La presse, 13 février 1991, B. Informations nationales
[" Informations nationales ELTEX inc.a~ SPÉCIAL PORTATIF PT500 ACTIVATION AVEC BATTERIE.CHARGEUR ET ÉTUI 984-5292 ' 4 ¦¦ BUREAU: 967-9770 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED113 FÉVRIER 1991 Paul Desmarais, en compagnie de la présidente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Mme Nycol Pageau-Goyette photo michel gravel, u presse m Constitution : Paul Desmarais souligne l'urgence d'un règlement JACQUES BENOIT a relance de l'économie ¦¦canadienne, en vue notamment de la rendre apte à affronter la concurrence internationale croissante, exige qu'on règle d'abord la question constitutionnelle, estime le président du conseil et chef de la direction de Power Corporation du Canada, M.Paul Desmarais.« Pour relever ce défi de l'économie, il est urgent que nous trouvions une réponse satisfaisante à la question de savoir si nous voulons continuer de vivre ensemble l'expérience canadienne», a-t-il en effet déclaré hier dans sa causerie devant la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Tout aussi important à ses yeux, il faut savoir «comment nous allons procéder pour répondre à cette question».Sa proposition: il faut examiner le problème sur toutes ses coutures, poser toutes les questions voulues, et y répondre.Lui-même, faut-il, dire a déjà choisi: «Pour ma part, a- t-il déclaré, je n'ai pas reçu ni trouvé de réponses adéquates à ces questions qui seraient susceptibles de modifier ma profonde conviction que l'expérience canadienne doit continuer.(.) Nous devons continuer de rechercher à l'intérieur du Canada les aménagements nécessaires pour nous permettre de.bâtir un pays uni capable de relever le$ vrais défis des années à venir.» h Les vraies questions» «l'aime toujours être pleinement informé avant de prendre une décision.À ce jour, plusieurs questions n'ont pas encore reçu de réponses satisfaisantes ou n'ont tout simplement pas encore été posées», a-t-il déclaré devant le vaste auditoire.Il devait ajouter, un peu plus tard: «Or, face à l'option canadienne et à l'option de l'indépendance, nous avons le devoir de poser de vraies» questions.» Il a posé celles qu'il juge être des questions de ce type, mais sans y répondre, ce qui, néanmoins, et quoique sous forme interrogative, constituait manifestement l'essentiel du message qu'il voulait transmettre hier.Questions qui pourraient se résumer ainsi : quelles seraient les effets, principalement sur le plan économique, de l'accession du Québec à l'indépendance?«L'incertitude constitutionnelle actuelle nous coûte déjà des emplois et une prime ( NDLR: Hydro-Québec fut par exemple forcée d'offrir un taux de rendement un peu plus élevé qu'il n'aurait fallu autrement lors d'une émission d'obligations, pendant la bataille de l'accord du lac Meech) sur les marchés financiers.Cela étant, à quel prix s'effectuerait cette rupture?Quelles en seraient les conséquences sur l'ensemble de notre économie?» a-t-il demandé.Autre sujet d'inquiétude, à ses yeux: «Est-ce que l'option de l'indépendance nous permettrait de maintenir notre qualité de vie et notre niveau de vie qui est un des meilleurs au monde?» Il faut aussi, estime-t-il, se pencher sur les répercussions que la naissance d'un Québec souverain aurait sur nos voisins et nos relations avec eux.«Quel serait l'impact d'une séparation sur le reste du Canada?Quelle serait sa réaction?Comment affecterait-elle nos relations futures avec les autres provinces, elles qui représentent notre principal marché?» Et puis, «quelles seraient les .conséquences pour nos relations avec les États-Unis?L'Accord du libre-échange s'appliquerait-il?Et nos relations avec les autres pays du monde?Quelle serait leur attitude?Est-ce qu'on continuerait d'être à la table du groupe des Sept ( les sept plus grands pays industrialisés)?» Enfin, demande-t-il, serions-nous alors en rnesure «de préserver et de mieux promouvoir l'ensemble des valeurs que nous partageons ainsi que l'ensemble des bienfaits intangibles qui en découlent?» De même, pourrions-nous toujours «bénéficier de tous les avantages économiques sur le marché mondial que plus de cent ans d'histoire nous ont permis de gagner?» Le président du conseil de Power Corporation a été très correctement applaudi, mais ses propos n'ont pas soulevé l'enthousiasme auquel avait eu droit Lucien Bouchard lors de sa présence à la même tribune, après son départ du Parti conservateur.Les banquiers nient avoir comploté pour paralyser l'économie soviétique Le premier ministre de l'URSS met des banques canadiennes au ban des accusés Rcutcr et CP L# Association des banquiers canadiens a démenti catégoriquement les affirmations du premier ministre de l'URSS selon lesquelles des banques canadiennes avaient participé, le mois dernier, à un complot visant à paralyser l'économique soviétique et à renverser le président Gorbatchev.Lors d'une interview accordée au quotidien syndical Trud, Valentin Pavlov avait dit être au courant de plans ourdis avec le concours de banques occidentales privées \u2014 suisses, autrichiennes et canadiennes notamment \u2014 pour inonder le marché soviétique de milliards de roubles, précipitant ainsi un effondrement économique qui forcerait Gorbat- chev à démissionner et sonnerait le glas du régime communiste.«Ces allégations sont totalement ridicules», a déclaré un porte-parole de l'ABC, tandis que Bryan Griffiths, vice-président de la Banque Royale du Canada, soutenait que même si quelqu'un avait pu concevoir un tel projet, sa réalisation serait absolument impossible.Pavlov a dit savoir que le plan prévoyait le déversement d'une somme d'argent considérable dans l'économie soviétique, qui se ferait par différents moyens, notamment l'achat d'énormes quantités de billets de 50 et 100 roubles.Les banquiers canadiens ont fait remarquer toutefois que le premier ministre s'était révélé incapable de préciser de quelle façon les banques occidentales avaient pu se procurer ces rou- bles.Aucune des six principales banques à charte du Canada ne transige de façon-significative sur ce genre de devise.«Je serais surpris si une banque nord-américaine en transigeait pour plus de quelques milliers de dollars par semaine ou même par mois, a dit Griffiths.En Europe, je ne saurais dire.» Au ministère des Affaires extérieures, un porte-parole, Denys Laliberté, s'est fait l'écho des dénégations de l'ABC en déclarant: «Ces allégations sont dénuées de tout fondement, parce que nous soutenons activement l'URSS et les réformes du président Gorbatchev.Nous ne savons absolument rien de l'existence d'activités de ce genre.» Dans sa déclaration à Trud, le premier ministre Pavlov s'est refusé à nommer aucune des ban- Chrétien se réjouit que Mulroney défende le fédéralisme au Québec MANON CORNELLIER de la Presse Canadienne OTTAWA Le chef libéral, lean Chrétien, s'est dit heureux hier que les voix fédéralistes se fassent entendre au Québec et que le premier ministre Brian Mulroney se rende à Québec aujourd'hui pour défendre le fédéralisme.«le suis content de voir que le premier ministre a l'intention de parler en faveur du Canada et de dire qu'on a besoin d'un gouvernement central fort pour que ca fonctionne bien.l'espère qu'il convaincra les gens de son parti de tenir le même discours», a déclaré M.Chrétien dans le foyer de la Chambre des communes.