La presse, 9 mai 1991, B. Informations nationales
[" Informationsnationales Ft L ex-ambassadeùr irakien est admis comme immigrant au Canada sans qu'aucun ministre en soit averti J y ¦ MUGUETTE YOUNG de la Presse Canadienne mu OTTAWA (fun Le ministre de l'Immigration Bernard ton, Mohammed Al-Mashat, ait été admis ___.alcourt s'est dit furieux d'apprendre «que Tëx-an)bassadeur irakien à Waèhihg- H aii Canada comme immigrant reçu sans qu'aucun membre du Conseil des minis* très n'en ait été avisé.L'ayant lui-même appris mardi soif, M.Valcourt a demandé une révision complète de la procédure d'accueil des immigrants.¦¦\u2022 \u2022 .' M.Valcourt a répété à plusieurs reprises qu'il trouvait tout à fait incroyable et inconcevable qu'une \"personne de haut rang r L'ex-ambassadeur irakien à Wa- comme M.Al-Mashàt puisse franchir tôu-; shïngton.Mohammed Al-Uflas^ tes les étapesdu systèmede l'immigration sans quç îui-mêitië, ou que son prédeçèss-: , hat, a été admis, au Canada seur> Barbara Mcbougall, tfen aient eu comme immigrant, laserpmotopc vent.'t^t T;'.' ' \u2022 \u2022 y \u2014 mm» jM.Valçour* a bien précisé que la loi n'avait pas été enfreinte mais que des agents d'immigration à l'ambassade canadienne à Vienne avaient jugé bon.de trai-.ter le dossier dé M.Al-Masnat en priorité et de le faire passer devant bien d'autres.«Si moi, javais eu à prendre une décision, il n'aurait sûrement pas sauté à l'ayant de la queue, à expliqué M.Valcourt au cours d'une conférence de presse convoquée à la hâté tard hier après-midi.Il serait resté à l'arrière de la queue, en ' arrière de tout le monde et son dossier aurait été traité comme les.autres, mais ce n'est pas cela qui s'est produit.» L'ex-ambassadeur.a.invoqué des menaces contre sa personne pour justifier sa demande d'immigrer au Canada.- Ha été reçu'comme immigrant le 27 mars, à l'insu du Conseil des ministres, et est arrivé au Canada trois jours plus tard avec son épouse et un enfant.M.Valcourt n'a pas voulu divulguer la destination canadienne du dignitaire.' .«Ce qui n'est pas catholique, quant à moi, c'est qu'une personne du rang de M.Mashat fasse demande auprès de 1 ambassade canadienne en Autriche et que des fonctionnaires évaluent sa demande et prenne une décision sans même en aviser le ministre de l'Immigration.Je trouve cela inacceptable», a-t-il répété.M, Valcourt n'a pas voulu prédire s'il aurait accepté ou non la demande de l'ex-ambassadeur irakien, mais il a tenu à préciser qu'il était important que le système d'accueil des immigrants soit crédible aux yeux des Canadiens et des étrangers: ¦.M.Valcourt, qui a été nommé à l'Immigration lors du remaniement ministériel du 21 avril, n'a pu dire s'il y avait eu des tractactions entre les autorités américaine et canadienne pour faciliter l'entrée au Canada de ce diplomate qui ava;t déjà manifesté sa réticence à rentrer à Bagdad.Selon les renseignements en sa possession, le ministre a souligné que ce dignitaire n'avait fourni aucun renseignement y.stratégique à la GRC pendant I contre l'Irak.M.Al-Mashat avait été rappelé pat sort gouvernement à la mi-janvier, mais il s'était arrêté à Vienne en route pour Bagdad, afin de faire soigner son épouse éft Autriche.En février, il a demandé aux autorités canadiennes à Vienne d'être reçu comme-immigrant et sa demandé à été accepté le 27 mars, a précisé le ministre.Devant ces nouveaux faits, l*oppositi< a aussitôt crié au scandale.Le critique néo-démocrate en matière d'affaires extérieures, Svend Robinson, à: fait écho aux propos du ministre, qualifiant cette aventure «d'incroyable et d'inacceptable.» Le critique libéral Tom Wappell a abondé dans le même sens, s'interrogeant sur le bien-fondé de la décision de permettre l'entrée d'un dignitaire irakien au Canada.A 1 h» de loi référendaire: l'inquiétude de députes force un iDn vpw rr* nui i v û ' ^ ,r 2 I - du bureau de La Presse QUÉBEC gjgft our apaiser des députés inquiets, le Parti libéral a dû tenir un caucus spécial hier pour expliquer le projet de loi émannant de la commission Bélanger-Campeau; i, * : Lors de la réunion habituel: j^fjB du caucus, mardi soir, plusieurs élus s'étaient dit insatisfaits des explications formulées par le premier ministre Bourassa durant le dernier quart d'heure de réunion à huis clos, a-t-on indiqué hier à La Presse.11 a fallu convoquer d'urgence une nouvelle rencontre, î hier midi, pour permettre au ministre des Affaires intergouvemementales, Gil Rémillard, de fournir plus d'explications sur les intentions du gouvernement.Trois ou quatre députés de tendance fédéraliste s'inquiétaient ouvertement que le préambule du projet de loi \u2014 qui sera déposé la semaine prochaine \u2014 ne reflétait pas adéquatement les avantages du fédéralisme canadien pour le Québec.Ils s'inquiétaient aussi que ce projet de loi soit perçu comme un pas vers la souveraineté, «laissant dans l'ombre la volonté de.renouveler le fédéralisme en étudiant d'éventuelles offres constitutionnelles du Canada anglais» «11 faut /rgjjue ces deux voies demeurent * parallèles», d'expliquer un député, reconnaissant que les , échange entre les élus des deux tendances avaient provoqué des débats houleux, mardi soir.Le ministre Rémillard aurait «pris bonne note» de ces observations, promettant que le libellé des «attendus» précédant les quelques articles du projet de loi refléteraient ces préoccupations.- Sans prendre la parole aux réunions, le ministre Claude Ryan aurait-claircmcnt signifié que ces attentes étaient aussi les siennes/ des informations que l'ancien chef du parti a refusé de commenter, hier.¦ Pour reflétef les nuances apportées par le premier ministre Bourassa dans un addendum au rapport Bélanger-Campeau, l'un des «attendus» du préambule du projet de loi' précisera que l'Assemblée nationale conserve sa «liberté d'initiati- ve», ce qui permettrait implicitement au gouvernement de repousser le référendum prévu par la loi ou de le faire porter sur les offres venues d'Ottawa plutôt que sur la souveraineté.Pour l'essentiel, le projet de loi «collera presque mot à mot» aux recommandations du rapport Bélanger-Campeau, promet-on du côté du gouverne-ment.Devant les journalistes, le ministre Gil Rémillard a souligné que le projet de loi «déposé mardi ou mercredi» refléterait «l'esprit et la lettre» du rapport Bélanger-Campeau.Sans fermer la porte, il a qualifié de «hautement hypothétiques» les questions sur les scénarios envisagés par Québec dans l'éventualité où les offres du Canada anglais ne surviendraient qu'à la veille de l'échéance référendaire établie dans le rapport Bélanger-Campeau.Le quotidien Globe and Mail affirmait que, selon des sources gouvernementales, Québec envisageait déjà de repousser l'échéance référendaire si des offres fédérales ne survenaient qu'à proximité d'octobre 1992.Le projet de loi retiendra «l'essence même des 'recommandations de Bélanger-Campeau», a promis M.Rémillard, insistant sur le fait qu'un référendum sur la souveraineté, «au plus tard» le 26 octobre 1992,;seraU prévu dans le texte.Toutefois, «l'Assemblée législative est souveraine.Par conséquent si le gouvernement devait tenir un référendum sur une autre question (sur les offres), c'est une possibilité, les deux voies parralèle sont là.Si on a de très bonnes offres ce sera au gouvernement de décider si on tient référendum dessus», a dit le ministre.Selon d'autres sources, le projet de loi précisera le format des deux commissions parlementaires \u2014 sur lesoffresfé-dédales et sur la préparation de la souveraineté.Les partis y seront représentés selon leur présence à l'Assemblée nationale, ce qui laisse prévoir que neuf membres de la majorité se retrouveront devant trois députés péquistes et un membre d'Égalité.Cette formule existe déjà pour deux commission permanentes de l'Assemblée nationale., Bob Rae fera en juin sa premiere visite au Les discussions entre MM.Bourassa et Rae toucheront l'impasse du bureau de La Presse QUÉBEC Le premier ministre ontarien Bob Rae devrait faire tout prochainement sa première visite officielle au Québec.Il rencontrera le premier ministre Bourassa à Montréal durant la première se* maine de juin.constitutionnelle mais aussi les problèmes économiques.Ce sera la première rencontre «officielle» entre les deux hommes.M.Rae avait toutefois fait une visite informelle à M.Bourassa au tout début de l'année, lors de ses vacances en Floride.Curieusement, il y a quelques À Québec comme à Toronto, jours M.Bourassa exprimait son on a confirmé hier à La Presse intention de se rendre à Toronto que, bien que les préparatifs ne pour rencontrer M.Rae.soient pas complètement finalisés, la réunion de Montréal faisait désormais partie des «probabilités».M.Rae n'arrivera pas avec « une proposition » dans le domaine constitutionnel, assure-t-on.La visite de M.Rae à Montréal suit celle faite fin avril par le premier ministre albertàin, Don Getty.Cette semaine, le premier ministre de l'Ile du Prince-Edouard, Joe Ghiz, est passé par Montréal, le temps d'un discours, une alio-Le premier ministre néo-démo- cution dont il avait à l'avance crate s'était d'ailleurj opposé par transmis copie au bureau de M.principe aux négociations «bilatérales», entre deux gouvernements, pour régler le problème constitutionnel, rappelle-t-on.Bourassa.Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Frank McKenna, a lui aussi rencontré M.Bourassa ce printemps.Interrogé hier sur la confusion qui entoure la proposition référendaire libérale depuis quelques jours Jean Chrétien a rétorqué qu'en fait, ce sont les journalistes qui sont confus.iaserphoto pc Les explications de Chrétien ramènent l'harmonie chez les libéraux fédéraux MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse OTTAWA Les libéraux assurent que la concorde resplendit à nouveau dans leurs rangs.Il suffisait que le leader Jean Chrétien prenne le temps de préciser en caucus, hier matin, que le référendum qu'il propose est du type « victor rieux » et non de,ceux qui sèment ^raif ë'ndoiSé parles trois partis la discorde.- politiques et exigerait une majori- lean-Robert Gauthier, la voix té dans les quatre régions du Ca- ment redevenue limpide à ses yeux: «Le référendum dont il nous pairie est un référendum victorieux, pas \"divisiF*», a expliqué tout bonnement le député, peu après avoir écouté les déclarations de M.Chrétien en hochant de la tête d'un signe approbateur devant les caméras.Ce qui soulage M.Gauthier, a expliqué celui-ci, c'est que le référendum proposé par M.Chrétien se sont empressés de rappeler que si le Canada est encore en crise constitutionnelle, c'est précisément parce que la dernière réforme a été mise en place sans Tas-sentiment du Québec.