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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
F. Informations nationales - Le Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1991-04-27, Collections de BAnQ.

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[" A Le Monde VOIR MAISONS D'EHSEiGHEMEHT PAGES F6-F7 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 AVRIL 1991 Le vice-chef d'état-major Charles Thomas démissionne * i irréalisable MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTI'A WA n vieux débat a refait surface et échoué avec éclat hier, sur la tête du nouveau ministre de la Défense Marcel Masse, quand le vice-chef d'état-major, Charles Thomas, a annoncé sa démission, pour protester contre l'orientation du dernier plan de restructuration des forces canadiennes qui a été soumis au cabinet.Le vice-amiral Thomas a expliqué dans sa lettre adressée au chef d'état-major, le général John de Chastelain, que la politique prônée par le ministère n'est pas faisable à l'intérieur des limites budgétaires fixées par le gouvernement.Thomas estime en outre que la politique promet des projets d'immobilisation qui ne pourront pas être réalisés et qui mèneront à l'affaiblissement graduel de l'industrie navale canadienne.Le vice-amiral Thomas s'en prend aussi à la «marginalisation» des forces navales et à la «priorité» donnée aux forces terrestres.«Le bien-fondé de donner priorité au maintien et au réarmement coûteux de forces expéditionnaires, pour que le Ca- nada puisse encore choisir de ne pas l'utiliser m'échappe», a-t-il écrit, précisant que le Canada a choisi de ne pas envoyer de troupes terrestres dans le golfe Persique.M.Thomas, qui est originaire de la Colombie-Britannique et est âgé de 54 ans, condamne finalement l'absence de débat public sur la question.Le gouvernement a commencé à travailler à la restructuration de la Défense canadienne en 1987, avec la publication d'un livre blanc, projet réorienté graduellement à la lumière des premiers développements politiques de 1989 en Europe de l'est, puis par les événements qui ont suivi, dans les pays Baltes, entre autres.Il y travaille toujours.Mais depuis est survenue la guerre du Golfe et la bisbille en Union soviétique, si bien que la politique devra encore être réajustée, a expliqué le ministre Masse, hier, à sa sortie d'une rencontre de deux jours du comité du cabinet sur les priorités et la planification, au lac Meech.Celui-ci a toutefois refusé de commenter les points précis qui sont à la source de la discorde parmi les très hauts dirigeants de la Défense.«C'est la conclusion d'un débat auquel Le vice-chef d'état-major Charles Thomas PHOTO CP je n'ai pas participé», a commenté le nouveau ministre.11 à toutefois précisé que selon lui, cette querelle ne compliquerait pas outre mesure la marche de ce dossier déjà assez épineux.À son arrivée à la rencontre ministérielle, M.Masse a cependant confirmé que le plan de restructuration de la Défense, engendrerait éventuellement de sévères compressions de personnel déjà amorcé à cause des réductions budgétaires des dernières années.Mais il n'en a pas dit plus.«Différents chiffres circulent actuellement mais aucun plan n'a été accepté alors il est difficile pour moi de commenter», a déclaré M.Masse.Citant des sources non identifiées, un grand quotidien torontois annonçait hier que les effectifs de la Défense passerait de 87 000 à 65 000 ou 70 000 personnes.Le ministre a expliqué que le cabinet a été saisi d'un dernier projet de restructuration, il y a quelques semaines, alors que Bill McKnight était encore ministre.«Un projet a été présenté au cabinet il y a quelques semaines, mais on a demandé plus de détails et d'analyse.Je dois revoir cette question afin de pouvoir répondre à toutes les interrogations du cabinet.Nous aurons d'autres rencontres et après discussions, j'annoncerai une politique», a-t-il expliqué.Le premier ministre a quant à lui déclaré précisé que le dernier projet n'avait pas encore été soumis au cabinet, mais seulement au comité du cabinet en charge de ce dossier et que lui n'en avait pas pris connaissance.Il a aussi laissé entendre, avant d'entrer à la réunion hier matin, que le Canada considérait encore le retrait de ses troupes d'Europe.«C'était l'objectif visé par presque tous les membres de l'OTAN.Presque tous les ministres de la-Défense ont décidé leur intention de procéder à des réductions», a-t-il rappelé.Interrogé sur d'éventuelles compressions, le premier ministre a tenu à rappeler que l'enveloppe de la Défense est une des rares qui a été augmentée dans le dernier budget.Ce ministère avait toutefois été l'objet de sévères restrictions budgétaires durant les deux derniers exercices fédéraux.Le général John de Chastelain, a accepté la démission de M.Thomas, qui planifiait de prendre sa retraite dans peu de temps.