Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Informations nationales - Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (6)

Références

La presse, 1991-04-23, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" -i D 0 Informations nationales « «.7 « IltIx y 1 1 I J\u2014 __ \\,v.\u2022.Arts et Spectacles inc.$ $ $ SPÉCIAL PORT AYl F ACTIVATION AVEC BATTERIE, CHARGEUR ET ÉTUI v ^ 1984-5292 ^ ' H7-I ¦ - LA PRESSE, MONTRÉAL; MARDI 23 AVRIL 1991 ' 4 * .\u2022 .y.MARIE TISON de la Presse Canadienne CALGARY 1: epremier ministre Brian Mulroney a ¦ entamé sa tournée constitutionnelle hier .en s'en prenant au Parti de la Réfor-me*(Reform Party), au Bloc québécois et à ceux qui «restent dans leur coin pour attendre des offres».M.Mulroney était à Calgary hier, première étape d'une tournée de trois jours dans l'Ouest canadien pour discuter de réforme constitutionnelle.Dans un discours prononcé hier midi devant les membres du Club canadien des hommes et du Club canadien des femmes de Calgary, il a affirmé que le Canada était «une des grandes réussites économiques, sociales et culturelles du monde», et que son éclatement constituerait « un des grands échecs de l'humanité».11 a accusé les Réformistes de justement faire le jeu des séparatistes québécois en se mettant Volontairement à dos une partie du pays.«Peut-être certains Réformistes bien intentionnés ne s'en rendent-ils pas compte, mais le point qu'ont en commun les séparatistes du Québec et les isolationnistes du.Parti de la Réforme est que, pour eux, la route du succès passe directement par Tèchec du Canada», a-t-il lancé.Il a ajouté que les positions inflexibles exposées sur un ton intraitable risquaient davantage de susciter des réactions intransigeantes que des échanges rationnnels.Il a déplacé son canon en direction du Québec, affirmant que les ultimatums et les échéances irréalistes ne favorisaient pas plus la réconciliation.«Ceux qui disent qu'ils vont rester dans leur coin et attendre des offres ne font que se mettre t'à dos leurs amis et leurs allfés éventuels», a-t-il lancé.* r< Conséquences Il a admis qu'il était tentant de pepséf que les problèmes du pays pourraient être résolus par la simple séparation du Que-.¦ bec.Il a immédiatement ajouté que c'était mal avisé.Il a soutenu qu'une rupture aurait de graves conséquences:'le reste du pays serait dominé par l'Ontario, le Canada perdrait beaucoup de son influencé à l'étranger et les investisseurs étrangers hésiteraient à faire affaires au pays.«Jusqu'ici, l'incertitude internationale, au sujet du climat politique canadien a été modérée, a-t-il déclaré.Mais nous serions bien mal avisés de rompre la stabilité sur laquelle les investisseurs fondent leur confiance.» M.Mulroney s'est montré ouvert àusen- et le Bloc timent d'isolement de l'Ouest, ét à ses récriminations vis-à-vis le Canada central.Le problème se situe surtout au niveau des institutions gouvernementales, et seule un/e réforthë pourra y remédier, a-t-il déclaré.* \u2022 Il a affirmé que le gouvernement était en train d'examiner Tes possibilités qui pourraient servir, les intérêts de l'Ouest et du reste du pays à ce niveau.«Il y a lieu de réévaluer le bien-fondé de la tradition politique canadienne concernant la rigoureuse discipline de parti, et de réexaminer toute la question de l'efficacité du Parlement ainsi que celle des votes libres au Parlement», a-t-il déclaré.Il a également remarqué que le Canada était une des rares fédérations qui n'avait pas de Chambre haute efficace pour représenter leurs régions, un thème cher à l'Ouest.Brian Mulroney Joe Clark se dit confiant de pouvoir sauver le nays MARIE TISON de la Presse Canadienne CALGARY Le nouveau ministre responsable des Affaires constitutionnelles, Joe Clark, s'est dit confiant hier de pouvoir sauver le pays.C'est le commentaire qu'il a fait hier, moins de 24 heures après avoir été investi de ses nouvelles responsabilités, à l'issue d'un discours du premier ministre Brian Mulroney devant le Club canadien des nommes et le Club canadien des femmes de Calgary.Un journaliste a demandé à M.Clark s'il pensait pouvoir sauvegarder l'unité du pays.