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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1991-01-30, Collections de BAnQ.

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[" Informations nationales r.CELTEX inc.® ill 1 SPÉCIAL PORTATIF PT5O0 ACTIVATION AVEC BATTERIE.CHARGEUR ET ÉTUI 984-5292 BURE' M7-I77' LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 30 JANVIER 1991 Ottawa remet en question ses propres compétences GILLES PAQUIN du bureau de La Presse Brian Mulroney OTTAWA Alors que s'amorce le compte à rebours de l'autonomie québécoise, le cabinet Mulroney entreprend une remise en question globale des compétences de l'administration fédérale.Un bataillon de hauts-fonctionnaires fédéraux a reçu la semaine dernière le mandat d'analyser en profondeur le rôle des ministères et des agences d'Ottawa afin de préparer la riposte de Brian Mulroney.Cette vaste opération de remise en question des compétences fédérales est dirigée par le greffier du Conseil privé, Paul Tel-lier, et le Secrétaire aux relations fédérales-provinciales, Gordon Smith.Selon les informations receuillies par La Presse, neuf des plus influents sous-ministres d'Ottawa dirigeront chacun un comité formé de spécialistes provenant des divers ministères.Leur travail, qui s'étendra sur plusieurs mois, vise à donner au cabinet la meilleure analyse possible de la situation afin de l'aider à déterminer les compétences indispensables au maintien de l'union économique canadienne.«Tout est sur la table, mais nous devons conserver un cadre définissant les fonctions essentielles d'un gouvernement fédéral», a déclaré un des responsables du Conseil privé.Il s'agit évidemment de préparer la réponse d'Ottawa aux recommandations de la Commission Bélanger-Campeau, mais également aux autres commissions qui se penchent sur la question constitutionnelle, a déclaré le chef de cabinet du premier ministre Mulroney, Norman Spector.Dans un discours à Buckingham, en décembre dernier, M.Mulroney a déjà indiqué qu'il était prêt à céder certaines compétences fédérales aux provinces, mais à condition qu'elles s'engagent à respecter quelques principes fondamentaux.Il a cité, à titre d'exemples, l'abolition des barrières restreignant le commerce interprovincial ainsi que la libre circulation de la main-d'oeuvre et des des services.Pour M.Mulroney, rien ne s'oppose à ce ques les provinces remplacent Ottawa dans certains domaines, mais en retour il faudrait que le gouvernement fédéral obtienne de nouveaux leviers économiques actuellement partagés entre les gouvernements.11 ne faut pas craindre une remise en question globale des compétences des gouvernements disait M.Mulroney.Le pays est vaste et tout ne peut se décider à partir d'Ottawa.«Il faut voir ce que nous pouvons faire ensemble et ce que nous pouvons faire séparément » a t-il lancé.Selon lui, le dédoublement de certains services fédéraux et provinciaux s'avère parfois inefficace et coûte cher aux contribuables.Les comités de fonctionnaires qui effectueront l'analyse fédérale recoupent donc l'ensemble des compétences gouvernementales, tant à Ottawa que dans les provinces.Ils touchent les domaines suivants: \u2022 Langue et culture \u2022 relations internationales \u2022 chevauchements de compétences \u2022 politiques sociales \u2022 justice et droits de la personne \u2022 affaires autochtones \u2022 science et technologie \u2022 micro-économie (commerce interprovi cial) \u2022 macro-économie ( politiques monétaire* et fiscales ) 11 reste a voir maintenant si l'analyse des fonctionnaires fédéraux donnera satisfaction au Québec tout en répondant au.% exigences du Canada anglais.L'exercice sera difficile, a reconnu un haut-fonctionnaire fédéral.Il faut évite de soulever des protestations des autre-provinces en répondant aux demandes légitimes du Québec.Selon lui, plusieurs de chefs de gouvernements veulent maintenir le principe d l'égalité entre les provinces même si celj n'existe pas dans la réalité.Le Québec a toujours été différent depuis l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord, a-t-il dit.11 existe une foule de lois et d'institutions particulières au Québec, reconnues dans la constitution actuelle.Le rapport Allaire: une douche froide sur la Commission B.-C.CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC Le rapport\" Allaire a glacé l'enthousiasme de plusieurs membres de la Commission Bélanger-Campeau, qui s'interrogeaient hier sur la pertinence de poursuivre l'exercice.Certains d'entreux eux, comme les représentants des milieux syndicaux et surtout le président de l'Union des artiste.Serge Turgeon, assurent qu'ils tireront leur révérence s'ils en viennent à la conclusion qu'on les a nommés à une commission bidon.Les députés libéraux exceptés, tous les commissaires qu'on a pu interviewer à leur arrivée au Domaine de Maize-rets.à Québec, où la commission constitutionnelle a entrepris ses réunions à huis clos, ont été unanimes à soutenir que la réponse du Canada anglais n'allait pas tarder.«Surveillez le Non qui va venir du Canada anglais dans les prochains jours.Surveillez les éditorialistes, les sondages d'opinion et les propos de leurs députés.On sait bien que c'est le genre de projet qui représente tout ce qui est honni au Canada anglais», a d'abord commenté le chef du Bloc québécois, Lucien Bouchard.L'ex-ministre conservateur a ajouté que le «non» surviendrait sans doute avant que le Parti libéral ne tienne son congrès, les 8,9 et 10 mars, et qu'il est probable que ce congrès «ne puisse entériner ce projet, déjà caduque, puisqu'il aura reçu sa réponse».Pour lui, il ne fait aucun doute qu'un référendum sur la souveraineté sera en conséquence tenu en 1991.Un missile scud sur la commission Le président de l'Union des artistes (UDA).Serge Turgeon, s'est dit un peu confus comme commissaire, en constatant que la proposition Allaire était celle à laquelle tenait le premier ministre.« le me demande quel rôle il reste à la Commission Bélanger-Campeau», dit-il, ajoutant qu'il voyait le rapport Allaire comme «un missile scud tombant sur la commission ».« le me demande si les \"patriots\" vont réagir», enchaine-t-il.«Si j'ai l'impression que les dés sont pipés, je vais réagir à ma façon», indique avec consternation le commissaire, laissant planer la menace de sa démission.Refusant de laisser tuer l'enthousiasme qui l'animait jusqu'ici, Serge Turgeon se ressaisit et laisse tomber: «|e suis un artiste, je suis un être d'espoir, mais je n'accepterai pas de jouer le rôle d'un clown.» Pour le président de la CSN, Gérald Larose, il serait étonnant que les militants libéraux croient à la proposition Allaire.« La réponse à cette proposition, on la connaît déjà, c'est No! Ou les militants y croient et ils se font rouler magistralement, ou bien ils n'y croient pas et ils mettent les intérêts du Québec au-dessus des intérêts partisans», suggère-t-il.Une position comme celle-là ne pourrait non plus être accueillie par la Commission Bélanger-Campeau, en premier lieu parce qu'elle ne saurait entraîner quelque consensus que ce soit.«Elle est absolument imbuvable, cette démarche-là», estime M.Larose qui croit devoir composer avec elle, même si cela «est un peu agaçant».Quant à un référendum dans 18 mois, il soutient que c'est 18 mois de coût économique supplémentaire, et «18 mois que l'on laisse à nos adversaires pour traficoter dans nos plate-bandes et faire en sorte qu'on ne puisse s'assumer totalement».Louis Laberge, président de la ITQ.s'est montré plus cynique: «C'est bien gentil de la part du comité Allaire.Ça démontre une évolution.Auparavant, on parlait de cinq demandes minimales et là on a une liste d'épicerie de 22 champs de compétence.Ils ont probablement trouvé le truc pour négocier avec le Canada anglais.» Mais il ne voit aucune possibilité pour Québec de négocier le contenu du rapport Allaire.«Le Canada anglais va te les envoyer promener assez vite.Encore une fois, on va nous mettre en position de se faire humilier par le Canada», de dire M.Laberge, qui s'apprêtait à soulever, devant les autres membres de la commission, la pertinence de poursuivre les travaux.«Si les députés libéraux qui siègent à la commission sont d'accord avec ce rapport pour rester attachés à la position de leur chef, si les péquistes prennent une autre direction, je ne vois pas comment on va arriver à un consensus.Même le référendum a perdu toute capacité de ralliement, si on le fait en 1992.Je n'ai pas l'intention de venir user mes fonds de culotte ici pour rien.» Le député fédéral André Ouellet a une perception assez semblable en ce sens qu'il prévoit un rapport des dix représentants libéraux, un autre du groupe péquiste, soit deux documents de base.Les autres commissaires pourraient choisir entre les deux groupes ou rédiger un troisième rapport, prévoit-il.Quant au document Allaire lui-même, il assure que le Parti libéral du Canada va l'étudier, l'analyser et faire connaître sa position dans quelques jours.«Un document qui mérite sûrement une attention .très importante», dit-il pour le qualifier.Le représentant du Parti éga-lité, Robert Libman, estime quant à lui que les négociations projetées par Robert Bou-rassa sont vouées à l'échec.« Les anglophones ou les fédéralistes vont voir ça comme une demande au Canada de reconnaître la souveraineté du Québec dans un Canada uni.