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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Le monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1990-12-06, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales Le Monde CELTEX inc.5TT~ snzzzr SPEC,*L (M) MORMoiA PORTATIF OrtU*.pj 500 ACTIVATION AVEC BATTERIE.CHARGEUR ET ÉTUI 984-5292 WD 967-9771 \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 6 DÉCEMBRE 1990 La sortie cBe Ryan donne des ailes aux libéraux fédéralistes DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC Les fédéralistes n'ont pas déserté le Parti libéral du Québec.Le credo de leur ancien chef, le ministre Claude Ryan, a incité beaucoup d'entre eux à rappeler que, dans l'effervescence du débat actuel, on avait trop rapidement jeté aux orties les avantages du système fédéral.«Au moment où nous tournons une page d'histoire du Québec, ne déchirons pas l'autre», a prévenu hier la vice-première ministre, Lise Bacon.Celle-ci était interpellée en Chambre par le péquiste Guy Chevrette, outré que le ministre Ryan ait pu discréditer les travaux de la Commission Bélanger-Campeau, sans grand intérêt selon l'ancien chef libéral.«Les avantages du fédéralisme n'ont pas été assez souvent rappelés; notre désappointement a fait que ces avantages se sont effacés, mais il y en a», a soutenu de son côté la ministre déléguée aux Finances, Mme Louise Robic, qui croit aussi que la commission constitutionnelle est biaisée en faveur de la souveraineté.Selon elle, les libéraux «sont loin d'un consensus» sur la question nationale.«Le débat n'est pas encore fait, chacun parle pour soi actuellement», esti-me-t-clle.La veille, le ministre Ryan \u2014 devenu, par décret, le numéro trois du gouvernement, après M.Bourassa et Mme Bacon \u2014 avait indiqué qu'à son avis les avantages du fédéralisme avaient été trop souvent oubliés dans l'actuel débat québécois.Il jugeait aussi que le régime fédéral, par sa dualité, offrait plus de garanties aux libertés fondamentales et que la repétition des mémoires souverainistes à la Commission Bélanger Campeau n'offrait guère d'intérêt.«M.Ryan a dit qu'il était fier d'être Canadien, je peux dire exactement la même chose», a déclaré hier le ministre responsable du dossier constitutionnel, Gil Rémillard, qui reconnaît, comme M.Ryan, que dans certains cas, un régime «a deux palier de gouvernements peut donner plus de garanties» pour le respect des libertés individuelles.Contrairement à ce qu'avait dit M.Ryan, M.Rémillard juge la Commission Bélanger-Campeau fort instructive.«On a entendu près de 1000 personnes, des gens modestes, des groupes importants.À chaque jour j'apprends, des régions, des gens, c'est extrèmemement utile, je le dis pour moi», a-t-il déclaré.Quant à M.Ryan, il s'était en outre dit en faveur d'un «lien institutionnel substantiel» entre le Québec et le Canada, quoi qu'il advienne.«le n'ai jamais déclaré que j'étais un partisan du maintien du lien fédéral à tout prix», a-t-il précisé hier.Trop souvent oubliés, les avantages du fédéralismes devraient être «une donnée es- sentielle» du débat, estime-t-il.Harcelé par les journalistes, M.Ryan a refusé de faire d'autres déclarations.«Je n'ai de commentaire sur rien aujourd'hui.Commencez par digérer ceux de mardi», a-t-il dit, dans un ricanement.Fédéralistes loquaces La sortie de M.Ryan a toutefois donné des ailes aux tenants du maintien du fédéralisme, au sein du caucus libéral.Député de Lafontaine, Jean Claude Gobé est convaincu que la majorité du caucus pense comme le ministre Ryan.Il est surtout ravi que M.Ryan ait dénoncé le biais pro-souve-raineté de la Commission Bélanger-Campeau, un «hold up du Parti québécois, un exercice qui a perdu sa crédibilité».Le député critique aussi le ministre Gil Rémillard, «qui n'a jamais eu le mandat de promouvoir la souveraineté».«Il a ouvert les bras (à la souveraineté) un peu vite.Entre Ryan et Rémillard, celui qui a la crédibilité, c'est Ryan.Il en a fait la preuve depuis longtemps, il l'a toujours montré quand le Québec traversait des heures sombres», de lancer M.Gobé.Sans afficher ses couleurs, un autre député a salué hier l'intervention de M.Ryan.Tout comme M.Gobé, Jacques Chagnon (Saint-Louis) croit que la position constitutionnelle de M.Ryan formulée dans le Livre beige risque de revenir dans l'actualité.«M.Ryan est l'un des analystes les plus crédibles, rigoureux et clairvoyants du Québec et du Canada».À moyen terme, sa sortie aura un «effet refroidissant» sur les députés libéraux déjà prêts à enfourcher la thèse de l'indépendance, prévoit M.Chagnon.«On court toujours plus vite avec le vent dans le dos», lance-t-il.Proche de Daniel lohnson et de M.Ryan, M.Chagnon ne plaide pas pour le maintien à tout prix du fédéralisme, toutefois.«Il se peut que ce soit fini, mais il ne faut pas que ce soit fait de façon bordélique», a-t-il dit.Ces nouveaux rebondissements viennent d'une allocution faite vendredi dans Lafontaine par M.Ryan.Selon les notes de la journaliste Thérèse Lemieux de l'hebdo «L'envoyé spécial».M.Ryan avait soutenu que «si le Québec est fort, c'est qu'il a accepté de protéger les libertés individuelles et l'économie, à l'intérieur d'une fédération».Il s'était même décrit comme «un Canadien a part entière».«le ne me souviens pas du mot à mot mais cela ressemble à ce que j'ai entendu.Son message était qu'il ne fallait pas jeter le bébé avec l'eau du bain », se souvient le député Chagnon, qui avait assisté à cette allocution devant 600 militants libéraux, dont la moitié étaient d'origine italienne.«M.Ryan avait reçu une ovation debout à quatre reprises» de renchérir l'organisateur de l'événement, Jean-Claude Gobé.Levesque demande des crédits supplémentaires de 479 millions Presse Canadienne QUÉBEC Le ministre des Finances, Gé-rard-D.Levesque, a demandé hier des crédits supplémentaires de près d'un demi milliard pour pouvoir terminer Tannée financière en cours.Ces.premiers crédits supplémentaires de l'exercice 1990-1991 qui totalisent 479,9 millions, permettront au gouvernement de payer ses factures et de rencontrer ses engagements d'ici au 31 mars 1991.Dans la dernière synthèse des opérations financières, le gouvernement avait relevé un dépassement des dépenses de 200 millions combiné à un manque à gagner de 30 millions.À lui seul le ministère de la Main-d'oeuvre et de la Sécurité du revenu a besoin de 194 millions pour boucler Tannée, dont 105 millions pour continuer de verser des prestations aux bénéficiaires de l'aide sociale.On avait prévu un accroissement des dépenses de 169 millions dans les programmes de sécurité du revenu, principalement à la suite de l'augmentation de la clientèle de l'aide sociale.Les crédits supplémentaires déposés hier prévoient qu'un montant de 105 millions ira au programme de soutien financier (aide sociale) et qu'un autre de 52,7 millions ira au programme de réintégration des assistés sociaux au marché du travail.Bourassa espère obtenir son congé ce week-end Presse Canadienne QUÉBEC Le premier ministre Robert Bourassa espère obtenir son congé de l'hôpital pour la fin de semaine, a indiqué hier un porte- parole de son cabinet a Québec.Il éprouve encore des problèmes de digestion mais son état continue de s'améliorer de «façon significative»», a fait savoir hier son attachée de presse, Sylvie Godin.Réforme des services de santé : Côté parvient à diviser la fronde des médecins DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC oucieux d'éviter la fronde des médecins, le ministre de la Santé, Marc-Yvan Côté, a mis de l'eau dans son vin et assoupli certains aspects de la réforme des services de santé, dont les grandes orientations seront rendues publiques demain.Selon les renseignements obte-n us par Lu Presse auprès des groupes consultés jusqu'à tout récemment par le ministère de la Santé, Québec a finalement abandonné son projet de transformer les directeurs généraux des hôpitaux en «pdg», choisis par le ministère à Québec.Les directeurs continueront à être choisis par les conseils d'administration des hôpitaux, une mesure destinée à réduire les appréhensions des médecins qui voyaient, dans la formule proposée à l'origine, le risque d'un contrôle exagéré du pouvoir administratif sur les décisions médicales.M.Côté a émis le souhait que les directeurs généraux soient tout de même tenus de subir des examens pour évaluer leurs competences 7- certains parlent de tests de l'École nationale d'administration publique \u2014, mais on doute qu'il s'avance aussi loin dans son document d'orientation.Le ministre se contentera, pour l'instant, d'une sorte de livre blanc.Le projet de loi sur sa réforme ne sera déposé que plus Marc-Yvan Côté tard, vraisemblablement pas avant le 14 décembre.À cause des moyens de pression des avocats du gouvernement, actuellement en grève du zèle, Québec a dû faire appel à un spécialiste de l'exté- rieur.Me Jules Briere, pour faire la rédaction, de manière a s'assurer que le projet de loi soit déposé avant les Fêtes.En début de 1991, on procédera à une étude article par article devant une commission parlementaire où, selon les informations disponibles, seuls les groupes invités pourront se faire entendre.Pour beaucoup d'observateurs, M.Côté est parvenu à diviser les médecins en plusieurs groupes qui, voyant leurs demandes satisfaites, n'oseront pas monter aux barricades pour s'opposer à la réforme.Québec maintient les orientations de base de sa réforme, il forcera les médecins des cliniques privées à donner de leur temps dans les iiôpitaux.En outre ces cliniques devront être comptabilisées dans la répartition des effectifs médicaux à travers les regions, deux modifications majeures par rapport au régime actuel.Les omnipraticiens (8 000 médecins) sont d'accord pour consacrer quelques heures au travail hospitalier, surtout si, comme l'espère le Dr Clément Richer de la Fédération des omnipraticiens, ceux-ci ne sont pas tenus de faire de la garde ou des urgences après un certain nombre d'années de pratique (on pense à un seuil de dix ans).Un refus catégorique de la part des généralistes aurait pu inciter le gouvernement à les éjecter tout simplement des urgences pour faire place aux spécialistes.Autre recul: Québec a appa- ¦ \"Sr.* * C w \u2022 LASERPH0T0 PC La vague souverainiste a imprégné les audiences de la Commission Bélanger-Campeau hier, à Hull.Le PQ promet un ministre aux fonctionnaires fédéraux Le titulaire serait exclusivement responsable de leur intégration dans la fonction publique d'un Québec souverain CILLES NORMAND_ HULL Advenant l'indépendance ou la souveraineté du Québec, un Parti québécois au pouvoir désignera un ministre exclusivement responsable de l'intégration des fonctionnaires fédéraux dans la fonction publique québécoise.C'est l'assurance que donne la député de Taillon, Pauline Ma-rois, aux quelque 25 000 fonctionnaires fédéraux du Québec qu'un éventuel statut de souveraineté amène à s'inquiéter de leur avenir.Mme Marois a fait cette déclaration dans le cadre d'une conférence de presse convoquée par la Société nationale des Québécois et des Québécoises de l'Ou-taouais, en marge des audiences publiques de la Commission Bélanger-Campeau qui a siégé à Hull hier, avant de prendre la direction de Sherbrooke, en Estrie.Toute la journée, la vague souverainiste a imprégné les audiences de la commission itinérante, mais tous ont fait part de leur inquiétude quant au sort des fonctionnaires fédéraux et de milliers d'autres travailleurs qui pourraient subir Tonde de choc d'un tel bouleversement politique.Les opposants à ce statut constitutionnel hypothétique auraient pu se compter sur les doigts de la main, dans cette région voisine du parlement canadien.On peut observer que les travaux de la Commission Bélanger-Campeau ne laissent personne indifférent à Hull, et aussi bien dire à Ottawa, où le quotidien The Ottawa Citizen titrait, hier, «The Flying Circus arrives in town».Ce qui faisait contraste à une manchette du Droit: «lournec historique pour TOutaouais.» Le même quotidien traitait en première page une déclaration de l'avocat Marcel Beaudry, repré- SUR * AV7CK ¦¦\u2022¦\u2022¦TTi-iffîm sentant le monde des affaires de TOutaouais au sein de la commission, qui disait: oui au changement mais par étapes.La commission a siégé devant une salle constamment pleine, d'où plusieurs intéressés ont dû être refoulés vers un grand écran installé dans un hall voisin, faute d'espace suffisant.Règle générale, on ne craint pas la souveraineté dans TOutaouais, où Ton s'attendait à une résistance plus vive, mais on exige des garanties qui assureraient le maintien des emplois qui s'en trouveraient menacés.