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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1991-02-07, Collections de BAnQ.

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[" - « - 4 .\u2022, CELTEX inc.rn~ 7 SPÉCIAL (M) M9IOMU PORTATIF PT500 ACTIVATION AVEC BATTERIE.CHARGEUR ET ÉTUI 984-5292 Y BUREAU: 967-9770 >\u201e 4 \u2022 i la presse, montréal, jeudi 7 février 1991 Tout comme les représentants des municipalités, le président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson, a commenté hier les compressions envisagées par le gouvernement au chapitre de l'assainissement des eaux.wscrphoto pc \u2022.\u2022 .\u2022 f& réprouvent la suspension du programme de dépollution JEAN-PIERRE BONHOMME \u2014-1_i n , Le grand programme d'assainissement des eaux du Québec, consacré au traitement des effluents pollués des municipalités, n'est réalisé qu'à 40 p.cent et il est «inacceptable» que le gouvernement songe à en réduire radicalement la portée.Cet avis a été exprimé de multiples façons hier par les principaux porte-parole municipaux.Les responsables de la Salubrité en milieu urbain, surtout ceux des régions éloignées, réagissaient ainsi à l'annonce d'un éventuel moratoire jsur la construction de toute Nouvelle usine d'épuration des eaux usées.\u2022 \u2022 .Des ingénieurs et des fonctionnaires du Conseil du Trésor, ont justement proposé, dans un rapport au Conseil des -jninistre, de déclarer un moratoire sur la majorité des projets d'usines d'épuration dont la construction n'a pas encore commencé.Si une pareille décision devait être prise, la construction de quelque 300 petites usines.d'épuration, en régions éloignées des grandes Villes, serait rayée du programme.Cela représente une réduction des subventions de l'ordre du milliard de dollars.Selon le président de l'Union des municipalité régionales de comtés, M.Roger Nicolet, cette suggestion est «parfaitement irrecevable», t-e gouvernement, estime-t-ii, ne doit pas établir ses priorités \u2022 sur la seule base des économies; ne tenir compte que des coûts.Il doit plutôt déterminer quelle est la charge relative de la pollution et procéder au nettoyage dans les milieux fragiles.Il a regretté qu'on songe ainsi à laisser à leur sort les petites municipalités des secteurs périphériques \u2014 ce «deuxièmeQuébec» \u2014 au mo-.ment même où le gouverne-: ment annonce un programme ; de relance économique de 500 \u2022 affiliions.-:?.-.Le président de l'Union des municipalités, M.Ralph Mercier, a pour sa part exprimé - l'avis qu'en formulant son pro- jet «le gouvernement renonce, par une décision incoherente et sans vision globale, à sort virage environnemental».Il fait également valoir que le gouvernement éliminerait ainsi inconsidérément 12000.èirt-plois dans un contexte dé rè-;' cession.Le président de l'Association québécoise des techniques de 1 eau, (les ingénieurs en traitement des eaux) M.Pierre La-joie, a dit trouver.«curieux» que la politique de traitement des eaux soit proposée par le Conseil du Trésor, un organisme qui n'a pas la vocation de protéger l'environnement.Il a dit que cette proposition de politique est «inacceptable».Elle équivaut à créer, en province, «des citoyens de deuxième ordre».11 a rappelé que le Québec, ne traite actuellement que 40 p.cent de ses eaux de rejet, ce qui le place, à cet égard, «loin derrière» l'Ontario et les principaux États américains.Le programme d'assainissement des eaux du Québec est le principal engagement financier de l'État au cours de la dernière décennie.Il était destiné à subventionner à 90 p cent le traitement des eaux usées de .652 municipalités.Cela devait protéger les cours d'eau et les sources d'eau potable.Depuis la mise en route du programme, en 1980, des usines de traitement des'ef-fluents, desservant 271 municipalités, y compris Montréal, ont été construites.Ceci représente un déboursé de 3,7 milliards, dont près de la moitié, pour la région de Montréal.En 1989-1990, 70 usines ont été inaugurées.300 municipalités sont actuellement en attente de signer des accords à cet égard.Le moratoire proposé au gouvernement toucherait les municipalités qui n'ont pas encore signé de convention.L'administration du programme est confiée à la Société québécoise d'assainissement des eaux, un organisme qui relève du ministère de l'Environnement.Sa direction n'a pas voulu donner son point de vue hier sur cette situation.Spicer rencontre des Trîfluviens encore plus souverainistes que les Saguenéens MARIE-CLAUDE LORTIE TROIS RIVIÈRES Après une journée dans le bastion souverainiste, c'est dans un des laboratoires de marketing de la province, à Trois-Ri-vières, que M.Spicer a continué sa tournée québécoise hier.Et le message souverainiste qui lui a été livré était peut-être encore plus clair qu'au Saguenay-Lac-Saint-lean.Eh effet, pas un seul des 17 membres du groupe d'universitaires qui ont rencontré le président du Forum des citoyens sur l'avenir du Canada, hier après-midi, n'a tenté de défendre le fédéralisme et le Canada.y Idem chez les-14 représentants de la région rencontrés en soirée, à quelques exceptions près.Certains s'inquiètent en effet de la place des minorités dans un Québec souverain.Bref, au pays des Filles de Caleb, on semble s'être fait une idée, en toute sérénité.Et on ne se gène pas pour lever les yeux au ciel ou éclater de rire quand on parle du Canada proné par le «p'tit gars de Shawinigan », Jean Chrétien, un voisin.«Les rocheuses* j'irai les visiter même si on est indépendant», lance Christian Groleau, étudiant en administration à l'Université du Québec à Trois-Rivières, où se tenaient les discussions.«Le Québec doit être'socialement et politiquement indépendant.L'antagonisme avec le reste du Canada ne se réglera jamais», a lancé lean Belzile, étudiant en économie.«Ce n'est pas le Québec qui a un problème, c'est le Canada», de dire Lucien Forget, du personnel administratif de l'université.«Cette consultation c'est louable.On pourra s'en servir quand on négociera une entente.Mais si vous me parlez de l'avenir du Canada, moi je réponds c'est trop tard», ajoute lean Bélanger, étudiant.Mais de toute façon, le président du groupe de consultation mis sur pied en novembre par le premier ministre Brian Mulroney pour sonder l'âme canadienne, n'est pas venu au Québec vendre le fédéralisme.M.Spicer l'a expliqué à maintes reprises durant les deux dernières journées.L'idée c'est d'écouter ce que les «simples citoyens» ont à dire, pour ensuite le retransmettre au reste du Canada.Et après avoir cité Félix Leclerc et Gilles Vi-gnault au pays des bleuets, mardi, c'est une publicité de bière qu'il a invoquée hier pour illustrer sa démarche.«On est 26 millions, faut se parier», a-t-il en effet déclaré durant une entrevue radiophoni-que, faisant écho à un slogan publicitaire très populaire au Québec durant les années soixante-dix.Le président du Forum a donc profité de cette tribune téléphonique pour informer, les triflu-viens que beaucoup de gens au «Canada anglais» vivraient comme un deuil inexplicable le départ du Québec et que les gens de l'Alberta et de la Saskatchewan avaient aussi beaucoup de doléances envers Ottawa.' Cela dit, c'est aussi à cette émission qu'il a dû encaisser une des plus dures remarques adressées, jusqu'à présent, à son égard, quand une auditrice lui a dit qu'il devrait retourner chez lui et y rester.Le président du Forum a donc dû se tourner plutôt vers le groupe de discussion, plus tard en après-midi, pour entendre des fameuses «nuances» qu'il est venu chercher.Et les gens de Trois-Rivières lui ont expliqué que le Québec avait des problèmes démographiques, que le monde de l'éducation et de la recherche manquait de ressources, qu'il fallait trouver des moyens de mieux accueillir les immigrants ou encore de mieux traiter les minorités.On lui a aussi expliqué que le bilinguisme canadien était une utopie.«La seule façon de faire apprendre le français à un anglais c'est s'il tombe amoureux d'une francophone», a lancé un dès participants.« Les gens de la Saskatchewan sont bien accueillants, mais en tant que Québécoise, je m'y suis toujours sentie comme un objet exotique», a aussi expliqué Loui-sette Bernard, professeur de français et d'éducation.Mais les Québécois ont encore cinq mois pour faire part de leur propres nuances au forum des citoyens.M.Spicer part aujourd'hui pour la Colombie-Britannique.Toutefois, la discussion doit continuer sans lui, dans toutes sortes de petits groupes régionaux.Les organisateurs du forum comptent même sur la population pour former spontanément ses ' propres minis-forums de discussion.«Avec vos voisins, vos collègues», explique M.Spicer.Les formulaires de rapport et les lis-\" tes de questions à débattre sont disponibles en appelant au 1-800-FORUM.Il a toutefois été impossible de savoir si des groupes se sont formés depuis le lancement de la campagne mardi: «L'ordinateur est brisé», ont fait savoir les organisateurs.I \u2022v I L'ambassadeur des E.-U.nourrit un «sentiment positif» après sa rencontre avec Robert Bourassa DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUEBEC Ouoi qu'en pense le Canada anglais, il n'y a pas deux partis souverainistes au Québec, croit l'ambassadeur américain au Canada, M.Edward Ney.