La presse, 24 mai 1991, B. Informations nationales - Le Monde - Économie
[" D D informations nationales ]a) Monde \u2022 V ¦l Économie V>._ Lai Presse LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 24 \u2022 i MM mm d armes ' - ^ - » .mm .ma ¦ » mm C'est cet immeuble luxueux doté d'une piscine, Le Saint-Marc, qu'utilisent abondamment les fonctionnaires fédéraux durant les week-ends.photo dénis courviue.u presse Des week-ends aux frais de l'État pour les fonctionnaires cilles paouin du bureau de La Presse OTTAWA lutôt que de descendre dans des hôtels, les fonctionnaires de l'Office national des transports ont mis sur pied une petite combine leur permettant de profiter d'appartements gratuits à Montréal le samedi et le dimanche.Le chat est sorti du sac hier lorsque le député libéral Don Boudria a dévoilé des documents internes de l'Office obtenus grâce à la loi d'accès à l'information.Le coût mensuel de ce système de réservation d'appartements est de 1300 S par logement, soit une facture de quelques 40 000$ par année pour l'État fédéral.Sous prétexte que les frais d'hôtel étaient trop élevés, les fonctionnaires de l'Office ont loué trois appartements dans l'immeuble Le Saint-Marc, à deux pas du Forum.C'est là que doivent descendre tous les employés du siège social à Hull lorsqu'ils viennent travailler à Montréal.Les logements étant libres le samedi et le dimanche, pourquoi ne pas les offrir aux collègues?«11 est étrange que les fonctionnaires de l'Office trouvent toujours des raisons de venir à Montréal le vendredi, le samedi et le dimanche, a dit M.Boudria.Personne ne me con- vaincra qu'ils travaillent même pendant les congés».Selon les documents de l'Office, tous les appartements étaient occupés pendant le week-end de la Fête du travail et la plupart des autres fins de semaine.Curieusement, les rapports mensuels de l'Office signalent également que le taux de fréquentation varie habituellement entre 43 et 67 pour cent.«Ce n'est pas une bonne affaire pour le gouvernement puisque le coût'de ces chambres est supérieur à celui de nombreux hôtels' forts convenables de Montréal.Il est aussi étonnant que certains fonctionnaires des environs de Montréal s'en servent», a déclaré M.Boudria.Selon les données du service des finances de l'Office, les chambres coûtent 80$ par personne (tarif simple) ou 50$ par personne lorsqu'elles sont partagées.\u2022 Visiblement embarassée par cette affaire, la ministre d'État aux Transports, Shirley Martin, a répliqué qu'elle avait demandé aux fonctionnaires de lui faire la preuve que ce système était plus économique faute de quoi il serait interdit.Le président de l'Office national des transports est l'ex-ministre conservateur Erik Nielsen, un apôtre des compressions budgétaires.cilles paouin portation des armes.Cela contre- du bureau de La Presse__ djt positions adoptées par le OTTAWA gouvernement, tant sur le plan domestique qu'international» a aussitôt déclaré le critique néo-tfm près avoir dénoncé la proli- démocrate lan Waddell.\u2022¦«fération des armes dans le _ ir En pleine guerre du Golfe, en février dernier, lë premier ministre Brian Mulroney avait dénoncé l'accumulation d'armes et annon- monde, le gouvernement Mulroney a déposé hier un projet de loi visant à favoriser l'exportation de fusils automatiques et de.véhicules blindés en Europe et au Moyen-Orient.beaucoup plus meurtrières, mais n'ont pas le droit de vendre des armes automatiques et des véhicules blindés.Ils ont besoin de ces marchés pour maintenir leur production au Canada.Ils sont les fournisseurs de l'armée canadienne, a-t-il dit.>frm ¦:¦ - treignant la revente à un 'pays tiers.Un rapport annuel devra être dénr^é an Parlement.mes être déposé au Parlement.Tout en acceptant la ventç d'âr-.es aux pays de l'OTAN, le critique libéral warren Allmand croît : 9 qu'Ottawa devrait cependant s'abstenir d'exporter vers les pays Cette projet a été présenté afin de permettre à deux entreprises ontariennes de réaliser des ventes de près d'un milliard de dollars.La firme Diemaco, de Kitchener, espère livrer 100 000 fusils automatiques à la Hollande pour une somme de 120 millions.Par ailleurs, la GM Diesel, de London, cherche à vendre 1000 véhicules blindés à l'Arabie Saoudite, un contrat de 800 millions.\u2022 ; # «Nous attendions une loi sur le contrôle des armes à feu et nous recevons plutôt une loi sur l'ex- cé son intention de convoquer une conférence internationale sur le sujet.11 avait durement critiqué les cinq pays membres du Conseil de sécurité de l'ONU, les rendant responsables de cette «grave menace sur la paix».Mais cette proposition semble reléguée aux oubliettes maintenant et le ministre du Commerce extérieur et de l'Industrie,, Michael Wilson, a défendu l'iniâtive gouvernementale en critiquant les «anomalies» de la loi actuelle sur le contrôle des ventes d'armes Selon lui, les fabricants canadiens peuvent déjà exporter des fusées et d'autres sortes d'armes D'après M.Wilson, il n'y a pas de contradiction entre cette ouverture des exportations et les déclarations du premier ministre.Le but du sommet proposé par M.Mulroney était simplement de restreindre la vente «d'armes de destruction de masses» a t-il dit.Notre projet de loi va également imposer un contrôle sur toutes les ventes.du Moyen-Orient comme l'Arabie Saoudite, i .\"1 * Les mesures de contrôle demeurent floues puisque le gouvernement se réserve le pouvoir d'octroyer des permis d'exportation au cas par cas en tenant compte des droits de la personne.Il s'engage à ne vendre ces armes qu'aux gouvernements et à négocier des accords bilatéraux res- La chef adjoint du Parti libéral, Sheila Copps, a pour sa part ,dé~ ploré que le gouvernement accorde la priorité au projet de loi sur les ventes à l'exportation pour, satisfaire les besoins de l'industrie.% Elle a souligné que plus de 500000 personnes avaient.signé : une pétition pour réclamer, une;-loi restreignant les ventes upuis et Rémy Trudel, ont vainement tenté, hier, d'obtenir une réponse précise au sujet du projet caressé par M.Malenfant pour solliciter l'aide gouvernementale.Une aide qui, rappelons-le, devait demeurer secrète.Une fuite a permis la publication du décret gouvernemental.! if Pour aider financièrement la famille Malenfant, le gouvernement devait respecter la loi de la Société de développement industriel.Le Parti québécois, soulevant une technicalité, soutient que le cabinet Bourassa a agi à la limite de la légalité.Cette technicalité est importante et il importe de la souligner pour mieux comprendre la situation dans laquelle se retrouve le gouvernement Bourassa.Le conseil des ministre s'est prévalu d'un article de loi (7) qui stipule que la SDI, à la demande du gouvernement, peut soutenir un projet particulier soumis par une entreprise.Le Parti québécois, soupçonnant qu'il s'agisse d'un casino, demande aux libéraux de définir ce projet.Les deux ministres soutiennent qu'ils ont utilisé cet article de la loi parce que la famille Malenfant ne disposait pas, lors des discussions, de * dus les détails de son bilan financier.L'opposition péauiste accuse le gouvernement de cacher des faits puisqu'un autre article de la loi (5) de la SDI, permet au gouvernement d'aider à redresser la situation financière d'une entreprise en difficulté.M.Tremblay, de l'Industrie et du Commerce, a soutenu de son siège que jamais, lors des discussions, il n'a été question de casino avec la famille Malenfant.Il s'agissait plutôt, selon le ministre, d'assurer le redressement des finances.M.Tremblay soutient même que la famille Malenfant a dû, récemment, hypothéquer des résidences privées pour se sortir d'une mauvaise situation.L'opposition, par la voix du député Rémy Trudel, de Rouyn-Noranda-Témis-camingue, affirme avoir vu M.Malenfant discuter avec le ministre André Vallerand, dans un local de l'Assemblée nationale, mercredi après-midi.«C'est vrai, rétorque M.Vallerand, mais nous n'avons pas discuté de casino, mais de projets touristiques».Le ministre Gérald Tremblay a par ailleurs indiqué que l'aide accordée à la famille Malenfant servira notamment au développement d'un centre de ski administré par M.Malenfant, à New-Richmond, dans le comté de Bonaventure, représenté par le ministre des Finances, M.Gérard D.Lévesque.Il importe ici de rappeler l'historique de ce centre de ski, très controversé en Gaspésie.Voici les principaux faits reliés à cette affaire: \u2022 un sommet économique, tenu en Gaspésie après l'arrivée des libéraux au pouvoir, en 1985, dégage un consensus quant à la nécessité d'implanter un centre de ski, à proximité de Carleton ; \u2022 une autre suggestion vient du groupe Malenfant, proposant plutôt la montagne du Pin Rouge, à proximité de Nf w-Rich- à mond, malgré l'unanimité favorisant le Mont Saint-Joseph, à Carleton ; \u2022 en 1989, une étude commandé par le Conseil régional de développement, subventionné par le gouvernement, commande une étude au groupe Leblond, Tremblay et Bouchard, pour qu'une comparaison soit clairement établie.Le groupe d'experts déconseille Pin Ro*;ge et soutient que tous les aspects importants d'un tel projet favorisent le Mont Saint-Joseph.Dans la région, on soutient qu'une collaboratrice du ministre des Finances a fait pencher la balance en faveur de New-Richmond, malgrés les avis d'experts et le consensus régional.Raymond Malenfant a gagné la partie, c'est le site de Pin Rouge qui a été retenu; \u2022 dans la région, les médias d'information ont conclu à l'époque que M.Malenfant espérait voir un jour un casino implanté à New-Richmond.Le débat à l'Assemblée nationale, hier, n'a pas permis de déceler une quelconque relation entre le projet de casino et le prêt à la famille Malcnfant.Une chose est cependant claire: si un casino est éventuellement aménagé dans un édifice appartenant à la famille Malenfant, l'opposition péquiste ne ratera pas l'occasion de rappeler «le projet» qui a permis à Raymond Malenfant d'obtenir un prêt secret.v A i «Une job de bras» à la souveraineté?^ i du bureau de La Presse EL' QUEBEC opposition piquistèM accuse le gouvernement Bourassa de vouloir transformer en «véritable^', tribunal d'inquisition» la commission parlementaire : -créée pour étudier t.ooiç-;! question afférente à racces* * sion du Québec à la souve1 .raineté, pour mieux discret * ; diter cette option.7 */ Prenant appui sur une-déclaration récente du député : libéral de Papineau, Norman MacMillan, selon laquelle cette commission set fait une bonne occasion -de discréditer l'option souverainiste aux yeux de la population, le député péquiste Jacques Brassard a invité le ministre responsable du dossier, Gil Rémillard, à apporter des précisions.