«Vous pourrez compter sur la volonté politique d'un gouvernement péquiste de protéger ces emplois», a indiqué le député |ac-ques Brassard, whip en chef du PQ à l'Assemblée nationale.Louis Laberge, commissaire et président de la FTQ, centrale à laquelle sont affiliés la très large majorité des fonctionnaires fédéraux, s'est également employé à rassurer ceux-ci en conférence de presse et dans des interviews improvisées.« Nous c'est pas d'hier, ça fait 15 ans qu'on préconise ça, qu'on dit: \"la souveraineté oui, mais rapatrions les pouvoirs et les emplois, ainsi que les gens qui vont avec les emplois\"», a dit M.Laberge.«Il y aura peut-être une certaine perturbation, il faudra intégrer 25 000 employés de plus dans la fonction publique québécoise, ça va prendre un petit peu de temps, mais c'est pour nous un engagement très ferme.On va tout faire pour que ça arrive», dit-il.11 se montre très optimiste, notamment en raison de tout l'argent qui ne serait plus perdu dans «le dédoublement épouvantable des fonctions et des responsabilités qui coûte une fortune dans tous les domaines».Rocheleau L'une des interventions les plus attendues était certes celle du député de Hull-Aylmer au fédéral, Gilles Rocheleau, qui appartenait au Parti libéral du Canada avant de se joindre au Bloc québécois, sous la gouverne de Lucien Bouchard.Il a expliqué son choix après avoir constaté l'évidence du cul de sac fédéral, mis en relief par Téchef du Lac Meech.Reconnaissant avoir pourfendu durant des années tout ce qui s'appelait séparatiste, et avoir déjà déclaré qu'il se battrait jusqu'à la disparition du dernier d'entre eux, M.Rocheleau a dit qu'il lui était arrivé souvent de «me réveiller la nuit pour haïr les péquistes».«Si je vous disais qu'aujourd'hui, je me réveille pour haïr les Canadiens qui nous ont fait la job avec Meech», a-t-il renchéri.M.Rocheleau, ex-maire de Hull avant l'actuel, Michel Légère, a ensuite insisté pour dire que son expérience aux Communes lui avait fait comprendre que jamais le Canada anglais ne négocierait d'égal à égal avec le Québec, à moins qu'il ne devienne un État souverain.Et dans une telle éventualité, a-t-il ajouté, «le Saint-Laurent ne changera pas de place, les bateaux vont continuer à monter vers les Grands Lacs, Hydro-Québec va continuer à vendre de l'électricité à l'Ontario, et le commerce va continuer réciproquement».remment mis de côté son projet de salariat pour certains groupes de médecins «sans clientèle» qui n'ont pas de contacts directs ayee les patients.On visait surtout les radiologistes, les anesthésistes et les pathologistes, des groupes où.compte tenu du caractère répétitif des actes, les revenus sont largement plus élevés que la moTyen-ne.£ En outre, M.Côté conservera les Conseils de médecins, dentistes et pharmaciens des hôpitaux, une instance dont le mandat est d'assurer la qualité des actes médicaux, qu'il avait menacé d'éliminer.Selon le Dr André Aubry, le président de l'association de ces conseils, le rôle de cette instance pourrait être accru.Un changement significatif est prévu toutefois.Ces conseils passeraient sous le contrôle des directeurs généraux d'hôpitaux \u2014 ils relèvent actuellement du conseil d'administration.Plusieurs s'attendent à ce que le ténor de la corporation, le Dr Augustin Roy, s'attaque à cette disposition et dénonce la subordination du geste médical aux diktats des administrateurs.Québec voudra toutefois maintenir un «lien contractuel» entre les médecins et les hôpitaux, ce qui déplaît souverainement aux médecins, qui se perçoivent comme des professionnels absolument libres de toute attache.On s'attend toutefois à ce que la définition de cet engagement soit suffisamment vague pour que personne ne la juge contraignante Cité libre pourrait ouvrir ses pages aux souverainistes MARIO FONTAINE Le sort de Cité libre sera définitivement scellé au cours des prochains jours.Tout indique que la revue réapparaîtra dans les kiosques au courant de l'hiver.Une surprise: les fédéralistes militants qui travaillent au projet de relance ne veulent pas en faire un organe de combat mais un forum d'idées, qui pourrait même ouvrir ses pages aux souve- .rainistes.«La politique éditoriale de la revue n'est pas encore complètement établie.On ne veut pas en faire l'organe d'une seule cause.Personnellement, je n'exclus pas que des partisans de la souveraineté du Québec puissent y apporter leur contribution si leurs arguments peuvent faire avancer le débat», déclare Michel Du-puy.le président du conseil d'administration mis sur pied pour relancer Cité libre.Une relance en bonne voie de réalisation.Ses nouveaux artisans ont déjà déterminé son contenu éditorial à 80 p.cent, tandis que 70 p.cent des aspects pratiques sont réglés.La revue avait autrefois contribué à la renommée de Pierre Elliott Trudeau, ayant de disparaître au milieu des an-nées soixante, emportée par la révolution tranquille.Les Trudeau.Lalonde et Pelletier ont beaucoup discuté de l'opportunité de relancer Cité libre cet automne, de.concert avec plusieurs an- \"*.ciens de la coopérative du même nom.Ex-candidat libéral dans Longueuil et partisan de; .Jean Chrétien, Michel Du-puy est de ceux-là.Les quo: tidiens, dit-il, parlent beaucoup de politique mais n'ont pas toujours le temps d'approfondir, d'aller jusqu'au \"bout d'une idée.D'où le besoin selon lui d'une publication dont la relance coïnciderait avec le dépôt des conclusions de la Commission Bélanger-Campeau sur l'avenir du Quebec et l'important congrès du Parti libéral du Québec, en mars prochain.Cité libre disposerait de fonds suffisants pour assurer son redémarrage.Elle dispose ainsi des sommes encore au compte de la coopérative, de même que d'environ 3000 $ envoyés par des sympathisans au cours des deux derniers mois, sans aucune sollicitation. B2 Éditorial LA PRESSE.MONTREAL, JEUDI 6 DECEMBRE 1990 La Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Immigration : toutes les pièces du puzzle La politique d'immigration rendue publique cette semaine par la ministre Monique Cagnon-Tremblay pousse, par endroits, l'ambition jusqu'à la naïveté.N'empêche: cet indispensable énoncé a l'immense mérite d'offrir une réflexion d'ensemble sur un dossier qu'on a l'habitude de voir traité à la pièce.Et surtout, de ne pas limiter la gestion de l'immigration à la seule sélection des immigrants.Nous sommes aux antipodes de la politique brouillonne annoncée le mois dernier par Ottawa, qui se contentait de fixer des objectifs numériques d'immigration sans se soucier de l'intégration des nouveaux arrivants.Près de la moitié du livre blanc québécois porte sur les façons dont le gouvernement peut agir pour s'assurer que ses citoyens venus d'ailleurs deviennent des Québécois à part entière.Et il ne s'agit pas seulement d'augmenter les ressources de formation linguistiques.Le livre blanc tient aussi compte d'une série de problèmes que les immigrants éprouvent dans leur vie quotidienne: logement, écoles, relations avec les diverses institutions publiques, etc.Plus que ça, la politique québécoise déborde largement le cadre des mécanismes d'accueil pour ébaucher des mesures ma visant à faire aux minorités ethniques une juste place dans la société québécoise.Cette vision large de l'immigration mérite d'être applaudie.Concrètement, elle prévoit des mesures allant de l'embauche de représentants de minorités dans la fonction publique québécoise (où ils n'occupent encore que 1,7 p.cent des emplois!), jusqu'à une campagne de promotion antiraciste.Même la Commission de toponymie est mise à contribution: on lui demande de se creuser les méninges pour chercher du côté d'immigrants emérites quand elle devra baptiser des lieux publics.Toutes ces mesures ne sont pas spectaculaires, mais elles témoignent de la volonté du gouvernement à imbriquer tous les morceaux du puzzle.Il y a toutefois une seule pièce manquante: le livre blanc passe carrément à côté de la question des réfugiés, qui constituent pourtant une portion importante du flux migratoire.L'immigration, selon Monique Cagnon-Tremblay, est un outil de développement économique et culturel.C'est dans cet esprit que le livre blanc prévoit doubler le nombre d'immigrants francophones, et augmenter la proportion d'immigrants indépendants, bien nantis si possible.Dans les deux cas, Québec devra déployer des efforts de recrutement: ces clienteles ne sont pas les premieres à se presser aux portes des ambassades.En soi, on peut difficilement s opposer à l'idée de faciliter l'immigration de candidats susceptibles d'être «productifs», tant sur le plan économique que culturel, dès leur arrivée.Mais il ne faudrait pas pour autant barrer la route aux autres.Au bureau de la ministre, on assure qu'il n'y en aura pas que pour les «Libanais-francophones-et-millionnaires» .Ça reste à prouver.Là où le livre blanc pèche par manque de réalisme, c'est quand il envisage de «déconcentrer» l'immigration dans les régions.Traditionnellement, les immigrants s'installent dans les grandes villes.L'expérience des «Boat People* a démontré que cette tendance est très difficile à contrer et que Montréal agit comme un aimant.Quant à l'idée d'un «contrat moral» avec les candidats à l'immigration, elle relève de la pure fantaisie.Mais dans la mesure où elle donnera aux immigrants quelques informations sur le Québec, ça ne peut pas faire de tort.Reste la question des coûts.Québec prévoit injecter 30 millions d'argent «neuf » à la mise en place des nouveaux programmes.Cela sera-t-il suffisant?Chose certaine, l'aboutissement des négociations avec Ottawa visant à rapatrier tous les programmes de formation, et les moyens financiers correspondants, donnerait un bon coup de pouce a l'ambitieuse politique québécoise.Agnès CRUDA Budget postélectoral Pendant la campagne électorale, l'équipe du maire Dore n'a pas juge bon de prévenir les électeurs qu'elle s'apprêtait à augmenter les impôts.Et pourtant, quelques semaines plus tard, elle annonce une hausse de 6,5 p.cent.C'est, en soi, l'essence d'un budget postélectoral.L'exercice budgétaire auquel nous a conviés a présidente du Conseil exécutif, Mme Lea Cousineau, est essentiellement une entreprise d'enrobage.Pour la énième fois, les dépenses de la Ville augmentent plus vite que l'inflation.L'effort de présentation vise donc à justifier ces hausses de dépenses, et celles des revenus qui en découlent.Les débours augmenteront de 7,2 p.cent en 1991.Mme Cousineau invoque deux facteurs pour expliquer ce bond.L'impact de la recession, qui force la Ville à réagir pour en atténuer l'impact; ensuite, l'augmentation des contributions aux employes, de même que l'effet de la TPS.Deux remarques s'imposent.Tout d'abord, une administration fait toujours face à des pressions qui feraient augmenter les dépenses, soit en raison de besoins nouveaux, soit parce qu'elle est affectée par des événements extérieurs.Une saine gestion ne consiste pas à décrire et à justifier l'impact de ces chocs, comme le fait Mme Cousineau qui explique que sans l'impact des contributions additionnelles aux employés, les dépenses n'auraient augmenté que de 4,2 p.cent.Le vrai travail d'un gestionnaire consiste à trouver les moyens pour absorber ces chocs sans pénaliser les contribuables.Ce n'est pas ce qui a été fait.Ensuite, quand un gouvernement municipal tente de compenser les effets d'une récession, il risque de provoquer l'effet contraire.L'effort anti-récession de l'administration Doré, malgré les grandes phrases, se réduit a une dépense de vingt millions, sur un budget de 1,7 milliard, qui sera consacrée à l'achat et à la renovation de logements.Ces dépenses sont, modestement, créatrices d'emplois.Mais, comme une ville ne peut pas créer de déficit, Montréal taxe davantage pour financer ce projet.Or, en -période de récession, ces nouvelles ponctions ont un effet négatif, en privant propriétaires et contribuables de sommes qui pourraient alimenter l'inflation.Bien sûr, le maire Doré peut expliquer que c'est la première fois que son administration augmente les taxes.Pour cela, il joue sur les mots et passe sous silence le fait que la hausse de l'évaluation foncière lui a régulièrtement permis d'augmenter ses revenus.Enfin, il est difficile de concilier la politique du RCM qui tend à favoriser le retour à la ville des banlieusards qui ont émigré à cause de taxes trop élevées et du manque d'espaces verts, avec une augmentation des taxes qui les repoussera encore une fois.