La presse, 23 décembre 1990, B. Le monde - Économie
[" Le Monde à 7 Economie LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 DECEMBRE 1990 Bush avertit Bagdad: la riposte sera immédiate Peu après sa prestation de serment, le president Lech Walesa embrasse le drapeau des forces armées polonaises, dont il est désormais le commandant en chef.PHOTO REUTER Lech Walesa est investi président dans la morosité d'après Al /' et Reuter \\ \\RSC)\\ Il n cell Walesa est officiellement Hn devenu hier le premier president de la Pologne posl-eommn-niste.mais lu fête a été gâchée par les sombres perspectives politiques et économiques qui assaillent déjà l'ancien leader de Solidarité.Dans son premier discours, le nouveau président a demande aux Polonais de ne pas céder «à la passivité et au découragement» et de «se mettre au travail avec espoir».Mais il n'a pas annoncé un relâchement de l'austérité, en affirmant qu'il fallait «poursuivre le programme modifié du vice-premier ministre Les/ek Ualeero-wie/.( auteur du plan de passage à l'économie de marché), exemple de notre persévérance et de notre esprit de suer i fiée».Lee h Walesa.47 ans.a prête serment devant une assemblée de ministres, de parlementaires et d'ambassadeurs réunis a la Diète ( parlement ).a Varsovie.Il avait a son côté sa femme Danuta, en tailleur noir et chapeau a voilette, et avait également invite ses quatre fils el son frère, ainsi que des ouvriers des chantiers navals de Gdansk.Cette cérémonie a mis un terme au mandat du général Woj-eieeh laruzelski, 67 ans, dernier représentant de l'ancien pouvoir eommuniste.Le general, qui imposa l'état de siege en décembre I98I et fit interner Lech Walesa, n'avait pas été invité a eette prise de fonctions.L'ancien électricien des chantiers navals est devenu, a-t-il dit lui-même, le premier president de la IIIe République polonaise, effaçant ainsi 45 ans de régime eommuniste.Une passation symbolique des pouvoirs avec le sixième DEPECHES 7.LIBAN Refus chrétien ¦ Les principales organisations chrétiennes libanaises ont lait savoir hier qu'elles ne participeraient pas à un gouvernement d'union nationale charge de mettre fin à 15 ans de guerre civile si la majorité de ses membres sont pro-syri-ens.Cette decision menace de réduire à néant les efforts du nouveau premier ministre.Omar Karamé, pour reunir au sein d'un gouvernement de réconciliation les chefs des milices rivales qui ont déchiré le Liban depuis I975.Le Hezbollah pro-iranien ( Parti de Dieu ) avait de son côté déjà fait savoir cette semaine qu'il ne participerait pas à un gouvernement «parce qu'il ne touche pas a l'essence du problème du pays».\u2022 BERLIN Retrait soviétique ¦ L'armée soviétique a remis hier aux autorités allemandes un monumental mémorial de guerre construit en plein centre de Berlin en 1945 avec des pierres appartenant à l'ancienne chancellerie d'Adolf Hitler.Le monument, situé près de la porte de Brandebourg et représentant un soldat de l'Armée rouge encadré de deux chars, était devenu une enclave soviétique dans Berlin-Ouest après l'érection du Mur de Berlin en 1961.Les soldats soviétiques ont monté la garde une dernière fois autour du monument avant de le remettre aux autorités allemandes lors d'une cérémonie à laquelle assistaient des officiers supérieurs soviétiques et des représentants de l'armée allemande et des alliés occidentaux.PHILIPPINES Putsch déjoua ¦ Les forces de sécurité philippines ont déjoue une tentative d'attentat contre une base aérienne, qui devait donner le signal d'un coup d'État contre le regime de la présidente Cory Aquino, a rapporte hier l'armée.Quatre hommes ont été arrêtés vendredi soir alors qu'ils tentaient d'introduire dans la base de Basa des explosifs destinés à faire sauter des chasseurs-bombardiers F-5 et un dépôt de carburant.Parmi eux figure un ancien capitaine, Reynaldo Ordonez, condamne mercredi par contumace à 12 ans de prison pour avoir participe à une sanglante rebellion militaire en août 1987.Cory Aquino a échappé à six tentatives de coup d'Etat depuis son arrivée au pouvoir en 198b.ROUMANIE Un ans plus tard ¦ Les Roumains ont honore hier, jour du premier anniversaire du renversement de Nieo-lae Ceausescu, la mémoire des victimes de la révolution de décembre 1989.Quelques manifestations anti-gouvernementales ont été signalées dans le centre de Bucarest.Plusieurs centaines de personnes ont interrompu la circulation place de l'Université, dans le centre de Bucarest, en disant des prières et en allumant des bougies à la mémoire du millier de victimes tombées pendant la révolution.Place de l'université, la foule a scandé samedi «Assassins, assassins», lorsque des responsables du Front de salut national d'Ion lliescu et des officiers militaires sont venus déposer des couronnes au pied du monument aux victimes de la Révolution.et dernier president de la IIe République.M.Ryszard Kas/.orovvs-ki.en exil a Londres depuis la Seconde Guerre mondiale, a eu lieu au Chateau royal.Le nouveau president, élu pour cinq ans, dispose de pouvoirs étendus: outre le droit de nommer le premier ministre, il est le chef des armées, dirige la diplomatie et peut, dans certaines conditions, dissoudre le parlement ou décréter l'état de siège.Peu de Varsoviens \u2014quelques dizaines seulement devant la Diète\u2014 se sont déplacés pour célébrer leur nouveau président, signe du climat morose dans lequel M.Walesa arrive au pouvoir, à l'issue d'une campagne électorale dont la Pologne est sortie divisée et Solidarité détruite.Élu le 9 décembre.Lech Walesa, qui éprouve de sérieuses difficultés pour former un nouveau gouvernement, a dû proposer à l'équipe du premier ministre dé?missionnaire, Tadeusz Mazo-vviecki, son rival des présidentielles, de rester en place jusqu'aux elections parlementaires, prévues au printemps prochain.Lsquissant son programme dans son discours d'investiture.Lech Walesa a déclaré que les «reformes doivent aller plus vite et être menées de manière plus efficace.Nous devons changer la structure de l'État, décentraliser (.).Notre grande tâche est également une privatisation générale».«|e viens d'une famille de paysans et j'ai été ouvrier.pendant un bon nombre d'années», a rappelé Lech Walesa, «le n'oublierai jamais d'où je suis parti sur le chemin qui m'a conduit aux plus hautes fonctions de l'État », a-t-il ajouté.d'upres AFP et Renter CAMP DAVID eorge Bush et |ohn Major le premier ministre britannique ont averti hier l'Irak qu'ils utiliseraient la force s'il ne s'était pas retiré du Koweït le 1 5 janvier et M.Bush a assuré que les forces américaines et alliées seraient prêtes, et l'étaient déjà s'il le fallait.«S'il y avait une claire provocation irakienne dans dix minutes, les forces alliées seraient prêtes à répondre vigoureusement», a déclaré M.Bush à l'issue d'une visite de M.Major à Camp David ( Maryland ).Debout sur un char, a moins de 100 kilometres de l'Irak, le secretaire a la Défense Dick Cheney a declare de son coté que les forces américaines seraient prêtes à passer à l'offensive «peu après le 15 janvier».Même s'il n'a pas fixe de date precise, l'avertissement de Dick Cheney vient contredire une declaration du général Calvin Waller qui avait provoque un grand émoi mercredi en estimant que les Américains pourraient ne pas être prêts avant la mi-février.Il a également mis en garde une nouvelle fois Saddam Hussein contre l'usage d'armes chimiques, «le pense qu'il sait que tiotre réponse serait accablante», a-t-il déclaré.En effet, après Saddam Hussein, le président du parlement irakien Sadi Mahdi Saleh a réaffirme hier que son pays ne quitterait pas le Koweït et ferait usage de *>es armes chimiques en cas de guerre dans le Golfe.En annonçant hier qu'elles avaient décidé d'organiser prochainement un exercice d'évacuation totale de Bagdad, les autorités irakiennes semblent prendre au sérieux les menaces d'une guerre dans le Golfe.Elles ont d'ailleurs ordonné hier aux écoles, garderies et lycées de fermer leurs portes au cas où une guerre éclaterait dans le Golfe.Elles ont ajouté qu'il n'y aurait pas d'autre avertissement.Le président Saddam Hussein a affirmé vendredi que les Etats-Unis ne pourront pas soutenir un conflit durable contre l'Irak et que « lorsque 5000 Américains seront tombés, (le président George) Bush devra mettre fin à une telle guerre».Mais hier, MM.Bush et Major ont renouvelé leurs avertissements au président irakien, «l'espère qu'il prend au sérieux le fait que la resolution de l'ONU» autorisant un recours à la force après le 15 janvier «sera mise en application», a déclare M.Major, affirmant que l'attitude de l'Irak était «impardonnable».«Nous sommes tous déterminés à mettre en application à la lettre la resolution de l'ONU », a dit M.Bush.Le président américain a affirmé toujours espérer une «solution pacifique».Mais il s'est déclaré «convaincu que Saddam Hussein n'avait pas encore reçu le dent Hussein a Bagdad mais l'Irak n'a toujours pas répondu à l'offre américaine d'un dialogue avant le 5 janvier.«Nous continuons d'espérer qu'il sera raisonnable, mais je ne vois aucune indication qu'il le sera», a déclare M.Bush.Cependant, le président algérien Chadli Bendjedid a juge hier que la paix était toujours possible dans le Golfe.«La possibilité d'aboutir a la paix existe toujours», a-t-il dit a l'aéroport de Madrid, avant de rencontrer le president du gouvernement espagnol Felipe Gonzalez, pour «lui expliquer le plan de paix de l'Algérie».Enfin, les dirigeants des six pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) se sont réunis hier a Doha, capitale du Qatar, pour le premier sommet de ce groupement régional depuis l'invasion du Koweït par l'Irak.Les dirigeants de l'Arabie Saoudite, des Emirats arabes unis, d'Oman, du Qatar, de Bahrein et l'émir du Koweït en exil doivent discuter de la création d'un système de défense amélioré une fois la crise du Golfe réglée.Après avoir vu 19 de ses camarades se noyer, un marin du Saratoga pleure sur les quais du port de Haifa.19 marins US noyés d'upres Reuter et AFP HAIFA ix-neuf marins américains ont péri noyés hier dans le naufrage d'un ferry israélien qui les ramenait au porte-avions Sa-» ratoga au large de Haifa, après une permission à terre pour Noel.Selon la radio de l'armée israélienne, 102 Américains étaient embarqués sur le ferry Ein Tuyia, qui a chavire par une mer agitée.Outre les 19 victimes, 47 ont été blessés, dont quatre grièvement.Trente-cinq ont été repêchés sains et saufs.Ce naufrage est l'accident le Le plus^ meurtrier pour les troupes américaines de l'opération Bon-message» de la détermination ai- clier du Désert.Depuis le déploie-liée.ment américain dans le Golfe à la C le entend marins et de pilotes d'avions.Le 30 octobre, dans le porïr?de;Bahrein, 10 marins américains étaient tués par une explosion a bord du porte-hélicopteres USS Iwojima.L'accident au large de Haifa s'est produit vendredi * 23 h 55 locales lorsque le ferry libatisraé-lien.qui ramenait unelcemaine de soldats en permission du port israélien au Saratoga, al été.renversé par une série de fertes va- fiUCS.Il a fallu, selon les tér|Ujîgi>ages des naufragés, environ iifte;demi-heure avant que n'arrivent les premiers secours.Des hélicoptères américains et israélïÇt^ainsi que des bateaux de l'arniêe-Israélienne qui lançaient à Ça*mer, a l'aide de grues, des plate-formes paix au Cambodge sauvé de justesse d'upres Reuter et AFP PARIS EL es quatre factions cambodgiennes réunies pendant deux jours à Paris n'ont pas atteint un accord mais sont parvenues à Panaché à sauver le processus de paix.«Nous avons avance sur le chemin qui devrait conduire au retour de la paix aii Cambodge», a déclaré Roland Dumas, ministre français des Affaires étrangères et co-président, avec son homologue pour entériner un plan de paix de l'ONU destiné ù mettre fin à 12 ans de guerre au Cambodge.¦ Mais ils ont réussi à faire accepter aux participants, au terme d'un éprouvant marathon, la tenue «à une date prochaine» du comité de coordination de la CPC, qui réunit 19 pays.Cette réunion, prélude à une véritable conférence de paix, devrait intervenir «dans le premier trintestre de l'àntiée prochaine», a précisé Roland Dumas.V o-presiueni, avec son iiuiiiuiugui?.y .^i£j£ïtàJÀik ndonesien Ali Alatas, de la Con- .Lcax élabore par les férence de Paris sur le Cambodge (CPC).Les deux co-présidents ne sont pas parvenus à convaincre la coalition tripartite de la résistance cambodgienne et le gouvernement pro-vietnamien de Phnom Penh de fixer une date pour reconvoquer la conférence de Paris cinq «grands» des Nations unies prévoit de neutraliser les factions belligérantes et de placer le pays sous administration de l'ONU jusqu'à la tenue d'élections libres.Si les trois factions de la résistance \u2014 sihanoukistes, nationalistes et Khmcrs rouges\u2014 semblent prêtes à l'accepter sans ré- serve, il n'en est pas de même pour le gouvernement pro-vietnamien de Phnom Penh.Ce dernier, et son premier ministre Hun Sen, disent craindre que le plan permette un retour au pouvoir des Khmers rouges, responsables de la mort de plus d'un million de personnes pendant leurs années de dictature, de 1975 à 1979.En revanche, une percée decisive a été réalisée sur un autre point litigieux: la représentation de la souveraineté cambodgienne pendant la période conduisant aux élections.En vertu du plan, cette souveraineté doit être incarnée par le Conseil national suprême ( CNS ), qui représente les qua-tre parties cambodgiennes.Le CNS a déjà été mis sur pied et ce sont ses douze membres qui ont assisté à la réunion de Paris, ouverte vendredi malin.Agence France-Presse SAISTOUEN 0m eorges Marchai réélu, hier, au p secrétaire général dd^PSrti communiste française PCF) .au.terme du 27e congru vie cette formation quflHpU également la réélection au bureau politique des ppHB\" ; pau\\ chefs de file de lag testation iiuerne.