À son avis, le fait que des gens commencent à parler au nom'du Canada au Québec constitue un moment important-, II a mentionné, en plus du premier ministre, les hommes d'affaires comme M.Paul Desmarais, de Power Corp., et M.Raymond Cyr, de BCE.Lui-même sera à Montréal aujourd'hui pour accorder des entrevues.M.Chrétien, qui réagissait au discours fait hier par M.Mulroney à Toronto, a toutefois indiqué qu'il aurait préféré que le premier ministre précise sa pensée sur le partage des pouvoirs entre les provinces et le gouvernement fédéral.Jean Chrétien De l'avis de M.Chrétien, les grands principes énoncés par M.Mulroney restent encore trop vagues.«Il y avait quelques bonnes lignes mais en termes de détails, c'était mince, l'aurais aimé savoir quels pouvoirs il est prêt à céder», a-t-il déclaré aux journalistes.Pour sa part, il n'est pas opposé à négocier le partage des pouvoirs mais «il faut s'assurer que les pouvoirs soient répartis dans l'intérêt des citoyens et non pas dans l'intérêt des bureaucraties tant fédérale que provinciales».Une de ses priorités reste la réforme des institutions comme la Banque du Canada et le Sénat.Il serait en faveur, entre autres, de la proposition pilotée par les provinces de l'Ouest, qui demande un Sénat élu et de représentation provinciale égale.«On n'est pas pour le statu quo, a-t-il souligné.Mais il faut, pour que ce pays-là soit un pays valable, suffisamment de pouvoirs à Ottawa pour s'assurer que le pays fonctionne bien d'un océan à l'autre.» Il rejette donc en grande partie te rapport Allaire rendu public il y a deux semaines.«Si toutes les demandes du rapport Allaire étaient acceptées, il n'y aurait plus de Canada.Ça voudrait dire quasiment la séparation», a-t-il soutenu.Il reste attaché à des normes nationales dans le domaine de la santé et dans le domaine de l'environnement et il tient mordicus au maintien de la Cour suprême.«11 faut une Cour suprême qui s'occupe des droits des Canadiens et qui garantit une égalité juridique entre tous les citoyens», a-t-il dit.Répétant sa profession de foi en un Canada fort et uni, il a ajouté qu'il était temps de rappeler aux Canadiens qu'ils ont un «très bon pays» dont l'histoire se compare à n'importe quelle autre, en particulier pour les francophones.«Nous étions un million et aujourd'hui nous sommes sept millions.Ça n'a pas été un massacre, au contraire», a-t-il soutenu.Rae rabroue son délégué au Québec Presse Canadienne TORONTO I i le premier ministre du Canada ni le délégué de l'Ontario au Québec, nouvellement désigné, ne travaillent à maintenir l'unité nationale lorsqu'ils discutent du rôle de l'Ontario advenant la séparation du Québec, a déclaré hier le premier ministre ontarien Bob Rae.«Je ne crois pas que prendre une province ou une autre à part, pour se demander ce que sera ou ne sera pas son rôle, soit franchement très constructif à ce stade-ci des événements», a déclaré M.Rae au cours d'une conférence de presse à la législature de l'Onta-.rio.«Franchement, les considérations hypothétiques ne sont pas très utiles».Le premier ministre néo-démocrate, ardent défenseur d'un fédéralisme renouvelé, réagissait en fait à un discours que le premier ministre Brian Mulroney avait prononcé un peu plus tôt dans la journée sur l'avenir du Canada après l'échec de l'accord du lac Meech.Dans son discours à l'hôtel Royal York, de Toronto, M.Mulroney a dit que le départ du Québec permettrait à l'Ontario de prendre le dessus socialement, économiquement et politiquement.Le premier ministre conservateur a laissé entendre qu'une telle situation éloignera encore plus l'Ouest et les Maritimes.Quant à M.Stephen Bornstein, que M.Ray a lui-même désigné le mois dernier délégué de l'Ontario au Québec, il a déclaré au cours d'une interview que l'Ontario négocierait une association économique si le Québec se séparait.Le fait pour le Canada d'être un pays qui retire énormément du fédéralisme.est une façon bien plus positive d'en parler et c'est certainement là l'image que je préférerais qu'on lui donne, a dit M.Rae devant les journalistes.M.Rae a aussi essayé de différencier la position de son gouvernement de celle de M.Bornstein, même s'il a engagé ce dernier comme sous-ministre avec mission de représenter l'Ontario au Québec.\"M.Rae a aussi critiqué M.Mulroney pour user de rhétorique au lieu d'agir, et il a établi un lien entre la politique économique d'Ottawa et le sentiment de crise qui règne au pays.ques occidentales impliquées selon lui dans cette affaire, soulignant que la «guerre économique» qu'elles avaient déclarée à l'Union soviétique se poursuivait et que «la guerre est la guerre».il a affirmé toutefois que ce complot avait été ourdi avec la participation d'organisations bancaires soviétiques et d'un certain nombre de banques privées établies en Suisse, en Autriche et au Canada.La récente décision du gouvernement de retirer tous les billets de 50 et 100 roubles en circulation, a-t-il dit précisé, «a constitué une mesure de protection contre cette énorme injection de monnaie dans le pays, qui se déroulait depuis quelque temps déjà ».Brassard confronte Rémillard onfédération et institutions supranationales sont difficiles à concilier, estimait au début des années 1980 Gil Rémillard, professeur de droit constitutionnel devenu depuis ministre du gouvernement Bourassa.« Le juriste Rémillard était plus clair que le ministre», a soutenu hier le député péquiste Jacques Brassard, qui a relevé dans l'oeuvre de M.Rémillard des constats difficilement conciliates, selon lui, avec les indications du rapport Allaire et les propos du premier ministre Bourassa.Dans son livre, «Le fédéralisme canadien», M.Rémillard expliquait que la conférération était un regroupement d'États souverains autour d'un traité.Les membres y demeurent des États à part entière tandis que les membres d'une fédération sont régis par une constitution interne.Le rapport Allaire préconise, en cas d'échec des négociations, une union économique «gérée par des ins-titutions de nature confédérale».Or d'expliquer M.Bourassa il s'agirait d'un parlement commun doté de certains pouvoirs de taxation où les Québécois éliraient des représentants.Telle n'était pas, toutefois, la vision du professeur Rémillard, pour qui ces organismes centraux, dans une confédération, ne pourraient qu'avoir des pouvoirs délégués et sans application directe sur le citoyen.Ironiquement, le professeur Rémillard avait en outre rappelé que, selon les historiens, dans les débats menant à la création du Canada en 1867, les termes de «fédération et de conférération » paraissaient avoir été utilisé délibérément pour mélanger les gens.Mme McLaughlin espère des propositions plus précises du premier ministre MARIO FONTAINE tudrey McLaughlin Mulroney a prononcé un » discours de principes sur l'importance du fédéralisme et de la diversité.Mais il devra mettre de la chair autour de l'os s'il espère rallier les Québécois à sa thèse.Telle est, en substance, la réaction de la leader du Nouveau Parti démocratique, Audrey McLaughlin, au discours constitutionnel prononcé hier par le premier ministre canadien.« Les Québécois veulent des propositions plus précises que cela, nous aussi.Il est important de soumettre des alternatives.C'est le début du débat au niveau fédéral, et déjà ce discours démontre que la vision de M.Mulroney n'est pas la nôtre: ses principes constitutionnels sont ceux des grandes entreprises, du libre-échange, de la TPS», a déclaré Mme McLaughlin dans une entrevue à La Presse.Elle suggère au gouvernement conservateur de proposer un certain nombre de modèles de fédéralisme aux citoyens, de façon à concrétiser des concepts encore trop confus pour les Canadiens ordinaires.Pas étonnant, dit-elle, que beaucoup de gens ne sachent plus quoi penser.Sur les positions de M.Mulroney certes, mais aussi sur le rapport Allaire du PLQ.Un rapport que la chef du NPD évite de trop commenter, préférant attendre que les autres provinces et la Commission Bélan-ger-Campeau aient produit leurs propres documents pour se commettre officiellement.Elle compte néanmoins prononcer un discours important sur la constitution le neuf mars prochain à Montréal, où se tiendra le conseil fédéral de la formation.Le jour même où les libéraux de Robert Bourassa décideront du sort du rapport Allaire.