- * » La page frontispice du document de presentation budgétaire nous apprend que la Ville de Montreal a gagne un prix américain pour la qualité de la présentation de son budget en 1990.Est-ce une façon involontaire de nous rappeler, encore une fois, que l'effort semble avoir été mis sur le contenant plutôt que sur le contenu?Alain dubuc Enfin, Claude Ryan ! Même s'il s'est jusqu'ici tenu a l'écart des seances de la Commission Bélanger-Campeau, le ministre Claude Ryan n'entend pas rester encore longtemps absent du débat.C'est bon signe pour la qualité de la discussion de fond qui devra s'engager bientôt sur les moyens à prendre pour satisfaire concrètement les aspirations collectives des Québécois.Sa récente intervention en faveur du fédéralisme ne devrait pas satisfaire que la seule minorité qui s'oppose encore farouchement à toute idée de souveraineté du Québec.Elle devrait rassurer tous les indécis.Et même ceux qui ont déjà fait une croix sur l'hypothèse canadienne.En somme, tous les esprits ouverts a un débat intelligent plutôt qu'a une nouvelle guerre de religion constitutionnelle.Pour la crédibilité même de la réflexion collective dans laquelle le Québec s'est engage et en raison de l'importance des enjeux en cause, il est essentiel de procéder, peut-être pour la dernière fois, à une analyse critique, aussi sereine que possible, des deux termes de l'alternative.Ceux qui ont, depuis longtemps, irrévocablement opté pour la souveraineté, avec ou sans association, ont le sentiment, plus ou moins fondé, de s'être déjà livrés à cet exercice.Ils ne représentent cependant qu'une minorité par rapport au bloc massif de récents convertis à la thèse dune rupture du lien fédéral.Le sérieux de leur option et la consolidation de ces nouveaux appuis ,opt tout a gagner d'une confrontation intellectuellement satisfaisante avec une defense articulée de la thèse opposée.C'est ce \\>j- p«*rr>et en.pe^er ler-rr^e er scene prochaine de M.Ryan, seuls Ceux qu« nont ^ /raiment confiance en »eur ; cause peuvent se satisfaire d'une opposition qui s incarnerait dans les seuls André Ouellet ou autres Jean-Pierre Hogue.Pierre gravel DROITS RESERVES Claude Ryan exprime sa foi fédéraliste et critique les travaux de la Commission Après avoir, pendant depuis plusieurs mois, encouragé à penser qu'il avait peut-être changé son fusil d'épaule, Claude Ryan est sorti de son mutisme ces jours-ci pour réaffirmer clairement ses convictions fédéralistes et détromper ceux qui le rangeaient parmi les inconstants ou les renégats.Devant ceux qui s'en étonnent il se défend d'avoir jamais caché ses opinions là-dessus, lui qui signé assez de textes et prononcé assez de discours pour que tout le monde sache où il loge.Mais pourtant.Avant et après l'effondrement de l'accord Meech, il avait tenu un discours qui pouvait laisser croire que pour lui \u2014 comme pour Robert Bourassa et Gil Rémillard qui parlaient dans le même sens \u2014 la poursuite de l'expérience fédérale n'aurait plus sa raison d'être sans cette réforme.Et le fait qu'il n'ait jamais plus occupé son siège à 1a Commission Bélanger-Campeau sur l'avenir du Québec, après y être apparu brièvement le jour de son ouverture, incitait à penser que le fier Sicambre s'apprêtait à brûler ce qu'il avait adoré et n'attendait que le moment propice pour le faire savoir au peuple.Mais ces jours-ci M.Ryan a réitéré qu'il était toujours animé des mêmes convictions fédéralistes.Il l'a fait savoir en fin de semaine à un auditoire libéral du comté de Montréal-Lafontai-ne, et mardi à la presse parlementaire qui l'interrogeait à ce sujet.Parmi les avantages du fédéralisme, il mentionne en particulier la prospérité dont a bénéficié le Canada depuis un demi-siècle, et le degré élevé de libertés fondamentales découlant du partage des pouvoirs \u2014 deux effets de l'union canadienne qui ne peuvent selon lui être un accident de l'histoire.M.Ryan rejette du revers de la main l'exemple de l'URSS invoqué l'autre jour par des souverainistes pour infirmer l'argument relatif aux droits et libertés invoqué par le député fédéral André Ouellet à l'appui du fédéralisme.Le Canada est une véritable fédération, dit-il, alors que l'Union soviétique, un régime très centralisé \u2014 et non démocratique, aurait-il pu ajouter \u2014 n'en est pas une au sens où on l'entend ici.Quelle que soit l'option retenue par les Québécois, le maintien d'un lien canadien significatif lui parait important «comme libéral», précise-t-il avant d'ajouter: «Si je ne suis pas intéressé par un tel lien, je peux traverser la Chambre».(Pensant sans doute à ses collègues qui parlent comme s'ils avaient pour mission de promouvoir l'option du parti d'en face plutôt que celle au nom de laquelle ils se sont fait élire ).Le ministre déplore que dans le débat actuel on n'a presque jamais entendu le côté positif de l'expérience fédérale canadienne.À cause de cet élément très important il ne cache pas sa fierté d'avoir été canadien «jusqu'à maintenant».(Je souligne le «jusqu'à maintenant» parce que cette précaution oratoire indique peut-être que M.Ryan ne veut pas s'engager pour l'avenir, se réservant le droit de favoriser le cas échéant une option différente de celle qu'il a privilégiée jusqu'ici.) Refusant d'étiqueter de fédéralisme renouvelé le lien canadien institutionnel et significatif qu'il préconise pour le Québec, il se contente pour le moment de dire qu'il faudra proposer une solution acceptable à tous les secteurs de la population.Je ne commenterai pas davantage aujourd'hui la profession de foi fédéraliste de M.Ryan, sauf pour en dire qu'elle aura peut-être pour effet bienfaisant d'encourager à sortir du placard les tenants du fédéralisme qui, se croyant seuls et sans chef de file crédible, n'osent pas répliquer au discours univoque que l'on entend à la Commission B-C.le soulignerai les réserves du ministre quant à la valeur des audiences publiques de la Commissions B-C.Sa critique, qui rejoint celle exprimée au sein de ce forum aussi bien qu'à l'extérieur, est d'autant plus significative qu'elle provient de l'un des ministres les plus importants du gouvernement.Claude Ryan trouve en effet que ce forum ne se prête pas à une discussion élaborée, qu'il y a trop de mémoires, trop de répétitions et pas suffisamment de temps pour entendre lès gens et les organismes sur une question aussi fondamentale.Résultat: la commission reçoit une image partielle de la réalité et les audiences publiques ne sont pas aussi productives que certains l'espéraient.Il promet cependant d'y faire connaître son opinion après les Fêtes.Mais en attendant il ne voit pas l'utilité d'entendre une kyrielle de groupes dont les opinions sont bien connues, alors que ses responsabilités ministérielles sollicitent tout son temps.C'est dommage.D'ici là l'opinion publique aura été privée de sa contribution et n'aura eu droit qu'à un plaidoyer à sens unique, à peu près personne osant ou pouvant le mettre en question, ni soutenir sa contrepartie de façon intelligente et articulée.|e ne sais pas si M.Ryan entend intervenir avant la fin des audiences télévisées ou lors des travaux à huis clos de la commission.Dans l'un ou l'autre cas je crains que ce soit trop tard pour être utile.Non pas pour la commission, mais pour ceux que les audiences publiques avaient pour but d'éclairer à la faveur d'un débat équilibre.uHn oc prononcer en connaissance de cause sur une question aussi lourde de conséquence. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 6 DÉCEMBRE 1990 Opinions \u2022 v' V X» V > COMMISSION L'AVENIR Afin de débloquer l'impasse constitutionnelle Cinq avocats, professeurs d'université, proposent que l'Assemblée nationale adopte une loi décrétant la primauté des lois du Québec Nous reproduisons le mémoire que cinq avocats au Barreau du Quebec, professeurs de droit ù l'Université d'Ottawa, ont présenté à la Commission Bélanger-Campeau ù titre personnel.Ce sont Mes Jean-Denis Ar-chambault, André Braùn, lean-Paul Laçasse, Michel Morin et Daniel Proulx.e mémoire repose sur le postulat suivant: l'actuelle procédure d'amendement de la Constitution canadienne, instaurée en 1982 sans le consentement ni la ratification du Québec, rend virtuellement impossible toute révision du statut politique et constitutionnel du Québec.L'expérience des negocations constitutionnelles auxquelles a participé le Québec, particulièrement le récent échec des Accords du lac Meech.démontre qu'il est juridiquement irréaliste d'envisager aujourd'hui l'avenir politique et constitutionnel du Québec sans se buter à un obstacle insurmontable: la formule de l'unanimité des dix provinces et du gouvernement fédéral ainsi que la conviction, historiquement et démographique-ment ancrée dans l'esprit de la population anglo-canadienne, que le Québec est une province parmi dix.égales et symétriques (majorité anglaise et minorité française chez neuf provinces, majorité française et minorité anglaise chez l'une d'entre elles).Le cadre juridique des négociations constitutionnelles condamne le Québec et le Canada à un affrontement permanent, interrompu uniquement par la reddition de l'un ou de l'autre.Cet affrontement à été et continuera d'être extrêmement coûteux au plan politique et possiblement désastreux au plan économique.Le mémoire repose également sur le posluLu que le Québec doit poursuivre inlassablement le dialogue avec le Canada, quelle qu'en soit l'issue: fédéralisme renouvelé, supra-structure économique, marché commun, souveraineté-association, etc.Le Québec doit cependant redéfinir sa position juridique, tout en demeurant present et actif aux tables de négociation.En d'autres termes, vu l'impasse juridique et constitutionnelle où il se trouve, le Québec n'a d'autre choix que de définir démocratiquement son identité, afin de créer une nouvelle dynamique fructueuse et positive dans la recherche de son avenir politique et constitutionnel et dans ses pourparlers avec le Canada.Pour atteindre cet objectif, nous proposons l'adoption d'une loi décrétant la primauté des lois du Québec.L'un des avantages majeurs d'une telle démarche tient au fait que la loi constitue le moyen d'expression par excellence de l'organisation des sociétés modernes civilisées et que, si imparfaite soit-elle, la loi demeure le langage des nations démocratiques comme le Canada et le Québec.I.La nécessaire primauté des lois du Québec La Loi sur la primauté des lois du Québec permettrait de définir clairement les assises juridiques sur lesquelles le Québec entend fonder son avenir politique et constitutionnel.Ces assises sont: l ) la primauté législative du Québec; 2) la continuité du droit et des institutions; 3) le respect des droits et libertés et; 4) la légitimité démocratique.1 ) L'affirmation de la primauté des lois du Québec (article 1 de la Loi reproduite ci-dessous), traduit juridiquement la volonté séculaire du peuple québécois d'exprimer son identité prioritairement et démocratiquement par les lois de son Assemblée nationale.La Loi sur la primauté des lois du Québec donnerait ainsi au Québec le pouvoir de légiférer au besoin dans tous les domaines, le dégageant du même coup de l'impasse constitutionnelle dans laquelle la règle de l'unanimité de 1982 l'a coincé.2 ) La population est fondée d'exiger que la recherche de l'avenir politique et constitutionnel du Québec se fasse dans la