«|e connais un parti sécessionniste, je ne pense pas que les libéraux du Québec se considèrent comme cela», a lancé l'ambassadeur, hier, à sa sortie de sa réunion de 40 minutes avec lé premier ministre Robert Bourassa.Venu pour connaître les intentions précises de M.Bourassa une semaine après la publication du rapport Allaire sur la plate-forme constitutionnelle du'PLQ, l'ambassadeur Ney a affirmé avoir «un sentiment positif », après sa rencontre.Dès son arrivée, M.Ney avait insisté pour rappeler que les États-Unis a'avaient rien à voir dans les politiques canadiennes internes, et n'avaient aucunement l'intention d'intervenir dans le débat sut l'unité nationale.Il a toutefois rappelé que le président Georges Bush avait, en avril 1990, souligné que les L'ambassadeur des États-Unis au Canada, M.Edward Ney (à gauche), a rencontré hier le premier ministre du Québec, m.Robert Bourassa.wserphoto roc on dans l'entourage du chef pé-quiste.Après avoir lu le rapport Allaire M.Ney affirme que «cela appartient à cette province, à ce pays, ce n'est pas à moi de dire si c'est mal».De toute évidence, «cela a attiré l'attention» de l'administration américaine, c'est pouquoi il a tenu à obtenir directement le point de vue du premier ministre Bourassa.«Les Canadiens ont une discussion ici.C'est un sujet import tant au Québec, cela arrive après l'échec de Meech.Les Québécois vont définir ce qu'ils croient et discuteront alors avec le reste du Canada.Beaucoup de choses vont arriver avant que ce dénouement final arrive», estime l'ambassadeur Ney.Il constate toutefois que tout ; ce débat au pays se passe «d'une façon très ordonnée, sans brisu- \u2022 res émotives.C'est ce qui arrive et cela regarde la population canadienne», a-t-il soutenu.» \u2022 États-Unis «croient en un Canada fort et uni».Il a souligné que son passage à Québec et sa rencontre avec M.Bourassa n'avaient rien d'exceptionnel.Une telle rencontre avait eu lieu en juillet dernier, a-t-il rappelé.À l'heure du lunch M.Ney avait d'ailleurs rencontré le chef de l'opposition pé-quiste, lacques Parizeau, un face à face fort courtois, rapportait- Il a refusé d'endosser la per- : ception du New York Time qui décrivait M.Bourassa comme un «séparatiste» après la publi- * cation du rapport Allaire.Ce -journal «parle pour lui même, ' on a une presse libre», a souligné l'ambassadeur Ney.: \u2022 i w * devront se montrer moins gourmands Daniel Johnson ' 7 GILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ \u2022 « s \u2022 « \u2022 Les ministères devront se montrer moins gourmands en 1991-92 et réviser leurs programmes en raison des mesures d'austérité observées par le gouvernement Bourassa.Les programmes et demandes budgétaires soumis au Conseil du trésor pour le prochain exercice nécessitent des ajouts totalisant trois milliards au budget du gouvernement du Québec, qui était, en 1990-91, de 35 514 milliards.Le président du Conseil dui tré- sor, Daniel Johnson, a clairement indiqué, hier, que les dépenses du gouvernement ne devront pas être augmentées de plus de deux milliards, de telle sorte qu'il cherche depuis une semaine' quels secteurs feront les frais du milliard additionnel auquel il ne consentira pas.M.(ohnson a voulu expliquer ainsi, à son entrée au Conseil des ministres, l'humeur plutôt maussade qui le caractérisait la semaine dernière, au lendemain de la présentation du rapport Allaire proposant une position constitutionnelle au Parti libéral.«Dépenser deux milliards de plus au lieu de trois, c'est toute l'envergure du problème.C'est extrêmement difficile.Comme président du Conseil du trésor, je signifie quels sont les objectifs de dépense aux différents ministères, et libre à eux de choisir les activités, la rationalisation, les augmentations de productivité, les abandons d'activité qui permettent de rencontrer les objectifs gouvernementaux auxquels, dois-je dire, la totalité des ministres souscrivent», explique M.lohnson.«La compression des dépenses est une position gouvernementale.Le cabinet est unanime», soutient le ministre.Concernant le programme d'assainissement des eaux domestiques, dont les subventions aux usines municipales d'épuration.seraient diminuées de près d'un : milliard, M.lohnson a souligné qu'il en coûtait plus cher pour traiter les eaux domestiques d'une petite localité de 1000 habitants que pour régler tout le problème des pneus usés à travers tout le Québec.«Il arrive un moment où ça coûte tellement cher pour presque pas de bénéfices dans un programme, qu'on devrait peut-être prendre cet argent-là pour aller chercher plus de bénéfices dans un autre programme», a-t-il dit.-, *¦ I i r \\ \u2022 -.\t \t \t 0\t \t \t Conrad Black ferait un référendum pan-canadien f 1 ¦rad Black r il n'en tenait qu'à Conrad Black, le problème québécois se réglerait, et vite.Le rapport Allaire?Il l'ignorerait totalement.Ce document du Parti libéral du Québec, qui propose notamment l'abolition du Sénat et le rapatriement au Québec d'une foulé de pouvoirs fédéraux, ne peut même pas servir de base de négociation, affirme-t-il dans un article publié dans l'édition d'hier du Financial Post.Ceux qui croient le contraire «n'habitent pas la même planète que nous».M.Black, magnat de la presse canadienne et britannique de 46 ans \u2014 propriétaire de nombreux journaux dont le célèbre Daily Telegraph de Londres et Le Soleil de Québec \u2014, connu pour ses idées de droite, tiendrait plutôt un référendum pan-canadien sur.l'appartenance à un Canada bl-culturel, sans loi 178 sur la langue d'affichage au Québec.Ce référendum pan-canadien aurait lieu avant l'automne 1992, c'est à dire avant le référendum québécois proposé dans le rapport Allaire.Si le Québec y votait non, «le Canada anglais, en prenant pour acquis qu'il a lui-même voté ou/, ne pourrait plus être accusé de rejeter le Québec ou de ne pas reconnaître son caractère culturel distinct.Notre conscience fédéraliste serait libérée»., Il faudrait alors négocier la séparation.Civilement et avec bonne volonté, mais sans générosité.«Un Québec indépendant se retrouverait devant un avenir difficile, mais pas impossible.Si c'est ce que veulent les Québécois, souhaitons leur bonne chance.» Pour M.Black, originaire du Québec mais vivant maintenant en Grande-Bretagne, le Parti conservateur ét le Parti libéral du Canada devraient alors recruter de nouveaux leaders, MM.Mulroney et Chrétien étant tous deux québécois.Le Québec parti, un deuxième référendum devrait se T tenir dans les neuf provinces canadiennes restantes pour définir un nouveau partage des pouvoirs.Toute province qui voterait non à ce deuxième référendum serait invitée à se retirer, comme le Québec, mais non sans assumer sa part de la dette nationale.Les Québécois le désirant pourraient toutefois é migrer au Canada, «comme les juifs en Israël ou les Allemands expatriés en Allemagne».U faudrait ensuite rétrécir la taille de l'appareil gouvernemental, réduire les taxes et favoriser le secteur privé pour résister à l'attraction américaine.Mais si cette attraction devenait irrésistible, ce ne serait pas un drame, affirme M.Black.«|e crois que la majorité des Canadiens préféreraient un Canada américain à un Canada socialiste et aimeraient mieux faire affaires avec George Bush qu'avec Robert Bourassa (ou Brian Mulroney)», écrit-il.v \" à i «Il y a des sorts moins enviables.Mais un Canada de neuf provinces et de 20 ou 21 millions d'habitants, officiellement unilingue, inconditionnellement fédéraliste et quelque peu désocialisé, serait une solution viable.En fait, à certains égards, ce serait un monde infiniment meilleur que tout ce que nous avons connu.Et la possibilité du repli américain serait toujours disponible.» M.Black, qui est aussi écrivain, a déjà* publié une imposante biographie de l'ex-' premier ministre québécois Maurice Du-plessis.Dans le Financial Post, dont il est membre du bureau de direction, il écrit 1 connaître Robert Bourassa depuis 25 ans: et le décrit comme «une'version québécoise de Mackenzie King».