Âgé de 70.ansi|W chais-entame ainsji itj tième mandai.'ff§ Les deux princïï de file do l'ancien ' tTttàfstfàr Fitèrman et Guy Hêrmjer, restent au bureau politique.où ont été élus cinq nouveaux membres, tous orthodoxes.Le^,textes de la direction ont été adoptes à une écrasai! te majorité.1 M~f m*.P Opération Nez rouge PENDANT LA PÉRIODE DES FÊTES, OFFREZ-VOUS UN CHAUFFEUR PRIVE DU 7 AU 31 DÉCEMBRE.Entre 19 h et 3 h 30 du matin.Montréal: 849-1011 Laval / Basses Laurentides: 686-7941 OPÉRATION NEZ ROUGE une façon originale de se déplacer dans sa propre voiture, sans prendre le volant.et le service est gratuit! cimsi28 îf\"| Wiin'ii'Jffi'ilîT?Sooete ce l'aisuranc* - _: \u2014 cbt*« du Qu«b«c ri i kl te \u2022 ¦ B2 LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 23 DECEMBRE 1990 Éditorial Paul Desmarais president du conseï d administration Roger D Landry president et éditeur Claude Masson cd«teur adjoint Marcel Desjardins dirocteur de i information Alain Dubuc rditori.iii'jî\" ?,n chef Le dilemme du développement allemand Si, en un an, le Canada s'était agrandi d'un territoire aussi populeux que l'Ontario mais dont les perspectives économiques seraient celles de Terre-Neuve sans son pétrole, on aurait des problèmes, d'énormes problèmes économiques.C'est, en gros, la situation actuelle de l'Allemagne qui doit trouver les moyens d'éliminer les disparités économiques et sociales entre ses nouveaux Lànder et l'ancienne République fédérale.L'ampleur du problème est encore mal connu : au creux de la vague, y aura-t-il deux millions de chômeurs a l'Est?Quatre millions?Six millions?La seule chose qui est certaine c'est que le debut de la reconstruction ne peut pas attendre, comme en témoignent les efforts de l'armée pour doter les nouveaux Lànder d'un embryon de système téléphonique moderne.Ce que l'armée et, en général, l'Ouest peuvent faire est limite.La reconstruction est plus que le développement des usines, des services et des infrastructures d'une économie moderne.L'économie de marché doit aussi être construite dans l'esprit dune population qui a vécu sous tutelle pendant plus d'un demi-siècle.Il est donc important que les grandes lignes de la politique de développement soient fixées rapidement et quelles encouragent les nouveaux citoyens à prendre Opinions eux-mêmes leur avenir en main.La reconstruction sera d'emblée facilitée par la péréquation financière qui existe entre Lànder riches et Lànder pauvres.Mais cette péréquation pourrait se révéler insuffisante et il est question d'abaisser certains impôts à l'Est, ce qui augmenterait forcement la péréquation.La création d'une zone d'imposition spéciale, comme il en existait une pour Berlin-Ouest, accélérerait les investissements et la création d'emplois.Mais ce qui a permis a Berlin de survivre, en tant qu'enclave dans un pays hostile, n'est pas nécessairement la meilleure solution pour ce pays tout entier.Des impôts plus bas dans les nouveaux Lànder encourageraient la formation locale de capital et le développement de PME.En revanche, une plus grande partie des dépenses de développement de l'infrastructure et des gouvernement locaux serait financée par les contribuables de l'Ouest.Ces derniers payeront déjà une partie de ces frais par une hausse des tarifs téléphoniques et par l'imposition d'une taxe sur l'utilisation des autoroutes.La hausse du transfert de fonds du gouvernement pourrait décourager les investissements inter-allemands prives qui sont souvent accompagnés de nouvelles technologies et méthodes de gestion.En fait, il est peut-être contre-indiqué de vouloir attirer des investissements par des moyens artificiels dans un pays qui souffre de trois énormes desavantages: une infrastructure délabrée et vétusté, un environnement naturel empoisonné et une population active mal organisée pour la tâche qui l'attend.Bref, la productivité est à un niveau désastreux comparé à ceux de l'Ouest et le seul moyen d'y remédier est d'encourager la spécialisation dans les domaines où l'Est jouit d'avantages comparatifs.Or, des mesures fiscales trop fortes tendent à encourager tous les secteurs \u2014 mêmes ceux qui sont voués à dépérir à plus ou moins brève échéance.On comprend que beaucoup de politiciens allemands ont du mal a se prononcer contre une péréquation renforcée car on pourait penser qu'ils disent à leurs compatriotes de l'Est: «Travaillez fort, n'exigez pas trop et vous aussi pourrez un jour participer à notre prospérité.» Mais ils courent le risque de créer une fausse prospérité qui découragerait les investissements pendant longtemps dans une partie de l'Allemagne qui, à l'exception de la Saxe, n'a jamais eu une économie très forte.Cette perspective serait particulièrement mal vue des investisseurs étrangers qui ne veulent pas produire à Leipzig pour vendre a Chemnitz mais produire à Leipzig pour vendre à Londres, a Montréal et à Tokyo.Frédéric WAGNIBRE Guy Cormier S'agit-il Ici d'un «feu hostile» ou d'un «feu amical»?Ce que l'on çoit bien.PIERRE BEAUDRY ¦ La connaissance de toute discipline commence par celle de sa terminologie.Aussi doit-on s'interroger sur l'aptitude d'un auteur a traiter de l'assurance lorsque pour exposer ses théories il utilise un vocabulaire grossièrement incorrect.Et un style incroyablement ampoulé.Tel est le cas de Me lean-Guy Bergeron, qui a trouvé le moyen d'écrire un livre de 595 pages1 sans même faire mine de savoir que depuis plus de vingt ans, les contrats modèles du Bureau d'assurance du Canada privilégient les expressions justes, par opposition aux anglicismes qui avaient trop longtemps déformé la pratique de cette industrie.Mc Bergeron s'ingénie en effet non seulement à cautionner ceux de ces derniers qui ont un tant soit peu survécu à la réforme mais aussi à en ressusciter d'autres qu'elle avait bel et bien enterrés.Voilà pourquoi une mise en garde s'impose, devant le danger de rétrogradation que cet ouvrage présente.En fait, dans certains cas où il se voit obligé d'employer une .^expression juste.M° Bergeron ; ne peut s'empècher de l'accom-f pagner d'une fausse équivalen-{ ce.même quand elle ne figure : dans aucun des contrats qu'il I mentionne.Dans le cas de la \\ franchise, par exemple, il ajoute J «mieux connue sous l'anglicis-J me déductible» et dans celui \u2022 des assurances en valeur agréée, \u2022 «ces contrats sont mieux con-« nus sous le nom de polices éva-! /tiées».une pure invention de ; sa part.; l'avoue avoir été incapable \u2022 d'examiner attentivement plus ' qu'une quarantaine de pages \\ prises au hasard, tant l'inflation j verbale et les contresens ren-! dent la lecture pénible.Mais ; pour revenir à la terminologie.\u2022 voici quelques exemples des ab-! surdites qui privent l'ouvrage ; de toute crédibilité: ! Les « Inland Marine Insu-« rers» sont affubles du titre d'as- \u2022 surcurs maritimes intérieurs et J la branche «Océan Marine» de \u2022 l'impossible nom d'assurance [océanique] L'expression «hosti- 1 le fire» est «traduite» par un inimaginable feu hostile, qui n'est rien d'autre que l'incendie.Et son antonyme « friendly fire» qui ne sert qu'à signaler l'absence d'incendie, est tout aussi aveuglément rendu par feu arnica II Ici et là dans cet ouvrage, on trouve une corporation des assureurs automobiles (l'auteur ne semblant pas savoir que le Groupement a rejeté cet anglicisme) et un règlement des sinistres qui s'appelle ajustement des réclamations.Les dommages sont des pertes, les demandes d'indemnité des preuves de perte, les permis des assureurs des licences, les lois des législations, les dispositions légales des clauses statutaires, les assurances d'État des assurances publiques et les obligations des parties leurs devoirs.L'encaissement des primes en est la perception et la coassurance est une assurance de souscription et même, deux lignes plus loin, une coassurance de souscription.Et c'est évidemment sans la moindre malveillance que l'auteur rend l'expression anglaise « malicious damage» par un naïf dommage malicieuxl le n'ai pas vu une seule fois le mot garantie, mais à beaucoup d'endroits où il aurait convenu, j'ai trouvé d'insolites protections et couvertures témoignant d'une inexcusable méconnaissance de leur sens véritable.Faute d'espace, je dois laisser cette enumeration des erreurs terminologiques, les plus éloquentes preuves de l'amateurisme qui marque l'ouvrage, pour donner une idée de l'anglicisa-tion qui le caractérise tout aussi tristement: cancellation (oui, CANCELLATION!).ultra vires.rencontrer des coûts.des autorisations à être données par les assurés.les représentations des intermédiaires.il reviendrait à l'Assuré de se commettre.,, des lois en force (qui, par surcroît, gouvernent le contrat d'assurance), et même des FOURNAISES! Arrêtons-nous aussi un instant à cette servile traduction d'un dicton anglais.Une once de prevention vaut mieux qu'une livre de soin, alors que -*- tous les Ouébecois ne connaissent que son equivalence française.Mieux vaut prévenir que guérir.Me Bergeron aurait mieux fait de mettre cette dernière en pratique et d'étudier la langue française ou tout au moins le vocabulaire de l'assurance avant de se lancer dans cette aventure.Quelques lignes, enfin, pour dénoncer l'invraisemblance du style, qui cherche toujours midi à quatorze heures, et dont l'obs-curité éclate dans toute sa splendeur (pour parodier l'auteur) dès le premier paragraphe: «Cette industrie du risque, l'assurance, est une puissance financière énorme en soi.Nous verrons en outre (en outre de quoi?) dans les rôles qu'elle assume, qu'elle est une puissance financière qui garantit l'ensemble des autres puissances économiques (où donc a-t-il déjà été question des puissances économiques?) de nos sociétés.» Voilà qui fait puissamment entortillé! Quant au reste, voici quelques exemples qui devraient suffire, tant l'incohérence des propositions rivalise avec l'inconséquence des mots: «Nous aménagerons d'abord l'ambiance des contrats d'assurance (pardon?).une large place est laissée à l'apprivoisement (lisons appauvrissement) du vocabulaire et des polices (sans doute pour bien les rendre moins sauvages).Le principal axe de cette loi d'axe d'une loi?) est de prévoir.La personne dont les dommages dépendent d'autrui (seraient-ils des avantages?).Nous nous en remettons aux propos de Bcsson pour camper et décrire le principe de la mutualité.et finalement, Nous bouclerons ce premier tome.Récemment mis en présence de ce désastre, je m'apprête à en publier un lexique correctif pour limiter les dégâts.Il servira, je l'espère, à présenter aux lecteurs du livre au moins le vocabulaire de l'assurance, sans lequel il est illusoire de chercher à en maitriser les complexités.(1) Qu'il intitule, d'ailleurs avec de curieuses parentheses, les contrits d assurance (terrestre) la semaine Petite correspondance W une lettre anonyme adressée à l'auteur de la présente chronique ces quelques lignes: «Vos textes sont généralement impeccables.Mais comment expliquer que vous ne connaissiez pas la definition du mot \"récipiendaire\"?Vile, le dictionnaire.» Trois dictionnaires sur quatre donnent en effet raison à ce correspondant ou à cette correspondante, l'avais utilise le mot «récipiendaire» pour désigner un lauréat.Cette courte missive se termine par une question, que je transcris mot a mot: «Incidemment, ètes-vous conscient du nombre de fautes de français dans La Presse?» Si j'étais citoyen américain, j'invoquerais le 5e amendement de la constitution des Ltats-Unis, pour ne pas avoir a repondre à pareille interrogation.De peur naturellement de m'incri-miner moi-même.Avez-vous dit Brzezlnski?bigniew Brzezinski.Il y a plus de 20 ans que j'ai à écrire ce nom dans des articles portant sur la politique étrangère.Chaque fois, c'est la confusion et la perplexité.Je ne sais comment l'épeler.Alors, j'ai recours à un savant confrere ou au dictionnaire des noms propres.Pourquoi, me direz-vous, cet engouement pour un patronyme aussi sec?D'abord, ce n'est pas un engouement mais un intérêt certain pour le seul intellectuel américain que je connaisse qui ait été très proche des présidents des États-Unis.Pendant plusieurs mois.Z.B.vit Reagan tous les jours.Il enseigne aujourd'hui dans les grandes écoles.le vis Z.B.pour la première fois en 1966.au cours d'un séminaire à l'Université Columbia, qui réunissait une vingtaine d'éditorialistes du Canada et des États-Unis.le savais que Z.B.qui venait tout juste d'être appelé à exercer d'importantes fonctions au Département d'États était très anticommuniste.Mais son anticommunisme était intelligent, phénomène peu fréquent à l'époque.Z.B.était d'origine polonaise; il avait fait une partie de ses études à Montréal, où sa famille avait immigré pendant que le communisme balayait l'Europe.Du cours qu'il donna en cet après-midi de mai 1966 à des journalistes moins savants que lui j'ai retenu trois idées: deux d'entre elles concernaient les relations des États-Unis avec l'Europe; l'autre concernait l'Asie.Z.B.professait que de Gaulle constituait une plus grande menace pour les intérêts des États-Unis que Moscou.11 le dit en autant de mots.Il s'ensuivait qu'il était favorable à l'entrée de la Grande-Bretagne dans le Marché commun européen, pour faire contrepoids à de Gaulle.