La presse, 28 avril 1991, Cahier A
[" UN THRILLER PSYCHOLOGIQUE QUI VOUS FERA SOURIRE Page Cl Rencontres avec deux lauréats: Hugues Corriveau et André Girard PageC2 1 141920274045 413 22 26 31 10 SELECT MONTRÉP1, DIMANCHE 28 AVRIL 1991 107e ANNÉE N° 185 54 PAGES, 4 CAHIERS Abitibi-Témiscamingue : 55 cents Iles de La Madeleine : 1.00 Extérieur de la ville de Québec (Région est): 65 cents À domicile par porteurs.60 cents Routes motorisées : 70 cents 50* Taxes en sus Bonjour! la position dominante du français ulcère les anglophones \u2022 9 La personnalité de la semaine B, O JACQUES O DE CHAMPLAIN Information ¦ Des tornades d'une rare violence ont semé la dévastation et la mort vendredi soir dans le sud-est du Kansas et le nord-est de l'Oklahoma, tuant au moins 26 personnes.La petite ville d'Andover, près de Wichita, a été particulièrement touchée.On y a retrouvé seize corps, pour la plupart dans un camp de caravanes.Les dégâts sont évalués à 60 millions.Sur la photo, Loren Ward tient son fils Corey après le passage de la tornade et cherche son autre fils Casey, qui devait être retrouvé sain et sauf par la suite chez un ami.Nos Informations en page A 9 Sommaire Annonces classées immobilier.B11 à B15.C12 marchandbtt_________C12 et C1S C13 ] automobiles.C13 à C15 ; proposions d'affaires.B9 Décès.\u2022 C15 Économie.B8 et B9 Êtes-vous observateur?.B11 Feuilleton.BIS Horoscope.B12 Le bridge.C12 Le monde.81 Livres.Cahier C Arts et spectacles.C7 à C11 cloé^ifia \u2022\u2022»\u2022«.?.\u2022\u2022\u2022.\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022>»\u2022\u2022»\u2022\u2022\u2022 et C8 té^ie^vis^ooC7 Loteries.A4 «Mot my stère*.CI 3 Sciences.B5 Cahier spcrts Jean Perron.S5 mario fontaene La grogne des anglophones face aux politiques de promotion du français du gouvernement du Québec s'accroît avec les années: ils sont de plus en plus massivement contre, révèle un sondage CROP mené pour le compte de La Presse et Télé-Métropole auprès de 545 Anglo-Québécois de la région métropolitaine de Montréal et de TEstrie.Contre le français langue officielle, contre le français langue d'enseignement aux immigrants et langue du travail, contre la politique d'affichage du gouvernement, contre ce qui s'est fait depuis 15 ans au Québec pour améliorer la situation de la langue française.La Presse publiait hier la première tranche de ce sondage, révélant notamment qu'un grand nombre d'anglophones du Québec songent à quitter la province d'ici cinq ans.Les données publiées aujourd'hui montrent que l'insatisfaction de la communauté anglophones à l'égard des politiques linguistiques du Québec est encore plus vive que lors d'un sondage semblable effectué en 1987.Ainsi, il y a quatre ans, seulement 44 p.cent des anglophones désapprouvaient ce qui avait été accompli au Québec pour améliorer la situation du français, une proportion passée aujourd'hui à 59 p.cent.C'est lorsqu'il est question de mesures pré* cises mises de l'avant par le gouvernement du Québec pour promouvoir le fait français que le bât blesse le plus les anglophones.On constate par exemple que 74 p.cent des personnes interrogées s'opposent à ce que le français soit la langue de travail au Québec (cinq p.cent de plus qu'en 87), 89 p.cent déplorent le fait que le français soit la seule langue d'enseignement pour les enfants d'immigrants au Québec (plus 5 p.cent là aussi ), 90 p.cent ne sont pas d'accord pour que le français soit la seule langue officielle au Québec (plus 2 p.cent), tandis que 93 p.cent dénoncent la politique du gouvernement Bouras-sa concernant la langue d'affichage commercial.Ce dernier point ulcère particulièrement les anglophones.Les libéraux avaient en effet promis d'autoriser à nouveau l'affichage bilingue au cours de la campagne électorale de 1985.Une fois au pouvoir, ils se sont contentés de faire adopter la loi 178, qui interdit toujours l'affichage commercial bilingue à l'extérieur des commerces mais l'autorise à l'intérieur.L'adoption de cette loi, en décembre 88, avait suscité un tollé dans la communauté, provoqué le départ du cabinet des ministres anglophones et donné naissance, quelques mois plus tard, au Parti Égalité.Aujourd'hui, seulement un p.cent des répondants sont tout à fait d'accord avec la loi sur l'affichage, et cinq p.cent plutôt d'accord.D'autres irritants La plupart des anglophones interrogés (85 p.cent) pour les fins du sondage ont affirmé pouvoir converser en français, dont 64 p.cent au moins «assez bien».Pourtant, avec leurs amis de langue française, près de la moitié (47 p.cent) parlent surtout, sinon toujours, anglais.Trente pour cent font alterner Jes deux langues à peu près également, tandis que 19 p.cent parlent surtout, sinon toujours, français.Par rapport au sondage d'il y a quatre ans, on dénote un gain dans l'utilisation du français dans les conversations entre anglophones et francophones.D'une façon générale, les anglophones éprouvent peu de difficultés dans leur vie quotidienne à VOIR SONDAGE EN A2 ¦ BOURASSA: Une question de conjoncture, croit le premier ministre.Page A 2 LE CANADIEN RETOURNE À BOSTON Le Canadien l'a échappé belle hier soir, à quelques centaines de secondes de s'en aller en vacances.Mais un but spectaculaire de Shayne Corson, à 17 m 47 s de la période de prolongation, contraint à une ultime confrontation contre les Bruins, à Boston demain soir.Corson a provoqué la frénésie dans la foule à la suite d'une attaque avec Richer et Skrudland.C'est déjà lui qui avait créé légalité à 15 m 58 s de la troisième période.Stephan Lebeau a marqué le premier but du Canadien, tandis que Don Sweenay et Jeff Lazaro ont répliqué pour les Bostonnais.Tabloïd Sports, page 3.photo Bernard brault.u presse Choléra: l'épidémie pourrait toucher jusqu'à 120 millions de Latino-Américains A P.Reutcr IIMA La épidémie de choléra qui a déjà tué 1500 personnes continue à se propager en Amérique du Sud et des médecins estiment qu'elle fera probablement encore des dizaines de milliers de morts.Les eaux polluées de l'océan et les voyageurs contaminés ont déjà transmis la maladie le long de la côte pacifique, depuis la Colombie jusqu'au Chili.Elle a aussi atteint le coeur du Brésil, via le bassin de l'Amazone qui prend sa source dans les montagnes du Pérou.«Il s'agit de la pire épidémie de choléra dans le monde de ce siècle», souligne le docteur Horacio Lores, un expert en epidemiologic de l'Organisation panaméricaine de la santé (OPS).«Il est très difficile d'imaginer qu'elle cesse rapidement» .Hiroshi Nakajima, directeur de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a déclaré que l'épidémie menaçait 120 millions de Latino-Américains, soit un quart des habitants du continent, qui vivent dans des conditions d'hygiène déplorables.Pour lui, l'éradication du fléau pourrait nécessiter 50 milliards de dollars US.L'OPS estime pour sa part que l'épidémie affectera au moins six millions de personnes et fera 42 000 morts.Des experts sont d'autant plus inquiets qu'il s'agit de la première épidémie de choléra en Amérique du Sud depuis un siècle et qu'elle affecte donc des cens qui n'ont plus aucune défense immunitaire.D'où un risque d'endémie.Le choléra a fait son apparition fin janvier dans les ports du nord du Pérou.Il a ensuite gagné les villes pauvres des Andes, VOIR CHOLERA EN A2 Les cols bleus s'en vont en guerre «Ça va brasser», menace le président du syndicat marie-france léger Les cols bleus de la Ville de Montréal et de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) ont rejeté hier à 75 p.cent les offres des employeurs.Sur les 2417 votants seulement 606 se sont prononcés en faveur des offres patronales.Les cols bleus vont poursuivre l'escalade des moyens de pressions pour obtenir la semaine de 35 heures répartie sur quatre jours.Us ont déjà organisé un nouveau débrayage d'une durée de six heures mercredi prochain, le 1er mai.