Ça ne peut pas marcher», conclut-il.V SAMEDI DANS La séparation du Québec n'est pas inévitable, admet Bob Rae Presse Canadienne LASERPHOTO PC Le premier ministre Robert Bourassa a rendu public, hier, le rapport du comité constitutionnel du Parti libéral du Québec.TORONTO La séparation du Québec n'est pas inévitable, a affirmé hier le premier ministre ontarien Bob Rae, en lançant un document de discussion sur la réforme constitutionnelle.M.Rae réagissait ainsi aux questions des journalistes qui lui demandaient à quoi servirait une nouvelle ronde d'audiences publiques au moment où le Québec semble s'engager sur la voie de la séparation.Fédéraliste intévéré, M.Rae a ajouté qu'il croyait toujours possible de combler le fossé qui sépare le Québec et les provinces anglophones, en notant que le Canada et le Québec étaient à la croisée des chemins.« H faut qu'il y ait une ouverture pour qu'il y ait des changements», a-t-il avancé sur un ton optimiste.Le premier ministre néo-démocrate a indique que l'Ontario se promettait de jouer un rôle positif et constructif dans le débat qui secoue le Canada et le Québec.Le document de discussion d'une trentaine de pages rendu public hier fait le tour de la question constitutionnelle.sans l'approfondir.Tiré à environ 1 50 000 exemplaires, ce document bilingue invite la population ontarienne à réfléchir sur les valeurs qui unissent la société canadienne, les droits des autochtones et les meilleures façons de répondre aux aspirations des minorités linguistiques.Me Kenna Pour sa part, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna, estime qu'avec le rapport Allaire le Québec offre une dernière chance de réconciliation au Canada et que le reste du pays devrait le prendre au sérieux.M.McKenna émet quelques réserves face aux recommandations qu'il contient, mais il ajoute que ce document doit être vu comme une base de négociations plutôt que comme un ultimatum.Selon M.McKenna, la première tâche est de modifier la formule d'amendement de la constitution.Il se dit en faveur d'un référendum national visant à retirer la règle de l'unanimité pour apporter des changements à la constitution.À ce moment, croit-il, des négociations sérieuses pourront s'amorcer.! En 92, Parizeau sera dans le clan du Non Le PO cherchera à forcer la tenue d'un référendun dès cette année CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC i le Parti liberal réussit à mener sa démarche souverainiste à terme, et qu'un référendum est décrété en 1992, le Parti québécois se retrouvera dans la curieuse situation \u2014 à laquelle il souhaite échapper \u2014 de militer dans le clan du «non».Cela, dans la mesure où le projet de Robert Bourassa comporterait «des institutions de nature confédérale qui feraient partie intégrante de la souveraineté», a précisé le chef du PQ, Jacques Parizeau, en comparant la démarche de ses adversaires à du Yvon Deschamps.Qualifiant le projet de «machine à fabriquer de l'incertitude» et de «provocation outrancière» à l'endroit du Canada anglais, en ce sens qu'il «demande la lune», le chef péquiste a sonné le branle-bas d'une vaste campagne consistant à provoquer un référendum sur la souveraineté du Québec pour 1991, contrairement à ce que propose le Parti libéral qui veut consulter la population à l'automne 1992.«Il faut que nous travaillions tous pour que le \"non\" du Canada anglais vienne vite et pour que le Québec puisse tenir un référendum sur la souveraineté dans les plus brefs délais, en 1991 », a lancé Jacques Parizeau.Le chef de l'opposition a réfuté les arguments énoncés la veille par le ministre responsable de la réforme électorale, Marc-Yyan Côté, selon qui il est impossible de tenir un référendum plus tôt en raison des modifications qu'il est nécessaire d'apporter à la loi électorale, pour que ses dispositions soient concordantes avec la loi des référendums.M.Parizeau soutient en effet que le directeur général des élections peut apporter des corrections techniques à la loi sans pour autant recourir à l'Assemblée nationale, comme pour une modification majeure.«Toutefois, si le ministre Côté souhaite nous soumettre des propositions acceptables de modification de la Loi sur la consultation populaire, l'opposition officielle s'engage à procéder rapidement à leur adoption », insiste-t-il.Le postérieur droit.Il a commencé sa conférence en s'en prenant à ce qu'il juge comme un manque de fierté chez M.Bourassa: «Il n'est pas très fier notre premier ministre.11 a reçu avec l'échec de Meech une claque sur la joue gauche, et là, il tend le postérieur droit en disant aux anglophones: n'utilisez pas le pied trop vite, j'ai besoin de tenir jusqu'à la fin de 1992 dans cette posture.» \u2022 Selon lui.le message qu'il adresse au premier ministre canadien Bryan Mulroney est très clair, c'est de ne pas répondre trop vite, pas avant la fin de 1992.« Mais il faut amener M.Mulroney à commenter ça.Ça va être fort intéressant.Vous comprenez qu'on le place dans une situation totalement impossible.S'il donne l'impression qu'il pourrait être le moindrement d'accord avec ça, l'effet quant à sa popularité dans le reste du Canada sera remarquable.Si, d'autre part, il dit qu'il n'est absolument pas d'accord avec ça, l'effet sur sa popularité au Québec sera tout aussi remarquable», de faire observer le chef péquiste, avec l'air du chat qui vient d'avaler le canari.Donnant un exemple des difficultés que rencontrerait le gouvernement du Québec en tentant de négocier le rapatriement de 22 champs de compétence, M.Parizeau a fait entrevoir quelle serait la réaction des provinces de l'Ouest lorsqu'on leur demandera d'accepter l'abolition du Sénat.«Vous avez vu là-dedans des petites choses comme la langue sous le contrôle exclusif du Québec, a-t-il poursuivi.Vous savez comment ça se traduit, çà?C'est que si la langue est de compétence exclusivement provinciale, toutes les dipositions de la Charte des droits du Canada qui ont effet dans ce domaine doivent être considérées comme inapplicables au Québec.«Aie! Vous vous rendez compte qu'on s'est battu pendant trois ans pour savoir si la Charte des droits fédérale pourrait être assujettie, au Québec, à des clauses \"interprétatoires\".Et nous, on leur dit: Na!» de souligner le chef souverainiste.Sans faire le survol des 22 compétences exclusives réclamées par le Québec, M.Parizeau a rappelé que pour modifier la formule d'amendement, comme le réclame le PLQ, l'unanimité des provinces était nécessaire et qu'il fallait donc entrevoir du sport pour obtenir que cette formule s'appuie désormais sur 50 p.cent de la population canadienne, dont obligatoirement le Québec.«On le comprend tous, c'est un droit de veto pour le Québec», expli-que-t-il.Il rappelle que tout amendement au pouvoir de la Cour suprême nécessite aussi l'unanimité des intéressés.Un «marécage» M.Parizeau soulève également ce qui lui parait comme confus ou contradictoire entre les recommandations du rapport Allaire, qui semblent présenter ses conclusions comme « une sorte de pa-quet», et le communiqué de presse exprimant le point de vue du comité quant au référendum.«Le communiqué indique que le référendum invitera la population à ratifier un accord survenu avec Ottawa, si les négociations permettent de trouver un point d'entente.Qu'estce que ça veut dire?|e n'en sais rien», souligne M.Parizeau.Le chef péquiste conclue en disant qu'un référendum sur la souveraineté du Québec doit à son avis être tenu dans les plus brefs délais, en 1991, tandis que celui que le PLQ propose de tenir en 1992 prévoit des propositions d'association économique agrémentées d'institutions de caractère confédéral.Ce qui apparaît non pas dans le rapport proprement dit, mais dans les résolutions de la fin.«Ce qu'on nous propose là, conclut Jacques Parizeau, ce sont des années de marécage.On va se taper deux ans à se faire répéter \"non\" tous les 15 jours.(.) C'est donc l'espoir du statu quo pour les fédéralistes et l'espoir d'une déclaration de principe pour les souverainistes; c'est extrêmement astucieux.Avec ça, si le Parti libéral n'arrive pas à refaire son unité, c'est que vraiment il n'y a pas de justice.» PUBI1REPORTAGE MAR IE -VIC c'est mon collège Le collège privé Marie-Victorin a 25 ans et son objectif a toujours été d'offrir un enseignement de très haute qualité en misant à la fois sur la tradition et sur l'innovation.Le cahier trace un portrait du collège et de la vie fébrile qui s'y déroule, présente ses nombreux programmes d'études et cède la parole à des étudiants heureux, dont des adultes qui y ont trouvé le chemin de l'autonomie. B2 LA PRESSE.MONTRÉAL, MERCREDI 30 JANVIER 1991 Editorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de I information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le rapport Allaire: idéologique ou politique?En proposant l'autonomie politique du Québec, le rapport du comité Allaire engage les libéraux provinciaux dans un virage radical.Il ne s'agit plus d'un Meech plus musclé, ni d'une nouvelle version d'un fédéralisme renouvelé, ni d'une autre liste d'épicerie constitutionnelle, mais d'un projet qui s'arrête tout juste au bord de la souveraineté-association.Dans la démarche autonomiste proposée par le comité constitutionnel du PLQ, il est en effet plus facile de dresser la liste des pouvoirs exclusifs que conserverait le fédéral (monnaie, défense, douanes et péréquation), que celle des pouvoirs que détiendrait le Ouébec.La rupture avec la tradition libérale ne tient pas seulement à l'ampleur de la réforme mais aussi au fait qu'elle ne se situe plus dans un cadre fédéraliste.Les penseurs libéraux ne tentent pas, comme par le passé, de reconstruire le Canada.Ils proposent plutôt de rebâtir le Quebec en souhaitant que le reste du Canada s'ajuste au changement.Si les demandes et la réforme constitutionnelle des libéraux sont claires, le sens même du document ne l'est pas.Une fois adopté par les militants du parti, ce document représentera-il vraiment la vision que le PLQ et le gouvernement Bourassa se font des rapports