La presse, 4 avril 1991, C. Économie
[" Fiducie SunLife 9.75% 5 ANS CPG/REER Tan sijet I ck*Rf tant UGNE INFO-TAUX 24 HEURES 1-800-387-1298 \u2022 (514) 398-0468 Économie -ytv s/CANDEREL MAISON TRUST ROYAL 630 ouest.boul René-Lévesque Renseignements de location 842-8636 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 AVRIL 1991 MONTRÉAL ¦¦m 1847,64 (-3,49) (-0.18%) TORONTO fK9 m >m .Mà: 3516,44 (+0.13) (stable) NEW YORK 2926,73 (-18.32) (-0.62%) y.DOLLAR CANADIEN m IllPiifi 86,51e (-0.03*) PÉTROLE (N.-Y.) 19,45$ (-0.25$) OR (N.-Y.) i 360,30$ (+1.80$) s*» ¦ \u2022 M De 1982 à 1990 sous la férule de Jean Campeau, les gestionnaires de la Caisse de dépôt et placement ont pu réaliser des gains de 3,6 milliards de plus que s'ils s'étaient contentés de la -même performance que le portefeuille de référence.Page C 2 m Au rythme actuel, Domtar ne redeviendra rentable qu'à la fin de 1992 et devra procéder à d'autres réductions de personnel importantes, chez les cadres mais surtout chez les syndiqués.Page C 8 Le pire de la récession est passé, dit la Royale ?La reprise s'amorcera à l'été mais sera lente ?Le chômage restera à plus de 10 p.cent MICHEL VAN DE WALLE de la Presse Canadienne e pire de la récession parait maintenant passé mais la reprise sera lente, ne débutera que dans la seconde moitié de l'année tandis que le niveau du chômage continuera de demeurer très élevé au cours des deux prochaines années.C'est là du moins l'essentiel des plus récentes prévisions des services économiques de la principale banque au pays, la Banque Royale, publiées hier.«La relance économique devrait démarrer après le mois de juin», a estimé le vice-président aux Services économiques et affaires institutionnelles de la banque, Edward P.Neufeld, lors d'une rencontre de presse à Montréal.M.Neufeld, qui l'an dernier prévoyait une légère récession, a d'abord reconnu qu'en réalité, le recul de l'économie a été plus sévère qu'il ne l'escomptait en raison de la guerre dans le golfe Per-sique, qui est venue miner encore davantage la confiance des investisseurs et des consommateurs.Ceci dit, il croît que l'économie a atteint maintenant son creux et que la reprise économique de- Des pertes pour TM et des profits en baisse chez Vidéotron Télé-Métropole pourrait devoir sabrer à nouveau ses budgets alors que l'exercice de 1991 s'annonce tout aussi peu rentable que celui de l'an dernier qui avait vu des pertes d'environ 10 millions.La perte nette consolidée de Télé-Métropole était de 4,4 millions au terme des premiers six mois de l'exercice en cours, alors qu'elle se situait à 4,5 millions à la fin de février 1990.«Ces résultats nous incitent donc à remettre en question notre plan de développement de même que l'allocation de nos dépenses afin de les ajuster à un niveau qui correspond davantage à celui que peut supporter l'industrie des communications au Québec», a déclaré l'entreprise par le biais d'un communiqué.Télé-Métropole blâme la récession et les malaises de l'industrie québécoise de la télévision pour sa mauvaise performance financière.La société-mère, le Groupe Vidéotron, quant à elle, déclarait hier une baisse de 61 p.cent de ses profits pour le premier semestre.Au 28 février, le bénéfice net de la société de télédistribution et de télédiffusion s'élevait à 3,6 millions contre 9,3 raillions l'an dernier.Vidéotron attribue pour sa part la baisse de son bénéfice à la modernisation de son réseau de télédistribution, à son implantation au Royaume-Uni et à la commercialisation de Vidéoway.Claude Ficher Croissance trimestrielle du PIB réel (% de variation annualisé d'un trimestre sur l'autre) j~U.-S.(PNB) | Canada (PIB) lift! 2£u t\u2014i\u2014r t\u2014i\u2014r T\u2014r T\u2014i\u2014r t\u2014i\u2014i\u2014r\u2014i\u2014r 12341234123412341234 1234 I 87 I 88 I 89 I 90 I 91 I 92 I SmbkI vrait commencer à se faire sentir à compter du troisième trimestre, soit au cours de l'été.Lors de ce trimestre, il prévoit une croissance de deux pour cent en taux annualisé du produit intérieur brut.Selon lui, quelques facteurs positifs susceptibles de relancer la croissance ont commencé à apparaître ces derniers mois.Les taux d'intérêts ont chuté sensiblement depuis décembre tandis que les hausses salariales devraient demeurer modérées.Par ailleurs, à l'échelle internationale, la situation paraît évoluer vers une