«C'est clair que d'ici l'été ça va brasser fort.Les manifestations vont être de plus en plus virulentes et de plus en plus corsées et on s'engage à ce que ça leur coûte de plus en plus cher», a prévenu Jean Lapierre, président de la section locale 301 du Syndicat canadien de la fonction publique.La Ville de Montréal propose de créer un comité conjoint pour étudier la réduction des coûts et la réduction des heures de travail alors que la CUM s'oppose fermement à cette revendication.Sur le plan des salaires, la Ville propose une agumentation de 5 p.cent pour l'année 91 et la CUM s'en tient à une agmentation de 4,5 p.cent.Le syndicat a d'ailleurs indiqué que les employeurs «tendaient des perches» pour proposer des augmentations de salaires de 2 p.cent en 1992.Les cols bleus dénoncent la stratégie des employeurs de vouloir faire «traîner jusqu'à l'automne» les discussions sur la réduction du temps de travail.La Ville de Montréal, disent-ils, renie ses engagements à régler cette question en dehors de la conven-tion collective, qui arrive à échéance en décembre 91.« Notre objectif est de négocier séparément.La semaine de travail, c'est la priorité.On est prêt à négocier à l'intérieur des capacités budgétaires en faisant des réaménagements sur les gains de production et couper les temps morts», a indiqué lean Lapierre.Il a laissé entendre que si la Ville ne négociait pas très vite, cela pourrait aller «jusqu'à l'état de guerre» en 1992, année des fêtes du 350e anniversaire de Montréal.D'autre part, les cols bleus sont beaucoup moins préoccupés pour VOIR VILLE EN A2 Jean Lapierre Le précipice de misère de Thérèse, la «faiseuse de troubles» martha gagnon 2B Thérèse, 38 ans, a autant de ¦ bleus sur le corps que de bleus à l'âme.Quand ce n'est pas la vie qui lui donne des coups, c'est elle même qui s'en donne.Et des gros! L'automutilation à répétition.Mère de deux adolescents, elle a passé une partie de sa vie dans les hôpitaux psychiatriques où elle a acquis la réputation de «faiseuse de troubles».Le tribunal l'a déjà acquittée pour Schizophrènes, psychotiques, pédophiles, violeurs: hôpital psychiatrique à sécurité maximale, l'Institut Philippe-Pinel a pour mission de garder ceux que personne n'arrive à garder et de traiter ceux que personne n'arrive à traiter.La Presse poursuit aujourd'hui ses reportages sur cet univers hallucinant.aliénation mentale après qu'elle eût agressé un patient dans un département de psychiatrie.Elle a aussi mis le feu à quelques reprises, dont une fois à Louis-H.Lafontaine où elle a souffert de graves brûlures à une jambe.«Je ne suis pas un cadeau, reconnaît-elle.On me dit souvent : 'Thérèse t'es finie, ton cas est désespéré.' D'après les médecins, je souffre d'une carence affective.» Il serait plutôt exact de dire qu'elle est tombée dans le précipice de la misère et elle n'en est jamais ressortie.Elle a fait dépression sur dépression.Battue par sa mère, ensuite par son mari alcoolique, agressé une fois par son père, placée en famille d'accueil, elle réclame de l'attention et de l'affection comme une enfant.11 lui arrive même d'appeler des infirmières «maman» et d'essayer de se blottir dans leurs bras.Quand nous l'avons rencontrée, elle terminait un traitement de trois mois à Pinel.«Ils m'ont donné un bon coup de bâton sur la tête, dit-elle.Juste pour me réveiller.Ce que personne n'avait encore fait.» Incapable d'attirer l'attention, elle s'est d'abord VOIR Une équipe EN A7 PINEL HOPITAL OU PRISON?KV-20TS27 21\" STÉRÉO \u2022 Cablo-sélecteur 18 canaux \u2022 Télécommande à distance \u2022 Fonctions à l'écran \u2022 Entrée vidéo \u2022 Toutes fonctions par la télécommande Au prix de 1991 3 ans de garantie à domicile chez \u2022 - Télé \u2022 Vidéo \u2022 Audio 47, rue Fleury ouest 381-8261 A2 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 28 AVRIL 1991 Des sympathisants influents mais discrets de la souveraineté louis b.robitaille m collaboration spéciale \u201e«a souveraineté du Québec est de toute évidence devenue plus plausible, depuis l'échec du lac Meech», a déclaré cette semaine à Paris le président du groupe d'amitiés France-Québec à l'Assemblée nationale française, Pierre-André Wiltzer.Un peu plus tôt, M.Wiltzer avait présidé un déjeuner en l'honneur du chef du Parti québécois, M.Jacques Pari-zeau, et auquel participaient vingt-deux députés, quinze élus de droite et sept socialistes.En tant que simple député \u2014 et qui plus est, de l'opposition \u2014, M.Wiltzer reconnaît avoir davantage de liberté de parole qu'un représentant officiel du gouvernement ou du Parti socialiste.Mais ses propos restent prudents et mesurés.Il précise, quand on lui demande s'il est personnellement favorable à la souveraineté : « Nous avons une sympathie et une solidarité actives avec le Québec, et les décisions qu'il prendra concernant son avenir.Nous n'avons aucune intention de nuire au Canada.» À la question de savoir si, dans une séparation conflictuelle, la France devrait soutenir le Québec (contre la volonté canadienne), par exemple à l'ONU : «À ce moment-là, il y aura un débat au Parlement français.Je ne sais pas ce que fera le gouvernement.Mais je sais comment moi je voterai».D'autres députés \u2014 UDF comme Wiltzer \u2014 donnent des opinions similaires.L'un d'entre eux réussit même à participer à la fois au groupe France-Québec et au groupe France-Canada, et déclare: «Le Québec même souverain a besoin du Canada pour vivre».Un seul, plutôt obscur, M.Moyne-Bressand, proclame fièrement devant la caméra: «le suis pour 'Vive le Québec libre', selon les paroles du général de Gaulle».Mais il faudrait solliciter beaucoup la réalité pour prétendre qu'il représente l'opinion moyenne de la classe politique française.Parmi la fraction importante qui s'intéresse à la question, il serait plus exact de dire que pratiquement personne n'aurait l'idée de défendre en soi le fédéralisme ou de dénoncer le projet souverainiste.Pour un Philippe Rossillon \u2014 aujourd'hui un peu oublié \u2014 et qui déclarait volontiers: «L'indépendance, ça ne se vote pas, ça se prend », il y a surtout l'imposante masse des milieux \t 1\t politiques qui est favorable au Québec, voit certainement la souveraineté d'un bon oeil, mais ne songerait pas un instant à devancer les décisions du Québec dans ce domaine.Même ceux qui, dans l'intimité, peuvent.fort bien soutenir leurs « amis » du Parti québécois, s'en tiennent à la ligne précise selon laquelle «c'est d'abord au Québec de se décider».Cela dit, cela fait un large cercle de «sympathisants solidaires» \u2014 notamment les quelque 70 députés membres du groupe d'amitié.Et à l'intérieur de ce vaste cercle, il y a, sinon un noyau dur, du moins un véritable «réseau» susceptible, au besoin, de «donner un coup de main discret» aux souverainistes.Un réseau que l'on pourrait presque baptiser du nom de «réseau Beaudoin », tant le rôle de l'ex-Déléguée générale continue d'être actif et déterminant à Paris.Mentionnons que Louise Beaudoin, qui n'a plus de fonctions politiques officielles, continue de voir longuement le premier ministre Rocard à chacune de ses visites à Paris.Elle est reçue plutôt fréquemment par le président Mitterrand.Parmi les «amis» influents qu'elle peut appeler à l'aide, il y a André Fontaine, directeur sortant du quotidien Le Monde, et l'éditorialiste Jacques Julliard, fort important au Nouvel Observateur.Pierre-André Wiltzer, qui peut être considéré du « réseau », est l'ancien chef de cabinet de Raymond Barre: un «minîstrable» de premier plan, sans l'ombre d'un doute, dans un gouvernement de centre-droit ou de «cohabitation».Parmi les amis plus que fidèles, la secrétaire d'État Véronique Neiertz, influente au sein de l'appareil du PS.Le député PS Michel Su-chod.Le chef du PS lui;même, Pierre Mauroy, bien que prudent de nature, est «sensibilisé» au Québec.Au «réseau Beaudoin», ajoutons des fidèles plus anciens du Québec.À commencer par un puissant «baron» du Parti socialiste, Jean-Pierre Chevènement, qui avait signé en 1980 une pétition d'appui au «oui».Des gens aussi divers qu'André Labarrère, député-maire de Pau, huit ans professeur à l'université Laval.Robert Lion, ancien chef de cabinet du premier ministre Mauroy, aujourd'hui président de la Caisse des dépôts.Et encore le porte-parole de l'Elysée, Hubert Védrine, sur qui les souverainistes peuvent «compter» \u2014 discrètement toujours! Plus loin dans le temps, on trouve les «gaullistes», tel Alain Peyrefitte ( un peu a l'écart aujourd'hui), Jacques Chirac bien entendu, le ministre Thierry de Beaucé, ét quelques autres.Tout cela ne fait pas un groupe de conspirateurs travaillant jour et nuit à la rupture des relations diploma-: tiques avec le Canada.Ni une armée de libération préparant un débarquement à Saint-Pierre et Miquelon.Tout ce monde, un peu échaudé par l'expérience du référendum de 1980, mais de nouveau aux aguets de ce qui se passe au Québec, constitue simplement un fort groupe de sympathisants influents, et prêts à se déclarer franchement et ouvertement en faveur d'un Québec souverain.