À priori, ce document de la commission constitutionnelle du PLQ lui parait un peu «agressant » pour le Canada.On aura un Canada bien difficile à gouverner si on accorde au Québec les 22 pouvoirs exclusifs qu'il réclame.Ce rapport, c'est un outil de négociation, pas une finalité, croit Mme McLaughlin.Elle participait hier soir à des agapes dans le comté de Chambly \u2014 de concert avec 250 partisans \u2014 pour fêter le premier anniversaire de la victoire de Phillip Ed-monston dans cette circonscription de la Rive-Sud.Tout d'abord favorable au rapport Allaire, M.Edmonston a pris ses distances depuis.«Demander juste pour demander sera mal-reçu dans le reste du Canada », ex-plique-t-il.Il se contenterait d'une liste plus courte de pouvoirs à rapatrier, des pouvoirs touchant la langue et la culture, ; une spécificité géographique, ou alors permettant d'éviter des dédoublements de pouvoirs.1\tm \t1 in et Gouvernomont du Québec MtntslôfO do l'Éducation Diroction do la formation è distança vous proposent les dimanches, R lundis et mercredis jusqu'au 24 février 1991 I un mirihqiïhie «/èL&! L'OTAN devant l'Europe nouvelle En deux ans, les plans militaires de l'OTAN sont devenus caducs.Les tactiques qui devaient lui permettre d'arrêter une attaque massive entre l'Elbe et le Rhin et le matériel perfectionné destiné â semer la destruction et la confusion dans les arrières des troupes du Pacte de Varsovie sont maintenant plutôt utiles contre l'Irak.La Volksarmee est-allemande, qui devait épauler les redoutables divisions soviétiques, est dissoute et ces divisions sont démoralisées et consignées dans leurs casernes à quelque f >ééO 1 000 kilomètres des renforts les plus proches, ï ^É&âp 11 est cla,r que ,0TAN d0lt ^définir sa strate-JL gie sur la base d'une nouvelle conception de la IL politique européenne.pendant toute la période de la démocratisation de l'Europe centrale et de la réunification de l'Allemagne, les relations entre l'Ouest et l'Union soviétique s'amélioraient sans cesse.À quoi bon définir une nouvelle stratégie alors qu'elle pourrait être dépassée dans trois mois?Or, il y a des limites au rapprochement avec l'actuel gouvernement soviétique.Il n'a pas encore ratifié le traité restituant sa pleine souveraineté à I Allemagne unie.Il cherche aussi à se soustraire à l'esprit du dernier accord de désarmement et il a décidé unilatéralement de maintenir ses troupes en Pologne jusqu'en 1994.Tout cela n'est pas dune très grande importance mais indique que le rapprochement a atteint un palier et qu'il faut mettre à jour le mandat politique de l'OTAN et son organisation militaire.Dans six semaines, l'organisation militaire du Pacte de Varsovie prendra fin et le Pacte lui-même tombera dans l'oubli au plus tard en 1995 quand il devrait normalement être renouvelé.Il n'y a aucune raison valable pour que l'OTAN subisse le même sort car les deux organisations sont très différentes.Le Pacte visait l'intégration des troupes des six pays de l'Europe de l'Est sous lés ordres de l'armée Rouge selon un schéma déjà utilisé pour les partis communistes et les services de sécurité.L'intégration militaire de l'OTAN est soumise aux procédures démocratiques des États membres et de l'organisation elle-même.Cette difference ne pouvait pas être soulignée avec plus de netteté quand le président tchécoslovaque Vaclav Havel a appelé a une coopération plus étroite avec l'OTAN et au démantèlement des structures politiques du Pacte de Varsovie.M.Havel conçoit un système de sécurité européen unique autour de l'OTAN.Un tel système correspondrait en gros à la « maison européenne», un des plus beaux rêves de Mikhaïl Gorbatchev.Mais l'Union soviétique n'est pas encore prête à en faire partie et, jusqu'à ce quelle le soit, il y aura encore beaucoup de tensions politiques, voire militaires, au sein de l'ancien empire communiste.L'OTAN serait actuellement incapable d'intervenir pour rétablir la paix étant donné les limites de son mandat.|l est important de moderniser la mission de l'OTAN.La défense de l'Europe de l'Ouest contre une éventuelle menace militaire reste importante, mais la recherche de la paix dans l'ensemble du continent \u2014 de préférence d'entente avec l'Union soviétique \u2014 est le moyen le plus économique pour y parvenir.Frédéric wagniere 7/te La boîte aux lettres Des frais de garde abusifs ¦ Ce n'est un secret pour personne que, lorsque vous désirez aujourd'hui avoir des enfants et que vous et votre conjoint êtes sur le marché du travail, cela pose un problème de taille.C'est comme à la loterie: une fois que vous avez inscrit votre enfant à toutes les garderies dans un périmètre de 5 km, vous avez une chance sur mille d'avoir une place pour lui.Et à quel prix! Curieusement, depuis des années que des organismes communautaires et les parents réclament davantage de places en garderie, le Gouvernement du Québec refuse toujours de prendre ses responsabilités et laisse à la libre entreprise le soin de remédier à cette lacune.Effectivement, les garderies à but lucratif poussent comme des champignons et affichent .des frais de garde à faire dresser les cheveux sur la tête: de 100 $ à 130 $ par semaine par enfant.Et si votre enfant a le malheur de contracter la varicelle, la garderie exigera le plein montant quand même.Si au moins une législation faisait en sorte que la garderie ne puisse exiger que la moitié des frais durant une période de maladie, cela permettrait aux parents, avec la différence, d'embaucher quelqu'un à la maison.Pensons aux parents qui, moins avantagés que les employés du secteur public, doivent rester à la maison sans salaire pendant la maladie de leur enfant.Cela est aberrant dans une société où les gouvernants nous chantent qu'il faut hausser le taux de natalité.De toute façon, avons-nous réellement le choix de ne pas être deux sur le marché du travail par les temps qui courent! DROITS RESERVES Québec souverain ou pas, il faut solutionner le problème des frais de garde abusifs et passer à la prise en charge par l'État de toutes les garderies.Soulignons en terminant que l'Office des services de garde relève toujours du ministère de la Condition féminine, affiliation qui prend un caractère nettement sexiste puisqu'elle sous-entend que les services de garde ( les enfants) sont encore et toujours une affaire de femmes et que c'est à cause d'elles et de la place qu'elles ont prise sur le marché du travail que les enfants doivent se faire garder.Denis SAUCIER Anjou Une rue pour Jean Duceppe ?¦ La rue Saint-Urbain s'appelle ainsi en mémoire de Urbain Tessier dit Lavigne, un des premiers colons de Montréal qui a habite, non pas rue Saint-Urbain, mais à l'angle sud-est de la rue Saint-lacques et de la côte de la Place d'Armes.Nous n'avons rien à faire avec un.prénom.C'est rue Saint-Urbain, côté ouest, que se trouve l'arrière du théâtre qui sert à la troupe lean Duceppe et c'est là aussi où les artistes' qui se rendent sur cette scène doivent passer.C'est par cette porte «Entrée des artistes» que passa tant de fois lean Duceppe.Pourquoi alors ne pas donner à cette rue le nom de lean Duceppe?Jean-Marie BRUNEAU Montréal ¦ |e suggère que l'on change le nom de la rue Wolfe en celui de rue Jean Duceppe.Il est plus que temps de cesser d'honorer nos ennemis.Jules LEBEAU Montréal L'autre côté de la médaille.