continuité et la stabilité.Par conséquent toutes les règles de droit existantes (québécoises, fédérales et autres) devraient continuer de s'appliquer jusqu'à ce que le Parlement du Quebec juge opportun de les modifier ( art.2).Il importe ici de rappeler une réalité juridique souvent oubliée.Le Quebec possède déjà sa propre Constitution.Elle se compose de diverses lois québécoises, de jurisprudence, de conventions, d'usages et de coutumes.Elle assure fort efficacement l'encadrement juridi- La solution à l'impasse serait-elle ici, tout simplement?que et politique des institutions: l'Assemblée nationale, le gouvernement, les tribunaux, les corporations publiques.Enfin, elle garantit aux Québécoises et aux Québécois un régime démocratique de type parlementaire et fondé sur la primauté du droit.3.L'adoption de la Loi sur la primauté des lois du Québec aurait pour effet d'accroître sensiblement le pouvoir législatif de l'Assemblée nationale.Cet accroissement de pouvoir devrait respecter rattachement profond du peuple québécois aux droits et libertés de la personne.C'est pourquoi nous proposons que les dispositions fondamentales de la Charte des droits et libertés de la personne soient enchâssés (art.3).Elles ne devraient donc pouvoir être modifiées qu'au moyen d'une loi adoptée par les deux tiers des députés de l'Assemblée nationale.Ainsi, quel que soit l'avenir politique du Québec, cette exigence procédurale assurerait véritablement la prééminence des droits fondamentaux.4.Le nouveau point de départ juridique et constitutionnel visé par la Loi sur la primauté des lois du Québec devrait jouir d'une légitimité démocratique irréprochable.D'où l'absolue nécessité du recours au mécanisme référendaire (art.4).La consultation populaire dissipera toute équivoque sur l'enracinement démocratique de la position du Québec.Simultanément, le référendum corrigera une lacune qui vicie les fondements mêmes de la loi constitutionnelle imposée au Québec en 1982, tout en marquant clairement que le peuple québécois rejette le statu quo constitutionnel.Enfin, il va sans dire que la position juridique du Quebec sera solide et crédible uniquement dans la mesure où elle ne pourra être modifiée par la suite que conformément aux mêmes exigences légales et démocratiques (art.5).Il en irait ainsi de tout nouvel arrangement constitutionnel ayant pour effet de restreindre les pouvoirs législatifs du Parlement du Québec.II.La Loi sur la primauté des lois du Québec CONSIDÉRANT que le Québec possède une Constitution reposant sur les principes du parlementarisme et la primauté du droit; CONSIDÉRANT l'attachement profond du Québec aux valeurs démocratiques et aux droits et libertés de la personne; CONSIDÉRANT le droit à l'autodétermination du peuple québécois; RECONNAISSANT les droits ancestraux des nations autochtones ainsi que leurs droits issus de conventions; RESPECTUEUX des droits et des institutions de la communauté québécoise d'expression anglaise; LE PARLEMENT DU QUÉBEC DÉCRÈTE CE QUI SUIT: PRIMAUTÉ 1.La Constitution du Québec et les lois de son Parlement prévalent sur toute autre règle de droit.CONTINUITÉ 2.Toute règle de droit existant le jour de l'entrée en vigueur de la présente loi continue de s'appliquer jusqu'à ce qu'elle soit modifiée par le Parlement du Québec.DROITS FONDAMENTAUX 3.Les articles 1 à 38 de la Charte des droits et libertés de la personne, L.R.Q., c Cl 2 prévalent sur toute autre règle de droit.Ils ne peuvent être modifiés que par une loi adoptée aux deux tiers des députés de l'Assemblée nationale.RÉFÉRENDUM 4.Les dispositions de la présente loi entreront en vigueur lorsqu'une majorité des électeurs l'auront ratifiée par voie de référendum, conformément à la Loi sur les consultations populaires, L.R.Q.,c.C-64.1.MODIFICATION 5.Toute modification de la présente loi doit également être ratifiée par voie de référendum, conformément à la Loi sur les consultations populaires, L.R.Q., c.C-64.1.III.Les avantages immédiats de la primauté des lois du Québec a) En droit interne Après la ratification par voie référendaire de la Loi sur la primauté des lois du Québec, l'Assemblée nationale sera en mesure d'exercer tous les pouvoirs qu'elle estime nécessaires aux développement du Québec et à la poursuite de ses négociations avec le Canada.11 lui reviendra de choisir les domaines où elle juge prioritaire de légiférer.L'Assemblée nationale pourra retenir les sujets pour lesquels la nécessité d'une législation québécoise fait l'objet d'un très large consensus, sans qu'il soit nécessaire de procéder à un réaménagement majeur des structures administratives.Ainsi, les articles du Code civil du Québec qui concerne le mariage et le divorce pourraient être mis en vigueur après l'adoption de cette loi.L'Assemblée nationale pourrait également régir les entreprises de télécommunications ou la sélection des immigrants.Elle pourrait par la suite se tourner vers les domaines dans lesquels il lui paraîtra indispensable d'exercer ses compétences.On peut penser, à titre d'exemple, à la formation de la main-d'oeuvre ou à l'exportation d'énergie.b) En droit international Après l'approbation de la Loi sur la primauté des lois du Québec, le gouvernement pourrait faire reconnaître ses pouvoirs sur la scène internationale.11 lui serait loisible d'adhérer à des conventions.Il pourrait également ratifier certaines conventions après avoir légiféré dans un nouveau domaine.11 en irait ainsi de la Convention sur le statut des réfugiés de 1951, l'adhésion du Québec résultant de l'adoption d'une loi en matière d'immigration.De plus, les délégations du Québec à l'étranger pourraient faciliter la conclusion d'ententes bilatérales ou multilatérales reliées aux lois de l'Assemblée nationale.Les coproductions ou le doublage d'émissions télévisées constituent un exemple intéressant: des ententes avec la francophonie pourraient être conclues si l'Assemblée occupait le champ de la télédifusion.IV.Les négociations avec le Canada L'adoption de la Loi sur la primauté des lois du Québec créera une nouvelle dynamique plus conforme à la réalité.Elle permettra au Québec de s'engager dans des pourparlers avec le reste du Canada sur une base et selon une relation politiques complètement modifiées et, surtout, plus justes.Plutôt que de continuer à négocier sans succès entre dix provinces égales et le gouvernement fédéral, il ne pourra s'agir désormais que de négociations entre le Québec et les représentants du reste du Canada.Le peuple du Québec aura fait connaître sa volonté lors d'un référendum.L'Assemblée nationale aura agi en conséquence en légiférant dans certains domaines.Le gouvernement aura pris des initiatives sur la scène internationale.De diverses manières juridiques et démocratiques, le Québec aura définitivement précisé la place qu'il entend occuper à la table des négociations avec le Canada.Le malentendu historique et juridique concernant le statut du Québec étant dissipé, les pourparlers pourront avoir pour objet d'établir un nouveau contrat politique entre le Canda et le Québec.La conclusion de ces négociations conduira possiblement à une nouvelle formule de coopération jugée mutuellement bénéfique pour les deux parties.Tous les résultats sont envisageables: fédéralisme décentralisé, fédéralisme asymétrique, association d'États de type confédéral ou communautaire avec une superstructure législative ou un gouvernement commun, zone de libre échange, etc.Conclusion La démarche juridique proposée permet au Québec de faire de façon démocratique et civilisée ce que la procédure d'amendement de la Constitution canadienne empêche malheureusement: se définir légalement pour fins tant externes qu'internes.Cette définition légale ne détermine nullement l'avenir politique et constitutionnel du Québec.La loi suggérée effectue simplement un dégel, une ouverture, sur diverses avenues politiques et constitutionnelles, non prédéterminées, parmi lesquelles le Québec pourra toujours choisir de s'engager par la suite, selon sa convenance et celle de ses partenaires.Cette loi n'est pas un aboutissement.Elle est un moyen de sortir d'une impasse que d'aucuns voudraient passagère.Elle offre en outre l'avantage important de ne pas perturber inutilement la sécurité économique du Québec.83 Lysiane Gagnon Le dimanche au centre-ville onne idée, que celle de faire du centre-ville de Montréal une zone touristique, ce qui permettrait aux commerçants d'ouvrir le dimanche et plus tard en semaine.C'est déjà le cas du Vieux-Montréal et du quartier chinois.Pourquoi le centre-ville, qui est au coeur de toute l'activité touristique, ne pourrait-il bénéficier de cet avantage, à plus forte raison au moment où sa santé est menacée par la conjoncture économique?Telle est la proposition avancée par le conseiller Nick Auf Der Maur, avec l'appui du député Jacques Chagnon.Que deux élus représentant le centre-ville prennent la part de leurs commettants n'a rien d'étonnant, mais il y a, objectivement, toutes sortes de bonnes raisons de les appuyer.Les autres districts appartiennent principalement à ceux qui y habitent ou y travaillent.Pas le centre-ville.L'avenir du centre-ville concerne tous les Montréalais, et ultimement tous les Québécois, parce que c'est la plaque tournante de l'activité métropolitaine, et qu'une métropole en santé est essentielle à la survie économique du Québec.De fait, une mesure comme l'ouverture des commerces le dimanche, aussi utile soit-elle, ne suffira pas.Il faudra un ensemble de mesures pour revitaliser le centre-ville.Il suffit de s'y promener pour sentir le danger qui menace cet inestimable atout dont Montréal, contrairement à tant d'autres villes nord-américaine*sf dispose encore: un centre-ville animé et sûr, aux activités diversifiées, mi-commercial, mi-résidentfef, où l'on peut se promener le soir en toute sécurité.Hélas, le centre-ville donne des signes de détérioration.Des boutiques désertées.Des galeries marchandes vides.Des établissements qui ferment et sont remplacés par les seuls commerces capables de payer les loyers faramineux et les taxes qui viennent avec une adresse rue Ste-Catherine.c'est à dire les bars topless, les arcades vidéo et le fast-food: des droits où l'argent entre vite, et où la main-d'oeuvrç ne coûte pas cher.Le même phénomène ( le remplacement des commerces de qualité par MacDonald et cie) a failli détruire les Champs-Elysées.Pourquoi lp centre-ville de Montréal serait-il immunisé contre-le virus qui a atteint l'avenue la plus célèbre de l'Occident?Z\" C'est là une situation qui, si elle s'aggrave le moindrement, risque d'affecter non pas seulement les commerçants, mais tout le monde, IJn centre-viHç où prédomineraient les bars topless et les arcades vidéo, où rien ne peut attirer les familles ordinaires et les gens qui sortent des bureaux, perd à plus ou moins long terme ses résidants et la clientèle diversifiée qui assurent la sécurité de ses rues.Une rue sûre, c'est une rue animée, où circulent beaucoup de pas-: sants d'horizons différents.Il ne s'agit pas d'interdire tel ou tel type de commerce.Un centre-ville intéressant est un espace de liberté.Il y faut de tout, pour tous les goûts.Il s'agit plutôt de maintenir la diversité de l'activité commerciale, et de prévenir d'autres faillites.* * * Bien sûr, on a construit trop de centres commerciaux, trop de galeries souterraines, probablement aussi trop d'espaces de bureaux.Mais la désaffection relative du centre-ville ne date pas d'aujourd'hui.II y a plusieurs années déjà que les grandes surfaces, et par extension les petits commerces, ont été délaissés au profit des centres commerciaux de banlieue, qui offrent à leur clientèle de vastes espaces de stationnement.Il y a des facteurs sur lesquels on peut difficilement agir: la baisse du pouvoir d'achat des citoyens ne se réglera pas à coup de règlements municipaux; en matière de parking, Montréal ne pourra jamais se mesurer à la banlieue; pour ce qui est des loyers, il est bien normal qu'ils soient plus élevés au centre-ville que dans des quartiers périphériques.Mais il y a d'autres facteurs sur lesquels une municipalité peut agir: les heures d'ouverture en sont un, de même, évidemment, que le niveau des taxes et de l'impôt foncier.