À la condition que celui-ci se prononce lui-même clairement an faveur de la souveraineté.Louise Beaudoin SUITE DE LA UNE CHOLÉRA Choléra: l'épidémie pourrait toucher jusqu'à 120 millions de Latino-Américains puis les jungles de l'Amazonie.Mais aussi les grandes cités cô-tières comme Lima.Bilan provisoire: au moins 1250 morts et 3 pour cent des 22 millions d'habitants contaminés.Les spécialistes en epidemiologic jugent impossible d'empêcher la bactérie de passer d'un pays à l'autre, notamment en raison de la facilité pour les gens de franchir des frontières non gardées.Ainsi, en Colombie, les autorités mettent en cause les trafiquants de drogue venus de la jungle péruvienne, grande productrice de feuilles de coca.Seuls quatre cas ont pour l'instant été signalés au Brésil mais les responsables pensent que l'épidémie devrait se répandre via l'Amazone jusqu'aux tribus indiennes et, finalement, aux bidonvilles de l'Atlantique.Des Indiens ont été contaminés près de Leticia et une femme des environs de Sao Paulo semble avoir contracté la maladie.Un prêtre a confirmé qu'un deuxième Indien de l'Amazonie brésilienne avait contracté le choléra et des chefs indiens ont estimé que l'épidémie risquait d'être catastrophique pour leurs tribus.?Une question de conjoncture, croit Robert Bourassa Pourtant, trois millions de téléspectateurs québécois l'ont .vue dans les Les Filles de Caleb.photo robert nadon.li p*** Marina Orsini?Connais pas! lilianne lacroix est à l'échec du lac Meech, aux difficultés constitu-* tionnelles et à l'insatisfaction des anglophones autour de la loi 178 Sue le premier ministre Robert ourassa attribue l'accroissement du mécontentement des anglo-.phones et leur désir, exprimé hier dans un sondage Crop- La Presse-Télé-Métropole, de quitter massivement le Québec.S'il est parfaitement conscient du désarroi ou à tout le moins des inquiétudes que vit actuellement la communauté anglophone, M.Bourassa espère bien parvenir à rassurer ses membres et se dit confiant qu'ils demeureront au Québec.«Ce désir exprimé de quitter le Québec ne correspond peut-être pas à la réalité à long terme, a indiqué hier le premier ministre.VILLE Les cols bleus s'en vont en guerre * \u2022 le moment par la question des salaires.«Pour les salaires, on est ouverts en tenant compte de l'inflation de 1, 25 p.cent provoquée par la TPS et la TVQ.Ce n'est jamais litigieux.On verra plus tard pour le 5 p.cent », a repris M.Lapierre.Le syndicat demande par contre le respect de l'équité salariale par rapport aux cols blancs.«Si l'on compare avec notre taux horaire, on est 14 p.cent en dessous des cols blancs», a dénoncé M.Lapierre.?mario fontaine ¦ Céline Dion, oui.Roch Voisine, un peu.Ariette Cousture, pas du tout.Les deux solitudes se maintiennent très bien au Québec, si l'on se fie au dernier sondage CROP sur la communauté anglophone.On a en effet demandé aux Anglo-Québécois, à l'occasion d'une enquête d'opinion menée du 11 au 15 avril, non seulement de dire s'ils connaissaient certaines personnalités québécoises, mais aussi d'identifier le domaine dans lequel elles évoluent.Les résultats varient énormément selon les vedettes citées.La chanteuse,Céline Dion arrive ainsi largement en tète de ce palmarès, avec un taux de reconnaissance de 68 p.cent.Mlle Dion, il est vrai, fait aussi carrière en anglais.Et son fracassant refus du Félix décerné au meilleure disque d'une artiste anglophone, lors du gala de l'Adisq l'automne dernier, a aussi projeté son nom à la une des médias.Suit, loin derrière (43 p.cent), Roch Voisine, qui désormais fait, lui aussi, des disques en anglais.ï\u201e\u201eo \\^\u201e,i Comme gouvernement, on essaie Le cinéaste Denys Arcand, dont d.aîlleui| de leur redonner con- ^^À&J^^^V fiance.Notre volonté de les inté- £«f ~f n.?^ S™ dans ,a Fonction publique, «enSn?& les efforts déployés dans le do- £;«wLdes Québéco,s de lan«ue maine de l'éducation, l'applica- angiaise.Uon progressive de ja |0j 142.Les autres noms soumis suivent Voilà des mesures concrètes en ce loin derrière : Claude Béland, le sens » président du Mouvement Desjar- «certains points peuvent d'ail- ftU**^^ ,eurs nous donnefeonfiance, 8 p.cent des anglophones maigre poursuiH1.Par exemple, cette sa.participa ion active a la Corn- guasj.unanîniilé exprimée aux fSSS H^nnfhP^^nSt^r audiences de la Commission Bé- Î^S^'mSSSS: c\u201e?PWW langer-Campeau sur le respect des ,eArh^^?\"gTn1.^,L?ïLP: droits des anglophones au Que- cent, la nageuse Sylvie Frechette et la comédienne Marina Orsini à 5 p.cent, alors que Ariette Cousture, Fauteur des Filles de Caleb, ferme la marche avec un maigre un p.cent.angloph bec.En outre, depuis plusieurs années, les jeunes anglophones sont de plus en plus bilingues, ce qui est fort encourageant car cela devrait faciliter la transition qu'on vit actuellement.Et puis, il Malgré l'annonce du village ne faut pas oublier que les Québé-global par le défunt Canadien an- cois francophones acceptent le glais Marshall McLuhan, ses com- fait que les anglophones ont un patriotes établis au Québec vibrent plutôt au diapason anglo-saxon.Ainsi à peine 29 p.cent d'entre eux ont lu un journal en français au cours des dix derniers jours; 35 p.cent ont toutefois écouté une station radio en français, et 43 p.cent déclarent avoir regardé une émission télévisée en français.rôle historique irremplaçable.» Tandis que les péquistes l'accusent d'essayer de contourner la volonté majoritaire des Québécois d'atteindre la souveraineté, les anglophones révélaient qu'ils ne croient tout simplement plus Robert Bourassa quand il se dit fédéraliste et ce, dans une proportion de quelque 60 p.cent.La Quotidienne tirage d'hier à trois chiffres à quatre chiffres 193 0240 ABONNEMENT 285-6911 Le servie© des abonnements est ouvert du lundi au vendredi do 7h à 17h30 RÉDACTION PROMOTION | COMPTABILITÉ Grandes annonces Ar nonces classées 285-7070 285-7100 285-6892 285-6900 285-7202 285-7306 285-7265 ANNONCES CLASSEES Commandes ou corrections lundi au vendredi de 8h.a I7h.285-7111 GRANDES ANNONCES Détaillants National, TelePresse Vacances, Voyages Carrières et professions, nominations 285-7320 la presse est oubliée par la presse.ltee.7.rue Samt-Jacques.Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée a diffuser les informations de «la presse» et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières a LA PRESSE sont également réservés -Courrier de la deuxième classe \u2014 Enregistrement: numéro 1400> Port de retour garanti.(USPS003692) Champlaln N.Y.12919-1518.I | RENSEIGNEMENTS 285-7272 I I I I I DIMANCHE 28 AVRIL 1991 17-7-01 Êtes-vous tout à fait d'accord, plutôt d'accord, plutôt en désac- I cord ou tout à fait en désaccord avec.\u2022 ¦b 1 > \u2022 1\t\t\t\t 0\t\t1991 Désaccord\t\t1987 Désaccord \tPlutôt %\tTout à fait %\tTotal %\tTotal I % Ce qui s'est fait au Québec au cours des quinze (15) dernières années pour améliorer la situation de la langue française?\t34\t25\t= 59\t44 Le fait que le français soit la seule langue officielle au Québec?\t21\t69\t= 90\t88 Le fait que le français soit la 'langue de travail au Québec?\t23\t51\t- 74\t69 Le fait que le français soit la seule langue d'enseignement pour les enfants d'immigrants au Québec?\t21\t68\t= 89\t84 La politique du gouvernement du Québec concernant la langue d'affichage commercial?