«je suis d'accord avec sa réponse et je l'appuie», a commenté M.Masse.L ex-premier ministre Richard Hatfield décède à 60 ans des suites d'un cancer H£JGUETTE YOUNG de la Presse Canadienne OTTAWA J # ex-premier ministre du Bu Nouveau-Brunswick, le sénateur Richard Hatfield, est décédé vendredi des suites d'un cancer à l'âge de 60 ans.Hospitalisé depuis le début du mois d'avril à Ottawa, M.Hatfield a succombé à une tumeur cancéreuse au cerveau.Les traitements de chimiothérapie ont été inefficaces et M.Hatfield s'est éteint vers 10 h 10, a confirmé le bureau du Sénateur Lowell Murray, le leader du gouvernement au Sénat.Célibataire, M.Hatfield avait toujours dit que son plus grand amour était de faire de la politique.Pour lui, ce qui importait c'était d'être témoin des événements.La longue carrière politique de l'ex-premier ministre a connu bien des hauts et des bas.Elu la première fois à l'âge de 30 ans au cours d'une élection partielle en 1961 dans la circonscription rurale de Carleton, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick, i) a dirigé les destinées de la province pendant 17 ans.Il a été balayé aux élections de 1987 par le libéral Frank McKenna qui a remporté les 58 sièges de l'Assemblée législative.Un électorat désabusé ne lui a pas pardonné ses déboires personnels.Francophile, le chef tory s'est fait un ardent défenseur des droits des Acadiens et des minorités.C'est son prédécesseur, le premier ministre libéral Louis J.Ro-bichaud qui avait présenté la Loi sur les langues officielles en fin de mandat en 1969 mais c'est le gouvernement Hatfield qui lui a donné toute sa vigueur en promulguant de nombreuses dispositions et en élargissant sa portée.Sous l'impulsion de M.Hatfield, les conservateurs ont également adopté la Loi 88 sur l'égalité des deux communautés linguistiques.Le sénateur Jean-Maurice Simard, le bras droit de M.Hatfield de 1970 à 1982 à titre de ministre des Finances et président du Conseil du Trésor, a expliqué récemment que M.Hatfield essayait de faire enchâsser cette loi dans la Constitution canadienne au moment où il est tombé malade.PHOTO CP Lex-premier ministre Richard Hatfield, que ion voit ici faire la promotion de la voiture sportive Bricklin lors d'une exposition à New York en 1974, avait dû affronter des problèmes de crédibilité parce que le Nouveau-Brunswick avait englouti 20 millions de dollars dans ce projet de fabrication.Ce passionné de la politique' avait réussi à convaincre les Acadiens de voter pour lui, fait sans précédent dans les annales historiques de la province.Au cours de sa carrière, il a défendu vigoureusement les services de Radio-Canada au Nouveau-Brunswick et s'est même rendu à Paris pour intensifier les échanges franco-aca-diens.Il a aussi créer des conseils scolaires homogènes.M.Hatfield a également participé à la création du Conseildes premiers ministres des provinces maritimes.De son propre aveu, l'une de ses plus grandes réalisations fut de faire adopter la Loi sur le financement des partis politiques pour assainir les moeurs politiques de sa province à la suite d'une présumée affaire de pots-de-vin.Personnage controversé, M.Hatfield ne passait jamais inaperçu.Son goût pour les beaux-arts et la musique rock le distinguait de ses collègues anglophones et ses fréquents voyages dans lesdis-cothèques de New York et Montréal lui avaient valu le sobriquet de « Disco Dick».Mais les malheurs du chef tory ne s'arrêtaient pas là.La province avait englouti 20 millions dans le projet chéri de M.Hatfield, la Bricklin, une voiture de sport luxueuse qu'il avait utilisée pour faire campagne en 1974.11 avait gagné l'élection mais son projet avait été enterré quelques mois plus tard, suscitant la méfiance chez la population néo-brunswickoîse.M.Hatfield avait le don de sortir indemne des scandales, acculant ses opposants au pied du mur.Après la Bricklin, c'est l'histoire d'un système de ristournes, l'Affaire Francis Atkinson, qui hante son gouvernement.Exonéré de tout blâme par une commission d'enquête, le chef libéral d'alors Robert Higgins qui avait étalé ces accusations sur la place publique, démissionnait avec grand fracas en 1978.M.Higgins avait accusé le ministère de la Justice de vouloir bloquer une enquête de la GRC sur une présumée affaire de pots-de-vin versés à la caisse du parti conservateur, mais les résultats d'une commission d'enquête avaient lavé le ministère de la Justice de tout soupçon.L'usure du pouvoir et de nouvelles accusations de possession de marijuana contre M.Hatfield ont finalement provoqué la chute du chef conservateur.Acquitté en janvier 1985, M.Hatfield a toujours soutenu que la GRC avait comploté pour faire tomber son gouvernement en déposant de la marijuana dans ses bagages.Partisan de l'Accord du lac Meech et allié de l'ex-premier ministre libéral Pierre Trudeau dans le débat entourant le rapatriement de la Constitution en 1981, M.Hatfield a aussi imprimé sa marque sur la scène nationale.Fédéraliste invétéré, il avait montré une ouverture d'esprit face aux aspirations du Québec insistant toutefois pour que le Québec demeure au sein de la Confédération.Homme en retrait qui protégeait jalousement sa vie privée, M.Hatfield s'était souvent fait étiqueter de solitaire.