La presse, 8 décembre 1990, F. Informations nationales
[" Informations nationales LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 8 DÉCEMBRE 1990 La Commission Bélanger-Campeau sous surveillance fédérale Une équipe, mandatée par Mulroney, épie les travaux de l'organisme et prépare une offensive en faveur du fédéralisme GILLES NORMAND SHERBROOKE m e gouvernement fédérai n'est pi us ¦¦ un simple observateur.Il est déjà un acteur dans la réflexion collective entreprise par les Québécois sur leur avenir constitutionnel, comme il l'avait été il y a dix ans, lors de la campagne référendaire sur la souveraineté du Québec.Une équipe du Conseil privé, mandatée par Brian Mulroney et dirigée par le sous-ministre adjoint Gerald Valiquette, à même le budget des relations fédérales provinciales, épie les travaux de la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec, depuis le tout début des séances, le 6 novembre, avons-nous appris par hasard, hier, à Sherbrooke.C'est un collègue journaliste qui, reconnaissant un ex-confrère de collège, a débusqué ces taupes fédérales, qui soutiennent ne pas se cacher mais dont le responsable hésite beaucoup avant de répondre non, lorsqu'on lui demande s'il se livre à l'espionnage.«Nous écoutons ce qui se dit durant les audiences de la Commission, nous analysons cela et nous faisons de la recherche pour renseigner les membres de la commission qui sont fédéralistes, qui veulent sauver le Canada et qui font appel à nos ressources», a expliqué aux journalistes M.Valiquette.Les défenseurs du fédéralisme canadien, plutôt timides jusqu'ici devant la Commission Bélanger-Campeau où l'option souverainiste tient résolument les feux de la rampe, sont sur le point de déclencher en marche des travaux de la commission une offensive qui rappellera l'époque référendaire de 1980.La charge, si on peut dire, sera lancée avant les Fêtes, estime-t-on.Pour le député péquiste Guy Chevrette, «les fédéraux vont relancer la campagne de peur qu'on a vue il y a dix ans».«Ils vont tout sortir, mais je suis confiant que tous les conseils privés du monde ne pourront pas cette fois venir à bout de la fierté et de la détermination des Québécois à s'engager sur la voie de la souveraineté», a commenté son collègue Jacques Brassard.«Je ne suis pas surpris de ce qu'on vient de découvrir.Le contraire aurait été étonnant.«L'État fédéral met ses ressources humaines et financières au service de son option.On est en face de l'engrenage qu'on a connu en 1980, alors que l'État fédéral a mis tout son poids en ressources humaines et financières dans la bataille référendaire, et j'estime que cela a joué un rôle dans le résultat de la consultation populaire.» , C'est au premier chef pour aider le député conservateur Jean-Pierre Hogue, représentant du gouvernement fédéral au sein de la commission, et le député libéral André Ouellet, «même si leur point de vue n'est pas exactement le même», que cette équipe est à l'oeuvre, a-t-il indiqué.La semaine dernière, lors du passage de la commission dans l'Est du Québec, le député Ouellet avait pris la tête d'une petite formation de commissaires fédéralistes, disant qu'il mettait ses ressources à leur disposition, de même qu'à celle de M.Hogue.Ce dernier n'a jamais dit à cette époque qu'il était lui-même accompagné d'une équipe dont est membre son propre attaché politique, Tim Barber, étudiant en maîtrise à l'Université Concordia.Et que s'il reçoit des informa- tions de Ouellet, la réciprocité est vraie.Il est même probable que «les taupes» du Conseil privé aient été les plus aptes à produire des renseignements.Seul Tim Barber est accrédité par la Commission, à titre d'attaché politique.Gérald Valiquette, ne l'est pas, pas plus que Daniel Veniez, un contractuel embauché spécifiquement pour ce mandat, qui a déjà fait des travaux pour Bernard Valcourt, alors ministre dans le cabinet Mulroney.Une quatrième personne, Nicole Forbes, employée permanente des relations fédérales provinciales, est responsable de la logistique: déplacements de l'équipe, .réservations d'hôtel, photocopies, etc.