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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Le Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1991-05-05, Collections de BAnQ.

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[" _kl I 4 .4 \"1 \u2022.1 tW&iSiVSSffSwT\"dé réfugiés kurdes qui ont fui lesforcesjuprésident ira?.kien Saddam Hussein et qui commencent à rentré* chez eux sous la protection des alliés.Après avoir établi une première zone d'environ 30 km autour de la localité de Zakho, les forces alliées l'ont étendue cette semai-'¦< ne d'une cinquantaine de km vers l'est, jusqu'à, la ville d'Al-Ahma-diyah.Aucune date n'a encore été fixée pour que l'ONU prenne le relai, comme le-veulent les États-: Unis, certainç^^^tions de s^cu- déclare, «quelqu^nj^^||àit»ide la façon dont les opér i-tions d'aiuij ot.de, protection dés réfugiés, estimant qù>èll.es étaient I '*Mh',r - \u2014\u2014- \u2022-\u2014 «superbes^ët que les ^aïs-Unis 6£°^c- , étaient fidèles à leur tradition d'assistance.Miais il n'a pu qu'ex- Un policier^d-coréen frappe la jambe d'un étudiant qui faisait partie d'une manifestation organisée hier à Séoul pour réclamer la démission du président Roh Tàe-woo.photoreuter.î primer l'espoir d'une «solution pacifique», qui permettrait aux réfugiés kurdes de regagner leurs foyers «ce que, nous le savons, ils veulent faire».Les représentants des Kurdes doivent reprendre en début de \"semaine à Bagdad des négociations avec le régime de Saddam Hussein qui ont déjà conduit à un ac- es dizaines de milliers de personnes ont manifesté, parfois violemment, tiler poor personnes, en majorité des étudiants, avaient atteint, très tôt, le centre de là Ville, paralysant la circulation aux abords de la Grande Porte Sud, ¦ malgré l'action de la police anti-émeutes qui a utilisé des gaz lacrymogènes: .Dans l'après-midi, WASHINGTON Wtff armée de l'air américaine a fa mis au point en 17 jours pendant la guerre du Golfe deux bombes géantes qui ont été Jâr-guées sur un bunker où pouvait se trouver le président irakien Sad-' dam Hussein, a rapporté-hier la revue spécialisée Aviation Week and Space Technology.- '-«i^t-vV-.'-\u2022\u2022\u2022vr**'r^> \\ ¦ Les deux bombes à guidage laser et qui pesaient 2,3 tonnes cha-cune ont été larguées par deux',F= 111 sur une bunker militaire ?lu nord de Bagdad la dernièrerie^ maine de février, précise le mjjtgav zine dans son édition du 6 mai: L'une des bombes a atteint son objectif et des militaires irakiens, dont le nombre n'a pas été précisé; auraient été tués dans l'explosion, assure Aviation Week* citant des ^sçurecs de l'armée de l'air.4 \\ demander la démission du gouvernement dàhs les manifestants se sont déployés autour de l'Hô-plusieurs villes de Corée du Sud, dont la capitale tel de ville, où de violents affrontements se sont Séoul.Ces milliers de personnes se sont rassem- produits avec la police, qui.a notamment fait blees hier dans 21 plus importantes vernement an.démembré ou divisé», a déclaré cord de principe pour une auto- le président américain.J'ai dit nomie du Kurdistan irakien.Les cela si clairement depuis le début États-Unis et leurs alliés se sont (de la crise du Golfe) qu'il ne dè- Cependant déclarés sceptiques vrait y avoir aucune question à ce quant à cet accord, soulignant propos».Mais, a-t-il ajouté, que le président irakien était re- «nous voulons que la vie de ces venu sur de nombreuses promes- gens soit protégée contre la vio- ses dans le passé.Ces manifestations* endémiques depuis un an, rit redoublé depuis la fin avril après le décès d'un manifestant étudiant battu à mort par les 10 un an, Queloue ont redoublé depuis la fin.avril aprèçle décès fa cïreuîatl*>n dans le quartier centrai de la gare manifestants ont défilé et bloqué ans le quartier central de la gare pendant trois heures, mais la police n'est pas état critiq ments.Dans personnes de Kim Young-après s'être im- ; DEPECHES ' - ' prépare l'achat des armes du XXie URSS Changement de cap ; ¦ Mikhaïl Gorbatchev a ac-y cepté de faire cesser les opé-: rations militaires contre les villages arméniens de Geta-chen et Martounachen ; (Azerbaïdjan, Caucase) ain- - si que l'arrêt du processus en cours de déportation des population:, armén ien n es ?vivant énec^é en Azerbald-! jari, 0 déclaré hier le prési- - dent armériien Levon Ter Petrossian.Selon lui, les at- \" taques menées cette semai-.^ne contre Getachen et Mar- wtounacheh>soht une manifestation de la « terreur d'État planifiée», destinée à pousser, les Arméniens d'Azerbaïdjan à rentrer en Arménie > SALVADOR : Accusations rejetées ¦ Le président du Salvador Alfredo Cjristiani a rejeté hier les accusations du Front Fôrabundo Marti de Libération nationale OFMLNà selon lesquelles son gouvernement ne respecterait pas Taccord signé avec la guérilla.Cette derrière a critiqué la façon dont a été créé cette semaine par l'assemblée législati-vfc le Tribunal suprême électoral.\u2022 DESCHODT Agence France-Presse washington ¦ I spérant que les leçons de la Guerre du Golfe ont convaincu le Congrès dfe la nécessité de maintenir l'avance technologique américaine en matière d'armements, le Pentagone prépare l'achat des armes du XXIe siècle.Plusieurs systèmes d'armes importants viennent d'être commandés par le département de la Défense, notamment l'ATF (Advanced Tacticai Fighter) qui sera construit par Lockheed, Boeing et Rockwell pour au moins 50 milliards de dollars et un nouvel hélicoptère léger d'attaque et de reconnaissance attribué à Sikorski et Boeing.Mais d'autres devront être achetés dans les années qui viennent.Nombre des «vedettes» de la guerre du Golfe \u2014 FI 5 et F16; hélicoptère antichars Apache, A-10 Warthog par exemple\u2014 sont en effet^ des matériels dont la.pro* duction est déjà arrêtée ou sur le point de l'être.Ils auront besoin d'une relève au début du siècle prochain.Certains programmés sont déjà lancés mais font face à de nombreuses incertitudes résultant à la fois des réticences parlementaires devant leur coût et de la décision prise de réduire les dépenses du Pentagone en raison de la réduc- Un porte-parole de l'armée Taira confirmé la mise au point de l'engin, baptisé GBU-28, se refusant à donner toute indication sur le programme de cette arme.Elle a été fabriquée en 17 jours,, sur demande des responsables de l'opération «Tempête du désert», qui souhaitaient disposer d'un engin plus puissant que la bombe BLU-109, qui pèse environ une tonne.Le nouvel engin a une profondeur de pénétration de 30*mè-, très dans le sol et de 6 mètres dans le béton, selon Aviation Week.Par ailleurs, trois soldats américains ont été blessés, dont un grièvement, par l'explosion hier d'une mine dans le nord de l'Irak à 30 km de la localité de Sirsefik\", siècle \u2022\u2022\u2022\u2022 } «r?£- \u2022 \u2022 \".I ?' \u2022 \u2022 i _ ,3» J - .^y1 ¦ v - - * * y '\\ photo ap Le Pentagone a publié mardi les renseîesisments; longtemps tenus secrets de l'avion invisible F-117-A Stealth, f \" tion de la menace soviétique en Europe.; Plusieurs pilotes de F-117 Stealth, l'avion furtif qui mena les premiers raids $ùr Bagdad, sont venus défendre*cette semaine au Congrès le futur bombardier B-2, lui aussi à technologie Mais le B-2 fait peur à de nombreux parlementaires en raison de son coût, éyalué à 865 millions de dollars par appareil à l'heure actuelle, comparé à 106 millions pbur le F -117.Le Congrès a autorisé la mise1 en chantier de 15 d'entre eux mais l'U.S.Air Force fit des ravages dans les rangs des chars irakiens en janvier et février.Et il faut aussi remplacer les avions d'assaut A-6 de la marine, eux aussi largement utilisés dans la guerre du Golfe.L'A -12, qui devait leur succéder a en effet été annulé par le secrétaire à la défense Dick Cheney en raison de dépassements de coûts.Le transport C -17 qui doit remplacer les C-I41 et dont 120 devraient-être construits par McDonnell-Douglas pour 120 millions de dollars parait sauvé alors qu'il était l'objet de nombreuses critiques au Congrès.Les difficultés rencontrées dans l'envoi des quelque 550 000 soldats américains qui ont servi dans la région du Golfe semblent en effet .avoir convaincu les élus de la nécessité d'améliorer les capacités de transport rapide de l'armée américaine.Cette capacité est essentielle pour la nouvelle stratégie militaire adoptée par le Pentagone.Celle-ci repose désormais sur trois pi- sion du Koweït par l'Irak, plutôt qu'à un conflit nucléaire avec l'URSS.Cela les a amené à ajouter à leur Initiative de Défense Stratégique un volet destiné à se protéger aussi bien à l'intérieur de leurs frontières qu'à l'extérieur contre les missiles balistiques à portée moyenne dont vont se doter, estiment-ils, un nombre croissant de pays du Tiers Monde Vu l'utilité et l'efficacité des Patriot dans l'interception des scuds irakiens, ce nouveau programme a toutes les chances d'être aprouvé par le Congrès.Celui-ci reste par contre très réticent à l'égard de l'objectif principal de l'IDS qui est d'établir une sorte de bouclier spatial contre les missiles balistiques.Stealth.Us ont fait valoir que plu- en youdrait.au moins 75.sieurs de leurs missions auraient \u2022 L'une des principales préoccu- été plus faciles s'ils avaient pu pations du Pentagone est de trou- disposer de cet appareil.ver un successeur au Warthog qui liers: la dissuasion nucléaire, le maintien de forces américaines avancées et une force d'intervention capable de se déplacer rapidement partout dans le monde.Comme l'ont répété à maintes reprises M.Cheney et ses adjoints, les Américains pensent qu'ils risquent de devoir faire face à nouveau dans les années qui viennent à des situations similaires à celle créée par l'inva-¦ \" îiti ji Le représentant Lee Aspin, pré* sident de la Commission des Forces Armées de la Chambre, a no- .tamment indiqué mercredi devant l'Institut américain d'aéronautique et d'astronautique qu'il ne pensait pas que les parlementaires voteraient les fonds demandés pour la mise au point des Galets uoués (Brilliant Pebbles).\u2022 .\u2022 ; Ces.engins, pour la mise £u point desquels la navette Discovery'.effectue actuellement des tests dans l'espace, seraient de petits satellites capables de repérer immédiatement tout lancement de missile et de l'intercepter.Livres AUJOURD'HUI Automobile 4»i Mode DEMAIN i' MARDI Consommation MERCREDI Design et art de vivre JEUDI ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ VOUSOF^RE.nPçpe Caryaiho CETTE détective-gourmet «La Mercury Grand Marquis : «Un mariage en or.» \u2014 ' .' i \u2014mmmà\u2014\u2014¦\u2014 i i i\u2014¦\u2014 ¦ i ¦ ¦ ¦ 1 i i / *Le virage vert s'amorce tLe bain nouveau la belle américaine.» à petits pas.» _est arrive.»_ SEMAINE condamné à mort» \u2014- _>\u2014i\u2014 un tôxîô u'Àûfiè nicher un texte de Danielle Bonneau Un texte de Raymond Bef natchez 3 ft Éditorial >U r- - ' .-v \u2022\u2022«.'\u2022\u2022 \u2022 \u2022\u2022\u2022\u2022 k Paul Desmarais president du conseil d administration Roger 0.Landry president et éditeur.Claude Masson Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Équité salariale: la bonne Faudra-t-il, un jour, que toutes les travailleuses victimes de D'où le discours à deux faces du ministre Gilles Loiselle qui discrimination déclenchent une grève générale pour affirme ne pas renier ses promesses relatives à l'équité salariale que soit corrigée les écarts salariaux fondés sur le sexe?mais qui, parallèlement, intente des procédures auprès de la * c rt-manH-p ei .m* «-«il* mantteef+iÀn r*.eeir*i+ 4 Coyr fedérale P°ur empêcher la Commission canadienne des é£^»à^!S!SS^Sl^JSS^^Z iKiïS^ droits «e ,a mettre sur pied un tribunal chargé ébranler tostruetgœ^,^ '«^es dans cet autre dossier.jour: à travail équivalent, salaire égal.La récente décision du Tribunal canadien des droits de la personne ne doit pas rester lettre morte.Le gouvernement fédéral a bel ( nri3uv3is6 foi i 5 - \\ ¦ ¦ jouer avec les mots et les virgules quand, au plus profond de leurs circonvolutions, c'est au gros sous qu'ils pensent.Comment interpréter autrement les balbutiements du ministre Loiselle qui promet d'une main et retire de l'autre.Cela ressemble fort à de l'hypocrisie.Et il n'y a pas que le gouvernement fédéral à blâmer.La situation est semblable pour le gouvernement du Québec.Les centrales syndicales québécoises ont rédigé quantités A«>A ^,«uu jvwi.