«Mais ce n'est pas moi le gouvernement, a tenu à rappeler M.Chrétien, c'est seulement la proposition que j'ai soumise à |oe Clark (le ministre des Affaires constitutionnelles ).» des députés récalcitrants, avait affirmé à La Presse mardi que plusieurs libéraux avaient de nombreuses clarifications à demander à leur chef au sujet de sa proposition de tenir un référendum pan-' canadien sur les changements constitutionnels.M.Gauthier, qui a avoué n'être pas friand du concept, soutenait que le leader avait mis cette idée de l'avant récemment sans consulter les membres du caucus.Il promettait que ça allait «barder».Mais hier, à la mi-temps de la rencontre spéciale de l'équipe parlementaire libérale, la position du parti était déjà apparem- nada.Impossible donc de reproduire un scénario référendaire comme celui de la conscription, où le Québec avait fait bloc, en vain, contre le reste du pays.Si le député d'Ottawa-Vanier a vu renaître le spectre de l'isolation, c'est que répondant à une question «hypothétique» \u2014 c'est M.Chrétien qui insiste \u2014 le leader libéral a déclaré le week-end dernier que la réforme constitutionnelle pourrait se faire'sans l'appui majoritaire du Québec ou de l'Ontario.Une déclaration qui n'a pas manqué de provoquer des hauts-cris aussi chez de nombreux observateurs politiques qui Interrogé sur la confusion qui entoure la proposition référendaire libérale depuis quelques jours, M.Chrétien a rétorqué qu'en fait, ce sont les journalistes qui sont confus.Finalement au sujet de l'absence de consultation des membres du caucus, le leader libéral a confirmé qu'il n'avait pas eu à discuter de ce sujet avec ses députés, que c'était la décision qu'il avait prise, lui, comme chef du parti.Mais il a tenu à préciser par la suite que le projet de consultation populaire était déjà connu des députés, car il est dans le document constitutionnel présenté par le leader libéral fédéral devant la commission Bélanger-Campeau.Le député Gabriel Fontaine mise sur une loi pour se tirer d'affaires tOBERT LA FLAM ME P\" ROBERT de la Presse Canadienne .t QUEBEC ¦ a loi C-79 n'a été proclamée Bb que mardi de cette semaine, mais le député fédéral Gabriel Fontaine entend s'en servir pour se faite blanchir des 14 chefs d'accusation pesant sur lui depuis presque deux ans.Invoquant l'article 52.6 et suivants de la nouvelle législation, la défense a obtenu, hier, au palais de justice de Québec, le report de l'enquête préliminaire du député de Levis, qui devait s'amorcer hier.M.Fontaine est accusé de fraude, d'abus de confiance, de complot et de.pot de vin.Grosso modo, l'article 52.6 ( 1.) stipule qu'un comité nommé par la Chambre des Communes a le pouvoir exclusif de statuer sur l'utilisation \u2014 passée, présente ou prévue \u2014 par les députés de fonds, de biens, de services et de locaux mis à leur disposition dans le cadre de leurs fonctions parlementaires.* \u2022 .* \u2022 .L'avocat de M.Fontaine, Me Mario Bilodeau, a demandé du temps au juge de la Cour du Québec, chambre criminelle, afin de Gabriel Fontaine iaswphoto pc ¦ déterminer si la loi peut s'appli- 2uer dans le cas de son client omme l'avocat de la couronne, Me Jean Lortie, s'est montré favorable à cette requête, le juge Louis Carrier a convoqué les deux parties pro-forma le 27 juin.À cette occasion, elles feront connaître leur point de vue sur la question.Interrogé après coup.Me Bilodeau a refusé d'expliciter la loi C-79.«Nous ne dévoilerons pas notre stratégie», a-t-il répété à plusieurs reprises.Quand on lui a fait remarquer que son entrée en vigueur ne pouvait survenir à un meilleur moment.Me Bilodeau # esquissé un large sourire et invité les journalistes à faire leur propre interpretation de la loi.Quant à l'avbcat de la couronne, il n'a pu apporter davantage de précisions.«le ne sais pas ce dont je parle, a indiqué Me Lortie.La loi vient d'être promulguée et nous n'avons pas été suffisamment documentés, ce qui est surprenant.Nous devrons fourbir nos arguments, de part et d'autre.» Selon Me Lortie, il est ardu dans le moment de déterminer si la loi peut s'appliquer compte tenu que les crimes reprochés à M.Fontaine ont été commis avant son adoption.«Nous ne connaissons pas leurs arguments.Peut-être serons-nous théoriquement d'accord avec eux», a-t-il avoué.Présent au palais de justice, le député Fontaine n'a pas voulu commenter l'évolution du dossier.« |c fais confiance au système judiciaire depuis 1989.C'est à mes avocats de fournir les renseignements qu'ils jugent opportun.T.\u2022j Équité salariale : Ottawa accepte le jugement MARIE-CLAUDE LORTIE du bureau de La Presse - V OTTAWA Le président du Coftséiïl'^ du Trésor, Gilles Lojsely le,*a annonpé hier en confer : rence de presse que le goiK-vernement respectera la dé^ cision du tribunal des droits de la personne qui l'a reconnu coupable de discrimination salariale envers certaines femmes qui sont à son emploi.M.Loiselle a en effet fait savoir qu'il n'en appellerait pas du jugement rendu* le I -mois dernier, qui l'enjoint a rémettre 30 000$ à chacune des femmes occupant :cer-tains types d'emplois dans les hôpitaux fédéraux, dont les salaires ont été sous évp- *~ lues précisément parce que ce sont des emplois généra* lement occupés par des femmes.Joane Hurens, vice-prési:^L dente de l'Alliance dé; la>c \u2022 fonction publique, le s>riî4i%^ ; cat qui avait porté plainte, s'est réjouie de la décision, « L mais s'est toutefois étonnée ' que le gouvernement con-voque une conférence d.e presse «pour annnoncefv qu'il respecterait la loi.» Mais si le gouvernement accepte cette première déci-.sion du tribunal des droits de la personne en matière d'équité salariale, il entend toutefois continuer à con: tester devant les tribunaux -la formation d'un tribunal semblable pour entendre une autre série de plaintes de discrimination salariale impliquant plusieurs milliers de femmes fonctionnaires.' v Une initiative gouvernementale que Mme Hurens trouve «illogique» et incohérente puisque qu'il vient, d'accepter la première déci- cirvr» sion.«H doit y avoir une.at-trappe quelque part», a-t-elle laissé entendre d'un air songeur.Mais elle a ajouté que la première décision du tribunal et l'acquiescement gouvernemental les aiderait à plaider leur cause.L'Alliance de la fonction publique et l'autre principal syndicat des fonctionnaires, l'Institut des professionnels .de la fonction publique, qui représentent respective*' ment 170 000 et 24 000 employés de l'État, ont en effet déposé une autre plainte de-vant la Commission des droits de la personne, atténuant que plus.de \u20ac4 000.femmes ont été oubliées quand le gouvernement a calculé un dédommagement global volontaire de 400 millions pour les victimes d'inéquité salariale dans la fonction publique.Selon lès .syndicats, il manque encore 250 millions pour dédommager un grand nombre de bibliothécaires et d'infirmières notamment.- - * c ¦T ¦* t | I r* v - -Y* v \u2022 - \u2022 >.' ' .\u2022 > LA PRESSE.MONTRÉAL.JEUDI 9 MA11991 ¦ > Paul Desmarais president du conseil d administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Maison Marcel Desjardins éditeur adjoint directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef i J - I t .t langue ne suffît pas - t .1 Depuis son entrée en vigueur, en septembre dernier, la fameuse politique du français de la CECM n'a provoqué aucun raz-de-marée de conversions miraculeuses.À \\ l'école Saint-Luc, la plus «ethnique» de toutes lés polyvalentes \u2022 montréalaises, la langue d'usage spontanée des élèves demeure l'anglais.Idem pour les autres écoles francophones comptant une forte proportion d'élèves venus d'ailleurs: à l'extérieur des salles de classe, le règne de l'anglais nva pas été ébranlé.ta CECM constate elle-même les faibles résultats de sa politique dans un bilan qui tire la conclusion suivante: si le français piétine, c'est que les mesures prévues ne sont pas encore toutes entrées dans les moeurs, et que les écoles manquent cruellement de moyens pour les appliquer.Des professeurs de Saint-Luc, qui viennent de relancer le débat, vont plus loin: selon eux, même si ta politique de la CECM était appliquée à la lettre, la prédominance du français serait loin d'être assurée, tant queles immigrants continueront de se concentrer dans une poignée d'écoles.Ils proposent une sorte de « déconcentration douce», qui aurait pour effet de diriger les néo-Québécois vers des classes d'accueil établies dans des quartiers francophones.Cette idée, même si elle évoque le spectre du « busing mé- rite d'être étudiée: elle n'affecterait que les nouveaux arrivants et permettrait de rééquilibrer progressivement le ratio f rancophones^-allophones dans les écoles.Mais encore là, il ne s'agit Que d'une suggestion administrative, qui risque tout simplement d'exporter ailleurs les problèmes vécus à l'école Saint-Luc et dans d'autres écoles pluriethni-ques.Déjà, 32 des 176,écoles françaises de la CECM comptent plus de 50 p.cent d'allophones.Il y en aura plus, à mesure que le Québec, comme prévu, augmentera ses niveaux d'immigration.Et même avec une meilleure répartition, le problème de fond \u2014 celui de l'intégration des Immigrants à la culture francophone, qui demeure aux dernières nouvelles minoritaire en Amérique du Nord \u2014 demeurera entier.Ce qu'il y a de malheureux dans tout ce débat, c'est qu'on a tendance à le limiter à sa dimension linguistique, laissant de côté soir aspect culturel.Or, la langue n'est que l'instrument d'une culture.Pour s'intégrer, encore faut-il s'intégrer à quelque chose.À une Histoire, une littérature, une continuité dans laquelle on peut planter ses racines.Avec les programmes d'enseignement actuels, c'est loin d'être évident.Et c'est peut-être là le fond du problème.Un exemple : te programme de français prévoit qu'à la fin du cours secondaire, un élève saura faire la distinction entre le «discours narratif» et le «discours informat if », mais pas nécessairement celle entre Victor Hugo et Réjean Ducharme.Le pro- ¦ irai \"\u2022: .