Québec-Canada, un peu comme l'est le programme du Parti québécois, ou s'agit-il plutôt d'un outil stratégique qui leur permettra de traverser une période mouvementée?Est-ce un document idéologique ou un document politique?Cela fait toute la différence.Si ce document a une valeur programmatique et reflète les convie- tions profondes des dirigeants libéraux, cela signifie que M.Bourassa s'engage vers ce que Ion pourrait qualifier de souveraineté à retardement.En effet, le comité Allaire prévoit un référendum d'ici l'automne 1992, soit pour ratifier l'accord avec le Canada, soit pour proposer la souveraineté assortie d'une union économique.Or, comme rien ne permet de croire que les changements constitutionnels proposes puissent être acceptables pour le Canada, la seconde option sera virtuellement inévitable.Mais il est plus probable que la démarche libérale sera moins linéaire et qu'elle contient une bonne dose de stratégie tant face aux électeurs québécois que face aux partenaires canadiens.Sur le plan intérieur, le premier ministre Bourassa doit composer avec le fait que les trois-quarts des Québécois francophones se disent en faveur de la souveraineté.Il sait par contre que ce souhait très majoritaire s'accompagne très souvent d'une profonde hésitation a briser le lien canadien.Le projet libéral, en laissant une dernière chance au Canada, mais en l'assortissant d'une menace peu voilée, peut d'abord faire l'unité au sein du parti, ensuite rallier un nombre important d'électeurs, qui font toujours plus confiance a Robert Bourassa qu'à Jacques Pari-zeau.M.Bourassa peut ainsi couper l'herbe sous le pied de ses adversaires, dominer le débat constitutionnel et se retrouver en bien meilleure position lors des prochaines élections qui lui auraient autrement échappé.Pour le Canada, le virage libéral constitue par ailleurs un message clair, une douche froide pour ceux qui croyaient que l'échec de Meech ne ferait pas de vagues, et pour ceux qui croient toujours que les menaces québécoises sont du bluff.Ce message est d'autant plus plausible qu'il exprime un consensus et qu'il décrit une réalité incomprise au Canada anglais: le fait que le Québec vit un processus irréversible qui interdit de croire que l'on peut revenir aux cinq conditions de Meech.Mais derrière cette fermeté, se cache également sans doute une bonne dose de souplesse.Le délai de presque deux ans avant un éventuel référendum, tout en évitant un choix précipité et émotif du Québec, donne une marge de manoeuvre au reste du Canada, pour réagir, réfléchir et s'adapter.En outre, l'étendue des secteurs où les libéraux songent à exiger la juridiction exclusive permet de croire qu'il s'agit là d'une position de négociation.Robert Bourassa a appris, avec l'échec de Meech, qu'il est risqué de s'engager dans des pourparlers en demandant le minimum.Il ne reste pas moins que ce projet libéral comporte d'importantes lacunes.Et surtout, il ne répond pas à la question qui a hanté les travaux de la Commission Bélanger-Campeau et qui a poussé tant de Québécois vers la souveraineté: pourquoi le Canada, qui a refusé les maigres dispositions de Meech, accepterait-il un chambardement aussi majeur?Et tant que les résolutions que voteront les militants libéraux ne seront pas complétées par une démarche politique qui nous expliquera comment le Québec entend convaincre ou faire plier le reste du Canada, le projet libéral n'est pas réaliste.Alain dubuc Leçons d'une guerre A près deux semaines de «tempête dans le désert», la guerre du Golfe a changé de visage.Qu'avons nous appris depuis les premiers raids contre Bagdad?D'abord, que la guerre sera bien plus longue que prévu.Les scénarios triomphalistes des premiers jours prévoyaient que les hostilités ne dureraient pas plus de dix semaines et que l'Irak agiterait le drapeau blanc au plus tard à la mi-mars, avant le Ramadan.Deux semaines plus tard, la guerre ne se conjugue plus en semaines, mais en mois.Les informations contradictoires en provenance du front ne permettent pas d'estimer avec un mimimum de certitude les pertes ma-térielles et humaines infligées à l'Irak.Mais le f:: fait même que la durée présumée du conflit ait été revue à la hausse, ainsi que des données filtrant a travers les mailles de la censure militaire, permettent de croire que Saddam Hussein a réussi à conserver une bonne partie de son arsenal.Selon le Washington Post, par exemple, les terrains d'aviation irakiens, que le Pentagone affirme avoir totalement neutralisés, sont encore fonctionnels dans une proportion de 65 p.cent.» 1 m ¦ m Estimant que la véritable guerre se jouera au sol, l'Irak fait la taupe en attendant le débarquement des troupes alliées.Saddam Hussein mise sur le temps: plus la guerre sera longue, plus son image de héros résistant aux puissances occidentales a des chances de «prendre» parmi les populations arabes.Et plus le conflit s'éternisera, moins George Bush sera en mesure de convaincre les Américains qu'ils ne sont pas en train de s'enliser dans un mini-Vietnam proche-oriental.Or, contrairement à Saddam Hussein, le président américain doit compter avec une opinion publique qui n'a pas encore fini de digérer le traumatisme vietnamien.Qu'avons nous appris d'autre?Que Saddam Hussein est prêt â utiliser toutes les armes, même celles qui risquent de se retourner contre lui.L'appel au terrorisme, le traitement infligé aux prisonniers de guerre, le déversement de pétrole et les attaques répétées contre Israel constituent autant d'armes à double tranchant.D'un côté, ces coups portés aux coalisés contribuent à former une imagerie de «succès» d'un David aux prises avec le Goliath américain: en mettant ainsi un baume sur le sentiment d'humiliation qui constitue le plus grand commun dénominateur des peuples arabes, Saddam Hussein souhaite raviver la ferveur antioccidentale.Mais ces mêmes coups, doublés de la menace de recourir à un arsenal chimique et nucléaire, sont tout aussi susceptibles de consolider la coalition anti-irakienne.En tout cas, et c'est là la troisième leçon de ces deux semaines de guerre du désert, rien n'indique que Saddam Hussein soit en voie de fissurer la coalition.Tout au plus est-il parvenu à detour-' her l'objectif premier de l'offensive alliée: les États-Unis ne se .battent plus, comme c'était officiellement le cas au début, uniquement pour libérer le Koweït, mais pour anéantir le régime du leader irakien.Quelques voix, notamment celle de l'URSS, se sont bien élevées contre ce déplacement du front.Messages sans grande portée devant les déclarations des deux des principaux coalisés arabes, l'Egypte et la Syrie, qui sont allés jusqu'à reconnaître à Israel le droit à une riposte «limitée».Si les craintes de voir éclater la coalition ne semblent pas devoir se concrétiser, une inconnue demeure: l'attitude de l'Iran, qui tente de préserver sa neutralité, mais qui, après avoir donné refuge aux avions militaires irakiens, risque de devoir jouer dans cette guerre un rôle plus actif.Agnès cruda Ombres chinoises L es dirigeants de Beijing nous laissent voir juste ce qu'il faut pour que la Chine paraisse sous un angle favorable.Mais l'impression laissée par ces images sans relief est que le parti et le gouvernements ne savent pas quel chemin suivre.\u2022 Les peines de prison infligées aux chefs du mouvement démo- cratique de la place Tiananmen sont odieuses pour tous ceux qui croient à la liberté d'expression et ne reconnaissent pas le délit d'opinion.Pour les étrangers, le fait que le leader étudiant Wang Dan n'écope que de quatre ans d'emprisonnement, quand Wei Jingsheng a été condamné à quinze ans en 1979, n'est que de la «fausse clémence» de la part du gouvernement.Mais en Chine du Sud, où l'on a exécuté 19 criminels pour vol et meurtre la semaine dernière, les gens se font une autre idée de la clémence et le message de Beijing est tout différent.: En politique économique, la tendance n'est guère plus claire.Dans un plan pour les années 90, le gouvernement reconnaît avec candeur que les Chinois ont actuellement juste de quoi se nourir et se vêtir.Il estime qu'à la fin de la décennie, la population «pourra bénéficier d'une existence assez confortable».Mais pour y parvenir, il prône «une économie de marché à l'intérieur d'un système socialiste planifié»! Cette contradiction interne du régime souligne les divergences au sein de la vieille garde quant à l'avenir économique et politique du pays.Lors de la disparition des héros octogénaires de la révolution, la lutte pour le pouvoir ne fera que commencer.Frédéric wacnière OROITS RESERVES La boîte aux lettres Si la vie vous intéresse.Au cours de reportages sur les armes chimiques, la télévision nous a permis d'entrevoir le supplice des chats de laboratoire exposés aux gaz toxiques.Quoique brèves, ces quelques images insoutenables auront permis de lever un coin du voile recouvrant le visage hideux de la vivisection toxicolo-gique.Non seulement les armes chimiques, mais bien d'autres produits industriels, incluant les pesticides, solvants, détersifs, teintures à cheveux, etc., sont expérimentés selon les méthodes de la vivisection toxicologique, du genre «dose léthale aiguë» (DL50).Ce test «évalue» la toxicité d'un produit chimique (par voie orale, percutanée, inhalation) en tuant 50% d'une population donnée d'animaux.Figurez-vous dans quel état sortent les 50% «survivants».La guerre chimique du golfe Persique risque d'infliger à des milliers d'êtres humains les mêmes tortures qui ont été, et sont toujours, subies par des millions d'animaux sacrifiés dans les laboratoires dits de «biotests industriels».Plus près de nous, au cours de notre petite «guerre du golf » d'Oka, les gaz lacrymogènes utilisés avaient aussi fait l'objet de «biotests» sur de multiples espèces animales, en concentrations léthales bien sûr, et notamment sur les yeux de lapins.Cruel?Non: on n'a fait que compter combien de jours les lapins pouvaient hurler avant aue leurs yeux n'éclatent «en choux-fleurs»! La guerre chimique?Pourquoi pas, «Si la VIE vous intéresse.» Albert DAVELUY Québec Un peu de respect s.v.p.