relative stabilité.L'économiste dit s'attendre à ce que le prix du baril de pétrole demeure dans les environs des 20 $ en 1991 et 1992.M.Neufeld croit que ces facteurs combinés permettront à l'économie canadienne d'atteindre à l'été de 1992 un rythme de croissance à peu près normal d'environ 3,25 p.cent, sur une base annuelle.Cependant, cette reprise de l'économie qui se profile à l'horizon ne se traduira pas immédiatement par une baisse du taux de chômage.En fait, selon la Banque Royale, le taux de chômage devrait demeurer au-delà de la barre des 10 p.cent jusqu'à la fin de 1992.Le vice-président de la Banque Royale juge qu'il serait cependant possible que la ralentissement persiste plus longtemps ou encore que la reprise se fasse plus modérément encore.Divers facteurs, tels qu'une politique monétaire qui aurait pour effet de relancer l'inflation ou encore des politiques fiscales qui aggraveraient encore davantage le déficit budgétaire fédéral, pourraient avoir un effet de freinage.Et il y a aussi, selon M.Neufeld, l'incertitude constitutionnelle qui pourrait atténuer une reprise des investissements de la part des entreprises.Mais l'am- pleur de cet effet, si effet il y a, est bien difficile à mesurer, reconnaît l'économiste.«On peut se demander si la relance des investissements pourrait être retardée à cause de cette incertitude.Cela pourrait alors ralentir la reprise de l'économie.Mais on ne le sait pas.» Évoquant ses contacts avec des investisseurs étrangers, M.Neufeld a signalé que la situation politique canadienne suscitait de plus en plus l'attention.Interrogé à propos des conséquences d'un éventuel Québec souverain, M.Neufeld s'est montré très prudent, faisant valoir que la définition et l'étendue de ce que l'on entend par souveraineté demeure trop imprécis.Questionné au sujet de la possibilité qu'un Québec indépendant adopte le dollar canadien comme monnaie, en décrétant simplement qu'il a cours légal comme l'a évoqué le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau, M.Neufeld a jugé que ce serait alors concéder sa souveraineté sur sa politique monétaire à un autre pays.Ce serait, a-t-il avancé en guise d'analogie, comme si le Canada acceptait de confier sa politique monétaire au bon vouloir d'AIIan Greenspan, celui qui dirige la Réserve fédérale des États-Unis, l'équivalent américain de la Banque du Canada.Les importations de bicyclettes à la fin de 90 ont atteint plus de 880000 unités, soit plus de la moitié du marché canadien évalué à 1,5 million d'unités.photo michel gravel, Presse Après l'auto, l'Asie envahit le marché du vélo RICHARD DUPAUL Les importations de bicyclettes, provenant d'Asie surtout, augmentent à une vitesse déconcertante au Canada.En fait, dans un secteur dominé par les fabricants canadiens il y a à peine trois ans, les «importés» sont maintenant les vélos les plus vendus au pays.Alors que les « vélophiles » reluquent les nouveaux modèles à l'approche de l'été, ce sont les Asiatiques qui ont «le milieu de la route» dans l'industrie de la bicyclettes.Selon Satistique Canada, les importations de bicyclettes à la fin de 1990 ont atteint plus de 880000 unités \u2014 la plupart venant de Taiwan et de la Corée \u2014 ce qui représente plus de la moitié du marché canadien évalué à 1,5 million d'unités.C'est la première fois que le fabricants étrangers ont la part du lion dans ce secteur.Les grands perdants de cette bataille, dont l'enjeu est un marché de 200 millions de dollars annuellement, sont les fabricants canadiens qui se disent menacés de suffocation.«On était six fabricants canadiens il y cinq ans.Nous ne sommes plus que trois maintenant», affirme d'un ton fataliste M.Raymond Dutil, président de l'entreprise beauceronne.Groupe Procycle (Peugeot, Vélo-Sport, CCM, etc.), qui blâme les importations.Bas de gamme Contrairement aux produits provenant d'Eu- SUITE A LA PAGE C7 Pour ne pas rester au bas de r échelle toute votre vie.F était en 1987.Jean-Marc Tassé, représentant pour un fabricant américain de vêtements de protection, avait 27 ans et beaucoup d'ambition.Un beau jour, il s'est dit qu'il ne resterait pas vendeur toute sa vie.Avec sa connaissance des produits et du marché, il s'est dit que les Québécois étaient, tout autant et peut-être même mieux que les Américains, capables de produire des combinaisons de sécurité, vestes