¦ La Presse a publié fin une critique du volume «Les contrats d'assurance (terrestre)», de Me Jean-Guy Bergeron.Ayant moi-même à utiliser ce volume fréquemment dans le cours de mon travail, j'ai été extrêmement surpris par la virulence des propos de l'auteur de cette critique, Pierre Beau-dry, que je n'ai pas la chance de connaître.l'ai noté que monsieur Beau-dry s'est attaché uniquement à la dimension sémantique de l'oeuvre de Me Bergeron.Pourtant, à ma connaissance, ce volume n'a aucune prétention littéraire; l'auteur n'a certes jamais eu la moindre prétention à un prix Goncourt.Il s'agit d'abord d'un outil de travail pour les personnes concernées par l'assurance.Étant moi-même avocat de pratique générale et oeuvrant souvant dans le domaine des assurances, je peux vous dire que ce volume de Me Bergeron constitue en quelque sorte la bible des praticiens dans le domaine de l'assurance.Il est certain que de façon générale, les avocats n'ont pas tous un style littéraire impeccable.Cependant, pour ma part, j'ai toujours à la portée de la main le célèbre «Bon Usage» du grand grammairien belge Maurice Grévisse, décédé en 1980.Je crois que votre correspondant Pierre Beaudry a analysé l'oeuvre de Me Bergeron de la même façon que Grévisse lisait les romans des grands auteurs: «l'ai mes manies, le lis en faisant la chasse aux faits lexicologiques ou syntaxiques, si bien que je suis parfois incapable de dire quel est le contenu d'un livre que j'ai lu.» Lorsque monsieur Beaudry parle de «l'amateurisme qui marque l'ouvrage ».je comprends qu'il fait plutôt allusion à la forme de l'oeuvre qu'au fond.Existe-t-il autant d'erreurs terminologiques ou d'anglicismes que monsieur Beaudry semble le prétendre?C'est possible et nous pourrions certes nous engager dans de longues discussions byzantines sur l'opportunité d'utiliser tel ou tel terme plutôt que tel autre.Incidemment, j'ai été plutôt surpris que monsieur Beaudry classe, dans les anglicismes l'expression «ultra vires».De toute façon, l'important est que le texte soit compréhensible et ne corpporte pas d'erreur conceptuelle.Que le choix de quelques expressions prête à discussion, ceci est inévitable quand on considère que le volume a 595 pages.Tout ceci n'enlève rien à la valeur de cet ouvrage sur le plan juridique.Au contraire, je peux vous assurer, en pleine connaissance de cause, que la rédaction de ce volume a sûrement nécessité des centaines et des centaines d'heures de travail de la part de son auteur qui a dû lire une quantité phénoménale de décisions des tribunaux, les résumer, les mettre en ordre et les commenter de façon logique, et de manière à ce que les juristes puissent retrouver facilement une solution claire à un problème d'assurance.Toute médaille a deux côtés.Monsieur Beaudry s'est attaché purement au style littéraire de l'oeuvre de Me Bergeron.Quant à moi, je préfère insister sur le véritable sens de cet ouvrage, soit son aspect utilitaire pour les praticiens oeuvrant dans le domaine de l'assurance.Sur ce point, je considère que le volume «Les contrats d'assurance (terrestre)» de Me Bergeron constitue présentement l'oeuvre maitresse dans ce domaine au Québec.Pierre W.MORIN avocat Opinions Paul Desmarais devant ia Chambre de commerce «Face à l'option canadienne et à celle de l'indépendance, nous avons le devoir de poser de vraies questions» Extrait du discours qu'a prononce hier, devant la Chambre de commerce de Montréal, le président du conseil et chef de la direction de Power Corporation du Canada.ous vivons à une époque exaltante, mais aussi inquiétante, un monde, en constante mutation.Cette dynamique de changements est susceptible d'entrainer de l'instabilité, mais elle peut en même temps être un facteur de progrès si elle est bien gérée.* L'humanité devient de plus en plus interdépendante et il n'est plus possible de s'isoler du reste du monde.Cela exige une attitude de tolérance, d'ouverture d'esprit et de respect de l'individu.Cette interdépendance accroît également le niveau de la concurrence internationale.De plus en plus de pays concurrents forment une main-d'oeuvre qualifiée et bien entrainée.Ces pays sont décidés à conquérir des marchés que nous pensions, eh tant que Canadiens et Nord-Américains, pouvoir nous réserver, du fait que nous pouvions profiter d'avantages particuliers.Cet accroissement de la concurrence nécessite une amélioration du taux de productivité du secteur privé ainsi que des secteurs publics et para-publics.Le poids de notre dette publique et des impôts ainsi que notre taux de productivité, lorsqu'ils sont comparés à ceux des autres pays, remettent en cause notre capacité concurrentielle.Pour affronter la concurrence internationale, nous devons cesser de nous leurrer eu pensant que la vie continuera comme avant.Il faut revoir en profondeur nos politiques économiques et changer nos comportements, surtout en ce qui concerne le coût accru de nos programmes sociaux.Même si l'ensemble de ces programmes sociaux est une des caractéristiques les plus impressionnantes de notre pays, ceci ne pourra être maintenu que si nous continuons à avoir la capacité de les financer.11 nous faut régler ce problème de dépenses publiques si nous voulons relever avec succès le défi que pose la relance de notre économie.L'augmentation des impôts ne peut être la solution unique au problème des déficits gouvernementaux, surtout à cause de la concurrence internationale qui exige des taux de taxation comparables à ceux des autres pays.Il ne suffira pas non plus de soutenir, comme plusieurs le font, que nous devons changer carrément de politique monétaire, avec des taux d'intérêt et de change moins élevés, peu importe les conséquences sur le taux d'inflation.11 est vrai que aussi longtemps que nous aurons des deficits importants, que nous devrons en partie financer à l'étranger, nous serons sujets à continuer de payer des taux d'intérêt élevés.La vérité, c'est que notre politique monétaire a dû supporter notre irresponsabilité collective en matière fiscale.Elle est le reflet de notre manque de responsabilité et de notre faiblesse économique, au lieu d'en être la cause.Nous devons prendre nos responsabilités et cesser de faire reporter le fardeau de la dette sur les générations futures.Des choix et des décisions difficiles dans le secteur des dépenses publiques nous attendent.Il faudra modifier nos attitudes et appuyer ceux qui auront le courage de prendre des décisions.Parmi les divers défis qui confrontent notre pays, la nécessité de relever le défi économique est imperative.Il est impossible en effet d'imaginer comment nous pourrions améliorer notre système de protection sociale, financer une meilleure sauvegarde de l'environnement ou encore nous offrir un réseau éducationnel de meilleure qualité sans avoir, au préalable, restauré une économie aussi productive que compétitive.