La presse, 11 juin 1991, B. Informations nationales - Arts et spectacles
[" MTL: 289-1 ^1 \u2022\u2022 \u2022 ¦\"¦ \u2022.\u2022.,.*», ~ \u2022 \u2022 S ., «\u2022 .\u2022\u2022 .V»,' \u2022 \u2022 \u2022\" n* \u2022! ; *\u2022 «£.\u2022\u2022¦'.-\u2022' ¦ \u2022-, * *\u2022 - .'.»* tCfAt PORTATJF FT 800 ACTIVATION AVEC BATTHRC CHARGEUR ET ÉTUI 299-7744 \u2022 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 - .i ' » .* \u2022 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARD111 JUIN 1991 'L0NGUEUL 679-8311 I a -a Presse I A, .1 TV.I -Ai***!.' »- r » \u2022 \u2022 \u2022 j iwa s'engage dans une révision de tous les programmes de transfert t iff la Presse Canadienne_ ;ii e gouvernement fédéral va - Bas mettre sur la table d'ici dé-çembk à prochain une proposition de révision globale de .tous les programmes de transfert.; ^ Telle est l'assurance qu'a dit avoir obtenue le ministre québécois des Finances, Gérard D.Levesque, à l'issue de la réunion des ministres des Finances qui s'est terminée hier dans 4ÎP .capitale de l'lle-du-Prince-;Edouard.[ l «On a insisté pour que non seulement les programmes de '.péréquation, mais l'ensemble de tous les programmes de transfert soit revu.Cela a été «accepté», a dit M.Levesque à la Presse Canadienne au sortir de la réunion.La proposition fédérale sera ' prête pour le printemps prochain, à temps pour influencer le contenu de la loi fédérale .qui renouvelle à tous les cinq ans le programme de péréquation.Cette loi doit être votée .par la Chambre des Communes avant le premier avril 1992.Mais à temps aussi, même si M.Levesque ne l'a pas explicitement admis, pour que cette .proposition fédérale fasse partie des «offres de partenariat en provenance du reste du Canada» qui pourraient faire l'objet d'un référendum au Québec en 1992.«On insiste pour que la redistribution des fonds fédéraux se fasse en tenant compte de la capacité fiscale des provinces», a dit M.Levesque.Tous les programmes Selon le ministre québécois, non seulement le programme de péréquation, mais tous les autres programmes de trans- fert doivent faire l'objet d'une révision, La péréquation est une formule mise en place en 1957 pour permettre à toutes les provinces de mettre en place des services publics comparables en dépit de leur richesse différente.Trois autres programmes de transfert seront réévalués dans le cadre de la révision obtenue par le Québec.Le premier est le financement des programmes établis, le FPE dans le jargon constitutionnel.Ce programme est une contribution fédérale aux services de santé et d'éducation.Il a rapporté 5,1 milliards au Québec en 1990 mais le programme est l'objet d'un désengagement graduel d'Ottawa depuis 1977.Un autre programme est le régime d'assurance publique du Canada, que les spécialistes appellent le RAPC.Ce programme fait en sorte qu'Ottawa assume depuis 1967 environ la moitié des dépenses d'assistance publique, notamment l'aide sociale.Ce transfert financier représente 1,4 milliard pour le Québec en 1990.Le dernier groupe de paiements de transfert est un ramassis de différents programmes comme l'habitation sociale, l'enseignement aux enfants autochtones, la formation de la main-d'oeuvre, l'environnement, le développement économique régional.11 s'agit de dossiers dans lesquels les échanges Québec-Ottawa 'ont souvent été aigres-doux depuis quelques temps.Ainsi, dans l'habitation sociale, la croissance des subventions fédérales en cinq ans ( 1986-1991 ) n'a été que de 4,2 pour cent au Québec mais elle était de 9,9 pour cent en Ontario.Al-Mashat: les libéraux demandent l'intervention de la GRC pour retrouver une mystérieuse note de service MUGUCTTE YOUNG de la Presse Canadienne OTTAWA Bj 9 opposition ne démord pas HH de son intention d'embarrasser le gouvernement de Brian Mulroney au sujet de l'affaire Al-Mashat.Revenant à la charge hier aux Communes, les libéraux ont réclamé l'intervention de la GRC pour retrouver une note de service cruciale destinée au bureau de l'ex-secrétaire d'État aux Affaires extérieures Joe Clark.Le critique libéral aux affaires extérieures Lloyd Axworthy estime que cette note de service envoyée par le sous-secrétaire ad- {'oint aux Affaires extérieures, laymond Chrétien, au bureau de Joe Clark permettrait de tirer cette mésaventure au clair.La disparition de cette note de service envoyée dans une enveloppe scellée estampillée «secret» viole les règles de la sécurité nationale, a-t-il soutenu plus tard devant les journalistes, et devrait donc faire l'objet d'une enquête de la GRC.La secrétaire d'État aux Affaires extérieures Barbara McDou-gall a toutefois rejeté la requête de son critique libéral.Ce serait prématuré, a-t-elle donné pour toute réponse aux Communes, puisque le ministère a déjà entrepris des démarches pour retrouver la copie originale de cette note de service.Datée du 8 mars, cette note de service mystérieuse a été interceptée par le chef de cabinet de M.Clark, David Daubney.Ne reconnaissant toutefois pas le nom de M.Al-Mashat, M.Daubney n'avait pas cru bon d'en avertir M.Clark qui était alors en visite officielle au Moyen-Orient en sa qualité de secrétaire d'État aux Affaires extérieures.L'ex-ambassadeur irakien à Washington, Mohammed al-Mas- i 8 M I - \u2022 \u2022 hé La GRC n a rien fait d illegal dan* l'affaire Cogger, selon le juge Marin I ¦ r- ¦ : N - parfois manqué de jugem :s4' ¦ gsiles mouih dations sur la bonne manière de du bureau rfeUPrewe conduire ce genre d'enquête.11 ne Lloyd Axworthy hat, que l'on décrivait comme un ardent défenseur du régime de Saddam Hussein, a franchi toutes les étapes du processus d'immigration en un temps record de 28 jours pour finalement s'installer à Vancouver le 30 mars.Le gouvernement a toujours maintenu que le Conseil des ministres au grand complet, y compris le premier ministre Brian Mulroney, ignorait tout de ce dossier explosif jusqu'à ce que cette affaire n'éclate au grand jour.À la lumière des révélations juteuses de la semaine dernière, les députés libéraux et le néo-démocrate Svend Robinson veulent ramener Mme McDougall ainsi que l'ex-greffier au Conseil privé, Gordon Robertson, devant le Comité permanent des affaires étrangères et du commerce extérieur.Les conservateurs, toutefois, en ont eu assez et préféreraient clore ce débat très embarrassant.« Les faits ont déjà été étalés sur la place publique», de dire le leader du gouvernement en Chambre, Harvie Andre, aux journalistes qui l'interrogeaient à ce sujet.OTTAWA ¦ es agents de la Gendarmerie ¦É royale du Canada ont «parfois manqué de jugement» dans l'opération de piègeage du sénateur conservateur Michel Cogger, mais ils ont agi selon le code d'éthique professionnelle, affirme le rapport du juge René Marin sur la conduite de cette force policière.Le rapport rendu public hier formule un certain de nombre de reproches à l'endroit de la GRC et dresse une liste de 35 recomman- lève cependant pas l'hypothèque que fait peser, depuis trois ans, 1 enquête policière sur cet ami du premier ministre Brian Mulroney.C'est d'ailleurs un discours de M.Cogger au Sénat, en février 1990, qui avait provoqué la tenue de la Commission Marin sur la conduite de la GRC.Dans son plaidoyer devant ses pairs, M.Cogger reprochait à la police de s'être servi de l'informateur Paul Vidosa pour tenter de le compromettre, en plus d'avoir recruté un homme d'affaires de Montréal pour lui tendre un piège.Il avait également qualifié les actes de la GRC de «complots criminels destinés à le détruire, lui et sa famille».Selon M.Cogger, la gendarmerie le traquait depuis 1985, mais sans que ses enquêtes ne lui permettent jamais de porter des accusations à son endroit.Rejoint à son domicile hier, M.Cogger a dit que le juge Marin «semble conclure au respect des règlements par la GRC mais du même souffle, il propose une longue série de modifications aux pratiques de la police dans ce genre d'enquête».Il s'est cependant refusé à faire plus de com- .\u2014 4.\u2022 .PHOTO MAILLOUX.La Pnsse première Cité libre renaît de ses mais son PIERRE VgNfftAT ierre Trudeau ne pouvait pas manquer cela.Gérard Pelletier, l'autre co-fondateur de Cité libre non plus.Les deux assistaient donc, hier soir, dans une petite salle rapidement surpeuplée de la Chapelle historique du Bon Pasteur, à la relance de la revue qu'ils avaient eux-même fondée, il y a plus de 40 ans, plus précisément en 1950.Trudeau a signé des autographes, mais il a résisté à la tentation d'écrire.Pas Gérard Pelletier.L'ancien journaliste signe un texte où il prône l'urgence de se pencher au plus tôt sur la pauvreté.« Du pain avant les jeux, même constitutionnels», écrit celui qui dirigeait la rédaction de La Presse, il y a 30 ans.Depuis hier, donc, Cité Libre renaît, après un silence de près de 25 ans.Cité Libre première édition avait publié de 1950 à 1967, connaissant ses heures de gloire dans l'époque anti-duplessiste, alors qu'elle se voulait le phare de tout ce qui s'opposait à la grande 0 ¦ < noirceur, se cherchant péniblement par la suite, après le début de la Révolution tranquille, pour se laisser emporter dans la tourmente nationaliste et l'émergence de Parti Pris, en 1967.Hier, c'est une nouvelle équipe, sous la direction de Anne-Marie Bourdouxhe, la fille de Gérard Pelletier, qui a relancé la revue.