\"V «La plus petite boutique de la rue Ste-Catherinp peut facilement avoir à payer 35 000$ en taxes d'affaires, signale M.Auf Der Maur, en comparaison de 3000$ avec son concurrent de la rue St-Hubert, et ce, avant même que l'impôt foncier soit pris en considération.Un petit salon de coiffure de la Place Montreal Trust paie 25 000$ en taxes d'affaires et d'eau, une librairie de la rue Peel, 16 000$, un boucher de la rue Ste-Catherine, 20 000$.Ces taux, par ailleurs exorbitants, deviennent insoutenables avec la présente récession.» * * * Le succès du.Faubourg tient à toutes sortes de facteurs, mais aussi au fait qu'il soit ouvert le dimanche.On y trouve même une succursale de la SAQ, cette huître qui partout ailleurs se referme aux heures des fonctionnaires! Un centre-ville où l'activité commerciale se poursuivrait après six heures et le dimanche aurait une chance de plus de résister à la concurrence de la banlieue.Les gens qui y viennent en auto trouveraient plus facilement à se garer quand les bureaux sont fermés.Cet influx de visiteurs garantirait la sécurité du secteur.Cela stimulerait aussi la fonction résidentielle: les gens qui veulent habiter au centre-ville sont en général des ménages sans enfants ou des célibataires qui ont des emplois et ne font pas leurs elp> plettes à heures fixes.* * * »- Le conseiller Auf Der Maur propose de limiterle statut de zone désignée (pardon, touristique!.** Mais le lapsus est justifié!) au territoire situé au sud de Sherbrooke, entre les rues Atwater et Bleury.C'est effectivement la délimitation historique de la partie commerciale du centre-ville, mais elle m'apparaît étriquée, surtout s'il s'agit d'une mesure reliée au tourisme.Les rues St-Laurent et St-Denis sont maintenant de puissants pôles qui attirent tous les touristes heureux de découvrir la partie la plus française de Montréal.Des hôtels sont nés rue Berri, rue St-Hubert.D'innombrables boutiques ont poussé entre les bars et les restaurants de la rue St-Denis.Idem rue Saint-Laurent, l'artère centrale par où montèrent toutes les vagues d'immigration, qui vibre jusqu'au nord de Fairmount.Pas besoin d'une commission d'enquête pour savoir où vont les tourstes \u2014 et pour savoir où les Montréalais aiment aller manger et faire du lèche-vitrine le dimanche: le territoire va de la rue Sherbrooke au fleuve, entre Atwater et St-Hubert, avec deux pointes vers le nord le long des rues St-Laureht et St-Denis.Les autres destinations populaires, qu'il s'agisse du stade, du mont Royal ou de l'Oratoire, sont des destinations ponctuelles, pas des zones touristiques. B4 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 6 DECEMBRE 1990 Accès aux renseignements personnels: des organismes s'opposent aux dérogarations Presse Canadienne ¦ Divers groupes de pression dénoncent trois projets de loi qui visent à permettre des dérogations à la Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et la protection des renseignements personnels.La Ligue des droits et libertés, la CEQ, la CSN, l'Association de la paralysie cérébrale et la Fédération des comités de parents, entre autres, ont demandé au gouvernement, hier, de trouver d'autres moyens pour atteindre ses objectifs.Parmi ces trois projets de loi, l'un doit permettre au ministère de l'Éducation de vérifier si les commissions scolaires utilisent à bon escient les budgets qui leur sont versés pour les 150 000 enfants handicapes et en difficulté d'apprentissage.Si ces fonds sont bien utilisés, le ministère de l'Education veut avoir accès à divers renseignements que possèdent les commissions scolaires sur leurs enfants handicapés et en difficulté d'apprentissage.En obtenant des renseignements comme le niveau de difficultés de l'enfant ou l'appareillage dont il a besoin, le ministère pourrait savoir si les subventions qu'il verse à la commission scolaire sont adéquates et utilisées aux fins prévues.Les deux autres projets de loi permettant des dérogations à la loi d'accès toucheraient les normes de travail et la sécurité routière.La Cour suprême maintient le système des juges municipaux à temps partiel MARIE TISON de la Presse Canadienne OTTAWA ¦ La Cour suprême du Canada a maintenu hier le système québécois de juges municipaux à temps partiel.Le juge en chef Antonio Lamer a rendu cette décision sur le banc, immédiatement après avoir entendu les arguments des parties en cause.Le jugement unanime du plus haut tribunal du pays vient renverser la décision de la Cour d'appel du Québec.Le 13 September dernier, la Cour d'appel avait invalidé le système québécois de Cours municipales parce qu'il ne s'agissait pas de tribunaux indépendants et impartiaux au sens de la Charte canadienne des droits et libertés.Le juge en chef Lamer a statué hier que ce système n'était pas incompatible avec les exigences de la charte.Il a ajouté que la Cour suprême fournirait plus tard les motifs de sa décision.Ce sont 11 personnes de la région de Québec qui ont décidé de contester les Cours municipales du Québec.Elles avaient été inculpées et sommées de comparaître en Cour municipale relativement à des infractions à des règlements municipaux ou au Code de la sécurité routière.Elles ont soutenu que les Cours municipales en cause, présidées par des avocats, n'avaient pas juridiction pour entendre leurs procès parce qu'elles ne constituaient pas des tribunaux indépendants et impartiaux.Le dossier de l'une de ces personnes, Mme Linda Lippe, servait de dossier type dans ces procédures judiciaires.Mme Lippe avait été poursuivie devant la Cour mu- nicipale de Lorettevillc pour avoir effectué des travaux de construction sans permis.Incompatibilité En Cour suprême hier, l'avocat de Mme Lippe, Me Pierre Béli-veau, a déclaré qu'il existait un problème d'incompatibilité entre les fonctions du juge et de l'avocat.Alors que le juge doit faire preuve de détachement et se placer au-dessus de la mêlée, l'avocat fait partie de la mêlée.Selon Me Beliveau, il est difficile de passer de l'un à l'autre en l'espace de quelques heures.Le juge en chef Lamer a cependant interrompu la plaidoirie de l'avocat pour lui demander s'il avait des preuves de ce qu'il avançait.11 lui a également demandé en quoi cela pouvait bien affecter la partialité du juge.«Ce sera peut-être un moins bon juge, mais il ne va pas pen- SOLDE DE FERMETURE \u2022 SOLDE DE FERMETURE \u2022 lu ce lu Z ce LU LU lu Û lu o o lu ce z ce lu lu lu û lu Û o un lu m H lu ce lu lu lu Û lu O O lu ce lu z ce lu lu û lu O O un portes après 88 ans de service.Des centaines de fourrures.Des milliers de dollars économisés.Des prix exceptionnels sur un vaste choix de manteaux, vestes et trois-quarts.Vison, raton laveur, castor, renard - tous nous fourrures.Ne tardez pas.lu ce Lu z ce lu lu lu O lu O O lu ce H lu se ce lu lu lu O lu O o en lu ce H lu 2 jeudi vendredi Samedi Dimanche :9h30 : 9h30 :9h00 :lOhOO 21h00 21h00 17h00 17M0 lu ce lu z ce lu lu O lu Q o to cher plus d'un bord que de l'autre», a déclaré le juge en chef.Un système de juges à temps plein serait peut-être préférable, mais est-ce que cela rend pour autant le système de juges à temps partiel inconstitutionnel?s'est-t-il interrogé.Me Béliveau a affirmé que ce système risquait de multiplier les conflits d'intérêts.La juge Claire L'Heureux-Dubé a rétorqué qu'il existait un code de déontologie pour justement prévenir ce genre de problèmes.Elle a ajoute que c'était une question qui se posait pour tous les juges, pas seulement pour les juges municipaux à temps partiel.Le représentant du Procureur général du Québec, Me lean-Yves Bernard, a abondé dans le même sens.Il a affirmé que tous les juges vivaient en société et avaient des amis, et qu'ils pouvaient donc faire l'objet de pressions.Il a ajouté que le code de déontologie régissant la conduite des juges était très strict.Preuve Me Bernard a également soutenu que la partie adverse n'avait jamais réussi à prouver le moindre conflit dans le fait d'être à la fois juge et avocat.Or, le fardeau de la preuve repose sur les épaules de Mme Lippe et des autres, a-t-il déclaré.Il a ajoute que le système de juges municipaux à temps partiel existait depuis 150 ans au Quebec, et qu'une modification à la Loi sur les cités et villes apportée en 1988 avait soumis les juges municipaux à des règles plus sévères en fait de conflits d'intérêts.Il existe présentement I3l Cours municipales au Québec, outre celles de Montréal, de Que-bec et de Laval, qui bénéficient de juges permanents.La Cour suprême a été particulièrement prompte à traiter de cette affaire.Elle a entendu la cause et a rendu son jugement moins de trois mois après la decision de la Cour d'appel.Les Canadiens perçoivent une hausse des crimes violents ¦ Cinquante-et-un pour cent des Canadiens font état d'une hausse récente du nombre des crimes violents dans leur région.Quatre citoyens sur dix environ (41 p.cent ) n'ont pas décelé de changement dans ce domaine, tandis que 3 p.cent pensent que le nombre des crimes violents a décline ces derniers temps; enfin, 5 p.cent ne formulent pas d'opinion sur la question.L'analyse des données de ce sondage Gallup selon les diverses régions du Canada permet de relever des différences d'attitudes substantielles à ce sujet: en effet, si 63 p.cent des Québécois, 57 p.cent des résidants de Colombie-Britannique et 54 p.cent de ceux de l'Ontario perçoivent une augmentation des crimes violents, cette proportion tombe à 37 p-cent dans les provinces des Prairies et à 36 p.cent dans celles de l'Atlantique.Les chiffres publies récemment par Statistique Canada semblent indiquer que la violence gagne sans cesse du terrain au Canada.On a relevé en effet 649 meurtres dans le pays en 1989, chiffre supérieur à la moyenne enregistrée pour les dix années précédentes.Par ailleurs, 248907 crimes violents ont été commis au Canada l'an dernier, alors qu'il y en avait eu 232699 en 1988; il s'agissait de la cinquième hausse annuelle consécutive dans ce domaine.Pour faire obstacle a cette augmentation des activités criminelles, le nombre des agents de police a été augmenté dé 1,5 pour cent l'année dernière par rapport à 1988, s'établissant à 73 350.Un sondage publié en juillet dernier par l'Institut Gai1 révélait que 87 p.cent des canadiens se disaient très satisfaits (46 p.cent) ou assez satisfaits (41 p.cent) des services assurés par la police dans leur région.Des statistiques intéressantes émanent par ailleurs de l'analyse des données du sondage en fonction du sexe et de l'importance de la communauté des répondants: c'est ainsi que les femmes sont légèrement plus enclines que les hommes à penser que le nombre des crimes violents est en hausse dans leur communauté (55 p.cent en regard de 47 p.cent).Par ailleurs, 56 p.cent des rési dants des villes de plus de 500 000 habitants sont d avis que le crime est en accroissement, alors que dans celles de moins de 10 000 habitants, cette proportion n'est que de 38 p.cent.Les conclusioîns du sondage se fondent sur 1033 interviews effectuées entre le 7 et le 10 novembre 1990 auprès de Canadiens âgés de 18 ans et plus.Un échantillon de cette ampleur donne des résultats exacts à quatre pour cent près dans 19 cas sur 20.La marge d'erreur est plus élevée pour les régions, en raison de l'importance plus restreinte de l'échantillonnage \u2022 SOLDE DE FERMETURE \u2022 SOLDE DE FERMETURE \u2022 SOLDE DE FERMETURE \u2022 LA PRESSE, MONTREAL, JEUDI 6 DECEMBRE 1990 B5 Marguerite d'Youville, propriétaire d'esclaves en Nouvelle-France /Visse Canadienne UUÉBEC ¦ La première sainte née au Canada, Marguerite d'Youville, qui sera canonisée dimanche, possédait des esclaves et se livrait au commerce des esclaves, affirment les historiens et reconnaissent les autorités de l'Église catholique.Si un historien juge que c'est une erreur de canoniser mère d'Youville, vu sa participation au commerce des esclaves, un dirigeant catholique qui a fait des démarches pour sa canonisation parle plutôt dune « petite, petite ombre sur une vie de grande clarté ».Au cours d'une vie consacrée aux malades et aux pauvres dans le Montréal du XVIIIe siècle, mère D'Youville a notamment fondé les Soeurs de la charité \u2014 communément appelées les Soeurs grises.Mère Marguerite d'Youville Elle a été également une participante non négligeable au commerce des esclaves noirs et indiens dans ce qui était alors la Nouvelle-France.