«Oui, je suis un optimiste, a-l-il déclaré.le pense que ce ne sera pas facile, que cela demandera une définition très large des problèmes de façon à ce que les changements que nous aurons à considérer correspondent à la nature du pays.» «Je pense que nous pouvons bâtir un pays qui respecte ses différences», a-t-il ajouté.M.Clark, qui était jusqu'à dimanche secrétaire d'État aux Affaires extérieures, a indiqué que ses nouvelles tâches consisteraient notamment à entrer en contact avec ceux qui ont réfléchi sur l'avenir du Canada afin de dégager un terrain commun.11 a déclaré qu'il avait commencé à s'y mettre, ayant passé la matinée a parler au téléphone avec les personnes qui auront un rôle clef à jouer lors des prochaines négociations constitutionnelles, comme les premiers ministres et les ministres des relations fédérales-provinciales des provinces, les chefs de gouverment du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest et le chef de l'Assemblée des premières Nations George Erasmus.Il a notamment parlé au ministre québécois Gil Rémillard et au premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, et s'apprêtait à faire de même avec le premier ministre ontarien, Bob Rae, et son homologue manitobain, Gary Fil mon.Propositions précises 11 a spécifié qu'il ne s'agissait que d'un premier contact, et qu'il n'avait fait aucune proposition précise à ses interlocuteurs.«Je cherche leurs conseils sur comment je devrais approcher mes nouvelles responsabilités», a-t-il déclaré.Il a refusé de commenter les moyens spécifiques qui ont été suggérés au cours des dernières semaines pour résoudre la crise constitutionnelle, comme la convocation d'une assemblée constituante ou l'organisation d'un référendum national.Il a simplement indiqué qu'il fallait rejeter le statu quo, et que la solution devrait satisfaire non seulement le Québec, mais également l'Ouest et le reste du pays.«Nous avons un pays moderne, mais il y a bien longtemps que nous n'avons pas modifié notre constitution d'une façon acceptable à tous les Canadiens», a-t-il déclaré.M.Clark a affirmé qu'en tant que ministre des Affaires constitutionnelles, il ne poursuivrait qu'un seul objectif : aider à résoudre la crise que traverse le Canada.Il a expliqué qu'il avait adoré son travail aux Affaires extérieures, et qu'il y serait resté si les circonstances avaient été normales.«Je n'ai pas changé de ministère pour améliorer ma position électorale dans mon comté de Yellowhead, a-t-il déclaré.Je l'ai fait pour aider à sauvegarder l'unité de mon pays».M?¦ - ' Le nouveau ministre des Finances, Don Mazankowski (à gauche), discute avec son prédécesseur, Michael Wilson.Ce dernier est maintenant ministre de l'Industrie,des Sciences et de la Technologie et ministre du Commerce extérieur.photo reuter L'ex-juge Estey propose sa formule de référendum Presse Canadienne TORONTO près les premiers ministres Clyde Wells, de Terre-Neuve, et Bob Rae, de l'Ontario, un \\ ancien juge de la Cour suprême du Canada a proposé à son tour, hier, la formation d'une assemblée constituante pour résoudre les problèmes constitutionnels du pays.S'adressant à la commission fédérale Beaudoin-Edwards, chargée de trouver le moyen de changer la formule d'amendement de la constitution, M.Willard Estey, qui est maintenant âgé de 71 ans, a précisé que la solution trouvée par la convention serait ensuite soumise à l'approbation de tous les Canadiens par voie de référendum.Le «plan Estey» suggère à tous les députés fédéraux, provinciaux et territoriaux de nommer chacun trois personnes, pour un total d'environ 3600 candidats.Parmi ces candidats, un ordinateur en choisirait 260 tout à fait au hasard.C'est à eux que reviendrait la tâche de trouver la formule qui serait proposée à la population.Les résultats du référendum seraient notés province par province.Les Assemblées législatives dont la population aurait approuvé le projet devraient nécessairement l'entériner.