 milliards annuellement, dé- la renaissance des lacs et forêts du Québec» soumis depuis des années aux assauts meurtriers des matières polluantes rejetés dans l'atmosphère par la ceiïf taine de centrales thermiques du Mid-West américain et d'innombrables industries pétrochimiques qui ont toujours placé leur bilan financier avant toute autre priorité, fut-elle environnementale.v «C'est à partir de 1995 qu'on verra les répercussions de la nouvelle loi.Des effets assez subtils, il faut dire.Il ne faut pas s'attendre à voir l'air s'éclaircir soudainement.Ce ne sera pas nécessairement évident», dit M.Perley.Le Québec et l'Ontario seront les premières provinces à profiter de cet amélioration du climat.Ce sera moins évident dans les Maritimes, les pires provinces canadiennes en matière enyi- ruiiiicinciitale, iiieiiiionne-i-iî.L'expérience de la dépollution des entreprises de l'Inco à Subdury a produit des résultats encourageants.Lacs et forêts des environs des usines de nickel ont recommencé tranquillement à reprendre vie quand les dispositifs anti-pollution ont commencé à fonctionner.l'arsenal de munitions, à moins que le gouvernement n'obtienne l'assurance dis Parti québécois qu'il n'y fera pas obstacle ou qu'il ne tentera pas de faire ajouter | d'autres postes à la commission, notamment pour les autochtones.Seul cet amendement permettrait au comédien montréalais de représenter les milieux culturels à la commission constitutionnelle, puisque Robert Boùtassaest demeuré inébranlable quant à sa dé-: cision de faire occuper le 35e fauteuil par le président de la Fédération des commissions scolaires, M-.Guy jyAnjdu.Nomination qu'il tentera au cours des prochains jours de faire adopter, par l'Assemblée nationale, au moyen d;une motion.Donc, à-moins que là formation de Jacques Parizeau ne laisse le projet d'amendement franchir les trois lectures réglementaires, le représentant du monde de l'éducation siégera également pour les milieux culturels.C'est ce qu'a clairement indiqué aux journalistes le leader, du gouvernement, M.Michel Page, hier, à l'issue du caucus hebdomadaire des députés libéraux, présidé par le premier ministre Bourassa.Le gouvernement, de plus en plus préoccupé par la crédibilité de la Commission Bélanger-Cam-peau, déjà passablement entachée «Ce n'est pas parce qu'un des nôtres est appelé Lasagne que cela fait de nous une communauté culturelle», répond-il au ministre Gil Rémiilard à qui il reproche dette méprise,.en lui rappelant l'époque ovtif parlait «comme Échec de Sioui Le chef régional de l'Association des Premières Nations, Konrad H.Sioui, profitant d'une tribune que lui a ouverte le député \" :.5*mcrand» dans ses textes des Robert Libman, du Parti Égalité, années 84-85, alors quil faisait a tenté hier d'exercer une près- valoir les droits «de nos Aménn-sîon supplémentaire sur Robert utens».Bourassa, en le pressant d'ouvrir un poste de commissaire pour tes autochtones, mais il faut conclure qu'il a échoué.Par ailleurs, le ministre Gil Ré-M.Sioui s'est dit stupéfait, ces.millards^bbjecteàceau'une invi-derniers temps, d'apprendre pair tatipn soit envoyée à'1 ex-premier les médias que le gouvernement* ministre'Pierre Trudeau, pour considérait que lès autochtones qu'il participe aux débats de la n'étaient pas.intéressés aux tra- commission constitutionnelle à vaux delà Commission parlernen- titre d'expert.* La semaine derniè- lft diens».I : Pastllnyltatlbh re pour Trudeau .$ Parizeau en a assez des guerres de chiffres - « ¦ ANDRÉ PÉPIN du bureau de LA PRESSE QUÉBEC Le chef péquiste Jacques Parizeau espère que la guerre des chiffres va bientôt finir entre pro-souverainistes et pro-federalistes.Selon lui, les deux groupes sont maintenant d'accord.«Depuis que le gouvrnernent fédéral à cessé, en 1985, de subventionner le pétrole, le fédéralisme n'est plus rentable.» M.Parizeau réagissait hier au récent rapport sur la question rédigé par l'économiste André Raynauld pour le compte du Conseil du patronat du Québec.Cette étude, sur la rentabilité du fédéralisme actuel, doit servir de munitions aux pro-fédéralis-tes dans le débat qui s'amorce sur l'avenir constitutionnel du Québec.«Ce que nous disons, au PQ, et ce depuis plusieurs mois, c'est que si le fédéralisme a été rentable, à certaines époques, il ne l'est plus, notamment à cause des fameuses subventions au pétrole.Souvenez-vous, durant le dé-^ bat référendaire, Jean Chrétien disait: Si vous vous retirez du Canada, vous allez payer votre gaz plus cher», a rappelé le chef de l'opposition.II compare ensuite cette analyse à celle faite par M.Raynauld.«M.Raynauld est nostalgique de l'époque référendaire.Ce qu'il dit: Le fédéralisme est toujours rentable, mais il l'est de moins en moins.» M.Parizeau croit qu'il faut clore le débat puisque selon les tableaux offerts par M.Raynault, dans deux ans, il sera d'accord avec le PQ, le fédéralisme n& sera plus rentable.M.Parizeau qualifie donc de «drôle» l'analyse de M.Raynault.^ La différence qui persiste entre les deux analyses, résident dans la répartition du service de la dette du gouvernement central.«M.Raynauld suppose que les impôts nécessaires pour faire disparaître le déficit fédéral ont été versés année par année et.qu'en conséquence, il n'y a- plus de dette fédérale et que tous les impôts sont disponibles.C'est de la belle thérorie, mais oh est loin 'de ia, comptabilité de statistiques Canada.»¦ m Après avoir' conclu qu Ile taire sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec.Non seulement les autochtones ne sont pas indifférents à l'avenir du Québec, mais ils ont toujours eu le sentiment qu'ils allaient re, le député du Parti Égalité, M.Richard Holden, en avait fait la suggestion à Robert Bourassa.M.Rémiilard Suggère que M.Trudeau;suive le même chemin que toute autre personne désireu- étre invités officiellement à siéger r se d'être entendue, c'est-à-dire au sein de la commission, a indi- qu'il en fasse là demande, que M: Sioui devant la pressç par- .«M.Trudeau serait furieux si lementaire, à laquelle il s'adres- on lui accordait un privilège.11 saitflanqué du député Libman.a»est pas un homme de privilège.' M.Sioui a remis aux journalis- Je suis certain que s'il a quelque tes copie d'une lettre qu'il a en-chose à dire, M.Trudeau, il ne se voyée à Robert Bourassa, au nom privera pas de les dire», a précisé des Premières Nations du Québec et du Labrador, le 5 septembre dernier, le pressant de réviser sa décision de refuser un poste de commissaire aux Amérindiens, comme des le ministre, ajoutant qu'il songeait ou à la commission ou à la revue Cité libre, que l'on parle de relancer et qu'il a comparée à «la ligue du vieux-poêle qui voudrait encore s'exprimer».par cette guérilla de pariis autour «et de nous traiter ! ' \" ;,\u2022'.'