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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-11-05, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales Arts et Spectacles LA PRESSE, MONTREAL, LUND9 S NOVEMBRE 1990 Deux autres provinces se penchent sur l'avenir du Canada H&JGUETTE YOUNG de la Presse Canadienne OTTAWA Alors que le Québec amorce cette semaine sa réflexion sur son avenir constitutionnel, d'autres provinces veulent se positionner dans ce débat.Au moins deux provinces, soit l'AIberta et le Nouveau-Brunswick, attaquent la crise constitutionnelle de front, tandis qu'ailleurs, ce dossier piétine ou ne fera pas l'objet d'un examen profond.L'AIberta, en particulier, entreprendra un important exercice de consultation constitutionnelle et ira tâter le pouls de tous les secteurs, a indiqué le ministre des affaires intergouvernementales de l'AIberta, M.lim Horsman.S'il admet que le climat n'est pas propice à un réexamen de la question constitutionnelle après les déchirements profonds qu'a suscité l'Accord du lac Meech, il estime qu'il vaut mieux ne pas retarder l'inévitable.«Nous n'avons d'autre choix que d'entreprendre ces démarches, a-t-il précisé.Nous ne pouvons pas permettre au Québec et au gouvernement fédéral de fixer le calendrier des travaux constitutionnels.» Le groupe albertain sur la Constitution, présidé par M.Horsman, tiendra des audiences publiques cet hiver pour produire un document de travail qu'il soumettra à un comité parlementaire.Il a indiqué que le Québec sera invité a présenter ses vues constitutionnelles.Selon M.Horsman, les fondements mêmes de la structure fédérale actuelle seront scrutés à la loupe.«Nous sommes prêts à réviser la nature même du Canada et à revoir la structure parlementaire britannique jusqu'à la division des pouvoirs entre le gouvernement central et les provinces», a-t-il précisé.Nouveau-Brunswick Au Nouveau-Brunswick, la Commission sur le fédéralisme canadien co-présidé par le ministre de la Justice, M.lames Lockyer, et la ministre des Affaires intergouvernementales, Mme Aldéa Landry, tiendra sa première réunion ce soir à Frederic-ton.Toutes les questions seront à l'ordre du jour au cours du long processus qu'entreprend le Nouveau-Brunswick, y compris les divers modèles de fédéralisme, les arrangements fiscaux et les options d'indépendance ou de souveraineté-association, si le Québec va dans cette direction.Un rapport sera soumis à un comité de l'Assemblée législative.La province se donne entre 12 et 18 mois pour arriver à des recommandations fermes sur son avenir constitutionnel, ou plus longtemps, s'il le faut, a précisé M.Lockyer au cours d'un entretien.11 s'est dit d'ailleurs peu préoccupé par les délais fixés par la Commission Bélanger-Campeau sur l'avenir constitutionnel du Québec, laquelle doit émettre ses recommandations vers la fin du mois de mars.L'important, dit-il, c'est de ne pas faire les choses hâtivement pour le regretter par après.Autres provinces En Ontario, le dossier constitutionnel semble piétiner.Au Manitoba, le gouvernement est en train de mettre sur pied son groupe de travail constitutionnel.En Saskatchewan, le dossier constitutionnel semble avoir été relégué aux calendes grecques.Terre-Neuve et la Nouvelle-Ecosse n'ont pas l'intention de créer de commissions spéciales.Quant à la Colombie-Britannique, un conseiller constitutionnel, M.Mel Smith a été nommé pour étudier «la place de la Colombie-Britannique au sein de la Confédération».20 semaines pour fixer le statut politique du Québec Les audiences publiques, présidées par Michel Bélanger et Jean Campeau, se tiendront jusqu'au 20 décembre GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC a Commission Bélanger-l Campeau, qui entreprend ses audiences publiques cette semaine, à Québec, dispose de 20 semaines pour déterminer la statut politique et constitutionnel que veulent les Québécois.Instituée sous l'autorité de l'Assemblée nationale, cette commission parlementaire élargie tiendra des audiences dans 11 villes de toutes les régions du Québec, pour entendre ou recevoir les mémoires d'autant de groupes et d'individus qu'il sera possible, à la condition que ceux-ci en aient formulé officiellement la demande avant le 2 novembre, en fin de journée.La Commission, dirigée par deux co-présidents issus des milieux financiers, Michel Bélanger et Jean Campeau, en aura fini avec les audiences peu avant Noël, alors qu'elle entendra sa dernière audition à Québec, dans la salie du conseil législatif, le 20 décembre, jusqu'à 22 h.Toutefois, tout ne s'arrêtera pas là pour les commissaires, puisqu'il leur faudra ensuite, après de courtes vacances des Fêtes, entreprendre l'étude des quelque 450 mémoires qu'ils auront en main, sans compter les compte-rendus des dépositions orales et des forums, par exemple sur les autochtones, et des avis sollicités auprès d'une centaine d'experts.Les mémoires de ces derniers doivent être à la disposition des commissaires pour le 30 novembre.janvier et février serviront donc à prendre connaissance de la matière dont on disposera, pour la soumettre à la discussion et la départager en différents thèmes autour desquels on recherchera un consensus.Les présidents Bélanger et Campeau, malgré tout ce qui les divisait, notamment du fait que le premier a été imposé par le premier ministre Robert Bourassa et que le deuxième est le choix du chef de l'opposition Jacques Pari-zeau, ont déjà trouvé un certain ri ê\\\tL- \u2022 KL Jà ¦ COMMISSIC\t SUR L'AVENIR\t DU QUÉBEC\t Michel Bélanger consensus en indiquant qu'ils s'orientaient vers la rédaction d'un seul rapport.Un rapport qui devra être présenté à l'Assemblée nationale le 28 mars 1991, au plus tard.Deux mois de discussions et de négociations entêtées, entre MM.Bourassa et Parizeau, qui ont fini par comprendre qu'aucun des deux ne céderait, ont abouti à une direction bicéphale de la commission.Ce qui allait donner libre cours à de vives inquiétudes quant à l'issue des travaux, mais les présidents eux-mêmes ont réussi à en rassurer beaucoup.On procédera par thèmes autour desquels on tentera d'établir un consensus.Une commission crédible?Le choix des commissaires a aussi fait l'objet de négociations entre les deux chefs politiques, Jean Campeau chacun gagnant certains points et en perdant d'autres, ce qui a laissé craindre pour la crédibilité de cette commission.On a trop souvent eu l'air de compter les têtes de pipe comme pour prévoir de quel côté le vent soufflerait le plus fort : une forme quelconque de fédéralisme ou bien la souveraineté du Québec.Robert Bourassa a fait l'objet de dures critiques de la part de l'opposition et de divers milieux pour avoir axé, exagérément soutenait-on, la composition de la commission sur l'aspect économique.On lui reprochait aussi de favoriser des candidats de tendance libérale, ce qui a paru évident quand, en l'absence de Jacques Parizeau en deuil, le chef libéral a préféré des libéraux notoires comme Charles-Albert Poissant et Marcel Beaudry, pour représenter les milieux d'affaires, plu- La Commission regroupe 37 membres La Commission Bélanger-Campeau regroupe 37 membres, dont neuf députés libéraux et six députés du Parti québécois, auxquels s'ajoutent le premier ministre Robert Bourassa, le chef de l'opposition officielle, Jacques Parizeau, et le chef du Parti Égalité, Robert Libman.Ce dernier n'aura cependant ni droit de vote ni droit de faire des propositions.Voici la liste des commissaires: Parti libéral du Québec: Louise Bégin, députée de Belle-chasse; Guy Bélanger, député de Laval-des-Rapides; Claude Dauphin, député de Marquette; Claire-Hélène Hovington, députée de Matane; Cosmo Maciocia, député de Vigor; Christiane Pelchat, députée de Vachon; Gil Rémillard, ministre de la justice; Claude Ryan, ministre de la Sécurité publique; Russell Williams, député de Nelli-gan; Parti québécois: Guy Chevrette, leader parlementaire de rOpposition; (acques Brassard, whip en chef de l'Opposition; Jeanne Blackburn, députée de Chicoutimi; Louise Harel, députée de Hochc-laga-Maisonneuve; Jacques Léonard, député de La-belle; Pauline Marois, députée de Tail-lon; Élus municipaux: lean-Claude Beaumier, vice-président de l'UMQ et substitut du président jean-Louis Desrosiers qui sera absent pour raisons de santé; Roger Nicolet, président de l'UMRCQ; Milieu des affaires: Ghislain Dufour, président du Conseil du patronat du Québec; Cheryl Campbell Steer, associée du bureau de comptables Ernst et Young Charles-Albert Poissant, président du conseil d'administration de Donohue; Marcel Beaudry, avocat et hommes d'affaires; \u2022 