¦ l'aimerais ici répondre à la récente lettre de M.Thérien sur les droits des fumeurs.Au-delà des questions de santé ou de lois, un point essentiel est souvent négligé.Le fait de fumer cause du désagrément aux voisins de la personne qui fume.La fumée passive, comme on l'appelle, irrite les personnes qui la subissent, au physique comme au moral.Il ne viendrait sans doute pas à l'esprit de nombre de fumeurs qu'il pourrait exister un droit moral d'aller dans un restaurant avec un magnétophone jouant à tue-tête.Pourtant cet acte ressemble à celui de fumer dans ce même restaurant: il est plaisant pour la personne qui le pose et déplaisant pour ses voisins.Le fumeur moyen juge- rait notre mélomane malpoli; pourtant il ne voit pas dans le fait de fumer en public un manque de respect pour autrui.La place qu'avait prise l'usage du tabac dans notre société était telle que le contraire plutôt avait cours: refuser le droit de fumer était vu comme un manque de courtoisie.Pourtant, si fumer est un choix personnel, il revient aux personnes l'ayant posé d'en assumer les conséquences désagréables.M.Thérien s'insurge contre l'action des gouvernements dans cette arène et préférerait que la bonne volonté de chacun résolve le problème.Malheureusement il existe un nombre important de fumeurs pour qui le respect des autres ne compte pas.Il n'y a qu'à regarder dans la plupart des milieux de travail pour s'en convaincre.Il voit dans une société obsédée par sa santé une société malade, (e crains qu'une société qui doit imposer par des lois le respect des autres dans ce qu'il a de plus élémentaire l'est bien plus.Daniel POISSANT Montréal L'ONU perd de sa crédibilité ¦ Toute violation du droit international et de la loi en général constitue en soi un fait reprehensible qu'il nous faut absolument réprimer si nous voulons assurer la cohésion sociale, la paix dans le monde et l'intégrité de la personne humaine.Or, en ce qui concerne le conflit actuel, il est à tout le moins étonnant de constater que les États-Unis sont devenus les principaux serviteurs et défenseurs des intérêts de l'ONU et des gardiens privilégiés des principes fondamentaux du droit international.Le hors-la-loi se serait-il fait justicier?En effet, il faut se rappeler que notre voisin du sud n'est en définitive que fort peu représentatif de l'ONU puisqu'il n'a ratifié à peu près aucune des multiples conventions internationales adoptées en son sein depuis 1948.Il a en outre, avec la Grande-Bretagne, systématiquement usé de son droit de veto au Conseil de sécurité pour empêcher que ne soient votées des résolutions visant à prendre des sanctions concrètes contre certains pays qui ne respectaient pas, de façon chronique, les règles fondamentales du droit international.Du reste, les USA violent eux-mêmes périodiquement certaines dispositions imperatives de ce droit.Enfin, la légitime défense des intérêts du Koweït ne devrait pas pouvoir permettre la perpétration, par qui que ce soit, d'une infraction disproportionnée par rapport à l'agression initiale.le crois donc que l'ONU et la communauté internationale auraient sûrement pu user et imaginer d'autres moyens plus pacifiques, et se donner davantage de temps, pour graduellement venir à bout de ce dangereux dictateur qu'est Saddam Hussein.En confiant aux USA le dossier du Koweït, je crains que l'ONU ne perde malheureusement un peu de sa crédibilité, car elle abdique ses responsabilités en faisant sien le désir de vengeance «préventive» des États-Unis qui réussissent, encore une fois, à lui imposer sa propre volonté.Il est donc déplorable de constater que l'ONU ait si vite donné son accord à une telle entreprise militaire et qu'elle ait accepté l'usage de la guerre alors qu'elle a justement pour mandat premier de la réprimer.En reléguant ainsi le règlement de ce conflit aux États-Unis, je crois que l'ONU avoue par le fait même son incapacité, au moins ponctuelle, à mettre en oeuvre, par ses propres moyens et ceux dont elle pourrait se doter, ses propres principes, conventions et résolutions.L'ONU risque donc malheureusement d'apparaître sur la liste des premières victimes de ce conflit, et ce, au plus grand péril de la paix dans le monde, car en reconnaissant implicitement que certaines guerres sont plus légitimes que d'autres elle perd toute sa crédibilité, au moins aux yeux de ceux qui, de plus en plus nombreux, tiennent pour illégitime la croisade américaine, et sûrement aux yeux de tous les pacifistes du monde qui demeurent, comme moi, persuadés que la guerre ne pourra jamais rien régler qui vaille.Gérard NOTEBAERT Montréal Opinions mammmÊÊÊÊamm Le rapport du comité Allaire Pour une nouvelle structure Québec-Canada Afin de dénouer l'impasse créée pur lechec de Mecch, le comité constitutionnel du Parti libéral du Québec, présidé par Me lean Allaire, propose une nouvelle structure Québec-Canada.Voici intégralement le chapitre 4 du rapport, qui dit en quoi devrait consister cette structure nouvel-* te ans le cadre federal actuel, le gou-l# vernement du Quebec ne dispose pas de l'ensemble des pouvoirs essentiels à l'épanouissement du Québec en tan! que société distincte, ni de l'ensemble des outils lui permettant d'assurer l'avenir du fait français en Amérique du Nord.La structure actuelle, insuffisamment adaptée aux réalités québécoise et canadienne, est source d'incohérences, d'empiétements et de dédoublements intergouvernementaux.Elle encourage souvent l'inaction, accentue la crise des finances publiques, perpétue les déséquilibres budgétaires.Pour dénouer l'impasse, le Parti libéral du Québec propose une nouvelle structure Québec-Canada.Il s'agit d'un reaménagement offrant un cadre plus souple et plus respectueux de la spécificité québécoise, s'appuyant sur une union économique renforcée entre le Quebec et le Canada.Cette nouvelle communauté permettra d'atteindre nos objectifs de meilleure gestion des fonds publics et de plus grande efficacité dans la prestation des services gouvernementaux.Elle assurera une meilleure maîtrise des leviers de développement économique, social et culturel du Québec cl une meilleure harmonie dans l'ensemble politique canadien.La proposition du Parti libéral du Québec prévoit l'autonomie politique du Québec par l'occupation exclusive de nombreux champs de compétence et l'élimination du pouvoir de dépenser du fédéral et de son pouvoir résiduaire.Notamment, tous les domaines contribuant au développement de l'identité québécoise seront rapatriés.Cette démarche autonomiste est accompagnée dune proposition de plus forte intégration économique avec le Canada et d'une redéfinition profonde des instances politiques communes.Elle implique une reconsidération globale de la Constitution actuelle.La nouvelle structure Québec-Canada que le Parti libéral du Québec a choisi de promouvoir s'articule donc autour de trois objectifs: le renforcement de l'union économique canadienne, l'autonomie politique de l'État québécois et le réaménagement de la structure politique canadienne.Le renforcement de l union économique canadienne Le nouvel aménagement économique devra non seulement garantir les libertés économiques actuelles, mais aussi les accroître et en favoriser le développement.L'intégrité et l'intégralité du marché économique canadien ne sauraient d'aucune façon être remises en question.En réalité, le Parti libéral du Québec propose la création d'un véritable marché commun, marché, en quelque sorte, allant plus loin dans le sens de l'intégration que l'entente actuelle entre le Québec et le reste du Canada.Les assises économiques du Québec et du Canada seront non seulement préservées, mais enrichies par le biais d'une augmentation des échanges économiques.Le nouvel aménagement favorisera le renforcement de nos structures industrielles et économiques respectives.La démarche du Parti libéral du Québec vise, finalement, l'accroissement de nos richesses collectives.En termes concrets, le nouvel aménagement Québec-Canada préservera les unions monétaire et douanière actuelles.11 améliorera la libre circulation des facteurs de production.Les législatures canadiennes doivent renoncer à imposer quelque restriction que ce soit à la libre circulation des personnes, des produits et des capitaux.