\u2022; DROITS RÉSERVES La boîte aux lettres À la défense de « Batman » et « Robin » Monsieur Richard Hétu, journaliste ¦ En lisant votre article sur les deux policiers qui patrouillent le quartier de la Petite-Bourgogne à Montréal ( Batman et Robin sèment la terreur chez les Noirs», j'ai été surpris dé voir avec quelle aversion était véhiculée l'image de tortionnaires que vous sembliez vouloir attribuer à ces deux agents.A croire que les policiers agissent toujours dans l'illégalité et harcèlent constamment les honnêtes citoyens de la Petite-Bourgogne.(.) Les honnêtes gens qui n'ont vraiment rien à se reprocher ne courent pas à la vue d'un uniforme de police et ne craignent pas de s'identifier aux policiers qui tentent tant bien que mal de faire leur travail.De l'aveu même de l'une des Rersonnes rencontrées, Faith laxwell, il s'agit d'un quartier dangereux où des coups de feu sont tirés le soir et où beaucoup de junkies demeurent.Alors, que doivent faire les policiers?louer à l'autruche et permettre aux trafiquants de drogues et d'armes de prendre le contrôle de la Petite-bourgogne?Monsieur Hétu, avez-vous es; sayé de rencontrer les gens qui vivent dans ce quartier et qui ont peur?Ces honnêtes citoyens oui redoutent la hausse de' la violence mais qui n'ont pas les moyens de quitter le secteur parce qu'ils ont accès à des HLM.Avez-vous tenté de rencontrer les personnes qui déplorent la criminalité croissante mais qui, craignant les représailles des revendeurs de drogues et des criminels de tout acabit, dont plusieurs sont armés, préfèrent se taire?Avez-vous cherché à rencontrer les gens qui encouragent les policiers dans leurs efforts pour contrer les individus à qui servirait la passivité des forces de Tordre?Lorsqu'on fait l'analyse d'une situation, on doit rechercher tous les éléments.Votre article me laisse un goût amer.Vous avez utilisé La Presse pour véhiculer une image négative du travail policier.(.) Mario PLANTIN Le Gardeur Indécentes, ces fêtes de 1992 Monsieur lean Doré, maire de Montréal ¦ le ne participerai pas aux activités du 350e anniversaire de Montréal parce que les sommes consacrées à cette fin par la Ville à ce jour, ainsi que celles qui le seront» sont indécentes.Aujourd'hui, à Montréal, au moins un enfant sur quatre n'a pas mangé à sa faim.Une simple journée, comme tant d'autres.I! ne faut pas s'étonner, dans un tel contexte, de voir le tissu social se décomposer à une vitesse affolante et des quartiers entiers plonger dans la noirceur.Ouvrez l'oeil, et le bon.Vous verrez que la prostitution est florissante, que les délits de tous genres sont on pleine croissance, que les piqueries sont nombreuses un peu partout dans la ville?Autant de symptômes du désespoir qui enterre chaque jour des milliers de Montréalais.Dites, Monsieur le maire, quelle fierté célébrera-t-on exactement en i 992?Patrick LA VALLÉE, LL.B.Montréal Libman grince des dents ¦ je ne peux compter combien de fois j ai grincé des dents en lisant Pierre Gravel sans toutefois lui répondre.Son récent éditorial fustigeant le Conseil du patronat qui exprimait sa foi en un fédéralisme renouvelé est un exemple de la forme la plus basse d'un nationalisme étroit d'esprit qui, si toléré, conduira à la mort culturelle et économique du Québec.M.Gravel laisse entendre que la province est unie dans son désir de souveraineté.Qu'un fédéralisme renouvelé n'est même plus concevable.Cet été, j'ai voyagé aux quatre coins de la province, de la Gaspésie à l'Abitibi, du Sague-nay-Lac-Saint-Jean au Nord du Québec, ainsi que dans l'Ou-taouais.Il y a de nombreux Québécois francophones qui veulent que le Québec demeure au sein du Canada.Même les sondages les plus remarquables pris alors que l'émotion est à son plus haut niveau démontrent que les deux tiers seulement des Québécois francophones favorisent la souveraineté.Que fait M.Gravel du troisième tiers?Sont-ils simplement des indécis ou est- N.B.s La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles pu-: bliés dans ses pages et se réserve le droit de les abrège* L'auteur doit être clair et eoncis, signer son texteT donner son nom complet, son adresse et son nus méro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boîte aux lettres, La Presse, /, rue Saitu-iacqucs, Montréal, H2Y 1K9: ce que leur opinion est totalement sans valeur?Il est temps pour M.Gravel de descendre de sa tour d'ivoire et de commencer à considérer les opinions opposées aux siennes.Une bonne partie des francophones québécois sont déterminés à demeurer canadiens et n'ont pas besoin des éditorialistes pour les rappeler à l'ordre.Robert M.LIBMAN Chef du Parti Égalité Des casinos à Montréal?¦ Si vous croyez encore que la venue de casinos à Montréal n'augmenterait pas la criminalité, allez faire un petit tour à Atlantic City, fe suis sûr que vous allez changer d'idée.Fin août, mon fils et moi avons passé quelques7 jours à Atlantic City.Tout d;abord, contrairement à Las Vegas, il n'est pas rassurant du tout de se promener dans la rue le soir.On y côtoie une foule d'individus louches, plusieurs à moitié ivres, dissimulant leur bouteille dans un sac de papier comme certains clochards de Montréal.Mais il y a pire.A notre retour, nous avons constaté que les cartes de crédit dont nous nous étions servi pour régler l'hôtel, les restaurants et les boutiques, avaient toutes servi à des retraits de fonds obtenus frauduleusement, de plusieurs milliers de dollars.Nous avons réussi à faire créditer ces sommes, mais non sans peine.Comme ces cartes de crédit avaient été utilisées à plusieurs endroits différents d'Atlantic City, il ne s'a.iissat pas, de toute évidence, de cas isolés.Et si jamais des casinos s'installent à Montréal, c'est peut-être cela qui nous guette.Claude CHARBONNEAU Saint-Lin Opinions LE DIFFICILE PORTAGE Les des revendications autochtones Originaire de la communauté montagnaise de Mashteviatsh (Pointe-Bleue), négociateur autochtone et journaliste, Bernard Cleary est également l'auteur d'un ouvrage