Milieu syndical: Lorrains Page, présidente de la CEQ; ^ Louis Laberge, président de la FTQ; Gérald Larose, président de la CSN; (acques Proulx, président de l'UPA; Milieu des coopératives: Claude Béland, président de la Confédération des caisses populaires et d'économie Desjardins; Milieu de l'éducation: Guy D'Anjou, président de la Fédération des commissions scolaires du Québec; Milieu delà culture: Serge Turgeon, président de l'Union des artistes; Députés de la Chambre des Communes du Canada: I )ean-Pierre Hogue, député conservateur d'Outremont; André Ouellet, député libéral de Papineau-Saint-Michel; Lucien Bouchard, député de Lac Saint-lean*^ chef du Bloc québécois.tôt que d'opter pour Jean Lambert, président de la Chambre de commerce du Québec qui représente 60 000 membres.La crédibilité de la commission a encore été égratignée par les tergiversations autour de la nomination du comédien Serge Turgeon, auquel le premier ministre préférait le président de la Fédération des commissions scolaires Guy D'Anjou.Devant l'indignation des milieux culturels et surtout en constatant que d'autres milieux commençaient à réclamer leur présence au sein de la commission, notamment les autochtones, voyant aussi approcher le 6 novembre, le premier ministre a pris la décision de faire amender la loi constituant la commission, pour y faire accepter un membre de plus, de sorte que MM.D'Anjou et Turgeon siége- ront tous deux au sein de la commission constitutionnelle.Le premier représentera le monde de l'enseignement et l'autre, celui de la culture.L'association-souveraineté?Un déjeuner de presse, tenu la semaine dernière à l'invitation des présidents Bélanger et Campeau, a connu quelques ratés quand Michel Bélanger a déclaré, dans un contexte bien particulier, que fédéralisme et association-souveraineté voulaient dire la même chose.Le chef de l'opposition, lacques Parizeau, s'est indigné, affirmant qu'il n'était pas nouveau de voir les fédéralistes tenter de récupérer certaines situations en semant la confusion.Puis il a invité les présidents de la Commission à la prudence dans leurs déclarations.Certains ont ensuite reproché au chef péquiste de n'avoir pas tenu compte du contexte \u2014 qu'il ne connaissait pas du reste \u2014 de la déclaration de M.Bélanger avant de tomber sur lui à bras raccourcis.Mais.vendredi, le président du Conseil du patronat, Ghislain Dufour, effaçait tout doute! Le co-président Bélanger n'avait commis aucun lapsus.M.Dufour, fort d'une discussion à huis-clos au sein de la Commission, déclarait en conférence de presse que fédéralisme et association-souveraineté (ils inversent les mots), c'est du pareil au même.De quoi alimenter les craintes de M.Parizeau.M.Campeau, à qui on prête, à tort ou à raison, un penchant nationaliste (au sens indépendantiste du terme), se montre toutefois confiant et souligne qu'à la lumière des travaux de la commission, plusieurs de ses membres peuvent «évoluer».Sept heures de discours à l'ouverture des audiences CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Ce n'est pas avant mercredi que débuteront les travaux proprement dits de la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec, puisque la journée d'ouverture, mercredi, sera marquée par plus de sept heures de discours.Les deux présidents, Michel Bélanger et Jean Campeau, prendront la parole les premiers pour indiquer comment ils comprennent le mandat de la commission et de quelle manière on procédera.Ils ne prévoient pas parler plus d'une quinzaine de minutes chacun.Suivront les exposés du premier ministre Robert Bourassa et du chef de l'opposition officielle, (acques Parizeau, invités chacun à se limiter à plus ou moins vingt .minutes.Les 33 autres membres de la commission pourront s'exprimer durant dix minutes chacun.Les quatre premières journées d'audiences se tiendront au Parlement de Québec, les 6, 7, 8 et 13 novembre, dans la salle du Conseil législatif.On a voulu que les organismes ayant un rayonnement national soient entendus à Québec, au début du calendrier des audiences, et que d'autres, à portée plus régionale, se présentent aussi dans la capitale, mais à la fin de décembre.Les organismes à caractère plus local seront invités à pré- senter leur mémoire à Montréal, à la mi-novembre.Ce qui n'empêche pas certains organismes d'importance nationale à se faire entendre à la fin de décembre plutôt qu'au début de novembre.Cette commission, qui se veut itinérante, siégera dans 11 villes du Québec, pour permettre aux intéressés de toutes les régions de faire valoir leur point de vue sur le statut politique et constitutionnel du Québec.Ainsi, on a prévu que le mercredi 7 novembre, la Chambre de commerce du Québec présentera son mémoire à compter de 11 h.Suivront, à 15 h 30, la Centrale d'enseignement du Québec (CEQ); à 17 h, la Fédération des ACEF du Québec; à 19 h 30, l'Association des manufacturiers canadiens (Québec); à 21 h, le Conseil de la vie française en Amérique; et à 22 h, suivra une séance de travail des commissaires.Le jeudi 8 novembre, la Commission Bélanger-Campeau recevra, à 9 h 30, la Fédération des commissions scolaires catholiques du Québec; à 11 h, l'Association québécoise des organismes régionaux de concertation et de développement; à 15 h 30, la Fé^ dération des travailleurs et travailleuses du Québec; à 17 h, la Commission des droits de la personne du Québec; à 19 h 30, l'Association provinciale des Commissions de formation professionnelle; et à 21 h, la Ligue d'action nationale.La date limite pour s'inscrire et présenter un mémoire était le 2 novembre.LE CALENDRIER DES AUDIENCES Dates\tl) /mi \u2022 nm \u2014 - -.*\tv niva 6 novembre\tQuébec\tQuébec 7 novembre\tQuébec\tQuébec 8 novembre\tQuébec\tQuébec 13 novembre\tQuébec\tQuébec 14 novembre\tMontréal\tMontréal 15 novembre\tMontréal\tMontréal 20 novembre\tMontérégie\tSaint-Hyacinthe 21 novembre\tMontréal-Laval\tMontréal 22 novembre\tLanaudière-Laurentides\tloliette 27 novembre\tBas St-Laurent/Gaspésie\tMatane \tIles-de-la-Madeleine\t 28 novembre\tCôte-Nord\tSept-îles 30 novembre\tSaguenay/Lac-Saint-)ean\tlonquière 4 décembre\tAbitibi-Témiscamingue/\tVal-d'Or \tNord du Québec\t 5 décembre\tOutaouais\tHull 6 décembre\tEstrie\tSherbrooke 7 décembre\tEstrie\tSherbrooke 11 décembre\tMauricie-Bois Francs\tTrois-Rivières 12 décembre\tChaudière-Appalaches\tQuébec 13 décembre\tQuébec\tQuébec.18 décembre\tQuébec\tQuébec 19 décembre\tQuébec\tQuébec 20 décembre\tQuébec\t^ Québec j b LA PRESSE.MONTRÉAL LUNDI 5 NOVEMBRE 1990 Éditorial La Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Oubuc éditorialiste en chef Montréal: la victoire de l'indifférence Môme s'il a été confortablement élu pour un deuxième mandat à l'hôtel de ville de Montréal, le maire Jean Doré n'a pas de quoi pavoiser.À peine plus du quart des électeurs ont jugé utile de se rendre dans un bureau de scrutin, hier.Avec un taux de participation aussi famélique, la victoire du RCM a un arrière-goût bien amer.Pourquoi les Montréalais n'ont-ils pas été plus nombreux à voter?Une campagne électorale au ras des pâquerettes, sans enjeux palpables, et des sondages qui ne laissaient pas grand doute sur l'issue du scrutin, y ont sans doute été pour beaucoup.Mais les résultats des élections étaient tout aussi prévisibles durant les belles années du règne Drapeau, et les _ gens votaient quand môme.Il y a donc autre chose.Les municipales d'hier consacrent la victoire de l'indifférence.Le RCM doit en tirer un constat d'échec: ses politiques visant à démocratiser l'administration municipale, et à la rapprocher des citoyens, n'ont pas pris.En quatre ans de pouvoir, le parti du maire Doré n'a pas créé le dialogue attendu.Avec son approche étapiste, souvent confuse, apportant la démocratie à petits pas, le RCM a tout juste réussi à désintéresser la population des affaires de la Ville.Ça pose de sérieuses questions pour l'avenir: les gens qui n'ont pas pris la peine de tracer cer leur croix sur un bulletin de vote ne se précipiteront pas aux portes des comités-conseils d'arrondissement et autres instances de consultation.Et l'administration devra réaligner d'urgence sa vision de la démocratie, de façon à y associer concrètement les Montréalais.Cette faible participation au vote est à l'image du bilan mitigé des quatre années d'administration RCM: pas flamboyant pour deux sous, mais pas trop noir non plus.L'analyse faite par le maire Doré lui-môme suggère que ce premier mandat aura été celui de la mise en place de fondations qui porteront fruit dans les années à venir.Fort heureusement, le balayage de 1986 ne s'est pas répété et le RCM ne sera pas seul à surveiller le verger.Il devra compter avec quelques conseillers d'opposition, dont certains ont déjà fait leurs preuves au conseil municipal.Souhaitons que cette opposition, qui loge autant à la droite qu'à la gauche du RCM, saura fouetter l'administration dans les moments ou celle-ci aurait tendance, comme ce fut trop souvent le cas jusqu'ici, à s'embourber dans l'inaction.Souhaitons aussi que le RCM procède à un sérieux examen de conscience.