La presse, 23 décembre 1990, C. Livres - Arts et spectacles - Galeries d'art
[" livres / / Arts et spectacles Galeries d'art LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 DECEMBRE 1990 Mralsf©lim7 PIERRE VENNAT Au verso du dernier livre que vienl de lancer A m b raise Lafortune duns la collection I7t\\s et Mémoires de Lcmcac, il est écrit qu'il s'agit du cinquième tome de ses mémoires.I au\\.de répliquer le sympathique père Ambroise* trônant au milieu de son salon du boulevard SainMoseph, entouré de plusieurs des 551)00 livres qui encombrent ce vaste logement.«Chacun des 54 livres publiés sous ma signature, constitue, dans le fond, une partie de mes mémoires.» «Un écrivain, qu'il se dise romancier, essayiste, historien ou même mathématicien, ne parle que de lui-même ou de ce qui l'intéresse.Dans Lu condition humaine, Malraux expose, dans le fond, sa conception de la vie.de la revolution, du communisme et de la Chine du temps.N'importe quel manuel de mathématiques n'est pas autre chose que la conception des mathématiques que se fait ledit professeur.Pour moi, c'est pareil, l'écris mon journal, j'accumule une foule de réflexions de mes voyages mes contacts avec le scoutisme, la vie et je livre cela au public.C'est ma façon à moi de \\ivre ma prêtrise».Ambroise Lafortune.qui a fait connaître les voyages, le tiers Monde, l'inconnu a des milliers de Québécois, soit a la télévision, soit à la radio, particulièrement a la populaire emission Chez Mivillcanimée par feu Miville Couture, soit par ses 34 livres publiés jusqu'à présent, se définit d'abord et avant tout comme prêtre.Le mot prêtre apparait d'ailleurs bien en evidence sur la couverture de ses livres.Un prêtre different des autres, bien sur, un prêtre communicateur, qui ne s'est jamais gene pour se servir de l'écrit, de la radio ou de la télévision, un prêtre grand voyageur, qui vient de célébrer son 73e anniversaire de naissance et qui.encore aujourd'hui, estime passer la moi lié de son temps à l'étranger.Lt un prêtre tombé jeune dans la marmite du scoutisme et qui, encore aujourd'hui, «maintenant que Itaden Powell est mort», est l'incarnation vivante de ce mouvement tant au Quebec qu'à l'étranger.« l'ai du passer au moins 5b ans de ma vie en dehors du Canada.Lt des 3b passées au Canada, au moins six dans des provinces autres que le Quebec.Encore aujourd'hui, je passe au moins une trentaine de fins de semaine en camping avec divers groupes de scouts, que cela soit ici.en Europe, dans les iles ou même en Afrique.» Les iles.il les connaît bien.En querelle avec la hiérarchie d'ici, a cause de son franc-parler qui ne l'a d'ailleurs jamais quitté.Ambroise Lafortune a ete ordonne a la Martinique et depend toujours, officiellement, de l'évéque de la-bas.Mais il s'est reconcilié avec le cardinal Paul-Êmilc Léger au point d'oeuvrer maintenant, presque a plein temps, pour ses oeuvres.«Il y a des combats que je ne fais plus.Au Brebeuf.par exemple, en rhétorique, j'avais fait un discours a l'emporte-piéce pro-nationa-liste et même brûlé l'Union lack.Ce sont des choses qu'on fait étudiant.Maintenant je ne ferais plus ça».Au contraire, il raconte avec humour qu'il a même converti une vieille Anglaise en lui chantant le God save the Queen.«Je ferais n'importe quoi pour convertir quelqu'un, même chanter le O Cunudu.» Pourtant, s'il a ses idées sur l'avenir du Québec et souhaite qu'enfin on se dote d'une «vraie confederation, ce qu'on n'a jamais eue, pas plus d'ailleurs qu'on a eu une vraie fédération».Ambroise Lafortune a refusé d'aller à une réunion pour parler de la possibilité de ressusciter Cité libre.«Il y a dix ans, j'y serais sans doute aile, juste pour les emmerder.le les connais tous, ce sont pour la plupart mes amis.Trudeau, par exemple, je l'ai connu chez les scouts a Saint-Viateur d'Qutremont.Ils sont vraiment paniques».Le pere Ambroise.lui, ne panique pas.Son 54e volume «publie» est consacre aux enfants.Deux autres ont ete «refusés» par le cierge qui.à l'époque, n'avait pas donné son imprimatur à cause d'idées jugées alors révolutionnaires dans l'Église.«De toute façon, c'est pas grave.le ne suis même pas certain que je réécrirais la même chose aujourd'hui.En vieillissant, on prend de l'expérience, on mûrit.)c n'ai plus le temps d'être négatif».Ambroise a déjà un 35e ouvrage chez l'éditeur, consacré à ses souvenirs de 1967, année de l'Exposition universelle de Montreal.Les 56e et 37e sont déjà en chantier.Ils porteront sur tout ce qu'il a a dire sur le vaste monde des communications dont il a toujours fait partie.Et les enfants, thème de ce 34e livre qu'il vient de lancer?«l'ai en un jour, avec Malraux qui nous visitait, une longue conversation, l'ai retenu que.dans ce domaine, chaque mort amène une nouvelle naissance, le ne sais pas oû, je ne sais pas laquelle, car je ne suis pas prophète, mais je sais que les enfants d'aujourd'hui vivent les premisses d'une nouvelle culture, d'une nouvelle civilisation».Et, quant à lui.cela ne l'effraie pas du tout! CES SOLEILS DE MA VIE, Ambroise Lafortune.Lemeac.Pourquoi ces femmes portent-elles encore le «hidjab»?À En page C2 * \u2022 - iSS& De beaux et de bons livres, qui font de jolis cadeaux .a La Presse n'a pas épuisé, dimanche dernier, sa réserve de beaux livres agréables à donner et à recevoir au temps des Fêtes.Le Père Noël continue donc cette semaine à vider son sac dans nos pages! Quant à l'illustration ci-dessus, elle provient du dernier Larousse consacré à l'histoire de l'art depuis les temps préhistoriques jusqu'à nos jours.En pages C3 et C6 ent artistes de la galerie Cultart à Tokyo En page C7 \".«Su* i Wk A®\\ Radio Quebec avec Passe-Partout, Passe-Montagne et Tourmaline 21 représentations du 20 au 30 dec.L'OLYMPIA 1Q04S1E CMrlRM[SIiNF?B6/BM ha mé 1 C2 LIVRES LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 DECEMBRE 1990 Courrier des arts Différents visages de l'Islam se Les trois génies de Nelligan La reunion de ces trois femes de l'An ne pouvait donner qu'une oeuvre géniale.Dimanche, le 9 décembre, je me suis installée devant mon ieleviseur pour écouter l'Opéra romantique Nelligan.Étant amateur de Donizetti.Puccini, (Jellini et Mozart, j'avais un peu d'appréhension face à cette oeuvre que l'on nommait opera.r^th bien! j'ai vibré de tort liïoh être du début à la fin.Al.Tremblay s'est encore une fois surpassé par une écriture sensible, émotive, réaliste \u2022et-pleine d'imagination.Mais jfc;crois que pour M.Tremblay, -il est normal d'être «grand».S* ^ai toujours cru que M.Ga-\u2022 guon était un bon compositeur.Mais sous le souffle tex-«Kfej de Tremblay, il a créé une Scùvre magistrale.Sa musique rfift,superbe et respecte toutes ^es-lois de l'art lyrique.M.Brassard a, encore une fois, réussi une mise en scène grandiose.Tous les comédiens, jsqus sa baguette magique, sont extraordinaires; il sait aller fcjfercher la fougue, les tripes et le talent de ces artistes.Je pensais être énervée ou ,-^gacée.entre autre, par la pré-\u2022\u2022sence continuelle sur scène du Siieux Nelligan.Mais non! B/assard a su par son génie, ¦rendre sa présence indispensa-aile.Là où l'écriture, la musique \u2022et la mise en scene sont genia-Ifes; c'est que cet opéra en est ;^n.sans voix lyrique.Encore une fois, ce fait me rendait 'sceptique face au succès de \u20224'oèuvre.Mais, ô miracle! je -rt'ai même pas, pendant une ^seconde, imaginé un Pavarotti, une Carreras, une Caballé, un -Nelligan vieux, jeune, en Emilie Hudon.Comeau, Soutiere, Forestier, ont su allier leurs voix à une emotion si grande, si vive, que cette oeuvre devient un grand chef-d'oeuvre.l'espère Messieurs que vous récidiverez pour nous faire partager une autre oeuvre géniale tirée de votre génie.4 le ne le dirai jamais assez.Vous les trois, vous êtes bien vivants, alors vous n'avez pas Je droit de nous priver de tels Kivissements pour l'esprit et le corps.