«Hatfield a été un défenseur éloquent de l'unité nationale», plaide Brian Mulroney HUGUETTE YOUNG de la Presse Canadienne OTTAWA Le premier ministre Brian Mulroney a reconnu que l'cx-premier ministre du Nouveau-Brunswick Richard Hatfield décédé vendredi était un «grand patriote et un homme chaleureux et généreux».«Richard Hatfield a été un défenseur convaincu et éloquent de l'unité nationale et de l'entente entre les Canadiens de toutes les régions», a précisé le premier ministre au cours d'un communiqué de presse.En offrant ses condoléances à la famille et aux amis du sénateur Hatfield, M.Mulroney a louange les efforts de l'ex-premier ministre pour promouvoir la bonne entente entre les deux groupes linguistiques de la province.«Tout au long de sa carrière, il a oeuvré au rapprochement des deux groupes linguistiques qui font la richesse du Nouveau-Brunswick», a souligné le prmier ministre Mulroney.M.Hatfield est décédé vendredi à lOh 10 des suites d'un cancer au cerveau à l'hôpital Elisabeth Bruyères d'Ottawa.\u2022 Service mercredi Le bureau du sénateur Lowell Murray, leader du gouvernement au Sénat a fait savoir que le corps du sénateur sera incinéré à Ottawa.Un service funéraire aura lieu le mercredi 1er mai à 14 h à la United Baptist Church de Hartland au Nouveau-Brunswick, son lieu natal, et une messe commemorative suivra à la cathédrale de Fredericton le 3 mai a 14 heures.À Ottawa, le drapeau canadien au Parlement est en berne en l'honneur de M.Hatfield.Le chef libéral Jean Chrétien a rendu hommage à M.Hatfield en soulignant qu'il avait travaillé «sans relâche à bâtir un Canada fort et uni» et qu'il s'était donné comme mission de promouvoir le bilinguisme au Nouveau-Brunswick.De son côté, le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, a déclaré que «le Nouveau-Brunswick et le Canada viennent de perdre un ardent défenseur, profondément attaché à sa province et à la région des Maritimes».«L'histoire retiendra notamment sa précieuse contribution à l'avancement de la causé des Acadiens et des Acadiennes, une communauté à qui il a donné les moyens de mieux assurer son épanouissement et son rayonnement», a-t-il souligné.Le premier ministre onta-rien Bob Rae a souligné l'apport important de M.Hatfield au débat constitutionnel.«11 a dirigé sa province natale du Nouveau-Brunswick pendant de nombreuses années en menant l'attaque pour la cause de l'unité canadienne», a-t-il observé à Queen's Park.Le premier ministre manito-bain Gary Filmon a dit regretté le défunt Richard Hatfield, louangeant son rôle dans le débat constitutionnel et sa lutte pour la reconnaissance des droits individuels.Pour sa part, le premier ministre de la Saskatchewan Grant Devine s'est dit attristé du décès de son collègue, soulignant qu'il avait eu le privilège de le côtoyer.Du côté de la Colombie-Britannique, la première ministre Rita Johnson a affirmé que le rôle de M.Hatfield dans le débat constitutionnel était une source d'inspiration pour tous et chacun.Flora attristée Rejointe à Toronto, l'ancienne ministre conservatrice de l'Emploi et de l'Immigration Flora MacDonald, l'une des amies les plus intimes de M.Hatfield, a déclaré que l'ex-premier ministre lui avait dit récemment qu'il regrettait amèrement de ne pas avoir pu participer aux travaux du comité Beaudoin-Edwards sur la formule de modification cons-titutionnnelle en raison de sa maladie.Parizeau à Paris : la France ne pouvait vraiment pas faire mieux i LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale PARIS Jacques Harizeau a terminé sa \u2022 «visite privée» à Paris en reprenant pratiquement mot pour mot la formule du premier jour: «La France accompagnera le Québec.sans le précéder.» Au cours d'une conférence de presse, hier midi, destinée à faire le bilan de cette visite de cinq jours \u2014 à l'invitation du Parti socialiste \u2014 le chef de l'opposition du Québec a également martelé le thème -développé à son arrivée: «Ce que prouve l'existence de l'Europe, a-t-il dit, c'est d'abord que de petits pays comme le Danemark ou la Hollande peuvent garder leur identité, leur souveraineté, tout en s'insérant dans un grand ensemble économique et en tirant profit de cette appartenance à un grand marché.» Pour le reste, M.Parizeau a surtout affiché une mine extrêmement satisfaite à l'issue de cette visite.