sur les négociations territoriales, intitulé «L'enfant de 7000 ans».Voici la deuxième tranche d'une analyse qu'il a préparée pour LA PRESSE.BERNARD CLEARY n peut légitimement se demander pourquoi les gouvernements négocient avec les Autochtones et pourquoi ces derniers ne se contentent pas, tout simplement, des mêmes droits que les citoyens canadiens ou québécois.' On sait qu'en vertu de la Constitution de 1867, le gouvernement fédéral détient la responsabilité «des Indiens et des terres réservées aux Indiens».Le Québec, quant à lui, par son statut de province, possède la juridiction sur les terres de la Couronne, sur les ressources naturelles et sur les grands seteurs de la vie sociale tels l'éducation, les services sociaux et de santé, etc.C'est donc en raison de ses obligations héritées de l'époque coloniale, de la logique des anciens traités, de sa responsabilité constitutionnelle et des pressions de certains jugements de la Cour supérieure \u2014 cause Calder \u2014 qu'Ottawa a adopté, en 1973, une «politique des revendications territoriales globales» qui doit encadrer le processus.Mais où en est exactement l'histoire des relations entre les nations autochtones et les gouvernements «blancs»?D'abord, les fréquentations juridiques entre les deux partenaires se sont conclues par la voie de ce que l'on a appelé des traités.Si on étudie maintenant la géographie de ces traités sur la carte du Canada, on se rend rapidement compte que la surface est en très grande partie couverte, à l'exception des Maritimes, d'une partie du Québec, de la Colombie-Britannique et des territoires nordiques.À part quelques traités signés en Ontario avant la Confédération pour libérer les terres, où l'on ven&it de découvrir des ressources minières le long des côtes des lacs Supérieur et Huron, «l'hypothèque autochtone», ce qu'on a appelé les «grands traités numérotés de 1 à 11 » se sont signés à partir de 1871 et contenaient relativement les mêmes dispositions.On y prévoyait ainsi la mise de côté des terres réservées aux Indiens concernés, le versement de compensations monétaires, des récompenses aux autorités indiennes et quelques peccadilles, en retour d'une extinction de tous les droits, nasses et définis dans le futur, des Autochtones sur leurs territoires ancestraux.La construction de la ligne de chemin de fer transcontinentale, la colonisation de l'Ouest, la ruée vers l'or au Klondike et, plus tard en 1975, au Québec, l'aménagement hydroélectrique de la Baie-lames ont obligé ce processus de négociation.En 1984, une entente finale sur la revendication de l'Arctique de l'ouest à été signée entre les représentants du gouvernement du Canada et les Inuvia-luit localisés au nord des Territoires du Nord-Ouest.À ce moment-ci, six revendications territoriales globales sont en processus; de négociation: les Dénés-Métis des Pourquoi ne se contentent-Ils pas des mêmes droits que nous?PHOTO PIERRE McCANN, La Presse Territoires du Nord-Ouest, qui ont signé une entente de principe en septembre 1988 et qui sont actuellement dans une impasse; les Indiens du Yukon qui ont aussi conclu une entente de principe, en mai 1989; les limits de la région de Nunavut couvrant le nord de la Baie-d'Hudson et qui ont aussi conclu une entente de principe, en avril 1990; les Nisga'a de Colombie-Britannique qui en sont encore à une entente-cadre dans un contexte où le gouvernement provincial ne reconnaît pas les droits, spécifiques des Autochtones; les Inuits du Labrador (Labrador Inuit Association) aux prisesavec un gouvernement terreneuvien qui ne les reconnaît même pas comme Autochtones; èt les Atika-mekw et les Montagnais qui tentent de négocier une entente de principe à une table tripartite avec le Québec et le Canada.Une vingtaine d'autres négocia- tions reconnues sont sur la liste d'atten- te.\u2022v Cette politique a été quelque peu rafraîchie en 1986 et fait présentement l'objet d'une promesse d'une autre cure par le premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney.Un groupe autochtone qui veut faire accepter sa revendication doit donc démontrer que ses ancêtres ont occupé et utilisé» historiquement et d'une manie- droits sur des terres situées au Québec et en Ontario.Cette politique fédérale tant critiquée aujourd'hui est donc au coeur même du débat autochtone qui nous occupe.Pourtant, peu de temps auparavant, une importante commission fédérale, sous la présidence de Murray Coolican, a déposé son rapport.Certaines recommandations ont été retenues alors que plusieurs autres, importantes, étaient re continue, les terres qui font l'objet de écartées.Elle a proposé entre autres des sa prétention.Malgré cette démonstration, cette revendication ne sera pas acceptée si, de l'avis d'Ottawa, les droit ancestraux.du groupe ont été éteints par un acte juridique colonial ou fédéral, même unilatéral.^C'est en utilisant cette interprétation de la politique des revendications territoriales globales qu'Ottawa a nié aux Mohawks des structures décisionnelles de gestion des terres et des ressources contrôlées par les Autochtones, la création de véritables gouvernements autonomes et non pas de simples décentralisations administratives, des choix à la formule de l'extinction des droits ancestraux, le règlement des chevauchements de terres entre groupes autochtones sans en éteindre unilatéralement les droits et la nécessité de plans de mise en oeuvre des ententes.La politique fédérale présentement en vigueur a pour objet de «fournir une certitude et une précision quant aux droits de propriété et d'utilisation des terres et des ressources dans les régions du Canada où les titres ancestraux n'ont pas été réglés par traité ni annulés légalement».Elle exige toujours l'abandon des droits liés à la terre en échangç des droits définis par traité.Les étapes du processus de négociation sont dorénavant déterminées.11 y aura d'abord une entente-cadre qui \u2022fixera les grands paramètres et sujets de la négociation, ensuite une possible entente sur des mesures provisoires pour protéger les droits autochtones pendant le processus de négociation, puis une entente de principe qui réglera toutes les questions de fond et, enfin, une entente finale qui conclura légalement la transaction et sa mise en oeuvre.Dans ces ententes, seront en général abordées les questions de la propriété\"-des terres, de la gestion de la faune, de