À un certain moment, démontrent des documents hisioriqes, elle a mis en vente un Indien Pawnee de 11 ans en même temps qu'une « vache qui avait vêlé à deux reprises ».« Elle était une personne réputée dans le commerce des esclaves et possédait elle-même un grand nombre d'esclaves ».a dit M.Howard Adams, professeur d'histoire à la retraite qui rédige actuellement un livre sur l'esclavage au Canada.« Elle a eu jusqu'à 236 esclaves (au cours de sa vie) », a-t-il ajouté au cours d'une interview à Vancouver.« Il ne convient pas que mère d'Youville soit canonisée.» « le crois qu'elle savait parfaitement ce qu'elle faisait \u2014 le commerce de la chair humaine \u2014 et elle savait que c'était immoral.».Mais Mgr André Cimichella ne partage pas cette opinion.Le commerce des esclaves est « un détail infime » dans la vie de mère d'Youville et ne pèse aucunement sur son éligibilité à la canonisation.« C'était ainsi à cette époque.Il y avait des esclaves en Nouvelle-France et à Montréal et elle possédait quelques-uns d'entre eux ».a-t-il déclaré au cours d'une interview à Montréal.« Il ne s'agit pas d'un chapitre important dans sa vie \u2014 les quel- ques esclaves qu'elle a eus, elle a contribué à leur survie.».Mère d'Youville, qui a vécu de 1701 à 1771, avait hérité des esclaves de son mari, marchand de fourrures \u2014 également réputé comme joueur et commerçant d'alcools illégaux \u2014- à la mort de celui-là en 1733.Peu après le décès de son mari, elle a prononcé les voeux religieux et a mis sa vie au service des malades et des misérables, fondant les Soeurs grises en 1737 et sauvant des ruines ce qui est devenu aujourd'hui l'Hôpital général de Montréal.« Elle compatissaient tellement aux malheurs des autres qu'elle a accueilli les soldats anglais dans son hôpital même s'ils étaient protestants et ennemis de la France », a noté Mgr Cimichella.Alors que ce dernier reconnaît que mère d'Youville a gardé des esclaves, une dirigeante des Soeurs grises, à Montréal, maintient que c'est « absolument faux ».« le connais mon histoire par coeur et cela ne s'est jamais produit », a dit soeur Yvette Paquin.« Marguerite d'Youville n'a jamais eu de serviteurs \u2014 elle a passé sa vie au service des autres, les pauvres, les aveugles, les vaincus.» Mais l'historien Marcel Trude!.la plus grande autorité en ce qui concerne l'époque de la Nouvelle-France, a déclaré que soeur Paquin était « tout à fait dans l'erreur.La famille de mère d'Youville en avait (des esclaves) et elle en a réservé quelques-uns pour son usage personnel et elle en a eu d'autres à son service dans son hôpital et ailleurs ».M.Adams a raconté qu'il avait découvert ce renseignement sur mère d'Youville tout à fait par hasard et qu'il n'avait rien contre elle ni contre l'Église catholique.Tout de même, a-t-il note.« je suis certain qu'on aurait pu trouver quelqu'un avec une histoire plus honorable que mère d'You- .: it - vine ».Le Vatican a étudié les preuves à l'appui de la canonisation de mère d'Youville en 1984.En 1959, on lui avait attribue deux miracles et elle avait été béatifiée, première étape vers la canonisation.Dimanche, au Vatican Les deux miracles concernaient des Soeurs grises \u2014 une aveugle à la suite d'astigmatisme et l'autre mourante, victime de la tuberculose \u2014 qui ont été guéries après avoir prié mère d'Youville.En 1978.on a attribué un autre miracle à mère d'Youville, après que la leucémie eut connu une rémission chez une femme de Hull, dont la parenté avait adressé des prières à mère d'Youville.En mars dernier, un groupe de cardinaux a décidé d'accepter ces faits comme preuves de la sainteté de mère d'Youville et, deux mois plus tard, on a annoncé qu'elle serait canonisée., Plus de 2200 Canadiens devraient se rendre à Rome pour la cérémonie officielle qui se déroulera dimanche au Vatican.Des représentantes des Soeurs grises d'autres pays devraient être également présentes.Des cérémonies soulignant cette canonisation auront aussi lieu à travers le Canada.Bientôt, deux autres Presse Canadienne CITE DU VATICAN ¦ Le président de la Conférence des évéques catholiques du Canada estime que le Québec pourra compter dans quelque temps au moins deux autres saints, qui devraient accéder dans les prochaines années à la canonisation.Monseigneur Robert Lebel avance que la cause du frère André (Alfred Bessette) « est une de celles qui va aboutir assez rapidement à une canonisation ».Il se montre tout aussi confiant pour l'Amérindienne Kateri Tekakwi-tha, qui a été béatifiée le 22 juin 1980.Déjà, le Québec compte plusieurs saints : un premier groupe formé par les neuf missionnaires jésuites baptisés les Saints Martyrs canadiens, canonisés en 1930, et Marguerite Bourgeoys en 1982.Ils étaient tous nés en France.Dimanche 9, la première sainte de souche québécoise, Marguerite d'Youville, recevra la même distinction.Elle passera ainsi à l'histoire.Sa cause est en marche depuis 100 ans.Elle a été béatifiée le 3 mai 1959.Pour accéder à la sanctification, il faut franchir trois étapes, qui comportent autant de procès : Vénérabilité \u2014 Un décret sur l'hérolcité des vertus est émis par la Congrégation pour la cause des saints, qui se prononce à la majorité de ses 12 membres.Un premier procès se déroule dans l'évè-ché où a vécu le candidat.Béatification \u2014 Rendue à Rome, la cause se défend encore une fois autour d'un procès pendant leaue! on étudie un « miracle » qu aurait effectué le postulant L'Église entend par mirack une guérison qui ne peut être expliquée scientifiquement.Canonisation \u2014 La dernière étape ressemble quelque peu à la précédente.Un autre miracle doit avoir lieu et un autre procès avant que le pape n'émette le décret de canonistion.De la dizaine de « saints en devenir » que compte le Québec, c'est le frère André qui attend depuis le plus longtemps.Il a été béatifié le 17 octobre 1982.Monseigneur Lebel se montre confiant.«Le frère André, ça viendra parce qu'il a l'amour du peuple, les gens l'aiment », soutient-il.Le président de la Conférence des évéques catholiques du Canada ne s'attend pas à ce que la canonisation de Marguerite d'Youville remplisse les églises du Québec, mais son exemple pourrait porter fruit.« l'espère que ça va ressusciter dans notre peuple le désir de donner le même témoignage de charité, de souci des pauvres.C'est un langage que les gens comprennent.» Et, dans une allusion à certaines positions de l'Église catholique, difficiles d'acceptation même pour certains croyants, il précise : « II y a certains langages d'Église que les gens ne comprennent pas trop parce qu'il s'agit de morale exigeante.Mais la morale la plus exigeante, c'est celle de la charité, s'occuper de ceux qui ont besoin.» Dans ce sens, le « message » qu'a toujours véhiculé mère d'Youville est facile à comprendre.«Ce langage-là, les gens le comprennent.C'est le language de mère Thérèsa.Marguerite d'Youville, c'est la mère Thérèsa du dix-huitième siècle.» méritas POUR I » s \u2022» \u2022 T 1 \u2022 \u2022 \u2022 ».» .* - - I -.» «.I - \u2022 - » t \" s \u2022 ».-» * l .I « VENDREDI 8 h 30 à 21 h 17N SUR PRIX DE DÉTAIL SUGGÉRÉ (30% ADDITIONNEL SUR BAS PRIX DU MANUFACTURIER) mm i hetez maintenant la collection printemps 1991 et économisez la TPS de 7% et la taxe provinciale ionnelle de 8%, en vigueur le 1er janvier 1991.MONTREAL 6170, boul.Métropolitain est (Sortie Lacordaire, à 8 min.du rond-point Décarie) VENDREDI 8 h 30 à 21 h SAMEDI 8 h 30 à 17 h DIMANCHE 9 h à 17h SAINT-HYACINTHE 1380, boul.Choquette OUVERT DIMANCHE VENDREDI 8 h 30 à 21 h SAMEDI 8 h 30 à 17 h DIMANCHE 9 h à 17 h A4?D LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 6 DÉCEMBRE 1990 Le Monde i mm- ; y.< .^i^)*-.i l ?¦< * Baker : les É.-U.prêts à une attaque soudaine et massive La rencontre Bush-Aziz aura sans doute lieu le 17 décembre PHOTO CP Le capitaine Sylvain Bergeron, de Montréal, s'amuse à jouer au « frisbee » avec un collègue, sur une plage voisine de Doha, au Qatar, dans le golfe Persique, à l'occasion d'un rare jour de congé alors que les CF-18 ne volent pas.d'après Rcuter.AFP et UPI WASHINGTON ¦ lames Baker a assuré hier que les États-Unis lanceraient une attaque soudaine et massive contre l'Irak si Bagdad refusait de se retirer du Koweït et de libérer tous les otages.Le chef de la diplomatie américaine, qui s'exprimait devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, a déclaré: «Si la force doit être utilisée, notre but est de l'utiliser de façon soudaine, massive et déterminée».Plusieurs centaines de soldats américains ont commencé à arriver en renfort hier en Arabie Saoudite.Selon la formule du president George Bush, ils doivent donner des capacités offensives aux forces multinationales déployées face à l'Irak.lames Baker a fait valoir que la proposition du président Bush d'engager des pourparlers directs avec Bagdad était la dernière et la SOUVENIRS MAGIQUES DE DISNEY ¦ < ¦¦ ' éêÊÊÊ SÉRIE DE NOËL \u2022 .Mickey's Christmas Carolv \u2022 'Sing Along Songs: Very Merry Chnsmas Songs> \u2022 «A Walt Disney Christmas* \u2022 .'Jimmy Crickets Christmas^ \u2022 «The Small One^> \u2022 .'Where The Toys Come Frorm \u2022 En anglais seulement 14\" HOME VIDEO' 1990\"Waft Disney 'Company i CLASSIQUES MUSICAUX \u2022 Un classique de Walt Disney: Peter Pan» Un classique de Walt Disney: /The Little Mermaid* Passez a ta Baie pour découvrir notre COMCOURSOE COIOMAG* AVENTURES EN DESSINS ANIMÉS \u2022 «The Sword In The Stone» \u2022 «The Three Caballeros» \u2022 «Alice In Wonderland» \u2022 «Bedknobs And Broomsticks» \u2022 «Dumbo» \u2022 «Mary Poppins» Î>i726 * «a» \t\u2022 1\t \tm\t HO! HO! HO!.HO! Vive Noël à la Baie! Jusqu'au 23 décembre, nous ouvrons tous les jours, même le dimanche! Lundi au vendredi, jusqu'à 21 h; Samedi, de 9 h à 17 h; Dimanche, de 10 h à 17 h.la aie meilleure occasion de trouver une solution pacifique à la crise du Golfe.Les sanctions imposées à l'Irak ont eu des effets néfastes sans avoir pour autant fait évoluer la position de Saddam Hussein, a-t-il dit.D'ailleurs, le ministre irakien des Affaires étrangères Tarek Aziz pourrait rencontrer le 17 décembre à Washington le président américain George Bush.Une date de rencontre entre MM.Bush et Aziz a été annoncée par M.Yasser Abed Rabbo, membre du Comité exécutif de l'OLP, qui se trouvait à Bagdad en compagnie du dirigeant palestinien Yasser Arafat.Selon M.Abed Rabbo, l'Irak et ses trois principaux alliés arabes, \u2014 la Jordanie, le Yémen et l'OLP \u2014, sont convenus de rejeter «tout compromis» qui ignorerait la nécessité d'un règlement global de toutes les crises de la région.M.Baker a cependant réaffirmé que le retrait total, immmé-diat et inconditionnel des Irakiens du Koweït n'était pas négociable, ajoutant qu'il n'engagerait pas davantage de négociations sur d'autres problèmes concernant le Proche-Orient, tels que la question palestinienne ou le Liban.Des Koweïtiens en exil, en visite à La Haye, ont de leur côté souligné que leur pays n'était pas prêt à considérer les visées de l'Irak sur deux îles de l'émirat, Warba et Bubiyan, revendiquées par Bagdad avant son annexion du Koweït.A Londres, le général Colin Powell, président de l'état-major in-ter-armes américain, a tenu des propos similaires à ceux de James Baker.«Les États-Unis ont l'in- tention de recourir à une force écrasante pour l'emporter de façon décisive aussi rapidement que possible et avec un minimum de pertes humaines», a-t-il dit au cours d'une conférence.En visite à Tokyo, le ministre soviétique de la Défense, Dimitri Yazov, a en revanche estimé que le président irakien retirerait bientôt ses forces du Koweït pour éviter un conflit.