^î«i wfwwwpi qui penneitrciient a acceaer a i équité.et bien été reconnu coupable de discrimina- .iX -, , ¦ J Con fondée sur le sexe à l'endroit de 50 fern- L Wlt*.ou plutôt, la justice.Il est inconcevable \u2014et sur- mes à son service dans le secteur hospitalier tout démoralisant\u2014 de constater qu'à l'aube de l'an 2000, si et devra verser, à chacune, la somme de peu de choses soient faites pour pn arriver à inventer une solu- 30 000 $.A moins qu'il décide d'en appeler de tîon- la décision à la Cour fédérale.Il serait plus que temps de trouver une solution.Ou plutôt, C'est une victoire qui couronne une bataille judiciaire enta- 2™'a ÏÏ&^ÊK P°ïri?OSÉ?ien ,Sùr' i65 réam*!?a' mée il v a dix ans pour ces travailleuses de l'Alliance de la fonc- SSB&JSSt * d«u*er et discutables.Les deux parties tion publique qui représente 170 000 membres.Mais où le bât HSfâ^SfiffiÊSM SEfflfe41* P,eut' SU j0ur au blesse radicalement le Conseil du Trésor, c'est que ce jugement SSE&^S'Si&X^SS '! sa,a're em' représente des centaines millions de dollars additionnée, sinon ^ffi^ff^yg^ en Ç*r «ode de récession.Et encore des milliards, puisque 60 000 autres travailleuses sont suscepti- molns corr,9er rétroactivement les injustices du passé, bles d'être également admissibles à ce genre de compensations financières.Cette attitude est pour le moins insultante.Qu^nd reconnal- tra-t-on«officiellement» que ce genre de situation est injuste?t vwii_______w__________i__________________o_ ^__ Quand donc l'État et les autres employeurs accepteront-ils de d'études sur le système delà classification des normes ISS s'asseoir de bonne foi atitour d'une table pour élaborer des Sées.Ces documents étoffés et criants de vérité ont été discu- stratégies qui permettraient d'accéder à l'équité.tés sur la place publique et remis aux responsables de l'État.Le résultat de ces démarches intelligentes et légitimes n'a donné lieu qu'à d'infimes changements.Pourtant, tout le monde est d'accord pour reconnaître l'appauvrissement continu de la population, la présence des deux-tiers des femmes sur le marché du travail dont un fort pourcentage sont chefs de famille.La notion qu'une secrétaire devrait à tout le moins avoir le même salaire qu'un balayeur est accréditée.Si les employeurs ne veulent pas se retrouver très bientôt avec d'énormes rétroactivités à payer, tel le Conseil du Trésor, ils devraient dès maintenant promettre à leurs employées que dorénavant la situation sera différente et s'entendre pour effacer le passé et repartir en neuf.Parce que l'impatience grandit dans l'autre camp.Claudette tougas Mais les employeurs, et particulièrement l'État qui devrait donner l'exemple et servir d'éclaireur, ont le devoir de ne plus .11 ¦ Opinions V » - Ixi boîte : a ux.lettrés ¦t.Ces de ¦ j» f f \u2022 < - Mario Poirier, PhD., et Hu-bert Van Gijseghem, Ph.D., sont deux psychologues.Voici des extraits d'un intéressant document qu'ils ont remis à La Presse.elon les propos du Dr La-montagne, rapportés récemment par le journaliste Jean-Pierre Bonhomme dans -La Presse, la recherche en sanglé mentale devrait effectuer un \u2022retour au biologique, c'est-à- d}re9 expliquer la «maladie des 'émotions» principalement par ses causes physiques ou génétiques.;*~/N'est-il pas plutôt risqué de Croire que nous trouverons une solution biologique ou génétique à tous ces maux qui abondent autour de nous: à la poly-/ toxicomanie, à l'itinérance, au décrochage scolaire, à la violence conjugale, au suicide des 'jeimes, à l'épuisement au tra-\u2022vail, aux souffrances causées par les deuils, l'isolement, l'éclatement familial, le déracinement social, les ruptures amoureuses?Comment peut-or- sérieusement considérer \u2022que la majorité des problèmes :dé santé mentcle, problèmes \u2022en croissance effarante depuis -vingt ans, aient une cause génétique à moins de postuler : -que toutes les tares de nos ancêtres fassent soudainement éruption depuis quelques décennies?Et Quelles solutions peuvent nous faire espérer la génétique et la biologie?Celles du Meilleur des mondes décrit par Al-dous Huxley?Devrons-nous constamment consommer des petites pilules grises contre l'anxiété, ou roses contre la morosité pour s'assurer d'un mieux-être empreint définitivement de joie de vivre, de sé-rénité, de convivialité, d'amour et d'harmonie?Les statistiques des prescriptions soumises pour remboursement à la RAMQ en 1988 indiquent qu'en ce qui a trait aux bénéficiaires de l'aide sociale, les sédatifs et hypnotiques viennent au premier rang des ordonnances et constituent 19,7% du nombre total de prescriptions.Le même phénomène se présente chez les personnes âgées (15%).On évalue à plus de 20 millions de dollars par année ce que l'Etat doit « payer directement pour ces médicaments du système nerveux central.Ce sont les seules statistiques complètes pour cette situation au Québec puisqu'il s'agit des deux groupes pour lesquels le gouvernement défraie ces médicaments.Il n'y a pas lieu de croire cependant que les pourcentages soient beaucoup moins élevés pour les autres groupes de citoyens.Les Québécois engloutissent littéralement chaque année des sommes fabuleuses pour ces médicaments avec l'espoir d'obvier ainsi aux multiples désarrois contemporains.Et pourtant, malgré tous ces médicaments, les malaises, les décrochages, les déviances, les marginalités se multiplient.Par ailleurs, ces statistiques excluent les neuroleptiques et autres psychotropes prescrits fréquemment en psychiatrie.II faut pourtant s'interroger aussi sur leur valeur réelle.D'une part, ces médicaments donnent des résultats inégaux et il faut souvent augmenter considéra- blement les doses après quelques semaines.D'autre part, ils occasionnent des problèmes neurologiques, cognitifs et psycho-moteurs parfois très sérieux, dont la dyskinésie qui affecte près de 20% des patients.Ces facteurs iatrogéni-ques font que plusieurs chercheurs s'interrogent maintenant sur l'efficacité réelle des neuroleptiques et se demandent même si ces «effets secondaires» ne constitueraient pas plutôt des «effets primaires»*.Il est risqué et exagéré de réduire les troubles mentaux, mêmes les plus sévères, aux seuls facteurs biologiques ët génétiques.C'est faire fi de l'apport évident de l'apprentissage, de la cognition dans Taf-fect, de l'impact considérable des événements vécus dans le développement humain.C'est aussi un déni de l'influence des conditions socio-économiques globales sur la santé mentale des citoyens (pauvreté» chômage, etc.).L'optimisme de nos collègues organicistes est consternant.Depuis plusieurs années, des chercheurs semblent f ré- un dérèglement de quelque neurotransmetteur, ' cela, même avéré, n'est pas une preuve irréfutable qu'il s'agit d'un trouble dont le fondement est essentiellement organique: est-ce que ce dérèglement est cause première de la maladie où est-ce plutôt la-longue évolution de cette pathologie qui produit ce dérèglement?Qui vient en premier lieu: l'oeuf ou la poule?D'autre part, un médicament peut avoir un effet sur le comportement sans permettre une cure ou même représenter un avantage réel.On peut démontrer l'efficacité d'un coup de matraque pour calmer les ardeurs politiques d'un manifestant trop agité.Est-ce une cure contre l'agitation?De même, une bouteille de scotch peut faire oublier quelque temps ses anxiétés; faut-il pour autant la prescrire?S'agit-il d'une cure?En contrepartie, les approches psychothérapiques sérieuses permettent de chercher un sens à nos malaises plutôt que de faire de ceux-ci des «corps étrangers» dénués de sens.Or, une foule de phénomènes psy- .¦v.: > Des pilules grises contre l'anxiété, rose contre la morosité.quemment découvrir un gène ou l'autre qui pourrait «expliquer» la schizophrénie ou la psychose.Les médias raffolent de ces grandes percées scientifiques qui vont mettre un point final aux troubles mentaux.Grandes découvertes dont on n'entend souvent plus reparler puisqu'on réalise entre-temps la complexité de ietioiogie des psychopathologies.On peut d'ailleurs beaucoup s'amuser en relisant la littérature scientifique relativement récente mais déjà périmée.Ainsi, un article de 1972 examinait très sérieusement l'hypothèse qu'un indésirable microbe, le «schizocoque», soit l'ultime responsable de la schizophrénie.La schizophrénie s'attraperait-elle dans le métro comme les MTS sur les poignées de portes?Les fondements épistémolo-giques et méthodologiques des recherches en pharmacologie psyciatrique laissent souvent à désirer.D'une part, démontrer un effet ou trouver une corrélation n'est pas identifier une cause ou guérir une maladie.Que la schizophrénie soit liée à \\ chiques \u2014 peurs, obsessions, détresses \u2014 ont un sens.Nul besoin d'invoquer un gène déficitaire pour expliquer ma peur des chiens si je sais que, enfant, j'ai été sévèrement traumatisé par un chien.Ou, si la peur que j'ai ressentie ce midi est sans doute associée à un influx d'adrénaline décelable dans mon sang, il serait néanmoins superficiel d'inférer un lien causal entre l'adrénaline et cette même peur, si je considère qu'elle est survenue au moment où j'ai risqué de me faire écraser par une voiture.(.) On voit aujourd'hui des hordes de patients se déposséder de leur corps et de leur esprit au profit d'une pharmacopée perçue comme omnipuissante.On dépouille l'individu de son histoire, de l'unité et du sens de sa vie psychique, de son identité et de son pouvoir d'agir.On le réifie, on en fait un objet inerte et inapte.On lui vole alors ses chances d'une croissance ou d'une guérison par ses propres forces intérieu- A i :'\u2022 - ; ' ».-.V .Guv Cormier semaine en \u2022 : \u2022 y.MOIItréOl nrest pas Beyrouth qui, eux, n'hésitent pas à se faire soigner aux _ .- t^ a ., Etats-Unis ou à y faire soigner les leurs: autant y £ out de même! Ces Anglais (pardon ! ces an- d'explications à cette nouvelle ruée vers la Ter- ¦ glophones) qui annoncent qu ils vont fuir re Promise un Québec devenu indépendant par hypothèse Un spéciaiiste canadien du marketing confie: ne sont pas très courageux.Moins courageux Ki °^v'WI\"\"olv' woiiauivn mu '\"«'^\"\"e Wll,,7 aueles sinistréToui sont irestés à ^vrouth sous .*n sujet débattu.La faute en revient partiellement aux médias, enclins à accorder plus d'importance au Surinam, au Lesotho, à l'Ethiopie, au Biafra qu'à la France et à l'Europe en général.L'exotisme fait recette apparemment dans notre presse.Dans les médias français, M.Parizeau n'a \"pas provoqué de grandes vagues de fond.Indifférence?Perplexité?Dans tout cela, il y a une part de non-dit.La bonne humeur des Québécois plait.Les hu-.meurs changeantes, c'est autre chose.Or, tout est humeurs en ce moment chez nous.Les sondages charrient des humeurs changeantes.Nul ne connaît exactement le dessein du Premier ministre Robert Bourassa.Mille cuisiniers font cuire en même temps on ne sait trop quoi pour on ne sait trop oui.En temps normal, le chevauchement des juridictions dans notre pays constitue déjà un casse-tête pour l'étranger.À nous (Canadiens ou Québécois) de nous définir.Si nous n'attendons rien de la France, disons que nous n'attendons rien.Ce sera encore une façon de nous définir.A lire sur ce sujet dans l'Action nationale d'avril l'éditorial de Pierre Vadeboncoeur.) à'M Wit fi : ¦ s Un colère B I existe d'autres causes à cette poussée vers le ¦ Sud.Une fiscalité canadienne oppressante, cruellement soulignée par l'imposition de la TPS; un désir de gagner le large; une mauvaise humeur permanente vis-à-vis de gouvernants oyons de bon compte.Roch Deniers, qui se propose de nous conter Trudeau à la télévision, est un gentilhomme.U a du goût.En outre, l'art cinématographique au Canada lui doit beaucoup-Mais il n'est pas spécialement qualifié pour occuper .une cha-ic d historien impartial.Aussi les réserves qui ont été faites sur le choix de Roch Deniers par un organisme qui, par nature, n'est pas lui-même impartial (Radio-Canada), sont-elles fondées.