«Toujours intelligent, toujours plutôt gracieux, mais jamais fédéraliste, il (Robert Bourassa) est sans convictions, un charmant caméléon s'adaptant agilement aux nécessités économiques et à la mathématique des sondages.» I : : i ¦ n «I B2 LA PRESSE.MONTREAL.JEUDI 7 FÉVRIER 1991 Éditorial Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef'! Le Canada dans un ménage à trois Les Canadiens, qui n'ont pas encore digéré le traité de libre-échange avec les États-Unis, découvrent maintenant qu'Ottawa s'engage dans des négociations à trois pour signer une autre entente, cette fois-ci avec les États-Unis et le Mexique.Est-ce de l'inconscience de la part du gouvernement Mulroney et de son ministre du Commerce extérieur.John Crosbie?Certainement pas.Il est vrai que le Canada n'a pas voulu ce libre-échange à trois.C'est une initiative du président mexicain Carlos Salinas, accueillie avec empressement par le président Bush.Comme le Canada n'était pas directement impliqué, il aurait donc été possible de se tenir à l'écart des pourparlers et, du même coup, protéger nos frontières contre la menace mexicaine.Cela aurait été une grave erreur.Si le Canada laissait les USA signer un traité avec le Mexique, les États-Unis seraient le pivot d'une zone de libre-échange à laquelle les autres partenaires n'auraient pas complètement accès.En participant aux négocia* tions, le Canada protège ses intérêts et peut espérer créer, au fil des ans, un équilibre plus acceptable en s'associant au Mexique pour faire contrepoids à la domination américaine.Au-delà de ces considérations stratégiques, la participation à cette vaste zone continentale de libre-échange comporte de réels avantages pour le Canada et, bien sûr, son lot d'inconvénients.Mais il faut garder le sens des proportions: le Mexique n'est pas à nos portes et l'impact du libre-échange avec ce pays sera mineur, surtout à court terme.Au premier abord, le Mexique, avec ses 85 millions d'habitants, peut sembler être un marché impressionnant.Mais ce chiffre fait oublier que, sur le plan économoque, le Mexique est un petit pays : son économie est deux fois et demie moins forte que la nôtre, les revenus de ses habitants neuf fois plus bas qu'ici, les exportations cinq fois moins élevées.Cela limite les gains que Ion peut espérer tirer du traité, de même que les inconvénients.En outre, les impacts se feront sans doute sentir très lentement.Cela est d'autant plus vrai que l'économie mexicaine n'est pas orientée vers les marchés extérieurs, que ses industries sont en général peu compétitives: cela signifie que l'ouverture des frontières aura, dans un premier temps, pour effet de favoriser l'afflux de produits américains et canadiens vers le Mexique, plutôt qu'un afflux de produits mexicains vers le nord.Les besoins du Mexique seront d'abord liés aux exigences de la croissance: biens d'équipement, machinerie, réseaux téléphoniques, où le Canada a quelque chose à offrir.Mais c'est surtout si ce pari est gagné et que le niveau de vie mexicain augmente que le Mexique pourra devenir un marché pour les deux économies du nord.Cela menacera par contre certains secteurs mous, ou plus précisément les portions des secteurs mous qui ne se sont pas encore transformées et qui s'apparentent aux industries du tiers monde; par exemple, les entreprises de l'industrie du vêtement qui comptent plus sur les bas salaires que sur le design et l'innovation.En Ontario, que ce soit dans le monde syndical ou au gouvernement néo démocrate, on craint fort l'impact sur l'industrie automobile, que ce traité pourrait pousser vers le sud.Sans mentionner, bien sûr, les gains évidents pour l'Ontario dans les secteurs de l'équipement.Mais cette vision des choses, en quelque sorte une passivité corporatiste de gauche, qui avait f ière allure lorsqu'on discutait de libre-échange avec le géant américain, devient déplacée lorsque l'on parle du Mexique.Si le Mexique, pourtant farouchement nationaliste, veut choisir la voie du libre-échange, c'est parce la seule façon pour un pays encore pauvre de sortir du cercle vicieux de la dette et du sous-développement consiste à avoir accès aux marchés des pays riches.S'opposer au libre-échange avec le Mexique, et avec les autres pays latino-américains qui s'y joindront un jour, c'est aussi s'opposer à leur droit à la prospérité et à la dignité.Alain dubuc Un milliard à l'eau En suggérant de fermer le robinet du programme québécois d'assainissement des eaux, le Conseil du Trésor invoque les raisons suivantes: les villes les plus populeuses possèdent déjà, ou posséderont bientôt un système de traitement des eaux dégoût.Les municipalités qui ne sont pas encore inscrites au calendrier du programme sont très petites: la plupart comptent moins de mille habitants.La construction d'usines d'épuration dans des zones aussi faiblement peuplées coûterait proportionnellement très cher, et rapporterait bien peu sur le plan environnemental.Si le gouvernement donne suite aux recommandations du Conseil du Trésor et décide de ^r.MMMMKWi ne pas mener à terme le programme pour épargner un milliard de dépenses publiques, quelque 300 municipalités continueront d'envoyer leurs conformes se promener librement dans la nature.Ce serait une décision à courte vue, tant sur le plan de l'écologie que du point de vue économique.Après tout, la construction d'usines d'épuration constitue un investissement durable et créateur d'emplois.Il ne faudrait pas pour autant écarter du revers de la main l'argument de la «rentabilité environnementale».Car si les égouts produits par quelques centaines de villages sont très certainement dommageables pour la nature, ils sont loin de constituer la principale cause de détérioration des cours d'eau.Un exemple: selon un avis interne du ministère de l'Environnement, la seule industrie des pâtes et papiers rejette dans l'eau autant de déchets organiques qu'une population de 17 millions de personnes! Selon le même document, en obligeant ces industries à investir un milliard pour traiter leurs rejets, on réduirait cette pollution des trois quarts.Compte tenu de l'impact sur l'environnement, chaque dollar investi serait 18 fois plus «productif» que celui qui est consacré au traitement des eaux d'égout.La pollution produite par l'activité industrielle et agricole n'est soumise au Québec qu'à une réglementation balbutiante.Dans le secteur des pâtes et papiers, il existe des normes d'émission, mais aucune obligation de traiter les déchets toxiques.Il existe aussi des normes pour l'agriculture; le seul problème, admet-on au ministère de l'Environnement, c'est qu'elles ne sont pas appliquées.De nouveaux règlements sont actuellement en préparation, mais ça reste du domaine de l'avenir.\u2022 \u2022 Bref, si! est dommage de mettre la hache dans le programme d'assainissement des eaux, cela ne constitue pas un scandale en soi.En fait, cette ponction budgétaire serait un moindre mal si l'argent ainsi épargné était consacré à la création d'un programme intégré de dépollution industrielle et agricole.Malheureusement, aucune intention de ce type ne ressort de l'avis du Conseil du Trésor, et tout indique que le milliard économisé constituera une perte sèche pour l'environnement.' Agnès cruda Message d'espoir La prestation de serment, aujourd'hui, du nouveau président Jean-Bertrand Aristide ne représente pas que le triomphe, encore fragile, de la démocratie en Haïti.C'est aussi, en raison de la double connotation religieuse de cette victoire, un messsage d'espoir à tous les défavorisés d'Amérique latine.Dans ce monde imprégné de catholicisme, l'élection de ce prêtre, désavoué par les autorités ecclésiastiques, prend des allures de symbole.Celui d'une possible contestation de la hiérarchie officielle.Une structure traditionnelle empêtrée, hier, dans trop de com-promisions avec l'ordre établi.Et devenue aujourd'hui hésitante face au virage radical qui se présente.Mais il y a infiniment plus que l'émergence de ce nouveau rapport de forces, d'ordre institutionnel, entre une Église populaire et militante et un haut clergé en perte d'influence.L'élection du père Aristide, malgré son aspect résolument populiste sinon carrément démagogique, s'inscrit dans un débat théologique qui déborde le cadre de l'Église haïtienne.s'agit de la plus spectaculaire victoire, à ce jour, des partisans de la «théologie de la libération» contre laquelle Rome a maintes fois formulé de sérieuses réserves.Le recours par les catholiques à une analyse d'inspiration marxiste des problèmes sociaux et économiques dans les pays défavorisés a toujours effrayé le Vatican.Et plus spécialement le pape polonais actuel qui demeure instinctivement allergique à tout ce qui peut s'apparenter au communisme.Plusieurs théologiens, dont Leonardo Boff, continuent cependant d'y trouver l'amorce d'une réflexion efficace pour aider l'Église à assumer sa mission libératrice auprès des défavorisés.Jean-Bertrand Aristide s'est largement inspiré de cette théologie.Sa victoire donnera sans doute un regain de vigueur à cette approche révolutionnaire.Une cause de scandale pour les bien nantis.Mais une démarche qui rappelle un autre parti pris radical .en faveur des plus démunis qui, il y a deux mille ans, a changé la face du monde.Il faut s'en réjouir pour Haïti.Pour l'Amérique latine.Et, à la limite, pour l'Église.Pierre GRAVEL ViBNDB4 LE~ Wûuë OU MOUS hohhbs goL Bien fus gog &Mr \u2022 t 00 t/J, fi DROITS RESERVES Bourassa admet qu 'il demeure fédéraliste et que le rapport Allaire est négociable MARCEL ADAM ans .l'entrevue accordée ces jours-ci au quotidien The Gazette, au sujet du rapport de.la Commission Allaire, le premier ministre Bourassa a avoué qu'il est toujours fédéraliste et que ce projet de réforme (également fédéraliste) est négociable.Cette confession \u2014 de toute évidence adressée au Canada anglais \u2014 survient presque une semaine après la publication du rapport et une série de rencontres avec la presse au cours desquelles il a maoeuvré comme une anguille pour ne pas détromper ceux qui pouvaient penser le contraire.Elle n'est évidemment pas passée inaperçue dans le camp péquiste, qui a accueilli avec