\t17\t76\t= 93\t\u2014 Le premier ministre laisse échapper un petit éclat de rire: «Il est parfois difficile de gouverner le Québec.Il ne faut jamais oublier, dans l'analyse, que le Québec est un État, sûrement le seul en Amérique, où les différents regroupements culturels se retrouvent tous en minorité.Les francophones sont minoritaires au Canada et en Amérique et se sentent menacés.Les anglophones sont minoritaires au Québec et cela, c'est sans compter tous les allophones, eux aussi minoritaires.» Le ministre des Affaires internationales lohn Ciaccia avoue pour sa part qu'il faut se mettre au travail et établir un dialogue avec les anglophones : « le n'ai pas de formule magique, admet-il, mais il faut être plus présents.On doit prendre ce message très au sérieux.Leur inquiétude va au-delà de la question de la langue.Une grande portion des gens qui ont exprimé leur volonté de partir sont bilingues, mais l'avenir politique les inquiète, il faut les rassurer.» Selon lui, le Québec doit faire comprendre aux anglophones qu'on a besoin d'eux: «On doit leur dire que le Québec ne sera pas le même sans eux, qu'ils ajoutent à notre dynamisme.Si seulement on pouvait leur faire comprendre nos objectifs en terme de constitution, ils pourraient sans doute servir de lien avec le Canada anglais.» Président d'Alliance-Québec, M.Robert Keaton serait bien prêt à assumer ce rôle d'ambassadeur si seulement.Car il y avait un «mais».Selon lui, la communauté anglophone ne pourra jamais se sentir chez elle au Québec tant que la loi 178 existera: «Pour nous, c'est un signe d'intolérance.Elle rend publiquement notre langue illégale.Comment les anglophones peuvent-ils se sentir chez eux avec cela?» Robert Libman, chef du Parti Égalité, croit que les Québécois devraient à leur tour s'inquiéter devant cette perspective d'exode massif de quelque 300 000 anglophones: «Les dépanneurs, les magasins, les appartements vont perdre 300 000 clients et locataires et la société 300 000 personnes dynamiques.» Selon lui, le ministre Ryan n'a rien compris à la question quand il suggère d'augmenter le bilinguisme au sein de la communauté anglophone pour régler le problème : « Les gens qui parlent de partir sont déjà bilingues.Mais ils ne se sentent plus chez eux.Ils ne font plus confiance à l'avenir du Québec et surtout pas à ses politiciens.» / Pour sa part, M.Patrick Ken-niff, recteur de l'Université Concordia, sans minimiser les inquiétudes des anglophones, croit que le contexte économique n'aide en rien : «Les gens ont des idées noires.La morosité est à l'ordre du jour.» H se disait toutefois surpris par l'ampleur du phénomène: «Comme recteur, je m'inquiète évidemment du fait que ce soit des jeunes qui songe à quitter.» «Évidemment, explique-t-il, les jeunes sont pragmatiques.Us se demandent: «Vais-je trouver un emploi et un emploi intéressant?» i.«Il y a cinq ou six ans, on avait le sentiment que l'économie que* bécoire avait le vent dans les voiles mais plus maintenant.Malgré tout, beaucoup d'anglophones ont des racines très profondes ici et hésiteront avant de partir.» Pour la mairesse de West-mount, Mme May Cutler le nationalisme québécois représente le grand mal : «Tout le monde en a peur.C'est une maladie, un cancer qui ratatine la société et la rend soupçonneuse.Il est nécessaire qu'on dise la vérité aux Québécois.Un Québec indépendant, ça deviendra un pays du Tiers-Monde où on ne protégera pas les droits individuels car le nationa- ; lisme ne reconnaît pas les ;âu-; très.» * i M « le ne connais pas une seule.famille anglophone résidant au Québec qui n'a pas perdu ses \"enfants adultes.Le Québec, les jeunes n'y croient plus.Après le référendum, on a cru que c'était fini et voilà que ça recommence de\\i plus belle.On est fatigués.» Whip en chef du Parti québé- < cois et député du Lac Saint-Jean, M.Jacques Brassard fait évidemment partie de ces nationalistes que dénonce Mme Cutler: «La communauté anglophone a toujours été à la fois très hostile a souveraineté et très inquiète des changements qui pourraient en résulter, dit-il.On a beau leur dire que leurs droits seront respectés, on a beau le crier, le répé- : ter, le message ne passe tout simplement pas, admet-il.Comment leur faire comprendre que leurs droits ne sont pas menacés?Eh l bien, c'est bien difficile, quand ; leurs leaders leur disent le con- * traire.» SONDAGE La position dominante du français ulcère les anglophones cause de leur langue.Durant la dernière année, neuf p.cent de ceux qui ont eu affaire avec les services hospitaliers et les minis-^ tères fédéraux déclarent toutefois avoir eu des problèmes, une pro-, portion qui passe à 10 p.cent pour les services municipaux, 13' p.cent pour les magasins à rayons; et 14 p.cent pour les services sociaux.Le vrai hic, de ce côté, se trouve \\ du côté de la police et des minis-\" teres québécois.Pas moins d'un-anglophone sur cinq qui a été en contact avec ces institutions fait en effet état de difficultés (21 p.cent pour la police, 22 p.cent dans le cas des ministères provinciaux ).?Quelle langue parlez-vous avec vos amis francophones?% Toujours anglais 22 Surtout anglais\t25 Autant anglais\t que français\t30 Surtout français\t12 Toujours français\t7 Pas d'amis francophones\t4 Depuis 1987, la Fondation Diane Hébert sensibilise le public au .don d'organes et apporte une aide directe aux patients et patientes en attente d'une greffe, aux personnes greffées ainsi qu'à leur famille.Aujourd'hui, nous avons besoin de votre aide financière.Qonnez, pour l'amour .de la vie.VOUS AVEZ LE DON DE LA VIE En collaboration avec Fondation Dime Hébert 1080, rue Bélanger Est.Montréal, Québec, H2S IH2 laracro d'eitegislreneit: 0795344-Il «¦¦¦MJUlUlMlJULinB» Il i: i S i A il RADIOMUTUEL Fondation Diane Hébert (5 14) 965.0333 m ft! \u2022 ¦ LA PRESSE, MONTRÉAL.DIMANCHE 28 AVRIL 1991 \u2022A3 mm y'?¦ : 3^ La moitié avant d'une Toyota sort de terre.Volée ou.quoi encore I On verra bien un jour.Elle a belle allure la Falaise saint-Jacques MARIE-FRANCE LÉGER ¦ La Falaise Saint-Jacques, un des seuls «poumon vert» de Il'autoroute 20, se transforme en véritable dépotoir.De vieux bidons d'huiles usées, des carcasses de voitures et des centaines de pneus jonchent le sol de cette immense bande de terrain située à côté de l'échangeur Turcot.Depuis quelques années, les horticulteurs de la Ville de Montréal ont enfoui 200 kilos de graines de semences et planté des milliers de jeunes pousses pour redonner vie à la falaise mais les entreprises privées avoisinantes continuent d'y déverser leurs déchets.«C'est un scandale et une grossière indécence végétale.La falaise est laissée à l'abandon et devient un dépotoir.Elle est très polluée et nous craignons qu'on y ait déversé des huiles usées.En plus, on défait tout le travail des semences et des pousses qui a nécessité des milliers de dollars d'investissement», a dénoncé hier Jean Blackburn, du comité des jardiniers de la Ville de Montréal.M.Blackburn a précisé que la Ville avait déjà interdit aux compagnies il y a cinq ou six ans de se servir de la falaise comme dépotoir.«Il faut absolument que le principe du pollueur-payeur soit appliqué», a renchéri M.Blackburn.La pollution grignotte effectivement la falaise.La centaine de bidons rouilles forment une «rivière» de tôle du haut jusqu'en bas.Plusieurs carcasses de voitures, des téléviseurs et quelques réfrigérateurs dénaturent le paysage.La moitié avant d'une Toyota rouge défoncée dépasse du sol et plusieurs autres voitures ont été délibérément «cachées» sous des amas de terre.En superficie, la falaise parcourt plusieurs kilomètres.Le terrain accidenté a forcé les horticulteurs à faire appel à des spécialistes de l'aménagement pour la reboiser.Mais aujourd'hui, se plaignent les horticulteurs, tout le travail est gâché.La Ville, disent-ils, n'a aucun leadership en matière d'environnement.«C'est ridicule de mettre des millions dans le Jardin botanique et dans le Biodôme quand on laisse en même temps détruire les poumons verts de la ville.Ça ne donne pas une très belle image dè Montréal quand on arrive par l'autoroute.Je ne suis pas très fier de mon employeur», a déploré M.Blackburn.ils.La pollution asphyxie les milliers de jeunes pousses et les graines de semences plantées par les horticulteurs de la Ville de Montréal.PHOTOS PIERRE CÔTE.La Presse St-Cuthbert recherche sa quiétude disparue La Journée sécurité attire 250 personnes âgées Le maire Vaillancourt reste confiant de voir le métro se rendre à Laval MARTIN PELCHAT ¦ La Journée sécurité tenue hier à Saint-Cuthbert, où quatre vieillards ont connu une mort violente depuis novembre 1989 au cours de vols, a attiré quelque 200 des 250 aînés de ce village de la région de Lanaudière.« La journée a été une réussite et on veut continuer, on ne veut surtout pas s'arrêter là», a décla-.ré, six heures et six ateliers plus tard, le président de l'Association locale de l'Âge d'or, M.Ludger Bourgeault.