¦ \u2022 .\u2022.HaY -irr.^'-., \\ i.JEAN-PAUL SOULIÉ Ia communication est pour lui une forme d'ascèse, de yoga.«)e fais ma démarche pour moi, mais je la communique, dit Jacques Languirand.Ou alors c'est le contraire, pour communiquer, je mène ma démarche».Les idées cascadent, accrochent l'attention, captivent, jusqu'à l'éclat de rire qui remet les choses en place.Un exercice de voltige en solo devant un micro.L'auditeur peut suivre le travail de l'artiste, respiration, froissement de papier et choc du crayon compris.Jacques Languirand a eu soixante ans le 1er mai.Depuis 42 ans, il oeuvre dans le vaste domaine de la communication, journaliste, écrivain, professeur, il a été très engagé dans le théâtre jusqu'en 1967, à titre d'auteur dramatique - - ses dix pièces ont été jouées en français et en anglais\u2014- de metteur en scène ou de directeur de troupe ou de théâtre.Et, depuis vingt ans, son rire sonore vient souligner les moments joyeux d'une découverte perpétuelle d'auteurs, de écrit et l'enseignement, une pour les conférences et les affaires, plus une bonne page pour énumérer les distinctions, médailles et honneurs, et les conseils d'administration auxquels il siège: Oxfam-Québec, Palli-Ami, Societal, l'Entreprise demain et le Pen-Club International.Même si elles ne comportent que les 42 premières années de la carrière de Languirand, ces dix pages d'information sur ces faits et gestes, ses écrits et paroles ne suffisaient pas : une mise à jour de deux pages y est ajoutée pour rappeler que Jacques Languirand a transformé la compagnie du TNM et une Fondation, première du genre dans l'histoire du théâtre au Québec; qu'il a créé avec un groupe d'hommes et de femmes d'affaires, le Centre culturel du Vieux-Montréal, devenu le « Centaur Théâtre»; et que de 1980 à 1985, le Centre Mater Materia qu'il avait créé en Estrie, avec son épouse Yolande Pelletier, a accueilli près de 3000 personnes pour des rencontres de groupe et des ateliers sur des thèmes divers : autoconstruction, psychologie, spiritualité.¦ r.f ¦ : : ; * ¦ ; ¦ ¦ \u2022 \u2022 I A JACQUES LANGUIRAND Journaliste à 18 ans s \u2022 J - «J'ai beaucoup aimé la fête qu'on me fait pour mes 60 - » - \u2022 i remarques, d'idées qu'il partage Jacques Languirand n'a pas avec les auditeurs de son émis- abusé des études classiques ou u- _!._____X to___îi ._»___ sion «Par quatre chemins».niversitaires.À 18ans, il «s'exile Le curriculum vitae de la Per- du Québec qu'on appelait à sonnalité de la semaine de La Presse comprend dix pages bien l'époque le Canada».11 trouve du travail à la radio française, ans.C'est un événement considérable.Surtout pour moi, le marginal.J'ai toujours été un accident dans le système.» Dur apprentissage pour un garçon qui vient de finir sa versification.«Vingt ans plus tard, raconte Jacques Languirand, quand je serai devenu un familier de la pensée de McLuhan, je donnerai des cours en communication à l'Université McGill.Dans un anglais plutôt mauvais, mais ce n'est pas ça qui compte.Je demandais à mes étudiants de tenir compte du fait que je n'avais pas les pré-requis pour m'inscrire à mon propre cours!» Ce qui ne l'a pas empêché d'être chargé de cours pendant quatre ans et professeur, titulaire pendant huit ans.En tout, douze années dans la prestigieuse institution de haut savoir anglophone.«En même temps que mon en-seicnemennt à McGîU, je faisais delà radio.Je suivais lé modèle de Pierre Emmanuel, qui était conférencier, poète, écrivain, homme de radio.Les intellectuels, en Europe, travaillaient énormément.Mais ce qui m'a beaucoup aidé, c'est que j'ai toujours été pigiste ou contractuel ».Douze ans à McGill, vingt ans de «Par quatre chemins» à Radio-Canada, le pigisme tourne au long terme.«On m'avait demandé de «tenir l'antenne», en attendant que les affaires publiques prennent sur mon temps.Je cédais l'antenne aussitôt que quelque chose se présentait».Mais pour Languirand, la formule est trop collée à l'actualité.« Je m'intéresse aux lames de fond pations changent.Depuis qDcCje suis dans l'après-midi, je me sens plus près du fait socialr davantage engagé.C'est la même émission, c'est le même homme, itais c'est une autre situation, et ce n'est plus la même chose».«On m'a déjà dit que je louais le rôle d'un éclaireur, utile et peut-être agréable».Il a xféjà beaucoup parlé du Nouvel Âge, de grands courants diffus.En ce moment, il se sent très attaché à l'évolution des « baby-boomers», cette crise du milieu de la vie.«Je suis passé par là, je peux en parler».Sans vouloir se présenter cam-me un moraliste, Jacques f2uv guirand a «le souci de servir îles autres, un certain goût de la chose publique».Mais il ne peiise pas le traduire par une implication directe dans la vie publique, en politique par exemple.«J'aurais eu des occasions, j ai trayail-lé souvent avec René Levées* que.Mais est-il possible-, à notre époque, de mettre une belle grande pensée dans l'entonnoir de l'action sans qu'elle se' défigure?Est-il possible de simplifier et de garder vivante Tune-pensée plus complexe?» Jacques; Languirand va écrire sur le sujet,' brouillonner, car «c'est la seule; manière de mettre de l'ordre dans les pensées».Mais il côntK nuera à préférer l'oral et sa ma-: gie, parce que «à la limite, la-pensée se cherche dans l'oral».I «J'ai beaucoup aimé la .fête: qu'on me fait pour mes 60-ans.plus qu'à leurs symptômes dans C'est un événement considéra-\" fournies.Deux pour sa produc- dans des émissions destinées au tion d'écrivain, une pour l'hom- Canada.Son patron est Pierre me de théâtre, une autre pour le Emmanuel, un mentor à qui il concepteur-designer, une pour aime rendre hommage.«Il corri- l'homme radio, une pour la télé- geait mes textes à haute voix.On vision, une pour le journalisme dit pas ça.b.C'est pas clair.» l'actualité que sont les nouvelles».Son émission déménage, change d'heure.Le changement d'horaire, c'est aussi le renouvellement.«En changeant d'heure, les préoccu- ble.Surtout pour moi, le m*fgi-; nal.J'ai toujours été un accidentel an s le système, constate Lan-\", guirand avec un plaisir certain.; Je fonctionne très bien, mais pas* dans le processus normal».\\ ¦ .Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, Mm \u2022 » \u2022 \u2022\u2022 \u2022 \u2022 v \\ m WËÊÈ i» HB A ell des gens de parole ¦ ¦ ¦ \\ \u2022 \u2022 , j - -, 1 t ALCAN ¦ ¦ 1 V Demain, à son émission, Michel Desautels s'entretient .1 ^mmmmmmmmmmmmmmmmmmfX.*\u2022 ^ .1 ' » .\u2022 ¦ -s .avec la de la semaine.» Ici comme ailleurs Oj lundi au vwxJredi 9h30 ÀCBF690 : 1 - \u2022 ¦ rflili.Radio-Canada CBF690 -i - i n e premier prix du concours d'excellence mode du jeune designer québécois a été remis à :~1seques Doucet.finissant en -mode masculine du collège \"\"NTarie-Victorin.Quant au prix de créativité, il a été décerné à Bianca Clauticr, étudiante en mode féminine.Un autre étudiant de ce collège, Alain La-flamme, a reçu le prix de commercialisation.nom de Jean-Paul Lapointe, un homme qui ne perd pas la forme depuis sa retraite en 1966.À l'occasion du 40e anniversaire de Fondation de la Fraternité des policiers de la CUM, on a rendu hommage au président fondateur, aujourd'hui âgé de 73 ans, l'ex-capitaine Jean-Paul La-pointe.La salle d'assemblée des policiers portera dorénavant le Coordonnatri-ce en la restauration de l'hôtel Reine Eli-z a b e t h , Isabelle Albert, 24 ans, est candidate au titre de reine du «Festival sportif de l'hôtellerie et de la restauration» qui aura lieu le 20 mai, au Square Dorchester.app.1201, Montréal (Québec), H2X2P1.Tél.843-5691.Claude Gravel, président et chef de la direction d'Assurance-Vie Desjardins a présenté, au nom du comité de direction sur le sisa de l'industrie des compagnies d'assurances de pet^onnes, un chèque de 12 450 $, à la Maison Nazareth.C'est le premier versement d'une somme totale de 25 000 $ à la Maison Nazareth, un centre d'accueil pour sidatiques.Renseignements: Association canadienne des compagnies d'assurance de personnes : ( 514) 845-6173.gnent de leur rapport à la différence dans un recueil intitulé Lectures plurielles.C'est aux Éditions Logiques.La ministre Monique Landry inaugurera l'exposition du Vieux-Port de Montréal, mercredi le 8 mai, à 19 h 30.Cette exposition sur la coopération mondiale explore les défis et célèbre les réalisations des habitants des pays en développement Isabelle Albert Renseignements: Festival sportif de l'hôtellerie et de la restauration, 3605, rue Saint-Urbain, Quatorze auteurs d'origines ethniques ou culturelles différentes, dont la regrettée Alice Parizcau, notre confrère Gerald Le Blanc ainsi que Raoul Duguay, témoi- Déjeuner-conférence, avec Jean-Louis Roy, secrétaire général de l'Agence de coopération culturelle et technique, le jeudi 9 mai, à midi, à l'hôtel des Gouverneurs Le Grand.Le thème abordé sera «l'espace économique francophone : un aménagement possible».C'est une invitation du Secrétariat international du * « i : : Prix Mxette «» .Lors de la cinquième remise des prix Lizette Cervais on retrouvait, dans l'ordre habituel: Nathalie Johnson, étudiante en journaliste et information à l'Université de Montréal \u2014gagnante du prix en télévision); Andréanne Lafond, présidente du conseil d'administration; Use Payette, présidente d'honneur; Anne-mari e ' Dussault, présidente du jury; Marie-Josée Choulnard, étudiante en communication à I l'UQAM \u2014 gagnante du prix radio.> Forum francophone des affaires, du Centre de commerce mondial de Montréal et du Conseil des relations internationales de Montréal.Coût : 50 $.Renseignements : 393-3355.Tirage, le.15 juin, d'une Mercedes au profit de la Fondation des sourds du Québec.Billets : 100$.Renseignements: Fondation des sourds du Québec, 1550.rue Saint-Viateur, Charlesbourg, G2L 1M8.Tél.1-800-463-5617 O C'est la journaliste du sc-rivee des sports à CBFT, Radio-Canada, Marie-Josée Turcotte, qui présidera la prochaine édition du Prix Molscn de journalisme en loisir.Elle sera assistée SJSSS.Marie-Josée recteur de Pin- Turcotte formation au Nouvelliste de Trois-Rivièresj\\ Hélènes Deslauriers, directrice de l'information à la station CFGL-FM ; Pierre Terroux, de La Presse; et Suzanne Blanchet, journaliste indépendante, O L'Association québécoise des professeurs de français, section Montréal, tiendra sa prochaine activité pédagogique aujourd'hui à 17 h, à l'hôtel Château Champlain, boulevard René-Lé-vesque.Les quatre ateliers proposés auront pour thème «l'application pédagogique de l'ordinateur en classe de français».Renseignements : 595-7291.E >ar leurs activités au service de la communauté.Ce sont, cette année : Marie-Paule Barreto, en génie métallurgique; François Legendre, en génie mécanique; Serge Savard, en tronc commun; Jean-Guy Bernât, en génie électrique et génie informatique; et l'équipe A*Allô Poly, pour le brio de ses reportages télévisés.Président de la campagne de financement de la Fondation éducation troisième âge, lea n-Roc h Boivin, invite .la population à Venir participer à une soi-rée-casino pour recueillir des fonds pour cet organisme.Cette activité Jea\"-Roch aura lieu le sa- Boivin medi 11 mai, à 20 h, au Collège de Rosemont, 6400, 16e avenue.Prix: 25$.Renseignements: 725-5074.Première remise de bourses de la fondation Renald-Legendre, ainsi nommée en l'honneur de Re-n»id Legendre.professeur au département des sciences de l'éducation à l'UQAM depuis 1973 et auteur du premier dictionnaire québécois publié par Larousse, le Dictionaire actuel de l'éducation.Les lauréats sont : Marcelle Rivard, étudiante au baccalauréat en information scolaire et professionelle; Hélène Duquette, étudiante au même titre; Michel Mayrand, étudiant au baccalauréat d'éducation au préscolaire et d'enseignement au primaire.L'École Polytechnique annonce l'attribution de prix Méritas aux étudiantes et étudiants qui* se sont particulièrement distingués n r m : plein air et tourisme - - Le nouveau conseil d'administration de I Association de presse de plein air et du tourisme .du Québec inc.