À commencer par le maire lui-même: plusieurs voix, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'hôtel de ville, lui reprochent d'avoir manqué de leadership et dispersé ses énergies, agissant plutôt comme un super gérant municipal que comme le maire de la métropole du Québec.Et d'avoir négligé son rôle d'avocat de la Ville auprès des gouvernements supérieurs, un rôle crucial au moment où les réponses aux graves problèmes économiques de Montréal se trouvent entre les mains des ministres provinciaux et fédéraux.Pour que le maire puisse en toute quiétude faire son « lobbying* à Québec et à Ottawa, il doit pouvoir compter sur un lieutenant solide.C'était là l'un des maillons faibles du premier mandat de M.Doré.M.Michael Fainstat s'est avéré un président de comité exécutif de faible envergure.Les jeux de coulisse ont cours depuis plusieurs semaines à l'hôtel de ville en prévision de son remplacement.Des noms ont été avancés, dont celui de Mme Léa Cousineau, pour la présidence du «cabinet Doré».Cette nomination serait surprenante: la feuille de route de Mme Cousineau n'est pas particulièrement reluisante.Montréal a besoin d'un président de comité exécutif audacieux, jouissant de bonnes assises tant dans les milieux communautaires que dans le monde des affaires, capable d'arbitrer entre les besoins sociaux et les exigences de l'économie.L'actuel vice-président du comité exécutif, Robert Perreault, qui a mené à bout de bras deux dossiers difficiles \u2014 celui de l'économie et celui du transport \u2014 aurait un meilleur profil.Agnès gruda Le président Bush au coeur de la mêlée Tous les deux ans, les Américains élisent leurs députés à la Chambre des représentants, un tiers des membres du Sénat ainsi que des gouverneurs, des législateurs et des magistrats des États.Quand ces élections ne coïncident pas avec l'élection du président, comme ce sera le cas mardi, la campagne est calme à l'exception de cas particuliers où les passions se déchaînent à l'échelle locale.Cela ne signifie toutefois pas que les élections sont sans véritable enjeu national.La configuration du Congrès peut être changée et c'est lui qui vote les lois et les budgets.Par ailleurs, les élections locales détermineront cette année quel parti aura le dernier mot dans la redistribution des circonscriptions électorales sur la base du dernier recensement.Il est rare que le président soit directement impliqué dans ces élections.Naturellement, il cherche à appuyer les candidats de son parti mais son autorité et son prestige ne devraient pas être en jeu.Jusqu'en septembre, on pensait que le président Bush resterait comfortablement au-dessus de la mêlée grâce à une cote de popularité extrêmement élevée.Or, soudain, c'est George Bush qui est au coeur de la campagne.On se pose des questions sur son caractère et sa pensée politique.Bien entendu, les démocrates font leur possible pour entretenir ces doutes.Les électeurs se souviennent \u2014 souvent avec nostalgie \u2014 de Ronald Reagan.Sa pensée politique n'était ni très subtile ni très évoluée.Mais son anticommunisme et son opposition à toute augmentation des impôts remuaient des sentiments profonds chez les Américains.Le président Bush a voulu continuer dans cette voie tout en se montrant plus ouvert aux besoins sociaux des années 90, d'où sa popularité jusqu'à tout récemment.Mais l'anticommunisme n'est plus ce qu'il était.Il est actuellement difficile d'être plus anticommuniste que les Européens de l'Est et la majorité des Soviétiques.La politique du président Reagan avait un certain panache quand il affrontait tour à tour Brejnev, Andropov et Tchernenko pour enfin s'entendre avec Mikhaïl Gorbatchev, l'homme qui a abandonné le communisme à son triste sort.À coté de cela, un affrontement avec Saddam Hussein fait plutôt l'aspect d'une basse besogne, quoique dangereuse.Quant à l'engagement de ne pas augmenter les impôts, il s'agissait plus d'une promesse électorale que d'une profonde conviction.Si le président Bush avait ouvertement répudié sa promesse en invoquant des difficultés financières imprévisibles, ses électeurs l'auraient accepté en maugréant.Mais au cours d'une crise budgétaire de près d'un mois, il a cherché en vain à coiffer le Congrès, contrôlé par les démocrates, de la responsabilité de la hausse d'impôts.Pendant cette crise, les adversaires du président au Congrès ont réussi à le dépeindre comme un homme qui se soucie davantage du revenu des riches que des soins médicaux des pauvres.Quoiqu'il en soit, le débat budgétaire laisse l'impression d'un président Bush plus indécis qu'indifférent du point de vue social.- ' Dans le domaine social, c'est son veto d'une loi sur le droit à l'égalité dans l'embauche qui l'expose à une critique véhémente.Depuis son élection, il était question que le parti républicain attire à nouveau les Noirs pour reconstruire le parti d'Abraham Lincoln.On pense maintenant que les républicains craignent qu'une ouverture vers les Noirs fasse fuir une partie de leur soutien traditionnel chez les conservateurs.L'apparition, bien malgré lui, de M.Bush au centre de la campagne électorale met un peu de piment dans un événement plutôt terne.Si les électeurs du Texas et de Californie s'intéressent â !a campagne pour le poste de gouverneur et ceux de Caroline du Nord suivent avec passion les péripéties du sénateur Jesse Helms, un des membres les plus folkloriques de l'extrême droite, qui affronte un Noir, ailleurs les résultats sont souvent connus d'avance.La scène politique américaine souffre d'une trop grande continuité, car l'influence des politiciens au Congrès croît avec l'ancienneté.Il est donc souvent plus avantageux de réélire un vieux routier médiocre que de donner sa chance à un jeune doué et dévoué.Les Américains ne connaissent pas ces grands balayages qui sont si salutaires dans la vie politique canadienne.Dans ces circonstances, c'est plus le président que le Congrès qui donne le ton à la vie politique et qui initie les grands tournants législatifs.Même quand le président n'est pas personnellement dans la course, les électeurs votent souvent pour ou contre sa politique.Il y a quelques mois, M.Bush améliorait nettement les chances des candidats républicains.Maintenant, c'est beaucoup moins sur et M.Bush doit commencer à en mesurer les implications pour sa propre réélection dans deux ans.Frédéric wagniere T BSN MUê PES TeHFs « r \u2022\u2022¦ '-te?DtOaS RÉS\u20ac*VÊS La boîte aux lettres Bravo aux pharmaciens ! ¦ En réponse à plusieurs articles publiés récemment dans La Presse, nous avons cru bon d'exprimer notre appui à la récente initiative de l'Ordre des pharmaciens du Québec visant à interdire la vente des produits du tabac dans leurs établissements.Puisque le tabac est un produit toxique causant 8 000 décès par année au Québec, il est grand temps que les pharmaciens et les pharmaciennes, en tant que professionnels de la santé, décident de jouer un rôle de chef de file dans le contrôle de l'épidémie du tabac au Canada.N'cst-il pas paradoxal qu'un pharmacien puisse vendre un produit nocif à la santé d'une part et des médicaments d'autre part?Il est clair que l'Ordre des pharmaciens du Québec a choisi de faire la promotion de la santé plutôt que de la maladie.La protection de la santé publique doit primer.Le CCTS (Conseil canadien sur le tabagisme et la santé) tient à féliciter l'Ordre des pharmaciens du Québec pour le leadership dont il a fait preuve.Andrée DUMULON Coordonnatrice nationale Depuis plus d'un an, Monsieur Wilson, vous clamez sur tous les toits que votre nouvelle taxe est juste et équitable pour tous.Rien n'est plus faux et je vous en donne la preuve: on m'accorde 58 $ pour quatre personnes qui vont consommer des produits et services tandis qu'un collègue de travail, célibataire, n'ayant aucune personne à charge et gagnant le même salaire que moi recevra, lui, 72$ tous les trois mois.Où voyez-vous la justice dans tout cela?Michel DESNOYERS Saint-Hubert Puisque ces braves édiles, dirigés par un «petit maire de village» \u2014 pour emprunter une expression tirée de votre éditorial du 12 juillet \u2014 ont, par ce refus d'étourdis, déclenché, à