« La France ne pou- \u2022 vait vraiment pas faire plus», disait-on dans son entourage.1 V Et effectivement, on voit mal comment le gouvernement et les milieux politiques français auraient pu faire plus pour marquer leur «sympathie active» au leader souverainiste et à la cause qu'il défend.Au cours de la semaine, M.Parizeau a vu \u2014 et longuement dans chaque cas \u2014 tous les plus grands responsables de la politique française: une heure avec le président Mitterrand, une heure avec le premier ministre Rocard, des rencontres avec le président de l'Assemblée nationale, Laurent Fabius («présidentiable» lui aussi), le chef du Parti socialiste Pierre Mauroy, et finalement le chef du principal parti d'opposition, Jacques Chirac.Ajoutons à cette liste trois ministres et lé fa:; aue l'ancien premier ministre Raymond Barre avait donné son accord de principe mais se trouvait absent de Paris au cours de la semaine.On connaît les infinies subtilités de la diplomatie française.Le format de cette visite correspondait indéniablement à un déroulement en grande pompe de tapis rouge.mais sans qu'on voie le tapis rouge lui-même.C'est-à-dire sans s 1 que d'aucune manière Ottawa ou Québec puissent trouver à redire à ces marques d'attention exceptionnelles.Dans ce domaine diplomatique, les règles du protocole ne sont là que pour être contournées et utilisées.Ainsi, lorsqu'un autre chef d'opposition s'est trouvé à Paris la semaine précédente (Boris Eltsine), le président Mitterrand a réussi à faire savoir à Gorbatchev qu'il le soutenait sans pour autant se brouiller mortellement avec Eltsine.Dans le cas \u2014 moins planétaire \u2014 de M.Parizeau, le gouvernement français pourrait très bien expliquer à des fédéralistes qu'aucun des éléments du programme du chef du PQ n'avait de caractère exceptionnel.D'abord visite privée: c'est-à-dire pas de sécurité assurée par les Français, ni voiture officielle.Pas.de diner officiel ni à Matignon ni à l'Elysée.Cependant, comme rien n'est laissé au hasard, retenons que M.Parizeau a eu droit à son arrivée à Roissy au salon d'honneur, lieu des accueils officiels.Sa rencontre avec M.THierry de Bcaucé, responsable de la francophonie au ministère des Affaires étrangères, s'est déroulée au Palais des affaires étrangères, considéré comme le second lieu de réception le plus solennel après l'Elysée.Rien n'est effectivement exceptionnel dans les rencontres de la semaine.Après tout, M.Mitterrand avait bien fait l'honneur d'un long entretien avec le premier ministre Peterson de l'Ontario, il y a quatre ans \u2014 justement pour souligner ses efforts en faveur des Franco-Onta-riens.Ce qui est exceptionnel, c'est l'accumulation des rencontres-symboles et des petits gestes.Strictement invité à titre personnel par le Parti socialiste, M.Parizeau aurait pu avoir à se contenter de rencontres avec les responsables.du Parti socialiste.Lt de rencontres vraiment privées avec d'autres personnalités politiques.Après tout, lors de sa dernière visite à Paris, l'ex-premier ministre Lé-vesque avait déjeuné et diné avec des personnalités de haut niveau.Mais les médias n'étaient pas invités, ni à y assister, ni même à guetter à la sortie.Dans le cas présent, on organise d*s entretiens fort substantiels avec pratiquement les quatre ou cinq premières personnalités politiques du pays; mieux encore, on l'autorise à le faire savoir aux médias, ce qui transforme cette visite privée en affaire passablement publique.Et le simple citoyen Parizeau se retrouve en train de faire des déclarations sur le perron de l'Elysée, à Matignon, à l'Assemblée nationale, bref dans tous les hauts lieux les plus symboliques.Bien sûr, ces marques extrêmement voyantes de sympathie se sont accompagnées d'une discrétion officielle tout aussi spectaculaire.De quelque côté politique qu'on regarde, tous les responsables français importants s'en sont strictement tenus à la ligne officielle de non-ingérence, sympathie et solidarité.Sur le thème «C'est au Québec de décider, nous respecterons ses choix», on a quand même \u2014 dans un silence pétaradant \u2014 fait savoir que si le Québec devenait souverain dans les deux ans à venir, personne à Paris ne serait mortellement fâché.Et même que la France était toute prête à «accompagner» le Québec dans cette .transition.:> v F 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 AVRIL 1991 En région, les services de la SQ sont déficients le soir et la nuit NQRMAN DELISLE de' la Presse Canadienne QUÉBEC ¦ Les services de la Sûreté du Québec en région sont déficients, estime le député péquis-te de loliette Guy Chevrette.Ainsi, dans 57 des 107 postes de la SQ disséminés à travers le territoire du Québec, il n'y a qu'un seul véhicula de patrouille en fonction le soir et la nuit.Dans 12 de ces postes, il n'y a aucune patrouille la nuit, a indiqué M.Chevrette lors de l'étude cette semaine des crédits annuels du ministère de la Sécurité publique.