(APPATQ).Dans l'ordre habituel, rangée du fond: François Laramée, rédacteur en chef du Courrier du Sud; Denis Paulhus, animateur de télévision à Sorel; Jacques Chapleau, vice-président, rédacteur de la revue Caribou; François Hogue, dOption plein air; 'François Laplerre, peintre animalier et journaliste pigiste; Pierre Pitre, de la pourvoirie Domaine.Au premier plan: Jean-Pierre Dréan, directeur de Tourisme français; Tony Langeller, -secrétaire de l'Association, relationiste, rédactrice en chef de l'Appât et présidente de Média Jplan; Roger Fortier, président sortant et président de l'Institut national des viandes; Jean-\\ Bioël Parenteau, le nouveau président, rédacteur du Guide de l'Est ; André V.Langevin, trésorier de l'Association et rédaction à Option plein air; et, n'apparaît pas sur la photo, Roland Coté, vice-président.Assemblée générale annuelle de l'Association des auxiliaires bénévoles des établissements de santé du Québec, sous le thème «le volontariat.un investissement», le jeudi 9 mai, à l'hôtel Holiday Inn Crowne Plaza, Montréal, de 8 h 30 à 16 h.La conférence en titre sera prononcée par Ghislaine Lemtre et le docteur Fernand Lemire.Le psychiatre lean-Jacques Bour-que traitera pour sa part des «enfants qui dérangent».Renseignements: Auxiliaires bénévoles des établissements de santé du Québec, 505, boulevard de Malsonneuve Ouest, suite 400, Montréal (Québec), H3A 3C2.Tél.842-4861, poste 212.¦ i ¦i \u2022 , \u2022 ' .¦> | DOn CSG 1OO OOO $ à Ê'HopÊtal NotPG-Bame Le président-directeur général de Rhône-Poulenc Rorer Canada inc., Christian Chavy, (à gauche) remet un don de 100 000 $ au directeur général de l'hôpital Notre-Dame, Marcel H.Labbé, dans le cadre de la campagne de souscription pour la création d'un Centre de recherche pour ce centre hospitalier.Lancement, cette semaine, d'un livre au titre choc.Femmes, si vous disiez la vérité, oeuvre du psychoso-cioloque et chercheur dans le domaine du comportement humain et social, Moncef Gui-touni, sous la ™°\"cef B présidence Cultouni d'honneur de la ministre Liza Frulla-Hébert.Il s'agit d'un livre qui répond au fort populaire ouvrage Ces femmes qui aiment trop.Il y est question de rapports amoureux, à la lumière de cas types.A JEUDI 95 bourse* aux étudiant* de i'UVAM Quatre-vingt-quinze bourses, représentant une somme de 243 000 $, ont été octroyées aux étudiantes et étudiants de l'UQAM cette année, par la Fondation de l'Université du Québec à Montréal, a annoncé le président de la Fondation, Pierre J.Jeanniot Quatre nouveaux participants alimentent la Fondation: La Brasserie John Labbatt, le cabinet Pétrie Raymond et associés, Urgence Santé, et la Corporation des propriétaires Immobiliers du Québec.Accompagnent quelques récipiendaires: le président et chef de la direction de la Fédération des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l'Ouest-du-Québec et membre duconseil d'administration de la Fondation de \"UQAM (premier debout à gauche), Jocelyn Proteau; Pierre J.Jeanniot, debout à l'extrême droite; et, à ses côtés, Raymond R.Pinard, vice-président de la Fondation.* 9 iuoo on cite* AntonËo Mimer Honoré* Le juge en chef de la Cour suprême du Canada, Antonio Lamer, a reçu l'Ordre du mérite des diplômés de l'Université de Montréal.Dans l'ordre habituel: Louis Cyr, président de l'Associ-tion des diplômés, le juge Antonio Lamer, André Blsson, président de Maxwell Communications Canada.¦ - \u2022 » * ^ * ¦ B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 MA11991 4 i-A / r * ' .\u2022V' l'ombre du mât du Stade surgit un tout autre monde, celui de la tradition millénaire chinoise.C'est tout l'art traditionnel de ce pays que les Montréalais pourront admirer à partir du 21 juin au Jardin de Chine.Depuis des mois, des artisans se relayent pour créer de toutes pièces ce coin de leur pays air Jardin botanique, à proximité de la' roseraie.Véritable contraste entre deux civilisations, l'une artisanale et millénaire, l'autre moderne, le plus grand jardin jamais édifié en dehors du continent asiatique est aussi le rendez-vous de l'Histoire en terre d'Amérique.Fruit d'une collaboration Canada-Chine, ce jardin veut aussi mettre en relief l'ouverture de la société québécoise aux autres cultures.Le visiteur sera transporté à l'époque de la dynastie des Ming (entre le 13e et le 17e siècle) et des mandarins.Avec ses dragons, ses pagodes et ses oeuvres d'art (meubles, bronzes, calligraphies, peintures), cet espace de deux hectares et demi renfermera tous les éléments culturels chinois.Le droit d'entrée général a été fixé à 7 $ pour les adultes.Les Montréalais, eux, munis de leur carte Accès-Montréal (2 $), entreront gratuitement aux serres, au Jardin chinois et à Tinsectarium.Georges LAMON PHOTOS PIERRE MeCANN I Sciences et LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 MA11991 > » m pour soigner l'endométriose La thérapie la plus naturelle contre l'endométriose a toujours été.la maternité CAROLE TH IB AUDE AU A «C'est long et traumatisant.La douleur augmente progressivement et on ne sait pas pourquoi, alors on se dit: est-ce que je deviens fol-f le?C'est un soulagement quand .on a enfin un diagnostic.Dans mon cas, cela a pris huit ans.C'est par une laparoscopic, à l'âge de 30 ars, qu'on l'a découvert.» iMartine Simard, de Saint-Rédempteur, souffre d'une maladie nommée en-dométriose.une maladie que bien des femmes endurent sans savoir qu'elles en sont victimes, croyant tout simplement qu'il est normal de souffrir au moment des menstruations.Depuis quelques jours à peine, un médicament d'une nouvelle famille, plus prometteur que les précédents, a fait son entrée sur le marché canadien.1 Le nafaréline, administré deux fois par jour sous forme d'aérosol nasal, est le premier à agir sur la GnRH, cette substance émise par ie cerveau, et qui se situe au début de la chaîne hormonale qui déclenche les menstruations.Cette substance entraîne moins d'effets secondaires que les médicaments traditionnels, soient les progestatifs, les contraceptifs oraux, et le danazol, un dérivé synthétique de la testosterone (une hormone mâle).L'endométriose L'endométriose est une maladie gynécologique qui se caractérise par la présence de tissu de l'endomètre dans la cavité abdominale.L'endomètre est cette couche de cellules qui tapisje l'intérieur de l'utérus, et qui se renouvelle au moment des menstruations.On pense qu'au moment des règles, des cellules endométriales ont reflué par les trompes de Faloppe, et ont formé de petites colonies un peu partout dans l'abdomen : sur les ovaires, sur les trompes, sur le côlon et la vessie, dans la région pelvienne.Ce tissu endometrial hors de l'utérus peut proliférer et saigner sous l'influence des hormones qui déclenchent les règles.Comme il n'a aucune porte de sortie, il s'accumule, entraînant douleur et inflammation.À la longue, il peut provoquer des adhérences ( tissus qui se collent les uns aux autres).Les victimes de l'endométriose ont souvent des douleurs au moment des règles, au moment des relations sexuelles, et parfois aussi en soulageant leurs besoins naturels.Cela affecte la qualité de vie au point qu'elles ne peuvent ni aller travailler ni étudier.Comme si la liste n'était pas assez longue, l'infertilité s'ajoute en prime chez 30 à 40 p.cent des patientes.Une récente enquête effectuée pour le compte de l'Association de 1,'endomé-.triose et de la compagnie pharmaceutique Syntex affirme qu'environ 6 p.cent des femmes entre 18 et 49 ans souffriraient d'endométriose.Ces chiffre, le docteur André Lemay, endocrinologue et biochimiste à l'Hôpital Saint-François d'Assise, les trouve plausibles.«Cest une maladie difficile à mettre en évidence, affirme-t-îl.Souvent, on la découvre lorsqu'on va investiguer la cavité abdominale et qu'on y trouve des amas de sang.» L'endométriose: c'est une maladie de l'endomètre, cette couche superficielle de cellules qui tapisse l'Intérieur de l'utérus.Des cellules de l'endomètre sortent de l'utérus en refluant par les trompes, au moment des menstruations.Devenir enceinte, ça aide La thérapie la plus naturelle contre l'endométnose a toujours été.la maternité.Lorsque la femme est enceinte, la fonction ovarienne se repose.Les mens- ' truations, ainsi que les activités hormonales qui les déclenchent, sont interrompues.Cela permet aux petites colonies endométriales hors de l'utérus de se résorber et parfois de disparaître.«Il faut user de beaucoup de stratégie pour soigner une patiente atteinte d'endométriose, explique le docteur Lemay.Par exemple, si elle a le projet de devenir enceinte, on ne lui prescrit pas de médicaments.On attend plutôt que les douleurs reviennent, si c'est le cas, quelques mois après la grossesse.Le traitement à la nafaréline dure six mois.Il se peut que quelques mois ou année» plus tard, 1 endométriose se manifeste à nouveau.» Lorsqu'elle prend de la nafaréline, la patiente vit une ménopause prématurée et temporaire.Sous l'effet du nafaréline, la patiente tombe temporairement en ménopause.H se peut qu'eiie éprouve les mêmes symptômes que la femme à l'âge de la ménopause: bouffées de chaleur et une sécheresse vaginale.Contrairement au danazol, le médicament employé jusqu'ici, le nafaréline ne donne pas d'effets secondaires masculinisants: embonpoint, acné et poils superflus, atrophie des seins, etc.Le docteur Lemay affirme que ce nouveau médicament aura un impact considérable en gynécologie.«Il va être utile pour traiter l'endométriose, les fibromes, les kystes sur les ovaires, le cancer du sein et la puberté précoce.» Il y a en effet des fillettes qui deviennent pubères à sept ans, ce qui interrompt leur croissance et leur nuit considérablement sur le plan psychologique.La forme nasale du médicament est pour le moment la seule autorisée, mais il pourra éventuellement se présenter en implant sous la peau.panorama passionnant de la médecine moderne CAROLE TKSBAUDEAU X Un livre passionnant vient de paraître aux éditions Boréal, sous la plume dynamique et concise de Yannick Villedieu, un des journalistes scientifiques les plus respectés au Quebec.«La médecine en observation» est un recueil d'articles parus surtout dans l'Actualité depuis 1985, mais aussi dans Châtelaine, et qui débute par un texte sjjr la médecine du futur écrit pour l!Unesco en 1987.; Les quelque 60 textes sont présentés Habilement en sous-groupes thématiques: «ie mal de vivre», «les grands maux sans grands remèdes», «incontournable sida.», «le médecin virtuose», «les promesses du laboratoire» etc.11 en résulte un déroulement logique qui empêche l'impression de décousu souvent ressentie dans les recueil de textes.«Ce livre peut se voir comme un scanner, un panorama de la médecine actuelle», affirme Fauteur.Écrit dans un langage accessible au grand public, l'ouvrage dresse un «bilan de santé» minutieux de la médecine contemporaine.Le cancer, la cholestérolémie, le coeur et l'aspirine, les médicaments et aliments, ii i .:-.\" PBSERlïl | : W .V;-\": ¦fi ¦ Un livre qui débute par un texte sur la médecine du futur écrit pour l'Unesco en 1987.la carie, les vaccins, la dépression, le sida, les toxicomanies, la douleur, l'hor-* mone de jouvence et les sages-femmes, tout, ou presque, y passe.