toutes fins utiles, la crise tragique que nous avons connue, pourquoi les contribuables seraient-ils tenus de financer les pertes de ces mordus du golf?Gérard BERTRAND Ottawa Injuste, la TPS ¦ Je viens tout juste de recevoir un avis du ministère du Revenu indiquant le montant alloué pour moi et ma famille en guise de compensation pour la future TPS.Quelle amère déception! On m'alloue un maigre 58 $ à tous les trois mois pour quatre personnes.Indemnité à Ouellette ?Monsieur Claude Masson, ¦ |e viens de lire dans La Presse que le gouvernement du Québec a décidé, par décret pris le 17 octobre, de rembourser les pertes, entre autres, des commerçants, des entreprises et des professionnels d'Oka, entraînées par la crise de cet été.Cela vient s'ajouter aux autres indemnités prévues par un premier décret en date du 8 août.Le maire Jean Ouellette et les autres membres du Conseil municipal d'Oka sont-ils admissibles à ces indemnités?II est certes permis de poser la question publiquement étant donné leur refus de se ranger à l'avis judicieux de Monsieur John Caccia qui, dans une lettre pleine de bon sens en date du 9 juillet, reproduite dans votre numéro du jeudi 12 juillet, leur avait demandé de reporter leur projet d'un golf privé sur des teres an-cestrales des Amérindiens d'Oka.N.B.¦ La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair et concis, signer son.texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boîte aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2YIK9.La dette d'Air Canada ¦ Si j'en crois La Presse du 18 octobre, le président d'Air Canada, M.Claude Taylor, estime que la dette à long terme de la société atteindra bientôt le milliard de dollars.À mon avis, il aurait plutôt dû parler d'une dette de trois milliards compte tenu des trois éléments suivants: 1\u2014La dette à long terme telle que rapportée par votre article totalise près d'un milliard en tenant compte de la portion court terme et long terme.2\u2014La dette perpétuelle subalterne au hiIiin de la Société Air Canada se chiffre, en dol- 7 lars canadiens, à 834 millions.Cette dette provient de financements à long terme obtenus en francs suisses et en yens.Cette dette n'est pas convertie au bilan à cause d'une convention comptable.Le dollar canadien s'est déprécié depuis quelques mois par rapport au yen et au franc suissse; si l'on convertissait la dette perpétuelle subalterne présentée au bilan d'Air Canada aux taux de change en vigueur, l'on dépasserait le milliard (environ 1,015 milliard).3\u2014Un endettement de près d'un milliard de dollars quant à la question du crédit-bail tel que tiré d'un document confidentiel préparé par la firme de courtage RBC Dominion Securities responsable d'une émission d'actions d'Air Canada.Ce milliard n'est pas reflété au bilan d'Air Canada et pourtant ce montant est comptabilisé comme dette dans ce document confidentiel.Cette lettre permettra à vos nombreux lecteurs, je l'espère, de se questionner sur l'endettement réel de cette compagnie publique qui fait beaucoup parler d'elle depuis quelques jours.Que ie vrai montant de la dette d'Air Canada se lève, s'il vous plaît! Pierre GAUTHIER, ca.Montréal Trop tard! ¦ Le ministre fédéral des Finances, Michael Wilson, reconnaît enfin la récession.Mais c'est avant que l'arbre tombe qu'il faut crier «TIM-BER» haut et fort, Monsieur Wilson, et non après.Surtout de la part de celui qui tient la tronçonneuse.Mlchel-A.BOISVERT Saint-Bruno T LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 1990 B3 Opinions LA COMMISSION BÉLANCER-CAMPEAU Un guet-apens pour la souveraineté ?Professeur de science politique à l'Université du Québec à Montréal Fauteur vient de publier chez VLB un livre intitulé: «Autopsie du lac Mcech \u2014 La souveraineté est-elle inévitable ?» PIERRE FOURNIER Au lendemain de l'échec de Meech, plusieurs Québécois poussèrent la naïveté jusqu'à croire que Robert Bou-rassa et le PLQ s'apprêtaient à faire l'indépendance du Québec.Certains membres du Parti québécois commencèrent même à s'inquiéter tout haut de se faire voler leur option.Apparemment, on aura pris au sérieux les bravades et les belles paroles du premier ministre du Québec à l'effet que «le Québec était aujourd'hui et pour toujours une société distincte, libre et capable d'assumer son destin» (La Presse, 23 juin).Pourtant, deux semaines auparavant, le lendemain du marathon à Ottawa, alors que le «compromis» du lac Meech s'était transformé en capitulation, et que l'adoption de l'Accord semblait assuré, Robert Bourassa avait affirmé triomphalement que «dorénavant, pour tous les Québécois, le Canada sera un vrai pays», et que «la fièvre nationaliste n'aura été qu'un feu de paille» (La Presse, 11 juin ).Il était d'ailleurs parfaitement limpide dès les premiers jours après la fin de la saga Meech que jamais le PLQ n'amènerait les Québécois plus loin qu'absolument nécessaire pour garantir sa survie politique.Le 26 juin, Gil Rémillard.se croyant à l'abri des micros, affirmait devant le Conseil du patronat du Québec que «si on fait rien, on est mort» (La Presse, 27 juin).Ce petit bout de phrase en dit long sur les véritables intentions du PLQ.Pas étonnant donc que Robert Bourassa tente depuis lors par tous les moyens de gagner du temps et de noyer le poissor.en espérant que la vague souverainiste finira par s'estomper.Même si l'effondrement de Meech constitue pour le premier ministre du Québec une cuisante défaite personnelle et l'échec de sa stratégie constitutionnelle depuis vingt ans, il a réussi, fort d'ailleurs, notamment en jouant sur la stratégie de l'union sacrée, à limiter les dégâts.De nombreux souverainistes continuent de l'appuyer, et l'avance du Parti québécois dans les sondages demeure somme toute modeste.I.a riposte de Robert Bourassa à l'échec de Meech: du genre flexible, très flexible.Le premier ministre du Québec annonça dans les jours qui suivirent l'échec de l'Accord une réplique en trois points: le boycott des conférences fédérales-provinciales, la conclusion d'ententes bilatérales avec Ottawa sur des questions comme l'immigration, les communications et la main-d'oeuvre, et la mise sur pied d'une commission parlementaire élargie et «non partisane» (sic ) sur l'avenir du Québec.À la fin de juin et encore en septembre, Robert Bourassa affirma que des ententes bilatérales avec Ottawa étaient «imminentes», notamment dans le secteur de l'immigration.Or il n'en fut rien.Le 26 octobre, Brian Mulroney referma d'ailleurs carrément la porte sur les doigts de son ami Robert Bourassa en lui annonçant qu'aucune entente ne serait signée avant que le Québec fasse connaître ses intentions constitutionnelles.Même dans l'hypothèse où une entente aurait été conclue dans le secteur de l'immigration, parions que les gains auraient été limités.La ministre Gagnon-Tremblay affirmait en effet, le 15 juillet, que «l'immigration demeurera toujours une juridiction partagée avec le gouvernement fédéral», et que, de toute façon, le Québec ne voulait pas tous les pouvoirs dans ce domaine.Quant au refus de participer dorénavant aux conférences constitutionnelles, il s'agissait là aussi d'un pétard mouille.Ce n'était sûrement pas les provinces anglophones, parfaitement à l'aise avec le statu quo, qui allaient s'en plaindre, elles qui demandaient depuis déjà longtemps, à l'instar de Pierre Trudeau et de Jean Chrétien, qu'on mette un terme à» ces interminables discussions.A-t-on déjà oublié que c'était le Québec qui était «partie demanderesse» dans les négociations Meech?De toute manière, le 26 juin, Gil Rémillard s'empressait déjà de relativiser les déclarations de son chef en affirmant que le Québec ne se générait pas d'assister à des conférences fédérales-provinciales» lorsque les intérêts du Québec seraient en jeu» (La Presse, 27 juin).Quelques jours plus tard, on parlait déjà de participer à des rencontres s'il devenait impossible d'en arriver à des ententes bilatérales avec Ottawa.La composition de la Commission : une dangereuse imposture La mise sur pied de la Commission sur l'avenir du Québec constitue évidemment la pièce de résistance dans la riposte du gouvernement québécois.Utilisant l'alibi des incidents d'Oka et de Kahnawake, Robert Bourassa a tout fait pour retarder la mise en branle de la Commission.Ces délais indus auront notamment eu comme conséquence de forcer les intervenants éventuels à produire des mémoires sur une période ridiculement courte, compte tenu de l'importance des enjeux.Rappelons aussi que le premier ministre, en optant pour une commission parlementaire plutôt que des états généraux ou une