contentement une déclaration qui l'arrange.Mais elle embarrasse son entourage qui, pris de court, a laissé entendre clairement aux journalistes son inconfort de voir le chef affubler le gouvernement d'une défroque qui n'est pas particulère-ment à la mode de ce temps-ci au Québec.Voilà bien le terrible dilemme dans lequel se trouve Robert Bourassa.Pour amener le Canada anglais à négocier un nouvel arrangement constitutionnel, il doit le convaincre d'abord qu'il est toujours fédéraliste, ensuite qu'il désire réformer radicalement la fédération ca- nadienne.Mais pour conserver l'unité de son parti et la confiance de la majorité des Québécois fortement tentés par la souveraineté, il ne peut proposer un fédéralisme renouvelé \u2014 une formule totalement discréditée depuis la mort de l'Accord Meech \u2014 mais plutôt une nouvelle structure presque souverainiste.Robert Bourasa a raison de dire que le projet Allaire est fédéraliste.On pourrait même soutenir qu'il est parfaitement conforme à l'idée fédéraliste la plus orthodoxe, du fait qu'il s'inspire du principe de la sub-sidiarité qui veut que le niveau supérieur de gouvernement n'assume que les pouvoirs dont il peut s'aquitter mieux que le niveau inférieur.Or comme les citoyens sont toujours mieux servis par le gouvernements le plus rapproché d'eux, un fédéralisme bien compris est nécessairement très décentralisé, lé gouvernement central n'assumant que les compétences que les parties constituantes ont jugé bon de lui déléguer.Si le Canada avait été construit de cette façon à l'origine, nous n'aurions pas aujourd'hui une quasi mais une authentique fédération \u2014 en supposant qu'au cours des ans elle aurait fait échec à la tendance centralisatrice qui est propre à tous les régimes fédéraux.L'autre jour j'ai reconnu que ce projet était formellement fédéraliste, mais pour ajouter que sa dynamique est sécessionniste.La contradiction avec ce que j'ai dit plus haut n'est qu'apparente.Ce projet est sécessionniste en ce qu'il défait ce qui existe, dans la foulée des réclamations toujours plus nombreuses des gouvernements qui se sont succédé au Québec depuis trente ans, et dont l'aboutissement conduirait inévitablement à la souveraineté.Autre aveu de M.Bourassa: le projet Allaire n'est pas figé dans le béton.D'abord il laisse entendre qu'à la suite de contre-propositions du Canada anglais, le PLQ pourrait ou laisser tomber, ou modifier ou atténuer certaines propositions.Pour ensuite dire qu'en vérité il préférerait tenir un référendum sur un projet de réforme anglo-canadien plutôt que sur la souveraineté.Il est intéressant de souligner ici encore que M.Bourasa n'a jamais voulu admettre que ce document était négociable aux journalistes francophones qui l'ont pressé de questions sur ce sujet.Par exemple, l'autre soir, au Point de Radio-Canada, les deux animateurs sont revenus plusieurs fois à la charge pour se faire «enfirouâ-per » chaque fois par une esquive rendue possible par l'imprécision des questions: bien sûr, les militants libéraux pourront bonifier le document au congrès de mars prochain.M.Bourasa a aussi réitéré qu'il insistera pour négocier avec le gouververnement fédéral seulement.Mais cette exigence pose un petit problème: jusqu'à nouvel ordre la Constitution canadienne est toujours en vigueur, avec sa formule d'amendement qui régit la façon de remanier la loi fondamentale du pays.M.Bourassa peut bien décider de son propre chef de ne plus en tenir compte, mais le gouvernement fédéral ne peut en faire fi.Non seulement en vertu de la loi mais aussi parce que les autres provinces n'accepte- raient pas facilement d'être exclues d'une entreprise qui concerne directement leurs intérêts vitaux.Les arguments invoques par M.Bourassa pour réfuter l'objection de la formule d'amendement laissent songeur.Pour lui le premier ministre Mulroney est l'interlocuteur naturel dans les circonstances: il a un mandat national et son cabinet représente* toutes les régions du pays.Si je comprends bien ce propos, Ottawa peut parler au nom des provinces dans une négociation de un à un visant à réformer la Constitution, non seulement en ce qui a trait aux compétences exclusives du fédéral, mais sur toute l'économie de la fédération canadienne.À première vue cet argument semble, étrangement, lé-gitimier à posteriori la réforme constitutionnelle imposée au Québec par Pierre Trudeau il y a dix ans, sous prétexte qu'il avait un mandat national et que lui et son équipe québécoise représentaient le Québec tout autant que le gouvernement Lévesque et l'Assemblée nationale.Enfin se pose le problème du mandat politique.Le premier ministre Mulroney s'est peut-être fait élire sur le mandat de faire adhérer le Québec à la Constitution dans l'honneur et l'enthousiasme, mais certainement pas de chambarder fondamentalement la fédération pour en faire un pays complètement différent de l'idée que s'en fait le Canada anglais.En vérité ni Brian Mulroney ni Robert Bourassa n'ont le mandat de révolutionner a ce point la fédération canadienne. LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 7 FÉVRIER 1991 B 3 lirions le monde rural en CRISE Le texte qui suit est extrait d'un document intitulé «Tant vaut le village, tant vaut le pays», préparé à partir d'une cinquantaine de mémoires et d'une dizaine de textes de chercheurs universitaires pour alimenter la réflexion des participants aux états généraux du inonde rural qui viennent de se terminer.Nous reproduisons la partie portant sur le premier des cinq grands thèmes abordés: «Population et organisation sociale».V - La campagne québécoise se meurt et l'agriculture ne saurait à elle seule la sauver T ous les relevés disent la même chose : le monde rural traverse présen-IJçment une crise sérieuse.Cela se \u2022Constate dans bon nombre de pays industrialisés.La France et la Belgique, >Ij)ar exemple, sous l'impulsion de leurs \u2022principales organisations agricoles, ont Î.Jénu dernièrement leurs propres états ^généraux sur la même question.lit : Le Québec ne fait pas exception.Lui \"Vraussi constate que les campagnes se ?'vident et perdent leur organisation t'iociale.;*: Les rapports des différentes fédéra-tjons régionales de l'Union des produc- \u2022'-leurs agricoles (UPA), qui ont mené .t.iine importante opération d'observa-£;lio.n du milieu rural en préparation des ?>états généraux, convergent vers une \u2022l'jhême conclusion: la classe agricole est ; consciente d'une menace pesant sur le ¦'\u2022monde rural québécois et elle en éprou-: ,ve un vif malaise.Cette menacé se présente cependant ;?de différentes façons.Dans les régions j excentriques, c'est l'extinction qui at-\u2022Itend de nombreuses communautés ru-\"ir&les à moins que le mouvement de dé- \u2022 clin ne soit renversé.Dans les régions à \u2022 proximité des principales villes et particulièrement autour de Montréal, la me-;*jnace vient du face à face entre les ru-jlïâux et les urbains, qui apparaît mal 't'vécu.Dans les régions intermédiaires \u2022entre ces extrêmes, c'est l'un ou l'autre 1-ile ces deux malaises qui est ressenti, ; Ji\\a\\s surtout le déclin des communautés.j>: Les rapports en provenance de plu-*sieurs organismes qui participent aux présents états généraux vont également dans la même direction.À titre d'exemple, la Fédération des CLSC du Québec déclare: «Les régions rurales se dépeuplent; les jeunes quittent, les uns faute de travail, les autres pour aller étudier.Peu reviennent.» De son côté, la Fédération des producteurs de bois du Québec écrit : « Le monde rural se vide de sa population au profit des villes.» Pour sa part, l'Union des municipalités régionales de comté et des municipalités locales du Québec (UMRCQ) prononce un jugement analogue: «.comme toutes les études le démontrent, le Québec des régions est en danger.Les jeunes quittent, la population vieillit, le chômage envahit les.communautés, la dépendance face à l'État est à un niveau alarmant et l'économie régresse.» * On voit le tableau : tous ressentent un malaise, même si la crise ne touche pas \u2022toutes les régions du Québec avec la même intensité et même si tous ne voient pas le déclin de la même façon.Ce tableau est d'ailleurs confirmé et expliqué par des experts.Citons ici Bernard Vachon, directeur du groupe de recherche en aménagement et développement des espaces ruraux et régionaux (UMRCQ): « Les relations villes-campagnes et certres-périphéries sont particuliè- * rement sensibles à ces bouleverse-: ments, l'évolution favorisant la concentration.Or, la contraction de l'espace économique s'accompagne de la contraction de l'espace habité ¦\u2022\u2022 qui affecte principalement les zones * \u2022 rurales.Dans un contexte de très faible natalité que partagent dorénavant les milieux ruraux, l'exode vers les \u2022 centres urbains des jeunes popula- * \u2022 tions se traduit par une diminution et un vieillissement accéléré des populations rurales.La perte de la capacité de rétention de ses populations entraîne.le monde rural dans un .processus de \u2022 dépérissement marqué par le chômage, la pauvreté, la dégradation des services, l'effritement de la qualité de vie, l'instauration d'un contexte de dépendance et d'assistance.Ce qui constitue pour plusieurs la manifestation normale d'un processus d'évolution réglé par les forces d'une économie «efficiente» à l'échelle nationale et internationale a pour conséquence, non seulement la déstructuration des communautés rurales locales, mais la détérioration d'un patrimoine naturel, social et culturel.