l'exploitation des ressources, de la gestion de l'environnement, des indemnités, de l'autonomie gouvernementale, de l'intérêt du public et des tierces parties, etc.Le Québec, quant à lui, appuie sa position aux tables de négociation sur la réponse de l'ancien premier ministre, M.René Lévesque, à une quinzaine de propositions que les Autochtones lui avaient faites en 1983 et sur une motion adoptée en mars 1985 par l'Assemblée nationale.Dans ces textes, le Québec reconnaît en principe le caractère distinct des nations autochtones, le droit à leurs coutumes et traditions et celui d'orienter eux-mêmes le développer ment de leur identité.Le gouvernement du Québec reconnaît aussi aux Autochtones le droit de posséder des terres, mais dans le cadre de ses lois d'application générale.Pour lui, il ne pourra en aucun temps s'agir d'une atteinte à l'intégrité territoriale du Québec, ni à sa souveraineté.Il sera aussi possible de reconnaître des droits de chasse, de pêche, de piéga-ge et de cueillette, de participer au développement économique, de se gouverner dans, le cadre des lois existantes et d'avoir certaines institutions propres.Le Québec reconnaît aussi l'égalité de droit aux hommes et aux femmes, les droits de traité de la convention de la Baie lames, ceux qui seraient issus de la Proclamation royale de 1763, certaines exemptions de taxes et un droit de regard sur la modification de certaines lois qui pourraient les concerner.À cette époque, il était évident que cette reconnaissance de droits devait se faire dans le cadre d'une démarche proprement québécoise et sans égard aux éventuels résultats des conférences constitutionnelle.Cependant, l'enten-te-cadre signée par les Atikamekw et les Montagnais, le 13 septembre 1988, stipule que le traité sera conclu sans préjudice à toutes reconnaissances constitutionnelles à venir.Il faut bien savoir qu'il s'agit là d'une déclaration de principe du gouvernement québécois et qu'il peut y avoir loin de la coupe aux lèvres, tout dépendant évidemment de l'amplitude des droits qui seraient reconnus aux Autochtones.Peu d'autonomie sur un territoire aussi restreint qu'un carré de sable aurait-elle valu tout ce remue-ménage phi-lantropique, se demandent les leaders autochtones! On ne peut plus faire fi de la spécificité autochtone lusieurs observateurs analysent la scène autochtone sur la base de l'actualité rapportée et nul ne doute que le grand public échafaude son opinion beaucoup plus à partir des colonnes de faits divers que de la trame fondamentale des droits des premiers occupants.Mais quels sont donc ces droits ancestraux, historiques et collectifs, qui semblent rationaliser le discours autochtone moderne et qui risquent, demain, d'être déposés sur un des plateaux de la balance de la justice?Il s'agit là d'un grand livre impossible à parcourir sans l'éclairage de l'histoire qui s'est infiltrée jusqu'aux suprêmes et récents jugements de notre grande cour d'Ottawa.Dans la perspective autochtone, les droits qu'ils possèdent sont certainement aussi élaborés que ceux qu'ils détenaient avant l'immigration des codes juridiques européens, qui ont- pris racine dans les divers tribunaux d'Amérique, et l'écrin qui les protège contient 1 non seulement l'usage et la jouissance, mais aussi et surtout le bien-fonds et l'autonomie gouvernementale.Dès le début de la colonie, en 1603, le fondateur de la Nouvelle-France, Samuel de Champlain, a conclu une alliance commerciale et militaire avec une coalition de nations autochtones conduite par les Montagnais; ce qui a permis les débuts de la colonisation de la vallée du Saint-Laurent.Ce type d'entente de nation à nation s'est répété par la suite et comportait toujours en filigrane le droit des Autochtones à la possession de leurs territoires, leur libre circulation sur le continent et la continuation d'un commerce avantageux avec une tradition d'échanges de présents.À la conquête anglaise, en 1760, on a assisté à un renversement des alliances et la plupart des nations autochtones mentablement sur le récif du droit à ont signé le traité dit de Swegatchy ga- l'autonomie gouvernementale, rantisstfnt leur neutralité.En retour, les Maîs au-deI4 de brève descrip- fS^^5^^JÊ^^Mi^ÈSl\" tion historico-politique des relations entre les pouvoirs blancs et les nations t.t- 7.traités du régime français et ont spécifié aux Autochtones leur liberté de commerce, de coutumes et de religion.Cet engagement des parties a assuré, à la future colonie anglaise, la paix et la stabilité politique et commerciale qui lui faisaient défaut.La Proclamation royale de Georges III, en 1763, est venue consacrer cè besoin de neutralité géopolitique des Autochtones face au danger représenté par la montée du nationalisme dans les 13 colonies américaines voisines.Cet édit de Londres a réservé aussi aux Autochtones une grande partie de leurs immenses territoires traditionnels et a contrôlé l'expansion de ses colonies.La période qui suit a marqué beaucoup plus le non-respect des vieilles alliances que la signature de nouvelles.L'expansion rapide de la colonisation et de l'exploitation des ressources naturelles ont été à l'enseigne du traitement des droits autochtones de ces décennies.Suite aux nombreuses plaintes des Autochtones, le gouvernement uni du Haut et du Bas-Canada a formé une commission d'enquête qui a recommandé ni plus ni moins que la création de «réserves» en guise de compensation pour l'empiétement de leurs territoires ancestraux.Cette même philosophie législative a été articulée un peu plus tard par notre grande Confédération dans sa célèbre Loi sur les Indiens.Ce sont ces mêmes droits ancestraux, ou issus de traités, que la Constitution' du Canada est venue enchâsser et protéger en 1982.Les quatre grandes conféy rciiccs constitutionnelles qui ont servi cet «élan de générosité» ont échoué la- autochtones, qu'en fut-il de l'évolution de notre code juridique du départ?Plusieurs grandes causes ont gravi les marches de l'édifice de la Cour suprême du Canada et ont hanté désormais les corridors et les salles de nos palais de justice.ft En 1973, l'affaire Calder a permis d'affirmer que les droits territoriaux des Autochtones existaient non seulement en vertu de la Proclamation roya- ) le de 1763, mais aussi d'un titre indien issu de l'occupation ancestrale des terres.En 1983, la Cour suprême, dans'l'affaire Nowcgijick, a décrété que