\u2022 Mais pour relever ce défi de l'économie, il est urgent que nous trouvions une réponse satisfaisante à la question de savoir si nous voulons continuer de vivre ensemble l'expérience canadienne et surtout comment nous allons procéder pour répondre à cette question.11 y a plus d'un siècle, nous nous sommes réunis au sein de la Confédération notamment pour créer un régime démocratique respectueux des droits individuels et collectifs et respectueux de la dualité linguistique, en plus de fonder une union économique plus forte que ses composantes.Même si chaque génération, depuis 1867, a eu et aura toujours pour mission de faire évoluer le pays de sa propre façon, nier tous les progrès que nous avons accomplis serait une grave erreur.Lorsque je voyage et qu'on me demande d'où je viens, je suis fier de répondre que je suis canadien.Ceci ne m'empêche pas d'être tout à la fois fier d'être montréalais, québécois, franco-ontarien et canadien-français.Ces multiples loyautés ne sont que les facettes d'une réalité unique.Cette réalité se fonde sur des valeurs fondamentales communes.le trouve toujours regrettable qu'à travers le monde beaucoup de pays amis souvent respectent et apprécient mieux le Cana'da que nous le faisons nous-mêmes.Nos amis s'étonnent cependant qu'on ne trouve pas de solution au problème canadien quand on considère les conséquences négatives d'une séparation.Cela ne signifie pas qu'il ne doit survenir aucun changement.Des modifications ont déjà été apportées à notre constitution depuis 1867 «t d'autres changements continuent de s'avérer nécessaires.11 m'apparaît toutefois essentiel que nos institutions politiques continuent d'être fondées sur ces valeurs fondamentales que le Canada nous permet de partager.Ces valeurs, comme l'histoire l'a démontré, favorisent le développement humain, culturel et économique.L'expérience canadienne a été bien positive à cet égard.Comme je l'ai mentionné précédemment, lorsque des options ou des choix me sont présentés, je désire toujours en étudier tous les aspects: les options sont-elles réalistes?Quels en sont les avantages?Les désavantages?Les risques?Quelles sont les modalités d'implantation ?Quels en sont les coûts?C'est seulement lorsqu'on est bien informé que l'on peut faire un choix judicieux.Cette approche est également essentielle pour nos choix politiques, surtout quand on parle du régime constitutionnel.Or, face à l'option canadienne et à l'option de l'indépendance, nous avons le devoir de poser de vraies questions.Est-ce que le processus de séparation permettrait de préserver et de mieux promouvoir l'ensemble des valeurs que nous partageons ainsi que l'ensemble des bienfaits intangibles qui en découlent?Quel serait l'impact d'une séparation pour le reste du Canada?Quelle serait sa réaction?Comment affecterait-elle nos relations futures avec les autres provinces, elles qui représentent notre principal marché?Serait-il possible de bénéficier de tous les avantages économiques sur le marché mondial que plus de cent ans d'histoire nous ont permis de gagner et qui font l'envie de plusieurs autres pays?Quelles seraient les conséquences pour nos relations avec les États-Unis?L'Accord du libre-échange s'appliquerait-il?Et nos relations avec les autres pays du monde?Quelle serait leur attitude?Est-ce qu'on continuerait d'être à la table du groupe des 7?Est-ce que l'option de l'indépendance nous permettrait de maintenir notre qualité de vie et notre niveau de vie qui est un des meilleurs au monde?Avons-nous pensé aux jeunes qui, aujourd'hui, à cause de nos ambivalences, ont de la difficulté à se trouver des emplois et qui, demain, devront subir les conséquences de nos choix?L'incertitude constitutionnelle actuelle nous coûte déjà des emplois et une prime sur les marchés financiers.Cela étant, à quel prix s'effectuerait cette rupture?Quelles en seraient les conséquences sur l'ensemble de notre économie?Et quelles en seraient les diver- » Est-ce que le processus de séparation permettrait de préserver et de mieux promouvoir : l'ensemble des valeurs que nous ; partageons ainsi que l'ensemble -des bienfaits intangibles qui en découlent?Serait-il possible de : bénéficier de tous les avantages ; économiques sur le marché ; \u2022 mondial que plus de 100 ans d'histoire nous ont permis de gagner et qui font l'envie de v plusieurs autres pays?» ses modalités, surtout si l'on devait créer notre propre système monétaire?Avant de choisir une option, il m'apparait raisonnable et essentiel que nous répondions, entre autres, à ces questions.Il est également important voire impérieux de favoriser une démarche réfléchie plutôt qu'une remise en question de nos institutions d'une façon trop précipitée.La patience, la rigueur intellectuelle et un sens historique doivent guider cette démarche Enfin, les changements que l'on veut apporter à nos institutions politiques doivent s'inscrire dans la continuité et le respect des valeurs fondamentales que nos institutions actuelles nous permettent de partager.Pour ma part, je n'ai pas reçu ni trouvé de réponses adéquates à ces questions qui seraient susceptibles de modifier ma profonde conviction que l'expérience canadienne doit continuer.le voudrais ici m'adresser à tous mes cpntitoyens canadiens, tant du Québec que du reste du Canada: je partage la déception de beaucoup d'entre nous suite à l'échec de l'Accord du lac Meech.Cet échec nous replonge une fois de plus dans un débat constitutionnel et suscite beaucoup de réactions émotives.Mais nous nous devons de surmonter cette déception ainsi que le pessirnis-mes et le durcissement qui en résultent.Nous devons continuer de rechercher à l'intérieur du Canada les aménagements nécessaires pour nous permettre de bâtir un pays uni capable de relever les vrais défis des années à venir.L union monétaire rend la souveraineté quasi impossible Gradué de McGill et de Harvard, ancien chef des finances des mar-ché% d'alimentation Steinberg, l'auteur est membre du conseil d'administation de Téléglobe Canada, de Memotec, d'Altamira Capital et du Groupe Prenor.\u2022 H.ARNOLD STEINBERG n thème a dominé les nombreux mémoires présentés à la Commis^ sion Bélanger-Campcau, les débats oui ont suivi ainsi que le rapport Allaire préparé en vue du prochain congrès du Parti libéral du Québec: l'accession à la souveraineté par voie de référendum.Toutes ces prises de position suggèrent ou exigent que se poursuive la négociation avec le reste du Canada, avant ou après le référendum.Mais ce qui en ressort particulièrement, à mon avis, c'est que chacun suppose qu'un Québec souverain pourrait avoir recours à la Banque du Canada ou en partager le contrôle.En d'autres mots, toutes les propositions visent à maintenir le dollar canadien comme monnaie légale.Ceci n'est pas étonnant, car dès que l'électorat québécois comprendra les répercussions, aucun parti politique ne pourra gagner un référendum sur Pin-dépendance sans garantir le maintien du dollar canadien.Or le partage de la Banque du Canada entre États souverains est un non-lieu.Aucun gouverne-rnent fédéral ne serait réélu s'il renon- çait à une partie, même minime, de son contrôle sur la banque centrale.Pourtant, ni les libéraux ni les péquistes ne peuvent donner les garanties nécessaires afin de gagner un référendum sur une indépendance totale.Certains prétendront que l'union monétaire proposée par la communauté européenne constitue une forme de banque centrale partagée.C'est vrai à certains égards, ou ça le sera si jamais le projet se concrétise.Toutefois, chacun de ces pays est un État souverain possédant sa propre banque centrale, sa propre monnaie et une longue histoire de valeurs relatives' entre sa monnaie et celle des autres, ce qui ne serait évidemment pas le cas dans un Québec souverain.Si le Québec ne réussissait pas à conclure une union monétaire avec le reste du Canada, il lui faudrait automatiquement établir sa propre banque centrale et sa propre monnaie.Selon