À l'heure de la globalisation des échanges et de l'internationalisation des marchés, l'espace économique canadien doit être affranchi de toute barrière au mouvement des ressources productives.Or, nous l'avons souligné plus haut, la fédération canadienne, dans sa forme actuelle, comporte encore plusieurs restrictions au commerce et à la libre circulation de ces ressources.Les barrières non tarifaires au commerce interprovincial sont encore nombreuses (produits agricoles, camionnage, alcool, contrats publics, etc.).La libre circulation des personnes, même garantie par la Charte des droits et libertés de la personne, connaît des ratés (non-reconnaissance des diplômes, clause de lieu de résidence, etc.).La création d'un espace économique Québec-Canada fort et unifié visera à surmonter ces obstacles.Le Parti libéral du Québec reconnaît que la création d'un véritable marché commun exigera la définition de règles claires et l'élaboration de mécanismes de règlement des différends commerciaux.Nous reviendrons plus loin sur la nature et le fonctionnement de ces mécanismes d'arbitrage.L'autonomie politique de l'Etat québécois Dans le cadre du réaménagement proposé, le Québec s'engagera résolument dans la voie le conduisant a l'autonomie politique.Le Québec jouira d'une compétence exclusive, discrétionnaire et totale dans la plupart des domaines d'intervention.11 éliminera le pouvoir fédéral de dépenser dans ses champs de compétence exclusive et exercera la faculté de déterminer lui-même l'étendue et le mode d'exercice de ses compétences dans tous les sec- Me Jean Allaire Compétence exclusive fu Québec\t\t Affaires sociales\tÉnergie\tRecherche et développement Affaires urbaines\tEnvironnement\tRessources naturelles Agriculture\tHabitation\tSanté Assurance-chômage\tIndustrie et commerce\tSécurité publique Communications\tLangue\tSécurité du revenu Culture\tLoisirs et sports\tTourisme Développement regional\tMain-d'oeuvre et formation\t Éducation\tPolitique familiale\t Compétence partagée (ou répartie selon compétence)\t\t Affaires autochtones\tInstitutions financières\tPolitique étrangère Fiscalité et revenu\tJustice\tPoste et télécommunications Immigration\tPêcheries\tTransports Compétence exclusive du Canada\t\t Défense et sécurité du territoire\tMonnaie et dette commune\t Douanes et tarifs\tPéréquation\t teurs revendiqués.Le Québec disposera également des pouvoirs résiduaires, c'est-à-dire non expressément dévolus par la Constitution.Cela aura des conséquences importantes sur la redéfinition du partage des responsabilités.Notre proposition sous-tend un rapatriement de bon nombre des pouvoirs présentement exercés par le gouvernement fédéral et la réévaluation complète des partages fiscaux.En plus de rencontrer les aspirations du Québec quant au développement de son identité et de son économie, cette redéfinition permettra d'assainir la gestion des finances publiques canadiennes, tout en réduisant la présente lourdeur politique sur les grands dossiers économiques et sociaux.Champs de compétence exclusive : Québec Dans la plupart des domaines, le Québec possédera des champs de juridiction exclusive (voir le tableau ci-après).Le Québec exercera en effet sa pleine souveraineté dans ses champs de compétence exclusive, dans certains domaines actuellement partagés ou à compétence fédérale exclusive et dans tous les secteurs non spécifiquement énumé-rés dans la Constitution actuelle (à savoir les pouvoirs résiduaires).Il conservera ainsi des compétences importantes dans le cadre de sa politique économique nationale: politique, industrielle, politique de développement régional, politique d'investissements et de recherche, etc.Dans les champs d'intervention social et culturel, l'ensemble des pouvoirs seront exercés par le Québec.11 en sera de même dans les domaines de l'environnement et de la sécurité publique.Le pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral dans les domaines de compétence exclusive du Québec sera éliminé.Ces champs de juridiction seront exclusifs, avec, le cas échéant, des mécanismes de concertation avec les instances correspondantes du reste du Canada, lesquels restent à être déterminés.Il s'agira essentiellement d'ententes de réciprocité, d'ententes relatives à la coordination des actions gouvernementales dans certains secteurs stratégiques où nous avons tout à gagner d'une mise en commun d'expertises, ou encore dans la définition de normes et de règles communes qui garantiront la cohésion et le fonctionnement de l'union économique.Le renforcement de l'intégration exigera ainsi une harmonisation des politiques.Il pourra s'agir de tarifs et de politiques de mise en marché dans le domaine agricole, de pratiques commerciales dans le champ des corpo- rations, de reconnaissance mutuelle des diplômes, de l'établissement de normes en matière environnementale, d'harmonisation des politiques fiscales et même de sécurité sociale.Toutes ces mesures sont destinées à consolider l'union économique.Ces pouvoirs accrus vont évidemment nécessiter des réaménagements fiscaux d'importance qui devront correspondre aux transferts de juridiction prévus par le nouveau pacte.L'assiette fiscale du gouvernement central sera révisée et ses pratiques budgétaires seront soumises à des contraintes institutionnelles, incluant notamment l'établissement de balises visant à limiter sévèrement ses déficits et à encadrer ses pouvoirs de taxation.Au-delà des simples considérations historiques, le Québec et le Canada partagent plusieurs valeurs et expértences communes.Ainsi, il parait souhaitable que le nouvel aménagement prévoie que le Québec et le Canada se concertent et s'associent dans certains domaines où il y a avantage à le faire.À titre d'exemple, l'environnement pourra faire l'objet d'une harmonisation des normes.Les domaines à partager devront toutefois répondre à certains critères: des fonctions exigeant des décisions collectives afin d'assurer la cohésion et le fonctionnement de la nouvelle union économique, des fonctions dont la mise en commun permet une plus grande efficience dans la livraison des services, des fonctions favorisant l'atteinte d'une plus grande équité économique.Goba-lemcnt, les compétences du niveau commun devront être aussi restreintes que possible.Un des objectifs visés sera de réduire substantiellement la taille du gouvernement central.Champs de compétence partagée Il sera apportun de maintenir certains domaines partagés si l'on désire optimiser l'union économique et respecter la personnalité internationale des partenaires.Afin d'éviter les chevauchements, les compétences des deux ordres de gouvernement devront être clairement établies.Il sera ainsi possible d'éviter les empiétements et les incohérences.Parmi les domaines partagés, on trouvera notamment: les pêcheries (côtiè-res au Québec, hauturières au Canada); les institutions financières ( institutions à charte québécoise et institutions à charte canadienne); la justice (notamment droit civil, administration de la justice et des tribunaux au Québec, droit criminel au Canada); les transports (régional au Québec, interrégional au Canada); l'immigration (sélec- tion et intégration au Québec, contrôle de santé et de sécurité, ainsi que les réfugiés au Canada).Les affaires autochtones, les postes et les télécommunications constitueront aussi des secteurs partagés.Dans tous ces cas, les intérêts mutuels paraissent évidents.En ce qui concerne la politique étrangère, le Québec et le Canada pourront tirer bénéfice d'une approche concertée en cette matière.Cette interdépendance va de soi lorsque l'on prend en considération que la représentation extérieure doit refléter les compétences respectives des deux ordres de gouvernement.En retour, ce qui importe de ne pas perdre de vue, c'est que le Québec conservera le droit d'entretenir directement des relations avec les autres États, et certains organismes internationaux, dans les domaines où il dispose d'une juridiction exclusive.Finalement, les institutions centrales doivent être en mesure de générer des revenus adéquats pour faire face à leurs responsabilités.Par conséquent, elles doivent avoir un certain pouvoir de taxation.Champs de compétence exclusive: Canada Sur le plan économique, il est souhaitable de maintenir une union monétaire et douanière.Des mécanismes communs de décision deviendront par contre nécessaires.Il en va de même pour toute politique ou mesure affectant la libre circulation des ressources productives ( personnes, capitaux, produits).L'équité envers les régions les moins nanties exigera le maintien d'une forme de redistribution de la richesse.Cette redistribution se fera par l'établissement d'une nouvelle forme de péréquation.La péréquation doit évoluer afin de mettre davantage l'accent sur une bonification des conditions de production des régions bénéficiaires.Le support accordé visera moins le maintien de services publics de qualité comparable, pour se concentrer sur l'aide à l'investissement dans les domaines de l'infrastructure physique, les communications, les transports, etc.Les domaines de la défense, de la sécurité du territoire et des gardes côtiè-rcs s'imposent aussi naturellement comme des champs de compétence relevant des institutions centrales.Une plus grande efficience dans la livraison des services serait ainsi atteinte.Le réaménagement de la structure politique canadienne La nouvelle structure Québec-Canada reposera sur une transformation profonde des institutions actuelles.Ainsi, la proposition suppose l'abolition du Sénat, des modifications au fonctionnement du Parlement, la création d'un nouveau tribunal et une refonte de la structure décisionnelle de la Banque du Canada.Ce nouveau partenariat se fera sur la base d'une adhésion libre et volontaire des divers États participants.Elle exigera une reconsidération complète de la Constitution canadienne.La structure politique commune s'appuiera sur un Parlement élu au suffrage universel.L'actuel Sénat sera aboli.Le Parlement verra ses pouvoirs législatifs restreints aux champs de compétence décrits précédemment.En ce qui a trait aux fonctions de coordination, les décisions du Parlement devront être ratifiées par l'Assemblée nationale du Québec et les assemblées de toutes les autres législatures (provinces ou régions) qui se seront engagées dans la même voie que le Québec.Des balises précises seront définies afin de limiter sévèrement ; le pouvoir des instances centrales à contracter des dettes.Des contraintes institutionnelles seront ainsi introduites afin de circonscrire la possibilité d'engendrer des déficits au niveau central.Une telle transformation des structures communes et du partage des pouvoirs exigera évidemment de faire table rase de la Constitution canadienne actuelle.Le Parti libéral du Québec propose que le nouveau pacte fasse l'objet d'une nouvelle entente constitutionnelle, et qu'il soit basé sur une adhésion libre et volontaire des partenaires.Dans cette nouvelle entente, les autres constituantes du nouvel ensemble canadien demeureraient libres de redéléguer certains pouvoirs aux instances centrales par voie d'ententes administratives n'affectant pas le Québec.Ainsi, les régions incapables ou indésireuses d'assumer le même degré d'autono- ; mie pourraient atténuer les ; inconvénients du nouvel ordre établi.