les droits des Autochtones devaient recevoir une interprétation large et libérale.Le jugement de l'affaire Guérin, l'année suivante, a statué que les droits des Indiens sur les réserves étaient une survivance du régime juridique autochtone avant la signature des traités et ne pouvaient être simplement interprétés par le régime juridique britannique ou canadien.Ces droits devenaient donc une réalité historique et des droits légaux préexistants difficilement éteigna-bles par une simple loi.En mai dernier, dans l'affaire Sparrow, concernant un Indien de la bande des Musqueams.en-Colombie-Britanni-que, accusé de pêche illégale au filet, la même cour a statué unanimement sur le processus que devront suivre dorénavant les tribunaux sur la question des droits ancestraux des Autochtones.Elle a précisé que le mot «existants» de la Loi constitutionnelle de 1982 devait être interprété comme «non éteints» en 1982 et qu'il ne fallait pas entendre'par là la façon dont ce droit était réglementé à l'époque de la loi pouvant le concerner.La cour a exigé une preuve évidente, expresse et claire de l'intention du Souverain d'éteindre un droit ancestral; elle a exigé aussi des Autochtones une preuve historique de leur droit ancestral.Elle a précisé aussi pour la première fois que l'un des éléments du droit ancestral était le droit dë pêcher à des fins de subsistance.L'élément probablement le plus important de ce jugement est sans doute l'exigence dorénavant imposée à toutes les provinces de justifier tout règlement ou toute loi qui viendrait restreindre les droits ancestraux.Pour ce faire, les provinces ne pourront même plus invoquer l'intérêt public et devront se justifier par des besoins de protection de la fau-, rie ou des habitats.Si ce besoin peut permettre des prélèvements, les Autochtones seront les premiers à en bénéficier.Ce jugement est certainement le plus important de la jurisprudence concernée.Il affirme que les droits ancestraux de l'article 35 (1) de la constitution, ne sont pas absolus, qu'ils sont collectifs, qu'ils peuvent exister dans le contexte du système parlementaire et du partage des juridictions actuel et ce, même dans une société industrielle, qu'ils peuvent être régis et réglementés, mais à certaines conditions seulement, qu'ils doivent être pris au sérieux et que le fardeau de la preuve revient aux législateurs fédéral et provinciaux.Ajoutons à cela, pour le Québec, le jugement de l'affaire Sioui, une semaine auparavant, qui reconnaissait la valeur et l'effet d'un traité de 1760 et sa préséance sur une loi provinciale pour compléter ce rapide tour du panorama juridique que nous devrons admirer, qu'on le veuille ou non, dans les années' qui viennent.Au-dela de l'approche légale, peut-on maintenant parler sérieusement d'un avenir constitutionnel à ce débat, dans un contexte d'effritement de la structure politique canadienne et de volonté de plus-en plus évidente des Québécois de définir le leur à leur façon?Tous les efforts de compréhension et d'harmonisation du projet autonomiste autochtone avec celui du Québec seront de toute évidence teintés par le tourbillon plus ou moins puissant de la spirale de la violence juridique du système en place pour contrer la contestation de ce système par les Autochtones.Après l'analyse du décor historique, juridique et politique et, au lendemain d'une crise majeure, il sera sans doute impossible au Québec de définir sa souveraineté et l'intégrité de son territoire national sans tenir compte de la réalité autochtone.^ Les nations autochtones se considèrent comme nations souveraines à partir de leur lecture historique et certaines demandent même une reconnaissance comme peuple au niveau des instances internationales.On sait que l'Assemblée générale des Nations unies étudiera bientôt un projet de Déclaration universelle des droits des peuples autochtones, préparé par un groupe de travail issu dé la Commission des droits de l'homme.Cette déclaration ne serM sûrement pas sans effet sur le traitement réservé aux divers groupes autochtones à travers le monde, ou tout au moins sur l'interprétation internationale qu'on fera des événements qui les concernent.Il semble dès lors évident que Québec et le Canada ne peuvent plus se permettre d'ignorer la spécificité autochtone et devront réviser leurs approches, leurs politiques et plusieurs de leurs lois pour en tenir compte.(à suivre) B4« LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 24 OCTOBRE 1990 Appel d'offres RÉGIE D'AQUEDUC INTERMUNICIPALE DES MOULINS Dos offres de service seront reçues à l'hôtel de ville de Terrebonne, situé au 775.Saint-Jean-Baptiste.Terrebonne, jusqu'au 19 novembre 1990.avant II h pour le contrat suivant: RAIM-90-02 «Soumission pour Assurances générales».Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans un document (cahier des charges) qui est disponible et qui peut être obtenu sur demande a I endroit suivant: \u2014 Sen Ice des Approvisionnements Ville de Terrebonne 790, nie Saini-Picrrc (2c étage) Terrebonne (Québec) Sont admis à soumissionner les courtiers d'assurances membres en règle de l'Association des Courtiers d'assurances de la Province de Québec, les agents d'assurances et les assureurs autorises à transiger au Québec les assurances de dommages.Chaque soumissionnaire devra attacher à sa soumission un certificat attestant qu'il détient une assurance de responsabilité professionnelle avec limite d'au moins 500000 S par réclamation.Toutes les soumissions seront ouvertes publiquement le même jour à compter de 11 h01 a l'endroit suivant: \u2014 Hôtel de ville de Terrebonne 775, Saint-Jcan-Baptistc Terrebonne, Québec La Regie d'Aqueduc intermunicipale des Moulins ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions présentées et n'encourt aucune obligation envers le ou les soumissionnaires.Yves Ouellcttc, a.p Responsable Service des Approvisionnements Ville de Terrebonne VILLES DE *> ¦ ¦ \u2022 Les jeunes se font rares dans la fonction publique du Québec Presse Canadienne I £3 I m 775.St-Joon Baplisto.Terrobonno (Quûboc) J6W 1B5 QUEBEC ¦ Les jeunes de moins de 30 ans ne représentent plus que 6,5 pour cent de l'effectif régulier de la fonction publique québécoise alors qu'ils comptaient \u2022 pour 29 pour cent des fonctionnaires il y a dix ans» déplore le Conseil permanent de la jeunesse.Dans un mémoire présenté hier devant la Commission