\u2022 Génies obligent.C.ASSELIN-ROULEAU Berthier Adieu à notre vieux maître ¦ Trente ans déjà! Voilà trente ans, cher Maître, nous fréquentions vos classes à l'Ecole îles Beaux-Arts de Quebec.Certes, il fut des jours sans discipline mais, chaque fois, votre science d'homme et d'artiste captait notre attention et calmait nos ardeurs.À votre contact nous puisions d'autres énergies, plus secrètes celles-là ; conjuguées aux mystères de l'âme et de l'art, l'histoire et l'esthétique, par ses détours inattendus, devenaient des matières bien vivantes.Plus tard, nos techniques s'enrichissant de ces idées-là, nous comprimes qu'il n'y avait ni peinture, ni sculpture ni art peut-être, sans réflexion préalable à tout geste créateur.Votre enseignement, cher Maître, aura été une belle leçon de discipline.Le temps fuit; tout passe.Mais vous avez ouvert des chemins et tracé des carrières.Aujourd'hui, vos élèves habitent un peu les grands espaces mythiques de vos toiles.Ils appartiennent ainsi à votre univers, ce S1LENC1A1RE, que vous nous laissez en partage.À la mémoire de lean-Paul Lemieux, notre cher Maître; que votre souvenir demeure! Michel CHAMPAGNE Président général de la Société des Écrivains Canadiens cachent sous le voile des femmes Hommage à un grand comédien Que m'a transmis Jean Ducep-pe?De son amour du théâtre De sa passion du jeu De la fougue de son romantisme Qu'il faut jouer ses idées Comme on joue au théâtre Car le temps passe Lt trépasse Les gens de même La vie, l'amour Ne tiennent qu'à un fil Tout est fragile.Daniel LABONTÉ Montréal ¦ Les lettres destinées au Courrier des arts doivent être claires, concises et signées du nom complet de leur auteur.LA PRESSE se réserve le droit de les abréger.Adresser toute correspondance comme suit: La boîte aux lettres, LA PRESSE, 7 rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y IK9.MARTINE TUREMNE collaboration spéciale ¦ En 1925, au Caire, la première féministe arabe.Hoda Charaoui, arrachait publiquement son voile.Geste de libéralisation qui allait dans le courant de l'histoire, de la modernité.Près de 70 ans plus tard, ses petite-filles le revêtissent à nouveau, massivement.Pourquoi?C'est la ques; tion que se pose Hinde Taarji dans le livre qu'elle vient de publier, «Les voilées de l'Islam ».L'auteur se définit d'abord comme Marocaine.Musulmane et journaliste.L'étalage de sa fiche d'identité n'est pas innocent.Il marque dès le départ ce livre qui porte sur le grand retour du hidjab.ce voile qui camoufle les cheveux et ceinture le visage des femmes.Visite de «l'intérieur», avec point de vue métis.Hinde Taarji est une hybride, «gavée de culture occidentale», dit-elle, et qui revendique son heritage culturel clans ce qu'il a de meilleur comme de pire.Pour cette recherche qui la conduira dans cinq pays arabes plus la Turquie, Hinde Taarji est partie avec tous les préjugés du monde.Profondément latque, elle a une «répulsion viscérale pour le dogmatisme du discours religieux».Très tôt, elle s'est insurgée contre cette obligation de croire qui caractérise la société où elle a grandi.Tiraillée entre Voltaire et Le Coran, l'auteur a choisi d'emblée le premier.Son périple sera une découverte de l'Autre, de celle qu'elle croise dans les rues de Casablanca et qu'elle regarde tantôt avec mépris, tantôt avec condescendance.L'Autre, la voilée, avec ses angoisses, ses contradictions, ses paradoxes.«Pourquoi portez-vous le hidjab?» Question lancinante aux mille et une réponses.«Pour la liberté de pensée», répondra Nawal, égyptienne.«Parce que Dieu l'a exigé», dira Magda, ban-quière.«Parce que ce sont des femmes stupides».rétorque Ami-na Said, féministe sexagénaire qui voit le combat de toute sa vie remis en question.«Quand modernité rime avec pauvreté, novation avec privation et frustration, comment veut-on qu'à la bourse des valeurs, hier ne soit pas à la hausse?», se demande Taarji.Ce hier, c'est d'abord un retour à une foi pure et dure, une foi que l'auteur n'a plus et qui protège, constate-elle, contre l'angoisse de la modernité, la souffrance existentielle.Certaines interviews sont prenantes parce que complètement surréalistes.On ne peut plus s'imaginer croire comme ces femmes et ces hommes.On ne peut plus palper l'Lnfer et le Paradis comme eux le palpent.Ces gens vivent branchés sur l'au-delà, complètement dé- TOUTE LA LUMIERE SUR LAVALIN ET SON PRÉSIDENT «Truffé de noms connus, d'anecdotes ressourcées aux coulisses de la finance et de fa politique.Bouquin absolument fascinant pour le lecteur.» àl^fn ville - Le Quotidien 320 pages 24,95$ EN VENTE PARTOUT I ?passés par ce qu'ils voient ici, perdus dans une modernité dont ils ne perçoivent bien souvent que les ratés.Taarji les fait parler.Leurs réponses nous aident à les connaître, certes, mais les comprendre est excessivement difficile.On nage ici en pleine irrationalité mythologique.Dans ces sociétés éclatées, Taarji rencontre des femmes de tous les genres, de tous les milieux.Des très instruites, des ille-trées.Des recluses, des employées de bureau, des docteurs en chimie.Des nuancées et des subtiles.Et d'autres qui profèrent de telles enormites sur les femmes, sur elles-mêmes, que leurs propos frisent un profond masochisme ou à tout le moins, illustrent une véritable caricature de l'Islam.Et la diversité de leur habit islamique est à l'image du mouvement: du simple hidjab porté avec raffinement et coquetterie à l'épais bor-qua, masque noir des pays du golfe, en passant par le néquab, voile du visage, il y a là une pluralité évidente.Rien n'est simple, en terre ara-bo-musulmane.Mais loin de percevoir un Islam figé, le lecteur découvrira un Islam tourmenté.Retour à la case départ, peut-être, mais aussi interrogations et remises en question.Et le livre de Hinde Taarji permet de «désunifor-miser» le monde arabe.Les six pays sont divisés en autant de chapitres et le lecteur verra que rien ne ressemble moins au Liban que le Koweït, l'Egypte aux Emirats arabes unis.De sa rencontre avec l'Autre, Hinde Taarji en sort, semble-t-ii, un peu moins inquiète.«Peut-être, conclut-elle, ce tissu opaque, cette soumission intransigeante aux normes islamiques, portent-ils en eux les germes cachés d'une nouvelle subversion féminine?» Parce que c'est l'Islam de femmes instruites qui travaillent, connaissent leurs droits et investissent, voilées ou pas, l'espace public.Des femmes qui «se mettront peut-être en tète de pro- céder à leur propre lecture de l'Islam ».Une lecture féminine de cette religion, ajoute l'auteur, si longtemps accaparée par les hom-mes._ LES VOILEES DE L'ISLAM.Hinde Taarji.Best-sellers de «» 1 Devade Editions québécoises Fiction (romans) Rejean Ducharme LacombôGallimar (6) 2 Les Filles de Caleb Ariette Couture Quebec Amérique (13) 3 Babel, prise 2 Francine Noel VLB (4) 1 Steinberg Essais P.Hadekel et G.Gibbon Libre Expression (7) 2 Les Ficelles du pouvoir Carole Mane-Allard J.C.L (4) 3 Manifeste d'un salaud Roch Côte Portique (2) Editions étrangères Fiction (romans) 1 Champs dhonneur J Rouaud Minuit (3) 2 Caraïbes J.Michener Libre Expression (1) 3 Star Danielle Steel Libre Expression (2) 1 Notre ami le roi G.Perrault Gallimard (3) 2 Marguerite Yourcenar J.Savignau Gallimard (9) 3 Malicorne Hubert Reeves Seuil (10) 1 Guide du vin 91 Livres pratiques M.Phaneuf L'Homme (4) 2 Guide de l'auto 91 DuquetLachapelle L'Homme (4) 3 Nouveau guide des restaurants Josée Blanchette L'Homme (2) Les listes nous sont fournies par les librairies suivantes: Bertrand, Les Bouquinistea.