À Ottawa, d'autres fonctionnaires alimentent cette équipe.Ni Lucien Bouchard, député fédéral bien que du Bloc québécois, ni le fédéraliste inconditionnel Robert Libman, de l'Equa-lity Party, ni les libéraux provinciaux n'ont jusqu'ici fait appel à cette cellule du gouvernement Mulroney.Il n'y a pas que le gouvernement fédéral qui s'intéresse aux travaux de cette commission constitutionnelle.En effet, un attaché politique du ministère des Affaires intergouvernementales de l'Ontario, Alan Patt, suit comme une tache tout ce qui grouille au sein et autour de la commission, depuis un mois lui-aussi.Au bureau du premier ministre du Québec, Robert Bourassa, qui incidemment a été autorisé à quitter l'hôpital, on laisse passer la vague, en attendant de s'armer pour prendre part à l'opération de défense du fédéralisme qui se prépare.La vague souverainiste n'étonne pas de ce côté, puisque, soutient-on, 85 p.cent des mémoires soumis à la commission sont favorables à la souveraineté.Les libéraux du Québec ont reçu l'instruction suivante: dorénavant, quand des invités se prononceront pour la souveraineté-association, ils devront poser cette question : êtes-vous conscient que si le Canada anglais refuse de négocier une association, il ne reste plus que l'indépendance pour le Québec?Le mandat de l'équipe du sous-ministre Valiquette vient directement du premier ministre Mulroney, et le ministre responsable est le sénateur Lowell Murray.Pour M.Valiquette, «l'objectif du gouvernement c'est un Canada uni, on ne songe pas pour le moment à une répartition du territoire».Bourassa quitte I ' hôpital obert Bourassa a quitté l'hôpital hier matin.Accompagné de sa femme, Andrée, il est demeuré dans la région de Washington, où il a passé la nuit.Selon un de ses collaborateurs, le premier ministre de 57 ans devrait rentrer au Québec au cours du week-end, probablement demain.À son bureau, on a indiqué qu'il reprendra complètement ses activités après quelques semaines de repos.Dans un bulletin de santé émis la veille de son congé, le Dr.Steven Rosenberg, chirurgien en chef du National Cancer Institute de Washington, indique que la chirurgie exploratoire pratiquée il y a plus de trois semaines révèle que le mélanome ne s'est propagé, ni aux ganglions lymphatiques, ni à d'autres parties du corps du premier ministre.«Aucun des examens pathologiques des biopsies n'a révélé de trace de tumeur.Donc, il n'y a aucune trace de cancer qui subsisterait», écrit le chirurgien.Le congé de M.Bourassa avait été reporté à plusieurs reprises parce qu'il éprouvait des problèmes digestifs.Dans son bulletin, le Dr.Rosenberg parle d'un blocage intestinal postopératiore et indique: «Ce problème est maintenant réglé.» Le premier ministre avait été opéré une première fois le 12 septembre pour un mélanome \u2014 le plus dangereux des cancers de la peau \u2014 au bas du dos.Deux mois plus tard, le 13 novembre, il était de retour à Washington, cette fois pour y subir une chirurgie exploratoire.Son séjour se prolongeant, les rumeurs qui avaient commencé à courir après sa première hospitalisation se sont mises à courir de plus belle.Rumeurs sur la gravité de sa maladie et rumeurs concernant sa succession.Hier, son attachée de presse, Sylvie Godin, a indiqué que M.Bourassa reprendrait ses activités dans quelques semaines.Mais elle n'a pu préciser quand.«Nous ne savons pas quelle sera la prochaine étape.» CBC ne veut pas vendre sa station de Calgary Presse Canadienne CALGARY n homme d'affaires de Calgary désire acheter la station de télévision du réseau anglais de Radio-Canada (CBC), mais la société de la Couronne dit qu'elle n'est pas en vente.Wendell Wilks, qui est co-fon-dateur de la station de télévision privée C1TV d'Edmonton, a déclaré jeudi qu'il tentait de contacter les responsables de la CBC à Ottawa pour voir s'il pouvait parvenir à une entente.La CBC a fermé mercredi sa station de Calgary dans le cadre d'un programme de réductions budgétaires qui a aussi résulté dans la cessation ou la réduction des opérations de neuf autres stations de la société d'Etat.' « Nous pensons être en mesure de restaurer la totalité de la programmation qui a été abandonnée par la CBC», a dit M.Wilks, qui est président de la société Al-bçrta Television Network Inc.» \u2014f Un Québec souverain garantirait-il les quotas de lait?Presse Canadienne Le chef libéral Jean Chrétien cause avec des résidentes d'un centre d'accueil à Shediac dans le cadre de sa campagne électorale dans le comté de Beauséjour.PHOTO RÉUTER Chrétien est assuré de la victoire mais avec une majorité réduite HUCUETTE YOUNG de la Presse Canadienne SHEDIAC Adeux jours de l'élection partielle dans la circonscription fédérale de Beauséjour, au Nouveau-Brunswick, la victoire du chef libéral Jean Chrétien semble assurée, prédisent les observateurs.Mais loin de récolter la majorité de plus de 12 000 voix du député sortant, Fernand Robichaud, M.Chrétien verra sa majorité réduite aux dépens du candidat néo-démocrate, estime le politi-cologue Philippe Doucet, de l'Université de Moncton.Dans cette circonscription principalement rurale au bord de la mer, les préoccupations quotidiennes des pécheurs, des petits commerçants et des travaileurs Guy Cormier, candidat NPD.de l'industrie forestière sont les PHOTO CP conséquences de la TPS, de la récession et de la crise dans l'industrie de la pèche.La question constitutionnelle, si elle est effleurée par les étudiants, n'occupe pas une place de choix pour la majorité des 48 000 .