«Les gens veulent retrouver la quiétude qu'ils avaient il y a deux ans mais c'est évident que ça ne sera plus jamais pareil, ajoute le maire Robert Fernet.Mais ils ont reçu beaucoup d'information et' ça les a remis en confiance.» De tous les conférenciers invités par le comité formé à l'initiative du maire Fernet, le préven-tionniste de la Sûreté du Québec, Michel Couture, était le plus attendu.Le policier y est allé de conseils pratiques pour protéger les demeures et se protéger et a livré beaucoup d'information sur les systèmes d'alarme.Mais l'idée d'une chaîne téléphonique a particulièrement retenu l'attention et les prtochains travaux du comité formé par les villageois devraient permettre de l'explorer plus à fond.Un tel réseau pourrait maintenir quotidiennement le contact avec les aî- nés et favoriser le dépistage de situations louches.Une question d'insécurité «Ce qui revient beaucoup dans les propos des gens c'est l'insécurité, d'expliquer M.Bourgeault.Pour moi, le moyen de s'en sortir, c'est la communication entre voisins.» Les policiers notent plusieurs constantes dans les vols dont sont victimes les vieillards.D'abord, certaines victimes conservaient d'importantes sommes d'argent à la maison.Hier, des représentants des Caisses populaires Desjardins n'ont pas manqué d'inviter les aî- M ART IN PELCHAT ¦ Tout en rappelant que la Société de transport de Laval (STL) avait été le seul organisme public de transport en commun à connaître une hausse de son achalandage au cours des derniers mois, le maire de Laval, M.Gilles Vaillancourt, s'est dit confiant hier de voir Québec donner suite à son engagement de prolonger le métro jusqu'à sa ville malgré le resserrement des dépenses gouvernementales.Réagissant à un article publié hier dans La Presse et annonçant le renvoi aux calendes grecques de cette entreprise d'un milliard de dollars, le maire Vaillancourt note que «ne pas construire le métro à Laval serait aller à contre-courant de la tendance d'une plus grande utilisation du transport en commun par les Laval-lois».* La STL, fait-il valoir, a enregistré en 1990 une augmentation de 18 p.cent de sa clientèle.Cette tendance s'est poursuivie depuis le début de 1991 avec une croissance de cinq p.cent.M.Vaillancourt dit n'avoir reçu aucune information voulant que Québec ait renié l'entente de 1989 et précise que «la réforme de la fiscalité municipale du ministre Claude Ryan a préservé la réalisation du métro à Laval».Annoncé au cours de la dernière campagne électorale, le prolongement du métro vers Laval avait fait l'objet d'une entente entre Québec, Laval et la CUM le 21 septembre 1989.Le gouvernement s'engageait à en assumer la totalité des coûts.Le 23 juin suivant, Québec adoptait un décret prévoyant le financement au coût de deux millions de dollars des études préliminaires et d'un avant-projet.Par ailleurs, contrairement à son collègue de Mille-Iles, Jean-Pierre Bélisle, qui déclarait vendredi à La Presse que ce projet était irréalisable compte tenu de ses coûts et qu'il fallait plutôt trouver des solutions de rechan- nés de Siint-Cuthbert à plutôt placer leurs avoirs.Ensuite, il faut savoir que ces délits sont souvent initiés par des membres de la famille et qu'ils menacent particulièrement les gens dont la demeure est isolée et qui entretiennent peu de contacts avec leur entourage.Malheureusement, beaucoup des personnes âgées qui pourraient constituer des cibles idéales en vertu de ces derniers «critères» n'ont pas répondu hier à l'appel des autorités de Saint-Cuthbert, ce qui n'a pas manqué de décevoir le maire Fernet.«Mais l'important, dit-il, c'est que la majorité des gens y étaient et que ceux-là servent d'agents multiplicateurs», dit-il.Le maire de Laval, M.Gilles Vaillancourt.PHOTO La Presse ge, le député libéral de Laval-des-Rapides, Guy Bélanger, «invite ses concitoyens à ne pas prêter foi aux études de coin de table qui sont véhiculées actuellement »-.M.Bélanger voit dans le métro à Laval une «solution économique comprenant un volet social et écologique» et croit toujours que le gouvernement a l'intention de le compléter tel que le prévoit le protocole d'entente de 1989.: Enfin, l'organisme Transport 2000, voué à la promotion du transport en commun, remarque que des trois projets annoncés en grandes pompes par l'équipe libérale à cinq jours des élections de 1989, aucun ne verra le jour.Le prolongement du métro à Laval et vers l'est, de même que la modernisation du train de banlieue de Deux-Montagnes semblent non seulement oubliés, explique le président québécois de Transport 2000, Guy Chartrand, mais les délais de modernisation du train de Deux-Montagnes «remettent en cause son existence», soutient-il.Indemnités: Ryan promet de traiter toutes les demandes d'ici juin MARTIN PELCHAT_ ¦ Les maires de la MRC Roussil-lon sont sortis satisfaits d'une rencontre avec le ministre de la Sécurité publique, M.Claude Ryan, au cours de laquelle ce dernier a laissé entrevoir d'ici juin la fin du traitement des réclamations d'indemnités des municipalités, entreprises et citoyens touchés par le blocus du pont Mercier par les Mohawks de Kahnawakcen 1990.' En ce qui concerne la sécurité des routes 132 et 138, les maires prennent acte de l'engagement du ministre à maintenir les patrouilles de la Sûreté du Québec et de la Gendarmerie royale du Canada tant que les pourparlers en cours avec le conseil de bande de Kahnawake n'auront pas conduit à une entente.Vendredi soir, M.Ryan a rencontré les chefs de police de Châ-teauguay et des municipalités voisines de la réserve, de même que les maires de la MRC Roussillon.Ces discussions se sont poursuivies tard dans la soirée.Le ministre a qualifié de «plutôt calme» la situation aux abords de la réserve malgré quelques incidents isolés.«Le consensus qui est ressorti avec ies gens présents et entre autres les chefs de police est qu'il y a beaucoup de déclarations faites à gauche et à droite, mais qu'après vérifications, ces rumeurs ne tiennent pas à grand chose», expliquait hier le porte-parole du ministre Ryan, François Grenon.«M.Ryan souhaite comme nous que nous ayons la paix une fois pour toute, sauf qu'il faut être vigilant», de dire hier le maire de Châteauguay, jean-Bosco Bourcier.Ce dernier est heureux que le ministre ait accepté d'étudier la demande de révision de sa municipalité, dont les réclamations au gouvernement pour les pertes engendrées par la crise s'élevaient à 891000$.Québec, sur la foi du décret qu'il a adopté l'an dernier, a accepté de payer 684000$ et Châteauguay réclame en appel 207000$.Le ministre examinera également la demande de révision* de la Corporation Inter-municipale de Transport du Sud-Ouest, qui réclamait plus de 1,5 million de dollars et qui en a obtenu 290< de moins.Dans les deux cas, le maire Bourcier se dit confiant de voir le ministre user de son pouvoir discrétionnaire et approuver le versement des sommes manquantes.Près de 700 entreprises de la MRC Roussillon ont adressé des demandes d'aide dans le cadre du décret et 215 ont été approuvées jusqu'à maintenant sur les 295 traitées.Le gouvernement a émis 150 chèques.Enfin, quelque quatre millions de dollars ont été payés aux citoyens de Châteauguay ; 11 586 réclamations ont été acheminées en vertu du programme d'aide.Rappelons qu'en commission parlementaire, cette semaine, le ministre Ryan a déclaré que le contrôleur des finances avait conclu qu'il n'y avait pas eu de laxisme dans l'administration du programme d'aide aux victimes de la crise, contrairement à ce que deux fonctionnaires contractuels ayant travaillé l'automne dernier à Oka avaient affirmé.Le ministre a promis de rendre public dans les prochains jours le rapport du contrôleur.400 professionnels attendus au colloque «Mourir avec dignité» MARTHA GAGNON ¦ Durant trois jours, des infirmières, des médecins, des chercheurs, des théologiens, des juristes, des responsables de centres d'accueil et des bénévoles discuteront de la mort.On attend environ 400 participants à ce colloque, le premier du genre, qui débute aujourd'hui au Centre d'art Orford.Il s'agit d'une réflexion sur l'euthanasie, l'acharnement thérapeutique, le suicide, les soins palliatifs et le testament biologique.Sous le thème « Mourir avec dignité», on abordera l'aspect éthique, médical et juridique.Pour Me Gisèle Gratton, professeur d'éthique invitée au colloque, cette réflexion est d'autant plus importante que les personnes âgées formeront près de 14 p.cent de la population du Québec en 2001.