«Avec les kilomètres qu'il y a a parcourir entre les postes de la SQ, on peut imaginer ce qui arrive lorsqu'un appel de détresse vient de loin ou encore s'il y a plus qu'un appel en même temps, a dit M.Chevrette.Dans une agglomération urbaine, une perspective semblable serait impensable, pour ne pas dire épeurante.C'est pourtant la triste réalité en région» (sic).Les 12 postes où aucune patrouille n'est effectuée la nuit ont été identifiés par le député de loliette.Ce sont Grande-Vallee (Gaspésie), Matane, Saint-Ambroise-du-Saguenay, Saint-Pamphile, Saint-Michel-des-Saints, Laforge (Abitibi), Baie-Trinité, Témiscamingue, Fermont, Lourdes-de-Blanc-Sa-blon, Sept-lles et Tadoussac.M.Chevrette a également dénoncé le fait que 1247 petites municipalités du Québec qui ne sont pas dotées de corps policier municipal devront assumer des frais pour les services dispensés par la SQ, y compris les 34 municipalités de 5000 habitants et plus qui devraient être dotées de policiers municipaux en vertu de la loi, mais qui sont délinquantes à cet égard.«Si le ministre inpose une réforme du financemenmt municipal, les ressources financières devront suivre sinon le rôle policier sera davantage dévalorisé», a dit le député de loliette.M.Chevrette a plaidé pour la nécessité de revaloriser le rôle du policier, afin d'éviter que ça ne ressemble à «des vidéos de Rock et Belles Oreilles».Des succès Le ministre de la Sécurité publique, Claude Ryan, a pour sa part insisté sur l'excellente performance de la Sûreté du Québec qui a élucidé 34131 des 78136 offenses criminelles qui lui ont étérapportées en 1990, soit un taux de succès de 43,7 pour cent.Cette réussite a été effectuée en dépit d'une augmentation de 15,9 pour cent de la criminalité par rapport à 1989, et en dépit du fait que pendant trois mois en 1990, une partie importante des effectifs de la Sûreté du Québec a été mobilisée par la crise amérindienne.«11 s'agit d'une performance honorable», a commenté le ministre Ryan.Il y a eu augmentation du nombre d'actes criminels dans à peu près toutes les catégories.La hausse la plus importante a étéconstatée dans les vols de véhicules (augmentation de 28,8 pour cent) et dans les voies de fait (23 pour cent).Les crimes contre la propriété et les entrées par effraction sont en hausse de 17,5 pour cent, les fraudes de 14,6 pour cent et les délits sexuels de 6,5 pour cent.Le ministre Ryan a également souligné l'intensification de la lutte contre la drogue dans la foulée du rapport Bernard.Un des volets de cette lutte est l'activité de prévention auprès des jeunes, un programme qui sera réévalué.«Chose certaine, les activités auprès de la jeunesse étudiante se poursuivront», a conclu le ministre.\"T'ai demandé que Von fabrique en quantité limitée un nouvel aspirateur central si parfaitement fiable que Von puisse le garantir jusqu'à Van 2000.\" ASPIRATEUR CENTRAL SMART RMMN Présidente.Beam du Canada Inc.INCLUANT le moteur le plus puissant 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diviser le pays.«le déteste le fanatisme, parce qu'il renvoie au côté le plus sombre de l'individu», a déclaré M.Chrétien lors d'un souper-bénéfice organisé à Edmonton par le Parti libéral.«Nous, du Parti libéral, faisons appel au côté positif de l'individu.» Le chef libéral, qui effectue actuellement une tournée des provinces de l'Ouest pour faire la promotion de sa formule de réforme constitutionnelle, accuse certains membres du Parti réformiste du Canada de déterrer de vieux préjugés anti-québécois.«Les vieilles disputes au sujet des boîtes de flocons de maïs refont surface», a-t-il affirmé, en faisant référence aux plaintes de certains Canadiens-anglais qui s'offusquaient de voir des inscriptions en français sur leurs boîtes de céréales.M.Chrétien s'en est ensuite pris au Bloc Québécois, qui fait la promotion de l'indépendance du Québec.«Je n'ai pas peur de leur dire ce que je pense.Si le Canada n'existait pas, le 'fait français* en Amérique n'existerait pas non plus.» Disponible chez vos détaillants BEAM M.Chrétien affirme que le Parti réformiste, qui s'oppose au bilinguisme et au multiculturalisme, et le Bloc québécois divisent le pays.Le chef du Bloc Québécois, Lucien Bouchard, met de l'avant l'idée d'« un Québec sans le Canada tandis que leader du Parti réformiste (Preston Manning) veut un Canada sans le Québec.» Au cours d'un discours de 40 minutes passablement décousu, M.Chrétien a lancé un appel émotif en faveur de l'unité canadienne, profitant de l'occasion pour exposer ses idées en la matière.S'adressant aux 265 convives libéraux qui avaient payé 250 $ chacun pour manger du filet de boeuf et du riz sauvage en sa compagnie, M.Chrétien a