électeurs de Beauséjour.Parce que cette question n'est pas un enjeu de la campagne, prédit M.Doucet, les Acadiens finiront par accorder leur appui au candidat libéral.«Le Québec a déjà fait une croix sur Jean Chrétien, affirme-t-il.Les Acadiens sont assez indulgents et tolérants, et je crois qu'ils vont lui donner une autre chance.» Cette circonscription, anciennement connue sous le nom de Westmorland-Kent, était anciennement le fief du sénateur Roméo LeBlanc.Depuis 55 ans, on vote «rouge» dans cette région, à une exception près.En 1958, les électeurs ont fait élire un conservateur à Ottawa, dans la foulée du raz-de-marée électoral de l'ex-premier ministre John Diefenba-ker.Indifférents ou désabusés des promesses des grands partis tradi- tionnels, c'est M.Chrétien lui-même qui est devenu l'enjeu principal de cette élection complémentaire.À tort ou à raison, on lui reproche d'être un Québécois parachuté dans une circonscription aca-dienne, de ne pas connaître ses dossiers ou d'afficher une certaine arrogance face «aux gens de la place».Le maire de Shédiac, Michel Léger, reconnaît que M.Chrétien ne fait pas bonne figure dans Beauséjour.11 songeait lui-même à se présenter candidat conservateur contre M.Chrétien, mais le premier ministre Brian Mulroney en a décidé autrement.Les libéraux, qui pensaient remporter ce comté passionnément «rouge» sans lever le petit doigt, ont été surpris de l'emprise des néo-démocrates.Si les espoirs sont remontés depuis que M.Chrétien a loué il y a trois semaines un chalet dans la région de Shédiac, «la capitale mondiale du homard», la prudence est de rigueur.Rabaisrdeux députés «Si vous m'élisez, vous aurez deux députés pour le prix d'un», se plaît à répéter à un auditoire méfiant le chef libéral partout où il fait campagne dans les petites communautés de Beauséjour.À ceux qui lui reprochent d'être un Québécois parachuté dans une circonscription acadien-ne, il leur répond que les Acadiens seront bien mieux servis à Ottawa par lui que par tout autre candidat.«Trouvez-moi un député qui a 23 ans d'expérience et qui a été responsable de neuf ministères», a-t-il insisté au cours d'un entretien accordé à La Presse Canadienne.Or, comme plusieurs, M.Edouard Léger, un aîné de 70 ans du foyer pour personnes âgées de Shédiac, demeure sceptique.Un libéral invétéré depuis toujours, il votera pour le NPD cette fois, convaincu que le candidat néo-démocrate qu'il connaît ne pourra faire pire que les grands partis traditionnels.C'est M.Guy Cormier, père de quatre enfants, pêcheur professionnel de Cap-Pelé et ex-président de l'Union des pêcheurs des Maritimes, qui donne du fil à retordre au chef national.«C'est la candidature de M.Chréten qui a été le feu d'allumage, a-t-il indiqué au cours d'un entretien.l'étais frustré des politiques d'Ottawa.» L'atout de Guy Cormier, souligne le professeur Doucet, «c'est qu'il fait partie d'un parti qui a le vent dans les.voiles», dit-il, et qu'il est bien perçu dans son milieu, même «s'il n'est pas un conférencier de la trempe du lean SHERBROOKE es fermiers anglophones de l'Estrïe craignent l'impact négatif qu'aurait la souveraineté du Québec sur la production laitière.Dans un mémoire présenté vendredi devant la Commission Bélanger-Campeau sur l'avenir du Québec, la Quebec Farmers Association estime que les producteurs québécois de lait pourraient perdre jusqu'à 450 millions $ en revenus à cause de la perte de quotas laitiers.La situation vient de ce que le Québec, dont la population représente 25 pour cent de celle du Canada, fournit 48 pour cent du lait produit au Canada, a expliqué le président de la Farmers Association, Warren Grapes.Dans le cas d'un Québec souverain, on pourrait penser que le reste du Canada va tenter d'être autosuffisant en produits laitiers, de sorte qu'un grand nombre de producteurs québécois resteraient avec leur production sur les bras, a-t-il fait valoir.Qui plus est, le gouvernement ''*»\u2022 \u2022.