«On vit plus longtemps, mais pas nécessairement dans les meilleures conditions.La médecine prolonge la vie, mais pas nécessairement la qualité», dit Me Gratton.À son avis, la chose primordiale est que le citoyen ait la possibilité de dire oui ou non aux traitements.Elle profitera de cette rencontre pour faire une analyse critique des soins palliatifs et des comités d'éthique qui, selon elle, n'ont pas toujours la bonne approche.«Mourir avec dignité est devenu un sujet à la mode.On veut mourir en douceur.Mais, on oublie que la mort n'est pas un droit; c'est un fait.» L'espérance de vie est aujourd'hui de plus de 70 ans pour les hommes et de près de 80 ans pour les femmes.Un cardiologue de ré- putation internationale, le docteur Larken, déclarait devant un auditoire de médecins réunis à Edmonton qu'il existait 300000 «légumes humains» dans les hôpitaux de soins prolongés aux Etats-Unis.Doit-on continuer de nourrir ces personnes par intraveineuses ou par des tubes gastriques?Doit-on garder ces personnes dans des lits d'hôpitaux qui ne suffisent pas à la demande?Des questions difficiles qui ne feront jamais l'unanimité.Mme leannine Pelland, présidente de l'Ordre des infirmières, explique que ses membres sont très préoccupées par ces problèmes.«Elles font face à la mort tous les jours».Elle déplore *u «conspiration du silence» qui existe très souvent dans le?unités de soins palliatifs.Personne n'ose discuter franchement de la mort qui s'en vient.«On n'écoute pas assez le malade et sa famille.Les infirmières sont souvent mal à l'aise, comme les autres membres du personnel.On choisit de se taire.» Plusieurs personnalités participeront au colloque, dont Louis-Vincent Thomas, auteur de l'anthropologie de la mort ; le docteur Emmanuel Goldenberg, psychiatre français et le le juge Jean-Louis Beaudoin, de la Cour d'appel du Québec; M.Réjean Cantin, président de ia Régie de l'assurance-maladie; le théologien, Hubert Doucct ; la curatrice, Nicole Fontaine et la président du Conseil des affaires sociales, le docteur Madeleine Blanchet.Le Conseil a déjà émis un avis sur les soins aux malades en phase terminale.11 proposait, entre autres, de mieux définir les programmes de soins dans les établissements, d'améliorer les services à domicile, de créer des comités d'éthique et d'impliquer le malade et ses proches dans toutes les décisions.11 y aussi des militants de la «mort douce» qui souhaitent que l'on reconnaisse un jour le «testament biologique» qui permettait à des médecins d'exécuter les volontés du malade durant les derniers jours de sa vie.Sans être nécessairement d'accord avec cette forme de testament, le juge Jean-Louis Beaudoin, alors qu'il était professeur à la Faculté de droit de l'Université de Montréal, écrivait: «Le malade en phase terminale est perfuse, ventilé, transfusé dans le but de prolonger sa « vie » sans égard à la qualité de la vie qu'il lui reste.Il s'agit d'un véritable combat contre la mort.Ce n'est pas le patient qui le livre; le combat est livré pour lui et souvent malgré lui, parce qu'il faut, à tout prix, tout tenter pour sauver la vie.» À son avis, le principe du caractère sacré de la vie doit être « tempéré par un autre principe qui est celui de la qualité de la vie.» Ce colloque, pas plus que les autres, ne fera l'unanimité.Il semble impossible de dégager une ligne de conduite unique pouvant servir dans tous les hôpitaux ou centres d'accueil.«Mais, comme le dit David Roy, spécialiste de l'éthique, il y aura toujours des exceptions qui sont éthiquement justifiables.» Pour cela, il ne croit pas qu'il faille aller jusqu'à permettre l'euthanasie, ce qui ouvrirait la porte aux abus de toutes sortes. A4 \u2014\u2014 En bref .V.\u2022 .¦¦¦¦¦¦ i;« V*;.».¦ : z: SOLUTION À LA DERNIÈRE PAGE DES ANNONCES CLASSÉES i i ê s r-! » Scrabble Fi i * SOLUTION DE DIMANCHE DERNIER U2 Philippe Guérin 0 Voici le tirage suivant.Nous tirons Algérie A, Wallonie W, etc.» Et Ton peut déjà apercevoir certains joueurs grimacer.Le W est au tirage et à moins d'un hasard exceptionnel, il n'y aura pas de scrabble ce coup-ci.Enfin pour-ra-t-on s'estimer heureux si l'on parvient à s'en débarrasser ce coup-ci.Bref, ce n'est pas le grand amour entre le W et les joueurs de scrabble.Utilisé exclusivement dans des mots d'origine étrangère (allemands, anglais et autres), le W n'est employé que par un nombre limité de mots dont il faut absolument apprendre la liste.Car les mots connus du grand public avec un W ne sont guère nombreux.Et les mots commençant par W ne remplissent que deux petites pages de l'Officiel du scrabble.A l'annonce du W, le premier réflexe du scrabbtour consistera à rechercher une pïace où poeer de façon payante le WU (langue chinoise) ou le.WON (monnaie de Corée), le DAW (zèbre) ou encore le WAX (tissu de coton imprimé, en Afrique).Ce sont les seuls mots de deux ou trois lettres.En quatre lettres le choix est Slus grand.En voici la liste ex-austive.Le W ALI (fonctionnaire algérien) pariant le KAWI (ancienne langue do lava), sortait de l'IWAN (salle d'une mosquée).11 se rendait chez' son ami John, un WHIG 'membre du Parti libéral anglait ec qui U Joue au WALE (ou A' ou>AwÀLE, jeu africain) en sirotant un KWAS (ou KVAS, cau-de-vie d'orge) ou un KAWA (pu KAVA, boisson polynésienne).Ayant réussi un SWAP (échange de monnaie entre banques), John était de bonne humeur et sortait de nombreux W1TZ (plaisanterie en Suisse) en lisant son NEWS (hcbdo d'information).Ils sortirent au zoo saluçr le DAUW (autre orthographe de DAW.zèbre) et le KIWI.En soirée, ils se rendirent à un SHOW où ils dansèrent un SLOW interprété au B1WA (instrument de musique japonais).|ohn rentra tard à son YAWL (voilier ce soir-là.Restent encore le WATT, unité d'électricité et le WURM, quatrième glaciation de l'ère quaternaire.Tous ces mots prennent la marque du pluriel (un S), sauf WITZ et WAX, évidemment.Ces mots sont bien sûr à retenir.Les mots plus longs sortent rarement.Il existe quelques verbes, TWISTER, SWINGUER (les deux sont intransitifs), REWRITER (réécrire), CRAWLER qu'il est bon aussi de connaître.WATT donne l'adjectif WATTE(E), et la catégorie WELTER en boxe se voit aussi souvent sur le scrabblier.N'oubliez pas le NEWTON, l'OUT-LAW qui applique un SWING à la pauvre SQUAW, le CLOWN habillé de TWEED, le TWEEN (agent moussant), le SANDOW (câble de caoutchouc) et le WAGON bien connu.Finalement* le W est facile à placer quand on connaît les quelques mots qui remploient Mais il peut hélas quelquefois bloquer le jeu et être impossible à placer pendant une dizaine de coups.Honneur sux anciens I Vous ne le savez peut-être,pas, mais le scrabble de haut niveau est dominé le plus souvent par des' hommes plutôt jeunes.Le championnat du Québec a toujours été remporté par des hommes autour de la trentaine.Si les personnes d'un certain fige représentent une grosse part des membres de la Fédération, elles ne sont pas souvent à l'honneur.Les années usent et l'esprit, même s'il est encore alerte, a perdu un peu de sa rapidité.Et Dieu sait qull ne faut avoir ses deux pieds dans le même sabot quand on joue au duplicate.Réparons un peu aujourd'hui ce silence en mettant à l'honneur une joueuse qui figure parmi les joueurs les plus âgés du scrabble québécois.Germaine Sauriol.Elle naquit voila 81 ans passés et depuis plusieurs années elle participe souvent â des rencontres de scrabble.Et récemment, elle a remporté une partie homologuée -au club Laurentien, c'est-à-dire I une partie comptant pour le classement provincial, où figuraient beaucoup de joueurs plus cotés-, qu'elle.En réalisant un solo, de ' surcroît! Et vous lecteur, auriez-.vous fait mieux?Pour le savoir, rejouez donc la partie ci-dessous.J Comment jouer la partie de duplicate chdtssous La formule duplicate vous permet de rejouer chez vous une partie disputée dans un club.Pour obtenir les règles détaillées, écrivez à: Philippe Guérin, Rubrique du scrabble, La Presse, 7, rue Saint: Jacques, Montréal