«L'Angleterre sera le cheval de Troie de l'Amérique, dans un marché qui s'étendra un jour jusqu'à l'Oural.» Z.B.préconisait un désengagement des USA du Vietman, «parce que nos intérêts ne sont pas en Asie».Il faudra attendre 7 ans avant que cet avis ne soit suivi.Brzezinski et la guerre du Golfe rzezinski n'est pas un journaliste mais un stratège.Chez les journalistes, les stratèges sont rares.Surtout dans un pays comme le nôtre, où même les chroniqueurs militaires sont rares (deux ou trois dans les quotidiens du Canada).Dans la revue World Monitor le stratège Z.B.donne son avis sur la guerre du Golfe.L'impression dominante est que l'intérêt des États-Unis n'est pas forcément servi par le vaste déploiement de forces décidé par le président Bush.Si le moral des Irakiens tient sous les bombardements, le prix à payer par les Américains pourrait se révéler très élevé, dit Z.B.Les révélations faites dans f Observateur du 19 en diagonale décembre par Pierre Salinger ne portent pas davantage a l'optimisme.Salinger a été le porte-parole de la Maison-Blanche sous Kennedy et est présentement correspondant de la chai ne de television ABC pour l'Europe et le Moyen-Orient.Chretien au forum de Québec NW étant membre d'aucun jury charge d'évaluer la prestation de M.lean Chretien, chef du Parti libéral, devant la commission parlementaire penchée sur l'avenir du Québec, je m'abstiendrai de tout jugement sur le fond.Les éditorialistes se sont prononcés a chaud et ont dit ce qu'il fallait dire.|e reste néanmoins intrigué par un aspect de l'intervention de M.Chretien.Il prédit que seuls «2000 bourgeois profiteraient de l'indépendance du Québec», l'ai l'impression que le chef de l'Opposition à Ottawa confond «bourgeoisie» et «élites».H y a des élites syndicales et ouvrières qui sont pour l'indépendance.Il est exact que toute révolution, même la plus ordonnée et la plus pacifique, a ses héros et ses profiteurs.La difficulté naît de ce que tous les profiteurs du nationalisme ne sont pas tous a Quebec ou au Quebec.Quand il fut élu en I9b8, Trudeau se hâta de proclamer qu'il n'était pas le premier ministre des Canadiens français.Chacun est bien libre de se définir comme il l'entend.Mais Trudeau et sa phalange (dont M.Chrétien est indissociable) auraient-ils occupé les postes qui furent les leurs, sans une forte poussée nationaliste au Québec?Ce n'est tout de même pas leurs états de service durant la Guerre qui leur valurent à qui un ministère, à qui une ambassade, a qui Rideau Hall.Être payé pour remettre le Québec à sa place, c'est encore une façon de profiter du nationalisme québécois.Dans la presse étrangère Aux personnes qui se préoccupent de l'avenir des transports urbains, à la suite du programme d'austérité annoncé par le ministre des Affaires municipales.Claude Ryan, signalons l'existence d'un important rapport dont le titre définit l'objet: Le Financement des transports collectifs urbains dans les pays développés.(Édité par la Documentation française.) C'est le quotidien le Monde qui fait écho à ce rapport, fruit d'une étude faite dans soixante-cinq villes d'une vingtaine de pays développés.Certaines conclusions ne surprennent nullement.Celle-ci, par exemple: métros, trains et tramways ne font pas recette.Nulle part au monde les transports publics ne sont gratuits.Sauf en Extrême-Orient, les usagers ne supportent pas seuls la charge des investissements et de l'exploitation des réseaux.L'idée se répand d'une participation aux frais des bénéficiaires indirects des transports publics.Los Angeles, paradis de l'auto, construit un métro.11 est prévu que les terrains et bureaux situés à proximité du futur métro paieront une taxe spéciale.C'est ce qu'on appelle le recours aux bénéficiaires indirects.Dans le même ordre d'idée, la régie du transport à Montréal suggère une taxe sur les places de stationnement.Les grands de l'industrie automobile ont tout fait, il y a 60 ans, pour détruire les transports publics en Amérique.M.Ryan n'a pas les mêmes motifs que Ford.Si désintéressée soit-elle, son action risque d'aboutir au même résultat: la ruine des transports urbains. LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 DECEMBRE 1990 La Presae B3 '4 SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ SEMAINE DU 23 DÉCEMBRE 1990 La personnalité de la semaine La «vocation» de cet ecclésiastique qui dirige la Mission Old Brewery, c9est de fournir un abri aux itinérants FRANÇOIS FOREST élu donnera les biens M 1 pensants, mais la moitié fl 1 des 20 000 clochards de Montréal ont moins de 35 \\i I ans.Chez un bon nom- bre, écrit le travailleur social Pierre Simard, du CLSC centre-ville, dans une récente parution.Le clochard de Montréal, l'école et le travail sont «au coeur de leurs espérances.Mais ces programmes n'ont aucune chance de démarrer, poursuit-il, si au départ les sans-abri n'ont pas d'abri.C'est la «vocation» du révérend |.\\V.McCarthy de la Mission Old Brewery dans le Vieux-Montréal: 200 nouveaux itinérants par mois: 500 places comblées au souper alors qu'il y a un an, la moitié emplissait la cafétéria : «On fait plus que notre possible, dit-il.Aux autres de prendre la relevé.» Les autres?«Les professionnels de la santé et ceux qui ont de l'argent pour financer des projets comme les noires.Mon expérience cependant me dit que ça ne parait pas bien de cautionner l'alcoolisme, l'itinerance.C'est incroyable quand on pense que seule la brasserie Molson nous donne un petit apport.Les industries préfèrent donner aux universités 'pour la jeunesse', alors que c'est celle-ci que l'on trouve dans la rue», declare la Personnalité de la semaine de La Presse en entrevue.Les gouvernements d'Ottawa, du Québec, la Ville de Montréal viennent d'accorder des subventions totales de 2,2 millions au centre de dépannage.«La classe moyenne a versé, dans une campagne de souscription toute discrète, 800 000$.11 manque un million pour établir un véritable réseau: un réseau qui permettrait qu'une fois abritée, la personne puisse être réhabilitée dans une maison connexe.On y viendra.Le ministre des Services sociaux, Marc-Yvan Côté, l'a promis: il ne veut plus de «po-qués dans les rues» et la réforme de la santé prend les moyens pour qu'ils se retrouvent ailleurs.» À peine 24 heures après l'annonce de la réforme, il y a deux semaines, l'infirmier de la Mission s'amenait avec «ses résidents» au CLSC centre-ville et exigeait compréhension et soins de la part de médecins surpris d'autant «de défis à la fois», de personnes «pas normales».Lst-ce que tous ceux qui vont chez le psychiatre sont normaux, de-mande-t-il, les professionnels sont-ils mal formés?Peut-être, mais je ne veux pas me prononcer.Un exemple récent: un important hôpital anglophone de Montréal me demande de lui envoyer de vrais alcooliques parce que leurs services commencent à perdre la main avec les alcooliques occasionnels?On me demandait des vrais alcooliques, alors que depuis cinq ans dans cette institution, je tentais d'obtenir des places pour mon monde.De l'amour et des soins «Ce que je sais, c'est que si mammae y >¦.m J.William McCarthy «Qui a fermé les maisons de chambres sur la rue Saint-Hubert ?Qui a créé les débits de boisson dans les maisons habitées de la rue Saint-Denis ?Qui a provoqué la prostitution ?Il faut que quelqu'un en paie le prix» l'on ne fait pas la bataiîie maintenant, on perdra la guerre de la pauvreté.Pour cela, ça prend de l'amour, du respect pour l'alcoolique, le malade mental, l'itinérant.Mais ça prend aussi des soins, donc des gens qui acceptent de quitter leur tour, de partager leur pouvoir et surtout de se rendre accessibles.«Quand on y pense bien, reprend le révérend, ces gens-là ont tous connu la malchance.N'oublions pas que nous ne sommes pas nés sur un même pied.Certains n'ont pas toutes nos facultés, nos aptitudes.Ils ne sont pas tous aptes à travailler régulièrement.C'est dans des périodes comme celles-ci, des périodes de crise que l'on s'en rend compte.Ce sont ces gens qui sont à la rue, qui ne peuvent garder leur emploi.Ce sont les premiers à être retranchés, pendant que le patron embauche les cousins et neveux de la famille.» Ces démunis, ce sont ceux qui cognent maintenant aux portes de la Mission.Ce ne sont pas tous des gens désirables ou que l'on aurait tendance à prendre sous le bras: «particulièrement les jeunes, dit-il, qui ont de la difficulté à vivre autrement qu'en gang.Ils ont tenté de s'imposer chez nous aussi, en ne respectant pas les règlements, en intimidant les vieillards.Nous y avons vu avec les moyens dont nous disposions pour assurer le respect de tous.Mais c'est là qu'il faut investir.» Le syndrome «pas dans ma cour» Le défi qui attend Montréal et le Quebec n'est pas comparable à celui que l'on retrouve présentement aux Etats-Unis où la sympathie a diminué et l'intolérance augmentée de la part du citoyen ordinaire devant le schizophrène hurlant au coin de la rue ou l'itinérant qui quête: «Ici existe le filet de l'assistance sociale; Mais ça ne devrait pas nous met?tre à l'abri de l'intolérance.Quand je regarde la lutte que nous avons dù livrer pour ouvrir une maison de chambres sur lâ rue Saint-Hubert, bataille gagnée par Léa Cousineau du RCM, en luttant contre le syndrome «pas dans ma cour», je me souviens de mes récents voyages en Orient où tant en Corée, qu'au lapon, qu'en Chine, les gouvernements cachent les marginaux alors que la pauvreté, les guerres, l'insouciance ont créé cette classe de citoyens.» J.W.McCarthy est vice-président de l'Association internationale des vétérans de la Guerre de Corée.«Regardons y de près, dira-t-il encore: qui a ferme les maisons de chambres sur la rue Saint-Hubert, qui a créé les débits de boisson dans les maisons habitées de la rue Saint-Denis, qui a provoqué la prostitution?Il faut que quelqu'un en paie le prix».À quelle enseigne loge la «Old Brewery Mission »?! «À celle de Dernier Recours, Nous sommes fiers d'être associés à ce centre.C'est un premier centre de référence pour tous les mal-aimés de Montréal et de 1>i Radio-Canada Télévision et radio B4 i LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 23 DECEMBRE 1990 ' A I Dejiis Lavoie _\u2014 MM mm _ emain.veille de Noci.un groupe de dames du Tonds d'aide des dames I i b a n o -canadiennes, en collaboration avçc l'Armée du Salut, offrira un souper de Noel aux femmes sans-abri de Montreal.Une grande ta-blg.de desserts et patisseries libanaises attendra les femmes démunies, le lundi 24 décembre, à I3fif au local de l'Armée du Sa-luwte la rue Stanley.: \u2022 tetJ négociateurs et courtiers de Wood Gundy de Montreal ont fait don de leurs commissions de la journée du 11 décembre.Ils ont ainsi pu remettre la sorpme de 94 21 3 S a des oeuvres de charité qui se dévouent pour les.enfants.Depuis l'instauration de cette «journée miracle» de Wood Gundy, en 1984, on a amasse, au Canada et aux Ëtats-.Unis, plus de 4 000 000$.En pê-fc»tiocle de recession, cette campagne de souscription démontre ; que la générosité n'est pas à la baisse.Le sculpteur Michel Goulet, lauréat du prix Borduas 1990, présidera la troisième vente aux enchères annuelle de la Fonda-lion des Amis du Musée d'art contemporain de Montreal.Ces enchères auront lieu le jeudi 14 février, à 19h30, à la salle Tudor du magasin Ogilvy, 1507, rue Saint-Catherine Ouest, à Montréal.Les oeuvres seront exposées du 9 au 13 lévrier a cet endroit.L'argent recueilli sera verse au fonds d'acquisition d'oeuvres d'art du Musée d'art contemporain de Montreal.Billets, incluant cocktail et catalogue : 20$.Renseignements Andre Lussier.directeur general de la fondation, tel : ( 514 ) 875-4745.1 yson Canada, le plus grand fournisseur indépendant de volailles au Québec, et la leune Chambre de commerce de Montreal ont mis sur pied l'«operation 20 000 repas des Fêtes», pour distribuer aux personnes démunies de la region de Montreal, par l'entremise d'organismes charitables, 8000 kilos de produits de volailles (poulets, dinde et croquettes de poulet).L'animateur de CKAC.Louis-Paul A Hard s'est ainsi transforme en serveur, tout comme Vincent Hogue, vice-president de la leune Chambre, et Gaspare Collet ti.vice-president de Tyson, pour servir des repas en compagnie de la directrice générale de l'Accueil Bonneau.soeur Nicole Fournier.Le docteur lose pli Ayoub ( notre photo ), secretaire de la Fondation québécoise du cancer et directeur du Centre d'oncologic de l'hôpital Notre-Dame signe la préface de Vivre avec le cancer.Lcrit par Bruno Fortin et Sylvain Néron, ce livre constitue un ouvrage de référence pour apprendre a vivre avec le cancer.