(Chi-coutimi), Champigny, Domarc, Ducharme, Le Fureteur (Saint-Lambert), Gallimard, Gar-neau (Québec).Guérin, Hermès, René Martin (Joliette), Monot, Le Parchemin, Payette (Sherbrooke).Guy Poirier (Trois-Rivières), Raffin, Rcnoud-Bray, Sons et Lettres, Village-Cartier (Hull).W.H.Smith & Classic.i s 2 priercsTroimwiié NOVALÎS de textes tirés la Bible ou emprunté! à diverses traditions chrétiennes.Imprimé en gros caractères, voici un cadeau que les aînés/es apprécieront au plus haut point I 256 pages 14,95 $ Disponible chez votre libraire Magicien, mordant et mécréant.MISTRAL < Christian Mistral Vautour 156 p.17,95 $ ' «C'est une oeuvre grave, presque, et très belle, certainement.» Reginald Martel.La Presse 7 LA PRESSE.MONTREAL, DIMANCHE 23 DECEMBRE 1990 C3 t.S M' \u2022V LIVRES Un livre-musée à la gloire des plantes et des jardins Le cinéma s'affiche LUC PERREAULT FLORIAN BERNARD ¦ Le bel album que vient de consacrer Jeanne Bourin aux plantes et jardins de l'époque médiévale pourrait s'inscrire dans la catégorie des livres-musée.C'est un ouvrage qui retrace la saga merveilleuse des fleurs et des végétaux à travers cinq siècles de l'histoire de la France.On y découvre des pages inédites du psautier de Louis XIV, enluminées de fleurs, et on apprend, avec étonnement, que le jardin du monastère de Saint-Gall possédait déjà, en l'an 820, 18 variétés de légumes et 16 de plantes médicinales.L'un des premiers traites de jardinage, Hortulus, de Stabon, publié en l'an 827, dresse un répertoire poétique et fantaisiste des plantes de l'époque.Ce bel album, richement illustré, fait une large place aux plantes magiques, comme la mandragore, aux racines en forme de corps humain, ou la belladone, plante du diable qui engendrait la folie chez ceux qui respiraient trop généreusement son parfum maudit.lardins monastiques, jardins des rois, jardins discrets des amoureux, des apothicaires, des chevaliers et trouvères, ou humble potagers des serfs, ils ont tous réunis dans l'ouvrage de Jeanne Bourin.Les illustrations, nombreuses, sont souvent inédites, par exemple celle gravure d'un Christ jar- dinier, du XVe siècle, une pelle à la main, devant un pré à labourer, ou encore ces bains publics, où les belles se baignaient, nues, dans l'eau aromatisée de pétales de fleurs, écoutant la sérénade d'un joueur de luth.La rose et la mandraqore.de Jeanne Bourin.Ouvrage relie fil, in-folio, a couverture rigide.Edit Francois Uourin.Paris 1990 165 pp.*t 4 H 5 ¦ t Le monde russe en photos, avant le règne des communistes MICHEL GRAVEL ¦ Ce recueil de photographies d'archives soviétiques récemment rendues publiques décrit une période visuellement peu connue à l'Ouest.Ce sont les années des Tsars, de Raspoutine, de Chaliapin.On connaît cette période surtout par la littérature russe.Tchékov, Tolstoï étant les plus grands.La photo fait son apparition en Russie vers 1840, quelques années après son invention.Les premiers photographes russes ne pensent pas encore contribuer à la mémoire de leur société.Ils produisent surtout des portraits, des albums de famille et des catalogues de situations.Un monde simple et familier.Une photo de Raspoutine avec ses disciplines, une autre du bataillon féminin de la mort, des puits de pétrole à Bakou, du Kremlin, du couronnement du Tsar Nicolas II.Le tout fait sans ordre spécifique ou raison politique, comme on verra plus tard à la suite de la révolution de 1917.Ce genre de photo de propagande communiste qu'on connait si bien aujourd'hui.Celle du travailleur héroïque, du chef bienveillant.Oui, un monde visuel russe existait avant Lénine, Staline.Ce livre en est la preuve.Ces photos d'une grande qualité sont peut- être naïves, moins intéressés mais certainement plus vraies.AUTREFOIS LA RUSSIE.Ed.Liana Levi.Paris 1990 .\"(i :'\u2022 V JL Si 1 fJ: - < ' w._ifl|ipqifen>tl_ \u2022 ¦ Photographies inédites des archives soviétiques de 1839 a la Révolution ¦ Parmi les plus beaux ouvrages de cinéma parus récemment, il en est trois qui retiennent plus particulièrement l'attention.Il s'agit de livres ayant en commun les affiches de cinéma.Voilà un filon auquel l'édition de luxe ne nous avait pas encore habitues.On pourrait considérer Truffa ut.les mille et une nuits américaines comme un pavé de plus dans la mare déjà fort encombrée des hommages rendus à ce cinéaste-culte.Pourtant c'est un livre que bien des cinéphiles aimeront posséder, surtout s'ils sont des fans de Truffaut.L'originalité du livre de Dominique Auzel ne réside certes pas dans les résumés qu'il propose des films du réalisateur de fuies et Jim.Llle se situe plutôt au plan de l'iconographie.Chaque film de Truffaut est illustré par les affiches de ses films, reproduites pleines pages en couleurs sur papier glace.C'est tout simplement superbe! Certains collectionneurs y trouveront par ailleurs de précieuses informations quant à la valeur de ces affiches.Ainsi le record appartiendrait à l'affiche originale française des Quatre cents coups, signée Boris Grinsson et évaluée à 2500 F (environ 550$).Mais ce n'est pas la plus jolie.On pourra lui préférer l'affichette japonaise du même film, signée H.Noqu-chi, laquelle serait évaluée entre 1000 et 1500 F (225 à 340$).C'est d'ailleurs celle-là qu'on a retenue pour illustrer la jaquette de l'ouvrage.Plusieurs films de Truffaut ont eu pour affichiste René Ferracci: La peau douce, La mariée était en noir.Baisers voles, La sirène du Mississipi, Domicile conjugal, La nuit américaine et Le dernier métro.L'oeuvre de Ferracci, autour de 3000 créations étalées sur 30 ans ( 1952 à 1982), a fait l'objet d'une retrospective au Musée des Arts Décoratifs de Paris.L'ouvrage de lean-Louis Capitaine, Ferracci, affichiste de cinéma, rend compte de la diversité de cet homme qui a conçu entre autres les remarquables affiches d'allure surréaliste des derniers films de Bunuel.Un beau livre même si la couverture ne paye pas de mine.De son côté, Affiches du cinema fantastique que signe Gérard Mangin s'adresse aux inconditionnels du cinema d'horreur.Ces affiches se distinguent par leurs traits souvent grossiers et simplistes: monstres inquiétants, femmes épouvantées, images terrifiantes.Ici aussi, comme dans l'album de Truffaut.on indique a la fin la cote approximative de ces affiches.Le record appartient a l'affiche française du Cauchemar de Dracula évaluée à plus de 3000 F.On trouvera également une série d'affiches des films de Philip- G t R pe de Broca dans l'album que lui consacrent Alain Garel.Dominique Maillet, Jacques Valot et |ean-Pierre Zarader.Mais l'essentiel de ce beau livre est constitue d'une série de vignettes qui tentent de cerner la carrière de ce cinéaste.Une entrevue-fleuve complete cet ouvrage, par ailleurs abondamment illustre.Affiches du cinema français par Ceraro gm edit Henri Veyner.Pans 309 p .175> Ferracci.affichiste de cinema, par Jean-Louis Capitaine, edit Albin Michel.Pans 144 p 70S Philippe de 3roca par Alain Carel.DominiQue Maillet.Jacaues Valot.Jean-Pierre Zarader, edit Henri Veyner.Pans 224 p.79$ Truffaut.Les mille et une nuits américaines par Dominique Auzel, edit.Henri Veyrier.Paris.271 p.149S Nuages sur la planète bleue 5000 JOURS POUR SAUVER LA PLANÈTE Edward Goldsmith \u2022 Nicholas Hiidyard \u2022 Peter Bunyaro .Patrick McCuÛy MARC-FERNAND ARCH AIY1BAULT collaboration spéciale ¦ Un livre magnifique ne serait-ce que par les photographies! En dépit celte référence liminaire à l'hypothèse Gaia qui fait les choux gras de tous les communicateurs et qui demeure invérifiée, l'ouvrage dans son ensemble est sérieux.Dans une première partie, on établit le bilan de santé de notre planète.Et on le devinera sans peine ce n'est pas joli.En une quinzaine de chapitres on traite dans le détail des problèmes qui affectent les déserts, l'Arctique, la nappe phréatique ou les récifs de corail.Puis on traite dans une troisième partie des problèmes humains et là encore ce n'est pas rose.C'est même dramatique.Il ne nous reste plus grand temps pour sauver cette planète, cette Terre en laquelle notre humanité repose.5000 JOURS POUR SAUVER LA PLANETE.Texte français de P.Alexendre.Paris, Éditions du Chêne.1990.ni DU UJ CL 5 Livres et Galeries d'art Adjoint au directeur de l'Information: MICHEL C.TREMBLAY Chef de division : MARIO ROY Chef de section Événements spéciaux: ALAIN DE REPENTICNY Secretaire de redaction: FLEURETTE BÉLANGER Pupitre: NICOLE