«Pour contrarier un certain nombre d'intellectuels qui s'accomo-daient plutôt bien de la dangereuse unanimité de nos élites, entre autres sur la question nationale», dira la nouvelle directrice.«Et voilà pourquoi nous faisons revivre Cité Libre, pour offrir une tribune à ceux qui, corne nous, veulent que lë sens critique retrouve ses droits.Pour que les empêcheurs de tourner en rond dans l'unanime politique, quand ils écrivent, séjournent plus longtemps sur les présentoirs à journaux, pour qu ils ne soient plus tous éparpillés ça et là, d'une semaine à l'autre, dans les pages d'opinions de nos grands quotidiens».Mais Anne-Marie Bourdouxhe ne veut pas que d'une revue anti-natibnàlistè.Elle qui est demeurée membre du Nouveau parti démocratique jusqu'en 1981, même si son père fut ministre libéral, puis ambassadeur, rêve de déborder le discours dominant où, selon elle, on tente d'enfermer, ces jours-ci, la pensée politique, philosophique, économique, démographique, historique et sociale.Mais pÇur ce faire, dit-elle, il lui faut l'adhésion des cégepiens, et cette adhésion, hier soir, elle n'était pas certaine de l'avoir.«Il nous faut absolument des abonnements.Pour le moment, on ne les a pas.On espère que la vente du premier numéro nous amènera des sous, mais au moment où je vous parle, notre caisse est à sec et on n'a pas d'abonnés.Si on n'a pas d'abonnés en septembre, on est raide mort.Et pour avoir des abonnés, il faut absolument qu'on ait l'aide des cégepiens», de conclure celle qui prend la direction d'une revue fondée par son père il y a plus de 40 ans, mais qui se rend compte que pour réussir, elle a besoin non pas de la veille garde mais de la relève! « Alliance Québec veut forcer les Québécois à travailler en Jean Dorion, président de la SSJBM PAUL ROY .M lliance Québec veut for-\" jW^ cer les Québécois à travailler en anglais», selon le président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal (SSJBM), Jean Dorion.M.Dorion a porté cette accusation, hier, au lendemain du 10e congrès d'Alliance Québec.Il visait une dès thèses mises de l'avant par Reed Scowen, nouveau président du conseil d'administration d'Alliance, groupe de défense des Anglo-Québécois.Dans un manifeste publié récemment sous le titre A Different Vision, et devant les militants d'Alliance, M.Scowen a incité les anglophones à ne plus avoir peur d'utili iser leur langue, quand et où ils le veulent.Pour M.Dorion, Reed Scowen incite les anglophones à utiliser davantage l'anglais avec le personnel des magasins et des services publices, ce qu'il considère inacceptable.«Cette pratique est déjà trop répandue.Le français doit être la langue commune au Québec.Il n'existe aucune raison pour que des Québécois soient forcés de travailler en anglais simplement parce que certaines personnes installées chez nous depuis longtemps refusent d'utiliser la langue du Québec.» En entrevue, M.Dorion admet «qu'on ne peut interdire aux anglophones de parler leur langue».«Mais, précise-t-il, je ne vois pas pourquoi il faudrait les encourager à le faire.» Le président de lé SSJBM proteste également quand Reed Scowen dit que la communauté anglophone devrait tenter d'angliciser une partie des immigrants.«Le principe voulant que les immigrants doivent se joindre à la communauté majoritaire est un des grands acquis des dernières décennies au Québec, affirme lean Dorion.Le Québec français ne doit pas tolérer, qu'il soit remis en cause.» Quant à l'invitation lancée par Alliance à plusieurs organismes québécois, dont la SSJBM, de l'aider à freiner l'exode des jeunes anglophones, M.Dorion dit que la question était à l'étude.«Je pense qu'il faut qu'on en discute, on n est pas des sauvages», a-t-il répondu à La Presse.«L'exode des anglophones n'est pas un phénomène souhaitable pour nous.Tous les gens qui habitent au Québec y apportent quelque chose.Mais s il faut (pour freiner l'exode) que le Québec redevienne bilingue, on n'est pas d'accord.» mentaires en notant que le rap* port était par trop ambigu.; ' Dans un communiqué publié hier, le Commissaire de la GRC, Norman Inkstèr, affirme avoir donné suite au rapport en le rendant public.II soutient que l'intégrité de ses enquêteurs n'a jamais été mise en doute dans cette affaire.Le juge Marin laisse cependant place à une interprétation moins favorable de la conduite des agents de la GRC et de leurs informateurs lorsqu'il écrit que ceux-ci étaient peu contrôlés et mal préparés à la réalisation de telles enquêtes.L'incident Panzeau se répercute à FRÉDÉRIC TREMBLAY de la Presse Canadienne_ QUÉBEC .- .- - ¦.ss : \u2022 eux hommes d'affaires de la région de Toronto réclament la démission de la présidente du Vancouver Board of Trade pour la façon dont elle a reçu, jeudi dernier, le chef du Parti québécois, Jacques Parizeau.Il s'agit de Doug Climie (originaire de Vancouver) et de Milt Moskowitz, qui ont.envoyé,'en leur nom personnel, une lettre à ce regroupement de gens d'affaires de Vancouver pour demander la démission de la présidente de cet organisme, wendy Mac-Donald, en raison de sa «grossière ignorance, sa né-, gligence et son inadéquation » manifestée à l'endroit1 *de M.Parizeau.Mme MacDonald, au cours de sa présentation du leader péquiste, avait éprouvé un mal considérable à prononcer le nom de Jacques Parizeau, au point où Parizeau est devenu «Paro» et «Perreault».Consciente de son enlisement, Mme MacDonald s'est ensuite contentée de dire le prénom de M.Parizeau, ce qui n'a pas empêché «Jacques » d'être « Jack ».Dans leur lettre, les deux hommes d'affaires de la région torontoise expliquent que cet incident a non seule: ment embarrassé Mme Mac-Donald et son organisation, mais tous les Canadiens anglais de l'Ouest du pays, les Québécois et le reste du Canà-\" da.MM.Climie et Moskewittz sont d'avis que le «manque total de professionnalisme, de considération et d'effort» de Mme MacDonald sont de nature à nuire à l'unité du pays, ' au moment où celle-ci est en péril.Pour les deux hommes d'affaires, qui oeuvrent pour une compagnie de fournitures de bureau, Mme MacDonald doit prendre la «pleine responsabilité» de cet incident, et remettre sa démission.De son côté, Jacques Parizeau s'est gardé de donner à l'incident une importance significative.« Il y a eu évidemment un petit incident, comment dire, d'une présidente qui avait quelque difficulté à se souvenir de mon nom, mais enfin, passons», s'était limité à commenter M.Parizeau, lors d'une rencontre de presse qui a suivi son allocution devant le Vancouver Board of Trade.Un membre du cabinet de M.Parizeau a pour sa part indiqué hier à la Presse Canadienne qu'immédiatement après l'incident, un membre du Vancouver Board of Trade est venu présenter ses excuses au nom des siens pour le; cafouillage de leur présidente.Le compte Prestige SNF vous permet de 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À l'époque du massacre de Tiananmen, la Chine traversait déjà une récession que le gouvernement avait provoquée pour enrayer l'inflation.Un an plus tard, le gouvernement a pu relancer l'économie dont la croissance depuis lors est de l'ordre de 13-14 pour cent.Quant à l'inflation, elle n'a guère dépassé son niveau de 2 pour cent de l'année dernière.Les perspectives économiques sont si bonnes que le,gouvernement a récemm ment pu augmenter fortement les prix des aliments de base sans provoquer de grandes manifestations et des émeutes comme cela est généralement le cas en Union soviétique ou dans la plupart des pays sous développés.L'économie de marché a pris le mors aux dents et le gouvernement ne peut pas la contraindre à suivre les sentiers idéolo-giquemerit sûrs.Les exportations sont l'élément le plus dynamique du boom actuel et donnent à la Chine la sécurité d'avoir de solides réserves monétaires, en plus de limiter sérieusement la croissance de la dette extérieure.C'est une situation financière dont les communistes consevateurs ont toujours rêvé.On la croissance des exportation dépend de plus en plus du secteur manufacturier et de l'essor de l'industrie non-étatlsée.Le secteur étatique, en revanche, connaît une croissance dérisoire et des résultats financiers du même acabit.Le gouvernement central a désespérément besoin des Impôts que les entreprises non-étatisées veulent bien lui payer pour subventionner toute une gamme de produits et de services dont les prix ne sont pas libres et pour dépanner les entreprises d'État déficitaires.Tout geste contre les entreprises privées ou communales risquerait donc de priver le gouvernement'd'une de ses plus importâtes sources de revenu et de diminuer davantage le rôle qu'il joue dans l'économie.5 ¦ v - .: - .Le gouvernement est même incapable de maintenir le statu quo.En .effet, le secteur étatisé représente environ la moitié: de l'économie mais ne croit pour ainsi dire pas.Le resté de l'économie augmente sa production au rythme d'environ 25 pour cent par an.Cela signifie qu'en quatre ans la proportion passera de 50-50 à presque 70-30 en faveur du secteur privé.Le vieux Deng Xiaoping a beau être un dur à cuire du communisme, il serait surprennant qu'il veuille sacrifier sa réforme économique remarquable pour donner quelques années déplus au régime communiste chancelant.Le parti est encore suprême à Beijing mais les gouvernements provinciaux et régionaux: se rapprochent de plus en plus de l'industrie non-étatiséè et des intérêts de l'économie de marché.De ce fait, ils ont la main plus heureuse quand il s'agit delà cueillette de l'impôt et répondent mieux aux attentes des citoyens.