«La précarité en emploi est un piège pour les employes qui ne peuvent pas devenir des employes permanents», devait affirmer la professeur de l'UQAM D ia ne-G a h ri elle Tre m b la y.conférencière invitée par les étu- diants en ressources humaines du college Maisonneuve qui tenaient récemment un colloque sur la précarité en emploi.Les autres conférenciers étaient : Robert Mitchell, vice-president de la federation nationale des communications et Michel Godinx conseiller de la convention collective de la ville de Montreal.Les president el vice-president de la compagnie Serga/., Gilles Vachon et Réal Robitaille, ont fait don de 10 000$ à la fondation de la greffe de moelle osseuse, representee par ses president et directeur général, le docteur Robert Patenaude et Christian Savard.Le fonds crée par cette fondation permettra de loger les familles de patients venant de regions éloignées, qui doivent demeurer six a huit semaines a Montréal pour une greffe de moelle osseuse.Cinquante-trois étudiantes et étudiants de l'Université du Québec à Montreal ont revu récemment une bourse de la Fondation de l'UQAM, a l'occasion d'une cérémonie présidée par Pierre leanniot.president de la Fondation.Ces étudiants figuraient au nombre des 429 qui ont soumis leurs candidatures.Grace a la générosité des entreprises, des organismes, du personnel de l'Université, ainsi que de plusieurs milliers de bienfaiteurs, la fondation a octroyé 1782 125 $ en bourses d'excellence a 054 étudiantes et étudiants.Un petit don pour une grande cause 0 » a b» 4 ;Le gala Gutenberg, qui reunit VToJitc des imprimeurs et leurs £ meilleurs clients se déroulera le j 18 janvier 1991 au centre des ^congrès du Sheraton Laval.Pour vIIJOccasion, on remettra les prix : du concours de «l'International, u-'Gallery of Superb Printing », organisé par «l'International Association of Printing House Crafts-mien».Des 1 900 pieces soumises \u2022dans 375 catégories, dont 750 provenant des imprimeurs québécois membres des Artisans des îArts Graphiques de Montréal.nos représentants québécois ont àn Francisco; Serge God in.président et chef de la direction du Groupe CGI; Jean Monty, président de Bell Canada; Christina Gold présidente et chef de la direction de Avon Canada ,tnc.; Claude Manchet, président du Fonds de solidarité des travailleurs du Québec; Jean-Marc Lustache, président du Groupe Transat; Yvan Bussic-res, président de Provigo inc.; , frank Dot tori, président et chef de la direction de Tembec Inc.; Pierre Bisaillon, directeur d'usi-ne à la Générale Électrique du ;Canada Inc.; Robert Bouchard, vice- president et chef des opérations de Guillevin International Inc.; Fraçois Du f far, vice-prési-\u2022 denl de Cosset te communication- marketing; Normand Mo-' rin, vice-president chez Lavalin -4nc.et lean-Louis Poirier, vice-president de Provigo Distribution Inc.i* En recevant du cardinal Paul-Emile Léger, I assurance d'une contribution de 25 000 S de ses oeuvres pour les activités de la Maison des aines, la présidente du comité des residents, Hélène Belair (a gauche) et Cisèle Payant, tresohere du comité, ont tenu a faire don d un cheque pour que le cardinal puisse redonner un peu de leur bonheur a des personnes âgées plus démunies.Assistait a la cérémonie, a l'arriére, Raymond Leduc photopaul menri taldot uprme Jeanine Lahaie, présidente de Flair Communication; Paule Tardif-Delorme, présidente du CAFA, Nicole Pageau-Coyette, présidente de la Chambre de commerce du Montreal métropolitain; ainsi que Marguerite Bourgeois, vice-presidente Affaires corporatives de Loto-Québec, participaient au cocktail de Noél du Comité action femmes d'affaires (CAFA) de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Un petit don pour une Le vice-president de ScotiaMcLeod Inc., Jacques O.Nadeau (a droite ), remet un cheque de 3000 $ au directeur general de la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine, Jean-Yves Desbiens.Les sommes ainsi recueillies par la Fondation de l'hôpital Sainte-Justine servent à humaniser les soins, à promouvoir la recherche et l'achat d'équipements.Lancement d'une campagne de financement bien originale, de la maison des jeunes M AGI (maison, animation, groupe, information) au service des 4000 jeunes (entre 12 et 17 ans) résidant dans le quartier de Mercier-Ouest.Impliquée dans la réorientation des jeunes qui décrochent de l'école, et dans de multiples activités pour la prise en charge des jeunes par eux-mêmes, cette maison déjeunes vous offre de devenir un «ami de MAGI» en donnant 10$, ou de devenir un membre honorifique à 100 $ ce qui donne droit de siéger sur le «conseil des gouverneurs».Pour ceux qui s'intéressent au mieux-étre des adolescents, un âge où il est difficile de trouver des activités a son goût, on peut s'adresser a cette Maison des jeunes en téléphonant au.259-7692.La maison MAGI est située au 5984, rue l^è fomonvil- le, Montreal (Quebec), HIM IR3.Le president et directeur général de Chrysler Canada, Yves Landry, sera le conférencier et invité d'honneur de la rencontre annuelle de l'Association des diplômés de l'Université Laval, région Ottawa-Hull, présentée sur la colline du Parlement à Ottawa, le mercredi 22 mai 1991.Natif de Thetford Mines, Landry a débute chez Chrysler comme directeur des ventes du bureau régional du Québec à Montréal.Renseignements: 1-800-465-6875.Lors de son déjeuner-causerie du 10 janvier, la Société québécoise de marketing direct invitera les lauréats québécois du quatrième Mondial de la publicité francophone (dans la catégorie marketing direct bien sûr) a venir présenter leurs campagnes gagnantes.Billets : 40 $ et 50 $, C'est à l'hôtel des gouverneurs Le Grand.Réservations : (514) 353-4303.Nouvelle formule adoptée pour les prochains déjeuners-causeries du Publicité-Club de Montréal.La nouvelle formule débute le 24 janvier, avec un invité du monde de la publicité internationale choisi spécialement par un publiciste québécois.Pierre Côfé, vice-président, création et développement de Publicité Martin.Son invité sera : Ken //eins, vice-president senior wri- ter, Martin Agency, Richmond, Virginie.Billets : 45$ et 60$.Renseignements : (514) 875-2565.Le prochain déjeuner de la Chambre de commerce de Laval prendra la forme d'un débat entre Ghislain Du four, président du Conseil du patronat du Québec, et Louis Laberge, président de la FTQ.Cette confrontation aura lieu en présence de l'animateur et modérateur, Jean-Luc Mongrain.Le sujet traité : Les unions, qu'ossa donne?C'est un rendez-vous, le mercredi 23 janvier 1991, de midi à 14 h, au Centre des congrès, Sheraton Laval, 2440, autoroute des Lauren-tides, Chomedcy, Laval.Billets (TPS incluse) : 27$ pour les membres et 32 $ pour les non-membres.Réservations : (514) 682-5255.^ Les stagiaires de l'Atelier I y r i q u e d e I'Opera de Montreal, par l'intermédiaire de leur coord o n a t r i ce Chantai Lambert, ont voulu rendre hommage a la p r e s i d e n t e fondatrice de la Guilde de l'Opéra de Montréal, lacqueline Desmarais, (noire photo) pour l'appui quelle leur a donne.Les huit chanteurs de l'Atelier, qui ont eu droit a des cours donnes par un professeur de chant repute, lane Randolph, de San Diego, ont entonne quelques airs de Noel en témoignage de gratitude, lors d'un cocktail de la Guilde qui avait lieu a la salle Tudor chez Ogilv) «Les enfants qui se battent contre le cancer n'ont pas besoin de Disney World, ni d'un ordinateur, ni d'une I été de Noel au Chateau Champlain avec leur photo en premiere page dans le journal du lendemain.Ils ont besoin d'une garderie pour leurs frères et soeurs pendant que leurs parents sont a leur chevet à l'hôpital, ils ont besoin de parkings gratuits pour ces mêmes parents, ils ont besoin de camps de vacances, d'équipements, d'un fonds de détresse parce qu'ils sont parfois très pauvres.» Cette citation, publiée dans la chronique du 20 décembre de Pierre Fog lia.qui reportait les propos de Pierre Bru-neau (implique dans Leucan et la fondation qui porte le nom de son fils décédé Charles Bru-neau).relativement aux fondations qui réalisent des «rêves d'enfants» gravement malades, en dit long sur les manières plus ou moins heureuses de vouloir le bien des plus mal en point.L'expose de notre confrere partait de la constatation qu'il y a 64 500 organismes de charité au Canada.Or.nous faisant largement echo, dans cette page, aux campagnes de souscription de quelques unes de ces bonnes oeuvres, qui récoltent bon an mal an des millions de dollars.On a donc l'embarras du choix si l'on veut adopter une «bonne cause».Mais toutes les causes sont-elles bonnes et sans contradictions avec d'autres actions?Le president du Conference Board of Canada.Antoine Saint Pierre, sera le conférencier du prochain dejeuner du club Kiwanis Saint-Laurent de Montreal, qui a lieu au salon Bleu de l'hôtel Ritz Carlton, à midi trente, le 9 janvier.Billets: 30$.Reservations: 845-1343.La semaine suivante, soit le mercredi 16 janvier, le club recevra Lise Bissonnette, du journal Le Devoir.o Le concours d'artistes québécois s'avère généralement très bénéfique pour les organismes qui font appel a leur service.Ainsi, la maison d'hébergement pour femmes et enfants victimes de violence.Carrefour pour elle, de Longueuil.a pu recoller plus de 14000$ lors d'un spectacle bénéfice auquel participaient Richard Seguin, le Groupe Sanguin, Pierre Verville et Marie-Claire Séguin.O Monique Richer, directrice des services à la clientèle et des re-1 a t i o n s communautaires de Bell Canada à Laval, vient d'être nommée présidente du conseil d'administration du Département de santé comunautaire de la Cité de la Santé de Laval.Conseillère municipale à Rosemère et administratrice de la Chambre de commerce de Groulx, Monique Richer mettra sur pied la première édition de «La fête de la santé du coeur».DE RETOUR LE 20 JANVIER ¦ Le responsable de cette chronique part en vacances; la publication reprendra dimanche le 20 janvier. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 1990 B5 Sciences et techniques L'étoile de Bethléem qui guida les Mag Au delà d'une histoire toute belle, quelques données inspirées de l'astronomie CAROLE THIBAUDEAU ¦ «.et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue en Orient les précédait jusqu'à ce qu'elle s'arrêta au-dessus du lieu où était l'Enfant.Voyant l'étoile, ils se réjouirent d'une grande joie.» Dans cette narration de saint Mathieu l'évangéliste, une étoile joue un rôle primordial.Cette belle histoire, qui charme encore notre imagination, a cependant donné bien du fil à retordre aux astronomes, historiens, anthropologues, archéologues, théologiens et autres scientifiques intéresses à reconstituer les événements authentiques qui ont precede la naissance de Jésus à Bethléem.Pour ajouter encore à l'aléatoire, disons qu'il n'y a que saint Mathieu à relater l'histoire de la naissance de l'Enfant.Les trois autres evangélistes, pas plus qu'aucun autre auteur de l'époque, ne parlent ni de l'étoile ni des Mages.Peut-être saint Mathieu nourrissait-il.plus que les autres, de l'intérêt pour l'astronomie.Au Planetarium Dow de Montreal, les conseillers scientifiques ont depuis toujours tenté de retracer l'histoire de l'étoile et de la naissance de lésus.Ils ont eu tôt fait d'établir ce premier constat: lésus n'est probablement pas né un 25 décembre, ni il y a 1990 ans, en Tan zéro de l'ère chrétienne.Incidemment, le zéro n'existait même pas à cette époque.On l'a inventé des centaines d'années plus tard.D'après les récits des evangélistes.il serait plus plausible que |é-su^soit ne au printemps.En effet, on dit que les bergers étaient aux champs la nuit.Or.les bergers palestiniens ne demeurent avec leur troupeau la nuit qu'au printemps, pour aider éventuellement une brebis a agneler.Vraisemblablement, les chrétiens choisirent de célébrer la naissance de leur Sauveur le 25 décembre parce que les Romains étaient à ce moment de l'année trop occupes a fêter le solstice d'hiver pour remarquer les chrétiens et les persécuter.Quant à l'année de la naissance, si lésus est né au cours du règne du roi Hérode comme le relate saint Mathieu, il est alors né avant notre ère, car selon les historiens contemporains, Herode est mort en l'an 4 avant lésus-Christ.De plus, on sait que loseph et Marie, les parents de lésus, voyageaient en vue de participer au re-censement ordonné par César Auguste, le premier empereur.Des fouilles archéologiques effectuées en 1923 mirent à jour un texte de l'époque qui donne les dates des trois recensements ordonnés par le chef des romains: en 28 av.JC, 8 av.|C et 14 ap.JC.Seul le décret de l'an 8 av.JC se conforme au récit de l'évangéliste saint Luc, qui explique comment ce décret amena Joseph et Marie alors enceinte à Bethléem où est né Jésus.Comme les communications étaient plus lentes à l'époque, on peut évaluer que la naissance de lésus a eu lieu en l'an b ou 7 avant notre ère.«C'est le meilleur estimé que l'on puisse faire», affirme Pierre Chastenay, conseiller scientifique au Planétarium.Que s'est-il passé?Nous pouvons alors nous demander: que s'est-il donc passé dans le ciel en l'an 6 ou 7 av.|.C, qui attira si fort l'attention des Mages?Est-ce que la fameuse étoile qui les conduisit en |udée jusqu'à Bethléem était une comète?une étoile filante ou un météore?une nova?Ou encore une conjonction de planètes très brillante?Comme on l'explique dans le spectacle «L'étoile des Mages» à l'affiche au Planétarium, à l'époque de la naissance de lésus, des astronomes Chinois consignaient dans de grands volumes les événements astronomiques de l'époque.Si on se reporte à ces chroniques, on apprend que la comète de Halley fut visible en l'an 11 avant Jésus-Christ, c'est-à-dire quelques années avant la naissance de l'Enfant.Il demeure une possibilité que saint Mathieu, qui écrivit les événements quelques années plus tard, ait mélangé les dates et confondu les deux événements.Les exégètes disent que cela est possible.Toujours dans les chroniques chinoises, on rapporte qu'un objet pouvant être une nova fut observée dans la constellation de l'Aigle en l'an 5 avant Jésus-Christ.L'étoile des Mages est donc peut-être une nova.Une nova est une étoile qui, augmentant brusquement d'éclat, semble devenir une étoile nouvelle.L'accroissement de luminosité peut se faire en quelques jours mais le retour à la luminosité initiale peut ^'étaler sur une dizaine d'années.Mais un phénomène plus exceptionnel encore a eu lieu dans le ciel durant les années 7 et 6 avant notre ère.Si les Mages étaient des astrologues, il est probable qu'ils aient été fort impressionnés par la triple conjonction des planètes Saturne et Jupiter qui eut lieu dans la constellation des poissons.Fait non négligeable, les astrologues de Pépoque nommaient la constellation des poissons la maison des Hébreux, lupiter est la planète des rois et Saturne était aussi à cette époque associée au peuple Hébreu.Ces deux planètes ne se rencon- trent dans notre ciel qu'une fois par 20 ans ( la dernière fois, c'était en 1981 ).Alors imaginons trois rencontres en quelques mois, et qui plus est dans la constellation des Hébreux, voilà qui avait de quoi intriguer, et qui ne s'était sûrement jamais vu de mémoire de Mage!