À ce titre, le problème prend, dans certaines régions, l'ampleur d'une question de survie.» C'est de ce tableau que part la réflexion des états généraux.Dans le cadre du premier thème, deux problèmes retiennent l'attention.D'un côté la question démographique, c'est-à-dire tout ce qui concerne la population.De l'autre côté, la déstructuration actuelle du monde rural.La démographie L'évolution démographique du Québec rural présente au moins trois aspects inquiétants: la baisse de la population, le vieillissement accéléré et l'absence d'immigration en régions.La Chambre des notaires, comme bien d'autres, constate que le Québec compte désormais deux sociétés dans une.La première continue à prospérer et à accroître sa population, l'autre subit un déclin: «Dans certaines régions, on voit de plus en plus des parties de territoire, jadis habitées en permanence et auparavant cultivées, être abandonnées.Ce phénomène, qui autrefois était localisé dans les municipalités loins des grandes voies de transport ou des capitales, prend de l'ampleur.» Troisième aspect inquiétant de la démographie rurale, les régions, contrairement aux grandes villes et surtout à Montréal, ne reçoivent à peu près aucune immigration.Rien ne vient donc contrebalancer les départs et compenser pour l'exode des jeunes.Ce décalage démographique entre la métropole et la capagne est aggravé par l'élargissement du fossé culturel: le Québec rural demeure homogène, tandis que la métropole devient multiethnique.La déstructuration Bruno lean et Bernard Vachon sont formels: «L'évolution du monde agricole, qui a été marquée par des mutations profondes, a atteint un stade critique et contradictoire.11 nous faut aujourd'hui en prendre acte et faire face à % une situation alarmante qui est celle d'une déstructuration des espaces ruraux où l'agriculture n'occupe plus une place prépondérante.» En d'autres termes, «le développement s'est accompagné, en corollaire, d'un sous-développement rural qui pose aujourd'hui problème.» M M.Jacques Proulx, président de l'UPA De fait, le nombre des régions qui ne subissent pas encore cette inquiétante évolution diminue d'année en année.On peut, bien sûr, nuancer le jugement et signaler, par exemple, que la population rurale ne suit pas toujours la même pente descendante que la population proprement agricole.11 demeure clair que, presque partout, le déclin démographique du secteur rural est commencé.Quand la tendance est inverse, la région le doit à sa partie urbaine.Dans la plupart des pays industrialisés, la population vieillit.Le Québec ne fait pas exception.Le problème du Québcfc rural, c'est que le vieillissement de la population S'y fait particulièrement vite.Tout simplement parce que les jeunes quittent la campagne, ce qui élève la moyenne d'âge du milieu rural.L'UMRCQ illustre ce problème en prenant l'exemple de l'Abitibi-Témisca-mingue: «Les habitants de cette région, qui avaient entre 5 et 9 ans en 1971, étaient au nombre de 18140.En 1986, ce même segment de la population ne comptait plus que 14085, soit une diminution de 22,3 p.cent.La population âgée de 10 à 14 ans en 1971, et âgée de 25 à 29 ans en 1986, est passée de 21650 à 15810, soit une diminution de 26,9 p.cent.Les 15 à 19 ans en 1971, devenus les 30 à 35 ans en 1986, sont passés de 17 535 à 14 550, soit une diminution de 17 p.cent.» Conclusion: TAbitibi-Té-miscamingue perd donc constamment la part de sa population la plus apte à se reproduire.Ainsi, même dans le cas où la population semble stable, et c'est le cas de l'Abitibi-Témiscamingue, la pyramide d'âge est inquiétante.Non seulement le vieillissement s'accélère, mais rien n'indique un éventuel renversement de la tendance.Différentes influences, dont celle du modèle économique dominant et celle des gouvernements, ont conduit à cette déstructuration des campagnes.Le fait que les agriculteurs et les nouveaux ruraux «vivent mal» leur cohabitation dans l'espace rural a pour conséquence que nulle structure sociale moderne ne remplace aujourd'hui celle qui est en train de s'effondrer.Précisément parce qu'il a été performant, le modèle productiviste a réduit le nombre d'exploitations agricoles et, du même coup, la main-d'oeuvre nécessaire au fonctionnement des fermes.Plus l'agriculture se montrait productive, comme on le verra plus en détail dans'le second thème, plus elle déstructurait les campagnes.Par le regroupement de leurs services et par leur planification centralisatrice, les gouvernements ont, eux aussi, contribué à vider les campagnes.Les emplois du public et du parapublic sont offerts dans les centres.Les personnes âgées ne trouvent les services dont elles ont besoin que dans les centres.L'usager du service public n'obtient satisfaction qu'en se rendant dans les centres.A mesure que les centres se renforcent, les campagnes se vident et les structures traditionnelles du monde rural s'affaissent.Les tensions entre le monde agricole et les nouveaux ruraux ont contribué, elles aussi, à laisser le milieu rural sans structures satisfaisantes.Pendant que le modèle productiviste et les décisions gouvernementales provoquaient une centralisation croissante et un appauvrissement des campagnes, les différents pouvoirs locaux, depuis ceux des producteurs agricoles jusqu'à ceux des municipalités régionales de comte (MRC), divisaient leurs forces en supposant entre eux.L'agriculture seule ne pourra sauver les campagnes Telle est la situation: une population qui décroît, vieillit et s'anémie presque partout; une organisation sociale qui souffre des tendances centralisatrices de l'économie dominante et des pouvoirs publics et de la méfiance qui .oppose entre eux les pouvoirs locaux et régionaux.Ce dernier élément mérite qu'on l'approfondisse.La proportion des personnes s'adon-nant à l'agriculture en milieu rural diminue partout au Québec.Selon le recensement de 1986, la population rurale agricole ne représente pas 15 p.cent de la population rurale prise dans son ensemble.Cette situation prévaut dans toutes les régions du Québec avec, bien sûr, des nuances.Par rapport à l'ensemble de la population d'un territoire, la proportion des agriculteurs et forestiers apparaît encore plus faible.Les données avancées par la Fédération de l'UPA de Lanaudière sont à cet égard frappantes.Comme cette Fédération le mentionne, la recension de 1986 révèle que la population de ce territoire est constituée à 165 p.cent d'urbains, à 32 p.cent de ruraux non agricoles et à 3 p.cent de ruraux agricoles.C'est dire que la population agricole est minoritaire et sur le territoire québécois et dans les campagnes.En conséquence, la classe agricole québécoise, qui a traditionnellement partagé son espace de vie avec des populations rurales dont les activités n'étaient par agricoles mais y étaient fortement reliées, doit maintenant aussi le partager avec des populations urbaines pour lesquelles les campagnes sont devenues des dortoirs.Les agriculteurs ne peuvent donc plus prétendre avoir une aussi grande place dans l'occupation et l'organisation de cet espace qui, il n'y a pas si longtemps, leur appartenait presque en exclusivité.L'ère est-elle à un nouveau partage du territoire rural québécois?Quelle direction prendre ?Le monde rural québécois est donc confronté à un phénomène de déclin démographique et de désorganisation sociale sévère.Faut-il laisser se poursuivre ce mouvement qui entraine déjà des misères humaines intolérables et met en danger un patromoine physique, économique, social et culturel très important pour le Québec?Ou, faut-il au contraire renverser cet état de choses?Faut-il le faire en favorisant l'immigration?En encourageant la natalité?En incitant les jeunes populations à sortir des villes?Faut-il au contraire chercher à créer, entre les différentes partenaires habitant l'espace rural québécois, un cohésion, un dynamisme, un partenariat susceptibles de le revitaliser?Peut-être ces diverses, options sont-elles en fait complémentaires.Peut-être, en effet, un milieu rural où domine une vie sociale de qualité reposant sur la participation de l'ensemble des populations attirera-t-il de lui-même la jeunesse, l'immigration et les familles.Peu importe l'intervention privilégiée, la recherche de solutions au déclin social et démographique de près de la moitié des communautés rurales québécoises et aux tensions que crée le voisinage des villes et des campagnes doit faire intervenir l'ensemble des gens qui vivent en milieu rural.L'ampleur de la menace pesant sur le monde rural québécois exige d'ailleurs plus que des solutions sectorielles.Il ne saurait, en tout cas, être question ici de ne chercher qu'à revigorer l'agriculture comme activité de production sans s'intéresser en même temps à d'autres secteurs d'activités et à la qualité de l'environnement social des populations.Pour reprendre les termes de Ber-' nard Vachon, une agriculture rentable ne peut survivre dans un désert social et culturel.