\"k> gramme n'impose l'étude obligatoire d'aucun auteur classique; les exemples destinés à illustrer les différentes formes de «discours» sont laissés è la discrétion des enseignants, qui font ce qu'ils peuvent avec des bibliothèques soumises à un régime de famine.L'étude de l'histoire de la littérature est « indirecte et spora-dique», selon les mots d'une fonctionnaire.Du côté de l'histoire tout court, ce n'est guère mieux.Actuellement, pour obte-nir leur diplôme, les élèves du secondaire sont tenus de réussir un seul cours d'histoire canadienne.Et cette exigence minima-liste pourrait tomber dès 1994.> ¦ Plusieurs écoles font des efforts louables pour remplir le vide: clubs de lecture, écoute.de chansonniers francophones, etc.Mais tant que, faute de moyens et dé politiques claires, il sera possible de traverser le système scolaire québécois en fréquentant «sporadiquement» et sur feuilles polycopiées une poignée d'auteurs choisis au gré du hasard, ces efforts risquent de tomber à plat.\u2022 ¦ - .Plongés dans un vide culturel, les néo-Québécois se tourneront spontanément vers la culture américaine, voyant dans le français une langue utilitaire, mais pas celle du plaisir, un con* tenant sans contenu.Etce n'est pas seulement l'intégration des immigrants qui fera problème, mais aussi celle des petits «Québécois-francophones-de-souche», qui risquent de devenir étrangers à leur propre culture.f I % » \u20221 I » > - mm v > Encore le racisme - .\u2022 .'.-t.» I m I « f ¦ HP' .\t; ¦ WÊÊwi ' ¦ ¦ ;\tfcL'»s'*»*»w**^«.^^B | \u2022* 1 t « -c ; i \u2022 « ¦ < ¦ * m» ¦ \u2022 « .« » a vie politique canadienne est souvent régie par des modes.I L'un des courants les plus « in » depuis quelques mois consiste In à affirmer que la spécificité de la société québécoise tient aussi à son racisme bien distinct.C'était la thèse de l'intelligentsia torontoise l'été dernier dans son appui aux Warriors ; cette semaine, le même thème est au coeur du rapport que vient de déposer le Comité permanent des affaires autochtones de la Chambre des communes.Ce comité, qui faisait enquête sur les événements d'Oka, en arrive à conclure que la situation est assez grave au Québec pour justifier l'instauration d'une commission d'enquête, non pas sur la crise d'Oka elle-même, mais sur l'ensemble des rapports entre le Québec et ses autochtones.En outre, parce que le gouvernement du Québec serait en «conflit d'intérêts», il faut que le gouvernement fédéral pilote ce dossier.En soi, ces accusations récurrentes de racisme sont puissamment irritantes.Surtout qu'elles sont non fondées.Les autochtones du Québec, et même le leader George Erasmus, qui n'ont aucune médaille à décerner au Québec, conviendront néanmoins que le traitement dés Amérindiens y est, à plusieurs égards, plus acceptable que dans la plupart des provinces canadiennes.\u2022.Mais en plus, ce thème du racisme québécois peut mener les Anglo-Canadiens à l'aveuglement passif d'un troupeau de caribous.En expliquant la crise d'Oka par une quelconque spécificité québécoise, les Canadiens des autres provinces en arrivent à ne pas s'apercevoir qu'ils sont autant menacés par une explosion que ne l'étaient les Montréalais.Les fondements de cette crise reposent en effet sur deux facteurs: la ' non-résolution des conflits territoriaux et le désir -d'autonomie politique des Mohawks.Deux problèmes de ressort fédéral que l'on retrouve partout où il y a des Amérindiens.Vouloir fouiller le cas québécois, comme le font les députés d'arrière-banc \u2022fédéraux, est d'abord l'expression d'une troublante myopie.\u2022 - \u2022 À «la myopie, s'ajoute le strabisme politique.La mode qui consiste à déceler des éléments de racisme uniques à la société québécoise provient d'une autre mode: celle qui consiste à comparer la fascination morbide des Québécois pour les droits collectifs à l'attachement sincère et généreux des autres Canadiens pour les 'droits individuels.\u2022 : Mais, dans un paradoxe déroutant, l'attitude du reste du Canada face au conflit d'Oka ne peut s'expliquer que par un virage à 180 degrés en faveur des droits collectifs.En effet, les démocraties 'comme la nôtre s'accommodent très mal de l'utilisation des armes- comme mode de résolution de leurs problèmes.Même dans les paradis socio-démocrates, on ne tolère pas les armes semi-\u2022automatiques.Pourtant, les armes des Warriors ont fait l'objet d'une étonnante tolérance ailleurs au Canada.Dans son rapport remis mardi, le comité des Communes, qui hésite à admettre l'existence des Warriors, décrit l'utilisation des armes comme de ^résistance armée.» .\u2022» .Cette attitude n'est compréhensible que si ont ?dmet que les Amérindiens, qui forment des nations, ont une certaine légitimité lorsqu'ils défendent leur territoire avec des armes de combat.Et on tombe alors de plein pied dans un cadre de droits collectifs.Car, dans un univers de droits individuels, le port illégal des armes ne mène qu'à un seul droit: celui d'avoir un procès juste et équitable.Manifestement, la plupart des Anglo-Canadiens, attachés aux droits individuels, ne se rendent pas compte de l'évolution de leur propre pensée.Ce qui ne peut qu'ouvrir la porte qu'à de regrettables confusions.Alain dubuc Les animaux malades de la Charte «I * .« «\u2022 r - r «\u2022 » t « Is n'en mouraient pas tous, mais tous en étaient frappés» (Lafontaine).L'adoption de la nouvelle Charte des droits a provoqué une réflexion intense chez tous les groupes intéressés au respect des droits et de la vie sous toutes ses formes.C'est ainsi qu'une Commission parlementaire réunit cette semaine différents groupes préoccupés du sort des animaux; certains d'entre eux proposent au gouvernement de légiférer pour réprimer la cruauté avec laquelle on traite certaines bètes domestiques et de laboratoire.Mais le ministre Yvon Picotte semble plutôt enclin à privilégier l'éducation afin de responsabiliser individuellement les citoyens.- S'il est naturel que, dans une société civilisée, on se préoccupe du sort cruel que d'aucuns réservent aux animaux, le débat qui s'amorce suscite un certain malaise.\u2022 Au même moment en effet, nous ne pouvons qu'être bouleversés par le sort réservé aux Kurdes, par les ravages provoqués par le choléra au Pérou ou par la véritable catastrophe qui frappe le Ben-gladesh.Et plus près de nous, la pauvreté a Montréal frappe certainement plus les enfants que les petits minous.\u2022L'adage suivant devrait donner à réfléchir: «j'ai peur des personnes qui n'aiment pas les animaux.» Claudette TOUCAS Quand on compare la déclaration de Chrétien avec ce qu'a dit Mi Il est important de souligner que M.Chrétien a pris soin d'ajouter tout de suite que ce sont les législatures provinciales et fédérale qui décideront en dernière analyse.Là-dessus je dirai deux ou trois choses.L'argument de M.Chrétien est parfaitement conforme à l'orthodoxie constitutionnelle.La formule d'amendement stipule en effet qu'en certains cas il faut l'accord unanime de toutes les parties constituantes, et dans tous les autres celui de sept provinces représentant 50 pour cent de la population canadienne.Ce qui veut dire que la loi fondamentale pourrait être amendée substantiellement sans l'accord du Québec et sans que celui-ci ne trouve rien à y redire.À ceux qui seraient tentés de se récrier devant une telle éventualité, je rappellerai que René Lévesque a reconnu en 1981 le principe de l'égalité des provinces sur lequel est fondé cette formule d amendement dont la mécanique agréait à l'ancien gouvernement péquis-te.Autrement dit, celui-ci admettait qu'en principe une bonne partie de la Constitution pourrait être éventuellement modifiée avec l'accord de tout le Canada sauf celui du Québec.(l'attirerai en passant l'attention sur le fait que, dans l'hypothèse de M.Chrétien, 49,9 pour cent des Québécois se ralliaient au consensus du reste du Canada.Ce qui fait qu'on l'a pendu pour une fraction de moins aue la majorité ( 50% + une voix ) généralement admise en matière constitutionnelle).our sortir le pays de l'impasse, lean Chrétien propose de tenir au printemps 1992 un référendum national sur un projet de réforme constitutionnelle et une nouvelle formule d'amendement.Interrogé sur sa proposition dimanche dernier à Québec, il s'est montré doublement imprudent.D'abord en se laissant entraîner à commenter une situation hypothétique, ce qui est inexcusable de la part d'un homme politique aussi expérimenté; ensuite en négligeant de rouler préalablement sa langue une couple de fois pour s assurer que ses paroles ne trahiraient pas \u2014 ou ne serviraient pas à travestir \u2014 sa pensée réelle.Voici la substance des propos avec lesquels il a tissé la corde qui a servi à le pendre haut et court le lendemain, à l'aube.Si son projet était adopté très majoritairement au Canada anglais mais à 49,9 pour cent au Québec, «cela pourrait être acceptable», dit-il.Puisque avec la formule actuelle on peut changer des choses dans la Constitution sans le consentement du Québec ou même, devait-il ajouter, de l'Ontario (une province où, curieusement, on tarde à rejoindre la classe politique québécoise dans la vallée de l'indignation ).Cela dit, je me livrerai à un petit exercice comparatif entre la déclaration de M.Chrétien et celle que faisait le ministre québécois délégué aux Affaires canadiennes une douzaine de jours plus tôt.Interrogé par les journalistes pour savoir ce qu'il pensait de l'idée, de plus en plus prônée au Canada anglais, d'une assemblée constituante, Gil Ré-millard a averti qui de droit qu'il ne fallait pas compter sur le Québec pour en être.x Après avoir rappelé avec force la politique abstentionniste de son gouvernement, le ministre, bon prince, a eu la condescendance de conseiller au Canada anglais de ne pas se gêner pour faire ce qu'il croira devoir faire, sans se préoccuper du Québec qui continue de préparer son avenir sans se formaliser de ce que les autres pourraient faire sans lui pour sauver le Canada.Et le ministre de rappeler ( le même argument que celui de M.Chrétien) que la formule actuelle permet de modifier une grande partie de la loi fondamentale avec l'assentiment de sept provinces regroupant une majorité de la population.Le reste du Canada n'a donc pas besoin du Québec pour faire avancer ses propres discussions; et il n'a pas besoin non plus de changer la formule d'amendement pour commencer à négocier des changements constitutionnels.Alors trois questions me viennent à l'esprit: \u2014 En quoi ce qu'a dit M.Chrétien est-il tellement différent de ce qu'a soutenu M.Rémi! lard?