fait valoir que la réforme qu'il propose donnerait plus de pouvoir aux provinces dans certains secteurs.En contrepartie, celles-ci devraient appliquer les normes fédérales en matière de protection de l'environnement et de soins médicaux.Les propositions de M.Chrétien seraient toutefois soumises à la population sous forme d'un référendum pan-canadien.Le parti réformiste jouit d'un popularité grandissante, notamment parce qu'il propose des con- sultations nationales sur certaines questions clés.Il réclame aussi un poids accru pour les régions au sein d'un gouvernement central fort.Interrogé par les journalistes après son allocution, M.Chrétien s'est défendu de reprendre les idées du Parti réformiste.Il a fait valoir que l'ancien premier ministre Pierre Trudeau avait mis de l'avant d'idée de tenir un référendum national avant l'entente constitutionnelle de 1982, proposition qui avait été rejetée par les provinces.Un sondage Gallup dont les résultats ont été publiés jeudi révèle que le Parti réformiste reçoit l'appui de 16 pour cent de la population, soit deux fois plus qu'il y a deux mois.Ce résultat les place devant les conservateurs mais derrière les néo-démocrates et les libéraux, qui sont en tête.M.Chrétien prévoit que les électeurs se détourneront tôt ou tard du Parti réformiste.«Ils proposent des solutions simplistes», a-t-il.«Quand les gens réaliseront qu'ils veulent abolir le système de soins de santé, quand les fermiers comprendront qu'ils entendent supprimer les programmes de subventions à l'agriculture, ils changeront d'idée.» REFROIDISSEURS D'EAU EMBOUTEILLEE \u2022BOUTEILLE NON COMPRISE BELOEIL Ma Balayeuse 464-1014 BOUCHERVILLE Beam du Québec 449-9400 BROSSARD Asp.Mulli-Service 443-4109 CHÀTEAUGUAY Asp.Central Chateauguay 692-1943 GATINEAU AYLMER R.H Electrique inc 568-2666/684-9744 JOLtETTE A C.Beaulac Inc 759-0612 LAVAL Le Géant de I Asp 662-2196 LONGUEUIL Asp Multi-Service 647-4530 MONTRÉAL Asp Central Oeluxe 727-3773 MONTREAL Asp Latontame 354-0505 PIERREFONDS Couvre-plan Prévost 620-3944 REPENTIGNY '\"\u2022jp Cent Reutnligny 582-2752 ST-CONSTANT Asp.Cent.St-Constant 632-5261 ST-JÉROME Asp Central Expert 432-1330 STE-JULIE L Univers de I Asp 922-2020 STE-THÉRÈSE Asp.Cent.R Lambert 435-6431 VALLEYFIELD Belle-Rive Luminaire 371-1301 VARENNES Asp Cent de Vaiennes 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inscrire: (514) 694-1660 Surveillez notre annonce des programmes à venir: Télé-presse 27 avril, page 11.152, BRUNSWICK, PTE-CLAIRE 514-694-5573 I\t\t l\t\t \t©\tr il _A\tW i\ti \t\t \t\t MASTERCARD, VISA ET CHÈQUES PERSONNELS ACCEPTÉS DERNIERS JOURS VOUS VOULEZ DES DENTS PLUS BLA GHES?ma» Modifiez vous-même la couleur de vos dents avec F Le système pour blanchir les dents sûr et efficace, une exclusivité ¦e -¦ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 27 AVRIL 1991 F3 Les grandes entreprises canadiennes rejettent le rapport Allaire du PLQ PHILIPPE DUBUBSSON du bureau de La Presse OiTAWA ¦ * ¦ Le puissant lobby des grandes entreprises canadiennes, qui entend jouer un rôle prépondérant dans le débat constitutionnel, a catégoriquement rejette lé rapport Allaire du Parti libéral du Québec comme base de toute nouvelle entente.«Le rapport Allaire va beaucoup trop loin.L'application de ses recommandations conduirait à un affaiblissement de l'union économique canadienne et rendrait les institutions politiques fédérales inopérantes», a déclaré hier le président du Conseil canadien des chefs d'entreprises, Thomas D'Aquino.Le Conseil canadien des chefs d'entreprises, un organisme qui regroupe les dirigeants des quelque 150 plus importantes sociétés canadiennes, rendait public hier ses propositions pour dénouer l'impasse constitutionnelle.L'organisme, qui compte dans ses rangs Bell Canada, la Banque Royale, le Canadien Pacifique et autres grandes entreprises, avait appuyé l'accord de libre-échange et l'Accord du lac Meech.M.D'Aquino, accompagné en conférence de presse des présidents et chefs de la direction de SNC (Guy Saint-Pierre), du Canadien Pacifique (William Stin-son ) et de Federal Industries (Iphn Fraser), s'est fait l'apôtre hier d'un fédéralisme efficace, basé sur un nouveau partage des compétences, un sénat élu, mais aussi sur une reconnaissance affaiblie du caractère distinct du Québec.Les chefs d'entreprises canadiennes prônent notamment la fin de l'isolement constitutionnel du Québec \u2014 résultant de la non-signature de l'Acte constitutionnel de 1982 et de l'échec de l'Accord du lac Meech \u2014 mais proposent de limiter son caractère disJnct aux questions linguistiques et culturelles.Le principal conseiller constitutionnel de l'organisme, Gordon Robertson, ancien greffier du Conseil privé de l'ex-premier ministre Trudeau, propose que le caractère distinct du Québec soit reconnu