À l'oppose, les populations urbaines résidant en milieu rural ne cesseront de traiter les campagnes comme des dortoirs que si elles sont appelées à s'y impliquer.Ryan en inquiète plusieurs ne réaction viscérale s'est répandue comme One traînée de poudre à travers tout le Québec, suite à la proposition de M.Claude Ryan de faire écoper les municipalités d'un transfert de responsabilités qui se solderait à environ 500 000 000$.sans aucune indemnisation du gouvernement provincial.Immédiatement, les défenseurs des contribuables municipaux, qui viennent déjà d'écoper d'une augmentation de leurs taxes scolaires suite à un autre geste unilatéral posé par notre gouvernement provincial, ont fourbi leurs armes et incitent les conseillers municipaux à faire front commun contre l'envahisseur du «Nouveau Koweït» que constitue le champ de taxation de leurs, commettants.C'est légitime et je partage le> \u2022 genre de protestation que propose M.Roger Nicolet, président de 1fUMRCQ (Union des municipalités régionales de comtés), sauf une.C'est à l'égard de la proposition de créer de nouveaux services régionaux de police pour contrer t l'éventuelle contribution onéreuse par les municipalités qui n'ont pas de corps de police à une partie des frais encourus par la Sûreté du Québec.Claude Ryan Voici les taux proposes parle ministre comme contribution au défraiement des dépenses de la Sûreté provinciale: 0.10$ par 100$ d'évaluation pour.les 3 000 premiers habitants; 0.475$ par 100$ d'évaluation pour les 2 000 habitants suivants et enfin 0.60$ par 100$ d'évaluation pour chaque habitant excédant 5 000.Ce qui signifie que des centaines de petites municipalités du Québec comme La Conception, Brébeuf, Huberdeau,.-le Canton d'Amherst, etc.devraient contribuer un minimum de 60 000$ annuellement.Ce montant est sûrement excessif par rapport à la capacité de payer de toutes ces municipalités qui n'entretiennent pas de corps de police, mais de là à vouloir créer de nouvelles polices régionales pour éviter d'avoir à subir la proposition de M.Ryan, il m'apparaît évident que l'on tente de corriger un excès par un autre qui risque d'être supérieur, lorsque l'on sait les coût très élevés qu'entraîne la constitution* de tout corps de police compétent à notre époque où le taux et la diversité de crimes sont à la hausse et nécessitent un fneil-leur entraînement du personnel policier et une sophistication des moyens pour.combattre cette criminalité.j> \u2022 \\ C'est comme si, par 34 boul.Taschereau La Prairie 444-4244 NORD Desmeules Hyundai 1237, boul.des Luurcntidcs Ville de Uval 668-6393 Hyundai Auto St-Jerome 1180.boul.des Ltturentides S t-Antoine 432-4252 Hyundai Mont-Laurier 1756.boul.Raquette Mont-Laurier 623-5018 Hyundai Val David - EN R.1004 Route 117 Val David 322-6620 Chomedey Hyundai 2480.bout.Curé Labelk Chomedey, Laval 682-6000 EST Poln te-aux-Trem nies Hyundai En r.12150, rue Sherbrooke est Montréal 645-2233 Hyundai de Lan and 1ère 1165, de Lanaudiére Joliette 759-7669 Coiteux Hyundai 5187, avenue Papineau Montréal 521-3201 Hyundai Rive Nord 1990, ch.Gascon St-Louis-de-Tcrrcbonnc 471-7669 Excellence Hyundai 1250 Marie-Victorin Tracy 743-1244 Hyundai RepentJgny 845 rue Notre Dame Re pen tigny 582-3182 Métropolitain Hyundai 4352 Métropolitain Est Montréal 374-9110 Hyundai s'implante chez nous pour mieux nous servir moyens pour qu'il y ait une période d'adaptation nécessaire», a dit le ministre Tremblay hier, à sort: arrivée à la réunion du Conseil des ministres.Le Québec participera aux négociations, a assuré le ministre!^ C'est son collègue du Commerce\" extérieur, lohn Ciaccia, qui s'as?surera de la manière dont les in-: téréts du Québec y seront repré-l sentes et défendus.M.Tremblay a rappelé l'impor- ; tance de l'industrie textile au Québec: 122 000 emplois dans: 3000 entreprises qui effectuent des livraisons annuelles valant 8,7 millards.De plus, le gouvernement du Québec négocie actuellement avec Ottawa pour faire de Montréal un des centres mondiaux de la mode.«Le textile est un des secteurs les plus vulnérables mais on va prendre tous les moyens pour qu'au cours d'une période d'adaptation, il y ait spécialisation de la main-d'oeuvre et modernisation de l'équipement», a dit le ministre.L'inquiétude au Québec vient de ce qu'une zone de libre-échange incluant le Canada et le Mexique mettrait en compétition l'industrie textile des deux pays.Plusieurs croient que l'industrie canadienne serait pénalisée parce que le coût de production des textiles au Mexique est beaucoup moins élevé à cause du bas niveau des salaires versés aux travailleurs.M.Tremblay a rappelé que le Québec avait été une des provinces partisanes de l'accord de libre-échange canado-américain en 1988.«On est logique avec nous-mêmes et on va être prêt dans les pourparlers USA-Mexique», a* conclu le ministre.Un transfert du travail manuel vers le sud \u2022 » * Canadian Press OTTAWA i > ¦ Un accord de libre-échange avec le Mexique coûterait un certain nombre d'emplois aux Canadiens, mais il s'agirait essentiellement de postes ne requérant pas' de compétences particulières, qui seraient appelés à disparaître dé toute façon.Tel est l'avis d'Edward Neu-feld, un économiste de la Banque* Royale du Canada, qui précise que la libéralisation du commerce avec le Mexique ne ferait que hâter la migration de ces emplois vers les zones à main-d'oeuvfe bon marché d'Amérique Latine, et selon lui, ce transfert en vaudrait la peine.«Il n'est pas douteux, explique Neufeld, que sur une certaine période de temps, le travail manuel canadien serait transféré vers le sud, et les emplois plus exigeants sur le plan technique et plus ré> munérateurs afflueraient au Canada.11 s'agit en fait d'un proces-* sus qui se poursuit constamment pour des raisons autres que corn-' merciales, mais le libre-échange avec le Mexique aurait pour effet de l'accélérer.» Après aue le ministre du Commerce, lohn Crosbie, eut annoncé, mardi, que Je Canada allait se.joindre aux États-Unis et au* Mexique pour négocier un traité de libre-échange nord-américain, les leaders syndicaux avaient repris les arguments qu'ils avaient soulevé il y a deux ans pour s'op- : poser à la libéralisation des échanges entre le Canada et les Etats-Unis.Selon M.Neufeld, la situation^ serait toutefois bien différente, puisque la valeur des échanges entre le Canada et le Mexique est d'environ 2 milliards par an, alors Qu'entre le Canada et les Etats-Unis, elle atteint 200 milliards.* » Le leadership de Chrétien provoque des démissions chez les libéraux fédéraux du Québec MARIO FONTAINE ¦ L'insatisfaction grandit chez les libéraux fédéraux du Québec, mécontents de leur chef Jean Chrétien et surtout de son entourage.Au point où certains démissionnent carrément de la formation, tandis que d'autres se posent ouvertement des questions quant à leur allégeance.« |e demeure fédéraliste et je ne déserte pas le bateau.Mais si le Parti libéral veut reprendre sa place, M.Chrétien devra faire des démonstrations plus claires et ne pas changer d'idée trop souvent (exemple du golfe Persique).II a aussi des problèmes avec son entourage, qui ne sait pas faire de la politique», d'expliquer hier Claude Tessier, ancien député et secrétaire-trésorier de l'association libérale de Mégantic-Compton-Stanstead.C'est, globalement, le même genre d'arguments qu'évoquait le président de l'association de Lau-rentides, Serge Paquette, pour démissionner de son poste il y a quelques jours.«Les messages d'inquiétude et de remise .en question de nombreux militants à travers le Québec ne se rendent pas jusqu'au chef.Les bonzes du parti ignorent la situation québécoise et conseillent mal lean Les francophones, les anglophones, les autochtones et.les sourds-muets m.1 Chrétien.On ne peut indéfiniment éviter les questions chaudes et miser sur l'impopularité des adversaires», écrit M.Paquette dans sa lettre de démission.Cinq des six autres membres de l'exécutif de l'association ont aussi claqué la porte.Cet éloignement du PLC-Q d'avec sa base militante irrite de nombreux membres et#nuit considérablement aux activités partisanes.Dans Argenteuil-Papineau, par exemple, on se plaint de ce que les stratèges de M.Chrétien aient imposé un candidat non désiré pour la prochaine élection.Résultat: il n'y a pas eu d'assemblée de l'association depuis une secousse, ça va mal dans le comté et on n'entend plus parler de rien, assure l'ancien président de l'association, Lucien Durocher.# Tous, pourtant, étaient de chauds partisans de lean Chrétien lors de la course au leadership de juin dernier.Le chef n'est pas encore aussi contesté que ses pro- ches, mais d'aucuns attendent anxieusement qu'il éclaircisse sa pensée, notamment dans le domaine constitutionnel.Et encore, est-ce vraiment possible puisque M.Chrétien n'a pas de mandat des Québécois, se demande M.Tessier.Le sentiment souverainiste est très fort dans son coin de pays, convient celui qui fut membre du caucus de Pierre Elliott-Trudeau de 1974 à 1984.De sorte que le recrutement de nouveaux membres est en veilleuse.