\u2022 La nouvelle entente comportera une nouvelle formule d'amendement qui prévoira que toute modification consti- \u2022 tutionnelle soit sujette à l'approbation d'une majorité substantielle de provinces devant représenter ensemble au moins 50X de la population du Canada, dont obligatoirement le Québec.Un tribunal communautaire sera également créé pour assurer le respect de la Constitution et l'application des lois du ressort du nouvel Etat central.Ce tribunal sera séparé des pouvoirs législatif et exécutif.Il n'agira pas comme instance d'appel pour les tribunaux québécois.Les décisions des tribunaux supérieurs du Québec ne feront plus l'objet d'appels de la Cour suprême du Canada mais plutôt auprès d'une nouvelle instance ultime complètement québécoise.La composition du tribunal communautaire et la nomination des juges s'inspireront des propositions avancées dans le cadre de l'entente du lac Meech.Enfin, l'institution chargée d'administrer la politique monétaire sera restructurée afin de mieux refléter les réalités régionales.Des délégués de chacune des régions seront représentés au sein du Conseil de direction de l'institution.L'expérience américaine est riche d'enseignements à cet égard.Composée de représentants régionaux, la Réserve fédérale offre une voix aux régions lors de la détermination des orientations générales de l'institution.Ces décisions font l'objet d'un vote par les membres du Comité de direction et le résultat des délibérations est rendu public.Cette expérience pourra servir de modèle à la redéfinition de la structure de la Banque centrale puisqu'elle assure une légitimité régionale tout en offrant des garanties de transparence.Évidemment pour que l'union monétaire soit viable, il importera que les politiques budgétaires des régions soient cohérentes.Des politiques non coordonnées et divergentes ne concourront qu'à compromettre la stabilité monétaire et donc la conduite d'une politique monétaire commune.Ce besoin de coordination devient d'autant plus important que le budget des autorités communes sera fortement limité, ne représentera qu'une faible proportion des dépenses publiques totales, et sera contraint par des règles telle la limitation du pouvoir d'emprunter.L'orientation de la politique budgétaire de l'ensemble de l'union économique ne peut dès lors reposer que sur une coordination des politiques des régions.Cette coordination touchera la taille et le financement des déficits budgétaires nationaux.Les décisions associées à la répartition des dépenses publiques nationales dans les domaines de juridiction exclusive, de même que les mesures fiscales permettant de les financer, ne concerneront que les régions.Pour un nouvel aménagement porteur d'avenir La nouvelle union Québec-Canada, telle que nous venons de la décrire, est porteuse d'avenir.Le Parti libéral dit Québec croit que cette structure sera beaucoup plus proche des besoins des régions et des citoyens du Canada.Elle sera à l'origine d'une nouvelle dynamique décisionnelle et permettra d'assurer une croissance économique plus forte, mieux adaptée aux particularités des composantes du Canada.Enfin, en poursuivant l'autonomie politique, le Québec pourra mieux contrôler ses leviers de développements économique, social et culturel.Il ne fait aucun doute que le rapatriement des pouvoirs par le Québec et l'élimination des chevauchements de programmes auront des effets concrets sur l'efficience dans la livraison des services publics, par conséquent sur la gestion des finances publiques canadiennes.Le nouvel aménagement favorisera le développement économique et l'accroissement des échanges entre le Québec et le Canada.1 Arts et spectacles B4 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 30 JANVIER 1991 Francinè Grimaldi Télévision collaboration spéciale Triste fin de mois Ou'est-ce qu'elle est triste cette fin de mois! Quand on vous raconte chez Radio Shack qu'il n'y a plus un radio portatif à vendre depuis qu'on sait que la guerre pour le pétrole dans le Golfe risque d'être longue: et quand on vous dit qu'on ne trouve plus de masque a gaz a vendre au Surplus de l'armée a Montreal, moi ça me jette a terre.OUI FAIT QUOI ET PRODUCTION 91 ¦ Claude Des jardins, l'éditeur de Qui fait Quoi, ne se plaint pas.Pour lui les affaires sont bonnes.Il vient de lancer la septième edition du Guide annuel des professionnels de l'image et du son.un must pour tous les gens qui oeuvrent dans la production audio-visuelle ou seeniquc.Il y a aussi maintenant, dans la section Film Video un ajout de irois nouvelles sections: scciKirisation.direction de photographie et direction de production.On trouve aussi cinq catégorie de consultants: sondages, organisation d'événements, marketing ' commandite, techniques et divers.Maintenant ce jeune et dynamique éditeur (et évidemment sa super-équipe) organise le troisième salon pour les professionnels de l'image et du son : Production 97, qui se tiendra du 28 au 50 mai à la Place Bonaventure.Qui fait Quoi a envoyé un questionnaire à plus de 5000 entreprises sur leur utilisation de la video corporative.Ça donnera sûrement des résultats intéressants.Comme le salon porte sur les nouvelles technologies, c'est là que le ministre des Communications annoncera les résultats de la Conférence sur les nouvelles technologies dans les industries culturelles.Quatre cents décideurs canadiens seront réunis pendant trois jours.Production 91 sera aussi l'hôte d'une grande réunion sur la Haute définition avec des spécialistes français, japonais et américains.À part ça Qui fait Quoi lancera une autre nouvelle publication, une revue indépendante destinée au marché international.C'est une revue sur les produits disponibles au Québec: Québec images.de l'Académie canadienne du cinema et de la télé, sera le conférencier invité du déjeuner-causerie de l'Académie demain matin à l'hôtel Méridien.Il parlera de L'imaginaire et l'espace culturel aux gens de l'industrie.L'animateur (j'allais écrire le modérateur) sera Jean-Pierre Plante.Ce sera pas triste! Albert Jacquart LE TEMPS DU MONDE FINI ¦ C'est pas pour vous démoraliser mais le titre du nouveau livre & Albert Jacquard est Voici le temps du monde fini, un nouvel essai publié au Seuil, et lacquard viendra nous éclairer là-dessus en mars.Il donnera, entre autres, une conférence à l'Université de Montréal le 18 mars sur La réflexion scientifique et notre regard sur le monde.CONCOURT À QUÉBEC ¦ Le Prix Goncourt 90, Jean Rouaud pour Les champs d'honneur, publié chez Minuit, sera l'invité d'honneur du Salon international du Livre de.Québec, du 23 au 28 avril, NAKED LUNCH ET THE Mrs ¦ La Société de développement de l'industrie cinématographique ontarienne annonce le début du tournage de deux productions majeures: Naked Lunch, de David Cronenberg ( Videodrome, Dead Ringers, The Fly.) avec Peter Welter, Julian Sands et Judy Davis à Toronto et à Tanger.Son producteur est Jeremy Thomas qui avait mérité un Academy Award avec The last Emperor.L'autre est The Mrs avec Coldie Hawn.IMAGINAIRE ET ESPACE CULTUREL ¦ Le père de Cormoran et du Temps dune paix.Pierre Cau-vreau.lauréat du Grand Prix Pierre Cauvreau LE COUNT BASIE ORCHESTRA ¦ En hiver, les amateurs de jazz ne sont pas souvent gâtés à Montréal.Alors, comme j'en suis, j'ai été fort heureuse d'apprendre que Doudou va faire vibrer les murs de son nouveau Soleil Levant avec le légendaire Count Basie Orchestra qui fête son 55e anniversaire.Dix-neuif musiciens et la chanteuse Carmen Bradford, sous la direction du saxophoniste et compositeur Frank Foster.À ne pas manquer.Les 15 et 16 février.TEMPETE DE PLAISIR ¦ 11 y aura Une tempête de plaisirs pendant 10 jours à Ottawa, à partir du Bal de Neige, le treizième.Le gala d'ouverture des festivités sera diffusé à Radio-Canada samedi à 22 h 50.Ce sera un spectacle extérieur avec, sur patins, Nathalie Simard, en performance, Michel Lemieux.Un spectacle animé «chaleureusement» par Julie Huard.STUDIOS ¦ Après Dorothée Berry man, c'est le peintre Louis-Marcel St.-Pierre qui occupera le studio du Québec à New York du 1er mars au 1er septembre.Six mois au coeur de Greenwich Village ça inspirerait même une dalle de béton.Qui occupe le studio du Québec à Paris?Actuellement Christlane Bail-largeon.sculpteurc de l'Abiti-bi, et elle sera suivie par la peintre Use Begin, de Rimous-ki.CARON-MALTAIS ¦ Le romancier Louis Caron aussi s'en va-t-en-France.Il part en tournée avec Robert Maltais le 5 février.Paris, Dijon, La Rochelle, Lyon, Rennes.L'auteur parlera de ses romans, enfin surtout de son dernier.Coup de poing, et il parlera du Québec, alors que Robert Maltais chantera le Québec.Louis Caron SPORTS D'HIVER ¦ Le peintre et illustrateur québécois Emmanuel Cl au dais expose deux tableaux dans le cadre de la grosse exposition internationale d'illustrateurs qui se tient jusqu'en mai à New York, au Mickey Mantles, dans Central Park.Le theme de l'exposition cette année est Sports d'hiver.Clau-dais présente deux portraits de joueurs de hockey: James Patrick, des Rangers de New York, et John van Blesbrock.m Sur ce, à dimanche I Métrostar: des vieux favoris et quelques nouveaux visages LOUISE COUSINEAU i nfidèles, les téléspectateurs québécois?Allons donc! La liste des «nomi-nés» au Gala Métrostar de cette année est en grande partie une répétition de celle des années précédentes.Ja-nette Bertrand, Jacques This-dale, Lionel Duval, Pauline Martin, Bernard Derome, Angèle Coutu, les Coallier et les Mongrain sont encore les chéris du public.Mais il y a quand même des surprises dans la liste de cette année.La plus grosse: Michel Desautels, animateur de La Course Europe-Asie, est sélectionné dans la catéro-gie animateur d'émissions de variétés.Ses adversaires sont Gilles Latulippe et Michel Louvain.Le plus curieux, c'est que Radio-Canada diffuse La Course à la même heure que le téléroman le plus populaire de Télé-Métropole, Entre chien et loup, dont l'auditoire est de deux millions.La Course a un auditoire de 325 000.Comment M.Desautels a-t-il pu faire sa marque contre un tel adversaire?Mystère.