^ - Jiang Zemin, le chef du parti, cherche à bâtir unegrande muraille idéologique» contre l'«évolution pacifique* qui ne serait qu'un complot occidental contre le communisme.Il ne se doute pas.que la Chine n'a plus besoin d'une inspiration étrangère pour développer son économie de marché.Ce qu'il devrait craindre c'est que les régions commencent à se rebiffer contre l'ingérence mal avisée de Beijing et que le cavalier communiste se fasse désarçonner pour de bon.Prédéric wacnibrb Le virage Scpwen En durcissant quelque peu son ton, Alliance Québec sera plus que jamais entre l'arbre et l'écorce.Bien des francophones trouveront trop radical le virage amené par le nouveau président du conseil, Reed Scowen, qui enjoint les anglophones de s'affirmer et d'exiger des services dans leur langue.Bien des anglophones, par contre, qui se reconnaissent mieux dans les thèses du Parti égalité estiment que même avec ces changements, perçus comme trop timides, Alliance Québec les représente mal.Mais en fait; le virage d'Alliance Québec reflète avant tout la prise de conscience par la communauté anglophones de son état minoritaire.Celle-ci s'accompagne, ce qui est naturel, d'une volonté de cette minorité d'affirmer ses droits et de passer du stade du découragement à celui de la revendication.Et les techniques proposées par l'organisme anglophone sont de bonne guerre, puisqu'il s'agit de reprendre les outils que les francophones ont eux-mêmes utilisés.Les dirigeants d'Alliance Québec, avec Reed Scowen à la tète du conseil et Robert Keaton comme président, restent par ailleurs les leaders anglophones avec lesquels la majorité francophone a le plus de chance de trouver une solution aux tensions qui opposent les deux communautés.Leur connaissance intime du Québec francophone en fait des têtes de pont entre les deux communautés; ce qui n'est pas le cas de l'autre tendance qui partage les faveurs des anglophones, celle du Parti égalité et son radicalisme passéiste.Le retour du balancier que nous avons déjà souhaité dans ces pages semble se manifester: les réactions au sondage de La Presse sur les anglophones, l'ouverture courageuse de Lucien Bouchard sur la loi 178, des gestes concrets du gouvernement du Québec, l'accès pour les anglophones aux postes de la fonction publique annoncé par Daniel Johnson ou l'accélération du traitement des dossiers des enfants inscrit à l'école anglaise, promise par Mfchel Page, en sont autant de signes.Cela semble indiquer que même si plusieurs anglophones souhaitent une radicalisation d'Alliance Québec, la stratégie de dialogue de l'organisme pourrait bien porter des fruits/ Alain dubuc DROITS RESERVES Un Américain s'étonne qu 'après 20 ans on s interroge sur le droit de sécession i i ¦ I - » MARCEL ADAM__ BBk u symposium sur le fédé-EfwL rahsme nord-américain, tenu l'autre semaine à l'université McGill, les participants ont évidemment parlé de l'éventualité de la sécession du Québec.Le professeur américain Charles Doran, attaché à l'École d'études internationales avancées de l'Université John Hopkins, a parlé de la dimension internationale de la décentralisation.Que pen-se-t-il de l'idée de refaire une fédération beaucoup plus décentralisée proposée par les néo-fédéralistes québécois?Il faut selon lui faire attention à deux choses: d'abord, laisser au gouvernement fédéral suffisamment de pouvoirs pour qu'il puisse continuer d'être entendu à Washington, ensuite s'assurer \u2014 et faire savoir \u2014 que les ententes internationales contractées par Ottawa seront endossées par les provinces.Le professeur Doran croit que la première conséquence, pour le Canada, de la séparation du Québec, serait son exclusion du Groupe des Sept (réunissant chaque année les leaders des sept plus grandes puissances industrielles pour discuter des grandes questions économico-politiques de l'heure et se concerter sur les mesures à prendre).Dans la politique mondiale, dit M.Doran, « small is not beautiful » (contrairement à la thèse soutenue par l'économis- te Schumaker dans son célèbre ouvrage Small Is Beautiful).car il y a un prix substantiel à payer.U rappelle que la troisième option \u2014 cette politique des premières années du gouvernement Trudeau visant à divertir vers l'Europe une partie de nos échanges économiques pour réduire la dépendance du Canada vis-à-vis les États-Unis \u2014 n'a pas réussi parce que le Canada n'avait pas assez de poids.Un Québec indépendant ferait face au même problème par rapport aux États-Unis.Pour ce qui est du libre-échange, par exemple, plusieurs difficultés pourraient se poser au Québec à cause de sa petite taille.U ne fait pas de doute pour lui que le Québec serait viable.Mais il y aurait un prix à payer; la question est de savoir combien les gens seraient prêts à payer pour la souveraineté.Interrogé par l'assistance sur la possibilité pour une province ou un État de se détacher d'une fédération, l'universitaire américain répond qu'il y a la voie légale, démocratique, politique, et la voie révolutionnaire.La question est de savoir comment faire la sécession démocratiquement.Est-ce au'une partie à un contrat peut le briser unilatéralement?Le conférencier n'a pas voulu élaborer davantage là-dessus, sauf pour dire son étonne-ment qu'il ait fallu vingt ans de débats sur la séparation du Québec avant que l'on commence à s'interroger sur sa possibilité et les modalités de sa réalisation.Le professeur d'économie de McGill.lohn McCallum, pense qu'au début la situation économique d'un Québec indépen- dant se détériorerait sensiblement, mais à plus long terme elle ne serait probablement pas différente de ce qu'elle est aujourd'hui, mais il ne saurait dire avec certitude.L'économiste s'avoue incapable de prédire si la séparation du Québec serait harmonieuse ou acrimonieuse.On présume généralement qu'elle serait relativement harmonieuse.Mais les choses peuvent aller du divorce paisible, dans le genre de la scission Suède-Norvège de 1905, ce qui est rare, jusqu'à la guerre civile, comme ce fut souvent le cas.L'histoire enseigne, dit-il, que ces ruptures sont le plus souvent acrimonieuses.Si la sécession se faisait dans ce climat, on ne peut imaginer jusqu'où les choses pourrait aller.Dans l'hypothèse d'une séparation harmonieuse, il y aurait quand même de grandes difficultés et des rapports tendus entre le Québec et le Canada.Car ce serait une opération très douloureuse que de rompre le réseau très complexe de liens qui unissent le Québec avec le reste du Canada.Et au plan international, au moins une centaine d'ententes avec les États-Unis devraient être renégociées en fonction du nouveau statut du Québec (il existerait un millier d'arrangements entre les provinces et nos voisins du sud ).M.McCallum croit par exemple que l'accord de libre-échange et le pacte de l'automobile devraient être renégociés.Se poserait évidemment l'épineux problème du partage de l'actif et du passif.Pour ce qui est de la dette nationale, l'économiste trouve toutefois un motif d'encoura- gement dans cette réflexion d'un auteur dontje n'ai pas re-tenu le nom: Tout comme l'énorme dette du Canada-Uni a conduit à la formation de la fédération canadienne, c'est l'ampleur de la dette actuelle qui forcera le Canada à demeurer uni.Il n'y avait qu'un participant francophone à ce colloque, André Raynauld, professeur d'économie à l'Université de Montréal.M.Raynaud favorise une décentralisation substantielle des pouvoirs.Pour lui ne tient pas la théorie voulant que la concentration de pouvoir politique favorise la prospérité des citoyens.Au contraire, la prospérité est inversement proportionnelle au degré d'intervention gouvernementale dans l'économie.Il cite en exemple l'Europe occidentale où on continue à réduire les pouvoirs des pays membres de la Communauté économique afin d'atteindre un plus grand rendement économique.L'ancien .président du Conseil économique du Canada ne conteste pas la validité la théorie de la compétitivité dans un système fédéral.Mais il ne faut pas confondre, dit-il, la compétition intergouvemementale avec la compétition du march é; la première est en réalité une caricature qui a pour résultat de faire monter les prix, alors qu'avec la seconde c'est le contraire.L'économiste favorise une réforme basée notamment sur la décentralisation avec des compétences bien démarquées, et la libre circulation des biens, des produits, des capitaux et des personnes (avec droit d'établissement).JUi !k)ÎIiî aux l Ta Enfin la vérité ! Monsieur Claude Masson, ¦ Enfin la vérité! Vous avez bien résumé la situation du transport en commun dans l'île de Montréal ainsi qu'en banlieue.Félicitations.Vous pourriez faire le même travail pour les municipalités.Récemment, et comme chaque année, le journal Les Affaires publiait une évaluation des salaires dans les municipalités du Québec.Les employés municipaux gagnent pour des emplois similaires 25 p.cent de plus que les travailleurs du secteur privé.Nous sommes vraiment face à un troisième pouvoir.Avant 1960, c'était le capitalisme, le gouvernement, le clergé.Depuis 1960, c'est le capitalisme, le gouvernement, les syndicats.Albert CADOTTE Montréal Autre examen de français inutile i ¦ «Examen de français obligatoire à la fin des études collégiales)», titre La Presse du 25 mai.Un autre examen inutile! On détient au Québec la palme de ce type d'évaluation, surtout en français: on propose aux jeunes des examens qui ont le mérite de ne pas les em- flécher de passer a>i cégep ou à 'université en cas d'échec Et comble d'Ironie, les responsables de l'éducation s'inquiètent en constatant que les jeunes ne parlent pas toujours cette langue dans les couloirs d'une école et dans la rue ou que leurs connaissances de la langue sont telles que les universités ne savent plus à quel saint se vouer.