«Si on peut prouver aux gens que la séparation du Québec va entraîner une baisse de la qualité de vie, au moins on va avoir fait la job qu'on est supposé faire», avait dit le député MacMillan, l'un des plus ardents fédéralistes de la formation libérale.«Est-ce que le ministre peut nous confirmer que\" l'intention réelle de son -gouvernement c'est de se servir de cette commission, avec l'aide de sa majorité, pour faire une job de bras à la souveraineté et que cette commission sera, en quelque sorte, un tribunal d'inquisition chargé d'instruire le procès de la souveraineté en attendant de recevoir les offres du Canada anglais?» a demandé M.Brassard.«Ces deux commissions parlementaires devraient présenter aux Québécois la véritable situation et, par conséquent, en ce qui regarde la souveraineté, répondre aux questions que tous les Québécois se posent», a répondu M.Rémillard » * - Gérald Tremblay us\u20acrphoto | r1 I ; \\ K 6 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 MA11991 Editorial \u2022.- Paul Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur .\u2022 Claude Maison Marcel Deajardlns AMp Dubuc ï éditeur adjoint -directeur de l'Information éditorialiste en chef Le Parti libéral, démocratie ou « Rizuttoland » ?n se serait attendu à du renouveau.Mais on risque d'assister à un recommencement.pire.À un détournement de parti.À la mutation d'un appareil théoriquement démocratique en instrument de contrôle du pouvoir par un petit noyau de tirçixrs de ficelles.C'est pourtant bien d'une authentique renaissance dont aurait besoin l'aile québécoise du Parti libéral fédéral.Et son congrès de Sherbrooke, ce week-end, pourrait être l'occasion d'amorcer cette nécessaire transformation en profondeur.Avec des idées neuves, des figures nouvelles et, surtout, une reprise en mains du parti par une génération de militants capables de contester l'establishment non élu qui en domine l'organisation.Certes, jusqu'au départ de «Pierre Trudeau, cette formation a toujours pu compter sur une machine puissante et bien huilée capable d'apporter à son chef les majorités requises en Chambre pour imposer ses politiques.Mais cette mécanique bien rodée pour gagner les élections demeurait au service dune idée, d'un homme incarnant une vision claire de la réalité, de ses problèmes et des solutions à y apporter.Il appartiendra à l'histoire de porter un jugement sur lui et sur l'état dans lequel il a laissé le Canada.Mais on sait déjà que, pour lui, le pouvoir n'était ¦ pas une fin en soi.Ni le parti un instrument voué exclusivement à la satisfaction des ambitions des membres de son entourage.Depuis sa disparition, et malgré les efforts désespérés de ses dirigeants pour donner le change, le parti au Québec ressemble à une locomotive abandonnée sur une voie de garage.Un engin qu'on voudrait bien remettre sur les rails du pouvoir sans trop savoir vers quelle destination.On en a eu, cette semaine à Ottawa, Une autre démonstration dans le triste spectacle de cinq députés libéraux du Québec se cachant piteusement derrière les rideaux pour éviter de se prononcer sur l'intervention fédérale dans le domaine de l'éducation, traditionnellement réservé aux provinces.Le congrès de Sherbrooke pourrait constituer le point de départ dune lente mais authentique reconstruction.Le début de l'appropriation du parti par des militants résolus à lui imprimer une orientation nouvelle et des objectifs dépassant la simple reconquête du pouvoir.Mais encore faudrait-il que le véritable enjeu de la réunion ne soit pas que la consolidation de l'emprise d'un clan sur un appareil qui se contentera de ne pas faire trop de vagues en attendant que Brian Mulroney perde le pouvoir.La rencontre aura, bien sûr, toutes les apparences d'un congrès studieux.Les délégués plancheront sur un impressionnant cahier de résolutions et quelques-uns d'entre eux auront même l'impression de faire à Sherbrooke autre chose que de la figuration.Mais trop de questions demeurent encore sans réponse pour ne pas hypothéquer la crédibilité de l'exercice.Ainsi, par exemple, il faudrait savoir combien des 75 000 membres, officiellement en règle au Québec depuis plus d'un an, ont renouvelé leur adhésion.Certaines sources indiquent que, des 65 000 avis d'échéance expédiés récemment, moins de 2 000 ont entraîné un renouvellement de cotisation.Parmi les délégués à Sherbrooke, combien sont membres depuis moins de douze mois?Est-il exact que plus de la moitié des 75 comtés ont choisi leurs délégués lors d'assemblées ne réunissant pas le quorum requis?On n'a pas encore, non plus, répondu aux graves accusations de violation des règles démocratiques internes portées contre le sénateur Pietro Rizutto par le candidat Pierre Dalphond à la présidence de l'exécutif.Au point où certains militants déçus n'hésitent plus à parler du parti comme du « Rizuttoland » I Ce congrès sera normalement le dernier avant les prochaines élections fédérales.Dans la conjoncture actuelle, le Canada et le Québec doivent pouvoir compter sur une opposition articulée et respectueuse de la démocratie en son propre sein.Pour convaincre les électeurs qu'il est une solution de rechange valable, le Parti libéral ne peut pas se contenter des déclarations fracassantes de Jean Chrétien.Il doit faire la preuve qu'il n'est pas qu'un instrument de pouvoir entre les mains d'un petit groupe non élu qui n'a de comptes à rendre à personne.- Pierre GRAVEL ! i \u2022 i.L'Ethiopie sans tyran Lâché par Moscou, assiégé par la rébellion armée, le président éthiopien Mengistu Haïlé-Mariam a officiellement rompu avec la doctrine marxiste-léniniste au printemps 1990.Mais il ne lui a.pas suffi d'enlever les portraits des «saints» communistes des rues d'Addis-Abeba pour garder le pouvoir.Cédant aux pressions intérieures et extérieures, Mengistu a dû plier bagage cette semaine pour s'envoler vers le Zimbabwe., Après avoir régné pendant 14 ans en maître absolu sur l'un des régimes les plus sanglants de la planète, n'hésitant pas à tuer ses opposants de ses propres mains, le «Négus rouge» laisse derrière lui un pays fracturé, épuisé par la guerre civile et menacé d'une famine tout aussi tragique que celle d'il y a sept ans.Symptômatique : l'Ethiopie est exsangue au point de n'avoir même pas pris la peine d'applaudir le départ de son tyran.taxhute de Mengistu vient pourtant de lever le principal obstacle aux négociations qui doivent s'ouvrir la semaine prochaine à Londres, entre les diverses forces rebelles et le gouvernement éthiopien.Leur succès est loin d'être assuré, mais elles pourraient norv seulement pacifier le pays, mais aussi sauver les Éthiopiens des ravages d'une famine imminente.Qu'elles surviennent en Ethiopie, au Bangladesh ou ailleurs, les calamités qui déciment des populations entières sont rarement le fait-d'un simple acharnement du destin contre des pays peu gâtés parla géographie.Elles sont aussi le produit de la politique.Et la plupart des pays africains aujourd'hui hantés par le spectre de la faim sont des pays en guerre.#.*.Le Soudan a déjà été un grenier agricole; aujourd'hui, sept millions,de personnes y sont menacées de famine.Son gouvernement se sert de l'arme de la faim dans la guerre civile qui déchire le pays depuis huit ans.Mozambique, Angola, même scénario: des crises interminables créent des armées d'affamés.\u2022 Pour contenir les mouvements sécessionnistes, principalement celui de l'Erythrée, l'Ethiopie consacrait les trois quarts de son fcuidget aux dépenses militaires! Il n'en restait plus beaucoup pour nourrir la population.Et là aussi, le président Mengistu avait volontairement affamé les régions rebelles, empêchant l'arrivée des secours internationaux.Les sécheresses de 1984 ont tué un million d'Éthiopiens et réduit des milliers d'autres à l'état de squelettes vivants.Les seuls caprices du climat ne permettent pas d'expliquer une telle hécatombe.Face à de nouvelles famines, le fatalisme n'est pas de mise.Mieux vaut-chercher à débarrasser la planète de tous les petits «Mengistu » qui y sévissent encore.Agnès GRUDA V s 0 t L'affaire Malenfant ous les ingrédients d'un scandale juteux sont là.Un homme I d'affaire qui n'a pas bonne réputation, Raymond Malenfant; I* un prêt de 2,9 millions approuvé en secret par le gouvernement; des rumeurs de casino pour Charlevoix, le fief de M.Malenfant.Mais, malgré les apparences, il n'y a pas là matière à scandale.La façon dont Québec a financé le groupe Malenfant est maladroite, mais ni malodorante, ni malhonnête.Le ministre de l'Industrie et du Commerce, M.Cérald Tremblay, a lancé en décembre dernier un programme, Relance PME, pour aider les entreprises malmenées par la récession.Une enveloppe de soixante millions a été prévue.Rompant avec les traditions, ce programme ne se limite pas au secteur manufacturier mais est également accessible au tourisme et à l'informatique.« Le Croupe Malenfant en a profité.Mais il semble que le gouvernement Bourassa a contourné légèrement les règles du programme, pour accélérer les choses.Dieu merci.C'est ce qui nous protège du cauchemar bureaucratique.Et cela n'a aucune importance quand on ne dilapide pas les fonds publics, qu'on ne les risque pas inutilement, mais qu'on peut aller un peu plus vite pour maintenir des milliers d'emplois.\u2022 \u2022 ; Enfin, le cabinet a choisi de garder le secret sur le prêt et de n'en révéler la teneur que dans un an.Cela est courant et n'a rien de scandaleux.Quand le gouvernement rend son aide publique, il peut parfois nuire à l'entreprise qui en bénéficie en suscitant le doute sur ses chances de survie.Au nom de la transparence, l'État peut se tirer'dans le pied : d'un côté, il engage des fonds publics pour aider une entreprise et sauver des emplois; et de l'autre, il compromet sa mise de fond.\u2022Mais le secret est une arme à double tranchant, et il ne faut sen servir que lorsque que c'est absolument nécessaire.L'était-ce dans le cas Malenfant?Non.L'argument voulant que l'annonce du prêt aurait compromis des réservations dans un secteur très sensible à la santé financière des établissements hôteliers ne parait pas solide/ L'aide du gouvernement s'inscrit dans une restructuration qui implique plusieurs intervenants et qui assure la santé financière de l'entreprise.Il y avait sûrement moyen d'en révéler la teneur sans créer de panique.