\u2014 Bourassa se réjouit de l'arrivée de Clark aux Affaires constitutionnelles Presse Canadienne \u2014- - La nomination de Joe Clark à la tête du nouveau ministère fédéral des Affaires constitutionnelles représente «une bonne nouvelle pour tout le monde», a commenté, hier, le premier ministre du Québec, Robert Bourassa.«M.Clark a l'expérience, l'ouverture d'esprit, la volonté de trouver une solution acceptable au Québec et à l'ensemble du Canada», a-t-il dit.«La plupart des personnes qui se sont prononcées ont manifesté leur accord.» Dans la foulée d'un vaste rema-.niement ministériel, dimanche .dernier, le premier ministre Brian Mulroney confiait à son prédécesseur à la tête du Parti conservateur la lourde tâche de piloter le dossier constitutionnel au cours des prochains mois, qui s'annoncent cruciaux pour l'avenir du pays.«M.Clark a toujours démontré une sensibilité aux revendications du Québec», a précisé M.Bourassa, hier après-midi, à l'issue de sa rencontre avec son homologue albertain.Don Getty s'est d'ailleurs réjoui lui aussi des nouvelles responsabilités de M.Clark, «un Albertain et un ami».Quant aux propositions constitutionnelles de Jean Chrétien, M.Bourassa n'a pas voulu les commenter avant de les avoir lues, si ce n'est pour dire que le chef libéral fédéral avait été un peu court sur le partage des pouvoirs.«On parle (dans ces propositions) de formule d'amendement, de référendum, mais ce qui intéresse le Québec actuellement, c'est une formule qui nous permette d'avoir un nouveau partage des pouvoirs», a-t-il dît.Dimanche midi, M.Chrétien présentait à des militants réunis à Montréal une série de propositions constitutionnelles, comprenant notamment un partage des pouvoirs basé sur la compétence et l'efficacité ae chacun.«C'est une approche qu'on doit examiner et avec laquelle tout le monde va être d'accord, parce qu'il y a un coût additionnel » ( au dédoublement), a indiqué M.Bourassa.« Mais je voudrais voir concrètement ce que ça veut dire.» Le PQ sceptique CILLES NORMAND du bureau de La Presse QUÉBEC ff il reconnaît que « Joe l Clark a toujours fait preuve de sympathie^ l'égard du Québec», le whip en chef du Parti québécois, Jacques Brassard, ne croit pas que sa nomination comme responsable des Affaires constitutionnelles change quoi que ce soit dans le dossier Canada-Québec.«Nous n'avons rien à reprocher à M.Clark.C'est un gentilhomme.Mais une fois qu'on a dit cela, on doit bien reconnaître que ce n'est pas un changement de titulaire qui va, comme sous le coup d'une baguette magique, bouleverser l'opinion publique et changer en profondeur les visions incompatibles qui prédominent à la fois au Canada anglais et au Québec», de commenter le député de Lac Saint-Jean.«M.Clark n'est pas un magicien et je ne vois pas comment il peut transformer ces deux visions contradictoires.Un remaniement, c'est peu de choses.Ca excite beaucoup la classe politique, mais ce n'est qu'une vague sur l'océan et ça ne change pas les courants de fond»,- d'ajouter M.Bras- -sard pour qui le grand patron est toujours Brian Mulroney, dont la pensée constitutionnelle n'a pas changé.L'idée d'un référendum pancanadien à laquelle Jean.Chrétien vient d'adhérer, pour disposer de la question constitutionnelle, inquiète.C par ailleurs au plus haut ' point le whip en chef de l'opposition.«Si Jean Chrétien adhère à cette idée, c'est parce que celle-ci a fait beaucoup de.progrès, beaucoup de chemin depuis un certain temps au Canada anglais.Même les conservateurs, au comité Beaudoin, jonglent avec cette idée-là», d'indiquer le député péquiste.; - Benoît Bouchard flaire une autre tentative de Chrétien pour éviter le Québec PHILIPPE DUBUISSON du bureau de La Presse OTTAWA 4pB e n'est pas sérieux.Je flai-\u20ac%^i re un relent de 1982.Une autre tentative pour éviter le Québec.Mais que voulez-vous, il doit être logique avec lui-même.» C'est dans ces termes que le lieutenant politique du Québec dans le gouvernement Mulroney, Benoit Bouchard, a réagi hier à la proposition du chef libéral Jean Chrétien de tenir un référendum pancanadien dès le début de .992.Pour dénouer l'impasse constitutionnelle.M.Chrétien a invité le gouvernement fédéral à dévoiler son projet de réforme au plus tard le 1er juin.Une commission parlementaire tiendrait ensuite des audiences publiques et aurait six mois pour formuler des recommandations.Celles-ci seraient entérinées par l'ensemble des Canadiens à travers un référendum national dès le début de 1992, soit avant la tenue du référendum québécois prévu pour l'automne suivant.