À qui la faute?Voyons déjà ce qui se passe à la fin du secondaire.Des programmes en grammaire ou en littérature allégés ou carrément inexistants et des examens au contenu ridicule donc l'échec ne pose aucun problème sérieux aux jeunes pour entrer au cégep: voilà la réalité.On voudrait démobiliser les jeunes qu'on ne s'y prendrait pas autrement.Prenons un exemple concret.Est-ce que les sujets proposés à l'examen écrit de français en 5e secondaire reculeraient, cette année encore, de solides connaissances sur quelques écrivains au moins?Et échouer à cet examen, est-ce dramatique?Non.Par quel miracle croyez-vous voir les jeunes apprendre cette langue, la respecter, voire l'aimer dans certains cas si des gens haut-placés acceptent d'emblée qu'à 16 ans les jeunes n'en connaissent toujours pas ses racines, ses grands maitres et qu'en plus aucun examen sérieux ne sanctionne ce genre d'apprentissage?Si je fêtais mes 16 ans en juin 1991, mes principaux soucis seraient le bal des finissants et tout ce qui s'y rattache y compris mon précieux emploi à l'extérieur de l'école, emploi que je serais même prête à privilégier vu les exigences et les futurs examens en français au cégep.«Même si mon français n'est pas très bon, me dirais-je, je serais toujours capable d'aller à l'université.» ' \u2022 i Suzanne SPACNOL professeur, niveau secondaire Saint-Laurent i I.LA PRESSE.MONTREAL, MARD111 JUIN 1991 I a un espace aérien _ ¦ ¦ .I .Mais corrigeons d'abord certaines inégalités .¦ - * -.\u2022 'A \u2022 \u2022 \u2014 ¦ \u2022\u2022 - -fv* .,i '.,^1 .< »4 ~>«* < \u2014 ' -¦\u2022 \u2022 \u2022-' «L-pi*\"*\u2022 .- ftp \u2022S ïfff .11 !\" 'à* Pierre Jeanniot, ancien pdg d'Air Canada et maintenant consultant, nous livre, dans ce deuxième article, son analyse des problèmes liés au transport aérien.PIERRE J.JEANNIOT, O.C.ger certaines irrégularités; i x j » -*1 i \u201e-1 '.v.I ¦ i'.¦ On entend parler depuis quelque temps déjà de r« Open Sky » \u2014 du «Ciel ouvert», peut-on dire en l'absence de traduction officielle \u2014 entre le Canada et les États-Unis.Selon certains, nos compagnies aériennes gagneraient gros à ce qu'on leur ouvre ainsi toute grande la porte du gigantesque (et lucratif) marché américain.Mais la question est beaucoup plus complexe qu'il n'y parait.Ainsi le Canada partirait d'emblée perdant si on libéralisait dès maintenant les règles du jeu en matière de transport aérien.Nos voisins du Sud, même s'ils refusent de l'admettre, jouissent en effet de privilèges exclusifs.Aussi, à défaut d'apporter les mesures correctrices permettant d'équilibrer les forces en présence, la situation difficile que connaît actuellement notre industrie aérienne s'aggraverait avec l'instauration d'un «Ciel ouvert» intégral.Un débat volontairement écarté 11 faut rappeler que lors des récentes discussions sur l'Accord de libre-échange, toute la question du tansport a été écartée à la demande expresse des Américains, nommément des représentants de leur industrie du transport maritime.En effet celle-ci, peu compétitive, a besoin d'une forme de protectionnisme pour faire face à la concurrence étrangère.Les lignes aériennes américaines, aux prises avec des problèmes de consolidation, n'étaient pas davantage intéressées à ouvrir le dossier.Cela dit, une certaine libéralisation prévaut tout de même présentement dans le domaine aérien entre les deux pays.Ainsi les tarifs, les fréquences de vols et les capacités de sièges entre les destinations autorisées en font l'objet d'aucune réglementation excessive.Si ce n'est qu'Ottawa doit approuver toute demande concernant les vols canadiens, et vice-versa pour Washington.Peu de pays liés par des accords bilatéraux bénéficient d'une telle marge de manoeuvre.La notion d'«Open Sky» autoriserait les lignes aériennes des deux pays à desservir n'importe quelle destination de part et d'autre de la frontière.Le jeu, toujours en apparence, en vaut la chandelle.Mais pour que le Canada profite réellement d'un assouplissement des règles du jeu, il faudra d'abord corri- Un jeu faussé , Le pré-dédouanement, \\ surtout, fausse les données du problème.En vertu de celui-ci, les voyageurs d'ici passent la frontière américaine à l'aéroport même, alors qu'ils sont encore en sol canadien.Une initiative louable, visant à faciliter la vie aux passagers, mais nettement desavantageuse pour notre industrie.Voyons ça de plus près.' Prenons la liaison Montréal-Chicago,, troisième plus grande ville des Etats-Unis et importante plaque tournante.Au départ de Montréal, deux types de trafic convergent vers cette destination.Pour la moitié des passagers, Chicago est la destination finale; l'autre moitié ne fait qu'y transiter, avant de continuer vers Saint-Louis, Denver, etc.Or les compagnies aériennes canadiennes n'ont de privilèges \u2014 accordés en vertu des échanges de routes qui lient présentement nos deux pays \u2014 que sur Chicago seulement.Il leur est interdit de repartir de Chicago pour desservir les Saint-Louis, Denver et autres villes plus éloignées.Mais les compagnies américaines, elles, le peuvent.Alors pour un passager au départ de Montréal à destination, disons, de Denver, le voyage avec un .transporteur américain devient beaucoup plus intéressant.Parce qu'il n'a pas à changer de compagnie à l'aéroport de Chicago ni même, dans bien des cas, d'appareil pour poursuivre sa route vers sa destination finale.Si toutefois on éliminait le prédédouanement, tous les passagers des vols au départ de Montréal, que ceux-ci soient effectués par des transporteurs canadiens ou américains, devraient descendre à l'aéroport de Chicago pour se plier aux formalités douanières.L'avantage de nos concurrents s'estomperait du même coujS.; Les Américains n'ont cependant jamais voulu reconnaître que le pré-dédouanement les avantageait indûment.Ils contournent notamment le problème en affirmant que nous détenons la part du lion du marché des vols nolisés.Selon eux, cela devrait compenser.Ils oublient alors de dire que nos transporteurs desservent principalement la Floride au moyen de ces «charters», et que 95 p.cent des passagers sont Canadiens.Sans compter qu'ils ont eux aussi la possibilité d'offrir de tels vols nolisés.Mais ils s'y refusent, parce qu'ils savent fort bien qu'il s'agit d'activités peu rentables.Aussi préfèrent-ils desservir ces destinations \u2014 songeons à Delta Airlines \u2014 à l'aide de vols réguliers.11 n'empêche que, bons princes.nos voisins du Sud nous font une «généreuse» proposition.On peut la résumer^ en gros, à ceci: «Éliminons toutes les barrières entre nos deux pays, sans exceptions, de façon à ce que nos compagnies aériennes respectives puissent atterrir n'importe où, autant de fois qu'elles le veulent et avec le genre d'appareil qu'elles désirent.Bref, aux meilleures les honneurs!» Mais c'est un marché de dupes.Qui favoriserait d'emblée les Américains puisqu'ils pourraient relier toutes les villes canadiennes à autant d'autres plaques tournantes à la Chicago.Mais en sens inverse, pour le Canada, vu la faiblesse du marché intérieur, il est irréaliste de penser remplir nos avions et lier Saint-Louis ou Denver directement de Montréal ou Toronto.Droit au cabotage Le «Ciel ouvert» sans conditions n'est donc pas une bonne solution.Pourquoi cependant ne pas prendre les Etats-Unis à leur propre jeu et dire : d'accord pour la carte de la libre concurrence, mais jouons-la à fond! Donnes-nous la permission de faire \"du cabotage, c'est-à-dire d'opérer, chez vous, comme vos lignes nationales le font.Au lieu d'établir une liaison directe Montreal-Denver, permettez-nous plutôt de faire Montréal-Chicago, puis de ramasser des passagers de là vers Denver et d'autres villes américaines.Et encore, il ne s'agirait pas d-obtenir le droit de faire du cabotage illimité.Le Canada, pays de compromis s'il en est, s'accommoderait fort bien de simples «corridors d'expansion»; puisqu'il est entendu que nous avons beaucoup plus à gagner qu'eux avec le décloisonnement de l'espace aérien entre nos deux pays.Ainsi nos transporteurs pourraient transiter par Chicago, pour reprendre cet exemple, et accueillir des passagers en partance pour des points qu'ils desservent déjà, comme Los Angeles ou San Francisco.Bien sûr nous accepterions qu'en contrepartie, les compagnies américaines puissent faire de même et effectuer des vols Boston-Montréal-Halifax, par exemple.Nous pourrions d'autant plus tirer profit d'un tel «Ciel ouvert» que nos «classes affaires» éclipsent celles de nos