* \u2022 Et comme on l'a vu, ce secret, mal gardé, aura bien plus nui a l'entreprise que ne l'aurait fait la transparence.'Mais dette histoire a du bon : maintenant que le ministre du Tourisme, André Vallerand, a affirmé solennellement qu'il n'y avait pas de lien entre ce prêt et l'hypothèse d'un casino dans le comté de Charlevoix, il est clair que ce casino ne pourra jamais se retrouver au Manoir Richelieu de M.Malenfant.Alain dubuc La boîte aux lettres Quand le vilain devient le héros arement aura-t-on vu une scène aussi grotesque: le forcené sortant tel un vainqueur d'une maison qu'il assiégeait depuis plus de 90 heures à Laval.Cette image m'a profondément choquée.Jusqu'où la bêtise humaine nous mènera-t-elle?Après avoir tenu la police en haleine pendant tout ce temps, chassé des gens de leurs domiciles, voilà que le «héros» est accueilli avec des poignées de mains, même des accolades.)e ne comprends pas.Que de gentillesse pour ce triste sire! Enfin, on place notre homme dans une voiture en route pour l'hôpital car il est souffrant, le pauvre! Pendant ce temps, d'autres policiers s'affairent à l'intérieur de la résidence pour trouver le corps de l'infortunée victime Francine Bérard.Pour elle, ce ne sera pas l'hôpital, mais la morgue.Pourtant, elle avait tenté d'avertir les autorités, quelque temps auparavant, qu'elle craignait pour sa vie! Bravo la police! Bien triste société qu'est la nôtre.Denise L'ABBÉ TOURANGEAU Val-Morin ¦Dépassé le temps des missions au Vietnam, c'est à Laval que ça se passe! On pénètre dans un appartement, armé de préférence, et on prend quelqu'un en otage: homme, femme ou enfant, peu importe.Dans ce cas-ci, c'était une femme.La police est alertée et un long siège commence.Besoin de cigarettes?Pas de problème, on livre.Au bout de quelques jours, ça pue.Maudit cadavre! Faites aérer, voyons! Et lorsque vous en avez plein le nez et que de toute façon la besogne est terminée, il n'y a plus qu'à sortir, en souriant.Bien sûr, et on vous accueillera à bras ouverts:'on vous fera même l'accolade.Votre chauffeur vous serre la main, ou vous ouvre la portière: tous égards réservés à une personne exceptionnelle.Il faut avoir de la tenue: n'oublions pas que la caméra nous observe.Et merci au non des propriétaires et compagnies d'assurance de ne pas avoir fait sauté un pâté de maisons vides.Mais, pendant ce temps, le gazon a poussé.Vite, la tondeuse.Ah! j'oubliais, le cadavre, criblé de balles.Bof, qu'on l'emmène.Coupez! le ne dis pas qu'il aurait fallu tabasser le «client» et appliquer la loi du talion.Non.Mais, entre ça et la scène hallucinante que l'on a vue au petit écran, il y a une marge! Messieurs les policiers ( il me semble n'y avoir vu que des hommes), reprenez le scénario, avec une petite variante: Francine Turcotte Pérard s'affaire autour de ses plantes.Un bel après-midi, le soleil est bon.Pendant ce temps, quelque part à Laval, un de vos confrères (ou consoeurs) baigne dans son sang, abattu(e) de plusieurs coups de feu.La meurtrier se présente à vous, fatigué, mais souriant.Aura-t-il droit aux mêmes délicatesses de votre part?Dans l'affirmative, n'oubliez pas M.le curé.Un tel événement a droit à la couverture médiatique céleste.Et si ces micros sont placés assez près de la scène, on entendra peut-être des petits mots d'amour: on t aime Robert.Philippe BÉDARD Montréal ¦ Mme Bérard-Turcotte n'est plus.Tandis que ce cher directeur de police, Gaétan Nadon, est un héros.Il a sa photo dans La Presse.Il prétend avoir fait du bon travail.Collin, lui, a réussi son coup: il a obtenu ce qu'il voulait.>> \u2022 ry*t& .* ¦ \u2022 y, Collin recevant l'accolade d'un policier.même des cigarettes, son entrée à l'hôpital.C'est aberrant ce qu'un tueur peut obtenir.Mais je me demande ce que le fils de Mme Turcotte a obtenu, lui, à part la mort de sa mère.C'est révoltant d'avoir des «héros» pareils.Si la majorité silencieuse comme moi décidait de faire un siège, je me demande ce que M.Nadon ferait.On dit que le crime ne paie pas, permettez-moi d'en douter.Nadon rime avec çon.Nicole BOURASSA Montréal ¦ )e partage entièrement l'opinion de M.Alain Dubuc au sujet des événements survenus rue de Lisieux, à Laval.La police n'a pas fait son travail et n'a pas lieu de se glorifier.Elle n'a pas protégé Francine Bérard et n'a eu des égards que pour son meurtrier, le showman.La police a affirmé que, dans sa demande de protection, Francine Bérard n'aurait pas fait mention de l'identité de Collin.|e n'en crois rien.Et à supposer qu'elle ne l'ait pas fait, la police n'a pas été bien curieuse en ne cherchant pas à la connaître.Et si Francine ou quelqu'un d'autre a dénoncé Collin pour bri de probation, pourquoi la police ne l'a-t-elle pas arrêté dès son retour de la République dominicaine?Sa feuille de route était assez éloquente pour inciter à plus de prudence.Il est trop tard pour Francine mais.A.B.Laval ¦ Bravo à Alain Dubuc pour sa mise au point au sujet de l'intervention pour le moins éhontée du directeur de la sécurité de Laval, M.Gaétan Nadon.Ayant vécu 30 ans à Laval, je me suis frotté trop souvent à l'attentisme de ce corps policier, dans une situation analogue, celle de feue Madame Francine Bérard.La victime a demandé l'aide de la police et on ne l'a pas crue.C'est un manque flagrant de professionnalisme policier.Mais il faut aller plus loin.La police a trop souvent les mains liées par le système juridique qui tend à libérer les fauteurs de cet acabit, qui sont des manipulateurs nés.Le criminel Robert Collin est un alcoolique invétéré qui n'aurait jamais dû être libéré parce que dangereux.Et je conçois mal que les professionnels de la santé qui ont eu à se prononcer sur sa libération, se soient fourvoyés de la sorte.Quant à la police, qu'elle soit de Laval ou d'ailleurs, elle n'a ni la compétence ni les moyens de prévenir une répétition de drames comme celui du meurtre de Madame Bérard.C'est un problème de société et la solution est complexe.Aux victimes en puissance, apprenez à ne pas trop vous sécuriser via la police.Fuyez s'il le faut en attente d'un monde meilleur et, en vous entourant d'amis capables de vous aider.Maurice GAUTHIER Montréal LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 24 MA11991 B3 t Opinions «91 '-j ! ^HJL 4; par les Maire de Mont-Laurier, Fauteur est l'un des principaux initiateurs de la résolution, qui demandait, lors du récent congrès de l'Union des municipalités du Québec, que les policiers municipaux soient assujettis au Code du travail comme tout autre travailleur du Québec.JACQUES BRISEBOIS J'ai lu et entendu de nombreux commentaires concernant la résolution que nous avons adoptée à la plénière de rilMQ, résolution qui réclamait le droit de grève pour les policiers et pompiers.Plus précisément, les élus municipaux ont réclamé que Ton mette fin à la loi d'exception pour la police et son assujettissement au Code du travail comme pour tout autre travailleur du Québec.Dans un premier temps, je me surprends du traitement médiatique auquel le congrès de l'UMQ a eu droit et du traitement plus spécifique qu'a reçu cette résolution extrêmement importante pour la plupart des régions du Québec.D'abord, quelle couverture a-t-on apporté à cette rencontre des élus municipaux?Eut égard au fait que les élus représentant 300 villes du Québec se réunissent, on aurait pu s'attendre à une couverture majeure.Non, on a traité l'événement comme quelque chose* de secondaire, comme si le niveau politique municipal était un niveau politique de second ordre.Çn ce qui concerne plus spécifiquement la résolution du droit de grève à nos policiers, c'est encore pire.Nous avons eu droit à un entrefilet.Et encore heureux que ce fut Michel Hamelin qui fut le proposeur de cette résolution qu'il a par la suite combattue.Et immédiatement après l'adoption crient au secours de cette résolution de façon très majoritaire, le seul qui a eu droit à l'écho des journalistes fut encore celui-ci, M.Michel Hamelin, président non élu de la CUM, qui au nom principalement de la Ville de Montréal s'opposait à la résolution telle qu'amendée.Et même si en principe celui-ci représente comme président toutes les villes de la CUM, de nombreuses conversations au cours de la fin de semaine nous permettent de croire que toutes les villes de la CUM ne s'y opposent pas.Et bien que la très grande majorité des villes^\u2014 plus de 150 \u2014 qui ont des corps policiers sont d'accord avec cette position, aucun d'entre nous n'a été appelé à présenter le bien-fondé de celle-ci.Qui plus est, la réaction des syndicats des policiers a reçu le traitement de la manchette.Et depuis dimanche, chaque jour aura-t-on permis à ces derniers de faire connaître leur position sans que nous ayons droit à la réplique.Qu'ont-ils donc de particulier nos policiers pour avoir droit à un tel traitement?Qu'avons-nous, élus municipaux, de particulier pour recevoir si peu de considération?Et particulièrement nous, élus municipaux des régions, existons-nous vraiment?Au Québec n'y en a-t-il que pour Montréal?U y a pourtant au Québec d'autres villes et plus de 150 de celles-ci vivent avec un corps policier municipal.Et toutes celles-ci vivent un processus de négociation dépassé et irresponsable, celui de l'arbitrage de différends qui ne laisse aux villes aucune capacité réelle de gestion.Nous sommes à la merci d'un système qui est la parfaite négation d'un droit de gérance essentiel à n'importe quelle administration digne de ce nom.Il n'est plus question pour nous de supporter plus longtemps qu'un tiers vienne affecter nos budgets sans tenir compte de nos situations particulières et de la capacité de payer de nos citoyens et, encore davantage, vien- ne créer le droit en lieu et place du législateur.Nous réclamons que les policiers soient traités de la même façon que tout autre groupe de travailleurs.Après la Commission Bélanger-Cam-peau et les états généraux du monde rural, il tombe sous le sens que ces exigences des régions soient non seulement connues mais surtout écoutées.Nombre de régions au Québec sont dans une situation lamentable.Nous n'y échappons pas.Dans la région immédiate de Mont-Laurier, les statistiques les plus récentes nous indiquent un taux de chômage de 18% alors que plus de 20% de nos gens se retrouvent actuellement à l'aide sociale.Le revenu moyen des ménages chez nous est de 28 000$.Le revenu moyen de nos policiers pour l'année 1990 se situe à 51 500$ et la convention collective est terminée depuis le 31 décembre 1989.C'est que, voyez-vous, l'individu qui nous a imposé une sentence arbitrale en 1989 avait déjà accordé 22% en augmentation à nos policiers, soi-disant pour répondre à un besoin de rattrapage.Rattraper quoi, merde! Et évidemment cette sentence a été prononcée au moment où nous étions en négociation avec tous nos autres employés, créant une pression indue sur ces négociations.Quel gâchis! U ne pouvait évidemment faire mieux.Nous sommes encore en arbitrage, la négociation ayant achoppé sur des virgules.Sans rapport de force aucun, nous devons nous en remettre une fois de plus à un tiers.