«Ma démarche n'est pas de contrer ce qui ce fait au Québec.Je veux plutôt prouver aux Québécois gue c'est préférable de rester à l'intérieur d'une fédération décentralisée.Définissons d'abord la substance d'un accord avant d'annoncer la tenue d'un référendum», a dit M.Bouchard, le nouveau ministre de la Santé et du Bien-être, au cours d'un interview accordé à La Presse.M.Bouchard dit ne pas comprendre la cohérence d'une telle démarche, si ce n'est que de prendre de court le référendum québécois prévu pour l'automne 1992.«Ce n'est pas sérieux.C'est exactement comme en 1982 avec Trudeau.Il fallait faire vite pour rapatrier la constitution».Le lieutenant politique québécois de Brian Mulroney critique Benoît Bouchard aussi l'une des huit assises fondamentales sur lesquelles toute réforme constitutionnelle doit reposer selon Jean Chrétien, soit la préséance de la Charte des droits et libertés fédérale.« Il ne faut pas qu'elle (la Charte canadienne) soit restrictive dans l'absolu des droits collectifs de la société québécoise.C'est dangereux», dit-il.Benoît Bouchard reconnaît par ailleurs que le gouvernement fédéral ne sera pas en mesure de dévoiler son projet de réforme constitutionnel dès le premier juin.Ottawa attend les rapports des commissions Spicer (Forum des citoyens) et Beaudoin-Edwards (formule d'amendement) à la fin juin, ainsi que diverses études sur le partage des compétences d'un groupe de sous-ministres.Il ressort aussi des propos de M.Bouchard qu'il est très probable que le gouvernement fédéral annonce au moment du discours du Trône au début de mai la création d'une commission parlementaire mixte sur l'unité canadienne regroupant des représentants des trois grandes formations politiques fédérales.L'idée d'une assemblée consti- tuante, si elle est défendue par quelques premiers ministres provinciaux, dont Bob Rae de l'Ontario et Clyde Wells de Terre-Neuve, a été rejetée par le Québec.Benoît Bouchard dit ne pas être convaincu du bien fondé d'un tel processus et les libéraux fédéraux ne sont pas très chauds à l'idée non plus.Le nouveau ministre de la Santé et du Bien-être affirme par ailleurs qu'il rencontrera son homologue québécois Marc-Yvan Côté avant de se prononcer sur la réforme québécoise de la santé.Québec propose un ticket orien-teur pour inciter les gens à se diriger vers les CLSC plutôt que vers les salles d'urgence, ce qui pourrait contrevenir aux principes nationaux des soins de santé.Une rencontre est prévue d'ici è deux semaines.«Il faudra qu'il m'explique ce que signifie en pratique un ticket orienteur.Mais si j'ai le moindre doute que les personnes vulnéra- bles risquent de payer pour la remise en question des principes des soins de santé, comme l'accessibilité et l'universalité, je vais me battre jusqu'à la mort pour que cela n'arrive pas», prévient-il.Dans son dernier budget, Ottawa a annoncé des mesures législatives afin qu'il puisse garder les moyens de faire observer ses principes nationaux de soins de santé, malgré le fait que les transferts en espèces versés aux provinces au titre de la santé pourraient tomber à zéro à partir de 1997.«Cette législation n'est pas rédigée, mais on trouvera le moyen de faire respecter les grands principes nationaux».Mais il ajoute, que la santé, tout comme la formation professionnelle, autre pomme de discorde entre les deux gouvernements, seront sur la grande table des négociations constitutionnelles.