«L'équilibre des forces entre la coalition conduite par les États-Unis et l'Irak dans la région du Golfe est maintenant au désavantage de Hussein.Et je pense qu'il le comprend», a-t-il dit, selon le quotidien japonais Yomiuri Shîmbun.Mais Toyoaki Ikuta, président de l'Institut économique sur l'énergie, un organisme privé japonais, a évalué à plus de 70 p.cent les chances d'une guerre, auquel cas le pétrole monterait probablement, selon lui, à 50 dollars le baril.En attendant, la Turquie a décidé d'envoyer deux camions chargés de médicaments et de matériel médical en Irak, aujourd'hui, et Bagdad s'est engagé à libérer sept des 30 otages australiens.Quant au président de la société Coastal Corporation, un des principaux acheteurs américains de pétrole irakien avant la crise du Golfe, il a été reçu hier par le président Saddam Hussein, selon l'agence officielle 1NA.Le président de Coastal, Oscar Wyatt, était accompagné d'un des membres de son conseil d'administration, John Conally, ancien secrétaire américain au Trésor et ex-gouverneur du Texas, a précisé l'agence irakienne.Bush en Argentine 48 heures après la mutinerie d'après Rcuter et AFP BUENOS AIRES B Le président George Bush et son homologue argentin Carlos Menem se sont entretenus hier à Buenos Aires de questions économiques et politiques, deux jours après un soulèvement militaire qui s'est soldé par la mort de treize soldats et civils.Premier chef de la Maison-Blanche reçu en Argentine depuis Dwight Eisenhower en 1960, George Bush a rencontré le dirigeant argentin à la Casa Rosada ( Maison rose) \u2014 palais présidentiel situé dans le centre de la capitale \u2014 moins d'une heure après être arrivé de Punta del Este (Uruguay)en hélicoptère.11 restait peu de traces des affrontements qui ont opposé lundi les troupes rebelles et loyalistes non loin du palais mais ils faisaient encore la «une» des journaux.L'état de siège décrété après le début des incidents a été levé mardi à minuit.À l'occasion de cette visite de 22 heures en Argentine, troisième étape de sa tournée sud-américaine, George Bush avait l'intention de plaider pour son projet de zone de libre échange de l'Alaska à la Patagonie.La mobilisation internationale contre l'Irak dans le Golfe figurait aussi à l'ordre du jour de l'entrevue Bush-Menem.L'Argentine a envoyé deux navires de guerre dans la région et son parlement doit préciser aujourd'hui le rôle qu'ils joueraient en cas de déclenchement des hostilités.Outre une intensification des échanges sur le continent, l'ïlni-tiative pour les Amériques» du leader américain prévoit des allé* gements de dettes et des réformes économiques visant à favoriser les investissements.Le secrétaire au Trésor Nicholas Brady et le secrétaire d'État adjoint Lawrence Eagleburger, qui accompagnent George Bush, devaient avoir des entretiens approfondis sur cette initiative avec leurs homologues argentins.Le volet «allégement de dettes» du programme offre un attrait évident pour Buenos Aires, qui doit 67 milliards de dollars à ses créanciers étrangers.Avant d'entamer ses entretiens avec Carlos Menem, George Bush a déposé une gerbe devant un monument au général (osé de San Martin, héros sud-américain du XIXe siècle qui lutta pour l'indépendance de l'Argentine, du Chili et du Pérou.C'était sa seule apparition publique prévue à Buenos Aires.L'OTAN refuse d'inclure les armes nucléaires françaises et britanniques dans les négociations SNF d'après Rcuter BRUXELLES ¦ L'OTAN refusera que les négociations à venir sur les forces nucléaires de courte portée (SNF) englobent les armes françaises et britanniques de ce type ainsi que celles stationnées hors d'Europe, comme le demandent les Soviétiques, a déclaré hier un haut responsable américain au siège de l'OTAN.^ Les ministres de la Défense de l'OTAN doivent évoquer, lors d'une réunion qui commence aujourd'hui à Bruxelles, les perspectives de négociations qui, pense-t-on, devraient s'ouvrir au printemps prochain.Le responsable américain a déclaré à la presse que les négociations porteraient uniquement sur les armes américaines et soviéti- ques en Europe et que l'Alliance atlantique rejetterait les demandes de Moscou visant à inclure les missiles de courte portée français et les bombes nucléaires embarquées à bord d'avions britanniques.«En aucune manière nous n'évoquerons cela», a déclaré Je responsable sous le couvert de l'anonymat, en faisant allusion aux demandes des Soviétiques.Moscou a également fait savoir qu'il voulait que les négociations englobent toutes les armes# de courte portée où qu'elles soient stationnées, et non pas seulement en Europe.Le responsable américain a également rejeté cette idée.Les forces nucléaires de courte portée (SNF), d'une portée allant jusqu'à 500 km, comprennent les obus nucléaires, les missiles et les bombes nucléaires larguées par les avions.Hans-Jochen Vogel réélu président du groupe parlementaire SPD d'après AFP BONN ¦ Le président du Parti social-démocrate allemand (SPD) Hans-Jochen Vogel a été reconduit hier pour un an à la tête du groupe parlementaire de son parti à Bonn, à une large majorité.Lors de la session constitutive du nouveau groupe parlementaire formé après les élections générales panallemandes de dimanche, M.Vogel a obtenu les voix de 208 des 230 votants.Dix-huit députés ont voté contre lui et quatre se sont abstenus.M.Vogel, 64 ans, est depuis 1983 à la tète du groupe parlementaire SPD.Il avait proposé lundi au candidat à la chancellerie Oskar Lafontaine de le remplacer à ce poste ainsi qu'à la présidence du SPD, mais ce dernier avait repoussé ces deux offres.Le SPD, en crise depuis sa défaite aux élections de dimanche, recherche un nouveau président capable de donner un second souffle au parti.Le refus de M.Lafontaine a jeté le trouble au SPD où il était considéré comme le seul candidat crédible à la présidence. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 6 DÉCEMBRE 1990 B7 Le Monde Les régions de Moscou et de Tchernobyl, premières bénéficiaires de l'aide internationale Les Douze prêts à fournir 2 milliards d'après AFP et Reutér MOSCOU 1V ' ¦ Les premières régions soviétiques bénéficiaires de I* ide internationale sont celles de Moscou et de Tchernobyl, selon le vice-président de la commission présidentielle chargée de la distribution de l'aide humanitaire, M.Igor Prostiakov.Les premiers envois déjà reçus par l'URSS proviennent d'Italie, des États-Unis et d'Allemagne, a-t-il précisé.Ils ont été distribués aux orphelinats et aux hôpitaux de Moscou et de la région de Moscou, a précisé M.Prostiakov.La prochaine région concernée sera celle de Tchernobyl, où la plus grande catastrophe nucléaire de tous les temps s'est produite en 1986.Des avions en provenance des États-Unis se poseront à Minsk (Biélorussie) et à Kiev (Ukraine), tandis que la trosiéme grande ville la plus proche, Briansk, sera ravitaillée directement par Moscou, ne disposant pas d'un aérodrome suffisant.« Dans un proche avenir, l'aide sera distribuée dans les zones de catastrophe écologique, par exemple la mer d'Aral», a poursuivi le responsable, précisant que viendraient ensuite le républiques baltes, le Caucase et la Moldavie.«Nous essayerons de n'oublier personne», a-t-il ajouté, L'aide alimentaire consiste en aliments pour enfants, lait en poudre, médicaments, viande, conserves de poisson, de légumes et confiseries, a-t-il indiqué, notant que cette liste serait élargie à des pâtes et de la farine.Créée lundi par M.Mikhaïl Gorbatchev, cette commission placée sous la responsabilité directe du président soviétique, est composée de représentants du gouvernement, des transports, des douanes, de la police et du KGB ainsi que de la Croix-Rouge et du Comité des Femmes et des associations d'anciens combattants.Par ailleurs, la Communauté européenne est prête à fournir une aide alimentaire à l'URSS comprise entre un et deux milliards de dollars, a déclaré hier un porte-parole du ministère belge des Affaires étrangères.Les ministres des Affaires Anastasia Andreyeva, une Moscovite de 83 ans, devant les aliments qu'elle vient de recevoir d'Allemagne.photo reuter étrangères des Douze ont convenu de cette ordre de grandeur mardi lors de leur rencontre à Bruxelles, a-t-il ajouté.Jacques Delors, président de la Commission européenne, doit donner le détail de ce programme d'aide les 14 et 15 décembre à Rome lors du Conseil européen.Les ministres se sont également mis d'accord pour soutenir la candidature soviétique au Fonds monétaire international ( FMI ) et à la Banque mondiale, a précisé le porte-parole.En ce qui concerne l'aide aux pays d'Europe de l'Est, le porte-parole, citant Mark Eyskens, ministre belge des affaires étrangères, a dit que le Club de Paris, comme celui de Londres, pourraient rééchelonner pour sept milliards de dollars de dette, afin d'aider ces pays directement affectés par la hausse descarburants.Ayodhya en état d'alerte devant une nouvelle marche hindouiste sur sa mosquée d'après AFP AYODHYA M Plus de 10 000 intégristes hindous ont convergé vers Ayodhya, répondant à un nouvel appel à marcher aujourd'hui sur la mosquée de cette ville du nord de l'Inde, alors que près de 60 000 membres des forces de sécurité étaient hier en état d'alerte maximum autour et à l'intérieur du sanctuaire.Selon des témoins, quatre cordons de sécurité ont été mis en place autour de la mosquée, ceinturée de fils de fer barbelés, afin d'éviter des violences semblables à celles qui, le 30 octobre et le 2 novembre, avaient fait 24 morts.La police avait alors ouvert le feu sur la foule des fidèles hindous qui tentaient d'investir le sanctuaire afin d'en commencer la destruction.La mosquée, qui date de 1528, a été construite selon eux sur le lieu de naissance de leur dieu Rama.Des tireurs d'élite ont pris position sur les toits avoisinants.La police est aussi équipée de canons à eau pour disperser les manifestants.Des membres des forces de sécurité ont également été placés à l'intérieur de la mosquée.Madhukar Gupta, administrateur en chef d'Ayodhya, a déclaré qu'il ne s'attendait pas à des troubles.« Les choses devraient se calmer (.) Il y a eu de nombreuses discussions avec les organisateurs (de la campagne hindoue)», a ajouté M.Gupta.Les organisateurs du mouvement ont assuré qu'il serait pacifique.Vinay Katiyar, l'un d eux, membre du Bajrang Dal, formation de jeunesse du Vishwa Hindu Parishad (VHP, Conseil hindou mondial), a déclaré que les fidèles marcheraient sur la mosquée aujourd'hui et se rendraient aux forces de sécurité si celles-ci leur interdisaient le passage.M.Katiyar a précisé que le mouvement en cours n'était pas limité dans le temps, démentant ainsi de précédentes allégations selon lesquelles il prendrait fin le 14 janvier.Des responsables de cinq des plus importants partis indiens, au terme d'une réunion extraordinaire de 90 minutes à laquelle a assisté le premier ministre Chandra Shekhar, ont appelé hier à New Delhi les intégristes hindous a renoncer à leur projet «afin que le dialogue (entre hindous et musulmans) puisse se poursuivre».Parmi les participants figuraient le parti du chef du gouvernement, le [anata Dal (S), le Congrès ( I ), les deux plus grandes formations communistes et le Janata Dal de l'ancien premier ministre Vishwanath Pratap Singh.En était absent, parce que non-invité, le parti hindou fondamentaliste Bharatiya lanata Party (BIP ou Parti du peuple indien), dont la politique concernant le temple d'Ayodhya a causé la chute du gouvernement de V.P.Singh le mois dernier.i«vf .'* > 1 ^^^^^J ' Des milliers de citoyens de Dhaka, arborant notamment le portrait de l'ancien président assassiné Mujibur Rahman, ont célébré la démission du président Ershad.photo reuter Shahabuddin Ahmed, nommé vice-président du Bangladesh d'après AFP DAKHA ¦ Le président de la Cour suprême de justice, Shahabuddin Ahmed, a été nommé vice-président du Bangladesh par le président démissionnaire Hussain Mohammad Ershad, sur proposition de l'opposition, a annoncé la télévision d'État.En tant que vice-président, M.Shahabuddin Ahmed, 65 ans, assurera la présidence par intérim, en attendant la tenue d'élections qui, aux termes de la constitution, doivent avoir lieu dans un délai de 90 jours.M.Ershad avait annoncé mardi, sous la pression de l'opposition, qu'il démissionnait immédiatement.Le parlement devrait ratifier samedi la désignation du nouveau vice-président lors d'une session d'urgence à laquelle la télévision d'Etat a appelé tous les parlementaires à participer.La télévision n'a à aucun moment mentionné M.Moudud Ahmed, qui était vice-président jusqu'à présent.Les trois principales coalitions d'opposition du Bangladesh s'étaient mises d'accord, hier, après une journée de négociations, pour proposer la candidature de M.Shahabuddin Ahmed à la vice-présidence.