BEAUCHAMP, JEAN-CLAUDE DUSSAULT.YV0N LABERCE.M0NI0UE PRINCE Galeries d'art : RAYMOND BERNATCHEZ Littérature québécoise: REGINALD MARTEL Information générale: PIERRE VENNAT Collaborateurs réguliers: Essais: MARC-FERNAND ARCHAMBAULT Information générale : LUCIE CÔTÉ Le monde : CHARLES DAVID Littérature française: JACOUES FOLCHRIBAS Roman policier: GILBERT GRAND Littérature étrangère: CAROLEANDREE LANIEL Economie : RUDY LE COURS Périodiques : MARIE-FRANCE LEGER Bande dessinée : JOCELYNE LEPAGE En traduction : CLAUDE MARCIL Livres pratiques: HUGUETTE ROBERGE Littérature jeunesse : SONIA SARFATI Poésie : GILLES TOUPIN F< NDAl l< >N UUEBÊCOISE EN ENVIRONNEMENT 3 3 2 3 CP KDinï5 Succursale Ouâurx»-«» MTL Que H5B-1C2 Les multiples visages de Pessoa CAROLE ANDRÉ LANIEL collaboration spéciale ¦ On assiste actuellement a un veritable culte autour du portugais Fernando Pessoa.D'une part, trois éditeurs français proposent, en traduction, les oeuvres completes de Pessoa et de ses hétero-nymes depuis quelques temps déjà: de la Différence, losé Corti et Christian Bourgeois.La Petite Bibliothèque Rivages a traduit quelques textes de Pessoa, comme les ires belles Lettres a la fiancée, adressées à Ophélia, le seul amour du poète.Et voilà que maintenant Bourgeois nous offre en traduction l'ouvrage de Maria lose de Lancastre, Fernando Pessoa, una fotobiografia, traduction enrichie de légendes plus substantielles e de quelques textes et documents nouveaux sur l'espace humain, le culturel, l'époque et les lieux de Fernando Pessoa.Un documentaire pour le «regarder vivre», depuis sa naissance jusqu'à sa mort.Pessoa grandit dans une enfance heureuse avec une mère adorée, entouré du souvenir de frères et soeurs morts trop jeunes.Sauf que personne ne comprend son état mental, son désir qui le mène à vouloir être extraordinaire.«l'ai toutours ressenti, depuis ma petite enfance, le besoin d'augmenter le monde de personnalités fictives.».Alors un jour de 1914, à peine âgé de 26 ans, Pessoa écrit quelques poèmes dans une sorte d'extase: \u2014 Et ce qui a suivi c'était l'apparition en moi de quelqu'un à qui j'ai aussitôt donné le nom d'Alberto Caei-ro.Excusez l'absurdité de la phrase: mon maître avait surgit en moi.» Alberto Caeiro n'était pas la première création hétéronymi-que de Pessoa mais elle est demeurée la plus importante.L'esprit troublé, voir schizophrène du portugais, avait donné naissance à Alvaro de Campos, ingénieur et poète en qui Pessoa mit toute son émotion et à Ricardo Reis, son disciple le plus fidèle.Chacun deux allait signer quelques-uns des plus beaux textes de la littérature portugaise.v Bernard Andrès Un regard englobant sur la littérature québécoise Fernando Pessoa On a peu d'extraits, ici.dans cette photobiographie de la litté-ture des Pessoa.Maria lose de Lancastre a préféré percer le mystère Pessoa à travers des extraits de sa correspondance, de son journal ou de ses écrits souvent inédits pour accompagner l'émo- tion ou l'événement d'un ensemble de photographies.La lecture passe donc par l'image plutôt que par le texte.Mais il n'en demeure pas moins que cet album porte en lui une grande valeur littéraire et biographique.Par bribes.Pessoa nous raconte, malgré lui, sa vie et son oeuvre, à moins que la dite oeuvre rie soit celle de la creation de ses hé-teronmes.la plus spectaculaire de tous les temps.Pessoa.faisait remarquer Octa-vio Paz, correspond en latin au mot « persona » qui veut dire aus-se masque.Depuis l'enfance, depuis qu'il a conscience de lui-même, Pessoa s'est aperçu de\" Si tendance à la mystification, au mensonge artistique.11 lui a fallu vivre avec ses masques toute S3 vie._ Pessoa.une photobiographie, par Maria José Lancastre.traduit du portugais par Pierre le1 guse-Costa.Christian Bourgeois éditeur.Paris 1990.W W~9 \"CiT ^» X-¦ ¦ ¦ CALENDRIER 318, RUE STKATHFKKE \u2022 MÉTRO PIAŒ DES ARTS (Info 861-5851) Billets ou Spedrum (tous les jours de lOhOO d 22hOO) et aux comptoirs Tkketron + trois de service yiÀ Découverte m: 1990.À Voir en; 1991 JALBERT SON PREMIER DISQUE CERTIFIÉ PLATINE DEJA 11» 000 CÔPIB «MHÏ5 Bi mini AnJrrt Ecrire le Quebec: de la contrainte à la contrariété IT7 Vendredi ï\" et Samedi 2 Février 20 h 30 228 p.19,95$ «UrVsemeur d'idées.(.) de la vivacité d'esprit.(.) une analyse très ingénieuse.» ^.V* Jérôme Daviau En toutes lettres AIMBEWMT INi DU 10 FÉVRIER AU 21 AVRIL LA PRESSE, MONTREAL.DIMANCHE 23 DECEMBRE 1990 IJVRES Pivot ou Rapp?Le «combat des chefs» JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale ¦ Doux |esus, je ne croyais pas déclencher un référendum lorsque, répondant a un voeu de Mario Roy, j'ai pondu quelques réflexions (fort sommaires) sur Pi-voi-Rapp, Porc et Tils de la religion du livre a la télévision française î Or, voici que les lecteurs de La Presse se sont emballes, par lettres et par telephones, et que remission Double-Expresso (Radio-Canada) a organise un sondage d'auditeurs a la suite de cet article! C'est bon signe, évidemment, mais je reste sur ma faim devant un débat fausse, piège, dans lequel l'essentiel (le Saint-Esprit) manquait, sans doute aussi par ma faute.Le Saint-Esprit, c'est la littérature, a l'aune de laquelle j'essayais de comparer Apostrophes cl Caractères.Tout en sachant fort bien qu'il s'agissait de télévision.Mais, n'en déplaise à McLu-han, le medium n'est pas le message.Pas en art, et la littérature est un art.On ne peut pas faire n'importe quoi, sous prétexte de télévision, ni de radio.11 y a des choses qu'on ne peut tout simplement pas faire: c'est insulter les écrivains \u2014 pas grave, ils sont blindés \u2014 et c'est insulter les lecteurs \u2014 très, très grave.Précisons ce que j'ai voulu dire.Veuillez répéter après moi: ce n'est pas parce que ça marche que c'est bon, ce n'est pas parce que c'est bon que ça marche.Le fond de la question est là.Cette idée élémentaire s'applique à la télévision, à la radio, et aux prix littéraires, et au sujet du livre, depuis au moins un siècle.On lira avec profit l'excellent article de losya-\\ ne Savtgneau (Le Monde, 30 novembre).On y verra l'influence des- éditeurs sur les jurys et les rrjédias, elle confine au proxéne-tçQne, je n'ai pas dit autre chose au .sujet d'Apostrophes \u2014 et beaucoup de lecteurs l'ont très bfén compris.'\u2022 Cet article évoque aussi, et explique, qu'il s'agit de «jouer sur tousles tableaux: asseoir leur influence économique, assurer et maintenir leur image, et même faire figure d'institutions couronnant des oeuvres accomplies».A ce jeu, on risque de «perdre partout».Ceci, qui s'adresse ici aux jurys, s'applique trait pour trait a des emissions de television et de radio concernant le livre.Il est inacceptable qu'un présentateur de TV ou de radio suggère, et insiste, que tel livre «mériterait tel prix».Or, ils le font tous.Pivot le fit, et souvent.Href, la question de la littérature dans les médias est une question morale, et une question de culture, l'ai voulu accrocher le grelot, a propos de deux émissions célèbres, qui se succèdent et, je l'espère, ne se ressembleront pas trop sur ces points precis.Et, a propos, méfiez-vous aussi des chroniques, (la mienne en tête).Ce n'est pas parce que j'ai aime que c'est bon.Autre question: pourquoi presenter aux lecteurs des livres sans intérêt \u2014 soit par leur écriture, soit par leur thème?