«Ce qui est fascinant, en médecine, c'est que l'on peut pour chaque sujet passer d'un point de vue extrêmement pointu, celui du chercheur dans son laboratoire, à des vues plus personnelles et sociales, de la maladie vue par le malade ou par le fonctionnaire de la santé.» L'auteur a le don de conserver un ton de conversation amicale sans jamais réduire son sujet, ni faire de concession à l'exactitude scientifique.Il ne heurte jamais la sensibilité d'un lecteur qui serait lui-même atteint de la maladie en cause \u2014 sida, dépression, obésité\u2014, et possède l'art de présenter les choses avec optimisme sans pour autant porter vers de faux espoirs.De la vulgarisation de grande classe! Sans fausse pudeur, l'auteur pointe les faiblesses et les nombreuses demi-vérités et approximations dont les médias ont fait preuve au moment de la couver-, ture du sida.Les journalistes, parfois, «tombent comme un seul homme dans le panneau d'une autre conférence de presse», dit M.Villedieu en rappelant qu'un secrétaire américain avait annon- Petits sSébFouiHartis s**r le terrain il L 0 Cette photographie a été prise lors du camp de séjour des petits débrouillards, l'été dernier, à Arundel, dans les Laurentides.Cette année encore, les jeunes peuvent s'inscrire à une semaine (ou plusieurs semaines) au camp, pour vivre proche de la nature dans une cabane en bois rond, et faire des activités reliées à la faune et à l'environnement, sans oublier les expériences du prof Scientifix.À cette possibilité, offerte par le Conseil de développement du loisir scientifique, s'ajoute celle des camps de jour offerts aux quatre coins de Montréal, pour les petits débrouillards de 6 à 12 ans! Les camps du professeur Scientifix permettront aux jeunes de mieux comprendre les phénomènes qui les entourent Sous le leadership d'adjoints du prof enthousiastes, les jeunes observeront la faune, les phénomènes environnementaux, et feront des expériences de chimie, de biologie, de physique, de mathématiques, etc.Sans oublier de nombreuses sorties, des baignades, du sport, des jeux, tout pour que la science devienne une activité estivale parfaite I Les camps de jour des petits débrouillards ont lieu à cinq endroits de Montréal: centre Georges Vanier, centre l'Acadie, centre du Plateau, centre communautaire de la Rousselière, centre Cuybourg.Pour de plus amples informations sur les camps, appeler au 252-3027.-,- ¦ -\u2014-T\u2014 cé, le lundi de Pâques 1984, que l'Américain Gallo venait de découvrir le virus du sida (alors que l'équipe du Français Montagnier l'avait fait 12 mois auparavant).Yannick Villedieu a débuté en journalisme médical à Québec Science, en 1974.Deux ans plus tard, il faisait déjà du bruit avec son livre «Demain, la santé», portant sur l'état de santé des Québécois et de leur système de santé.C'était l'époque d'Ivan Illich et de Nemesis médicale, l'époque où-on s'interrogeait sur les maux amenés par la médecine et les efforts à faire en prévention.Ce livre a marqué la réflexion sur la médecine au Québec.«Dans les années 40, 50 et 60, la médecine était triomphante et triomphaliste, rappelle M.Villedieu.Imaginez le sentiment de victoire donné par les antibiotiques et les vaccins.Mais dans les années 70, on a dépassé l'étape de l'émerveillement.On se rend compte qu'il y a apparition de nouveaux problèmes, le sida, la résistance aux antibiotiques.La biologie des problèmes est très complexe.Les questions d'éthique s'imposent, en reproductique, entre autres.Les gens discutent davantage avec leur médecin, veulent connaître les possibilités de traitement, etc.» Des « images du futur» plus interactives ¦ Images du futur 91, sixième version de l'exposition annuelle grand public dans le Vieux Port de Montréal, ouvrira ses portes à compter du 31 mai, pour ne les fermer que le 22 septembre.Les images y sont plus créatives que jamais, et permettent plus souvent qu'auparavant une interaction avec le spectateur.Par exemple, dans une pièce allemande intitulée le «cube d'eau», on entre dans un local de dix mètres sur dix où l'image d'un immense dé est projetée sur un mur.À terre, neuf seaux.Lorsque le visiteur plonge sa main dans un seau, cette dernière est reproduite sur l'image comme sortant d'un des neuf points du dé.De plus en plus d'artistes utilisent des moyens de haute technologie comme médium d'expression: l'holographie, le cinéma par ordinateur, les Images de synthèse, la musique numérique, le vidéo, les images scientifiques, la télématique, etc.«Ce n'est pas une exposition de scientifiques ni de science fiction, explique M.Hervé Fisher, de fa Cité des arts et des nouvelles technologies de Montréal, l'organisme qui présente Images du futur.Ce sont des images réelles.Le public ordinaire vit dans ce nouvel environnement médiatique.Nous voulons faire la viilgnrjsation d'une nouvelle culture électronique.» Images du Futur est un événement différent et autonome de l'Expotec, exposition apparue un an plus tard dans le Vieux-Port et à laquelle s'est greffée le cinéma Iraax, encore un an plus tard.«On nous confond souvent avec nos deux voisins, affirme M.Fisher.C'est vrai que nous sommes tous les trois en synergie comme pôle d'attraction touristique.», Images du futur 91 permettra aussi de faire soi-même en atelier ses propres hologrammes, de faire faire son portrait par ordinateur, et de créer des images Riir ordinateur j un du cancer T I S * < KENNETH-F.WALKER collaboration spéciale , * H La plus grande des tragédies est un enfant en train de mourir du cancer.Comment* les parents qui doivent af-.fronter une telle situation prennent-ils soin de leur enfant?» Nous associons généralement le can-, cer aux personnes âgées, pourtant les affections cancéreuses sont la cause; principale de décès chez les enfants parmi tous les groupes d'âge, sauf les enfants en bas âge.Cette année, l'American Cancer.Society estime qu'environ 7600 enfants de moins de 14 ans mourront de cancer aux États-Unis.Geneviève V.Foley et Elizabeth H.Whittam, qui travaillent pour le Sloan-Kettenng Cancer Center à New York ont écrit que les enfants mourants pardonnent les comportements hésitants des adultes en autant que ceux-ci leur manifestent de la compassion et essaient vraiment de communiquer avec eux.Geneviève Foley et Elizabeth Whittam rapportent toutefois que beaucoup de parents font une erreur majeure.Ils ne reconnaissent pas que l'enfant a conscience de la mort.Il est naturel de vouloir protéger l'enfant mourant contre le réalisme brutal de la mort.Mais les parents présument que du fait que leur enfant n'a pas vu quelqu'un mourir, il n'a pas réfléchi à la mort.Ou encore que si la mort a effleuré l'esprit de l'entant il est trop jeune pour comprendre toute la gravité de la situation.Même les jeunes enfants ne sont pas à l'abri de la mort dans la vie de tous les jours.La télévision apporte la mort dans les foyers semaine après semaine.E.H.Waechter indique dans The American Journal of Nursing que les enfants reconnaissent la gravité de leur état et sont inquiets comme les adultes.Us s'inquiètent eux aussi du', voile de secret qui les entoure et veu-; lent plus de communication ouverte et * franche.Ne leur refusez jamais une possibilité d'exprimer leurs sentiments et leurs craintes.Geneviève Foley et Elizabeth Whittam soulignent qu'il n'y a pas de formules magiques qui conviennent pour tous les cas.Elles conseillent d'utiliser les mots comme mort et mourant plutôt que des formules comme «il nous a quitté».Ayez recours à des mots simples, clairs et compatissants.Ce sont les sentiments que vous communiquez aux enfants qui sont importants.Comment devez-vous réagir si un enfant demande, «Est-ce que je vais mourir?» Nos deux spécialistes, Foley et Whittam, disent que lorsque les enfants veulent vraiment le savoir, ils méritent d'avoir une réponse vraie, mais que dans la réalité les enfants posent rarement cette question directe.Et s'ils y font allusion, ces enfants recherchent avant tout un soutien affectif, non une réponse tranchée.C'est un point qu'on ne soulignera jamais assez.Il est pénible de voir des adultes qui endurent une agonie inutile.Il est bouleversant d'entendre un enfant qui hurle de douleur.Et pendant des années les enfants, comme les adultes, ont reçu des analgésiques en doses insuffisantes durant la phase terminale de leur maladie.Pourquoi les enfants ont-ils à souffrir de cette façon?Cela se produit' Sur les mêmes raisons insensées que ; adultes crient de douleur.La notion ridicule qu'ont les dispensateurs de soins que les malades peuvent acquérir une dépendance même lorsque les enfants nont plus que quelques jours ou même quelques heures à vivre.Les médecins finiront-ils par apprendre que la dépendance s'acquiert seulement lorsque des personnes absorbent des narcotiques pour le plaisir?L'expérience faite en Grande-Bretagne avec l'héroïne prouve que lorsqu'on l'utilise pour calmer la douleur,; le malade n'acquiert pas de dépendance.Les malades à qui l'on injecte de fortes doses de morphine et d'héroïne peuvent être sevrés de ces drogues en l'espace de deux semaines s'il y a rémission de l'affection maligne.* D'autres mythes ont aussi la vie dure, comme celui qu'en augmentant la dose on cause une dépression respiratoire, ou bien que les enfants actifs ne peuvent souffrir de la'douleuirQBs;-mythes sont faux.Une des pires erreurs est pour ;le$-médecins de prescrire pour un malade! l'administraitnn d'un narcotique-toutes les heures seulement quand c'est nécessaire.De ce fait, la douleur.survient invariablement avant l'injection d'un analgésique.Saint Augustin écrivit en 387 de notre ère que « le plus grand mal est la douleur physique».Les parents doivent par conséquent insister pour que leur enfant mourant reçoive des doses toujours plus fortes de narcotique s'il ressent une grande douleur.Et au Canada où l'héroïne est un analgésique légal ils doivent exiger qu'on y ait recours lorsque les autres analgésiques ne font pas d'effet.t i LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 MA11991 ¦ ¦ J \u2022\u2022V\" B7 - I ± 258 ¦ - - \u2022 '.\u2022 \u2022\u2022 ¦ - \u2022 \u2022 -**.¦* ?'-.^ .GUY PINARD Jj M école Anthelme-Verreau n'est pas la plus spectaculaire de Montréal au plan de l'ornementation.Ses lignes simples et classiques, ses volumes nettement définis et ses matériaux plutôt modestes ne poussent personne à l'ébahissement.Pourtant, cette petite école de quartier témoigne de l'aboutissement d'une évolution entreprise par le grand Ernest Cormier au cours des années 20 en matière d'architecture scolaire, et à ce titre, l'intérêt est évident.D'ailleurs, à l'époque où, en 1983, la Commission des écoles catholiques de Montréal envisageait la possibilité de la démolir afin d'ériger un gymnase sur le même emplacement, le ministère des Affaires culturelles demanda à la Société d'étude sur l'environnement bâti Area inc.d'étudier la valeur patrimoniale de cet édifice.La recommandation, en décembre 1983, était sans équivoque: «S'il'est un bâtiment d'Ernest Cormier qui mérite un classement à titre de monument historique, c'est bien celui-ci*, écrivait sans retenue l'auteur du rapport, l'historien de l'architecture Jacques Robert.Bref historique L'école a été construite en un an à peine afin de régler le problème d'exiguïté noté à l'école Saint-Ambroise.Derrière cette école, la CÉCM possédait un terrain suffisamment grand pour construire une deuxième école.La pré-, paration des plans fut confiée à Cor-' mier et le 11 juin 1929, ce dernier soumettait ses esquisses.Le même jour, la Commission autorisait la construction d'une école de 14 classes, avec chauffage central assuré par l'école Saint-Ambroise, et votait une somme de 126000$ à cet effet.Le 5 juillet, les esquisses de Cormier furent acceptées telles que proposées, et il put s'attaquer immédiatement aux plans et devis, à titre d'architecte et d'ingénieur du projet.Le contrat de construction fut accordé au plus bas soumissionnaire, l'entrepreneur général Damien Boileau limitée, pour 125000$.Les travaux commencèrent le 19 novembre.Le 21 octobre 1930, donc moins d'un an plus tard, les élèves prirent possession de leurs classes, même