Étonné, Michel Desautels a déclaré à La Presse hier que s'il gagne, il s'engage à porter ses deux adversaires dans ses bras jusqu'au podium, «je ne crois toutefois pas devoir me mettre aux stéroides», dit-il.Les sélections viennent d'un sondage téléphonique fait auprès de 1000 personnes entre le 7 et le 11 janvier derniers par la firme Alain Olivier et Associés.Il s'agit de choix spontanés: aucun nom n'est suggéré aux sondés à cette première étape.Le Gala Métrostar aura lieu le dimanche 10 mars à Télé-Métropole.Il en sera à sa sixième édition.On ignore encore qui animera l'émission, mais on sait qu'elle durera au moins deux heures.En ces années de vaches maigres dans les milieux de la télédiffusion \u2014 TM et Métro accusent des déficits \u2014 TM a renoncé à louer une arena pour y loger 3000 personnes.Le Gala aura lieu au studio Roland-Gi-guère de Télé-Métropole.11 y aura des invités du public, qui ouvriront les enveloppes, mais beaucoup moins que les autres années.«Mais on n'épargnera pas sur le show lui-même», promet le vice-président à la programmation de TM, Michel Chamberland.L'émission sera diffusée en mode interactif.Des nouveaux noms dans les candidatures aux 14 trophées: Patrice L'Ecuyerdans la catégorie (eux / Quiz (contre Yves Corbeil et Guy Mongrain); Cilles Tremblay dans le sport (contre Lionel Duval et Jean Page); Pierre Brassard, de 100 Limite, dans la catégorie humour (contre Marcel Béliveau et Pauline Martin ); Roy Dupuls dans la catégorie téléroman ou mini-série (contre Marc Messier et lacques Thisdale ; et René Homier-Roy, à l'animation d'une émission culturelle (contre Suzanne Lévesque et Julie Sny- Une surprise: Michel Desautels, animateur de La Course Europe-Asie, est sélectionné dans la catérogie animateur d'émissions de variétés.der ).On présume que c'est pour son animation du magazine À première vue, diffusé durant le court Festival des Films du monde l'été dernier.À La Bande des six, l'animatrice est Suzanne Lévesque et M.Homier-Roy a le statut de chroniqueur.Mais le public ne fait peut-être pas toutes ces différences.Dans la course pour les deux grands trophées, Le et La Métrostar, on trouve Jean-Pierre Coallier, Bernard Derome et Jean-Luc Mongrain.Du côté féminin: Janette Bertrand.Claire Lamarche et Marina Orsi-ni.Les grands absents de cette année: Andrée Boucher, Louise Deschâtelets.Domini- Coup de pouce télé ressuscite ¦ Mise à mort la semaine dernière dans le grand coup de guillotine quia emporté une douzaine d'émissions de TQS, Coup de pouce ré/éest revenue à la vie hier.La production de la série, animée par Alain Choquette, reprend.Plaidant la «confidentialité de l'arrangement», M.Vincent Gabrielc, de la maison de production SDA, a refusé de dire les raisons de la résurrection de cette émission, l'une des trois qu'il produisait pour TQS.Les deux autres.Sortir et Denise aujourd'hui, sont mortes définitivement.Sortir pourrait toutefois déménager à Télé-Métropole.La décision sera prise demain.La relationniste de TQS, Carole Paré, a déclaré de son côté: «La rupture du contrat ne peut pas se faire comme telle».Priée de s'expliquer sur la signification de cette phrase.Mme Paré a refusé.que Michel.Pierre Nadeau et Gilbert Sicot-tc, tous gagnants des années précédentes.Aucun des interprètes du Signe de feu n'est sélectionné dans la catégorie téléromans.Mais Nicole Leblanc, même si elle interprète la détestable Bella dans Cormoran, y est.Les fans peuvent se procurer des bulletins de vote chez Métro.Le vote prend fin le 16 février.On pigera 10 000 bulletins représentatifs des 16 régions administratives du Québec pour déterminer les gagnants.L'ineffable Raymond Beaudoin de 100 Limite fera quelques entrevues audacieuses pendant le gala.Son interprète Pierre Brassard s'en promet.Une vingtaine de mises à pied à TQS ¦ D'autres mauvaises nouvelles à Télévision Quatre Saisons: une vingtaine d'employés ont été mis à pied, et la production du téléjournal pour enfants Le Petit Journal a été stoppée.Samedi prochain, on verra des dessins animés à la place.C'est du côté de la salle des nouvelles que les mises à pied, dix en tout, sont les plus nombreuses.Six employés permanents sont renvoyés: Mmes Johanne de Bellefeuille, lectrice au Petit Journal; la journaliste Chantai Albert, de la même émission; une recherchiste au Grand tournai et trois auxiliaires de rédaction.La chef de pupitre du Petit tournai, Corinne de Vailly, devient recherchiste au Grand Journal.Le président du syndicat des journalistes.Guy Bertrand, ajoute que quatre surnuméraires sont également remerciés.Il s'agit d'un réalisateur, d'une assistante et de deux téléphonistes.«On a demandé aux personnes mises à pied de quitter dans l'heure», a précisé M.Bertrand.Chez les employés de bureau, on dénombre quatre mises à pied chez les permanents et une chez les temporaires.À l'ingénierie, aucune mise à pied chez les permanents, de dire le président de ce syndicat Pierre Roger, mais plusieurs réaffectations.La cessa- tion de production de plusieurs émissions en est la cause.Il précise que sept ou huit personnes à l'essai pour des postes permanents sont redevenues surnuméraires.Selon Télévision Quatre Saisons, il y a 13 coupures de postes permanents.Les trois autres sont faites à Québec.Mais selon une source informée, il y aurait six mises à pied de permanents à Québec, et une de pigiste.À Montréal, deux cadres en ingénierie et une vendeuse auraient également perdu leur emploi.La porte-parole de TQS a refusé de préciser quels postes sont abolis et s'en est tenue au chiffre de 13 permanents et trois pigistes.Lors d'une rencontre tenue avec les présidents de syndicats hier matin, la direction de TQS n'a pas voulu affirmer que ces mises à pied sont les dernières.On sait que CFCF Inc.propriétaire de TQS, a une grosse échéance bancaire de 125 millions le 28 février.Selon une source qui a refusé qu'on la nomme, certains employés renvoyés ont été escortés juc ;u'au parking.On voulait éviter les représailles.Le communiqué de Quatre Saisons affirme qu'il restera un peu plus de 300 employés permanents dans 1 entreprise.Les 9e Rendez-vous du cinéma québécois: 105 films Vingt-huit longs métrages et pour la première fois une trentaine de vidéos LUC PERREAULT u 7 au 16 février, les cinéphiles vivront à l'heure des Rendez-vous du cinéma québécois.Au lancement de ces neuvièmes retrouvailles annuelles du cinéma d'ici, le directeur général Michel Coulombe annonçait hier un nombre record de films, soit 105 (dont 28 longs métrages), auxquels il faut ajouter cette année pour la première fois une trentaine de vidéos.Ce qui caractérise le cru 1991 ?L'abondance des films, indique Coulombe, en particulier dans le domaine des courts métrages, le-quels représentent 61 des 105 films.C'est deux fois plus que l'an dernier.Également, neuf des longs métrages de fiction inclus au programme constituent des premières oeuvres.Us ont aussi pour caractéristique d'avoir été tournés par des hommes (une tendance qui n'est pas nouvelle, souligne Coulombe).Parmi les primeurs, il mentionne le long métrage de Marcel Si-mard, Love-moi, qui sera présenté en avant-première à# l'ouverture de ces Rendez-vous, juste avant de prendre l'affiche en salle commerciale.L'un des points de .mire cette année sera la série Fictions 1626 dont on lancera douze des premiers épisodes.Il s'agit de courts métrages d'une durée de 26 minutes tournés en 16 mm.Bien que certains de ces films soient tournés par des réalisateurs chevronnés, cette série est avant tout destinée à faire connaître de nouveaux scénaristes.Autres points fdrts de ces 9e Un film de Pierre Harel qui à l'époque a divisé la critique québécoise, Bulldozer, tourné en 1971 en Abitibi mais sorti seulement en 1974, soulignera les 20 ans de l'ACPAV lors des Rendez-vous du cinéma québécois.Rendez-vous: les 25 ans du studio d'animation du programme français de l'ONF et les 20 ans de l'ACPAV.Une séance spéciale de films d'animation, le mardi 12 février à 21 h à la Cinémathèque québécoise, soulignera le premier événement.Quant au second, il sera célébré à l'occasion d'une soirée animée par le journaliste Bernard Boulad le 14 à 21 h 30, toujours dans la même salle.Enfin, lors de séance de 23 h, samedi le 9 février à la Cinémathèque, un autre hommage à l'ACPAV sera rendu avec la projection de la toute première production de cette coopérative, Bulldozer de Pierre Harel.Notons qu'une autre séance de 23 h à la cinémathèque, le vendredi 8, fera connaître le long métrage encore inédit au Québec du réalisateur français Claude Faraldo, Tabamac, mettant en vedette l'ex-groupe Offenbach (et Pierre Harel), Plusieurs prix Comme il est de mise, les Rendez-vous vont coïncider avec la remise de plusieurs récompenses, à commencer par les prix de la critique: L.