«L'heure n'est plus à la conversion mais à la survie, dit-il.On parle de politique entre amis, c'est de là que viennent les renouvellements de cartes.Mais il semble que nos compatriotes sont rendus de l'autre côté: le ne veux pas me battre à contre-courant, m'accro-cher au passé.» Rien d'inquiétant La question des effectifs ne semble toutefois pas inquiéter les autorités du parti où on s'employait au contraire, hier, à se faire rassurant.Techniquement, il est impossible de connaître le nombre précis de détenteurs de cartes.La directrice générale de l'aile québécoise du PLC, Reine Hébert, l'estime aux environs de 70 000.Le PLC-Q avait atteint un sommet de 71 643 membres en règle l'an dernier, à cause de la course au leadership.19 000 cartes sont à renouveler d'ici la fin mars, et le renouvellement s'effectue normalement, soutient Mme Hébert.Selon le président du PLC-Q, Francis Fox, il est tout à fait normal qu'une partie des membres se désistent après une élection ou une course au leadership.«Ils voulaient appuyer un candidat, si celui-ci est défait tous ne reprennent pas leur carte», renchérit M.Fox.De sorte qu'on ne s'inquiéterait pas, au bureau montréalais de la formation, de ce que l'effectif redescende quelque peu, pour retrouver son niveau habituel.L'aspect social, maillon faible de la réforme de la santé Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Les grands objectifs de la réforme de la santé annoncée par le ministre Marc-Yvan Côté, le 7 décembre, plaisent aux intervenants de première ligne du réseau de santé et des affaires sociales, mais ils estiment que l'aspect social est encore trop négligé, qu'il y a encore trop d'imprécisions.«On ne soigne pas un chômeur dépressif ou un homme violent avec des1 Valiums, a expliqué M.Pierre Thibodeau, directeur général du CLSC An-loine-Rivard, dans Montma-gny.Le projet de loi 120 fait trop de place à la santé et au médical au détriment de la dimension sociale.» Dans les régions, on a des questions à poser au ministre avant l'adoption définitive du projet de loi 120 avant la fin: £ d'avril.Toutefois, dans les centres locaux de services communautaires (CLSC), dans les conseils régionaux de la santé et des services sociaux (CRSSS), dans les centres d'accueil de réadaptation, la prudence est de rigueur, contrairement aux porte-parole des médecins qui manifestent vigoureusement leurs objections.Les intervenants de première ligne ont applaudi la détermination du ministre et appuyé la réforme.Après réflexion cependant, ils attendent l'étude article par article du projet de loi, dans une dizaine de jours, pour obtenir des précisions et se faire une meilleure idée de la portée de la réforme.Le ministre a déjà manifesté son ouverture à des suggestions visant à bonifier son projet.HUCUETTE YOUNG de la Presse Canadienne THUNDER BA Y ¦ Le gouvernement ontarien doit jouer un rôle de premier plan dans le débat constitutionnel qui déchire le Canada et le Québec en proclamant l'Ontario bilingue.C'est ce qu'a soutenu hier un porte-parole du Centre d'accueil francophone de Thunder Bay, M.Roger Lepage, lors des audiences publiques de la Commission constitutionnelle de l'Ontario.«Le temps est venu pour l'Ontario de se prononcer là-desssus,» a-t-il insisté auprès des 12 commissaires qui ont semblé manifes-téu n intérêt dans cette question.Selon M.Lepage, la proclamation du bilinguisme officiel en Ontario serait interprétée par le Québec comme un signe de bonne volonté de la part de cette province voisine qui, traditionnellement, s'est portée à la défense des revendications du Québec.M.Lepage a soutenu que la Loi provinciale de 1986 sur les services en français, mieux connue sous l'appellation de Loi 8, était un pas dans la bonne direction sans être la réponse à tout.Le gouvernement ontarien doit aussi s'imposer comme le chien de garde des droits linguistiques des Franco-ontariens, a-t-il reconnu, en félicitant le gouvernement Rae dans ce domaine.Se disant très optimiste pour l'avenir des francophones hors-Québec, avec ou sans le Québec, M.Lepage, un fonctionnaire du ministère des Services sociaux, a indiqué que la souveraineté était souhaitable pour le Québec.En cela, il rejoint les propos du directeur général de la région du nord-ouest de l'Association canadienne-française de l'Ontario, M.Yvan Trottier.Selon lui, les Franco-ontariens ont un avenir prometteur.Mais il faudra que toutes les provinces, le Québec compris, mettent de l'eau dans leur vin à la table des négociations constitutionnelles si on veut éviter l'effondrement du pays.» Outre les droits des francophones et des anglophones, certains ont fait valoir qu'il fallait réserver une place spéciale aux autochtones et aux sourds-muets dans la constitution.Un sourd-muet a réclamé que le langage des signes soit reconnu dans la constitution, une intervention qui a été bien accueillie par l'un des commissaires, lui-même sourd-muet, qui lui a répondu par des signes.D'autres interlocuteurs ont fait valoir que les revendications du Québec lui conféraient un statut spécial aux yeux de nombreux anglophones, une médecine qui leur est difficile d'avaler.Selon Bob Rosehart, recteur de l'Université de Lakehead à Thunder Bay, ni les provinces anglophones ni le Québec ne sont disposés à ouvrir un dialogue cons-tructif dans le domaine constitutionnel.Il a plus ou moins cité Thunder Bay comme l'exemple de la bonne entente entre les francophones et les anglophones.Mais il a été le premier à condamner le geste de Thunder Bay, l'an dernier, qui se déclarait municipalité unilingue anglaise.Cette histoire n'a pas fini de faire des siennes, semble-t-il.Hier matin, une majorité de citoyens se prononçaient au cours d'une tribune téléphonique en faveur du maintien de cette résolution.Toutes! encore possible avec un REER Desjardins.Cessez de vous dire que vous êtes trop vieux pour commencer à cotiser à un REER : il n'est jamais trop tard pour bien faire.Si, comme tout le monde, vous vouiez prendre votre retraite le plus tôt possible, de bons conseils et un éventail complet de services d'épargne-retraite sont essentiels.C'est d'ailleurs ce que vous trouverez à votre caisse Desjardins.COTISATIONS MAXIMALES Vous avez tout intérêt à cotiser le montant maximum auquel vous avez droit chaque année.De toute façon, vous en verserez une bonne partie en impôt si vous ne cotisez pas à un REER, alors autant faire fructifier cet argent pour vous.Pour 1990, la cotisation maximale est de 20 % de votre revenu gagné, 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LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 7 FÉVRIER 1991 Charles-Albert Poissant ne donnera jamais un chèque en blanc Ce membre de la Commission Bélanger-Campeau s'oppose à ce qu'«on vende de l'illusion» aux Québécois CILIES NORMAND du bureau de La La Presse QUÉBEC ¦ Montré du doigt en coulisses par des collègues commissaires comme le seul qui «ne bouge pas» à l'exception des députés fédéraux, l'homme d'affaires Charles-Albert Poissant est néanmoins sorti tourmenté des neuf semaines durant lesquelles la Commission Bélanger-Campeau a entendu 28 experts et reçu 272 groupes ou individus.Plus que quiconque» il espère un consensus, sans quoi, se demande-t-ii, quelle force de frappe aura le Québec pour négocier avec Ottawa?Contrairement à l'avocat Marcel Beau-dry, de Hull, nommé à la Commission Bélanger-Campeau en même temps que lui par le premier ministre Robert Bou-rassa, le pdg de Donohue a du mal à se débarrasser de limage d'un homme incapable de changer d'idée ou de cheminer, pour ne pas dire évoluer.Dans le contexte de la recherche à laquelle s'est adonnée cette commission parlementaire, évoluer a voulu dire s'écarter du statu quo, favoriser le rapatriement du plus grand nombre de pouvoirs jusqu'à épouser.peut-être l'option de la souveraineté du Québec.Puisque le plus grand nombre de témoignages et de mémoires a pris cette orientation.\u2022 «Nous prêchons tous pour le rapatriement de certains pouvoirs, mais comment faire cela?Si le Canada anglais a autant d'intérêt à négocier avec nous qu'on lui en prçte, pourquoi ne l'a-t-il pas encore fait?», se demande l'homme d'affaires de 65 ans, qui nie avoir jamais milité pour le Parti libéral.Tout au plus a-t-il contribué» pour sa compagnie, à la caisse électorale du parti, comme cela a été écrit peu après sa nomination comme commissaire.Toutefois, soutient-il, sa compagnie a également souscrit à la caisse du Parti québécois.Convaincu que les Québécois ont du génie et sont capables de réussir «dans n'importe quel contexte que ce soit», Charles-Albert Poissant s'oppose néanmoins à ce qu*«on leur vende de l'illusion» et il se refuse «à signer un chèque en blanc».Il ne croit pas que la souveraineté du Québec améliore le sort des Québécois sur le plan économique.Dans un tel contexte, comment obtenir un consensus?Il cherche une formule, soutient-il.