«Il n'y aura pas de négociations à la pièce»» ^ Autres informations en pages C 7, C 8 et C 10 \t I\t \u2022 » 1 \u2022\t f Pour profiter pleinement de tous les petits bonheurs d'une vie.de château, optez pour le prêt hypothécaire SNF! A la SNF, on vous offre le type d'emprunt qui répond exactement à vos besoins.Appelez-nous.Un de nos conseillers s'occupera de vous.Montréal - centre-ville: (514)844-2050 1-800-361-8625 Laval: (514)687-7360 Sillery \u2014 av.Maguire: (418)681-1550 Personnellement, moL.c'est la SNF SOCIÉTÉ NATIONALE DE FIDUCiE GPOUPt MFO Au service rJts Quebécon depuis plus de 70 ans 4 2?00 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 23 AVRIL 1991 La Presse Editorial x.- Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson Marcel Desjardins ÀCfllreur adjoint directeur de.l'information Alain Dubucv editorialiste^eijcnef L'homme de la situation I - 1 Si la dernière chance du fédéralisme canadien devait s'identifier à un seul homme, elle prendrait probablement le nom de Joe Clark.Du moins dans la mesure où elle devrait s'incarner dans un politicien fédéral susceptible à la fois de faire entendre raison au Canada anglais et de rassurer les Québécois.Les choses ne sont évidemment pas aussi simples.Et ce serait se préparer de cruelles désillusions que de s'imaginer que la seule nomination de M.Clark à la barre du dossier constitutionnel suffira à dénouer l'impasse actuelle.Elle constitue néanmoins, pour tous les fédéralistes, le signal le plus encourageant à émaner d'Ottawa depuis l'échec du Lac Meech.L'évolution récente du Québec a en effet placé le gouvernement fédéral devant l'urgente nécessité d'assumer un leadership «national» dans la recherche d'une solution à la crise constitutionnelle.Et dans le bas-fond d'impopularité où il s'enlise d'un sondage à l'autre, le premier ministre Mulroney est remarquablement mal placé pour «vendre» au Canada anglais la thèse d'un fédéralisme suffisamment renouvelé pour satisfaire les aspirations des Québécois.Et, à ces derniers, celle d'un système respectueux des préoccupations unitaristes de certaines autres provinces canadiennes.C'est pourtant le redoutable défi auquel sont confrontés ceux qui veulent mettre un terme au dialogue de sourds qui a mené ce pays jusqu'au bord de l'éclatement.Pour avoir un mi-i nimum de chances d'y parvenir, ils avaient absolument besoin d'un intermédiaire crédible de part et d'autre du gouffre qui s'est creusé entre le Québec et le reste du Canada.Pour les autres provinces, cet architecte de cette difficile , réconciliation ne pouvait pas venir du Québec.Surtout pas à la lumière des résultats obtenus par l'exercice presque ininterrompu du pouvoir fédéral par des Québécois depuis près d'un quart de siècle.M.Clark dispose de plusieurs atouts importants pour assumer la très lourde responsabilité qu'il vient d'accepter.Au départ, ses origines albertaines lui assurent dans l'Ouest, face à la tendance régionaliste qui s'y manifeste et au foyer d'intolérance que constitue le Reform Party, une crédibilité à laquelle ne saurait prétendre tout autre interlocuteur venant de l'Ontario ou des Maritimes.À cet avantage, qu'il partage avec plusieurs collègues, s'ajoutent son expérience d'ex-chef de parti et d'ancien premier ministre de même que ses états de services plus récents comme excellent ministre des Affaires extérieures.Sans parler de l'auréole de loyauté et de désintéressement que lui a mérité le fait de devenir un des plus fiables collaborateurs de son remplaçant à la direction de son parti.Un peu comme Claude Ryan par rapport à Robert Bourassa.Dans ses .rapports avec le Québec, M.Clark pourra également évoquer de multiples démonstrations de son ouverture d'esprit et de sa bonne volonté.Ses efforts pour maîtriser le français et ses nombreuses références à un Canada nouveau respectueux des diverses «communautés» qui le constituent feront de lui un interlocuteur fort crédible pour tous les partisans d'une nouvelle dernière chance au fédéralisme renouvelé.Malgré les qualités incontestables qui font de lui l'homme de la situation, une tâche colossale attend le nouveau titulaire du dossier constitutionnel.Et le plus difficile ne sera pas d'esquisser une hypothèse théorique de solution au problème actuel\" Ce sera, en moins de dix-huit mois, de convaincre le Canada anglais de l'urgence de définir ses