-E.Ouimet-Molson.André-Leroux et Normande-Ju-neau, respectivement destinés au meilleur long métrage, documentaire et court métrage de l'année précédente.Dans la première catégorie, les noms des cinq films finalistes étaient dévoilés hier.II s'agit de Au chic resto pop de Ta-hani Rached, La liberté dune statue d'Olivier Assclin, Les noces de papier de Michel Brault, Le party de Pierre Falardeau et de Une histoire inventée d'André Forcier.Un nouveau prix créé par les Rendez-vous pour souligner l'excellence dans le domaine des vidéos québécois.Ce prix s'ajoutera aux autres que les Rendez-vous remettaient déjà, soit le Prix des Rendez-vous (à un critique de cinéma ), le Prix de la photographie de plateau de même que le Prix d'interprétation Guy-L'Ecuyer, sans oublier la bourse Claude-Iu-tra-OFQI destiné au meilleur jeune espoir chez les réalisateurs de courts et moyens métrages.En plus de se tenir à la cinémathèque, les projections se dérouleront au cinéma ONF-Guy-Fa-vreau de même qu'au cinéma Parallèle, nr 4 LA PRESSE, MONTREAL, MERCREDI 30 JANVIER 1991 BS Jagger, chasseur de prîmes.Associated Press LOS ANGELES ¦ Le retour de Mick Jagger au cinéma promet d être des plus savoureux dans Free-Jack, où il incarnera un chasseur de primes.Free-Jack met en vedette Emilo Estevez dans le rôle d'un coureur automobile poursuivi par (agger et d'autres chasseurs de primes.Anthony Hopkins jouera également dans ce film, réalisé par la Morgan Creek Productions et dirigé par Geoff Murphy ( Young Guns //) Mick lagger s'est déjà produit dans deux autres films, Ned Kelly et Performance.La politique culturelle : déjà des mécontents Les milieux de la danse et de la création déçus de la composition du groupe-conseil BRUNO DOSTIE ¦ Déjà quatre groupes qui auraient aime y être représentes.E DU MONDE ! I il DE SKI ACROBATIQUE AU MONT 1 1-2-3 FÉVRIER 799?i mi I r ¦ .¦¦¦¦ Jfi.^ Participez au concours de photos la Presse.Tous /es détails dans l'édition d'aujourd'hui.CRunoio desjgrdins Copy FlfEESTYLE WORLD CUP'911 Iff T»lf rn.on (.««ne/ BERNARO TROTTIER J^.L-ZtZJSPOftTS - ****c**ijUl'* S K-WAY STEINBERG.J2k SKI ACROBATIQUE m MONT GABRIEL ont fait connaître leur déception à l'annonce de la création d'un groupe-conseil sur la politique culturelle par la ministre des Affaires culturelles, Mme Liza Frul-la-Hébert.Le premier d'entre eux, le Regroupement des professionnels de la danse, a d'ailleurs obtenu l'appui de l'Union des Artistes à sa cause lors du congrès du week-end dernier.L'Union des écrivains, qui gère les droits de reprographie de plus de 6000 auteurs, a adressé à la ministre une lettre dans laquelle elle réclame la nomination d'un écrivain représentant l'Union.La SARDEC, qui représente les auteurs, les recherchistes, les documentalistes et les compositeurs, considère comme l'Union des écrivains que sur ce fameux groupe-conseil, la balance penche en faveur des cadres, des producteurs et des institutions du monde des arts aux dépens de la création.Elle réclame donc elle aussi la nomination d'un représentant des créateurs.La Conférence des associations de créateurs et créatrices du Qué- bec, qui représente 17 associations et près de 4000 membres, parle dans le même sens, exprimant même sa «colère» devant l'oubli dont les créateurs sont victime.Hier, au cabinet de la ministre, on s'apprêtait à répondre à chacun de ces quatre organismes.Mais Mme Anne Champoux, la porte-parole du ministère, se refusait à dévoiler le contenu de ces lettres avant que leurs destinataires ne les aient reçues.On ignore donc pour l'instant si la ministre accède ou non à leurs requêtes.Canadien Ah! Paris.la tour Eiffel.les Champs-Elysées.CONTACT vous offre la chance de vous envoler vers la capitale de la culture française.p Vous n'avez qu'à répondre correctement à la question du jour et vous courez la i chance de gagner Tun des prix suivants: j * Une des cinq collections des entre- £ tiens CONTACT publiées chez ' Boréal.t t * Un voyage d'une semaine, peur g deux personnes, à Paris.ah! g Paris!.comprenant: * - Transport aller-retour par * avion.9 - Hébergement 7 jours et 6 0 nuits à Paris.g 2300 $ < EN PRIX * ' Date limite: 1 Votre envoi doit nous parvenir, au plus tard, g le 25 février 1991, avant 23 h 59.g I ^ Important: 1 ™ Seuls les coupons-réponse originaux ou des \\ 1 fac-similés seront acceptés.Sur votre \\ % enveloppe, inscrivez le nom de l'invité de 1 ^ l'émission CONTACT diffusée hier soir, ^ ^ à 21 h, sur les ondes de Radio-Québec.* * Règlements disponibles à Radio-Québec et à ^ La Presse.% Participez à nouveau le 26 février ^ prochain et augmentez vos chances ^ pour le grand tirage de juin 1991.* CONTACT, diffusée dans le % cadre de Rideau, le mardi à % 21 h.Rediffusion: samedi, %15h.QUESTION DU JOUR: Elie Wiesel enseigne maintenant la littérature à l'université.Dans quelle ville américaine cette université est-elle située?CONCOURS CONTACT La Presse, C.P.5030, Succursale «(Place d'Armes» Montréal (Québec) H2Y 3M1 Réponse: Nom:_ Adresse: Téléphone.Radio Québec C'est autre chose et c'est tant mieux.Votre soirée de télévision CHOIX D'EMISSIONS par Louise Cousineou 19:00 O Ot CD \u2014 L'Heure juste Interview de Tex-entrai-neur des Riverains du Richelieu, Stéphane Valois, trouvé coupable d'agression sexuelle et d'attentat à la pudeur sur des mineurs.20:00 G ® GD \u2014 Jamais deux sans toi Que deviendra la pauvre Juliette Huot?20:00 S) O \u2014 Live from Lincoln Center Le grand Pavarotti en concert.Il chante Verdi, Puccini, Bizet el Donizetti.Le 33 diffuse en stéréo.Avis aux amateurs.21:00 O ® CD \u2014 Enjeux Un grand reportage sur la culture québécoise.Avons-nous les ambitions et les moyens d'une culture distincte?Avec la participation de Gilles Pelletier, Richard Desjardins, Marjo, le sculpteur Michel Goulet, le peintre Edmund Alleyn, etc.22:30 (D \u2014 «Queimada» Marlon Brando, encore très beau, dans un film remarquable de Gilo Ponte-corvo sur un agent britannique qui fomente une revolution dans une colonie portugaise.\t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t\t23 h 00\t23 h 30\t o\tMontréal ce soir (17h30)\t\tAnnées coup de coeur\tComment ça va?\tJamais deux sans toi (ép.du mere.23 janv.)\t\tEnjeux |\t\tLe Telejournô 1\tPoint/Météo (22h2S)\t\tL'Heure G (23h05)\t\t QD\tThe News\t\tCBS News\tGolden Girls\t43 Hours\t\tDisney Magic: \"20 000 Leagues Under The Sea\".\t\t\t\t\tThe News\t\u2022 Am.Tonight\t ©\tNews S\tNBCNews\tJeopardy!\tA Current Affair\tUnsolved Mysteries\t\tNight Court\tSeinfeld\tHunter\t\t\tNews 5\tThe Tonight Show\t O\tNewswatch\t\tBeachcombers\tnside Stories\tThe Wonder Years\tThe Faneili Boys\tThe Nature Of Things\t\tThe National\tThe Journal (22h22)\t\tNewswatch\tNewhart\t O\tLe TVA \u2022 le Monde\tCharivari\tl'Heure juste\tHockey: les Jets de Winnipeg ys le Canadien de Montreal.\t\t\t\t\tApre>match(22h15)\tQuotidienne (\t22h$0)\tLe TVA-Réseau\tLe TVA-Region (23h$0)\t \tLe TVA \u2022 Le Monde\tCharivari\tL'Heurt juste\tHockey: les Jtts de Winnipeg vs le Canadien de Montréal.\t\t\t\t\tAprés-match(22h15)\tQuotidienne (22h$û)\t\tLe TVA-Réseau\tLeTVA-Région(23h50)\t m\tNewsline\t\tEntertainment Tonight\tJeopardy!\tUnsolved Mysteries\t\tThe Movie Awards\t\t\t\t\tCTV National News\t6 49/Nightline\t ®\tEyewitness News\tABC World News\tWheel of Fortune\tJeopardy!\tThe Wonder Years\tGrowing Pains\tDoogteHowser.M.D.\tMarried People\tEqual Justice\t\t\tEyewitness News\tABC News Nighrjine\t ®\tEn Ettrie (17h30)\tVrvreâ trois\tAnnées coup de coeur\tComment ça va?\tJamais deux sans toi (èp.du mere.23 janv.)\t\tEnjeux\t\tle Télé journal\tPoint / Météo (22h2S)\t\tL'Heure G (23h05)\t\t \tLe TVA-Montréal\tCharivari\tL'Heure juste\tHockey, les Jets de Winnipeg vs le Canadien de Montréal.\t\t\t\t\tAprès-match (22h15)\tQuotid>enne(22h$0)\t\tLe TVA-Réseau\tMongratn.(23h50)\t S)\tPuise\t\tEntertainment Tonight\tThe Simpsons\tUnsolved Mysteries\t\tThe Movie Awards\t\t\t\t\tCTV National News\tPulse\t 30-341 nnfootrymBic \u2022 rVERSAILLES © Tous »n S««r> T34-9 45 BRUCE WILLIS (ilHHlIdlaS aussi aux REX (Si-Jérome) et IMPÉRIAL (Joliette) lVf ASOCH m version o anglaise e n du 25 janvier au 3 février 1991 Ara'KDKSNKKIKS Commanditaire principal: onfort aii foyer L'interurbain Bell Les caisses populaires Desj.-udins VIVRE.MONTREAL © L«i Presse Lv-4*'l !'- UN THÉ AU SAHARA (14 ana) Dolby Stéréo 1:45-4:15-7:00.9:33 LE CHATEAU DE MA MÉRE (G) Dolby Stéréo SR/1:15-3:20-5:10-7:15-9:15_ IL DANSE AVEC LES LOUPS (14 ens) Dolby Stéréo ' 1:30 - 3:00 - f1:30_ LATALANTE (G) 1:20 - 3.30 - 5:30 - 7:30 - 9:X LA GLOIRE DE MON PÉRE (G) Dolby Stéréo Sam.et Dim.: 2.-00 - 4:15 \u2022 7:0Û - 9:15 Sem.: 7.-00-9:15 LONGUEUIL Place l onrjueuil H?r> ouest, rue St l surent UN FUC A LA MATERNELLE (G) Sam.et Dim.: 1:30 - 4.00 - 7.00 - 9:15 Sem.: 7:10-9:15 DingeiDonf LE FILM CREMAZIE UutO.rue St-Ôenis HAVANA (G) Dolby Stéréo françaéae) Sam.ot Dim.: 2:00 \u2022 5:00 \u2022 8:00 Sem.: 0.-00 HAVANA (Q) v.française 9.00 MAMAN J'AI RATÉ L'AVION (G) Sam.et Dkrv : 1.40- 4:15-7:05 Sem.: 7.-05 BROSSARD Mail cti.iiiipi.iiii \u2022 t»»»oo l'vui fa&cbureau PRÉDATEUR #2 (18 ana) Sam.et Dim.: 2:00-4:30-7:10-9:20 Sem.: 7:10-9:20_ DtNG ET DONG LE FILM (Q) Sam.at Dim.: 140 \u2022 3O0 - 5:00 \u2022 7.-00 - 9:00 Sem.: 7.-00-940 _ LE CHATEAU DE MA MÉRE (G) Oolby Stéréo SR Sam.et Dim : 12:30 - 2 30 - 4:45 \u2022 7:15 \u2022 9 30 Sem.: 7:15 -9:30 COMMODORE \"\"\u2022«\"80 boul (joihii oiM'St C.iiliwiik\" LE MYSTÈRE VON BULOW (0) Sam.el Own.: 1:30 - 4.00 .7.00 .9:15 Sem.: 740 -9:15 \u2022\u2022ROMANTIQUES - Richard Schickel.TIME MAGAZINE ROBERT REDFORD \u2022 LENA OUNl - UN FILM DE SYDNEY POLLACK -[ H.A.V'A.N'A STRUT* IRAVÇAIM UN-FLIC m Ik
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