concurrents.Les voyageurs américains le savent, et voudraient en profiler.Autre avantage, no*, transporteurs qui o-pèrent aux États-Unis composeraient avec des coûts d'exploitation moindres, notamment au chapitre du carburant.Cette notion de cabotage limité compenserait pour le prédédouanement.Certains milieux aux États-Unis pourraient de surcroît y être favorables, car cela contreba- lancerait la trop grande concentration des entreprises de transport1 aérien là-bas.Une approche de cabotage progressive et limitée» dans cette perspective, stimulerait la concurrence en rééquilibrant quelque peu les forces du marché.Pour l'heure cependant, les discussions au sujet d'un éventuel «Ciel ouvert» en sont encore au stade préliminaire.Le Canada doit tout de même prendre garde de ne pas succomber à la tentation de reprendre, sous l'étiquette « Open Sky», le processus conventionnel d[échanges de routes.Ce serait un piège.Parce que sans compensations (cabotage limité, suppression du pré-dédouanement), cela ne ferait qu'aggraver les problèmes de l'industrie èt, partant, ceux de l'économie canadienne en général.Il faudrait donc craindre que de plus en plus de plaques tournantes américaines annexent, en quelque sorte, les aéroports canadiens.Une menace réelle, puisque les Américains ont accès à 90 p.cent du marché canadien à travers diverses villes canadiennes qu'ils desservent; tandis que nous, avec le même nombre de destinations, n'atteignons qu'environ 50 p.\" cent du marché américain.Un déséquilibre inévitable, mais qu'il est possible \u2014 et que l'on doit, encore une fois \u2014 compenser.L'Europe de 1992 Il est cependant urgent que nous en venionbs à une entente de type «Ciel ouvert» avec nos voisins.En effet, l'Europe se dotera dès janvier 1993 d'un marché commun aérien.Il y a donc fort à parier qu'à compter de cette date, les Européens entameront en bloc \u2014 et non plus isolément, chaque pays à la fois \u2014 des pourparlers en vue de nouveaux accords bilatéraux avec l'Amérique du Nord au chapitre du transport aérien.Si le Canada ne veut pas devenir la cinquième roue du carrosse, il doit être partie prenante de ces échanges de routes Europe-Amérique.Autrement les Américains, forts de leur taux de pénétration du marché canadien, pourraient devenir les seuls interlocuteurs des Européens.Nous serions, dès lors, laissés sur la touche, modeste pion sur un vaste échiquier.Aussi faut-il penser à moyen et long terme et prévoir, au sein des prochaines discussions sur le «Ciel ouvert» nord-américain, qu'on a-joute à l'ordre du jour l'idée d'un front commun Canada/Etats-Unis en vue d'éventuelles négociations avec l'Europe.La tâche risque d'être ardue.Mais les intérêts en jeu \u2014 la santé même de notre économie \u2014 sont trop importants pour que nous regardions passer le train sans réagir.Le français à I ' secondaire Saint-Luc ¦ » On n'a pas tellement entendu le point de vue des parents sur la question du française l'école Saint-Luc; ce sont surtout les professeurs qui ont eu la parole.Voici donc une opinion qui donne un éclairage différent.¦ Récemment, l'école secondaire Saint-Luc a refait la une des journaux avec la question de la langue.Des professeurs de Saint-Luc, analysant la situation de cette école multiethnique, suggéraient un système de dispersion des enfants immigrants allophones dans des écoles fortement homogènes et composées majoritairement d'enfants de souche québécoise, de façon à faciliter leur intégration à la société québécoise.le connais l'école Saint-Luc depuis sept ans puisque nous l'avons choisie pour nos trois enfants, même s'ils avaient la possibilité de fréquenter l'un des nombreux collèges privés de l'ouest de Montréal.Notre choix a été motivé par la qualité de la formation que l'on y trouve.Depuis longtemps, Saint-Luc se classe au tout premier rang pour les mathématiques, les sciences et la musique.Les résultats de nos enfants confirment la qualité de la formation reçue qui leur permet de choisir sans difficulté, tant au niveau du cégep que de l'université, les programmes les plus sélectifs et contingentés.Nous avons aussi choisi l'école Saint-Luc parce qu'elle est un reflet du monde dans lequel nous vivons.Même si les francophones de souche constituent une minorité parmi les jeunes gens et les jeunes filles venant d'horizons culturels et linguistiques diversifiés, nos enfants en profitent pour se sensibiliser aux valeur:- et aux coutumes vécues par leurs ami(e)s d'origines religieuses, ethniques et culturelles multiples.Us ont développé une curiosité à l'autre qui leur permet de mieux comprendre leur propre différence et spécificité.Nos enfants parlent toujours français à l'école Saint-Luc et leurs ami(e)s, quelle que soit leur langue d'origine, ont du plaisir à communiquer avec eux en français.Ils ont appris à se connaître dans les différentes activités parascolaires offertes.Ces activités animées par des profes- seur(e)s, des animateurs et des animatrices dévoués, compétents, enthousiastes et généreux de leur temps, ont permis de créer des lieux où nos enfants ont plaisir à investir temps, amitiés, énergie, talents et qui font de Saint-Luc une école où les enfants apprennent autant dans les activités parascolaires que dans les cours.Ils acquièrent ainsi une formation à la fois intellectuelle, sociale et humaine.Ils apprennent à vivre dans une société où la différence est la règle dans le respect réciproque.Faut-il alors s'inquiéter qu'une majorité d'élèves parlent une autre langue que le français dans les conversations de couloirs et dans les activités de loisir?Je ne le pense pas.Parmi ces autres langues, l'anglais est la langue de communication internationale et au Québec elle est encore très utile pour l'emploi et la réussite sociale.Dans ce contexte, toute mesure contraignante pour imposer le français dans l'expression des goûts et choix personnels n'aura comme effet que de rendre le français langue d'intolérance.L'anglais est la langue de valorisation de la plupart des jeunes immigrants allophones.Le français doit conquérir cette place non par contrainte mais par attrait.Je m'oppose à ce que l'école exige de nos enfants l'engagement personnel et solennel de parler français dans toutes les activités de l'école y compris les activités de loisir non obligatoires.Le prolongement logique de cette politique est naturellement la prise de sanctions contre les enfants qui refusent de signer cet engagement ou contre ceux et celles qui ne se résoudront pas à parler français avec leurs ami(e)s al-lophoiics.Quelle serait la solution?La solution proposée par cinq pro-fesseur(e)s de Saint-Luc, dont l'opinion a été publiée dans les journaux, paraît attirante et facile.En effet, il semble naturel que des enfants allophones deviennent francophones s'ils sont immergés dans un milieu de souche québécoise.Par contre, on constate que Saint-Luc est l'école de quartier de ces jeunes immigrants allophones.Or on pourrait légitimement se demander pourquoi les Qué- bécois de souche ne vont pas à Saint-Luc?Pourquoi tous ces jeunes Québécois qui ont fréquenté les écoles primaires de la CÉCM (Notre-Dame-des-Neiges, Notre-Dame-de-Gràce, Saint-Antonin, Saint-Pascal-Baylon ) ne s'inscrivent-ils pas dans l'école secondaire du quartier?Pourquoi vont-ils à Brébeuf, à Notre-Dame, au* Marcellines, au Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie, à Villa-Maria, à Marie-de-France, à Stanislas, et même à l'école Pierre-Laporte ou Gérin-Lajoie?Ce sont les enfants québécois de souche, aussi nombreux que les immigrants dans cette région, qui désertent Saint-Luc Pourquoi faudrait-il déplacer les enfants allophones alors que Saint-Luc est leur école de quartier que les francophones de souche boudent?Il serait tout aussi envisageable d'inviter les Québécois de souche à venir s'immerger en milieu international à l'école Saint-Luc L'école secondaire Saint-Luc étant un reflet du monde, on ne peut s'étonner que la langue de l'amitié entre la plupart des élèves soit différente du français! Pourquoi ne pas profiter de cette situation pour développer une politique linguistique originale qui intégrerait la reconnaissance de cette réalité et donc la mise en place d'un programme d'apprentissage de langues secondes que les Québécois de souche auraient tout avantage à suivre pour développer leur capacité à communiquer dans une langue autre que leur langue maternelle.En valorisant les autres langues plutôt qu'en les interdi-sant, on favorise l'ouverture à d'autres cultures et on facilite la mise en place d'une politique du français, langue d'accueil et non langue d'oppression.Notre société québécoise doit s'ouvrir à ces nouveaux venus et pour le faire il faut développer beaucoup plus activement l'apprentissage des langues secondes.II est trop facile de dire que tant que l'on ne maîtrise pas sa propre langue maternelle on ne peut pas en apprendre d'autres.N'oublions pas que ces jeunes allophones ont déjà à leur portée au moins trois langues: leur langue maternelle, le français et/ou l'anglais.Nous devons envier leur capacité à apprendre une langue de plus puisqu'elle ne sera pas nécessairement leur langue de travail et de consommation.Donnons donc à nos enfants québécois de souche, un bagage linguistique qui leur permette d'acquérir