les plus récentes informations de la Banque Royale du Canada et de la rhaison de courtage ScotiaMcLeod Inc., la dette des particuliers au Québec s'élève à environ 58 milliards, celle des corporations à 27 milliards, la dette provinciale directe et les garanties à 60 milliards.Ce total de 145 milliards ne tient pas compte de la somme d'environ 100 milliards en partage de la dette fédérale.Le jour ou le Québec deviendra souverain, toute cette dette deviendra donc une dette «étrangère».Québec devant frapper sa propre monnaie, la valeur du dollar québécois sera déterminée par le$ fluctuations du marché monétaire.Quelles garanties pourrait donner un nouveau gouvernement à ses citoyens que les emprunts, hypothèques, etc., qu'ils doivent aux institutions financières et qui sont légalement exigibles en dollars canadiens, pourront être transiges à un taux de change raisonnable?Autrement dit: si un Québécois doit 5 000 $ canadiens à la Banque Nationale du Canada, saura-t-il avant un référendum si le taux de change sera suffisant pour qu'il rembourse son emprunt sans avoir à débourser des fonds additionnels?Si un résident du Québec vend sa maison, déménage ailleurs au Canada ou prend sa retraire en Floride, aura-t-il l'assurance préalable qu'en votant pour un Québec souverain, il ne sera pas désavantagé dans son pouvoir d'achat si la transaction se fait en monnaie québécoise?Dans un Québec accablé par une dette étrangère par habitant la plus élevée au monde (y compris celles du Brésil, de l'Argentine et du Mexique), le taux de change initial risque fort d'être négatif.Les Québécois toucheraient leurs salaires et autres revenus dans une monnaie et seraient tenus de payer des milliards de dette dans une autre.Ce seul fait, sans parler des inévitables manoeuvres des spéculateurs sur le marche des monnaies, fera chuter la valeur d'une nouvelle monnaie québécoise sur la simple loi de l'offre et de la demande.Une théorie a cours depuis 500 ans.% Acceptée des milieux financiers sous le nom de la Loi Gresham, elle prétend qu*«une mauvaise monnaie en éloigne une bonne».Dans la pratique, cette théorie amènera les Québécois à se protéger financièrement en transférant leurs liquidités en dollars canadiens à l'extérieur du Québec en attendant d'être sûrs de la valeur de la nouvelle devise.Ce qui distingue le mouvement qui mena au référendum de 1980 à celui nettement plus important d'aujourd'hui, c'est le rôle joué par le monde francophone des affaires.Depuis plusieurs mois, d'importants leaders de ce milieu ont appuyé l'idée d'une certaine forme de souveraineté.Ce qui n'était pas le cas il y a dix ans.Pourtant^aucun d'entre eux n'a suggéré que le Québec pourrait s'en sortir seul avec sa propre monnaie.Étonnant surtout le peu de discussions sur ce sujet pendant ces mois de mémoires, de débats, de rapports, etc.Rien à ce sujet ne sort de la Commission Bélanger-Campeau, même si trois importants financiers, Michel Bélanger, Jean Campeau et Claude fiéland, participent à cette commission dont deux à titre de coprésidents.Il est fortement à espérer que leur rapport, prévu pour mars, traitera de la question, surtout s'ils présentent la souveraineté du Québec comme une de leurs options.Même après le Lac Meech, les sondages indiquent que les Québécois sont préoccupés par leur bien-être matériel et que ces préoccupations prévalent nettement sur les problèmes constitutionnels.Les Québécois jouissent d'un des plus hauts niveaux de vie au monde.Ils n'ont pas démontré qu'ils sont prêts à risquer leur style de vie pour leur indépendance constitutionnelle.Nul n'est plus au courant ni mieux préparé que M.Bourassa pour comprendre ces risques.Il est connu que le Premier ministre du Québec, expert en finances internationales, déteste les surprises et évite les risques.Il sait très bien que le Québec ne peut quitter la confédération sans une solide union monétaire en main.De même Jacques Parizeau, qui s'est distingué comme ministre des Finances sous René Lévesque, est aussi très conscient de ces risques.En fait, tout ceci aboutit à l'impasse.Le Québec pourra, par frustration, tenter d'assumer certains pouvoirs que détient actuellement îe gouvernement fédéral ou qu'il partage avec lui.Toutefois, à moins qu'on ne donne de solides garanties aux Québécois qu'ils ne s'appauvriront pas \u2014 au point que toute leur qualité de vie en sera affectée \u2014 aucun gouvernement ne pourra proclamer l'indépendance.Suivant la même logique, aucun gouvernement fédéral ne donnera au Québec de laissez-passer pour l'indépendance, c'est-à-dire, une part de la Banque du Canada.Comme aucun libéral ou péquiste ne recevra l'appui des électeurs pour instaurer l'indépendance sans une union monétaire et comme aucun gouvernement fédéral n'acceptera jamais une telle union, le Canada et le Québec resteront vraisemblablement et indéfiniment dans l'impasse. B4 LA PRESSE, MONTREAL.MERCRED113 FEVRIER 1991 Le Forum des citoyens sépare les anglophones et les francophones MARIE-CLAUDE LORTIE HULL .¦.Le Forum des citoyens s'est eyicore une fois attiré les criti-jqiies hier, en lançant ses activités dans TOutaouais par des rencontres séparées pour les anglophones et les francophones.«Comment pense-t-on parler de* l'avenir du Canada si on tient des discussions séparées pour les deux communautés qui doivent coexister», a demandé Carol Pritchard-Murtagh, directrice d'Alliance Outaouais -T- un organisme de défense des droits des anglophones dans la région \u2014 à Roger Tassé, durant une tribune téléphonique où le commissaire était invité.r a> Mais M.Tassé a répondu, et a fait savoir hier à maintes autres occasions, qu'il ne voyait pas du tout d'inconvénient à commencer les discussions par des rencontres séparées.«Les gens auront la chance par la suite de discuter entre eux.Il faut donner la chance aux deux groupes de discuter entre eux s'ils le veulent, mais il est aussi important de donner la chance aux francophones et aux anglophones de discuter entre eux de l'avenir du pays», a-t-il expliqué.«C'est stupide.ridicule», a lancé Alek Johnston, du conseil d'administration d'Alliance Outaouais lors d'un bref entretien téléphonique.Propos qui ont aussi trouvé écho chez plusieurs francophones de la région.M.Tassé, vice-président chez Bell-Canada, assistait hier, dans l'Ouatouais, au début des discussions régionale du forum formé en novembre par le premier ministre Mulroney pour sonder l'àme des Canadiens.Ce Forum des citoyens sur l'avenir du Canada a déjà semé la controverse lors du lancement national de ses activités, dans les Maritimes au début de janvier, quand le bureau de relations publiques qu'elle emploie a demandé aux Acadiens de remettre le fruit de leurs réflexions en anglais.Après avoir donné en matinée plusieurs entrevues télévisées et radiodiffusées localement.M.Tassé a assisté hier après-midi à une séance de discussion réunissant 14 étudiants du secondaire, choisis dans différentes écoles de la région.La dizaine de jeunes anglophones ont exprimé de vives craintes concernant leur avenir dans un Québec souverain.L'un a demandé ce que ferait un Québec sans armée, un autre a demandé ce qui arriverait des pensions de vieillesse, un autre, Richard Latour, s'est interrogé sur le respect des droits civils.«Les droits individuels ont déjà été violés au Québec avec la loi 178.Alors qu'est-ce qui nous arriverait, nous les anglophones, dans un Québec indépendant, sans Charte des droits», a-t-il demandé.Plusieurs ont expliqué qu'ils se sentaient déjà victimes de discrimination parce qu'ils sont anglophones.Stephanie Harris, de Campbell's Bay, un coin très anglophone dit-elle, a même déclaré qu'elle déménagerait illico si le Québec devenait indépendant.