si l'inauguration officielle eut lieu le 23 novembre 1930 seulement.L'école fut utilisée comme école primaire jusqu'au début des années 70, alors qu'elle fut transformée en maternelle, comme en témoignent d'ailleurs les éviers et les fontaines installés à la hauteur des bambins de moins de six ans.Depuis juin 1977, l'école abrite exclusivement la troupe folklorique Les Sortilèges, à l'exception d'un local réservé à la troupe de théâtre Le petit Chaplin.Cette école fait le bonheur de la troupe folklorique qui, de 1966 à L'école pendant la construction, en juin 1930.PHOTO MINISTÈRE D\u20acS AFFAIRES CULTURELLES.,: - /y L'école Anthelme-Verreau PHOTOS JEAN-YVES LET0URNEAU.La Presse 1977, logeait à l'école secondaire Saint-Stanislas^ ¦ La construction Aujourd'hui connue sous le nom d'école Saint-Ambroise annexe, l'école Anthelme-Verreau se trouve au 6558-60, rue Chambord, donc au nord de la rue Beaubien.Elle est donc adossée à l'école Saint-Ambroise conçue par (ean-Omer Marchand, et située à proximité de l'église et du presbytère êairit-Am-broise, conçus par Cormier.Le terrain de 25875 pieds carrés comprend les subdivisions 360 à 368 du lot 4 du cadastre officiel du Village de la Côte-Saint-Louis.Le lot comprend incidemment les deux ruelles, au nord et au sud de l'école.Situé en bordure de la rue Chambord, il est délimité par la subdivision 359 au sud, le centre de la subdivision 352 à l'ouest, et la subdivision 369 au nord.L'édifice comprend un rez-de-chaussée et deux1 étages (le sous-sol n'a pas été excavé).Il mesure 122,6 pieds de largeur ( 136 si on ajoute les deux avant-corps latéraux) sur 71,5 de profondeur et 52,3 de hauteur dans l'axe des extrémités de la façade (le toit plat culmine à 46,5 pieds).Le bâtiment est doté d'une structure entièrement en béton armé.Dans le sens de la longueur, il comporte trois travées d'égale portée, celle du centre s'appuyant sur les quatre colonnes qu'on aperçoit dans ce qui était jadis une salle de récréation.La surface est également divisée en trois travées dans le sens de la profondeur, sauf qu'elles sont d'inégale portée.Dix piliers incorporés aux deux murs longs supportent quatre dalles en béton armé, qui servent de plancher au rez-de-chaussée et aux deux étages, et de toiture dans le cas de la quatrième.La base légèrement saillante de la façade est en béton.Les murs sont recouverts de brique chamois provenant de la Belden Brick Co., à Canton, dans l'Ohio, celles des trois faces autres que la façade étant de seconde qualité.Les marches et les paliers des entrées sont en pierre dé Montréal bouchardée fin.Les sections cylindriques qui encadrent La troupe folklorique Les Sortilèges utilise à bon escient l'ex-salle de récréation.Les deux entrées principales représentent le seul endroit où Cormier a utilisé des courbes.l'embrasure des deux entrées de la rue Chambord ont été taillées dans le marbre « Cedar Tennessee» poli.Les marquises circulaires en béton qui surplombent les portes d'entrée principales sont coulées en béton de ciment blanc «Médusa» et ornées de carrés de céramique placés dans les moules.Le bas-relief représentant une croix au-dessus de chaque entrée de la façade a été taillé dans des blocs de pierre de Missisquoi (Cormier insista pour se réserver l'exclusivité du modèle).Les tuiles en terre cuite qui ornent les trumeaux, entre les fenêtres des premier et deuxième étage, ont été achetées de la Belden Brick Co.Le linteau continu du rez-de-chaussée est en pierre artificielle Desco.Le bandeau du rez-de-chaussée et la frise servant de linteau aux fenêtres du deuxième étage sont en pierre grise de Missisquoi, tout comme les seuils des fenêtres.Enfin, le remplissage des murs extérieurs a été réalisé avec des blocs de terre cuite vitrifiée de marques Interlocking et Nat-co.Analyse architecturale L'élément qui frappe le plus quand on examine l'école Anthelme-Verreau pour la première fois, c'est sans contredit la grande sobriété de sa façade.Mais comment pourrait-on s'en étonner puisque les projets de Cormier sont toujours empreints de sobriété et de modernisme et ne versent jamais dans le lyrisme et le délire architecturaux.11 faut y regarder de plus près pour apercevoir les éléments ornementaux, qui sont aussi rares que discrets.Ensuite, on remarque que, comme à l'habitude, Cormier a privilégié les lignes droites qui découpent des volumes aux cour- bes, presque complètement absentes sauf pour les sections cylindriques et la marquise circulaire de chacune des deux entrées principales.La façade est remarquable pour son ordonnance symétrique et rythmique.La façade se découpe en trois sections: celle du centre, qui mesure 99 pieds et contient toutes les ouvertures, est flanquée à chaque extrémité d'une section de bout en retrait de 16 pouces, et plus pieds.21QUIV Vil/ 1 1 On peut aussi la partager en deux registres.Le premier se limite au rez-de-chaussée et se démarque par son horizontalité, accentuée par le bandeau en pierre qui sert d'appui aux fenêtres et se prolonge dans les sections de bout, et par le linteau continu des sept croisées du rez-de-chaussée.On compte deux portes et cinq fenêtres.Chaque porte dont l'embrasure mesure 8 pieds sur 12,5 est flanquée par une fenêtre de 5,5 pieds sur 7 de chaque côté (toutes les fenêtres de l'école sont du modèle à guillotine).Une cinquième fenêtre au centre assure le rythme du fenêtrage.Les montants des fenêtres sont ornés de rangs de briques en dégradé.La porte se trouve au fond d'un portail délimité de chaque côté par des sections de cylindre en marbre, et au-dessus par une marquise arrondie qui surplombe la porte de 2,5 pouces d'épaisseur fabriquée en teck solide par la société Bromsgrove Guild Co., de la rue Clark.Au-dessus de la marquise, on remarque un châssis d'imposte surmonté d'un ensemble ornemental composé d'un bas-relief représentant la croix et de deux petits carrés en pierre.À l'angle formé par le linteau et la dernière travée de fenêtres, on remarque une pierre blanche de la largeur du linteau.Le deuxième registre comprend les deux étages et présente neuf travées.Il se singularise du premier par sa verticalité, accentuée par les neuf enfoncements des fenêtres et de leur trumeau formé de carreaux en terre coite posée selon un appareil alternatif ( un carreau à l'horizontale, un à la verticale).Toutes les fenêtres des étages mesurent 5,5 pieds sur 9.Le large linteau des fenêtres du deuxième étage forme une frise sur toute la largeur de la section centrale.Outre une pierre carrée située dans Taxe de la dernière travée de fenêtres à chaque extrémité, la frise porte l'inscription «ECOLE ANTHELME VERREAU» gravée dans la pierre.Une corniche en caisson, largement proéminente et ornée de cuivre couronne l'édifice et déborde légèrement dans les sections de bout.Les deux faces latérales de 63,3 pieds de largeur sont identiques.Chacune comprend trois sections, et les deux sections antérieures ont reçu un revêtement identique à celui de la façade.La plus rapprochée de la façade mesure 11,5 pieds de largeur et comprend quatre fenêtres de 39 pouces sur 64 dans un enfoncement.La deuxième section mesure 27 pieds de largeur et comprend deux travées de croisées: une première RENDEZ-VOUS 92 1992,350e ANNIVERSAIRE DE LA fomÀmh nu \\io\\tr(;\\l de trois fenêtres de 48 pouces sur 72, et une deuxième de deux grandes fenêtres de 11 pieds sur 8,5, au-dessus d'un porche qui s'avance dé 4,5 pieds.La troisième section ne comprend aucune ouverture, et seul un toit en appentis recouvert de cuivre vient interrompre sa verticalité.La structure de cette partie de l'édifice a été conçue de manière à permettre l'addition d'une classe à chaque extrémité, et même d'en superposer trois à chaque bout, à l'arrière de l'école, si le besoin s'en était fait sentir.La face arrière propose elle aussi une ordonnance rythmique et symétrique, et ses trois niveaux sont démarqués par des bandeaux de béton qui indiquent la hauteur des planchers.Les~deux étages proposent neuf grandes fenêtres similaires à celles de la façade.Au rez-de-chaussée, la rythmique est différente, avec deux grandes fenêtres de 8,5 pieds sur 9,25 à chaque extrémité, deux petites fenêtres de 42 pouces sur 60 et trois baies de deux fenêtres jumelées, de la même hauteur que les petites et de la même largeur que les grandes fenêtres.Les trois fenêtres de l'avant-corps central ont été murées.La partie sud de cet avant-corps a conservé sa forme d'origine, mais la partie nord a été murée.Ce sont là les seules modifications apportées à l'architecture de l'école depuis sa construction.L'intérieur La sobriété architecturale de Cormier ne s'est pas démentie à l'intérieur.À l'intérieur, tout a été pensé de façon à respecter la symétrie.Au rez-de-chaussée, on notait une salle de récréation où on remarque les quatre seules colonnes de l'école, deux classes, une salle de toilettes riche en marbre et deux bureaux à chaque extrémité.Chaque étage était similaire, avec trois classes de chaque côté d'un large corridor, où on remarque encore aujourd'hui les étranges casiers dont les portes s'ouvrent trois par trois.Les cages d'escalier sont aux extrémités, avec, à demi-étage, une salle de toilette et un petit bureau à chaque extrémité.Une trappe donne accès au tost.¦ - REPÈRES mot 5 .\u2022'\u2022'\u2022'¦'\u2022y.-''.mm :-:x%v:v: mm mm mm \u2014 S s ¦ ¦ '¦yy P ::x:xyx:::: O I I Ililllll ] rue Beaubien : v V-, Nom : école Anthelme-Verreau.Adresse: 6558-60, rue Chambord.Métro: station Beaubien, circuit 18 vers l'est.Le texte original de ces articles est offert sous forme de livres (4 tomes) par les Éditions La Presse et par les Éditions du Méridien, sous le titre Montrés/, son histoire, son architecture.Renseignements: Guy Pinard, au 285-7070.Jacques Robert recommande îe classement de l'école parce qu'à son avis, elle représente une bonne synthèse des quatre écoles de quartier qu'il a conçues pour la CÉCM, soit l'école Saint-Arsène, l'école Saint-Henri démolie en 1970, l'école Sainte-Julienne Falconieri (désormais connue sous le nom d'école Saint-Philippe-Bénizi) et l'école Anthelme-Verreau.C'est à son avis la plus réussie tant au plan de la conception qu'au plan du fonctionnement.SOURCES: Ministère des Affaires culturelles: L'école Anthelme-Verreau.analyse architecturale et évaluation patrimoniale, par la Société d'étude sur l'environnement bâti Area inc.\u2014 Heritage Montréal: Dossier de demande de classement de /école Anthelme-Verreau.Architecture fà i des Arts aura sa vraie place urbaine JEAN-PIERRE BONHOMME CL es citadins rêvent beaucoup aux espaces verts par les temps qui courent.Le bonheur, paraît-il, passe par la verdure.Oui, mais les plus belles villes ne sont pas reconnues pour leurs forêts.Elles se font surtout valoir par la qualité de leurs «places».D'autant que la verdure, à Montréal, ne dure pas.C'est la blancheur de la neige, et.la boue de la saumure qui durent.Mon pays c'est.n'est-ce pas! Si tout va bien, Montréal devrait avoir bientôt une nouvelle «place», justement, celle du complexe des arts, rue Sainte-Catherine.L'appellation Place des Arts prendra alors un sens.L'importance collective db lieu était assez évidente pour que les responsables, mandataires de l'État, confient la tâche de concevoir cet aménagement à un architecte connu, M.Dim i tri Dima-kopoulos et ses associés.Le dessin qui nous a été donné, il y a un certain temps, et que nous voyons ici, est, dans ses grandes lignes, celui qui a été retenu.La solution imaginée par les architectes nous semble excellente.Signalons d'abord que les créateurs devaient faire face à des contraintes.La La place de la Place des Arts.deviendra un lieu dont la qualité urbaine est acceptable.PHOTO La Presse place, il faut bien le dire, n'est pas une place au sens strict du terme.Une place est généralement un lieu urbain accessible publiquement par ses quatre côtés, et qui permet une convergence piétonne de toutes parts.Elle doit déboucher de partout et elle est, comme la Place d'Armes, un lieu de rassemblement très passant.En réalité, le devant de la Place des arts est plutôt une cour, une terrasse, qu'une place au sens strict du terme.Néanmoins, les architectes ont réussi, par ce projet, à rendre le lieu agréabïe et à l'ouvrir le plus possible aux piétons; comme si c'était une vraie place.Son centre est un quart de cercle bien invitant, même s'il oblige les passants à franchir plusieurs marches.Par ailleurs, le plan d'eau, qui se trouve par-dessus le couloir intérieur, à l'est, remplit un espace qui, autrement, aurait trop donné une impression de vide et qui n'aurait pas permis aux piétons de se sentir les coudes.Il est possible, et c'est souhaitable, que le dessin de ce plan d'eau soit révisé pour qu'il puisse servir de patinoire l'hiver.11 est possible, aussi, et c'est encore plus souhaitable, que les architectes disposent, tout autour du plan d'eau, quelques gradins.Cela permettrait aux pas- sants de s'asseoir et de se reposer un peu les meninges, de rêver.Dans son état actuel, le projet ne permettra pas beaucoup aux passants de s'asseoir sur des bancs ou des parapets.Ce petit bassin compensera pour la froideur, la tristesse de l'entrée du complexe des salles qui ont front rue Sainte-Catherine, à l'est.Malheureusement, la grande fenestration de ces salles du complexe, conçue en encorbellement et tournée vers la terrasse, est l'équivalent d'un sombre mur aveugle.