que dans le préambule de la constitution.L'Accord du lac Meech proposait l'enchâssement de cette clause dans la constitution.Le comité Beaudoin-Edwards supplie les chefs de se taire Presse Canadienne ¦ Les leaders politiques canadiens et québécois, tels que MM.Brian Mulroney, lean Chrétien et Gil Rémillard, devraient cesser de faire des déclarations qui interfèrent sur les travaux en cours du comité Beaudoin-Edwards portant sur le processus de modification de la constitution canadienne.Tel est l'avis exprimé hier par le député conservateur, Jean-Pierre Blackburn, un des membres du Comité mixte spécial sur le processus de modification de la constitution, en cette deuxième et dernière journée des audiences à Montréal.M.Blackburn a souligné l'importance pour les 17 sénateurs et députés conservateurs, libéraux et néo-démocrates qui composent le comité de n'être l'objet d'aucu1 ne pression pouvant venir de leur chef.En ce qui a trait à un nouveau partage des compétences, les chefs d'entreprises proposent de procéder par le'truchement d'ententes administratives et d'éviter de recourir au processus «difficile» d'un amendement constitutionnel.Le ministre québécois des relations fédérales-provinciales, Gil Rémillard, affirmait lui aussi plus tôt cette semaine que de simples ententes administratives pouvaient régler une bonne part des problèmes du fédéralisme canadien.Les chefs d'entreprises n'ont toutefois pas fait état d'une proposition détaillée d'un nouveau partage des pouvoirs.Tout comme le chef des libéraux Jean Chrétien, ils affirment que les compétences doivent être attribuées au gouvernement le plus apte à les exercer, ce qui implique un transfert dans les deux sens.«11 en résulterait un fédéralisme plus décentralisé», dit M.D'Aquino, qui promet des propositions plus concrètes à l'automne.Le puissant lobby du monde des affaires suggère néanmoins une plus grande centralisation des pouvoirs en matière économique, notamment en ce qui a trait aux valeurs mobilières et à la réglementation des institutions financières, de manière à ce que les pratiques dans ces domaines soient harmonisées.L'environnement devrait aussi être de juridiction fédérale.En contrepartie, le gouvernement fédéral devrait «cesser de jouer à la police» dans des secteurs tels que l'éducation et la santé, des domaines de juridiction provinciale dans lesquels Ot- Cessons 0 de fumer La méthode Qui a fail ses preuves* Ça y est.c'est le moment de vous inscrire: (514) 694-1660 Surveillez notre annonce des programmes à venir: Télépresse 27 avril, page 11 La Passat Moteur 16 valves 134 ch \u2022 Radio am/fm stéréo cassette Air climatisé \u2022 Volant ajustable et plus encore 16 499* \u2022Trans., prép., taxes en sus Automobile André Rivest WAuô' 839, rue Notre-Dame, Repentigny Tél.: (514) 585-1700 Information Ville de Montréal Assemblée du Conseil La prochaine assemblée du Conseil aura lieu le lundi 13 mai 1991, à 19 heures.L'hôtel de ville de Montréal est situé au 275, rue Notre-Dame Est (métro: Champ-de-Mars).Assemhléen publiques des Commissions et des Comités du Conseil Commission permanente de l'administration et de la qualité des services Mercredi 15 mai 1991 19 heures Hôtel de ville 275, rue Notre-Dame Est Salle du Conseil (Métro : Champ-de-Mars) Thème : Délibérations et recommandations à la suite de l'étude publique du bilan sur le programme d'accès à l'égalité en emploi pour les communautés culturelles et du plan d'action 91 relatif à ce programme.Lors de cette séance, une période de questions sera réservée au public.Les citoyens et citoyennes pourront se renseigner à ce sujet auprès des bureaux Accès Montréal ou à la Division des commissions permanentes du Conseil située au 85, rue Notre-Dame Est, bureau R-200.Renseignements : 872-3770.Le 27 avril 1991 Le greffier de la Ville, Léon Laberge VIVRE MONTRÉAL ET EN PARLER >!£js$A comfort physio sport spa inc tawa intervient par le truchement de son pouvoir de dépenser.«Le principe directeur d'un nouveau partage des pouvoirs doit être le bon sens», résume M.D'Aquino.Enfin, une réforme du système fédérale doit aussi s'accompagner d'une réforme de ses institutions centrales.