|e suis inquiet, très inquiet, ceci pouvant s'ajouter au «pellerage» créé par la réforme Ryan.Mont-Laurier, seule ville de la MRC Antoine-Labelle, est une petite ville centre de 8 000 habitants.Nous supportons depuis fort longtemps des infrastructures pour une population de 25 000 habitants et nous en sommes les seuls payeurs.Le taux de la taxe foncière y est de 2,53/100$ d'évaluation.Le % $ coût actuel, avant l'arbitrage qui porte sur deux années, le coût actuel de la sécurité publique est de 114$ par habitant comparativement à une moyenne de 88$ au Québec.Devra-t-pn sacrifier d'autres services pour payer un service qui ne tient aucunement compte de l'environnement immédiat dans lequel il est rendu.C'est assez.Nous sommes en droit de rejeter l'actuel système qui a créé de toute évidence des iniquités importantes et qui permet à un tiers de se substituer aux gouvernements locaux élus démocratiquement pour exécuter des pouvoirs qui leur sont pourtant dévolus.Nous sommes en droit d'exiger que l'on redonne aux municipalités les moyens de gérer véritablement leurs administrations.C'est à nous, élus municipaux, de décider de l'appréciation de la quantité et de la qualité de services à accorder aux contribuables et au nombre de policiers en patrouille.Le système actuel, quoi qu'en disent les syndicats, a conduit les policiers des villes québécoises en tète de la liste canadienne en ce qui regarde les conditions de travail, salariales et autres, rendant très difficile pour les élus municipaux de remplir adéquatement leur mandat d'offrir à leur population des services de qualité à des coûts équitables.Et ceci passe, quant à moi, par le rapport de force consenti normalement par le droit de grève géré convenablement et qui s'adresse, soit dit en passant, à des gens qui se disent des professionnels.\u2022 \u2022 \u2022, '\u2022\u2022 ^ La position que nous avons prise est une position éminemment responsable.Il en va de la capacité de payer de nos citoyens, d'un droit de gérance essentiel à nos administrations et de la santé financière de nombreuses petites villes du Québec.\u2022 .1 » i Francisation, Selon ce que La Presse annonçait hier, le gouvernement du Québec entend faire en sorte que les néo-Québécois aient à l'avenir un accès plus difficile à l'école anglaise.Mais l'auteur du texte qui suit, enseignant au collège Varier de Saint-Laurent, estime que le français ne s'est jamais si bien porté à Montréal.MARCO MICONE ans les milieux scolaires de la région de Montréal, où l'on confond trop souvent francisation et intégration, on cherche rarement à comprendre les causes du comportement linguistique des jeunes allophones et encore moins à prendre les moyens de les intégrer à la société québécoise.Avant la loi 101, ils étaient en grande partie marginalisés dans les écoles anglaises; depuis, ils le sont de plus en plus dans des établissements francophones.S'il est légitime pour les Québécois francophones d'être attachés à leur langue et à leur culture, il l'est tout autant pour les autres citoyens du Québec.Il est plus que temps qu'on se rende compte que l'anglais est la langue de communication courante, sinon maternelle, de milliers d'élèves en voie de francisation dont les parents ont fréquenté les écoles anglaises en toute légalité avant la promulgation de la loi 101.N'est-il pas normal, non seulement qu'ils veuillent utiliser l'anglais à l'extérieur de la salle de classe, mais qu'ils prennent même sa défense?Dans la région de Montréal, le français ne s'est jamais si bien porté.Dans le seul secteur scolaire, en quinze ans, la proportion d'allophones fréquentant les écoles françaises est passée de 20% à 70%.Si l'on tient compte des conditions parfois difficiles dans lesquelles elle s'effectue, la francisation de ces jeunes va bon train.Quant à celle de leurs pa-» rents, elle se porterait beaucoup mieux si la loi 101 s'appliquait aux entreprises ayant moins de 50 employés et si on facilitait l'apprentissage du français sur les lieux de travail.Malgré les propos alarmistes de certains démographes, les francophones des prochaines générations auront pour noms Gutierrez, Nguyen et Adamopoulos en plus de tous les Tremblay et Bélanger.Et à moins qu'on ne préfère ceux ayant un code génétique particulier, il n'y a pas l'ombre d'un problème.Par contre, si l'on veut éviter les tensions et conflits que d'autres pays d'immigration ont connus, il faut qu'au plus tôt les autorités politiques et scolaires adoptent des stratégies d'intégration qui s'inscrivent dans une action globale d'amélioration des conditions de vie des plus démunis de notre société.Le Haut Conseil à l'intégration du gouvernement français déclarait récemment qu'une «politique d'intégration doit s'adresser, non seulement aux immigrants mais à tous les exclus ou à tous les citoyens en voie de marginalisation de la société».À Montréal, où l'intégration des immigrants doit se faire dans un milieu urbain de plus en plus en proie au chômage, elle devient souvent synonyme de pauvreté matérielle et culturelle.En outre, le Haut Conseil identifiait 1 1 ¦*\u2022>»' « -1 \u2022 _ _ _ et « nusins » _ \u2022 \u2022_ Le Québec de demain fourmillera de francophones nommés Cutierez, Nguyen ou Adampokxis.Notre photo: Mêla nie Cloutnez et Victor Rodriguez, de la polyvalente Lucien-Pagé.la concentration trop forte dans les quartiers et les écoles comme un frein important à l'intégration.En effet, près de quarante écoles de la région métropolitaine comptent plus de 50% d'élèves allophones.Lorsque ces derniers dépassent 80%, comme à l'école St-Luc, il devient urgent d'en diminuer le nombre afin que les échanges avec les élèves francophones puissent s'établir aisément.Il est faux de croire que toutes ces écoles reflètent le quartier, si tant est que celui-ci soit un critère socialement valable lorsque la présence des francophones se fait rare.À l'école St-Luc, pas moins de 400 élèves sont dans les classes d'accueil.Beaucoup d'entre eux franchissent des distances considérables.(N'est-ce pas uue forme de BUSING?) Us s'ajoutent aux 1 200 autres majoritairement allophones.Comme chacun des étudiants des classes d'accueil en vaut deux selon la commisison scolaire, on atteint ainsi les 2 000 étudiants nécessaires pour que la direction de l'école reçoive une prime de plusieurs milliers de dollars.Cela expliquerait-il pourquoi on a regroupé autant de classes d'accueil dans le même établissement?Pourtant des écoles offrant un milieu plus francophone et pouvant accueillir certains de ces groupes ne manquent pas dans la région.Si Ton veut diminuer la concentra- tion des jeunes allophones à l'école afin de faciliter leur intégration, il faut qu'un certain nombre consente à se déplacer en empruntant soit le transport en commun soit le transport scolaire.Qu'on désigne ces déplacements par le terme BUSING ou par une périphrase pure laine, cela ne change pas le fond du problème.Pour des raisons différentes, les écoles protestantes francophones et de nombreuses écoles privées n'hésitent pas à imposer de longs trajets en autobus à des milliers 6'élèves.Au Québec, 20% des écoliers du primaire et 40% des étudiants du secondaire se rendent à l'école par ce même moyen de transport sans jamais avoir suscité la moindre protestation.Il n'est pas impossible qu'en désenclavant ces écoles pluriethniques moins de parents francophones soient tentés de fuir vers la banlieue tandis que des parents allophones pourraient décider d'élire domicile près de la nouvelle école de leurs enfants, contribuant ainsi à décongestionner les «quartiers ethniques» et à faciliter leur insertion sociale.Dans certains cas, on n'aura même pas besoin de transport pour réduire la proportion des jeunes allophones.Dans le quartier Ahuntsic, l'école primaire St-Benoit accueille au moins 70% d'allophones, tandis que St-André-Apôtre (élémentaire elle aussi) en compte tout au plus 10%.À pas plus d'un kilomètre Tune de l'autre, la première côtoie une usine polluante et des H.L.M.; la deuxième, un parc.Il y en a qui croient que sans la souveraineté, il est inutile d'agir.D'autres attendent la déconfessionnalisation du système scolaire.Le dernier alibi est celui de la régionalisation de l'immigration.Pendant ce temps, les problèmes s'aggravent.L'unique lueur d'espoir vient de l'intérêt que les enseignants portent à la pédagogie interculturelle qui, soit dit en passant, a peu de choses à voir avec «l'enseignement de l'histoire des religions».«L'intégration, écrit le Haut Conseil, exige le décloissonne-ment de l'action administrative et postule la coordination de différents ministères sectoriels».À quand une action concertée des pouvoirs publics?Le seuil de tolérance d'une société à l'égard des immigrants est fonction du degré d'efficacité des mécanismes d'intégration.Ainsi, moins celle-ci sera réussie, plus les Québécois francophones auront l'impression d'être envahis par les immigrants et déserteront Montréal au profit de la banlieue.Vivrons-nous, dans quelques années, dans une ville dont seul le français la distinguera de certaines villes américaines?Jacques Baril L'agro- I V alimentaire dans un Québec souverain tiques Député d'Artbabaska, Jacques Baril est le porte-parole de l'Opposition en matière d'agriculture et d'alimentation.ans un texte acheminé à divers journaux, M.Roger B.Bupr kland, vice-principal à l'université McGill, brandit le spectre de la perte de 17 300 emplois dans le secteur agro-alimentaire, comme conséquence de l'accession du Québec à ja souveraineté, l'estime qu'il est nécessaire de replacer certains faits dads leur juste perspective.Permettez-moi d'abord de [vous souligner que le Québec ne sera pas le premier pays au monde à obtenir son indépendance politique.L'histoire démontre que la grande majori; té des pays devenus indépendants se sont épanouis et ont progressé avantageusement.Après avoir rapatrié-la totalité des pouvoirs politiques, nous» pourrons enfin négocier nous-jnê-mes les associations économ profitables pour le Québec.Pour ce qui est des quotas de lait, ce qui semble vous inquiéter le #kis, sachez M.Buckland que l'intirhida-tion n'est pas une voie à sens unique: Si les autres provinces canadiennes veulent démanteler le plan national de contingentement dans le lait pour s'approprier nos quotas, nous aurons nous aussi le pouvoir d'agir.Je vous dis tout de suite que notre volonté* c'est de maintenir les plans nationaux de gestion de l'offre et de la demande.Si toutefois les autres provin-ces utilisaient ce moyen de chantage, nous serons tout à fait justifiés' de leur faire savoir que nous ne sommés plus obligés d'acheter leurs céréales dont le prix est fixé par la Commis-* sion canadienne du blé.Il faut s£ rappeler que 80% du boeuf que nous consommons provient de l'Ouest canadien et que le Québec représente plus de 70% des marchés d'exportation de fruits et légumes de l'Onra-rio.Pensez-vous sérieusement que ces producteurs agricoles, ces commerçants se priveraient du marché québécois pour maintenir la peur et le doute semés par des gens comme vous?le tiens à vous rappeler, au cas ou vous l'auriez oublié, une notion de base de l'industrie laitière.Pour arriver à produire et transformer une quantité de lait de qualité commette Québec le fait présentement, ça prend au moins 25 ans d'efforts sou-' tenus.L'économie agricole ne peut changer d'orientation aussi radicalement que vous le laissez entendre^ Les producteurs de l'Ouest ne peuvent acquérir des milliers de vaches aussi rapidement qu'un magicien peut sortir un lapin de son chapeau.Les usines de l'Ouest n'ont pas la ca-: pacité de transformer la part .4 Economie ., \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 ft \u2022 ¦ *.