commission d'enquête, se sera assuré du contrôle absolu jusqu'au bout.Ce sera à l'Assemblée nationale du Québec, et donc au PLQ, de prendre toutes les décisions quant aux suites à donner au rapport de la Commission.Après avoir soutenu un certain temps l'illusion qu'il «négociait» de bonne foi avec lacqués Parizeau, et qu'un certain équilibre'entre souverainistes et néo-fédéralistes seraient maintenu au sein de la Commission, Robert Bourassa manoeuvra sans scrupule pour assurer la mise en minorité de l'option souverainiste, pourtant majoritaire tant au niveau de la population que des corps intermédiaires.Après avoir passé à un cheveu de nommer Jeanne Sauvé, une trudeauistc de longue date, à la copresi-dence, il porta son choix sur Michel Bélanger dans le but de neutraliser Jean Campeau, qui était pourtant un «nationaliste modéré» (l'avenir le montrera) et qui aurait pu jouer à lui seul le rôle de «candidat du compromis».Profitant de façon éhontee de l'absence de Jacques Parizeau du Québec, et faisant fi par le fait même des règles du jeu, le premier ministre s'adonna ensuite à une grossière opération de «paquetage» de la Commission.Les quatre gens d'affaires furent en effet choisis principalement pour leurs allégeances libérales et fédéralistes.La Chambré de commerce du Québec, qui avait démontré quelques semaines auparavant des sympathies souverainistes, fut écartée.Enfin, Robert Bourassa a tenu à ce que la nomination de Serge Turgeon, président de l'Union des artistes, soit «contrebalancée» par celle de Guy d'Anjou, un administrateur scolaire fédéraliste.N'eût été du refus de Jean-Louis Roux, un des rares fédéralistes dans les milieux artistiques, c'est lui qui aurait hérité de la tâche de «représenter» les artistes à la Commission.y Les deux présidents de la Commission: Michel Bélanger et Jean Campeau.Robert Bourassa n'aura pas magouillé en vain.Premièrement, il se sera assuré qu'une majorité de commissaires appuie le «fédéralisme renouvelé».Deuxièmement, il aura réussi à écarter de la Commission tout patron souverainiste en provenance du secteur privé.On verra l'importance fondamentale de ce geste dans quelques mois, alors que les influents gens d'affaires seront tous du «bon bord» lorsque viendra le temps de se brancher, ou de se diviser.Troisièmement, le premier ministre du Québec aura tout fait pour que la Commission, qui au départ devait appron-fondir et concrétiser le consensus existant, contribue à diviser les Québécois.Quand on cherche vraiment à en arriver à un consensus, on ne nomme pas à une Commission sur l'avenir du Québec des fédéralistes «purs et durs» comme André Ouellet, Jean-Pierre Hogue et Ghislnin Dufour.Vous vous souviendrez qu'en plein coeur du débat sur Meech, ce même Ghislain Dufour, président du Conseil du patronat, lançait un avertissement solennel à Robert Bourassa: «S'il persiste avec la souveraineté, le PLQ s'expose à perdre l'ap- pui traditionnel des milieux d'affaires.Il nous faut un parti carrément fédéraliste» (La Presse, 7 mars).Il faut croire que le message a été entendu.Jacques Parizeau et le «déterminisme économique» Le 9 septembre, à l'occasion du «Forum sur la souveraineté», Jacques Parizeau exposait les dangers pour la démarche actuelle du déterminisme économique.11 présidait avec beaucoup de lucidité que les apôtres du fédéralisme renouvelé tenteraient par tous les moyens de convaincre les Québécois que le maintien des relations monétaires, commerciales et économiques entre le Québec et le reste du Canada exigerait le maintien des institutions politiques fédérales actuelles.Cependant, le chef du PQ endossait en même temps une démarche assurant la préséance absolue des considérations économiques dans l'agenda de la Commission sur l'avenir du Québec.Par le fait même, il concédait aux gens d'affaires, qui profitent déjà d'un «cycle haussier» auprès de l'opinion pblique québécoise, une importance démesurée et quasi incontournable.Quand le premier ministre s'assure une forte majorité de gens ii'af-faires fédéralistes à la CommissioOi 3c tour est joué.\u2022 ; Le Parti québécois pourrait payer le gros prix d'avoir accepté de se mettre à la remorque de Robert Bourassa.En vrai gentleman, Jacques Parizeau aura lancé une bouée de sauvetage à «son» premier ministre, lui évitant ainsi.de couler à pic après l'échec de Meech.En abandonnant la formule des États généraux, et en cautionnant une démarche qui lui échappait, Jacques Parizeau aura peut-être fait fausse route.Il avait beau dire le 20 octobre qu'il «n'avait jamais cru que Robert Bourassa était souverainiste» (La Presse, 21 octobre), il à \"agi comme si le doute lui avait, ne fût-ce qu'un court instant, effleuré l'esprit.\" Appuyant lui aussi la mise sur pied de la Commission, Lucien Bouchard affirmait que «quelles que soient les intentions du premier ministre, le format qu'il a choisi ne peut faire autrement que de brasser les cartes à fond et do remettre radicalement en cause la légitimité et la structure du régime fédéral» (Le Devoir, 10 juillet).Il est prqba*-ble qu'il ait lui aussi sous-estimé Tes talents de l'as croupier du Canadian Ca-sino.À moins qu'elle s'abstienne de trancher et se contente de présenter des «options», on peut s'attendre à ce que la Commission dépose au moins deux rapports.Le rapport majoritaire endossera le fédéralisme renouvelé, mais parce que le concept est depuis longtemps discrédité, on l'appellera autre chose.11 s'agira essentiellement d'une «souveraineté culturelle» bien encadrée par un parlement canadien dont les pouvoirs tant économiques que politiques seront considérables.Ce rapport sera appuyé par les députés du PLQ et-les gens d'affaires.Le principal rapport minoritaire sera signé par les représentants du PQ et des syndicats et optera clairement pour la souveraineté.En torpillant le consensus québécois en faveur de la souveraineté, en dessoufflant la «balloune» des gens d'affaires souverainistes et en isolant le PQ et les syndicats, Robert Bourassa aura réussi un coup de maître, qui lui garantira une marge de manoeuvre considérable dans les circonstances.On peut même imaginer que l'inévitable pèlerinage à Ottawa sera précédé par un petit référendum sur l'«option majoritaire», ce qui ne manquera pas de jeter le PQ et les souverainistes dans l'embarras le plus total.Pourrait-on en effet se liguer avec les fédéralistes orthodoxes pour s'opposer à ce que le Québec accroisse un tant soit peu sa marge d'autonomie?Il ne restera plus ensuite qu'à faire brûler de nouveaux lampions pour Clyde Wells et les autres.Outre le fait qu'il faudra inévitablement se demander s'il vaut la peine de construire un pays sur cette base, une nouvelle négociation avec le fédéral amènera de nouveaux délais.On prétextera l'absence de mandat, l'importance de modifier d'abord la formule d'amendement et la nécessité qu'aboutisse la démarche du Canada anglais sur le renouveau constitutioa-nel.Et, si on arrive à une entente, elle impliquera inévitablement de nouveaux compromis.Bref, si l'idéal de la souveraineté continue à progresser dans les prochains mois, ce ne sera pas à cause de la Commission, mais malgré elle, et parce que les Québécois auront décidé de prendre les choses en mains.Dans cette perspective, les souverainistes feraient bien de s'interroger sérieusement sur le bien-fondé de cautionner et de légitimer une opération qui pourrait bien s'avérer .un guet-apens pour leur option.Le triste sort des femmes seules au restaurant Je fais écho aux quatre dames qui ont signé: «Ex-clientes du restaurant «Le Boulevard» dans la rubrique du 7 octobre et je réponds à leur question: «Aurait-on fait la même chose à 4 GARS ?» La réponse : « NON ! » Je mange fréquemment seule dans divers restaurants de bonne catégorie et j'ai toujours déploré la différence flagrante d'empressement du personnel vis-à-vis des femmes «sans hommes» et, encore pire, d'une femme seule.Vous vous présentez.Un dialogue rudimentaire s'engage: «Vous êtes seule?» \u2014 «Oui!» «Suivez moi.» .Et je suis longtemps car, invariablement, on m'assigne la petite table oubliée et sans intérêt au fin fond du restaurant, ou encore celle qui est coincée entre deux autres tables et où vous prenez l'allure d'un porte-manteau, à moins qu'on vous réserve celle qui est collée au mur et près du porte-ustensiles ou pis encore, la table voisine des toilettes (c'est tellement commode!).Très rarement on vous gâte d'un verre d'eau, il faut le demander.Finalement, vous êtes traitée comme un client de 3e catégorie, la première étant les hommes, h deuxième, les femmes accompagnées d'hommes et la troisième, les femmes.