«Mais est-ce que le gouvernement me laisserait partir?», s'est-elle inquiété devant les autres jeunes panélistes.Un autre étudiant a invoqué la possibilité d'une guerre entre le Québec et le reste du Canada.«Serions-nous alors conscrit?» s'est-il interrogé.Plus tard, en soirée.M.Tassé a assisté au deux rencontres controversés.Le groupe formé d'une dizaine de francophones a rapidement pris des airs d'assemblée de cuisine \u2014 comme M.Tassé l'avait suggéré à la blague.La trentaine d'anglophones réunis de l'autre côté de la rue ont quant à eux discuté longuement des politiciens «qui n'écoutent pas le monde ordinaire» et qui sont «les grands responsables» de la situation actuelle du Canada.La rencontre anglophone a aussi donné lieu à un vibrant plaidoyer en faveur de la tolérance et contre l'APEC \u2014 le groupe d'archi-anglophones dont on a longuement entendu parler à la suite des événements de Brockville et Sault-Sainte-Marie \u2014 qui a profité de l'événement pour venir distribuer sa littérature.150 personnalités veulent un référendum dès cette année DENIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC ¦ Plus de 150 personnalités de toutes les sphères d'activité annonceront demain leur adhésion à la coalition «Québec 1991», formée pour inciter le gouvernement Bourassa à tenir, dès cette année, un référendum sur la souveraineté du Québec.La formation de cette coalition sera annoncée en conférence de presse, à Montréal.Les trois principaux organisateurs, seront Serge Demers, permanent de l'Union des Artistes; lean Dorion, de la Société-Saint-Jean-Baptiste; et Pierre Paquette, secrétaire général de la CéN, Parmi les gens qui adhéreront officiellement à cette coalition se trouvent des syndicalistes comme Fernand Daoust, de la FTQ; Raymond Johnston, de la CEQ; et Serge Deschamps, nouveau secrétaire général de l'Union des producteurs agricole.En feront également partie Guy Bouthiller, du Mouvement Québec-Français; Rita Dionne-Marsolais, femme d'affaire et trésorière du Parti québécois, et l'économiste Diane Bellemarre.Il est à prévoir que de nombreux artistes adhéreront au mouvement.Selon une source, le Mouvement Desjardins a décidé, après avoir hésité, de ne pas être représenté au sein de la coalition, pourtant relativement pauvre en porte-parole du secteur des affaires.Les dirigeants de Desjardins «sont plus tiède*sur la souveraineté» et ont craint un moment que les sorties souverainistes de leur président, Claude Béland, ne portent ombrage au bilan financier de la coopérative, explique-ton.Un porte-parole de Desjardins a toutefois nié le bien-fondé de ces affirmations.Contrepoids à Ryan «11 nous faut faire contrepoids à des déclarations comme celles de Claude Ryan, contrer le mouvement qui se forme pour redonner une nouvelle chance au fédéralisme», affirmait hier, sous le couvert de l'anonymat, l'un des instigateurs de la coalition.On veut aussi influencer la Commission Bélanger-Campeau pour qu'elle recommande non seulement la tenue d'un référendum dès cette année, mais aussi que ce référendum porte clairement sur la souveraineté du Québec.Le groupe a déjà pignon sur rue à Montréal.Dès hier, Jacques Tremblay, du Rassemblement des citoyens de Montréal, travaillait à la permanence.Dans un premier temps, tous les membres s'entendent pour appuyer ouvertement la souveraineté du Québec et afficheront leur opinion par le port d'une épin-glette.Les nouvelles adhésions, au coût de 5$, seront enregistrées officiellement \u2014 à la différence d'une simple pétition.La coalition mettra en place une «banque de conférenciers», des porte-parole qui se rendront disponibles pour rencontrer des associations, des étudiants, participer à des colloques etc.Des marches et des manifestations sont considérées comme un autre moyen de pression sur le gouvernement Bourassa mais ne MOWTRtAL ET ENVIRONS) 6200.fXKrf tour» H Ufontifn* (5141354-5105 Centra-vtlto 720.rut Sta-Cathrme ou Ml (514)875-8815 Montreal-Nerd S316 Chjtferoi 1514) 32S-1001 Pcnnte-Clairo 365.boul BmntwKk (S 141694-0430 Rtpanttgny 256.rut Notrt-Oama (514IS62-1123 Ro» amont 3165.rut Mauon 1514) 374-7333 Snow don 4%1.Outtn Miry (514} 340-97» St Zotique\" Slitmt avanut.C P.179 1514)267-0372 Valleyfuld' 114 ru* Chempli m «514)373-1435 RIVE SUD Chitaauguay 36.boul d'Art|ou 1514)692-7976 Greenfield Parti 755.boul Tatchtrtiu (514) 4656090 longueuil 2435.Chertvn Chambly (514)468-4186 RIVE NORD Uval 222.bout de» laurtntKlt* (514)668-7323 Terr ebon 1650.Chtmin Gascon (514)964-1055 StEuitacho 367.Place Arthur Sauva (514)491-7277 CANTONS DE L'EST Drummondvilki 131.Lindsay (8191 477-0442 St Hyacinthe 3200.Ltframboisa 1514)774-1104 Victonavillo 545.boul Gam ache (819)758-1403 » \u2022 h \u2022 ?SKIS BLIZZARDS S10, VX9 \u2022 HEAD FIER0, HOT RADIAL K2 UVS DYNASTAR SLX 894 ROSSIGNOL 559 BOTTES \u2022 FIXATIONS RAICHLE RE60, RE160 MUNARI MV10.M.R35 N0RDICA 707 SALOMON SX41 LANGE TXi TYR0LIA 490D MARKER M28 SALOMON 657 QUÉBEC Charksbourg 4310.lart avanut (418)622-1099 Neuchètel 4605.boul.dt Lauvtrgnt (418) 642-5014 Sta-Anot dt laaupcé 9676.boul Sta-Annt (4181827-4556 Saint t-foy 2425.boul Launtf (418) 658 0010 LANAUDIERE/MAURICIE SPORTRACK Modèle 500 PRIX t Les prix sont en vigueur jusqu'au samedi 23 février, ou jusqu'à épuisement de la marchandise.\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 OUVERT LE MERCREDI SOIR SUR TOUS LES VETEMENTS DE SKI POUR ADULTES ET ENFANTS A ndié Lalonde Sports SNOWBOARD KEMPER FLIGHT ou RAMPAGE 160-Série II (Fixations en sus) Grand Mere' 10100.boul Valltt du Parc (8191 536 0011 Milita 20.Place Sourçat (514175S-71S2 Tro.a-Riviaraa 3748.boul dtsForgts (8191 373-2622 Val S t-Come \u2022 Station dt Ski Val Si Come.CP 291 (514)883 4321 BASDUFLEUVtVBEAUCE Villa St-Gtorgta 12 181.Itfe avenue (4181227-5005 St-Malachla» U Crapaud*™.C P 57.Routa 227 (4161642-2128 Vallée Jonction' 636.Chtmin dt rEco» t (4181253 5031 SâGUENAY/UCST-JEAN Mm 1055.tvaooa Dupont wd (41616484564 rVous nous réservons le droit de limiter les quantités.Les modèles, couleurs et grandeurs ne sont pas nécessairement disponibles dans tous nos magasins.Les produits illustres servent a titre de référence seulement et peuvent être différents des produits annoncés.OUTAOUAIS Ottawa 702.rut Bank 1613)2315403 Rouyn Noranda 100.rut du Ttrnùnut (8181 764-3888 St Brur>o-dt-Gultfuee 54.rut »imeipale 48191 728-2231 sont pas envisagées pas dans un avenir immédiat.Pour l'instant, on considère plutôt «des rassemblements» où participeraient de nombreux représentants de la communauté artistique de Montreal, notamment Michel Rivard et Paul Piché, qui ont d'ores et déjà adhéré à la coalition.Les membres de la Commission Bélanger-Campeau s'abstiendront toutefois de participer \u2014 officiellement \u2014 à cette coalition pour ne pas avoir Pair de détenir à l'avance la solution qu'ils sont en train de rechercher à huis clos.C'est un secret de Polichinelle toutefois que le leader du Bloc Québécois, Lucien Bouchard, appuie cette démarche tout comme les représentants péquistes au sein de la commission.Le Parti québécois a d'ailleurs collaboré étroitement à sa préparation.La Commission Bélanger-Campeau a par ailleurs poursuivi ses travaux à huis clos.Autour de la table toutefois, l'impatience se fait sentir depuis la parution du rapport Allaire par le PLQ, la semaine dernière.