«Tout réside dans le mécanisme de négociation à trouver et il n'y a pas beaucoup de «mémoires qui nous ont aidés sur ce plan», estime-t-il.Les chefs de parti, Robert Bourassa et Jacques Parizeau, lorsqu'ils ont travaillé à la constitution de cette commission élargie, ont mis l'accent sur l'économique.Pourtant, déplore cet homme d'affaires, collaborateur du financier souverainiste Pierre Péladeau depuis une qua- rantaine d'années, « l'aspect économique a été pas mal faible».«On a beaucoup parlé de souveraineté.Mais comment faire cette souveraineté?le ne vois pas comment être séparatiste sans en connaître les conditions.Depuis le début des travaux que je soutiens qu'il faut donner l'heure juste aux Québécois.Je n'irai jamais donner un cheque en blanc à qui que ce soit.Si on disait aux Québécois qu'on fait la souveraineté et qu'on leur disait voici ce que ça veut dire, signez ici, je serais le plus heureux des hommes», explique M.Poissant.Lorsqu'on lui demande s'il demeure fédéraliste, après l'expérience qu'il a vécu, il répond: «Entre deux maux, il faut choisir le moindre.Mon cheminement n'est pas final, j'aime écouter.Je veux prendre position pour ce qui sera le plus profitable pour les Québécois.|e ne peux négliger l'aspect économique», in-diquë-t-il, répétant qu'il serait dommage que les commissaires soient divisés, même si les minoritaires ne devaient être qu'au nombre de six ou sept.M.Poissant croit qu'on ne parlerait plus de souveraineté, au Québec, si l'on parvenait à l'aide d'une bonne formule de négociation à rapatrier quatre ou cinq champs de compétence.Pour lui, souveraineté-association et fédéralisme décentralisé sont des notions qui se ressemblent.\u2014 Que pensez-vous de Charles-Albert Poissant?lui a-t-on demandé, pour conclure.\u2014 C'est un gars qui veut le bien des Québécois et qui est assuré à l'avance qu'ils ont tout ce qu'il faut pour réussir dans quelque contexte que ce soit.Mais c'est un gars qui ne voudrait pas que l'on perde les acquis.J'estime que c'est la force économique qui détermine les conditions politiques, répond-il.- » t I Encore! Encore une fois les propriétaires de Sentra de Nissan sont plus fiers que jamais d'avoir fait l'achat dune Sentra.Oui, car pour la première fois dans l'histoire du CAAMD, la Sentra a reçu, pour une deuxième année consécutive, le très convoité prix de la Pyramide dorée de l'Association canadienne des automobilistes.Ceci n'est jamais arrivé à Honda, à Ford ou à Toyota.Seule la Sentra de Nissan a été le modèle élu, et deux fois de suite à part ça ! \u2022 Gagner ce prix, même une seule fois, est tout à fait remarquable.Car pour les 3,3 millions de membres du CAA, la Pyramide dorée représente le summum en matière de satisfaction de ta clientèle.Et ils ont bien raison d'y faire confiance puisque ce prix n'est pas décerné à des voitures sortant tout droit de la ligne de montage et évaluées dans des conditions idéales durant un jour ou deux.Non, ce prix est décerné à des modèles 1987,1988 et 1989 qui ont fait leurs preuves dans des conditions climatiques familières à tous les conducteurs canadiens.Dans ce sondage, les conducteurs sont appelles à évaluer leur propre voiture.Sont-ils satisfaits de leur voiture en général?La mécanique est-ellè fiable et les coûts de réparation abordables?- .La compilation des résultats démontre sans aucun doute que ce sont les propriétaires de Sentra qui sont les plus satisfaits de leur voiture.Encore.De plus, 9 propriétaires sur 10 ont affirmé qu'ils seraient prêts à racheter la même voiture si c'était à refaire.Encore.Alors, faites une visite dès aujourd'hui chez votre concessionnaire Nissan qui vous offre la Sentra DLX1991 à partir de seulement 11 290$! 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commettre le crime, hier, à Barrie, en Ontario, au procès de Claude Bourguignon, accusé du meurtre au premier degré de son neveu, Paul Bourguignon fils, deux ans et demi.Outre la ceinture en tissu bleu et gris, les sept hommes et cinq femmes du jury ont vu défiler devant eux les vêtements que portait le bambin lors de sa découverte dans un conteneur à ordures, le 2 juin 1989, le sac de plastique à l'intérieur duquel il avait été dissimulé et les draps, taies d'oreillers et oreillers retrouvés sur le lit de la victime le matin du meurtre.Au total, une quarantaine de pièces à conviction, en plus des 125 photographies présentées mardi, ont été soumises aux jurés.Témoignant en poursuite, hier, l'agent Charles Stokely, le deuxième spécialiste en identité judiciaire appelé par la Couronne, a indiqué qu'il a retrouvé des aiguilles de sapin à l'intérieur du sac de plastique et de la boîte de couches utilisée pour camoufler le cadavre.Près de 150 aiguilles de sapins ont aussi été retrouvées au sous-sol de la maison des Bourguignon et à l'intérieur d'autres sacs et de boîtes contenant des décorations de Nœl.\u2022 Cette preuve a été avancée afin de démontrer que le sac et la boîte utilisée pour cacher le cadavre de l'enfant provenaient justement de l'appartement du 989-E Morisson, à Ottawa où le meurtre aurait été commis.En défense, Me Garry Barnes a mis en doute la version des deux spécialistes de la police d'Ottawa en ce qui concerne l'endroit où le petit Bourguignon a été assassiné.Me Barnes ne peut s'expliquer qu'aucune trace de sang, visible à l'oeil nu, n'ait été relevée tant dans le lit du petit que dans sa chambre ou même la maison.«Le pathologiste est pourtant venu dire hier (mardi) que le petit a subi des blessures graves qui ont dû provoquer une hémorragie, donc qu'est-ce qui démontre que cette chambre soit le lieu du meurtre?» a lancé l'avocat de Bourguignon, sans obtenir de réponse précise du sergent Garry Vincent Tyo et de l'agent Stokely, qui ont passé la maison au peigne fin le jour du meurtre.En fin de journée, Me Barnes a présenté au jury un sac rempli dé godemiché retrouvés dans la maison de la compagne du père de la victime, à deux portes de l'endroit où le meurtre a été commis.DU CENTRE-VILLE DE MONTREAL TOUTES NOS CANADIENS! IT ETRE VENDU! WINDSOR.Ontario Il reconnaît finalement avoir tué son bébé de sept mois dans la laverie de leur immeuble, le 17 juillet dernier.Mais, deux jours après, le corps de l'enfant a été trouvé dans la rivière par des pêcheurs.Une autopsie avait révélé par la suite que le bébé avait été roué de coups qui lui ont causé de multiples blessures, y compris une perforation au coeur, un foie lacéré ainsi que des blessures à la tête.L'enfant avait aussi étranglé et avait tout le corps couvert dé bleus, avait indiqué la police à l'époque.¦ ¦ FOURRURES JUSQU'À ¦ Un homme de 19 ans s'est subitement reconnu coupable d'homicide involontaire hier dans la mort de son bébé dont le corps avait été trouvé en juillet dernier dans la rivière Detroit.L'enfant avait été battu et étranglé.Raymond LaRoche, qui avait d'abord affirmé que son fils de sept mois avait été enlevé, a aussi reconnu avoir induit la police en erreur.Il connaîtra sa sentence le 18 février.La peine pour homicide involontaire va du sursis à la prison à vie.La peine maximale pour avoir induit la police en erreur est de six mois de prison.LaRoche, qui avait en premier été accusé de meurtre, ne tenait pas sur place de nervosité, mais s'est tout de même exprimé d'une voix claire lorsqu'il s'est adressé au juge Saul Nosanchuk, de la division provinciale de la Cour d'Ontario, pour plaider coupable.Une enquête préliminaire, qui avait commencé la semaine dernière et au cours de laquelle devait être examinée l'accusation de meurtre, ét$ït censée reprendre mercredi.Cet aveu inattendu a été une des choses étranges qui ont marqué cette affreuse affaire, qui avait choqué et soulevé la colère ejes habitants de la ville de Windsor, dans le sud-ouest de l'Onta- SUPERBES MANTEAUX: \u2022 EN CASTOR À POILS LONGS \u2022 EN RATON LAVEUR \u2022 EN COYOTE \u2022 EN RENARD BLEU PRIX DELIQUIDATION ARANT1E SIMPSON ¦MNMMMMMIMII DE RABAIS! AUCUN ACOMPTE NÉCESSAIRE! no.LaRoche avait tout d'abord raconté à la police que son fils avait disparu alors que .lui et sa conjointe lavaieht leurs vêtements Une foule en colère s'était rassemblée devant l'appartement du jeune couple, mais la police n'avait porté une accusation contre LaRoche que 17 jours après que le corps eut été repéché.Sa conjointe, dont le nom ne peut être divulgué conformément à la Loi des jeunes contrevenants, a été accusée d'avoir induit la police en erreur.Cette cause est encore devant les tribunaux.La tentation était .trop forte Presse Canadienne YELLOW KNIFE ¦ L'unique travailleur social auprès des toxicomanes et des alcooliques de Wrigley vient d'être accusé de contrebande d'alcool.Lawrence Robert Bruno a ^té arrêté après que la GRC eut remarqué qu'une grande quantité de vodka était en circulation dans le village, situé à quelque 500 kilomètres à l'ouest de Yellowknife.La cause a été remise à mardi prochain, à Fort Simpson.CHAPEAUX DE FOURRURE 79* CH.12 MA EUR 2 VESTES EN RÀTÔ LAVEUR TEINT 1 MANTEAU EN cFITCH) 1 VESTE EN LOUP POURHOI 1599$ RAT ,UX PLEINE LON LAVEUR, 1 VESTE EN RATON LAVEUR TEINT TANUKI_: 1 MANTEAU EN VISON -\u2014r\u2014 695* 695* 995* \u2022 MANTEAUX EN VISON M CH.\u2022 MANTEAUX EN VISON FEMELLE 2 795* ch FACILI EMPORTEZ VO MENSUE CHAPEAUX DE FOURRURE 79$ CH.PLACE! 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