\u2022 \u2022 \u2022 fédéral verse annuellement aux agriculteurs du Québec des subventions de 132 millions $ pour permettre de garder à un niveau abordable pour le consommateur les prix du lait.« 11 existe des doutes qu'un Québec indépendant pourra offrir une protection semblable», a dit M.Grapes.Le député fédéral de Papineau-Saint-Michel, André Ouellet, un des commissaires fédéralistes à la commission Bélanger-Campeau, a sauté sur l'occasion pour demander si le gouvernement du Québec maintiendra le revenu de ses producteurs laitiers dans un Québec devenu souverain.«Ni l'UPA ni le Parti québécois n'ont encore répondu à cette question », a dit M.Ouellet.Toutes ces questions vont faire l'objet de délibérations au sein de la Commission Bélanger-Campeau, surtout d'ici le 17 décembre prochain, alors que le chef du Parti libéral du Canada, Jean Chrétien, sera l'invité de la commission.La comparution de M.Chrétien, qui durera une heure et demie, est prévue pour 15 h 30.La saga linguistique manitobaine se poursuit en Cour suprême du bureau de La Presse OTTAWA La saga linguistique franco-manitobaine n'est pas finie.En effet, cinq ans après qu'elle ait ordonné à la législature du Manitoba de traduire toutes ses lois en français, la Cour suprême a entamé un nouvel épisode hier en acceptant d'entendre la Société franco-manitobaine, qui sou; tient que la province n'a pas fini son travail de traduction.Selon le société, le principal groupe de pression des 60 000 Franco-manitobains, le jugement de 1985 vise une série de décisions du cabinet, ainsi que les documents apparaissant en annexe de certains documents législatifs, qui n'ont pas encore été traduits en français.«Certains documents essentiels Chrétien d'autrefois».1 > ¦, ' à la compréhension de la loi, par- chef Antonio Lamer, au nom des sept juges présents, a dit que la cour avait décidé à l'unanimité de s'en charger elle-même.C'est ce que les Franco-Manito-bains et la province voulaient, c'est aussi ce que demandait Alliance-Québec, ce groupe de pression représentant des anglophones québécois, qui est intervenu dans cette affaire.Alliance-Québec est en effet impliqué dans un cause semblable, l'affaire Sinclair, qui devra aussi être entendue par la Cour suprême.Cette cause touche à la validité des lettres patentes uni-lingues françaises de Rouyn-No-randa.En statuant sur la définition des documents légaux qui sont visés par son jugement, la Cour pourrait indiquer la direction qu'elle prendra dans ce second dossier.Ainsi, la décision éventuelle de la Cour dans cette affaire aura des , ce qu'ils sont annexés \u2014 des réfe- retombées au Québec.«Oui, bien Ce pécheur de 42 ans, modeste J^ces à des documents prove- que l'affaire Sinclair soit bcau- et indiscret, visite les nombreux nant d'autres provinces ou des villages, sillonne les; centres wm- Etats-Unis exemple \u2014 ne merclaux aux cotés de la chef Au-» sont pas traduits.Cest le cas dans drey McLaughlin et encourage les gens à se rendre aux urnes lundi.«Pensez à moi derrière le rideau», laisse-t-il tomber.La bataille se fait donc surtout à deux dans Beauséjour.Le NPD contre l'initiative de Mulroney Presse Canadienne OTTAWA Le NPD n'appuiera pas la création d'un comité spécial sur la formule d'amendement à la Constitution.Le leader néo-démocrate en Chambre» Nelson Riis, a déclaré hier que spn parti ne donnera pas Si'» son appui à l'initiative du premier ministre Brian Mulroney.Il a invité les libéraux à faire de même.M.Riis a expliqué que le mandat du comité proposé par le premier ministre était beaucoup trop étroit: il ne traite que de la formule d'amendement à la Constitution.U a également déploré le fait que le premier ministre n'ait pas consulté les partis d'Opposition avant d'anftomfef la création de ce comité, qui serait constitué de députés et de sénateurs.11 a affirmé que M.Mulroney répétait l'erreur qui avait entraîné la mort de l'accord du lac Meech, c'est-à-dire de concocter une initiative constitutionnelle dans le secret et d'essayer de la faire accepter par après.les lois touchant lés produits pharmaceutiques, ou encore dans le transport ou la construction », explique-t-il.Le Manitoba affirme qu'elle a fini son travail de traduction \u2014 quelque 300 lois passées depuis 1890 \u2014 et que ces documents, et les arrêtés en conseil dont la Société demande la traduction, n'entrent pas dans