À cause des grands rideaux et de la couleur des vitres, l'interaction psychologique entre l'intérieur et l'extérieur se produit difficilement.» La nouvelle place, d'autre part, adou- ! cira l'impact du Musée d'art contemporain dont la construction achève du côté ouest.Il est rare, en effet, que les .architectes décident de construire un immeuble public comme celui-là, et ! dont la fonction représentative ! n'échappe à personne, sans lui donner une entrée visible sur la rue même où il; i est construit.Les architectes de Notre- ; Dame-de-Paris n'ont jamais songé à> construire le portique côté cour.La rue -1 Sainte-Catherine, déjà attaquée par l'in-* ' tériorisation des commerces, aurait eu \u2022 bien besoin d'un immeuble public, bien ; identifié sur sa rue.Au lieu de cela, les' \u2022 architectes, et la Société immobilière! du Québec, une institution d'État, qui> les ont laissé faire, nous ont dessiné,:-pour la rue Sainte-Catherien, un triple ; mur aveugle, une falaise morte.Il faudra donc, en quelque sorte, faire le tour pour entrer dans notre nouveau musée.\u2022 ; Signalons enfin que la nouvelle place : \u2014 dont la construction devrait commencer cet été \u2014 ne prendra vraiment fière allure qu'après la construction des conservatoires.C'est là, en effet, que le gouvernement du Québec songe à reloger les deux conservatoires de théâtre et de musique qui se trouvent actuellement dans l'immeuble Ernest-Cormier de la rue Notre-Dame.Il est fort probable que l'ancien Palais de justice retrouve sa fonction judiciaire.L'immeuble des conservatoires, lui, lorsque le gouvernement se résoudra à le construire, meublera à merveille cet autre coin vide du complexe de la Place des arts.i *.u~.___ ~B8 I \u2022'-\u2022* I \u2022 \u2022 îjBJBJBJBjBjBj BJBjBJBflBjBjBJBjBjBJI 11M 11 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 \u2022 | \u2022.«.¦ Economie MONTRÉAL, .\u2022_, ¦ *- - * ¦ - \u2022 - _ f * I.*t .îiixcs ;èt i ni pôjs coûts de la souveraineté StfGUIN \u2022 collaboration spéciale pj a Commission Bélanger-Cam-Bka peau, au travers d'une grande agitation intellectuelle recommande la tenue d'un référendum sur la souveraineté du Québec en 1992.Soit ! À quoi les payeurs de taxes du Québec s'exposent-ils?C'est là, l'un des points majeurs de tout le débat actuel.Un chambardement politique important provoque des conséquences et il est essentiel de les connaître dés maintenant, afin de prévenir les dégâts.Curieusement, depuis l'échec de Meech, on apprend peu de choses sur les «coûts».Les tenants du fédéralisme en expliquant mal la rentabilité, et ceux de la souveraineté «souhaitent» qu'elle le soit.Depuis quelques semaines, cette chronique s'intéresse de plus près à la péréquation, aux échanges fiscaux entre Ottawa et Québec, aux impôts, etc.La semaine dernière, on s'est tourné vers le rapport de la Commission Bélanger-Cam-peau pour chercher quelques réponses.Malgré l'abondance des études, soit près de 2000 pages, on doit admettre que la viabilité d'un Québec souverain n'apparaît pas bien clairement.En particulier deux études doivent être signalées; elles sont soumises par M.Pierre Fortin, professeur à l'Université du Québec à Montréal, économiste renommé dont les opinions sont très appréciées et maintes fois citées dans le débat actuel surtout par ceux qui affirment que la souveraineté est rentable.La première intitulée «Le choix forcé du Québec: aspects économiques et stratégiques», conclut «que le niveau de vie du Québec ne dépend pas de son statut politique».(Document no,4, page 360).Ceux qui croient qu'un Québec souverain deviendra rentable parce que le fédéralisme ne l'est plus, devraient lire cette étude.Mises à part les conséquences économiques provoquées par la vengeance des autres, les liens économiques et financiers entre Ottawa et Québec semblent, selon cette étude, pouvoir être réorganisés sans désastre.Tout dépend de la volon- té des parties et des calculs! Là viabilité du Québec serait assurée par ses propres forces économiques et le statut politique aurait peu d'effets sur le Québec, souverain ou non.Les liens économiques sont tellement tissés serrés et interdépendants que le tissu économique résisterait à la déchirure politique.M.Fortin réplique ainsi aux fédéralistes qui prétendent que la souveraineté serait un désastre économique.Ceqt une analyse intéressante qui devrait cependant mieux cerner la «viabilité» du Québec, par l'exposé de la deuxième étude de M.Fortin portant sur l'emploi laisse songeur et fait apparaître cette «viabilité» comme bien fragile.En effet cette étude (document no 1, page 167) trace un portrait saisissant de l'emploi et en fait apparaître toute la précarité.Cela rejoint d'ailleurs l'analyse de Mme Diane Bellemare du Département des sciences économiques de l'Université du Québec à Montréal (document no 4, page 29) qui préconise une nouvelle politique au développement de l'emploi.L'emploi au Québec serait malade et atteint de deux anomalies: premièrement le taux de chômage du Québec, près de 10 p.cent, est le plus élevé en Amérique et demeure constamment élevé depuis 10 ans, deuxièmement seuls certains secteurs de peinte créent de l'emploi, alors que les activités peu spécialisées s'effondrent.Dans tout le Canada, la recherche d'un emploi est la plus active et difficile au Québec; les emplois sont de plus courte durée au Québec qu'ailleurs.Plus le travailleur est instruit, plus il lui est facile de trouver un emploi, mais l'instruction est moins avancée ici qu'en Ontario, de là un recul du Québec; la compétitivité de la main-d'oeuvre du Québec est mauvaise parce qu'elle est trop chère et moins productive, etc.Ce portrait de l'emploi au Québec est une image qui vaut mille mots.L'emploi, le travail, est la première force d'une nation.Félix Leclerc disait: «Donner un poisson à quelqu'un, vous le nourrissez pour la journée.Montrez-lui à pécher, vous le nourrissez pour la vie.Un Québec souverain pourra-t-il faire mieux?Comment?m m \u2022 \" \u2014 ;-¦ -\u2014-'-'-\"-!-1 \u2014- LITRE EN CENTS suisse demeure \u2022 \u2022 \u2022 \" ' \u2022 % \"o ; \u2022\u2022- d'après AFP GENÈVE ¦ La Commission fédérale des banques (CFB), en supprimant une possibilité de garder anonymes des fonds provenant de l'argent sale, permettra de mieux lutter contre le blanchiment de narco-dollars, mais le client étranger ordinaire pourra* toujours compter sur la discrétion des banques suisses, déclare-t-on samedi dans les milieux bancaires.Vendredi la CFB a décidé de ne plus accepter, sauf rares exceptions, les comptes bancaires anonymes à partir du 1er juillet, afin de se conformer aux nouvelles dispositions pénales prises en août dernier par les autorités helvétiques.C'est ainsi que les banques devront connaître l'identité de tous leurs clients, alors que jusqu'ici ia banque pouvait s'en dispenser lorsque le client était représenté par un avocat, un notaire, une fiduciaire ou un gérant de fortune.«Le secret bancaire suisse demeure», souligne M.Jean Bonna, membre du conseil d'administration de l'Association suisse des banquiers.Mais la nouvelle circulaire signifie que les banquiers devront connaître le nom de tous leurs clients, mais, îndique-t-il, l'article 47 de la loi fédérale sur les banques interdit toujours aux banquiers de révéler l'identité de leurs clients, «sauf quand il y a demande d'entraide judicaire».Le Liban pourra-t-il redevenir la Suisse du Proche-Orient ?Rcuter BEYROUTH ¦ Avec le retour de la paix, le Liban pourrait redevenir la «Suisse du Proche-Orient» et recouvrer la prospérité économique en moins de deux ans, estime le ministre libanais de l'Économie, Marouan Hamadé.Dans une interview, le ministre a jugé que le retour à la stabilité politique permettrait désormais au gouvernement de se consacrer à sa tâche prioritaire, la redressement de l'économie.«Nous ne pouvions faire aucun projet (.) nous ne pouvions convaincre personne de nous aider à tout rebâtir, avant que de rétablir notre contrôle sur l'ensemble du territoi- re libanais.Aujourd'hui, nous pouvons dire que cette tâche est accomplie à 70 ou 80 p.cent», a-t-il dit.«Jusqu'à maintenant les investisseurs étrangers nous disaient : Nous ne pouvons pas vous aider à reconstruire ce que vous allez immédiatement détruire à nouveau.Aujourd'hui, il est évident que la guerre civile est terminée.» L'armée libanaise a renforcé son contrôle sur ce qui était encore il y a quelques jours les bastions des deux plus puissantes milices privées du Liban, celle des druzes du Parti socialiste progressiste (PSP) et celle des chrétiens des Forces libanaises ( FL ).Le gouvernement espère désormais contrôler l'intégralité du territoire libanais avant la fin septembre.Réunification Pour parvenir à ce but, les autorités versent à 20000 miliciens l'équivalent de 100 dollars par mois dans un premier temps, avant qu'ils ne soient progressivement intégrés dans l'armée ou dans des organismes publics.«L'occupation israélienne pose indéniablement problème, mais l'heure est sans conteste à la pacification et à la réunification», a dit Marouan Hamadé, qui détient également le portefeuille du Commerce extérieur.Montréal 62,9 : :v;-:-v;v:v>n '.\u2022.^f™ St.John's, T.-N.61,6 :-x;: ¦ Chariottetown te 60.0 Regtna .*\u2022 ¦ r» «-*-*-¦ .\".-^ ^r.VV*.«V, ^\".V*V.\u2022*\u2022,.\"\u2022\u2022 .V »\u2022\"* St John's, T.-N.66,0 Sslnt-Joan, 57,2 Edmonton .m 45.7 Source: CM Québec Infographie La Presse*.Voici le coût comparatif du prix de l'essence dans les principales villes canadiennes.Le yogourt paie pour la TPS ¦ ¦ Débarrassé de la TPS, le yogourt vendu en portions individuelleîs dans les marchés d alimentation n'a pas encore retrouvé la popularité que lui vouaient les consommateurs.Le Conseil national de l'industrie laitière lui consacre d'ailleurs une campagne actuellement pour en relancer la vente.* ; «Nous avons décidé de prendre les grands moyens pour commun!