\u2022 v.I * ; ' ' '¦ e4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 24 MA11991 y.- *V MONTRÉAL 1 ' .¦ \u2022 ' Les 30 succursales rouvriront dans un mois \u2022 1825,92 (+1,55) (+0,08%) VALERIE BEAUREGARD ONTO 3446,33 (-1.66) ( - 0.04%) I i NEW YORK 2900,04 - 1 ( - 1û!29) ( - 0.35%) I mm i DOLLA (EN 87,01e (+0.04 «) H (N.-Y-) 20,95$ (+0.15*) 355,20$ (-1.10*) -._:ï- ¦¦a î c Cam me A \u2014 \" r_r.c taux d> cette semaine à ^ffigntâ^JS Sitlédernière.s est comparatîve-nt la semai- est _ « ¦ isse t semaines et le; lux est a son plus bas nï- depuis avril 1988.^ - Les grandes banques ont réduit leur taux privilégie a , 9,75 p.cent cette semaine, J^gnant ainsi sur celui de là.Banque de Montréal qui avait pris l'initiative bien avantt.au début de mai.Le pî'us haut niveau taux d'escompte au cours des i2 mois précédents a été1 atteint le 30 mai 1990, à 14,05 p.cent.Le taux d'escompte est déterminé chaque semaine à un quart de point plus haut que que le rendement wen des bons du Trésor a jours; adjugés aux établissements financiers.ai omme on s'y attendait» la Banque Laurentienne reprend à son compte l'exploitation des succursales de dépôt de Standard Trust, la société de fiducie ontarienne actuellement en liquidation dont la société-mère Standard Trustco déclarait faillite le 23 avril.Les 30 succursales rouvriront leurs portes le 25 juin sous le nom de la Banque Laurentienne.Cette transaction vient exactement 46 jours après l'annonce initiale d'un accord de principe entre la Laurentienne et Standard Trustco, une entente qui avait été rejetée par les 25 créanciers du holding à qui l'on devait plus de 100 millions.Entente avec le liquidateur La banque s'est entendue avec Ivaco menace d'exporter des emplois aux É.-U.VALÉRIE BEAUREGARD J e président d'Ivaco, Paul Iva-n nier, qualifie la politique monétaire du Canada de « peu réaliste» et de «peu judicieuse».«On n'a qu'à additionner le nombre d'emplois perdus au Canada à cause de cette politique de taux de change excessif pour arriver facilement à la conclusion que nous assistons à la destruction systématique de l'industrie de base au Canada et à l'exportation d'emplois canadiens», a-t-il» déclaré à ses actionnaires, hier.M.Ivanier menace Ottawa d'exporter des emplois aux États-Unis si le dollar canadien est maintenu à son niveau artificiellement élevé (0,87$).«Nous nous sommes abstenus d'agir ainsi jusqu'à présent, dit-il.l'ai bien peur que nous y soyons obligés.» En marge de l'assemblée, le président a dit souhaiter un dollar canadien sous la barre des 0,80 S.Des projets Dans son allocution, M.Ivanier a mentionné qu'Ivaco pourrait conclure très bientôt deux projets de sociétés en participation en Amérique du Nord.11 n'a pas voulu identifier quelle gamme de produits était visée par ces alliances stratégiques.M.Ivanier a aussi mentionné que la vente de deux unités se négociait présentement, sans vouloir les' identifier.Ces projets devraient contribuer à.réduire la dette à long terme et à accroître la rentabilité de la société.Selon les termes d'un programme triennal de réduction de.la dette à long terme annoncé il va deux ans, la dette d'Ivaco a été considérablement réduite passant de 550 millions à 355 millions à la fin de 1990.M.Ivanier s'attend à ce que la dette baisse encore de 150 millions si la vente des deux unités se réalisait comme prévu.Ivaco, un important producteur d'acier, n'a pas échappé aux affres de la récession.«Nous traversons des moments difficiles, mais on arrivera à s'en sortir», promet Paul Ivanier à un actionnaire.Résultats Pour son premier trimestre, la société a déclaré une perte de 15,7 millions qui se compare à un bénéfice de 6,7 millions l'an dernier.Pendant la même période, le chiffre d'affaires basculait de 38 p.cent.Le président, imputant surtout les revers de l'entreprise à la récession, entrevoit une amélioration au deuxième trimestre alors que le troisième trimestre devrait être rentable.Il estime que le chiffre d'affaires pour l'ensemble de l'année ne dépassera pas la marque du 1,5 milliard alors que la société a réalisé des ventes de 1,9 milliard en 1990.Ernst & Young, le liquidateur provisoire nommé par la Cour de justice de l'Ontario, pour acheter les prêts hypothécaires en bon état de Standard Trust et de Standard Loan, l'autre filiale de Standard Trustco.Le portefeuille de 750 millions sera vendu à 101 p.cent de sa valeur nominale, soit l'équivalent de 758 millions, en raison du rendement élevé qu'il offre par rapport aux taux d'intérêt actuellement en vigueur.»\u2022 fait à noter, la Banque Laurentienne se réserve le droit de revendre au liquidateur tout prêt qui deviendrait non productif, ce qui, dans le jargon financier, signifie un prêt en arrérages depuis 90 jours.«Il n'y a donc ainsi pas de risque sur la qualité du portefeuille de prêts acquis», déclare Louis Bernard, premier vice-président, administration à la Banque Laurentienne.Dépôts Parallèlement à cette entente, la Société d'assurance-dépôts du Canada (SADC), l'organisme fédéral chargé de protéger l'argent des épargnants, versera 1,3 milliard à la Banque Laurentienne en paiement des dépôts assurés de Standard Trust et de Standard Loan.La banque doit payer l'équivalent d'une commission d'un million de dollars pour obtenir ces dépôts.Les deux sociétés comptaient quelque 127000 clients détenant 1,5 milliard de dollars sous forme de dépôts, ce qui signifie qu'environ 200000 $ ne sont pas assurés par la SADC.Les clients sont appelés à se présenter à leur succursale le 25 Juin où ils auront le choix de retirer leur argent ou de renouveler leur contrat avec la Banque Laurentienne.La transaction est assujettie à l'approbation de la Cour ontarienne en ce qui concerne la vente des éléments d'actif par le liquidateur.La Cour entend cette cause ce matin à 11 h.Louis Bernard, qui avait déclaré à La Presse que «ce serait rêver en couleur de poursuivre avec l'entente initiale» préfère ne pas comparer les deux offres.«En avril, on achetait la compagnie alors qu'aujourd'hui on n'achète que l'actif.Ce serait comparer des pommes et des oranges que de mesurer les deux offres l'une contre l'autre», ajoute-t-il.M.Bernard reconnaît cependant que les déposants sont perdants car ils se voient dans l'obligation de renégocier les conditions de leur placement.Dans cette transaction, qui porte à 33 p.cent la part de l'actif de la Banque Laurentienne à l'extérieur du Québec, la banque se Les camionneurs canadiens reprochent aux «Yankees» de gruger une part de plus en plus importante du marché canadien depuis l'avènement de la déréglementation du transport en 1988.\u2022 \u2022 i.Les camionneurs canadiens en guerre contre les « Yankees » RICHARD DUPAUL n camionneur travaillant pour l'une des grandes compagnies américaines du « Deep South » gagne aussi peu que 7,50 $ US> l'heure, alors que son homologue québécois reçoit en moyenne un salaire horaire de 14,50 S.Cet exemple est un cas extrême.Mais si l'on compare tous les frais d'exploitation (matériel roulant, essence, charges sociales, etc ), l'avantage pour les Américains peut atteindre facilement les 15 à 20 p.cent, prétendent les transporteurs routiers canadiens.Aussi avec un tel écart, on comprend pourquoi ces derniers se sentent menacés et ont déclaré la guerre à la concurrence «déloyale» des Américains et aux «laisser-faire du gouvernement».Le plus récent assaut a été lancé la semaine dernière par les camionneurs-artisans ontariens, qui ont bloqué pendant plusieurs heures des grandes artères de Toronto pour protester.Essentiellement, les transporteurs reprochent aux «Yankees» de gruger une part de plus en plus importante du marché canadien depuis l'avènement de la déréglementation du transport en 1988.Or ceux-ci y arrivent à cause d'une structure de coût inférieure et parce que beaucoup d'entre eux ignorent volontairement les règles de fonctionnement (sécurité, droits d'entrée, cabotage, etc.) en vigueur au Canada.Aussi, les transporteurs canadiens réclament l'intervention du gouvernement pour rééquilibrer les forces, notamment en abaissant certaines taxes (sur l'essence notamment) et en resserrant le contrôle routier.«Dans le contexte actuel, où beaucoup d'Américains outrepassent les contrôles en sol canadien, il est à peu près impossible pour nous de les concurrencer sur le marché trans-frontalier», affirme le président du Groupede transport Cabano, M.J.Arthur Servant.Tout est moins cher.La question des coûts d'exploitation est au coeur du débat sur le transport routier.Après le barrage érigé l'été dernier sur les routes québécoises par l'Association nationale des camionneurs-artisans, le gouvernement fédéral a formé un groupe de travail pour se pencher sur cette question.Le groupe, formé d'intervenants de l'industrie du camionnage, de syndicats, et de membres du gouvernement, doit remettre son rapport à la mi-juin.Or, quand vous interrogez les camionneurs, ceux-ci n'hésitent pas à brosser «leur» portrait de la ' situation.«Si on tient compte de tous les frais d'exploitation d'une entreprise de camionnage, on peut facilement parler d'un écart de 15 à 20 p.cent en faveur des Américains», affirme M.Daniel Béland, économiste à l'Association du camionnage du Québec.