\u2014 Pourquoi une simple hypothèse d'un chef de parti qui V n'a aucun autre pouvoir, actuellement, que celui de parler, mérite-t-elle davantage d'être qualifiée de «bêtise politique» par M.Bourassa, que la thèse fondée sur la même doctrine soutenue par un important mi-nistre de son gouvernement, pour induire le Canada anglais à faire effectivement ce que M.Chrétien évoquait, théorique* ment?.\u2014 M.Chrétien aurait-il été aussi sévèrement censuré s'il avait pris la précaution de se référer à !A.Rémillard pour appuyer son argument spéculatif?le ne cherche pas à excuser lean Chrétien.le trouve qu'il est en bonne partie responsable des tuiles qui lui tombent sur la tête depuis qu'il a repris du service.I ajouterai au surplus qu'au plus fort d'une crise constitutionnelle où tous les faits et gestes des leaders politiques sont scrutés à la loupe et le moindre impair est grossi hors de proportion, c'est tenter le diable que de ne pas prendre la précaution d'enlever ses gros souliers avant de marcher sur des oeufs.Ce que je veux dire c'est ceci.Si on juge à sa face même la déclaration de M.Rémillard, il mérite d'être pendu tout autant que M.Chrétien parce qu'elle pourrait servir à justifier le rapatriement de 1981 (fait avec l'accord de tout le Canada sauf celui du Québec).Or il a été épargné.M.Chrétien n'a pas eu cette chance parce que sa crédibilité est dans un si piètre état qu'il n'a plus droit au bénéfice du doute, et que tout ce qu'il dit qui n'est pas absolument clair, univoque et impeccablement logique, se retourne immanquablement contre lui. LA PRESSE, MONTRÉAL.JEUDI d MA11991 B3 Opinions Les étudiants du sont-ils ''M ¦ L'article que La Presse publiait le 24 mars dernier sous la signature du journaliste André Pratte, intitulé Les étudiants du Collège Brébeuf sont les plus forts, a suscité de vifs commentaires.Voici des extraits de quelques-unes des lettres qui nous sont parvenues.x Le collège Français rejette la catégorisation de l'ifaeM V et article faisait état d'une .nouvelle méthode de l'Université de Montréal, implantée depuis septembre 1990, afin de recruter ses étudiants.On y faisait nommément référence à notre collège, le Collège Français.Nous souhaitons réagir non pas à l'article de M.Pratte, mais plutôt à la nouvelle approche de l'Université de Montréal.Toute catégorisation, pour commode qu'elle soit, risque facilement de devenir inéquitable, dans la mesure où elle élimine les nuances.N'est-ce pas à tort, par exemple, que l'on en arrive à porter un jugement global sur les membres d'une même nation, d'une même religion, d'une même couleur?Pour semblable raison, tous les étudiants d'un même établissement ne sauraient être mis «dans le même sac».Le Collège Français se flatté d'avoir d'excellents étudiants.Il compte une longue liste d'anciens diplômés dans des postes de haut niveau aussi bien dans le domaine des arts, des sciences, des lettres, que dans celui des communications.Certains d'entre eux sont même professeurs d'université, que ce soit à McGill ou même à l'Université de Montréal (Polytechnique).Mais il se flatte tout autant de n'avoir jamais refusé de conduire à l'université des candidats soumis à des contraintes sociales ou culturellses défavorables.Dans cette mesure même, il se sent proche des cégeps publics et s'estime aussi mal jugé qu'eux par toute appréciation globale.objectif, au profit des autres universités, y compris l'université McGill, réputée difficile.(.) La coté Z est assurément un outil statistique non négligeable.Mais nous sommes de ceux qui privilégient une évaluation basée sur un examen national, le même pour tous, ou, à la rigueur, sur un examen d'entrée à l'Université.Que la chance soit donnée à chaque coureur.Nous croyons que ces approches sont plus valables que celle de la cote Z ou Ta cote Z modifiée par l'Université de Montréal.La cote Z collégiale compare la ; performance académique d'un étudiant .relativement à son groupe.La méthode de l'Université de Montréal place le diplômé coller, gial dans une situation particulière dans la mesure où on le juge non pas seulement sur sa performance mais sur celle de ses prédécesseurs.C'est là où le bât blesse.L'Université de Montréal dans sa démarche légitime de recruter les meilleurs étudiants introduit un élément d'inéquité à la fois pour l'étudiant et pour son collège.Cette situation désagréable aurait pu être évitée.Même si, l'Université de Montréal soutient que sa méthode de recrutement n'a pas pour objectif de' dresser un classement ou un palmarès des collèges, il n'en demeure pas moins que le grand public, les médias, les parents et les étudiants sont amenés à le faire naturellement.À André-Laurendeau, nous sommes confrontés Quotidiennement à une clientèle hétérogène, aux points de vue ethnique, culturel et académique.î^fous avons sans cesse travaillé à motiver et déculpabiliser nos élèves plus faibles et à améliorer leur-performance en développant, parallèlement à l'enseignement régulier, des stratégies multiples d'aide à\"l'apprentissage -(cours d'acquisition.de méthodes; intellectuelles, cours de langue aux allophones, laboratoire d'amélioration de la langue, etc.).Parce que nous sommes grandement préoccupés par la qualité de l'enseignement que nous dispensons à une clientèle variée et parce que nous avons à déployer un surplus d'énergie pour y arriver, nous n'acceptons pas que notre collège et notre enseignement soient mccon-1 .nus et dépréciés.tablissant dé façon équitable (par exemple à l'aidé de quotas) dus clientèles équilibrées dans chacun ^de nos collèges publics, afin de ré-; pondre aux besoins de tous les élèves québécois de tous les milieux socio-économiques, désirant pour-suivre des études supérieures.Si, à l'instar de tel établissement privé qui différencie la cote Z de ces étudiants selon qu'ils soient du baccalauréat international (et auquel les journaux font peut-être une publicité excessive au détriment des autres établissements!), ou du régime général du DEC, le Collège Français séparait ses étudiants en deux groupes: d'une part, ceux du «Sport-Étude» et ceux en difficulté de possession de la langue française, et, d'autre part, ceux qui se situent dans des conditions pédagogiques normales, il obtiendrait certainement une cote bien supérieure à celle qu'on lui décerne.D'ailleurs, nos contacts récents avec l'Université de Montréal à ce sujet rencontrent un écho positif.Comment expliquer, en effet, que nos élèves du Secondaire, qui sont jugés par l'examen .officiel I du ministère de l'Éducation commun à tous les établissements, obtiennent un excellent classement général ( notre Secondaire de Lon-gueuil vient même en tète de tous les collèges privés de la Rive-Sud!).et deviendraient soudain La nouvelle politique de l'Université de Montréal nous cause un tort irréparable.(.) .Certains de nos étudiants impliqués dans le programme sport-étude ont des résultats académiques moyens.Ceci est tout à fait compréhensible.On ne peut demander aux étudiants d'exceller dans tous les domaines.Il est évident que ces étudiants franchissent avec difficulté le cap de l'excellence mis de l'avant par l'Université de Montréal.Néanmoins, nous avons le sentiment que notre implication profonde dans le programme sport-étude est grandement utile du point de vue social.Nous croyons à l'avenir de ces jeunes quelle que soit l'orientation que prendra leur carrière.Il est bien connu que le monde universitaire américain est fortement impliqué dans le sport.De grandes universités de recherche le sont également.La recherche de l'excellence a de multiples facettes.L'orientation adoptée par le Collège Français («collège à vocation internationale» \u2014 «implantation du programme Sport-Étude»), a été prise en toute connaissance de cause.Nous ne la regrettons pas et Si certains collèges adoptent une attidude triomphaliste du haut du palmarès, c'est probablement qu'ils ont perdu de vue une bonne partie de la génération montante, qui n'est pas celle des collèges classiques des années 50.Derrière le discours de « l'excellence» tenu par les médias, discours affirmant qu'un cégep «excellent» est un cégep où.l'on trouve un grand nombre «d'excellents» candidats, se profile cet amer constat: les inégalités dans l'éducation n'ont pu être éliminées; malgré lè système d accessibilité à l'éducation, la pauvreté intellectuelle et culturelle demeure à l'état endémique.Permettre aux moins biens nantis, qui le sont pour toutes sortes de raisons, d'accéder à l'éducation supérieure n'est pas suffisant pour faire disparaître des injustices.La seule façon d'atteindre une équité réelle serait d'éliminer la déficience intellectuelle et culturelle chez les élèves défavorisés, élèves qui en plus d'être victimes de leur déficience, s'en sentent souvent coupables.Il faudrait aussi que ces élèves soient répartis le plus également possible dans tous les collèges pour éviter la formation de ghettos de forts et/ou de faibles.» Ce que le palmarès-choc des cégeps et les articles à promotion d'excellence dévoilent, c|est l'abdication d'une grande partie de la société québécoise face à ses idéaux de démocratisation de l'éducation.-La volonté politique de donner un droit réel à l'éducation pour tous et toutes n'est plus là.Étant donné que nous sommes parmi les derniers à soutenir l'idéal dé démocratisation de l'enseignement supérieur au Québec, nous espérons que le gouvernement aura le courage politique de nous permettre de remplir adéquatement notre tâche, nous fournissant les budgets nécessaires ou ré- «faibles», deux ans après, à l'issue du Collégial.lés'd en assumer les consequences.Nous Croyons que l'Université Il y a certainement faille d'appréciation quelque part et l'on est légitimement en droit de se demander si le fondement de la catégorisation de l'Université de Montréal est bien établi.En tout cas, à nos yeux, il l'est si imparfaitement que nous nous trouvons, chaque année, devant la tentation de dissuader nos meilleurs étudiants d'affronter son jugement trop peu de Montréal n'a pas choisi la meilleure voie lorsqu'elle a institué son système d'appréciation des établissements.Les autres universités sont aussi dynamiques que l'Université de Montréal.Elles ont été en mesure de rencontrer leurs objectifs tout en s'accommodant du système actuel.