parre-balles, vêtements non conducteurs, habits et chapeaux de pompiers.C'est ainsi qu'est née la société Cairns Pyrotex, dirigée par Jean-Marc Tassé.En quatre ans à peine, la compagnie est devenue un chef de file nord-américain dans le secteur hautement spécialisé des vêtements de protection.Elle emploie aujourd'hui une cinquantaine de personnes dans ses nouveaux locaux tout neufs de LaSalle.Cairns Pyrotex exporte 60 p.cent de sa production aux États-Unis, et M.Tassé vise déjà le marché européen.Voilà une entreprise créée de toutes pièces, chez nous, par un jeune entrepreneur qui, au lieu de continuer à vendre ici des produits américains, a renversé la vapeur et vend maintenant aux Améri cams! Et gageons que son histoire n'est pas finie.Le cas de Cairns Pyrotex n'est qu'une seule des histoires à succès cuî jalonnent la courte histoire de la SIJ.la Société d'Investissement Jeunesse, une société de capital de risque unique en son genre.La SIJ est une des rares choses qui survivent de l'éphémère gouvernement de Pierre-Marc Johnson.Tellement éphémère, en fait, que c'est son successeur, Robert Bourassa, qui parrainnera le projet à l'Assemblée nationale.Mais le véritable père de la SIJ, c'est Paul Desmarais, grand patron du groupe Power, qui en a assumé la présidence du Conseil pendant les trois premières années (il a été remplacé fin 1989 par André Bisson, de Maxwell Communications).Le concept de base est assez simple: il suffit de donner un coup de pouce susbtantiel aux jeunes travailleurs qui ont le goût, l'énergie, le talent, l'expertise, les aptitudes, mais pas le capital, pour démarrer une entreprise.Pour cela, la SIJ accorde une garantie dé prêt aux entrepreneurs âgés de 181 35 ans, à condition que ceux-ci réussissent à convaincre une institution financière de s'engager pour un montant équivalent, et fournissent eux-mêmes un apport de 10 p.cent des besoins.Par exemple, un jeune travailleur a une idée de génie, et a besoin de 40000$ pour démarrer une entreprise qui l'exploitera.S'il peut fournir 4000 $ et convaincre son banquier de lui avancer 18000$, la SIJ garantira un prêt pour une autre tranche de 18000 $.Certes, il existe déjà de nombreuses sociétés de capital de risque.Mais la SIJ s'en distingue assez nettement.Généralement, le capital de risque est massivement canalisé vers les petites et moyennes entreprises déjà établies.C'est une bonne chose, évidemment, mais qui ne répond guère aux besoins des jeunes qui veulent démarrer une entreprise.D'autre part, les grandes sociétés de capital de risque ne s'intéressent pas beaucoup aux petits projets; ouvrir et étudier un dossier pour un financement de 50000$ ou pour un financement d'un million, cela représente à peu près la même dépense d'énergie.La Sl| est précisément là pour répondre aux besoins modestes des jeunesentrepreneurs\".Une autre caractéristique typique de la SIJ, c'est son programme de parrainage.Pour être admissible à une aide, un jeune entrepreneur doit se trouver un «parrain» expérimenté dans le monde des affaires, qui connaît bien le secteur d'activité de la compagnie, et qui prend l'engagement personnel de suivre de près l'évolution de la compagnie.Ce régime de parrainnage explique en bonne partie le succès de la SI).En qua* tre ans, la Société a participé au démarrage de 43 entreprises; 31 d'entre elles ont réussi leur décollage.C'est un taux de réussite de 72 p.cent.Compte tenu du niveau de risque hautement élevé, dans ce genre de financement, on peut sans aucun doute parler de succès.Partie de zéro il y a quatre ans, la SIJ dispose aujourd'hui d'un fonds de deux millions, essentiellement constitué de contributions du secteur privé.Une centaine d'entreprises, de Québécor à Bombardier, de la Banque Nationale à SNC.y ont apporté leur écot.L'objectif est d'atteindre le cap des cinq millions.Les intérêts servent essentiellement à financer les pertes.Quant au gouvernement, sa contribution se limite à assumer les dépenses de fonctionnement (locaux, salaires, équipement) de la SIJ, une dépense d'environ 400000 $.Dépense largement justifiée quand on considère les résultats.Voyons plutôt à qui profite l'aide de la SIJ : 38 p.cent des jeunes, avant de démarrer leurs entreprises, étaient journaliers ou techniciens; on compte 14 p.cent de chômeurs, 9 p.cent d'étudiants, des secrétaires, des ménagères, des