«Incroyable!», direz-vous.Non! Réel ! Nicole HOULE Montréal Les vertus du voyeurisme orthographique Le lobby voyeuriste, qui sert bien les fabricants de grammaire, de cahiers d'exercices et de tests de rendement en orthographe, s'est remis à grouiller au Québec au cours de la dernière décennie.«L'auteur d'une lettre ou d'un rapport est d'abord apprécié en fonction de son orthographe.» Armés de ce credo, qui apparaît sur la jaquette d'un livre1 de Maurice Grcvisse publié en 1965, les voyeurs orthographiques ont repris leur poussée héroïque.Ces apôtres de la langue française n'avaient guère réussi à nous culpabiliser durant la période de la révolution tranquille.Notre indolence ne nous a cependant pas empêchés (et nous a probablement permis) de réaliser des progrès énormes dans des domaines les plus divers: culturel, économique, politique, religieux, technologique.«Attacher une importance trop grande à l'orthographe des mois ne peut que gêner l'enfant dans son apprentissage de la lecture», soutient Frank Smith, un chercheur de l'Université de Victoria, dans Devenir lecteur2.Le voyeurisme nuirait donc à l'une des sources les plus riches du savoir: la lecture.Mais ce comportement compulsif engendre d'autres conséquences: il risque en particulier de cultiver l'intolérance envers tout ce qui s'écarte de la norme.De surcroît, plusieurs éducateurs ou éducatrices agissent en matière orthographique comme des enfants qui ne réussissent pas à obtenir de leurs parents une réponse satisfaisante à leurs désirs.Le «|e veux du bonbon » de l'enfant, accompagné d'un grognement ou d'une imploration, se manifeste chez l'adulte par un : « |e veux un devoir sans fot», accompagné du chantage ou.d'un bonbon.Notons qu'une personne qui possède des habiletés en orthographe ne souffre pas nécessairement de voyeurisme.Ayant été une victime du voyeurisme durant mon enfance et mon adolescence, mais ayant ultérieurement appris a mieux composer avec le mécanisme otorégulateur de la culpabilité, je me suis spontanément inscrit en faux contre le mouvement Redressement, cette mode qui vise, en outre, à dévaloriser les personnes qui imitent Antoine de Saint-Exupéry et qui laissent des erreurs orthographiques dans leurs textes Les recherches et les réflexions qu'a engendré cette remise en cause, me pre-mettent de soutenir l'hypothèse qu'à long terme, la pratique de lier l'attestation ou l'admission des étudiants et des étudiantes universitaires à la réussite d'un test de rendement en orthographe: \u2014 nuit au processus d'apprentissage de la lecture; \u2014 handicape davantage les populations étudiantes venant de milieux marginalisés; \u2014 apprend à des étudiants et des étudiantes à détester l'écriture; \u2014 en convertit d'autres au monde anglophone; \u2014 freine l'élan créateur des apprenants et des apprenantes; \u2014 renforce le mythe en vertu duquel l'enseignement de la grammaire améliore la parole et l'écriture; \u2014 ^ous-estime les nombreuses autres dimensions de la communication verbale et non verbale; \u2014 diminue la valeur des diplômes en y introduisant un bruit de communication; \u2014 sert à cautionner une éducation de nature culpabilisante et punitive; \u2014- appuie les systèmes hiérarchiques à caractère dominant; \u2014 accentue l'importance des évaluations scolaires de nature quantitative et / ou discriminatoire; \u2014 nuit aux personnes se dirigeant vers des professions dans lesquelles le cerveau droit joue un rôle prioritaire; \u2014 accorde indûment un support aux organismes ou aux groupes qui retirent un gain de la fabrication de grammaires, de textes, de cahiers d'exercices; \u2014 discrédite le monde universitaire, auquel je demeure malgré tout lier d'appartenir, en abusant du paradigme de simplification.Je reviens sur chacun de ces éléments, que je relie à la problématique du scrip-tocentrisme universitaire et à celle du destructivisme scolaire, dans un ouvrage intitulé Êqrir otreman, lir davantaj, grandir organiqman, actuellement évalué par des maisons d'éditions québécoises.Dans un code orthographique simplifié et fonctionnel, qui se veut à long terme économique et accessible, je m'appuie sur le pouvoir évoeatcur des mots pour dénoncer la tyrannie discriminatoire des lettres, de la lettre.On ne peut nuire à personne en laissant aux individus qui possèdent des talents en orthographe le soin de vérifier les textes qui ont une large diffusion.Ou encore, les affiches.Mais notre acharnement sur les élèves ainsi que sur les enseignants et les enseignantes qui préfèrent acquérir d'autres aptitudes communicationnelles, verbales ou.non, comporte des coûts spirituels et culturels inacceptables.Le Comité d'analyse des tendances sociales, mis sur pied par Centraide Montréal, soulignait le printemps dernier que l'écart entre riches et pauvres devient alarmant.Le voyeurisme, la chasse aux fot d'orthographe, contribue à mon avis à accentuer cet écart par une subtile dégradation des esprits au profit d'une classe inconsciemment ou vertueusement dominante.En ajoutant l'orthographe aux normes scolaires qui président à la discrimination entre l'ivraie et le bon grain, normes qui découlent de pratiques pédagogiques destructives pour l'enfant qui pour diverses raisons éprouve des difficultés à s'adapter à l'école, nous entretenons une situation préjudiciable aux élèves venant de milieux culturelle-ment et économiquement marginalisés.Encourageons les enseignants et les enseignantes à imposer, à discipliner, à sélectionner.Fermons les yeux sur les courses à obstacles scolaires.Poussons l'enfant à viser l'excellence.Demandons-lui d'être ordonné, objectif, clair, rationnel, rigoureux.à l'image de Dieu le père.Dieu, le plus puissant des voyeurs.Roié A.QOR/VuÉ, Département de pédagogie, Faculté d'éducation, Université de Sherbrooke 1 Code de l'orthographe française.Onude * Colin.1986 Arts et spectacles B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 1990 «L'ennemi du peuple» souffre d'un malheureux renversement chez Duceppe - i ' GILLES G.LA MONTAGNE collaboration spéciale L« majorité a toujours raison?'.Vox populi vox dei?Rien n'est plus faux pour le combatif Docteur Stockmann, personnage central de «L'Ennemi du peu-pkl».:Sauf que.en finissant par mépriser à la fois l'ignorance des gens ordinaires et l'hypocrisie de leurs dirigeants, il ne restait plus grand monde pour se rallier aux idées'du Docteur Stockmann.L'opinion publique est une girouette.Et les rouages de toute société reposent sur le monsonge.Les vénérables hommes de science et les saintes robes écarlates n'ont-ils pas refusé de regarder dans le télescope de Galiée?Et le bon peuple, supposé représenter là vérité, ne s'est-il pas fait complice'pour proscrire les plus grands génies de l'histoire?Quand le dramaturge norvégien Henrik Ibsen a écrit «L'Ennemi du peuple» en 1882, ce qu'il visait avant tout était de dénoncer l'imposture de son époque.Pour y arriver, il a utilisé cette métaphore: la pollution invisible d'une installation balnéaire symbolisant celle (tout aussi invisible) des têtes dirigeantes de sa ville.Mais à la Compagnie lean Duceppe actuellement, comme par opportunisme, on utilise le procédé inverse.Et la pièce d'Ibsen y perd au chance.Les plaidoyers sur des questions comme la pollution passant mal au théâtre.Comme si le metteur en scène, François Barbeau, craignait que le public ne puisse réfléchir par lui-même et tirer ses conclusions, il va jusqu'à présenter en ouverture de la pièce un film sur grand écran où I on voit défiler des images qui paraissent empruntées à un reportage du Point: dépotoirs en putréfaction, tuyaux d'échappement et cheminées crachant leur fumée noire, déchets de matières toxiques déversés dans l'eau, poissons morts, etc.