(.) La Direction du Collège Français Les cégeps moins bien cotés ne nuisent pas aux bons élèves .v \u2022 .Les signataires du texte qui ' suit sont tous professeurs au Collège André-Laurendeau.Ce sont: Su fi Calama-wy, Sylvie Charbonneau, Christiane Cossette, Marie-Andrée Gaboury, André Lamoureux, Joanne Mon-geon et Claude Roy.ersonne n'ose contester la démocratisation de l'enseignement, mais chacun laisse à l'autre le soin de s'en occuper.C'est cette triste réalité que les articles, parus récemment dans les journaux à propos des cégeps et de la qualité de l'enseignement qu'on y trouverait, ont tenu dans l'ombre.Nous sommes enseignantes et enseignants à André-Laurendeau et sommes profondément choqués par cette série d'articles.Bien que la plupart des analyses sur la question prenaient soin de préciser que la cote « Z » ne permet pas de mesurer la qualité de l'enseignement dispensé dans les cégeps, elles ont été interprétées de cette façon par la population puisque notre collège connaît actuellement une baisse de 16% des demandes d'admission.Certains médias, en pr La Presse par la plume* de Mme Rolande Parent de Là Presse canadienne, se\"sqm-faits l'écho d'un document publié récemment ¦par.le ministère de : l'Éducation*Ce document établit te classement des différents établissements privés à la lumière, des résultats obtei aux épreuves de juin J990.C ainsi que l'école Sépharade se tr< vera it parmi six écoles qui «traînent la patte x.Nous nous élevons contre un tel jugement .hâtif et 1-emploi de termes injurieux qui jettent le discrédit sur la-validité de notre action 'pédagogique.- 'y-' 'f\\' Le ministère précise sans ambt guïté gue les tableaux des résulta ne peuvent être examinés qu'en considérant «certains facteurs qui ont une influence sur le rendement scolaire»: Or, l'un de ces facteurs, le plus déterminant, découle de notre politique scolaire: nous nous inscrivons dans une tradition communautaire et un idéal qui nous commandent d'accueillir des étu-Mants de tout âge et de toute .pro-ïnce.Ces allophones bénéfi-de structures pédagogiqu adaptées, mais ne nous leurroh pas: le déficit linguistique ne se comble pas en une, deux ou tro années.Nous savons 70% de nos étudiants insuffisamment outillés en français pour passer avec succès leurs examens ministériels.Mais nous savons aussi que beaucoup possèdent les capacités requises pour neutraliser, durant leurs études ultérieures, le handicap d'un français déficient.Faut-il alors appeler «échec» le réalisme dont nous faisons preuve ?En toute amitié, nous invitons les professionnels de l'information à user de prudence et-de circonspection, et de venir constater chez nous, rue Marcel, à Saint-Laurent, tous les «petits miracles» d'intégration des allophones et les performances de nos élèves de longue date.\u2022'\u2022 '-^mt; vf?Ruth BÉNSIMHON directrice École Sépharade de Montréal r Ce que dit la cote z de l'UdeM et ce qu'elle ne dit pas Or, faut-il le rappeler, les cégeps moins bien cotés ne nuisent pas aux bons élèves.Les articles récemment parus sur la cote «Z» laissent entendre que les bons élèves se verraient lésés dans leurs chances d'accéder à l'université s'ils fréquentaient un cégep moins bien coté.Mal informés, un grand nombre d'étudiantes et d'étudiants tenteront de se Taire admettre dans les collèges les mieux cotés, croyant ainsi améliorer leurs chances.Ce qui est faux.Cette course aux meilleurs collèges aura un effet déplorable.Ne pouvant pratiquement plus recruter de candidats forts, les cégeps moins bien cotés feront seuls les frais dé la démocratisation de l'enseignement.La création des collèges publics à la fin des années soixante répondait d'abord à cet objectif prioritaire, celui de permettre à la plus large clientèle possible l'accès aux études post-secondaires.Or, on ne peut pas vouloir donner accès aux études collégiales à des élèves refusés dans des collèges d'élite et, en même temps, mépriser les cégeps qui accueillent ces élèves.es étudiants du collège Bré-\"Bbê beuf sont les plus forts», clamait La Presse du 24 mars.Ce titre accrocheur risque d'amener une fois encore le lecteur pressé à des conclusions non démontrées.À savoir: si je vais étudier à Brébeuf, mes chances de réussir à l'université sont meilleures.Rien dans le tableau ne permet cette conclusion.Améliore-t-on ses chances à l'université en choisissant un cégep plutôt qu'un autre?Les étudiants de Brébeuf réussissent mieux que les autres à l'université, mais ceux du bac international réussissent mieux que ceux des programmes réguliers, ce qui prouve que la cote obtenue à l'université par les étudiants reflète essentiellement le calibre des étudiants (on sait que les étudiants inscrits au bac international sont les plus doués et les plus motivés) et non celle de l'institution (ces deux groupes d'élèves proviennent de la même institution), Les plus forts réussissent mieux que les autres.Si une institution ou un groupe recrute les étudiants les plus forts, la moyenne à l'université est logiquement meilleure.cote est élevée pour améliorer ses chances d'entrer à\" l'université.Or, rien n'est moins sûr.Seule une étude comparant les résultats à l'université d'étudiants semblables à l'entrée au cégep (même moyenne au secondaire) fcourrait nous informer sur la qua-ité de l'institution.Cette étude intéressante reste à faire.Vi Autre question: .A-t-on plus de chances d'entrer à l'université en s'inscrivant dans un cégep dont la cote est forte?Jusqu'à la correction apportée par l'Université de Montréal, certains bons étudiants qui voulaient entrer dans cette université dans des programmes contingentés re-cherchaiem les cégeps à la clientèle moins forte pour obtenir une meilleure cote z (mesure de l'écart à la moyenne).L'Université de Montréal vient de corriger cette anomalie.Les chances pour un même étudiant devraient être les mêmes partout, si la correction apportée est bien faite.Enfin, pour répondre à la question «Quel cégep choisir?», il faudrait connaître la progression qui y est faite par les élèves entre leur arrivée du secondaire et leur entrée à l'université.Ont-ils progressé mieux ou moins bien que dans les autres cégeps?«Le meilleur collège est celui qui, ayant pris les élèves à un point donné de leur apprentissage et de leur développement, leur a fair faire le.plus de progrès observables et démontrables» O.P.Proulx, «Des cégeps comme des petits pois», Le Devoir du mercredi 13 février 1991).Une seule étude a été faite à ce sujet à Limoilou et les résultats rapportés par J.P.Proulx, dans «Des cégeps comme des petits pois», indiquent que le Cégep Limoilou, pas plus que les autres collèges, n'avait d'influence particulière sur les chances d'obtenir une moyenne cumulative élevée à l'université.Il est regrettable que certains articles parus dans les médias récemment laissent croire le contraire.Ils ont eu un effet déplorable et immédiat sur la clientèle, en créant artificiellement- des catégories de cégeps.i : L'exemple donné par monsieur Pratte (Lu Presse du 24 mars 1991, «Les étudiants des collèges mieux cotés ont de meilleures chances d'être admis à l'UdeM»), est incomplet et peut laisser croire qu'il suffit d'aller dans un cégep dont la Rose GUÉRIN Département de Physique Cégep du Vieux-Montréal Lysiane Gabion : Monsieur Chevalier 4 ' est au retour d'un voyage que j'ai appris la mort de Willie Chevalier.Je dis Willie Chevalier, c'est bien la première fois, car je ne l'ai* japnai.s appelé autrement que Monsieur Chevalier.; \u2022 é ; Willie Chevalier s'est éteint discrètement, à l'image d'une carrière qui fut, surtout vers la fin.marquée par la discrétion, le détachement et la lecture, ou la relecture, des grands classiques.De plus vieux que moi pourront parler de la première partie de cette carrière \u2014 la partie flamboyante, celle du jeune journaliste talentueux qui fit ses première?armes au «Canada» sous la prestigieuse houlette d'Olir var Asselin, celle du correspondant de guerre rédacr teur à la BBC, celle de l'éditorialiste au style clair et percutant.* * * C'est bien plus tard, et ailleurs, que j'ai connu M.Chevalier.Quand je suis arrivée, très jeune et sor: tant littéralement de l'école, dans la salle de rédaction du «Petit Journal», je me trouvai devant mon premier patron: un petit homme gracile aux cher veux gris, la cinquantaine bien entamée, qui parlait d'une voix ténue où perçait parfois, quand il était de bonne humeur, le germe d'un éclat de rire étouffé.Il avait l'habitude intimidante de vous regarder pardessus ses lunettes, la tête penchée, avec aux lèvres un demi-sourire dubitatif qu'il suspendait pour aspirer une autre bouffée de cigarette.Cet homme modeste, timide, ombrageux, faisait trembler la rédaction.Devant un mauvais papier, il pouvait se réfugier dans une bouderie vin: dicative, ou vous accabler d'un regard assassin.Mais quand, en passant, mine de rien, il vous lançait un compliment sur tel article -r un compliment jamais direct, toujours oblique et allusif \u2014, quand oh avait* survécu à l'oeil critique de M.Chevalier, ah, quel bonheur! quelle fierté! Evidemment, je revois les choses avec les yeux de la toute jeune fille que j'étais alors.Je sortais d'un milieu très protégé, pour tomber, presque par hasard, à l'occasion d'un emploi d'été, dans un milieu d'adultes endurcis et cyniques comme le sont tous les journalistes de métier, et où les femmes étaient-fort peu nombreuses.(Il y avait toutefois plus de femmes-journalistes dans les hebdos comme Lé Petit lourpal ou La Patrie que dans les quotidiens, probablement parce que les femmes étaient appréciées dans le «soft news», dans les reportages «d'intérêt humain».) Ce que j'ai tout de suite perçu chez M.Chevalier, ce qui m'a en quelque sorte rassurée, et permis de surmonter, en sa présence, ma propre timidité,-c'est sa sensibilité.Une sensibilité profonde et frémissante qui transparaissait malgré sa réserve naturelle et cette façon qu'il avait, pour se protéger évidemment, d'esquiver les rapports directs.v Il suffisait de peu pour que cette sensibilité, irriguée par une culture littéraire remarquable mais: facilement heurtée par les événements et les gens, se ; transforme en susceptibilité.Il nourrissait, à cette; époque, beaucoup d'amertume envers les milieux': politiques, envers d'anciens collègues qu'il avait vus;: «se vendre» aux dieux du Pouvoir et de l'Argent.Je connaissais trop peu les réseaux sociaux et politiques! pour savoir de quoi il parlait, mais chose certaine, il* avait un fort côté moraliste \u2014 non pas moralisateur, \u2022 mais moraliste.Les grands moralistes français comptaient d'ailleurs parmi ses auteurs préférés.Un matin, M.Chevalier m'apporta un livre-\u2014\u2022: j'ai oublié lequel, mais je me souviens, comme'si! c'était hier, du plaisir que j'en ai éprouvé.C'était un .' auteur qu'il aimait, et qu'il voulait me faire, lire.II prit dès lors l'habitude de me prêter des livresque je lui rendais en les commentant consciencieusement;' comme une bonne élève soucieuse de satisfaire son * professeur.! De temps à autre, comme d'ailleurs à d'autres H journalistes, il m'envoyait de petits billets, succincts.