(biographies d'insignifiants, histoires démagogiques, coupage de cheveux en quatre, textes lourds et illisibles, on peut ici allonger la liste des sottises, jusqu'à la nausée).Un livre doit parler du monde, de l'homme, de l'esprit (c'est de Malraux) et il doit le faire bien.le sais que c'est beaucoup demander, c'est pourquoi il ne faut pas confondre les serviettes et les torchons.Ici, je citerai Bernard Frank: « 11 n'y a que dans « les meilleures ventes de la semaine» des hebdomadaires qu'il y a autant de bons livres (.) A la limite, je pense que ce sont ces «succès» qui découragent le plus souvent de la lecture.Si l'on n'achetait pas tant de livres ennuyeux et sans intérêt, ce que l'on appelle «le grand public» s'intéresserait davantage a la littérature.Il me serait certes plus facile de vous indiquer chaque semaine ces romans dont on fait tout un foin, qui passent à la télévision, qui occupent des colonnes entières de braves journaux et qui ne valent pas grand-chose, que de vous fournir une liste de bons livres».Il faudrait lire et relire ces phrases, se convaincre de leur vérité, de leur acuité.Réfléchir que la littérature est en train de mourir, de crever misérablement, par le système d'édition et de médiatisation qui nous enveloppe.On en parle.Donc cela se vend.Donc c'est bon.Mais a qui profite le crime?L'auteur touche 10% du prix de vente en librairie.L'imprimeur 20ï>.L'éditeur 15%.Le diffuseur et le distributeur, ensemble, 22%.Le libraire 33%.Tels sont les chiffres officiels, et vrais.On peut les grouper autrement.Ceux qui créent, ceux qui produisent : 30%.Ceux qui vendent : 70%.C'est ainsi, il faut le savoir pour s'en rendre compte (comme disait ma grand-mère).Les reactions de nos lecteurs vont fouresdans ce sens.l'aime le constater.Au plaisir de lire JACQUES FOLCH-RIBAS collabo ru (ion s pi\\in le mm \t \t\u2022 Un gauchiste à la grande droiture Bernard Pivot Bernard Rapp La stratégie publicitaire RUDY LE COURS \t\t \tI\tau ok es urtuse ****** À LA DEMANDE GÉNÉRALE «Barbie MERCREDI 26 DEC.AU LUNDI 31 DEC FORUM DE MONTRÉAL 16 REPRÉSENTATIONS MERC, JEU.SAM.& OIM.A 11H30.15H30 & 19H30.VEND.A 14H & 19H30.LUNDI A 11H30 & 15H30.BllleU 19.50 S \u2022 16.50 S -12,50 S en vonte aux guichets du Forum.A tout les comptoirs Ttcketron ou psr TÉLÉTRON AU 28S-2525 ( ?ft ft ?CkAC73AM ¦ Analyser une campagne publicitaire et plus particulièrement une reclame ou un message, c'est un peu comme décrypter un texte ou un discours.Pourquoi dès lors ne pas tenter d'appliquer a la publicité ou plutôt au langage publicitaire une grille d'analyse qui a fait le succès des etudes de textes, ces dernières an nées.Voila la proposition que fait lean-Marie Floch dans son essai Sémiotique, marketing et communication.Sous les signes, /es stratégies, lloch s'est attache a étudier quelques campagnes qui ont fait fureur en France au cours de la décennie quatre-vingts sur support presse, panneaux-réclames ou télévisuel.Des photos permettent heureusement au lecteur québécois de suivre sa démarche analytique.Floch se reclame de la sémiotique, une discipline qui doit beaucoup a Rolland Barthes.Heureusement encore, il nous épargne le recours rapidement excessif a ses concepts a la fois complexes et hermétiques.La presentation de ^on ouvrage prévoit d'ailleurs l'emploi d'une typographie spécifique pour les passages a caractère essentiellement théorique, d'approche plus aride.Ces mises au point faites, que raconte Floch?Il tente d'expliquer le succès ou l'échec de certaines publicités en soulignant que les ratées sont trop souvent attribuables a une demarche psycho-sociologique.Celle-ci a pour objet d'expliquer au consommateur vise pourquoi il devrait acheter tel bien ou tel service.La demarche du semioticien au contraire tend a partir du fait que c'est le consommateur qui donne a l'objet son sens.Si une telle approche n'est pas naturelle pour le spécialiste en marketing, plaide l loch, il n'en demeure pas moins que « la sémiotique peut représenter une réelle valeur ajoutée dans trois grands types de production ou de transformation: lorsqu'il faut obtenir plus d'intelligibilité, plus de pertinence, plus de différenciation.» Pour illustrer son propos, il analyse le comportement de plusieurs usagers du métro qu'il parvient a regrouper en quatre categories: les flâneurs, les arpenteurs, les somnambules et les pros.Il leur attribue divers comportements spécifiques, montre en quoi ces catégories s'opposent, se complètent ou se contrarient.Une fois ces distinctions établies, la société de transport peut organiser des promotions ou des campagnes mieux focalisées.Floch fait ressortir avec force exemples pourquoi certaines campagnes sont vouées à l'échec maigre d'énormes efforts de créativité.Ainsi, toutes les réclames de psychotropes parues dans des revues médicales ou de santé sou- ECONOMIE /n vente maintenant aux guichets du Théâtre Olympia, au Spectrum, aux comptoirs Ticketron ot par Teletron au (514) 2S8-2525.Billets Enfants 8,50 $ Adultes 14.50 $ Prix spécial disponible pour les groupes de 10 personnes et plus (info: 28S-7S84) ?JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale n roman dont l'auteur, Gérard Guégan, dit lui-même qu'il est «d'une brûlante inactualité.mais pour combien de temps encore?» Ce roman s'intitule Le dernier des reves.Il raconte, en courts chapitres avec chacun un titre, le parcours sinueux d'un certain Christophe Ro-blin.Ses rencontres, ses amours, ses velléités, ses coups de coeur \u2014 un coenr qui a mal au foie, si vous me passez cette expression peu anatomique.Car Christophe est un laisse pour compte, d'une époque pas si lointaine où des Français de vingt ans, et des Anglais, des Italiens, ainsi que quelques Patagons, militaient quelque part, à gauche.L'auteur, Gérard Guégan, fut de ceux-là.11 milita au cinéma, écrivit des romans, fut journaliste polémiste, éditeur, gauchiste avec une grande droiture, insolent avec tendresse et parfaitement écoeuré de tout.Il a toujours tiré sur ce qui bouge.Et puis voilà, il a vieilli.On le confond tout de suite avec son personnage, Christophe.11 s'agit d'un politique, membre de la Gauche prolétarienne ( un groupuscule dont on se demande après coup, aujourd'hui, s'il a- bien existe), fils d'un syndicaliste et d'une Américaine.Le jeune Christophe est allé jusqu'au terrorisme, ce qui l'a amené en prison.Pendant qu'il était au trou, sa femme et sa fille sont mortes ( un accident d'automobile, ou quoi?).Bref, folie jeunesse des années 70, la politique vous a massacrée.Pauvre Christophe.Gerard Cuegan machine, Christophe va se laisser séduire et, au tond, Gérard Guegan voulait nous amener la.\u2022 \u2022 \u2022 Pensez-vous.Ce fut la génération des Bof.Alors, il lui reste le Bof.Est-il bien nécessaire d'aimer?Cela vaut-il la peine?Où ça mène tout ça?Comme il le dira plus tard, en Amérique du Sud où se réfugient avec facilite les révolutionnaires déçus, sans doute parce que les populations les plus abruties du monde leur mettront une aureole d'office: «Ce qui m'in-teresse c'est de détruire, pas de reconstruire».On s'en doutait depuis le début.I C'est a sa sortie de prison que nous allons suivre Christophe Roblin.H a la quarantaine dégoûtée, il se souvient des idéaux (hum) qui ont bouffe sa vie, et n'arrive évidemment pas a supporter le monde tel qu'il est devenu.Un monde de médias super affolés, de culture vulgarisée, de fric couronné, un monde où il croit qu'il se passe n'importe quoi, n'importe quand, n'importe où.De ce côte-là, ils n'ont pas change \u2014 Christophe, et le monde en question.Alors, lorsqu'il rencontre une petite femme de couleur rousse, délurée et sympathique, le lecteur incorrigible optimiste que nous sommes se dit ah, ah, la voila la déesse de la l'ai l'air, comme ça.de décrire un roman triste, sombre, dramatique.Il ne l'est pas, et c'est sa grande qualité.Nous plonger dans le desenchantement d'un Christophe battu, marri, transi, mais pourtant nous amuser, nous faire sourire très souvent, c'était une gageure.Guégan a toutes les qualités pour la tenir.Un style ramasse, un montage en scenes courtes, de l'esprit voire de l'humour.Les rapports tie sun personnage avec les grandes panacées de la littérature d'aujourd'hui, a savoir: les relations père-fils, l'amour-amitié avec les dames modernes, le contact avec les animaux (je vous recommande, ici.le chat nommé Beckett, silencieux de nature) et la recherche d'un idéal de jeunesse perdue, toutes ces choses fort à la mode sont traitées avec élégance, rapidité, efficacité, presque «en passant» comme on tue les pions au jeu d'eehecs.Avant de mourir soi-même, quelque part tics loin, d'un échec et mat.LE DERNIER DES REVEURS u.ir Gérard Gueçan roman 326 pages, editions Flammarion Pans 1990 CASSE^NOISETTE CHAQUE ANNÉE QUELQUE CHOSE DE MAGIQUE SE PRODUIT.,, DU 19 AU 23 ET DU 26 AU 30 DÉCEMBRE 1990 Soirées: 19-20-21-22-23-26-27-28-29 et 30 à 19 h 30 \u2022 Matinées: 22-23-27-29 et 30 a 14 h 00 n Sallo WIMrid-Poltotior CO Plaça des Artb « Deux heures de séduction et de magie.