*Ce phénomène rarissime ne se rencontre qu'une fois par 800 ans environ.Un tel événement présageait sûrement qu'il allait arriver quelque chose d'important au peuple hébreu.Or, on savait qu'Israël attendait un Messie.Peut-être ne connaîtrons-nous jamais le fin mot de l'histoire et chacun peut en faire l'interprétation qu'il lui plait.Les théologiens, de leur côté, croient que saint Mathieu voulait transmettre un message plus que tenir une chronique exacte.En écrivant l'histoire des rois Mages, venus de différents pays, il voulait signifier que Jésus était venu sauver non seulement le peuple hébreu mais aussi tous les peuples de la terre.^5 Le spectacle l'Étoile des Mages tient l'affiche au Planetarium jusqu'au 6 Janvier 1991.Renseignements: 872-5537.3 7 V Se ¦ V& \\=Lvl I 7a IH 'tr\\ 4ï ¦ '9 fat ¦j 1 illustrations du Planetarium m visa M té Les 25 ans du Planétarium ¦ Le Planétarium Dow fêtera en avril prochain ses 25 ans.Il a été créé sous l'impulsion du docteur Pierre Gendron.à l'époque président de la Brasserie Dow.Le docteur Gendron était un ancien professeur de chimie et fondateur de la faculté des sciences de l'Université d'Ottawa.Pierre Gendron décida de doter Montréal d'un Planétarium à titre de contribution à l'Exposition universelle qui devait avoir lieu \u2014et qui a eu lieu \u2014 en 1967.En 25 ans d'activité, plus de quatre millions de spectateurs ont assisté aux 150 productions originales réalisées par le planétarium.___t là an t*.¦ Les belles soirées d'hiver de monsieur Cuilbeau CAROLE THIBAUDEAU ¦ S'il y a quelqu'un d'heureux lorsque le temps froid arrive, c'est bien M.Guilbeau.Par temps froid, les étoiles sont tellement plus belles! C'est d'ailleurs par un temps entre moins 25 et moins 30 degrés Celcius, alors qu'il s'était un soir arrêté quelques minutes sur le bord de la route, qu'il fut frappé par la beauté de trois belles étoiles alignées.Lui qui n'avait jamais ouvert un livre d'astronomie de sa vie, il finit par apprendre, à la Société d'astronomie de Montréal, qu'elles appartenaient à la constellation d'Orion.C'était en 1985.Une passion venait de naître chez M.Guilbeau, qui n'en avait jamais eue ni pour le sport, ni pour beaucoup de choses hormis sa famille et la politique.Cette passion lui gruge deux ou trois heures par jour, lui a valu de nouveaux amis et bien des belles soirées,dans sa maison de Bou-chervihe.Cet hiver, de la fin décembre à la fin février, M.Guilbeau consacre son attention à l'astéroïde 4Vesta, le quatrième plus gros, qui fait 555 kilomètres de diamètre.À titre de comparaison, la planète terre a 12 000 kilomètres de diamètre.Un astéroïde est comme une petite planète.Comment s'y-prendre pour apercevoir un astéroïde, objet qui bouge beaucoup plus qu'une étoile?«Moi madame, je travaille à la façon de Galilée, explique M.Guilbeau, le visage animé, je consacre mon attention au même coin du ciel pendant plusieurs jours, et j'attends que l'astéroïde entre dans cette portion de ciel.» Cet hiver Jupiter et Mars Avis aux astronomes amateurs, lupiter est également bien visible durant les prochains mois.«C'est le temps d'observer ses quatre plus gros satellites, affirme M.Guilbeau.11 va y avoir des transits, des occultations.» Enfin, M.Guilbeau fait remarquer qiue c'est notre dernière chance d'ici 11 ans d'observer la planète Mars dans des conditions aussi avantageuses.La position de cette planète est présentement très haute dans le ciel (13,8 secondes d'arc).Le visage animé, M.Guilbeau tourne les pages de l'imposant cartable dans lequel il dessine de petits schémas du ciel et dans lequel il prend ses notes quasi-quotidiennes.« Dès qu'il pleut, qu'il y a trop de nuages ou qu'il fait trop froid pour sortir, j'en profite pour préparer mes prochaines soirées d'observation, dit-il.Les gens sont plutôt des regardeurs d'étoiles, explique-t-H.Mais il y en a, comme moi, qui aiment bien approfondir.11 n'y a pas de plus grand plaisir que de trouver toutes ses étoiles par une belle nuit claire, une fois qu'on a bien préparé sa soirée d'observation.» La femme de notre astronome amateur, Mmc Étiennette Guilbeau.préfère la confection de beignets à l'observation des étoiles.Mais l'été, après une veillée sur la galerie à respirer le bon air qui vient du fleuve, elle aime bien jeter»un coup d'oeil dans l'oculaire du télescope.Pour M.Guilbeau.l'étude de l'astronomie a été le début d'une nouvelle vie.11 s'est acheté un télescope de quatre pouces de diamètre, il a fabriqué son propre trépied, il s'est mis à écrire des articles pour la revue Le Québec astronomique.Un de ces articles, «La retraite devant un télescope», parle de sa bonne étoile qui l'a fait rencontrer sa femme, avec laquelle il en est à 48 ans de mariage.Un sentimental, ce monsieur Guilbeau! Et c'est Julie, leur petite-fille de 20 ans, qui corrige les fautes d'orthographe de son grand-père.L'été 89, M.Guilbeau s'inscrit à un cours d'astronomie à l'Université du Québec, un cours dont il exhibe fièrement le certificat obtenu grâce à son acharnement.«C'est pas évident à mon âge, vous savez, d'apprendre des notions de physique», commente le sexagénaire.« Heureusement qu'il demandait conseil à Julie», dit Mmc Guilbeau.Tournant les pages du volumineux cartable, nous tombons sur une magnifique photo de la nébu- leuse d'Orion, toute de rouge de jaune, de bleu et d'orange.«On n'obtient pas de si belles photos en astronomie amateur, explique^ t-il.Cela prend une exposition photographique de longue durée pour que les oranges s'imprègnent.» Presqu'aussi leste qu'à 20 ans.M.Guilbeau prend son télescope et nous invite à le suivre dehors: «On peut voir Vénus en plein jour, vous savez!» Le trépied sitôt installé, il pointe l'objectif vers le soleil et installe sa lentille dou* blement nickelée; on dirait un miroir des deux côtés.On exami' ne les taches solaires.\" 't «Vous savez, les étoiles ne sont pas comme les politiciens, lance malicieusement l'astronome.On les attend a telle heure et elles sont là!» .M.Guilbeau aime bien rencontrer régulièrement ses trois ccmi; parses.MM.Gibault.Lamy et Pi' chette.«Imaginez trois homroei qui passent des heures ensemble, lance-t-il, sans parler ni de femmes, ni de voilures ni de politique ni de sport.» B6 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 DECEMBRE 1990 Montréal] tés fi Saint-Henri: des HLM qui traînent MARI ANE FAVREAU mu ¦a es citoyens m0 de Saint-Henri prennent avec un grain de sel les promesses de l'administration Dore-Cousi-neau de réaliser logements sociaux d'ici dix ans puisqu'elle n'arrive même pas à faire aboutir un petit projet de.18 logis en HLM.Ces HLM prévus rue Workman sont «une illustration de l'incapacité de la Ville à agir rapidement lorsque les intérêts des locataires pauvres sont en jeu», indique le POPIR-comité logement, un organisme du milieu.«Et pourtant, il n'aura fallu que quelques semaines à l'administration pour faire modifier sa charte et trouver 15 millions de dollars pour venir en aide à une organisation sportive en perte de vitesse, les Expos», écrit l'organisme.\u2022 Depuis un an, le POPIR-loge-ment a multiplié les interventions pour activer la réalisation du projet.Et toujours, leur disait-on, l'aboutissement serait imminent.Mais il apprenait récemment que même l'achat du terrain n'est pas encore conclu.Le groupe signale que depuis l'élection du RCM à l'hôtel de ville, en 1986, il n'y a eu que 12 nouveaux HLM dans Saint- Hen- ri, alors que 300 ménages sont sur la liste d'attente.Au fait, le district de Saint-Henri n'a jamais élu un conseiller municipal du RCM et est toujours représenté par l'indépendant Germain Prégent.Y a-t-il un rapport de cause à effet dans ces lenteurs?Pas vraiment.Sauf que ce dossier a été fort mal engagé au printemps 1988, la Ville projetant des HLM sur un terrain qui, constatait-elle plus tard, ne lui appartenait pas depuis 1981.11 avait été vendu «par erreur» à une coopérative, avec un ensemble d'autres terrains.La coop refusait maintenant de revendre cet excédent de terrain à la Ville et le vendait plutôt à l'entreprise privée.Démêlés juridiques et manifestations ponctuent ce dossier.Finalement, le POPIR apprenait ce mois-ci que la Ville n'avait pas encore acquis le terrain des nouveaux propriétaires.CRÉDIT-PROPRIO PLUS ALLÉCHANT ¦ Pas facile d'inciter les gens à acheter des maisons par les temps qui courent.Aussi, la Ville de Montréal a-t-elle annoncé récemment une amélioration de son programme d'accès à la propriété baptisé Crédit-proprio., 11 prévoyait déjà un crédit de taxes foncières de 5000 $ attribué par tranches annuelles de 1000 S (donc étalé sur cinq ans.) pour tout acheteur d'une première maison, neuve et dont le prix maximum était de 100 000$.Le prix maximum n'a pas changé.Mais il exclut désormais plusieurs éléments, ce qui permet d'élargir le crédit à des maisons qui coûtent globalement plus cher.On exclut maintenant: ¦ la taxe sur les produits et services; ¦ le coût des garages et autres dépendances; ¦ le coût des infrastructures municipales; ¦ la valeur du terrain inscrite au rôle d'évaluation ou 15 p.cent du prix d'achat, si cette valeur n'est pas encore au rôle.De plus, un locataire qui achète son logement neuf peut l'avoir habite pendant 12 mois avant le 14 décembre 1989 pour jouir du credit.A partir de 1991.il faudra que l'immeuble soit inscrit au programme de garantie des maisons neuves de l'APCHQ.La Ville trouve le programme «fort satisfaisant».À chacun d'en juger: après 11 mois de fonctionnement, 539 nouveaux propriétaires bénéficient du cre-dit-proprio et 13 sont à l'étude.Trente-deux demandes ont été refusées.Les nouvelles modalités énoncées ci-dessus ayant un effet rétroactif au 14 décembre 1989, l'administration municipale réévaluera les dossiers déjà refusés.RECYCLAGE DE SAPINS DE NOËL ¦ Le beau sapin qui commence à sécher après les Rois peut être réutilisé dans le cycle de la nature, à Montréal.Voilà qui donnera peut-être meilleure conscience à ceux qui n'osent acheter un sapin naturel par souci écologique.En effet, la Ville de Montréal organise une journée de récupération d'arbres de Noél, le mercredi 9 janvier prochain.Il suffira de les déposer en bordure des rues la veille au soir.D'ailleurs, tous les arbres décoratifs municipaux prendront le même chemin.Lequel?Celui de la déchique-teuse qui en fera des copeaux.Ces copeaux seront par la suite utilisés dans différents travaux d'horticulture, notamment des paillis pour les plates-bandes.On estime à l'hôtel de ville que cette initiative permettra de produire de 100 à 200 tonnes métriques de copeaux.De quoi en vendre aux pépiniéristes! Mais attention: il faut veillera ce que le sapin de Noel soit tout à fait dénudé avant de le mettre à la rue: enlever toutes les attaches, clous, décorations.Si on veut se débarrasser de son sapin avant ou après le 9 janvier, on peut aller le déposer directement à la cour de voirie municipale de son quartier entre le 7 et le 11 janvier.Incidemment, la Ville ajoute des cloches vertes pour le dépôt des matières recyclables, essentiellement le papier et le verre.On trouve neuf nouveaux dépôts dont deux dans le Plateau Mont-Royal, dans Villeray, Saint-Michel et dans Côte-des-Nei-ges/N.D.G.4 ^^^^ * fi» ' 4 ¦» Pas besoin d'inviter les pompiers chez soi, pendant les Fêtes.Mieux vaut prévenir tout risque d'incendie.Installer la base du sapin dans l'eau et placer l'arbre (même artificiel) loin d'une source de chaleur.Pas de lumières électriques dans un sapin métallique, et pas d'arbre illumine sans surveillance.Eviter de décorer avec de la neige artificielle et des cheveux d'ange: melange combustible! De plus, vider les cendriers dans des contenants de métal, ne pas brûler les emballages de cadeaux dans le foyer, et éviter les manches kimono pour faire la cuisine ou manger de la fondue.Laval et Laurentides F: Sur la Rive-Sud « Bourassa, tu nous barres la route économique » chambly: consultation JEAN-PAUL CHARBONNEAU evant ce qu'il appelle l'inertie du gouvernement provincial d'entreprendre les travaux de construction des prolongements des autoroutes 13 et 50, le Front commun 13-50 a décidé de passer à l'action et d'installer le long des voies rapides de la région 24 panneaux en jaune et noir.Ces panneaux auront quatre inscriptions différentes: «Bourassa, tu nous barres la route économique», «Bourassa, tu nous barres la route touristique», «Les détours à Bourassa nous barrent la route», et «Le plus haut % de victimes au Québec ; Bourassa, tu nous barres la vie.» Les premiers ont été installés en fin d'après-midi jeudi, près de Mirabel et sur l'autoroute des Laurentides ( 15 ) à la hauteur de l'usine de Bell Helicopter.Dans la région des Laurentides, 13 panneaux seront installés: trois à Boisbriand, quatre à Mirabel et six dans la MRC ( municipalité régionale de comté) d'Argenteuil.Dans la région de l'Outaouais, 11 seront en montre entre Hull et Montebello: quatre à Hull, quatre à Gatineau, deux à Mas-son, et un à Thurso.Ces affichages ont été décidés à la suite d'une réunion regroupant plusieurs organismes, dont la Corporation de développement des Laurentides.Les coprésidents du Front commun 13-50 sont MM.Mario Lafram-boïse, pour l'Outaouais, et Hubert Meilleur, pour les Laurentides.! La construction de ces autoroutes est réclamée depuis des années et promise par le gouvernement depuis autant de temps.Pour ce qui est du prolongement de la 13 jusqu'à l'aé-foport de Mirabel, le gouvernement fédéral et le gouvernement provincial ne s'entendent pas sur le partage des coûts.La 50, doit relier Mirabel à Hull.MOYENS DE PRESSION ENVISAGÉS À LAVAL ¦ À la suite du rejet à 83 p.cent *des dernières offres de l'employeur, les Lavallois peuvent s'attendre a des moyens de pression de la part des cols bleus au cours des prochains jours.Même s'il y avait eu entente de principe entre les négociateurs syndicaux et patronaux, les employés manuels de Laval ont demandé à leur exécutif syndical de retourner rencontrer la Ville.Le vice-president du syndicat, Isidore Renaud, a déclaré qu'un comité indépendant pour étudier les différents moyens de pression a prendre avait été mis sur pied.