«Certains commissaires trouvent qu'ils perdent leur temps et les co-présidents le sentent bien », a-t-on indiqué à La Presse.Les commissaires sont réunis «en ateliers» depuis hier, pour parler de la «problématique», tout en sachant bien que dès la semaine prochaine, le secrétariat de la commission leur produira un texte, qui devrait servir de canevas au rapport final.Certains croient désormais que le rapport de la commission pourrait être rendu public avant même le congrès libéral du 8 mars prochain \u2014 à l'origine la commission avait jusqu'au 28 mars pour remplir son mandat.Pas d'explosion anti-Québec au Manitoba Presse Canadienne WINNIPEG ¦ Le president du comité constitutionnel du Manitoba, M.Wally Fox-Decent, s'est dit étonné, hier, que le Québec n'ait pas été la cible d'un plus grand nombre de critiques, au cours des audiences qui viennent de se terminer.«l'aurais cru que nous aurions obtenu une réponse beaucoup plus négative, une explosion contre le Québec, mais ce ne fut pas le cas», a constate M.Fox-Decent, qui est professeur de sciences politiques.Les participants ont plutôt réservé leur vitriol pour le premier ministre Brian Mulroney, qu'ils veulent voir disparaître de la scène fédérale, a-t-il signalé.«le crois en un gouvernement central fort, a résumé une participante, Mme Sigridur Stefansson, mais je pense que nous devrions avoir dans la constitution une procédure de destitution, afin de ne pas attendre encore deux ans pour voir partir Mulroney.» Ce gouvernement central fort, les Manitobains y tiennent tellement, qu'ils préféreraient voir le Québec quitter la confédération plutôt que d'affaiblir les pouvoirs d'Ottawa.« Les services du gouvernement fédéral sont essentiels aux provinces qui possèdent moins que les autres», a expliqué M.Fox-Decent.t Elkas croit au jeu des négociations CILLES ST-JEAN ¦ Le député de l'ouest de l'île de Montréal Sam Elkas a répété hier qu'il n'avait pas l'intention de rester dans un Parti libéral qui deviendrait souverainiste.Interrogé sur une, déclaration' récente à ce sujet, le ministre des Transports du Québec a toutefois assuré les médias de sa confiance dans le processus interne de négociations au sein du .PLQ.Ce processus, croit-il, pourra incorporer des amendements au rapport Allaire.«le n'ai pas joint les rangs du PLQ pour assister à la séparation du Québec.Mais je suis sûr par ailleurs qu'on peut s'entendre.Il n'y a pas de mésentente actuellement dans le parti, seulement des discussions; notre parti est un parti'démocratique dans une société qui l'est aussi », a noté M.Elkas.L'ex-maire de Kirkland dit croire au jeu des négociations entre paliers de gouvernement.De nouveaux pourparlers, a-t-il souligné, pourraient accorder de nouveaux pouvoirs aux provinces et au gouvernement fédéral.Le ministre des Transports ne croit pas qu'une nouvelle ronde ' de négociations avec Ottawa et les autres provinces conduise inéluctablement à un nouvel échec semblable à celui de l'accord du lac Meech.«Il me semble impossible que deux provinces arrivent à nouveau à torpiller un accord constitutionnel.D'ailleurs, c'est le travail du premier ministre du Canada de s'assurer qu'un tel échec ne se reproduise pa*», a-t-il souligné. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCRED113 FEVRIER 1991 B5 Le PLQ dévoile son document de réflexion sur le commerce extérieur MARIO FONTAINE ¦ Alors aue le rapport Allaire mobilise l attention des libéraux de Robert Bourassa, quelques dizaines de braves s'échinent à produire des documents de réflexion qui risquent fort de passer inaperçus à leur congrès du début mars.Le premier d'une série de dix dossiers a ainsi été dévoilé hier.Il porte sur le commerce extérieur, et propose diverses mesures destinées à permettre aux entreprises québécoises de s'imposer sur les marchés internationaux.Quel que soit le cadre constitutionnel que choisira le Québec, il faudra continuer de nous tourner vers l'étranger pour créer de la richesse, d'expliquer Claude Le-may, le président du groupe de travail qui a produit le document.M.Lemay n'a pris sa carte de membre du Parti libéral que lorsqu'on lui a demandé de présider le comité, sur lequel siégeaient notamment Guy St-Pierre et Pierre McDonald, deux anciens ministres de M.Bourassa.\u2022 Même si le volet constitutionnel accapare l'attention, M.Lemay compte piloter l'ensemble du rapport au congrès.Ce rapport deviendra éventuellement la position officielle du PLQ sur la question, que le gouvernement pourrait par la suite faire sienne.Essentiellement, ce document invite les entreprises québécoises, même les petites, à élargir leurs horizons.Nous critiquons souvent les entreprises étrangères implantées au Québec parce que leurs activités centrales (haute gestion, recherche et développement, marketing) sont réalisées au siège social et non ici.Alors faisons pareil, suggère le rapport.Président d'une entreprise informatique employant une quarantaine de personnes, M.Lemay fait lui-même affaire dans 46 pays.Il ne suffit plus, dit-il, d'exporter des biens et des services.Nous devons maintenant faire en sorte que les firmes québécoises s'implantent à l'étranger, constituent des réseaux qui ne peuvent que bénéficier au Québec.Un exemple: c'est parce qu'elle est présente en Kurope que Bombardier a obtenu une partie du contrat du tunnel sous la Manche, donnant de l'emploi à des travailleurs de La Pocatière pour la construction des wagons.On est donc bien loin, ici, de «l'exportation» d'emplois que d'aucuns craignent.Pour atteindre cet objectif, le comité suggère au gouvernement de cibler les secteurs les plus intéressants, pour ne pas disperser les ressources.Les délégations du Québec à l'étranger devraient aussi mettre un accent accru sur le commerce.Québec devrait aussi accorder des incitatifs fiscaux pour capitaliser les entreprises oeuvrant dans le domaine du commerce extérieur.L'Ou ta ou a is au front Les délégués au congrès des 8,9 et 10 mars ne chômeront pas.Outre ce document, ils devront aussi en étudier neuf autres, sur l'énergie, l'environnement, les sociétés d'État et le financement des services publics, les affaires municipales, l'immigration, les investissements, Montréal, les ressources humaines et la santé.Outre ces dix ateliers, il y aura aussi 15 ateliers régionaux et une plénière.Le rapport du comité constitutionnel du parti, le fameux rapport Allaire, constituera quant à lui la pièce de résistance du congrès.Les militants ont complété la rédaction des amendements au rapport, hier, n'ayant que jusqu'à minuit pour réclamer des changements., Les cinq comtés de l'Outaouais \u2014 réputés pour leur attachement au fédéralisme \u2014 entendent être particulièrement actifs aux assises de mars, estimant que tout changement constitutionnel majeur risque d'avoir des impacts sérieux pour leur région.26 000 postes de fonctionnaires et 41 000 emplois auxiliaires pourraient être touchés par une modification du statut politique du Québec.«Nous voulons faire prendre conscience de cela à tout le monde, obtenir des garanties économiques pour protéger les emplois.Pourquoi changer la machine administrative (du gouvernement fédéral) quand on peut simplement la graisser», expliquait hier le président de l'association de Hull, M.Claude Lamarche.HEURES D'OUVERTURfe \u2022 Mercredi 10 h à 17 h \u2022 Jeudi et vendredi.10 h à 21 h \u2022 Samedi: 10 h à 17 h VISA \u2022 MASTERCARD \u2022 CHÈQUE PERSONNEL ACCEPTE VENTE D'ENTREPOT DU TORCHERE HALOGÈNE 150W 109\"* Aerostat inclus Ord.: 199.99 'AMPOULES EN SUS 50 watts halogène 1128, rue BERUER NORD LAVAL 669-3335 AUTOROUTE LAVAL »
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