- La Presse La sensation d'une extase collective.» Le Devoir 0 V S K Y ALCAN Alctnn» 6m de commanditer cttr.production BASF It\\St)\\ Il U'KI Mil SM q unburn parish m ; gilz lui Méi Métropolitain Bell ÇtiniKlioti Limitée BILLETS: 36 $ - 24 $ - 18 $ - 10 $ RABAIS DE 50 %* POUR LES ENFANTS, ÉTUDIANTS ET 3eÂGE i N I- o * Piècu K3ont.it- requise è l'entrée ACHATS \u2022 RÉSERVATIONS ADMISSION W«co dos Art» 522-12*5 ou 1-600-361-4595 514 842-2112 ou a foui kw comptoirs ADMISSION Redevance de 1 S sur tout billet de plus de 10 S Frais de service as T i ffi LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 23 DECEMBRE 1990 C5 Le PfeiE se fait 1a malle.El DÉMÉNAGE AU 4380 RUE SAINT-DÈNIS DÈS LE PRINTEMPS LIVRES ?petit _ ROBERT LE PETIT _ ROBERT ?ROBERT BAiV\\ LE PETIT ROBERT 1 Éditions Robert .»K: 66.95 44,95 - ?- LE PETIT ROBERT 1)1 :S ENFANTS Kditiona Robert rég 34,95 - ?- 23,95 ROBERT BATE M AN PEINTRE NATURALISTE Rirk Archbold Editiona lYécarré reg : 64.95 44,95 -\u2014 ?*- CHRONIQUE DE L'HOSPITALITÉ HÔTELIÈRE OU QUÉBEC Henri'Paul G arceau Kditions du Méndirn rég : 39.95 27,95 - ?- ENCYCLOPÉDIE ILLUSTRÉE DE LA CUISINE AU FOUR À MICRO-ONDES .ïrh.'im* Brnnit Éditions Héritage rég 39.95 27,95 - ?* *- Ij\\ CUISINE AU FOUR À MICRO-ONDES, ÇA M'AMUSE Jehane Benoit Edition» Héritage reg : 9.95 ?6,95 COLLECTION «PAYS ET PEUPLES (18 titres) Editions Machette rég: 13.95 ch.9,95 ch.- ?- OÙ EST CHARLIE?(livre - jeu) Martin Handford Editions Grund rég : 14.95 ?10,95 VAN GOGH L'OEUVRE COMPLÈTE PEINTURE, (2 volumes) Editions Taechen reg 39 95 67,95 ?LOURSIADE An to nine Maillet Éditions Leroéac rég.: 20.00 ?13,95 COLLECTION LIVRES JEUX- Editions Courte Echelle 4 titres reg 19.95 ch 13,95 ch.6 titres reg 17.95 ch 12,95 ch.?ARTS SACRES AU QUEBEC J Simard et F.Urault Editions de Mortagne rég.: 95.00 66,95 ?LA CHASSE AU QUEBEC PauJ-Louis Martin Editions Boreal rég : 49.95 ?34,95 YVES MONTAND, TU VOIS JE N'AI PAS OUBLIÉ H Hamon.I* Rot man Editions Seuil \u2022 Fayard rég-37.95 26,95 - ?- CYRANO DE BERGERAC -COFFRET DU FILM Editions No 1 reg 95.00 66,95 - ?- PAYSAGES DE GOLF A .1 Lafaurie et il F.Lefevre Editions EPA - Golf européen reg : 109.95 - ?- 76,95 PASSWORD PASSWORD, édition relier Editions Modulo rég : 29.95 20,95 - ?- LES DESSERTS - LES SECRETS DE LEUR RÉUSSITE Editions SAEP rég : 29.95 * 19,95 - ?- LE LAROUSSE DE LA CUISINE Editions Larousse reg : 74.95 - ?- Prix Fémina : NOUS SOMMES ÉTERNELS Pierrette Fleutiaux Editions Gallimard reg.: 39.95 -1- ?* - Prix (ioncourt : LES CHAMPS D'HONNEUR .Iran Rouaud Editions de Minuit reg : 22.95 54,95 29,95 15,95 ?* Jusqu'à 20% de coupons-rabais sur les autres titres! Prix en vigueur du 21 au 31 décembre 1990 inclusivement ou jusqu'à épuisement de» stocks Librairie Champigny ihc 4474, rue Saint-Denis Montréal Ouvert 7 jours jusqu'à 22h 844-2587 Commandes téléphoniques acceptées La vie des livres REGINALD MARTEL Un nouveau prix littéraire WÊ c prix I lautwiix de la Ren-¦¦ contre québécoise internationale des écrivains (RQIE) sera décerne pour la premiere fois lors de la prochaine rencontre, qui aura lieu a Québec du 3 au 7 mai 1991.Dote d'une bourse de 2000 S, ce prix couronne l'auteur d'une oeuvre littéraire de langue française écrite par un Québécois ou publiée par un éditeur québécois.Le jury sera formé de trois écrivains membres du comité d'honneur de la RQIE.« Paysages» est le theme choisi pour la rencontre du printemps prochain.La présentation de ce theme suggère aux participants de «dire pourquoi les paysages continuent de fasciner l'esprit; pourquoi les iles.les montagnes, les déserts, la mer, les plaines vivent encore dans les livres; pourquoi l'écrivain cherche sans cesse de nouveaux horizons ouvrant des perspectives à la vue et a la pensée.» Bonnes questions, complétées par d'autres, de celles qui laissent pantois le chroniqueur littéraire de La Presse, pourtant familier des rencontres internationales d'écrivains, mais qui font jouir, intellectuellement bien sur, certains écrivains de France, de Navarre et d'ici.En voici une, que je vous suggère de discuter entre la messe de minuit et le réveillon : « Peut-on concevoir une grande oeuvre où ne jouerait pas la dialectique du dedans et du dehors?» Lire à Québec Le Salon du livre de Québec a trouvé le moyen de rappeler toute l'année qu'il existe.Il publie un bulletin trimestriel.Lire à Quebec, distribué gratuitement à 25 000 exemplaires d'abord, à 50000 exemplaires au moins dès le deuxième numéro.Le bulletin, qui a pour l'instant 16 pages, nous donne un aperçu de ce que sera le Salon du livre de Québec, qui aura lieu du 25 au 28 avril 1991.Il y aura une exposition, «d'envergure internationale», consacrée a Marguerite Yource-nar; le Cafe littéraire sera un lieu de rencontres, de débats et d'animation ; un thème international, «la littérature hispanophone», et un thème national, «l'avenir du Québec», seront proposés aux visiteurs.Des libraires, des auteurs, des éditeurs et des distributeurs font partie du conseil d'administration du SLQ.que preside Claire Bonenfant (qui a, dit-on.un souci de collégialité que n'axait pas le patron du défunt Salon international du livre de Quebec ).Feuilletons encore Lire a Quebec.Une page présente tous les titres publies récemment par des maisons de Quebec.Certaines sont bien connues, d'autres moins, Qdile Germain par exemple, ou Loup de gouttière ou Virages.Un rédacteur est allé demander a deux douzaines d'auteurs ce a quoi ils travaillent.Francine Bordeleau propose un portrait de lean Marcel.On trouve aussi les choix de trois libraires, cinq litres à offrir en cadeaux de Noel.À la Bouquinerie de Cartier, un titre du Québec, les Murs de brique, de lean Gagnon ; chez Garneau, aucun; à la librairie Pantoute, les Poésies complètes, d'Emile Nelligan, Dévadé, de Réjean D uc ha r me, et la Sun te duns les grands plats, de lean Soulard.La part scientifique Le numéro 95 de la revue de science-fiction et de fantastique Solaris consacre un dossier spécial a la place de la science etde la technologie dans la littérature de science-fiction.On lie théorie et pratique, car deux jeunes auteurs québécois de science-fiction, Yves Meynard et loel Champetier, publient des textes qui comportent une dimension scientifique importante.Ces.ce qu'on appelle, chez les inities, la SF hard.Du coté théorique.Guy Bouchard s'intéresse à la tension entre les esthétiques platonicienne et aristotélicienne en ce qui a trait à l'utilisation de la science dans la SF.Guy Sirois quant a lui tire de sa lecture de la revue A nu log.spécialisée dans la SF dite hurd, des conclusions générales sur le genre.Un concours international L'Atelier imaginaire, de luil-lan (France), tient en permanence des concours de poésie et de nouvelles, ouverts à lous les auteurs de la francophonie.Marie-Claire Biais figure parmi les jurés.Les plus récents lauréats sont lean Cagnard, prix Promethée de la nouvelle, pour l'Hémisphère d'en face, et Joëlle Abed, prix de poésie Max-Pol-Fouchet, pour Lieus du tremble.L'intérêt de ce prix, pour nos auteurs, est évident: les oeuvres des gagnants (soumises sur manuscrit ) sont éditées par une excellente maison suisse à vocation internationale, L'Âge d'homme.Poètes et nouvellis- tes interesses doivent demander les règlements de ces concours a L'Atelier imaginaire / B.P.2 / 55290 luillan (France).Les livres à la radio L'émission Littératures ac-.tue