cette aisance à s'exprimer en d'autres langues.C'est alors que la réciprocité sera atteinte et que l'attrait de la communication en français par plaisir et par choix, sera le gage de la transmission d'une partie importante de la culture québécoise à ces jeunes, venus d'horizons si différents.Loin d'être catastrophique, la situation du français à Saint-Luc est plutôt encourageante lorsque l'on voit sortir de cette école des jeunes allophones qui parlent parfaitement le français après quelques années d'apprentissage.Ces jeunes en témoignent par leur réussite aux examens du Ministère,\" formulés et répondus en français, par la qualité de leurs réalisations artistiques en français, notamment lors du gala annuel de poésie et la production de comédies musicales à la Place des arts.Cette année, trois représentations de la comédie musicale Cars, en français (Chats), les 6-7-8 juin prochains, sauront convaincre le public de la haute qualité du travail académique, artistique et culturel qui se fait tous les jours à Saint-Luc.Claude THOMASSET Montréal pome Le plus ancien restaurant de FRUITS DE MER FESTIVAL DU HOMARD DU QUEBEC 1657.rue Sainte-Catherine Ouest Tel 932-6118 - Ferme le lundi Stationnement gratuit (1 h 30) giiriige du Faubourg (Entree rue Guy).Lvsianft'Gagnôri L'QfrBt eed Scowcn est un grand roux dans là tf n< « taine qui parle français avec la même aisance * que si c'était sa langue maternelle.Son cheminement professionnel est peu'trôni-;'* .mun parmi les hommes d'affaires anglp^québécofe; Il est aUé dans; le secteur public j- fonctionnaire,-dé-, puté, délégué-général du Québec' à Londres.;Bieh i avant que la loi ne l'y force/sa compagnie, Pçrkïns \\ '¦ Paper, avait été rebaptisée tes Papiers, PerkiQs.' Il s'est, en somme, intégré plus intimement qufe-qui- ; j conque aux milieux francophones.Il a accepté- ta loi -.i 22, la loi 101 ; inlassablement prôné la nécessité, ) pour les anglophones, de comprendre la 'maforité i francophone.:> | C'est cet homme qui aujourd'hui incarne ie-na-tionalisme anglo-québécois \u2014 si l'on peut appeler ainsi la réaction de fierté blessée qui se manifeste aujourd'hui au grand jour, et qui vient de.trouver^ ! 'dernière expression au congrès d'AldériÇe-Québec, où la philosophie tracée par M.Scowen dans le petit livre-choc qu'il a publié il y a quelques moisA \\ Different Vision '\u2014 est en train dé donner à l'organisme, en même temps qu'un deuxième souffle, une \\\\ orientation plus radicale./ * * * ¦ : ,-.\u2022;.* jr.Soyez fiers de votre histoire et de votre langue, n'ayez pas peur de perler anglais le plus souvent possible, laissez tomber ce vieux sentiment de culpabilité qui n'a plus de raison d'être, dit en substance Mr Scowen aux Anglo-québécois.Le message est tombé comme un baume sur une communauté décimée, dont le poids proportionnel ne cesse de diminuer et qui craint de perdre à court terme, faute de clientèle suffisante, ses institutions \u2014 écoles, hôpitaux, médias, etc.« \" \u2022 Alliance-Québec, qui avait toujours joué la carte de la modération et de la pure rationalité, devra maintenant composer avec l'optique militante du nouveau président de son conseil d'administration.Les leaders anglophones modérés ont été progressivement discrédités au sein de la communauté anglophone, non pas parce que cette dernière était par nature portée au radicalisme (au contraire), mats J parce que tous ces efforts pour rejoindre la majorité francophone, ces revendications limitées et minimales faites presque à mi-voix, n'ont jamais rien donné.En dix ans, le seul accusé de réception qu'Al-liance-Québec a reçu de l'opinion publique francophone et du gouvernement a le plus souvent été l'indifférence, ou une volée de sarcasmes, sans parler du honteux procès d'intention intenté à Tex-président de l'organisme, Royal Orr, par des journalistes et des policiers francophones qui l'accusaient, sans preuve et avec une mauvaise foi caractérisée, d'avoir mis le feu aux locaux d'Alliance-Québec.\u2022 - * * * Pour avoir voulu apaiser les groupes de pression francophones qui menaçaient de reprendre la rue, le premier ministre Bourassa a provoqué ce backlash anglophone qui ne fait que commencer: la loi 178 a été, pour les anglophones, même pour ceux qui, comme Reed Scowen justement, s'étaient admirablement adaptés à leur nouveau statut de minorité non-dominante, la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.En utilisant la clause nonobstant pour se soustraire au jugement de la Cour suprême \u2014 de même que de deux autres tribunaux québécois qui avaient statué dans le même sens \u2014, le premier ministre disait en quelque sorte aux anglophones que la contestation juridique et ultra-pacifique qui constituait l'essentiel de leur action collective pouvait, être balayée d'un revers de la main, et que les clameurs dès groupes de pression francophones pesaient davantage que le «due process of law».Le message, était clair: parce qu'ils n'ont pas la force démographique de faire ou de défaire les gouvernements aux élections, les anglophones ne comptaient pas comme groupe.La loi 17& \u2014 et surtout le fait que fort peu de* leaders d'opinion francophones aient fait entendre d'opinion dissidente à ce sujet \u2014 a aliéné du Québec francophone ceux-là même qui avaient été jusque-là ses principaux alliés: les anglo-québécois qui avaient résisté à l'appel de Toronto, et s'étaient adaptés à la loi 101.* \\% : Jusqu'à présent, Alliance-Québec a eu une stratégie «low profile».Elle demandait le minimum, dans l'espoir que cette ouverture aux compromis*fui gagnerait la sympathie de la majorité francophone : l'affichage bilingue avec priorité du français, le cïm-trôle sur ses institutions de santé et de services sociaux, un meilleur accès à la fonction publique, etc.Cette modestie ne lui a rien donné \u2014 même pas le droit de se plaindre.Le moindre grief émanant de groupes anglophones était rejeté d'autorité sous prétexte que c'était «la-minorité-la plus-choyée-au-monde» (mais leurs institutions, ce sont eux qui les ont fondées et payées! ).Quand le commissaire D'iberville Fortiçr a constaté que l'anglais était «humilié» au Québec \u2014 le jugement n'avait rien de farfelu: une langue interdite n'est tout de tnême pas une langue glorifiée! \u2014, l'Assemblée nationale au grand complet, libéraux et péquistes confondus, s'est levée comme un seul homme pour voter formellement une motion de condamnation.De voir le$ représentants dè l'État excommu^ nier avec une pareille unanimité un individu; qiu avait exprimé une opinion avait quelque chose.dç ridicule, pour ne pas dire d'inquiétant.ft * * * On récolte ce qu'on a semé.Ce qu'on récolte aujourd'hui, c'est le ressentiment des gens comme Reed Scowen dont le Québec a voulu non seulement effacer la langue de la place publique mais gommer l'histoire.Les Scowen sont au Québec depuis 200 ans sinon plus.Toute la ville de Montréal, plusfeurs quartiers de Québec, tous les Cantons de l'Est, portent la marque du Québec anglophone.Aujourd'hui, l'ancienne arrogance a disparu, le français est plu$ fort, à Montréal, qu'il ne l'a jamais été dans toute l'histoire de cette ville, et le taux de bilinguisme est considérablement plus élevé chez les jeunes anglophones que chez les jeunes francophones.Faut-il en plus effacer l'histoire, changer Katevale pour Sté-Cà-therine et Knowlton pour Ville du Lac Broir-?Affirmer la prédominance du français, soit.Fat.îl%én plus être mesquin?Alliance-Québec optera sans doute pour une stratégie de type syndical : parler plus fort* demander plus pour avoir moins.Certains anglophones prendront au pied de la lettre le conseil de Reed Scowen, et refuseront de parler français avec des francophones.Au backlash anglophone se superposera le backlash francophone.Des deux côtés de la barrière linguistique, les vieilles rancoeurs vont resurgir.C'est une évolution malheureuse qu'un peu plus d'ouverture, de la part des leaders d'opinion francophones, aurait pu prévenir.1 i\\ V I ¦ m OS ¦ : ».\u2022 .\u2022 i .40 ¦ Jrê; tes pressions nécessaires sur *}£ ministère de l'Enseignement ; supérieur et celui des Affaires 4 culturelles pour obtenir, à l'instar de leurs collègues de \u2022 Trance et tie Belgique, la création; d'une véritable cinémathèque pédagogique nationale.'-.Actuellement, renseignement du cinéma dans les cégeps se heurte à des contraln-jtçsde disponibilité de films de Qualjté de format 16mm (en -V&rtt de vitesse chez les distributeurs, dont les catalogues se -réduisent de plus en plus aux \\ titres commerciaux ) et aux ; coûts de location de plus en plus élevés, en particulier des .films québécois.Les professeurs veulent éviter le piège de l'utilisation de vidéocassettes, le cours de cinéma visant précisément à faire apprécier le film dans ses dimensions originales, au-delà de l'écran de télévision.Depuis longtemps, les profs dè cinéma demandent à la Cinémathèque québécoise d'instaurer un tel service.Une cinémathèque pédagogique, allèguent-ils, fournirait à l'enseignement du cinéma des copies de qualité des grands classiques du cinéma mondial 1 en version originale sous-titrée ; en français et non en anglais, comme il arrive le plus souvent.De plus, les films québécois, dont les frais de location sont très élevés, seraient plus facilement accessibles et plus largement diffusés.