«Les gars sont décidés.Us sont tannés.Les pourparlers achoppent principalement sur les horaires de travail et sur les ;v,, v,:,, M9m \u2022' essentiels, à l'automne 1988, à la suite de son débrayage, survenu en plein après-midi de janvier et qui avait laissé des milliers d'usagers en plan.Le syndicat avait annoncé qu'il s'adresserait aux tribunaux pour contester la validité de l'amende, ce qu'il a renoncé à faire en mai dernier.11 avait été résolu d'acheter 14 abribus, selon M.Leclerc, qui dit avoir trouvé par la suite un fournisseur moins coûteux.Cela a permis à la STRSM d'en commander 21 au lieu de 14.Le problème, c'est que le fournisseur n'a pu tous les livrer à l'automne.Les abribus nouveau modèle coûtent 5300 $ au lieu de 7000$ comme avant.Et leur entretien est moins onéreux, a précisé M.Leclerc.SERVICE GRATUIT À LA STRSM ¦ Évitez de devenir une statistique du Bureau du coroner: ne prenez pas trop d'alcool si vous conduisez dans le temps des Fêtes.Mais si vous voulez prendre un coup les veilles de Noél et du Jour de l'An, sur la Rive-Sud, profitez-en donc pour prendre aussi le bus gratuitement (au prix que ça coûte les autres jours!): les services de la STRSM (à l'exception des contrats de desserte des C1T \u2014 espérons que Nez rouge soit dans les environs.) seront gratuits à compter de 14 h jusqu'à 2 h mardi, ainsi qu'à compter de 14 h le lundi 31 décembre jusqu'à 2 h le 1er janvier.loyeux Noél et à l'an prochain.* LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 23 DÉCEMBRE 1990 B7 mm ¦ wmm \u2022 La maison Robert Stanley Bagg PHOTO CANADIAN PRESS SYNDICATE Robert Stanley Bagg CUV PINARD ¦ e nom Bagg est au-Bn jourd'hui peu connu à Montréal.A preuve, l'annuaire téléphonique de Bell Canada ne contient que trois clients de ce nom.Mais il fut une époque où, dans les hautes sphères de la société, le nom Bagg était omniprésent.De descendance normande, la famille Bagg fut en effet une des plus prestigieuses de l'histoire du Canada et se fit connaître dans les milieux social, financier, immobilier, religieux et intellectuel.Cette famille s'implanta au Canada avec Stanley Bagg fils, un riche propriétaire terrien.Et c'est son petit-fils, Robert Stanley, qui fit construire la maison en pierre de grès rouge sise à l'angle nord-est de la rue Sherbrooke et du chemin de la Côte-des-Neiges.Le nom Bagg est presque complètement disparu, et il s'en fallut de peu pour que la maison subisse le même sort.En effet, un incendie survenu le 10 novembre 1982 laissa l'édifice dans un état tel que n'eût été d'une volonté nouvelle des Montréalais de protéger leur patrimoine architectural, la maison Robert Stanley Bagg aurait assurément subi le même sort que l'hôtel Queen's à l'automne de 1988.Selon l'architecte laeques Nadeau, qui a réalisé la restauration en 1985 et 1986, peu s'en fallut pour que les murs s'effondrent vers l'intérieur, presque complètement détruit par le feu.La famille Bagg Arrivé au pays à une date qu'on ne peut préciser, l'ancêtre Stanley Bagg fils naquit en 178b dans le comté de Durham, en Angleterre, où les Bagg possédaient de nombreuses propriétés.Bagg et sa femme Mary Ann Clark n'eurent qu'un enfant, Stanley Clark.Us résidaient dans une somptueuse résidence connue sous le nom de «Fairmount», construite sur sa ferme située du côté nord de la rue Sherbroke, à l'ouest du boulevard Saint-Laurent (si elle existait encore, la maison occuperait un emplacement au nord-ouest de l'intersection des rues Sherbrooke et Saint-Urbain).Avant d'y mourir le 31 octobre 1853, Stanley Bagg avait acquis tant de propriétés à Montréal que Pierre Landry dit de lui, dans le Dictionnaire biographique du Canada, qu'il était «le plus grand propriétaire terrien de l'île de Montréal, après les messieurs de Saint-Sulpice».Né le 23 décembre 1820, Stanley Clark fut le plus célèbre des bagg.Héritier des propriétés de son père à Montreal et en Angleterre, il pratiqua le notariat pendant 14 ans dès l'obtention de son diplôme de l'Université McGill le 31 mai 1842.Pendant l'insurrection de 1837.il prouva sa loyauté à la couronne britannique tors de la bataille de Saint-Eustache.En 1859, il accepta le poste de juge de paix du district de Montréal.Mais en 1865, il refusa de se porter candidat a la mairie de Montréal, préférant consacrer ses moments de loisirs à divers mouvements philanthropiques et culturels, notamment la numismatique et l'archéologie.À cet égard, le 9 décembre 1862.il fonda la Société de numismatique de Montréal avec Adélard-loseph Boucher et Joseph-Amable Manteau.Cette dernière adopta dès 1866 le nom de Société de numismatique et d'archéologie de Montréal.La société existe toujours et elle loge au château Ramezay.En 1844, Stanley Clark Bagg épousa Catharine, fille aînée de Robert Mitcheson et de Frances MacGregor, une descendante du chef du clan MacGregor et des anciens rois d'Ecosse.Tout comme lui-même qui était fils unique, Stanley Clark n'eut qu'un fils, Robert Stanley.Stanley Clark Bagg mourut a «Fairmount» le 8 août 1873.Robert Stanley Bagg naquit à «Fair- PHOTOS LUC SIMON PERREAULT.U Presse La maison Robert Stanley Bagg (à gauche) dans son environnement.mount » en 1848.Il étudia au Montreal High School et à l'Université McGill.Diplômé en droit, il eut peu de temps pour le pratiquer même s'il ouvrit un bureau en compagnie du futur député Donald Macmaster dans l'édifice Temple: la gérance de l'héritage familial après la mort de son père en 1873 prenant tout, son temps.Actif dans plusieurs organismes sociaux et culturels, il parlait couramment le français et comptait de nombreux amis parmi la communauté canadienne-française.Bagg mourut le 22 juillet 1912 à Kenne-bunkport, dans le Maine, où il passait ses vacances d'été comme de coutume.Il laissa dans le deuil sa femme Clara, fille de Charles F.Smithers qui fut un temps president de la Banque de Montréal, et trois enfants.Harold Fortescue Stanley.Evelyn St.Claire Stanley et Gwendolen Katherine Stanley.La lignée se continua grâce à Evelyn, qui maria l'architecte Huntley Ward Davis le 26 octobre 1910.Ce couple eut au moins une fille, Evelyn Clare Ward Davis mais on ignore ce qui est advenu de la famille après cette quatrième génération.Le terrain La maison Robert Stanley Bagg se trouve au 1541 (ex-759), rue Sherbrooke ouest, à l'angle du chemin de la Côte-des-Neiges.Elle se trouve sur la partie sud-ouest du lot 1728 d'origine de la division Saint-Antoine.Trois édifices occupent ce lot et portent les numéros 1525 à 1541.À l'origine, le lot de 19 150 pieds carrés mesurait 115 pieds en bordure de la rue Sherbrooke, 130 le long du chemin de la Côte-des-Neiges, 177 du côté nord, et 133 du côté est.Le terrain fut d'abord subdivisé en trois parties, chaque partie se rapportant à Tune des trois maisons qui occupent le lot d'origine.La maison la plus à l'ouest occupait donc un terrain de 7220 pieds carrés mesurant 43 pieds le long de la rue Sherbrooke, 103 en bordure du chemin de la Côte-des-Neiges, 103 également du côté nord, et 129,6 du côté ouest.Mais résultat de la vente d'une parcelle de terrain comprenant l'immeuble à logements portant les numéros civiques 3415 à 3419, chemin de la Côte-des-Neiges, la surface du terrain irrégulier ABCDEF mesure actuellement environ 4370 pieds carrés, soit une ligne AB de 43 pieds le long de la rue Sherbrooke, une ligne BC de 55 pieds en bordure du chemin de la Côte-des-Neiges, une ligne CD ouest-est de 51 pieds à l'arrière, une ligne DE sud-nord de 10 pieds, une ligne EF ouest-est de 25 pieds, toujours à l'arrière, et une ligne FA de 103 pieds du côté est.Bagg acquit le terrain de Warden King, qui l'avait lui-même acheté de la succession d'Alexander Simpson le 7 juillet 1890 dans l'étude du notaire Hartland de M.Marier.Au moment de l'acquisition, il n'existait aucune maison sur le terrain.En revanche, une carte de 1878 des Archives publiques du Canada montre l'existence d'une maison sur la partie est du lot 1728, sans doute la maison Linton, construite en Î862, bien en retrait de la rue Sherbrooke (son entrée principale fut plus tard tournée vers la rue Simpson).Warden vendit le terrain en trois parties: une à Robert Stanley Bagg le 25 juin 1891, une à la mère de ce dernier, Catharine Mitcheson, le même jour, et une troisième à Albert E.Lewis le 29 décembre 1891.Bagg remembra le terrain en rachetant les parcelles de sa mère le 30 janvier 1892 et de Lewis le 9 février suivant.A la mort de Robert Stanley, son épouse, Clara Smithers, hérita de la propriété, qui fut vendue par la succession a Harry Mazer le 29 janvier 1948, après |a mort de Clara, décédée en 1946.À partir de 1924.cette dernière n'occupa que la moitié de la vaste maison qu'elle avait fait diviser en deux logements.Les propriétaires suivants furent Gerald Glass et Al ( 18 août 1980), Margaret Dorst (26 août 1983), 127078 Canada inc.( 23 novembre 1983 ), et Allied Properties Investments Inc., la société de Me John Lechter, propriétaire des lieux depuis le 4 novembre 1988.127078 Canada inc.entreprise appartenant aux partenaires de Lajeunesse et associés publicité inc., fut le maitre- La tour de la face ouest n'a pas encore retrouvé son toit conique.Les lucarnes massives de la mansarde portent encore les traces de l'Incendie de 1982.d'oeuvre de la restauration de l'immeuble.La maison Robert Stanley Bagg fut construite en 1892.La plupart des références donne la date de 1891.mais le rôle d'évaluation de la Ville de Montréal de 1892 indique clairement que la maison était alors en construction.D'ailleurs, on aura remarqué que le remembrement par Bagg des trois parcelles de terrain ne fut complété qu'au début de 1892.L'édifice de forme irrégulière mesure 48 pieds dans sa partie la plus large, du mur mitoyen au mur extérieur de l'ajout du côté ouest, sur 72 pieds dans sa partie la plus profonde, de l'extérieur de l'oriel au mur extérieur de l'ajout à l'arrière.La partie la plus haute de l'édifice se trouve à 45,5 pieds du niveau de la rue, soit dans l'axe du mur mitoyen.Il existe une dénivellation de 18 pouces d'ouest en est, et de quatre pieds du nord au sud.La maison comprend un sous-sol, un rez-de-chaussée et deux étages, mais l'ajout à l'arriére se limite au rez-de-chaussée.Les quatre registres de l'édifice sont nettement découpés par de larges bandeaux en pierre rugueuse fermés par des moulures en pierre.Certains attribuent la maison à William McLea Walbank, ce qui est fort plausible selon Germain Casavant, du Service de la planification de la Communauté urbaine de Montréal, qui compare avantageusement son style avec ceux de la maison John Castigan (aujourd'hui occupée par l'Ordre des architectes du Quebec), et de la résidence Charles Godfrey, au 2124, rue Drummond.La maison Robert Stanley Bagg est de style victorien avec une touche de roman.La maison repose'sur des fondations en grosses pierres grises bossées.Le gres rouge bossé des faces sud et ouest ( l'arriére est en brique rouge et le quatrième mur est mitoyen) fait un heureux contraste avec le grès presque jaune de l'édifice contigu.L'appareil de la pierre est de type écossais, ou mixte comme disent certains.L'état de la pierre dans les ouvrages sculptés permet de croire que le grès.utilisé provenait du Canada et non d'Ecosse à cause de sa grande friabilité.La facade comprend deux travées.La travée de gauche de 15,2 pieds de largeur comprend une ouverture cintrée avec cintre formé de pierres rayonnantes, qui retombe sur des pierres d'appui massives de type roman.Du côté gauche, la base de l'arc repose sur une colonne â chapiteau roman qui supporte aussi un arc similaire pratiqué dans le mur ouest, pour former un portique.À l'époque où l'escalier conduisait au rez-de-chaussee plutôt qu'au sous-sol, ces deux ouvertures cintrées étaient complètement dégagées, mais le réaménagement de l'escalier à l'occasion de la construction d'une nouvelle entrée, chemin de la Côte-des-Neiges, en 1948, a entraîné le murage de l'ouverture dans la face ouest.Au premier étage, on remarque une fenêtre à arc en plein cintre.Le deuxième est aménagé dans la mansarde à versants recouverts de bardeaux d'asphalte.