Iles, aujourd'hui à 14 h 50 à la chaîne FM de Radio-Canada, présentera une entrevue de Jacques Laurent, auteur du Miroir aux tiroirs; une nouvelle inédite de Gabrielle Roy, « Le violoneux de chez Ogilvy», lue par Guy Provost; et une rencontre de Suzanne Giguère avec Fauteur de la Douleur, un cri du corps et de l'âme, Nago Humbert.Un peu plus tôt, a Signes des temps, 11 h à la chaine AM, le directeur du Magazine littéraire, |ean-Iacques Brochier, défendra son pamphlet intitulé le fume et ulors?Le printemps de 0/A Les éditions QuébecAméri-que annoncent leur programme d'édition pour le premier semestre de 1991.Dans la collection Littérature d'Amérique, un recueil de nouvelles de Benoit Dutrizac, Sarah la givrée; un récit de Gilles Léveillée, les Paysages hantés; des nouvelles de Denis Bélanger, la Vie en fuite; des nouvelles d'Elisabeth Vonarburg, Ailleurs et au lapon; et un roman de lean Le-mieux, la Lune rouge.y Georges-Hébert Germain Dans la collection Deux Continents, un roman du journaliste Georges-Hébert Germain, Christophe Colomb \u2014 Na'u^ frage sur les côtes du Paradis; de Maurice Champagne, /'Hom-/77c* têtard \u2014 Une fable sur Je monde masculin; et un romarî de Jean-Pierre Bélanger, le Tigre bleu.' - Z A ces titres s'ajoutent pin»\" sieurs traductions d'auteurs du Canada anglais et des ouvrages^ destines a la jeunesse.ORCHESTRE SYMPHONIQUE iHUMIUiDE MONTREAL ôùrlETô» toft ***** fOETRO .< VA i fc! V : SALLE WILFRID-PELLETIER PLACE DES ARTS Le mercredi 9 janvier, 10 h 30 STANISLAW SKROWACZEWSKI, chef \u2014 MARC-ANDRÉ HAMELIN, piano Au programme: MENDELSSOHN et BRUCKNER Billets: 12 $ EN VENTE AUX GUICHETS DE LA PLACE DES ARTS (+ 1 $, redevance à la Place des Arts) RÉSERVATIONS TÉLÉPHONIQUES: 842-2112 l I Gagnez Tune des 100 paires de billets pour assister au concert Pour participer: \u2014 Remplir le coupon de participation ci-joint en répondant correctement a la question et retournez-le à I adresse indiquée avant 16 h.le 2 janvier 1991.\u2014 La valeur approximative des prix est de 2600$.\u2014 Le texte des règlements de ce concours est disponible à La Presse.r i i i i i i i i i i i i i L.La Presse Itéo, C.P.5025 Suce.Place d'Armes Montréal, Québec H2Y 3M1 Question: Quelle est la nationalité du compositeur Mendelssohn?Réponse Nom Âgo.Adrosso App.Villo Codo postal.Tel.I I I I 1 I I I I I I I I -I > C6 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 25 DÉCEMBRE 1990 UVRES Pop Art, symbolisme, Seurat, Malévitch, etc JOCELYNE LEPAGE 4 \u2022 : S S'il faut en juger par les caisses remplies qui ont etc envoyées à Lu Presse à l'occasion des Fêtes de \u2022 Noel, les livres beaux et chers .manquent moins dans nos librai- \u2022 ries que les clients pour les aehe-ter.Nous avons choisi cette année\" de vous en presenter quelques-uns en couples ( même sujet.auteur ou éditeur different) et w d'autres en solitaires.^ La grande histoire Larousse vient de faire paraître une Histoire de l'art (peinture, sculpture, architecture, arts deco-V*$^PM depuis la préhistoire jus-^MOS jours.Un gros livre de \u2022w78flLpages sur papier glacé, ^fgxroux dans sa reliure noire > Soyeuse.Ça sent littéralement le -\\ bon livre.Cette histoire de l'art à laquelle 28 auteurs spécialises ont collabo-v ré est destinée à remplacer L'art *_èt l'homme de René Huygue, en \\ trois volumes, publiés de 1957 à .1961, à une époque où les repro-.ducttons couleurs étaient plutôt races.; -v^MSîs au-delà des reproductions 'c^i»|feîirs offertes en abondance, il gQg&inpter aussi sur le nouvel ^ft>qui anime cet ouvrage.Un )Vît de décloisonnement, et \\ ^çti^erture plus grande sur d^îaÇ.tres civilisations que la nùï^i une conscience que l'his-ta^re;.tie l'art a toujours été prescrite d'un point de vue occiden-tatr^e à quoi on tente de remé-dÈ^^Ces divisions habituelles ont ch&frge de nom et on en a ajoute btJ[i*f5>uvelles traitant, par exem-ptgt.i3es arts populaires, des arts tnam et de la Corée, de îjnusulman et de celui de que saharienne en plus des traditionnels comme l'art romain, préhistorique, by-in, etc.grand luxe quoi.Et le prix, pte tenu du luxe déployé, pas aussi grand qu'on Pau-ru: 155 $.îs il existe d'autres histoires art moins chères, dont celle r^feSGItia Ptschel, 750 pages, cou-; vèhure entoilée, 1000 illustra-.tions, 55 $ Tan dernier, aux édi- \u2022 tions Solar.Histoire mondiale de l'ûrt représente l'approche d'une 'seule personne, qui a choisi de re-v-liur-wl.'art aux événements politi-^qjjwj, économiques et culturelles V^utlui ont donné naissance.L'ou-SQwjj^de l'Italienne, qui est une v£i££diuon revue d'un livre publié tfpour la première fois en 1966, est SrfluS traditionnel que le nouveau ^Larousse.11 a un peu vieilli, mais j^-il donne l'essentiel.£ Le Pop Art (bis) î> Entre le Pop Art de Tilman Os-Sterwold, éd.Benedikt Tasçhen, et ^ZLe Pop Art de Marco Levingstone il^aux éditions Hazan, la différence wwla plus marquante, c'est le prix, >24 95$ contre 135 $ et la rigidité t^delà couverture, en carton, dans \u2022Ile premier cas, entoilée jaune se-!/rin dans le deuxième.Difficile de ^dire qui gagne la bataille des illustrations, mais le format de Ha->zan,;pjus large que haut permet *Iune mise en scène plus jazzée des iMmages.-: \u2022ft Levingstone adopte une approche plus classique et plus formelle que Osterwold, dont nous avons parlé la semaine dernière.Il aborde son sujet en commençant avec les précurseurs ( Duchamp, Haussman, Picasso, etc.) et termine avec les successeurs (Jenny Holzer, Bill Woodrow, Barbara Kruger, etc.) Puis, pour chaque étape de l'évolution du mouvement, il s'intéresse à l'oeuvre des artistes qui l'ont le mieux representee.Il y est question du pop art américain et britannique, mais aussi du Nouveau réalisme français.Osterwold se concentre surtout, lui, sur le pop art des années soixante et sur ce que furent ces années qui ont donné naissance à un tel mouvement.Son approche sociologique est fascinante.Les symbolistes La Maison Skira, l'une des plus réputées en editions d'art, vient de publier un nouvel ouvrage sur les symbolistes, même si elle en avait déjà un dans sa célèbre collection intitulée Le Journal de-.consacrée aux différents mouvements artistiques.En comparant l'ouvrage recent de Pierre-Louis Mathieu, La génération symboliste a celui de Robert L.Delevoy, Le journal du symbolisme \u2014 qui existe aussi dans une edition économique intitulée Le Symbolisme, \u2014 on peut comprendre pourquoi Skira remet ça.L'approche de M.Mathieu est beaucoup plus accessible que celle de Delevoy et beaucoup moins abstraite.Il nous raconte l'histoire de ce mouvement multiforme des années 1870 à 1910, qui réunissait des écrivains, des philosophes, des musiciens et des artistes.Ces hommes rejetaient la civilisation industrielle, mettaient en doute la notion de progrès et tenaient a exprimer leur univers intérieur par des allégories et des fantasmes.Les symbolistes (Gus- tave Moreau, Odilon Redon, Gauguin, Maurice Denis, lames Lnsor, Klimt, Munch, Félicien Rops, Rodin, etc.), selon l'auteur, détestaient l'argent, le capitalisme, la démocratie bourgeoise et certains ont été attirés par un mysticisme éthéré, un socialisme utopiste et par le bouddhisme.Et Ion vénérait la musique.Tout cela rappelle étonnamment le mouvement hippie des années soixante qui avait d'ailleurs remis en vedette un des vieux symbolistes anglais: Beardsley.M.Delevoy, qui cite Beaudril-lard et Julia Kristeva, adopte une approche plus philosophique qui conviendra sans doute mieux aux universitaires et spécialistes qu'aux simples amateurs.Seurat et Seurat La grande différence entre le Seurat de John Rewald et celui d'Alain Madeleine-Pcrdrillat, c'est que le premier raconte l'histoire de ce peintre mort à 32 ans, présente ses idées et reconstitue l'atmosphère intellectuelle de l'époque, tandis que l'autre s'intéresse à l'analyse de l'oeuvre.L'ouvrage de Rewald, un auteur célèbre en ce qui concerne les