propres aspirations, de dégaT' ger un consensus à partir des priorités souvent contradictoires de ses diverses régions et de persuader le Québec qu'il y trouvera son compte.Rien ne prouve qu'il y parviendra.Et M.Clark aura fort à faire, et rapidement, pour renverser le scepticisme qui continue d'habiter bon nombre de Québécois devant sa nomination.Dès Québécois convaincus qu'il arrive peut-être trop tard: Et que, en plus de ses nombreuses qualités, il y lui manque ùrtè aptitude essentielle pour réussir: celle de pouvoir faire des miracles.Iw A v~« Pierre GRAVIS.11 -» L'équipe qui veillera sur notre économie M.I v \u2022> S'- il i Michael Wilson quitte les Finances après avoir trans- , .- « ¦ formé le système fiscal canadien.Il prend la tête du JVI \u2022 Commerce extérieur et de l'Industrie, des Sciences : - et de la Technologie qui ont besoin de ses talents d'innovateur.Aux Finances, M.Don Mazankowski sera à la tête d'un appareil engagé dans la tâche de diminuer le déficit et d'abaisser l'inflation.M.Mazankowski n'est toutefois pas un «pilote automatique », son parti compte sur ses dons politiques pour récolter les fruits électoraux de la reprise qui suivra la récession.Grâce aux bonnes relations entre M.Mazankowski et M.Wilson, ce dernier gardera un oeil discret sur la conjoncture.Mais son travail consistera à étendre à l'industrie et au commerce celui qu'il a fait dans le domaine des finances publiques.Dès son arrivée aux Finances, il a insisté pour que l'État se finance par dès moyens qui pèsent le moins possible sur l'économie privée et sur ses capacités de croître et de se renouveler.L'économie canadienne manque parfois de dynamisme et le .gouvernement de M.Mulroney n'a pas pris le problème assez à coeur.La réforme fiscale et l'accord de libre-échange avec les États-Unis ont créé des conditions qui favorisent lès industries innovatrices et les entreprises dynamiques.Malheureusement, elles ne savent pas toujours saisir l'occasion et, quand elles font un effort, cela passe souvent inaperçu du public.Ottawa a ainsi manqué l'occasion de s'attaquer \u2014 de concert avec les .provinces \u2014 au problème de la productivité au moment où le libre-échange en fait la pierre angulaire du développement économique.Lorsque M.Wilson négociera au GATT, et bientôt aussi avec le.Mexique, il devra s'occuper de la productivité ou, plutôt, du .manque de productivité.C'est paradoxal que ce soit le libre-échange qui exige cette intervention de l'État dans l'économie, comme si les entreprises privées étaient incapables de faire un effort dans leur propre intérêt.En fait, le manque de -productivité est souvent aggravé par des circonstances qui échappent aux entreprises.1 l'opposition des syndicats au libre-échange les a rendus mé-\" fiants à l'égard de tous changements exigés par la nouvelle concurrence, surtout si ces changements touchent à des droits -acquis, comme les descriptions de tâches.Même une modeste .\"participation des gouvernements à ces efforts de modernisation des entreprises \u2014 avec des programmes de formation, par exemple \u2014 peut rassurer les syndicats quant à l'avenir économique et professionnel de leurs membres auxquels on demande une plus grande mobilité.Les gouvernements peuvent aussi mieux voir les cas où leurs propres règlements freinent la hausse de la productivité.La tâche de M.Wilson est donc de donner des bases solides à l.'expansion de l'économie et du commerce et de rendre les réformes économiques des conservateurs plus attrayantes.Frédéric WAGNIÈRE il .rrii 'Il I Et vogue la galère ^ p » .m *** u r.our aider à faire passer sa réforme de la santé, le ministre Marc-Yvan Côté envisage de l'amputer de son volet le plus controversé: la facturation, via les impôts, de certains soins actuellement gratuits.Mais cela ne signifie pas pour autant qu'il abandonne cette idée.Au contraire, «l'impôt-service» pourrait être inclus dans le prochain budget et entrer en vigueur immédiatement.La réforme Côté constitue une entreprise ambitieuse, que le ministre souhaite mener à bon port d'ici l'été.La remise en