À cette hauteur, on remarque une fenêtre à arc brisé surmonté d'un oeil-de-boeuf au fond d'une lucarne en bois à encadrement arrondi reposant sur des consoles sculptées.La deuxième travée de 18,9 pieds de largeur comprend un oriel montant de fond de 15.5 pieds de largeur de 2,5 pieds vers l'avant, oriel qui est doté de fenêtres rectangulaires.À la hauteur de la mansarde, on note la présence d'une lucarne palladienne de 12,5 pieds de largeur et comprenant trois fenêtres cintrées, celle du centre étant surmontée d'un oeil-de-boeuf.Là aussi l'encadrement est en bois arrondi.Soulignons que les deux lucarnes portent encore les traces de l'incendie de 1982, les promoteurs ayant manqué de ressources pour les remplacer au moment de la restauration, selon l'architecte.On remarquera que cette façade est moins ornementée que sa voisine à plans multiples, avec le toit conique surmonté d'un pinacle doré qui couronne la tourelle d'angle, l'ouvrage palladien qui couronne l'avant-corps.et le mascaron qui ornemente l'entablement de la fenêtre du rez-de-chaussée.La face ouest reprend certains éléments de la façade comme les fenêtres cintrées et la lucarne étroite à la hauteur de la mansarde.À ces éléments s'ajoute une intéressante tour de 9 pieds RENDEZ] VOUS 92 1992.350' ANNIVERSAIRE DE.L4.I i-vw\\no\\ m: \\io\\trh \\i I '.-Maw Air* ' lïf Le portique de l'entrée principale, avec sa colonne et ses pierres d'appui a chapiteau roman.de diamètre, surmontée d'un ouvrage en bois sculpté comprenant des fenêtres géminées à l'intérieur d'ouvertures à arc brisé.Cet ouvrage est en piteux état, et son couronnement conique n'a pas été remplacé.Quant à l'ajout en béton de 16 pieds de largeur, percé de croisées cintrées, il fut construit en 1948 par l'entreprise Corinthian Construction Co., selon des plans de l'architecte Grattan D.Thompson.Il est regrettable que cet ajout édifié pour ajouter une deuxième entrée n'ait pas été construit en gres rouge comme le reste de l'édifice car ses éléments architectonîques s'harmonisent bien à ceux de la partie la plus ancienne.Les mêmes remarques s'appliquent â l'ajout qu'on a construit.à l'arrière, du côté est.Auparavant, l'immeuble avait subi des modifications à l'intérieur en 1902 et 1906 sous la direction des architectes Arthur St-Louis et Alphonse Piché, mais il s'agissait de modifications mineures.La maison Robert Stanley Bagg occupe une place privilégiée rue Sherbrooke, puisque la courbe qu'épouse la rue Guy en direction de la rue Sherbrooke permet de l'apercevoir de loin dans toute sa splendeur.SOURCES: Bureau d enregistrement de Montreal: Testament de Robert Stanley Bagg ; Resume des transactions sur le lot 1728 \u2014 Communauté urbaine de Montreal.Service de la planification du territoire: Répertoire d architecture traditionnelle - Les residences; et documents divers \u2014 Editions du Méridien: Demeures bourgeoises de Montréal, par Francois Re-millard et Brian Merrett \u2014 Clarke Publishing Co.: Montreal from 1534 to 1914, Vol.Ill, par William H.Atherton \u2014 Canadian Press Syndicate: An Encyclopaedia of Canadian BiographyPresses de I Université Laval : Dictionnaire biographique du Canada.¦ » REPÈRES Id - '?\\> Nom: maison Robert Stanley Bagg.Adresse: 1541, rue Sherbrooke ouest.Métro: station Guy-Concordia, rue Guv vers le nord.* t : >¦* 1 Ces articles sont offerts sous forme de livres par les Editions La Presse sous le titre Montreal, son his* tare son architecture.Renseignements: Cuy Pinard, au 285-7070 Architecture La Cité internationale, un grand projet montréalais JEAN-PIERRE BONHOMME Ouelle bonne nouvelle! La Ville de Montréal oriente d'une manière objective et rationnelle, pour la première fois, et en s'y engageant sur le plan international, le développement d'un quartier.Il s'agit du quartier du square Victoria, bien entendu.Ce quartier dont les journaux ont parlé il y a quelques jours et dans lequel la municipalité veut construire un grand Centre international des congrès.La Ville a organisé, en ce cas, un concours international d'architecture, ce qui est loin d'être banal, jusqu'ici la construction des grands immeubles et l'aménagement des rues et des avenues étaient confiés à des architectes sur une base souvent subjective ou à des fonctionnaires qui n'ont parfois pas beaucoup voyagé.Il faut rappeler, dès l'abord, que la Ville et l'État ne sont pas l«js seuls moteurs de l'expérience.En ce cas, comme en celui de la rue McGill College, ce sont les commerçants, les promoteurs immobiliers qui ont pris l'initiative.Ce sont eux qui, constatant les risques financiers que comportent les mauvais aménagements, ont proposé une rationalisation à la mesure du quartier.Les grands promoteurs immobiliers fournissent la moitié des capitaux nécessaires à la tenue de ce concours.Car les blessures qu'ont causées la tranchée de l'autoroute (avec sa monstrueuse cheminée d'évacuation des gaz) et la mauvaise organisation du square lui-même n'ont pas pour seul effet de faire fuir que les esthètes.Elles repoussent les capitaux.Il n'y a certes pas de mal à ce que les «bourgeois* s'occupent de la ville.Mais il faut rappeler qu'en général ce sont les villes ou les États, pas une classe de citoyens qui prennent les concours d'architecture à leur charge.Car ces concours concernent la communauté dans son ensemble.Nous ne voulons pas ici perdre de vue que la tenue de concours d'architecture s'impose tout autant pour les quartiers habités que pour ceux où sont installés les bureaux deycommerce.11 est encore plus difficile de bien loger les gens et les rendre heureux en ville que de dessiner une avenue pour les citoyens de tous les jours.Le prochain concours d'architecture, organisé par la Ville, pourrait donc concerner un ilot du Plateau Mont-Royal ou l'équivalent.Ceci dit le planning du quartier du square Victoria s'imposait d'évidence.Rien n'est plus désolant que l'autoroute Bonavcnture et l'émiettement du secteur Ville-Marie.Le mérite de la proposition de l'architecte Peterson, choisie par le jury du concours, c'est celui de recréer une veritable place urbaine unificatrice avec les lambeaux actuels du square.Pour une fois l'architecte nous réapprend, avec son projet de Place de Montréal, ce au'est une place.Il a composé un lieu où les immeubles eux-mêmes composent l'aménagement.Les immeubles entourent la place et la referment, surtout avec le petit immeuble institutionnel de l'extrémité sud de la croix.Par ailleurs la croix du square elle-même, comme principe unificateur du quartier, est une intuition que l'architecte new-yorkais a eue de par le fait même, nous le supposons, d'une certaine spiritualité.La colonne devenue pôle, sur la Place de Montréal, et le globe terrestre devenu attirant, devant le futur Centre international des conferences, donnent un sens aux immeubles qui les entoureront.Sans ce symbole, d'importance capitale, les immeubles pourraient perdre de leur valeur.Le parti, choisi par les promoteurs, de maintenir une certaine horizontalité, dans le nouvel ensemble, est le meilleur.Dans ce contexte, le dessin de M.Peterson est «classique».C'est-à-dire qu'il n'est pas étranger au planning que s'est donné Washington.Pour les besoins de la cause, cette monumentalité et cette expression d'ordre contenu conviennent à nos contrées conservatrices.Nous n'avons pas examiné les autres projets soumis au concours.11 est possible que certains aient ete beaucoup plus « exciting* que celui de l'Américain.Mais, dans le cadre présent, celui de M.Peterson, les Montréalais pourront vivre pour une fois dans un lieu propre, ordonné et qui ne fait pas fi de l'esprit des choses humaines.Le projet de Petersen, Littenberg, de New York, pourrait transformer l'environnement du square Victoria avec un bon esprit urbain.f A B8 LA PRESSE.MONTREAL.DIMANCHE 23 DECEMBRE 1990 Le dollar US a été sérieusement érodé comme valeur refuge en 90 JEAN-LOUIS SANTINI de !'Agence / mnee-Tresse washisg ras ¦ Le dollar a ete mis a rude épreuve en 1990 avec la deterioration du climat des affaires aux États-Unis et le regain de vigueur de l'économie européenne tirée par la locomotive allemande dont le potentiel de puissance a décuple avec la fin de la guerre froide.Le rôle traditionnel de valeur refuge joue par le billet vert depuis la fin de la Seconde guerre mondiale au moment des grandes crises internationales parait sérieusement erodé comme en témoigne sa faiblesse persistante en dépit des risques de conflit dans le Golfe.Depuis avril, le dollar a perdu prés de 20 p.cent de sa valeur face au yen et 14 p.cent contre le deutschemark, tombant ainsi vis-à-vis de la devise allemande a son plus bas niveau historique depuis 1948.Cette glissade, selon les analystes, resuite à la fois d'une crise de confiance des délenteurs de capitaux dans l'économie américaine, qui s'enfonce dans une récession, et d'une augmentation des taux d'intérêt reels en Europe et au lapon.Les rendements offerts sur ces deux mar- ches sont désormais nettement plus avantageux et prometteurs.Le différentiel entre les taux sur les bons du Trésor à court terme atteint ainsi 2 à 3 p.cent au détriment de ceux offerts aux Etats-Unis, précisent des experts.En outre, soulignent des analystes, ce fosse va encore se creuser alors que la Réserve fédérale a décidé d'assouplir sa politique monétaire ces dernières semaines pour donner un coup de fouet à l'économie et tenter d'éviter ou tout au moins de minimiser la récession.La Fed avait ainsi annonce le 18 décembre une reduction d'un demi point de son taux d'escompte, un instrument hautement symbolique, pour le ramener à 6.5 p.cent.La sortie des capitaux étrangers du marche américain, résultant du pessimisme des investisseurs et de l'évolution des taux d'intérêt, est jugée inquiétante par le banquier new-yorkais Felix Rohatyn.«Depuis 40 ans que je suis dans les affaires, je ne me souviens pas d'avoir été aussi inquiet qu'aujourd'hui», a-t-il récemment déclare dans une interview au Washington Post.Les engagements Depuis ces derniers mois, poursuit-il, de nombreux investisseurs étrangers et américains accélèrent leurs placements en marks et en francs suisses notamment afin de réduire leurs engagements en dollars.Une récente etude réalisée par la firme d'investissement Salomon Brothers montre que si la tendance constatée pendant les neuf premiers mois de 1990 se poursuit jusqu'à la fin de l'année, les nouveaux placements étrangers aux Etats-Unis (immobilier, actifs de sociétés, titres boursiers et bons du Trésor ) diminueront de 72 p.cent par rapport a 1989 avec un total de 40 milliards de dollars comparé à 141,7 milliards.Pendant la même période, indique Salomon Brothers, les détenteurs de capitaux américains ont accru leurs investissements en dehors des Etats-Unis de 16 p.cent par rapport à 1989 avec un total de 62 milliards en rythme annuel.Cette hémorragie de capitaux et la dégringolade du billet vert ne semblent pas inquiéter l'administration Bush.Elle voit dans la dépréciation du dollar le moyen de rendre les exportations américaines plus compétitives, ce qui permet de soutenir l'activité économique et de poursuivre la reduction l'important deficit commercial.Plusieurs hauts responsables américains, dont le secretaire au Trésor Nicholas Brady, laissent entendre que la baisse du dollar ne pose pas de problème.Il n'y a eu selon les dernières statistiques de la Fed aucune intervention américaine sur les marchés des changes au troisième trimestre pour soutenir le dollar.L'Allemagne et le Japon, les deux autres membres de poids du groupe des sept principales puissances industrielles (le G7).semblent satisfaits de cette situation.Pour ces deux pays excédentaires, la dépréciation du dollar permet d'amortir les effets inflationnistes du dernier choc pétrolier Dans le cas de l'Allemagne, un dollar faible atténue également les tensions sur les prix engendrées par les coûts exorbitants de l'unification.Seules la France et l'Italie, dont les balances commerciales sont déficitaires, se sont inquiétées de la chute du dollar qui handicape leurs exportations et ont demandé une réunion du G 7 pour examiner la situation.Washington, Tokyo et Bonn ont finalement accepté que le G 7 se réunisse en janvier en insistant toutefois sur le caractère routinier de cette rencontre.Dans les milieux spécialisés on ne s'attend pas à un changement de direction du dollar.Au contraire, nombre d'analystes, comme l'économiste Nicholas Sargen de la firme Salomon Brothers, voient le billet vert au-dessous de 1,40 DM et à 110-115 yen à la mi-1991.Seul une guerre dans le Golfe ferait remonter le dollar soulignent-ils.mais ce sera certainement momentané.Nicholas Brady laisse entendre que la baisse du dollar ne pose pas de problème.Boucles d'oreilles à A diamants 10 K V~5* Pendentif 4 mn 1 diamant 5 mn 9J& B.O.a Z™\" diamants m 259* Chaîne 10 K 27$ Pendentif 4 mm 138$-25% = .102* 1 diamant 5 mm 165$ - 25% = 123* 128* 6 mm 1925-25% = 144* ' K 8 mm 252 S - 25% = 189* failli Bague 14 K, 17 diamants 3 639* Jonc 14 K, 14 diamants 990* Bague 10 K a 6 diamants 511* life Pendentif a 1 diamant 136* Coeur amour 10 K Coeur 10 K à 1 diamant » 14 diamants 174* 416* 7139, rue Saint-Hubert (coin rue Jean-Talon) Montréal 277-3127 OUVERT dimanche de 10h à 17 h, et lundi de 9 h à 17 h.