¦ Certes, l'exemple des salaires est le plus inquiétant, car cela peut représenter jusqu'à 40 p.cent des frais variables des camionneurs, selon le président de F ACQ, M.Serge Leclair, aussi président de Clarke Transport.Ainsi, des compagnies dans les États du Sud, tels que G.B.Hunt, de l'Arkansas, ou M.S.Carriers, du Tennessee, paient des salaires de 30 à 50 p.cent moins élevés que ceux des camionneurs canadiens.«Sans compter que les charges sociales et les avantages sociaux sont souvent inférieurs aux nôtres», dit-il.SUITE A LA PACE B9 ¦ ¦ « i t : i I » : « porte acquéreur des six succursaj-les dont Standard Trust est pre* priétaire et s'engage à reprendre les baux des 24 autres.Enviror) 200 des 270 employés de Standard peuvent compter garder leur emploi.! Emst & Younç informera ai) cours des prochains 60 jours le$ détenteurs de dépôts non assurés relativement aux procédures dé.réclamation à leur disposition.Lq SADC assure jusqu'à un maxïr mum de 60000 $ (capital et intét rets) des dépôts confiés à une même institution et également 60000$ dans le cas des REEJ* et des FERR.; i Les paiements aux créanciers\" ne seront pas effectués avant plu4 sieurs mois.Le liquidateur prévoit d'ajlleurs que la réalisation; de l'actif qui ne fait pas l'objet de la transaction avec la Laurentien-! ne prendra plusieurs années.! \u2022 ?: Le pire de la I récession est j passé, dit StatCan > i i Presse Canadienne OTTA WA e pire de la récession est pro-! bablement passé et c'est au; cours du premier trimestre de» 1991 que le creux de la vague a! été atteint, ont indiqué hier Sta-J tistique Canada et la Banque» Royale.I Les difficultés économiques qui' ont.ébranlé le pays au cours des; mois de janvier, février et mars; «sont vraisemblablement les pi-! res de toute la récession» qui affecte l'économie depuis plus d'un an, indiquait-on dans l'édition du.mois de mai de VEconomic Ob-\\ server, le mensuel publié par Sta-; tistique Canada.La Banque Royale dévoilait* pour sa part un rapport, hier à! Montréal, indiquant qu'un re-; dressement économique s'amorcera au cours de la seconde moi*! tié de l'année.Le gouvernement fédéral et la plupart des écono-» mistes prévoient que ce redresse-! ment se fera lentement et doulou-; reusement.» Mais le ministre des Finances/ Don Mazankowski, rayonne.! «Nous voyons des signes,annon-; dateurs d'un nouveau mot copi-; mençant par un *r\\ et c'est 4re-î dressement*», a-t-il dit.; Mais il ménage toutefois ses; élans de positivisme, affirmant » que l'économie aura besoin de! temps avant de commencer à; croître de nouveau.DBRS abaisse la cote de la dette à long terme de l'Ontario et dv Hydro-Ontario i d'après Dow Jones H F agence Dominion Bond ! L_Z] Rating a baissé la cote de la ; dette à long terme de la province; de l'Ontario et d'Hydro-Ontario; à A A ( bas ) au lieu de A A.; La cote de la dette à court ter- ; me ne change pas.DBRS fait valoir qu'elle n'avait jamais coté la dette à long terme de la province; à AAA et estime que cette baisse; est relativement mineure.DBRS imite ainsi Moody's et la ! Canadian Bond Rating Service; qui ont aussi baissé la cote de laj province voisine à la suite de la» publication du premier budget du J gouvernement néo-démocrate.j DBRS s'inquiète des possibilités! de diminution dans les paiements ; de transferts fédéraux a la provin- ; ce ainsi que de la «sensibilité fis-, cale» de l'Ontario à la récession; économique.L'agence craintj qu'une fois les revenus fiscaux af-» fectés par la récession dans un! contexte de fortes dépenses, il y aura des déficits budgétaires mas-; sifs qui seront difficiles à conte-j nir.Deux compagnies maritimes quittent Halifax pour Montréal RICHARD DUPAUL eux importantes lignes maritimes sont sur le point de transférer une partie de leurs affaires de Halifax à Montréal.Si une entente est conclue, Hapag-Lloyd, d'Allemagne, et ACL Canada feraient du même coup grimper d'environ 10 p.cent le trafic de conteneurs qui transite par le port de Montréal.Un accord de principe aurait déjà été conclu avec ACL, une filiale d'Atlantic Container Line, du New jersey, a indiqué hier le vice-président marketing, M.Dan Dutton, à son bureau de Montréal.Or, contrairement à ce qui a été annoncé plus tôt cette semaine, les discussions sont toujours en cours dans le cas d'Hapag.«11 reste à régler quelques points avant de signer une entente finale.On espère prendre une décision d'ici un jour ou deux», a déclaré à La Presse le directeur des opérations canadiennes, M.Martin Von Bcoeczy.La Canadian Atlantic Freight Secreteriat annonçait plus tôt cette semaine, d'Angleterre, qu'Hapag et ACL entreprenait une importante rationalisation de leurs activités au port de Halifax, en Nouvelle-Ecosse.Cela entraînera le déplacement d'une bonne partie de leurs activités au port de Montréal à compter du 1er juin.Le communiqué précisait que les deux transporteurs avaient conclu une entente en vue d'utiliser les navires et les installations portuaires d'OOCL Canada et Canada Maritime, deux entreprises implantées au terminus Racine du Port de Montréal.Ces dernières ont récemment augmenté de 50 p.cent la capacité de transport à Montréal.Or, cette annonce «était prématurée» dans le cas d'Hapag, affirme M.Von Beoeczy.Selon lui, les dicussions avec OOC1 et Canada Maritime «avancent bien ».Mais celui-ci veut être prudent «avant de confirmer quoi que ce soit», a dit le responsable.Transport ferroviaire Pour sa part, le directeur du port de Halifax, M.Victor Bayne, a blâmé le coût élevé du transport ferroviaire pour le déménagement «imminent» d'Hapag et d'ACL.Mais aussi, la surcapacité actuelle dans le transport maritime et la récession nord- ! américaine sont autant de facteurs qui au- ; raient incité les deux transporteurs à revoir leurs activités.I Entre temps au port de Montréal, on \u2022 considère l'affaire comme conclue.«Nous I sommes très heureux de cette décision.: Pour nous, cela Tenforce ce que nous avons ; toujours dit, c'est-à-dire que le port de ! Montréal jouit d'une position exception- ; nelle en raison de sa proximité des grands,; marchés nord-américains», a dit un porte-;! parole, M.Michel Turgeon.Selon M.Dutton, le transfert d'Hapag et-, d'ACL aurait pour effet d'amener quelque); 50000 conteneurs EVP additionnels au j! port de Montréal.L'an dernier, le port de-! Montréal a manipulé un nombre record do1-568000 conteneurs. LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 24 MA11991 BS Écono- mm ! Un trimestre de recul pour FOREX, en Abitlbi ¦ Avec des activités qui vont de l'exportation du bois d'oeuvre au transport par hélicoptère en passant par la conception et la production de systèmes d'éclairage à l'usage de l'aviation, le Groupe Forex Inc.de Val d'Or annonce pour son premier trimestre un chiffre d'affaires de 2,3 millions et un bénéfice de 226000 $ qui représente une baisse de 55 p.cent sur le demi-million gagné par l'entreprise durant la même période Fan dernier.Le gain par action est simultanément passé à trois cents comparativement à sept cents précédemment.Fermetures temporaires chez DONOHUE ¦ Une baisse de la demande de papier journal et un excédent d'inventaire sont à l'origine de la décision de fermer pour une semaine à Amos, en Abitibi, l'usine de Donohue Nor-mick Inc.à compter du 3 juin ainsi que celle à Clermont, dans Charlevoix, de Donohue Inc.à partir du 17 juin.Filiale de Québécor, Dono-nue Inc.est une entreprise dont les activités comprennent aussi la sylviculture, la production de bois d'oeuvre ainsi que de pâte commerciale.LABATT souhaite se défaire de MIRACLE FEEDS Soucieuse de restreindre le champ de ses activités, la compa-.gnie John Labatt Ltée a prié la Bank of America de lui trouver un acquéreur pour sa filiale Miracle Feeds Inc., de London, en Ontario, qui produit des moulées bovines depuis 1904 et emploie 104 personnes dans Quatre usines et neuf bureaux de ventes au Canada et aux États-Unis, le chiffre d'affaires atteignant 78 millions.Tout en faisant l'éloge de cette filiale annexée par Labatt en même temps que les minoteries Ogilvie en 1968, un cadre a expliqué que Labatt désirait limiter ses efforts aux activités brassi-coles, laitières et de divertissement.Oeuvrant aussi à l'étranger, Labatt a connu un chiffre d'affaires brut de 5,3 milliards en 1990.L'heddomadaire «7 Jours» se dit le plus populaire ¦ Invoquant les résultats d'un sondage indépendant effectué en mars dans l'ensemble du Québec par le Groupe .Léger & Léger, le magazine montréalais 7 Jours annonce qu'il a recueilli des suffrages majoritaires à la question «Quel magazine québécois préférez-vous?», l'avance relative ainsi obtenue sur l'Actualité étant de 20,3 p.cent.«Après seulement 18 mois d'existence, en période récessionnaire, et en dépit de nouvelles taxations, notre magazine s'est taillé une place parmi des concurrents sérieux», a commenté un porte-parole de l'hebdomadaire en rappelant qu'une étude Statmédia a évalué en décembre dernier le nombre des lecteurs de 7 Jours à 748000 sur la base de 5,5 lecteurs pour 136898 exemplaires vendus.