la définition de la loi donnée par la Cour suprême en 1985.Il soutient en outre qu'il lui faudrait traduire 1 400 documents de plus par année, si les décisions du cabinet se voyaient visés par le jugement.Le plus haut tribunal du pays a été appelé à décider hier s il était prêt à entendre cette requête ou s'il préférait renvoyer le travail de précision aux tribunaux inférieurs.Après trois heures dfeudience, le juge en que coup plus compliquée», a précisé Michel Bastarache, l'avocat de la Société franco-manitobaine.Hier» seul le gouvernement fédéral s'est opposé à ce que la Cour Suprême entende la requête.Selon les avocats du Procureur général, en acceptant d'entendre cette cause, la Cour suprême accepte de trancher sur une question dont les retombées pourraient être fort importantes à travers le pays, En effet, la cour pourrait définir plus largement que le gouvernement fédéral les textes visés par le bilinguisme obligatoire.Et qui sait combien de documents fédéraux, et de toutes les provinces, devraient ainsi être traduits en plus du reste ?La Couronne aurait préféré entendre les avis des cours inférieures avant que cette question soit entendue par la Cour suprême, a expliqué Martin Low, du bureau du Procureur gfenéral. LA PRESSE.MONTREAL, SAMEDI 8 DECEMBRE 1990 RICHARD HÉTU Malgré que le crack ait fait son apparition à Montréal depuis plus d'un an, cette drogue et son commerce demeurent mal connus de ses adeptes et même des policiers.Les premiers la consomment sans même s'en douter tandis que les autres se retrouvent parfois impuissants devant des trafiquants rusés, violents et bien organisés.Pourtant, on devrait s'efforcer d'en savoir plus au sujet de cette drogue pernicieuse qui crée une grande dépendance comme en témoignent ceux qui tentent de s'en affranchir et qui fait des ravages incroyables dans les villes nord-américaines où elle s'est implantée.Dans une série d'articles qui commence aujourd'hui, le journaliste Richard Hétu présente ce nouveau phénomène qui déborde largement les quartiers noirs de Montréal puisqu'il a déjà atteint les quartiers de l'est de Montréal et même certaines villes de province.\u2022 \u2022 > \u2022 T.Se croire à l'abri du crack parce au'on pense fumer autre chose SUITE DE LA PACE A 1 Véhiculant une conception fausse, mais répandue chez les toxicomanes, Maury pense qu'on obtient le crack quand on «cuisine» la cocaïne en poudre avec des amphétamines ou du PCP.En revanche, soutient-il.le free-base, c'est de la cocaïne purifiée, libérée de ses impuretées après avoir été mélangée et chauffée avec de l'eau et du bicarbonate de soude.Cette dernière recette, selon un chimiste du Bureau des drogues dangereuses de Santé et Bien-Être social Canada, est celle du crack.Une reaction typique Du côté de la police, on n'est pas étonne de la confusion qui règne dans le monde de la drogue à Montreal au sujet du crack.«C'est typique au milieu de la drogue», dit le lieutenant-détective Claude Morin, responsable des enquêtes au sein de la section des stupéfiants du SPCUM.«On utilise souvent des mots différents pour qu'une drogue passe mieux.Si tu dis crack, il y a bien du monde qui vont avoir peur.Mais si tu dis freebase, la drogue va mieux se vendre.«On vit le même phénomène avec la mescaline, ajoute-t-il.11 n'y en a pas à Montréal.Et pourtant, c'est sous ce nom qu'on vend le PCP, une drogue qui a une très mauvaise réputation.» La confusion autour de la présence du crack à Montréal a des conséquences troublantes.Selon plusieurs observateurs, le nombre de Montréalais qui fument le dérivé de la cocaïne n'augmenterait pas de façon aussi dramatique si ceux-ci savaient qu'il s'agit de la même substance qui a causé des torts considérables depuis le milieu des années 80 aux États-Unis.Mais Montréal n'a pas l'habitude de discuter sérieusement de ses problèmes de drogue, de soutenir Gerald Sidel.le directeur de la Maison Ad- dington, un centre de désintoxication situé dans Notre-Dame-de-Grâce.«Montréal est une ville qui se ferme les yeux, dit-il.Quand elle les rouvrira, il sera peut-être trop tard.» Combien d'usagers?11 est difficile d'avoir une idée exacte du nombre de consommateurs de crack à Montréal.En juin dernier, le Groupe de travail sur la lutte contre la drogue, présidé par Mario Bertrand, se contentait de chiffrer à 60 000 le nombre d'usagers de la cocaïne dans la région montréalaise.Un chiffre qui semble cependant un peu modeste aux yeux des experts de la section des stupéfiants du SPCUM.Interrogé sur le sujet, le lieutenant-détective Morin estime qu'environ 100 000 Montréalais font un usage occasionnel ou régulier de la poudre blanche, sous une forme ou une autre.Il admet cependant qu'il s'agit d'un chiffre que ne corrobore aucune étude scientifique.Pour plusieurs, 1a pénurie de recherches et de données crédibles sur la consommation des drogues dures à Montréal et ailleurs au Québec est inquiétante.