question de la gratuité de certains services \u2014 médicaments pour retraités, soins optométriques et ss&i ii \u2014 fm soins dentaires pour enfants \u2014 ne forme qu'un aspect du projet.Mais il s'agit aussi du récif sur lequel tout le bateau risque d'échouer.On peut donc comprendre M.Côté de vouloir alléger sa cargaison et scinder son projet de réforme, de manière à refiler toutes les mesures de nature fiscale au ministre des Finances.Cet astucieux délestage aurait malheureusement pour effet d'évacuer totalement un débat essentiel.Après tout, si «l'im-pot-service» soulève autant de vagues, c'est qu'il perce une brèche dans les fondements de notre régime d'assurance-mala-die: le principe de l'universalité.Il ne s'agit pas de traiter ce principe comme un intouchable tabou.Le ministre Côté n'a peut-être pas tort de croire qu'en faisant payer les plus nantis en fonction de leurs revenus et des 1 soins qu'ils ont reçus, on agirait dans le sens de la justice socia- le, tout en décourageant la surconsommation.Envers de la médaille: cette mesure peut aussi décourager des gens de recourir à des soins nécessaires, avec des conséquences coûteuses en termes de santé publique.Bref, «Timpôt-service» mérite un débat sérieux.Au lieu de cela, Québec s'apprête à se livrer à un déplorable tour de magie b politique et à placer la population devant un fait accompli.» Agnès cruda REPRISE (Droits reserves! Si Robert Bourassa avait été mieux a m n 1971, nous n'en serions pas là MARCEL ADAM ier, dans la page voisine, notre collaborateur Jean-Paul Lefebvre disait ne pas par-donner à Robert Bourassa d'avoir dît non à la Charte de Victoria.« l'espère qu'il le regrette,* dit-il, mais sans s'attendre qu'il l'avouera jamais.Ce serait presque se suicider poli-tiquemen t que de confesser une erreur de cette magnitude en plein exercice du pouvoir, et, par-dessus le marché, au beau milieu d'une crise constitutionnelle qui est loin d'y être étrangère.Mais si j'en juge par un petit passage relevé dans le compte-rendu d'une entrevue publiée la semaine dernière dans le quotidien Le Soleil, je n'en déduirais certes point qu'il ne se le pardonne pas lui-même \u2014 car il peut invoquer à sa décharge son jeune âge et son inexpérience \u2014t mais je parierais qu'il aimerait bien avoir dit oui dans le temps.«Quant à la formule d'amendement, y lit-on, si le comité Beaudoin en arrive à un consensus sur le veto régional proposé jadis à Victoria, M.Bourassa y souscrit d'avance.» Se dire prêt à accepter aujourd'hui la formule d'amendement qu'il a laissé tomber pour rien en 1971, n'est-ce pas une manière d'exprimer son regret?Il faut rappeler que cette formule d'amendement faisait partie de la Charte proposée I par le gouvernement Trudeau à la conférence constitutionnelle de Victoria.Cette Charte avait été approuvée par toutes les provinces.Mais quelques jours plus tard Bourassa refusait d'y adhérer, suite aux pressions des chefs de file nationaliste et notamment de Claude Ryan, alors directeur du jour- \\ nal Le Devoir.Pierre Elliott Trudeau n'a jamais pardonné à Bourassa d'être revenu sur sa parole pour empêcher l'enchâssement d'une formule d'amendement qu'il avait lui-même proposée, laquelle accordait au Québec le droit veto qu'il devait plus tard essayer de récupérer avec Meech.(Trudeau a toujours prétendu que Bourassa avait accepté comme tous les autres la proposition fédérale; Bourassa prétend pour sa part n'avoir pas voulu s'engager fermement avant de s'être donné quelques jours de réflexion et de consultations).Pourquoi Bourassa a-t-il dit non ?Parce que le projet fédéral ne faisf.it pas droit à ses revendications en matière sociale.C'était à l'époque où tous les gouvernements québécois réclamant une nouvelle répartition des compétences législatives, croyaient que la capacité du Québec d'empêcher le rapatriement lui fournissait son seul véritable pouvoir de négociation.C'est ainsi que de Lesa-ge à Lévesque, tous les gouvernements ont cru que cette stratégie de négociation finirait par porter fruit et n'ont jamais voulu concourir au rapatriement avant