\u2022 \u2022 \u2022 \u2022 Deux banques baissent leur taux d'intérêt ¦ La banque Toronto-Dominion a réduit d'un quart d'un pour cent les taux d'intérêt afférents à certains prêts hypothécaires, ceux de six mois (fermés) passant à 10 p.cent, ceux d'un an (ouverts) à 11 p.cent et ceux d'un an (fermés) à 10 p.cent.De son côté, la banque de Nouvelle-Ecosse fait savoir qu'elle a diminué d'un quart de point à 10 p.cent son taux d'intérêt sur les prêts fermés d'un an et six mois, le taux demandé pour les prêts ouverts de six mois et un an tombant aussi d'un quart de point à 10,75 et 11 p.cent respectivement.Des pertes pour VAL ROYAL ¦ Pour la période de six mois arrêtée le 30 avril 1991, le chiffre d'affaires de Groupe Val Royal s'est élevé à 65,5 millions en hausse de 7 p.cent par rapport aux 61,3 millions de l'année précédente.N'eut été de l'abolition de la taxe fédérale de vente, antérieurement incluse dans les prix, l'augmentation du chiffre d'affaires aurait été de 11 p.cent.Sur le plan de la rentabilité, le semestre s'est soldé par une perte nette de 156000 $ ou 0,05 $ par action, une nette amélioration en comparaison d'une perte nette de 864000 $ ou 0,21 $ par action pour la période correspondante de l'année dernière.Neuf mois de progrès pour les SOUPES CAMPBELL ¦ La compression du prix de revient, selon les dirigeants de la compagnie, explique principalement les progrès enregistrés durant trois trimestres par la société toron- .toise des Soupes Campbell Ltée, dont les résultats comportent un bénéfice de 19,6 millions, ou .1,32 cents l'action, qui est de 26 p.cent supérieur aux profits de .15,6 millions \u2014 ou 1,05 l'action \u2014 enregistrés au cours des trois quarts de l'exercice précédent.Le chiffre d'affaires ayant fléchi de 6,3 p.cent pour s'établir à 355 millions comparativement à 379 millions.auparavant, Campbell a surtout imputé son succès «aux réductions des coûts, la rationalisation de l'actif et la réduction intérêts débiteurs» par la diminution de la dette à court terme.Considéré séparément, le 3e trimestre a rapporté 6,4 millions ou 43 cents l'action avec des ventes de 109 millions, soit 25 p.cent de mieux que les profits de 5,1 millions ou 34 cents de la période antérieure, dont le chiffre d'affaires avait été de 15 p.cent plus élevé.Un trimestre de perte pour AUTOSTOCK ¦ Avec Monsieur Muffler, Lebeau et Octo au nombre de ses filîa-; les, la compagnie montréalaise Autostock Inc.communique ; pour son premier trimestre une perte de 354000 $, ou trois cents l'action, qui contraste avec le bénéfice de 402000 $ ou trois cents l'action réalisé au début de l'année précédente.Le chiffre d'affaires a été de 30,7 millions, soit dix p.cent de moins qu'antérieurement, mais les administrateurs imputent essentiellement le recul * aux compressions de marges bénéficiaires que l'avènement de la TPS a rendues nécessaires pour minimiser les réticences de la clientèle devant la hausse des factures.«Mais nous avons préservé notre part du marché et pris des mesures d'économie qui devraient rétablir la situation» a commenté un porte-parole d'Autostock, dont les 244 points de ventes comprennent Mr.Muffler, Lebeau Vitres d'auto, Lebeau Technicentre, Autopoint, Prodiesel, Autostock Distribution, Du-Ro, ainsi qu'Octo Freins et Silencieux.CULINAR cherche un acheteur pour Aliments UNICO ¦ Conformément à la politique de spécialisation qui l'a déjà fait renoncer aux viandes transformées, aux fromages et la restauration, la compagnie Culinar Inc.annonce à Montréal la mise en vente de sa filiale Aliments Unico Inc., qui est située à Toronto et emploie une centaine de personnes avec un chiffre d'affaires de 57 millions.Avec des vendeurs à travers le pays, Unico distribue des produits italiens allant des huiles végétales aux conserves de poisson en passant par les pâtes, les olives et autres articles marines.On la retrouve sous les marques Unico, Gallo, Liberti, Cellini, Spiga ainsi qu'Aquila d'Oro.Elle fournit aussi des produits de tournesol sous le nom de Safflo.Culinar, qui fait de la pâtisserie et de la confiserie industrielle, a récemment acquis InterBake Ltée et Drake Bakeries aux États-Unis.La crise en Irlande met BOMBARDIER sous pression ¦ Comité Québec-Irlande a affirmé à Montréal qu'un haut placé du consortium québécois Bombardier Inc., dont l'avionnerie Short Brothers emploie près de huit mille personnes dans la capitale de l'Irlande du Nord, Belfast, devait conférer prochainement avec un administrateur de la ville de.New York au sujet de l'embauche de travailleurs catholiques par Short dans cette enclave britannique déchirée par le sectarisme entre la majorité protestante et la minorité catholique.Selon le Comité, le contrat d'un milliard que convoite Bombardier pour la renouvellement du métro de New York est en jeu, car seulement 11 p.cent des employés de Short sont catholiques et que la métropole des États-Unis, dont un fort segment de la population est d'origine irlandaise catholique, s'apprête à promulguer un règlement qui obligerait les fournisseurs de la Ville à donner 1 égalité de chances d'emploi dans leurs établissements en Irlande du Nord, territoire resté sous la couronne britannique.Les ¦ 1 ¦ REA ont produit un bon grâce surtout aux actions des grandes sociét MICHEL VAN DE WALLS de la Presse Canadienne ¦ Grâce en bonne partie aux actions des grandes sociétés et banques, les titres du régime québécois d'épargne-actions ont globalement produit un rendement annuel supérieur au principal indice boursier canadien, le TSE 300, au cours de six des neuf dernières années.En contre-partie, si Ton ne considérait que les titres des sociétés à faible capitalisation, qui ont constitué la majorité des émissions, le REA aurait produit un rendement largement inférieur à celui du TSE 300, au cours de toutes ces années.Voilà quelques-uns des éléments contenus dans une étude sur le régime québécois d'épargne-actions menée par la Caisse de dépôt et placement du Québec ainsi que la firme de courtage ScotiaMcLeod.Elle a été rendue publique hier à la Bourse de Montréal.Les partisans comme les détracteurs du REA pourront y trouver matière à alimenter leur argumentation puisque, selon les catégories de titres ou encore les périodes considérées, des conclusions de diverse nature peuvent être tirées.Une chose apparaît cependant clairement: le REA a globalement assez bien performé parce les actions de grandes sociétés, comme BCE ou Alcan, ainsi que des banques, comme la Nationale ou la Royale, étaient admissibles.Elles ne le sont plus depuis le dernier budget Levesque.Par contre» si l'on examine que les titres de petites sociétés, qui ont représenté quand même 59 p.cent des émissions REA depuis la création du régime, les résultats sont globalement peu enviables, le rendement étant très inférieur au TSE 300.Ceux qui ont investi dans les compagnies moyennes, de la nature de Bombardier ou Cascades, s'en tirent relativement bien, avec quatre bonnes années sur neuf, toujours comparées au TSE 300* Il importe de préciser que l'analyse de rendement, réalisée par Pierre Lussier, gestionnaire à la Planification des investissements à la Caisse de dépôt, ne tient pas compte de la déduction fiscale accordée aux titres REA, ce qui permet de produire un rendement supérieur.M.Lussier a expliqué que les paramètres auraient été trop complexes à cerner et il préférait comparer ce qui était comparable.Lorsque toute la période allant de 1981 à 1990 est considérée globalement, le REA a produit un rendement annualisé supérieur au TSE 300, soit 10,82 p.cent contre 9,77 p.cent pour l'indice torontois.Mais au cours des six périodes suivantes (ex: 82 à 90,83 à 90, etc.) c'est le TSE 300 qui bat l'indice REA.Puis au cours des deux dernières périodes (88 à 90 et 89 à 90), les deux indices se trouvent à peu près nez-à-nez.Merci aux titres de grandes sociétés et, dans une moindre mesure, à ceux des moyennes entreprises REA.Car si l'on ne considère que les titres des sociétés à faible capitalisation, c'est un rendement annualisé négatif, variant de moins 4,29 p.cent à moins 28,96 p.cent, selon les périodes, que l'analyse constate.L'étude fait aussi état du rendement sur une base annuelle.Examinés sous cet angle, les titres du REA pris globalement battent le TSE 300 six années sur neuf.Les sociétés à forte capitalisation sont encore largement responsables de la bonne tenue du REA puisqu'elles ont surpassé le TSE 300, et certaines années par de fortes marges, au cours de sept des neuf années considérées.La performance des sociétés à moyenne capitalisation est globa- lement assez bonne de à 1986.Puis, après le krach ac 1987, elles produisent un rendement inférieur au TSE 300, saut.Tan dernier./ \"î; Quant aux petites sociétés- biles! n'ont jamais réussi abattre îe*FSE* 300 de 1983 jusqu'à Tan dernier.Certaines années, comme en 1984! et 1987, le rendement était néga^ tif par plus de 30 p.cent.»\t\t10\t221 JY$190\t\t400 440\t410\t20\t29 $190\tp\t275 295\t255\t40\t42 $195 \u2022\t\t185 205\t190\t27\t59 S200\t\t70 80\t100\t5\t55 $200\tp\t$9 $9'.i$9'*\t\th)\t10 SPJ185\t\t\t10^4\t10\t42 DC $185\t\t12H13H13*\t\t10\t60 Total contract\t\tvolume\t\t\t7165 Total open\tinfèrent\t\t\t7321\t BESTIAUX 70 30 56 6) 4 100 120 c %m 40 50 85 110 CI2SH 350 385 C$10 85 110 50 70 100 120 C$11 90 115 c nu* 55 80 OptVd 85 10 50 40 OptVol 110 20 OptVol 50 20 110 10 OptVol 365 10 OptVol 90 20 55 10 100 10 r-3 74 160 165 195 67 50 733 207 20 54 31 60 15 10 69 40 20 10 10 7 7 23 I (PC) \u2014 Les arrivages, cette semaine, aux Encans de la Ferme, de Saint-Hyacinthe, totalisaient 744 bovins, 1145 veaux.220 porcs et 390 ovins.Les prix, communiqués par Agriculture Canada.Division des bestiaux, s'établissaient ainsi: Vaches: D1-D2: 61.00-67,00$; D-3: 57.00-63.00$; très communes: 52.00-57.00$.Taureaux: 65.50-76.25$.Taures.B et commercial: ventes insuffisantes pour faire une cotation.Veaux d'abattage de choix et bons animaux: ventes insuffisantes; moyens et communs: 60.00-82.00$.Veaux de remplacement de type laitier 175.00-227.00$; moyens et communs: 80.00-170.00$.Prix moyen du porc à l'indice 100 au Québec, lundi:-$ les 100kg (-$ en Ontario); mardi: 162.78$ (163.00$); mercredi: 161.84$ (-$).WINNIPEG (CONTRATS EN TONNES) MARCHÉ A TERME Ouv.Haut Bas.Ferm.Hier LIN mai - 200,80 200.10 JwL \u2014 - - \u2014 20180 202,10 ( Oct 207.80 207J0 207.40 207.70 207,00 Dec 211.70 21240 211.40 212,00 211.20 Mar» - - - - - - 21120 219,20 VANCOUVER GRAINE CANOLA Juin 292.00 215,60 29240 29150 290.80 Stpt 28120 290.60 288.00 290,50 28120 Nov.28*30 290.00 287.S0 289.80 21140 Janv.292.50 294.50 29^50 294.50 29120 Mars - - - - - - 29141 296,90 SEIGLE Mai - 80,90 80,90 JuiL - «40 U10 Oct -11408940 Dec - - -92409Z50 ORGE (Thundor bay ) Mai 84.70 8740 84,70 87.00 84.70 JuL 1740 ttTO 8740 8940 9740 Oct 9040 9050 9040 90,40 90.50 Dec 1140 91.60 9140 9140 9240 Mart S5.00 95,00 9540 95,00 95,40 BLÉ-FCXJRRAGÉR Mai 10640 106.40 10840 109,40 10640 Jul 10540 16540 104,70 19540 10540 Oct 10040 10040 10040 10040 100,70 Oéc 101.00 10140 10040 10O4O 10140 Mm - - - - - - 16440 10440 AVOINE Mai - 65,00 6540 Ju4.6100 69,10 63,10 69,00 69.10 Oct 97,60 9740'9740 97.60 9640 Dec - - - - - - 10040 100i0 Mart - - - - - - 10440 10440 ORGE (Alborto ) Août 94,00 94,00 9449 94.00 9440 Not.- - - 92.50 93.00 Fév.