parlementaire chargée d'évaluer l'application de la Loi sur la fonction publique, le conseil recommande au gouvernement de s'engager dans une véritable politique de rajeunissement de son personnel.Pour que le Québec puisse fournir dans l'avenir des services de.qualité à la population; il doit s assurer d'une relève compétente et motivée, ce que ne permet pas l'évolution actuelle de la fonction publique, dit l'organisme chargé de conseiller le gouvernement en ce qui regarde les jeunes.Le conseil estime également que l'État-employeur doit jouer un rôle de leader dans la création d'emplois stables et de qualité pour les jeunes Québécois et ainsi freiner la prolifération d'emplois précaires dans le secteur public.Entre 1980 et 1990, le nombre de jeunes adultes (moins de 30 ans) au sein de l'effectif régulier est passé de 15 502 à 3446 personnes (dont une seule de moins de 20 ans), une diminution de l'ordre de 78 pour cent, selon des données de l'Office des ressources humaines.L'effectif régulier total s'élève à 52 835 employés.Moins de recrues La fonction publique voit éga- lement chuter le recrutement de jeunes de moins de 30 ans depuis 1985, souligne le conseil.A cette époque, les jeunes représentaient 53,4 pour cent des nouvelles embauches contre 38,6 pour cent en 1988-89.Cette situation s'explique en partie par le fait que l'État embauche moins maintenant qu'il y a quelques années mais aussi par le fait qu'il faut de plus en plus d'expérience pour être sélectionné.En 1985-86, 64 pour cent des personnes embauchées détenaient trois ans ou moins d'expérience.Cette proportion avait diminué à 45,5 pour cent quatre ans plus tard.S'il arrive que des jeunes adultes obtiennent des emplois dans la fonction publique, ce sont généralement des emplois précaires ou temporaires.Les jeunes adultes comptent pour 30 pour cent de l'effectif occasionnel, affirme le conseil.L'organisme formule une dizaine de recommandations destinées à freiner le vieillissement de la fonction publique.Le conseil suggère notamment d'éviter le plus possible de recourir, dans les concours de recrutement, à des exigences élevées en ce qui a trait à l'expérience requise.11 propose au gouvernement de multiplier les efforts pour favoriser les stages en milieu de travail, les programmes d'alternance travail-études, la formation en emploi et diverses mesures (par exemple le parrainage par un era-ployéexpérimenté) s'adressant aux nouvelles recrues.Alliance Québec Le groupe de pression anglo- v phone Alliance Québec et l'association des Townshippers sont pour leur part revenus à la charge contre la faible représentiez des Québécois d'expression anglaise dans la fonction publique.Au 31 mars 1990, seulement 396 personnes de langue maternelle anglaise avaient un emploi au gouvernement, soit trois quarts de 1 pour cent de l'effectif total alors qu'ils représentent 12 pour cent de la population du Québec, rappellent les deux groupes.«La fonction publique n'est pas perçue par les Québécois d'ex- pression anglaise comme ouverte et accessible à eux», écrit Alliance Québec, ce qui les amène à « remettre en question la capacité du gouvernement de comprendre leurs besoins et leurs préoccupations».En Chambre, hier, le ministre responsable, M.Daniel Johnson, a rappelé qu'il attendait pour la fin de cette année les recommandations d'un comité consultatif mis sur pied en mars et présidé par l'avocat David Blair sur des mesures à prendre pour favoriser l'accessibilité des anglophones aux emplois de la fonction publique.La souveraineté à l'ordre du jour au conseil général du PLC PAUL ROY S Claude Blouin dit avoir reçu l'assurance d'un dirigeant du Parti libéral du Canada \u2014 dont il préfère taire le nom \u2014 que sa résolution controversée pourra bel et bien être présentée au Conseil général de samedi, à Trois-Riviè-res.M.Blouin, président de la région Laurentfdes-Lanaudière et supporter de Paul Martin lors de la course au leadership, entend en effet mettre la souveraineté à l'ordre du jour du Conseil général de l'aile québécoise du PLC.\\ UXUEUSE DES SONATA LA MEILLEURE VOITURE , DE SA CATÉGORIE Une des voitures les plus économiques pour la consommation d'essence./ .\u2022a Garantie de base limitée Pare-choc à pare-choc 3 ans / 60 000 km 5 ans/100 000 km sur les composantes principales voir les concessionnaires pour tous les détails T.O.S.F.pour le modèle Excel L.Troniport, immotricvlotion, préparation oi taxe » on 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des Québécois et renoncer à l'attitude d'intransigeance qui a marqué son action des dernières années.11 dit avoir reçu des appuis d'autres militants libéraux depuis qu'un article, publié dimanche dans La Presse, a fait état de ses intentions.Hier, en conférence de presse, il était accompagné de Ginette Dufresne, présidente de l'Associtaion libérale de Rose-mont.«Si on ferme la porte et si on refuse de discuter (de souveraineté), le malaise va grandir au PLC», affirme Mme Dufresne.«11 faut faire en sorte que le Bloc québécois ne soit pas la seule alternative (des Québécois).» M.Blouin a pour sa part fourni hier les résultats du sondage maison pas du tout scientifique sur lequel il s'est appuyé pour rédiger sa résolution.Ce sondage a été réalisé auprès des 1050 membres \u2014 290 y ont répondu \u2014 de son Association libérale fédérale de Blainville-Deux-Montagnes, le mois dernier.En voici les principales conclusions: 60 p.cent des répondants interprètent l'échec de l'Accord du lac Meech comme un rejet du Québec par le reste du Canada; 70 p.cent pensent que l'élection de lean Chrétien à la tête du PLC risque de provoquer l'indépendance du Québec; 75 p.cent croient que l'aile québécoise du PLC devrait promouvoir une forme de souveraineté que définie-rait l'Assemblée nationale du Québec.«Ces résultats correspondent à notre sentiment personnel», a affirmé hier M.Blouin, qui se dit appuyé unanimement pas son association.L'idée de cette action lui est venue dans l'avion qui le ramenait de Calgary, au lendemain de l'élection de Jean Chrétien et de l'échec de Meech.Il dit souhaiter l'appui à sa résolution d'une majorité des délégués, samedi.Bien sûr, il aimerait aussi avoir l'appui de Paul Martin, qu'il appuyait lors de la course au leadership, mais il dit savoir que M.Martin ne sera pas à Trois-Rivières le week-end prochain.Quant à M.Chrétien, il ne sait pas non plus s'il y sera.Mais habituellement, le chef du parti ne participe pas à un Conseil général.Cinq diplomates canadiens ne peuvent quitter l'Iraq Presse Canadienne_ OTTAWA ¦ Le ministre Joe Clark a fait savoir hier que les diplomates qui se trouvaient à l'ambassade canadienne du Koweït au moment de sa fermeture ne peuvent maintenant plus quitter Bagdad.Il s'agit de trois hommes et des épouses de deux d'entre eux.