^ subtils, remplis d'humour \u2014 deux ou trois lignes ta- \u2022 pées à la machine, pour me morigéner au sujet d'une !j expression fautive, ou pour commenter ceci ou cela.J Bien des années plus tard, je recevais encore, à La ^ Presse, de ces courtes missives qui étaient de-purs bijoux: une pensée, ou un gentil reproche, ou des ; voeux du Nouvel An, dans une belle langue élégante, ! claire et limpide.11 n'écrivait jamais son nom sur l'enveloppe, i mais j'en devinais tout de suite la provenance: tou- ) jours ce papier à lettres de belle qualité, toujours les \u2022; caractères carrés de cette vieille machine à écrire^ui ; comblait, avec ses livres et l'indéfectible compagnie .'.de sa femme Colette, fine musicienne qui était aussi ; délicate, aussi cultivée que son mari, sa vie de paisible retraité.Je lui répondais tout de suite, en es- ; sayant de soigner ma calligraphie et de ne pas faire \u2022 de fautes.»\u2022 Une fois, je suis allée lui porter, chez lur/un \u2022'.recueil de chroniques que j'avais publiées.J'aurais .voulu lui dire que c'était à lui \u2014 à quelques autres ; aussi, mais beaucoup à lui \u2014 que je devais ce métier ; qui a été la grande chance de ma vie, mais évidemment je n'ai pas osé.J'ai préféré l'écrire, à mots cou- '.verts probablement, sur la page de garde, en guise de \u2022; dédidace.Il a pris le bouquin sans mot dire, avec '.seulement un merci murmuré dans un sourire à pei- ï ne ébauché.Entre nous, il y avait toujours eu un mur ; de pudeur.* * * C'est là, au Petit journal, que j'ai appris mon métier.C'était un journal à sensation, à la limite du iaunisme, mais impeccablement bien écrit, avec des journalistes d'une exceptionnelle qualité.; \u2022 * Je traduisais des ragots de Hollywood, j'écrivais des «bas de vignettes» sous des photos d'animaux, de pin-up, de monstres, je composais des horoscopes (mes excuses aux amateurs d'astrologie, nos horoscopes étaient entièrement inventés), j'interviewais «l'homme de la rue», la veuve et l'orphelin.Nous nous activions à d'humbles tâches en nous amusant comme des fous, sous l'oeil distrait et grand-paternel du grand écrivain Jean-Charles Harvey (à qui la- famille Maillet, propriétaire du journal, avait offert, dans un élan de mécénat, la direction d'une publication qui lui ressemblait peu mais lui offrait au moins une relative aisance financière), et d'un directeur de l'information qui aurait pu en remontrer à tbuV les patrons de la presse «distinguée».C'est en pleurant à chaudes larmes qu'après deux ans j'ai quitté le Petit journal pour La Presse.J'avais le sentiment de quitter une famille.Et dans cette famille, c'est M.Chevalier qui occupait à mes yeux la place du père.* \u2022 r ».f « I ¦ Je suis sûre que les innombrables journalistes pour qui Le Petit Journal fut à la fois une famille et une merveilleuse'école de journalisme se joignent à moi pour exprimer à son épouse et à son fils Paul leurs plus sincères condoléances.11 \u2022 I s 3R B4 \\ LA PRESSE.MONTRÉAL, JEUDI 9 MA11991 «1 # \u2014 ' 4 f ¦ è : L I » 1 » ¦ fc 4 I 9 4 \u2014-.'¦>.¦ - \u2022 » - \\ T.- 1 «4* 17 \u2022 il \u2022 » ».->\u2022»'» \u2022t- \u2022» > ?¦ \u2022 au coeur.* \u2014 * V « Si nous, de l'Archevêché, ne faisons pas de miracles, nous connaissons bien ceux qui eniont.Ce sont les centaines de bénévoles, agents de pastorale et autres intervenants qui assurent, année après année, la présence active et efficace de l'Église dans son milieu.Chaque jour nos bénévoles rivalisent d'ingéniosité pour arriver à satisfaire la somme toujours croissante des demandes qui leur sont faites par tous ceux qui ont confiance que l'Église peut les aider à trouver des solutions à leurs préoccupations.La Collecte annuelle de l'Archevêché constitue pour vous une occasion unique de jouer un rôle actif dans la poursuite de ces oeuvres, qui chaque jour rapprochent l'Église des jeunes, des familles, des gens âgés, bref, de toute la société, grâce au travail exemplaire de ceux qui se réchauffent le cœur en donnant d'eux-mêmes.\u2022 4 \\ I « La Collecte pour les œuvres de l'Archevêché.Du 28 avril au 12 mai 1991.931-7311 # ».«.4 ; LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 9 MA11991 une aide d'urgence de 2 millions au Bangladesh JEAN-PAUL SOUUS I I ¦ Le gouvernement du Bangladesh demande à la communauté internationale de lui fournir des hélicoptères, seul moyen de transport utilisable dans les conditions météo actuelles, et évalue à quatre milliards de dollars ses besoins pour faire face au désastres successifs qui ont frappé le pays.Huit jours après le cyclone qui a ravagé la région de Chittagong et de Cox's Bazar le lundi 29 avril, faisant plus'de 125000 morts et des millions de sans-abri dans la partie sud du Bangladesh, une tornade a dévasté un faubourg industriel au nord dè la capitale, Dacca.Ce nouveau cataclysme a fait, selon les premières évaluations, plus de 200 morts et plus de 1000 blessés, et a encore accru les perturbations des moyens de communication dans le pays et avec l'étranger.Selon M.Réjean Tessier, porte-parole du ministère des Affaires extérieures à Ottawa, les 384 canadiens enregistrés auprès du Haut commissariat du Canada à Dacca sont sains et saufs.Trente quatre d'entre eux sont dans la région de Chittagong.Les premières nouvelles parvenues de la région sinistrée proviennent des Pères de Sainte Croix, qui ont pu communiquer avec le Collège Notre-Dame de Dacca'.Le Frère Jim Banas rapporte qu'après quatre jours de tentatives infructueuses pour communiquer par téléphone, la ligne a enfin été rétablie,-sans que personne puisse expliquer pourquoi.La station de communication par satellite a été détruite.Des vagues très hautes et des vents forts empêchent Caritas et d'autres organismes d'aide humanitaire de distribuer des vivres et des secours dans les îles.Les toits de plusieurs écoles, Saint Placide et Sainte Scholastique entre autres, ont été arrachés, mais personne n'a été blessé.A Chittagong, qui a reçu les visites de Mère Teresa, de l'archevêque et du nonce apostolique, «la situation est très mauvaise, et la ville sent épouvantablement mauvais, en raison des carcasses d'animaux et j'en suis sûr des corps humains aussi», explique le Frère Banas.Huit hélicoptères ont été endommagés par le cyclone, et le transport des secours par avion pose de graves problèmes.L'aide d'urgence du Canada: 2 millions A Ottawa, la ministre des Affaires extérieures, Monique Landry, a annoncé que le Canada ajoutait 550000$ à l'aide déjà accordée au Bangladesh.De ce | montant, 200000$ vont à l'Organisation mondiale de la Santé (OSM), 100000$ à l'Unicef, et 250000$ oui sont mis à la disposition du Haut commissariat canadien à Dacca pour financer les organisations locales.Au total, l'aide d'urgence fournie par le Canada dépasse deux millions de dollars.Avant l'octroi de ces 550000$ supplémentaires, l'aide d'urgence du Canada au Bangladesh atteignait 1,5 millions de dollars.Pas moins de 650000$ avaient été accordés à la Croix Rouge, 325000$ au fonds d'urgence du Haut commissariat, et Te reste à OXFAM, CARE et à des organismes de l'ONO.Cette aide d'urgence vient en plus des fonds investis par l'AÇDI (Agence canadienne de développement international ) au Bangladesh.Ce programme est le plus important du Canada à l'étranger.L'an dernier (1989-90) 130 millions de dolars ont été dépensés par l'ACDl au Bangladesh.Cette année, bien que le rapport annuel ne soit pas encore fait, on évalue à plus de 115 millions de dollars l'aide canadienne.Depuis 1984-85, cette aide prend en partie la forme d'une aide alimentaire dirigée vers des projets spécifiques.Les grains et nourritures fournis par le Canada \u2014 pour 47 millions de dollars \u2014 sont vendus sur le marché local.Les fonds générés par ces ventes sont utilisés pour payer plus de 60000 femmes que leur situation de veuves ou de femmes seules, très souvent avec des enfants, prive totalement de statut social selon les coutumes du pays.1 Ces 60000 femmes sont réparties en groupes et payées pour entretenir des routes rurales.D'autre part, le Croissant Rouge \u2014 équivalent local de la Croix Rouge \u2014 a un plan pour construire plus de 500 abris contre les typhons.En 1987, 1988 et 1989, le Canada a fourni 450000$ pour la réalisation de ce programme.Selon Diane Vermette, chargée de projets de l'ACDl au Bangladesh depuis cinq ans, le total de 125000 morts avancé jusqu'ici semble probable.«Les pécheurs nomades des îles sont impossible à recenser.Les contrôles sont très difficiles.Mais quand l'alerte au cyclone a été donnée, il a été possible de mettre 350000 personnes à l'abri».Diane Vermette souligne que le dernier cyclone est un événement extraordinaire, mais qu'il faut aussi compter avec les inondations consécutives à la mousson du mois de juin.Le cyclone n'a touché que le dixième du pays, mais les inondations annuelles touchent les trois quarts du territoire.Les secours privés Le Haut commissaire du Bangladesh à Ottawa, Mohammed Mohsin, de passage à Montréal pour participer à une émission de télévision, a annoncé qu'un Fonds de secours du Premier ministre recevait les dons des particuliers au 85 Range Road, #402, Ottawa, Ontario, KIN 8J6.D'autre part, dans la région de Montréal, la Mosquée Markaz El Islam de la Rive sud sollicite les dons, argent, vêtements.etc, pour le Bangladesh.La mosquée est située au 1885 Nelson à Saint-Hubert, Québec, J4T 1T1.Le Bangladesh aux prises avec une nouvelle tornade et des inondations Rcutcr DACCA ¦ Une tornade et des inondations subites ont fait de nouvelles victimes et aggravé la situation au Bangladesh, déjà ravagé par la semaine dernière par un cyclone dont le passage a fait plus de 125000 morts, a-t-on rapporté hier de source autorisée.ponsable de l'ONU a fait état de «besoins gigantesques».Une tornade s'est abattue mardi soir sur la ville industrielle de Gazipuf, au nord de Dacca, où les vents soufflaient à 160 km-heure.