\u2022 Lçs professeurs suggèrent 3ut Its frais de mise sur pied 'un.tel service à la Cinémathèque, évalués à environ \\ 100000$, soient absorbés en partie par l'ensemble des cégeps qui offrent les cours de ci-n^ma et qui consacrent déjà environ 75000$ à la location de films.Us proposent également une action concertée entre les deux ministères concernés et la coordination provinciale en cinéma.L'enseignement du cinéma est dispensé depuis plus de 20 ans au niveau collégial- Environ 12000 étudiants s'y inscrivent annuellement à travers le Québec.ANNECY 91 : TROIS PRIX POUR L'ONF ¦ La très jolie ville d'Annecy, en France, accueille tous les deux ans le plus important festival du film d'animation au monde.L'événement avait lieu la semaine dernière, du 1 er au 6 juin, et l'Office national du film du Canada a occupé une place enviable à son palmarès, avec non pas un, rods trois films lauréats.- \" * ' » \u2022 Dans la catégorie «fiction», le prix du court métrage a été en effet remporté par Entre deux soeurs de Caroline Leaf.Cette production du Studio A du Programme français de TONF relate l'histoire animée de deux soeurs très liées, Viola Gé et Marie, dont la relation est perturbée par l'arrivée d'un admirateur.Dans la section «générique, bande-annonce, interlude ou séquence animée» le prix est allé aux bandes-annonces Ottawa 9(K aussi produites par le Studio A du Programme français.Il s'agit de six courts métrages réalisés respectivement par Pierre Hébert, Francine Desbiens, Martin Barry, Claude Cloutter, Jacques Brouin et Doris Kochanek.Enfin, le prix de la Presse, décerné par les journalistes présents à Annecy 9/, a été re-mis à Strings ( Cordes) de Wendy Tilby.Ce film produit par le Studio A du Programme anglais, brossa le portrait de deux étrangers vivant plutôt mal la promiscuité de leurs appartements.EXPO MCLAREN S La remarquable exposition Norman McLaren, présentée au Palais de la Civilisation l'an dernier, a été l'un des événements marquants de ce festival Annecy 9/, qui a accueilli 3000 professionnels du cinéma d'animation.Depuis, cette exposition, dont le contenu légèrement modifié comporte 150 objets montrant les techniques développées par l'artiste pour réaliser ses films d'animation, est ouverte au grand public, et ce jusqu'au 15 août, après quoi elle entreprendra une tournée européenne dont Paris sera le terme en 1993.«En faisant connaître Norman McLaren outre-mer, comme ce fut le cas pour l'exposition Hommage à Claude Jutra en 1990, la Société du Palais de la Civilisation remplit l'un de ses mandats qui est de produire et d'exporter des manifestations culturelles ayant un caractère international», a expliqué la directrice générale de la Société, Mme Louise Beau-doin.VISITER L'ÉPAVE DU TITANIC PAR.IMAXI ¦ Un nouveau et ambitieux projet d'expédition d'IMÀX, qu'on pourra partager devant le plus grand écran du monde, est déjà amorcé.Il nous amènera visiter rien de moins que l'épave du Titanic, dès l'automne de 1992, comme pour marquer le 80 e anniversaire du naufrage du plus célèbre paquebot du siècle.Les membres de l'équipage international de Titanic 91, parmi lesquels des sommités soviétiques, américaines et canadiennes des sciences océanographiques et de la cinematographic en eaux profondes, sont arrivés en fin de semaine aux Bermudes où ils passeront deux semaines à tester l'équipement super-sophistiqué qui sera utilisé pour cet audacieux tournage.CINÉMA ET SIDA ¦ Ce soir à 21 heures, à la Maison de la culture Frontenac, le* tout récent film de Stuart Marshall, intitulé Over Our Dead Bodies, sera présenté en grande première nord-américaine, en présence du réalisa- < teur britannique, dans le cadre de l'événement montréalais Re-Voir le sida, qui se poursuit jusqu'au 20 juin et entend, dans un contexte culturel, édu-quer et informer la population sur ce sujet toujours brûlant; Ce film rappelle les origines du mouvement de lutte contre le sida aux États-Unis et en Grande-Bretagne, et trace un historique des contestations, gaies à l'égard des politiques inadéquates établies par les instances gouvernementales et médicales américaines.Il fait également état des grandes questions-débats sur la représentation, le pouvoir et les rapports entre rhomophobie, le racisme et le sexisme.Son administration a toutefois besoin «d'encadrement v soutient Frulla-Hébert l ri ' \\ 8 i : DEMIS LESSARD du bureau de La Presse QUÉBEC RI administration du Festival i b des films du monde a besoin «d'encadrement», a soutenu hier la ministre québécoise des Affaires culturelles, Mme Liza Frulla-Hébert.Il n'est pas question de contremander cet événement trop important pour la visibilité de Montréal.tenu.Par contre, il n'est pas question d'aller de l'avant «à n'importe quel coût».Aux prises avec un déficit accumulé de prés de 1 million, le Festival a besoin qu'on réexamine sa gestion, d'expliquer la ministre.L'importance de l'événement a très rapidement augmenté, plus vite que son contrôle financier», a-t-elle fait valoir.«Avant de parler de fonds supplémentaires \u2014 des gouvernements\u2014, il faut regarder les chif- «laxisme» dans l'administration de Serge Losique.Ce dernier est d'accord pour qu'on lui donne un support pour l'administration.« Il n'est pas question de laisser tomber le Festival, c'est trop important non seulement pour l'industrie cinématographique, mais aussi pour Montréal», a-t-elle sou- Mettre un point final aux problèmes structurels La firme d'évaluateur Price Waterhouse doit fournir demain son évaluation des problèmes de gestion du Festival, un événement pour lequel Québec a avancé 340000$ en subvention directe et 220000$ par l'intermédiaire fres, chercher l'efficacité accrue, d'une société d'Etat vouée au dé-des dollars déjà investis», a dit veloppement culturel.Mme Frulla-Hébert.Elle s'est refusée toutefois, devant les journalistes, à parler de Québec veut mettre un point final aux problèmes structurels de cette organisation ; une solution à Bûndock est mort, vive Bûndock/Lanoie m DOMINIC MAUMIS /7/srf?àP ous n'avons jamais vrai-«BrŒ ment été sur la liste de Eriorités de la compagnie Alert, e musicien québécois est mal Ïerçu au Canada anglais, ce que ; ne savais pas à mes débuts.Mais même si \u2014 je le concède\u2014 notre style très européen était peu compatible avec les goûts de l'auditoire anglophone, nous étions tout de même en droit de recevoir plus d'attention de la compagnie anglophone»».C'est sur un ton assurément déçu, mais tout de même serein, que le chanteur de Fex-formation montréalaise Bûndock, Pierre Bûndock, nous a annoncé, du domicile de son père à Grand-Mère, la mort de la formation et la création de Bûndock/Lanoie.Le contrat de quatre ans de Bûndock avec la compagnie to-rontoise étant de toutes manières échu, c'est donc dire que le nouveau duo, constitué de Pierre Bûndock et de l'ex-guitariste de Bûndock, Dominique Lanoie, sera libre de s'exprimer entièrement en français.Selon Bûndock, le style du nouveau duo s'inscrira dans une continuité de «l'esprit médiéval de Bûndock», à l'exception de la batterie, qui sera programmée.«Nous retrouverons sensiblement le même type d'instrumentation qu'avec la formation antérieure, avec cette fois une nette prédominance des flûtes et de la guitare acoustique.l'utiliserai également beaucoup le hautbois, Dominique Lanoie et Pierre Bûndock un instrument que j'avais délaissé depuis mon départ du conservatoire», d'expliquer le chanteur de 29 ans.Le duo possède actuellement 15 compositions et entend se rendre à 20 avant de signer un contrat avec une compagnie québécoise majeure.Selon Bûndock, son frère Martin agira probablement comme gérant de la nouvelle formation.Une courte tournée québécoise débutera le 17 août en Gaspésie.Parmi les titres que le groupe enregistrera, en studio, en octobre prochain, on retrouve: Où sont-ils allés?, Pareil, Je t'aime.Sur la plaine et Presque vu.La sortie du premier album de Bûndock/Lanoie est prévue pour le printemps 1992.Musique Franz-Paul Decker: « On ne sait plus pleurer pour une note bien jouée » Presse Canadienne SHERBROOKE ommes-nous en voie de perdre l'essence même de la grande interprétation musicale?«Le développement de la musique m'inquiète, admet le chef d'orchestre Franz-Paul Decker.Depuis quelques années, je rencontre d'excellents instrumentistes, des techniciens parfaits, mais à partir de ce que j'entends, je dis que nous sommes en voie de perdre le plus important: l'émotion.La musique vit déjà dans un musée.a ce rythr me, dans moins de cent ans, nous aurons tout détruit.» Selon M.Decker, virtuosité, performance, technique brillante sapent peu à peu l'âme de la musique.« l'entends six interprétations du concerto de Sybelius et six fois, j'entends la même chose.Ça n'est pas normal.» Originaire de Rhétanie, le musicien a étudié à la Hoch-schule fur Musik.de Cologne et est diplômé de l'Université de Chicago.