H2Y 1K9.Partit disputée au club Laurentien It 27 mars 1991.TIRAGE MOT RETENU RÉF.PTS fol f «t 1.T7NW1IF 2.WUOBENG 3./TSEEDL?4.7TTAIX0 5.DT+AMSOC 6.MO+REFNI 7.MUEEMNI 8.E+EZGOBS 9.GOB+NGUU 10.UGN+ACDI 11.YSEHAOP 12.SEHPfWU 13.HPW*AAE 14.AVP+LEOC 15.CV*ELUSQ 16.VC+JAEES 17.ECV*RRBA 18.RECV4MMC 19.IMCERV+N 20.CMN*OETR 21.NR+RLUP1 22.RRULAR FINIT H4 NEWTON 6H OELEST(E) N2 TAWE/S) 8J DATES 01 FERMK)N(I) G7 INHUME H10 SEMIEZ 10E 0OGUET(2) 3J GUIDANCE (3) ISA YOGA U EUS 113 HAVE \u2022 118 EPtOYA(4) 1H SQUALE C8 JALES 12A RAB(5) 01 KA 2F VtSER 8A COMTE El PUNIT' 4A RA J13 ¦ i 24 35 31 78 58 38 18 92 48 24 H 51 42 58 31 27- I \u2022 i 20 J4 922 II Commentaires: 1\u2014 FERMION, particule atomique.2\u2014 BOG U ET, cabriolet.3\u2014 Solo de Germaine Sauriol.4\u2014 É PLOYER, déployer.5\u2014 ZEBRA en j10 pour 28 points.Résultats: , pj, 1 er : Germaine Sauriol.795 2e : Diane Gagnon.!.!.!784- 3e: Monique Hudon.!.!;776 1 .» La vie animale A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 28 AVRIL 1991 î À tire-daile.Le nombre d'observateurs à Baie-du-Febvre a doublé en cina ans PIERRE CINGRAS A peine connue il y a (quelques années, ^£k& la petite munici- palité de Baie-du-Febvre, sur la rive sud du lac Saint-Pierre, est devenue aujourd'hui un lieu de pèlerinage printanier pour des milliers d'observateurs d'oiseaux.Depuis 1986, par exemple, le nombre de visiteurs qui s'y présentent durant le mois d'avril et la première semaine de mai pour observer les oies des neiges et les bernaches du Canada est passé de 10 000 à 22 000.Et si on se fie à l'enquête menée par le chet-cheur André Barabé du département des Sciences du loisir de l'Université du Québec à Trois-Rivières, il suffirait d'améliorer les capacités d'accueil du public pour que cette popularité augmente encore: Menée au printemps dernier en collaboration avec le ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche, celui du Transport, plusieurs étudiants en récréologie ainsi que le groupe SARCEL, cette recherche a produit des résultats qui viennent tout juste d'être rendus publics.L'étude nous en apprend beaucoup sur les visiteurs de Baie-du-Febvre.S'il fallait s'attendre à ce que les visiteurs s'y rendent surtout en fin de semaine (75 p.cent), on réalise aussi que plus de la moitié des visiteurs ( 59 p.cent ) observent les oiseaux dans les basses terres de Baie-du-Febvre depuis au moins six ans.Au moment du sondage qui s'est déroulé sur une période de 37 jours, un peu plus de 40 p.cent des observateurs étaient de nouveaux venus dans ce secteur.Beaucoup d'universitaires Si une bonne majorité de répondants (67 p.cent) se disent observateurs occasionnels, les autres se qualifient d'ornithologues amateurs.Ils possèdent de six à 15 ans d'expérience dans le domaine.L'an dernier, presque tous les observateurs(87 p.cent) étaient équipés de jumelles et la moitié d'entre eux utilisaient aussi un appareil et un guide d'identification.Ces amateurs prennent en effet leur loisir très au sérieux puisque 50.p.cent d'entre eux ont voyagé ailleurs au Québec Le carnet d'observation fi .V» TEMPS PLUVIEUX.¦ Inutile de vous dire que la dernière fin de semaine et les jours qui ont précédé n'ont guère été propices à l'observation des oiseaux.Mais en dépit du temps, les mangeoires ont été assez fréquentées quand le temps a connu quelques accalmies, du moins chez moi.Dans mon coin, il y avait des dizaines de juncos au cours de week-end dernier sans compter les habituelles tourterelles, bruants hudsoniens et vachers à têtes brunes.Vendredi en fin de journée, j'ai vu durant le temps qu'il faut pour le dire, deux hirondelles se percher sur un fil.Mais rien de neuf depuis.Lundi, une surprise agréable: une femelle cardinale dans la mangeoire.Mais au même moment, une observation tout aussi inattendue: un beau bruant fauve.pour observer des oiseaux et qu'un petit nombre, huit p.cent, se sont même déplacés ailleurs au Canada et aux États-Unis à cette fin.Quant au portrait socio-éco-monique des visiteurs, il se traduit par les chiffres suivants: ce sont en majorité des hommes (61 p, cent), ils sont âgés de 25 à 44 ans (54 p.cent), détiennent un emploi à temps plein (61 p.cent), possèdent un diplôme de 12e année ou de niveau secondaire ( 56 p.cent ) mais un bon nombre ( 30 p.cent ) détiennent un diplôme universitaire.Cette proportion est beaucoup plus élevée que dans la population en général ( 16 p.cent), disent les sondeurs, mais elle reflète le haut niveau de scolarité rencontré chez les observateurs d'oiseaux en général, comme le confirme une autre étude menée au plan national de Pointe-Pelée, en Ontario, La Mecque des ornithologues au pays.On constate aussi cette disproportion au niveau des salaires puisque 26Vp/cenl déclarent un revenu familial de plus de 50 000$ par année, une autre donnée qui correspond aux résultats obtenus à Pointe-Pelée.Le revenu familial moyen est de 37 827$ au Canada.Les observateurs qui visitent Baie-du-Febvre au printemps, proviennent majoritairement (57 p.cent) de la région de la Mauricie et des Bois-Francs, un territoire limitrophe au lac Saint-Pierre.Située à environ 90 minutes de route du lac, la grande région de Montréal ne fournit pour sa part que 36 p.cent des visiteurs.Plus de la moitié des observateurs se sont rendus sur place à la suite d'informations transmises de bouche à oreille alors que les autres ont été incités à le faire par la télévision (20 p.cent), les journaux et revues (16 p.cent) et laTadio huit p.cent).Le sondage indique aussi que c'est en famille que l'on visite Baie-du-Febvte et que (fans 893p.cent des cas, les adultes sont accompagnés d'au moins un enfant.L'envers -*e la médaille Mais si on vient en grand nombre à -Baié-du-Febvre, une municipalité située à dix kilomètres à l'est de Nicolet, tout laisse croire que les amateurs y seraient encore plus nombreux ou que leurs visites seraient plus fréquentes si les services étaient adéquats.Car les récriminations sont nombreuses à ce chapitre.Une visite durant un beau week-end de fin d'avril pourra même se révéler périlleuse.À tel point d'ailleurs que la Sûreté du Québec est déjà intervenue dans le passé pour tenter de régler les problèmes de circulation le long de la route 132, en face des champs où pataugent les gros palmipèdes.Il faut alors stationner son véhicule de part et d'autre de la route, sur l'accotement plutôt étroit à cet,endroit.Ensuite ce sera la epurse folle pour traverser la route.Pas étonnant alors que parmi les propositions mises de l'avant par les sondeurs, c'est l'augmentation du nombre d'espaces de stationnement pour les véhicules qui obtient l'adhésion de la grande majorité (89 p.cent).De plus les visiteurs semblent souhaiter beaucoup que l'on puisse obtenir de l'eau potable sur place.Par ailleurs, les observateurs apprécieraient que l'on aménage un sentier écologique doté de panneaux d'interprétation ainsi qu'un centre d'interprétation de la nature.Pas moins de 70 p.cent d'entre eux veulent aussi des abris couverts permettant d'observer les oiseaux de plus près.Us cherchent aussi à obtenir sur place le plus d'information possible au sujet des oiseaux observés.Le sondage indique clairement que les projets d'aménagement mis de l'avant par le groupe SARCEL, Canards Illimités et diverses fondations ainsi que plusieurs ministères sur les basses terres devraient attirer une foule considérable lorsqu'ils seront réalisés dans les années qui viennent.On parle d'investissements de plus de trois millions $.On doit aménager deux immenses lacs de faible profondeur pour les oiseaux, un centre d'interprétation, des sentiers écologiques, un abri couvert de 90 mètres de longueur.Déjà 700 000$ ont été investis dans l'achat des terres agricoles pour sauvegarder les haltes migratoires.Mais ces investissements en valent-ils la peine?Là encore, le sondage nous donne des informations intéressantes à ce sujet.Les retombées économiques résultants des dépenses directes des visiteurs (essence, restauration, etc.) atteignent un million de dollars par année pour cette région.Ce qui est considérable.Et actuellement on n'y compte que 22 000 visiteurs.Si tout le monde se donne la main (en espérant que les chicanes de clocher ne viennent pas bousiller les projets en cours), il y a tout lieu de croire que