\u2022 Selon un porte-parole officiel, au moins 40 personnes ont péri dans cettev nouvelle tornade, et plus de 400 autres ont été blessées.Ces intempéries ont balayé 20 villages, détruisant plus de 2500 habitations.Sakhina Bibi, jeune femme de 22 ans qui a perdu un enfant de 2 ans dans la tornade, a dit que les vents avaient soulevé sa maison et arraché son toit de tôle ondulée en «fusant comme des missiles».Les inondations de mardi et mercredi ont notamment coûté la vie à deux jeunes garçons, qui ont péri noyés dans la région de Syl-het (nord-est du pays), où trois cours d'eaù ont submergé plus de 130 km carrés en quittant leur lit après de fortes pluies.s Ces nouvelles inondations contrarient les efforts du gouvernement pour venir en aide aux victimes du cyclone.Dacca a réclamé une aide internationale de 1,4 milliard $ US fiour porter secours à quatre mil-ions de personnes affectées et entreprendre des travaux de reconstruction.Devant des représentants des principaux pays donateurs, le gouvernement bangladeshi a précisé qu'il avait besoin de 670 millions $ US de secours immédiats et de 740 millions pour reconstruire les zones dévastées.Un res- Risque de famine et d'épidémies Après s'être rendu dans l'île de Kutubdia, la plus affectée, l'ancien ministre des Affaires étrangères Kamal Hossaln a comparé le cyclone à un holocauste nucléaire.Il a dit craindre que beaucoup d'autres habitants ne meurent si la région ne recevait pas immédiatement des vivres et\"des médicaments.Le bilan officiel, établi neuf jours après le passage du cyclone, s'élève à 125730 morts.Des responsables de secours jugent certain qu'il s'alourdisse lorsque des volontaires pourront atteindre les régions encore inaccessibles.- Selon la Ligue des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, quatre millions de personnes sont menacés de famine et d'épidémies dans les prochains jours.Le Bangladesh a déjà reçu de divers pays des promesses d'assistance représentant au total 356 millions* US, dont 200 millions du Japon et 100 millions de l'Arabie Saoudite.La bégum Khaleda Zia, premier ministre, a lancé à plusieurs reprises des appels à l'aide internationale.Elle s'est rendue mardi à Chittagong pour y diriger personnellement les opérations d'assistance et a reporté la visite en Arabie Saoudite, au Koweït et aux Emirats arabes unis qu'elle devait entamer dimanche, a annoncé hier son secrétariat.Kamal Hossaln, membre de la Ligue Awami (opposition), a réclamé la création par tous les partis d'un organisme chargé de coordonner les opérations et de recueillir les survivants.Une flotte de 16 hélicoptères du Bangladesh, de l'Inde et du Pakistan a entrepris une opération d'assistance auprès des régions éloignées.Dacca en a réclamé 20 de plus.Voici Avis Express ' s MAINTENANT VOUS POUVEZ LOUER CHEZ AVIS PLUS VITE QUE JAMAIS! 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Les militaires devront contribuer à réduire le déficit, prévient Masse Presse Canadienne HALIFAX '':i9'.\\ v .-\u2022 ¦ Le nouveau ministre de la Défense.M.Marcel Masse, a prévenu les militaires canadiens, hier, qu'il leur faudra contribuer à la réduction du déficit budgétaire.De passage au quartier général de la marine, M.Masse a déclaré que «des décisions difficiles devront être prises».Les priorités de la défense ont changé, a-t-il signalé, depuis la dernière prise de position du gouvernement en ce domaine, en 1987.Des événements importants se sont produits, comme l'unification de l'Allemagne, l'effondrement du Pacte de Varsovie et l'entente américano-soviétique sur la réduction des armes nucléaires.«Notre nouvelle politique de défense, lorsqu'elle sera adoptée, comportera des changements importants», a fait savoir le ministre.Au début de l'année, le ministère de la Défense* a soumis un projet au cabinet, mais ce dernier l'a retourné en demandant des modifications.« Les ministres font face à un certain nombre de choix complexes, a noté M.Masse.Ils prennent tous cette tâche au sérieux, parce que ce sont eux qui doivent répondre, en fin de compte, de la sécurité de notre pays pour le prochain siècle.» Les Forces canadiennes doivent être maintenues, a-t-il assuré, mais elles doivent tenir compte de l'engagement du gouvernement de réduire le déficit.* M.Masse a refusé, au cours de la conférence de presse qui a suivi son allocution aux officiers, de mentionner les changements qui étaient à l'étude.Les prévisions de dépenses pour cette année du ministère de la Défense s'élèvent à 12,8 milliards.Le Mouvement national des Québécois veut un ministère de la Population RICHARD HtfTU ¦ Le Mouvement national des Québécois ramènera sur le tapis, ce week-end, l'idée de la création d'un ministère de la Population oui coordonnerait les politiques du gouvernement en matière d'immigration et de famille.Cette proposition fera partie d'une «politique globale de la population » que présentera le MNQ lors d'une rencontre sur la démographie qui doit se tenir du 10 au 12 mai, à Montréal.Cette rencontre sera l'aboutissement d'une opération de consultation sur la dénatalité, le vieillissement de la population et l'immigration, menée par le MNQ l'automne et l'hiver derniers.matin, au cours d une rencontre avec des journalistes.«Ce n'est pas une priorité secondaire, a-t-il insisté.Nos réalités/culturelles, sociales, économiques et politiques dépendent de notre dynamisme démographique.Et ce dynamisme est lourdement handicapé.Si on ne' prend pas rapidement des mesures très importantes \u2014 radicales à certains points de vue \u2014 on va se retrouver dans une société vieillissante, économiquement peu dynamique et socialement peu attirante.» s Rêver en couleurs ^ Sans aller dans les détails delà politique.de la population du MNQ, M.Simard a donné, un aperçu des principes qui guideront son mouvement lors des débats du week-end.Il a précisa d'abord que le AUCUN PAIEMENT, AUCUN INTÉRÊT AVANT LE 12 AOUT 1991 \u2022achats entre le 18 avril et le 18 mai 1991.».».K { t «Créer un ministère de Ta Population, c'est non seulement faciliter la coordination des politi- MNQ reconnaissait sans équivoques (gouvernementales), mais que le besoin du Québec d'ac-c'est aussi manifester qu'on don- cueillir un nombre significatif ne à (ces questions) une priorité d'immigrants.«Ce n'est pas un nationale», a déclaré M.Sylvain choix théorique, c'est un choix Simard, président du MNQ, hier existentiel», a-t-il dit.Mais l'importance de bien intégrer les nouveau* arrivants pousse le MNQ à se montrer plutôt refractaire à l'objectif du ministère des Communautés culturelles et de l'Immigration d'ac1 cueillir 55 000 immigrants l'an prochain, soit 20 000 de plus que cette année.«Il n'y a pas de chiffre magique, mais dans l'état actuel des choses au Québec, c'est rêver en couleurs de penser qu'on est capable d'intégrer 55 000 immigrants, sans compter les réfugiés politiques et les personnes qui arrivent en vertu de la réunioirdes -famille», a déclaré M.Simard.' Et \"d'ajouter : « Les gens ont tendance à prendre l'immigration comme la solution magique qui va éviter de voir en face la réalité du déclin démographique.Or l'immigration ntet pas une panacée.» Le MNQ estime, en effet, que la politique du gouvernement en matière d'immigration doit être accompagnée d'une politique nataliste, même si cela risque de déplaire aux milieux féministes.«C'est toujours difficile d'aborder ces questions sans avoir- l'air de monseigneur Paquette ou du curé Label le», a reconnu M.Simard.Des « solutions d'épicier » Néanmoins, le président du MNQ dit qu'« il ne faut pas avoir peur des mots».«Le désir d'enfants n'est pas mort dans notre société, a déclaré M.Simard.Les sondages (du Secrétariat à la Famille) sont très clairs là-dessus.Les gens sont frustrés.Ils voudraient un deuxième enfant ou un troisième enfant.Mais ils calculent et ils les retardent parce que.les conditions ne sont pas très bonnes.«Ce que;nous disons, c'est qu'il faut une politique nataliste.Ce n'est pas vrai qu'on peut faire l'économie d'un encouragement aux familles.» M.Simard n'est pas trop élo-gieux en ce qui a trait à la principale mesure nataliste du gouvernement Bourassa, qui accorde un boni de 7500$ à la naissance d'un troisième enfant.«Bourassa s'intéresse à la question de la dénatalité, mais il a des solutions d'épicier», a-t-il remarqué.Selon M.Simard, un ministère de la Population ne prendrait pas seulement la responsabilité des politiques gouvernementales en matière d'immigration et de famille, mais aurait également un mot à dire dans certains dossiers à incidences économiques, comme celui du développement régional.«Si on veut une dispersion de l'immigration sur le territoire, il faut que les régions du Québec deviennent attirantes sur le plan économique», a déclaré M.Simard qui s'inquiète de la forte concentration des immigrants à Montréal.j La formation professionnelle est en chute libre, relève le PO r du bureau de La Presse MODELE #520-H Plan de financement Facteur qualité/prix Démarrage garanti pendant 5 ans'* Carte de crédit Toro Plusieurs modèles de tondeuses et tracteurs Réseau de concessionnaires établi QUEBEC I \"NOUS DEFIONS TOUTE COMPÉTITION Boîtier 21\" - magnésium 5 c.v.- sac arrière 3 vitesses - autotractée MODÈLE #20668 $59995 Tondeuse à siège pour aussi peu que: MODÈLE 8-25 172995 TORO Ne vous êtes vous pas privé d'une TORO1' trop longtemps?df*akka8 millions en 1993-94.Jacques Parizeau Getty refuse , de rencontrer Parizeau.qui le tourne en ridicule mi sa*.DENIS LESSARD du bureau de La Presse .1 \u2022 \u2022 \u20221 * QUÉBEC r H Le chef de l'opposition, Jacques Parizeau, ajourné en ridicule hier le premier ministre albertain, Don Getty qui venait de lui refuser une rencontre.M.Parizeau, qui prévoit se rendre à Calgary au début juin, se promettait de «confronter» l'ex-footbal-leur aux «menacés et au chantage» qu'il avait proférés lors de sa rencontre avec le premier ministre Bourassa, à Montréal, le 22 avril.M.Getty avait alors indiqué qu'il ne saurait être question pour le Canada anglais de négocier une entente économique avec un Québec souverain.