manoeuvres.Chiffres encore plus impressionnants: 68 p.cent d'entre eux n'ont jamais fréquenté l'université, et chez ceux qui 1 ont fait, aucun n'a dépassé le bac.Enfin, 73 p.cent des jeunes entrepreneurs déclaraient des revenus familiaux inférieurs à 30000 $.Clairement, la SU est là pour procurer une rampe de lancement à de jeunes travailleurs, aux salaires peu élevés, sans diplôme universitaire, et qui ont décidé de se grouiller, de ne pas rester au bas de l'échelle toute leur vie, d'être leurs propres patrons.; Et, ce faisant, de créer de l'emploi et de la richesse au Québec. C2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 AVRIL 1991 team Amisco : bénéfices réduits ¦ Fabriquant surtout des meubles d'acier tubulaire à l'Islet.les Industries Amisco Ltée ont enregistré durant leur premier trimestre terminé début mars un bénéfice net de 257000 $ ou six cents par action qui représente un recul de 32 p.cent sur les 381000 $ ou neuf cents l'action gagnés à la même période l'«K dernier.lie chiffre d'affaires de l'entreprise, par contre, n'a enregistré qu'un faible fléchissement en passant de 5,2 millions à cinq millions.Amisco tenait hier son assemblée annuelle à Montréal.Molson : provision de 45 millions ¦ Après examen de la situation, les Compagnies Molson ont décidé d'établir dès l'exercice 1991 une provision comptable de 50 millions de dollars australiens (environ 45 millions canadiens) pour son placement dans la société Harlin.À cela s'ajoute un cautionnement d'environ 111 millions de dollars canadiens relativement à la dette de Harlin.Harlin, dont Molson possède 6 p.cent, est à son tour propriétaire de 56 p.cent de la compagnie Elders IXL, d'Australie, le septième brasseur mondial.Les années Campeau à la Caisse de dépôt : Êœno-fbshes 3,6 milliards de valeur ajoutée RUDY LE COURS ¦ De 1982 à 1990 sous la férule de lean Campeau, les gestionnaires de la Caisse de dépôt et placement ont pu réaliser des gains de 3,6 milliards de plus que s'ils s'étaient contentés de la même performance que le portefeuille de référence.Selon une compilation faite par la Caisse à la demande de Lu Presse, il ressort que c'est seulement en 1987 que la Caisse a moins bien performé que le portefeuille de référence, réalisant un gain de 4,68 p.cent alors que la moyenne des indices de référence (TSE.300 pour les actions canadiennes ou Scotia pour les obligations canadiennes, par exemple), selon la pondération du portefeuille de la Caisse, avait réalisé une performance de 5,55 p.cent.«Cela revient à dire que ie rendement annuel moyen de la Caisse au cours de toutes les années du dernier cycle économique est supérieur de 1,34 p.cent au rendement des indices», commente avec une fierté à peine dissimulée M.Michel Nadeau, premier vice-président marchés boursiers et planification des investissements.En fait, le rendement de la Caisse s'élève à 14,09 p.cent, contre 12,75 p.cent pour le portefeuille de référence constitué des indices.Peloton de tète Si on se fie aux données du Service d'évaluation de fonds (SEI), la société américaine spécialisée dans l'évaluation des performances des fonds de placement équili- En no*?- - # \\j\\xe ta|VC De bas pn*< raPdeurs?^oUteS 9 adresse^ Alors m CES BMW 1990 DOIVENT PARTIR.325I\t2 portes\t1 neuve 2 de démonstration 325i\tcabriolet\t2 neuves 325Î\t4 portes\t2 neuves 3 de démonstration 325i\t2 portes, automatique\t1 neuve 32Si\t4 portes, automatique\t1 neuve 1 de démonstration 325i\t4 portes, automatique\t5 de courtoisie 525i\t4 portes, 5 vitesses\t1 neuve 53Si\t4 portes, 5 vitesses\t3 neuves S35i\t4 portes, automatique\t1 de démonstration 735ÎL 4 portes, automatique\t\t1 de démonstration ET QUAND ELLES SERONT PARTIES, ELLES SERONT PARTIES À JAMAIS En raison de la nature de cette offre spéciale, nous ne donnerons aucun prix par téléphone.CANBEC Canbec 4090 OUEST, JEAN TALON 731-7871 Centre de perfectionnement Accédez au monde de la finance! Gestion financière pour non-financiers 1*, 2 et 3 mai 1991 09h00à17h00 Vous apprendrez le langage comptable et financier, la lecture des états financiers, l'utilisation des ratios, la planification financière et vous analyserez les besoins en fonds de roulement.Animateur: M.Pierre Langovin L.Sc.comm.D.E.S.ôcon.app!.M.Se.(économie) C.M.C., C.A.Professeur de finance à
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