- - -9540I646 MARCHÉ AU COMPTANT: AVOINE: 1 cw 65.00 : 2 cw 85.00 : 3 cw ; 85.00 grams melanges 75.00 OflGEt Thunder Bay VI cw 87.00 2 cw ; 86.00 ; grams mélanges 77.00 SEIGLE 1 cw 80.90 ; 2 cw 78.90 cw 50 90 UN 1 cw 200.80 : 2 cw 196.80 3 cw 165.60 GRAINE - CANOLA: Thundorbay ca-narj.onno not 275.50 Vancouver not canadienne 294.10 BLÉ FOURRAGER: 3 rouge printemps 108.40 fourragère canadienne 105.40 Orge Ata.: Calgary \u2014 : Lethbrtd fjt - - CHICAGO Ouv Haut 9as.Ferm.Hier Ht v Jul 2.96 2.96 2.95 2.96 -41 Stpt 3 06 546 343 5.05 -.00 Dec 3,17 3,18 3,16 3,16 -40 346 346 343 34S -.00 341 341 341 341 -.61 M.3.10 3.10 3.10 3,10 «41 Vantes 13371 Int encours MAÏS\t\t ML 149 241\t241\t?41 Sept 2.47 2 4 0 2.47\t2.50\t?.01 Dec 2,46 240 2.45\t249\t?42 1 Mars 244 247 244\t2,57\t?.02 Mai 249 241 159\t241\t?.01 Jui 2.62 245 242\t2,65\t?41 Ventes 43996\t\t Int* en cours\t\t AVOINE\t\t JuL 140 141 149\t141\t\u2014 Sept 145 146 145\t146\t-40 1 Dec 1.44 1.44 1^4\t1.44\t\u2014 Mars - - - -\t\t142 Mai - - - -\t\t147 Ventes 694\t\t 1 Int en cours\t\t 1 FEVES-SOTA\t\t 1 ML $.76 543 5.76\t542\t«.02 Août 5,63 5.87 542\t5.86\t«43 Sept 5.64 546 544\t5.85\t.03 Nov.5.92 547 542\t157\t.04 Janv.644 646 103\t6.06\t.44 Mars 6.15 6.19 6.14\t119\t.44 Mai 642 647 6,22\t127\t.45 1 Ventes 45875\t\t 1 Int encours:\t\t Huila-SOYA 1\t\t Juil 20,15 20.44 20.13\t2143\t.47 Août 2044 2041 2043\t2159\t?43 SepL 2043 20,76 2043\t2176\t.41 Oct 20.72 20,78 20,72\t20,90\t?40 Dec 21.02 2147 2140\t21,40\t?44 Jam.2145 2U5 2140\t21.40\t.44 Mars 2146 21.72 2140\tI8JI\t.46 Mai 21.95 2240 2145\t22.02\t.45 Jul - - - -\t2240\t?46 1 Ventes: 17 003\t\t I Int: en cours:\t-\t TOURTEAU DE SOYA\t\t JuL 17340 174,70 172.60 174.30\t\t.40 Août 174.30 17540 174.10 75400\t\t.40 SepL 17590 176.70 17540 176.70\t\t.40 Oct 176.80 177.50 176.53 177.60\t\t.,40 Dec 17120 18040 17100 18040\t\t.40 Janv.17170 181.00 17170 181.00\t\t?,?3 Mars 180.70 162.00 160.70 11100\t\t.40 Mai 16340 16340 16240 19240\t\t.140 Ventes: 20160\t\t Int en cours:\t\t CAFE\t\t Juâ 6165 67.45 06,10\t6150\t-40 Sept 8120 6940 6640\t6180\t-45 Dec 92.40 92.75 61.60\t92.05\t-,10 Mars 6545 6545 94,75\tSI.S0\t-45 Mal 9740 6740 6640\tC'j.SO\t-45 ML - - - - -\t9100\t-45 1 Sept 10140 10140 10140 10160\t\t-40 Ventes 5672\t\t 1 Ventes\t\u2022\t SUCRE\t\t Ml 7.95 106 7.91\t7.96\t.06 OcL 7.64 7.72 740\t7.72\t.46 1 Mars 7.66 7.71 7.67\t7.79\t?,10 Mai 740 746 740\t740\t.10 ML.\t101\t?47 1 Oct » .\t117\t?.12 Vente* 8539\t\t Ventes\t\t Hiram Walker-Allied, de Windsor, et Distilleries Corby, de Montréal, rationalisent leurs opérations et provoqueront ainsi 255 mises à pied cet automne, principalenent en Ontario.Le géant Allied Lyons PLC restructure toutes ses opérations canadiennes pour mieux tenir compte des forces du marché.Hiram Walker & Sons et sa filiale à 51,2 p.cent, Corby, se spè-ciaUseront respectivement dans la production et la distribution.Corby commercialisera désormais les produits de Hiram Walker au Canada, consolidant ainsi son leadership et portant sa part de marché de 18 à 30 p.Mais la stratégie prévoitffjtyle- î ment le transfert de la produc- ; tion et de l'embouteillage'chez; Hiram Walker et la fermeture de 1 l'usine de 132 ans de Corby ville; \\ en Ontario, où 170 employés-perdront leur emploi à compter ; de l'automne.Hiram Walker fermera de- son ; côté ses bureaux des ventes et de ! marketing, surtout à TQrgnto; mais aussi dans les régions çana- ; diennes, provoquant 85 autres! mis43s à pied.Le groupe porede ; notamment dans son portefeyil- < le le Canadian Club, le leader du ; wh isk'y dans le monde.« ; m \u2022 L'importance d'une convention collective Me Michèle Cariépy ¦ Recevoir une requête en accréditation constitue généralement tout un choc pour un employeur.et l'avis de négociation représente souvent le début de longues hostilités entre les deux parties.La négociation d'une première convention collective est difficile, car la résistance à la reconnais-, sance syndicale est encore très présente.Cette réaction canalise souvent même plus les énergies que la préoccupation de ce que pourrait être le contenu de la convention collective.Et pourtant, si une convention collective est importante pour une entreprise, une première convention collective l'est encore plus.En effet, la première convention collective vient établir le « modus vivendi» de l'entreprise avec de nouvelels règles, «la convention», et un nouvel interlocuteur «le syndicat».Ce « modus vivendi» déterminera les règles pour plusieurs années à venir, car il faut savoir que lors d'un renouvellement d'une convention collective, il est très difficile de retourner en arrière et de retrancher des acquis quand l'une ou l'autre des parties refuse de le faire.Il est aussi essentiel que ces nouvelles règles soient claires, sinon des problèmes d'interprétation surgiront dès que la convention collective sera signée, et ils donneront naissance à des griefs qui non seulement coûteront temps et argent aux parties mais ils risquent d'entraîner la détérioration du climat de travail.Une première convention collective, c'est également difficile parce que les parties expérimentent pour une première fois le processus de la négociation.Cette affirmation est encore plus vraie pour l'employeur surtout si le syndicat est affilié à une centrale syndicale qui possèdent plus d'expérience en la matière.La prudence est de mise dans l'élaboration d'une première convention collective car la vie d'une entreprise est souvent très fragile, et une convention collective inadéquate peut entraîner des conséquences irrémédiables.Un arbitre Pour ces raisons ainsi que pour empêcher les longs conflits de reconnaissance syndicale, le législateur a introduit aux articles 93.1 à 93.9 du code du Travail une procedure dérogatoire au régime général de la négociation.Ce régime permet, à la demande de l'une ou l'autre des parties, de soumettre à un arbitre la responsabilité de déterminer le contenu de la première convention collective.Toutefois, c'est une mesure exceptionnelle qui ne peut être utilisa que dans certaines conditions.L'une ou l'autre partie peut faire en effet une telle demande au ministre mais elle ne pourra le faire que si l'intervention du conciliateur s'avère un échec.La conciliation' est donc une étape préliminq; De plus, le ministre n'est obligé de donner suite à telle demande mais il peut je faire s'il le croit utile pour tenter de régler le différend.\u2022 Le cas échéant, s'il proc^cie.à la nomination d'un arbitré/ce dernier tente alors avec les parties de rechercher une solution s'il constate qu'il est improbable que les parties puissent en arriver à régler eltes-mêrnes leur différend danifin délai raisonnable, il peut dérider de détermienr le contenu de la convention collective.Dès ce moment, toute grèvèlou lock-out doit prendre fin et;Jès conditions de travail applicables avant le conflit doivent être maintenues par l'employeur.Il faut toutefois être coits-cient que ce processus d'arbitrage entraîne des délais relativement important avant l'annonce de la décision finale qui se traduit par une sentence reposant aux parties le contô& de leur première convention .collective.Chaque partie doit donc analyser les avantages* èt\" les désavantages d'un tel p*Ç*l cessus avant d'en faire la {leg* mande au ministre du Trav^)^* ï t j i ! 1 t t 1 1 ?« 1 Évaluer les risques Il se dégage que la négocia-?}-tion d'une première conv«fn?.,; tion collective est majeure.» U faut en évaluer les risques et y s investir les efforts proportion nellement.L'acceptation de-1; telle demande peut rendre-' l'entreprise moins concurren- ' tielle et à long terme, aucune \u2022 des parties à la négociationjne,V tire avantage d'une telle situation.Il faut donc que l'employeur * fasse une étude comparative ; des conditions de travail du marché, une analyse de sa pro- * pre structure ainsi que delsa capacité financière et organi- -sationnelle.C'est d'autant plus important que le syndicat, parce qu'il est généralement affilié à une cen traie, a accès à line foule d'expertises, d'études {ju * de rapports pertinents à sa né-f gociation.De plus, le syndicat bénéficie du support de personnes ressources qui l'assistent et le conseillent pour mener à bfenr-sa négociation.Il est capital que la partie patronale s'assure -d être aussi bien instrumenter \\ que la partie syndicale.Cet équilibre est essentiel.L'env-ployeur doit donc atteindre cet ! objectif en puisant dans ses ; ressources internes le cas échéant ou à défaut, dans des .ressources extérieures à l'en- -treprise.V Concluons en disant qufiK faut voir la négociation d'u première convention collective comme une période d'apprentissage où il faut apprendre à vivre des relations de trà-ta vail plus organisées ou du moins, organisées différemment.C'est un apprentissage .souvent difficile où les parties dovient s'apprivoiser et apprendre à coexister.(L'auteure est associée chez!' LAPORTE, LAROUCHE ET ASSOCIÉS/: o o f f PROPOSITIONS D AFFAIRES.: 705 HYPOTHEQUES A Al 1ERE et 7t, bolonce de vente, notoire Loberge 729-4334 _ Resl- A ARGENT, le & 2e hvp.dentiel.commerctol.Industriel.D.Pontty >ond 9370993, C Dupoli crtr A- 2e HYP\u201e boioncc vente, rece-voblcs, M.Benny.338-0024 Al 1ère, 2e hyp^sur tous oenres d'Imm., Notoire bclorme 943-1010 HYPOTHEQUES (Ire, 2e, bolonce de vente).Noto're Rivet 381-6M9 PREMIERE et 2e hypothec.ue, résidentiel, commet cioJ, industriel.Dençol Mortpogc 342-13S6.1ère HYP\u201e Montreol, bas taux, 352-2073.710 OCCASIONS D'AFFAIRES A VENDRE couse depart, perils-serW-cafè, ouest de l lie, lover 10 % du chiffre d'affaires, taxes basses, licence complète, heures d'ouverture 8h o 18h.S5.00OV 696-2622 après jjjj ou messoot.ou investisseur recher- ché.potentiel extroordlnoVe, site exceptionnel, rive-sud.Bonne mise de fonds.447-55*0 ou 655-651*.AU6ERGE de compogne.rénovée o 100 %, 5 chombfes, bor avec terrasse, looement ou s SOI, dons rOutoouols.819-V86-8934 soir.\"môm ViES d'affoioes voulant s'oss-soc 1er o projets ou financer.J.L.Ressources 279-9679 710 OCCASIONS D'AFFAIRES TOUTES REGIONS DU QUEBEC REVENUS TRES INTERESSANTS Produits de loisirs très faciles o vendre par équipe de vendeur-Yeuses) sur route4514) 52M561.714 FRANCHISES Franchise \u2022FAST FOOD* ftta* for* Mette 40000$ I?SUPER SPORTS HOT DOC 737*5279 715 SERVICES FINANCIERS GESTtOH, restructuration, financement ^entreprise ou commerce.Evltex le p4rt.Consultation htS49 gratuite.322- 717 SERVICES SPECIALISES INCORPOREE, conseils pour partir en affaires, 200 J et 3M-I101 718 ARC£NT DEMANDE- our hvporhe^ .notoire.XEWt ' AVONS demandes aues-ool.vente, BESOIN argent 1ère 2e RBS 2 propriétés notoire 729-X334., CHERCHONS prêteurs sur 1ère et w 2e hvp.Bon rendement.Notoire -De 1er me 943-1010 j*t.t» dp**Aj 1 'i- TENUE DE LIVRES.1 DECLARATIONS » D'IMPOT _ J ¦ î\".* 725 TENUE de livres et service dt) poRt informatise, 656-9062.v ( « I Les gens d'affaires avisés font confiance à la rubrique dey ' \u2022 PROPOSITIONS D'AFFAIRES de LA PRESS* pour obtenir nta J MBLIBJKS KËUTATl - 2SS-7111 NTBU8UUN SANS Rû\\5 1-800-361-5013 ANNONCES OKADtftS 285-7000 Ll i \u2022 » rf H i ¦ \u2022 * i S' 11 St »\u2022 .( LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 24 MA11991 |AA>-*Jl&«tf!.«u \u2022ft****4M*!** **> fit 11 1 £ IMMOBILIER ¦ 44 Z CONDOM COPROfl ttî, fi «n h,r! 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