«|e ne sais pas comment on fait pour convaincre un joueur de football, cela dépend à quel niveau l'intelligence se situe», a laissé tomber M.Parizeau.Interrogé à Edmonton, M.Getty avait confirmé n'avoir aucunement l'intention de rencontrer le leader péquiste.«|e ne rencontre tout simplement pas les chefs de l'opposition», a-t-il expliqué.«|e ne l'ai sûrement pas invité.|e ne suis pas intéressé à m'asseoir et à le voir face à face.Il est bienvenu en Alberta \u2014 comme partout au Canada.Il ( M.Parizeau) est un Canadien et j'espère que cela va rester ainsi», avait soutenu M.Getty, à Radio-Canada.Pour M.Parizeau il aurait été intéressant de «prendre de front M.Getty sur ce qu'il a dit au Québec».«C'est extraordinaire, il vient faire peur au monde au Québec, tient M.Bourassa par l'épaule et lui fait dire tout espèce de bruits rassurants pour l'espace économique canadien », de souligner M.Parizeau.Cette rebuffade ne l'offusque pas toutefois.«Personne ne peut être insulté par M.Getty », a-t-il renchéri.«J'aurais voulu le rencon-ter par politesse, et le tenir par l'épaule pour lui faire dire autre chose », a soutenu M.Parizeau.Le chef péquiste a d'ailleurs souligné que .M.'Getty avait déjà rencontré des chefs de l'opposition, notamment le conservateur ontarien Larry Grossman.Les Canadiens ne croient pas à une paix durable entre Israéliens et Palestiniens i qui En dépit du climat optimiste J avait fait suite au récent conflit,du golfe Persique, les Canadiens demeurent sceptiques quant à l'éventualité d'une paix durable entre Palestiniens et Israéliens dans cette région.En effet, 53 p.cent des citoyens se disent pessimistes à ce sujet, tandis que 34 p.cent seulement jugent la chose possible; les 14 p.cent restants se refusent à émettre aucune opinion sur la question.Ces résultats diffèrent peu de ceux que l'Institut Gallup avait obtenus d'un sondage effectué en 1988 sur le même sujet.En fait, dans quatre des cinq sondages portant sur cette question auxquels Gallup s'est livré au cours des 18 dernières années, les Canadiens ont toujours dit douter de la possibilité d'une paix durable entre Palestiniens et Israéliens.Ce n'est qu'en 1978, époque où le président limmy Carter avait entrepris de négocier un traité de paix entre Israël et l'Egypte, qu'un plus grand nombre de Ca- ez de nos contacts .V,i * i y * ' \u2022' 1 1 ' ' Vous irez Avec ses 6 partenaires du réseau Liaison, , Air Canada vous offre un réseau de correspondance efficace pour aller partout de J'Atlantique au Pacifique.¦ Air Canada nadiens s étaient déclarés optimistes que pessimistes à ce sujet.À l'issue de la guerre du Golfe, en février dernier, le gouvernement des États-Unis avait entrepris d'intensifier ses efforts diplomatiques au Moyen-Orient, dans l'espoir d'aider au rétablissement de la paix dans la région.Quelques semaines plus tard, toutefois, le secrétaire d'État, lames Baker, annonçait qu'il n'avait pu convaincre les.leaders israéliens et arabes de prendre part à la conférence de paix qu'il projetait d'organiser.«Il nous reste encore bien du chemin à faire», avait avoué M.Baker.r «: Le premier ministre d'Israël, Yitzhak Shamir, a affirmé récemment que son pays ne renoncerait jamais aux territoires qu'il occupe depuis la guerre de 1967.M.Shamir a souligné qu'il ne voulait pas qu'on se souvienne plus tard de lui comme de «l'homme qui avait vendu bon marché une partie d'Israël ».Gallup a demandé par ailleurs aux Canadiens de quel côté ils penchaient sur cette question.Dix-neuf pour cent des répondants ont dit favoriser les Palestiniens, tandis que 22 p.cent soutenaient plutôt les Israéliens.Les conclusions du sondage se fondent sur 1024 interviews effectuées entre le 10 et le 13 avril auprès de Canadiens âgés de 18 ans et plus.Un échantillon national de cette ampleur donne des résultats exacts à quatre pour cent près dans 19 cas sur 20.La marge d'erreur est plus élevée pour les régions, par suite de l'importance moindre de l'échantillonnage. I LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 9 MA11991 th.:.,/,.2?, ^ ^A~\"s,aul0mail991, - I ¦S\" m* WW « \u2022 V \u2022 ¦¦\u2022 I-il ,]5 nous vous faisons une offre incroyable ! 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I / ¦ Manif contre la réforme de l'aide sociale devant le d'André Bourbeau GILLES ST-JEAN Il Plus de 250 bénéficiaires de l'aide sociale ont manifesté hier après-midi devant le bureau de comté du ministre du Travail et dé la Sécurité du revenu, M.André Bourbeau, rue Woodstock à Saint- Lambert, afin surtout de dénoncer la réforme de l'aide sociale.Les manifestants, réunis sous l'égide du Syndicat populaire des assistés sociaux à l'occasion de la semaine des assistés sociaux, ont scandé des slogans hostiles au gouvernement et réclamé de meilleures conditions de vie.Certains venaient d'aussi loin que la Mauricie et les Bois-Francs et beaucoup avaient traversé le fleuve en provenance de Montréal.Ces personnes revendiquaient le retrait de la réforme, des programmes de création d'emplois «décents, socialement utiles et adaptés aux besoins de la population locale», des programmes de ï « : I « ment reconnu pour être à la por- li tée de toutes les bourses, particulièrement celle des gens à faibles revenus.On a présenté un sketch mettant en vedette Robert Bourassa et André Bourbeau en uniforme d'écuyer et monté sur un cheval - * un vrai - respectivement surnommés «Le roi» et «Le prince du polo ».Ces personnages échan-geaient évidemment des ré- \\ flexions péjoratives sur les assis*-tés sociaux, le faux André Bourbeau y allant d'un « Que le monde est beau vu td'èn-haut!» qui se voulait éloquent.Quoi de M.suré que au polo.«Son fait de 1 equitation.Il est vrai que M.Bourbeau a une terre en Es-trie, une ferme avec une érabliè-re, et qu'il y a des chevaux^ cet endroit», a noté M.Benoit, rencontré à l'intérieur du bureau du ministre et député de Laporte.De toute façon, M.Bourbeau n'a pas entendu les quolibets à ¦ \u2022 \u2022 \u2022\u2022 1 1 i \\ ï il i Là 1 ! mm ¦ \\ / / / - '¦ s #23 ' > \u2022 -Ai1 \u2022'\u2022 \u2022» iW \u2022 réintégration au marché du travail et une politique d'habitation axée sur le logement des loyers et son adresse ni les revendications un gel des loyers de deux p.cent.Selon une porte-parole des manifestants, Mme Aline Gendron, on voulait aussi dénoncer l'attitude du ministre qui «ne peut pas, de sa hauteur, voir l'ampleur de la pauvreté au Québec».Le ministre et ex-maire de ! Saint-Lambert, qui est également propriétaire terrien en Estrie, a été âpre ment caricaturé pour son soi-disant amour du polo, un ! sport qui n'est pas particulière- des manifestants: il n'était pas à son bureau puisqu'il assistait au conseil des ministres à Québec, comme tous les mercredis.Un qui n'a rien entendu non plus, c'est le maire de Montréal, M.Jean Doré, à qui les manifestants ont reproché l'achat par la Ville d'une fenêtre de 300 000$ pour son bureau.La manifestation, qui a duré un peu plus d'une heure, a pris'fin sans incident vers 14 h 30.Reforme de la santé : une coalition réclame le v-J- y ; Alors que nous vivons des moments écortomiquement durs, le plus petit coup de main est le bienvenu.Aussi, pendant les 3 prochains mois, la Banque TD va réduire d'1/3 les frais de service de Machine VerteMC.De plus, il n'y aura absolument aucuns frais d'administration sur le paiement des factures effectué à la Machine Verte! Ce 1 /3 de moins vient s'ajouter aux réductions de 30 % que vous faites déjà lorsque vous utilisez la Machine Verte pour vos opérations bancaires habituelles.Non, cela ne cache rien.ia Banque TD vous offre ces économies tout simplement.Gar soyons, francs: de temps à autre, nous pouvons tous profiter d'un peu d'aide! POUVONS-NOUS VOUS AIDER.ENCORE PLUS?v \u2022 Si vous avez besoin de conseils bancaires, nous pouvons vous aider là aussi.Nous répondrons à des questions telles que comment rembourser plus rapidement une hypothèque, comment diminuer les frais de service, comment passer moins de temps à effectuer des opérations bancaires et bien plus.Complétez simplement une carte \"APPELEZ-MOI\" disponible à votre succursale.Nous vous répondrons dans les 24 heures! r \u20221: _ retrait de l'impôt-services Presse Canadienne \\ ¦ Une coalition de personnes âgées, de syndicats et de groupes populaires enjoint le gouvernement de retirer deux aspects majeurs de sa réforme de la santé.Sinon, il devra en payer le prix politique aux prochaines élections.Le regroupement demande le retrait du ticket orienteur et de rimpôt-services.La coalition est formée des trois principales centrales syndicales \u2014 CSN, CEQ et FTQ \u2014 en plus de la Fédération des infirmières (FI1Q), de la Fédération des ACEF (Associations coopératives d'économie familiale), de la Fédération nationale des associations de consommateurs (FNACQ), de l'Association québécoise pour la défense des droits des retraités et pré-retraités (AQDR), de la Coalition des aînés et du Regroupement des intervenants en action communautaire en CLSC Aux yeux des membres de la coalition, la réforme Côté, bien subtilement «comme un cheval de Troie», attaque des acquis comme l'universalité du régime de soins de santé, l'accessibilité et la gratuité.M.Fernand Daoust, secrétaire général de la FT, parle d'une «politique des petits pas» pour habituer la population à payer pour lès services et les soins de santé.Mme Yvette Brunet, de l'AQDR, se dit prête à «faire peur» aux gouvernements par tous les moyens pour être écoutée;-* Selon Mme Brunet, les personnes âgées vont être davantage touchées par la réforme de la santé parce qu'elles sont de grandes consommatrices de soins de santé* et à un moment de leur vie où leuirç revçnus sont peu élevés.: M.Daoust souhaite que cette .jois, les électeurs aient de la mémoire, au moment de voter, si le i gouvernement ne recule pas sur ; \"sa réformé.; \" Le ticket orienteur de 5 $ sera imposé à ceux qui se rendent à i*urgence de l'hôpital quand il n'y ; a pas vraiment urgence.; L'impôt-service, lui, frappera trois programmes actuellement couverts par la Régie de Tassuran-ce-maladie: les soins dentaires aux enfants, les consultations opto métriques et les médicaments aux personnes âgées.BANQUE TD \u2022 'V- ' .¦ \\\\:''-.-x- \u2022' ¦^^mmmmmmm ^
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