\u2022 La nomination d'un nouveau vice-président constituait, avec la démission du président Ershad et l'organisation d'élections libres, l'une des principales revendications de l'opposition.La démission de M.Ershad est .intervenue après sept semaines de manifestations anti-gouverne-mentalcs au cours desquelles une centaine de personnes ont été fuées, selon l'opposition.L'annonce de la démission de M.Ershad a déclenché des manifestations de joie à Dakha et dans la plupart des autres villes du Bangladesh.Au cours de rassemblements dans la capitale, la foule a réclamé l'arrestation de M.Ershad et sa mise en jugement, l'accusant d'avoir commis des crimes pendant qu'il était au pouvoir.Des sources proches de la présidence ont démenti des informations selon lesquelles M.Ershad serait « virtuellement en résidence surveillée ».Selon ces sources, le président démissionnaire se trouvait hier à son domicile, situé dans des installations militaires à Dakha, et s'est entretenu par téléphone avec plusieurs de ses amis.La télévision d'État a utilisé des termes inattendus pour parler de ia démission de M.Ershad, déclarant qu'un « soulèvement de masse » avait renversé « le régime autocratique ».Les deux principales dirigeantes de l'opposition.Sheikh Hasina Wajed et la Begum Khaleda Zia, ont tenu hier des rassemblements publics pour appeler leurs partisans à la vigilance.Dans le port de Chittagong (sud-est du Bangladesh), le domicile du ministre des Affaires étrangères Anisul Islam Mah-mud, ceux du maire de la ville et d'autres personnalités politiques ont été attaqués, ont rapporté des témoins.La police a tiré à blanc pour mettre fin aux incidents, qui n'ont fait aucunevictime, selon les témoins.(À New Delhi, la démission du président Ershad a été accueilli favorablement par le gouvernement indien.«Nous espérons que les derniers développements au Bangladesh conduiront le plus rapidement possible au plein exercice des droits démocratiques et des libertés fondamentales dans ce pays», a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères.) BRADERIE À LA BOUTIQUE COLLECTIONS CENTRE-VILLE DE MONTREAL !SBRSRS|?5BSr?5f?ST?» SM8 & Sf?« SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB S?S?SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB m SB SB SB SB SB SB SB k3 TlT?IV J SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB >T< SB SB « SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SB SR S CROYEZ-VOUS ENCORE AU PÈRE NOËL?Non ?Je vois, vous êtes plutôt de celles qui croient qu'on n'est jamais aussi bien servies que par soi-même.Alors faites-vous un beau cadeau ! Offrez-vous des tenues sport choisies, tirées des plus belles collections d'automne et des fêtes: Mr.Jax, Ralph Lauren, Jones New York, Rouie, Alfred Sung, Vittadini, JH.Collectibles.Simon Chang, Diane Gilman et les manteaux Raffinati.Collection Uz Claiborne exceptée.\u2022Sur le prix d'origine.Centre-ville de Montréal seulement.Tenues sport mode pour femme, rayons 107 et 127.Ho! Ho! Ho!.Ho! Vive Noël à la Baie! Jusqu'au 23 décembre, nous ouvrons tous les jours, même le dimanche! Lundi au vendredi, jusqu'à 21 h: Samedi, dc9hà!7h: Dimanche.de!0hàl7h.UN ARTISAN OES CHARMANTES ET CÉLÈBRES FIGURINES M.I.HUMMEL GOEBEL SERA À LA BAIE, CENTRE-VILLE DE MONTREAL, LE SAMEOI8 DECEMBRE.Monsieur Gehrard Gutwill de la célèbre Compagnie W.Goebel Porzelianfabrik en Allemagne fera la démonstration de son immense talent dans la conception et la fabrication de ces renommées figurines de porcelaine.Venez voir le fascinant monde des figurines Ml.Hummel représentant des enfants sages dans différentes scènes de leur vie trépidante.La Baie, centre-ville de Montréal.4e étage.PARTICIPEZ AU CONCOURS BEAUTÉ MAGIQUE AVEC USE WATIERI LA BAIE, CENTRE-VILLE DE MONTRÉAL JUSQU'AU 8 DÉCEMBRE 1990.Il y a trots prix à gagner1 Premier pni: un magnifique voy&ge d'une semaine pour 2 personnes a Cancun.Une valeur de 1 318 S Une gracieuseté de Jet Vacances et de l'agence de voyages American Express.Deuxième prii: une tournée Évasion de rêve à l'institut de beauté Lise Watier.incluant le transport a domicile aller-retour en limousine Une valeur de 400$.Troisième prix: une consultation beauté gratuite et une gamme de produits Lise Watier.Une valeur de 250$.Valeur totale des prix: 1 968$ Les formulaires de participation, la boite a concours et le règlement se trouvent au comptoir des produits de beauté Lise Watier.de ta Baie, centre-ville de Montreal, rez-de-chaussée. B8 Le Monde LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 6 DÉCEMBRE 1990 Panama : Herrera a été arrêté d'après Rcutcr PANAMA ¦ Le colonel Eduardo Herrera Hassan, qui s'était emparé avec quelques hommes du quartier général de la police panaméenne après s'être évadé de prison, a été arrêté hier lorsqu'il est sorti du bâtiment, a annoncé la télévision nationale.Selon la télévision, Eduardo Herrera Hassan, qui est accusé d'avoir fomenté un coup d'État contre le gouvernement du président Guillermo Endara, est entre les mains de la police.Le quartier général de la police était encerclé par des centaines de soldats américains quand il en est sorti au milieu d'un groupe de journalistes et de militaires.« En réponse à une requête du gouvernement panaméen, les Etats- Unis ont accordé un soutien militaire à la police nationale pour aider à assurer la sécurité autour du quartier général de la police », avait déclaré auparavant un porte-parole de l'ambassade américaine.« Nous avons réaffirmé notre soutien inconditionnel au gouvernement de Panama », avait-il dit.Ancien chef de la police de Panama, Eduardo Herrera Hassan avait été incarcéré le 25 octobre sans être inculpé.Cinq heures après son évasion, il s'était emparé du quartier général de la police avec une douzaine de partisans armés.Guillermo Endara a été porté à la présidence en décembre 1989, après l'invasion du Panama par des forces américaines et le renversement de l'homme fort du pays, le général Manuel Noriega.Celui-ci est actuellement en prison aux États-Unis, où il attend d'être jugé pour trafic de drogue.Le quartier général de la police est situé à moins de deux kilomètres du quartier général du commandement sud (Southern Command) des forces américaines.Eduardo Herrera Hassan s'était échappé en hélicoptère de la prison de Tile de Naos, au large de la ville de Panama.H a déclaré à la presse qu'il n'avait pas 1'jntention d'organiser un coup d'État.« Ce n'est pas un coup d'État.C'est un mouvement pour la défense des droits », avait-il dît.Son évasion, selon lui, a été or- .« ., \u2022 \u2022 \" .PHOTO REUTER ganisee par des policiers qui sou- _ , ._ , .¦ .haitaient qu'il soit leur porte- Des soldats américains ligotent un rebelle qui avait participé à la parole face à leur hiérarchie.capture du quartier général de la police de Panama.r Les gros dossiers en suspens dans les négociations START ont été réglés d'après AFP WASHISGTON ¦ Les trois plus gros dossiers en suspens dans les négociations START sur la réduction des arsenaux nucléaires stratégiques américain et soviétique ont été réglés au cours des dernières semaines, ont indiqué hier des responsables du gouvernement.¦ Le secrétaire d'État James Baker et son homologue soviétique Edouard Chevard-nadze, doivent s'attaquer lundi et mardi à Houston aux dernières difficultés.Le prochain sommet des présidents George Bush et Mikhaïl Gorbatchev est suspendu à la conclusion de ce traité, qui réduira de 30 à 35 p.cent les arsenaux stratégiques des deux superpuissances.I ) Les négociateurs ont résolu la question des bombardiers soviétiques Backfire.Les États-Unis voulaient que ces appareils soient compris dans le traité parce qu'ils peuvent remplir des missions stratégiques en étant ravitaillés en vol.Les Soviétiques ont obtenu que leur nombre soit limité par une lettre séparée du traité, échappant ainsi au plafond de 1 600 bombardiers lourds et missiles intercontinentaux de part et d'autre fixé par l'accord START, a indiqué un responsable qui a requis l'anonymat.II n'a pas voulu indiquer le nombre de Backfire autorisés dont sont convenus les négociateurs.D'après l'Institut international pour les études stratégiques, l'URSS possède 355 Bakfire.2) L'URSS a par ailleurs accepté que les États-Unis poursuivent leur coopération nucléaire avec la Grande-Bretagne, bien que le traité prévoie que les deux parties ne peuvent pas contracter d'engagements internationaux qui tournent les dispositions du traité.La Grande-Bretagne s'équipe actuellement de missiles et sous-marins nucléaires Trident.3) Les négociateurs sont également convenus que la capacité d'emport des SS-18, les plus lourds des missiles soviétiques, ne pourrait pas être augmentée.En revanche, leur précision, leur portée ou le type de tètes nucléaires qu'ils emportent pourront être améliorés.Le traité prévoit de réduire de moitié le nombre de ces missiles, de 308 à 154.Les experts, qui se retrouveront demain à Washington pour préparer la rencontre de Houston, doivent encore résoudre des questions de vérification des dispositions du traité, ont indiqué les responsables américains.Ces différences portent notamment sur l'étendue des inspections des fabriques de missiles mobiles, particulièrement les SS-24 soviétiques basés sur rails et porteurs de 10 tètes nucléaires.Les Soviétiques voudraient aussi pouvoir inspecter le bombardier «invisible» américain, le B-2, pour s'assurer qu'il n'emportera pas d'armes nucléaires, comme l'affirment les Américains.Enfin, les discussions se prolongent sur le codage des données transmises pendant les tirs d'essais des missiles.Les États-Unis-voudraient le limiter au maximum, pour pouvoir suivre les essais soviétiques et vérifier que Moscou ne procède pas à des modernisations interdites.Attention Pères Noël! Leurs jouets préférés sont à superprix la Baie ! 25% de RABAIS ENSEMBLES DE JEUX MICRO MACHINES Aux choix: Centre de service pour camion, Coffre à outils Super City, Véhicules Sons et lumières, trains et autres.Le choix varie selon le magasin.Ord.15,99 à 54,99.Solde 11.99 à 41.24 ch.H99À4124 20$ DE RABAIS GAME BOY Jeu vidéo compact de Nintendo avec cartouche Tetris.Ord.139,99.Solde 119.99 ch.Assortiment de cartouches dont Super Marioland.Ninja Turtles, Castle Vania, Gargoyle's Quest.34.99 et 44,99 ch.20$ DE RABAIS.SEGA II Système de jeu vidéo Master de Sega avec bloc de puissance.Ord.99,99 Solde 79,99 ch.Après 10$ de rabais du manufacturier.69,99 ch.69\" 25% de RABAIS TOUS LES TRICYCLES EN MÉTAL Plusieurs modèles au choix allant du tricycle de 25 cm aux tricycles de luxe de 30 cm.Ord.29.99 à 39,99.Solde 22.49 à 29,99 ch.Jouets, rayon 762.22\"à29\" (All-OrTlIf 4 pOOt CLAp V Fallot the Foot Clan Super Manoland CastJevania Adventure Gargoyle's Quest 34\" 34\" 44\" 4430 Dr.Mano 64\" Super Mario Bros.3 Teenage Mutant NES Play Action Ninja Turtles Football 69\" 59\" 69\" I 3 >4B 25% DE RABAIS.BARBIE La nouvelle Barbie au Far-West.Ord.18.99.Solde 14,24 ch.Accessoires Western.25% de rabais sur le Drix ordinaire.Jouets, rayon 762.Dans certains magasins.50tt DE RABAIS.FIGURINE BATMAN 50% DE RABAIS.DOUX ORIGNAL Avec sa ceinture et ses armes de Un compagnon moelleux, pelucheux combat.Ord.7,99.Solde 3,99 ch.Jouets, rayon 762.pour vos tout-petits.Modèles variés.Le choix varie selon le magasin.Ord.11.99à 19.99.Solde 5,99 à 9,99 ch.50% DE RABAIS.AU JEUI Jeux d'outils.Ord.18,99 à 36,99.Solde 9,49 à 18,49 ch.Perceuse sans cordon.Ord.12,99.Solde 6,49 ch.Jouets, rayon 762.Dans certains magasins.50% 1 de RABAIS BOUDES R0AD CHAMP Assortments de bolides et camions robustes.Ord.1,49.Solde 74c ch.Remorque de bolides.Ord.3,99.Solde 1,99 Ch.Jouets, rayon 762.74«à1\" PARTICIPEZ AU CONCOURS LA MAGIE DU TEMPS DES FÊTES AVEC LES ICE CAPADES! 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