-, quer la bonne nouvelle tant aux consommateurs qu'aux détaillants en S alimentation d un bout à l'autre du pays» indique Pierre Nadeau.vie-1 ve-président du CNIL.Durant quatre semaines, les Canadiens auront sous les yeux; au comptoir des produits laitiers de leur magasin d'alimentation, un panneau publicitaire montrant des vaches tourbillonnant en une joyeuse f farandole sous le slogan: « Nos vaches jubilent ! Ici, le yogourt est sans ?TPS».CARRIERES ET PROFESSIONS Représentant(e) des ventes senior Étant donné la forte croissance de nos ventes, notre entreprise, manufacturier de produits de consommation, est à la recherche d'un représentant ou d'une représentante des ventes (senior).Le candidat ou la candidate aura comme fonction la représentation des produits auprès des divers secteurs du marché, tant au niveau des sièges sociaux qu'au niveau des détaillants.Le candidat ou la candidate devra être bilingue, posséder de 3 à 5 ans d'expérience dans la vente au détail, et être libre de se déplacer selon les demandes du marché.Le poste est offert à Montréal.Nous offrons une rémunération compétitive, une voiture de compagnie ainsi qu'un programme d'avantages sociaux.Veuillez faire parvenir votre curriculum vitae à : LA PRESSE, Référence: 18459 CP.6041, Succursale « A » Montréal, Québec H3C 3E3 f MONTRÉAL Acsh-eio\t26400\t6\t5\t5\t\t10\t2 ADS\t2450\t52\t52\t52\t\t60\t20 iAur Res\t7100\t400\t385\t395 -\t10\tS5*285\t Abii Prce\t21600\tttSUj\t15'4\t15'.'4\t\tS16\t11* Actidev\t2300\t\t\t90\t\t115\t68 Aenico.wt\t210100\t105\t96\t96\t\t185\t96 Agnico E\t19150\tS5*i\t5'.i\t5*4\t\tS9*\t5* AgroxrB\t2533\t16\t15\t18\t\t20\t15 fiAgromx\t1000\t16\t16\t16 +\t3\t25\t9 Air Canda\t113272\tS9H\tm\t9*\t\tS10-4\t7* Aita.energ\t11063\tS14'1»\t14H\t14*4\t\t$20\t14* Alt.E.7.75\t4900\tS24?*\t24-3\t24*\t\tS2Mi\t23* Alta N Gs\t17*225\tSIS**\t14^4\t15*-\t*\tS17*\t11* A!u\t111717\t524^.\t23'ï\t23*-\t*\t$28'4\t19* A ::r îi.Z\t231000\t521\t21\t21\t\t$23.3\t23 iAWona M\t2122\t17\t17\t15\t\t33\t15 Algo Sr.l\t2200\t2E0\t280\t295\t\t340\t260 A!go,A\t2104089\t250\t250\t250\t\t390\t165 AliraCT\t7310\t120\t120\t120\t\t180\t85 A»ut*c\t350\t200\t200\t200\t\t220\t200 Am.Barric\t128700\t822Vfc\t2)H\t21*-\t\t$28'4\t18* Amisco\t3200\t150\t145\t150\t\t180\t100 iAmiskJk\t24000\t12\t12\t12\t\t18\t7 iArden\t21000\t89\t89\t89\t\t100\t50 Arfooex\t1600\t190\t180\t180 -\t10\t395\t140 fA'/rai.A\t2 56\tS9'.i\t9'.ï\t10\t\t$10*\t8* fA!Ç0 i\t301725\tS13*i\t13^\t13*-\t\tSU 4\t9* Afco II\t225\tS13-4\t13^\t133«\t\t$14\t10 Auberges\t15900\t225\t210\t220 +\t5\t320\t170 Audrey\t153010\t335\t295\t325 +\t15\t425\t190 AucJrey.w\t245535\t50\t45\t50\t\t120\t40 Autôstock\t14600\t315\t290\t305 -\t15\t390\t265 Avcofp\t11200\t40\t36\t40 +\t3\t80\t23 BC Tel\t96721\t\t19^4\t20 +\tV»\t$20-3\t14* BCJGAS\t23710\tSMVft\tM 4\t14.4\t\t$15*\t14 BCED Sri\t22000\t66\t66\t66\t\t245\t35 BCED\t59631\ttoVi\t12'/2\tÎ2,/4-1'j\t\t45\t9 BCE wt\t24400\t43S\t385\t415 + 25\t\t470\t170 BCE Inc\t242511\tS42\têOfà\t41%+IVh\t\t$4313\t34* BCE Mb!\t85739\tS26\t25V-3\t26\t\t$27*\t14* BCE.Capî\t2100\t$24'/4\t24Vij\t24'/4 +\t\u2022a\t$2414\t21* Bgr.Dm.A\t1200\tS7Va\t7*\t7'^ +\t'a\t$9*\t7* fSMTCa\t7700\t325\t315\t315\t\t360\t200 BP Can\t14700\tSIS*\tIS\t15 -\t*\t$22\t14 3 BRI Ent.\t344\t280\t280\t280 +\t5\t$8* 175\t iBakertalc\tII\tS\t5\t10\t\t23\t10 Baue Con»\t21300\t165\t150\t150\t\t165\t110 Bq.Laur\t10405\tS16\t15'î\t15*4 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17400 8043 27500 800 5000 4509 71400 23965 16623 30129 63600 .«47c 87 6* V/2 Vk 105 105 S11 10* 138 125 47$ 470 $17* 17* 1C0 175 425 400 $9* 9* $27* 77* 33 32 $34* 34* 88 41 \u2022 iai.tm 6H- * 7*\u2014 * 105 10*- * 130 - H 47S 17*- l* 135 - 5 400 - 50 9*+ Mj 77* 32-3 34*+ * 56-14 6130 $14* 14* 14* + H 27511 $16* 16* 16* 2406000 $30* 30 30 S 7 4 345 $11* 7* 140 83 S11* 7* 180 90 $6*410 $20 14* 170 85 $7*400 $15* 8* $28\"3 70* 87 32 $35* 19* 275 36 m xm .-.\u2022 \u2022« $14* 9* $17 13* $33 * 77* CP L8d Cdn Tire fC Tire A Cdn.Turbo fC Utiiit.A C Utiiil B fCmnacA Canstar 288563 $21* 1635 $25* 51266 S24.3 10050 300 3225 $19* 1362 8204 70862 380 97795 435 Cara Ooer4600 $16* 16 fCaraOp-A Carena Carena.wt Cascades Cassidys Ceianese Cetan Sri C.Caoital fC.Cap A C.GTrstco Charan fChalcju fCimStLa Cinram Circo Crtt fCo-Steel CocaCBev fCogeco ConoRs Cominco Comi 2.00 ComLsrB ComLSr.H Comptime fCPCIJk CPCI.B Corbv A tCorbv B fCorona A Coron.srC Coron.92*r iCosclent Cott fCrownx Crwn.Pr.l 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' \u2014 Est-ce que monsieur le maire veut me les -acheter?\u2022 \u2014 Non, mais à tout événement, je veux vous les garantir.À mon retour vous me rendrez la somme.À combien estimez-vous cabriolet et cheval?¦ \u2022 ¦ ' ¦ .i i-.- .\u2014 À cinq cents francs, monsieur le maire.\u2014 Les voici.'\"^ M.Madeleine posa un billet de banque sur la .table, puis sortit et cette fois ne rentra plus.Maître Scaufflaire regretta affreusement de n'avoir point dit mille francs.Du reste le cheval et le tilbury, en bloc, valaient cent ecus.Le flamand appela sa femme, et lui conta la chose.Où diable monsieur le maire peut-il aller?Ils tinrent conseil.\u2014 Il va à Paris, dit la femme.\u2014 le ne crois pas, dit le mari.M.Madeleine avait oublié sur la cheminée le papier où il avait tracé des chiffres.Le flamand le prit et l'étudia.\u2014 Cinq, six, huit et demie?cela doit marquer des relais de poste.Il y a cinq lieues d'ici à Hesdin, six de Hesdin à Saint-Pol, huit et demie de Saint-Pol à Arras.il va à Arras.Cependant M.Madeleine était rentré chez lui.Pour revenir de chez maître Scaufflaire, il avait pris le plus long, comme si la porte du presbytère avait été pour lui une tentation, et qu'il eût voulu l'éviter.Il était monté dans sa chambre et s'v était enfermé, ce qui n'avait rien que de sim- Pfe, car il se couchait volontiers de bonne heure, ourtant la concierge de la fabrique, qui était en même temps l'unique servante de M.Madeleine, observa que sa lumière s'éteignit à huit heures et demie, et elle le dit au caissier qui rentrait, en ajoutant : ¦ * ¦ ^ Est-ce que monsieur le maire est malade?je lui ai trouvé l'air un peu singulier.Ce caissier habitait une chambre située précisément au-dessous de la chambre de M.Madeleine.Il ne prit point garde aux paroles de la portière, se coucha et s'endormit.Vers minuit, il se réveilla brusquement; il avait entendu à travers son sommeil un bruit au-dessus de sa tête.11 écouta.C'était un pas qui allait et venait, comme si l'on marchait dans la chambre en haut.Il écouta plus attentivement, et reconnut le pas de M.Madeleine.Cela lui parut étrange; habituellement aucun bruit ne se faisait dans la chambre de M.Madeleine avant l'heure de son lever.Un .moment après, le caissier entendit quelque chose qui ressemblait à une armoire qu'on ouvre et qu'on referme.Puis on dérangea un meuble, il y eut un silence, et le pas recommença.Le caissier se dressa sur son séant, s'éveilla tout à fait, regarda, et à travers les vitres de sa ci*oisée aperçut sur le mur d'en face la réverbération rougeâtre d'une fenêtre éclairée.À la direction des rayons, .ce ne pouvait être que la fenêtre de la chambre de M.Madeleine.La réverbération tremblait comme si elle venait plutôt d'un feu allumé que .d'une lumière.L'ombre des châssis vitrés ne s'y dessinait pas, ce qui indiquait que la fenêtre était toute grande ouverte.Par le froid qu'il faisait, cette fenêtre ouverte était surprenante.Le ' caissiet- se rendormit.Une heure ou deux heures après, il se réveilla encore.Le même pas, lent et régulier, allait et venait toujours au-dessus de sa î tête.La réverbération se dessinait toujours sur le niur, mais elle était maintenant pâle et paisible \" comme le reflet d'une lampe ou d'une bougie.La ' fenêtre était toujours ouverte.Voici ce qui se passait dans la chambre de M.Madeleine.- .1.»/.L.1 ¦ III.¦^¦^:v - UNE TEMPÊTE SOUS UN CRÂNE t ¦ .¦ -'-^ ' \u2022 Le lecteur a sans doute deviné que M.Madeleine n'est autre que Jean Valjean.; Nous avons déjà regardé dans les profondeurs de cette conscience; le moment est venu d'y regarder encore.Nous ne le faisons pas sans émotion et sans tremblement.Il n'existe rien de plus terrifiant que cette sorte de contemplation.L'oeil de l'esprit ne peut trouver nulle part plus d'éblouisseracnts ni plus de ténèbres que dans l'homme; il ne peut se fixer sur aucune chose qui soit plus redoutable, plus compliquée, plus mystérieuse et plus infinie.II y a un spectacle plus grand que la mer, c'est le ciel ; il y a un spectacle plus grand que le cieit c'est l'intérieur de Tâme.\u2022 ' Faire le poème de la conscience humaine, ne fût-ce qu'à propos d'un seul homme, ne fût-ce qu'à pro|K)s du plus infime des hommes, ce serait fondre toutes les épopées dans une épopée supérieure et définitive.La conscience, c est le chaos des chimères, des convoitises et des tentatives, la fournaise des rêves, l'antre des idées dont oh a honte; c'est le pandemonium des so-phismcs, c'est le champ de bataille des passions.A de certaines heures, pénétrez à travers la face livide .l'un être humain qui réfléchit et regardez derrière, regardez dans cette âme, regardez dans cette obscurité.Il y a là, sous le silence extérieur, des cornlvits de géants comme dans Homère, des mêlées de dragons et d'hydres et des: nuées de fantômes comme chez Dante.Chose sombre que cet infini que tout homme porte en soi.^lauquel il me$ure avec désespoir les volontés dl^'son cerveau et les actions de sa vie! -V,^'/ Alighieri rencontra un jour une sinistre porte devant laquelle il hésita.En voici une aussi devant nous, au seuil de laquelle nous^^j^ésitons.Entrons pourtant.Nous n'avons que peu de chose à ajouter à ce que le lecteur connaît déjà de ce qui était arrrivé à lean Valjean depuis l'aventure de Petit-Ger-vais.A partir de ce moment, on Ta vu, il fut un autre homme.Ce que l'évêque avait voulu faire de lui, il l'exécuta.Ce fut plus qu'une transformation, ce fut une transfiguration.^ .II réussit à disparaître, vendît l'argeritene de l'évêque, ne gardant que les flambeaux, comme souvenir, se glissa de ville en ville, traversa la France, vint à M.\u2014 sur M \u2014, eut-Vidée que nous avons dite, accomplit ce que nous avons raconté, parvint à se faire insaississable et inaccessible, et désormais, établi à M.\u2014 sur M \u2014, heureux de sentir sa conscience attristée par son passé et la première moitié d^son existence démentie par la dernière, il vécut paisible, rassuré et espérant, n'ayant plus que deux pensées: cacher son nom, et sanctifier sa vie; échapper aux hommes et revenir à Dieu.: ' .t^.;-_ Ces deux pensées étaient sî étroitement mêlées dans son esprit qu'elles n'en formaient qu'une seule; elles étaient toutes deux également absorbantes et impérieuses, et dominaient ses moindres actions.D'ordinaire elles étaient d'accord pour régler la conduite de sa vie; elles le tournaient vers l'ombre; elles le faisaient bienveillant et simple: elles lu: conseillaient les mêmes choses.Quelquefois cependant il y avait conflit entre elles.Dans ce cas-là, on s'en souvient, l'homme que tout le pays de M.\u2014 sur M.\u2014 appelait NI.Madeleine, ne balançait p»s à sacrifier la premiere à la seconde, sa sécurité à sa vrrtu.Ainsi, en dépit de toute réserve et de toute prudence, il avait §erdé les chandeliers de l'évêque, porté son deuil, appelé et interrogé tous les petits savoyards qui passaient, pris des renseignements sur les familles do FaveroUes, et sauvé la vie au vieux Faachelevent, malgré les inquiétantes insinuations de Javert.11 semblait, nous l'avons déjà remarqué, qu'il pensât, à l'exemple de tous ceux qui ont été sages, saints eMustes, que son premier devoir n'était pas envers fui.Toutefois, il faut le dire, jamais rien de pareil ne s'était encore présenté.~ .lamaié les deux idées qui gouvernaient le malheureux homme dont nous raconton$^ Ips, souffrances n'avaient engagé une lutte si sérieuse.Il le comprit confusément, mais proftfti^épient, dès les premières paroles que prononça lavert, en entrant dans son cabinet.Au moment 6ù fut si étrangement articulé ce nom qu'il avqit enseveli sous tant d'épaisseurs, il fut saisi ^c^MUpeur et comme enivré par la sinistre bizarrerie de sa destinée, et à travers cette stupeur, il Qutce tressaillement qui précède les grandes secousses; il se courba comme un chêne à l'approche d'un orage, comme un soldat à l'approchp d'un assaut.^ ' à suivre fe: L1 METRO St44enrl, orond 6*A non chouffé, 450 1 B7M077, 465-0855 .TTvFJscEPr l m 1' "]
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