À la fin de la pièce, on a droit à un autre film où l'on voit cette fois l'incendie de pneus à Saint-Araable, le génocide des bélugas du Saint-Laurent, les marées noires et autres calamités.Encore là, l'aspect documentaire, trop collé à la triste réalité, vient grandement diminuer le ressort dramatique de la pièce.La version originale du texte d'Ibsen s'étire sur cinq actes.Michel Dumont et Marc Grégoire ont traduit l'adaptation condensée qu'en a fait l'Américain Charles Marowitz.Mais c'est encore beaucoup trop long, surtout en première partie.Comme les scè- nes du début nous plongent au beau milieu de la confrontation, l'utilisation répétée du flash-back met beaucoup de temps pour faire la démonstration de ce que l'on avait déjà compris au départ.La distribution est imposante, mais les rôles très secondaires sont nombreux.Vingt comédiens se retrouvent sur cette scène dont le décor se résume à bien peu de choses.La présence de ténors comme Michel Dumont, Guy Provost et Gilles Pelletier procure par contre des moments d'une force de jeu admirable.Et malgré le peu qu'il ait à jouer, Benoit Girard (il remplace lean Duceppe) est remarquable aussi.On ne saura jamais vraiment de quel bord il est, dans le rôle du beau-père de Stockmann (Michel Dumont).Aslaksen (Gilles Pelletier) et Hovstad (Marc Grégoire) sont l'éditeur et le rédacteur en chef du journal La Tribune du peuple.Quand Stockmann leur annonce que les eaux des bains publics, qui font la fierté et la prospérité de la ville, sont dangereusement polluées, ils voient une belle occasion de faire perdre la face à l'administration municipale.Mais quand le maire (Guy Provost) se pointe et menace de faire peser sur eux l'odieux de ce qui conduira la ville à la faillite, le journal recule, et la manipulation com- mence.Le maire, qui est le frère du Docteur Stockmann, n'hésitera pas à lui briser les reins, devant son entêtement à dire la vérité alors que le mensonge, même s'il met la population en danger, est tellement plus confortable pour tout le monde.On reconnaît dans le combat de Stockmann, seul contre tous, le substitut de Henrik Ibsen.C'est un grand rôle pour Michel Dumont, une descente aux enfers où le comédien part avec la stature d'un héros pour se déconstruire à mesure que ses alliés se retournent contre lui et le poussent jusq'au discours fasciste qui en fera un ennemi du peuple.Ses détracteurs savent qu'il a raison, mais trop d'intérêts sont en jeu, et ils n'oseront pas.C'est toute la lâcheté des bien-pensants qui traverse la pièce d'Ibsen, bien davantage qu'une campagne anti-pollution.L'Ennemi du peuple, de Henrik Ibsen.Mise en scène: François Barbeau.Distribution: Michel Dumont, Alain Foumier, Benoit Girard, Marc Grégoire, Danielle Lèpine, Gilles Pelletier, Guy Provost.Louise Turcot, Alexis Brunelle-Du-ceppe.Michel Daigle.Victor Dèsy.Paul Dion.Jasmine Du be, François Dupu'is.Miche» Goyet' te, Jean Harvey.Ginette Hébert, Gilles Mi-chaud, Gerard Paradis.Dominique Proulx.De-cor: André Hénault.Costumes: Anne Duceppe.Eclairages: Luc Prairie.Musique: Michel Robidoux.Theatre Port-Royal, jusqu'au 8 décembre.Michel Dumont et Guy Provost dans «L'Ennemie du peuple» à la Compagnie Jean Duceppe.«Giseiie» aux Grand Ballets canadiens Expression dramatique et grâce éthérée DRENIEL collaboration spéciale m nspiré d'une légende aileman-.¦ de, le ballet Giselle a vu le jour il y a un siècle et demi sur la scène de l'Opéra de Paris.11 met en scène une jeune paysanne naïve, Giselle, follement amoureuse d'Albrecht, un comte qui se cache sous les traits d'un villageois.Hi-larion, un garde-chasse jaloux, dévoile la véritable identité d'Albrecht.Le choc a raison de la fragile Giselle qui meurt et rejoint le monde de wilis, ces jeunes femmes mortes avant leur noces pour avoir trop aimé la danse.Considéré comme un chef-d'oeuvre de l'époque romantique, le ballet \u2014 dans la version adaptée par Anton Dolin \u2014 figure au répertoire des Grands Ballets canadiens depuis 1965.La compagnie ouvre sa saison montréalaise avec une nouvelle production du ballet, dont les décors et costumes sont signés John Dinning.Samedi soir, la qualité solistes faisait plaisir à voir.Dans le rôle d'Albrecht, le danseur invité Farouk Ruzimatov était tout simplement brillant.Membre du ballet Kirov de Leningrad, M.Ruzimatov danse cette saison avec ('American Ballet Theatre.Long et élégant, le danseur soviétique exécute chaque saut avec une extension parfaite des jambes, s'élève avec aisance et atterrit avec une précision constante.À cette grande maîtrise technique s'ajoute la finesse de son expression dramatique.Sous les traits de Giselle, Andrea Boardman n'a pas décu.C'est cependant au deuxième acte, lorsque la petite paysanne se transforme en créature éthérée, que son talent s'exprime avec le plus d'éloquence, la ballerine dansant avec une grâce presque immatérielle.A Sylvain Lafortune, de retour avec les Grands Ballets après une absence de quelques années, tenait fort honorablement le rôle d'Hilarion.De la même façon, Yvonne Cutaran et Kenneth Larson reprenaient, avec une maîtrise accrue, le pas de deux des paysans qu'ils dansaient déjà fort bien lors de la production de 1987.Seung-Hae |oo, qui incarnait Myrtha, a causé une agréable surprise.La jeune femme, qui a eu jusqu'ici peu d'occasions d'occuper l'avant de la scène, campait avec élégance l'inflexible reine de wilis, un rôle qui lui convient à merveille.Le concepteur |ohn Dinning a vêtu les paysans du premier acte de teintes automnales et, comme il se doit, a dessiné de vaporeux tutus blancs pour les wilis qui hantent le second acte.Les décors répondent bien à ce qu'on attend d'une telle production, mais ne pèchent pas par excès d'audace.Une épaisse forêt d'arbres géants borde tant le village du bord du Rhin que le vieux cimetière où danse chaque nuit la horde de wilis.Les maisonnettes ont un air propret et la grille tordue de l'entrée du cimetière colle au caractère sinistre du lieu.Les détails, qui ajoutent un certain cachet, n'ont pas été négligés.Ainsi, au premier acte, deux véritables lévriers accompagnaient le cortège du duc de Courlande.Boardman et Ruzimatov interpréteront à nouveau les rôles de Giselle et Albrecht jeudi soir.Anik Bissonnette et Louis Robi-taille prendront la relève vendredi, Min Tang et Min Hua Zhao, samedi.Mentionnons en terminant que pour souligner les 150 ans du ballet (créé très exactement le 28 juin 1841 ), une exposition de photographies se tient jusqu'au 11 dans le hull de la Place des arts.Mary Martin dans «Peter Pan» vers 1955 PHOTO AP Décès de Mary Martin qui s'illustra dans Peter Pan Agence France-Presse RANCHO MIRAGE.Californie ary Martin, actrice de comédies musicales de Broadway et de séries télévisées, dont la pétulance était célèbre aux Etats-Unis, est morte cette semaine à son domicile de Rancho Mirage ( Californie ) à l'âge de 76 ans, ont annoncé hier ses proches.La composition de Mary Martin dans le rôle de Peter Pan, aussi bien sur scène qu'à la télévision, avait été son plus grand succès, pour laquelle elle reçut un « Emmy » ( récompense suprême pour la télévision américaine) en 1955.Cette version est actuellement toujours vendue avec succès en vidéocassettes.Elle reçut aussi trois «Tony» (équivalent des Oscars pour le théâtre), pour des rôles à Broadway entre 1938 et 1962.où elle connut notamment le succès dans «South Pacific» , «The Sound of Music », «I doll do!» et «One Touch of Venus» .Elle sortit de sa retraite en 1978 pour «Do You Turn Somersaults » et joua ensuite dans des séries télévisées.Victime d'un sérieux accident de la route en 1982.elle remonta pourtant sur les planches en 1986 pour présenter « Legends » dans une tournée américaine.Mariée deux fois.Mary Martin a eu une fille et un garçon.Ce dernier, Larry Uagman, est connu comme étan {|.R.Ewing dans la série télévisée «Dallas».Le Kronos Quartet, au plus bas niveau sonore ALAIN BRUNET collaboration spéciale W était la journée Kronos Quartet.Des deux concerts présentés par le célèbre ensemble hier au Spectrum, le premier était certainement le plus doux du festival Montréal Musiques Actuelles.Livrée en après-midi, l'oeuvre de La Monte Young misera sur l'extrême délicatesse, le plus bas niveau sonore imaginable pour un concert.Cette conception musicale est à l'origine de bien des musiques nouvelles aux USA; on sait que La Monte Young est le Anlk Bissonnette et Louis Robitaille dans les rôles de Giselle et Albrecht qu'ils danseront vendredi.Giselle, par les Grands Ballets canadiens, Avec, dans les rôles principaux: Andrea salle Wilfrid-Pelletier les 2.3.8, 9 et 10 nov.Boardman (Giselle), Farouk Ruzimatov (Al- Chor : Anton Dolin ( d après Coralli et Perrot ).brecht).5ylvain Lafortune (Hilarion) et mise en scene : Fernand Nault, mus.: Adolphe seung-Hae Joo ( Myrtha ï.Adam.