« Je ne dirais pas qu'ils sont des otages», a précisé M.Clark, qui a sign«!£ qu'il* avaient tout simplement perdu leur statut diplomatique et qu'ils étaient maintenant considérés par les autorités irakiennes comme les 59 Canadiens qui se sont trouvés là après l'invasion du Koweit.Les cinq Canadiens ont passé plus d'un mois sans électricité et sans eau courante, avant que le ministère des Affaires extérieures ne décide de fermer l'ambassade, vendredi dernicty4.¦ \u2022M LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 OCTOBRE 1990 B5 La Saskatchewan cherche à gagner du temps Presse Canadienne SASKATOON M Le gouvernement de la Saskatchewan a fait connaître son intention, hier, de demander au tribunal la remise à plus tard des plaidoyers des avocats sur la requête d'injonction interlocutoire du gouvernement fédéral, qui veut faire cesser les travaux du barrage de Rafferty-Alameda.Me Tom Gauley, avocat de la Saskatchewan, a expliqué qu'il avait besoin de plus de temps pour préparer sa réponse aux allégations d'Ottawa, voulant que le projet de 154 millions $ viole une entente fédérale-provinciale.Selon le gouvernement fédérai, les travaux risquent de causer un «tort irréparable», s'ils sont exécutés avant que ne soit faite une étude sur l'impact qu'ils auront sur l'environnement.Un groupe d'étude sur l'environnement a remis sa démission, le 12 octobre, parce que la province avait déjà ordonné le début des travaux, sans attendre son rapport.La Saskatchewan soutient qu'elle a conclu une entente avec le ministre fédéral Robert de Cotret (ce que lui-même nie), qui permet le début des travaux.à DU© i i Offre 30 minutes d'appels GRATUITS par mois pendant 1 AN! Hâtez-vous.Cette offre expire le 30 nov.1990 #5 Bell Cellulaire Agent cutorisé \u2022Jusqu'au 1 er mars 1991, sur un plan de crédit approuvé de Radio Shack Bencharge.fLe téléphone doit être activé sur le réseau Bell Cellulaire au moment de l'achat pour un minimum de 6 mois.DIVISION ® UMTEKDlN canada ltée Nous dégageons toute responsabilité relative aux erreurs (illustrations et texte).es-Heiirl Léyesquè \u2022V- * If \"*» m édition* Dans le troisième tome de qués sans la présence ses Mémoires, le père Geor- d'amis, de collaborateurs et ges-Henri Lévesque retrace de regroupements laïcs ou ses Itinéraires dans les deux religieux, qui participent tous Amériques, en Europe et en â réclusion des Sou ver, an-Afrique.Aucune escale en- ces., \"M chanteresse, aucun défi d'envergure ne sont évo 427 pages V 24,95$ éditions la presse V rr N VENTE PARTOUT Notre Circuit- spectacles à Londres à 637$ vous ofe e 3 billets de théâtre tel.et 20 ¦ Pui au torn Réservez votre place pour notre Circuit-spectacles à Londres comprenant le vol aller-retour Montréal-Londres, jusqu'à 3 soirées au théâtre, 6 nuits à l'hôtel, y compris le petit déjeuner continental, et la navette entre l'aéroport Heathrow et le centre de Londres.Tout ça à partir de 637 $.Offre .valable jusqu'au 30 mars 1991.Pour plus de renseignements, communiquez avec votre agent de voyages ou British Airways au (514) 287-9133, ou rendez-vous à notre billetterie, 1021, boul.de Maisonneuve ouest, Montréal \u2022 Prix par personne, en occupation double \u2022 Le choix des pièces de théâtre est sujet à changements sans préavis selon les disponibilités \u2022 Certaines restrictions peuvent s'appliquer \u2022 Offre valable uniquement avec British Airways \u2022 Cette offre est sujette a l'approbation du gouvernement British Airways 1 y, m } B6 r \u2022 W-4 * LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 OCTOBRE 1990 '\u2022 \u2022 \u2022 6* 6ev \u201e+è vtc Stores verticaux ::::::>va Stores plissés Stores horizontaux RIVIERA 3 «s ) SEALY EXT FERME JUMEAU 199 ©0 JUMEAU M PIÈCES 259 DOUBLE 2 PIÈCES 349 QUEEN 2 PIÈCES 399 LIVRAISON GRATUITE WEST ISLAND - 363, Brunswick - LAVAL-.l'arriére du .1958, bout.Centre Fairview) Le Corbùsier 426-4444 .688-1850 ¦LASALLE™ 7640.bouL Newman 363-2056 'M' SILVER CROWN JUMEAU 269 Beautyrest \\ JUMEAU 349 JUMEAU 2-PIÈCES 399 DOUBLE 2 PIÈCES 499 QUEEN 2 PIÈCES 599 LIVRAISON GRATUITE \\ JUMEAU 2 PIÈCES 549 DOUBLE 2 PIÈCES 649 QUEEN 2 PIÈCES 749 LIVRAISON GRATUITE ¦ - .ri ST-JEAN- -I LE- P E- R R OTv-¦ - -SUR-RICHELIEU 51,.boul.' 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I Une nouvelle discipline: l'hygiène dentaire chez les aînés JEANNE DESROCHERS È Nathalie lulani ne connaît pas d'hygiéniste dentaire qui s'occupe exclusivement des personnes âgées.Si quelqu'un d'autre, à part elle, accomplit le même travail qu'elle dans les centres gériatri-ques et dans les centres d'accueil, ce ne serait qu'à l'occasion.Elle a profité d'un programme de formation unique au Canada, celui dé l'Hôpital Juif de Montréal, et maintenant elle s'applique à former de plus jeunes collègues, en les accueillant en apprentissage pendant un an.Nathalie partage son temps entre le service génatrique de l'Hôpital Juif, le Centre Memonides, le Centre Father Dowd et l'hôpital des anciens combattants de Sainte-Anne-de-Bellevue.J Nous l'avons rencontrée au Centre Father Dowd, rue Hudson, dans le quartier Côte-des-Neiges.Elle y vient chaque semaine.Elle assiste à la rencontre avec les nouveaux arrivants en compagnie de la diététiste, de la travailleuse sociale, de la physiothéra-peute et de l'ergothérapeute.Car lès dirigeants du Centre croient que l'hygiène de la bouche,est aussi importante que les autres soins, par exemple le bain et le soin des pieds (le podiatre vient une fois par mois).r Toute personne qui a une prothèse dentaire doit l'enlever et la nettoyer après chaque repas, sinon les débris alimentaires s'accumulent par en-dessous, et peuvent causer de gros problèmes.