d'avoir eu satisfaction au sujet du partage des pouvoirs.Or on a vu que cette forme \\ de chantage politique \u2014 que la plupart des autres provinces ont fini par singer \u2014, loin de produire les résultats souhaités, a conduit au coup de force de 1980 où le gouvernement Trudeau a décidé de défier la majorité des provinces avec le résultat que l'on sait et les conséquences désastreuses que l'on constate aujourd'hui.S'il a fallu deux décennies à M.Bourassa pour se raviser, il a en fallu une de moins pour celui qui avait eu l'influence peut-être la plus déterminante sur sa décision de tuer la Charte de Victoria.Quelque temps après que M.Trudeau eut mis en branle son, entretreprise de rapatriement unilatéral, Claude Ryan, alors chef de l'Opposition libérale, eut l'honnêteté de se demander en toute candeur, en commission parlementaire, si le Québec n'avait pas commis une erreur en refusant la Charte de Victoria.En l'espace de quelques^ semaines nous avons eu droit à l'opinion des représentants de trois pays amis du Canada sur la crise existentielle qui menace son unité.Après les présidents américain George Bush et méx-cain Carlos Salinas, qui sont venus dire qu'ils aimaient bien le Canada comme il est et seraient bien peines de le voir se démembrer, c'est le premier ministre séparatiste de la Li-thuanie, Gediminas Vagno-rius, qui venait la semaine dernière déclarer que la crise actuelle que traverse la fédération canadienne est en quelque sorte artificielle.Lui qui croit que le Canada se crée des problèmes faute d'en avoir de vrais, et considère que ses compatriotes donneraient tout ce qu'ils ont de plus cher pour vivre par exemple au Québec.Heureux peuple en effet que celui où une partie des citoyens menacent de briser un pays qui compte parmi les plus prospères, les plus heureux et les plus libres au monde, parce qu'ils croient que la souveraineté politique leur apporterait un supplément de qualité de vie.Mais ce n'est pas mon propos et je reviens à mes moutons.Ces déclarations scandalisent au plus haut point nos compatriotes hypersuscepti-bles qui se sentent personnellement insultés quand des amis du Canada viennent lui souhaiter de triompher des maux qui menacent de le diminuer sérieusement sinon le détruire.Us voient d'intolérables Ingérences dans nos affaires intérieures dans ce qui n'est en fait qu'échanges normaux de bons procédés entre pays de bon commerce.l'ajouterai que parce que le malheur qui frappe le Canada est celui que souvent les chefs de gouvernement redoutent le plus pour leur pays, ils font aux autres ce qu'ils aimeraient bien qu'on leur fît dans les mêmes circonstances.Si jamais le* Québec devient souverain, les personnes que ces déclarations font actuellement grimper dans les rideaux verront les choses d'un autre oeil quand les nations autochtones essaieront de lui faire de qu'il a fait au Canada.Dans ma chronique de same*, di dernier les paragraphes numérotés 1 et 2 ont été intervertis par erreur.Le contexte aura sans doute permis aux lecteurs de les replacer dans l'ordre logique.I LA PRESSE.MONTRÉAL.MARDI 23 AVRIL 1991 £3 Opinions Quel nationalisme choisir?L'ethnique, le territorial, ou un autre?+M\u201e L'auteur a été député Hbé-\u2014ralà l'Assemblée Nationale ~ Se 1966 à 1970.Il rédige ¦?v \"présentement un livre sur -y*tà société québécoise de ^1960à.l'an 2000.Voici le **™eaute Elizabeth Arden et profiter d une consultation «mode et couleurs» personnalisée, de même que d'une analyse cutanée complète.De plus, durant cette mémo période, une prime surprise vous sera offerte gracieusement è Tachât de tout produit Elizabeth Arden a la Baie, centre-ville do Montréal! Les frais de 25.00$ (payables à l'avance) seront remboursables à l'achat de tout produit Elizabeth Arden a la Baie, centre-ville de Montréal.Présentez-vous dos aujourd'hui au comptoir Elizabeth Arden pour prendre rendez-vous! «La beauté, votre destinée», un événement beauté griffé Elizabeth Arden, à la Baie, centre-ville de Montréal, du 7 au 11 mai.Soyez au rendez-vous I "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.