À leur avis, cette situation rend aléatoire tout programme de prévention que la société québécoise peut instituer.Malgré le rapport Bertrand, «il y a à ce niveau-là un vacuum absolu», prétend Louise Nadeau, responsable du certificat de toxicomanie à l'Université de Montréal.«On n'a pas de maîtrise sur la situation, on a aucune idée de la prospective.Là-dessus, on est à la merci de la police.» Les ennuis de la police Et la police, qui esc la seule à tenter de pénétrer dans le milieu du crack montréalais (dans les grandes villes américaines, elle est accompagnée d'une armée de sociologues, d'anthropologues et autres ethnographes), la police, donc, a ses propres ennuis dans sa guerre aux trafiquants.Plus d'un an après la fameuse opération «Crackdown», qui a mis un frein au commerce du dérivé de la cocaïne sur la rue Dulongpré, à Cartier-ville, les points de vente se sont multipliés dans plusieurs autres quartiers de la ville, dont Côte-des-Neiges, Notre-Dame-de-Grâce et la Petite-Bourgogne.Contrôlé en grande partie par des Noirs anglophones, le commerce du crack, qui sévit dans ces trois quartiers, pose aux policiers du SPCUM un problème beaucoup plus grand que celui de Cartierville, où la clientèle se composait de gens de tous les âges, de toutes les couleurs et de tous les milieux, selon le lieutenant-détective Morin.\tloi I\t\ti l 1 * ' 1 * I 9 \u2022 ti t m X 2 1.\t ¦* s\t\t\t3 *\t ¦\t\t\t, \"\u2022- , ,,- v\t Enveloppé dans du papier aliminium, le crack se vend de 10 à 20$ la dose de ,06 g, selon le secteur de la ville où le dérivé de la cocaïne est acheté.PHOTO' Lê Presse «Le commerce du crack se déroule désormais sous le couvert de ghettos, où il nous est de plus en plus difficile de nous infiltrer, dit M.Morin.C'est sûr qu'on a des informateurs qui sont dans le milieu.Mais le plus gros trouble qu'on a actuellement, c'est d'entrer et de transiger avec une personne.«Et quand tu y parviens, ajoute M.Morin.tu ne sais jamais de qui t'achètes.Tu entres dans la maison, il n'y a pas de lumière.Le gars est noir et il fait noir.Tu lui donnes l'argent et tu te sens mal à l'aise parce que traditionnellement, dans ces crack houses, on retrouve des armes.Notre gars, ça ne lui tente pas de faire du zèle pour Décembre 1989.L'agent James Anderson, de la section des stupéfiants, montre un sachet de cocaïne et un autre contenant du crack au terme dune opération qui devait infliger une première défaite aux trafiquants du dérivé de la poudre blanche.Ceux-ci se sont relevés depuis.PHOTO MICHEL GRAVEL.U Presse Du freebase au crack : une affaire de marketing Comment le crack est passé du stade de la consommation à celui du trafic à haute échelle RICHARD HÉTU ontrairement à ce que pensent plusieurs adeptes de la cocaine, il n'y a aucune différence dans les ingrédients qui sont employés pour la fabrication du freebase et du crack.Les deux termes font simplement référence à des étapes différentes dans l'évolution de la consommation et du commerce de la poudre blanche.À Montréal, plusieurs adeptes de la cocaïne font remonter à quatre ou cinq ans la popularité du freebase.Comme les Américains dans les années 70, ceux-ci ont découvert qu'ils pouvaient obtenir une sensation beaucoup plus intense en inhalant de la cocaine qui avait préalablement été purifiée grâce à un procédé relativement simple.Comme l'indique le nom anglais de la substance, il s'agissait de «libérer» la cocaïne de sa «base» ( l'acide chlo-rydrique et autres impuretés) en faisant chauffer la poudre blanche avec du bicarbonate de soude, de l'amo-niaque ou du Drano et de l'eau (l'utilisation de l'éther dans le procédé de purification est vite tombée en désuétude parce qu'elle est trop dangereuse ).«En chauffant le mélangea 100degrés, ce qui ressemble à une grosse goutte d'huile va se former au fond du contenant utilisé» (une casserole, une cuillière ou une éprouvette), explique un chimiste au bureau des drogues dangereuses de Santé et Bien-Etre social Canada.