À la suite de plusieurs postes occupés au sein d'orchestres allemands, il a acquis sa renommée internationale comme directeur artistique de l'Orchestre symphonique de Rotterdam.Personnalité bien connue des auditoires canadiens, M.Decker a notamment dirigé, pendant neuf ans l'Orchestre ; symphonique de Montréal.Depuis 1980.M.Decker est chef invité de l'Orchestre sym-l phonique de Nouvelle-Zélande et, depuis 1986, directeur musical dè l'Orchestre symphonique de Barcelone.Pleurer pour une note Le chef d'orchestre réalise depuis pj us d'une semaine un travail intensif auprès des 89 jeunes interprètes venus de toute la province pour former l'Orchestre du Conservatoire de musique du Québec.M.Decker t'est donc retrouvé en terrain privilégié pour établir son constat.Chef d'orchestre inspiré et.pédagogue, Franz-Paul Decker a à coeur l'émotion musicale.D'une part, au Concours international, il a entendu ceux qui sont censés représenter l'espoir des violonistes de tous les pays.D'autre part, il est à même d'inviter les jeunes musiciens de l'Orchestre du Conservatoire, ces futurs professionnels, à sauver le coeur de la musique.S'il a la réflexion pessimiste, le maestro n'attribue toutefois pas cette période où il juge l'interprétation musicale devenue froide, mécanique, à la qualité de l'enseignement actuel.«C'est l'époque oui veut ça.On ne sait plus pleurer pour une note bien jouée.On a peur de se livrer corps et âme à travers nos instruments.Dans le monde où nous vivons, en tout, le coeur n'existe plus.C'est la même chose avec la musique.Un mouvement lent bien joué devrait nous amener aux portes du ciel.» «l'appartiens à une autre génération.Nous savons des choses qui sont en voie d'être oubliées.Moi, je suis content de pouvoir donner ce que d'autres m'ont appris et que j'ai essayé de m'approprier jusqu'au fond de moi en y ajoutant qui je suis.Je suis heureux aussi d'avoir connu, au cours de ma vie, de grandes difficultés, la guerre par exemple, (e crois que cela aide à comprendre bien des choses.Je ne souhaite pas le malheur, mais il faudra trouver quelque chose si on veut que la musique reprenne toute sa place.» Un chef inspiré Il faut voir M.Decker, en répétition avec l'Orchestre du Conservatoire, pour comprendre combien il assume ce qu'il dit.j Le chef est d'évidence inspiré.Rien n'est laissé à la légère, il surveille chaque note, chaque souffle, chaque coup d'archet pour être bien certain que l'interprète qui lui fait face saisisse toute la profondeur de l'oeuvre.«Chaque chef devrait être aussi un pédagogue.» .C'est la seconde année qu'il accepte de diriger l'Orchestre du conservatoire.En 1989.public comme musiciens avaient été fortement impressionnés par la ferveur musicale de Franz-Paul Decker, par la qualité de ses interventions et par sa compréhension du métier de chef.11 revient régulièrement au Canada, où dit-il non sans fierté, il a fait connaissance avec le pays par l'entremise d'un jeune orchestre, le National Youth Orchestra.«Être invité à travailler avec des jeunes, c'est être invité à travailler pour l'avenir.» Lors de la tournée des Concerts Bell 1991, M.Decker dirigera «Les danses hongroises», 5.6,20,21, de Brahms, «Gaspe-sia», une oeuvre rarement jouée du contemporain canadien Claude Champagne, dont on célèbre cette année le 100e anniversaire de naissance, et la fameuse «Première symphonie», dite «Titan», de Oustav Malher.: des 19 h.One-Parc Odoon (2, Bou-chervltte): dès 19 h.Ciné-Parc Tracy (1): dès 19 h.Longuaui (21.Sam., dim.: 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 15.21 h 15; tout lit totrt: 19 h 15, 21 h iS.Paredis (21.Sam., dim.: 13 h, 15 h, 17 h.19 h.21 h; tous les soirs: 19 n, 21 h.LA FISSURE 2 Ciné-Parc Jotiette ah dès 19 h.Ciné-Parc Laval : dès 19 h.Ciné-Parc Odéon 12, BouchervWt): dès 19 h, One* Parc Tracy (1).dès 19 h.FX 2 Place Ala^NUm (31.Tous les jours: 13 h 15,16 h 15,19 h 15.21 h 30.Polnt»aalre (31.Sam., dim.: 13 h 15.16 n, 19 h 15.21 h 30; tous les soirs: 19 h 15.21 h 30, FX 2 (V.F.) Berrt (2).Tout les Jours: 13 h 30.15 h 30.17 h 30.19 h 30, 21 h 30.Cinéma Terrebonne (51.Sam., dim., mar.: 15 h.I9ih; van., lun., marc., jeu.: 19 h 20.Oné-Perc St-futtache \u2022:.\u2022: V.:.* .r~\"m± FAMOUS PLAYERS HUDSON HAWK Attre (41.Sam., dim.: 13 h, 17 h 05.21 h 20; tous les soirs: 19 h 30.Dernier spectacle van., sam.: 23 h 15.Du Parc (Si.Toot let toirt: 19 n, 21 h; sam., dim.: 13 h.15 h, 17 h, 19 h, 21 lr.Few-view (11.Tous les soirs: 19 M 5, 21 h 30; sam., dim.: 12 h 40.14 h 55,17 h, 19 h 15.21 h 50.impérial: 12 h 15.14 h 30.16 h 45.19 h 05,21 h 30.Uval (121.Tout let soirs: 19 h 20, 21 h 40; Sim., dim.: 13 h, 15 h 10,17 h 15.19 h 20,21 h 40.Damier spectacle sam.: 23 h 50.Versaftet (31.TOUS lissoirs: 19 h 20, 21 h 25; sam., dim.: 13 h 05.15 h 10.1 7 M 5.19 h 20.21 h 25.Dernier spectacle sam.: 23 h 30.IL DANSE AVEC LES LOUPS Botte a «me (1).Sam.et tous les soirs: 19 h 30; dim : 13 h 30.19 h 30.Cinéma Terrebonne (2).Sam., dim., mar.: 15 h 15, 21 h; ven., lun., marc.Jeu.: 21 h.Ciné Paie St-Buttache tth dès 19 h.Commodore (CartJerweV le).Sam., dim.: 13 n 30,10 h 15; tout les Jours: 19 Complexe DetsarrBnt (21.Tous les jours: 13 h 30, 17 h.20 h 30.Dauphin (11.8am.dim.: 13 h 15.17 h, 20 h 30; tous les soirs: 20 h.sauf jeu.IMAX \u2022 L'EAU ET LES HOMMES vieux*** de Montréal.Tous las Jours de 9 h45 ft 21 h 50 aux 45 minutes, version anglaise a 11 h 45.17 h 45,20 h 45.IMPROMPTU Cinéma égyptien (11.Tout las jours: 13 h.15 h 05.17 h 10.19 h 20.21 h 40.Complexe OeaJanint (3).Tout let jours: 13 h, 15 h 10.17 h 20.19 h 30, 21 h 40.JOUER DUR Broattid (21.Sam., dim.: 14 h.19 h; tous las soirs: 19 h.Cinéma Terr abonna (41.Sam., dim., mar.: 1 s h, 17 h 25.21 h 50; van., lun., marc., jeu.: 10 h 15.Ciné-Parc OattoaufMef (1h dès 10 h.One-Parc Laval (41: dès 19 h.Ciné-Parc St-HBaire (1k des 19 h.Oneplex Centre-VIBe (4).Tous les jours: 13 h 30.16 h 15.19 h 05,21 h 25.Laval 2000 (21.Sam., dim.: 14 h, 19 h; tous les soirs: 19 h.Para-dto (31.Sam., dim.: 13 h, 15 h 10,17 h 20,19 h 30.21 h 40; tout les soirs: 19 rrl 5,21 h 40.JUNGLE FEVER Oneplex Centre-VWe (71.Tous tes jours: 13 h, 16 h, 19 h.21 h 30.Faubourg Ster>- SUITE A LAP AOS B6 art ft %t * LES MEILLEURS VIDEOS XXX EN VENTE \t \t BEil\t Wpmomk «¦H ¦Ml\t\t\t\t \t\t\t\t \t1\t.1 :\t\t \u2022\ti\tr :\ti -1\t 1 J * i'îtàSÎMp ¦'\u2022 ' hit \u2022 \u2022 * Gastronomie Russe Musiciens Russes La Russie d'autrefois à Montréal 2171 Crescent 8494333 ¦M -, m ^.SStS ISIîÉDi INFO-FILMv^êê OUI LUNDI 8 JUILLET - 20H39 SPECTRUM : BHlets 21^0$ en vente au Spoctrum.sur ta réseau admission ou au 522*1246 (?frais de service) Une auxioopraïuere auSpectrun.C .( i HORAIRES COUVRENT I A PÉRIODi D'J '«.» A\u2022 J 13JUININCL centre-ville mmmm CENTRE EATON 6 705 .t.- C'dlhpnnè '985-5730 LAWRENCE Of ARABIA (70mm) (Q) DoJby 1:30-7:00 VOVOU8 OU HEROS (14) Dolby I2*0*a**40>7.00*:30 UN BON PUC (14) Doiby lM0^2S-«:40-7:COO:aO COMMENT ÇA VA BOB?(Q) Doiby 12:30^*0-4: SWITCH (14) DeBjy 12:00-2:1 M:30-7:10^-25 THELMAALOUt&g(VJ.) (10)Doiby 12:4M3ee:»ei0 CINEMA DU PARC 3575 A^- du Parc 844-9470 m CESSER Cabbe 11,12 & 15 juin à 20b GRANDS CLASSIC DU BALLET RUSSE 13&14juinà20h UES GREA' Ldmonion Journal 8 mai 1991 «ÉWfUtct ACCOM pU. 35 IMPERIAL TIIX :1430K»eor> 288-7102 HUDSON HAWK (14) Oèiby 12:15-2:304:45-7:05-0 30 LE PARISIEN 480 o v.-Catherine 866-3856 H Salle Wilfrid-Polletier CTD Pfàcë-lii.'s Arts .342 2112 Ivjciv .'.n K \u2022?' lit )'.':Hf VVilfr.I:-Pf lit \u2022 |o\"i w DONT TELL MOM THE BABYSITTER'S DEAD version o.ongJais^ 61 AMSUREUX liSKJtvWjREMY GIRARD «t NATHALIE GASCON OANfctU PfiOUX Q Pl.ii i Art .^:.:\\( taclcs SUITE DE LA PACE B5 maoonna.TRUTH OR DARE Ajtrf M).5«m., dim.: 14 h SO, 19 h; tous les soirs: 21 h, 25.Dernier spectacle ven., sam.: minuit.Carrefour Xavel (4).Sam., dim.: 13 h SO.16 h 30.19 rW».*21 h 25; tout les soirs: 19 h 05, 21 h 25.anime égyptien (SI.Tous les Jours: 14 h.16 h SO.1$ K 21 h 25.Cinema JoUette (S).Sam.et tous le$-soirs;19 h.21 h 30, dim.: 13 h 30.16 h.19 h.24 îï.SO.-Ctaep*ex Centre-VKa (5).Tous les Jours: 13 h 15.16 h 30.19 h.21 h 25.l£ IflAR^DE LA COIFFEUSE Ff*«eii!»:12h55.15h05.17h15.19'H2S.21 rv55# * \u2022» JIAVIE J(S).Tous les soirs: 19 h.21 h SO: sam.dim.: !tV^4 h 15,16 h 30.19 h.21 h 30.Dernier saeotaWsem.: 23 h 55.fSffSmk 13 h 20.16 h.18 h 45,21 h 15.MES DEUX VIES Cinema Terrebonne Cl).Sam., dim., mar.: 13 h 15.19 h 05; ven.lun.; mere.|eu.:19 h 05.Clné-Parc Chetaeueuav rades 19 h.cmeple» Centre-Ville (3).Tous les jours: 13 h 30.16 h 15.19 h 15, 21h25.> \\ MISERY tV.fj Clne-Parc JoWette (1): des 19 h.Ciné-Parc lavai (1rr des 19 h.Cine Parc St-Wtiaère : des 19 h.CaTe-PafrTracvi2hdesl9h.,' aneplex Centre-VBfe (2).Tous les jours: 13 h 05.15 h 10.17 h 15,19 h 25.21 h 35.ONE GOOD cop Palace C3h 12 h 05.14 h 20.16 h 35.19 h.21 h 15,,Dernier spectacle sam.: 23 h 30.ONLY THE LONELY Astre tt).Sam., dim.: 13 h 15.15 h 15.17 h 15.19 h 1S.21 h ,15; tous les SOkS: 19 h 15.21 h 15.Dernier spectacle ven.et sam.: 23 h 50.Carrefour Laval (1).Sam., dim.: 15 h.19 h 15; tous les soirs: 19 h 15.Cinema êejuptlen (2).Tous les jours: 13 h.15 h.17 h, 19 h 10.21 h 20.Clné-Perc St-Custeche (Sh des 19 h.Décarie (2).Sam., dim.: 13 h 15.15 h 20,17 h 25.19 h 30.21 h 35; tous les soirs: 19 h 30.21 h 35.Place Alexis Ninon (2).Tous les jours: 13 h 30.16 h 25.19 h 05.21 h 10 Po4nte-CUrtre (1).Sam., dim.: 13 h.15 h 05.17 h 10.19 rrl 5.21 h 20; tous les soirs: 19 h 15.21 h 20.OSCAR Cine-Parc Odeon (1.Bouchervtteh des 19 h.Oné-Parc St-Eustache n >: des 19 h.Loews (4): 12 h 15.14n30,16h50.19h15,21 h 30.Dernier spectacle sam.: 23 h 50.our for; JUSTICE Dorvat
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