«Nous croyons qu'un Sénat élu avec un éventail de pouvoirs efficaces et une représentation pondérée est un choix à privilégier», affirme John Fraser, le président de Federal Industries, de Winnipeg.Le Conseil canadien des chefs d'entreprises, dont la majorité des membres proviennent de Toronto, se fait par ailleurs silencieux sur la question autochtone.Tout au plus propose-t-il «la reconnaissance du droit des peuples autochtones à préserver leurs identités culturelles».Le puissant lobby entend aussi démontrer que l'éventuelle rupture du Canada s'accompagnerait d'un coût économique élevé.Des études seront publiées au cours des prochains mois pour supporter l'affirmation, dit M.D'Aqui-no.Les récents sondages indiquent que les Canadiens de l'extérieur du Québec préfèrent dans une proportion de 60 p.cent le statu quo à un fédéralisme décentralisé, quitte à ce que le Québec opte pour la souveraineté.L'organisme, qui se dit fort du consensus de ses membres, compte dans ses rangs plusieurs chefs d'entreprises québécois influents, dont Bertin Nadeau (Unigesco), Claude Castonguay et Jacques Drouin (La Laurentienne), André Bérard (Banque Nationale), Raymond Cyr ( Bell Canada ) ainsi que Guy Saint-Pierre (SNC).Automobile WEEKES NÉGOCIERA L'ACCORD DE LIBRE-ÉCHANGE B Le ministre du Commerce extérieur Michael Wilson a annoncé hier la nomination de John M.Weekes au poste de négociateur en chef dans les négociations d'un accord de libre échange entre le Canada, le Mexique et les États-Unis.M.Weekes était depuis 1987 ambassadeur du Canada auprès du GATT à Genève et, à ce titre, il a activement participé aux négociations commerciales multilatérales.Pour mener à bien sa mission, le négociateur en chef comptera sur les services d'un bureau spécial de négociations au sein du ministère des Affaires extérieures et du ministère du Commerce extérieur ainsi que d'une équipe de négociateurs experts en différents domaines, provenant de divers ministères.Le ministre Wilson a indiqué que M.Weekes collaborerait étroitement avec les provinces afin de mettre au point la stratégie canadienne pour les négociations et qu'il consultera le secteur privé par l'entremise du Comité consultatif sur le commerce extérieur et des Groupes de consultations sectorielles sur le commerce extérieur qui sont composés de représentants du milieu des affaires, de syndicalistes et d'universitaires.RAE DIT QUE MULRONEY COMMET UNE ERREUR ¦ Le premier ministre Brian Mulroney a commis une «grave erreur» en rejetant la suggestion d'une assemblée de Canadiens qui discuterait d'une nouvelle constitution, a déclaré vendredi le premier ministre de TOntario Bob Rae.«Écarter purement et simple: ment, sur-le-champ, une possibilité en l'absence de toute discussion sérieuse, c'est a mon avis une très grave erreur»,*a dit aux journalistes M.Rae, qui se trouvait sur l'esplanade de la législature a la suite d'un exercice de sauvetage.Jeudi, à Ottawa, M.Mulroney avait exclu la proposition d'une assemblée constituante à moins que le Québec y participe.IRENE MULRONEY PREND DU MIEUX ¦ L'état de santé de la mere ciu premier ministre canadien, qui a subi une intervention chirurgicale dans un hôpital de Floride après une crise cardiaque, continue de s'améliorer.«Elle s'est levée pour la première fois et a marché un peu avec l'aide de quelqu'un», a déclaré M.Mulroney vendredi en arrivant à la rencontre des membres du cabinet, à proximité du lac Meech, au Québec.500 FONCTIONNAIRES FÉDÉRAUX TRANSFÉRÉS À REVENU QUÉBEC ¦ Le ministre Otto Jelinek a annoncé, vendredi, qu'environ 500 fonctionnaires de Revenu Canada seront transférés au ministère québécois du Revenu, à la suite d'une entente sur la perception de la taxe de vente provinciale et la taxe sur les produits et services (TPS).Ces fonctionnaires, a souligné le ministre fédéral, ne subiront aucune diminution de salaire et ils conserveront leur ancienneté.À compter du 1er janvier, le Québec va administrer sa propre taxe et la TPS et les coûts seront partagés également entre Ottawa et la province.Lundi, dans le cahier automobile, La Presse vous propose La Range Rover: la Rolls des forêts m Un article signé Denis Duquet CONDOMINIUMS à partir de 170 000$ Peu de comptant Pas d'intérêt avant le 1er janvier 92 Pas de mensualités avant le 1er février 92 Pas de TPS si notarié avant le 1er juillet 91 1070/1080 pue SI Mathieu (coin boul.René-Lévesque ouest) 989-2981 Heures de bureau 'fê&Mi Lundi au vendredi : 11li à 20ii ¦^Samedi et dimanche :11h à I7h VANCOUVER Vol aller retour à partir de 279* (TAXES ET TPS) +51$ .« 5730, chemin upper lachine (à ndg) 489-2135 Aller simple IE AS , 40S à partir de I ?+ £ (TAXES et TPS) JUSQU'A 4 VOLS DIRECTS HEBDOMADAIRES les lundis, mardis, jeudis et vendredis du 6 mai au 31 octobre 1991 NOMBRE DE PUCES LIMITÉ.CONSULTEZ VOTRE AGENT DE V'JTAGES.LOS ANGELES Vol aller retour 459$ (TAXES et TPS) +89$ VOL DIRECT TOUS LES MERCREDIS DU 26 JUIN AU 4 SEPTEMBRE 1991 \u2022Il est possible, moyennant un supplément, d'utiliser nos vols au départ de Los Angeles ou de Vancouver soit les samedis ou les mercredis pour Los Angeles, San Francisco, Las Vegas et reprendre le voyage soit de Los Angeles, soit de Vancouver vers Montréal sur nos vols.Permis du Québec c ¦ * * t I I Livres Automobile Mode Alimentation Design et art de vivre \t¦^DEMAIN\tLUNDI\tMARDI\tMERCREDI\tJEUDI VOUS OFFRE\t«Le prochain\t«la Range Rover:\t«Poitras:\t
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