«Quand je trouve des débris de brocoli dans la bouche d'un patient dès 9 heures, je sais qu'il a dormi avec sa prothèse et ne l'a pas nettoyée depuis son souper de la veille», souligne-t-elle.Et c'est grave, explique Nathalie, qui voit chaque jour les infections et les inflammations dues à ce genre de négligence.Alors qu'elle recommande qu'une prothèse soit examinée et réajustée chaque année, et remplacée au moins tous les cinq ans, il lui arrivé parfois de découvrir dans la bouche des patients de véritables antiquités qui ne sent pas exposées souvent à la lumière du jour.; Le brossage après chaque repas, ce n'est pas facile à faire si d'aventure la main tremble ou s'il ne reste qu'une main valide.Les ergothérgpeutes ont prévu le cas et^font fabriquer des brosses à manche plus solide, qui adhèrent afrlavabo à l'aide d'une ventouse.Pour certains patients, ces pré- Au centre Fawther Dowd, Mme Lovett se prête volontiers à l'examen de l'hygiéniste dentaire Nathalie luliani.photo jean goupil, u m$$e cautions ne suffisent pas et c'est le personnel qui doit se charger de l'hygiène du malade.Deux fois par an, Nathalie réunit le personnel, pour expliquer comment s'y prendre et comment convaincre le patient de l'importance de l'hygiène de la bouche.«La bouche est une si bonne porte d'entrée pour des infections de toutes sortes!», dit-elle.Par groupes de quatre ou cinq, les patients qui en ont besoin sont dirigés vers la clinique dentaire de l'Hôpital Juif.Tous les ans on réévalue l'état de la bouche de chacun, qu'ils soient munis d'une prothèse ou qu'ils aient gardé leurs dents naturelles.Ceux-ci sont de plus en plus nombreux, et Nathalie enrôle la famille, s'il le faut, pour garantir les soins qui prolongeront la conservation des dents naturelles.Les autres peuvent penser que leur bouche ne pose plus de soucis.La tâche de Nathalie est de les détromper, d'éliminer les obstacles ( Vous ne pouvez pas marcher jusqu'au lavabo?Voici un petit bassin qu'on laissera près de votre fauteuil).Les hygiénistes dentaires font actuellement campagne, par le biais de leur corporation professionnelle, pour faire connaître leur travail.À l'aide de l'audio-tex, sorte de répondeur téléphonique intelligent et interactif, elles peuvent communiquer au public des messages sur les prothèses, la plaque dentaire, les soins appropriés aux personnes handicapées, etc.Pour tout savoir sur «un sourire en santé», il faut téléphoner au 733-3925.Une émission mariant sagesse et fougue, dédiée à René Lévesque LILY TASSO ¦ «Je travaille à construire l'avenir des futurs vieux», lance une truculente infirmière sénégalaise de 75 ans, à sa pension.Cette profession de foi et d'autres réflexions et constatations inattendues donnent une idée des surprises que promet l'émission «Regards de jeunes sur le grand âge dans le monde francophone» réalisée par Mario Bonenfant, un ancien globetrotter de «La course autour du monde».Quatre jeunes journalistes professionnels de quatre pays \u2014 le Québec, la France, le Sénégal et le Cameroun \u2014 ont scruté le mode de vie des personnes âgées, leurs problèmes de solitude et d'isolement, et recueilli leurs témoignages.Ceux-ci révèlent que la vieillesse est vécue différemment dans les pays du tiers monde et dans les pays industrialisés.Et pas nécessairement à l'avantage de ces derniers.Dans le film, par exemple, une Québécoise se plaint que les contacts entre jeunes et \"personnes âgées, soient rares; et un Français, que le sport passe avant les gens du troisième âge.Cette aventure entre les jeunes, ces vieux de demain, et les personnes âgées, «c'est le mariage de la sagesse et de la fougue», selon Mme Monique Vé-zina, ministre d'État pour le Troisième âge, présente hier au visionnement.Attentifs, les journalistes l'ont sûrement été, comme ils ont été bien servis par les images de Marc Cayer.Ceux du sud jetant leurs regards au nord: Seynabou Diop, 24 ans, finissante du Centre des Études supérieures des Sciences et Techniques de l'information (CES-TI ) de Dakar, Sénégal, a séjourné au Québec et Lazare Etoundi Ondoua, 25 ans, finissant de l'École supérieure des Sciences et techniques de l'Information (ESST1) de Yaounde, Cameroun, s'est rendu en France.Quant au Sénégal, on le voit à travers les yeux de Nathalie Lemieux, 24 ans, finissante au département des Communications de rUQAM, et le Cameroun à travers ceux de Laurent Rivet, 26 ans, finissant de l'école des Sciences de la Communication, à Nantes, en France.Marc-André Coallier anime cette émission spéciale, dédiée à René Lévesque et qui sera diffusée par Télévision Quatre Saisons le jeudi 1er novembre à 19h30, troisième anniversaire de la mort du premier ministre du Québec.L'occasion était bonne d'honorer celui qui avait été correspondant de guerre en Europe à 23 ans, presque l'âge des journalistes participants, comme le souligne Michel Desgagné, président de COPROCOM, la société qui a produit le documentaire.Avec l'appui, notamment, de l'Agence canadienne de développement international (ACD1), l'Agence de coopération culturelle et technique, le Secrétariat canadien du Troisième âge, la Fondation André- La journaliste sénégalaise Seynabou Diop interviewant un Québécois de l'âge d'or.Laurendeau pour l'avancement du journalisme.Celui aussi d'Hydro-Québec et du réseau de Télévision Quatre Saisons.Présente elle aussi à l'événement, Mme Monique Landry, ministre des Relations extérieures et du Développement international, s'est réjouie de voir des jeunes s'éveiller aux problèmes mondiaux.Comme l'étaient certainement aussi MM.Paul Gérin-Lajoie et Jean-Marc Léger, qui ont longuement oeuvré pour la coopération internationale.Par ailleurs, deux micro-ordinateurs ont été offerts hier, par l'entreprise de logiciels en français Elif, au CESTI de Dakar et â l'ESSTl de Yaounde, en présence de l'ambassadeur du Sénégal, S.E.Pierre Diouf, et M.lean Simplice Ndjemba Endeze-mou, premier conseiller de l'ambassade du Cameroun.320 ans à vous offrir qualité, service et satisfaction, avec en plus notre garantie de remboursement.Le Salon Canadien de l'informatique et de la bureautique -S.CJLB.'iM), c'est plus que des ordinateurs.! -c'est r INFORMATION avec les tous derniers produits de plus de 200 exposants.- \u2022 -c'est r ÉDUCATION ¦ avec plus de 30 conférences gratuites durant le salon.-c'est V INNOVATION \"avec deux sections spéciales, le v Pavillon du Logiciel et le carrefour Unix.t ; -c'tsthPARTICIPATION ¦ avec le concours «La Carte Gagnante» et plus de 20 000$ en prix à gagner.PATES ET HEURES Mardi 23 octobre, Uh'~20h Mercredi 24 octobre, Hh*20h Jeudi 25 octobre, llh-18h aux gens
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