^ 4 MONTREAL MUSIQUES ACTUELLES patriarche d'un style qu'on qualifiait autrefois de minimaliste.Or contrairement à la plupart des compositeurs qui se réclamaient de ce mouvement, Young est demeuré un pur et dur de l'idiome.Accordés selon un principe qu'on qualifie d'intonation juste, des filaments de son s'étirent lentement, les archets se frottent doucement sur les cordes de l'excellent quatuor.Pendant 90 minutes, huit notes sont servies à l'auditoire, laissant au profane une impression de facilité.Erreur.Cette musique implique un niveau de difficulté très élevé à ses interprètes, qui doivent modifier profondément leur jeu pour respecter l'esprit de la composition.La particularité de ce langage repose entre autres sur les textures émamant des harmoniques, voire les fréquences supérieures engendrées par une note précise.Quant à déterminer la validité de cette oeuvre intitulée Chronos Kristalla, mon opinion de profane s'est modifiée au fil des 90 minutes de son déroulement.Au départ, c'était intrigant.Après dix minutes, fatiguant, après vingt, hilarant, après 30, hypnotique.Après 60 minutes, j'en étais à comparer cet exercice à celui d'un moine tibétain qui passe deux heures en équilibre sur son gros orteil.Après 90 minutes, retour à la case départ.Visiblement averti de cette approche compositionnellp, l'audi- toire semble avoir beaucoup apprécié.Au moment d'écrire ces lignes, le deuxième concert du Kronos n'avait pas eu lieu.Samedi soir, j'ai été particulièrement déçu par la fade performance du groupe ncwyorkais The President.Avec un personnel modifié, ls oeuvres de Wayne Horvitz perdaient beaucoup de force sur scène.On aurait dit du jazz-fusion de petites ligues, tellement la faible cohésion et le manque de créativité de ses protagonistes ammoindrissaient la substance des compositions.Sur disque.The President manifeste beaucoup de fraîcheur, des guitaristes comme Elliott Sharp et Bill Frisell étoffent ce langage.Dommage.Au même programme, la nouvelle musique de chambre du compositeur Scott Johnson ne m'a pas fait tomber de mon siège.Si certaines de ses oeuvres sur disque s'avèrent tout à fait intéressantes, son travail sur les planches m'a semblé quelque peu frisquet.PHOTO LUC SIMON PERRAULT.L* Prtue Wayne Horvitz du groupe The President Ma plus belle surprise du week-end?Electric World, « power trio» dirigé par le virtuose guitariste John King.Hilarant, gauchisant, violent, agressif, très fort en substance et en décibels.Le travail de |ohn King et de ses collègues (le percussionniste David Moss et le bassiste Jean Chaîne) consiste à mettre la pédale au fond et nous en mettre plein la gueule, sans jamais sombrer dans la facilité qu'implique souvent ce genre d'exercice. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 5 NOVEMBRE 1980 B5 IMP' i: r.- Il y a 150 ans, Adolphe Sax inventait le saxophone Un millier de saxophonistes l'ont célébré en Belgique Associated Press DINANT.Belgique ¦ Sans les Belges, ni Charlie Parker, ni Coleman Hawkins, ni Paul Desmond n'auraient connu la gloire.C'est en effet à un natif du plat pays, Adolphe Sax, que l'on doit l'invention du saxophone.La Belgique lui rend hommage ces jours-ci à l'occasion du I50e anniversaire de l'invention «du plus bel instrument du monde», selon Rossini.Les célébrations ont culminé ce week-end à Dinant, riante petite ville des bords de la Meuse, dans le sud du pays, où Adolphe Sax vit le jour en 1814.Un millier de saxophonistes avaient rendez-vous hier après-midi devant la maison natale d'Adolphe Sax, l'inventeur méconnu de l'instrument qui porte son nom.Tous les saxophonistes de Belgique, «y compris les enfants», étaient invités a venir jouer sous les fenêtres du créateur de leur instrument favori, mis au point il y a tout juste 150 ans par Adolphe Sax, a expliqué l'une des responsables de cet événement.Antoine-Joseph Sax, qui prit BILLETS EN VENTE MAINTENANT Les Misérables CtMOCMOl plus tard le prénom d'Adolphe, était l'ainé d'une famille de 11 enfants.Son père Charles-Joseph Sax, facteur d instruments de musique, lui transmit sa passion.Sa première oeuvre à l'âge de 20 ans est une clarinette.Pour le chef d'orchestre de l'Opéra de Paris, les autres clarinettes ne sont plus que «des instruments barbares».Délaissé et incompris dans son pays, après avoir refusé du travail à Saint-Pétersbourg et à Londres, Adolphe Sax décide de s'installer a Paris.Il a 26 ans et se prépare à conquérir l'avant-gardc parisienne.Son saxophone avait été créé en 1840 à Dinant.Mais il avait tellement peur d'être copié que lors de sa présentation à Bruxelles, il était resté caché derrière un rideau.Hector Berlioz dira de l'instrument qu'il était le seul à se situer «au seuil du silence».Georges Bizet vantera sa «capacité à exprimer la tendresse et la passion retenue».Malgré ces élogieuses remarques d'illustres compositeurs classiques, le saxophone ne connaîtra pas le succès grâce à la grande musique.Au contraire.En 1894, Adolphe Sax meurt dans la pauvreté, trois fois victime de faillite, sans que sa création ne soit universellement reconnue.Il faudra attendre 17 ans pour que le jazz lui offre ses lettres de noblesse.Le Conservatoire de musique classique de Paris n'ouvrit une classe de saxophone qu'en 1942.18- EN PRIMEUR Un Van Gogh d'Elizabeth Taylor aux enchères Agence France-Presse LONDRES ¦ Un tableau de Vincent Van Gogh, «Vue de l'asile et de la chapelle de Saint-Rémy» de 1889 et appartenant à l'actrice Elizabeth Taylor sera vendu le 3 décembre prochain chez Christie's à londres, a annoncé hier le marchand d'art.Le tableau, qui sera exposé a compter d'aujourd'hui à Paris avant une tournée mondiale, est estimé entre 8 et 10 millions de livres ( 16 à 20 millions de dollars environ ).Le tableau que l'actrice voulait à tout prix avait été acheté dans une vente aux enchères par son père Francis Taylor, un marchand d'art londonien spé- cialisé dans les Impressionnistes et les oeuvres de la Renaissance.«Si on te voit à la vente, les prix vont doubler», aurait-il dit à sa fille.' .Un tableau de Van QogiY.«Portait du Dr Gachet» détient actuellent le record absolu pour une oeuvre vendue aux enchères.11 avait été adjugé 82,5 mil-lions de dollars l'an dernier chez Christie's à New York: - FAMOUS PLAYERS La musique o»t lo pouvoir.L'amour oit lo monago.La vérité oit la réponto.PRESUMED INNOCENT version o.anglalse INFO-FILNv 866-0111 un miracle k u mstmiVLwC^ ~T A Kl '*ïf u^mwIT^j ian lMHmt*YnuiliM(YVI THE FLASHER PlUS UN COURT MÉTRAGE VjOiuxjIaJsc ^nniooi«v«Ti»iou ™\" acobs Ladder \" SHIFT ~ version o.anglaise wkm version ojtnglalte BOUGE PAS MEUR RESSUSCITE|« ^ vcniono.ovoc 3.t.français.L^l & ?PALACE ® GREENFIELD PARK i1kx'.mcmm1u \u2022 » 30-4 00 6 309 00 Tout toi *o\"î flSO-0» *\"** ¦-' I ^nfloOLBV STtRCC .?PALACE 9 QUARTIER LATIN _iw1m TouikWKMrt 7 00415 8^ I THEMAKLN'GOFAHEROI mn^m-ii 3.PI] Te*- coi» ne corner mtomm t v.oanafcw*» L l-.-.-.-,-\u2014r o>9 is Le PARISIEN © ¦BlkeeliftJOBH 0 43-3 12 rilâl 11.»\u2022 I 040715 ^-nnocxsvsTtM fin oocby ctcci Touiltiioa MM mm LOEWS ® Do jounoi pilotes intrépides qui ont volé sur les ailes do la victoire.nnJDOÇSVDTlBlÇX-^ FAN FAIRVIEW 1 00-3 *1 030415 Tout Iri «o** 0 35-9 10 MEL .GIBSON ROBERT verston onglûist verstono.anglaise PRIX DE GROUPE DISPONIBLE gaMËHÊOBËSB :t»4O0 T PALACE ® ir»?40-4 «o M 6^26 4 500 45 MM ; version française CLAUDE LELOUCH IL Y A £fg DES JOURS.~ET~DES LUNES PW» h court mètrog«: .\u2022 \u2022 UN COUP DE FOUDRE NORMAND Le PARISIEN ® 1 153 5fl 03O*pB- .Q TOM SELLECK UIGLEY LXOWTV UNDER version o.angtaise .PATRICK SWAYZE MON ^ FANTOME D'AMOUR v.française de: GHOST Ctow2 PLATEAU Tout «y?7 10-9 30 .nnBôtïYBTfPf /VERSAILLES © iLONCUTUL ! /PALACE 11'| (^rMM« Il LA PLUS POPULAIRE DES COMÉDIES MUSICALES LES REPRÉSENTATIONS DE LA PRODUCTION MONTRÉALAISE.PRÉSENTÉE EN VERSIONS FRANÇAISE ET ANGLAISE.DÉBUTENT LE 17 JANVIER 1991 BILLETS ET RENSEIGNEMENTS DISPONIBLES A LA BILLETTERIE DU THÉÂTRE AINSI QU'À TOUS LES COMPTOIRS TKKETRON OU TÉLÉPHONEZ À TÉLÉTRON : (514) 208-2525 DORVAL 1 354 10 0 45*15 Tom iMMln 03OO-15 LAVAL GREENFIELD PARK iOO-4 30 /oao-x 6 40*10 TouitMKtrg 0 4O&70 7]T7?^*,W Touilnio* i i ¦ 1 > i^e\u2014I r 00-9 15 '¦ u enne (22h$4) CTV Movie: t W8dcatsi 23 h 00 23 h 30 L'Heure G (23h05) The News News 5 Newswatch Le TVA \u2022 Reseau Le TVA-Réseau CTV National News ArsenioHatl Show The Tonight Sfapw Newhart TVA-Region |23h50) TVA - Region (23h SOI NightJme FootbaB: les Gants de New-York vs les Colts dlndianapolis Dûïîas Le Télejoumal L'Or du Temps AdUb Po»nt i Meteo (22h25) Ouob6enne(22hS4) CTV Movie: iWildcaUi EnMaunoe(17h30) Passe-Part oui Newscenter22 Pofka Dot Door VrvreàtrcHS La Course Europe-Asie Téfesemce ABC World News Afice'i AoSenture TheMacNed/LehrefNewshour La Roue chanceuse 3-2-1 Contact (S) Œ) Chiffres et lettres Musique Vidéo Zizanie Businesi Report Quand c'esl boa.Far L'IrrfoPfus Horses In Winter (17h3oj Aventure Sports 30 ALF Elephant Show Business Report Ordmacoeur OmniScience Perfect Strangers Lifelines (19M3) Vermont Report S.O.S.Consommation The MacNeil / Lehrer Newshour La Main de Staline RockVetouis Un signe de feu National Geographic Globe-Trotter Legends of Football 3 Vista (20h25) Fire On The Rim Dossiers mystères Mystery! 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