«Pour que la goutte d'huile, qui est de la cocaïne purifiée, prenne en pain ou en roche, il suffit de laisser refroidir le tout.» De la consommation au trafic Souvent fumé à l'aide d'une pipe de verre, le freebase a d'abord été une drogue de consommation, populaire surtout dans les milieux aisés.Aux Etats-Unis, ce n'est qu'au milieu des années 80 qu'elle est devenue une drogue de trafic, adoptant dès lors le nom de crack.Vendu dans des petites fioles à 5$ l'unité, le crack s'est rapidement acquis des adeptes dans les quartiers les plus démunis des grandes villes américaines, entraînant une hausse considérable de la violence et de la criminalité.À Montréal, selon la police, le trafic du crack n'a pris son envol qu'en 1989.Aujourd'hui, une roche de cocaïne, qui pèse en général ,06 gramme, coûte de 10 à 20$, selon le secteur de la ville où on l'achète.Dans l'est de Montréal, les personnes qui se procurent de la cocaïne en poudre pour en faire eux-mêmes du crack achètent en général des sachets de ,25 gramme au coût de 25$.Comme c'est souvent le cas pour plusieurs phénomènes dans le monde de la drogue, personne ne s'entend pour expliquer comment les roches de cocaïne ont acquis le nom crack.Certains racontent que ce mot fait allusion au bruit que la drogue fait entendre lorsqu'elle est fumée.D'autres pensent plutôt qu'il s'agit d'une référence au bruit qu'elle fait quand elle est cuite.Et d'autres encore estiment que le mot crack est tiré de l'expression « Let's crack a pipe» que les adeptes du freebase employaient à une épo- aue en faisant allusion à leurs pipes e verre qui craquaient souvent sous l'effet de la chaleur.Des petites quantités Quoi qu'il en soit, les saisies de crack effectuées par les policiers du SPCUM au cours des deux dernières années demeurent modestes.Selon les statistiques de la section des stupéfiants, 94,94 grammes du puissant dérivé de la cocaïne (ou 1582 roches) ont été saisies par la police du 1 jan- vier au 31 octobre 1989.Au cours de la même période cette année, la police a saisi 149 grammes de crack (ou 2483 roches).Si on considère que les adeptes du crack deviennent rapidement accrochés à cette drogue et qu'ils doivent en consommer plusieurs doses par jour, force est de constater que le nombre de roches de crack saisies en une année sur l'île de Montréal ne parviendraient pas à satisfaire l'obsession de dix usagers.«|e me vante si je dis que nous saisissons 10 p.cent du crack qui circule à Montréal», reconnaît le lieutenant-détective Claude Morin, de la section des stupéfiants.«Nous sommes probablement plus près de cinq p.cent.» À ce jour, la plus importante saisie de crack à Montréal a permis à la police de mettre la main sur 150 roches de crack.La plupart du temps, quand une arrestation est effectuée, la police trouve une à dix roches.Deux raisons font que les trafiquants ne gardent que de petites quantités de crack sur eux, selon la police: la sévérité des sentences qui sont désormais infligées dans le cas de trafic de crack et la violence dont peuvent être victimes ceux qui se promènent avec plusieurs roches de cocaine dans les poches.essayer de voir un peu plus loin et d'essayer de reconnaître le vendeur.» Aussi dans l'Est Mais il y a plus.La police éprouve aussi des ennuis à prendre la mesure réelle d'un commerce de crack qui sévit parallèlement dans l'est de Montréal, dans le quartier Centre-Sud notamment.H s'agit d'un trafic dont on parle beaucoup moins, mais qui est néanmoins important, selon la police.«On n'en parle pas parce qu'oa ne veut pas en parler, mais parce que c'est presque pas apparent», dit le lieutenant-détective Morin.Selon le policier de la section des stupéfiants, «les Blancs francophones de l'est de Montréal» ne vendent pas leur crack sous forme de roches mais dans des sachets où on retrouve de la cocaïne en poudre et du bicarbonate de soude dans les proportions nécessaires à la préparation du crack.Les consommateurs ajoutent eux-mème l'eau au mélange et le font chauffer dans une cuillère ou une éprouvette pour obtenir une petite roche.D'autres consommateurs achètent tout simplement de la cocaïne en poudre et se procurent eux-mème du bicarbonate de soude.Selon M.Morin, les Blancs de l'est de Montréal parviennent ainsi à éviter les peines plus lourdes reliées à la possession ou au trafic de crack.Ils réussissent aussi à brouiller encore davantage le portrait déjà confus du commerce du crack à Montréal.Le crack a atteint l'arrière-pays [RICHARD HÉTU Le commerce du crack s'est étendu aux villes de province au cours des derniers mois.Selon un chimiste du bureau des drogues dangereuses de Santé et Bien-Être social Canada, qui analyse tous les échantillons de crack qui sont saisis par les corps policiers du Québec, on retrouve désormais le dérivé de la cocaïne dans des villes comme Québec, Sherbrooke et loliette.Le chimiste, qui demande qu'on taise son nom de même que celui de la ville où se trouve le bureau des drogues dangereuses de Santé Canada, a analysé ses premières roches de crack en septembre 1989, à l'époque de l'opération « Crackdown », dans le quartier Cartierville,.situé dans le nord de Montréal.