¦ BIJOUTERIE leroy Le public doit lire tes cahiers publicitaires, dit Postes Canada Presse Canadienne OTTAWA ¦ Postes Canada ne veut pas que les citoyens jettent les cahiers publicitaires avant de les avoir lues.Dans cette optique, elle refuse d'installer des poubelles au voisinage immédiat de ses boites communautaires, parce qu'elle estime que ce serait manquer à ses devoirs envers ses clients qui ont paye pour faire distribuer leur publicité par la poste.La Société canadienne des postes n'agirait pas de manière responsable en encourageant la mise au rebut de ce courrier avant même qu'on l'ait lu.soumet un représentant de la Société dans une lettre au députe libéral Don Boudria.Celui-ci avait écrit à Postes Canada a la demande d'un électeur ontarien, dont la propriété jouxte un groupe de boites postales communautaires.M.Brian Michaelisse plaignait de ce que les gens jetaient les circulaires dont ils ne voulaient pas au sol.devant sa propriété, lorsqu'ils venaient chercher leur courrier.Il avait bien essaye d'installer sa propre poubelle à côte des boites postales, espérant que ses voisins comprendraient le message \u2014 sans succès: les gens ont aussitôt entrepris d'y déposer.leurs ordures ménagères.Une plainte auprès de Postes Canada n'a tLnné aucun résultat.La Société de la Couronne estime que le problème ne la concerne pas.bile consentirait seulement a diffusera nouveau la lettre qu'elle avait distribuée au printemps dernier pour demander aux gens de garder l'endroit propre, a précise l'agent Wilson Pearce de Postes Canada.Le depute Boudria en conclut que la Société des postes confond les priorités, et que c'est le public qui passe en dernier.Le PNB japonais devrait accuser une baisse en 91 Associated Press tok yo ¦ Le PNB du lapon ne devrait progresser que de 3.8 p.cent en 1991, contre 5,2 p.cent en 1990.en raison d'un léger recul des investissements en provenance du secteur privé, a-t-on appris hier de source gouvernementale.Les investissements des entre- prises privées en équipements et en infrastructures devraient en effet chuter de b.8 p.cent au cours de l'an prochain, precise-ton de même source.Autre prévision importante: les dépenses des laponais en biens de consommation ne devraient augmenter que de 4.1 p.cent en 1991, contre 4,2 p.cent cette année.PROPOSITIONS DAFFAIRES 705 HYPOTHEQUES A ARGENT, le i> 7e h,p.lusau'o OS0.Résidentiel, commercial, industriel.S.U.C.H.cnr.9SM99J A 1ere et .e.bOioncc de vente.nOtQift: LQbeiQ» _ HSSETT 6 PETIT NOTAMES 931*4242 ou 607-5361 PREMIERE et deuxième hypome-Que.résidentiel, commercial, industriel.Dencol Mortooge 342-1356.712 ASSOCIES DEMANDES ASSOCIE(E) demondele) pour spectacle unique en son oenre Demander Rene 652-7048, 227-6437 ARGENT DEMANDE 718 ABAISSEMENT: lere>2e h^potne-guc.ropide jour, so»'.Not.7;o-4332 725 TENUE DE LIVRES, DECLARATIONS DIMP0T COMPTABILIX 270 3838 726 INFORMATIQUE.BUREAUTIQUE COMPTABILIX 270 3838 Les gens d'affaires avisés font confiance à la rubrique des PROPOSITIONS D'AFFAIRES de LA PRESSE pour obtenir les MBUfURS RESULTATS.385-7111 INTÎRUR8AIN SANS RAIS 1-000-361-5013 annonces encadr&s 235-7000 MONTRÉAL REVUE DE LA SEMAINE \tVoàm\t\ttt% OOL V».\t\tHftJ\tfin \tA / B\t\t\t\t\t ACDS\t130000\t20\t19 20\t\t3}\t10 ACSI\u20143:c\t24500\t3\t3 3\t\t14\t2 AOS\t220C\t30\t30 30\t\t65\t20 -VE L*0\t:286D\t162\t160 162\t\t190\t115 Ajr RfS\t32725\t340\t325 325 -\t10\t$7>-\t305 Prce\t:3S48\tSl2'c\t12 4 12*3\t\t$'6 ,\t12 4 AC :e\t209SS\t$1/\t15-4 17 +\t'e\t$17 1\t14-4 esRv 195\t1100\t$21^\t21 2Us +\t\t$22 4\t20 Bo'ftv.srE\t\t$88\t88 68\t\t$94 2\t83 eoR* s-F\trS4000\t$24 ;\t24 24 1\t\t1254\t22 4 Bq.Rv s'G\trBSSOC\t$23 .\t22's 77'î\t\t$25\t22 4 Bo T-0\t604272\t$17 a\tI6J4 17 +\t\t$20*\t14* BTDs'p\t2200\t$24 i\t24 2 24 2\t\t$25 2\t22 * B impirg\t41425\t$23-u\t77h 23'4 +\t\u2022 -* *\u2022\t$24\t21-4 B.lrr.p.srd\t13690\t$24\t23 h 23^4 +\t\t$25*\t22 BoC Ims\t1411SÎ\t$27 .\t26 2 26 2 -\t\t$32-.\t21* Ba-e v\t528560\t$30 1\t29-ï 29*-s\t\t$32'.\t24 ; BMO y}\t280\tî:4 «\t24-4 24 4 +\t\u2022\t$26\t23* BVO S'i\t2300\t$24\t23-, 24 +\t;\t$25 4\t22 2 Bi N Ecos\t7:,4»4\t$12i\t12'r 12 4-\tm\t$16*\t10 2 B '.E -.'l\t22200\t$21 1\t20 ; 20 t\t\t$23'\t20 2 B NE s'3\t: .¦ M\t$18: i\t16 - 1! 1 f\t\u2022 ft\t$19h\t16 2 B SE sr4\t23100\t$24\t23 4 23 2\t\t$25\t21 1 Baïo:\t2 7900\t$5 4\t5 2 5 ï\t\t$12\t5 4 Be'6 1.9:\t2500\t$23\t23 23\t\t$24 2\t21-4 B( 3?»\t800\t$23 4\t22*i 23 -f\t'2\t$241\t19* Ee **o-a\t14600\t20\t16 2 16 2-3 -2\t\tec\t10 Bestèf\t210700\t37\t35 37\t\t122\t35 b\t275S61\t$12 4\t11* 12 -\tt\t$14 e\t437 i B-01-\t10250\t$3\t7h\t'¦9\t$9-\t5 B c-a »e\tI1O9O0\t45\t43 43\t\t195\t40 Boce\".-\t21550\t27\t27 27\t\t225\t20 BP Rova\t4500\t70\t65 65 -\t5\t160\t65 Bcr: a\t322S\t$16 4\t16 1 16 2 -\t- 4\t$20*\t14 2 fBoro B\t149461\t$15 j\t15 1 15*-\t4\t$20- =\t12* Bomb Sri\t1100\t$21 \u2022\t21* 2P4-\t' 4\t$74 i\t21 2 Bo* Vd'\t21030\t$14-4\t14* M-.\t\t$16 4\t12* 8o«vi?02\t11 :\t$29-4\t29 2 29>4\t\t$32\t27 2 Bo*VtfOS\t$300\t$18 1\t17 2 17*-\tVa\t$20 2\t17 ?B Brick a\t2215\t335\t315 335 +\tS\t$8 *\t260 Brascai a\t21057\t$161\t15* 16 -\t1\t$77 2\t14 BrConO.I\t210000\t20\t20 20\t\t23\t13 Bruncor\t7488\t$17i*\t17 4 17* +\t*\t$17*\t15 4 Bruns* 'O\t/1010\t$7\\\t7* 7*\t\t$11\t64 \u2022 ax* M Ut Clot S2to V* km Ut Vaunt KM tu QH S2:;3\tni1\t4 10-4\t10*-\t'¦7\t$17-.\t10 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15\t275\t160 Inropac\t3D803\t150\t140\t145\t+ 3\t$8 *\t136 hferhome\t26600\t$47*\t47 2\t47*\t\t$50\t43 4 IBM\t22971 $132 4\t\t130 »\t137\t\t$142-b109\t In! o*a or\t21900\t17\t17\t17\t\t36\t3 iht.Daia\t2760\t65\t65\t65\t\t100\t55 In?Eoiîe*\t2267\t40\t40\t40\t\t45\t25 Inverness\t:>3\t$6\t6\t6\t\t$7*\t450 Inv Gro\t2200\t$25\t25\t25\t\t$24'4\t20* Irwin Toy\t240\t$5\t5\t5 5\t\t$6*460\t flrwin A\t1000\t465\t465\t465\t+ 20\tS5*\t445 fivaco A\t11799\t$7 »\t6 2\t6*\t\t$11 4\t6 i Ivaco B\t27850\t$7 4\t7*\t7 .\t\t$12 1\tt 4 Ivaco sr2\t136C-3\t$11\t10*\t11\t+ |3\t$17\t9 .Ivaco sr3\t2C-9CO\t$12*\t12 ,\t12*\t+ : 2\t$19 4\t12 lvaco.sr4\t4500\t$20'2\t20\t20\t\u2014 1 i\t$27*\t18 4 Jarnoc*\t40591\t$13*\t12*\t13\t+ \u2022*\t$19*\t11* Jnoch.1.20\t2 600\t$11*\t11*\t11\t\t$1343\t10 f Jean.Cf A\t17655\t$13 1\t16*\t18\t+ 1*\t$17*\t12 4 Jordan A\t56100\t300\t275\t275\t- 30\t355\t275 fjrny End\tiieoo\t$6\t5*\t5*\t\t$20\t480 \tK\t\t/\tL\t\t\t ftftM km Bas Got 52* MM.V» MM Bas Kaufei 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Leroux\t5200\t170\t170\t170\t\t\t200\t110 LBL.inc\t69000\t175\t107\t124\t+\t14\t185\t100 Lob'aw\t36500\t$18*\t16*\t18* +\t\t'4\t$19\t13* Loewen\t1000\t210\t210\t210\t\u2014\t10\t$5\t210 iLog.G.Inf\t10900\t19\t17\t19\t\t2\t45\t10 fLogis.Cib\t21000\t$8 ;\t8*\t8*\t\t\t$11\t8* Londn.lns.\t12980\t$19 ;\t19 \"4\t19'/j +\t\t*\t$22*\t18 Londn.SrA\t22200\t$18*\tl?\t18*\t\t\t$22*\t17* iLouvem\t40600\t415\t400\t410\t+\t\t$9*\t340 Loyvm.pr\t;9000\t360\t350\t360\t\t\t$9\t310 M / N M Corp MRRM MaBa>e Maax rV.CM Bldl rVaclean Macvro iV.ad'e>e fMaief'e rV^rcom C fMaht Tel Mr?pr D AAarfcbrgh IMarbteiA 28875 2700 17750 6600 75103 214268 14600 11600 210000 10869 MOO 54432 12000 $9 2 9* 9>3\u2014 * $70 70 70 370 705 370 +105 87 76 $16* 16* $9 4 9* 75 70 $5 465 $9 , 8* $\"» \u2022 9* $17* 17 2 SS .82 $7 7\".755 245 76 -16^.-9*-75 5 - 9 4 9* 17*+ ; \u20228 2 7 ; + \u2022 245 $12* $71 375 90 $18* $17 « 110 $9-4 $13 $14 * $19 .$9 2 $9 4 370 7* 55 175 45 14* 7* 50 365 8* 9 1 15* 8 5* 770 Mateo\t23950\teo\t70\t60\t\t\t82\t;\u2022- McNeil M\t2127:0\tICO\t90\t100\t\t\t210\t90 Merrciec\t61025\t$8*\t7*\t7*\t\u2014\t*\t$10*\t7 2 Meta\t7700\t$17 1\t12\t17 .\t+\t\t$12 1\t11 0 IMetroR a\t16734\t315\t305\t310\t\u2014\t5\t335\t250 M.TeTDuS\t75100\t16\t12\t16\t\t\t32\t8 Mdlr.d.wal\t2700\t725\t225\t225\t\t\t$5*\t220 Minnova\t2300\t$14*\t14*\t14*\t\t\t$20\t14 2 Mitcheii B\t2150\t$14\t14\t14\t\t\t$16*\t14 Mitel.Coro\t24900\t138\t126\t126\t\u2014\t14\t305\t126 W lei 2.00\t9000\t$13 ;\t11 .\t12*\t\t\t$19\t11 ; ?Moison A\t35370\t$33 «\t32 2\t32*\t+\t14\t$40\t28- Mo'son B\t21600\t$37 4\t32 3\t37 4\t\t\t$40\t29 : Mofienco\t2I68\t305\t300\t315\t\t\t395\t265 Mlflle SE\t21763\t95\t85\t85\t\t\t175\t85 iMonter.A\t21500\t30\t30\t30\t\t\t60\t30 MOCfC\t71633\t$76 .\t25*\t26\t\u2014\t*\t$25 :\t25 Morgan F\t17690\t5\t3 :\t4\t\u2014\t3\t60\t3 .Morg.$1.75\t21250\t80\tSO\t80\t\t\t$7 2\tS3 Morgn Hv\t\u2022;::o\t$64\t6\t6 4\t\u2014\t4\t$7*\t6 Monc cao\t2503\t$11*\t11*\t11-,\t\t\t$15 4\t9* Mu$coclio\t231400\t6 2\t7 \u2022 4' Ci-s::\t213374\t9\t8\t3\t\t\t27\t6 Ca-sr- A\t2563\t25\t25\t25\t\t\t50\t25 Cnabcta\t:lHY.\t3\t?\t2 2\t*\t\t15\t1 Cj::3;-i\t1000\t2\t2\t2\t-6\t2\t12\t?C arînei\t215000\t15\t14\t15\t\t\t30\t12 Coiera re\t64573\t20\t14\t1/\t\u2014\t3\t62\t11 C:r,corde\t22133\t10\t10\t10\t\t\t73\t7 Con AS \u2022\t13529\t45\t38\t45\t+\t5\t191\t25 Con Oa*\t121417\t15\t7\tIS\t\t\t120\t7 CntLExp\t2110O2O\tl\t1\t1\t\t\tS\t1 Oerr.'Or\ttoco\t:\t2\t2\t\t\t14\t1 Dufrsnov\t26000\t12\t12\t12\t\t\t43\t7 Duvemy\t20643\tSO\t4?\t47\t\u2014\t3\t79\t35 Esscr\t2 586S7\t.1\t2\t2\t\t\t11\t0 : Explo.Qc\t27630\t4\tr\t.4\t\t\t15\t1 F:rbe/\t23500\t8 :\t8\t; 8\tat\t\t46\t6 F'ceAes'\t44700\t300\t285\t290\t\t\t355\t155 Gas&es;e\t2979\t3\t3\t3\t\t\t6\t3 G'cbc»\t2400\t43\t43\t43\t\t\t76\t32 G Br 3'\t244000\t18\t16\t17\t\t\t15\t5 GC\" Day\t69379\t2 2\t2\t2 2\t3\t\t7 :\t7 GiaGro\t23942\t12\t10\t11\t+\t\u2022\t37\t62 \t26530\t5\t4\t5\t\t\t20\t4 Go!dex\t7500\t265\t255\t255\t\u2014\t10\t4a0\t749 Greens'n\t22500\t200\t160\t200\t\t\t$6*\t165 JiU>ev\t4 IBM\t20\t15\t17\t\u2014\t1\t73\t15 \t7100\t30\t25\t25\t\u2014\t2\t215\t25 Kinex\t2 7CO00\t142\t14\t14\t\t\t34\t4 LaFoss\t22216\t17\t14\t15\t\u2014\t2\t55\t14 La Sarre\t1949778\t26\t20\t2 21\t\u2014\t5\t33\t\u2022 : Lixor\t250000\t29 2\t26\t29\t2\t\t55\til Loube:\t\t24\t20\t20\t\t\t105\t14 LvonLase\t74741\t15\t13\t13\t\t\t35\t11 MSV cl A\t43492\t32\t30\t30\t\t\t50\t20 Matifort\t144633\t1 4\t1\t1\t2\t\t3\t0 a Ma 2am\t65600\t43\t41\t41\t+\t1\t105\t40 Messes\t561983\t11\t7\t; 11\t+ 1\t\u2022\t14\t4 Mirr.kaM\t132017\t45\t30\t33\t\u2014\t2\t101\t13 Mirandor\t22164\t4\t4\t4\t\t\t19\tc .Monique\t17200\t20\t15\t20\t+\t2\t117\t15 Morono\t25669\t3*\t3\t2 3'\t2\t\t7\t?N.Pasdis\t2200\t23\t23\t26\t\t\t60\t22 Normab\t1200\t25\t25\t25\t+\t5\t28\t3 Normatal\t18300\t34\t30\t33\t\u2014\t2\t70\t30 NAR.rrel\t214833\t19\t16\t19\t\t\t63\t16 NvaCgco\t221147\t26\t23\t24\t\t\t85\t22 Orex exp\t344715\t51\t30\t30\t\u2014\t21\t139\t14 Orieni\t38556\t17\t14\t14\t\u2014\t?\t63\t11 Orleans\t381134\t3\t1\t3\t+2\t2\t11\t0* O'.t.iCO\t22855\t46\t46\t46\t\t\t197\t35 Parqjel\t362C7\t9\t8\tS\t\t\t23\t8 Rao sscn\t107500\t12\t12\t12\t\u2014\t1\t70\t12 Regislrv\t13400\t158\t130\t140\t\u2014\t25\t239\t100 RoDex\t7835\t11\t8\t8\t\u2014\t3\t45\t5 Rou/n.Rs\t27300\t75\t75\t75\t\t\t111\t65 Rouvn.WI\t217600\t11 7\t10\t11\t\t\t70\t10 SPCirmA\t22028\t5\t0\t2 5\t\t\t22\t5 Soiril Lk\t59b:0\t115\t90\t100\t\t\t705\t43 SiGenev\t266798\t90\t80\t83\t\t\t235\t80 Sîabe'i\t227495\t7\t2\t?\t\t\t13\t0 .Tandem\t59664\t74\t20\t20\t\u2014\t1\t45\t15 VSM\t33926\t100\t95\t95\t\u2014\t5\t150\t65 Val D'Or\t280500\t4\t3\t2 4\t\t\t32\t2 Veinor\t2370\t6\t6\t7\t\t\t35\t3 Vior\t306170\t65\tS4\t65\t+\t5\t258\t28 Virginia\t241500\t16\t13\t14\t\t\t50\t12 Wsirn.Qc\t21000\t71\t71\t71\t\t\t120\t62 William\t1737\t15\t15\t15\tmm\t2\t30\t6 WrigWbr\t189635\t18\t12\t16\tmm\t?\t74\t11 YorbClA\t20000\t31\t25\t27\tmm\t6\t90\t15 Total Saks\t\u2022\t\t\t\t\t\t6,543,534\t Total Market :\t\t\t\t\t\t\t20,860,523\t LA DIVISION INTERNATIONALE À MONTRÉAL HOtfliMn.oon Dam mm tm (EN DOLLARS CANADIENS) BET Acs 2500 $14* 14* I444 Cased sa.2 7 8 50 It 6* 7 Foster's 28124 I3j 125 125 $22 « U* $8 ' .220 110 98 B 12 ¦ r.la grande aventure «/ALPHONSE LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 DECEMBRE Texte et dessns de Prouche 1990 Sur - /e - chanip Isidore 0 e//cou engage Alphonse .£t lui apprend \"tous les -trucs du me-tier de joumo/is-te /es qucrtre années qui suivent.duran-f Ën-fre-lènips le père d'Alphonse meurt en lol^S à l'âge de 64ans ta /2 jutilef IÔ76 ,« L'Echo de Levis* -Arme Ses portes.Alphonse , 2/ ans .rejoint son -frère louis - Georges qui S'os-t porte' acquéreur dun lour no I.6*err\\/cnue ou «Coxadien Alphonse ! Je suis -fier d'engager un ctlcvû de Bellcau .Viens que je \u2022Te présert fe mes colla borate ura ' 1Ô78 .Alphonse , 24 ans , prend le froversier pour /a même Mais CqHq -fois ne sera pas comme /es ou-fres .-fois.¦ \u2022 a suivre ¦ ?HAGARIHEIGAI AVl^-VOUSEUDU MAI A VOUS RENDRE ICI?LES INSTRUCTIONS ÉTAIENT PARIAIÎES! $n\u2014on ft* .'\u2022\"'\u2022V (Va.ttt » \u2022 \u2022 *\u2022» .a», or.* \u2022 TU NE VEUX PAS SAVOIR QUI IL EST! Jf> -1 ) NOTRE DÉPENDANCE À LESSENCE EST EN TRAIN DE MENACER LA SANTÉ ET LA SURVIE DU PAYS.IE PROBLÈME.C'EST QUE DES MILLIERS DE DOLLARS DE PROFITS LA RENDENT DIFFICILE À COMBATTRE.SÉMINAIRE DU SUCCÈS CHAQUE FOIS QU'ON DIT QUE LA CRÈME REMONTE TOUJOURS SUR LE DESSUS, J'AI L'IMPRESSION DE CALER.Combien de cartes avons-nous envoyées cette annee?SELON TOI.ça SIGNIFIE QUOI7 Y F PLUS QUE TU Nt CROIS UNE OE CELLES-LA ETAIT UNE CARTE QUE NOUS AVIONS ENVOYÊfc SANS LE NOMBRE UE TIMUHES' 1 O0E TU EG UN CHIEN JE VEUX QUE TU J.'E TROUVES WON CADEAU DE NOLL1 IL VA LE TROUVER.T L-_ a AMIS' EN! * SENT i- SENT ¦ < » »\u2022.*' 4* i et ce «bon vieux Charlie par Schulz ; .\u201e .t.s \u2022.)»\u2022>¦ \u2022 V *»-./:.t.fr- PHILOMEME t par Jerry Scott ¦ \u2022 * « ENVELOPPE ENVELOPPE ENVELOPPE ENVELOPPE ENVELOPPE ENVELOPPE ENVELOPPE CHAQUE FOIS QUE J'ENVELOPPE UN CADEAU.JE NE SAIS JAMAIS SI JE DOIS METTRE UNE CARTE OU UN MOT DEXCUSE! r > .' .- \u2022 » TINS TA LETTRE EST REVENUE -ADRESSE INCOMPLETE .INCOMPLÈTE» ECOUTE BIEN CE QUE J Al ECRIT PERE NOEL POŒ f.'ORD .OU QUE CE SOIT CODE POSTAL 9 INCONNU FAIRE SUIVRE POURQUOI PAS9 TUDE'.Ri'spe'JT-ETRE SOUL G'.tniOOSlES'.OTS ET AJCUTER quelques TRA:TS0uS'0».PUIS-JE ALLER ?NI ETANCHERMA SOIF A LA SOURCE DESALTERANTE,' J\\ (p ACCORD | "]
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