Baie-du-Febvre deviendra le rendez-vous québécois de la grande majorité des amateurs d'oiseaux au printemps.D'ailleurs l'exemple de la réserve nationale du Cap Tourmente est assez éloquent à cet égard.La Société linéenne qui gère les activités d'observation sur ce territoire fédéral accueille de 55 000 à 65 000 visiteurs payants à chaque année.Mais il ne faut pas oublier que la réserve est connue depuis belle lurette et qu'elle bénéficie du soutient publicitaire des médias.Le potentiel du lac Saint-Pierre dans le domaine de l'ornithologie reste encore peu connu.Pourtant, au printemps les oies y sont beaucoup plus faciles à observer qu'au Cap Tourmente.Il reste à espérer cependant que les grandes vedettes de ce spectacle annuel, la bernache et l'oie des neiges, ainsi que leurs nombreux assistants, les colverts, pilets, sarcelles, souchets et les autres, restent fidèles au rendez-vous.Le spectacle offert à chaque printemps à Baie-du-Febvre par les oies des neiges, les bernaches et les canards attire une foule de plus en plus grande.PHOTOS ARMAND TROTT1ER.U Presse i Les petits compagnons fà Fido sous le fardeau boulot-métro-dodo DR FRANÇOIS LUBRINA collaboration spéciale rave, quotidienne et bien embarrassante question : «Que faire d'un gentil mais «tannant» pitou qui pleure ou hurle à la mort dans un 4 xh alors que ses maîtres sont au travail 50 heures par semaine (transport compris)?Le tranquilliser?L'engueuler?Embaucher un «pet-sitter»?Lui couper les cordes vocales?Lui tordre le cou?Le faire endormir pour toujours à la SPCA?» Chef de meute En fait l'approche la plus simple, la plus logique et zoologique à la fois serait sûrement de l'emmener avec soi après le dodo.au boulot ! En effet, le chien, animal de compagnie s'il en est un, fait avant tout partie d'un clan composé de vous, de lui et de toute votre petite famille ( mémé, mon-oncle, le rouge-gorge et le poisson rouge compris).Il ne supportera donc pas d'être longtemps séparé du chef de meute que vous êtes sensé être.Ses aboiements désespérés et fort pénibles pour tout le voisinage ne sont qu'un bien normal et légitime signal de ralliement et de détresse à sa meute.Même si cela n'est pas interdit par la loi (et en bonne logique cartésienne tout ce qui n'est pas interdit devrait donc être permis!), l'animal avec soi au boulot, ce n'est pas encore vraiment dans nos moeurs.Et loin d'être prévu dans les conventions collectives des travailleurs de la CSN ou de la FTQ! Et pourtant cela changerait bien des choses, lorsque c'est faisable biîn sûr, aussi bien pour nos compagnons à quatre pattes que pour nous-mêmes et les autres.Superbe blorde l'en ài eu l'intuition mercredi dernier, dans la salle des nouvelles de La Presse.La cinquantaine de journalistes qui, de l'Irak au crime organisé, et du « Spectrum » à la session parlementaire, en passant par Michèle* Richard et la Cicciolina en ont pourtant vu d'autres en matière de cabots ou cabotins, se sont spontanément portés à ma rencontre.Il faut dire que j'étais, ce jour-là, en compagnie d'une superbe blonde.de sept semaines, de race Labrador, fine et mignonne comme tout.Cette petite chienne, qui partira pour Paris à la fin du mois (elle vadrouillera désormais dans les bureaux de Jean-Paul Bury, le nouveau rédacteur en chef du Parisien Libéré) créa, petite boule toute menue, rondouillarde et enjouée, un instant de détente, et une atmosphère très chaleureuse.C'était à qui lui serrerait la patte, lui ferait le plus gros bec ou petit câlin.Visite de travail en fait pour une superbe pépée qui sera la vedette (entièrement à poil) de la couverture du cahier spécial «Animaux» (à ne pas manquer) du 15 mai de La Presse.Avis aux mateurs et amateurs! Petits* bums » À vrai dire, les animaux qui ont la chance d'aller avec leur maître au travail ça commence cependant sur la pointe des pattes.11 y a bien sûr ceux qui le font officiellement et par pure obligation professionnelle: chiens de douaniers (à Mirabel ou à Dorval), chiens limiers de la GRC ou de la Sûreté du Québec, chien des compagnies de sécurité, chiens d'aveugles.À titre de compagnon-gardien, on en retrouve maintenant de plus en plus dans les garages, les camions de livraison, chez les dépanneurs, les petits commerces où ils tiennent compagnie et rassurent, tout en dissuadant les petits bums de vouloir se faire la malle avec la caisse.Dans le taxi ils ne sont pas encore très répandus bien qu'ils seraient d'une incontestable utilité dissuasive pour les chauffeurs qui se font généralement attaquer par derrière.Vodka et Schnapps Reste que dans certaines petites entreprises, ou chez ceux qui travaillent à leur compte, l'animal tient de plus en plus Ikram Schelhot met en page le catalogue d'exposition de la jeune artiste peintre montréalaise Sophie Zahlan de Cayetti sous l'oeil vigilant de la chatte «Fatsy».compagnie «à la job».À Montréal, dans le bureau de conception graphique «Concept I.S.», là où ont été réalisés entre autres certains catalogues du Musée des Beaux Arts de Montréal, et, à partir de juillet, le seront ceux du Musée McCord, Ikram Schelhot, le patron de la boîte, accepte volontiers que ses collaborateurs amènent leurs animaux.Sa directrice artistique Élyse Bertrand y va donc travailler avec sa chienne, une Golden Retreiver baptisée «Kiwi».Parfois ce sont les chats tigrés «Mimi» et «Fatsy» du patron qui les soirs de tombée ou dans les périodes d'intense production l'inspirent sur sa table à dessin.Comme le dit cet Égyptien qui vit dans la pure tradition féline pharaonique de l'amour des chats: «Les animaux au bureau, ça détend l'atmosphère et facilite beaucoup les relations entre les individus.Ils humanisent l'univers du travail.Ce sont de merveilleux facteurs de liaison et de décontraction entre les gens, même les plus réservés ou timides.» Et quoi de plus sympathique, pour rompre la glace, que d'observer de très sérieux hommes d'affaires, voire des présidents de compagnie, s'accroupir comme des bambins émerveillés pour faire un gros câlin à « Fatsy », ou serrer la patte de « Kiwi ».Certains avocats aussi, tel Maître Emile Perrin du Barreau de Montréal, travaillent avec leurs chats.Ainsi, ses minets, « Themis » et «Cicéron» ronronnent sagement assoupis sur les fauteuils de son bureau.Le professeur Adrian Popovici qui a retrouvé depuis quelques temps une certaine sérénité («À vrai dire, ce qu'il y a de meilleur en l'homme c'est le chien», disait Nicolas Charlet ) prépare, lui, ses cours à la maison en compagnie de ses deux teckels « Vodka > et «Schnapps».r, Salle des nouvelles D'autres personnes, du milieu artistique ou littéraire celles-là, ont souvent leur chat sur la table ou les genoux.Lorsque notre grande vadrouilleuse Francine Grimaldi rédige ses textes, ses minets ne sont jamais très loin ! L'illustrateur Gérard Frische-teau trouve quant à lui son inspiration sur sa planche à dessin ses yeux dans les yeux de sa gentille minette noire «Lili».Le comédien Jean-Louis Roux répète à la \u2022 maison ses textes en compagnie de ses chattes Anaïs et Mimi (qui se réchauffe sur l'ordinateur) et de son teckel Tchan-Tchan toujours bon public qui lui donne la répartie («O! rage, ô! désespoir!».L'écrivain Esther Rochon quant à elle travaille entourée de nombreux chats, à la manière de Léautaud ou de Colette.Ceux qui ont leur propre entreprise ou commerce ne s'en privent pas non plus.Ainsi Mmc Élyane Lagune, qui tient le magasin de chaussures «Boot-in», rue Saint-Jacques, emmène toujours «Belle», sa petite bichon frisée, au travail où elle surveille consciencieusement la boutique.Évidemment, «si peu est bien, trop n'est pas toujours meilleur»; imaginez un seul instant la salle des nouvelles de La Presse avec le Labrador de Gi-rerd, Koweït le berger allemand de Raymond Bernatchez, feu les vigoureux chiens de traîneau de Françoise Kayler, le Benjamin de Mmc Cousineau, le toutou de Claude Gingras.coursant comme une meute, et sens dessus dessous, les chats de Foglia, de Claudette Tougas, et de Mariane Favreau.(j'en passe et des meilleurs), réfugiés et perchés en catastrophe sur les écrans d'ordinateurs.Vous auriez le lendemain matin, et pour sûr un bien drôle de journal qui manquerait, à vrai dire, ni de «chien», ni de mordant! 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