«Depuis ce temps-là», a-t-il déclaré au cours d'un entretien téléphonique, «ça progresse tranquillement.Avant, on ne retrouvait pas de crack en dehors de Montréal.Aujourd'hui, la drogue apparaît à loliette, à Québec, à Sherbrooke.» Et d'ajouter: «À 90 p.cent, le crack qu'on analyse, c'est de la cocaïne pure.Il reste parfois du bicarbonate de soude qui reste emprisonné, mais pas d'autres substances».Pas encore de ice Selon le chimiste, le crack est la seule nouvelle drogue à s'être implantée au Québec au cours des derniers mois.En dépit du démantèlement d'un laboratoire clandestin de «ice» à Sainte-Béatrix par la Sûreté du Que- ' bec en octobre dernier, celui-ci n'a pas l'impression que cette drogue est.sur le point de faire une percée dans la province.Le «ice», un dérivé de la métam-phétamine, se fume de la même façon que le crack et produit des effets semblables mais beaucoup plus prolongés.Certains pensent qu'il s'agit de la drogue des années 90.«On n'a jamais reçu de ice dans nos laboratoires», dit le chimiste, qui n'est pas certain d'en voir non plus un jour.«Au départ, ajoute-t-il, le laboratoire de ice de Sainte-Béatrix, c'était pour le marché des États-Unis.C'était des Américains qui étaient derrière ça.» La présence sur le territoire québécois d'un laboratoire de drogues chimiques destinées au marché américain n'est pas un nouveau phénomène, semble-t-il.« Il y a toujours eu des laboratoires de speed au Québec, mais cette drogue est écoulée en Ontario du aux \u2022 Etats-Unis, dit le chimiste.Il n'y a pas eu de speed sur le marché québécois depuis 25 ans.Il semblerait qu'il n'y ait pas de marché pour ça.DEMAIN: «On devient de véritables esclaves». LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 8 DÉCEMBRE 1990 l.k-k««\\ SAMEDI: w£» phs d*t ùdtots spédovx! -J' '¦: r i.* ¦ Notre prix Chaufferette à élément en céramique 5200 BTU.Thermostat intégré.Contrôle de température de 700W à 1500W.No 1279602 Solde Notre prix [STANLEY] Coffre de mécanicien à 3 tiroirs Coffre verrouillable en acier.Peut être superposé à une armoire sur roulettes.Fini émaillé.No 1466127 Tournevis rechargeable À inversion.Commutateur à bascule.Tige à 2 bouts incluse.No 0958328 s?Norwall Group Choix de plus de 100 motifs de papier peint & bordures* le choix varie d'un magasin à l'autre i Notre pm jfm Bfl mm*r ch.Chaise pliante rembourrée en métal Couleurs décoratives assorties.No 1720381 ECONOMISEZ A ECONOMISEZ ® Solde Notre p\"* ^IJb wm jÊÊmWÊm ch.Poubelle Roughneck® de 77 L En plastique.Couvercle biocable.Bleu.No0946907 Solde ch.Notre prix \"\u2022'/4,8-l/2,r.Gor.|im.?elon.\u201e,«,\u201e\u201e Y %-\u2022\u2022 Solde le pat de 15 Notre j prix ^iBl Paquet de 15 assiettes de carton 10-1/2\" de diom.Vont au micro ondes!.No 039172/ Solde Notre fi- S S !e prix jM AT AT pi.lin.Tapis protecteur de 27\" de largeur Yinyle transparent résistant.No 0394577 ACHETEZ MAINTENANT & ÉVITEZ LA TAXE DE 7% SUR LES PRODUITS & SERVICES EN VIGUEUR LE 1\" JANVIER 1991 CENTRES COMMERCIAUX \u2022 les Jardins Oorvol \u2022 400av.Oocvol.631-4291 \u2022 le Corcefour lovol \u2022 3055 bout.Carrefour.687-1220 MAGASINS \u2022Ptoce Versailles- 7275 est.rue Sherbrooke.353-Il 50 \u2022 Foirview Pointe-Claire- 6728 Trons-Conodo.695-6655 \u2022 Carrefour Anqrignon \u2022 7075 bool.Newman.364-4442 « 6825 Côte-des-Neiges.735 2534 \u2022 loukvordPitlX \u2022 4250 est.rue Jeon-Tolon.722-4681 \u2022 Greenfield Porte - 473 bout.Toschereou.672 1771 \u2022 la Place Vertu \u2022 3305 Cote Vertu.745-4220 \u2022 301 ouest.rueSt Antoine.878-5574 \u2022GaterieNommfc 2670bod.deSoWwry.334-6311 Notre nouveau magasin: lolon du Faubourg Guy & Sic Catherine.933 6333 ' \u2022 5742 av.du Parc.878-5600 HEURES D'OUVERTURE POUR NOÈV ! gj^ffl^^-^ Du 1 au 23 dec., lun-ven.: 9 h à 21 h, sam.: 9 h à 17 h, dim.: 11 h à 17 h \u2022 st-Jean-sur-R.
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