Impressionnistes, est un remake revu et corrige qui consacre certainement plus des trois- quarts du livre aux reproductions parmi lesquelles certains tableaux qui appartenaient à un collectionneur privé sont présentés pour la première fois en couleurs.Le livre de Madeleine-Perdril-lat, qui accorde une grande importance aux dessins de Seurat, veut prouver lui, que si l'on oublie un peu le théoricien que fut Seurat, on découvre un peintre genial dont les oeuvres rappellent les grandes fresques égyptiennes et l'art de Piero délia Francesca.Non seulement Seurat a-t-il été un des initiateurs de l'abstraction, selon l'auteur, mais aussi fut-il en quelque sorte le sauveur de la figuration, qui reviendra plus tard.Les solos Les Nabis Les Nabis (prophètes en hébreu) étaient un groupe de tout jeunes artistes du début du siècle pour qui Gauguin était un maître.Us n'ont pas été particulièrement prophétiques et leur groupe n'aura duré que quelques années, de 1889 à 1903.Le livre qui leur est consacré se présente comme la première étude d'ensemble de toutes les activités des Nabis \u2014 la gravure (d'inspiration japonaise), les affiches, décors, costumes, le papier peint, les arts décoratifs.Ce que font les auteurs après avoir consacré des textes à chaque artiste nabis et présenté le groupe dans le contexte de l'époque.Cet ouvrage devrait intéresser bien des Québécois car les Nabis ont influencé certains de nos peintres.C'est surtout Maurice Denis, le théoricien du groupe, qui aura des liens avec les nôtres car c'est lui qui dirigeait les Ateliers d'art sacré à Paris où se retrouva, par exemple, Paul-Emile Borduas.Parmi les Nabis les plus célèbres, mentionnons Bonnard et Vuillard, Félix Valloton, Aristide Maillol et Paul Sérusier.Les femmes Tableaux d'Afrique, de Margaret Courtney Clarke, est un livre étonnant et étonnamment beau sur les Africaines de l'Ouest qui construisent elles-mêmes leurs maisons en tirant de l'argile des formes rondes et organiques, sorte de cellules collées les unes sur les autres rappellant des ru ches ou des nids d'hirondelles.Ces maisons, les femmes les peignent avec leurs mains, à partir de couleurs qu'elles fabriquent, et elles les décorent de motifs géométriques, de petits points ou de symboles sacrés.Bien des artistes contemporains oui puisent leur inspiration dans les arts primitifs, envieraient ces femmes qui créent des oeuvres monumentales et magnifiques, sans avoir la prétention ni le souci de laisser leur marque dans l'histoire de l'art.Les photographies de Mme Courtney Clarke sont d'une qualité exceptionnelle.Camille Le gros livre consacre à L'Oeuvre de Camille Claudel, dont nous avons déjà parle ici il y a quelques semaines intéressera sûrement un grand nombre de femmes fascinées et par l'artiste et par sa triste vie de femme.Si les auteurs tentent de répertorier ce qui revient à Claudel dans l'oeuvre de Rodin, en plus de passer en revue tout ce qui reste des oeuvres qu'elle a signées, ils ne voient pas en Camille uniquement une victime, mais surtout une artiste qui avait quel-que chose à dire.Et qui a malheureusement détruit une grande partie de son oeuvre.Encore Vincent Pour les fous de Vincent Van Gogh qui ne posséderaient pas encore sa correspondance sous une forme présentable, les éditions Gallimard viennent de la faire reparaître en trois volumes -couvertures couleur jaune Gallimard ornées d'autoportraits de l'artiste - dans un boîtier aux mêmes couleurs et mêmes ornements.L'ensemble se tient debout, comme une petite sculpture.Enfin Malévitch Un beau livre sur Malévitch.traduit du russe et dont la mise en page évoque la manière de faire de l'avant-garde russe du début du siècle vient de paraître aux éditions Arthaud.Un livre amplement dominé par les reproductions couleurs pleine page et double page et grâce auxquelles le lecteur peut suivre l'évolution de la démarche de Kazimir Malévitch ( le peintre du carré noir sur fond blanc) qui a essayé tout ce qu'il y avait de neuf à l'époque ( impressionnisme, fauvisme, symbolisme, cubisme) avant de créer son propre isme: le Supré-matisme.Heureusement que le livre est géné/eux en images, parce que le français traduit du russe est plutôt lourd.Malévitch, rédigé par différents auteurs, de différentes nationalités, est le résultat d'une conférence organisée à Leningrad à l'occasion de la première grande rétrospective consacrée à cet artiste dont les Soviétiques ont gardé l'oeuvre cachée pendant trente ans.La rétrospective fut présentée aussi à Moscou et à Amsterdam.Les textes parlent de l'homme, de l'artiste, du théoricien, du professeur, du contexte social et de Tinfluence de Malévitch sur l'art moderne.Arte povera Si les livres chers et beaux sont habituellement réservés à l'art du passé, on en trouve de plus en plus sur des sujets d'une actualité toute récente dont Arte Povera de Germano Celant.Il s'agit d'un ensemble d'articles que Celant, le critique d'art italien qui a donné son nom à l'art pauvre, a publiés entre 1965 et 1985.C'est lui qui a vu dans le travail de plusieurs artistes italiens à la fin des années soixante le signe d'un grand changement en Italie et c'est grâce à lui si les Italiens sont revenus sur la scène de l'art international.Les articles choisis sont surtout consacrés à douze artistes : An-selmo, Boetti, Calzolari, Mario Merz, Maria Merz, Kounellis, Fa-bro, Paolini, Pascali, Penone, Pis-toletto et Zorio, que nous avons presque tous vus un jour ou l'autre au Musée d'art contemporain de Montréal et aux Cent Jours d'art contemporain.Y sont joints aussi d'autres articles plus généraux dont l'un intitulé ««Pour une identitité italienne»» ( il n'y a pas qu'au Québec que ce genre d'élan arrive!).La documentation visuelle est abondante, mais les textes sont plutôt difficiles d'accès.HISTOIRE DE L ART Larousse.780 p 155 S HISTOIRE MONDIALE DE L ART.par Cina Pis chel.750 p ed Solar.55 $ LE POP ART par Marco Levingstone.ed Hazan.271 p.135$ POP ART.par Tilman Osterwold.ed Benedikt Taschen.240 p .24 95$.LA GENERATION SYMBOLISTE par Pierre-Louis Mathieu.Skira.223 p.150 $.LE JOURNAL DU SYMBOLISME, par Robert L Delevoy.Skira.190 $ LE SYMBOLISME, par Robert L.Delavoy.220 p.43$.SEURAT.par John Rewald.Flammarion.247 p.155$ SEURAT.par Alain MadeleinePerdrillat.Skira 215 p 215$.LES NABIS.Claire Freches-Thorv et Antoine Terrasse.Flammarion.319 p 1E0 $.TABLEAUX D AFRIQUE, par Margaret Court ney-Clarke.ed.Arthaud.204 p.94 $.L'OEUVRE DE CAMILLE CLAUDEL, par Reine-Marie Paris et Arnaud de La Chapelle, ed Adam Biro.303 p.276 $.LA CORRESPONDANCE GENERALE.Vincent Van Gogh.ed.Biblos Gallimard.120 $.MALEVITCH.collectif d'auteurs.Flammarion.243 p.140$.ARTE POVERA.par Germano Celant.Art Edition.281 p.149 95$.De beaux albums pour les fans de cinéma ^ LUC PERREAULT Peu de films auront fait couler » fautant d'encre qu'Autant en em-.vporre te vent.|udy Cameron et \u2022ïPâul Christman racontent dans i£tous ^eiS details l'histoire de ce Sjfilm depuis sa genèse jusqu'à la -^première a Atlanta et l'obtention î^de nombreux Oscars.On reste Jssubjugué par le phénomène.Pour *3unc fois, la promesse contenue ijlw^un titre est vraiment tenue.Sj^La 'fabuleuse aventure d'un (ïfilnï se révèle en effet une vérita-3S>1e réussite dans le domaine de jCTeuMuon au cinéma.Les prépara- ^VERSAILLES © »\\ACf vuraur.\"Mot de passe pour rire!\" 12:30-2 404 50 7:109:30 lun 12 302 40 4 507 10 mar 2 40-4 50 / 10-9 30 1 00-3 1O5 20 7 309 40 lun 1 003 10 5 207 30 mtr 3 105 20 730940 G D old y stereo)^ iun 1 30 I (\\ h \" * J J N 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iun720 t ¦\u2022 n J aussi au PINE (Sto-Adàlo) «ROCKY V a le charme, le coeur et la sensation de l'original.» \u2014D.Cunningham, CBS-TV ru nu «Un film que toute la famille pourra aimer.rempli d'humour et d'action.»» \u20141.8.Hobson, CALGARY SUN VERSION FRANÇAISE sDG [ÔÔLBYSTÊRËÔl {>CENTRE EATON 6© i 705 0 Sl
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